AVISEUR INTERNATIONAL

Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — marcfievet@live.fr — 33 (0) 6 84 30 31 81

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SENEGAL : 300 kg de yamba saisis entre Yoff et Guédiawaye

L’office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) a réussi une prouesse, hier, en saisissant 300 kg de chanvre indien entre Yoff et Guédiawaye.

D’après le quotidien l’AS, c’est suite à une information que les éléments de l’Ocrtis ont suivi ce tuyau les menant dans un premier temps à Guédiawaye, où une quantité de 20 kg de chanvre indien a été saisie. Ce, suite à l’interpellation de trois individus supposés être les dealers. Ainsi, un interrogatoire serré de ces derniers a amené les éléments de l’Ocrtis, dans un second temps, à Yoff. Sur place, c’est une quantité de 280 kg de l’herbe qui tue qui a été découverte. Ce qui fait une moisson de 300 kg de chanvre indien, rien que dans la journée d’hier.

LIRE sur:

http://www.senxibar.com/OCRTIS-300-kg-de-yamba-saisis-entre-Yoff-et-Guediawaye_a35846.html

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SANTO DOMINGO: decomisan 85 kilos de cocaína y apresan a dos peruanas y un holandés

Decomisan 85 kilos de cocaína y apresan a dos peruanas y un holandésEN EL MULTIMODAL CAUCEDO OCUPARON 50 PAQUETES DE COCAÍNA EN UN CONTENEDOR QUE IBA HACIA EUROPA

Isaura Félix Peralta
Santo Domingo

La Dirección Nacional de Control de Drogas (DNCD) informó que en las últimas horas han decomisado más de 85 kilos de presumiblemente cocaína o heroína en los puertos Multimodal Caucedo y Haina, así como en el Aeropuerto Internacional de Punta Cana, hechos por los cuales hay apresadas varias personas, entre ellas dos peruanas y un holandés.

En el Multimodal Caucedo ocuparon 50 paquetes de cocaína en un contenedor que iba hacia Europa, donde serían transportados por un barco, procedente de un puerto de Manzanillo, Panamá.

Los paquetes estaban dentro de un bulto, envueltos en plástico transparente y papel carbón negro y azul. Dentro del contenedor también se ocupó una cizalla.

El contenedor fue embarcado en calidad de importación hacia República Dominicana en un buque de nombre “Bodo Schulper”.

Asimismo, decomisaron 22.88 kilos de cocaína en la bodega de un barco en el muelle de Haina, procedente de Colombia. La droga estaba dividida en 20 paquetes, escondidos debajo de una barra cuadrada de acero en el interior de un saco de tela en una de las bodegas de la motonave de matrícula colombiana.

También informaron el apresamiento de dos ciudadanas peruanas que llegaron al Aeropuerto Internacional de Punta Cana con una cantidad indeterminada de cocaína o heroína líquida impregnada en la ropa que traían en sus maletas.

Las mujeres, de 35 y 40 años, llegaron en un vuelo de aerolínea Avianca, procedente de Lima, Perú, y fueron detenidas porque presentaban un perfil sospechoso, por lo que agentes de la DNCD, en presencia de una fiscal adjunta procedieron requisar los equipajes.

En una de las maletas había 30 prendas de vestir, con la droga impregnada, con un peso provisional de 12 kilos y 85 gramos.

Por el hecho fueron detenidos para investigación dos hombres de 35 y 26 años, quienes esperaban a las mujeres.

http://www.listindiario.com/la-republica/2016/05/24/420499/decomisan-85-kilos-de-cocaina-y-apresan-a-dos-peruanas-y-un-holandes

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DOUANE FRANÇAISE: arrêté avec 64 kg de résine de cannabis sur l’A7

DOUANELe 17 mai, la brigade des douanes de Lyon a découvert 64,3 kg de résine de cannabis dans une Peugeot 206 break, interceptée au péage de Vienne sur l’A7.

La drogue était dissimulée à l’intérieur de trois caches aménagées dans le plancher du véhicule. Jugé en comparution immédiate lundi devant le tribunal correctionnel de Vienne, l’automobiliste a été condamné à 18 mois d’emprisonnement ferme avec maintien en détention ainsi qu’à une amende douanière de 128.600 euros (une fois la valeur de la marchandise).

La Peugeot a été confisquée au profit de la douane.

http://c.leprogres.fr/faits-divers/2016/05/24/arrete-avec-64-kg-de-resine-de-cannabis-sur-l-a7-amende-de-128-600-euros

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FRANCE (Yvelines): la police judiciaire saisit 1,2 tonne de cannabis

franceLes enquêteurs de la Direction régionale de la police judiciaire de Versailles ont mis la main lundi soir à Châteaufort (Yvelines), sur 1,2 tonne de résine de cannabis.

Les forces de l’ordre, qui agissaient d’initiative après avoir recueilli un précieux renseignement, ont surpris huit hommes, quatre Français et quatre Espagnols, âgés de 20 à 50 ans, en pleine action. Ils ont été placés en garde à vue à Versailles et leurs auditions sont en cours.

http://www.leparisien.fr/chateaufort-78117/yvelines-la-police-judiciaire-saisit-1-2-tonne-de-cannabis-24-05-2016-5824883.php

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FRANCE: les outils de l’Etat pour lutter contre le trafic de drogue

 

Drapeau_francaisLE MONDE | 23.05.2016

Par Benjamin Bruel

D’après une enquête publiée dimanche 22 mai par le quotidien Libération, l’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) François Thierry aurait laissé entrer en France plusieurs dizaines de tonnes de cannabis ces dernières années. En cause : sa proximité avec le trafiquant de drogue Stéphane V., un des « indics » de l’Office.

Pour démanteler un réseau, jusqu’où les relations entre policiers et trafiquants peuvent-elles aller ? L’affaire interroge la porosité entre les administrations policières et les milieux criminels.

Qui dirige la lutte contre le trafic de drogue ?

La Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Midelca) est au sommet de la pyramide politique en matière de stupéfiants. Depuis 1982, date de sa création, cette mission gouvernementale est directement placée sous l’autorité du premier ministre.

Elle est dirigée depuis septembre 2012 par Danièle Jourdain-Menninger, femme politique et ancienne conseillère municipale PS de Granville (Manche). La mission de la Midelca est principalement de coordonner l’ensemble des acteurs en matière de lutte antidrogue. Qu’il s’agisse de prévention, de lutte contre la toxicomanie ou de lutte contre les trafics, cette mission interministérielle se veut être le lien entre l’ensemble des acteurs en métropole et en outre-mer.

D’autres administrations sont impliquées. En matière de lutte contre les réseaux de trafic de stupéfiants, c’est évidemment auprès du ministère de l’intérieur qu’il faut se tourner. En son sein, l’Ocrtis dirige les différentes administrations (police, gendarmerie et douane) chargées de combattre les business illégaux sur le terrain. L’Ocrtis, dont François Thierry était directeur jusqu’au début de mars, a donc d’abord une mission de coordination.

Mais c’est également un service de police judiciaire à compétence nationale. L’Ocrtis centralise ainsi les renseignements sur les filières de trafic et procède également à des enquêtes sur l’ensemble du territoire. L’administration est aussi le représentant français auprès d’organes internationaux de lutte contre la criminalité : c’est un des correspondants d’Interpol en France.

La brigade des stupéfiants, mais aussi les services des douanes sont les principaux bras armés de l’Ocrtis. Sur le terrain, les brigades des stupéfiants sont les acteurs de la lutte contre les trafics. A Paris, les « stups » sont d’ailleurs le seul interlocuteur de l’Ocrtis en matière de démantèlement des trafics.

Quelle est la politique du pays en matière de lutte contre les réseaux de drogue ?

En septembre 2013, la Midelca a dévoilé le plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives qui s’étendra jusqu’à la fin du quinquennat de François Hollande. Ce plan, qui comporte également un pendant lié à la santé et à la prévention, s’attache surtout à apporter des solutions à la lutte contre les réseaux.

Pour « intensifier la lutte contre les trafics », le gouvernement veut d’abord « agir en amont », c’est-à-dire prévenir l’entrée de la drogue en France. Parmi les mesures, on peut noter la volonté d’accroître les collaborations avec des services de police étrangers, ou la volonté de contrôler les nouveaux « vecteurs ». Internet est de ceux-ci, évidemment, puisqu’en 2012, 693 boutiques de « vente de drogue en ligne » étaient répertoriées dans l’Union européenne. Le « vecteur aérien » est aussi mis en avant : les trafiquants utiliseraient les aérodromes secondaires pour introduire du cannabis dans le pays.

