COLOMBIA (Narcos): en La Guajira cayó una caleta con casi media tonelada de cocaína del ‘Clan del Golfo’ 

Mario Alzate Ramos, dueño de la finca en la que se encontró la caleta con estupefacientes.

Escondidos en tres canecas azules, sepultadas en los predios de una finca en el área rural de Dibulla (La Guajira), estaban los 420 kilos de clorhidrato de cocaína que el Clan del Golfo pretendía enviar hacia los Estado Unidos a través de lanchas rápidas.
Leer:

http://hsbnoticias.com/noticias/judicial/en-la-guajira-cayo-una-caleta-con-casi-media-tonelada-de-coc-220882

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UN: Dark Web revolutionising drug trafficking by making illegal narcotics much more accessible

UN wants tighter control over anonymous online markets on the Dark Web to prevent drug trafficking.

The United Nations (UN) is deeply concerned about the Dark Web and how anonymous online markets are attracting more users by making it much easier for people to access illegal drugs, while at the same time managing to avoid having direct contact with both criminals and law enforcement.

Read more:

http://www.ibtimes.co.uk/un-dark-web-revolutionising-drug-trafficking-by-making-illegal-narcotics-much-more-accessible-1569218

EEUU (Boston): detienen a dos hombres con cocaína en aeropuerto

Dos hombres de Pennsylvania fueron detenidos en el aeropuerto internacional Logan después de que los acusaran de tráfico de cocaína, dijo la policía estatal de Massachusetts.
Ambos llegaron el sábado a Boston procedentes de Santo Domingo, República Dominicana, según la policía.

Leer:

http://www.20minutos.com/noticia/52937/0/detienen-a-dos-hombres-con-cocaina-en-aeropuerto-de-boston/

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NUEVA YORK: acusan 9 dominicanos de operar gran laboratorio de heroína

NUEVA YORK.- Agentes anti-narcóticos desmantelaron uno de los mayores laboratorios de heroína en la historia de la ciudad de Nueva York y apresaron a nueve dominicanos, a quienes señala como los cabecillas de la red.

Más 64 kilos de heroína y $350.000 dólares en efectivo fueron incautados, luego de que forma fortuita detuvieran a varias personas el jueves en medio de una redada de drogas en el 2115 Harrison Ave. en El Bronx.

read more: http://almomento.net/capturan-laboratorio-droga-mas-grande-historia-ny-y-arrestan-9-de-rd/221554

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Droga, smantellato cartello Italia-Usa-Colombia: 144 arresti, sequestrate 11 tnl cocaina 

ROMA – Italia- Colombia-Stati Uniti. Una maxi operazione anti droga portata avanti da Guardia di finanza, Polizia nazionale colombiana e Dea ha smantellato un ‘cartello’ internazionale di narcotrafficanti, ritenuto dagli investigatori « pericolosissimo ». Gli arresti, in tuto sono stati 144, solo tra Italia e Colombia 33, 11 le tonnellate di cocaina sequestrate che, una volta lavorata e immessa in commercio, avrebbe fruttato circa 3 miliardi di euro.
PIU:

http://www.repubblica.it/cronaca/2016/06/30/news/operazione_antidroga_tra_italia_usa_e_colombia_arresti_e_sequestri-143105370/

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FRANCE: quant aux méthodes des régaliennes pour lutter contre le trafic de drogue

LCPNS55

Les invités d’Arnaud Ardoin – LCP

Emmanuel Fansten, journaliste à Libération, auteur de l’enquête – Dominique Perben, ancien Garde des sceaux et aujourd’hui avocat – Gilbert Collard, avocat, député RBM-FN du Gard et Secrétaire Général du Rassemblement Bleu Marine, auteur du livre  » Les dérives judiciaires : et si ça vous arrivait ?  » Paru aux Editions Eyrolles  – Marc Fievet, aviseur de la douane française, inscrit sous le matricule  » NS 55 DNRED « , auteur des livres  » Infiltré au coeur de la mafia  » paru aux Editions Hugo Doc, et  » Gibraltar « , paru aux Editions Michel Lafon.

http://www.lcp.fr/emissions/ca-vous-regarde
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Le narcotrafic, et tout ce qui en découle, ne semble pas être pris au sérieux par nos décideurs politiques qui continuent à laisser les régaliennes affectées à cette tâche, et ses différentes hiérarchies, faire « joujou » avec les moyens mis à leurs dispositions pour surtout dérouler des plans de carrière qui trop souvent vont privilégier des réussites personnelles à l’atteinte de résultats probants dans la lutte contre la drogue.
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« La lutte contre le trafic de stups a pris 10 ans de retard en une journée, à cause d’une guerre des chefs de service entre les douanes et l’Office« , résume un policier de terrain (INFO RMC).

