AVISEUR INTERNATIONAL

Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81

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NARCOPOLITICA (Argentina): atraparon al mayor proveedor de cocaína del país 

Delfín Castedo, esposado junto a la camioneta que maneja por Parque Leloir – Foto: LA NACION

Delfín Castedo, esposado junto a la camioneta que maneja por Parque Leloir. Foto: LA NACION

A Reinaldo Delfín Castedo lo buscaban hace ocho años. A pesar que tenía pedido de captura nacional e internacional, desde la clandestinidad seguía manejando la organización que se había convertido en uno de los mayores proveedores de cocaína a distribuidores de Europa.
Leer:

http://www.lanacion.com.ar/1921164-narcopolitica-atraparon-al-mayor-proveedor-de-cocaina-del-pais

AERONARCOTRAFIC: les avions de la drogue… et des mafieux

Avec cette enquête, on va aller rapidement de surprise en surprise.

Les gens qui passent des contrats avec le Pentagone sont loin d’être des oies blanches, c’est ce qu’on peut déjà retenir.  

Et en effet, puisqu’on va découvrir dans cet épisode de bien étranges liens avec la mafia des casinos, notamment ceux gérés par une tribu indienne. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises, à découvrir que le but de ces gens est surtout de se faire de l’argent, et que l’armement ou la défense est le cadet de leurs soucis.  On trouvera même l’un d’entre eux impliqué dans un classique schéma de Ponzi, c’est dire…. l’externalisation et la privatisation des tâches militaires tant souhaitées par Donald Rumsfeld ou Dick Cheney a son revers, et il est de taille, en effet…

carilello_and_a_kid-b1af2Ce n’est pas donc pas Aerogroup qui a eu l’idée de se tourner vers le civil pour l’entraînement des militaires, mais la société qu’avait créé Mike « Ratso » Cariello au lendemain de son départ en retraite (il quitte l’armée en 1997 et forme sa société en 1998) : avec ACE (Aerial Combat Excellence International, Inc.), qui formera des pilotes pour le Koweït, la Nouvelle-Zélande et l’Indonésie, ainsi que les États-Unis.  Avant d’entrer chez Aerogroup, Cariello avait également et conjointement fondé Tactical Air Défense Services (alias TADF), et avait déjà embrayé sur l’idée de sociétés civiles entraînant des pilotes militaires.  C’est là où il avait eu du flair.  En 2002, il avait ainsi signé un contrat avec la Royal Canadian Air Force, pour faire voler un Hawker Hunter et des A-4 Skyhawks comme « bandits » à la façon de TopGun School aux USA.  Même chose plus tard avec la RNLAF. TADF fournissant aussi la RAF via le Savannah Combat Readiness Training Center (CRTC), de la maintenance aux AWACS anglais sur la base CRTC-Savannah, Shaw AFB, et à Beaufort, sur la base de l’USMC. Ratso était aussi l’expert de l’aéronavale Fighter Performance et Manœuvre Weaponeering Fighter pour la formation des « adversaires tactiques ».  Entre deux vols, Cariello sait aussi soigner sa propre pub comme ici dans le journal Tampa Bay… (il est ici à gauche de la photo).

Dans sa biographie, on notera aussi ceci :  « M. Cariello est l’un des rares pilotes du US Actuellement approuvé pour voler un Super Tucano, et est le fer de lance des opérations conjointes Super Tucano pour TADF. M. Cariello servi dans l’US Marine Corp pendant environ 14 ans, y compris un engagement de 3 ans comme officier adversaire au Top Gun Fighter Weapons Ecole de la Marine et du Corps des Marines. M. Cariello également servi en tant que gestionnaire de programme 767 et chef pilote pour Blackwater, Inc., un des plus grands entrepreneurs de Défense des Etats-Unis en Irak de 2005 à 2007 »... Ah tiens… il a aussi été à la tête des pilotes mercenaires. On reparlera un peu plus loin de ce fameux Tucano, à coup sûr.

momo5Pour réaliser son entreprise, Mike Cariello dont tout le monde vante aujourd’hui encore les talents indéniables et plutôt renversants de pilote, avait fait appel à des financeurs particuliers, disons. De l’argent frais, dont la provenance n’était pas son souci. L’un des présidents de Tactical est en effet Gary Fears, un magnat sulfureux de St-Louis, ancien secrétaire d’Etat au transports de l’Ilinois, devenu le roi des casinos de St-Louis (la mafia n’est jamais loin de ces lieux), mais aussi des casinos gérés par les indiens, aux revenus faramineux. En Floride son seul casino de Coconut Creek fait par exemple 100 millions de chiffre annuel. Réalisé à partir de ce qu’on peut appeler une entourloupe. Fears avait en fait réalisé une affaire en or avec les indiens séminoles, qui s’estiment aujourd’hui plutôt grugés, comme le raconte cette plainte écrite en 2003 : « dans une lettre à la tribu déposée le 7 Juillet au tribunal fédéral de Fort Lauderdale, Penny J. Coleman, avocate générale intérimaire de la Commission nationale de l’Indian Gaming, a déclaré à l’agence était « particulièrement troublée » par le bail requis aux Seminoles pour payer les investisseurs, monté à 35 pour cent du chiffre d’affaires net du casino pour 10 années, en particulier parce que la tribu avait payé déjà 19,6 millions de dollars pour sa construction dans les six mois qui ont suivi de l’ouverture de l’établissement. 


coconut« En d’autres termes, les documents permettent au casino de Coconut Creek de recueillir une grande quantité d’argent, sur une longue période de temps, en ne faisant rien » a écrit Coleman (…). Le casino a requis moins de 20 millions de dollars pour être construit, mais il apporte environ 61 millions de dollars par an. « L’investissement assez négligeable nécessaire, par opposition aux bénéfices à prendre, a soulevé de graves préoccupations au sujet de la nature de la relation entre la tribu et Coconut Creek Gaming, » écrit Coleman. Une partie de cette relation implique l’homme d’affaires de l’ Illinois Gary Fears. Dans un effort pour gagner le contrat de gestion du casino de Coconut Creek, Fears avait reversé à la tribu une propriété de 1,7 millions de dollars e
t l’utilisation d’un avion Turbo Commander de 670 000 dollars « . L’avion résidait dans le hangar de la tribu, à Big Cypress Airfield, le pôle de l’aviation de la tribu, souhaité par son flamboyant représentant. On y trouve aujourd’hui un Gulfstream G-IV, un PC-12, un Bell 407, un Bell 430 et deux 2 Ecureuils AS 350B. Les indiens sont riches, enfin certains…

Dans son passionnant livre, Patricia Riles Wickman explique le pourquoi de l’intérêt pour les avions chez le chef indien  :« un point positif dans le monde Seminole (celui de James), cependant, c’ était un département de l’aviation assez bien développé, même si il n’était pas sans élément de controverse. Les voyages, même sans les voyages de chasse, était une partie intégrante et croissante de la vie de James. (Il le serait un peu plus encore près de la fin de la présidence quand les citoyens des tribus commenceraient à affirmer leur intérêt à voyager à bord des avions et la branche tribale intensifierait le calendrier du ministère de l’aviation.) Le premier avion était entré dans la propriété tribale dans les années 1980, grâce à la confiscation de la contrebande au cours de premières tentatives de la tribu pour contrôler la propagation de la drogue à travers et sur les réserves. En 1991, avec des revenus de jeu créant un matelas d’argengt de pour les entreprises tribales, le conseil a décidé de son premier achat pur et simple d’un TBM Modèle 700, pour 1,3 million de dollars ».


seminole« Dans le même exercice, l’utilisation de la piste privée est devenue d’un usage public. Dans l’exercice suivant, elle a été incorporé dans le programme des créations de routes, et la piste d’atterrissage a été rallongée pour accueillir des avions à réaction. C’est rapidement devenu un peu critique pour l’infrastructure du plan de développement prévu par James de la Colombie-Britannique »
 En 2000, la tribu inaugurait même son propre avion, un des dadas du chef indien Billie : un avion de la « Micco Aircraft Company » (MAC), le modèle MAC 145-A, modèle SP20… un avion signé Al Meyers, construit en fait dans les années 50, et vendu 150 000 dollars. La ligne de production Micco a fermé en 2002, après avoir vendu 18 avions seulement. La tentative de sauver l’entreprise de l’industriel originaire du Bangladesh Wadi Rahim, qui venait de racheter les avions amphibies Lake Aircraft Co., une entreprise de 50 ans qui a produit hydravions amphibies Lake Aircraft de Sanford, dans le Maine, échouera. Le modèle SP26 de 2000, vendu 329 000 dollars, était pourtant réussi.

mikko2Le financier dissimulait pourtant une belle casserole. Fears avait bénéficié auparavant d’une belle mansuétude de la part de la justice américaine : « en janvier 1997, lorsque le Ford Explorer de l’homme d’affaires avait été arrêtée par la police à Gulfport dans un coin connu de Saint-Petersburg pour la prostitution. Une femme ayant de l’argent en mains en était sortie. Une fouille du véhicule révélait plusieurs morceaux de crack. Fears avait alors dit à la police qu’il avait  » déjà eu des problèmes avec le crack » et avaient demandé a être aidé. La police l’a arrêté sur l’accusation de possession de cocaïne. Deux mois plus tard, le bureau du procureur Pinellas-Pasco a décidé que l’arrêt de la voiture menant à l’arrestation était inappropriée. Toutes les accusations ont été abandonnées, et son dossier supprimé. Pourtant, son admission à la police qu’il avait un problème de cocaïne aurait dû lui poser des problèmes lors de l’enquête menée par la National Indian Gaming Commission ». En prime, à la même époque, deux proches associés de Fears avaient fini en prison : Stephen Weil, pris en 1998 par des agents fédéraux en train de blanchir 425 000 dollars, et Thomas Utterback, avocat influent de St Louis, arrêté la même année à Genêve avec 4 valises Samsonites pleines de cash faisant 3,24 millions de dollars en coupures de 10 et de 20 dollars…. dans une plainte déposée par lui-même, on peut lire qu’Utterback était mêlé à un trafic de bâtons de dynamite à Panama City : un agent fédéral avait coincé son fournisseur, Edward Trober, de Collinsville, responsable de boîte de nuit et chef de gang du trafic de marijuana, qui était transporté par camions d’Arizona.

