Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — marcfievet@live.fr — 33 (0) 6 84 30 31 81
Lundi 1er avril, à minuit, les Berlinois ont pu célébrer, devant la célèbre porte de Brandebourg, la légalisation du cannabis.
Désormais, les citoyens allemands âgés de plus de 18 ans sont autorisés à posséder jusqu’à 25 grammes de cannabis dans les lieux publics. À la suite des Pays-Bas et du Luxembourg, le cannabis concentré en THC est approuvé dans le cadre d’un usage récréatif, non plus seulement médical. Cette réforme enthousiasme autant qu’elle inquiète, notamment les pays frontaliers comme la France, qui rejettent catégoriquement l’éventualité d’une légalisation du cannabis.
Aussi sommes-nous en droit de nous interroger sur le potentiel impact économique, politique et social d’une telle réforme. L’achat de cannabis allemand va-t-il révolutionner le marché européen du chanvre ? Comment remplacer le THC, dans des pays où le cannabis ne risque pas d’être légalisé de sitôt ?
–La légalisation du cannabis : un risque pour le marché du chanvre ?
–Le commerce français, ou l’achat de CBD
–Achat de CBD en France
–Acheter des produits au CBD face à une législation stricte
–Où faire ses achats de CBD en France ?
Conclusion :Bien que la légalisation du cannabis en Allemagne marque un tournant pour le commerce du chanvre, il subsiste, en France et en Europe, de nombreux consommateurs qui continueront à acheter du CBD. Soit du fait de la législation, soit du fait des habitudes de consommation, le cannabidiol demeure une pierre angulaire du marché du chanvre en tant qu’alternative (saine) au THC.
C’est le journal l’Yonne Républicaine qui nous rapporte le communiqué d’Hugues de Phily, le procureur de la République d’Auxerre.
Dans le quartier de la Morlade à Avallon, ce dimanche 7 avril 2024 à partir de 6 h 00, 70 gendarmes dont le Psig et une équipe cynophile ont été mobilisés dans une opération qui a permis de saisir plus de 60 kg de cannabis, près d’un kilo de cocaïne, 20 lingots d’or et plus de 7.000 € en espèces.
Cette opération n’a rien à voir avec les opérations » Place nette XXL «
La cible, c’était le pavillon de Jamilah Habsaoui, la maire DVG d’Avallon. Pavillon acquis il y a trois ans par la maire, mais qui n’est pas son lieu d’habitation. Jamilah Habsaoui s’est rendu librement dans le quartier de la Morlande, ce dimanche, vers 7 h 30, après avoir été alertée de la présence des gendarmes.
Curieuse époque qui voit un ministre de l’Intérieur tenter de « faire place nette XXL » contre le trafic de drogue à Strasbourg quand son maire veut y expérimenter la consommation de cannabis.
Ce cynisme utilitariste entend priver la politique de sa responsabilité morale seule à même de ne pas réduire la société à ses seuls intérêts égoïstes, affirme le chroniqueur Jean-Marc Albert du JDD.
Alors que Berlin autorise le cannabis, le Président français fait de la lutte contre le narcotrafic la « mère des batailles ». Les résultats se faisant attendre, certains veulent en finir avec la répression en légalisant le cannabis au nom du désir d’une supposée majorité. Cette vision utilitariste de la politique réduit l’action publique à une équation intéressée sans se soucier des principes moraux. Mais la légalisation court le risque d’être inefficace autant que déshonorante.
Les États-Unis avaient envoyé 500 000 soldats au Vietnam et mis en place une série de régimes de marionnettes dirigés avant tout par Ngo Dinh Diem, remplacé par Nguyen Cao Ky lorsque Diem a été assassiné lors d’un coup d’État soutenu par les États-Unis. Après que Ky est tombé de son service, il est remplacé par Nguyen Van Thieu.
Ce qu’ils avaient tous en commun, c’était le contrôle du commerce de l’opium dans lequel les États-Unis étaient également complices
L’armée de l’air sud-vietnamienne a transporté de l’opium du Laos à Saïgon et a rivalisé avec l’armée du pays, la marine, les douaniers, les politiciens et la police nationale pour une part du commerce.
