STUPÉFIANTS : aujourd’hui le narcotrafic est devenu «too big to fail»

Déjà publié sur « Aviseur International » le 28 mars 2015.

Depuis rien n’a changé ni évolué dans le bons sens. En France, c’est la guerre à outrance qui ne fait qu’empirer la situation en confortant l’action des narcotrafiquants.

DICK MARTY

Docteur en droit, ancien procureur général du Tessin, conseiller aux Etats, conseiller d’Etat et membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, pour laquelle il a mené différentes enquêtes qui l’ont fait connaître sur la scène internationale.

Par Dick Marti

Pour lutter contre les narcotrafiquants, il est nécessaire de mener une importante action de sensibilisation au niveau mondial, selon Dick Marty. Et il faut progressivement s’acheminer vers un marché contrôlé dans lequel la réglementation est définie en fonction de la dangerosité de la substance et de l’âge du consommateur.

Après des décennies de faillites ruineuses dans la réponse sociale au problème des dépendances, on doit le dire clairement: le prohibitionnisme en matière de drogue et la criminalisation des consommateurs sont une voie sans issue.

Plus, ils ont directement contribué à produire le plus important phénomène criminel de tous les temps, qui alimente toutes sortes d’autres trafics. L’argent de la drogue et les pratiques des organisations criminelles infiltrent l’économie avec un effet de contamination morale et de diffusion à grande échelle de la corruption. Les enquêtes n’atteignent presque jamais les hauts étages du crime organisé. La répression des petits poissons sert en revanche, presque cyniquement, à entretenir un certain niveau des prix et à assurer des profits fabuleux à ceux qui gèrent les grands trafics.

L’argent facile de la drogue est en fait devenu un facteur économique de grande importance, ce qui explique aussi pourquoi on ne s’attaque pas à la racine du problème. Si l’on pense que le chiffre d’affaires du trafic de drogue est estimé à environ 300 milliards de dollars par année, il est évident que cet argent est désormais devenu un véritable facteur de portée géopolitique. Il entretient de nombreux conflits, permet de financer des achats massifs d’armes de plus en plus sophistiquées, conditionne les choix de nombreux gouvernements, influence les structures socio-économiques. J’ai entendu récemment un chercheur affirmer que si le trafic de drogue était éliminé, la plupart des familles des cités entourant Marseille ne seraient plus à même de payer leur loyer.

Des ressources énormes sont investies dans la répression, alors que le crime qui en contrôle le trafic prospère. Les institutions et la structure sociale de plusieurs pays ont été bouleversées par les narcodollars et les narcotrafiquants.

Nous sommes tous conscients qu’il n’existe pas de solution facile ni de solution idéale.

Je pense cependant que toute nouvelle solution présuppose que l’on soit conscient de ce qui est en train de se passer et du gâchis auquel a conduit la politique actuelle.

Une importante action de sensibilisation au niveau mondial est nécessaire. Ce travail est en cours depuis longtemps. En 1984 déjà, Milton Friedman, Prix Nobel d’économie, écrivait que la prohibition de la drogue favorisait le crime, sans en diminuer l’usage, et imposait un coût aberrant à la société. Une position analogue a été prise, par la suite, par la célèbre revue The Economist, ce qui fit sensation. D’anciens chefs d’Etat se sont réunis en groupe de travail et ont pris position en faveur d’une nouvelle politique de la drogue et contre l’actuel régime de prohibition. Il est à peine besoin de rappeler ici le rôle important joué par Ruth Dreifuss dans ce contexte. C’est un travail difficile, qui demande beaucoup d’énergie et beaucoup de temps.

Il faut ainsi convaincre les politiciens un peu partout dans le monde.

La politique actuelle de la drogue est en effet ancrée, je dirai cristallisée, dans des conventions internationales qu’on ne pourra modifier qu’avec l’accord des principaux pays. Or, la peur de la drogue et les discours guerriers qui prônent la répression ont toujours la faveur de nombreux politiciens. Ce genre de discours, en effet, se prêtent bien à des tirades démagogiques et populistes, aujourd’hui plus que jamais à la mode.