Dans l’affaire, l’avocat de Trober (arrêté en juin 2004), Frank Raphael « Tony » Fabbri III, une figure locale, avait aussi été condamné, une première (lire l’excellent article le relatant !). Trober était accusé d’avoir une cagnotte de 20 millions de dollars, jamais découverte ; et Fabbri, pour se faire payer, en avait trouvé une partie sur les recommandations de son client, cachée dans un tronc d’arbre d’une de ses propriétés !!! L’avocat était-il tombé pour avoir visité un peu trop souvent Cuba, dont il était tombé fan, au point d’épouser une cubaine ? « Entre autres choses, M. Trober était aussi propriétaire d’un concession automobile classique. Au printemps de 1997, M. Trober a demandé à Utterback s’il recherchait la possibilité d’utiliser des banques offshore pour réaliser des transactions en espèces avec des russes, qui voulaient acheter des voitures classiques » peut on lire dans un autre document : Trober avait alors des liens avec l’Ukraine (déjà !). Un document sidérant, qui ajoute que « quelque temps plus tard, M. Trober discuté avec Utterback des méthodes utilisés pour transporter de la marijuana aux cruels trafiquants de drogue mexicains. Utterback a négocié au nom d’un autre client du marché de bâtons de dynamitage destinés aux fonctionnaires panaméens. En août ou septembre 1997, Utterback a parlé avec M. Trober d’emporter l’argent de M. Trober au Panama ». Les bâtons de dynamite étaient destinés, selon le document « à l’élargissement du canal de Panama !!!

seminole_gulstream-33059Trober sera condamné en 2005 à dix années de prison…En 2000, on découvrait qu’une tentative de mouiller le chef séminole James Billie dans un trafic de drogue avait eu lieu en 1995 : un informateur de la DEA a « déclaré que le groupe se était réuni en 1995 dans un hôtel Sheraton à proximité de Hollywood avec le président de la tribu et le chef bien connu, le chef James Billie ».  Ils espéraient l’appâter pour son goût prononcé pour les avions ou les bateaux. Un fait connu de tous : aujourd’hui, il vole en Gulfstream G450 à 38,25 millions de dollars, le N857ST. En 2006, les Séminoles annonçaient avoir acheté la chaîne connue de Hard Rock cafés pour 965 millions de dollars au groupe anglais Rank Group plc. Deux hôlels et casinos étant en Floride, La chaîne détenant 124 Hard Rock Cafes, 4 Hard Rock Hotels, 2 Hard Rock Casino Hotels, 2 salles de concert Hard Rock Live et trois autres hôtels non siglés.

billy_copter-3fcb0Le tout générant 127 millions de dollars de revenus en 2006 ! Ecarté du pouvoir en 2003 sur accusation de harcèlement sexuel, l’incroyable Billie est revenu au pouvoir de la tribu en 2011, battant son prédécesseur Mitchell Cypress, lui aussi accusé d’avoir mené une vie un peu trop fastueuse (il admettra avoir dépensé 57 millions de dollars en Mercedes, pour ses amis et lui). Le chef Billie, est donc revenu au pouvoir avec son hélicoptère personnel, un Hughes 500. Le conseil d’administration de la firme de Daniels est une vraie cour des miracles, en fait. L’autre président est Mark J Shubin, détenteur de la firme Sky Bus, Inc., installé à Boca Raton, qui gère les avions d’un certain Wally Hilliard (il est ici devant son Dassault Falcon-10), et le troisième est Alexis Korybut, fondateur de Sterling Financial Investment Group avec Charles Patrick García et John Curry.

shubin-55af0Garcia est un ancien responsable de l’U.S. Strategic Air Command sur la base d’Offutt, dans le Nebraska et de l’United States Southern Command au Panama. Korybut recevait un salaire annuel de 120 000 dollars (voire beaucoup plus). Bref, on est dans la recherche de profits rapides, avant tout, l’ère Bush qui va s’ouvrir leur donnant les moyens d’en réaliser de gros. « Ratso » en a fait son credo, décrit ici lorsqu’il rejoint Aerogroup : « Le temps est venu pour les services militaires de se rendre compte qu’ils peuvent toujours obtenir, un soutien professionnel à la formation de l’adversaire par l’externalisation de ces sorties au secteur privé et avec des pilotes qui faisaient ce type exact de vol la semaine dernière alors, mais encore sous l’uniforme. Il a fallu du temps pour convaincre les chefs de cela, mais ils le reconnaissent maintenant que cela peut être fait en toute sécurité et efficacement grâce à l’externalisation, afin que davantage de pilotes de chasse peuvent obtenir le type de formation que beaucoup ont fait durant trop de temps (au sein de l’armée) ». Des chercheurs de profits rapides à faire, ce n’est pas ce qui manque, en Floride, terre de retraités fortunés et de bonimenteurs prêts à s’emparer de leur argent. Des Madoff, il y en a eu d’autres, en effet.

citationDébut 2010, Mark Shubin fait la une des journaux, mais pas pour ses dons d’entrepreneur. Il défraie alors la chronique judiciaire : entré comme un fou dans le hangar de Logos Aviation (déjà cité ici, et ont il est actionnaire et dirigeant), il a demandé à faire retirer l’ordinateur de vol de l’avion Gulfstream de Mark Daniels. Un engin valant 75000 dollars. Ce dernier porte plainte aussitôt à la police pour vol. L’histoire, étrange, allait rappeler à un posteur curieux, sur le net, les liens de Shubin avec d’autres personnes peu recommandables. Le posteur fait en effet remarquer à qui il avait acheté aupravant un autre avion, sous l’étiquette d’une société du Delaware appelée « Mark IV Aviation« . Étrangement la vente avait été signée à la Barbade ; et sur le compte de la banque Wells Fargo : voilà qui était fort douteux, encore une fois (voir mes épisodes sur la CIA évoquant ces manigances). L’argent rapide à faire, encore et en l’occurrence celui à se faire en rachetant à bon prix des appareils de personnes aux abois. L’avion, un Cessna Citation III 650 (N411SL) acheté 1,1 million de dollars le 23 novembre appartenait en effet à George Levin, propriétaire de Galleria Aviation, une société écran créée en 2008.

RothsteinLa même société avait aussi racheté 1,35 millions le King Air 300 vendu par l’Etat de Floride désireux de réduire ses coûts de fonctionnement, vendu avec son Citation 560XL N500PX). Au total, Mark IV possédait 7 jets privés ! Or il fallait bien le constater, à ce moment-là, le dénommé Levin revendait tout en express, son fond d’investissement (Banyon) était en train de s’effondrer, car c’était aussi une construction totale sous la forme d’un schéma de Ponzi bien classique. Etabli par un autre homme, en réalité : Scott Rothstein, condamné à 50 années de prison pour cela : il se prenait pour Gatsby le Magnifique, celui-là. (en se prenant en photo avec le gouverneur , ou avec Sarah Palin, en invitant Don Henley des Eagles, ou en roulant en Maserati Bentley, Bugatti Veyron, ou Rolls et Ferrari). Il est photo ici avec Shane Strum, le chef de cabinet du gouverneur Crist (il possédait aussi un Boeing 727) La Floride récupérera sa villa pour 10 dollars. Elle en valait 6,45 millions… et abritait parfois de fort jeunes filles. Sa femme Kim sera accusée d’avoir dissimulé l’achat d’un diamant jaune de 12 carats. Elle est sortie de prison le 1er mars dernier.

rothstein_villa-fe66cLevin, lui, contrôlait deux fonds d’investissement ayant réuni 157 millons de dollars, répartis sur 150 investisseurs, en 2 ans seulement ! Il vivait fastueusement avec les profits de son système à la Madoff, établi sur des ventes de voitures, au départ : « Depuis 1983, George G. Levin et son épouse, Sue Gayla ont vécu à Fort Lauderdale Bay Colony sur l’Intracoastal Waterway, dans une villa de 2 étages, 11 000 pieds carrés (1 000 m2) avec huit salles de bains et une grande piscine, d’une valeur 2 millions de dollars. Levin a l’habitude de déposer des plaintes peu recommandables quand ses entreprises commerciales frauduleuses sont exposées ».

levin_rothstein-f568eLui aussi (ici à gauche avec Rothstein) avait sévi dans la vente de voitures (des « Classic Cobra, » « Gazelle, » et « Speedster) » mais d’un genre particulier, des copies, proposés en kits: « selon les documents de la Cour fédérale, l’ex-entreprise 1985-1996 de Levin, GGL Industries, alias Motor Carriages avait escroqué des centaines de clients, avec la vente de voitures en kit. Le gouvernement fédéral a déposé des accusations criminelles contre l’entreprise et GGL a plaidé coupable de fraude en 1999 et a accepté de payer 2,5 millions de dollars en restitution ». Stuart Rado avait été un militant des consommateurs qui a avait été au départ de la plainte et Levin l’avait poursuivi en justice, alors qu’il était atteint d’un cancer. Un homme d’une certaine moralité, dirons-nous ! Nous étions bien dans un environnement de mafieux, dont la Floride regorge, à coup sûr. En 2006, Levin avait recommencé en changeant le nom de « Classic Motor Carriages » de sa société en « Auto Resolutions » puis en « Street Beasts ». Vendant des kits, à nouveau, imitants des modèles anciens de Victoria de 1933, de Jeep Willys de1934 ou un cabriolet Ford de 1944 « à trois vitres » (immortalisé par ZZ Top) et la célèbre Shelby Cobra de 1966, tous à carrosserie de fibre de verre. Avec ça, Levin avait réussi à acheter le Bradley Park Hotel de Palm Beach en Florid, en plus de son jet !

source: http://www.centpapiers.com/les-profiteurs-de-guerre-oublies-2-les-avions-de-la-drogue-et-des-mafieux/

lire aussi: https://internationalinformant.wordpress.com/2016/07/20/business-les-profiteurs-de-guerre-oublies-joe-fluet-est-specialise-dans-les-hauts-profils-et-les-questions-sensibles-qui-necessitent-une-coordination-globale-du-juridique-des-medias-des-politiqu/

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UN: Dark Web revolutionising drug trafficking by making illegal narcotics much more accessible

UN wants tighter control over anonymous online markets on the Dark Web to prevent drug trafficking.

