FRANCE 🇫🇷 (OFAST): le GIGN a arrêté deux véhicules sur l’autoroute A9 dans lesquels ils ont trouvé 23 ballots de résine de cannabis soit 824 kilos

L’interception s’est déroulée à 6h30 ce lundi 9 novembre 2020. Deux individus, un montpelliérain de 36 ans et un nîmois de 28 ans ont été interpellés et sont actuellement en garde à vue.

L’intervention s’est passée sur l’autoroute A9 au niveau de La Palme dans l’Aude. Ils venaient d’Espagne. Une enquête est ouverte pour trafic de stupéfiants.

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AUSTRALIE 🇦🇺 (Adélaïde): lors d’une perquisition d’une maison dans le nord d’Adélaïde, les policiers ont trouvé et saisi plus de 320 000 comprimés de stéroïdes.

En fouillant la maison du suspect samedi, les policiers ont saisi des armes et trouvé un laboratoire de fabrication avec plusieurs produits chimiques (précurseurs), 200 flacons contenant des stéroïdes anabolisants liquides et les 320 000 comprimés.

La police a également trouvé et saisi du matériel commercial spécialisé – y compris une presse à pilules, une balance et une étiqueteuse – ainsi qu’un taser, 11 couteaux à double tranchant, des épousseteurs et un engin explosif improvisé.

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COLOMBIE 🇨🇴 (Villagarzón): saisie d’une tonne de cocaïne au groupe armé organisé résiduel GAO-r

Lors d’une opération coordonnée avec le bureau du procureur n ° 32 de Villagarzón, Putumayo, des militaires du bataillon d’artillerie n ° 27 et les agents du bataillon contre le trafic de drogue n ° 3, de la vingt-septième brigade, ont réussi à localiser et à intercepter un semi-remorque dans lequel plus de 1 000 kilogrammes de cocaïne ont été saisis.

Cette cargaison appartiendraient au groupe armé organisé résiduel, GAO-r, Structure 48, qui commet des crimes à Putumayo et dans les zones frontalières du Pérou et de l’Équateur.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST): la gendarmerie nationale a pu cracker les codes d’une messagerie cryptée, et arrêter les dealers

Selon le procureur de la République de Thionville, Brice Partouche, les trafiquants avaient précipité leur départ vers la Belgique pour s’approvisionner la veille du reconfinement.

Les gendarmes de la section de recherche de Metz et de la brigade de recherche de Thionville ont interpellé trois hommes..

L’un transportait dans sa voiture 18,5 kilos d’herbes de cannabis. Et lors des perquisitions, près de 32.000 euros en liquide ont été découverts, 50 cachets d’ecstasy ainsi que trois véhicules et deux appareils de communication cryptée.

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MAROC 🇲🇦 (Agadir): six personnes arrêtées suite à la saisie de une tonne 68 kilos de chira

Le service préfectoral de la police judiciaire d’Agadir a interpellé, samedi soir, six individus âgés entre 36 et 46 ans

La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a indiqué que les mis en cause ont été appréhendés dans le cadre de l’enquête menée par la police judiciaire suite à la mise en échec, par les services de Douane et de Sûreté du port d’Agadir, d’une tentative de trafic d’une tonne et 68 Kg de chira contenue dans une cargaison de produits de pêche surgelés, à bord de deux conteneurs destinés à l’export international.

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BELGIQUE 🇧🇪 (port d’Anvers): la saisie des 11 tonnes 500 de coke

La cargaison de cocaïne se trouvait dans un conteneur en provenance de Guyane.

L’enquête a démarré fin 2019 avec la saisie de 2,8 tonnes de cocaïne dans un conteneur destiné à une entreprise de Maasmechelen (nord-est), à la frontière hollandaise. Elle a mis au jour un réseau très structuré important la drogue d’Amérique du Sud via le port d’Anvers (nord), et qui a profité en Belgique de la complicité de policiers, de gérants d’entrepôts et de sociétés de transport. Des dizaines de perquisitions ont abouti à la saisie de millions d’euros en espèces, en or et en voitures de luxe…et à l’arrestation de l’ancien chef de la gendarmerie belge Willy van Mechelen et l’un des membres du clan Aquino de Maasmechelen .

