Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
Le parrain Vito Rizzuto est mort le 23 décembre 2013.
Jeudi, 12 mars 2015 22:58
L’ex-parrain de la mafia montréalaise Vito Rizzuto avait, semble-t-il, bien assuré sa succession. Le crime organisé italien serait maintenant représenté par un comité de direction composé d’au moins six individus et nommé «La Table». Ce comité contrôlerait des activités criminelles tous azimuts à Montréal.
Un travail de vérification échelonné sur plusieurs mois et effectué auprès de nombreuses sources des milieux policier, judiciaire et interlope permet à notre Bureau d’enquête de dresser un portrait inédit de ceux qui contrôleraient maintenant les destinées du clan sicilien.
De longue date, la « route des Balkans » est utilisée par les trafiquants, qui convoient l’héroïne afghane vers l’Europe occidentale, via la Turquie. D’autres itinéraires sont apparus ces dernières années : les mafias serbes et monténégrines sont fortement implantées en Amérique latine, et le Monténégro est devenu une plaque tournante de la cocaïne sud-américaine, tandis que se développe le marché des drogues de synthèse…
Le procès de Naser Kelmendi, le « parrain du crime organisé dans les Balkans », s’est finalement ouvert vendredi à Pristina. L’homme, arrêté par la police du Kosovo en mai 2013, est notamment accusé de meurtre et de trafic de stupéfiants.
————————————————–
Le Courrier des Balkans
Les réseaux de Darko Šarić, baron de la cocaïne : le livre qui fait scandale en SerbieDe nos correspondants à Belgrade
Darko Šarić n’est que la figure la plus connue d’un puissant cartel qui a réussi à prendre le contrôle du marché européen de la cocaïne. Auteur du livre Šarić, le journaliste Stevan Dojčinović met à jour les étonnantes connexions politiques du trafiquant, tant au Monténégro qu’en Serbie. Des révélations qui lui valent une sordide campagne de presse dans la Serbie « démocratique » d’Aleksandar Vučić et de Beba Popović.
————————————————–
Vijesti
Monténégro : la Prva Banka de Đukanović faisait des affaires avec le baron de la drogue Darko ŠarićTraduit par Persa Aligrudić
L’étau serait-il en train de se resserrer autour de Milo Đukanović ? Selon le journal Vijesti etleréseauOrganizedCrimeandCorruptionReportingProject (OCCRP), l’établissement bancairePrvaBanka, contrôlé par la famille duPremierministremonténégrin, aurait été en affaireaveclenarcotrafiquantDarkoŠarić, arrêté en mars dernier.
————————————————–
B92
Serbie : saisie record de cannabis à SurdulicaTraduit par Jacqueline Dérens
143 kg de cannabis ont été découverts dans un champ par la police de Surdulica. Les propriétaires, deux hommes de 54 et 39 ans, ont été arrêtés.
L’ampleur de la multiplication de groupes armés rebelles dans le nord du Mali a éclaté au grand jour avec l’annonce d’un accord de paix le 1er mars dernier à Alger. Cette situation, avec des groupes désormais davantage motivés par des intérêts financiers que par des idéologies, entrave l’établissement d’une paix durable dans la région.
L’annonce de paix a été signée à Alger par le gouvernement malien et d’autres groupes armés mais pas par la rébellion à dominante touareg qui a été exhortée mercredi par le Conseil de sécurité des Nations unies à se joindre aux signataires.
Le nord du Mali est gangrené par le narcotrafic, et toutes les factions en présence dans la région, des djihadistes aux milices favorables à Bamako, souhaitent leur part du gâteau.
La bataille pour le contrôle des routes de transit de la cocaïne prend de l’ampleur…
Le Maroc se situe toujours comme l’une des plaques tournantes du trafic de cannabis mondial, selon l’Organe international de contrôle des stupéfiants
Au moment où fumer du cannabis est devenu légal à Washington, un nouveau rapport de l’Organe international de contrôle des stupéfiants s’inquiète de la multiplication des nouvelles drogues.
Sur le cannabis, le Maroc garde son avantage compétitif sur les marchés internationaux. Il est toujours le premier producteur de résine en Afrique et l’un des premiers au monde, «même s’il semble que la production y soit en recul», relève l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), affilié aux Nations unies dans son rapport 2014 publié le 3 mars.
Sur le terrain, les services de la douane et de la police renforcent les contrôles dans de nombreux points. En début de semaine, ils ont fait avorter à Bab Sebta deux opérations et saisi 82 kg de chira (résine de cannabis). –
« La naïveté qui domine dès que l’on parle de légaliser les drogues sans préciser lesquelles, ni la forme que prendrait cette légalisation, pourrait être contre-productive », estime un universitaire colombien.
« La prohibition n’a fait que plonger les pays producteurs dans un bain de sang et dans les horreurs de la corruption… La guerre contre la drogue a échoué puisqu’on continue à en consommer… C’est le problème des gringos, pas le nôtre… Chacun a le droit de faire ce qu’il veut de son propre corps…” Tels sont les arguments progressistes, nationalistes et relativement en vogue qui courent aujourd’hui sur les lèvres des chefs d’Etat, des analystes et des citoyens lambda appelant à la “légalisation des drogues”. Mais “légaliser les drogues” est une idée si floue qu’elle pourrait ne mener nulle part. Aussi incroyable que cela puisse paraître, personne, pas plus lors des sommets présidentiels que dans le débat qui s’amplifie ces derniers temps, ne s’est attaché à éclaircir trois “détails” pourtant essentiels.
A commencer par la nature exacte de ces “drogues” dont on parle. La liste des substances chimiques altérant le comportement, la perception, le jugement ou les émotions est plutôt longue et assez controversée. Et la liste desdits stupéfiants à laquelle nous nous référons aujourd’hui répond à une classification arbitraire : dans les pays occidentaux sont licites l’alcool, le tabac, les stimulants mineurs et d’autres produits pharmaceutiques (comme la méthadone), ces derniers uniquement sur prescription médicale. Tous les autres stupéfiants, et en particulier ceux qui engendrent une addiction, sont illicites selon les conventions internationales.
Mais chacune des substances actuellement interdites produit (ou paraît produire, car cet aspect-là aussi est controversé) des effets différents sur la santé physique et mentale, s’adresse (ou semble s’adresser) à des consommateurs différents et provient (ou non) de pays différents. De ce fait, légaliser le cannabis, la cocaïne, l’opium ou les amphétamines représente des démarches totalement différentes.
Deuxième “détail” fondamental : il faut préciser la phase du processus dont on parle. Dans le cas des substances d’origine végétale (qui sont le cœur du problème en Amérique latine), il faut distinguer la culture de la coca et du pavot (et, pour le Mexique, celle du cannabis) de la production et de l’exportation de cocaïne et d’héroïne, faire la différence entre vente de drogue et consommation, et distinguer encore le trafic de produits précurseurs [servant à la fabrication des drogues, en amont] et les activités de blanchiment.
Dans le débat actuel, s’agit-il de légaliser la consommation, la production, la vente, la culture, etc. ? Ce n’est pas la même chose que les Etats-Unis autorisent la consommation de cocaïne ou que les cultivateurs du Putumayo [département colombien, dans le sud-ouest du pays] puissent vendre librement leurs récoltes [de feuilles de coca].
Troisième point : l’idée de “légalisation” recouvre des champs très différents : s’agit-il de mettre en place un marché libre ou, à l’inverse, d’instaurer un monopole d’Etat ? Est-il question de supprimer les peines d’emprisonnement pour les remplacer par des thérapies ? D’arrêter les campagnes de fumigation [épandage aérien d’herbicide pour tuer les cultures] au profit de programmes de développement rural ? D’autoriser les médecins à prescrire ? De créer des lieux de ventes réservés ? Bref, de quoi parlons-nous ?
Face à tant de flou, les prohibitionnistes resserrent les rangs autour d’une idée simple : mieux vaut ne rien changer du tout. Et, pendant que le président [de la Colombie], Juan Manuel Santos, évoque timidement l’idée d’“étudier des scénarios” ou que les sorties des présidents Evo Morales [en Bolivie] et Otto Pérez Molina au Guatemala [qui prônent tous deux un changement de politique] sont présentées comme de simples “pantalonnades”, la quasi-totalité des membres de l’ONU (Colombie comprise) s’en tiennent au régime orthodoxe en vigueur.