La Midelca souhaite également lutter contre le trafic de drogue dans les villes, en fonction des différents « tissus urbains ». L’organisme veut ainsi coordonner les actions vers les « zones de sécurité prioritaire » pour lutter contre le trafic local. « Cette réponse doit être conçue en lien avec l’ensemble des administrations, des partenariats locaux (notamment associatifs), des collectivités territoriales et des habitants concernés », est-il expliqué dans le plan.

Le plan entend également poursuivre la lutte contre les grands réseaux disposant de « ramifications internationales » : au sein de l’UE, il existerait actuellement 3 600 groupes criminels actifs, dont la moitié serait impliquée dans le trafic de drogues, d’après Europol.

Deux derniers axes sont mis en avant par la Midelca. Le premier concerne les « grandes tendances émergentes en matière de production et d’offre », c’est-à-dire intensifier la lutte contre la « cannabiculture » : 4,6 millions de plants de cannabis ont été saisis en Europe en 2011. La dernière priorité concerne une « action ciblée » dans les outre-mer, notamment aux Antilles, où le trafic de cocaïne est particulièrement intense.

Peut-on quantifier l’intensité du trafic en France ?

Commandée par la Midelca, une « estimation des marchés des drogues illicites en France » a été réalisée par trois chercheurs et publiée en octobre 2015. Plusieurs grandes tendances émergent du rapport :

  • Le cannabis génère près de la moitié (48 %) du chiffre d’affaires de l’ensemble des drogues en France, soit entre 810 et 1 425 millions d’euros. D’après l’étude, la consommation de cannabis en France n’a pas significativement évolué entre 2005 et 2010, mais le chiffre d’affaires a augmenté de 33 % en raison de prix plus élevés.
  • Le marché de la cocaïne est en constante augmentation. En 2010, il atteindrait un chiffre d’affaires de 902 millions d’euros, soit 15 tonnes consommées. Pour les chercheurs, cette augmentation est due à la division par trois du prix de la cocaïne entre 1990 et le milieu des années 2000.
  • Pour les chercheurs, le marché de l’héroïne effectuerait également son « retour » avec entre 5,1 et 8,2 tonnes consommées en 2010, soit entre 204 et 329 millions d’euros de chiffre d’affaires.
    • Le marché des « drogues de synthèses » (MDMA, ecstasy) est également estimé pour la première fois dans l’étude. Cependant, les fourchettes sont extrêmement larges : le chiffre d’affaires des ventes serait compris, en 2010, entre 13,2 millions d’euros et 71,6 millions d’euros.

Comment mesure-t-on l’importance d’une saisie de drogue ?

Régulièrement, la presse met en avant les quantités de drogues saisies grâce à une interpellation ou à l’interception d’un convoi de drogue. Il est difficile de mesurer l’importance d’une saisie, tant celles-ci peuvent sembler importantes.

Depuis 2007, on peut observer une baisse des quantités de cannabis saisies en France. Selon l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT), cela est dû à « l’importance croissante du marché de l’herbe en France », dont 158 000 plants ont été saisis en 2014 sur le territoire, le « plus haut niveau jamais observé ». Les saisies de résine de cannabis (36,9 tonnes) sont en baisse de près de 50 %, d’après l’OFDT, selon les données fournies par l’Ocrtis.

L’apparition de nouvelles routes empruntées par les trafiquants, dont le passage par la Libye, et de nouvelles techniques reposant, notamment à partir de l’Espagne, sur « des convoyages de résine (…) plus discret » : les go slow.

Ainsi, en 2014, les services de police et des douanes ont, en moyenne, collecté 128 kilogrammes de cannabis par jour en France. Les saisies de cocaïnes sont, en revanche, beaucoup moins nombreuses : 6,8 tonnes ont été interceptées en 2014, un chiffre en « nette augmentation », note l’Observatoire. La saisie de 1,4 tonne de cocaïne au Havre (Seine-Maritime) en février 2014 fait donc figure d’exception.

Benjamin Bruel

http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2016/05/23/les-outils-de-l-etat-pour-lutter-contre-le-trafic-de-drogue_4924981_4832693.html

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CANAL+: Stups, un trafic d’Etat ? On en parle avec @Will_ld, @efansten et Marc Fiévet.

Le Grand Journal

Stups, un trafic d’Etat ? On en parle avec , et Marc Fiévet.

2016-05-24 (6)
la video

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FRANCE (affaire François Thierry): Bercy (DNRED) contre Beauvau (OCRTIS), les ratés de la guerre contre la drogue

En attendant, les trafiquants ont encore de beaux jours devant eux, puisqu’ils semblent décider de la quantité qui sera saisie, et quand.
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Après la saisie de 7 tonnes de shit à Paris, la justice a mis son nez dans la lutte contre le trafic de stups. Où l’on découvre que les douaniers ont mis par terre l’enquête prometteuse de la PJ, avec à la clef de lourds ennuis pour les indics…
Sipa

Jusqu’où les services de lutte contre le trafic de stupéfiants peuvent-ils aller pour infiltrer les réseaux ? Jusqu’où peuvent-ils couvrir les commeçants du shit pour en faire tomber d’autres ? Tant que cette guerre se mène loin des yeux et des oreilles du public, tout va bien. Dés lors que l’on ouvre la boite de Pandore, les dessous peu chics vous sautent à la figure. C’est exactement ce qui est en train de se produire, avec des avocats bien décidés à déstabiliser les services de l’Etat, des services souvent plus concurrents que fraternels et désormais, il fallait s’y attendre, des voyous qui se lâchent (ils auraient tort de s’en priver) dans les bureaux de la police des polices. Un déballage peu glorieux qui jette notamment la suspicion sur les pratiques de la police judiciaire, avec cet ex-indicateur qui raconte comment des policiers auraient participé au déchargement d’une cargaison de shit dans le sud de l’Espagne, comme le rapporte ce lundi 23 mai Libération…

Reprenons. Officiellement, tous les services de l’Etat travaillent main dans la main contre le trafic de stupéfiants. Deux des trois commissaires qui chapeautaient l’office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS), fleuron de la police judiciaire (PJ), ont été appelés à d’autres fonctions, pas forcément déshonorantes au demeurant, puisque son chef, le commissaire François Thierry, occupe désormais un rôle clef au cœur du dispositif antiterroriste, mais officiellement, on ne change pas une équipe qui gagne. Le shit est à tous les coins de rue, mais officiellement tout va bien…

Officieusement, c’est une autre histoire : les coups bas n’en finissent pas entre deux des principaux acteurs de la répression, les douanes et la PJ. Ultime rebondissement : le rapatriement en hélicoptère, par le GIGN (groupe d’intervention de la gendarmerie nationale), de Bruxelles, où il a été interpellé, à Paris, d’un voyou patenté, logisticien millionnaire du trafic de cannabis, à qui certains taillent un costume d’indicateur de l’Office des stups…

D’un côté, la DNRED (direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières) et ses plus de 700 agents, oeuvrant sous la coupe du ministère de l’économie et des finances ; de l’autre, l’OCRTIS, rattachée à la Place Beauvau. Deux services de pointe censés rouler dans le même sens, sauf qu’ils se retrouvent parfois concurrents sur le terrain, et qu’à force de mauvaises manières, c’est la crédibilité de la lutte contre le trafic qui s’en trouve affectée. Au cœur du dernier bras de fer en cours, les suites de la saisie de sept tonnes de shit par la douane, entreposées dans quatre camionnettes (louées dans la même agence) négligemment stationnées sur un boulevard du chic 16ème arrondissement, en octobre 2015. Sept tonnes importées en France sous très haute surveillance, puis que les douaniers étaient sur le coup depuis le chargement au Maroc, grâce à un aimable informateur visiblement soucieux de se débarrasser de quelqu’un… mais aussi l’Office des stupéfiants, qui avait également un correspondant au cœur du trafic en la personne du logisticien chargé du convoi : un camion chargé de dix huit tonnes de cannabis, cachées au milieu de plats à tajine. Une livraison surveillée en bonne et due forme, selon les termes consacrés, autrement dit une commande verrouillée par les services de l’Etat, sous le contrôle de la justice, pour piéger des trafiquants autrement intouchables.