Selon Het Laatste Nieuws et les journaux de Mediahuis, Willy Van Mechelen a été arrêté comme principal suspect dans un dossier concernant l’importation de milliers de kilos de cocaïne.

N.S., un leader du groupe de hooligans Antwerp Casual Crew, T.B. qui réside à Marbella et quelques membres du club de motards Bandidos figuraient également parmi les suspects.

BELGIQUE 🇧🇪 (Anvers – Limbourg): Willy Van Mechelen, ancien chef de la  section antidrogue de la police d'Anvers (BOB), a été arrêté pour trafic de  cocaïne à grande échelle | Aviseur InternationalL’ex-gendarme, M. Van Mechelen, était à la tête de la brigade anti-stupéfiant (BOB) à l’époque, jusqu’à ce qu’on découvre qu’il avait lui-même importé des tonnes de haschisch.

A cette occasion plusieurs procureurs belges ont dénoncé le manque de moyens de la justice face à un crime organisé qui « sape notre économie ».

La question se pose: pourquoi les ports européens ne sont pas sécurisés par des systèmes performants qui existent?

Les décideurs, enfin, ceux encore au fait de la réalité terrain, acceptent et reconnaissent… en « off », que les services dédiés n’ont pas les moyens d’assurer la sécurité aux frontières.

Pourtant des aides par des équipements sont possibles, comme le propose le groupe américain ADVANCED WARNING SYSTEMS INC avec le dernier système de numérisation automatique IGRIS (INELASTIC GAMMA RAY IMAGING SYSTEM)  pour inspecter de près les marchandises et les conteneurs avec précision.

Selon les explications fournies, le système IGRIS, grâce à ses générateurs de neutrons scanne la cible avec plus d’un million neutrons par seconde, ce qui permet de divulguer des détails précis (niveau moléculaire) de tout le contenu des conteneurs et strictement avec un système tridimensionnel précis et à une vitesse de 25km/h.

Le système de contrôle central envoie également une notification immédiate aux douanes, aux services de sécurité, aux  organes de contrôle des drogues, aux départements ministériels et aux ministères souverains concernés.

Ce système, le seul à détecter aussi les céramiques et autres polymères (couteau, armes à feu, etc…) pourrait être adopté dans les ports, aéroports et postes frontières européens.

Relire

TRANSPORT MARITIME (absence de contrôles): la mécanique des grands ports de l’Europe 🇪🇺 du Nord

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BELGIQUE 🇧🇪 (port d’Anvers): saisie de 11,5 tonnes de cocaïne pure

La cargaison se trouvait à bord d’un conteneur en provenance de Guyana.

La coke aurait dû prendre la route des Pays-Bas.

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ITALIE 🇮🇹 (port de Gioia Tauro – Calabre): les agents de la ‘Guardia du Finanza’ saisissent 932 kilos de cocaïne (zéro-zéro-zéro) dans un conteneur de moules congelées

En provenance du Chili, ces 932 kilos de cocaïne n’ont pas réussi à passer les contrôles des marchandises qui transitent par le plus grand port de Calabre

La saisie est le résultat d’une enquête suite à des informations précises. La ‘Ndrangheta, la mafia calabraise, a des ramifications dans toute l’Amérique latine.

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PAYS-BAS 🇳🇱 (Rotterdam): le conteneur était lesté de 410 kilos de coke

Les douanes et la police ont découvert 410 kilos de cocaïne lors d’une inspection dans le port de Rotterdam, aux Pays-Bas.

La cocaïne était cachée dans un conteneur qu’un ressortissant Belge voulait faire sortir du site sans autorisation. L’homme a été placé sous mandat d’arrêt.

Le conteneur provenait du Brésil et était rempli d’une matière première pour l’industrie sidérurgique. La cargaison était destinée à une entreprise en France.