Dans ce paysage pétrifié, on ne discerne guère que deux ébauches de changement possibles. D’une part, une dépénalisation de la consommation et, éventuellement, des petites cultures de cannabis à usage personnel aux Etats-Unis (comme cela a été proposé en Alaska, au Nevada, dans l’Etat de Washington, dans l’Oregon et, de façon plus notoire, en Californie), voire aussi en Europe. D’autre part, l’extension des programmes de traitement médical et de réduction des risques pour les toxicomanes, comme l’ont fait les Pays-Bas (coffee shops à Amsterdam, délivrance médicale d’héroïne, distribution gratuite de seringues pour lutter contre le sida, etc.).
Ces mesures pourraient peut-être améliorer les choses pour les pays consommateurs – et pour les consommateurs colombiens aussi. Mais elles ne changeraient rien au principal problème de l’Amérique latine : l’exportation de cocaïne et le dilemme tragique entre violence et paralysie de l’Etat qui nous voue à la destruction. Pis, la libéralisation de la drogue aux Etats-Unis ou en Europe risquerait bien d’entraîner une augmentation des exportations latino-américaines, et notre dilemme se ferait plus cruel encore. J’ai donc un message pour les progressistes qui dans notre pays réclament la “légalisation des drogues” : attention au retour de boomerang.
Note :* Philosophe, économiste, avocat et sociologue, très impliqué dans la vie politique et intellectuelle de la Colombie, directeur de la revue en ligne Razón Pública.
Scandale après scandale, l’image du secteur bancaire en a pris un coup au cours de la dernière décennie, et ce n’est pas le scandale HSBC qui risque de changer la donne. La banque britannique, qui fêtera ses 150 années d’existence en mars, aurait pu espérer un anniversaire plus calme : la révélation de ses pratiques plus que douteuses par les médias en a décidé autrement. Retour sur l’histoire d’une banque construite en grande partie sur un drôle de commerce.
Au temps des colonies
Pour être sobre, c’est sobre. C’est même le moins qu’on puisse dire devant la présentation lapidaire de l’histoire d’HSBC sur son site institutionnel : « HSBC est ainsi baptisée en référence à sa structure fondatrice, la Hongkong & Shanghai Banking Corporation, établie en 1865 pour financer le commerce florissant entre l’Europe, l’Inde et la…
Shimon Yelinek est un homme d’affaire Israélien basé au Panama. Derrière ce masque anodin se cache en vérité l’un des criminels les plus polyvalents que l’on trouve parmi les clients de HSBC à Genève : trafiquant d’armes, de diamants et de drogue, il a aussi participé au financement du terrorisme.
Son plus grand fait d’arme ? L’opération Otterloo.
Fin 2001, un chargement de 3 117 kalachnikovs et 5 millions de cartouches quitte le navire Otterloo, dans le port de Turbo, en Colombie. Achetées à l’armée du Nicaragua, les armes étaient destinées en théorie à la police du Panama. Yelinek s’arrange en fait pour les livrer aux Autodéfenses Unies de Colombie (AUC), un groupe paramilitaire d’extrême droite.
Ses compétences et son réseau de trafiquant d’armes, Yelinek, né en Israël en 1961, les développe en Afrique entre 1980 et 2001. Dans les années 80 et 90, Yelinek est le chef de la sécurité de Mobutu Sese Seko, le dictateur du Zaïre (actuelle République démocratique du Congo). C’est là qu’il se lie d’amitié avec Aziz Nassour, un diamantaire libanais. Proche collaborateur du dictateur Mobutu, ce dernier exporte à Anvers des pierres du Liberia et de Sierra Leone, entre autres. Tous deux sont ou seront clients de HSBC.
Al-Qaida a besoin de diamants
En 2000, Al-Qaida prend contact avec Aziz Nassour. La raison ? Le groupe terroriste désirait sortir son argent des banques pour acquérir des diamants, afin d’éviter d’éventuelles sanctions bancaires. Le groupe terroriste, qui avait déjà frappé les deux ambassades américaines de Tanzanie et du Kenya, avait besoin de préserverses liquidités en préparation des attentats du World Trade Center, en septembre 2011. Le marché du diamant en Afrique de l’Ouest était une cible parfaite, comme le souligne un rapport de l’organisation non-gouvernementale Global Witness dévoile les étapes de cette affaire. En décembre 2000, deux membres d’Al-Qaida, Ahmed Ghailani et Fazul Abdullah Mohammed, approchent donc Nassour à Kinshasa. Ils sont notamment connus pour leur participation aux attentats contre les ambassades de Dar es Salaam et Nairobi en août 1998. Le contact se révèle prometteur.
À l’époque, Aziz Nassour montait une opération avec son cousin Samih Ossaily pour acheter des diamants au Revolutionary United Front (RUF). Soutenu par Charles Taylor, le RUF tentait de répliquer en Sierra Leone le coup d’état réussi de ce dernier au Liberia. L’affaire était donc conclue d’avance : le RUF avait besoin de vendre des diamants et Al-Qaida était preneur.
Les remords d’un diamantaire
Quel rôle Yelinek joua-t-il dans cette affaire ? Dans une des clauses de l’accord, Nassour s’engageait à procurer des armes au Président Taylor et aux rebelles qu’il soutenait, les RUF. Fin 2000, Nassour contacte son vieil ami Yelinek. Alors basé au Marriott de Miami et répondant au téléphone sous le nom de code « Sierra », le trafiquant israélien transmet la demande à son collègue Ori Zoller. Ancien membre des forces spéciales israéliennes, ce dernier exerce dans le commerce des armes au Guatemala. Le choix n’est pas sans raison : Zoller prend part à l’opération Otterloo qui est en train de se dérouler.
Des documents de la police belge, obtenus par Le Monde, ainsi que les emails échangés entre Yelinek et Zoller, dévoilent la composition et la technicité du deal. La cargaison devait notamment contenir des kalachnikovs, des lance-roquettes, des canons antiaériens et des canons antichars. Pour contourner l’embargo des Nations Unies sur les armes imposé au Liberia et à la Sierra Leone, Nassour se procure un certificat d’utilisation finale ivoirien. Utilisé dans les transferts internationaux, ce document sert à certifier que l’acheteur est bien le seul et l’unique utilisateur de la marchandise.
Cependant, l’affaire s’effondre. Début 2001, Ali Darwish, un diamantaire de Sierra Leone, décide de se repentir. Il avait notamment mis en lien Nassour avec Ibrahim Bah, confident du Président Charles Taylor et proche des rebelles du RUF. Il informe les autorités américaines du trafic d’armes illégal. Celles-ci n’agissent pas mais la confiance ne règne plus entre RUF, trafiquants et diamantaires.
Au même moment, la découverte du chargement de l’Otterloo fait scandale dans la presse latino-américaine. Yelinek est sous le feu des projecteurs. Après avoir été incarcéré au Panama entre 2002 et 2004 puis relâché grâce à des pots-de-vin virés de son compte HSBC, il disparaît dans la nature. Il refait surface en 2011. Il est alors le sujet d’une enquête de la Drug Enforcement Administration (DEA) et du Département du Trésor des Etats-Unis pour ses liens supposés avec le réseau de trafic de drogue colombien de Cifuentes Villa. Ce dernier est affilié au fameux et violent cartel mexicain de Sinaloa.
Les données recueillies par Le Monde dans les documents « SwissLeaks » indiquent que Yelinek a pu maintenir des comptes chez HSBC Private Bank (PB) jusqu’en 2007. À cette époque, Yelinek possédait encore 860 000 dollars dans cette institution. Ses comptes étaient liés à des sociétés écrans : Ubicon Corp. et Fenco Holding Inc. Avec la collaboration de journalistes de la Süddeutsche Zeitung, Le Monde s’est procuré les certificats de constitution de ces entreprises. Possédant déjà des entreprises écrans au Panama, Yelinek a voulu varier. D’après les documents originaux, Ubicon Corp. et Fenco Holding Inc. furent créées en avril et juin 2004 dans les îles Vierges britanniques, respectivement au nom de Yelinek et sa femme, Limor Yelinek.
Malgré son profil de trafiquants d’armes et de blanchisseur d ‘argent pour le compte d’un cartel colombien, la filiale HSBC PB n’a pas ordonné la fermeture des comptes de Yelinek. Elle ne pouvait cependant pas ignorer les agissements de son client. Il avait été fiché à plusieurs reprises entre 2000 et 2011 par des agences de sécurité américaines, belges et latino-américaines.
Plus accablant encore pour HSBC, le Washington Post avait mentionné Yelinek dans l’enquête menée sur la filiale diamantaire d’Al-Qaida en Afrique de l’Ouest début 2000.
Après l’affaire Otterloo en 2001, son nom était partout dans la presse latino-américaine. HSBC PB semble donc fautive de complicité. Consciente ou pas ?
