ATLANTIQUE (Canaries 🇪🇸): interception d’un bateau chargé d’environ 4 tonnes de cocaïne

Des agents du service de surveillance des douanes et des policiers ont saisi un navire contenant environ 4 000 kilos de cocaïne à bord, près des îles Canaries.

La DEA avait signalé ce transport de cocaïne, et les Espagnols, bien mieux équipées que les Français en matière d’équipements maritimes ont fait le job.

L’opération, toujours ouverte, s’est terminée pour le moment avec plusieurs arrestations, à la fois sur le bateau lui-même et en Galice, une destination estimée possible pour cette cargaison de cocaïne.

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ROYAUME-UNI 🇬🇧 (Canterbury): deux hommes inculpés après la découverte d’au moins 36 kilos de cocaïne dans un camion de contrebande construit à cet effet

Jason Bunce, 57 ans, de Kingswood dans le Kent et Gary Sloan, 50 ans, de Magheralin en Irlande du Nord, comparaîtront samedi devant le tribunal de première instance de Canterbury pour complot en vue d’importer des drogues de classe A.

Un homme de 40 ans originaire de Douvres, détenu dans un chantier de transport, a été remis en liberté sous enquête.

Jeudi soir, au moins 36 kilogrammes de cocaïne ont été récupérés par les enquêteurs de la National Crime Agency et les agents des forces frontalières.

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JUSTICE: qu’ils soient Anglais 🇬🇧ou Canadiens 🇨🇦, peut-on encore faire confiance aux magistrats?

Le Pacifico

Le mercredi vingt-deux octobre 1997, les gendarmes Degresley et Fournier de la GRC Bathurst rendent visite à Marc Fievet au pénitencier de Springhill en Nouvelle Écosse et lui ont rapporté une partie de son dossier de défense. Le reste sous quinzaine lui diront-ils… Le gendarme Degresley lui demanda alors d’agir sur le capitaine du Pacifico, Jürgen Kirchhoff, détenu dans le même établissement pour qu’il supprime son appel.

Fievet accepte, pour que personne ne se méprenne sur son appartenance à la DNRED.

A sa demande, Jürgen Kirchhoff, le capitaine propriétaire du cargo Pacifico se désistera, malgré le fait que les avocats de Kirchhoff étaient sûrs de faire casser le jugement de la saisie du M/S Pacifico qui étant illégale ne pouvait que rester illégale.

Le Poséidon

La « légalisation » de la saisie du M /V Pacifico en Eaux Internationales n’avait pu intervenir qu’en utilisant la seule jurisprudence créée par la saisie en haute mer du M/V Poseidon, décrétée légale par le juge Devonshire dans le jugement de Mills.

La GRC avait déjà récupéré le montant de la vente du Pacifico, obtenue après le dessaisissement du juge Alex Deschenes qui ne voulait pas légaliser cet acte de piraterie et ne voulait entendre parler de restituer les fonds.

Pourquoi se compliquer la vie, ici au Canada, comme ailleurs, quand un juge ne veut pas enfreindre la loi, il suffit d’en changer!

Le nouveau juge canadien Roger McIntyre se verra offrir un voyage à Londres pour rencontrer le juge Devonshire pour conforter la décision qu’il doit prendre et demander au juge Devonshire d’ajouter dans le jugement de Mills, le narco anglais condamné, la saisie « légale » en haute mer du Poseidon afin que cette dernière soit utilisée comme jurisprudence. La GRC fait une très forte pression sur le juge Roger McIntyre puisque le fils du juge Roger McIntyre est poursuivi par la GRC pour trafic de stupéfiant.

Pour récompenser la docilité et la soumission de ce juge acceptant la collusion, les poursuites contre le fils du juge McIntyre seront abandonnées.

Vous avez dit Justice!

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ROYAUME UNI 🇬🇧 (Freshwater Five): qu’importe qu’ils soient innocents…ces pécheurs étaient les coupables parfaits

5 hommes protestant contre l’innocence d’un prétendu complot de contrebande de drogue de 53 millions de livres sterling se sont vu refuser l’aide du « chien de garde de la justice » pour dénonciation publique de leur affaire devant la Cour d’appel – malgré de nouvelles preuves scientifiques puissantes montrant que la version des faits présentée par l’accusation était impossible .