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ÉTATS-UNIS (Justice): le général Salvador Cienfuegos Zepeda a été transféré dans une prison new-yorkaise

La libération sous caution refusée en raison du risque réel de fuite, le membre du cabinet de l’ancien président Enrique Peña Nieto (2012-2018) fait face à quatre chefs d’accusation pour responsabilité présumée dans le crime de trafic de drogue et de blanchiment d’argent.

Les premiers rapports indiquent qu’après le transfert, le parquet de New York a présenté huit documents supplémentaires, qui sont constitués de preuves présumées contre le général Cienfuegos, qui montreraient des liens avec des trafiquants de drogue. Le 20 octobre, le tribunal fédéral de Los Angeles a refusé d’accorder une caution à l’ancien secrétaire de la Défense nationale (Sedena), pour qu’il reste en détention après avoir été accusé de quatre chefs d’accusation liés au trafic de drogue. Le général à la retraite qui était membre du cabinet du gouvernement d’Enrique Peña Nieto a été arrêté jeudi 15 octobre à son arrivée à l’aéroport de Los Angeles, à la demande d’un tribunal de New York.

Lors de l’audience virtuelle à laquelle Cienfuegos n’a pas comparu, il a été mentionné que le juge Alexander MacKinnon a déclaré que le militaire représentait un risque de fuite et qu’il devait rester en détention pour être transféré à New York. Le tribunal a donc décidé que le maintien en détention de l’accusé devait être ordonné jusqu’à la tenue du procès, a déclaré le juge après avoir entendu les arguments de l’accusation et de l’avocat de la défense.

Le magistrat a souligné qu’il existe un risque que l’ancien ministre ne soit pas jugé s’il est libéré après avoir déduit que le général Cienfuegos devait avoir des «contacts» pour l’aider à fuir.

Une enquête de la DEA (Anti-Drug Agency) indique que Cienfuegos a reçu des pots-de-vin pour protéger le cartel H-2, un groupe criminel qui a assumé la direction du cartel des frères Beltrán Leyva lorsqu’il a été décimé par la capture et la mort de leurs dirigeants. L’ancien ministre a été accusé de trois crimes de trafic de drogue et un de blanchiment d’argent commis entre 2015 et 2017, qui selon le juge MacKinnon conduisent à des peines qui, à 70 ans, «seraient effectivement une peine à perpétuité». « C’est une personne avec un pouvoir politique et des privilèges au Mexique qui encourt le risque de passer le reste de sa vie en prison » a-t-il fait remarquer. « Je pense que cela encourage n’importe qui à s’enfuir. »

Bien que l’avocat de la défense Duane Lyons ait réfuté le fait que Cienfuegos envisage de fuir car il a bien l’intention de nettoyer sa réputation, n’hésitant pas à offrir les «économies d’une vie» de l’accusé, 750 000 $, pour payer une caution.

En revanche, les autorités américaines ont assuré qu’elles s’en prendraient aux avoirs et aux comptes bancaires du général Salvador Cienfuegos, ancien chef du Secrétariat à la défense nationale (Sedena), s’il s’avérait coupable des cas qu’elles lui imputent.

En énumérant les accusations devant un tribunal de New York, le juge a averti Cienfuegos et sa défense, que s’il est reconnu coupable, il devra non seulement purger sa peine aux États-Unis, mais que les autorités américaines chercheront à saisir ses biens, ainsi que l’argent qui a été obtenu à partir d’activités illégales liées au crime organisé.

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SÉNÉGAL 🇸🇳: le patrouilleur « Le Fouladou » de la marine nationale a intercepté le 30 octobre vers 01h30 au large de Cap Skirring un navire de pêche qui convoyait de la drogue.

Au cours d’une opération conduite dans la nuit du 30 au 31 octobre 2020 dans les eaux internationales, le patrouilleur « Le Fouladou » de la marine nationale a intercepté le 30 octobre vers 01h30 au large de Cap Skirring un navire de pêche qui convoyait de la drogue.