L’OCRTIS et les « opérations Myrmidons » avec ses derniers exploits de se constituer en super protecteur de narcotrafiquants pour permettre de transmettre des fiches de renseignements aux services de police judiciaires et à des pays étrangers comme l’Espagne, l’Angleterre voire le Maroc.
La DNRED (Douane française) avec ses « saisies spectaculaires » pour lesquelles on assistera au déplacement totalement surréaliste du président Hollande accompagné de son fidèle Sapin et en l’absence de Jean Paul Garcia, le patron de la DNRED.
Les stups du « 36 » avec ses casseroles.
La Douane française et ses services « Cyberdouane » ( DARKNET: cocaïne, shit et armes en deux clics…Que fait la cyberdouane? ) et « CELTIC » ( Douane française: la CELTIC (cellule d’études et de lutte contre les trafics illicites par conteneurs ), la Gendarmerie, les Policiers municipaux, le TRACFIN et les Services Spéciaux…
Tous ces services s’emploient à nous expliquer chaque jour par des communicants performants qu’ils sont les meilleurs et que d’exploits en exploits ils nous protégeraient de ce fléau, alors qu’il n’en est rien.

Nos frontières sont de véritables passoires et la progression des saisies dans l’hexagone, territoire de consommation et de transit, n’est due qu’à l’augmentation de la demande et donc du business généré!

Comment ne pas être inquiet lorsque l’on apprend la saisie, par hasard, de  270 kilos d’héroïne pure dans un camion iranien qui est arrivé sans avoir été contrôlé à Flixecourt dans la Somme (FRANCE (Camion iranien): à Flixecourt(80), suite à la saisie de 260 kg d’héroïne, le patron d’  »Immo Ouest » est bouleversé !) , comme cette saisie par hasard (FRANCE (narcotrafic maritime): 230 kilos de cocaïne trouvés dans un conteneur de verre pour Saint-Gobain, pas contrôlé par la CELTIC) ces derniers jours.

Les alertes au ministre Christian Eckert (DROGUE (Douane française): lettre ouverte à Monsieur Christian Eckert, ministre du Budget) comme à la directrice générale de la Douane, Madame Hélène Crocquevieille (FRANCE (Douane française): lettre ouverte à madame Hélène Crocquevieille, directrice générale.) n’ont pas réussi à provoquer la moindre réaction à ce jour et les dernières décisions du ministre de l’intérieur comme la mise en place d’une section « anti-mules » en Guyane avec promesse de doublement des effectifs affectés à la lutte contre le narcotrafic ne sont pas à la hauteur des besoins ( OCRTIS (Guyane): vers la création d’une antenne de lutte contre les mules…).
Affecter une quinzaine de fonctionnaires pour tenter de limiter le transport de drogue via les « mules » ne sera qu’une énième « ligne Maginot » que les narcotrafiquants contourneront sans aucun problème.
Nos régaliennes continuent à se concurrencer, quand ce n’est pas à se tirer dans les pattes, au mépris de l’efficacité pour avant tout se faire mousser!

Comment ne pas être inquiet de cette non évolution dans les moyens mis en œuvre par nos décideurs qui de « machin » en « machin » ne savent plus que faire pour essayer encore de berner l’opinion publique sur la soit disant efficacité de nos services.
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DEA (Drug Enforcement Administration): habla de una « crisis sin precedentes » que deja más de 10.000 muertos por año.

heroina1La DEA destacó el « uso y abuso » de la heroína y otras drogas opiáceas como « una crisis que aflige » a EE.UU., y puso como ejemplo el aumento exponencial de casos registrados de consumo de heroína en 2007 (161.000) que se multiplicaron por tres en 2014 (435.000).

En cuanto a las muertes relacionadas con la heroína, el informe indicó que también se triplicaron, aunque en este caso en menos de cinco años, ya que pasaron de 3.036 en 2010 a 10.574 en 2014, un incremento, según la DEA, « más rápido que el de otras drogas » como las metanfetaminas.

LEER: http://tn.com.ar/internacional/el-consumo-de-heroina-en-eeuu-se-triplico-en-la-ultima-decada_684480

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heroin-generic_xrmermEl Buró de Investigaciones de Georgia (GBI) informó que las muertes por sobredosis de heroína se han duplicado cada año en los pasados tres años en condados fuera del área metropolitana de Atlanta.

De 2014 a 2015, los años de los que se tienen las más recientes estadísticas, las tasas de muertes por sobredosis aumentaron de 61 a 134.

LEER: http://mundohispanico.com/noticias/se-duplican-las-muertes-por-sobredosis-de-heroina

 

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BOLIVIA: Evo Morales acusa a la DEA de ‘robar’ 50% de cocaina incautada

moralesEl presidente de Bolivia explicó que la DEA usaba las ganancias de la venta ilegal de drogas para pagar bonos a funcionarios de gobierno y a agentes encubiertos. 

La agencia antinarcóticos de Estados Unidos, la DEA, « se quedaba con el 50 por ciento de la cocaína » que incautó en Bolivia para financiar actividades ilícitas, denunció este lunes el presidente Evo Morales a través de un comunicado de prensa.

El mandatario boliviano explicó que agentes de la DEA aceptaron que ganancias de las incautaciones eran utilizadas para pagar “bonos a las autoridades y a los agentes encubiertos”.

leer: http://www.telesurtv.net/news/Evo-Morales-acusa-a-la-DEA-de-robar-50-de-cocaina-incautada-20160628-0002.html

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DEA: tres hombres enfrentan cargos for traficar 40 kilos de cocaína

imageLa DEA, luego de una investigación encubierta de varias semanas, detuvo a los ciudadanos estadounidenses Shuntel Coco, de 44 años, y Christopher Williams, de 43 años, y al mexicano Jesús Esquivel-Ayala, 37 años. Los dos primeros están detenidos y el tercero salió libre bajo fianza.

