ESPAGNE 🇪🇸 (UCO) : les résultats de l’opération ADRIATICA

Au total, cette opération, qui s’est terminée hier à Malaga, a permis l’arrestation de 40 détenus, dont trois de grande valeur (HVT), au Brésil 🇧🇷, en Croatie 🇭🇷, en Allemagne 🇩🇪, en Espagne 🇪🇸 et en Turquie 🇹🇷 ; huit tonnes de cocaïne ont été saisies en Belgique 🇧🇪, aux Pays-Bas 🇳🇱 et en Espagne 🇪🇸 ; 12,5 millions d’euros en Europe et 3 millions de dollars au Brésil, et plus de 50 millions d’euros bloqués en Serbie 🇷🇸.

Du côté de l’Espagne, cette enquête a été dirigée par le Tribunal Central d’Instruction numéro 6 de la AUDIENCIA NACIONAL, et menée à bien par le Département Anti-Trafic de Drogue de l’UCO.

L’opération Adriatica, dirigée par la Guardia civil, a permis d’arrêter aussi les prétendus caïds Nenad Petrak et Kristjian Palic.

Nenad Petrak

Kristjian Palic.

L’organisation dominait les routes maritimes de la cocaïne du Brésil vers l’Europe, en passant par les îles Canaries et l’Afrique de l’Ouest et les donneurs d’ordres résidaient en Turquie et à Dubaï.

La Costa del Sol réapparaît comme lieu de rencontre des personnes enquêtées.

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VATICAN 🇻🇦 (NEWS) : au SAHEL, le trafic de drogue alimente davantage l’instabilité

Entretien réalisé par Myriam Sandouno – Cité du Vatican


Dans cette région où persistent la violence et les attaques terroristes, les saisies de drogue ont grimpé en flèche. Selon un rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et la criminalité rendu public en avril dernier, en 2022, 1.466 kg de cocaïne ont été saisis au Mali, au Tchad, au Burkina Faso et au Niger, contre une moyenne de 13 kg entre 2013 et 2020.

Seidik Abba, spécialiste du Sahel, appelle les organisations sous-régionales à se pencher sur cette question.

Les réseaux de trafic de drogue continuent de prospérer dans le Sahel, région de transit, mais aussi de consommation de stupéfiants. La cocaïne reste la drogue la plus saisie dans le Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad), après la résine de cannabis, comme l’indique le rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et la criminalité. En 2022, 1.466 kg de cocaïne ont été saisis au Mali, au Tchad, au Burkina Faso et au Niger, contre une moyenne de 13 kg entre 2013 et 2020. Tous ces pays ont connu des coups d’État et les attaques terroristes s’y multiplient. En effet vendredi 7 juin dernier, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) avait appelé à «une action internationale immédiate» pour empêcher de nouveaux déplacements forcés de civils au Sahel. Dans ce trafic de drogue selon l’ONU, des groupes armés criminels, jihadistes, ou alliés des régimes en place sont impliqués à divers degrés.

Et comme le souligne Seidik Abba, spécialiste du Sahel et président du Centre international de réflexions et d’études sur le Sahel , «ces trafiquants-là auraient orienté leur chemin de la drogue en utilisant particulièrement certains états côtiers de cette partie qui sont vulnérables». Il évoque notamment la Guinée-Bissau, le Cap-Vert, où «des quantités de drogue sont soit débarquées par les moyens aériens, soit par des voies maritimes». Cette drogue «est ensuite convoyée vers les pays du Sahel particulièrement, et elle remonte par le Maghreb pour aller en Europe. Cette activité criminelle rapporte beaucoup d’argent: c’est souvent des chiffres à milliards de francs» affirme-t-il dans une interview accordée aux médias du Vatican. 

À qui profite le plus ce trafic de drogue dans le Sahel?

Le trafic profite plus aux cartels de la drogue, qui ne sont malheureusement pas africains. En réalité, ce que perçoivent les intermédiaires africains, ne représentent pas 10% de ce que cette drogue rapporte. Les patrons de ce cartel sont installés, soit hors de l’Afrique, à Dubaï, ou dans les pays d’Amérique latine, c’est à eux que la drogue profite véritablement. Pour les djihadistes, ce pacha de la drogue présente un intérêt. Parce que s’ils étaient cohérents, ils auraient interdit carrément le trafic de drogue au nom de la religion qu’ils défendent. Mais comme ils s’en servent, ils ont donc trouvé cette formule de pouvoir percevoir des taxes sur la drogue. Et cette taxe-là est utilisée justement dans les activités terroristes pour faire du recrutement, pour acquérir des armes ou parfois même pour acheter la paix des populations.