Cela reste à définir. Avec autant de signaux d’alertes, l’ignorance n’est cependant pas une excuse valable.
En los archivos de la Secretaría General de la Organización de Estados Americanos en Washington hay un informe de 40 páginas con siete anexos titulado: “Sobre el desvío de armas nicaragüenses a las Autodefensas Unidas de Colombia”. El documento 3687, de enero de 2003, confirma que Panamá sirvió de fachada para que los paramilitares recibieran en el golfo de Urabá 3 mil AK47 y 2 millones y medio de municiones traídas en el trasatlántico Otterloo.
Peloticas de goma declaradas en el manifiesto de aduanas ocultaban los fusiles. A finales de 1999 se configuró un canje de armas, en apariencia legal, entre la Policía Nacional de Nicaragua y GIR, una agencia privada de comercio de armas de Guatemala: la primera entregaba 5.000 fusiles AK y municiones de sus excedentes a cambio de pistolas y ametralladoras mini-Uzi de origen israelí. GIR encontró en Panamá a un interesado en los fusiles y municiones, el israelí-panameño Shimon Yelinek, quien a su vez presentó una orden de compra de ese arsenal por parte de la Policía Nacional local, que resultó falsa. El mismo Yelinek comisionó a la compañía marítima panameña Trafalgar Maritime Inc. para cargar 14 contenedores de armas en su único buque, el Otterloo, y transportarlos entre Nicaragua y Panamá, como declaró al zarpar el 3 de noviembre de 2001. Sin embargo, hizo travesía directa hacia Turbo, Colombia, donde lo recibieron dos días después empleados de Banadex, filial de la multinacional norteamericana Chiquita Brands, y lo descargaron otros de la naviera Turbana. El DAS de Colombia, disuelto entre otros motivos por su complicidad con el paramilitarismo, registró la llegada y no encontró nada irregular. El barco terminó anclado en Panamá en diciembre de 2001, después de ir a Venezuela y Surinam. El 14 de junio de 2002 el barco fue vendido por el panameño Julio Matute al colombiano Édgar Enrique Aarón Villalba, quien se lo habría llevado a Belice, mientras la naviera Trafalgar era disuelta. “El mejor gol que metimos”, celebró el después asesinado comandante paramilitar Carlos Castaño. Hubo cinco embarques similares hasta reunir 13 mil fusiles. Según la Fiscalía, el cartel de los Castaño llegó a contar con no menos de media docena de barcos, además de embarcaciones rápidas y aeronaves, que se movían hacia el istmo desde el Atlántico y el Pacífico.
La France et le Maroc ont annoncé la reprise de leur coopération judiciaire suspendue par Rabat il y a près d’un an. La mesure intervenait en représailles à la convocation par la justice française du chef du renseignement marocain, Abdellatif Hammouchi, en février 2014, pour des faits présumés de torture. Le gel de la coopération a entrainé le blocage de nombreux dossiers judiciaires entre la France et le Maroc, avec des conséquences non négligeables pour les binationaux, et les quelque 60 000 Français résidant dans le royaume.
Conséquence, en matière pénale tout d’abord, les extraditions de prisonniers sont gelées depuis près d’un an. Une dizaine de détenus français avait d’ailleurs observé une grève de la faim cet été, pour…
When financial pressures escalate, Marc Duval (Gilles Lellouche), a Frenchman expatriated to Gibraltar, becomes a spy for French customs on the nation s border.
Navigating through debase trafficking and shady cargo, he slowly wins the confidence of Claudio Lanfredi (Riccardo Scamarcio), a powerful but dangerous cocaine importer. As Duval becomes further immersed in both the perils and temptations of the drug trafficking underworld he is forced to live on a knife edge, where only his lies can keep him alive. But it is when English customs land to arrest Lanfredi that Duval must take the greatest risk of all, placing his family in the heights of jeopardy. Inspired by true events, the writer of Mesrine and A Prophet brings a hard-hitting, suspense thriller that will make you question the very borders of the land you call home…
Nayele Ametefe, the Ghanaian woman who was arrested at Heathrow Airport with 12.5kg of cocaine has been handed an eight-year jail term by a London court in the United Kingdom (UK).
Nayele was represented by a new lawyer, James Kobby but did not change her “guilty” plea.
She will serve a total of 8 years, eight months in prison.
She admitted in her first appearance via video link that she isguilty of the charges leveled againsther; carrying cocaine into the UK.
Nayale reportedly had in her possession, $23,000 when she was arrested but the court is expected to set a new date to rule on the exact amount of money she had on her.
The cocaine saga
November 16, 2014: News broke of Nayele Ametefeh arrest at London’s Heathrow airport in November for cocaine possession.
November 17, 2014: Government denies claim that Nayele was carrying a diplomatic passport when she…
« Les militaires maliens veulent reprendre leur place dans le business du trafic de drogue »
Par Mediapart
(image utilisée juste a titre d`illustration)
De notre envoyé spécial à Bamako.-
C’est un quartier moderne dans une ville ancienne, une zone triste dans une cité pleine de vie. De-ci, de-là, quelques structures de béton figées en pleine construction parmi des immeubles de verre flambant neufs. Le quartier d’ACI 2000 à Bamako, qui est sorti du sol, comme son nom l’indique, durant la première décennie du XXIe siècle, était censé refléter un Mali rayonnant et tourné vers l’avenir. Aujourd’hui, c’est une excroissance de la capitale, pseudo-moderne et invivable selon de nombreux habitants, remplie de projets inaboutis.
Inaboutis ?
Pas pour tout le monde car l’un des vilains secrets de l’édification de ce quartier est « qu’un certain nombre d’investisseurs, maliens ou étrangers, s’en sont servis pour blanchir de l’argent, quitte à laisser tomber les immeubles en cours de construction », explique Hamadou, un guide dogon qui a trouvé refuge en marge de l’ACI 2000 depuis que sa région natale n’attire plus les touristes qui craignent pour leur sécurité.
La crise malienne de 2012-2013, et les erreurs qui l’ont précédée, est multiforme : elle mêle l’usure des élites, l’aveuglement international, l’incompétence de l’armée nationale, le terrorisme islamique, l’effondrement de la Libye post-Kadhafi, le séparatisme touareg, etc. Mais l’un des aspects les moins évoqués, que l’on retrouve pourtant en toile de fond de tous les dysfonctionnements du Mali, touche à la question du trafic de drogue en Afrique de l’Ouest. En 2012, le Mali était devenu une plaque tournante du transit de stupéfiants entre l’Amérique du Sud et l’Europe, et tout semble indiquer qu’il l’est redevenu aujourd’hui, selon la plupart des experts.
« L’opération Serval en 2013 (l’intervention militaire française visant à libérer le nord du Mali de l’emprise des djihadistes –ndlr) a détourné les routes du trafic de drogue vers les pays voisins pendant environ un an, explique Pierre Lapaque, le représentant de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Mais aujourd’hui, les routes qui avaient été fermées en raison de la présence d’hélicoptères ou de patrouilles ont été rouvertes. » La principale différence est qu’auparavant, les trafiquants convoyaient un chargement d’une tonne, alors que désormais, ils préfèrent transporter dix fois 100 kilos « afin de ventiler les risques ».
L’histoire de la contrebande au Sahel n’est pas nouvelle puisqu’elle remonte aux VIIe et VIIIe siècles, et qu’il s’agit avant tout d’un « marché d’opportunité », comme disent les économistes.
Cigarettes, médicaments, migrants, armes…, tout transite par la bande sahélienne qui s’étend de la Mauritanie au Tchad. La drogue n’est qu’une marchandise parmi d’autres, sauf qu’elle est bien plus rentable (un multiple de 1 à 16 du producteur au consommateur, voir graphique ci-dessous), et que cette rentabilité démultiplie la corruption et la déstabilisation des États de la région, qui n’ont jamais été très solides.
Le Mali n’est que la dernière illustration de ce phénomène qui a pris de l’ampleur au début des années 2000. En 2009, l’exemple le plus emblématique, mais aussi le plus grossier, qui rivalise avec les histoires abracadabrantes de contrebande à la frontière américano-mexicaine, s’est déroulé près de la ville de Tarkint, non loin de Gao, au nord-est du Mali. C’est celui d’« Air Cocaïne », un Boeing 727 retrouvé incendié sur une piste de fortune en plein désert. Provenant du Venezuela, l’avion-cargo s’était posé sans encombre, mais n’avait pas pu redécoller. Il avait donc été brûlé par les équipes au sol, venues dans une noria de 4×4, qui avaient bien entendu pris soin de vider l’aéronef de son précieux contenu : plusieurs tonnes de cocaïne.