Según la DEA, en mayo pasado Williams alquiló una bodega y en la cual Esquivel-Ayala tenía la misión de llevar los 40 kilos de cocaína.
El jueves 26 de mayo de 2016 se realizó la operación. El mexicano llevó la droga y Williams, en representación de Coco, recibió el cargamento.

Leer:
http://mundohispanico.com/noticias/tres-hombres-enfrentan-cargos-for-traficar-40-kilos-de-cocaina

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COLOMBIA: autoridades han incautado más de cinco toneladas de cocaína en 15 días

La Policía a través de la Dirección de Investigación Criminal e INTERPOL, continúa reafirmando la decidida lucha contra el narcotráfico, fortalecida gracias a la cooperación y el compromiso de autoridades y agencias nacionales e internacionales, evidenciando resultados efectivos contra las organizaciones dedicadas al tráfico de estupefacientes.

Durante las últimas semanas la DIJIN en coordinación con la Agencia Antidrogas DEA y autoridades de Ecuador, Panamá, Costa Rica y Guatemala ha logrado la incautación de más de cinco toneladas de cocaína en operaciones desarrolladas en Centro y Suramérica.

LEER mas:

http://www.cmi.com.co/autoridades-han-incautado-mas-de-cinco-toneladas-de-cocaina-en-15-dias

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OCRTIS France: le Commissaire Vincent Le Beguec va-t-il faire évoluer les méthodes de travail de l’Office Central de la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants ?

OCRTIS1 FRANCE (OCTRIS année 1989): un grand cru pour Mario Le Corff

ET

Pour mémoire,

les drôles dessous d’une grosse saisie de cocaïne réalisée par l’OCRTIS

Mercredi, 4 Mai, 1994
L’Humanité

Le procès qui s’est ouvert hier à Grasse n’aurait été que celui de trafiquants pris dans le filet des stups si un commissaire suisse n’y était allé de quelques confidences explosives.

De notre envoyé spécial à Grasse

Le procès qui s’est ouvert hier à Grasse (Alpes-Maritimes) pourrait avoir d’importantes répercussions. Tout démarre en février 1992 dans le département avec l’arrestation de plusieurs trafiquants de drogue. Ce jour-là, dans la petite ville de Cagnes-sur-Mer, des inspecteurs de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCTRIS) interceptent Vittorio Ceretta, un Calabrais de cinquante-deux ans, en train de remettre 63 kilos de cocaïne au conducteur d’un semi-remorque, Rosario Dioguardi, chargé de passer la frontière franco-italienne avec la marchandise.

Trois mois plus tard, nouveau coup de filet. 53 kilos de coke sont saisis et quatre autres personnes sont interpellées. Un couple d’Espagnols, Manuel et Manuella Munoz, ainsi que Drissia Bonacina et son époux suisse, Sergio Bonacina. Du beau travail donc, réalisé par les policiers français en relation avec leurs homologues brésiliens.

Tout irait pour le mieux et les autorités pourraient assurer que la répression du trafic porte ses fruits si Fausto Cattaneo, policier et suisse, commissaire de surcroît, ne dénonçait, dans un rapport en date du 27 novembre 1992 et adressé au Conseil d’Etat du canton du Tessin et au ministère public de la Confédération, les dessous de l’opération. A la lecture de ce volumineux rapport, on se dit effectivement que tout cela n’est pas bien propre.

Qu’écrit Cattaneo? Tout d’abord que la prise de cocaïne effectuée sur la Côte d’Azur est la ramification d’un trafic beaucoup plus important que le policier surnomme Mato Grosso, du nom de l’Etat brésilien dans lequel se fabrique une partie des produits acheminés par une filière colombienne. Le commissaire explique comment il a infiltré le réseau, parle de son travail avec les indics et les multiples problèmes qui ont surgi. Il raconte son contact avec un industriel brésilien lié à l’ex-président Collor et à Roméo Tuma, chef de la police, accusé de corruption et disposant de comptes bancaires à Genève «gérés, entre autres, par un fonctionnaire de la police genevoise».

Mais Cattaneo ne s’arrête pas là. Il dénonce également l’attitude et le rôle des services français – notamment d’un commissaire des stups parisien – accusés de l’avoir écarté de l’opération Mato Grosso: «Les services français et les indicateurs, ainsi que les éléments de la police fédérale brésilienne (…) se sont introduits entre fournisseurs et acheteurs en remplaçant les vrais trafiquants à l’origine du flux de drogue», écrit-il.

Et un peu plus loin, à propos de la cocaïne saisie près de Nice, on peut lire: «La drogue ne provenait pas des cartels colombiens ou des raffineries du Mato Grosso mais a été mise à disposition par la police brésilienne.» Les indicateurs ayant remis la cargaison avec l’accord des services français et brésiliens «ont encaissé environ 800.000 dollars qu’ils se sont partagés avec les fonctionnaires de police».