La compagnie aérienne de la CIA Air America qui a également été utilisée pour transporter de l’opium vers les raffineries d’héroine de la région était connue sous le nom d’Air Opium.
À partir de la fin de 1969, les chimistes de Hong Kong associés au syndicat Chiu Chua ont commencé à raffiner l’opium en no 4 – jusqu’à 99 % – dans le Triangle d’Or, une zone englobant les collines de l’est de la Birmanie, les crêtes montagneuses de la Thailande et les hauts plateaux du nord du Laos.
Au moment de la fin de la guerre, le Viêt Nam était en ruines et les ‘productions’ du Triangle d’or était exporté dans le monde entier.
C’est OUEST France qui nous précise qu’après Marseille, Lille et la région parisienne, le ministère de l’Intérieur a décliné son opération « Place nette XXL » à Nantes, mardi 2 avril 2024.
Et le préfet de Loire-Atlantique, Fabrice Rigoulet-Roze, n’hésite pas à vanter le succès de ces opérations.
Le ‘hic’, c’est que le nombre d’interpellations grossit de jour en jour, mais pas seulement pour du trafic de stupéfiants. Les cibles s’élargissent, en décalage avec la communication gouvernementale et des interpellations classiques sont estampillées « Place nette » et font gonfler les chiffres.Un virtuose de la ‘gonflette’ des chiffres qui plaisent à Gérald de Beauvau.
Aurait-il perdu le sens de la réalité des faits, il est vrai que l’important, c’est de satisfaire la manipulation nationale organisée pour le plus grand bonheur du ‘matamore’ de Beauvau !
Le mercredi 3 avril, un porte-hélicoptères amphibie français a été missionné , après qu’un avion Falcon de la Marine nationale ait détecté et identifié un sloop navire de 52 pieds au milieu de l’Atlantique et après avoir arraisonné le voilier, a saisi 894 kilos de cocaïne.
Le PHA et la FLF ont été appuyés par un avion Falcon 50 projeté à Dakar, qui a relocalisé et identifié le voilier suspect.
Les équipages déployés dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc 2024 sur un porte-hélicoptères amphibie (PHA) et une frégate type La Fayette (FLF) ont effectué une saisie de plus de 894kg de cocaïne au large des côtes africaines.
Cette opération qui a nécessité d’importants moyens aéronautique et naval a été menée sur la base des renseignements fournis par la DEA, la NCA britannique, le MAOC-N, l’OFAST, la DNRED et en coopération avec les autorités portugaises, espagnoles et brésiliennes.
Europol a cartographié les 821 réseaux criminels « les plus dangereux » du continent, scrutant le fonctionnement de gangs concentrés sur le narcotrafic, présents dans l’immobilier ou la logistique, et dont certains des chefs donnent des ordres depuis Dubaï ou l’Amérique du Sud.
La majorité de ces gangs se concentrent sur le trafic de drogues (cocaïne, cannabis, héroïne, drogues de synthèse), avec des opérations souvent localisées en Belgique, Allemagne, Italie, Espagne ainsi qu’aux Pays-Bas, détaille l’agence européenne de police, basée à La Haye.
Mais ces réseaux étendent leurs tentacules à des secteurs comme l’immobilier, la construction, le transport de fret ou les discothèques, et menacent ou corrompent procureurs et juges, selon le rapport publié vendredi.
Pour la première fois, Europol « analyse en profondeur » les opérations des groupes criminels, scrutant « la stratégie des réseaux criminels pour infiltrer le monde des affaires légales, pour faciliter leurs activités criminelles, dissimuler des crimes et blanchir les profits criminels ».
Le défi semble titanesque : environ 86 % de ces groupes criminels utilisent des « structures commerciales légales » dans des secteurs comme la construction, l’immobilier, l’hôtellerie et la logistique, en recourant à des avocats ou des experts financiers « qui ignorent parfois l’origine criminelle des avoirs ».
Les discothèques peuvent aussi être liées au trafic de drogues, mais aussi à l’extorsion, au racket, ainsi qu’au trafic d’êtres humains et d’armes, selon l’agence.
Et les employés des entreprises de logistique, en particulier dans les grands ports, sont « régulièrement » la cible de la corruption car ils peuvent « faciliter un accès sans restriction » à l’infrastructure.
