Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
C’est NARCODIARIO qui nous informe que lundi soir, la police fédérale brésilienne a réussi à identifier deux résidences, situées à Balneário Camboriú et une autre à Joinville, toutes deux dans l’État de Santa Catarina, qui servaient d’entrepôt et de laboratoire pour la préparation de cocaïne.
Outre la drogue, des armes de différents calibres ont également été saisies.
C’est la DNRED Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières) et l’Office anti-stupéfiants (OFAST) qui suite à des infos du Maritime Analysis and Operations Centre (Narcotics) (MAOC-N) et de la Drug Enforcement Administration (DEA) américaine, sur la base d’une enquête menée avec la police fédérale brésilienne ont envoyé une frégate de la Marine nationale contrôler un bateau de pêche en provenance du Brésil.
À bord, les militaires ont découvert 10.693 kilos de cocaïne.
000000
#CECLANT | Le 14/03 un bâtiment de la @MarineNationale a procédé à la saisie de + de 10T de cocaïne au large des côtes africaines. L’équipe de visite de la Marine nationale est intervenue au petit matin sur un bateau de pêche d’une vingtaine de mètres. ➡️https://t.co/OzQlSp0PLzpic.twitter.com/SAkeReL6th
— Préfecture maritime et commandement en chef ATLANT (@premar_ceclant) March 20, 2024
Marbella, sur la Costa del sol, était depuis des décennies une base de repli des narcotrafiquants où de nombreux conflits se » solutionnaient » par élimination pure et simple avec disparition du ou des corps qui étaient lestés et jetés en mer d’Alboran.
C’était la pratique des années 90 durant la fin de règne de Carlos Gaston Ferran dit « Le Grand ».
Récemment les conflits se règlent dans la rue au mépris des dommages collatéraux possibles et la fusillade la plus récente, que Narcodiario montre en vidéo, s’est produite, aux premières heures ce samedi dernier, à Puerto Banús.
par Yann Bisiou, universitaire et spécialiste du droit des addictions
A défaut de les éradiquer totalement, les opérations anti-drogue ont tout de même le mérite de désorganiser un peu ces réseaux, même si derrière, les choses se remettent vite en place.
Quel serait le moyen le plus efficace de gagner cette guerre conter les trafiquants ?
On vous pose la question ce matin, et on l’a aussi posée à Yann Bisiou, universitaire et spécialiste du droit des addictions.
Le maire de Reims souhaite un « véritable débat » sur la question de la légalisation du cannabis. Il demande aussi plus de fermeté vis-à-vis des trafiquants de drogue.
« Je veux bien que l’on continue avec la politique la plus répressive en Europe mais on voit aujourd’hui les limites et cela ne donne pas des solutions ou des résultats positifs pour la population et pour nos concitoyens »
C’est la Police nationale civile du Guatemala, par l’intermédiaire de la Sous-direction générale d’analyse des informations anti-narcotiques, en collaboration avec le personnel de la base navale du Pacifique et du ministère public, qui a intercepté deux bateaux qui transportaient 27 balles contenant des paquets rectangulaires contenant approximativement 1000 kilos de cocaïne..
La police a signalé l’arrestation de deux croisiéristes français arrêtés avec plus de 15 kilos de cocaïne attachés au corps avec l’intention de monter à bord d’un navire de croisière pour la vendre en Italie.
C’est Narcodiario qui a repris cette information de micro-narco-trafic de début février.
Isabelle Fort fait un constat amer. «Nous sommes en train de perdre la guerre contre les trafiquants à Marseille», estime la responsable du pôle criminalité organisée du parquet de Marseille.
Une consommation banalisée
Au cours de leurs auditions, les sénateurs ont identifié une dernière problématique. «Il y a un sujet évident qui tient à la consommation, affirme le président de la commission d’enquête parlementaire Jérôme Durain. Beaucoup des consommateurs n’ont pas le sentiment d’être dans un acte de transgression».
Selon des statistiques de la préfecture de police des Bouches-du-Rhône, 53.000 amendes forfaitaires délictuelles ont été dressées depuis leur création dans le département, soit 13 % du volume national.
Une situation qui interroge le président de la commission d’enquête. «On nous a dit que les consommateurs avaient du sang sur les mains, rappelle le sénateur socialiste. Il faudra à un moment donné qu’on choisisse. Soit on considère que la consommation de drogue, finalement, c’est illégal, et on respecte cet interdit. Soit on s’accommode d’une forme de tolérance morale.» Une réflexion qui sera nul doute au cœur du rapport que les sénateurs rendront en mai prochain.