Le procès de Grasse, interrompu en milieu de matinée, après l’audition de trois témoins, pour cause d’enterrement du bâtonnier, ne pourra éviter de traiter des méthodes pour le moins surprenantes des enquêteurs. L’OCTRIS jure que ces pratiques lui sont étrangères, alors que deux des principaux accusés assurent que les indics ont été volontairement laissés en liberté. Il reste que le commissaire Cattaneo était absent et qu’il risque de le rester jusqu’à la fin du procès, prévue pour jeudi soir.

http://www.humanite.fr/node/78968

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Cent kilos de coke qui pèsent lourd

Jeudi, 5 Mai, 1994
L’Humanité

AU procès des trafiquants de cocaïne, à Grasse, c’était hier l’audition de Sergio Bonacina, considéré comme le chef du groupe appréhendé en deux temps dans la région niçoise, le 24 février et le 29 mai 1992, ainsi que 100 kilos de cocaïne. Sergio ne manque pas d’aplomb: «Les accusations de trafiquants portées contre moi viennent de la fantaisie de M. Cattaneo». Fausto Cattaneo est un commissaire suisse, auteur d’un rapport mettant en cause l’attitude des services français dans cette affaire, reliée selon lui à un trafic beaucoup plus important surnommé «Mato Grosso» et portant sur cinq tonnes de «coke».

Mais Cattaneo n’a pas été autorisé par sa hiérarchie à se présenter à la barre des témoins «pour des raisons de sécurité». Bonacina, de son côté, reconnaît s’être livré au Maroc au «trafic de stupéfiants mais, après ça, finito, basta!». Il avoue, en revanche, être un consommateur occasionnel de poudre blanche. Le président Acquaviva semble amusé par ses déclarations: «Vous avez pourtant une certaine stature dans les activités illicites.» L’homme nie tout. Il prétend être «un homme sous l’influence de sa femme». Mais cette dernière, présente dans le box des accusés, dit le contraire, se bornant à répéter que son mari en savait long sur toute l’opération et sur les contacts avec deux Sud-Américains, pourvoyeurs de drogue.

De ces deux Sud-Américains, il en fut longuement question lors de l’audition de Mario Le Corff, commissaire principal à l’Office central des stupéfiants. Ce dernier affirme que les prises effectuées en 1992 sur la Côte d’Azur n’ont rien à voir avec l’affaire «Mato Grosso». Pour lui, «le rapport Cattaneo relève de la mégalomanie». Tout s’est passé légalement, dans le cadre d’une livraison surveillée, c’est-à-dire sous haute surveillance policière, jusqu’à l’interpellation. Dans le cadre de l’enquête, plusieurs personnes étaient suivies. «Puis sont apparus des individus non identifiés que nous avons considérés comme étant sud-américains», dit le policier français. Malheureusement, ils ne seront jamais appréhendés, ce qui déclenchait de la part de la défense une vive polémique. Me Baudoux laisse entendre que les Sud-Américains travaillaient pour les policiers. Après deux jours de débats, le flou continue de régner dans ce procès. La seule certitude que l’on ait est que la Mafia est solidement implantée dans le sud de la France, région devenue privilégiée pour les trafics en tout genre entre l’Hexagone et l’Italie.

http://www.humanite.fr/node/79083

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Des trafics et une enquête qui intrigue

Samedi, 7 Mai, 1994
L’Humanité

Le procureur a requis des peines de douze à dix-huit ans de prison pour achat, importation et tentative d’écoulement de 117 kilos de cocaïne. La défense invoque un coup monté par les policiers français.

De notre correspondant régional.

ETRANGE procès en vérité que celui qui vient de se tenir dans les locaux du tribunal de Grasse, et dont le verdict a été mis en délibéré jeudi soir. Les personnes jugées l’étaient, selon l’acte d’accusation, pour achat, importation et tentative d’écoulement de stupéfiants. Le trafic portait sur 117 kilos de cocaïne. La France, et plus particulièrement la Côte d’Azur, n’étant qu’un lieu de transit avant l’acheminement vers l’Italie.

Des faits assez graves pour que le procureur de la République, Jean-Luc Cabaussel, requière des peines allant de douze à dix-huit ans d’emprisonnement, avec ce petit commentaire qui résume bien l’atmosphère: «Je suis toujours très satisfait de requérir face à des malfrats.»

Une phrase qui n’était pas gratuite. Depuis l’ouverture des débats, quelque chose semblait gripper la machine judiciaire. Plus exactement, un rapport établi par un commissaire suisse, Fausto Cattaneo, en partie corroboré par le numéro deux de la section antidrogue de l’office du procureur de la Confédération helvétique, Jacques-André Kaeslin.

Les deux hommes, dans deux notes séparées et officielles, soulignent les pratiques des services français et plus particulièrement de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCTRIS). Des révélations de taille comme celle lue par le procureur lui-même, à propos de la drogue saisie, qui «proviendrait des stocks de Marco Cavallero, numéro deux de la police fédérale des stupéfiants du Brésil, et aurait été importée, livrée et vendue par des informateurs».

Le procureur n’a pas soutenu la demande de supplément d’informations exigée par les avocats de la défense. «Ce serait énorme», dit-il: «Ce rapport, c’est un jet d’encre craché par un mollusque marin avant qu’il ne tombe dans l’épuisette.»

Que les accusés ne soient pas des enfants de choeur, ou plutôt de «Marie», selon les termes d’un défenseur, personne ne semblait le nier, sauf peut-être ceux qui attendent de connaître leur sort.