« “Air Cocaïne” était une époque de gros transbordements, bien plus risqués. Aujourd’hui, les trafiquants morcèlent leurs cargaisons », raconte Pierre Lapaque. Cela évite également la publicité inhérente à ce genre d’affaires. Car un Boeing 727 crashé au milieu du désert, ça attire les curieux et les soupçons de connivence au plus haut niveau de l’État malien – ce que sous-entendaient très clairement plusieurs câbles de l’ambassade américaine à Bamako, révélés par Wikileaks (comme celui-ci). « On ne fait pas atterrir un Boeing dans le désert sans un minimum de complicités locales, affirme le chercheur Georges Berghezan, du groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP).
« Quel meilleur marché que l’Afrique en expansion ? »
Selon de nombreuses sources concordantes, diplomatiques et universitaires, une partie des élites maliennes sous ATT touchaient les bénéfices du trafic de drogue transitant par le pays. « Les militaires, en particulier, ont beaucoup trempé dans le trafic : soit en fermant les yeux, soit, parfois, en protégeant des convois, estime un chargé de mission malien d’une grande ambassade occidentale. Mais il y a également des civils : ce sont eux qui, parfois, versent des pots-de-vin pour franchir les frontières, fournissent des véhicules, etc. Ce sont également eux qui blanchissent l’argent, soit via des projets de développement locaux plus ou moins bidons (constructions de routes ou de puits) soit via des achats de parcelles ou de biens immobiliers, comme à ACI 2000. »
Selon l’analyste de la Brookings Institution Vanda Felbab-Brown citée par l’association Stop The Drug War, « les élites locales détournent déjà les profits du bois, du pétrole ou des diamants. La drogue est juste une ressource supplémentaire pour s’enrichir. On dit beaucoup que le trafic de stupéfiants a provoqué la fragilité et l’instabilité des États ouest-africains, mais je pense qu’il a surtout envenimé les problèmes, il ne les a pas provoqués». L’effondrement de l’État malien, en 2012, et sa faiblesse actuelle ne peuvent être mis sur le compte du trafic de drogue. Mais il est évident que celui-ci joue un rôle non négligeable.
L’ONUDC estime le montant du trafic en Afrique de l’Ouest à environ un milliard de dollars (800 millions d’euros), dont à peu près 50 % sont blanchis dans la région. Cette somme excède le PNB de certaines nations, notamment celui de la Guinée-Bissau, un quasi narco-État, qui est le principal point d’entrée de la drogue dans la région. « Il y a un vrai risque d’impact sur le principe démocratique de ces pays et la gouvernance des États, s’alarme Pierre Lapaque, de l’ONUDC. Comment un petit fonctionnaire qui gagne quelques dizaines d’euros par mois peut-il résister à des pots-de-vin de plusieurs milliers d’euros ? »
La croissance du trafic dans toute l’Afrique de l’Ouest inquiète les autorités internationales, notamment parce qu’une partie de la drogue provenant de l’Amérique du Sud à destination de l’Europe reste désormais dans la région. Sur les 30 à 35 tonnes de cocaïne qui arrivent d’Amérique du Sud par bateau dans les ports de la région, ou par avion, des petits bi-moteurs qui atterrissent sur des pistes de brousse, environ 18 tonnes repartent en direction de l’Europe occidentale, par des voies terrestres qui remontent par le Mali, la Mauritanie, le Niger, l’Algérie, la Libye, le Tchad, le Soudan et l’Égypte. Le reste demeure sur place. « Une partie est stockée, afin de maintenir les stocks tendus et donc les prix, explique toujours Pierre Lapaque. Mais l’autre partie est vendue sur place, car les groupes criminels ont toujours besoin de nouveaux marchés. Or, quel meilleur marché que l’Afrique en expansion ? »
Au-delà de la cocaïne, qui reste chère, la vraie préoccupation concerne la méthamphétamine. Cette drogue est désormais produite dans la région (c’est la seule, avec le cannabis) à hauteur de 1 à 1,2 tonne, ce qui est beaucoup, sachant qu’il y a sept ou huit ans, aucune production n’existait encore. Même si elle est principalement exportée vers les marchés asiatiques, sa consommation se développe à grande vitesse en Afrique de l’Ouest en raison de son faible coût (selon l’ONUDC, un kilogramme, qui coûte 7 000 dollars à la sortie du laboratoire, se vend 15 000 dollars dans la région et 150 000 dollars au Japon !). Surtout, le plus inquiétant, est que les cartels criminels commencent à payer les intermédiaires en produit, à charge pour eux de le revendre. Cela obéit à la logique de création de marchés locaux, mais cela signifie que la drogue risque de devenir, en Afrique de l’Ouest, un problème.
« Les militaires maliens veulent reprendre leur place dans le business du trafic de drogue »
Amusant parfois de voir la presse tradtionnelle tomber des nues, et même parfois aussi les sites d’information classiques. Lors de la capture du narcotrafiquant « El Chapo » (Joaquim Guzman Loera), espérée depuis longtemps (c’est un des plus grands barons de la drogue qui avait réussi à s’échapper de prison il y a 13 ans) cette presse a enfin fait le lien entre les banques et son organisation mafieuse. C’est tout d’abord Rue89, qui le 22 février découvre que l’organisation tentaculaire du malfrat… en daignant (enfin) regarder le copieux rapport de la DIA, qui date alors déjà d’avril 2012. Puis c’est le Parisien, qui reprend le 26 le même dossier sous un titre phare : « 82 000 français piégés par « El Chapo« … qui repose sur le fait que le trafiquant de drogue, lié à des banques de blanchiment avait permis à ces dernières d’annoncer des profits records en peu de temps. Or, à bien regarder, tout cela je vous l’avais décrit en détail dans plusieurs articles ici… et j’étais même allé un peu plus loin, car aujourd’hui encore les journalistes auront été bien frileux… en n’allant pas enquêter plus loin que le bout de leur nez et en ignorant un homme inscrit dans une banque américaine et qui avait demandé de lui sortir de quoi acheter deux gros porteurs (d’occasion !) pour aller déverser en Afrique de l’Ouest des tonnes de cocaïne (à la suite d’un premier vol réussi de tri-réacteur bourré de coke). Retour sur une bonne nouvelle (la presse mainstream finit par informer, mais avec deux ans de retard) et une mauvaise (ce n’est pas pour autant qu’elle poursuit plus loin ses investigations, alors que tous les éléments sont devant son nez). Retour sur le mal actuel de la sur information mal digérée, ou de l’embouteillage des rédactions par des choses sans aucun intérêt…. personne n’a cherché à aller plus loin, encore une fois, alors que tout était là, visible, depuis des années…
Revenons tout d’abord sur les 82 000 personnes en France grugées … de gens qui, après avoir bavé devant des promesses d’investissement à rendu maximal viennent de s’apercevoir que derrière le baron de la drogue se cachait aussi un Madoff bis qui les a bernés. Des personnes qui ne retrouveront pas un copek de leurs mise de départ : « et pour cause, Evolution Market Group (EMG), la société offshore panaméenne qui gérait plusieurs de ces sites comme Finanzas Forex ou Crown Gold, travaillait pour le compte du cartel mexicain Sinaloa, dirigé par… Joaquin Guzman, le grand baron de la drogue mexicaine. Le cartel aurait ainsi blanchi près de 150 millions d’euros préalablement extorqués à de petits investisseurs désireux de se soustraire au fisc, donc peu enclins à porter plainte. Cette arnaque à échelle mondiale reposait sur le modèle de la « pyramide », utilisé notamment par l’homme d’affaires américain Bernard Madoff, condamné à 150 ans de prison en 2009. Selon ce montage financier frauduleux, les intérêts des plus gros investisseurs étaient honorés grâce à l’argent des nouveaux entrants, premières victimes en cas de tarissements des liquidités » écrit le journal, citant le cas d’une spéculatrice bernée…. fondatrice depuis de l’association Recours Escroqueries International (ARCES International), qui espère fédérer ceux qui se sont fait avoir, aidée par l’avocat américain Francis Boyer. Comme le rappelle le journal, comme la plupart avait placé là ses économies pour échapper au fisc français, on peut difficilement attendre qu’ils se mobilisent ou même se nomment eux-mêmes… dans la crainte d’être alpagués au retour par le fisc… pour évasion fiscale dissimulée.