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MAROC 🇲🇦 (aéroport Mohammed V): les douaniers trouvent 1 tonne 500 dee cannabis dans des babouches destinées au Pays-bas

Les éléments de la gendarmerie poursuivent leurs recherches pour trouver les individus impliqués dans la tentative d’exportation d’1,5 tonne de chira, saisie vendredi dernier à l’aéroport Mohammed V.

Le quotidien Assabah rapporte, dans sa dernière édition, qu’en inspectant le dépôt de marchandises, les douaniers ont été intrigués par une grosse cargaison de babouches provenant de la région de Driouch, dans la province de Nador, et destinées à être exportées vers les Pays-Bas. En outre, ce n’est pas la période à laquelle les commerçants importent des produits artisanaux marocains.

Le flair des douaniers va s’avérer payant puisqu’ils vont découvrir les plaques de chira dissimulées dans les semelles des babouches et minutieusement enveloppées par le cuir. Après avoir inspecté tout le lot, les douaniers ont avisé les services de la gendarmerie de l’aéroport, qui relève de la province de Nouaceur, pour diligenter une enquête sur la provenance et les individus impliqués dans ce trafic de drogue.

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COLOMBIE 🇨🇴 (opération San Jerónimo): les forces armées ont saisi 14 tonnes de cocaïne sur la côte caraïbe colombienne

C’est à la suite de ‘l’opération San Jerónimo‘ qui avait entrainé la saisie de 14 tonnes de cocaïne stockées sur la côte caraïbe colombienne que les enquêteurs ont révélé qu’une petite organisation de trafiquants dans la péninsule de La Guajira, une région aride et isolée du nord-est de la Colombie, idéale pour le trafic de drogue dans les Caraïbes, était reliée au groupe colombien « Los Pachenca ».

La saisie est l’une des plus importantes saisies de l’histoire récente, selon Noticias Caracol. Le groupe de trafiquants s’était arrogé un « monopole » sur les exportations de cocaïne de La Guajira, selon des responsables de l’armée dans un communiqué de presse.


En février 2019, les autorités avaient demandé de l’aide pour savoir où se trouvaient les 12 criminels les plus recherchés de «Los Pachenca» à Santa Marta. Ces individus sont: Jesús María Aguirre Gallego, alias ‘Chucho pachenca’ o ‘Migue’; Freddy Alfonso Gamarra, alias ‘Freddy’; Jhon Rafael Salazar Salcedo, alias ‘Flash o Rogelio’; Humberto Payares, alias ‘Humbertoaguita’; Deimer Patiño Giraldo, alias ’80 o Martillo’; Leonardo José Acuña Martínez, alias ‘Grillo’; Joaquín Pablo Cuello Nieves, alias ‘Juaco’; Omar Meneses, alias ‘Pata e’ cloche’; Dady Danilo Palmera Pérez, alias ‘Niñito’; Mario Giraldo, alias ‘Mario’; Luis Guillermo Vizcaíno García, alias ‘Guillo’ y Yulis Mendoza, alias ‘La Negra’.

L’enquête sur « Los Pachenca » , qui a duré deux ans, a révélé des liens avec une organisation de trafic de drogue qui opère dans la ville de Santa Marta, dans le nord de la Colombie. Selon le communiqué de presse, le réseau de trafiquants aurait acheté de la cocaïne à des guérilleros de l’Armée de libération nationale (ELN) dans la région de Catatumbo, une zone avec d’abondantes cultures de coca située dans le nord-est du pays.

Le groupe de trafiquants ramassait la drogue à Alta Guajira, dans l’extrême nord de la Colombie et des embarcations de tous types, chargées de cocaïne partaient alors dans les eaux des Caraïbes pour transférer les cargaisons dans divers navires amarrés dans les ports d’Aruba, du Honduras, de la République dominicaine et de Porto Rico.

Plusieurs raids dans des villes colombiennes de Barranquilla, Santa Marta, Riohacha, Valledupar et Bogotá ont permis de détenir dix membres de l’organisation.