Selon Interpol, deux d’entre eux, Vittorio Ceretta et Stefano Fasanotti, seraient membres de la N’Dranghetta calabraise et un troisième larron, Renato Macri, appartiendrait à une organisation mafieuse dans le Piémont. Sergio Bonacina n’est pas non plus un inconnu pour les stups de différents pays et son épouse Drissia vivait auparavant avec un «mauvais garçon» en cheville avec des trafiquants basés en Amérique latine.

Mais l’audition de plusieurs policiers en qualité de témoins et notamment de Mario Le Corff, commissaire principal à l’Office central des stupéfiants, devait jeter le trouble.

A l’écoute de ces fonctionnaires, on avait une sensation de non-dit. Comme si certaines pratiques n’avaient pas à être évoquées. Comme si, la fin justifiant les moyens, seules importaient les «prises» record de drogue. Qui étaient les Sud-Américains, fournisseurs repérés dans cette affaire, jamais arrêtés ni photographiés de face contrairement aux autres protagonistes?

Je ne sais pas, répondait Le Corff, qui répétait devant le tribunal que dans cette procédure, aucun indicateur n’avait été utilisé. Mais selon Fausto Cattaneo (absent à l’audience), il s’agirait d’informateurs et il donne leurs noms. Mais le procureur, une fois de plus, s’est refusé à en tenir compte, ne serait-ce que pour que la lumière soit faite. «Ce rapport ne vient pas du ciel mais de l’enfer dans lequel se morfond Fausto Cattaneo.»

Les défenseurs avaient alors beau jeu de demander dans leurs plaidoiries si «l’efficacité de la répression permet tout», si la justice «allait servir le droit ou la pyromanie policière» ou encore de dénoncer «le mur de l’Etat policier».

Au mois de février déjà, à Marseille, dans un procès portant sur une saisie de 5 tonnes de hasch, les avocats des prévenus avaient invoqué un coup monté par l’OCTRIS… Ni la justice ni la police n’auraient à gagner à couvrir de tels agissements. Car si quelques «mules» tombent grâce à ces stratagèmes, ils n’ont pas d’effet sur les cartels qui continuent de proliférer tandis que les narcodollars pénètrent toujours plus l’économie mondiale.

C’est dire si le verdict du tribunal de Grasse, prévu pour le 24 mai, est attendu. Avec crainte ou espoir, c’est selon…

http://www.humanite.fr/node/79247

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UNDERCOVER: Robert Mazur, alias Bob Musella, a infiltré pendant 18 mois le cartel de Medellín au temps de Pablo Escobar

J'ai infiltré pendant 18 mois le cartel de Medellín au temps de Pablo EscobarLe cartel de Medellín utilisait les moyens aériens afin de créer et d’acheminer la cocaïne aux États-Unis et y développer un marché de la drogue. (Robert Mazur)

Robert Mazur, alias Bob Musella, a blanchi l’argent du cartel colombien tout en enquêtant pour l’IRS. Il raconte son histoire incroyable.

En partenariat avec « Ulyces ».

Les propos ayant servi à réaliser cette histoire ont été recueillis par Arthur Scheuer au cours d’un entretien avec Robert Mazur. Les mots qui suivent sont les siens.

Je viens d’une famille italo-américaine pauvre, et nous vivions dans un quartier pauvre de Staten Island, à New York. Le premier appartement dans lequel j’ai habité comportait trois chambres. Quatre familles y logeaient : mes grands-parents, les deux sœurs de ma mère, moi, mon frère, mon père et ma mère.

Mes parents travaillaient très dur, mon père cumulait deux ou trois emplois à la fois. Ils désiraient plus que tout aider leurs enfants à avoir une meilleure vie que la leur. Déjà à l’époque, leur objectif était de nous tenir éloignés de la mauvaise graine du quartier dont j’ai plus tard, en tant qu’agent infiltré, prétendu faire partie. Ils tenaient à faire de mon frère et moi les premiers membres de la famille à entrer à l’université. C’est arrivé.

IRS_logo_blue_PDNos économies étaient maigres quand j’ai fait mes premiers pas à la fac, et j’avais besoin d’un job pour payer mes livres. J’ai décroché un entretien par l’intermédiaire de l’université me permettant de devenir ce qu’ils appelaient un étudiant « coopté » au sein d’une organisation. Il s’agissait d’une unité spéciale de l’IRS (https://fr.wikipedia.org/wiki/Internal_Revenue_Service).

À l’époque, on l’appelait la « division du renseignement », c’est elle qui s’était chargée de monter le procès d’Al Capone.

Suivre le cash

flucasUne fois engagé, je travaillais deux jours par semaine, le week-end et l’été. Mon rôle se limitait à porter les valises des gars, je n’ai rien fait de très important et je n’ai traité aucun dossier. Je faisais des photocopies, de la retranscription d’entretiens, je n’étais pas sur le terrain. Un des dossiers les plus importants concernait Frank Lucas, le plus gros trafiquant d’héroïne de Manhattan (photo de droite) (plus sur: http://users.skynet.be/dosscrim/franklucas/index.html). Nous étions chargés de poursuivre la banque au sein de laquelle il blanchissait de l’argent. Ironie du sort, son nom était la Chemical Bank, la « banque chimique ».