Bon nombre des réseaux criminels listés existent depuis des années, un tiers d’entre eux étant opérationnels depuis plus d’une décennie et certains ayant continué d’être orchestrés depuis des prisons.
Avec cette « cartographie » accompagnant une coordination accrue des forces de l’ordre dans l’UE, « le message adressé aux réseaux criminels est : Vous ne pouvez plus vous cacher », a déclaré la cheffe d’Europol, Catherine De Bolle, en présentant le rapport à Bruxelles.
« Nous ne nous contentons pas de partager ces conclusions, nous ouvrons une nouvelle ère dans notre lutte contre le crime organisé, marquée par l’innovation, la collaboration et un engagement ferme pour assurer la sécurité de l’UE et de ses citoyens », a abondé la ministre belge de l’Intérieur, Annelies Verlinden.
Gérald Darmanin et la plupart de ses proches collaborateurs, savent parfaitement que cette politique mise en oeuvre ne permettra pas de faire diminuer le nombre de drogués. Mais pour le ministre Darmanin, cette politique XXL permet d’avoir une présence XXL dans tous les vecteurs de communication avec pour seul objectif, la présidentielle de 2027.
Serait-on face à un financement occulte de cette campagne !
Fabrice Rizzoli, spécialiste de la grande criminalité et des mafias, co-fondateur de l’association Crim’HALT, pointe du doigt l’échec de la politique internationale de prohibition de la drogue.
Selon lui, « jamais la drogue n’a été aussi disponible et accessible » en France, comme ailleurs dans le monde.
On suit toujours ici avec grande attention le procès de Miguel Angel Devesa , ancien policier espagnol, en Côte d’Ivoire qui va se tenir jusqu’à la mi-avril minimum.
On commencera à la remise du verdict de celui qui avait amené à Tarkint en 2009 entre 6 à 10 tonnes de cocaïne dans un tri-réacteur Boeing 727 (et avait assassiné son collègue, puis dépecé son corps à la tronçonneuse) ; ce sera dans une série d’une dizaine d’épisodes relatant le bourbier malien depuis cette période faste des transports de coke dans le pays.
Cerné, il a déjà commencé à balancer tout le monde dans l’espoir de minimiser son propre rôle !
Constitué de filatures, d’écoutes, de surveillances, le minutieux travail de l’OFAST est « indispensable à la lutte contre la criminalité organisée et particulièrement le narcotrafic », selon l’Association de police judiciaire. J’ajouterai la DNRED !
Le groupe dénonce par ailleurs la « focalisation de l’action publique sur la petite délinquance », qui pousserait à « l’absorption des petits groupes criminels par de plus grosses organisations mieux structurées et plus résilientes ».
Dans le même temps des exploits de notre Don Quichote de Beauvau, pour le seul mois de février,l’OFAST et la DNRED tapaient ou faisaient taper plus de 9 tonnes de cocaïne, 3,9 tonnes de résine de cannabis, 50 kilos de drogue de synthèse, 40 kilos d’héroïne, 86 armes, 24 véhicules, 1,4 million d’euros saisis – et 345 personnes interpellées.
Sobrement intitulé « Affaires marquantes », ce document de sept pages diffusé dans le cadre du plan national de lutte contre les stupéfiants ne recense que les principaux dossiers traités par l’Ofast avec le concours des services de police judiciaire locaux et de la DNRED, sans oublier la DEA et le MAOC-N.
En creux, ce document révèle l’ampleur d’un phénomène dont on perçoit mal comment les opérations « Place nette XXL », mobilisant des milliers de policiers et gendarmes dans les quartiers sensibles, pourraient, seules, venir à bout.
L’équipe de recherche a également eu accès à des déclarations d’agents de la DEA contenant des indications spécifiques selon lesquelles « Bacaizinho » pourrait avoir été lié à la tentative de coup d’État de février 2022 en Guinée-Bissau, au cours de laquelle 11 personnes sont mortes.
Malam Bacai Sanha Jr, fils de l’ancien président de la Guinée Bissau a été condamné à plus de six ans de prison aux Etats-Unis pour son implication dans un trafic international d’héroïne.