Les autorités colombiennes ont capturé le chef présumé de l’organisation, Reydis Rafael Valdeblanquez Morales, alias «Humito», et son père, dans la ville de Barranquilla, selon El Heraldo.

Les liens de Los Pachenca avec les trafiquants de La Guajira indiquent que le groupe de trafiquants de drogue, affaibli par des coups à ses opérations dans d’autres parties de la Colombie, cherche de nouveaux horizons dans la péninsule désertique.

La Guajira est un point de départ stratégique pour la cocaïne en raison de son littoral étendu et peu habité dans les Caraïbes et de sa proximité avec des pays insulaires tels que Curaçao et Aruba. En outre, la drogue est facilement transférée au Venezuela, un pays avec lequel La Guajira partage une courte frontière désertique; c’est ce qu’affirme Fernando Trejos, professeur et chercheur au Département de science politique et relations internationales de l’Universidad del Norte.

«La Alta Guajira est un territoire vide; il y a très peu de population et cela facilite la mobilité de tout type de marchandise avec une certaine sécurité. Et l’autre chose est que dans ces territoires, il existe une longue tradition d’illégalité », a déclaré le professeur Trejos lors d’une conversation avec InSight Crime

source en anglais, en espagnol

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NARCOTRAFIC: les routes de la drogue se multiplient en Afrique, avec le Maroc 🇲🇦 comme épicentre des expéditions de cocaïne vers l’Europe 🇪🇺 et le Maghreb

Photo tirée d’une video diffusée par LCI en novembre 2019

Par Abdelkader Abderrahmane

Analyste géopolitique et consultant international sur les questions de paix et de sécurité en Afrique

Le Maroc est depuis des décennies le plus grand cultivateur de haschich au monde.

Et si Rabat s’est engagé à partir de 1992 dans une «guerre contre la drogue», diminuant de manière considérable les surfaces de terres utilisées pour cette culture, la production de résine de cannabis n’a toutefois pas diminué dans les mêmes proportions.

En outre, au fil des années, du fait de sa position géographique et de sa longue histoire de producteur de cannabis, le Maroc est aussi devenu une voie de transit-clé pour d’autres trafics de drogues, telles que la cocaïne, l’héroïne et les drogues de synthèse. Ce faisant, le royaume chérifien est en passe de devenir aussi un pays de consommation, créant ainsi de nouveaux défis de santé publique pour la société marocaine et au-delà.

EXTRAITS des différents paragraphes

Histoire du cannabis

Les premières plantations de cannabis au Maroc sont apparues au XVe voire au VIIe siècles, sans doute introduites par les Arabes après leur invasion de l’Afrique du Nord. Au XIXe siècle, le sultan Moulay Hassan autorisa ensuite la culture du cannabis dans des zones restreintes. Cette politique fut poursuivie sous les protectorats espagnol et français, puis pour des raisons économiques, sous le règne du roi Mohammed V qui toléra lui aussi cette culture après l’indépendance du Maroc en 1956.

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Culture hybride

La raison pour laquelle la quantité de drogue n’a pas diminué en parallèle de la diminution des terres utilisées pour la culture du cannabis est essentiellement due à la nouvelle culture hybride du cannabis, de plus en plus utilisée par les trafiquants marocains. Selon Pierre-Arnaud Chouvy et Kenza Afsahi, auteurs de Le haschich marocain, du kif aux hybrides, c’est l’introduction de variétés hybrides, au rendement trois à cinq fois supérieur au cannabis traditionnel qui explique que malgré une baisse réelle des surfaces utilisées pour la culture du cannabis, la production de résine de cannabis demeure stable.

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De producteur de cannabis à consommateurs de drogues

En sus du trafic de résine de cannabis, la cocaïne ainsi que d’autres stupéfiants ont aussi fait leur entrée sur le territoire marocain depuis plusieurs années. Si la cocaïne demeure encore inaccessible pour la plupart des Marocains, au cours des quinze dernières années, le prix d’un gramme de cocaïne a toutefois considérablement diminué, coûtant aujourd’hui environ 600 dirhams (60 euros). Cette baisse est aussi une indication de la disponibilité croissante de la cocaïne au Maroc, en particulier au sein des classes moyennes. Ceci dit, le pays est surtout devenu une zone de transit vers l’Europe ou les pays du Golfe à travers les routes du Sahel, du Maghreb et maritimes.