Pire encore en effet, rappelle le Parisien : « les autorités américaines pourraient être tentées de fermer les yeux sur l’escroquerie en échange d’informations sur le marché de la drogue, selon un avocat défendant les intérêts de quatre Français ». Américaines, car le jugement sur les banquiers délictueux nous y mène, en Floride exactement, à Orlando, où l’on ne joue pas aux jeux d’argent que dans les Casino, semble-t-il. C’est l’article précédent qui nous en dit un peu plus sur l’arnaque. Cela commence par un « depuis deux ans, le gouvernement américain était en possession de la cartographie détaillée des réseaux contrôlés par Joaquin Guzman »... un document de l’Institut for Defense Analyses (qui était visible partout, et que la presse n’a donc pas regardé)… dans un article du 24 février, que le Parisien a donc lu attentivement, on était un peu plus précis… avec le cas d’un français ayant versé de l’argent sur un compte au fameux rendu mirifique, dans une banque de la Wells Fargo, dans le Nevada : « le 7 février 2008, Jean-Marie V. effectue un « petit » virement de 22 000 dollars sur un compte ouvert par la société Crown Gold auprès de la banque Wells Fargo, à Carson City, Nevada. Il en fera d’autres. A la même destination : 32 000 dollars le 20 février, puis 15 000 le 11 mars. Au total, le malheureux et son épouse vont jouer plus d’un million de dollars (environ 740 000 euros) sur l’autel de l’argent vite perdu ». Plus précis en effet, puisque l’article cite les quatre dirigeants de la banque et du système Crown Gold, à savoir Germán Cardona, Daniel Fernandes Rojo Filho, Pedro Benevides (écrit aussi Benavides) et Heriberto Pérez Valdés.
Selon Rue89, tout aurait été découvert le « vendredi 22 août 2008 », jour où « des enquêteurs américains travaillant pour la DEA (la police anti-drogue américaine) font une découverte spectaculaire sur des comptes ouverts en Arizona par le Brésilien Rojo Filho et l’Américano-Portugais Benevides, établis en Floride. Leur société holding, DWB, est active dans les secteurs du « global trading », de la finance, de l’énergie, de l’aviation et du commerce de l’or. L’enquête met à jour un magot : il y a là quelque 42 millions de dollars (un des comptes contient à lui seul 24 millions de dollars) ; 9 voitures de luxe ; et 294 barres d’or ». La Floride conduisant… aux banques Wells Fargo et Wachovia : « l’enquête américaine a démontré que près de trente sociétés et dix banques seraient impliquées dans le dossier EMG/DWB. Rien qu’entre décembre 2007 et mai 2008, environ 189 millions de dollars (139 millions d’euros) – provenant d’investissements dans les produits d’EMG – ont été déposés auprès de la banque Wells Fargo. De l’argent blanchi a aussi été retrouvé chez Wachovia« . La Banque dont la faillite frauduleuse (et le rachat par Wells Fargo) avait été étouffée par le paiement d’une grosse amende au gouvernement US, qui, visiblement, ne désirait donc pas qu’on vienne davantage mettre le nez dans ses trafics de cocaïne masqués, comme je vous l’avais déjà expliqué. « Un an plus tard, l’hebdomadaire britannique The Observer indiquait qu’entre 2004 et 2007, Wachovia aurait permis à Sinaloa d’ainsi blanchir 378 milliards de dollars (277 milliards d’euros), soit un tiers du produit national brut du Mexique » ajoute l’article. Les sommes sont si colossales qu’elles ont dû effrayer les journalistiques inquisiteurs, ce doit être ça sans doute !
C’était au final un vieux système pyramidal classique, en fait, chacune des nouvelles recrues harponnée par les offres alléchantes de rendement financier élevé, en cooptant d’autres, seuls le sommet de la pyramide touchant les dividendes, avec comme mise de départ… l’argent de la drogue ! Du blanchiment « new style » en quelque sorte, effectué par ces banquiers fort peu scrupuleux !!!. Or, je vous avais également parlé en détail de l’un d’entre eux, le fameux… Pedro Jose Benavides Natera. C’est un article de « The Ledger » de février 2008 qui m’avait intrigué, citant alors un des banquiers en question et indiquant surrtout à quoi lui avait servi l’argent blanchi (à acheter des avions transporteurs de coke !) : « les trafiquants de drogue remettaient de la trésorerie en vrac à des centres d’échanges de devises à Mexico, où il y avait « des contacts de confiance. » Selon un prix fixé, le transfert d’argent servait de relais intermédiaire pour alimenter (« bourrer ») des comptes bancaires aux Etats-Unis supervisés par des gens qui étaient également « arrosés » pour régler leurs frais. Ensuite l’argent était utilisé pour acheter des avions pour le trafic de cocaïne. « La raison principale de l’existence des comptes « tampons » (intermédiaires) étant de dissimuler la véritable source de l’argent », a déclaré l’agent du FBI Michael Hoenigman dans sa déposition sous serment ». Bref, dès 2008, on savait.. ; si on cherchait à se renseigner. Les trafiquants de drogue avaient déjà mis un pied dans des banques, qui lessivaient à tour de bras leur argent sale !
Au point que les trafiquants pouvaient être comparé à d’autres entrepreneurs légaux, car eux aussi faisaient fructifier leurs revenus à l’aide de systèmes bancaires dévoyés : « en Septembre 2006, un bimoteur King Air E90 a été acheté dans ce cadre parce qu’il était « une plate-forme préférée pour le transport de la cocaïne en provenance du Venezuela au Guatemala ou vers la République dominicaine », dit la déclaration sous serment du FBI. « Cet avion a été acheté légalement auprès d’une société de Miami et envoyé au Venezuela. Le compte Benavides à la Commerce Bank était la plupart du temps resté inactif entre janvier 2005 et mai 2006, avec un solde moyen d’environ 1500 dollars. Mais, soudain, ses dépôts de bureaux de change mexicains ont bondi de plus de 430 000 dollars au cours des mois suivants et l’argent a été suivi comme ayant servi à acheter le King Air. Charles Intriago, un ancien procureur fédéral qui suit les questions de blanchiment d’argent en tant qu’éditeur de Moneylaundering.com, dit que les trafiquants considèrent que c’est du « business malin » consistant à utiliser l’argent provenant des utilisateurs américains de la drogue, pour la plupart pour réinvestir dans l’entreprise par l’achat de nouveaux avions transportant des drogues ». L’avion cité était le Beech King Air E-90 numéroté N1100M (*). Un autre appareil de Benavides, le N391SA (de Skyway, société paravent de la CIA installée à St Petersburg en Floride), sera saisi au Nicaragua sous fausse identification (N168D) vous avais-je dit dès le mois de mars 2011…. et que dès le mois de janvier déjà, j’avais évoqué le rapport entre Wachovia et Viktor Bout, celui qui pouvait faire transiter des quantités phénoménales de coke en une seule fois, grâce à des avions gros porteurs. La banque avait été suivie de près par un trader consciencieux, Martin Woods, qui s’était étonné de ses transactions vous avais-je précisé. Benavides avait acheté… 11 appareils !
J’avais tout précisé ici-même voici deux ans : « Woods avait raison de soupçonner la Casas de Cambio mexicaine. En mai 2007, la US Drug Enforcement Agency avait saisi 11 millions de dollars que Wachovia détenait dans des comptes bancaires à Miami au nom de Casa de Cambio Puebla. L’agence avait déclaré que les fonds avaient été perdus dans une affaire pénale qui reste toujours complètement hermétiquement fermée près de trois ans plus tard. En Novembre 2007, les autorités mexicaines avaient fermé Puebla et arrêté son directeur, Pedro Alatorre Damy, comme étant le cerveau financier du cartel de Sinaloa au Mexique. Le gouvernement mexicain avait déclaré qu’Alatorre avait financé une force aérienne effective de transport de drogues, y compris un DC-9 capturé avec cinq tonnes de cocaïne à bord et un Gulfstream II qui s’était écrasé dans la péninsule du Yucatan, avec plus de trois tonnes de cocaïne à bord ». Voilà, on y est… la découverte du trader est primordiale : elle nous ramène à la fois à ça, et à la fois à ça aussi. Aux transferts de drogue marqués du sceau de la CIA, et au rôle trouble de l’état de Floride et de ses aéroports comme plaques tournantes. Une banque, gestionnaire de l’argent d’un des cartels de drogue ? On croît rêver, et pourtant ! » avais-je écrit. Comme j’avais précisé et expliqué la méthode employée. « La même que celle pour le trafic d’armes. C’est en effet à Skyway Aircraft Inc qu’appartenait le DC-9 retrouvé à Mexico avec 4,5 tonnes de drogue à bord, portant des logos d’une administration américaine… aux dernières nouvelles, Parts Enterprises LLC essayait toujours de revendre son Beech E-90 N-1100M saisi par les douanes à Puerto Plata la Union en République Dominicaine, bourré de drogue… un des onze appareils de Pedro Benavides Natera. Tout le système a donc depuis été mis à jour. Des firmes américaines et des banques financent le trafic, et il est impossible que cela puisse échapper à la CIA, qui y est partie prenante. » Cela fait plus de deux ans que les lecteurs d’Agoravox savaient ce qui se tramait au Mexique, et que les banques avaient fait fortune en dissimulant les apports des trafiquants de drogue, au point que certains ont pu dire qu’à un moment, en 2008, ce sont ces trafiquants qui leur ont évité la faillite !
