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Avec Romain Huret, Historien des Etats-Unis, président de l’EHESS
C’est probablement l’un des plus beaux échecs de l’histoire des interdictions, l’un des plus beaux effets pervers disponibles par le passé, ou bien encore la preuve que l’enfer est pavé de bonnes intentions…
Cet épisode s’est déroulé aux États-Unis et il a un nom : la prohibition.
Comment l’interdiction de l’alcool de 1920 à 1933 aux États-Unis a permis à la mafia de prospérer, à la pègre de s’imposer dans plusieurs villes des États-Unis ? Et ce, sans résoudre les problèmes d’alcoolisme dans le pays. Pour analyser cet immense ratage, nous nous sommes tournés vers Romain Huret, il est historien spécialiste des États-Unis au 20ème siècle et directeur d’études à l’EHESS.
« Elle remonte à un mouvement plus large qui commence au milieu du 19ème siècle, un mouvement de tempérance qui est conduit par notamment des femmes de la classe moyenne blanche aux États-Unis, qui ont le sentiment que l’alcool est un poison, que l’alcool détruit les familles, que l’alcool abîme les familles. »
Ces méfaits ne sont pas sans rappeler l’interdiction de la consommation de cannabis en France de nos jours. Outre les pertes financières pour l’État qui sont souvent évoquées par les partisans de la légalisation, la même incapacité de l’État à démanteler les réseaux clandestins de vente de cannabis résonnent avec la situation des États-Unis dans les années 20 :
« On a également un argument sur la difficulté de lutter contre le trafic, les difficultés des agents fédéraux dans les années 20 sont les mêmes que la police française aujourd’hui qui ferme souvent les yeux sur les trafics en raison même de l’importance de la consommation dans la vie quotidienne du pays. »
Si la décision d’interdire la consommation d’alcool sur le sol américain fut prise officiellement en janvier 1920, elle s’inscrit dans un courant de revendications plus ancien. Mais cette décision n’est pas prise immédiatement à l’échelle nationale, elle s’applique dans un premier temps dans certains états du pays. En 1855, treize états américains, surnommés les Dry States (États secs) adoptent des mesures établissant la prohibition.
Le premier effet direct de cette mesure est sans surprise l’effondrement du marché de l’alcool aux États-Unis : seuls les médecins sont autorisés à s’en procurer à des fins thérapeutiques. Mais rapidement, des réseaux clandestins s’organisent autour de la vente d’alcool, une activité devenue particulièrement lucrative :
« Les criminels, qui sont souvent issus des milieux ethniques qui viennent d’arriver sur le sol américain : italiens, juifs d’Europe de l’est, irlandais vont voir se développer un secteur extrêmement florissant : la consommation et la vente d’alcool de manière illégale. Et dans certaines villes : Atlantic City, New-York, Chicago, ils vont créer des empires absolument importants. »
Et face à la multiplication de ces réseaux criminels, les autorités étatiques apparaissent bien impuissantes : « La difficulté du gouvernement, c’est bien évidemment l’immensité de la tâche qui l’attend. Il faut fermer dans chaque ville des États-Unis ces fameux speakeasies , ces lieux de consommation. Il faut s’attaquer aussi à la production illégale d’alcool. »
La Prohibition va entraîner une corruption généralisée des élus à sur l’ensemble du territoire tout en n’ayant qu’un impact modéré sur la réduction de l’alcoolisme. « La production d’un argent illégal crée une immense corruption qui ne donne pas du tout naissance à ce monde vertueux et moral qu’espéraient les femmes de la classe moyenne blanche. »
En plus de cette contre-productivité notoire, les pertes financières pour l’État fédéral sont immenses en raison de la disparition de l’impôt indirect sur les boissons alcoolisées.
Le président Roosevelt, après la crise de 1929, décide de mettre un terme à la Prohibition notamment pour accroître les revenus de l’État et financer les politiques sociales souhaitées par l’administration.
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Sénégal, duwani y’a tɛgɛ da ɲanamininfɛn »Cocaïne » kilo ba kelen ni kɛmɛ ni bisaba ni wolofila kan, Kidira, Tambacounda mara la. O musaka bɛ bɛn fcfa wari miliyari 90 ni kɔma. Wa nin koni tɛ a siɲɛ fɔlɔ ye ɲanamininfɛnw ka minɛn Tambacounda mara la.
A siɲɛfɔlɔ tɛ wa fana a ɲɔgɔn hakɛ ma dɛli ka minɛ Sénégal jamana kɔnɔ.