Son père, Malam Bacai Sanha, a d’abord été installé par une junte comme dirigeant intérimaire en 1999 avant de perdre les élections l’année suivante. Il a remporté la présidence lors d’un scrutin en 2009, mais est décédé en cours de mandat en janvier 2012, alors qu’il se faisait soigner à Paris.
L’enquête avait révélé que Sanha Jr. aurait eu des contacts avec la ‘Ndrangheta, et plus précisément avec Claudio Cardamone, membre du clan Abbruzzese-Forastefano, avec lequel il aurait conclu des « accords commerciaux » dans le cadre d’une intrigue internationale centrée sur – selon les enquêteurs allemands et italiens – un important trafic de drogue, pouvant compter sur un soutien logistique au Portugal (pour Sanha) et en Amérique du Sud (pour Cardamone), grâce au blanchiment d’argent réalisé grâce au trafic de diamants.
La police judiciaire de Casablanca, sur la base d’informations précises fournies par la Direction générale de la surveillance du territoire national (DGST), a mis en échec une grande opération de trafic de drogue, aux premières heures de ce mercredi 27 mars.
L’un des quatre trafiquants de drogue, armé d’un fusil de chasse dont il a fait usage, a été abattu lors de cette opération.
contrôler la qualité du cannabis, empêcher la transmission de substances coupées et contribuer ainsi à une amélioration de la protection de la santé,
redoubler d’efforts en termes d’information et de prévention,
renforcer la protection des enfants et des jeunes.
« Le cannabis acheté sur le marché noir comporte souvent des risques pour la santé, puisqu’il peut avoir été coupé avec d’autres substances et qu’il peut présenter une teneur en tétrahydrocannabinol (THC) inconnue ne permettant pas aux consommateurs d’en évaluer la puissance »
C’est pourquoi le gouvernement allemand s’est engagé pour une nouvelle politique des drogues. La proposition de loi désormais adoptée par le Bundestag se base sur le document exposant les questions clés en la matière, comportant deux piliers, présenté en avril 2023 par le ministre fédéral de la Santé, Karl Lauterbach, ainsi que le ministre fédéral de l’Agriculture, Cem Özdemir. La protection des enfants et des jeunes constitue un élément essentiel de la proposition de loi.
Il sera possible d’acheter du cannabis en Allemagne, dans la limite de 25 grammes par jour. Il sera également possible de cultiver jusqu’à trois plants pour son propre usage. Mais la consommation (et la possession) de cannabis resteront très encadrées. Il sera interdit de consommer à proximité de mineurs, d’écoles, de crèches et d’installations sportives et les jeunes de moins de 18 ans ne seront pas autorisés à posséder et à consommer du cannabis. Pour rappel, jusqu’ici, la possession de cannabis était passible d’amendes et de peines de prison pour les cas les plus graves.
Dans un second temps, à compter du 1er juillet, les Allemands pourront intégrer des associations appelées « clubs de cannabis » pour cultiver et distribuer cette plante.
Dans ces clubs qui pourront vendre un maximum de 25 grammes par jour et pas plus de 50 grammes par mois à leurs membres, le nombre de membres sera limité à 500 personnes tout au plus et entre 18 et 21 ans, les membres ne pourront obtenir que 30 grammes par mois de cannabis avec un taux de principe actif THC limité à 10 %.
Dans ces clubs, seulement pour les membres, il sera possible d’acheter graines et boutures de cannabis pour la culture à domicile, à hauteur d’un maximum de sept graines ou de cinq boutures.
C’est Narcodiario qui nous informe que c’est du côté de Mapasingue que suite à un signalement anonyme, le camion qui transportait des bananes et 1558 kilos de cocaïne destinés sans doute à être transbordé dans un conteneur au port de Guayaquil a été interceptépar les policiers.
En 1881, l’État se fit fabricant de drogue à Saïgon, alors en Indochine française, comme il était fabricant de tabac en métropole.
Par Gérard-Michel Thermeau.
Tout avait bien commencé pourtant. La loi du 19 juillet 1845 assimilait l’opium à un poison, le rangeant, au même titre que la morphine, dans la liste des substances vénéneuses et renforçant son contrôle à la vente. À l’occasion de l’Exposition universelle de 1851, les Français dénonçaient vertueusement les méthodes britanniques en Inde : l’administration fiscale britannique avait créé des bureaux de débit de liqueurs et d’opium pour favoriser les recettes de la taxe dite akbarie. Seuls des Anglo-saxons pouvaient ainsi faire fi de la santé publique pour remplir les caisses de l’État.