Les douaniers savaient-ils que la PJ attendait beaucoup de la livraison de cette marchandise, espérant bien neutraliser un réseau de revendeurs ? Les policiers en ont aujourd’hui la certitude, ce qu’ils ont d’autant de mal à digérer que les douanes se sont offerts une saisie « sèche », sans arrêter le moins dealer. Et que cette neutralisation est en passe de déboucher sur le plus formidable pataquès que la lutte contre la drogue ait connu. Avec des conséquences que le ministre de l’Intérieur, Général de cette « guerre » contre la drogue, ne saurait ignorer.

D’abord confiée à l’Office des stups, l’enquête judiciaire a atterri entre les mains de la brigade des stupéfiants de la préfecture de police. Indices : plusieurs éléments matériels retrouvés dans les fameuses camionnettes (un ticket bancaire, des vêtements, une tranche de pizza…) ont permis d’identifier un homme que nous appellerons Imed, pour sa sécurité personnelle, lequel serait l’un des principaux informateurs de la PJ sur le marché du cannabis. Un homme que traitait en direct le chef de l’Office, eut égard au rang de ce « tonton » et à son passé dans le crime. Le genre d’informateur que tout « poulet » normalement calibré souhaiterait avoir dans son carnet d’adresses, à charge pour lui de le laisser se payer sur la bête. Un « collaborateur » sérieux et efficace. Un garçon d’une quarantaine d’années, « vif, intelligent et respectueux » selon son avocat, qui réussissait si bien qu’il avait cassé les prix, probablement l’une des raisons pour lesquelles il dérangeait tant ses concurrents. Sauf que cet homme dort en prison depuis son rapatriement aéroporté de Bruxelles, où il a été arrêté alors qu’il retrouvait sa compagne, venue lui rendre visite depuis Paris, cette prison qu’il avait réussi à éviter depuis cette fameuse incarcération en Espagne, durant laquelle des policiers français lui avaient rendu une visite intéressée.

Les douanes ont fourni plusieurs explications baroques au lendemain de l’enlèvement des camionnettes (à l’aide de grues empruntées à un dépanneur du Val-de-Marne). Elles ont expliqué avoir été alertées par un voisin, avancé l’idée que leurs chiens avaient détecté le produit par hasard, mais comment auraient-elles localisé le lieu de stationnement si l’un des véhicules n’avait pas été équipée d’une balise ? L’Office des Stups, lui, ne savait pas où elles étaient garées, ayant choisi d’attendre la livraison pour passer à l’offensive. Une fusée à plusieurs étages, puisqu’il s’agissait dans un second temps d’infiltrer un important réseau européen, projet malencontreusement tombé à l’eau.

« Un massacre », résume un cadre de la PJ, qui défend cette méthode consistant à s’appuyer sur des voyous installés au cœur du trafic, la seule permettant à ses yeux de réaliser des affaires. Un coup d’autant plus sévère que le « tonton » ne va être le seul à devoir s’expliquer : les policiers eux aussi seront entendus par les juges, peut-être même auront-ils droit à des perquisitions, même si celui que nous appelons Imed opte pour l’omerta, sa seule issue s’il tient à la vie. Sauf que dans la maison d’en face, aux douanes, on ne compte pas les points de la même façon : la seule chose qui compte c’est le nombre de tonnes saisies que l’on affiche en fin d’année, 150 tonnes environ contre 5 pour la PJ, un chiffre qui doit être en hausse si l’on veut obtenir les bonnes grâces du ministre des Finances. Quitte à le gonfler artificiellement, en actionnant l’importation de marchandise sur le territoire français ou en comptabilisant une drogue saisie en haute mer et destinée à un pays tiers, le tout en recourant à des méthodes très similaires à celles de leurs concurrents de l’Office, avec une petite nuance, d’ordre sémantique : aux douanes, l’informateur est appelé « aviseur ». Et une autre d’ordre financière : l’ « aviseur » est plus grassement rémunéré que le « tonton », des primes qui peuvent aller jusqu’à 1 000 euros par kilo de cocaïne saisi, comme ce fut consigné par la justice il y a 5 ans, lorsqu’éclata un scandale dont l’affaire des sept tonnes pourrait bien être une réplique.

L’histoire démarre par un courriel reçu en novembre 2011 par l’Office des Stups, où il était question d’agents « corrompus » de la DNRED accusés d’avoir purement et simplement détourné « plusieurs kilos de cocaïne avec l’assistance de trois informateurs », dont un certain « Pacho ». Un mail également adressé à un magistrat du Parquet de Paris, avec tous les détails. Une enquête préliminaire est lancée et voilà Jean-Paul Garcia, directeur de la DNRED, entendu à l’Office des Stups par le patron et son adjoint. Deux des douaniers visés dans le fameux mail ont déjà été mutés, avant dispersion des survivants de l’équipe, soutient le directeur, mais pas pour des raisons disciplinaires. Seule ombre au tableau à sa connaissance : ses hommes n’ont pu exfiltrer à temps une source lors d’une opération baptisée « Hard Rock Café », une livraison surveillée entre la Colombie et l’Italie, via la France, validée par le Parquet, au cours de laquelle l’aviseur, un certain Pacho, avait réceptionné plusieurs paquets d’une vingtaine de kilos auprès d’une passeuse…

« Je suis étonné qu’on puisse attacher autant d’importance à cette lettre anonyme », déclare le directeur de la DNRED sur procès verbal. Pour lui, on cherche à « déstabiliser le service ». Mais la machine judiciaire est lancée : les dix kilos mentionnés dans le mail dormaient dans un coffre du service, où ils sont saisis par la police. Incarcéré, Pacho, l’informateur colombien, ne se fait quant à lui pas prier pour raconter ce qu’il sait. Comment les douaniers en poste à Roissy prélevaient les valises contenant la marchandise et les sortaient de l’aéroport. Combien il était payé par kilo saisi. Combien les douanes lui doivent. Sans oublier de mentionner le grand projet qui se profilait lorsqu’il a été coffré : le transfert par avion de six tonnes de cocaïne entre la Colombie et le Maroc, puis leur acheminent sous contrôle jusqu’en France, à destination de clients russes et hollandais…

De là à imaginer que la saisie de sept tonnes et la mise à mal de l’un des meilleurs informateurs présumés de l’Office des Stups soit une réponse à cet épisode désastreux pour les douanes, il y a un pas que certains franchissent, mais qu’un douanier dément vertement : « Entamer une guerre avec la police serait crétin ».

En attendant, les trafiquants ont encore de beaux jours devant eux, puisqu’ils semblent décider de la quantité qui sera saisie, et quand.

Frédéric Ploquin

Journaliste à Marianne, j’écris sur la Place Beauvau depuis 1982. J’ai suivi le dossier « police » au Matin de Paris, puis à l’Evénement du jeudi, avant de poursuivre à Marianne.
Braquages spectaculaires ou foireux, traques vaines et coups de filets retentissants, coups de feu ciblés ou hasardeux, évasions en douce ou explosives, armes en stock et cocaïne en soute, il n’est pas un jour sans que flics et voyous ne fassent parler d’eux.

http://www.marianne.net/fredericploquin/affaire-francois-thierry-bercy-contre-beauvau-les-rates-guerre-contre-drogue

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FRANCE: aux stup’s, les mauvaises habitudes ont la vie très très dure…

OCRTIS123 mai 2016

Par CREDO

Blog : Le blog de CREDO

Après RTL, le Parisien et nous même (info.agencedepresse-credo.fr le 16 mars 2016), c’est Libération qui, ce matin, y va de son dossier sur les méthodes de travail de l’Office central du trafic illicite des stupéfiants… Sauf qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil, loin de là !

L’IGPN (la police des polices) continue son enquête autour de la saisie, en octobre 2015 dans le XVIe arrondissement de Paris, de 7 tonnes (!) de cannabis par les services des douanes. « Une incroyable histoire » pour certains observateurs. Encore plus incroyable si l’on en croit les confidences d’un « infiltré » publiées aujourd’hui par Libé qui raconte comment, au printemps 2012, il a gardé une villa espagnole où sont parvenus près de 19 tonnes de shit transbahutées, selon cet informateur, par les policiers eux-mêmes. Et bien, malheureusement cette histoire n’est ni extraordinaire, ni unique. Que peut-on reprocher aux policiers de l’OCRTIS, en commençant par leur patron ? Leur trop grande proximité avec un très important trafiquant de drogue qui aurait aussi été leur indic, y compris dans cette affaire de 7 tonnes de shit. Au fil des informations livrées à la sagacité de chacun, depuis le début de l’affaire, on avait compris que ces 7 tonnes de shit faisaient en fait partie d’une livraison « surveillée ».