Jamie Green, Jon Beere, Daniel Payne, Scott Birtwistle et Zoran Dresic purgent au total 104 ans de prison entre eux après avoir été condamné en 2011 pour complot en vue de faire passer en contrebande 53 millions de livres sterling de cocaïne au large des côtes de l’île de Wight.

Ces hommes ont toujours insisté sur le fait qu’ils sont innocents et sont représentés par un organisme de bienfaisance juridique, le Center for Criminal Appeals. Grâce aux campagnes inébranlables de leurs familles, ils sont devenus les «Freshwater Five».

Ces cinq hommes, maintenant connus sous le nom de Freshwater Five, n’étaient pas des trafiquants de drogue. Ils n’avaient jamais été condamnés pour drogue ou malhonnêteté, aucune preuve médico-légale les liait à la cocaïne et une enquête sur la loi sur les produits de la criminalité a évalué à zéro leurs gains de criminalité.

Qu’a cela ne tienne! La justice les condamnera lourdement!

Des patrouilleurs et des avions de surveillance patrouillaient en permanence suite au declenchement de l’opération « Disorient »

Au milieu du chenal, où le transfert présumé aurait eu lieu, en pleine nuit par un vent de force de huitt, il n’y avait rien à voir. Les instruments du Galwad montrent que le bateau n’a jamais cessé de bouger, mais vers 12 h 40, pendant trois minutes et demie, il a réduit sa vitesse de 5 nœuds à 0,57 nœud. L’accusation a affirmé que cela suffisait à Green et à son équipage pour récupérer 11 colis de cocaïne et qu’elle croyait que ces colis avaient été largués par un porte-conteneurs de passage, le MSC Oriane, faisantroute vers la Hollande depuis le Brésil. (Aucune trace de drogue n’a été trouvée sur le « MSC Oriane ».)
La proximité de ces deux navires a été vivement contestée et, au procès, un expert maritime a déclaré qu’il ne pouvait qu’être «amusé» par les allégations de l’accusation. N’importe qui sur le MSC Oriane, voyageant à 18 nœuds, aurait risqué de déchirer les fourre-tout en jetant 53 millions de livres sterling de cocaïne dans la mer. Et sur le Galwad, dans le noir absolu, par grand vent, par mer agitée, récupérer

même un fourre-tout en trois minutes et demie aurait été «pratiquement impossible».

La Controverse

Pourtant, le tribunal a appris que le lundi matin, lors d’un compte rendu de l’opération policière, des « modifications substantielles avaient été apportées au rapport de police – tellement longues et détaillées qu’elles étaient devenues plus longues que le rapport lui-même« .

Le rapport le plus critique, et la seule preuve directe reliant les hommes aux drogues, a été fait par les deux policiers de Tennyson Down, alors que contrairement au protocole strict, ils n’ont pas assisté au débriefing, mais ont apporté cet amendement lorsqu’ils ont rencontré le responsable de la surveillance dans un parking qui a déclaré: « Les colis semblaient être de couleur sombre et approximativement de la taille d’un grand fourre-tout. Ils ont été attachés ensemble sur une ligne et ont été expédiés du bateau l’un après l’autre, pour un total de 10-12. Le dernier élément était une bouée flottante rouge. » Est-ce que Green avait vraiment déposé cette énorme quantité de cocaïne par temps clair et ensoleillé, dans une baie où le rivage et les falaises grouillaient de monde? Un pêcheur expérimenté laisserait-il des sacs flotter et dériver au lieu d’être soigneusement ancrés et submergés? Et après avoir été témoin d’un largage aussi suspect, la police laisserait-elle ces objets dans la mer toute une nuit sans même prendre une photo ou noter le GPS? Au tribunal, l’un des policiers a affirmé qu’il n’avait pas de caméra…

Aucune autre preuve n’a émergé.

Il y a eu des appels par satellite sur le Galwad en mer ce samedi soir – mais leur contenu est inconnu.