The United Nations (UN) is deeply concerned about the Dark Web and how anonymous online markets are attracting more users by making it much easier for people to access illegal drugs, while at the same time managing to avoid having direct contact with both criminals and law enforcement.

Read more:

http://www.ibtimes.co.uk/un-dark-web-revolutionising-drug-trafficking-by-making-illegal-narcotics-much-more-accessible-1569218

FRANCE: quant aux méthodes des régaliennes pour lutter contre le trafic de drogue

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Les invités d’Arnaud Ardoin – LCP

Emmanuel Fansten, journaliste à Libération, auteur de l’enquête – Dominique Perben, ancien Garde des sceaux et aujourd’hui avocat – Gilbert Collard, avocat, député RBM-FN du Gard et Secrétaire Général du Rassemblement Bleu Marine, auteur du livre  » Les dérives judiciaires : et si ça vous arrivait ?  » Paru aux Editions Eyrolles  – Marc Fievet, aviseur de la douane française, inscrit sous le matricule  » NS 55 DNRED « , auteur des livres  » Infiltré au coeur de la mafia  » paru aux Editions Hugo Doc, et  » Gibraltar « , paru aux Editions Michel Lafon.

http://www.lcp.fr/emissions/ca-vous-regarde
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Le narcotrafic, et tout ce qui en découle, ne semble pas être pris au sérieux par nos décideurs politiques qui continuent à laisser les régaliennes affectées à cette tâche, et ses différentes hiérarchies, faire « joujou » avec les moyens mis à leurs dispositions pour surtout dérouler des plans de carrière qui trop souvent vont privilégier des réussites personnelles à l’atteinte de résultats probants dans la lutte contre la drogue.
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« La lutte contre le trafic de stups a pris 10 ans de retard en une journée, à cause d’une guerre des chefs de service entre les douanes et l’Office« , résume un policier de terrain (INFO RMC).

L’OCRTIS et les « opérations Myrmidons » avec ses derniers exploits de se constituer en super protecteur de narcotrafiquants pour permettre de transmettre des fiches de renseignements aux services de police judiciaires et à des pays étrangers comme l’Espagne, l’Angleterre voire le Maroc.
La DNRED (Douane française) avec ses « saisies spectaculaires » pour lesquelles on assistera au déplacement totalement surréaliste du président Hollande accompagné de son fidèle Sapin et en l’absence de Jean Paul Garcia, le patron de la DNRED.
Les stups du « 36 » avec ses casseroles.
La Douane française et ses services « Cyberdouane » ( DARKNET: cocaïne, shit et armes en deux clics…Que fait la cyberdouane? ) et « CELTIC » ( Douane française: la CELTIC (cellule d’études et de lutte contre les trafics illicites par conteneurs ), la Gendarmerie, les Policiers municipaux, le TRACFIN et les Services Spéciaux…
Tous ces services s’emploient à nous expliquer chaque jour par des communicants performants qu’ils sont les meilleurs et que d’exploits en exploits ils nous protégeraient de ce fléau, alors qu’il n’en est rien.

Nos frontières sont de véritables passoires et la progression des saisies dans l’hexagone, territoire de consommation et de transit, n’est due qu’à l’augmentation de la demande et donc du business généré!

Comment ne pas être inquiet lorsque l’on apprend la saisie, par hasard, de  270 kilos d’héroïne pure dans un camion iranien qui est arrivé sans avoir été contrôlé à Flixecourt dans la Somme (FRANCE (Camion iranien): à Flixecourt(80), suite à la saisie de 260 kg d’héroïne, le patron d’  »Immo Ouest » est bouleversé !) , comme cette saisie par hasard (FRANCE (narcotrafic maritime): 230 kilos de cocaïne trouvés dans un conteneur de verre pour Saint-Gobain, pas contrôlé par la CELTIC) ces derniers jours.

Les alertes au ministre Christian Eckert (DROGUE (Douane française): lettre ouverte à Monsieur Christian Eckert, ministre du Budget) comme à la directrice générale de la Douane, Madame Hélène Crocquevieille (FRANCE (Douane française): lettre ouverte à madame Hélène Crocquevieille, directrice générale.) n’ont pas réussi à provoquer la moindre réaction à ce jour et les dernières décisions du ministre de l’intérieur comme la mise en place d’une section « anti-mules » en Guyane avec promesse de doublement des effectifs affectés à la lutte contre le narcotrafic ne sont pas à la hauteur des besoins ( OCRTIS (Guyane): vers la création d’une antenne de lutte contre les mules…).
Affecter une quinzaine de fonctionnaires pour tenter de limiter le transport de drogue via les « mules » ne sera qu’une énième « ligne Maginot » que les narcotrafiquants contourneront sans aucun problème.
Nos régaliennes continuent à se concurrencer, quand ce n’est pas à se tirer dans les pattes, au mépris de l’efficacité pour avant tout se faire mousser!

Comment ne pas être inquiet de cette non évolution dans les moyens mis en œuvre par nos décideurs qui de « machin » en « machin » ne savent plus que faire pour essayer encore de berner l’opinion publique sur la soit disant efficacité de nos services.
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UNDERCOVER: Robert Mazur, alias Bob Musella, a infiltré pendant 18 mois le cartel de Medellín au temps de Pablo Escobar

J'ai infiltré pendant 18 mois le cartel de Medellín au temps de Pablo EscobarLe cartel de Medellín utilisait les moyens aériens afin de créer et d’acheminer la cocaïne aux États-Unis et y développer un marché de la drogue. (Robert Mazur)

Robert Mazur, alias Bob Musella, a blanchi l’argent du cartel colombien tout en enquêtant pour l’IRS. Il raconte son histoire incroyable.

En partenariat avec « Ulyces ».

Les propos ayant servi à réaliser cette histoire ont été recueillis par Arthur Scheuer au cours d’un entretien avec Robert Mazur. Les mots qui suivent sont les siens.

Je viens d’une famille italo-américaine pauvre, et nous vivions dans un quartier pauvre de Staten Island, à New York. Le premier appartement dans lequel j’ai habité comportait trois chambres. Quatre familles y logeaient : mes grands-parents, les deux sœurs de ma mère, moi, mon frère, mon père et ma mère.

Mes parents travaillaient très dur, mon père cumulait deux ou trois emplois à la fois. Ils désiraient plus que tout aider leurs enfants à avoir une meilleure vie que la leur. Déjà à l’époque, leur objectif était de nous tenir éloignés de la mauvaise graine du quartier dont j’ai plus tard, en tant qu’agent infiltré, prétendu faire partie. Ils tenaient à faire de mon frère et moi les premiers membres de la famille à entrer à l’université. C’est arrivé.

IRS_logo_blue_PDNos économies étaient maigres quand j’ai fait mes premiers pas à la fac, et j’avais besoin d’un job pour payer mes livres. J’ai décroché un entretien par l’intermédiaire de l’université me permettant de devenir ce qu’ils appelaient un étudiant « coopté » au sein d’une organisation. Il s’agissait d’une unité spéciale de l’IRS (https://fr.wikipedia.org/wiki/Internal_Revenue_Service).

À l’époque, on l’appelait la « division du renseignement », c’est elle qui s’était chargée de monter le procès d’Al Capone.

Suivre le cash

flucasUne fois engagé, je travaillais deux jours par semaine, le week-end et l’été. Mon rôle se limitait à porter les valises des gars, je n’ai rien fait de très important et je n’ai traité aucun dossier. Je faisais des photocopies, de la retranscription d’entretiens, je n’étais pas sur le terrain. Un des dossiers les plus importants concernait Frank Lucas, le plus gros trafiquant d’héroïne de Manhattan (photo de droite) (plus sur: http://users.skynet.be/dosscrim/franklucas/index.html). Nous étions chargés de poursuivre la banque au sein de laquelle il blanchissait de l’argent. Ironie du sort, son nom était la Chemical Bank, la « banque chimique ».

LIRE sur:

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160603.OBS1849/j-ai-infiltre-pendant-18-mois-le-cartel-de-medellin-au-temps-de-pablo-escobar.html

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COLOMBIA: cocaína por toneladas

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Estamos nadando en coca

 

Solo en una de las tantas regiones donde se cultiva, comercializa y trafica la coca en el país, solo en una caleta y en un solo operativo, la Policía y su Dirección Antinarcóticos decomisaron 9 mil 355 kilos del alcaloide, listo para ser sacado a través del Golfo de Urabá. El cargamento más grande descubierto en los últimos diez años y la prueba incontrovertible de que el narcotráfico sigue vivo y activo a lo largo y ancho del territorio nacional.

¿Qué pensar de otras zonas como Catatumbo, Putumayo e incluso Vichada y Guaviare, también marginales, fronterizas, vulnerables y con presencia de grupos armados ilegales y traficantes, en donde la escala de producción y almacenamiento de drogas ilícitas puede ser igual o mayor?

Se trata de escenarios limítrofes con países donde la corrupción está al orden del día: Venezuela y Brasil, por ejemplo, o donde los controles militares y policiales son bastante limitados: Ecuador y Panamá. A ello se suma la enorme penetración del narcotráfico, por supuesto, en la vida de las regiones colombianas.

Estas cantidades gigantescas de droga, además de hablar del crecimiento de los cultivos ilícitos en el país los dos últimos años (de 60 mil a 159 mil hectáreas, según informes cruzados de agencias de monitoreo), permiten dimensionar el complejo circuito económico que hay detrás:

Movilización de precursores (permanganato, ácidos clorhídrico y sulfúrico y anhídrido acético), destrucción de cientos de hectáreas de bosque nativo donde funciona la cadena siembra-recolección-elaboración de pasta, mano de obra (campesinos, “químicos”, “caleteros”), transportadores (flotillas de avionetas, lanchas rápidas y semisumergibles), funcionarios civiles y policiales involucrados y equipos de asesores contables y financieros dedicados a camuflar y mover capitales millonarios que deben ser “lavados” y filtrados a la economía legal.