Franco et Carlos

Cette méthode est tolérée par la justice, à condition d’être très encadrée par des magistrats. Ainsi ne faut-il pas que la police soit à l’initiative de la fourniture  de la drogue, même en la faisant transiter par un trafiquant qu’elle manipulerait. Contre toute attente, à l’OCRTIS, il fut une époque où cette (mauvaise) façon de faire était tombée dans le quotidien. Deux sud-américains, Franco et Carlos, étaient appointés par les policiers français pour « monter des coups ». Ils avaient même leur bureau aux stup’s où – officiellement – ils étaient appointés comme interprètes… La drogue provenait souvent de saisies antérieures. Les policiers allaient même parfois la chercher auprès de collègues d’Amérique du Sud. Je me souviens de l’arrivée à Paris de plusieurs dizaines de kilos de coke convoyés par un commissaire de l’OCRTIS qui, déclinant son identité auprès du commandant de bord, avait fait passer le contenu du colis comme étant classé secret défense afin de le garder avec lui en cabine. La came venait des services fédéraux anti stup’s brésiliens. A Roissy, les voitures de l’OCRTIS attendaient sur le tarmac afin que le commissaire – convoyeur ne passe ni par la douane ni par la Police aux frontières (PAF). Le scandale des affaires menées par Franco et Carlos avait été découvert par un policier et un magistrat Suisse. L’un des indics avaient fini par raconter que, dans leur magouille, tout le monde se sucraient, des policiers en premier. Mais aucune enquête n’avait été réellement menée dans les rangs de la police française. L’un des patrons de l’OCRTIS devint même par la suite directeur central de la police judiciaire. En 2008, un commissaire de police, principal artisan de cette « police connection »,  avait été discrètement exfiltré de l’OCRTIS à la DCRI. Les terroristes et les espions n’avaient qu’à bien se tenir ! Aujourd’hui, c’est le chef de l’office qui, voici peu, a été transféré à la sous – direction antiterroriste de la PJ où il est devenu adjoint de l’adjoint du chef. En attendant que l’IGPN et la justice éclairent ses pratiques. Trafic d’Etat lance Libération ! Pour nos confrères il est quasiment impossible que personne n’ait été au courant de ces pratiques au-dessus du chef de l’OCRTIS. Et le quotidien de promettre très vite du mou dans la corde à noeux de la DCPJ. La principale interrogation que soulève cette dernière affaire est celle des relations du patron des stup’s avec cet indic, interpellé depuis en Belgique et livré à la France, et devenu au fil du temps un des « barons » du trafic de shit en France. En résumé, si l’on ne fait pas de « bonne police, sans basse police », jusqu’où peut-on aller dans la basse pour atteindre la bonne ? Et à la question : qui à la PJ était au courant, il y en a une autre, loin de n’être que subsidiaire : l’OCRTIS invoquant des livraisons contrôlées, des magistrats savaient-ils ? Ont-ils donné leur accord ? Si oui, pour ce volet du dossier, les policiers pourraient dormir tranquille. Ou alors, un procureur et/ou un juge d’instruction ont-ils juste fermé les yeux ? D’habitude, dans ce genre de procédure bien pourrie, c’était souvent parole de flic contre parole de voyou. Cette fois-ci, ce pourrait – être parole de flic contre parole de magistrat…

Alain Hamon/agence de presse CREDO

https://blogs.mediapart.fr/credo/blog/230516/aux-stup-s-les-mauvaises-habitudes-ont-la-vie-tres-tres-dure

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FRANCE (OCRTIS – DNRED): règlement de comptes au boulevard Exelmans

A la Une : le patron des Stups au cœur du trafic du drogue !
lundi 23 mai 2016
AFP
Un scoop retentissant dans Libération ce matin : le journal révèle et détaille par le menu « le rôle central de François Thierry, ancien numéro 1 de la lutte antidrogue, dans l’importation en France de plusieurs dizaines de tonnes de cannabis en lien avec un des plus gros trafiquants européens. Un système d’une ampleur inédite qui s’apparente, dénonce Libération, à un trafic d’Etat. »

Explications : tout commence avec la saisie par les douanes en octobre dernier, dans les beaux quartiers de Paris d’un peu plus de 7 tonnes de cannabis entreposées dans trois camionnettes. Une saisie record pour la capitale. Et l’enquête va réserver quelques surprises… Libération raconte : « Une facture retrouvée dans une des camionnettes et des traces ADN permettent rapidement de remonter jusqu’à un certain Sofiane H., bien connu des services de police. L’homme habite justement boulevard Exelmans, près du lieu où le cannabis a été retrouvé, dans un penthouse de 300 m2 avec piscine intérieure, dont le loyer de 9.000 euros est réglé chaque mois en cash. Mais il a surtout la particularité d’être un indic de l’Ocrtis, l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants, dûment immatriculé au Bureau central des sources. Un informateur au pouvoir exorbitant, directement traité par le patron de l’Office, et capable d’importer chaque mois plusieurs tonnes de shit en ‘livraison surveillée’. Cette technique d’enquête, très prisée des services de stups, permet de laisser passer de la drogue sous le contrôle d’un magistrat, afin de démanteler des réseaux de revendeurs à l’arrivée. Une technique légale. Sauf qu’en l’espèce, pointe Libération, Sofiane H. semblait bénéficier d’une protection en haut lieu, ce qui lui permettait de poursuivre ses activités sans jamais être inquiété. »

Des policiers déchargeant de la drogue…

Alors, s’interroge Libération, « jusqu’où l’Office central des stups était-il impliqué dans ce gigantesque scandale ? Et dans quelle mesure les magistrats ont-ils validé certaines procédures ? Un témoignage édifiant permet d’éclairer ce système de l’intérieur. »

Libération poursuit son récit : « ancien indic de François Thierry, bien connu des autorités françaises, Stéphane V. a livré de nombreux éléments à l’Inspection générale de la police nationale, chargée de l’enquête sur les méthodes des Stups. Il affirme notamment avoir été mandaté par François Thierry pour garder une villa, dans le sud de l’Espagne, entre mars et avril 2012. Pendant près de trois semaines, a-t-il expliqué, cinq hommes présentés comme des policiers français se relayaient pour charger et décharger sur la plage des dizaines de paquets remplis de drogue, récupérées sur des Zodiac venus du Maroc. Au total, 19 tonnes auraient transité par la villa au cours de ce seul séjour. Une mission payée à Stéphane V. en cash par François Thierry. Il sera à nouveau sollicité plusieurs fois par le grand patron des Stups pour des opérations identiques, jusqu’en décembre 2014. Selon ce témoin, jugé crédible par le parquet, le schéma était parfaitement rodé. La drogue était achetée en gros à Marbella. Une partie des équipes, préalablement identifiées par l’Ocrtis, était ensuite interceptée dans des ‘go-fast’ à la remontée. Les autres pouvaient alors inonder le marché sans être inquiétées. La came étant payée au départ, rien n’était perdu. Une stratégie basée sur un double objectif : faire grossir la taupe de François Thierry tout en éliminant les équipes concurrentes, grosses saisies et convocation de la presse à l’appui. »

Complicité ou incompétence ?

Cette affaire, digne des plus grands romans policiers, pose bien des questions… « La première est dérangeante, s’exclame Libération. Admettons que, pour mettre à terre les trafics internationaux, frayer avec l’illégalité soit nécessaire. A défaut d’être de la bonne justice, on parlera de ‘bonne police’. Mais quelles sont toutes les ramifications de cette filière ? Combien de petits trafiquants et de crimes se sont greffés à ces tonnes de cannabis ? Savoir que des policiers français ont directement mis la main à la pâte pour récupérer de la drogue venant d’Afrique – carrefour de trafics de toutes sortes, du crime organisé et du terrorisme combattu par… des soldats français – interroge, pour le moins. Quand on connaît la porosité entre la délinquance et le terrorisme en Europe, des Buttes-Chaumont à Molenbeek, on se dit qu’il y a matière là aussi à demander des comptes. »

Autre question posée par Libé, question posée à l’Etat : « comment un tel trafic de stupéfiants a-t-il pu se monter au nez et à la barbe de la hiérarchie, des magistrats, des parquetiers, des politiques et des premiers flics de France, de Guéant à Cazeneuve ? Par complicité, complaisance ou incompétence ? »
Deux précisions pour clore provisoirement ce chapitre explosif : contacté dimanche matin par Libération, le ministère de l’Intérieur n’a pas souhaité réagir avant la publication de l’enquête.
Et le commissaire François Thierry, discrètement débarqué des Stups en mars dernier, est actuellement N°2 de la Sous-direction antiterroriste de la PJ. Peut-être plus pour longtemps. Lui non plus, n’a pas souhaité répondre aux questions de Libération.