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Drogues de synthèse

Mais comme dans le reste de la région du Maghreb et d’Afrique de l’Ouest – voire à travers le monde –, c’est la présence croissante de drogues de synthèse qui est en train de faire une percée au sein de la population marocaine. Tramadol, Captagon, Rivotril, Lyric ou encore Artane (aussi connu sous le nom de Madame Courage) sont de plus en plus populaires parmi la jeunesse marocaine. Ces drogues de synthèse, telles que le karkoubi ou al shaghala anglyzyya (une colle) utilisée en Egypte ne sont pas sans conséquence pour la santé des utilisateurs souvent très pauvres. Le karkoubi, très répandu au Maroc, est un mélange de psychotropes, tels que le Xanax, le Valium ou le Rivotril. L’utilisation croissante de ce médicament est due au fait qu’il est facilement disponible ainsi qu’à son prix extrêmement bas, qui varie de 1 à 10 dirhams (0,50 à 1,00 euro) par dose selon les régions. Ces prix bas qui les rendent attrayants pour de nombreux consommateurs aux ressources et aux revenus limités représentent un énième défi sanitaire pour les autorités marocaines.

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Violence et questions sanitaires

Cette consommation croissante de drogues est devenue source d’inquiétude et de préoccupations pour les autorités marocaines et professionnels de la santé. Contrairement aux drogues traditionnellement dominantes, telles que le cannabis – il est estimé que près d’un million de Marocains sont des consommateurs réguliers de cannabis –, ces médicaments, qui devraient normalement être obtenus sur ordonnance, sont souvent utilisés à des fins récréatives et leurs effets addictifs ont des conséquences négatives sur la santé des utilisateurs, les rendant souvent très agressifs. La criminalité et la violence des jeunes sont d’ailleurs souvent imputables à la drogue. En outre, beaucoup au Maroc s’interrogent sur le fait que la consommation croissante de substances n’érode la morale culturelle et cultuelle.

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Business as usual

Comme l’indiquent les trafics de cocaïne et de drogues de synthèse provenant respectivement d’Amérique latine et d’Asie, le Maroc est devenu en quelques années un hub majeur pour toutes sortes de trafics de drogues liés à l’Europe et à l’Afrique de l’Ouest. Le fait que les Marocains consomment de plus en plus de drogues autres que le cannabis ne fait que renforcer cela.

Le trafic de drogues au Maroc a ainsi de beaux jours devant lui. Et si les difficultés de transports et d’acheminements vers l’Europe et ailleurs se dressent devant les trafiquants de manière régulières, ceux-ci ne sont pas à court d’idées pour poursuivre leurs activités illégales. Dans le passé, de la cocaïne a bien été trouvée dans des copies du Coran dont les pages avaient été arrachées au préalable !

Par ailleurs, le trafic de drogues de manière générale bénéficiant aussi à de nombreux notables, officiers de l’armée et autre fonctionnaires, il demeure donc très peu probable que cela cesse de sitôt.

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par Marc Fievet

Le Mahkzen est-il impliqué et jusqu’à quel niveau ?

Le rôle confirmé de la structure financière Attijariwafa Bank dans la dissimulation des fonds engrangés par le trafic de cannabis ne laisse aucune place au doute quant à l’implication personnelle du roi Mohammed VI dans ces activités criminelles.

En juin 2015, à Mornas, une bourgade du Vaucluse, les douaniers français mettent la main sur la somme rondelette de 300 000 euros en espèces à l’intérieur d’un véhicule.

L’affaire est confiée à des enquêteurs de Marseille, membres d’une section spécialisée dans la délinquance financière. En coopération avec leurs confrères de plusieurs pays d’Europe, un travail de fourmi permet de remonter la filière aux ramifications importantes et dont le quartier général se situerait au sommet de l’Etat marocain.