Kidira duwani ka fɔ la ko, o ɲanamininfɛw « cocaïne » ninni bila borow de kɔnɔ, ka tila k’u dogo kamiyɔn dɔ kɔnɔ, sumaya yɔrɔ bɛ o min na. O tun bɛ ka bɔ Sénégal kɛrɛfɛ jamana dɔ la, nka u ma jamana kɛlen tɔgɔ pɛrɛpɛrɛlatɛgɛ.
Ko nin ye, a ye ko i bafo ko fosi takɔnɔ nka k’u ka larawɛlɛ sɛnfɛ, u nana ɲanamininfɛ ninnu dogolen ye u ka jaa fɛrɛlan sanfɛ nako “scanner”. Sénégal ni Mali dancɛ dugu in na Kidira.
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Víctor Méndez Sanguos – Rosa Ana Morán Martínez
Rosa Ana Morán Martínez s’engage pour un changement de stratégie qui implique « plusieurs ministères, pas seulement ceux de la Santé et de l’Intérieur », pour lutter contre la drogue et annonce une ligne de travail pour lutter contre le blanchiment d’argent et saisir les avoirs des trafiquants de drogue.
L’année où l’Espagne dépasse la Belgique et les Pays-Bas dans les saisies de cocaïne, atteignant la troisième place mondiale, derrière la Colombie et l’Équateur, la procureure générale antidrogue, qui se trouvait à Vilagarcía (Pontevedra, Espagne) pour récupérer la « Nécora dorée » de la Fondation Galicienne « Contre le Trafic de Drogue », promeut un changement de stratégie.
Rosa Ana Morán s’engage à « rendre visible » la problématique drogue et à déclencher une action « globale » qui toucherait plusieurs ministères de manière transversale. Un travail considérable est déjà réalisé dans la lutte contre le trafic de drogue mais, cependant, les données indiquent que la situation empire.
Il y a plus de drogue et de violences que jamais…
Víctor Méndez Sanguos – Quelles sont les actions menées par le Parquet Antidrogue de la ‘Audiencia Nacional‘ ?
Rosa Ana Morán Martínez – Eh bien, j’essaie d’abord de lui donner de la visibilité. Il est important de voir et de savoir que les drogues restent un problème majeur. Il est nécessaire, et je viens de l’inclure dans le rapport dans la section recommandations, d’aborder le problème de manière globale. Et de manière intégrale également avec d’autres ministères. Le Plan National Médicaments, qui dépend de la Santé, la partie réduction de la demande et contrôle de l’offre, qui dépend du ministère de l’Intérieur, comme si tout se terminait par des arrestations et des saisies. Je crois que le système est inefficace, surtout jusqu’à ce que des condamnations soient obtenues et que tout ce que les gens ont gagné grâce à la drogue soit récupéré. L’important est de leur retirer leur argent pour qu’ils ne puissent pas continuer les mêmes activités.
Pour Rosa Ana Morán Martínez, les enquêtes qui pietinent dans des tribunaux « effondrés » conduisent à l’impunité.
Víctor Méndez Sanguos – Revenons à l’effondrement des tribunaux comme cause de l’absence de progrès…
Rosa Ana Morán Martínez – Cela me parait fondamental. Ceux qui peuvent en parler sont les forces et les organes de sécurité de l’État, qui se plaignent du manque de ressources, mais l’une de leurs principales plaintes est que les enquêtes sont très retardées, et cette lenteur conduit à l’appréciation de circonstances atténuantes, et ces retards excessifs participent à l’impunité.
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A l’heure où se multiplient en France les opérations « place nette XXL » de lutte contre les trafics de drogue, un danger venu de l’autre côté de l’Atlantique met les autorités sur le qui-vive : le Fentanyl, un opioïde de synthèse, 50 fois plus puissant que l’héroïne.
« Les drogues de synthèse, c’est le sujet qui monte aujourd’hui » confirme à L’Express Christian de Rocquigny, chef adjoint de l’Ofast (Office anti-stupéfiants).
L’hécatombe aux États-Unis – plus de 500 000 morts en vingt ans – est un lourd avertissement, bien reçu par les services français.
Mais où en est aujourd’hui l’état de la menace en France ?
L’Express a posé la question à des chercheurs, toxicologues, et à Bertrand Monnet, professeur à l’Edhec. « Les cartels mexicains, à qui j’ai pu parler, me parlent très clairement aujourd’hui d’exportations de Fentanyl vers l’Europe » raconte le spécialiste des réseaux criminels.
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Lundi 1er avril, à minuit, les Berlinois ont pu célébrer, devant la célèbre porte de Brandebourg, la légalisation du cannabis.