ÉCOUTEZ: http://www.rfi.fr/emission/20160523-une-france-patron-stups-coeur-trafic-drogue-cannes-cinema

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Par lefigaro.fr

Un témoignage met en cause l’ancien patron de la lutte antidrogue

L'enquête ouverte après la saisie record de sept tonnes de cannabis dans trois véhicules à Paris en octobre 2015 aurait révélé certains éléments surprenants, impliquant notamment un informateur, selon Libération.

Un individu se présentant comme un «infiltré» avec comme agent traitant l’ex-responsable des Stups, accuse ce dernier, dans Libération, d’avoir facilité l’importation en France de plusieurs dizaines de tonnes de cannabis avec des informateurs.

Un «trafic d’État», écrit Libération. Un témoignage publié ce mardi par le journal met en cause l’ex-patron de la lutte antidrogue. Stéphane V. se présente à Libération comme un «infiltré» ayant effectué «plusieurs missions pour l’État» avec pour agent traitant François Thierry, ex-patron de l’Ocrtis (Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants). Ce témoin, qui dit être inscrit comme informateur au Bureau central des sources en 2007, a été entendu par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris à la suite de ce témoignage, selon Libération.

L’homme âgé de 52 ans, qui affirme avoir travaillé également pour l’agence antidrogue américaine (DEA), dénonce «les méthodes de l’Office des stups depuis des années» en France. Il raconte qu’entre mars et avril 2012, «François Thierry (lui) a demandé d’aller garder une villa à Estepona» en Espagne. Là, «pendant vingt jours, cinq hommes se sont relayés pour charger et décharger des paquets de drogue sur la plage. François Thierry me les a présentés comme des policiers français. J’en avais déjà vu certains à l’Ocrtis», affirme Stéphane V. «Le cannabis arrivait du Maroc dans des Zodiac» et «en tout, 19 tonnes ont transité par la villa au cours de ce seuls séjour. La drogue remontait vers la France par “go-fast”», c’est-à-dire via des convois de voiture. «Seule une partie des voitures étaient interceptées», ajoute le témoin.

Une saisie record boulevard Exelmans éveille les soupçons

D’après l’enquête de Libération, François Thierry, qui a récemment quitté ses fonctions à la tête de l’Ocrtis, aurait ainsi joué un «rôle central» dans l’importation de «plusieurs dizaines de tonnes de cannabis» au bénéfice d’un présumé trafiquant de drogue, interpellé le 22 février en Belgique. Cet homme de 40 ans, Sofiane H., était recherché dans l’enquête sur la prise record de sept tonnes de cannabis à Paris, boulevard Exelmans, en octobre 2015, derrière laquelle de nombreuses zones d’ombre demeurent. Le fait que ce suspect soit un informateur et que la marchandise soit issue d’un lot beaucoup plus important, partiellement saisi au cours des jours précédents, aurait éveillé certains soupçons.

Selon Libération, Sofiane H. aurait été recruté comme informateur par François Thierry. Lui aussi enregistré au bureau central des sources, il a réussi à «s’imposer comme le plus gros trafiquant de l’Hexagone grâce à la protection» de l’ex-patron de l’Office central des stups. Cet informateur «au pouvoir exorbitant» était, toujours selon le journal, en mesure d’importer tous les mois plusieurs tonnes de stupéfiants en «livraison surveillée», une technique qui permet de laisser entrer de la drogue de façon contrôlée, pour mieux remonter aux revendeurs. Ce qui lui aurait permis de mener ses activités sans être inquiété par les autorités.

D’après le quotidien, le témoin Stéphane V. est «jugé crédible par le parquet». Il met en cause un commissaire de police félicité pour ses nombreux succès dans la lutte antidrogue. En-dehors de cette mise en cause personnelle, rappelle le quotidien, son témoignage risque de fragiliser certaines procédures dans le cadre d’affaires liées notamment à Sofiane Hambli.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/05/23/01016-20160523ARTFIG00077-un-temoignage-met-en-cause-l-ancien-patron-de-la-lutte-antidrogue.php

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ECUADOR: interceptan un semisumergible con una tonelada de cocaína en las islas Galápagos

SUBMERGALAPAEcuador ha interceptado con ayuda de la Policía de Colombia este domingo un semisumergible con aproximadamente una tonelada de cocaína cerca de las islas Galápagos, ha informado el viceministro del Interior Diego Fuentes en su cuenta de Twitter.

Además, Fuentes ha precisado que  el barco con cocaína ha sido abordado a unos 1.000 km de la costa ecuatoriana frente a la isla Genovesa. Tres personas han sido detenidas.

MAS: https://actualidad.rt.com/ultima_hora/208093-ecuador-interceptar-embarcacion-cocaina-galapagos

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Une opération menée par les forces équatoriennes et colombiennes a permis la saisie d’« environ une tonne de cocaïne » à bord de l’engin, a annoncé le vice-ministre de la Sécurité Diego Fuentes sur Twitter.

PLUS: http://www.ouest-france.fr/societe/faits-divers/un-semi-submersible-charge-de-cocaine-intercepte-4246979

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FRANCE (lutte contre le narcotrafic): les « Tartuffes » dans la tourmente

Des policiers qui « bougent » des valises marocaines! Du grand classique des méthodes utilisées dans la lutte contre le narcotrafic!

C’était déjà le cas il y a 20 ans!

DNRED (provocation douanière): vers Caracas avec des « James Bond » des Douanes françaises…

Aujourd’hui
pour marcoFRANCE (Stups): révélations sur un trafic d’Etat
OCRTIS 2016: bis repetita placent

NARCOTRAFIC (France): quand la cocaïne était rapatriée sous le regard bienveillant de l’OCRTIS et la DNRED

AIR COCAÏNE: la DNRED, l’OCRTIS, le TRACFIN avaient ils des informations sur cette affaire ?

FRANCE (OCRTIS): quant à la lutte contre le narcotrafic!

 

Il est grand temps de pratiquer un ménage complet dans nos institutions régaliennes si l’on veut réellement éviter de nouveau ce « Grand Bal des « Faux-culs  » auquel nous allons assister!

Car tous, j’écris bien tous, du BCS en passant par la DCPJ, la DNRED, l’ IGPN, l’ OCRTIS, le SIAT et ……… le Parquet vont rivaliser dans le port de « faux-nez ».

Marc Fievet – NS 55 DNRED

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NARCOTRAFIC (France): quand la cocaïne était rapatriée sous le regard bienveillant de l’OCRTIS et la DNRED

Avatar de Marc FievetAVISEUR INTERNATIONAL

les PIEDS NICKELÉS chez les narcotrafiquants

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C’est un des derniers tabous dans les affaires de stups : la provocation policière, ou comment monter un dossier de toutes pièces pour réaliser une grosse saisie ou faire tomber un réseau. Cette pratique, formellement proscrite par le code de procédure pénale, est difficile à établir faute d’éléments probants. C’est pourtant pour cette raison que la cour d’appel de Paris vient d’annuler l’intégralité d’une procédure visant un vaste trafic de drogue entre la…

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AIR COCAÏNE: la DNRED, l’OCRTIS, le TRACFIN avaient ils des informations sur cette affaire ?

Avatar de Marc FievetAVISEUR INTERNATIONAL

Depuis la fameuse saisie des camionnettes  lestées  de cannabis  qui permit à  François Hollande d’aller faire le beau avec son copain Michel Sapin au siège  de la DNRED pour encenser ce grand service dont le directeur, le DI Jean Paul Garcia, était  absent .
Comme sont absents aujourd’hui dans le dossier  » Air cocaïne  » nos services spécialisés en matière de stupéfiants.
Nos services spéciaux ne seraient ils  aujourd’hui  devenus que des « faire valoir » des politiques?

Que savent ils  réellement  sur le narcotrafic, sur le narco-terrorisme, sur l’ Aero-narcotrafic, sur l’évasion  fiscale …et surtout que font ils réellement pour lutter contre ces plaies societales actuelles ?