Se trata de un universo criminal complejo que más que describir en detalle, hay que decir que se encuentra en plena operación, al parecer robustecido y dinámico, si se juzga el valor del cargamento incautado en Urabá, por ejemplo: unos 250 millones de dólares, puesto en los mercados internacionales.

Las preguntas son obligadas: ¿cómo logran operar estas redes capaces aún de enviar cada semana toneladas de cocaína al exterior? ¿Dónde están y quiénes son sus enlaces políticos, empresariales y financieros? Colombia continúa contaminada y penetrada por el narcotráfico.

Si las guerrillas y las bandas criminales, sin discusión, están asociadas a este emporio narcotraficante (ya por el cobro de impuestos, ya por el control de rutas, ya por el envío mismo de droga), hablamos de la presencia actual y renovada de amenazas al Estado, su institucionalidad y su ciudadanía. Peor, incluso, hay que aceptar que valores sociales y culturales de ese submundo mafioso perviven y tienen efectos desastrosos.

El decomiso de más de nueve toneladas de cocaína, al parecer a alias “Gavilán”, segundo al mando del “clan Úsuga David”, no puede verse solo como un golpe policial importante, significativo, sino que debe mirarse, por el revés, para entender la fuerza que retoma el narcotráfico a las puertas del cierre de una negociación con las Farc.

Es imposible taparse los ojos ante la evidencia de que, como se ha dicho, y aunque haya que citarse de nuevo con incomodidad, “estamos nadando en coca”.

http://www.elcolombiano.com/opinion/editoriales/cocaina-por-toneladas-FX4167531

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DROGUES (Cannabis, Héroïne, Cocaïne, Méthamphétamines etc.etc.): le coût de la politique de lutte contre les drogues en France et dans le monde

A défaut d’avoir une analyse exhaustive du coût de la guerre aux drogues en France dans le périmètre utilisé par la Commission mondiale des drogues, nous disposons de données objectives sur le coût direct de la politique gouvernementale de lutte antidrogues.

La dernière source d’information, difficilement contestable, est un rapport parlementaire publié en novembre 2014.

Une enquête parlementaire

Les données présentées ci-dessous sont issues du rapport d’information de la mission d’évaluation de la politique de lutte contre l’usage des substances illicites publié par l’Assemblée nationale le 20 novembre 2014. Ce rapport est le fruit du travail réalisé par des députés dans le cadre du Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques (CEC) de l’Assemblée nationale. Suite à la décision du Conseil d’Etat relative au projet de salle de consommation à moindre risque, le CEC avait en effet inscrit le 31 octobre 2013 à son programme de travail une évaluation de la politique de lutte contre l’usage des substances illicites, proposition formulée par le groupe SRC. Anne-Yvonne Le Dain et Laurent Marcangeli ont été désignés rapporteurs le 5 décembre 2013.

http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i2385.asp

La face émergée de l’iceberg

Les données collectées par la mission parlementaire d’information sont issues du document de politique transversale (DPT) annexé au projet de loi de finances 2014 et intitulé « politique de lutte contre les drogues et la toxicomanie » (rappel : un DPT permet d’individualiser le coût, pour l‘Etat, d’une politique publique). Le DPT 2014 regroupe ainsi les contributions de 26 programmes à cette politique publique. Dit autrement, il s’agit des crédits directement consacrés par l’Etat à la politique publique de lutte contre les drogues. Le coût total de ces programmes publics est de 1,185 milliard euros. Cet argent de l’Etat est dépensé dans trois directions.

Premier bloc : il s’agit des programmes qui traduisent l’activité répressive de l’Etat, en application de la loi de 1970 (répression des infractions à la loi sur les stupéfiants, de l’usage simple au trafic). Le poids budgétaire de cette activité répressive est de 850 millions d’euros, soit près des trois quarts des sommes totales consacrées par l’Etat à la lutte contre les drogues illicites (72%).

Détail

  • police : 225 millions
  • douanes : 252 millions
  • gendarmerie : 167 millions
  • services judiciaires : 101 millions
  • coopération : 48 millions
  • marine nationale : 21 millions

Il conviendrait d’ajouter à ces crédits traduisant l’activité répressive de l’Etat le coût des incarcérations en raison des ILS. Si l’on applique le ratio identifié par la Commission mondiale des drogues, un quart des 65 000 personnes détenues en France seraient donc en prison en raison d’une sanction pénale prise au titre de la loi du 31 décembre 1970, soit 16 000 personnes. Rappelons que le coût annuel moyen d’un détenu en France est de 30 000 euros. En appliquant ce coût moyen au nombre estimé de personnes en prison pour ILS, le coût total annuel pour le budget de l’Etat serait donc de 480 millions d’euros… qui seraient dès lors à ajouter aux montants précédents. Si l’on prend l’hypothèse minimaliste de 5% des détenus en France incarcérés pour usage simple (voir section 2, page 10), cela fait 3 250 détenus, soit un coût annuel total de 97,5 millions d’euros.

Second bloc : programmes de prévention de toutes les addictions (et pas seulement les produits classés comme stupéfiants) : 300 millions d’euros

  • enseignement élémentaire : 4 millions
  • enseignement secondaire : 274 millions
  • politique des sports : 9 millions
  • politique de santé publique : 11 millions

Troisième bloc : solde (35 millions)

  • animation interministérielle : 19 millions (notamment le fonctionnement de la MILDECA)
  • différents programmes transversaux (dont recherche)

A ces coûts directs imputés sur le budget de l’Etat, il convient d’ajouter le coût des dépenses de santé directement liées à la prise en charge des addictions et à la politique de Réduction des Risques. Ces coûts sont imputés sur le budget de l’Assurance-maladie à hauteur de 830 millions d’euros :

  • FNPEIS (dont le budget de l’expérimentation des salles de consommation à moindre risque)
  • CAARUD & CSAPA (les dispositifs médicosociaux dédiés aux usagers de drogues problématiques) : 375 millions (2013) – mais qui incluent aussi la partie alcoologie.
  • Filière hospitalière :
    • consultations hospitalières ou des équipes de liaison en addictologie : 100 millions (2012)
    • activité addictologie des autres établissements de santé : 285 millions (2011)
  • Prise en charge des traitements de substitution aux opiacés : 69 millions (2013) / NB : c’est la seule ligne de cette enveloppe « santé » qui concerne exclusivement les stupéfiants.

TOTAL coûts directs : 2 milliards euros = 0,1% PIB

[1] Office des Nations unies de lutte contre la drogue et la criminalité, l’agence spécialisée du système des Nations unies, et dont le siège est à Vienne.

[2] Pacte international relatif aux droits civils et politiques, adopté par l’Assemblée générale des Nations unies le 16 décembre 1966. Dans son article 6 consacré à la peine de mort, la convention précise que cette peine, dans les Etats où elle n’est pas abolie, ne peut être utilisée que pour « les crimes les plus graves ».

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Le coût mondial de la guerre aux drogues

Depuis une dizaine d’années, de nombreux instituts de recherches et organisations non gouvernementales publient des rapports documentant l’échec de la « guerre aux drogues », mais aussi son coût. En 2011, un groupe d’anciens responsables politiques de haut niveau, dont des anciens chefs d’Etat d’Amérique latine et l’ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, ont décidé de former la Commission mondiale des drogues (www.globalcommissionondrugs.org). Ce groupe, qui agit comme un think tank de haut niveau ciblant les décideurs publics actuels, collige régulièrement toutes les évidences produites pour documenter l’échec de la guerre aux drogues, et son coût ainsi que ses effets contreproductifs. Le dernier rapport produit par la Commission mondiale des drogues en septembre 2014 a brillamment synthétisé ce qu’il a appelé une « défaite » dans la guerre aux drogues. Source : http://www.globalcommissionondrugs.org/reports/.

Ce rapport présente « l’addition » d’une guerre ratée, au travers de six conséquences désastreuses pour le bien-être des individus, des communautés et des Etats. Les propos suivants reprennent in extenso les pages 12 et 13 du rapport de 2014.

UNE DÉFAITE!

La communauté internationale est plus que jamais aux antipodes d’un « monde sans drogues ». La production, l’offre et la consommation de stupéfiants continuent d’augmenter, malgré l’accroissement des ressources consacrées à la répression.

  • La « meilleure estimation » de l’ONUDC[1] du nombre de consommateurs dans le monde (usage pendant l’année précédant l’estimation) est passée de 203 millions en 2008 à 243 millions en 2012, ce qui représente, en quatre ans, une hausse en valeur absolue de 18 %, correspondant à une augmentation de la prévalence de l’usage de drogue en population générale de 4,6 % à 5,2 %.
  • La production illégale d’opium dans le monde a crû de plus de 380 % depuis 1980, passant de 1 000 tonnes à plus de 4 000 tonnes aujourd’hui. Simultanément, le prix de l’héroïne s’est effondré de 75 % en Europe depuis 1990, et de 80 % aux États Unis depuis 1980, malgré une augmentation du degré de pureté.
  • Le système international de contrôle des drogues « patauge », du propre aveu de ses représentants, face à la prolifération de nouvelles substances psychoactives (NSP). En 2013, le nombre de ces substances dépassait celui des drogues interdites en vertu du cadre international de contrôle des drogues.

UNE MENACE POUR LA SANTÉ PUBLIQUE ET LA SÉCURITÉ

L’application de lois punitives pour lutter contre la drogue attise la criminalité et accroît les risques sanitaires liés à l’usage de drogue, en particulier chez les personnes les plus vulnérables. En effet, la production, l’expédition et la vente au détail des drogues sont laissées entre les mains du crime organisé, et les usagers de stupéfiants sont criminalisés, au lieu d’être aidés.