Bien que la cocaïne soit humide, suggérant une fuite, aucune trace n’a été trouvée sur le bateau. Et même si un plaidoyer de culpabilité aurait considérablement réduit leurs peines, tous les cinq ont insisté sur le fait qu’ils étaient innocents. Avant le procès, la police a rendu visite à Payne dans la prison de Parkhurst, offrant la liberté en échange d’informations, mais Payne a insisté sur le fait qu’il n’avait rien à donner. « Ils m’ont dit que je ne devais pas être là, je pouvais aller où je voulais, je pouvais avoir une nouvelle identité – mais je leur ai dit que je ne savais rien. »

Dans tous les cas, le Galwad est finalement retourné vers l’île.

Ce dimanche était clair et lumineux. Le bateau était resté dehors toute la journée – à la vue de la foule des jours fériés, ainsi que de deux policiers sur Tennyson Down, une falaise de craie herbeuse avec vue panoramique sur la mer. Peu de temps avant le retour du Galwad à Yarmouth, ces policiers ont transmis par radio une entrée: «Le SU116 (le numéro d’identification du Galwad) se déplace vers l’ouest, jetant six à sept articles par-dessus bord à intervalles.» Green a prétendu que, c’étaient des vieux appâts et des déchets qui «avaient été jetés par-dessus bord» .

À leur arrivée à Yarmouth, des paniers de homard dans les bras, ils ont été arrêtés et le bateau saisi. La police était tellement certaine de trouver à bord de la drogue que l’acte d’accusation original contre Green mentionnait «possession et intention de fournir».

Le Galwad a été fouillé et partiellement démonté. Son réservoir a été pompé, un Itemiser (un équipement de police très sensible) a ausculté chaque centimètre du bateau, mais aucune molécule de cocaïne n’a été trouvée.
Le lendemain matin, lundi 31 mai, un pêcheur de homard a trouvé 11 casiers, chacun empilés avec de la cocaïne, reliés tous ensemble par une seule corde attachée à une bouée lestée à Freshwater Bay, mais dans une zone trop peu profonde pour que le Galwad puisse s’y aventurer… l’accusation affirmant alors que les fourre-tout avaient peut-être dérivé!

De tout cela, la Justice n’en a que faire! Il faut trouver des coupables! Et ces pécheurs seront donc les coupables parfaits.

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AUSTRALIE 🇦🇺(Nouvelle-Galles du Sud): un yacht transportant des centaines de kilos de méthamphétamine intercepté au large des côtes

Un Néo-Zélandais, âgé de 33 ans, et un Sud-Africain de 34 ans ont été arrêtés après que leur yacht battant pavillon britannique, enregistré à Gibraltar, a été intercepté par les autorités australiennes au large du lac Macquarie, dans l’état de la Nouvelle-Galles du Sud, tôt ce samedi matin.

Selon 9News, l’opération a impliqué la police de la Nouvelle-Galles du Sud, la police fédérale australienne, les forces frontalières australiennes, les autorités ADF et la Nouvelle-Calédonie (Douane et Gendarmerie) qui a signalé ce voilier.

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FRANCE 🇫🇷 (blanchiment et corruption): Stéphanie Gibaud a répondu à mes questions

Constat accablant sur les blanchisseurs institutionnels!

Avatar de Marc FievetThe international informant

Par Marc Fievet
Bonjour Stéphanie Gibaud, pouvez-vous vous présenter ?
J’étais Responsable Marketing et Communication de la banque UBS en France, j’ai rejoint la filiale Gestion de Fortune à l’ouverture du bureau parisien, en 1999. Mon métier était de mettre en valeur la marque UBS, notamment lors d’événements sportifs, culturels, artistiques, financiers et de nouer des partenariats avec des maisons de luxe ; le nom UBS étant à l’époque peu connu en France, la stratégie était de développer la notoriété sur le territoire national et donc de capter les fortunes afin que la banque devienne l’un des premiers gestionnaires de fortune dans notre pays notamment face aux banques françaises.
Au quotidien, quel était votre travail ?
Avec les équipes Marketing d’UBS International basées à Genève, nous organisions conjointement des plateformes VIP où les banquiers d’UBS basés en Suisse et ceux d’UBS France invitaient leurs clients et leurs prospects. Les budgets…

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ESPAGNE 🇪🇸 (Huelva – Séville): douaniers et policiers saisissent 2.100 kilos de haschich et arrêtent 12 personnes

Des agents du SVA (Agencia Tributaria) et des agents de la ‘Policia nacional’  ont démantelé une organisation de trafiquants de haschich lors d’une enquête qui a abouti à l’arrestation de douze personnes, dix à Huelva et deux à Séville.