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FRANCE (OCRTIS): quant à la lutte contre le narcotrafic!

Avatar de Marc FievetAVISEUR INTERNATIONAL

ecusson-OCRTIS« L’OCRTIS est devenu le premier narcotrafiquant de France! »

dixit un ancien magistrat instructeur

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Magouille institutionnelle, dossiers montés et arrangés, les « suceurs de roues » n’ont guère évolué depuis l’époque de Mario Le Corff. (Marc Fievet -NS 55 DNRED)

LIRE: NARCOTRAFIC: quand Mario Le Corff de l’OCTRIS montait des opérations douteuses…Mais ça c’était hier!

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OCRTIS 2016: bis repetita placent

francois-thierry-ocrtisEt s’il s’agissait d’une histoire « à la Michel Neyret » ? François Thierry était à la tête du prestigieux Office centrale de répression du trafic de stupéfiants (Ocrtis), c’est-à-dire la prestigieuse brigade des stups. Il a depuis été muté à la sous-direction antiterroriste… et ce n’est pas une promotion.

Grand flic, il avait alors pour habitude de se montrer devant ses saisies record de drogues, en compagnie des ministres de l’Intérieur successifs – Claude Guéant, puis Manuel Valls et enfin Bernard Cazeneuve.francois-thierry-aimait-s-afficher-avec-les-ministres-de-l-interieur-succesifs

François Thierry aimait s’afficher avec les ministres de l’Intérieur succesifs lors de ses plus belles prises – ici avec Claude Guéant. Photo archives AFP

A-t-il protégé un des plus gros trafiquants d’Europe?

Mais ce haut gradé de la police judiciaire est aujourd’hui soupçonné de pratiques illicites : il aurait laissé entrer en France des dizaines de tonnes de résine de cannabis avec la complicité d’un des plus gros trafiquants européens, le Mulhousien Sofiane Hambli. La pratique est légale mais extrêmement encadrée… Or, cette fois, le trafiquant aurait pu poursuivre ses activités illicites sans jamais être inquiété, selon « Libération« .

C’est le 17 octobre dernier que le système, bien rodé, aurait déraillé : ce jour-là, les douanes tombent sur une fourgonnette garée en plein XVIe arrondissement de Paris.

Sophiane Hambli,Sophiane Hambli, un trafiquant de drogue originaire de Mulhouse, en cavale depuis six ans et condamné à 18 ans de prison par la justice française, a été arrêté à Marbella (Espagne). En août 2003, il s’était évadé de l’hôpital Bon-Secours de Metz.

7,1 tonnes de cannabis

À l’intérieur, 7,1 tonnes de cannabis. Mais ce n’est qu’une partie des 15 tonnes qui sont entrées en France par les mêmes canaux… en quelques semaines seulement. Mais, cette fois, les douanes ont été mystérieusement informées…

Le trafiquant défendu par la compagne de Thierry

A-t-on voulu faire tomber Sofiane Hambli ? Ou François Thierry, le grand flic qui lui permettrait de poursuivre ses trafics en toute impunité ? Hambli habite un luxueux appartement de 300 mètres carrés, boulevard Exelmans, là où a été retrouvée la fourgonnette pleine de drogue.

Qui a payé l’amende de 2 millions?

Arrêté en 2009 en Espagne, Hambli est alors recruté comme indic par François Thierry. Il est condamné à 13 ans de prison deux ans plus tard, en France. Mais il sort dès 2014… Autre fait étrange, son avocate – spécialisée dans le droit immobilier – est la compagne de François Thierry.

Et Hambli a tout de même dû régler 2 millions d’euros d’amende. Mais le mystère demeure quant à l’origine des fonds…

Enfin, Hambli n’est pas réputé être un détenu modèle : il s’était évadé, en 2003, lors d’un transfert prison-hôpital, à Metz, grâce à un complice à moto. Repris en Espagne l’année suivante, il avait déjà été condamné à trois ans ferme en 2005.

Des policiers qui déchargent de la drogue…

L’enquête pose aujourd’hui d’intrigantes questions : un autre ex-indic de François Thierry, Stéphane, jugé crédible par les enquêteurs de l’Inspection générale de la police nationale (les fameux « bœufs-carottes »), aurait dû surveiller une villa par laquelle auraient transité des tonnes de drogue, transportée par des policiers français. Le tout… à la demande de François Thierry.

Au total, 19 tonnes de drogue seraient passées par la villa d’Espagne, depuis le Maroc.

Aujourd’hui, les questions s’accumulent : si François Thierry a effectivement couvert – voire accompagné – de si gigantesques trafics, a-t-il pu agir seul ? Ou a-t-il lui-même bénéficié de pr: otections au plus haut niveau de l’État ? A-t-il simplement aidé Sofiane Hambli à se débarrasser de la « concurrence », tout en opérant de grosses saisies ?

http://www.lalsace.fr/actualite/2016/05/22/drogue-l-ex-chef-des-stups-implique-dans-un-vaste-trafic

LIRE: FRANCE (Grand Bal des « Faux-culs »): tous, du BCS en passant par la DCPJ, la DNRED, l’ IGPN, l’ OCRTIS, le SIAT et … le Parquet vont rivaliser dans le port de « faux-nez »

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FRANCE (Stups): révélations sur un trafic d’Etat

Par Emmanuel Fansten — 22 mai 2016

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 Photo WITT.SIPA

Saisie record à Paris, le 17 octobre : 7,1 tonnes de cannabis sont saisies dans trois camionnettes boulevard Exelmans (XVIe arrondissement). Le lendemain, François Hollande se rend sur place, accueilli par Hélène Crocquevieille, la directrice générale de la Douane française en l’absence remarquée de Jean Paul Garcia, le « Boss » de la DNRED.

C’est un scandale qui risque de provoquer une déflagration au sommet de la police judiciaire. L’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis), François Thierry, est soupçonné d’avoir laissé entrer en France plusieurs dizaines de tonnes de cannabis au cours des dernières années, avec la complicité d’un des plus gros trafiquants européens, recruté par ses soins. Visage de la lutte antidrogue française depuis 2010, le commissaire avait pris l’habitude de poser devant ses plus belles saisies, aux côtés des ministres de l’Intérieur successifs, Claude Guéant, puis Manuel Valls et Bernard Cazeneuve. Que savaient ces derniers des méthodes de François Thierry ? Ont-ils cautionné ce trafic d’Etat ? De nouveaux éléments et un témoignage accablant recueilli par Libération dévoilent l’ampleur de ce système, dont l’existence pourrait mettre en péril des dizaines de procédures judiciaires. Contacté dimanche matin, le ministère de l’Intérieur n’a pas souhaité réagir avant la publication de notre enquête.

Le déclic

DNRED11Le système a déraillé brutalement le 17 octobre à Paris. Ce soir-là, la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) met la main sur 7,1 tonnes de cannabis entreposées dans trois camionnettes garées boulevard Exelmans, dans le XVIe arrondissement. Une saisie record pour la capitale. Le lendemain, François Hollande se déplace en personne au siège des douanes pour saluer ce «coup fatal» porté aux trafiquants. Mais l’enquête ouverte le jour-même par le parquet de Paris, confiée à la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs), va réserver quelques surprises. Une facture retrouvée dans une des camionnettes et des traces ADN permettent rapidement de remonter jusqu’à un certain Sofiane Hambli , bien connu des services de police. L’homme habite justement boulevard Exelmans, dans un penthouse de 300 m2 avec piscine intérieure, dont le loyer de 9 000 euros est réglé chaque mois en cash. Mais il a surtout la particularité d’être un indic de l’Ocrtis, dûment immatriculé au Bureau central des sources. Un informateur au pouvoir exorbitant, directement traité par le patron de l’Office, et capable d’importer chaque mois plusieurs tonnes de shit en «livraison surveillée». Cette technique d’enquête, très prisée des services de stups, permet de laisser passer de la drogue sous le contrôle d’un magistrat, afin de démanteler des réseaux de revendeurs à l’arrivée. Une technique légale. Sauf qu’en l’espèce, Sofiane Hambli  semblait bénéficier d’une protection en haut lieu, ce qui lui permettait de poursuivre ses activités sans jamais être inquiété.