Justement, parlons d’elle. Quel est l’impact de ce trafic aujourd’hui sur les populations?

Il y a un impact sanitaire important, puisque la drogue a commencé à être consommée, avec des cas de psychiatrie. Beaucoup de gens qui fument cette drogue finissent par devenir des cas de psychiatrie. Or, on n’a pas dans nos pays une capacité de prise en charge de cas de psychiatrie, assez importante.

Et quand la drogue circule, il y a souvent des bagarres entre les circuits pour la contrôler. Parce que, par exemple, le convoyage de la drogue a favorisé le fait que soient constitués des groupes. Et souvent, il y a des rivalités qui peuvent dégénérer, qui peuvent apporter des règlements de compte entre les différents groupes. Et puis, ça peut créer des situations.

Les réseaux de ce trafic de drogue alimentent davantage l’instabilité, vous l’avez dit, dans les pays du Sahel. Quels sont les efforts fournis aujourd’hui par les autorités de ces pays pour combattre ce trafic? Est-ce qu’il y a une coopération régionale entre les états du Sahel pour lutter contre cela?

On a remarqué que les pays ont quand même été un peu surpris. Ils n’avaient pas prévu de législation adéquate pour y lutter. Donc depuis un moment, on constate que les pays ont commencé à adopter des législations pour lutter justement contre le phénomène, et à créer des structures spécialement dédiées. Et on voit qu’il y a aujourd’hui un début de coopération transfrontalière entre les pays.

Mais il n’y a malheureusement pas de structures de coordination à l’échelle de la sous-région ou à l’échelle de plusieurs pays qui permettent justement de partager des informations. La lutte contre le trafic de drogue doit reposer quand même sur le renseignement en amont. Dès que les trafiquants, par exemple, chargent cette drogue d’où ils partent, on doit pouvoir savoir qu’ils sont partis et pouvoir les intercepter. Ce qui serait intéressant, c’est que des organisations sous-régionales comme la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest), comme l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) qui associent des pays francophones, anglophones, lusophones, puissent prendre en charge le dossier et qu’on mette en place une structure.

Est-ce qu’on perçoit dans cette situation, un signe d’implication de la communauté internationale?

La communauté internationale, pour l’instant, ne montre pas un engagement très fort pour venir en aide au pays du Sahel, alors que les trafiquants en réalité, le Sahel les intéresse comme territoire de transit. Les Nations unies ont une antenne de l’UNDC qui est chargé de lutte contre la drogue à Dakar, pour couvrir la sous-région. Ils font de temps en temps des formations, mais ce n’est pas à la hauteur du défi qui se pose aujourd’hui à ces pays du Sahel qui ont d’autres urgences et qui n’ont pas assez de ressources. L’intérêt des trafiquants, c’est que ces pays ne puissent pas lutter véritablement contre la drogue.

Entretien avec . Seidik Abba, spécialiste du Sahel et président du Centre international de réflexions et d’études sur le Sahel

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COLOMBIE 🇨🇴 : l’inertie de l’État et la criminalité organisée limitent le remplacement des cultures illicites

Les changements à la tête du programme colombien de substitution des cultures illicites, ainsi que les alertes continues sur les problèmes de mise en œuvre et la violence criminelle soulèvent des doutes sur l’avenir de l’initiative.

Le Programme National Intégral de Substitution des Cultures en Colombie (PNIS) est la matérialisation de l’un des points des accords de paix entre le gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) signés en 2016. L’objectif du programme était de réduire, par substitution, la quantité de coca cultivée dans le pays et, ce faisant, priver les groupes criminels de la matière première nécessaire à la production de cocaïne. Cependant, sa mise en œuvre se heurte à des obstacles majeurs.

La Colombie continue de posséder le plus grand nombre d’hectares de coca au monde et a battu des records de production de cocaïne ces dernières années.

À la mi-mai, le gouvernement de Gustavo Petro a présenté Gloria Miranda comme nouvelle directrice nationale de la Direction de substitution des cultures à usage illicite, l’entité chargée de mettre en œuvre le PNIS. Jusque-là, Miranda était directrice de la politique en matière de drogues et des activités connexes au sein du ministère de la Justice.