Les chroniques parlementaires de ces dernières années démontrent, hélas, qu’à chaque fois que se pose un problème dans la société, il y a toujours de nombreuses voix, souvent majoritaires, pour proposer un durcissement des peines ou la création de nouvelles normes pénales. En Suisse, avant même de disposer d’une étude sérieuse quant aux conséquences sur la récidive de l’élimination des courtes peines de prison décidée lors de la dernière révision du Code pénal, il est devenu de bon ton, aussi bien à droite qu’à gauche, d’invoquer un retour à la case prison. C’est naturellement plus facile que d’essayer de comprendre les raisons profondes de certains comportements et de mettre au point les remèdes les plus efficaces. Il y a exactement deux cent cinquante ans, Cesare Beccaria publiait son ouvrage Dei delitti e delle pene. Il démontrait que ce n’est pas la sévérité de la peine qui retient une personne de commettre une infraction, mais bien le degré de probabilité de se faire prendre; un enseignement qui a maintenu une actualité étonnante. Cette vérité devrait être rappelée avec force aux décideurs d’aujourd’hui qui tendent à faire exactement le contraire: diminuer les moyens à la disposition de l’Etat pour le social, l’éducation et la prévention, et, par ailleurs, durcir la répression pénale.

La politique de la drogue exige une approche cohérente et crédible pour être efficace.

C’est loin d’être le cas aujourd’hui. La distinction entre substances légales et illégales apparaît aujourd’hui comme arbitraire, injuste et hypocrite. Je pense qu’il est nécessaire de mettre en œuvre une stratégie globale pour l’ensemble des substances psychotropes créant une dépendance. Cela ne veut nullement dire qu’on va traiter toutes les substances de la même façon. Il faut progressivement s’acheminer vers un marché contrôlé (cela existe déjà pour le tabac, l’alcool et les médicaments), dans lequel la réglementation est définie en fonction de la dangerosité de la substance et de l’âge du consommateur.

Dans de nombreux pays, les choses ont commencé à bouger. La distribution contrôlée d’héroïne a choqué au début, mais elle a démontré que, bien appliquée, elle contribuait à une réduction sensible des risques pour la santé, à une baisse de la criminalité et permettait une réintégration sociale qui ne paraissait guère possible auparavant. Quelques Etats ont libéralisé le cannabis. (…)

En matière d’addiction et sur la façon d’y faire face

J’ai beaucoup de doutes et, plus j’avance dans la connaissance de ce phénomène, plus les certitudes ont fondu comme neige au soleil. J’ai toutefois une conviction. La prohibition telle que nous l’appliquons est non seulement une faillite, mais elle entretient le phénomène criminel le plus important de tous les temps. Ce dernier a assumé une telle dimension que la lutte que nous menons actuellement contre le trafic de drogue ne peut pas et ne pourra jamais être gagnée.

Pourquoi? Parce que les intérêts du crime organisé sont aujourd’hui à ce point entremêlés avec ceux d’autres acteurs économiques, politiques et sociaux qu’une disparition des narcodollars entraînerait une réaction en chaîne désastreuse. Le directeur de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, Antonio Maria Costa, a affirmé que les narcodollars ont contribué à sauver de la faillite des établissements bancaires de première importance lors de la tempête qui s’est abattue sur les marchés financiers mondiaux en 2008. Je laisse la responsabilité de cette affirmation à son auteur, qui n’est en tout cas pas le dernier venu. Ce qui est vrai, en tout cas, c’est qu’avec le prohibitionnisme le narcotrafic est en fait devenu aussi, comme certaines banques, too big to fail!

Seul un changement de paradigme est à même de nous offrir une meilleure perspective d’avenir.

Il faut attaquer le trafic sur le terrain qui lui a assuré son fantastique succès, le marché. Ce marché que nous avons soutenu, financé, entretenu et qui a ainsi conféré une énorme plus-value à des substances qui n’avaient que peu de valeur. Au lieu d’essayer d’éliminer ce marché par des tentatives qui jusqu’à présent n’ont eu d’autre effet que de le renforcer, il faut l’accepter comme une réalité, il faut l’occuper et le réguler. C’est finalement ce qu’on a fait avec l’alcool et le tabac.

La drogue est avant tout un problème de santé et il faut l’appréhender en tant que tel. 

Certes, ce changement d’orientation fondamental de la politique de la drogue n’est pas facile et n’est pas sans risque; des erreurs seront inévitables. Des expériences intéressantes sont en cours et les désastres que l’on nous a annoncés ne se sont pas produits. Comme l’a bien dit récemment un chercheur français, l’ampleur de la catastrophe actuelle est telle que le risque de faire pire est très faible.