Bref, la presse mainstream avait exactement les mêmes documents en sa possession que moi. Et n’a jamais pour autant, comme aujourd’hui encore, et c’est flagrant, relié tout le montage aux avions commandés par Viktor Bout pour effectuer le trajet Colombie (ou plutôt Vénézuela)- Afrique de l’Ouest, en l’occurrence le Mali avec le 727… j’avais en effet écrit ceci : …« dans l’acte d’inculpation américain le concernant, on relève cette étrange manipulation financière, au sein de deux banques US, l’une à New York et l’autre à Salt Lake City, via des comptes approvisionnés au Kazakhstan, à Chypre et en Russie pour un total en dépôt de 1,7 million de dollars, pour acheter… un 727 et un 737, en plusieurs versements, au même prix que celui évoqué par les barons de la drogue lors de leur déposition de Monrovia. Acheté à deux firmes de Floride. Deux sociétés américaines, liées à des banques… américaines. A 275 000 dollars environ, le prix moyen à ce jour d’un quadriréacteur ou d’un triréacteur de cinquante ans en état de vol… ou un biréacteur un peu plus récent, quitte à ne s’en servir que pour un seul voyage : nous revoilà au tout début d’une autre histoire, débutée, je vous le rappelle en plein désert du Mali. Avec un antique 727, sacrifié sur place faute d’avoir réussi à redécoller. » Durant son procès rapidement escamoté, pas un seul mot sur les transferts de cocaïne, rien sur ses comptes bancaires chez Wachovia… en Floride, à New-York ou au Texas et à Salt Lake City dans l’Utah.
Pourtant, il y avait de quoi en parler : « le dernier acte d’accusation du procureur chercherait à saisir les comptes présumés de M. Bout chez Wachovia, l’International Bank of Commerce (une des plus grandes banques du Texas !), la Deutsche Bank, et à l’Israel Discount Bank of New York (installée aussi à Miami !), selon le New York Daily News. Les transferts d’argent ont forcé une interdiction des États-Unis s’opposant à faire des affaires avec M. Bout, qui aurait caché son nom derrière une société écran, Samar Airlines, lors de l’achat de deux Boeing ». Car il fallait bien trouver un lien avec les états-unis, et on a prétexté l’achat par Bout d’un Boeing 727-200 et d’un Boeing 737-200 pour cela au nom de Samar Airlines au Tajikistan, à l’été 2007. « La plus récente mise en accusation alléguée était que M. Bout et son partenaire syro-américain Richard Ammar Chichakli avaient demandé environ 1,7 millions de dollars à des banques aux États-Unis pour acheter deux avions Boeing en Amérique » vous avais-je dit le 31 janvier 2011. « L’acte d’accusation allègue que les transferts d’argent pour Samar ont été faits à partir de comptes bancaires situés à Chypre et liés à Bout à travers une entité appelée Holdings Limited Wartrex et « une banque à New York », ainsi que des fonds venant du Kazakhstan sur des comptes à Salt Lake City Utah pour Aviation Company en Floride. Les accusations de fraude listent 6 virements spécifiques en 2007 allant de 52.000 à 339,977 dollars ». Samar Air, au Tajikistan, est installé à l’aéroport de Khudzhand… rue Lénine et possède comme avion des B-727, Il-76, An-12 et des AN-26. y est aussi installé JSC Atlant-Soyuz Airlines, société qui a créé un Joint Venture avec Evergreen International Airlines … la société qui détient l’ex-base de la CIA, la Marana, en Arizona, haut lieu des maquillages d’avions. »… Et pas un média pour suivre le fil de la trace bancaire dans le dossier Viktor Bout, dont pas un journal n’a relaté en détail la tenue du procès.
La découverte de 82 000 français grugés par El Chapo va peut-être au moins servir à rouvrir le dossier du cheminement de la drogue de l’Amérique du Sud vers l’Afrique de l’Ouest via des avions achetés en série par un individu enfin nommé aujourd’hui (Pedro Jose Benavides Natera), c’est déjà cela. Mais je doute fort qu’on aille plus loin, à voir comment le dossier d’Air Cocaïne a été enterré depuis. Les pilotes prétendus se sont échappés, les responsables français relâchés par le pouvoir gâce à des décisions abracadabrantesques, un baron de la drogue espagnol a reçu la clémence gouvernementale alors qu’il était l‘auteur d’un meurtre avéré… bref, les journalistes sont complètement passés à côté d’une des plus grandes affaires de ces dernières années. Faute de recul, faute d’intérêt, faute de… flair. Espérons que l’arrestation d’El Chapo incite quelques-uns à réouvrir la boîte de Pandore du système bancaire et de l’argent de la drogue.
Financiamiento de campañas electorales, sobornos en procesos judiciales e influencia para crear leyes que favorezcan a narcos se confirman en mensajes intercambiados entre el diputado colorado Bernardo “Lalo” Villalba y el traficante Carlos Antonio Caballero, alias Capilo. Textos y audios captados en 2011 cuando vigilaban a Capilo comprometen a Villalba, al exdiputado José López Chávez y se extienden a jueces. ABC Color inicia hoy una serie que halló reveladores documentos hasta en EE.UU. y Brasil.
“Whisky Johnny Etiqueta Azul. Una caja Agua Perrier y una caja Skol grande. Eso cuesta suspender la audiencia del 17” (sic). Fue el mensaje que escribió en su celular el actual diputado colorado Bernardo “Lalo” Villalba el 14 de febrero de 2011 a las 10:15 de la mañana. El mensaje de texto fue recibido segundos después en la Agrupación Especializada de la Policía (AEP) por el narco Carlos Antonio Caballero alias Capilo, considerado como el mayor proveedor de droga del Primer Comando Capital (PCC) del Brasil.
Tres días después de esa promesa de suspensión por la módica suma de un whisky, el agua más cara del mundo y una cerveza para paladares refinados, el juez Penal de Garantías Hugo Sosa Pasmor coincidentemente suspendía la audiencia preliminar que debía realizarse para Jarvis Chimenes Pavão y Carlos Antonio “Capilo” Caballero debido a que no se habían presentado algunos abogados defensores de los mismos. Recién en mayo de este año –y tras casi 5 de haber sido apresados– la justicia logró condenar a ambos narcotraficantes a penas de 7 y 8 años. Antes de llegar a la condena, las audiencias llegaron a suspenderse hasta por ¡14 veces! ¿Quiénes eran los abogados? Entre algunos de los visibles estaban los abogados Pedro Wilson Marinoni (de quien también se habla en los mensajes de textos y en los audios) y Bernardo Villalba, actual diputado.
Pago de campañas
“Apoyame a mí para diputado y vas a ver actuar a un diputado que vale!” dice otro de los mensajes de texto que envió el actual diputado colorado Bernardo “Lalo” Villalba a Carlos Antonio Caballero, alias Capilo, el 13 de febrero de 2011 a las 14:25. Faltaba un mes para las internas partidarias de la ANR y Villalba comenzaba a preparar su candidatura para diputado por Concepción. El mensaje, enviado al narco preso en Tacumbú desde diciembre de 2009, es revelador pero no es único.
Ese mismo día Capilo le pregunta elecciones de qué iban a haber. Villalba le contesta: “2013, pero ahora ya le estoy apoyando a los candidatos a Presidente de Seccional para armar un equipo departamental”. En otro mensaje agrega: “Por eso estoy trabajando directo con ellos, la elección es el 13 de marzo de este año y poco después ya comienza el trabajo para el 2013”.
Capilo se suma sin dudarlo: “Será apoyado ami”. El 19 de febrero, cerca de las 9:00, el diputado Villalba volvió a recordarle a su cliente y amigo la promesa de financiación. “Los correlionarios de concepcion te piden un aporte de 5.000 dls para el lunes, yo ya puse mi parte!” (sic). Casi media hora después, Capilo responde desde la AEP: “Te doi lunes amigo” (sic).