La nomination de Miranda comme nouvelle directrice répond, entre autres, aux critiques du gouvernement pour la mauvaise exécution du programme. En avril, lors d’un débat sur le contrôle politique au Congrès, il a été annoncé qu’en 2023, seuls 5 % du budget alloué à la mise en œuvre du PNIS seraient exécutés.

Le manque de mise en œuvre a également détérioré les relations du gouvernement Petro avec les communautés des zones de culture de coca et a laissé les communautés des zones de culture de coca vulnérables au crime organisé.

Les producteurs de coca des départements de Norte de Santander et de Córdoba ont annoncé qu’ils se mettront en grève pour non-respect du programme de substitution et les familles qui ont signé des accords de substitution continuent d’exiger des réponses.

InSight Crime présente certains des points clés du débat sur les cultures de coca en Colombie, le rôle que le crime organisé a joué dans la mise en œuvre du PNIS et le futur scénario possible de substitution.

Une route pleine d’obstacles

En 2017, lorsque la création du PNIS a été annoncée, de nombreux experts ont considéré qu’il s’agissait de la stratégie de substitution de la culture de coca la plus ambitieuse jamais utilisée en Colombie. Le PNIS devait fonctionner grâce à des accords entre les familles et le gouvernement national : les familles éradiqueraient leurs cultures et, en échange, le gouvernement fournirait des subventions et fournirait des conseils techniques pour entreprendre des projets productifs à court et à long terme.

«C’était un programme excessivement ambitieux avec des objectifs énormes», a expliqué à InSight Crime Luis Felipe Cruz, chercheur à DeJusticia, un centre de recherche juridique et sociale. Les problèmes du PNIS s’aggravaient. Premièrement, le manque d’articulation entre la direction du PNIS et le ministère de l’Agriculture et d’autres institutions a entravé les activités du programme. En outre, le fait qu’il n’y ait pas d’allocation budgétaire claire et qu’il n’y ait pas de conception avec une approche différentielle ou territoriale a affecté sa mise en œuvre, selon un rapport réalisé par le Centre d’études sur la sécurité et les drogues de l’Université des Andes. Cette situation a donné aux groupes criminels présents dans les zones de culture de la coca l’occasion de légitimer leur discours sur le non-respect par le gouvernement des accords de paix et a accru la méfiance des communautés à l’égard du gouvernement. En outre, les échecs dans la mise en œuvre du programme exposent particulièrement les dirigeants sociaux qui ont soutenu la substitution. Les groupes armés illégaux considéraient ces dirigeants comme un obstacle à l’un de leurs principaux métiers.

Après la signature des conventions collectives dans le cadre du PNIS, le taux d’assassinats de dirigeants sociaux a augmenté de 546%, selon une étude réalisée par l’économiste Lucas Marín Llanes.

La stratégie actuelle du gouvernement national, reflétée dans son document de politique en matière de drogues, consiste à exécuter le programme et à envoyer un signal aux communautés de sa volonté de se conformer à l’accord. L’exécution du programme consiste à verser 36 millions de pesos, soit environ 9 000 dollars américains, aux familles qui y ont adhéré. Cependant, au-delà des paiements, les engagements en faveur de projets productifs qui avaient été initialement établis ne se voient pas à l’horizon. Mais la réalité dans les zones productrices de coca est plus complexe et ces mesures ne résoudront pas la violence qui sévit dans les communautés, où les groupes criminels se sont renforcés l’année dernière.

SOURCE et plus

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MAROC 🇲🇦 (Sidi Rahhal) : saisie de 18.243 kilos de haschich

C’est par un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), que nous apprenons cette saisie de 18 tonnes et 243 kilogrammes de haschisch.

La cargaison était embarquée à bord d’un camion de transport international de marchandises.

Elle devait être transportée à l’étranger par voie maritime à bord de trois embarcations pneumatiques rapides, qui se trouvaient également dans le même camion.

Plus en espagnol

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ESPAGNE 🇪🇸 (Catalogne) : 4 tonnes de haschich saisies par les « Mossos d’Esquadra »

Sept personnes ont été interpellées en flagrant délit, alors qu’elles déchargeaient 99 colis de haschich sur une plage de la côte d’Ametlla de Mar.