L’affaire d’Exelmans est jugée d’autant plus sérieuse par le parquet que la drogue saisie à Paris fait partie d’un lot beaucoup plus important. Trois jours plus tôt, les douanes avaient déjà intercepté 1,9 tonne de cannabis sur l’autoroute A11, en direction de Nantes. Puis quelques jours plus tard, 6,2 tonnes sont saisies dans une fourgonnette en Belgique. A chaque fois, la marchandise a la même origine. Pour le seul mois d’octobre, plus de 15 tonnes sont donc passées par le même canal sans aucun encombre. Avant que les douanes, avisées par un mystérieux informateur, ne fassent capoter l’opération. Quel rôle a joué Sofiane Hambli dans ce trafic ? Et surtout, quelle était la nature de sa relation avec François Thierry pour bénéficier d’une telle impunité ? Après quatre mois de cavale, le trafiquant est finalement interpellé le 22 février en Belgique. Un témoin tellement exposé que le parquet a jugé bon d’envoyer les gendarmes d’élite du GIGN pour aller le chercher en hélicoptère lors de son extradition. Une première en Belgique, quelques jours avant le rapatriement de Salah Abdeslam dans les mêmes conditions. Entendu depuis à deux reprises par les enquêteurs, Sofiane Hambli est resté très évasif, laissant simplement entendre qu’il avait toujours agi sous les ordres de l’Ocrtis.

Le recrutement

Sophiane Hambli,Sofiane Hambli

Le parcours de Sofiane Hambli est à la mesure du scandale qui couve depuis la saisie record du boulevard Exelmans. L’homme peut en effet se targuer d’être le plus gros importateur de cannabis en France, ni plus ni moins.

Dès la fin des années 90, à seulement 20 ans, il est déjà considéré comme un des barons du trafic international entre le Maroc, l’Espagne et la France. Recherché pour l’importation de plusieurs tonnes de shit, il est condamné en 2002 à cinq ans de prison, puis à dix-huit ans pour avoir continué à trafiquer depuis sa cellule. Sur une écoute téléphonique, on l’entend menacer un de ses acolytes de «lui trouer les genoux avec une perceuse» après le vol présumé d’une tonne et demie de marchandise. Quelques mois plus tard, il parvient à s’évader de la prison de Metz lors d’un transfert et s’installe dans le sud de l’Espagne. Une période faste au cours de laquelle Sofiane Hambli se refait rapidement un nom dans l’élite du trafic international.

Mais après avoir échappé à plusieurs coups de filet, le Français est finalement arrêté en mars 2009 à côté de Marbella, en Andalousie, dans le cadre de l’opération «Baleine blanche», la plus grosse enquête jamais menée en Espagne sur le blanchiment lié au trafic de drogue. L’opération, qui porte sur un montant de 250 millions d’euros, permet d’interpeller une cinquantaine de personnes et de saisir plus de 200 propriétés et véhicules de luxe. En garde à vue, Sofiane Hambli essaiera d’effacer ses empreintes digitales en se frottant les doigts aux barreaux de sa cellule. Selon plusieurs sources, c’est lors de sa détention en Espagne qu’il aurait été recruté par François Thierry. «Tamponné», comme on dit dans le milieu.

Extradé en France, Sofiane Hambli est condamné en avril 2011 à treize ans de prison. Mais il a désormais une bonne avocate. Anne Claire V. n’est autre que la compagne de François Thierry. A l’énoncé du verdict, elle dénonce une «peine sévère». Mais à peine trois ans plus tard, l’avocate spécialisée en droit immobilier dans un grand cabinet d’affaires parvient à faire libérer le trafiquant. Contre toute attente, Sofiane Hambli bénéficie d’une remise de peine exceptionnelle suivie d’une libération conditionnelle, accordée par un juge d’application des peines de Nancy. Une mesure rarissime, réservée à certains repentis. Selon nos informations, Sofiane Hambli a dû s’acquitter au passage d’une amende douanière de 2 millions d’euros.

Qui a réglé cette somme ? Avec quel argent ? Et comment a été payée l’avocate ? Contactée par Libération, Anne Claire V. n’a pas souhaité s’exprimer. Seule certitude : Sofiane Hambli va désormais s’imposer comme le plus gros trafiquant de l’Hexagone grâce à la protection de François Thierry. «Un homme à la tête du troisième réseau d’Europe en termes de volume de trafic», selon un enquêteur spécialisé.

Le trafic

Jusqu’où l’Office central des stups était-il impliqué dans ce gigantesque scandale ? Et dans quelle mesure les magistrats ont-ils validé certaines procédures ? Un témoignage édifiant permet d’éclairer ce système de l’intérieur. Ancien indic de François Thierry, bien connu des autorités françaises, Stéphane V. a livré de nombreux éléments à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), chargée de l’enquête sur les méthodes des Stups. Il affirme notamment avoir été mandaté par François Thierry pour garder une villa à Estepona, dans le sud de l’Espagne, entre mars et avril 2012. Pendant près de trois semaines, a-t-il expliqué aux «bœufs-carottes», cinq hommes présentés comme des policiers français se relayaient pour charger et décharger sur la plage des dizaines de paquets remplis de drogue, récupérées sur des Zodiac venus du Maroc.

esteponaAu total, 19 tonnes auraient transité par la villa au cours de ce seul séjour. Une mission payée à Stéphane V. en cash par François Thierry. Il sera à nouveau sollicité plusieurs fois par le grand patron des Stups pour des opérations identiques, jusqu’en décembre 2014.

Selon ce témoin, jugé crédible par le parquet, le schéma était parfaitement rodé. La drogue était achetée en gros à Marbella. Une partie des équipes, préalablement identifiées par l’Ocrtis, était ensuite interceptée dans des «go-fast» à la remontée. Les autres pouvaient alors inonder le marché sans être inquiétées. La came étant payée au départ, rien n’était perdu. Une stratégie basée sur un double objectif : faire grossir la taupe de François Thierry tout en éliminant les équipes concurrentes, grosses saisies et convocation de la presse à l’appui.

Les conséquences

Difficile d’imaginer qu’un commissaire loué pour sa prestance, son professionnalisme et sa connaissance des dossiers ait pu agir de la sorte sans l’aval de sa hiérarchie. Combien d’équipes sont tombées dans les pièges tendus par l’Ocrtis ? Combien de livraisons surveillées ont été autorisées ces dernières années sur la foi d’informations tronquées ? Combien de suspects sont désormais potentiellement libérables par des avocats pugnaces ?

Toutes les procédures judiciaires dans lesquelles le nom de Sofiane Hambli apparaît risquent en tout cas d’être fragilisées. Comme en juillet 2015, quand la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a annulé l’ensemble d’une procédure ayant abouti à la saisie de 132 kilos de cocaïne par l’Ocrtis, dans l’affaire dite de la «coopérative». «Une provocation policière», avait estimé les magistrats pour motiver leur décision, soulignant le rôle «déterminant» de l’Office dans la mise en place du trafic. A l’époque, cet arrêt avait mis en émoi les services enquêteurs, inquiets de voir leurs méthodes soudainement retoquées par la justice. Cette nouvelle affaire, autrement plus sensible, risque de relancer sérieusement le débat.

Emmanuel Fansten

http://www.liberation.fr/france/2016/05/22/stups-revelations-sur-un-trafic-d-etat_1454417
Lire aussi :François Thierry : tuyaux, «tontons» et tonnes de shit
Lire aussi :«En tout, 19 tonnes de cannabis ont transité par la villa au cours de ce seul séjour»
LIRE aussi:
FRANCE (Grand Bal des « Faux-culs »): tous, du BCS en passant par la DCPJ, la DNRED, l’ IGPN, l’ OCRTIS, le SIAT et … le Parquet vont rivaliser dans le port de « faux-nez »
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LIRE ou Relire: « Cocaïne, fric et flics »
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AFGHANISTAN: dans le Sud afghan, on fête une récolte de pavot exceptionnelle

afghanistanPublié le : 22/05/2016

NAQIL (Afghanistan) (AFP) – Les lassos fendent l’air, des cris de joie fusent. Cette année, dans le Sud afghan, on fête une récolte de pavot exceptionnelle qui laisse entrevoir des revenus confortables pour cette région pauvre où les talibans tiennent la dragée haute à l’armée.

En Afghanistan, le printemps est synonyme d’offensive des insurgés islamistes… et de récolte de pavot. Cette année encore, des centaines de petites mains ont fait route vers Naqil, dans la province d’Uruzgan, pour y recueillir la résine brune, matière première de l’opium et de l’héroïne.