Quatre d’entre eux ont été arrêtés alors qu’ils tentaient d’introduire 2 100 kilos de haschich au cours de la même semaine en deux expéditions à bord de deux bateaux interceptés.

L’enquête a commencé au mois de novembre sur des habitants de la ville de Punta Umbría (Huelva), qui auraient preparé et mis en place les moyens  pour introduire à travers la côte de Huelva d’importantes quantités de haschisch en provenance du Maroc.

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FRANCE 🇫🇷 (Trafic de stupéfiants): le coronavirus fait exploser les circuits courts

L’interview dans ‘Le Parisien’ de Thierry Colombié, chercheur spécialiste du crime organisé, qui détaille les raisons du grand chambardement qui touche le trafic de drogue depuis le début du confinement. Il décrypte la reconfiguration du trafic de stupéfiants à l’heure du confinement et de l’épidémie de coronavirus.

Par Nicolas Jacquard – LE PARISIEN – Le 16 avril 2020 à 07h33

Comment l’épidémie de Covid 19 affecte-t-elle le trafic de drogue ? Les consommateurs sont confinés, et les approvisionnements sont freinés par le ralentissement des transports. Certes, comme d’autres stockaient le papier toilette en anticipant ce confinement, certains consommateurs ont fait des stocks. Mais les dealers français, eux, en possédaient peu. La drogue est en France un marché à flux presque tendu. L’offre s’est effondrée beaucoup plus que la demande, et cela génère donc une inflation très nette sur les prix, ainsi qu’une baisse de la qualité des produits, beaucoup plus coupés.

D’importantes saisies ont pourtant eu lieu récemment…Oui, mais il s’agit de marchandises qui avaient été expédiées avant le confinement. Ces saisies correspondent au type de celles que l’on a toujours constatées. Les forces de l’ordre sont encore « aveugles » sur la mise en place de nouveaux types de transports qui mettraient en évidence une pratique « déviée » du trafic.

Les gros opérateurs seraient donc à l’arrêt ? Avec le confinement, il n’est plus question pour les opérateurs locaux ou régionaux de faire, par exemple, des go-fasts. Ceux qui vont tirer leur épingle du jeu, ce sont ceux que j’appelle « les traders » internationaux. Il s’agit des héritiers de la French Connection, connectés aux exportateurs Marocains de cannabis et surtout de cocaïne. Ce sont eux qui possèdent les « pipelines » de la drogue, et qui alimentent « les grandes surfaces. » Au-delà de la vente à la tonne, ils ont les moyens d’effectuer les livraisons, et de les garantir à leurs clients. Les envois seront de moindre poids pour limiter les risques de saisie, et cela se paiera cher. Mais ils s’adapteront, comme ils l’ont toujours fait.

Comment ? Les routes de la drogue sont multiples. Je pense qu’on va notamment constater un accroissement des arrivées directement sur le sol français, dans une plus large mesure que ce qui se faisait déjà. En matière de stupéfiants, le Covid-19 rebat les cartes. Les trafiquants néerlandais vont être également beaucoup plus sollicités. Eux ont du stock, nécessaire pour approvisionner les coffee-shops. Au niveau international, ils fournissent également les marchés anglais et allemands. Ils vont reporter une partie de ces stocks en direction de la France, en utilisant par exemple le traditionnel transport routier de marchandises, voire des routes secondaires si cela s’avère nécessaire.

D’ici là, la consommation va donc baisser ? Je ne le crois pas. Dans une moindre mesure, les commandes à domicile, par exemple via le Darknet, explosent. Surtout, on a toujours officiellement martelé que la France importait la quasi-totalité des produits stupéfiants consommés, et que la vente de drogue concernait essentiellement les cités. C’est une légende urbaine. La France produit du cannabis. On estime à 200 000 le nombre de ceux qui en font pousser. Sans compter la production de drogues de synthèse, beaucoup plus importante sur le territoire, et en Europe, qu’on veut bien le dire.