LIRE sur:

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160603.OBS1849/j-ai-infiltre-pendant-18-mois-le-cartel-de-medellin-au-temps-de-pablo-escobar.html

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DEA (Nueva York): atrapan dominicano con auto lleno de droga en Inwood |

DEAPor: William Jiménez
Fecha: junio 13, 2016
En: Nueva York

ALTO MANHATTAN.

Un dominicano que regresaba de un festival de música de Detroit fue atrapado en la calle Dickman con su vehículo lleno de droga, dijo la Policía.

Mario Brito, de 31 años, regresaba del festival de música Detroit en Movimiento junto a seis personas más, cuando agentes de la DEA detuvieron su vehículo, una camioneta Toyota Sienna 2011, en la esquina de la calle Dyckman con avenida Seaman, en Inwood.

Mas:

http://almomento.net/atrapan-dominicano-con-vehiculo-lleno-de-droga-en-inwood/216007

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DRUGWAR: Mexico, U.S. and Canada join forces to combat opium cultivation and heroin use

A man lances a poppy bulb to extract the sap, which will be used to make opium, at a field in the municipality of Heliodoro Castillo, in the mountain region of the state of Guerrero January 3, 2015. REUTERS/Claudio Vargas

A man lances a poppy bulb to extract the sap, which will be used to make opium, at a field in the municipality of Heliodoro Castillo, in the mountain region of the state of Guerrero January 3, 2015. REUTERS/Claudio Vargas

Mexico, the United States and Canada will unveil a plan to combat increased opium poppy cultivation and heroin use across North America at a summit later this month, a senior Mexican official told Reuters on Thursday June 9.

Leaders of the three nations are due to meet in Ottawa on June 29, amid growing concern about the rising North American death toll from opioids such as heroin and fentanyl, and a surge in poppy cultivation in Mexico by violent drug gangs.

In a phone call last month, U.S. President Barack Obama and his Mexican counterpart Enrique Pena Nieto agreed to intensify the fight against heroin production, and government officials say the problem has been under discussion for months.

Paulo Carreno, Mexican deputy foreign minister in charge of North America, said in an interview that Canada’s Prime Minister Justin Trudeau was also committed to the plan due to be launched at the so-called Three Amigos summit later this month.

“This isn’t just about destroying (plantations), it’s about finding solutions for people forced to cultivate poppies, and there will be an important announcement in this context at the summit on a new cooperation plan between the three countries to deal with problems that obviously concerns us all,” he said.

Carreno declined to offer details but said additional resources would be devoted to all parts of the problem.

Read more:

http://www.theyucatantimes.com/2016/06/mexico-u-s-and-canada-join-forces-to-combat-opium-cultivation-and-heroin-use/

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NARCOTRAFICO: Hezbollah trafica toneladas de cocaína de América Latina a Europa

DEA Michael BraunEl ex jefe de operaciones de la DEA Michael Braun aseguró ante legisladores estadounidenses que Hezbollah (grupo terrorista financiado por Irán) está « moviendo toneladas de cocaína » de América del Sur a Europa y ha desarrollado uno de los « esquemas de lavado de dinero más sofisticados » que jamás haya visto.

La agencia anunció en febrero pasado que había detenido a varios terroristas de Hezbollah acusados de trabajar con un gran cártel de la droga de Colombia, con el objetivo de traficar narcóticos a Europa y blanquear dinero a través del Líbano. Esas detenciones se produjeron en un contexto de crecientes temores en Washington sobre los vínculos entre grupos terroristas de Medio Oriente y del hemisferio occidental.

leer mas:

http://www.infobae.com/america/mundo/2016/06/10/hezbollah-trafica-toneladas-de-cocaina-de-america-latina-a-europa/

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DROGUE: un ancien agent de la DEA révèle le rôle du gouvernement dans le départ de l’épidémie de cocaïne

Par Isaac Davis –  Source Waking Times

Isaac Davis est un ardent défenseur de la liberté pour une société honnête de haut en bas. Il est un écrivain contribuant à WakingTimes.com.

Michael Levine

Il y a une épidémie de cocaïne, d’héroïne et d’autres drogues en Amérique et de nombreux autres médicaments sont expédiés aux États-Unis en plus grande quantité que jamais. Est-ce que le gouvernement des États-Unis et la Central Intelligence Agency (CIA) sont à blâmer pour avoir inondé les communautés américaines avec de la cocaïne dans les années 1970 en soutenant secrètement le trafic de drogue en Amérique latine ?

Beaucoup d’employés retraités de la CIA, de la Drug Enforcement Agency (DEA), et de la police, en plus de nombreux journalistes d’investigation, croient que c’est la vérité, et que divers fonctionnaires des gouvernements américains ainsi que de la CIA devraient être tenus pour responsables et même jugés.

Michael Levine, un vétéran de 25 ans de la DEA et auteur du livre Triangle de la mort (Triangle of death), affirme que la CIA a joué un rôle-clé pour permettre le trafic de drogues, en particulier la cocaïne, aux États-Unis depuis l’Amérique latine. Agissant comme un agent profondément infiltré pendant de nombreuses années de sa vie, Levine a trouvé au travers d’une expérience de premier ordre sur le terrain que la CIA savait que les drogues étaient introduites clandestinement dans les rues des villes américaines, mais n’a rien fait. Il affirme que l’Agence a même prévenu les cartels de la drogue d’opérations d’infiltration de la DEA, comme il l’explique dans la vidéo ci-dessous.