En fait, il ne s’agit ni d’imaginer ni de réaliser une société sans drogue, celle-ci n’a jamais existé. Le véritable défi est d’accepter l’existence des drogues et d’apprendre à vivre avec. La régulation du marché – avec le contrôle de la production et de la distribution en tenant compte de la dangerosité des substances – permettrait de diminuer sensiblement les profits des narcotrafiquants. Mais cela contribuerait également à diminuer fortement les risques pour les consommateurs puisque, par exemple, la plupart des morts dues à la consommation de drogues ne sont en fait pas provoqués directement par la substance, mais par le fait qu’elle est frelatée.

Les ressources financières que l’on économiserait dans le domaine de la répression et du système pénitentiaire permettraient d’intervenir avec plus d’efficacité sur la demande.

Non plus avec le gendarme et la prison, mais avec une action de prévention cohérente.

Persister sur la voie actuelle serait en revanche reconnaître la victoire du crime organisé et lui assurer un avenir confortable. Le marché illégal de la drogue continuera à être florissant et à être présent partout, dans tous les milieux, même dans les structures les plus fermées et les mieux surveillées.

Les narcodollars, comme évoqué plus haut, alimentent une corruption économique et morale aux plus hauts niveaux. Cette corruption est à mon avis la menace la plus grave pour nos démocraties. Oui, plus grave que le terrorisme.

Extraits d’une conférence publique donnée à l’Université de Genève par Dick Marty.

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COLOMBIE 🇨🇴 (Carthagène) : saisie de 1231 kilos de coke destinés au Portugal

Dans le port de Carthagène et cachés dans une structure métallique, les autorités ont trouvé et saisi 1 231 kilos de coke destinés à la ville de Lisbonne.

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FRANCE 🇫🇷 (Le Havre) : les policiers ont procédé le 10 février 2023 à l’interpellation d’une personne après la saisie de 13 kilos d’héroïne, d’1,6 kilo de résine de cannabis et de 37 kilos de produit de coupe

Saisie aussi de 2 presses et divers matériels en lien avec le conditionnement.

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THAÏLANDE 🇹🇭 (Bangkok) : en cavale depuis 5 ans, Richard Wakeling a été arrêté

Richard Wakeling, 55 ans, de Brentwood, Essex, a fui leRoyaume Uni en janvier 2018 à la veille d’un procès de 12 semaines.

Reconnu coupable en avril 2018 à Chelmsford Crown Court en son absence pour avoir tenté d’importer pour 8 millions de livres sterling d’amphétamines en suspension dans un liquide en 2016, il avait été placé sur la liste des personnes les plus recherchées par la NCA (National Crime Agency) et des appels ont été lancés pour obtenir des informations permettant de le retrouver.

Des agents de la police royale thaïlandaise l’ont arrêté dans un garage de Bangkok alors qu’il allait récupérer sa voiture après réparation. Il était en possession d’un passeport sous une autre identité.

Wakeling, qui vivait dans la ville balnéaire de Hua Hin, est aujourd’hui en détention et une procédure d’extradition est en cours.

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FRANCE 🇫🇷 (Pierre Palmade) : la responsabilité d’un toxico devenu chauffard ayant entraîné la mort ne peut être discuté, quelle que soit sa position dans la société !

La célébrité suscite souvent l’indulgence

Pierre Palmade, par sa célébrité, servait comme tant d’autres du show-biz, mais pas que, à promouvoir les prises de substances, dont il était jusqu’ici la seule et unique victime de cette consommation d’alcool et de drogue.

Les nombreuses déclarations d’addictions aux diverses drogues d’acteurs, chanteurs et autres personnels médiatiques ne font en réalité que promouvoir la consommation de substances qui, d’après eux, permettraient de retrouver le succès.

Aujourd’hui, Pierre Palmade n’est pas la victime, mais le responsable de cet accident !

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THAÏLANDE 🇹🇭 (CHIANG MAI) : la police détruit une vingtaine de plantations d’opium

Mercredi 8 février 2023, le général de division de police Prakob Phon Techa, commandant de la police des frontières de la région 3 a mené avec ses hommes une opération de lutte contre la drogue dans une zone couvrant les districts de Mae Taeng et de Chiang Dao dans la province de Chiang Mai.