  • La production et la vente au détail clandestines aboutissent souvent à la mise sur le marché de drogues frelatées, dont la puissance et la pureté sont inconnues et qui s’accompagnent de risques nettement supérieurs. Deux exemples : l’héroïne contaminée par de l’anthrax ou la cocaïne coupée avec du lévamisole, un vermifuge.
  • Plus du tiers (37 %) des 1,8 million de personnes qui s’injectent des drogues en Russie sont infectées par le VIH. En raison d’un choix des autorités russes pour la criminalisation des utilisateurs, l’accès à des services vitaux de réduction des risques, tels les programmes d’échange d’aiguilles et de seringues (PES), est très restreint voire, dans le cas des traitements de substitution opiacés (TSO), totalement interdit.
  • Le régime actuel de contrôle des drogues a créé des obstacles légaux et politiques à la distribution d’opiacés aux fins d’atténuation de la douleur et de soins palliatifs. Plus de 5,5 milliards de personnes ont un accès gravement limité – ou n’ont aucun accès – aux médicaments dont ils ont besoin.
  • Les politiques restrictives augmentent le risque de mort prématurée par surdose ou réaction aiguë à la prise de drogues. En 2010, par exemple, plus de 20 000 morts par surdose de drogue illégale ont été dénombrées aux États-Unis. Or la naloxone, médicament en mesure de contrer les effets des surdoses d’opiacés, n’est toujours pas disponible partout (c’est le cas en France).

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DISCRIMINATION ET ATTEINTES AUX DROITS HUMAINS

Les approches politiques punitives en matière de drogues portent atteinte aux droits humains dans toutes les régions du monde. Elles conduisent à l’érosion des libertés civiles et des normes d’équité des procès, à la stigmatisation de personnes et de groupes – particulièrement les femmes, les jeunes et les minorités ethniques – et à l’imposition de peines abusives et inhumaines.

  • Bien que la peine de mort pour des infractions liées à la drogue soit illégale en vertu d’un pacte international[2], elle est encore appliquée dans 33 pays. Ainsi, au motif de telles infractions, plus de 1 000 personnes sont exécutées chaque année dans le monde.
  • L’application des lois contre la drogue a fait exploser le nombre de détenus (peines d’emprisonnement, détention provisoire ou internement administratif). De nombreuses personnes sont en outre internées dans des centres de détention obligatoire pour toxicomanes, en particulier quelque 235 000 personnes en Chine et en Asie du Sud Est.
  • Dans le monde, davantage de femmes sont emprisonnées pour des infractions liées à la drogue que pour tout autre crime. Une femme sur quatre derrière les barreaux en Europe et en Asie centrale a été incarcérée pour une telle infraction, et dans de nombreux pays d’Amérique latine cette proportion est encore plus élevée, comme en Argentine (68,2 %), au Costa Rica (70 %) et au Pérou (66,38 %).
  • L’application des lois antidrogue affecte les minorités de manière disproportionnée. Aux États-Unis, les Afro-américains constituent 13 % de la population, pourtant ils comptent pour 33,6 % des arrestations liées à la drogue et 37 % des personnes incarcérées pour des condamnations liées à la drogue. Des disparités raciales similaires ont été observées et documentées ailleurs, comme au Royaume-Uni, au Canada et en Australie.

UN STIMULANT POUR LE CRIME ET L’ENRICHISSEMENT DES CRIMINELS

Au lieu d’apaiser la criminalité, les politiques basées sur l’application des lois antidrogue la stimulent activement. La cherté des drogues illégales donne un motif de profit aux groupes criminels pour entamer le commerce de ces drogues et pousse certains usagers dépendants à commettre des crimes afin de financer leur consommation.

  • La prohibition des drogues a alimenté un marché mondial illégal de l’ordre de plusieurs centaines de milliards, selon l’estimation de L’ONUDC. D’après les données de 2005, la production aurait atteint une valeur de 13 milliards de dollars, le commerce de gros, 94 milliards, et la vente au détail, 322 milliards. La taille du marché mondial de gros des drogues dépasserait l’estimation équivalente pour les céréales, le vin, la bière, le café et le tabac combinés.
  • Les marchés de la drogue clandestins, non réglementés, sont violents par nature. Paradoxalement, les efforts d’interdiction couronnés de succès et les arrestations de chefs de cartels de la drogue et de trafiquants ont tendance à créer une vacance du pouvoir, qui entraîne à son tour un regain de violence, les acteurs restants se disputant les parts de marché libérées.
  • Le trafic de drogues illégales peut renforcer des groupes armés opérant dans des zones étrangères à l’État de droit. Le commerce de l’opium, par exemple, rapporte jusqu’à 500 millions de dollars par an à des groupes paramilitaires qui sévissent le long de la frontière du Pakistan et de l’Afghanistan.

UNE ENTRAVE AU DÉVELOPPEMENT ET A LA SÉCURITÉ ET UNE SOURCE DE CONFLITS

Les producteurs de drogue clandestins et les trafiquants prospèrent dans des régions du monde fragiles, affectées par des conflits et sous-développées, où l’exploitation de populations vulnérables est facile. Il est largement admis que la corruption, la violence et l’instabilité engendrées par les marchés non réglementés de la drogue constituent une menace pour la sécurité et le développement.

  • Les estimations du nombre de morts violentes liées au commerce illégal de la drogue au Mexique depuis la guerre contre le trafic déclarée en 2006 ont changé d’échelle, passant de 60 000 à plus de 100 000.
  • Les profits tirés des drogues illégales alimentent les instabilités régionales en contribuant à armer des groupes rebelles, paramilitaires et terroristes. Le détournement des investissements intérieurs et étrangers des priorités sociales et économiques vers les secteurs militaires et policiers a un effet néfaste sur le développement.
  • En Colombie, des produits chimiques toxiques ont été appliqués par pulvérisation aérienne sur une superficie d’un million d’hectares environ entre 2000 et 2007 dans le cadre d’efforts d’éradication de cultures illicites. Malgré leur effet destructeur sur les moyens de subsistance et les terres, le nombre de lieux de culture illégaux de coca s’est accru pendant la période.

DES MILLIARDS GASPILLÉS ET DES ÉCONOMIES MINÉES

Des dizaines de milliards sont dépensés chaque année pour appliquer les lois antidrogue. Bien que ces milliards profitent à l’industrie de la défense, ils représentent un coût secondaire désastreux, tant sur le plan financier que sur le plan social.

    • L’accent mis sur des stratégies contreproductives d’application des lois pour s’attaquer aux stupéfiants entraîne un « déplacement » des politiques. Autrement dit, il détourne l’attention et les ressources d’interventions sanitaires éprouvées, d’autres priorités policières et d’autres services sociaux.
    • Le commerce de drogues illégales crée un environnement hostile pour les affaires légales. Il décourage l’investissement et le tourisme, crée des conditions de volatilité sectorielle et de concurrence déloyale (associées au blanchiment d’argent) et perturbe la stabilité macroéconomique de certains pays impliqués dans la production et le transit.
    • Le commerce de drogues illégales affaiblit également la gouvernance. Une étude mexicaine de 1998 révélait que les trafiquants de cocaïne dépensaient une somme de l’ordre de 500 millions de dollars par an en pots-de-vin, soit davantage que le budget annuel du Bureau du Procureur général du Mexique. En 2011, les groupes de trafiquants de drogue mexicains et colombiens auraient blanchi jusqu’à 39 milliards de dollars procurés par les revenus tirés de la distribution de gros.

http://gdgr.fr/section-5-les-couts-de-la-guerre-aux-drogues

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WORLDWIDE (Le trafic de drogue ne s’est jamais aussi bien porté): le point sur les réseaux mondialisés de cocaïne, héroïne et méthamphétamine

cargodrogueLIRE:

http://m.rtl.be/info/815371

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NARCOTRAFICO: la cocaina che arriva in Europa ora passa dall’Africa

Dal Continente Nero passano 18 tonnellate di « polvere bianca » all’anno

Un mercato da oltre un miliardo l’anno creato dal nuovo patto fra narcotrafficanti e terroristi

Nel corso dei secoli la zona occidentale della regione sahelo-sahariana è stata un crocevia di popoli e culture differenti tra loro, che, con le loro carovane, affrontavano il deserto aprendo nuovi percorsi mai battuti fino ad allora. Oggi, questo immenso oceano di sabbia è diventato il teatro di una crisi geopolitica che rischia di destabilizzare l’intera Africa occidentale. La minaccia jihadista resta il principale pericolo, a cui si uniscono una forte precarietà istituzionale e un’emergenza umanitaria data dall’ingente flusso di profughi che dall’Africa subsahariana cerca di raggiungere le coste e attraversare il Mediterraneo.

In un simile scenario, il traffico internazionale di stupefacenti ha trovato un terreno fertile dove poter impiantare le proprie radici e sviluppare una rete che permetta di utilizzare percorsi alternativi rispetto a quelli praticati fino a pochi anni fa. Oltre al contrabbando di sigarette e armi, droghe come cannabis, hashish, anfetamina e cocaina transitano in quantità industriali nella zona attraversando facilmente le frontiere. Il commercio internazionale della “polvere bianca”, in particolare, ha cominciato ad utilizzare il Sahara come corridoio per raggiungere i mercati europei, mediorientali e asiatici.

read: http://www.linkiesta.it/it/article/2016/05/02/la-cocaina-che-arriva-in-europa-ora-passa-dallafrica/30202/

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FRANCE (Dalloziens): le procès de Michel Neyret (PJ lyonnaise) s’ouvre ce lundi à Paris…

Avatar de Marc FievetThe international informant

michelneyret

par Caroline Girardon

Publié le 01.05.2016

Michel Neyret, un flic à l’ancienne «plein de paradoxes»

Un homme « attachant », « un flic redoutable et détestable ». C’est ainsi que David Metaxas, souvent dépeint comme l’enfant terrible du barreau de Lyon, décrit Michel Neyret, « son meilleur ennemi » à qui il a d’ailleurs consacré un livre et avec lequel il partageait bon nombre de soirées mondaines.

LIRE sur http://www.20minutes.fr/lyon/1837611-20160501-lyon-michel-neyret-homme-attachant-plein-paradoxes

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Pour mémoire

Un douanier niçois blanchi se confie sur l’affaire Neyret

vita piazzoli

Publié le jeudi 10 septembre 2015 à 19h45

Me De Vita, ici en face de Piazzoli(Photo Ch. Perrin)

Dans l’affaire Michel Neyret, flic à l’ancienne fréquentant certains caïds, plusieurs personnes de son entourage professionnel ont été éclaboussées. Dont Jean-Paul Piazzoli, directeur adjoint des enquêtes douanières, qui se confie.