Cinco minutos después de la promesa, el diputado Bernardo Villalba agradece el gesto: “A las once tenemos una reunion y alli voy a anunciar tu aporte! Gracias!”. Capilo responde: “Ok saludo a todos los amigos”.
El 24 de febrero de 2011 Villalba vuelve a recordar la financiación. “mba eteko? amigo si esta dentro de tus posibilidades la gente de concepcion espera tu apoyo” (sic). El pedido se vuelve a reiterar un par de días antes de las internas partidarias de la ANR donde concursaría Villalba para ganarse el escalón parlamentario que hoy tiene: “mi amigo no hay caso un apoyo tuyo para las elecciones del domingo?” (sic).
El “salmón”
Entre las muchas claves usadas en las conversaciones de narcos a las que hemos tenido acceso, el “salmón” será una de las tantas que quizá nunca sepamos con certeza. El 10 de febrero de 2011 a las 8:31 el diputado Villalba le dice al narcotraficante: “Buen día! Ya hable con Marinoni (N. de la R.: Pedro Wilson, abogado, esposo de la diputada Cynthia Tarragó). El salmón lo tiene en su granja y esta tarde va a irse a traer y mañana a las once se va junto a vos para cocinar y hablar”. Un minuto después Capilo agradece el mensaje.
El 21 de febrero de 2011 el abogado Bernardo Villalba le dijo a Capilo que llegaba en 20 minutos más y que “estoy llevando una porción de salmón”. El salmón volverá a aparecer varias veces más.
Dutch customs officers uncover more than Drei tons of cocaine in container.Dutch customs officers uncover more than Drei tons of cocaine in container Dutch prosecutors say customs officers have intercepted more than three metric tons of cocaine with a street value of over 120 million euros
Les douanes néerlandaises ont saisi dans le port de Rotterdam 3,5 tonnes de cocaïne dissimulées dans un conteneur de manioc, la seconde saisie la plus importante de cocaïne effectuée dans ce port, a annoncé dimanche le parquet.
« La cocaïne se trouvait dans un conteneur avec du manioc en provenance du Costa Rica conditionné dans 3.003 paquets d’un poids total de 3,5 tonnes », a indiqué le parquet.
La cocaïne avait une valeur à la revente de 120 millions d’euros
La cocaïne saisie avait une valeur à la revente de 120 millions d’euros, selon le communiqué. La drogue a été détruite.
Cette saisie est la deuxième plus importante faite dans le port de Rotterdam, après la découverte en 2005, de 4,2 tonnes de cocaïne dissimulées dans des enrouleurs de câbles, ont souligné les procureurs.
Événements du pôle Du mardi 09 décembre 2014 à 9:45 au mercredi 10 décembre 2014 à 19:00, Aéroport International du Castellet – 3100 Route des Hauts du Camp – 83330 Le Castellet
L’aéroport International du Castellet, les pôles de compétitivité Mer Méditerranée, Pégase, Optitec et Risques, le Cluster Eden ont le plaisir de vous informer de la 1ère édition du Salon International de l’Aérosurveillance Maritime qui se tiendra à l’aéroport du Castellet les 9 et 10 décembre 2014.
Cet événement axé sur un de nos domaines technologiques d’excellence et positionné sur des marchés stratégiques à fort potentiel de croissance, a pour vocation de rassembler des donneurs d’ordre, des PME, des offreurs et des clients.
Au programme :
Exposition (possibilité de réserver un stand afin de promouvoir ses produits et services)
Rendez vous BtoB organisés par la CCIR entre les différents participants : http://ace.talkb2b.net/
Vols de démonstration
Conférences
Ces conférences animées par des experts internationaux aborderont les sujets suivants :
Piraterie « Mutation et migration de la menace asymétrique maritime : de la corne de l’Afrique au Golfe de Guinée, quelles réponses industrielles face à ces évolutions ? »
Sûreté des infrastructures « Quelles réponses techniques face aux besoins grandissants de la mise en sécurité des infrastructures maritimes « Oil and Gas ? »
Lutte contre les trafics « La contribution du Big Data pour la lutte contre les trafics par voie maritime »
Surveillance Environnementale, « Des nouveaux vecteurs aériens en réponse aux attentes en matière de surveillance environnementale maritime et littorale »
Quatre Néerlandais ont comparu devant un tribunal britannique mercredi accusés d’avoir voulu introduire au Royaume-Uni 108 kilos de cocaïne à l’aide d’un mini-submersible digne de James Bond, selon le procureur.
Les quatre hommes, âgés de 22 à 68 ans, ont été arrêtés en mai après la découverte de 50 paquets de cocaïne dans le gouvernail d’un navire, le Cape Maria, ancré au large de l’Ecosse en provenance de Colombie.
La police les soupçonne d’avoir voulu récupérer la drogue, dont la valeur est estimée à plus de 20 millions d’euros, et de l’acheminer sur le continent à l’aide d’un « Seabob », un engin submersible à la forme d’une torpille.
« Vous avez dû les voir dans les films de James Bond. C’est le genre d’engin qui permet d’avancer sous l’eau à grande vitesse », a expliqué le procureur Paul Mitchell au jury du tribunal de Leeds (nord).
Le submersible aurait permis aux accusés, chez qui a également été découvert du matériel de plongée et un semi-rigide gonflable, d’accéder à la drogue sans même avoir à sortir la tête de l’eau.
« Différents éléments lient très clairement le Cape Maria aux accusés », a souligné le procureur, alors que les quatre Néerlandais nient les faits.
Le narcotrafiquant n°82 Alvaro Uribe Velez oct 25 Publié par libertad
LE NARCOTRAFIQUANT numéro 82, n’a jamais donné des sérieuses explications que puissent démentir sa complicité avec le plus puissant et sanguinaire cartel des drogues qui existe en Colombie, Le Cartel de Medellin et aussi les monstrueuses activités des escadrons de la mort, qu’il a crée lui-même sous le nom de coopératives de sécurité, CONVIVIR. En même temps qu’Álvaro Uribe Vélez faisait ses premiers pas en politique, ses relations d’amitié et d’affaires avec les principaux narco-criminels du nord de la Colombie se renforçaient au fur et à mesure que le narcotrafic se développait. Nous étions au début des années80.
Avec le soutien des différentes familles et groupuscules mafieux du pays, le rusé et malhonnête politicien monte petit à petit les marches en direction du pouvoir absolu. D’abord comme simple fonctionnaire, ensuite comme directeur de l’Aéronautique Civil, puis comme gouverneur du département d’Antioquia (fief du narcotrafic), et enfin sénateur de la république en restant toujours lié à la mafia et au crime organisé. C’est en août 2002 que ce sinistre personnage arrive à la présidence de la Colombie avec l’appui conditionné de la mafia et l’aval des Etats-Unis.
Depuis, la terreur que vit le peuple colombien est quotidienne, les assassinats des syndicalistes, journalistes, indigènes, leaders populaires et défenseurs des droits humains ne s’arrêtent pas. Malgré sa prétendue lutte contre le trafic de drogues, de tonnes de cocaïne sortent continuellement des principales côtes et des aéroports du pays. Certains capos de la mafia ont été arrêtés, mais d’autres prennent le relais immédiatement avec la complicité de hauts fonctionnaires, des forces armées et des politiciens de la droite colombienne qui a gouverné le pays avec une main de fer pendant cent quatre vingt ans.
La Colombie est devenue un Narco-Etat, où les droits les plus élémentaires sont bafoués quotidiennement, mais pour les gouvernements des Etats-Unis et de l’Union Européenne c’est une démocratie presque parfaite et son narco-président un digne chef d’Etat. Pour la presse internationale cette histoire du peuple colombien faite de sang, de terreur, de corruption et d’ injustices n’existe pas. C’est un silence qui tue.
Sergio Camargo journaliste et écrivain est auteur de nombreux articles sur la réalité latino-américaine, il a été chef de rédaction de la revue « Latino-Amérique Aujourd’hui » et directeur de la revue « Universo Latino ». Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont l’essai Démocratie Réelle Universelle » (Bogotà 2004)
A drugs baron who led a luxury lifestyle before fleeing across Europe in his Bentley Continental as his criminal empire collapsed has been jailed for 25 years.
John Clark was the ‘head of a drug dealing enterprise’ supplying drugs around Bury and ran the operation from his luxury properties in Spain and other parts of Europe.
Clark ‘enjoyed a very high level of luxury’ with ‘beautiful homes, designer clothes and expensive cars’, Bolton Crown Court heard.
The scale of the drugs empire stretched from Scotland to Merseyside, London and Lincolnshire and involved the importation of vast amounts of cocaine, heroin and amphetamines from the continent.