Plus de 30 officiers de la 3e division régionale de la police des frontières ont découvert une vingtaine de parcelles de 30 à 50 m2 de culture de l’opiacé et un atelier d’extraction de la gomme d’opium.

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FRANCE 🇨🇵 (SURV de la Douane – CELTICS – BSI de Dunkerque) : à Loon-Plage, 55 kilos de cocaïne saisis dans un conteneur à bananes

C’est la Voix du Nord qui nous informe que ce mardi, les douaniers de Dunkerque ont inspecté un conteneur suspect, rempli de bananes en provenance d’Amérique du Sud.

Le conteneur était déposé à quai, sur le port de marchandises de Loon-Plage.

À l’intérieur de ce conteneur, 55 kilos de cocaïne ont été découverts.

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FRANCE 🇫🇷 (Le Havre) : des peines exemplaires…

Les accusés ont été condamnés de dix à vingt ans de prison, ce vendredi 10 février.

Soupçonnés d’être à la tête d’un réseau international de trafic de cocaïne transitant via le port du Havre (Seine-Maritime), six hommes comparaissaient depuis mercredi 1er février devant la cour d’assises spéciale du Nord.

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CAMBODGE 🇰🇭 : le Belge Tanguy Taller prend perpétuité au Cambodge pour trafic de drogue

Celui qui l’a accusé l’avait finalement blanchi, mais il est… mort.

David Catry a déclaré qu’il avait menti, ayant peur du vrai trafiquant de drogue. Problème : entretemps, Catry est… mort.

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PÉROU 🇵🇪 : trois Québécois arrêtés et détenus

C’est Daniel RENAUD de LA PRESSE qui nous informe que trois Québécois sont détenus depuis une semaine au Pérou après avoir été arrêtés dans une importante opération antidrogue menée par la police d’État péruvienne et initiée par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) au Québec, avec la collaboration de la Drug Enforcement Administration (DEA) des États-Unis.

Les trois Québécois sont Francis Toupin-Bergevin, 34 ans, Bô Soleil Morin-Lachance, 27 ans et Frédéric Dewald, 25 ans.

Ils ont été arrêtés le premier février et ne feraient face actuellement à aucune accusation.

Un avocat nous a expliqué qu’au Pérou, dans les dossiers de narcotrafic, les autorités ont jusqu’à 15 jours pour faire comparaître et accuser un individu, ce délai permettant notamment de poursuivre l’enquête.

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HONDURAS 🇭🇳 : Xiomara Castro face à la corruption et aux narco-intérêts

Élue en janvier 2022, la dirigeante de gauche avait promis de « refonder » un Etat gangrené par le crime organisé et la corruption.

La présidente du Honduras, Xiomara Castro, et le président de l’état-major interarmées, José Jorge Fortin, lors d’une cérémonie militaire, à Tegucigalpa (Honduras), le 9 décembre 2022.

Le 27 janvier 2022, Xiomara Castro devenait la première femme du Honduras à occuper le fauteuil présidentiel.

« Les dirigeants du Parti national et certains secteurs des forces armées et de la police ont fait du pays l’un des cartels de la drogue les plus puissants de la région, affirme au Monde Gerardo Torres Zelaya, l’actuel vice-ministre des affaires étrangères. L’appareil public était principalement consacré aux activités criminelles. »

Éliminer la corruption et sortir l’État de ses connections avec le narcotrafic, qu’en est-il aujourd’hui !

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MEXIQUE 🇲🇽 (Sonora) : saisie de 435 kilos de méthamphétamine

Chargé de plus de 434.85 kilos de méthamphétamine, cet ensemble articulé en provenance d’Escuinapa à destination de Tijuana a été arrêté dans l’Etat de Sonora par des éléments de l’armée mexicaine et de la Garde nationale.

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED – Douane Française) : rappel sur la lâcheté des hauts fonctionnaires de Bercy et Montreuil

Le  scénario du film GIBRALTAR, tiré du livre « L’Aviseur » que j’ai écrit et qui a inspiré l’écriture d’Abdel Raouf Dafri, auquel j’ai participé, n’a en rien été respecté par le réalisateur Julien Leclercq et ne correspond en rien à ce qui devait être tourné…

Jérôme Fournel aux manettes

Je reste encore surpris que l’on ait pu écarter la réalité de mon action auprès de la DNRED de la Douane française, qui n’a rien à voir avec le rôle tenu et joué par Gilles Lelouche, qui lui aussi, s’est refusé à me rencontrer… mais on doit assurément ces modifications au DG de la Douane de l’époque, Jérôme Fournel qui a été jusqu’à s’en vanter auprès de Jean Paul Garcia, le directeur de l’A2 à cette même période.