Le commissaire Michel Neyret, flic à l’ancienne fréquentant caïds et indics, gueule de cinéma, avait marqué de son empreinte la PJ de Nice lors de…

Voir l’article original 263 mots de plus

DROGUES (Crystal Meth): la cocaïne du pauvre se propage en Europe

29/04 12:07 CET

Ces drogues synthétiques qui sévissent en Europe

Petrovice, en République Tchèque… La petite ville est toute proche de l’Allemagne, au sud de Dresde.

Patrick, dont nous avons changé le nom par mesure de sécurité, est un policier infiltré. Tous les jours, il traque les trafiquants de Crystal Meth
Une drogue de synthèse hyper addictive et dangereuse, aussi surnommée la cocaïne du pauvre.

“Essayez de cacher votre caméra… Là, on est devant les bazars typiques où les Vietnamiens vendent le Crystal.”

Dans ces bazars frontaliers, tenus par des Vietnamiens, des t-shirts, des cages à oiseaux, des cartouches de cigarettes…, et du Crystal Meth.

“C’est très lucratif pour les Vietnamiens, la production revient à 8 euros le gramme, le prix de vente, c’est 25-30 euros”, explique le policier.

Selon la police tchèque, qui nous a fourni ces images, le business est florissant : 12 tonnes de Crystal sont produites chaque année en République Tchèque pour le marché européen.Nous longeons la frontière et nous traversons : direction Bayreuth, en Allemagne, au nord-est de Nuremberg.

Dans ce groupe des Narcotiques anonymes, beaucoup de jeunes viennent chercher de l’aide parce que dépendants du Crystal Meth. Nous rencontrons Johannes, ce jeune homme au t-shirt rouge.
C’est sa première réunion ce soir, ici.

L’accueil est chaleureux :
“Johannes, tu es nouveau, voici ta pièce de bienvenue…”

Il témoigne :

“Voilà mon défibrillateur, je le porte sous ma veste. Il a été adapté pour moi, et au cas où mon cœur flanche, ça m’envoie un choc. Cela vient d’une infection que je n’ai pas soignée. Parce que quand tu es hyper malade et que tu prends une ligne de Crystal, tu as l’impression d‘être en bonne santé après. C’est hyper dur d’arrêter… Je sais que moi, il me faut un arrêt radical. Car si je vois des potes, et qu’ils me proposent d’en prendre, je vais replonger immédiatement…”

Dans les parcours de désintoxication, on retrouve toutes les strates de la société, toutes les catégories sociales : ouvriers, jeunes diplômés, ingénieurs, cuisiniers. Autant de femmes que d’hommes.

Le Crystal Meth est une drogue facile d’accès et facile à produire.
Plus d’un millier de laboratoires serait en service en République Tchèque…
La police en démantèle quelques-uns, pas assez…

La recette de la métamphétamine est connue depuis les années 30.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, toutes les armées y ont eu recours ou presque. Mais ce sont les Nazis qui ont favorisé sa diffusion.
Sous forme de comprimés de Pervitin, et même dans du chocolat, ils la distribuaient largement, à tous les niveaux : trois millions de soldats en auraient pris régulièrement.

Le Crystal Meth d’aujourd’hui en est un dérivé beaucoup plus puissant. Il contient 10 à 20 fois plus d’amphétamines que son ancêtre.

Il tient les consommateurs éveillés plusieurs jours et plusieurs nuits d’affilée.

C’est ce qui a attiré Willy, 20 ans, en cure de désintoxication.
Il a commencé à en consommer pendant son apprentissage d‘électricien :

“J‘étais efficace au travail et mes problèmes semblaient disparaître. Mes rails de Crystal devenaient tellement longs que j’avais besoin de toute la longueur de la bordure de ma fenêtre pour les faire. Elle me rendait agressif, puis je me suis replié sur moi-même, je suis devenu froid. J’ai vécu une expérience proche de la mort, et ce n‘était pas joli.”

Willy est suivi par le docteur Abiodun Bernard Joseph, médecin-chef en clinique de désintoxication à Wermsdorf. Il a été l’un des premiers à alerter sur l’expansion du Crystal Meth en Allemagne.Pour lui, c’est une drogue qui s’adapte parfaitement à notre société et nos modes de vie :

“J’ai beaucoup de patients qui sont des ouvriers sur les chaînes de montage par exemple, des ouvriers qui travaillent toute la semaine…et qui, quand ils rentrent chez eux le vendredi soir, veulent aussi faire la fête avec leur famille ou avec leurs amis. Donc ils prennent du Crystal pour pouvoir tenir et ils se retrouvent dans cette spirale infernale. Et ça peut durer très longtemps comme ça…des années jusqu‘à ce que le corps ne puisse plus…”

En Saxe, le nombre de consommateurs a décuplé en 5 ans. Aujourd’hui, ils sont 5 000.Après plusieurs overdoses et des épisodes psychotiques, Willy veut reconstruire une nouvelle vie… Mais il sait que 75 % des personnes dépendantes du Crystal Meth rechutent.

Et ce fléau est en train de s‘étendre géographiquement. Chaque jour, ces douaniers allemands effectuent des contrôles à la frontière tchèque, ils témoignent :

“Nous faisons moins de saisies de Crystal qu’auparavant, mais nous prenons de bien plus grandes quantités. Malgré tous les contrôles que nous faisons, je dirais que nous n’arrivons à intercepter qu’une toute petite partie de ce qu’il y a sur le marché.”

Les autorités allemandes ont mis plusieurs années à prendre la mesure du problème. Aujourd’hui, le Crystal Meth, fabriqué dans les laboratoires tchèques, s’exporte en Belgique, aux Pays-Bas, ou encore en Grande-Bretagne.

Reportage d’Adeline Percept et Kilian Davy-Baujard.

http://fr.euronews.com/2016/04/29/crystal-meth-la-cocaine-du-pauvre-se-propage-en-europe/

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DARKNET (Web invisible): le paradis des narcotrafiquants

cryptomarcheUn nombre croissant de revendeurs de drogues canadiens réalisent leurs opérations sur des plateformes de commerce électronique «invisibles», selon les découvertes d’un chercheur de l’Université de Montréal.

Un phénomène encore méconnu.

Chaque année, plus de 180 M$ de stupéfiants sont échangés sur ce nouvel échiquier virtuel mondial selon les données présentées par David Décary-Hétu, professeur adjoint à l’École de criminologie de l’Université de Montréal. «Ce nombre n’est probablement que la pointe de l’iceberg. Nous n’avons pas étudié tous les cryptomarchés , et nous ne voyons pas tout.»

Le chercheur a  suivi les activités de 200 revendeurs canadiens sur le Web invisible pendant près de trois ans. Cette démarche particulière lui a permis d’estimer le nombre de ventes  de chacun d’entre eux.

Selon ses observations, 5% des échanges sont le lot de revendeurs canadiens, et ces derniers généreraient près de 5% des revenus mondiaux, soit environ 9M$.

Données cryptées
Pour arriver à leurs fins, les revendeurs ont recours au Web invisible, une partie d’Internet qui n’est pas référencée par les moteurs de recherche. L’utilisateur doit donc connaître l’adresse URL précise pour …..

LIRE plus sur:http://journalmetro.com/local/outremont-mont-royal/actualites/955076/web-invisible-le-paradis-des-narcotrafiquants/

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W-18: la nueva droga mortal

droga18Pese a que ya se han confiscado en la calles dosis de la extraña sustancia, las autoridades aún no emiten advertencias oficiales y públicas del químico que está siendo importado desde China.
El Ciudadano

La llamada W-18 puede ser vendido en píldoras o añadirse a otros medicamentos y no hay pruebas que puedan detectar esta droga de diseño potente; basta con un pequeño pedazo para matar a alguien.

A pesar de que la Drug Enforcement Administration ha emitido advertencias contra el fentanilo y otros opioides sintéticos, todavía no se ofrece ninguna información oficial con respecto al mortal W-18.

leer mas

http://www.elciudadano.cl/2016/04/27/280458/w-18-la-nueva-droga-mortalppp/

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NARCOTRAFIC (The Golden Age of Drug Trafficking): How Meth, Cocaine, and Heroin Move Around the World

onudc1By Keegan Hamilton

Diplomats and top officials from governments around the world gathered last week at United Nations headquarters in New York to discuss what to do about the global drug problem. Over the course of four days and multiple discussions, the assembled dignitaries vowed to take a more comprehensive approach to the issue than in years past — but they also decided to keep waging the war on drugs.

The « outcome document » adopted during the UN General Assembly’s special session (UNGASS) calls for countries to « prevent and counter » drug-related crime by disrupting the « illicit cultivation, production, manufacturing, and trafficking » of cocaine, heroin, methamphetamine, and other substances banned by international law. The document also reaffirmed the UN’s « unwavering commitment » to « supply reduction and related measures. »

Yet according to the UN’s own data, the supply-oriented approach to fighting drug trafficking has been a failure of epic proportions. Last May, the United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC) issued its 2015 World Drug Report, which shows that — despite billions of dollars spent trying to eradicate illicit crops, seize drug loads, and arrest traffickers — more people than ever before are getting high.

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DROGA: ‘Torta negra’, la cocaína ‘invisible’ que los narcos buscan introducir en España

Operativo en España donde fue hallada 'torta negra'
Operativo en España donde fue hallada ‘torta negra’
Por Diego Caldentey
    • Los traficantes utilizan un producto químico para ‘camuflar’ la cocaína, que permite cambiar radicalmente el color, la forma y el olor de la droga.
    • España se está convirtiendo no solo en país receptor de esta sustancia, sino que también se han detectado recientemente laboratorios para ‘tratar’ el estupefaciente.

 No son polvos blancos camuflados en maletas, bolsos y otros equipajes. En apariencia parecen trozos de carbón, terrones de azúcar o láminas… todas negras. En verdad, se trata de cocaína, denominada ‘invisible’ en la jerga policial, ya que es una de las modalidades mediante las cuales los narcotraficantes latinoamericanos intentan introducir drogas en España. No se trata de algo novedoso (ya que hay constancias de que a finales de la década del 90 comenzó a desarrollarse esta práctica delictiva) pero sí ha cobrado auge en el último año.