D’autres agents de la DEA ont fait des déclarations similaires.

L’ancien chef de la DEA, John Lawn, a déclaré qu’Oliver North, lieutenant-colonel des Corps de Marine qui, dans les années 1980, a servi en tant que personnel du Conseil de sécurité nationale à la Maison Blanche, et d’autres responsables, «ont créé un réseau privé de contras [contre-révolutionnaires,NdT] qui a attiré les trafiquants de drogue à la recherche de couverture pour leur opérations, puis ont fermé les yeux devant des rapports répétés sur la contrebande de drogue liés aux contras, et ont travaillé activement avec les trafiquants de drogue reconnus tels que le dictateur panaméen Manuel Noriega». Lawn a juré sous serment qu’Oliver North lui-même avait prématurément divulgué une opération d’infiltration DEA, compromettant la vie d’agents sur place, pour un avantage politique dans un prochain vote du Congrès sur l’aide aux contras. (Source)

Oliver North, bien sûr, a nié toute connaissance de l’implication des contras dans le commerce de trafic de drogue. Au cours de l’audience du Congrès Iran-Contra en 1987, lorsque les allégations ont commencé, Oliver North a déclaré lors de son discours d’ouverture :

Certains ont dit qu’en pouvoir de décision, j’arrivais juste après le Président des États-Unis, et…………………………..LIRE sur: http://lesakerfrancophone.fr/un-ancien-agent-de-la-dea-revele-le-role-du-gouvernement-dans-le-depart-de-lepidemie-de-cocaine

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DNRED: infiltré au coeur de la mafia.

infiltre21Bonjour à tous ! A la une de L’heure du crime, l’histoire vraie d’un « infiltré », dont la mission était de faire tomber un réseau international de trafic de stupéfiants, et qui se retrouve quelques années plus tard condamné à perpétuité !

Cet homme s’appelle Marc Fievet. Il est mon invité. Son nom est peu ou pas connu du public, mais son aventure a inspiré les scénaristes du film « Gibraltar », qui sort mercredi prochain au cinéma.

Pendant six ans, il  était connu sous le nom de code NS 55. Il a permis aux services des douanes; qui l’avaient recruté en 1988, de récupérer près de 100 tonnes de stupéfiants !

LIRE  et VIDEO

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/l-heure-du-crime-vendredi-6-septembre-2013-infiltre-au-coeur-de-la-mafia-7771230825

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FLORIDA: incautan caja que llegó a Miami con heroína en cartuchos de toner

Funcionarios de Aduanas en Miami descubren un envío de heroína dentro de cartuchos de toner para impresoras

La caja provenía de Colombia y estaba dirigida a la dirección de un apartamento en Miami

Agentes federales se hicieron pasar por empleados de paquetería y arrestaron a tres hispanos

http://www.elnuevoherald.com/noticias/sur-de-la-florida/article81153732.html

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CALIFORNIA (Wilmington ): encuentran 182 libras de cocaína en autobús procedente de México

Encuentran 182 libras de cocaína en autobús procedente de MéxicoEl autobús arribó en Wilmington este martes, donde tuvo lugar el decomiso
Los paquetes de droga decomisados en Wilmington.
Foto: Cortesía / LA IMPACT

Un autobús de pasajeros que arribó a Wilmington procedente de México traía una carga especial — 83 paquetes de cocaína.

El decomiso se realizó este martes.

Tres hombres fueron arrestados el martes después de descargar la droga que venía en el área de equipaje del autobús.

El equipo especial antidrogas de Los Ángeles (LA IMPACT) detuvo a Victor Fainz Miranda, de 33 años, Jaime Jiménez de 50 años y Humberto Vázquez, de 48. También fueron detenidos el conductor del autobús que venía de Tijuana y dos trabajadores que también ayudaron a descargar la droga.

leer mas: http://www.laopinion.com/2016/05/31/encuentran-182-libras-de-cocaina-en-autobus-procedente-de-mexico/

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NARCOS: les secrets des mafias ouest-africaines de la cocaïne

Mis en ligne le 29.05.2016

Ecrit par:
Olivier Guéniat, chef de la police judiciaire neuchâteloise
Anaïs Gasser, étudiante en Master de criminologie à l’Ecole des sciences criminelles – UNIL

On croit souvent à tort, tant du point de vue politique et journalistique que populaire et même policier, que l’apparition de la vente de cocaïne sur rue par des requérants d’asile d’Afrique de l’Ouest a une origine récente se limitant aux seuls phénomènes migratoires du début du 21ième siècle. Pourtant, une recherche historique et bibliographique nous démontre qu’il s’agit plutôt d’une lente construction apparue dès les années cinquante résultant de facteurs tant logiques que complexes et débouchant sur une situation presque inexorable. Pour mieux comprendre le contexte de ce marché illicite assez visible et dérangeant dans les villes suisses, voici un levé du voile sur les secrets d’une organisation criminelle très efficace qui a su s’adapter à toutes les contraintes répressives.