Dix ans plus tard, toutes ces belles intentions et ces nobles indignations avaient été oubliées. La Cochinchine était devenue une possession française : la conquête de l’Indochine commençait.
Avec l’arrivée d’immigrants chinois, la consommation d’opium allait se développer. L’administration coloniale française vit tout de suite les profits qu’elle pouvait en retirer : l’opium fut taxé comme l’était l’alcool. L’impôt fut d’abord affermé à des Chinois mais la redevance annuelle rapportait peu en regard de l’accroissement continuel de la vente.
Une manufacture d’État pour fabriquer la drogue
Aussi, en 1881, le système de la ferme fut abandonné au profit de la régie. L’État se fit fabricant de drogue comme il était fabricant de tabac en métropole. Une superbe manufacture d’opium, une manufacture d’État, fut construite au centre même de Saïgon, rue Paul-Blanchy, occupant plus d’un hectare. Elle employait 25 Européens et 200 Asiatiques.
Dans les premières décennies, l’opium fumé en Indochine provenait en presque totalité de l’Inde britannique, suite à l’arrêt des exportations du Yunnan.
L’Administration des Douanes et Régies vendait les boîtes d’opium, par l’intermédiaire des Receveurs, soit directement aux consommateurs soit par l’intermédiaire de débitants qui tenaient des maisons spéciales, appelées fumeries.
L’opium était livré aux fumeurs dans des boites en laiton de 5, 10, 20, 40 et 100 grammes. On employait une telle quantité de feuilles de laiton parce qu’il y avait une forte concurrence en France pour en obtenir la fourniture auprès des adjudicataires.
Ces boites portaient l’estampille de la Régie et des marques de lot qui permettaient de se référer au procès verbal en cas de présomption de fraude.
C’est Narcodiario qui nous rapporte la situation actuelle au sud de l’Espagne.Jusqu’à huit « narco-lanchas » lestées de haschich ont été repérées ensemble sur la Costa del Sol et plusieurs autres en route vers le sud-est de la péninsule, mais les autorités manquent de moyens pour faire face à cette ‘armada’
Du côté de Manilva, la zone de la province deMalaga la plus proche du Campo de Gibraltar, des ‘narcolanchas’ en attente d’une amélioration des conditions météorologiques mais aussi dans d’autres points proches de Marbella et des environs de Mijas.
Pendant ce temps, les forces de sécurité continuent de mener des opérations avec plus ou moins de succès qui aboutissent parfois à des arrestations et à des saisies de bateaux.
La capacité du SVA, de la Guardia et de la Policia est cependant loin d’être suffisante pour les arrêter tous !
Alexandre Feltz, adjoint à la maire de Strasbourg en charge de la santé publique et environnementale, a annoncé mercredi sur France Bleu Alsace être « favorable » à une expérimentation locale de la légalisation du cannabis récréatif, ce qui doit être chose faite en Allemagne à compter du 1er avril prochain.
Après la Seine-Saint-Denis, la Bourgogne, le Nord et Marseille, la commission d’enquête sur les narcotrafics s’est rendue à Valence dans la Drôme, ce 28 mars 2024. Une ville moyenne, théâtre de violences récurrentes liées aux trafics de drogues comme il y en a de plus en plus dans le pays.
Valence n’a pas été choisie au hasard. Depuis trois ans, les habitants tentent d’interpeller sur ce qu’ils décrivent comme « un climat de guerre ». Règlements de compte, trafic de stupéfiants, guerres entre quartier, et surtout fusillades récurrentes, minent le quotidien des quartiers classés politique de la Ville de Valence, principalement Fontbarlettes et le Plan.
Ce phénomène de villes moyennes touché par des phénomènes de violence d’une intensité inédite concerne de plus en plus de communes, selon la commission d’enquête du Sénat sur l’impact du narcotrafic en France.
Créée en novembre 2023, cette commission d’enquête fait étape dans la Drôme, car le département a été fortement frappé avec quatre meurtres en quelques jours à Valence en 2023.