Désormais, les citoyens allemands âgés de plus de 18 ans sont autorisés à posséder jusqu’à 25 grammes de cannabis dans les lieux publics. À la suite des Pays-Bas et du Luxembourg, le cannabis concentré en THC est approuvé dans le cadre d’un usage récréatif, non plus seulement médical. Cette réforme enthousiasme autant qu’elle inquiète, notamment les pays frontaliers comme la France, qui rejettent catégoriquement l’éventualité d’une légalisation du cannabis.
Aussi sommes-nous en droit de nous interroger sur le potentiel impact économique, politique et social d’une telle réforme. L’achat de cannabis allemand va-t-il révolutionner le marché européen du chanvre ? Comment remplacer le THC, dans des pays où le cannabis ne risque pas d’être légalisé de sitôt ?
–La légalisation du cannabis : un risque pour le marché du chanvre ?
–Le commerce français, ou l’achat de CBD
–Achat de CBD en France
–Acheter des produits au CBD face à une législation stricte
–Où faire ses achats de CBD en France ?
Conclusion :Bien que la légalisation du cannabis en Allemagne marque un tournant pour le commerce du chanvre, il subsiste, en France et en Europe, de nombreux consommateurs qui continueront à acheter du CBD. Soit du fait de la législation, soit du fait des habitudes de consommation, le cannabidiol demeure une pierre angulaire du marché du chanvre en tant qu’alternative (saine) au THC.
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C’est le journal l’Yonne Républicaine qui nous rapporte le communiqué d’Hugues de Phily, le procureur de la République d’Auxerre.
Dans le quartier de la Morlade à Avallon, ce dimanche 7 avril 2024 à partir de 6 h 00, 70 gendarmes dont le Psig et une équipe cynophile ont été mobilisés dans une opération qui a permis de saisir plus de 60 kg de cannabis, près d’un kilo de cocaïne, 20 lingots d’or et plus de 7.000 € en espèces.
La cible, c’était le pavillon de Jamilah Habsaoui, la maire DVG d’Avallon. Pavillon acquis il y a trois ans par la maire, mais qui n’est pas son lieu d’habitation. Jamilah Habsaoui s’est rendu librement dans le quartier de la Morlande, ce dimanche, vers 7 h 30, après avoir été alertée de la présence des gendarmes.
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Curieuse époque qui voit un ministre de l’Intérieur tenter de « faire place nette XXL » contre le trafic de drogue à Strasbourg quand son maire veut y expérimenter la consommation de cannabis.
Ce cynisme utilitariste entend priver la politique de sa responsabilité morale seule à même de ne pas réduire la société à ses seuls intérêts égoïstes, affirme le chroniqueur Jean-Marc Albert du JDD.
Alors que Berlin autorise le cannabis, le Président français fait de la lutte contre le narcotrafic la « mère des batailles ». Les résultats se faisant attendre, certains veulent en finir avec la répression en légalisant le cannabis au nom du désir d’une supposée majorité. Cette vision utilitariste de la politique réduit l’action publique à une équation intéressée sans se soucier des principes moraux. Mais la légalisation court le risque d’être inefficace autant que déshonorante.
LIRE
La Chronique : Cannabis : doit-on légaliser le vice ?
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C’est OUEST France qui nous précise qu’après Marseille, Lille et la région parisienne, le ministère de l’Intérieur a décliné son opération « Place nette XXL » à Nantes, mardi 2 avril 2024.

Et le préfet de Loire-Atlantique, Fabrice Rigoulet-Roze, n’hésite pas à vanter le succès de ces opérations.
Le ‘hic’, c’est que le nombre d’interpellations grossit de jour en jour, mais pas seulement pour du trafic de stupéfiants. Les cibles s’élargissent, en décalage avec la communication gouvernementale et des interpellations classiques sont estampillées « Place nette » et font gonfler les chiffres. Un virtuose de la ‘gonflette’ des chiffres qui plaisent à Gérald de Beauvau.
Aurait-il perdu le sens de la réalité des faits, il est vrai que l’important, c’est de satisfaire la manipulation nationale organisée pour le plus grand bonheur du ‘matamore’ de Beauvau !
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Constitué de filatures, d’écoutes, de surveillances, le minutieux travail de l’OFAST est « indispensable à la lutte contre la criminalité organisée et particulièrement le narcotrafic », selon l’Association de police judiciaire. J’ajouterai la DNRED !