L’incohérence des scènes filmées n’a pas échappé au public.

A Voir ou revoir ce reportage sur l’affaire Fievet

Avec les témoignages de:

Jean-Henri Hoguet – ancien patron de la DNRED de la Douane Française

et

d’Yves Bonnet – ancien patron de la DST

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Depuis de nombreuses lettres ouvertes ont été envoyées à deux énarques intellectuellement corrompus qui n’ont pas hésité à réécrire les faits pour dégager la Douane française et la DNRED de toutes responsabilités.

à Thomas Charvet

à Michel Baron

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PORTUGAL🇵🇹 (A2-Grândola Sul – rond-point de Malhada Velha) : le haschich était livré par avion

Un avion a utilisé, ce mardi, une ligne droite peu végétalisée pour larguer des balles de haschisch à côté de l’autoroute 26, à Ferreira do Alentejo.

Les revendeurs ont ramassé la commande laissée par terre et se sont enfuis dans une voiture.

Poursuivis par la GNR, ils ont fini par décider d’abandonner la voiture et la drogue et de fuir à pied.

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FRANCE 🇫🇷 (Air Cocaïne) : l’incroyable affaire

Par Gabriel Thierry

Cela ressemblait bien à un très bon tuyau

Ce lundi 7 janvier 2013, les gendarmes de la brigade de recherches de Saint-Tropez reçoivent une information particulièrement intéressante. La direction de la Protection de la Sécurité et de la Défense, ce service du ministère de la Défense chargé de la sécurité du personnel et des installations sensibles, leur transmet un signalement anonyme. On attire l’attention de la maréchaussée sur un Falcon 50, cet avion d’affaires à trois réacteurs construit par Dassault Aviation et capable de traverser l’Atlantique d’une traite.

Un mois plus tôt, le dimanche 9 décembre, l’appareil a atterri sur l’aéroport de La Môle-Saint-Tropez. L’avion, qui s’est pointé un jour plus tôt que prévu, vient de l’île de Santa-Maria, dans les Açores, où il avait fait escale en provenance de Puerto Plata, en République dominicaine. Le jet est visiblement très attendu.

François-Xavier Manchet, un douanier en poste à Toulon, est arrivé à l’aéroport une demi-heure avant son atterrissage. Il n’est pas en fonction et sa présence surprend, car il n’y a aucune justification douanière.

Comme le racontent Jérôme Pierrat et Marc Leplongeon dans leur livre sur le dossier, L’Affaire Air Cocaïne, le douanier fort en gueule rassure les employés.

Il vient simplement donner un coup de main à un ami qui vient d’acheter une maison à Saint-Tropez et qui rapatrie par avion des valises d’habits, comme le font beaucoup de très riches voyageurs de la Côte d’Azur.

Certes, en tant que chef-adjoint de l’antenne de Brégaillon, le port de commerce de Toulon, sa compétence s’étale sur l’ensemble du département du Var. Mais ses collègues n’ont pas une très bonne image de lui. Ils remarquent que le fonctionnaire est attiré par l’argent et les paillettes.

En fouinant, les enquêteurs tomberont également, plus tard, sur de drôles de consultations de fichiers professionnels, que le douanier utilise visiblement pour des motifs privés.

Quand le Falcon 50 se pose, François-Xavier Manchet est donc aux premières loges. D’après l’un des employés, c’est lui qui se charge de l’accueil de la petite bande qui va arriver dans la foulée de l’atterrissage de l’avion. Il demande ainsi l’ouverture des barrières de sécurité pour accéder à la piste.

Un premier véhicule Mercedes s’avance. Il stationne à côté du Falcon 50. Ses deux occupants commencent alors à charger de grosses valises d’environ 50 kilos, en partie boueuses, dans le véhicule.

Un employé s’approche pour proposer son aide, mais on lui fait signe d’aller voir ailleurs.

Les deux pilotes donnent un coup de main

Toutes les valises ne tiennent pas dans la Mercedes. Après un rapide coup de fil, un monospace Ford vient pour charger le reste des bagages du seul passager recensé pour ce vol, Franck Colin. Puis les pilotes repartent, direction l’aéroport de Lyon-Bron, pour rendre l’appareil loué pour l’occasion. 