Comme toujours, la DG des douanes, bien qu’interrogée, n’avait pas souhaité communiquer.

La conférence de presse animée par Xavier Tarabeux, le procureur de Marseille, restera dans les annales de la justice française.

Les 300 000 euros saisis à Mornas, ce n’est donc que de la petite monnaie. Selon l’AFP, Xavier Tarabeux, qui représente le ministère public, annonce le chiffre faramineux de 400 millions d’euros qui ont été blanchis sur ces quatre dernières années.

Une partie aurait transité par la France où Attijariwafa Bank possède plusieurs agences.

Parce que si la presse française avait évoqué une «Hawala (système traditionnel de paiement informel dans la culture arabe)», les milieux initiés n’ignorent pas que la banque marocaine Attijariwafa Bank couvre un important flux financier, notamment en Afrique de l’Ouest. Malgré la bienveillance des autorités de ces pays et malgré le système de blanchiment efficace, les experts antiterroristes ont repéré, dès l’année 2012, les mécanismes frauduleux du financement de groupes terroristes proches du Makhzen tel le Mujao dont les mercenaires ont tenté d’infiltrer les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf en même temps qu’ils ont investi le nord du Mali avant de disparaître dans la nature…

Ou comment faire pour que ça fasse ‘Pschitt’ !

En novembre 2016, des dizaines de personnes ont été arrêtées en France, en Belgique et aux Pays-Bas, et la montée au créneau des relais de Mohammed VI ont réussi à liquéfier cette affaire d’État, à coups de gros millions ou de demeures somptueuses à Marrakech (Rien de plus anonyme qu’une SCI …), dans les limites de corruptibilité des responsables européens chargés de l’enquête et… comme il est toujours bon de le rappeler, la complaisance créent toujours beaucoup d’amis!

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AQMI, main dans la main avec les cartels de drogues

L’Ameripol s’est aussi penchée dans son rapport sur le conflit malien qui, pour les cartels, n’a fait qu’interrompre momentanément les principales routes de la cocaïne dans la région.

L’A-10 (autoroute 10), nom donné à cette route par les experts, est la voie la plus importante au large du 10e parallèle menant en Europe. Le rapport cite Alain Rodier du Centre français de recherche sur le renseignement, lequel assure que «les trafiquants ont démontré leur capacité à anticiper la politique internationale et continuent à faire des affaires à travers d’autres voies». Mathieu Guidere, spécialiste en géopolitique et en histoire immédiate du monde arabe et musulman, souligne, quant à lui, que «les trafiquants de drogues payent aux mouvement islamistes radicaux un droit de passage représentant 10% de la valeur totale de la cargaison. Certains groupes armés «facturent» plus pour garantir la protection du convoi».

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IRAN 🇮🇷 (Sistan and Baluchestan): les forces de Police iraniennes en première ligne pour protéger l’Europe 🇪🇺

Les forces de police de la province du Sistan et Balouchistan ont saisi plus de 87 tonnes de divers types de drogues au cours des six premiers mois de l’année iranienne en cours (20 mars – 21 septembre).

35 bandes de trafiquants de drogue ont été démantelées au cours de cette période, et 17 passeurs ont été tués. 61 armes et munitions ont été saisies au cours de ces opérations. 407 véhicules ont également été saisis et 6 798 personnes liées à des délits liés à la drogue ont été arrêtées et remises aux autorités judiciaires.