Une vidéo des Mossos d’Esquadra montre que la marchandise avait été emballée dans des « valises marocaines ». La drogue est rassemblée en colis, entouré souvent d’une toile de jute, de sorte qu’elle forme une valise. La pesée de la marchandise s’élève à environ 4 000 kg, précisent les policiers catalans.

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COLOMBIE 🇨🇴 (zone bananière de Magdalena) : la cargaison de bananes était lestée de 623 kilos de coke

Dans la matinée du dimanche 26 mai 2024, comme l’a expliqué le directeur de la police nationale, le général William Salamanca, les agences en charge ont procédé à la saisie d’une cargaison de 623 kilos de cocaïne que des narcos avaient l’intention d’envoyer vers Bremerhaven en Allemagne.

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FRANCE 🇫🇷 (BSI de Perpignan) : les douaniers tapent 570 kilos de cannabis sur l’A61

Les faits remontent à la journée du mardi 21 mai, alors que le prévenu circulait à bord d’un véhicule Citroën C5 sur l’autoroute A61, et qu’il a refusé de s’arrêter à un contrôle des douanes mis en place à hauteur de Lézignan-Corbières.

Pris en chasse avec les règles de sécurité qui s’imposent, le fuyard a mis la gomme pour échapper à ses poursuivants, quoi qu’il en coûte. Avec des pointes à plus de 200 km/h sur l’autoroute, jusqu’à hauteur de la commune de Bram où il finira par être stoppé. Dans le véhicule C5, ce sont 570,48 kg de résine de cannabis qui seront saisis par les agents de la direction régionale des douanes de Perpignan.

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FRANCE 🇨🇵 (Services de L’État ) : se faire acheter par des délinquants ou encore piquer de l’argent après des saisies est devenu méthode courante de fonctionnement

Qu’on se rassure… C’est pareil chez nos amis les ‘Perfides’, pareil au DEA et pareil chez les gendarmes de la GRC-RCMP.

Même que des magistrats anglais et canadiens, n’ont pas hésité à valider des magouilles totalement illégales et de type mafieux, c’est ce que j’ai constaté.  Des malfaisants ! (J’ai les noms de ces ‘pourris’.)

A la DNRED, qui n’est pas en reste, pour mémoire, avait été muté, seulement muté, un cadre qui avait créé des aviseurs fictifs et, parmi d’autres magouilles, les plus de 300 kilos de haschich évaporés puis revendus suite à une opération dont j’étais le transporteur n’a permis que de consolider des fonds réservés ou des épargnes personnelles.

Ça n’a pas empêché la DNRED de me piquer 500.000 francs sur le million qu’elle me devait et malgré les directives du ministre Michel Charasse donnant consigne à J.D.Comolli,  le DG de la Douane française d’alors, de m’indemniser pour la vente à perte de mon M/Y Windarra ordonnée par le ministre lui-même,  j’attends encore le règlement (800, 000 francs de 1992.)

Elle est pas belle, la vie !

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Alors que ce rapport soit très attendu ne m’étonne guère !

Une commission d’enquête du Sénat va rendre publiques ses conclusions sur l’emprise du narcotrafic en France, ce mardi matin.

Depuis six mois, plusieurs dizaines de spécialistes ont été auditionnés. Des auditions qui permettent d’ores et déjà de prendre la mesure du pouvoir de corruption grandissant dans notre pays. Un phénomène qui prend « beaucoup d’ampleur » selon le président de cette commission, le sénateur socialiste Jérôme Durain.

Elus, policiers, magistrats… Sur le terrain, ils sont nombreux à être les témoins d’une corruption au sein même de leurs administrations, devenue l’arme première des trafiquants de drogue.

Dès son arrivée à la brigade des stups de Paris, Fabien Bilheran a compris où il mettait les pieds. A plusieurs reprises, cet ancien policier a vu ses collègues se faire acheter par des délinquants ou encore piquer de l’argent après des saisies de drogues.

« Une fois, un chef de groupe m’a tendu une enveloppe avec une centaine d’euros à l’intérieur. Sous-entendu, soit j’accepte l’enveloppe et je tolère les déviances du groupe, soit je refuse l’enveloppe et on me pousse vers la sortie parce qu’on ne peut pas me faire confiance« , raconte-t-il.