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Revirement en appel

Les pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos, condamnés à six ans de prison en première instance dans l’affaire dite « Air Cocaïne », ont été acquittés, jeudi 8 juillet, par la cour d’assises spéciale d’appel d’Aix-en-Provence.

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Le dossier de Marc Fievet est toujours classé « secret défense » et tous ses recours ont été écartés sans raisons et sans explications.

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ESPAÑA🇪🇸 (SVA) : cuatro toneladas y media de cocaína entre 1.750 vacas y 28 detenidos a bordo del ‘Orión V’, apresado en Canarias

La Policía Nacional y el Servicio de Vigilancia Aduanera han llevado a cabo esta semana una operación antidroga en aguas internacionales, en la que se han aprehendido de un total de 4.500 kilos de cocaína que estaban ocultos en un mercante herrumbroso de 100 metros de eslora. El carguero Orión, procedente de Colombia, transportaba 1.750 vacas, cuyo destino era presuntamente era Beirut, la capital libanesa.

La tripulación, compuesta por 28 personas procedentes de diferentes países, según fuentes de la investigación, ha sido detenida. La droga, oculta entre los silos de pienso de los animales, se descargó la noche del jueves bajo vigilancia de la policía. Sin embargo, los tripulantes, arrestados y custodiados también por los agentes, permanecen en el barco para hacerse cargo de los cuidados de las vacas mientras se decide qué hacer con ellas. El caso lo lleva la Fiscalía Antidroga de la Audiencia Nacional.

EL Orión V, amarrado en el muelle Nelson Mandela, con 4.000 kilos de cocaína, 1.750 vacas y 28 detenidos a bordo,  en el puerto de Las Palmas de Gran Canaria.
EL Orión V, amarrado en el muelle Nelson Mandela, con 4.000 kilos de cocaína, 1.750 vacas y 28 detenidos a bordo, en el puerto de Las Palmas de Gran Canaria.

fuente y mas

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FRANCE 🇫🇷 (député consommateur de coke) : Emmanuel Pellerin serait-il l’arbre qui cache la forêt

Une enquête de Médiapart révèle que le député Renaissance des Hauts-de-Seine Emmanuel Pellerin a consommé de la cocaïne, avant et après son élection.

L’enquête a été classée dès le 26 septembre, soit près de deux semaines après son ouverture, par le procureur de Nanterre, celui-ci considérant que « les éléments constitutifs d’une infraction pénale ne sont pas apparus comme établis ». D’après Médiapart, les enquêteurs ont estimé que la « provocation à l’usage de produits stupéfiants » réclamait un « acte positif » que le dossier ne contenait pas.

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SIGNEZ LA PÉTITION

Pour un contrôle dépistage de drogues sur l’ensemble de nos élus

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ESPAÑA 🇪🇸 (Canarias) : interceptan un carguero con 4.500 kilos de cocaína en Canarias y detienen a 15 personas

La Agencia Tributaria, en colaboración con Policía Nacional y Guardia Civil, ha interceptado a 80 millas al este de Canarias un carguero de nombre ‘Blume’ y bandera de Togo con más de 4.500 kilos de cocaína y en la operación se ha detenido a los 15 tripulantes de la embarcación.

El abordaje del barco, realizado por el Buque de Operaciones Especiales ‘Fulmar’ del Servicio de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria resultó de gran complejidad, dado el estado de la mar y las grandes dimensiones del carguero, detalla la Agencia Tributaria en una nota.

La operación arranca como consecuencia de la colaboración internacional en la que los investigadores del Servicio de Vigilancia Aduanera, Policía Nacional y Guardia Civil, a partir del intercambio de información producido entre el Centro de Análisis y Operaciones del Atlántico (MAOC-N) y el Centro de Inteligencia Contra el Terrorismo y el Crimen Organizado (CITCO), determinaron la posible implicación de una embarcación sospechosa de tráfico ilícito de estupefacientes procedente de Sudamérica.

Como consecuencia de ello, la Dirección Adjunta de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria estableció el dispositivo aeronaval y envió a su buque ‘Fulmar’ para localizar y, finalmente, abordar el carguero en la madrugada del pasado miércoles.

FUENTE Y MAS

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FRANCE 🇫🇷 (Paris) : dans la capitale française, comme dans la plupart des grandes villes européennes, la « coke » coule à flots.