Il ne s’agit pas des mêmes circuits ? Pas du tout. On a cette fois affaire à des circuits courts, « festifs », qui peuvent concerner le milieu électro ou celui des étudiants, et prospèrent depuis maintenant une dizaine d’années. Ils sont dans l’ombre, le renseignement territorial ayant délaissé ce secteur pour se concentrer sur les cités et la radicalisation. Comme pour les fruits et légumes, ces circuits courts explosent avec le confinement. En plus du cannabis, ils sont eux aussi multiproduits. Au-delà du local, ils s’approvisionnent par des filières distinctes des filières habituelles de cité, mieux répertoriées. Leur maillage du territoire est très important, et concerne les zones pavillonnaires, rurales et semi-rurales.

Mais comment peuvent-ils compenser l’activité moindre des gros points de vente ? Cela ne suffira bien sûr pas. En attendant que le business reprenne comme il fonctionnait avant le 17 mars, je crains qu’il y ait notamment un report de la consommation sur des stupéfiants moins prisés habituellement. Il va notamment falloir être très vigilant sur l’héroïne. Le prix de gros n’a jamais été aussi bas. On sait aussi que c’est une drogue qui prospère sur la misère psychologique et sociale, laquelle va se développer avec les difficultés économiques liées à l’épidémie, qui touchent déjà certains Français. L’héroïne est une drogue prosélyte, qui oblige l’usager à revendre pour assurer sa consommation. Il y a là aussi un risque d’épidémie…

Lorsque l’on sait que le trafic de drogue représente 2,3 milliards d’euros par an sur le territoire, et 0,1 point de PIB, cette crise ne va-t-elle pas aussi affecter les dealers ? Avec un risque non négligeable d’explosion sociale et d’émeutes urbaines. Au Maroc, dans une région du Rif traditionnellement insoumise, le cannabis fait vivre 800 000 personnes. Les stocks y sont très importants. Et la décision du Maroc, le 6 avril, d’autoriser exceptionnellement les pêcheurs espagnols d’opérer dans ses eaux et d’utiliser ses pêcheries doit à mon sens être aussi analysée en fonction de ces données… Le trafic de stupéfiants représente d’énormes enjeux géopolitiques et sociaux. Il est évident que certaines routes vont être rouvertes pour limiter les tensions. C’est aussi l’un des effets de cette pandémie : faire prendre conscience des enjeux souterrains révélés par cette épidémie.

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BELIZE 🇧🇿 (Coke en stock – CCLXXXIII): les jets débarquent en masse ! 

Les avions remplis de drogue, c’est devenu commun au Belize. Le problème c’est que ça a pris une dimension absolument hallucinante depuis ces deux dernières années, avec une nette accélération des arrivées, dont désormais celle de gros jets à réaction qui se posent de façon quasiment mensuelle désormais, le reste, les appareils plus petits ou à hélices, le faisant de façon hebdomadaire.

Le jet posé sur la route

Le 24 avril 2018, c’est le choc des photos, pas besoin de celui des mots : on vient de découvrir en effet un jet, un biréacteur de plus de 10 tonnes, parqué sur le bord de la route (non bitumée) chemin reliant San Estevan à Progresso, à 3 miles du village de San Estevan dans l’Orange Walk District de Belize.  Ce matin là, à la découverte de l’engin, on ne peut que constater que les transferts aériens de cocaïne viennent de prendre une toute autre dimension en effet !

L’engin est un Hawker 125-700, un biréacteur portant l’immatriculation (fausse) N818LD (c’est une immatriculation réelle, mais celle d’un autre appareil à l’évidence. C’est aussi celle d’un autre Hawker retrouvé sous les feuillages le 7 mars 2018 qui précédait au Venezuela (1) : les trafiquants se sont passé le mot, à l’évidence. A l’intérieur de celui d’Orange Walk, tout a été complètement vidé, et on a tenté d’y mettre le feu, mais sans y parvenir, selon la police.

Pour les autorités, c’est un vraie claque, car peu de temps auparavant, en décembre, elles venaient d’inaugurer en grande pompe au Belize Civil Aviation, leur réseau de surveillance aérienne, doté d’une « nouvelle technologie » vantée par les responsables. En fait, c’est une simple application d’ordinateur surveillant les transpondeur à bord des aéronefs, un peu comme FlightRadar. Le hic étant que ça nécessite que l’appareil le mette en marche, ce qui est rarement le cas, on le comprend aisément, des vols illégaux de contrebande de coke !!! Une seule arrivée d’avion chargé de coke vient de ruiner leur communication !!! Le pays ne dispose en effet d’aucun radar !!!