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FRANCE 🇨🇵 (OFAST): les dernières saisies de cannabis au 31 octobre 2020

Perpignan : saisie de 810 kg de résine de cannabis et de …

Le Parisien
Perpignan : saisie de 810 kg de résine de cannabis et de plusieurs armes dont un AK-47. Informés par leurs collègues de Cergy-Pontoise …
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Le Montpelliérain transportait près de 30 kg de cannabis

France Bleu
Le jeune homme avait été interpellé mercredi dernier, sur l’autoroute A9, après une course-poursuite. Il transportait près de 30 kilos de cannabis.
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Urdos : 7,5 kilos de cannabis et 8000 euros saisis lors du « go …

La République des Pyrénées30 oct. 2020
Ce jeudi, un accident impliquant une voiture d’un « go fast » s’était produit à Urdos, peu avant 13 heures. 7,5 kilos de cannabis et 8 000 euros en …
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Pyrénées-Atlantiques : 377 kilos d’herbe de cannabis au …

Le Parisien29 oct. 2020
Pyrénées-Atlantiques : 377 kilos d’herbe de cannabis au milieu d’une cargaison de paille. Le chauffeur du poids lourd qui conduisait le …

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ESPAGNE 🇪🇸 (Gran Canaria): le cargo UNISPIRIT transportait 3.500 tonnes de mais et 1 tonne 200 de cocaïne

Dans une opération conjointe du SVA Aduanas, de la Guardia civil et de la Policia Nacional,  plus de 1.200 kilos de cocaïne cachés dans un navire chargé de maïs en provenance du Brésil ont été saisis.

La cocaïne était cachée parmi près de 3 500 tonnes de maïs à destination de Cadix avec escale à Las Palmas de Gran Canaria.

Le navire avait déjà été intercepté à Sao Sebastiao (Brésil) des semaines auparavant, et 1.524 kg de cocaïne avaient été saisis par les douaniers et des agents de la police fédérale brésilienne.

Le 16 octobre, le navire UNISPIRIT du Brésil a été intercepté à quelque 50 milles marins de l’île de Gran Canaria, et escorté jusqu’au port.

Après une inspection minutieuse, 1 210 kg de cocaïne cachés entre des sacs de maïs ont été retrouvés.

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TUNISIE 🇹🇳 (aéroport de Tunis Carthage): saisie de 2,5 kg de cocaïne et du cannabis avec quatre subsahariennes

La police des frontières a saisi 2,5 kilos cocaïne et 265 grammes de cannabis “zatla” 265g, en possession de quatre femmes de nationalités d’Afrique subsaharienne.

La drogue était cachée dans des zones intimes de leur corps.

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COSTA RICA 🇨🇷: Policía incauta 1.000 paquetes de cocaína en vagoneta que circulaba por Jacó

La droga iba escondida debajo de un suelo falso de la vagoneta. Foto: MSP

Autoridades policiales incautaron 1.000 paquetes de presunta cocaína en una vagoneta que circulaba por las calles de Jacó, en Garabito de Puntarenas, la tarde de este miércoles.

El subdirector general de la Fuerza Pública, Enrique Arguedas, indicó que el decomiso se logró gracias a una información confidencial que brindó una persona de la zona.

El aviso fue que al menos tres vehículos, entre ellos una vagoneta, circulaban en “actitud sospechosa” en la ruta Jacó – San José.

En ese momento, personal de Fuerza Pública, linces y policía municipal mantenían un control de carretera cerca del lugar.

“Después del decomiso de droga que se hizo el día de ayer (martes) en el sector de Orotina, se decidió implementar controles de carretera en esa franja territorial comprendida hasta Jacó”, dijo Arguedas.

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PORTUGAL 🇵🇹 (opération ‘Terra Firme’): saisie d’une tonne 100 à Portimão en Algarve

Algarve – Portimão: 1,1 tonne de cocaïne, transportée en voilier, a été saisie hier par la direction sud de la police judiciaire, lors de l’opération «Terra Firme», au cours de laquelle quatre ressortissants étrangers de diverses nationalités, mais tous européens, ont été détenus.
Dans le cadre de cette opération, la PJ a saisi à Loulé, un véhicule léger de marchandises immatriculé à l’étranger, équipé d’un double plancher pour cacher la drogue, et le voilier, qui était amarré à Portimão.

« Cette saisie et les arrestations qui en ont résulté étaient le point culminant d’une enquête qui se déroulait depuis quelques mois« , a déclaré aux journalistes António Madureira, directeur de la PJ en Algarve.

 

source

Marina de Portimão

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