Del otro lado del Atlántico, en los países exportadores de esta sustancia (principalmente en Colombia, Perú y Bolivia) se le conoce popularmente como ‘torta negra’.  Los traficantes utilizan un producto químico para ‘camuflar’ la cocaína, que permite cambiar radicalmente el color, la forma y el olor de la droga.  La ‘torta negra’ se obtiene mezclando clorhidrato de cocaína con carbón, cobalto, polvo de hierro y, en algunos casos, cloruro de hierro.

En algunas ocasiones, ese proceso permite hasta que se obtenga un aspecto similar al del caucho y, en otros, puede hasta pasar por tinta de impresora. Todo esto hace que sea más difícil de detectar en los controles de los aeropuertos. Ahora, en nuestro país, la tendencia se torna más preocupante: España ya no solo es un país receptor y uno de los accesos secundarios de la droga a Europa, sino que existen indicios de que puede comenzar a transformarse en epicentro para el ‘tratamiento’ y camuflaje de la cocaína a través de este sistema.

A comienzos de este año, la Guardia Civil detectó en  Torrelles de Foix, en el Alt Penedès (Cataluña), un laboratorio clandestino donde trataban el polvo de cocaína para convertirlo en ‘torta negra’. En la operación, que se extendió a Sitges, Barcelona y Santa Cruz de la Palma (Canarias), se incautaron nada menos que 375 kilos de droga ya camuflada. El procedimiento también se saldó con seis detenidos.

A partir de ese indicio, las fuerzas de seguridad españolas están intentando seguir el rastro de cómo los narcos buscarían introducir en el mercado esta droga (y también cómo camuflarla). Lo primero que hay que señalar es el origen de la ‘cocaína negra’. Todo se remonta a Lima, Perú, cuando en 1999 la brasileña Katia Cardoso se dispuso a abordar un avión rumbo a su país. Allí, la policía antidrogas le encontró una maleta de doble fondo con un polvo negro. Se trataba de cocaína. Y los policías estaban desconcertados, hasta que descubrieron el mecanismo.

Pero hay algo más singular a la hora de observar los orígenes de esta droga. En el imaginario popular se la relaciona con el dictador chileno Augusto Pinochet. Según el ex general trasandino Manuel Contreras, la historia de la cocaína negra comenzó a mediados de los años 80 en la ciudad de Talagante, cerca de Santiago de Chile. « El ex general declaró a un juez que el dictador Augusto Pinochet había ordenado al ejército la construcción de un laboratorio clandestino para encontrar una manera de camuflar la cocaína. Lo consiguieron, según el hombre que había sido la mano derecha del dictador, y Pinochet y su hijo organizaron una red de producción masiva de droga camuflada para enriquecerse vendiendo de manera clandestina en Europa y Estados Unidos. Ambos lo negaron », señala el medio ara.cat.

De Colombia a España, pasando por Panamá

Según diversos informes internacionales, el estupefaciente tratado químicamente suele ser exportado desde Colombia a Estados Unidos y Europa, a través de diversas ‘rutas’ y escalas que incluyen Panamá y Perú. En nuestro continente, el país receptor por excelencia hasta ahora era principalmente Holanda. Ahora, los narcos tienen en la mira puesta también en España.

Los primeros indicios de su presencia en nuestro país datan de 2008. En febrero de ese año, la Policía incautó 16 kilos de cocaína en el fondo del equipaje de dos mujeres rumanas que habían viajado a Madrid desde Río de Janeiro.

La Dirección Nacional contra las Drogas (Dinandro) de Perú señala que la cocaína negra « original » es producida en Colombia. Su ‘fabricación’ a gran escala nació en el temido e histórico Cártel de Cali, pero ahora también es producida en México.

En el mencionado operativo policial en Torrelles de Foix, hace escasos meses, se encontraron 57,5 kilos de pasta de cocaína, 1.050 litros de productos químicos, además de herramientas de laboratorio. Hay otros indicios que señalan a España como país de destino ’emergente’ de la ‘cocaína negra’: hace exactamente un año, 70 kilos de esta sustancia tratada químicamente fueron incautados en la ciudad de Timisoara, en Rumania. La droga había sido camuflada en el interior de un cargamento de muebles que tenía como destino España y era transportada por un colombiano, un venezolano y un rumano.

http://noticias.lainformacion.com/espana/Torta-cocaina-invisible-introducir-Espana_0_905010927.html

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INDE: dans les vallées reculées de l’Himalaya, les trafiquants produisent l’un des hashish les plus purs au monde.

En exclusivité, FRANCE 24 a pu accompagner les policiers lors de raids anti-drogue dans la région de Manali, au Nord de l’Inde.

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TOR (Darknet): la nouvelle forme de distribution de la drogue

cyberdouane_001_16x9«Avec des amis, on voulait essayer le LSD, mais ce n’était pas facile d’en trouver», raconte Matthias. Sur le darknet en revanche, rien de bien sorcier.

La « face cachée » du Web contient un catalogue de pages inaccessibles sur les navigateurs que nous utilisons tous les jours. Parmi ces pages, de nombreux sites qui vendent des drogues directement livrées à domicile. Un système qui change le rapport aux revendeurs de drogue et aux stupéfiants.

Une simple enveloppe, petit format, dans la boîte aux lettres. C’est sous cette forme que Matthias, 26 ans, a reçu en juillet dernier dix buvards de deux cents microgrammes de LSD. L’étudiant avait fait une commande sur une plate-forme de vente impossible à trouver sur Google. Elle n’est atteignable que par Tor, un réseau particulier qui permet de parcourir le Web de manière anonyme.

LIRE:http://m.ledevoir.com/article-466715

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La guerre à la drogue s’éteint… Et après?

Le fantasme de la fumerie d’opium dans les années 1920.
© Ministère de la Culture – France/Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine

Les stupéfiants ont été une aubaine coloniale, un produit prohibé, la cible d’une croisade. Et maintenant? Le département de Sociologie de l’UNIGE explore les idées émergentes dans une série de conférences

La croisade est peut-être terminée. La «guerre contre la drogue», déclarée par le président états-unien Richard Nixon en 1969 et menée depuis lors sous l’égide des traités internationaux, semble sur le point de s’éteindre et de passer à l’histoire comme l’un des égarements du XXe siècle. Une nouvelle ère s’ouvre, qui s’annonce plus raisonnable, mais où pour l’instant «tout le monde se pose des questions et personne n’a des réponses», note Jean-Félix Savary, secrétaire général du Groupement romand d’études sur les addictions (GREA). «Même le gardien du temple, l’Organe international de contrôle des stupéfiants, qui veille à la mise en œuvre des traités, n’est plus opposé à l’ouverture du débat. Dans son rapport annuel, publié ces jours, il invite à discuter de nouveaux modèles.»

Le GREA est partenaire de l’Université de Genève pour une série de conférences, agendées jusqu’en mai, sur «Les drogues dans tous leurs états». Il s’agit de rassembler et de confronter, en public, les différents savoirs qui s’élaborent au sein de l’UNIGE, rendant ainsi visible un processus en cours, qui vise à regrouper et à coordonner ces compétences. Le cycle s’est ouvert mercredi dernier avec l’historien français Alexandre Marchand en invité principal, plaçant la prohibition des stupéfiants dans une perspective historique. Le 9 mars, le sociologue genevois Loïc Pignolo présentera son enquête de terrain portant sur les dealers de rue et sur leur éthique, plus développée qu’on ne l’imaginerait.

LIRE: https://www.letemps.ch/societe/2016/03/04/guerre-drogue-s-eteint-apres
Les conférences:

«Les drogues dans tous leurs états», jusqu’au 18 mai 2016, les mercredis de 18h30 à 20h à Uni Mail (40, bd. du Pont-d’Arve, Genève), salle MR160, entrée libre. Sous la responsabilité de Sandro Cattacin, avec la participation de Barbara Broers, Anne Philibert et Loïc Pignolo, en collaboration avec le Groupement Romand d’Etudes sur les Addictions

Prochaine conférence le mercredi 9 mars 2016: «Deal de rue dans un quartier genevois: résultats d’une enquête de terrain», avec Loïc Pignolo (Institut de recherches sociologiques, UNIGE) et Christian Ben Lakhdar (Faculté Libre des Sciences Economiques et de Gestion de Lille)

Le blog de la manifestation: www.unige.ch/sciences-societe/socio/blog

https://www.letemps.ch/societe/2016/03/04/guerre-drogue-s-eteint-apres

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MAROC: toujours un des plus gros producteurs de résine de cannabis au monde

MarocRifCannabisLe Maroc est l’un des plus gros producteurs de résine de cannabis au monde et continue de fournir l’Europe, selon le rapport de l’année 2015 publié par l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS).

La plupart de la résine de cannabis destinée à l’Europe est acheminée clandestinement depuis le Maroc, note le rapport de l’OICS, un organe indépendant chargé de surveiller l’application des conventions internationales des Nations Unies relatives au contrôles des drogues.

« Le Maroc demeure l’un des plus gros producteurs de résine de cannabis et reste l’un des principaux pays d’où provient la résine acheminée clandestinement vers l’Europe », révèle le document, soulignant que « le Maroc faisait partie, ces dix dernières années, des trois pays les plus fréquemment cités comme source ou zone de transit de la résine saisie au monde ».

En 2014, le Maroc, l’Afghanistan, le Liban et le Pakistan ont fait partie des pays d’origine et d’envoi de la résine de cannabis saisie en Europe occidentale, est-il mentionné dans le rapport de l’OICS.

LIRE: http://www.aps.dz/monde/37726-le-maroc,-un-des-plus-gros-producteurs-de-r%C3%A9sine-de-cannabis-au-monde

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OPERATIONS UNDERCOVER: qui se souvient de Fausto Cattanéo? A l’OCRTIS peut-être!