Le groupe dénonce par ailleurs la « focalisation de l’action publique sur la petite délinquance », qui pousserait à « l’absorption des petits groupes criminels par de plus grosses organisations mieux structurées et plus résilientes ».
Le chevalier de l’esbroufe !
Il est vrai que le moulin à vents Gérard Darmanin, le Alonso Quichano de la lutte antidrogue en France, se targue d’avoir réussi la prouesse d’avoir fait intercepter… quelques kilos !
Dans le même temps des exploits de notre Don Quichote de Beauvau, pour le seul mois de février, l’OFAST et la DNRED tapaient ou faisaient taper plus de 9 tonnes de cocaïne, 3,9 tonnes de résine de cannabis, 50 kilos de drogue de synthèse, 40 kilos d’héroïne, 86 armes, 24 véhicules, 1,4 million d’euros saisis – et 345 personnes interpellées.
Sobrement intitulé « Affaires marquantes », ce document de sept pages diffusé dans le cadre du plan national de lutte contre les stupéfiants ne recense que les principaux dossiers traités par l’Ofast avec le concours des services de police judiciaire locaux et de la DNRED, sans oublier la DEA et le MAOC-N.
En creux, ce document révèle l’ampleur d’un phénomène dont on perçoit mal comment les opérations « Place nette XXL », mobilisant des milliers de policiers et gendarmes dans les quartiers sensibles, pourraient, seules, venir à bout.

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L’équipe de recherche a également eu accès à des déclarations d’agents de la DEA contenant des indications spécifiques selon lesquelles « Bacaizinho » pourrait avoir été lié à la tentative de coup d’État de février 2022 en Guinée-Bissau, au cours de laquelle 11 personnes sont mortes.
Malam Bacai Sanha Jr, fils de l’ancien président de la Guinée Bissau a été condamné à plus de six ans de prison aux Etats-Unis pour son implication dans un trafic international d’héroïne.
Son père, Malam Bacai Sanha, a d’abord été installé par une junte comme dirigeant intérimaire en 1999 avant de perdre les élections l’année suivante. Il a remporté la présidence lors d’un scrutin en 2009, mais est décédé en cours de mandat en janvier 2012, alors qu’il se faisait soigner à Paris.
L’enquête avait révélé que Sanha Jr. aurait eu des contacts avec la ‘Ndrangheta, et plus précisément avec Claudio Cardamone, membre du clan Abbruzzese-Forastefano, avec lequel il aurait conclu des « accords commerciaux » dans le cadre d’une intrigue internationale centrée sur – selon les enquêteurs allemands et italiens – un important trafic de drogue, pouvant compter sur un soutien logistique au Portugal (pour Sanha) et en Amérique du Sud (pour Cardamone), grâce au blanchiment d’argent réalisé grâce au trafic de diamants.
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La police judiciaire de Casablanca, sur la base d’informations précises fournies par la Direction générale de la surveillance du territoire national (DGST), a mis en échec une grande opération de trafic de drogue, aux premières heures de ce mercredi 27 mars.
L’un des quatre trafiquants de drogue, armé d’un fusil de chasse dont il a fait usage, a été abattu lors de cette opération.
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« Le cannabis acheté sur le marché noir comporte souvent des risques pour la santé, puisqu’il peut avoir été coupé avec d’autres substances et qu’il peut présenter une teneur en tétrahydrocannabinol (THC) inconnue ne permettant pas aux consommateurs d’en évaluer la puissance »
C’est pourquoi le gouvernement allemand s’est engagé pour une nouvelle politique des drogues. La proposition de loi désormais adoptée par le Bundestag se base sur le document exposant les questions clés en la matière, comportant deux piliers, présenté en avril 2023 par le ministre fédéral de la Santé, Karl Lauterbach, ainsi que le ministre fédéral de l’Agriculture, Cem Özdemir. La protection des enfants et des jeunes constitue un élément essentiel de la proposition de loi.
Il sera possible d’acheter du cannabis en Allemagne, dans la limite de 25 grammes par jour. Il sera également possible de cultiver jusqu’à trois plants pour son propre usage. Mais la consommation (et la possession) de cannabis resteront très encadrées. Il sera interdit de consommer à proximité de mineurs, d’écoles, de crèches et d’installations sportives et les jeunes de moins de 18 ans ne seront pas autorisés à posséder et à consommer du cannabis. Pour rappel, jusqu’ici, la possession de cannabis était passible d’amendes et de peines de prison pour les cas les plus graves.
Dans un second temps, à compter du 1er juillet, les Allemands pourront intégrer des associations appelées « clubs de cannabis » pour cultiver et distribuer cette plante.