La réalité et le résultat des politiques menées

Quelques dizaines de minutes suffisent pour en prendre commande sur une messagerie cryptée type WhatsApp ou Signal et la faire porter chez soi comme une pizza. En matière de stupéfiants aussi, « l’ubérisation » a révolutionné le marché.

« Un c’est 70, deux c’est 120 ». Le livreur présente quelques boulettes à la jeune femme qui l’a rejoint au bas de son immeuble du très chic VIe arrondissement de Paris. Sous le plastique, de la cocaïne venue tout droit d’Amérique du Sud.

Ce soir, la cliente se contentera d’un seul gramme. Sitôt empochés les 70 euros, Gérard (prénom modifié) enfourche son scooter et file vers sa prochaine livraison.

« C’est comme tous les livreurs à domicile, ceux qui ‘speedent’ avec des courses ou des sushis », s’amuse le jeune dealer, « je reçois des commandes et je tourne dans Paris »

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FRANCE 🇫🇷 OFAST [Dnred Douane – Gendarmerie – Police] : janvier, le mois des bilans

Aviseur international’ ne reprendra pas, cette année, l’ensemble des articles et communiqués de l’ensemble de nos régaliennes et des services de communication de nos différents ministères.

Tous ne pouvant nous informer que d’une progression des saisies qui ne correspond qu’a l’explosion du trafic destiné à satisfaire des consommateurs chaque jour plus nombreux.

Les méthodes et politiques mises en œuvre ne sont pas à la hauteur des enjeux sociétaux du futur puisque seules la prohibition et l’aggravation des sanctions sont retenues pour lutter contre ce fléau.

En 2004, Le député Jean-Luc Warsmann présentait, dans un rapport remis au ministre de l’intérieur, 44 mesures pour améliorer la lutte contre le trafic des stupéfiants. Selon ce rapport il précisait qu’il était nécessaire de renforcer les moyens de lutte en amont sur les routes de la drogue, qu’ il’ faudrait également mutualiser davantage les moyens de lutte entre les pays européens et généraliser les enquêtes sur le patrimoine et les ressources des trafiquants.

Le rapport préconisait également de construire un dispositif de confiscation des avoirs résultants du trafic de stupéfiant en France comme à l’étranger. Enfin, le rapporteur estimait nécessaire de modifier les indicateurs d’activité de la lutte contre le trafic de stupéfiants.

Ça c’était en 2004 et depuis….les lobbyistes des régaliennes n’ont eu qu’une seule idée en tête, assurer aux services des résultats toujours en progression et rendus plus faciles du seul fait de la loi du marché.

Comment lutter efficacement contre les drogues ?

Lors de la session extraordinaire qui s’est tenue du 19 au 21 avril 2016, l’Assemblée générale des Nations unies a acté l’échec de la « guerre contre les drogues ». Conçue pour réduire drastiquement l’offre de stupéfiants, la mobilisation d’importants moyens militaires et policiers n’a en effet pas produit les effets escomptés. On espérait que la contraction de l’offre se traduirait par une hausse des prix et une diminution de la qualité susceptibles de décourager la consommation de drogue. C’est le contraire qui s’est produit : les prix des stupéfiants ont baissé alors même que leur concentration en principes actifs augmentait.

“La mise en œuvre de politiques associant prohibition et répression a produit d’importants dommages collatéraux.”

Le coût de la « guerre contre les drogues » est par ailleurs sans rapport avec la taille du marché concerné : 1 000 milliards de dollars sont dépensés chaque année pour lutter contre le narcotrafic, dont le chiffre d’affaires annuel est estimé à 300 milliards de dollars. La mise en œuvre de politiques associant prohibition et répression a enfin produit d’importants dommages collatéraux allant de la hausse spectaculaire des incarcérations aux États-Unis à l’augmentation rapide des contaminations par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) en Russie et dans les pays d’Europe de l’Est.

Afin de limiter les ravages liés aux stupéfiants, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une nouvelle approche faisant de la préservation de la santé et de la sécurité des individus le principal objectif des politiques de contrôle des drogues. Elle a ainsi rompu avec la « ligne dure » qui s’était progressivement imposée sous l’influence des États-Unis.

lire plus sur ce point de vue

Bonne année 2023 à tous mes lecteurs, en espérant que le bon sens finisse par l’emporter.

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