Dans le reportage visible ici,  on comprend mieux ce qui s’est passé ce soir-là ; l’aile droite de l’avion a heurté des branches et l’appareil, roue avant tombée dans le bord de ruine herbeux, s’est immobilisé en travers.

Les traces noires d’une tentative d’incendie sont visibles sous l’aile gauche.

L’avion était destiné à pouvoir redécoller, en fait. On l’aurait comme les autres ravitaillé et il serait reparti une fois son chargement déposé !!! Dernier défi pour les policiers bien dépassés par l’événement et l’audace des trafiquants :« se présente aux responsables de la police bélizienne un défi majeur: comment déplacer le jet de taille moyenne de la route du village, où il est maintenant sous la garde des forces de sécurité du Belize. Bien qu’il soit très probablement encore en état de navigabilité, il n’y aurait aucun pilote au Belize qui pourrait le piloter depuis son emplacement actuel, » note la radio Amandala, qui rappelle que c’était le septième appareil de trafiquants de l’année… et nous n’en étions qu’en avril !

Pour ce qui est de l’appareil lui-même, une fois désembourbé et réparé, un pilote de talent dégoté, il a réussi à redécoller de la même route (chapeau !) pour rejoindre le 26 avril, soit à peine deux jours plus tard, la base de l’ADF Airwing, située à Ladyville sur l’aéroport Philip S. W. Goldson International (appelée aussi Price Barracks chez les militaires).

Plus facile pour lui en effet de se poser sur une piste en dur de 3200 m en effet !

Le 17 janvier 2020, enfin, les autorités de Belize décidaient de se munir d’un radar à 12 millions de dollars. Il était temps !!!

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THAILAND 🇹🇭: U.S DEA and Thailand Take Down Drug Trafficking Networks

The US Consulate in Chiang Mai has reported the U.S. DEA assisted the Thai Government in a large-scale operation to take down 5 drug trafficking networks with money laundering operations worth over 3
billion baht.

With support from U.S. Drug Enforcement Administration (DEA) Chiang Mai Sensitive Investigative Unit (SIU), the Royal Thai Government arrested 15 suspects who are involved in laundering millions of U.S. dollars across the Thailand-Myanmar border.

The Thai authorities arrested Drug Trafficking suspects in Chiang Rai, Pathum Thani, Bangkok, Chiang Mai, Tak, Saraburi, Chachoengsao, Nonthaburi, and Songkla Provinces and seized assets worth approximately
72 million baht.

The U.S. DEA providedinvestigative mentorship, operational funding, and technical assistance to a part of this operation.

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MOZAMBIQUE 🇲🇿: arrestation de Gilberto Aparecido dos Santos par la police et la DEA

Gilberto Aparecido dos Santos

Un des narcotrafiquants les plus recherchés du Brésil a été arrêté lundi au Mozambique, ont annoncé les autorités brésiliennes, qui l’accusent d’avoir envoyé «des tonnes de drogue dans plusieurs pays».

Membre éminent du plus grand groupe du crime organisé du Brésil, le Premier Comando de la Capitale (PCC), Gilberto Aparecido dos Santos, connu sous le surnom de «Fuminho» (fumette) «était en fuite depuis plus de 20 ans», a expliqué la Police fédérale brésilienne dans un communiqué. «Il était considéré comme le plus gros fournisseur de cocaïne d’une faction criminelle présente dans tout le Brésil, tout en étant responsable de l’envoi de plusieurs tonnes de drogues à plusieurs pays», précise le texte.

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La police fédérale du Brésil, la police du Mozambique, avec la participation de la DEA (l’Agence américaine de lutte contre le trafic de drogue) ont arrêté, lundi 13, l’un des criminels les plus recherchés du Brésil. Gilberto Aparecido dos Santos, alias Fuminho, qui était en fuite depuis 21 ans.