La moisson s’annonce prometteuse et, au crépuscule, les hommes laissent éclater leur joie en s’adonnant au « jeu du lasso ». Au milieu de la foule, les participants font tournoyer une lourde corde puis assomment leurs adversaires. On rit, on chahute. Le public enturbanné est conquis et le vendeur de glaces à la framboise se frotte les mains.

« C’est le seul moment de l’année où on gagne de l’argent », explique Afzal Mohammed, un ouvrier agricole venu de Kandahar pour la récolte. « Ici, les gens travaillent pendant 15 jours et le reste de l’année ils n’ont pas d’emploi ». A en croire les habitants, nombre d’ouvriers agricoles venus récolter le pavot sont des talibans arrivés d’autres régions.

« Le monde entier a beau dire que sans pavot, il n’y aurait pas de guerre en Afghanistan, pour nous, sans pavot, il n’y aurait ni travail ni nourriture », se lamente Abdul Bari Tokhi, un chef tribal dont la famille possède plusieurs hectares de terres cultivées à Naqil.

Le succès de la récolte souligne la précarité de la situation économique de l’Afghanistan, où le chômage touche officiellement un actif sur cinq. Il met surtout en lumière l’échec des onéreuses campagnes d’éradication de la culture du pavot lancées par l’Occident après la chute des talibans en 2001.

Car l’Afghanistan reste le leader mondial incontesté en la matière. En 2014, l’année où l’Otan a mis fin à sa mission de combat, le pays a même connu sa meilleure récolte de pavot depuis 2002.

L’an dernier a vu une forte chute de la production, mais d’après l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, c’est davantage en raison de la sécheresse que des campagnes d’éradication. Alors, pour pallier le manque à gagner, les cultivateurs ont redoublé d’efforts cette année.

‘Etat de guerre’

D’ordinaire, les offensives des talibans sont en nette baisse durant la récolte de pavot, ce qui montre bien la main-mise des insurgés dans la culture de l’opium, juteux marché de 3 milliards de dollars.

« La récolte est sur le point de s’achever (…),….PAVOTAFGHAN

Des fermiers afghans récoltent le pavot dans un champ le 29 avril 2016 à Naqil © AFP RATEB NOORI

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HÉROÏNE AFGHANE: la police italienne met à jour les liens entre Daesh et la Camorra

| 26 mars 2016

La police italienne a arrêté à Naples un Irakien de 46 ans, Aziz Ehsan, qui faisait office d’officier de liaison entre Daesh et la “Camorra” (organisation mafieuse de Campanie).

Les officiels évoquent également des liens de Daesh avec “Cosa Nostra” en Sicile et la “Ndrangheta” en Calabre.

Depuis septembre 2014, Daesh contrôle le trafic d’héroïne afghane. Cependant, jusqu’à présent cette information n’avait été publiée que par le Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants, jamais par des autorités ouest-européennes

http://www.voltairenet.org/article190917.html

lire aussi:AFGHANISTAN: la famille Karzaï a confié le trafic d’héroïne à l’Émirat islamique

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AFGHANISTAN: la famille Karzaï a confié le trafic d’héroïne à l’Émirat islamique

Selon les Nations unies, la production mondiale d’héroïne est de 430 à 450 tonnes, dont seulement 340 tonnes arrivent sur le marché, le reste étant détruit ou saisi [1].

Les pays producteurs sont : l’Afghanistan (au moins 380 tonnes), puis le Myanmar et le Laos (au moins 50 tonnes).

Selon John F. Sopko, inspecteur général spécial des États-Unis pour l’Afghanistan, les efforts de reconstruction de l’Afghanistan se sont effondrés face au développement de la culture des drogues et des organisations criminelles. Les producteurs afghans aurait gagné 3 milliards de dollars en 2013 [2].

Depuis 2010, les autorités russes accusent l’Otan d’exporter l’héroïne afghane vers l’Europe [3].

Le basculement du trafic des avions de l’Otan aux jihadistes de l’Émirat islamique atteste des liens entre les deux organisations. Il intervient juste après que la famille Karzaï ait quitté la présidence afghane (le 29 septembre 2014). [4]

L’Émirat islamique utilise des cocktails de drogues pour conditionner ses combattants selon des protocoles qui semblent avoir été définis par la CIA [5].

Selon le Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants (FSKN), plus de la moitié de l’héroïne consommée en Europe provient désormais d’Afghanistan, via l’Émirat islamique [6].

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[1] « Trafic de stupéfiants », Office des Nations unies contre la drogue et le crime, site consulté le 29 novembre 2014.

[2] « Explosion de la production d’opium et d’héroïne en Afghanistan », Réseau Voltaire, 10 juin 2014.

[3] « Pavot : la Russie met en cause la responsabilité de l’OTAN », Réseau Voltaire, 3 mars 2010.

[4] « L’opium, la CIA et l’administration Karzai », par Peter Dale Scott, Traduction Anthony Spaggiari, Réseau Voltaire, 10 décembre 2010. « Le partenaire afghan de Monti », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie), Réseau Voltaire, 9 novembre 2012.

[5] « Comment manipule-t-on des jihadistes ? Qui le fait ? », par Thierry Meyssan, Haïti Liberté (Haïti), Réseau Voltaire, 24 novembre 2014.

[6] « L’ÉI fournit 50% de l’héroïne consommée en Europe (FSKN) », Ria-Novosti, 26 novembre 2014.

http://www.voltairenet.org/article186098.html

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RUSSIE (Crime organisé): de hauts responsables russes recherchés par la justice espagnole

espagne05 Mai 2016

La justice espagnole recherche plusieurs hauts responsables russes dont un député du parti au pouvoir Russie unie dans le cadre d’une enquête sur les activités en Espagne de la mafia russe AFP

Plusieurs hauts responsables russes sont dans le collimateur de la justice espagnole qui enquête sur les activités de la mafia russe en Espagne. Parmi les personnes recherchées se trouve notamment un député du parti au pouvoir Russie Unie, Vladislav Reznik ainsi que sa femme Diana Gindin.

 Le juge chargé de cette enquête a émis le 22 janvier douze mandats d’arrêt en tout qui visent  aussi Nicolai Aulov, directeur adjoint de l’agence fédérale antidrogue et Igor Sobolevsky, ancien directeur adjoint du Comité d’enquête russe.

Dans un arrêt d’une cinquantaine de pages, le juge détaille leurs liens présumés avec Gennadios Petrov, qui aurait blanchi en Espagne des dizaines de millions d’euros de bénéfices tirés d’activités criminelles d’une organisation de la mafia russe, la Tambovskaya, se consacrant au trafic de drogue, d’armes, aux vols et aux enlèvements notamment. Petrov, désormais en fuite, s’était installé en Espagne à la fin des années 1990, et maintenait «des liens étroits avec le pouvoir économique, politique, judiciaire et policier en Russie, de même qu’avec des membres du milieu du crime organisé international afin de mener à bien des projets communs», lit-on dans l’arrêt.
Ainsi, a-t-il créé avec sa femme et son fils, depuis sa luxueuse villa en bord de plage de la station balnéaire de Calvi à Mallorca (Baléares, est) un réseau de sociétés investissant ces gains, notamment dans le secteur immobilier.

Le député Reznik intimement lié à la mafia ILLUSTRATION. La justice espagnole recherche plusieurs hauts responsables russes dont un député du parti au pouvoir Russie unie dans le cadre d'une enquête sur les activités en Espagne de la mafia russe

Vladislav Reznik, assure encore le juge, faisait partie de cette association de malfaiteurs et «contrôlait les activités criminelles», de groupes agissant en Russie «depuis ses résidences en Espagne». Dans ce pays il a acquis des immeubles, véhicules, embarcations. Il avait «un lien étroit tant au niveau personnel que pour affaires avec Gennadios Petrov», comme Nicolai Aulov. Petrov et l’un de ses associés auraient «utilisé le général Aulov pour faire des démarches au plus haut niveau des sphères administratives en Russie».

Sur les quinze personnes visées par cette enquête, six ont déjà été renvoyées devant un tribunal par le juge d’instruction, dont les époux Petrov et Reznik.
En 2008, la vaste opération qui avait conduit au démantèlement de l’organisation, avait permis aux policiers de saisir de nombreuses voitures de luxe et un tableau du peintre Salvador Dali.

http://www.leparisien.fr/international/crime-organise-de-hauts-responsables-russes-recherches-par-la-justice-espagnole-05-05-2016-5770287.php

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