Afficher l'image d'origine«La lutte contre le crime organisé est impossible sans opérations undercover»

Fausto Cattanéo

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Casquette de base-ball et lunettes de soleil sur la visière, Fausto Cattanéo, 58 ans, a repris sa tenue de commissaire de la police antidrogue suisse. Pendant plus de dix ans, le Suisse-Italien a enfilé les habits des «parrains» ­ Rolex en or, fringues de luxe italiennes, «bague à 55 000 francs suisses prêtée par un ami joaillier» ­ pour «traiter d’égal à égal» dans des palaces en Suisse, à Miami, Istanbul, Rio de Janeiro, avec langoustes, champagne à gogo et cigares cubains. Agent undercover (sous couverture), en opérations financées par l’Etat et contrôlées par la justice. Pour décapiter les mafias, le représentant masqué de la loi a dû s’acoquiner avec les hors-la-loi, pseudo- conseillers financiers ou avocats véreux, capables de blanchir des millions de narcodollars en Suisse.

Jusqu’au vertige!

Replié dans une modeste maison rose de la banlieue de Locarno (Suisse), le retraité du double jeu a accroché ses trophées : médailles et écussons des polices antidrogue américaine et européenne, «cravate en or» des carabiniers italiens, faux passeport au nom de Pierre Consoli, «mon oncle préféré», une photo de son pote «Sam» de la DEA (douanes américaines) et de «Consoli» enlacés devant un monticule de paquets bruns d’héroïne iranienne : «100 kilos! Ça vaut 4 millions de dollars», siffle l’agent. Une belle prise et un réseau démantelé, à l’issue d’une infiltration ponctuée de péripéties et de gages, de mensonges et d’improvisations.

Flic par hasard à 27 ans, ce fils de bûcheron et de cordon-bleu, surnommé «Tato» (le petit dernier de quatre enfants), a remisé ses «deux rêves de jeunesse», pilote d’avion ou cuisinier. Le voilà commissaire, agent de sécurité de la Swissair, «à côté du cockpit», bombardé chef du service antidrogue de Locarno en 1975. Contre son gré. «Je ne connaissais rien aux stupéfiants.» Mais le polyglotte (cinq langues) n’y a pas coupé. Ramasser les cadavres de toxicos lui a donné la rage et la «force» de s’attaquer aux filières via les blanchisseurs helvètes implantés à Lugano, grosse place financière qui brasse de l’argent sale, aux portes de l’Italie, à 50 kilomètres de Milan.

Afficher l'image d'origineA ses débuts, en 1980, un versement à Lugano de 6 millions de dollars de La Paz le met aux trousses de «Miss Bolivie» et d’un fils Suarez, puissante famille qui détient le monopole de la cocaïne. Le commissaire s’infiltre à Miami pour les tractations avec le fils Suarez, puis en Bolivie pour embarquer la marchandise. Sur une piste d’atterrissage aménagée à Cochabamba, «c’est l’équipe paramilitaire de Suarez, les Fiancés de la mort, des fascistes italiens, suisses et allemands dirigés par Klaus Barbie alias Altman, qui charge les 600 kilos de pâte de coca». Au procès, à Miami, Suarez Junior a pointé deux doigts en direction de Cattanéo et «a fait mine de tirer».

L’agent undercover qui s’éclipsait au moment des arrestations n’a jamais compris pourquoi la procureure Carla Del Ponte (aujourd’hui présidente du Tribunal pénal international) a versé au procès du fils de Pablo Escobar son «journal de bord d’infiltré» du cartel colombien, une pièce d’ordinaire confidentielle. Au risque de l’exposer. Trop «incontrôlable» et jusqu’au-boutiste aux yeux de la magistrate. L’ex-commissaire dénonce sa «frilosité» : «La lutte contre le crime organisé est impossible sans opérations undercover.» Avant d’atteindre Escobar junior, le flic a passé une année à manipuler son ambassadeur, Mario Calderón, à le «tenir en dépendance psychologique», à jouer sur son point faible, l’alcool, pour mieux le lui reprocher ­ «je ne veux pas travailler avec un type qui boit» ­, jusqu’à l’arrivage à Francfort de 390 kilos de coke cachés dans les doubles fonds de barils de bile de taureau destinés à l’industrie cosmétique.Afficher l'image d'origine

Sans protection de l’Etat, Fausto Cattanéo, qui n’a toujours pas d’adresse publique mais une boîte postale, reçoit encore des menaces des trafiquants. L’ex-agent se fait du mauvais sang, pas tellement pour sa grande carcasse ­ 1,80 m et 80 kg ­ mais pour sa blonde femme brésilienne, Isabel Maria, qui l’a aidé voilà dix ans à traquer les cartels de Rio de Janeiro lors de son ultime opération dite «Mato Grosso», sabordée par des magistrats helvètes. Une enquête «trop dérangeante» qui a révélé de sales pratiques de flics des stups français, brésiliens, suisses et italiens. En 1991, l’agent undercover s’est immiscé entre deux acheteurs, des Napolitains de la Camorra et les fournisseurs boliviens, par l’entregent d’un «chasseur de primes».

A Rio de Janeiro, il mise sur une livraison de cinq tonnes de cocaïne du Brésil en Europe, évoquée dans les conversations téléphoniques. Et tombe amoureux d’Isabel Maria, une vendeuse de bijoux, qui l’a démasqué : «Tu es agent secret, toi !» Elle l’aide ensuite à traduire les écoutes.

En janvier 1992, un commissaire de l’office des stups français (Ocrtis) se plaint de Cattanéo au ministère public fédéral suisse : «Trois chasseurs de primes ne veulent plus travailler avec lui car il fréquente une prostituée.» «Des ragots qui auraient dû être traités par le mépris», peste encore l’ex-flic. Or, ses supérieurs l’ont éjecté de l’opération Mato Grosso et relégué à l’Institut de criminologie de Lausanne. Il enrage, enquête, tombe sur une histoire de ripoux. Un indic lui balance une livraison à Nice de 50 kilos de cocaïne montés par des «collègues» des stups français et suisses, avec pour livreurs deux chasseurs de primes qui ont empoché les 800 000 dollars de la vente.

( FRANCE (OCTRIS année 1989): un grand cru pour Mario Le Corff)

Cattanéo trouve les preuves et les apporte au juge suisse chargé d’une enquête interne sur son cas. Il doit encaisser la riposte : «La presse et la rumeur ont colporté que j’avais enfilé les habits des trafiquants, quitté le commissariat pour entrer dans l’organisation criminelle… Ma mère de 82 ans et mon frère juge sont morts dans le doute.» En 1993, Cattanéo plonge dans une «dépression vertigineuse» et oscille au bord du suicide, face au lac Majeur, le doigt sur la détente de son calibre 9 de service. Broyé et ruiné, avec 350 francs suisses par mois, le flic pleure, impuissant, à des milliers de kilomètres d’Isabel Maria, menacée à Rio et qui se cache dans les favelas, «les endroits les plus malfamés mais les plus sûrs», pour échapper à ses tueurs. Il repart au Brésil, se marie et exfiltre sa belle à bord «d’un bus plein de contrebandiers», 3 000 km jusqu’à Asunción, au Paraguay.

Le 27 juin 1994, l’enquête interne démontre que Fausto Cattanéo a accompli sa mission «en toute légalité».

Réhabilité, le flic opte pour la retraite anticipée avec plein salaire, l’équivalent de 40 000 F par mois.

A Locarno, Isabel Maria tient une boutique de fringues et Fausto Cattanéo se dope au vélo tout-terrain, grimpe 20 km à flanc du mont Motti, pédale 10 000 bornes par an pour se «gonfler» et raconte tout dans un livre sur ses opérations undercover (1). «J’ai été envoyé au feu sans protection. Qui peut prétendre sortir indemne de ce grand jeu ? Pour être crédible, il faut jouer avec ses tripes», écrit le flic suisse, qui en veut à l’Etat de l’avoir laissé tomber. «On sort rarement intact de ce genre d’exercices schizophrènes.».Fausto-Cattaneo

photo MARC VANAPPELGHEM

(1) Fausto Cattanéo. Comment j’ai infiltré les cartels de la drogue. Editions Albin Michel.

Fausto Cattaneo en 8 dates

15 février 1943 : Naissance au village de Mecolcina, en Suisse italienne.

1969 : Ecole des commissaires de police.

1975 : Chef du service antidrogue de Locarno.

1988 : Représentant de la Suisse

à l’étranger pour les enquêtes sous couverture.

1992 : Conflit avec sa hiérarchie sur l’opération «Mato Grosso» au Brésil.

1992 : Envoyé à l’Institut de criminologie de Lausanne. Mariage avec la Brésilienne Isabel Maria.

1994 : Réhabilité par une enquête interne.

2001 : Livre sur ses opérations d’infiltration des cartels

http://www.liberation.fr/portrait/2001/03/10/une-vie-stupefiante_357355

LIRE aussi:

REMEMBER l'Opération COTUGRE et ses suites: Alessandro Troja a été tué le 17 octobre 1990C’est Alessandro Troja qui permit l’arrestation de Claudio Pasquale Locatelli avec 42 kilos de cocaïne dans le sud de la France par l’OCTRIS de Mario Le Corff.

 

http://marcfievet55.skyrock.com/3176736767-REMEMBER-l-Operation-COTUGRE-et-ses-suites-Alessandro-Troja-a-ete-tue.html

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Le 27 novembre 1993, le commissaire Fausto Cattaneo, responsable du Service « Informations sur la drogue » de la police suisse, transmet un rapport à toutes les autorités judiciaires suisses compétentes, dont Carla Del Ponte, rapport qui restera sans suites. Malheureusement…


Un rapport dont le contenu a été repris dans un livre intitulé « Comment j’ai infiltré les cartels de la drogue », paru chez Plon en 2001 (dont a également été tiré le film Dirty Money, l’infiltré), où le commissaire Fausto Cattaneo explique que dans le cadre de l’opération Mato Grosso, infiltré parmi les trafiquants de drogue brésiliens auprès de qui il se fait passer pour un avocat mafieux, l’un d’eux, un certain Juan Ripoll Mary, lui parle de l’empire économique et financier de Silvio Berlusconi, qui serait impliqué dans le blanchiment d’argent des narcotrafiquants…

Source: http://adscriptum.blogspot.fr/2010/09/liceberg-silvio-berlusconi-la-partie.html

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