«Le constat que l’on partage tous, c’est que les politiques publiques ont été un échec depuis des années sur notre territoire», regrette Hassen Hammou. Le cofondateur du collectif Trop jeune pour mourir, auditionné par les sénateurs, appelle notamment à «rééquiper les centres sociaux qui sont aujourd’hui en perte de moyens et sont quand même, avec l’école, les derniers acteurs présents sur nos territoires» ou encore «repenser les questions d’habitat indigne, remettre de la vie et du service public là où il n’y en avait plus». «Cela ne paraît rien mais c’est tout, c’est ce qui est propice à l’organisation et à l’installation du trafic dans nos cités», estime celui qui est par ailleurs porte-parole d’EELV en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
«Nos quartiers aujourd’hui sont en ruines, rappelle Katia Yacoubi, membre également du collectif Trop jeune pour mourir. Ces jeunes, on les voit comme des voyous, comme des assassins, certains d’entre eux le sont devenus mais ils ne sont pas nés comme ça». «Il n’existe pas d’argent facile, martèle Hassen Hammou. Cet argent-là n’est pas facile. La plupart des petites mains du trafic ne sont plus attirées par l’appât du gain. Ils sont payés 50 euros pour guetter. Ce trafic est plus pour certains une question de survie, quand on sait que 70 % des jeunes n’ont pas le bac dans les quartiers nord et que dans un quartier comme La Castellane, 60 % des habitants sont au chômage.»
Devant les sénateurs, pour la première fois depuis sa nomination, Nicolas Bessone évoque publiquement et avec fatalité ce phénomène. «On commence à avoir de plus en plus de problèmes de corruption de fonctionnaires de police», déplore le procureur de la République de Marseille. «Sur cette corruption de basse intensité, il faut être clair : la bataille est perdue», insiste Nicolas Bessone.
Nicolas Bessone appelle donc à augmenter les moyens de la justice, et de la police, pour poursuivre la lutte contre le trafic de drogue à Marseille. « Les moyens ont été renforcés, souligne-t-il. Ce n’est pas suffisant, il faut renforcer évidemment les services de police, le tribunal judiciaire de Marseille. Mais il faut également des évolutions législatives pour nous donner un corpus juridique qui nous permette de lutter contre ce phénomène très, très important. »
Et à ce titre, il demande des tribunaux spéciaux pour juger les trafiquants de drogue, qui peuvent faire pression sur les jurés.
« La difficulté, c’est que ces faits qui sont liés à de la menace, de la terreur, sont jugés par des cours d’assises ordinaires, pointe le procureur de la République de Marseille. Des jurés populaires rendent la justice dans un contexte de menace, de terreur, et cela ne nous semble plus adapté. Qui penserait faire juger encore aujourd’hui par des jurés populaires des actes de terrorisme? Ce sont des magistrats spécialisés, investis, payés pour ça. Nous appelons à une évolution législative pour prendre en compte ce phénomène particulier. »
En face, les narcotrafiquants n’hésitent pas à tenter de corrompre. « Les moyens financiers de ces organisations sont illimités, déplore Nicolas Bessone. Malheureusement, chaque homme a un prix. Nous avons des enquêtes en cours. Des fonctionnaires de police et de l’administration pénitentiaires sont approchés, menacés, voire achetés. »
°°°°°°
Et tout ce beau monde inquiet, l’ai-je entendu dans ces affaires qui démontrent l’incohérence de la justice et des administrations régaliennes ?
Bien renseignées par la DEA et d’autres services, les autorités costaricaines ont saisi une « Lancha » avec 2500 kilos de cocaine à bord à proximité de Limón.
La ‘Lancha’ était pilotée par 5 Nicaraguayens, sous la direction d’un Colombien, le ‘Missi dominici’ des organisateurs.
C’est Le FIGARO qui nous informe que l’ancien président du Honduras Juan Orlando Hernandez a été reconnu coupable vendredi de trafic international de drogue par un jury fédéral à New York et encourt désormais la prison à vie, après un procès historique devant la justice américaine. «Juan Orlando Hernandez a abusé de sa position de président du Honduras pour faire du pays un narco-État où les trafiquants de drogue violents pouvaient opérer en quasi-impunité, et le peuple du Honduras et les États-Unis ont été contraints d’en subir les conséquences», a réagi le ministre américain de la Justice, Merrick Garland, en se félicitant de cette condamnation.
Selon l’accusation, «JOH» a reçu des millions de dollars de pots-de-vin de la part de cartels de la drogue, dont celui de Sinaloa, dirigé par le célèbre narcotrafiquant mexicain Joaquin «El Chapo» Guzman, condamné à la perpétuité par la justice américaine en 2019 et désormais incarcéré dans une prison de haute sécurité.
La sentence sera prononcée le 26 juin. Juan Orlando Hernandez encourt la prison à vie, une peine dont ont déjà écopé devant la justice américaine son frère Tony Hernandez et le collaborateur de ce dernier, Geovanny Fuentes, impliqués dans le même réseau.