The 36-year-old travelled to Morocco through France and Tenerife after operations by the Greater Manchester Police Serious Organised Crime Group and National Crime Agency closed in on the Clark-led gang.
He was arrested four months after a warrant was issued and then spent 10 months in a Moroccan prison before being extradited back to the UK.
Father-of-two Clark, of Edgeside Lane, Waterfoot, Rossendale, pleaded guilty to money laundering and eight counts of conspiracy to supply class A drugs.
He was jailed for a total of 25 years and banned from travelling abroad for 10 years upon release.
Sentencing, Judge Timothy Clayson said: “You were the head of this drug-dealing enterprise. You played a leading role and were responsible for the activities within it.
“You enjoyed a very high level of luxury in your life with beautiful houses, rental properties, dressing in designer clothes and owning expensive cars.
“The organisation was highly professional with regular dumping of mobile phones shortly after any successful police seizures. But that didn’t slow down or stop your illegal activities.
“The group had important connections oversees to organisations of a similar kind and you travelled abroad and were in frequent contact with those involved.
“There are no evidence of weapons having any part in your offending. You spent 10 months in prison in Morocco in very bad conditions but that consequence is entirely your own fault.”
Clarke’s first encounter with police was in May 2012 when his ‘rather magnificent’ £1.2 million Waterfoot farm home was raided as part of an National Crime Agency probe into members of a Birmingham-based money laundering gang who had been transferring money overseas for Clark and other UK drug traffickers.
Emma Whaites, prosecuting, previously told the court how they discovered a notebook which was a ‘coded document’ monitoring numerous financial transactions and payment of debts from monies generated by the sale of drugs.
It also contained a record of money movements totalling more than £1.3m with nearly £700,000 being accrued in just five days.
Judge Clayson said the ledger recorded details of handling and transferring very large amounts of money and the ‘overwhelming majority of transactions refer to monies moving through your hands from class-A drug dealing’.
Miss Whaites said Clark was the ‘overall head of the entire operation’ and controlled others under his command ‘at a distance’ who in turn controlled other ‘trusted middle-men and facilitators’.
Drugs were imported from the continent and in just one shipment in December 2012 around 25kg of cocaine was transported from Holland to North Wales worth a street value of £7m.
The court heard how Clark also oversaw a deal involving £500,000 of amphetamines in the Bury area.
A search warrant was also executed at a house in Ramsbottom in January 2013 where just under £2m of heroin and £914,000 worth of amphetamines were recovered.
In the same month officers also intercepted a car travelling to Liverpool with 10kg of heroin worth around £1m.
Detectives also later found a financial ‘ledger’ recording cash deposits and illegal transactions between March 2012 and January 2013 totalling around £11.25m.
Clark was due to appear for trial at Birmingham Crown Court in April this year however when he failed to attend an earlier hearing a warrant was issued for his arrest in February.
Miss Whaites told the court how Clark had left the country in January and was later arrested in Morocco after an international search warrant was issued ‘having made no attempt to surrender to the authorities.’
She said it was a ‘long drawn out procedure to trace and locate him’ and involved nearly 500 man hours.
The court heard how in December 2009 Clark bought a £65,000 Range Rover Sport paying £22,000 in cash and in March 2012 bought an Audi RS3 worth £44,000.
The next month he bought a £120,000 Audi R8 Spyder and then part exchanged a Mercedes vehicle paying £115,000 in cash and bank transfers.
John Clark’s £65k Range Rover Sport
Hugh Barton, defending, previously told the court how Clark lived in ‘appalling conditions’ in a Moroccan jail and shared a cell with up to 60 other inmates.
Speaking after the sentencing hearing, Detective Inspector Lee Griffin, of GMP’s Serious Organised Crime Group, said: “Clark sat at the head of a sophisticated, well-connected network of drugs dealers, the tentacles of which reached across the UK and into mainland Europe.
“Most of the gang enjoyed the trappings of wealth that most hard-working people can only imagine, but they would have known from the start that even the biggest empires can crumble.
“The scale of their operation makes for truly alarming reading – £11m worth of deals in just nine months, a number of properties across Europe and the types of cars associated with international playboys.
“However, all of this was built on selling harmful, illegal drugs on the streets of the UK. The corroding effects of class-A drugs on families, communities and the wider society are well documented, and each and every one of these people knew it.
“I hope today’s result, which is the culmination of excellent joint working between ourselves and the NCA, sends out a significant message to anyone involved in supplying drugs. No matter how sophisticated you think you are, justice will always catch up with you in the end.”
Superintendent Karan Lee, based at Bury, said: “On behalf of the communities and partnerships in Bury, I applaud today’s judgements.
“We will continue to work together to eradicate Organised Crime groups and rid our town of those that wish to benefit from preying on decent and law abiding citizens.”
Jim Cook, lead investigator for the National Crime Agency, said: “Drug traffickers need to launder their profits but doing it can be their Achilles heel. By getting between them and their money they are unable to fund their lifestyles or invest in further drug deals.
“After we seized his drug money Clark realised the law enforcement net was tightening. He went on the run but we were able to track him down and return him to the UK to face justice.
“Clark’s lavish lifestyle is over. Not only has he been deprived off his freedom, he now faces losing his criminal assets. We have restrained nine properties so far including his luxury multi-million pound family home. Our financial investigation is ongoing.”
Eight other people involved in the gang have already been jailed for a total of 88 years and two months.
Malcolm Tidyman, aged 35, of Tunstall Close, Bury, pleaded guilty to conspiracy to supply drugs and other drug related offences and was sentenced to 16 years imprisonment
David Green, aged 44, of Derby Court, Bury, pleaded guilty to conspiracy to supply drugs and various other drugs related offences and was sentenced to 13 years four months.
Brian Fletcher, aged 33, of Denton Street, Bury, was convicted of conspiracy to supply drugs following a trial and sentenced to 16 years.
Andrew Hodson, aged 42, of Marsh House Lane, Darwen pleaded guilty to a number of offences in relation to the supply of drugs and was sentenced to 13 years, six months.
Philippe Theodoor De-Gest, aged 31 of Molenstraat, Hoeselt, Belgium pleaded guilty to the importation of 25 kilos of cocaine and was sentenced to nine years
Phillip Randles, aged 50, of Brandearth Hey, Liverpool pleaded guilty to possession of heroin with intent to supply and was sentenced to seven years.
Melanie Humphries, aged 42, of Orchid Drive, Bury, was convicted of a number of drug offences following a trial and sentenced to nine years.
James Hawthorn, aged 37, of West Whitby Street, Glasgow. pleaded guilty to possession of 50 kilos of amphetamine and was sentenced to four years and four months.
Deux mafieux présumés de la ‘ndrangheta, la mafia calabraise, résidant en Thurgovie, ont été arrêtés dans la province de Reggio de Calabre, dans le sud de l’Italie, ont indiqué à l’ats vendredi les carabiniers de Reggio de Calabre. Ils confirmaient une information des agences de presse italiennes.
Des mandats d’arrêts ont été émis pour 16 autres membres présumés, qui se trouvent actuellement sur sol helvétique. Selon un porte-parole du commandement de carabiniers de Reggio de Calabre, ces 16 personnes sont recherchées par la police fédérale en Suisse.
Cellule à Frauenfeld
Contactés par l’ats, ni fedpol ni le Ministère public de la Confédération (MPC) ne pouvaient encore confirmer ces informations ou donner des détails. Les 18 suspects sont accusés d’association mafieuse aggravée entre les deux pays.
Les carabiniers italiens ont encore précisé qu’ils étaient tous liés à la cellule dite «locale» de la ‘ndrangheta à Frauenfeld (TG)…
En 2010, près de 3 000 policiers italiens ont mené une vaste opération contre la ‘Ndrangheta à travers l’Italie. Plus de 300 personnes ont été arrêtées, dont le patron présumé de la pègre calabraise, notamment pour meurtre, détention et trafic d’armes.
L’opération était d’une ampleur exceptionnelle. Quelque 3 000 policiers ont été mobilisés en Calabre et dans le nord de l’Italie, plus de 300 mafieux présumés ont été arrêtés. En ligne de mire : la ‘Ndrangheta, très secrète et ultrapuissante mafia calabraise.
« Il s’agit de la plus importante opération menée ces dernières années contre la ‘Ndrangheta que nous avons touchée au cœur de son système criminel tant sur le plan organisationnel que patrimonial », s’est félicité le ministre de l’Intérieur Roberto Maroni, à l’issue de l’opération. Des arrestations auraient également eu lieu aux Etats-Unis et au Canada.
Ce coup de filet avait couronné deux ans d’investigations de grande ampleur, menées après l’assassinat…