Les origines du trafic de cocaïne transitant par l’Afrique de l’Ouest

La première utilisation de l’Afrique de l’Ouest comme plaque tournante du trafic de drogue remonte aux années 50 par des trafiquants libanais impliqués dans la contrebande d’héroïne vers les Etats-Unis. Servant d’abord de passeurs aux narcotrafiquants libanais, les mafias nigérianes ont pris le contrôle d’une partie du transport de l’héroïne dans les années 80 en se fournissant directement en Inde, au Pakistan et en Thaïlande. Rapidement, elles ont noué des liens avec les organisations criminelles asiatiques du Triangle d’or et les triades chinoises. Ainsi, elles se sont affirmés dans le trafic d’héroïne. En 1994 par exemple, 30% des saisies d’héroïne aux Etats-Unis concernaient des mules contrôlées par des trafiquants nigérians.

Plus tôt, dans les années 60, des trafiquants nigérians et ghanéens entreprirent l’exportation de marijuana vers l’Europe pour satisfaire la demande inhérente au mouvement hippie. Ce trafic, a priori mineur, a alors ouvert la voie à un marché narcotique de plus grande échelle dans les années 80 et représentait une voie de passage supplémentaire à exploiter.

Dans les années 80, après cinq siècles de colonisation et à l’époque où les derniers pays ouest-africains célébraient leur indépendance, l’Afrique de l’Ouest était plongée dans des conflits politiques, militaires et managériaux ; elle a alors éprouvé une forte crise économique. Pour se sortir de cette impasse, la plupart des pays[1] ont été contraints d’emprunter au Fonds monétaire international et à la Banque Mondiale qui mirent en place une procédure de libéralisation économique connue sous le nom d’ajustement structurel. Ce plan de réajustement a notamment engendré de très fortes restrictions budgétaires, des coupes importantes dans les dépenses publiques et des licenciements d’employés des services publiques. De ce fait, la population s’est vue engouffrée dans de très sévères difficultés financières, recherchant, pour survivre, la formation de capital parfois par tous les moyens, même illégaux. Cette période coïncide avec l’expansion des réseaux nigérians dans le trafic d’héroïne et l’implication progressive de ces derniers dans l’importation, d’abord mineure et individuelle, de cocaïne.

En plus de la diaspora africaine héritée de la colonisation et de la traite internationale d’esclaves noirs, s’en est suivi, au milieu des années 80, une diaspora nigériane autant sur le continent africain qu’en Amérique latine[2]. À l’aune de la migration internationale inhérente à la mondialisation, des marchés tant licites qu’illicites ont bénéficié de conditions favorables à leur développement. En effet, les principes de la libre-circulation et du libre-échange ont, par ailleurs, suscité de nouvelles opportunités criminelles que les réseaux nigérians ont su saisir l’intérêt.

Jusqu’au début des années 90, la Bolivie et le Pérou étaient les premiers cultivateurs mondiaux de feuilles de coca. Les narcotrafiquants colombiens s’y approvisionnaient pour fabriquer la cocaïne dans le but de la revendre principalement aux Etats-Unis. Or, au début des années 90, les Etats-Unis ont mis en place l’opération Air Bridge Denial pour couper la route de cet approvisionnement. Ce resserrement répressif a provoqué un « effet ballon » inattendu, poussant les narcotrafiquants colombiens à développer et augmenter leurs propres cultures. En même temps, les Etats-Unis et les pays ouest-européens avaient renforcé les contrôles dans leurs ports maritimes et leurs aéroports, parvenant ainsi à mener de multiples interceptions couronnées de succès. En conséquence, le trafic devenait de plus en plus risqué, pour les narcotrafiquants inter continentaux, notamment le long des routes traditionnelles qui passaient par le Golf Caribéen en direction des Etats-Unis et de l’Europe.

À la fin des années 90, en plus du renforcement sécuritaire sur les routes principales d’acheminement, le marché américain de la cocaïne a connu non seulement un monopole détenu par les cartels mexicains, mais aussi une saturation liée à une baisse de la demande. Vraisemblablement pour ces deux raisons, les narcotrafiquants, pour la plupart colombiens, ont effectué le calcul coût-bénéfice de diversifier les routes et de se tourner vers l’Europe où, contrairement aux Etats-Unis, la demande était en augmentation, y compris en Suisse. En effet, la fin du conflit entre le Kosovo et la Serbie ainsi que la situation de guerre en Afghanistan coïncident à une réelle pénurie d’héroïne dès 1999, créant la demande pour une autre substance, la cocaïne. Pendant ce temps, les réseaux nigérians avaient poursuivi leur approvisionnement en cocaïne en Amérique du Sud, établissant de solides contacts avec les trafiquants de ce continent. Les trafiquants nigérians y étaient reconnus pour leur polyvalence en matière de trafic ainsi que pour leur habileté à évoluer, innover et se sophistiquer.

Les avantages de l’Afrique de l’Ouest

Au début des années 2000, le transit de la cocaïne par l’Afrique de l’Ouest s’est donc vite imposé comme une solution idéale aux yeux des narcotrafiquants colombiens……………………

LIRE sur: http://www.hebdo.ch/les-blogs/gu%C3%A9niat-olivier-polisse/les-secrets-des-mafias-ouest-africaines-de-la-coca%C3%AFne

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