Entre autres enseignements, un des modes opératoires utilisés par certains membres des forces de sécurité pour améliorer leurs chiffres de saisies : permettre la croissance d’un cartel qui, en échange, fournit des informations sur les autres, s’emparant du marché et bénéficiant aux agents corrompus.
En trois ans, le journaliste Romain Bolzinger a réussi à infiltrer le cartel de Sinaloa au Mexique, l’une des organisations les plus dangereuses et les plus puissantes au monde, et à gagner la confiance des trafiquants. Grâce à son accès privilégié, il parvient à pénétrer dans leurs laboratoires cachés, découvrir leurs kidnappings, rencontrer leurs tueurs à gages et écouter leurs histoires de corruption
Grâce à l’enquête de Bolzinger et aux témoignages d’anciens partenaires, avocats, anciens agents de la DEA ou victimes du trafic de drogue, nous connaissons l’une des raisons qui ont fait prospérer le cartel de Sinaloa, quel a été le rôle des autorités mexicaines et américaines et ce qui s’est réellement passé. dans le cas d’El Chapo Guzmán.
« Narco Circo » révèle les mécanismes politiques et financiers à l’origine du trafic de drogue dans cette région du monde, une industrie mondiale devenue trop grande et trop puissante pour être démantelée.
Qui est qui dans « Narco Circo »
Le cartel de Sinaloa est une organisation criminelle mexicaine dédiée au trafic de drogue. Il est considéré comme l’un des cartels les plus puissants et les plus influents au monde.
Il était dirigé par Joaquín Guzmán, « El Chapo », jusqu’à son arrestation en 2016. Le documentaire montre comment le cartel a prospéré grâce à la complicité du gouvernement mexicain et à la politique erratique des États-Unis. El Chapo Guzmán était l’un des trafiquants de drogue les plus puissants du Mexique. Il a été le chef du cartel de Sinaloa aux côtés d’Ismael El Mayo Zambada jusqu’à son extradition en 2017 vers les États-Unis. Tout au long du documentaire, nous assisterons à son ascension et à sa chute. Il a été arrêté, emprisonné et évadé à plusieurs reprises (grâce à la protection dont il bénéficiait) et est devenu le deuxième homme le plus recherché par le FBI et Interpol. En juillet 2019, il a été condamné à la réclusion à perpétuité;
L’un des points forts du documentaire, auquel Narcodiario a eu accès pour la première fois, a été la reconstitution de la visite d’un ancien membre de la Police Fédérale du Mexique à la résidence secrète d’El Mayo Zambada qui, à ce jour, passe pour être le boss du cartel jamais arrêté et, probablement, toujours à un niveau hiérarchique au-dessus du susmentionné Guzmán.
La DEA est la Drug Enforcement Administration des États-Unis, dédiée à la lutte contre la contrebande et la consommation de drogue dans son pays
90 % des drogues entrent aux États-Unis via le Mexique, c’est pourquoi la coopération entre les deux pays pour lutter contre le trafic de drogue est essentielle.
Felipe Calderón Hinojosa a été président du Mexique du 1er décembre 2006 au 30 novembre 2012. Il a promis de mettre fin au trafic de drogue, mais rien n’est plus éloigné de la vérité : la fausse guerre contre le trafic de drogue menée au cours de ses six années de présidence a donné comme un résultat, des dizaines de milliers de morts au Mexique. Un système complètement corrompu qui a renforcé le cartel de Sinaloa et l’autonomisation de ses dirigeants, « El Chapo » et « El Mayo ».
Genaro García Luna était secrétaire à la sécurité publique du Mexique sous l’administration Calderón. Il était son bras droit dans la soi-disant « guerre contre le trafic de drogue ». Au cours des premières années, la société mexicaine le considérait comme le rempart efficace contre les narcos, mais il s’est vite révélé que tout était faux et qu’en réalité, il recevait des pots-de-vin et était allié au cartel de Sinaloa. Grâce à lui, le cartel n’a pas eu de rival. Un des témoignages / Movistar Plus+ « Narco Circo » a été diffusé dans son intégralité avec ses quatre épisodes le lundi 25 mars sur Movistar Plus+.