Lire et regarder

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Pour mémoire

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FRANCE 🇫🇷 (Narco-business) : les brokers et autres narcos peuvent continuer le ‘job’ en toute quiétude

Quand les ‘nuls’ XXL sont aux manettes

« On a des résultats, notamment grâce aux opérations ‘Place nette’ qui se multiplient, qui nous permettent de rendre des quartiers à des français qui les avaient perdus parce qu’ils étaient tenus par les trafiquants, je vous confirme qu’on va continuer à en créer, vu les budgets en très forte augmentation du ministère de la Justice pour aller encore plus vite« .

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FRANCE 🇫🇷 (constat) : la guerre contre le narcotrafic, qui n’épargne même plus les zones rurales, semble perdue

L’enquête de Marianne révèle les défaillances au cœur des systèmes policier et judiciaire.

L’État peut-il encore agir face à la gangrène du narcotrafic ? Si l’on en croit les spécialistes qui ont défilé depuis des mois devant la commission d’enquête sénatoriale consacrée à ce fléau, le pessimisme est de rigueur. Florilège : « Le risque à court terme est de voir l’État de droit se déliter » (Olivier Leurent, président du tribunal judiciaire de Marseille). « Aucune profession n’est épargnée » par la corruption (Stéphanie Cherbonnier, cheffe de l’Office anti-stupéfiants-Ofast).

A LIRE AUSSI : Natacha Polony : « La gangrène de la corruption, l’affaiblissement des États et la fin de la démocratie »

Même constat du côté des policiers, des juges et des magistrats interrogés par Marianne. François Antona, chef de la Juridiction nationale chargée de la lutte contre la criminalité organisée (Junalco) : « Aujourd’hui, la criminalité organisée est la menace numéro un de nos sociétés. Notre réaction doit être à la mesure. » François Molins, ancien procureur de Paris : la lutte contre le narcotrafic « consomme l’énergie de milliers et de milliers de fonctionnaires de police, de gendarmerie et de magistrats… On y consacre des milliards et des milliards. Et on n’arrive pas à faire reculer le problème. Au contraire, même. » Le magistrat ajoute cette prédiction : « Je pense qu’on va finir par le payer très chèrement. » Pour mieux agir, il faut comprendre.

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THAÏLANDE 🇹🇭 (Bangkok) : saisie d’ 1 tonne 400 d’ héroïne dans la province de Non Khai

Source / (Photo fournie/Wassayos Ngamkham)

Quatre trafiquants de drogue ont été arrêtés et 1,4 tonne d’héroïne passée clandestinement à travers le fleuve Mékong saisie dans une maison et une plantation d’hévéas du district de Sangkhom, province de Nong Khai.

Au total, 208 colis, contenant 1 404 kilogrammes d’héroïne, ont été saisis dans les 29 cartons, a indiqué le lieutenant-général Sarayut. Les suspects ont déclaré que des ressortissants laotiens à bord d’un bateau à moteur avaient livré l’héroïne sur la rive du Mékong, dans le village de Phukhao Thong.

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FRANCE 🇫🇷 (Drôme) : les gendarmes saisissent 542 kilos de pilules de MDMA

Une demi-tonne d’ecstasy a été retrouvée à Saint-Rambert-d’Albon et Valence, dans un véhicule qui arrivait du Nord de la France.

Quatre personnes ont été interpellées le 1er mai dans la Drôme après la saisie d’une demi-tonne d’ecstasy. Plus d’un million de cachets, retrouvés à Saint-Rambert-d’Albon et Valence. Quatre suspects ont été mis en examen.

Cette quantité de MDMA exceptionnelle correspond à 542 kg de pilules au total.

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COKE EN STOCK : le 421 vient de sortir avec en prime l’audition de Stéphanie Cherbonnier de l’OFAST

Et alors que l’ « aero-narcotrafic » continue, qu’en est-il du « plan stups » du gouvernement ? Un vrai pétard mouillé selon un rapport parlementaire qui doit être rendu public le 14 mai. Les sénateurs déplorent un “manque de vision globale” et une “absence de réelle coordination” entre les services… C’est même la foire d’empoigne. Chacun pour sa gueule ! Aujourd’hui le narco-business est devenu une composante incontournable de l’économie mondiale et la responsabilité des politiques menées est totale.