Ce vendredi, un juge d’instruction d’Anvers a fait incarcérer Arnaut B., 25 ans, soupçonné d’importation de stupéfiants. Le docker a été interpellé jeudi dans le port alors qu’il transportait 880 kg de cocaïne.
Les militaires avaient été prévenus du transfert de marchandise par l’Office antistupéfiants (Ofast), lui-même informé par le Centre maritime d’analyse et d’opérations (division stupéfiants), une agence de coopération internationale spécialisée dans le trafic de drogue dans l’Ouest de l’Océan Atlantique.
La marchandise circulaient sur un voilier d’une quinzaine de mètres. Des militaires de la Marine nationale française l’ont intercepté lundi 4 mars et ont récupéré une cargaison de 894 kilos de cocaïne.
L’opération a été menée par les équipages d’un porte-hélicoptère amphibie et d’une frégate de type La Fayette, après un repérage par un avion Falcon 50. Le porte-hélicoptère a été le premier à entrer en contact avec le voilier et à récupérer le stock afin de le détruire.
Selon Canal Sur, 80 % du haschisch consommé en Europe arrive du Maroc via les côtes espagnoles. Une fois en Europe, la drogue est vendue au double voire au triple de son prix.
Ainsi, un kilo de haschich peut coûter jusqu’à 2 000 euros de l’autre côté du Détroit, alors que son prix ne dépasse pas 700 euros au Maroc, explique le média espagnol. De même, 3 500 kilos de haschich ont une valeur marchande de 6,6 millions d’euros.
C’est une crise souterraine qui n’en finit plus de miner les campagnes cocaleras colombiennes. Depuis trois ans, les prix de la coca sont au plus bas. La lucrative feuille verte, à partir de laquelle est obtenue la pâte qui sert de base à la production de cocaïne, a perdu autour de 50 % de sa valeur.
Tandis qu’une arroba de feuilles de coca (12,5 kg) se vendait environ 20 $ (18,4€) en 2021 , son prix est tombé à 7 $ (6,45€) en 2023, selon l’institut de recherche Wola. Le prix du kilo de pâte base de cocaïne, la forme sous laquelle elle est le plus souvent vendue par les paysans, est, lui, passé de 600 $ (552€) à 375 $ (345€).
Selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), au moins 200 000 familles vivent de cette culture en Colombie.
500 gendarmes ont été mobilisés. Les militaires sarthois ont été renforcés par l’escadron 18/1 de Versailles Satory, soit 52 militaires supplémentaires.
L’hélicoptère de la section aérienne de Tours a été mobilisé sur plusieurs villes dont Sablé et La Ferté-Bernard. Engagée également, la brigade cynophile de Feneu en Maine-et-Loire.
L’opération « Place nette » était déployée en Sarthe durant quatre jours. Ce vendredi 1er mars 2024, la sous-préfète de la Flèche et le patron des gendarmes présentaient le bilan.
« 3 000 véhicules ont été contrôlés, 12 trains sécurisés, 99 fouilles de bâtiments effectuées en particulier dans des quartiers sensibles, 32 amendes délictuelles pour stupéfiants dressées pour 300 grammes de cannabis saisis, une quarantaine de délits routiers constatés et une centaine de contraventions dressées ».
C’est Narcodiario qui nous informe que durant une opération au cœur de la jungle colombienne, qu’alias El Mocho, membre du Clan del Golfo et neveu de l’extradé Otoniel, ancien chef de l’organisation, a fini par être capturé dans la zone de Tarazá, Antioquia
En plus de la capture d’El Mocho, l’Armée colombienne et la Police nationale ont localisé un grand laboratoire de traitement du chlorhydrate de cocaïne, avec 2 000 kilos de cocaïne liquide et une tonne de cocaïne solide, ainsi que des précurseurs de différents types pour la production de cette substance. La structure démantelée avait une capacité de production de trois tonnes de cocaïne par mois.
Ce n’est qu’après six mois d’enquête que la police a saisi cette drogue récréative lors d’une opération menée entre le 16 et le 23 novembre 2023, a déclaré Suleyman Soylu sur Twitter.
12 personnes ont été arrêtées et des procédures judiciaires sont en cours contre 10 personnes
L’ONUDC estime que l’« économie des opiacés » en Birmanie rapporte entre 1 et 2,4 milliards de dollars, soit l’équivalent de 1,7% à 4,1% du PIB du pays. Les difficultés d’accès aux marchés et aux infrastructures publiques, l’inflation galopante « semblent avoir joué un rôle important dans la décision des agriculteurs de cultiver davantage de pavot à la fin de l’année 2022 », selon le rapport.