Dans ces clubs qui pourront vendre un maximum de 25 grammes par jour et pas plus de 50 grammes par mois à leurs membres, le nombre de membres sera limité à 500 personnes tout au plus et entre 18 et 21 ans, les membres ne pourront obtenir que 30 grammes par mois de cannabis avec un taux de principe actif THC limité à 10 %.
Dans ces clubs, seulement pour les membres, il sera possible d’acheter graines et boutures de cannabis pour la culture à domicile, à hauteur d’un maximum de sept graines ou de cinq boutures.
C’est Narcodiario qui nous informe que c’est du côté de Mapasingue que suite à un signalement anonyme, le camion qui transportait des bananes et 1558 kilos de cocaïne destinés sans doute à être transbordé dans un conteneur au port de Guayaquil a été intercepté par les policiers.
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En 1881, l’État se fit fabricant de drogue à Saïgon, alors en Indochine française, comme il était fabricant de tabac en métropole.
Par Gérard-Michel Thermeau.
Tout avait bien commencé pourtant. La loi du 19 juillet 1845 assimilait l’opium à un poison, le rangeant, au même titre que la morphine, dans la liste des substances vénéneuses et renforçant son contrôle à la vente. À l’occasion de l’Exposition universelle de 1851, les Français dénonçaient vertueusement les méthodes britanniques en Inde : l’administration fiscale britannique avait créé des bureaux de débit de liqueurs et d’opium pour favoriser les recettes de la taxe dite akbarie. Seuls des Anglo-saxons pouvaient ainsi faire fi de la santé publique pour remplir les caisses de l’État.
Dix ans plus tard, toutes ces belles intentions et ces nobles indignations avaient été oubliées. La Cochinchine était devenue une possession française : la conquête de l’Indochine commençait.

Avec l’arrivée d’immigrants chinois, la consommation d’opium allait se développer. L’administration coloniale française vit tout de suite les profits qu’elle pouvait en retirer : l’opium fut taxé comme l’était l’alcool. L’impôt fut d’abord affermé à des Chinois mais la redevance annuelle rapportait peu en regard de l’accroissement continuel de la vente.

Une manufacture d’État pour fabriquer la drogue
Aussi, en 1881, le système de la ferme fut abandonné au profit de la régie. L’État se fit fabricant de drogue comme il était fabricant de tabac en métropole. Une superbe manufacture d’opium, une manufacture d’État, fut construite au centre même de Saïgon, rue Paul-Blanchy, occupant plus d’un hectare. Elle employait 25 Européens et 200 Asiatiques.
Dans les premières décennies, l’opium fumé en Indochine provenait en presque totalité de l’Inde britannique, suite à l’arrêt des exportations du Yunnan.

L’Administration des Douanes et Régies vendait les boîtes d’opium, par l’intermédiaire des Receveurs, soit directement aux consommateurs soit par l’intermédiaire de débitants qui tenaient des maisons spéciales, appelées fumeries.
L’opium était livré aux fumeurs dans des boites en laiton de 5, 10, 20, 40 et 100 grammes. On employait une telle quantité de feuilles de laiton parce qu’il y avait une forte concurrence en France pour en obtenir la fourniture auprès des adjudicataires.
Ces boites portaient l’estampille de la Régie et des marques de lot qui permettaient de se référer au procès verbal en cas de présomption de fraude.
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C’est Narcodiario qui nous rapporte la situation actuelle au sud de l’Espagne. Jusqu’à huit « narco-lanchas » lestées de haschich ont été repérées ensemble sur la Costa del Sol et plusieurs autres en route vers le sud-est de la péninsule, mais les autorités manquent de moyens pour faire face à cette ‘armada’

Du côté de Manilva, la zone de la province de Malaga la plus proche du Campo de Gibraltar, des ‘narcolanchas’ en attente d’une amélioration des conditions météorologiques mais aussi dans d’autres points proches de Marbella et des environs de Mijas.
Pendant ce temps, les forces de sécurité continuent de mener des opérations avec plus ou moins de succès qui aboutissent parfois à des arrestations et à des saisies de bateaux.

La capacité du SVA, de la Guardia et de la Policia est cependant loin d’être suffisante pour les arrêter tous !
The show must go on !
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Alexandre Feltz, adjoint à la maire de Strasbourg en charge de la santé publique et environnementale, a annoncé mercredi sur France Bleu Alsace être « favorable » à une expérimentation locale de la légalisation du cannabis récréatif, ce qui doit être chose faite en Allemagne à compter du 1er avril prochain.
La Lorraine devrait suivre!
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