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UNITED KINGDOM 🇬🇧 (Heathrow airport) : NCA investigators were brought in after the men were stopped by Border Force officers, who had recovered around 45 kilos of cocaine from three suitcases

National Crime Agency officers have charged three people with drug smuggling offences after three separate cocaine seizures off the same flight.

cocaine packagesThe trio were all on board a plane which flew in from Montego Bay in Jamaica and landed at Heathrow on Monday evening.

NCA investigators were brought in after the men were stopped by Border Force officers, who had recovered around 45 kilos of cocaine from three suitcases.

After interviewing the men, NCA officers charged all three with importing class A drugs.

They are:

  • Anthony Cameron, aged 72, of Millmead Road, Birmingham;
  • Barry Costello, aged 63, of Mountfield Way, Orpington;
  • a 17-year-old from Orpington who can’t be named for legal reasons.

All three are due to appear before Uxbridge Magistrates today, Wednesday 1 May.

NCA senior investigating officer Ian Truby said:

“These were significant seizures, and in making them we have denied a significant amount of criminal profit. The NCA continues to works closely with our partners at Border Force to protect the public and prevent class A drugs reaching the streets of the UK.”

01 May 2024

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ROYAUME UNI 🇬🇧 (aéroport de Manchester) : un ressortissant espagnol inculpé après une saisie de 158 kilos de cannabis

Fernando Jacobo Mayans Fuster, 51 ans, originaire de Saragosse en Espagne, est arrivé à l’aéroport le mercredi 1er mai, après avoir pris un vol depuis Los Angeles aux États-Unis, via Londres Heathrow.

Après contrôle, des agents des forces frontalières ont localisé 278 colis répartis dans huit sacs séparés. valises et paquets de cannabis. Un certain nombre de bagages avaient été enregistrés au nom de ses enfants, qui voyageaient avec lui. Au total, plus de 158 kilos de cannabis ont été saisis,

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UNITED KINGDOM 🇬🇧 (NCA) : four men arrested by the National Crime Agency on Saturday following the seizure of around 500 kilos of cocaine in Humberside

The men were detained on suspicion of conspiracy to import class A drugs at around 8.30am yesterday (4 May) in Lelley, East Riding of Yorkshire, following a NCA operation which was supported by Humberside Police, the Yorkshire and Humber Regional Organised Crime Unit and Border Force.

It follows the seizure of around 500 kilos of cocaine found in the back of a Vauxhall Vivaro van in the car park of the Stags Head Inn.

cocaine packages

It is believed that the drugs had been transferred from a larger vessel sailing off the coast of Hull using a RHIB a few hours before. The smaller boat was found abandoned on rocks at Easington Beach.

The men remain in custody and are now being questioned by NCA investigators. They are a 22-year-old from Argyll, a 32-year-old from Oban, a 24-year-old from Campbeltown and a 39-year-old from Colombia.

NCA Senior Investigating Officer Alan French said: “This was a significant amount of cocaine and its seizure will be a sizeable blow to the organised crime group which attempted to smuggle it into the UK.

“There’s no doubt these drugs would have been sold into communities around the UK, fuelling further crime and exploitation.

“Working with our law enforcement partners we are determined to do all we can to disrupt criminal activity, and protect the UK’s border security.

“Our investigation continues following these arrests.”

Update:

Four men arrested by the National Crime Agency on Saturday following the seizure of around 500 kilos of cocaine in Humberside have now been charged with the importation of class A drugs.

They are:

  • Anthony McAllister, aged 32, of Aldersyde, Taynuilt
  • Daniel Livingstone, aged 24, of Calton Avenue, Campbeltown
  • Mark Moran, aged 22, of Glenfyne Terrace, Ardrishaig
  • Didier Javier Tordecilla Reyes, aged 39, Colombian national of no fixed abode

All four are expected to appear before Hull Magistrates later today (Monday 7 May).

05 May 2024

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COLOMBIE 🇨🇴 (Antioquia, Bolívar, Cesar y Chocó) : saisie de 250 tonnes de précurseurs destinées aux laboratoires de cocaïne

Trois structures utilisées pour la transformation de la cocaïne ont été localisées dans dans les municipalités d’Achí, Pinillos et Regidor à Bolívar, Alto Baudó, Carmen del Darién, Quibdó et Riosucio à Chocó, La Gloria à Cesar et Vigía del Fuerte à Antioquia

Au total, 55 595 gallons de carburant (200 000 litres de kérosène et essence) et près de 95 tonnes de ciment ont été saisis.

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GHANA 🇬🇭 (porte d’entrée de la cocaïne) : le 31 janvier dernier, deux ‘jets’ ont atterri sur une base militaire

Plusieurs câbles de Wikileaks de 2008 en avaient fait état, accusant notamment les employés du NACOB (l’antidrogue) du principal aéroport du pays de largement fermer les yeux sur les arrivées de coke, un câble citant même le transfert via Air France de cocaïne via le hub de Lomé. Ou encore la non-arrestation de trafiquants pourtant bel et bien découverts…

le 31 janvier dernier, deux ‘jets’ ont atterri sur une base militaire… C’est inquiétant quand on connaît l’activité supposé de ces ‘jets’

C’est inquiétant d’autant plus que l’on s’est aperçu, en soulevant le tapis, que l’actuel chef d’État, à un moment de sa vie, a ouvertement favorisé un trafiquant notoire, ce que tout le monde semble avoir depuis oublié.

Et au bout, la découverte d’énièmes sociétés américaines acheteuses de jets à bas coûts, des candidats potentiels au dernier voyage chargé de cocaïne, comme ceux que l’on décrit ici depuis près de 15 ans maintenant, sans être beaucoup relayé par une presse grand public qui ne s’intéresse visiblement pas au sujet.

Le public gavé de Tik-Tok préférant regarder des fictions romancées façon Netflix que de regarder la (triste) réalité en face !

TOUT LIRE SUR Coke en Stock

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CANADA 🇨🇦 (Manitoba) : l’équipe mobile de patrouille routière de la GRC saisit 61 kilos de coke

Le 29 mars 2024, aux alentours de 19 h 00, l’Équipe mobile de patrouille routière de la GRC au Manitoba a arrêté un véhicule qui roulait vers l’ouest sur la Transcanadienne dans la RM de Reynolds. Bien rencardés, les agents avaient des motifs de croire que le chauffeur du véhicule, un Albertain de 29 ans, détenait une substance réglementée en vue d’en faire le trafic.

Après avoir arrêté le véhicule, les agents ont procédé à une fouille. Cette fouille a permis de repérer un compartiment modifié ingénieux à l’arrière du VUS qui renfermait 61 kilos de cocaïne.

Les agents ont saisi la cocaïne et appréhendé le chauffeur. Aucune accusation n’a été portée pour le moment.

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NARCO-BUSINESS (« Drogue du pauvre) » : six questions sur la prégabaline, ce médicament qui fait l’objet d’un trafic international

Le parquet de Marseille annonce ce mardi le démantèlement d’un réseau international de trafic de prégabaline, un médicament légal vendu au marché noir comme « drogue du pauvre ».

par Pauline Sauthier


Qu’est-ce que la prégabaline ? France 3 Provence-Alpes vous explique pourquoi ce médicament est dans le viseur de la justice. 

Le médicament prégabaline, connu sous le nom commercial de Lyrica, a été détourné de son usage et utilisé comme une drogue. Faisant l’objet d’un trafic international repéré depuis 2022 par les autorités, il a entrainé la mise en examen ce vendredi 19 avril de trois personnes, soupçonnées d’être impliquées dans ce système illégal de revente. 

Qu’est-ce que la prégabaline ?

La prégabaline est un médicament, connu sous le nom commercial de Lyrica et qui est également vendu sous forme de génériques. Il est prescrit pour traiter l’épilepsie, les troubles anxieux généralisés et les douleurs neuropathiques, notamment des membres inférieurs.

Pourquoi ce médicament inquiète les autorités sanitaires ?

« Des personnes à qui ce médicament a été prescrit présentent des troubles de l’usage, c’est-à-dire, une addiction, expliquait Joëlle Micallef, médecin pharmacologue, responsable du réseau français d’addictovigilance et cheffe de service à l’hôpital de la Timone à Marseille en mai 2023 à Marseille. Ce qui nous interpelle, c’est que cela touche une typologie très variée. On pourrait penser que cela ne concerne que les toxicomanes mais cela n’est absolument pas le cas(…) On peut développer une addiction avec une prescription classique, en respectant les doses proposées par un médecin, même si ce n’est pas systématique »

Parmi les personnes dépendantes à la prégabaldine, on trouve aussi des usagers de drogue qui détournent son usage pour ses effets à forte dose. 

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