Le trafiquant, selon la police fédérale, est l’un des dirigeants du Premier Commandement de la Capitale (PCC) et figure dans la liste des plus recherchés établie par le ministère de la Justice et de la Sécurité publique publiée en janvier.

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FRANCE 🇫🇷 (Tracfin): cinquième rapport annuel consacré à l’analyse des tendances et des risques en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme

Ce rapport 2018-2019 intervient à un moment crucial puisque l’année 2020 sera celle de l’évaluation de la France par le Groupe d’action financière (GAFI), dans le cadre du quatrième cycle d’évaluations mutuelles.La précédente évaluation de la France par ses pairs, dans le cadre du troisième cycle, avait eu lieu en 2010.L’analyse des risques et l’application d’une approche par les risques dans le pilotage de la politique publique de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB/FT) constituent la pierre angulaire de la méthodologie préconisée par le GAFI comme l’explicite la recommandation n° 11 du GAFI et l’indication de son efficacité2 mesurée lorsdes évaluations mutuelles. Cette approche a été confortée par la réglementation européenne avec l’article 7 de la directive européenne n° 2015/849 du 20 mai 2015 – appelée 4e directive européenne anti-blanchiment.L’approche du GAFI et des autorités européennes se nourrit de l’analyse nationale des risques et de sa déclinaison par chaque acteur concerné par la LCB/FT quelle que soit sa placedans le dispositif : administrations, autorités de contrôle, ordres professionnels. Chaque professionnel assujetti doit établir sa propre cartographie des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Le rapport « Tendances et analyse des risques de BC/FT » de Tracfin est un outil pour les y aider.

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MAROC 🇲🇦 (plage Boukana – Nador): saisie de 770 kg de Chira, emballés dans 52 paquets et conditionnés de manière à faciliter le transport par voie maritime

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La brigade de la police judiciaire du district de sûreté de Nador a interpellé, dimanche soir, en coordination avec la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), quatre individus, dont une femme, un multirécidiviste et un ressortissant espagnol résidant illégalement au Maroc, pour leurs liens présumés avec un réseau criminel s’activant dans le trafic international de drogue.

Les suspects ont été arrêtés lors d’une opération sécuritaire, menée au niveau de la plage Boukana dans la région de Beni Nsar aux environs de Nador, en flagrant délit de tentative de trafic d’un chargement de 770 kg de Chira, emballés dans 52 paquets et conditionnés de manière à faciliter le transport par voie maritime, a indiqué la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) dans un communiqué.

…Suite

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PAKISTAN 🇵🇰 (Port Qasim – Karachi): 700 kilos d’héroïne et 80 kilos d’opium saisis en direction du port d’Anvers

700 kilos d’héroïne et 80 kilos d’opium ont été saisis dans le port de Karachi au Pakistan.

Cette saisie est le résultat du travail du programme de contrôle de containers. La drogue était cachée dans une cargaison de savon et avait pour destination le port d’Anvers.

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°°°°Selon le site d’information pakistanais Arynews.tv, le conteneur suspect a été intercepté samedi par la Force anti-stupéfiants au terminal à conteneurs international de Port Qasim dans la ville portuaire de Karachi. 700 kilogrammes d’héroïne et 80 kilogrammes d’opium ont été trouvés dans le conteneur. « Le conteneur était destiné au port d’Anvers« , a déclaré Bob Van den Berghe, chef du Programme des Nations Unies pour le contrôle des conteneurs, qui forme les autorités locales du monde entier à détecter les conteneurs suspects.

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FRANCE 🇫🇷 (Nanterre): 31 kilos de cannabis saisis lors d’un contrôle routier

Dispositif de contrôle fructueux hier pour les policiers de Nanterre (92) : interceptant deux véhicules qui tentaient de rejoindre l’autoroute, ils y ont découverts… 31 kg de cannabis !
Escapade terminée pour les deux conducteurs qui ont été placés en GAV. pic.twitter.com/v3KscdrdQg

Préfecture de Police (@prefpolice) April 11, 2020

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FRANCE 🇫🇷 (Pénurie, hausse des prix et risques de violences): comment le confinement déstabiliserait le trafic de drogue

La contrôleuse générale Stéphanie Cherbonnier, patronne de l’OFAST évoque l’impact du confinement sur le trafic, et les modifications récentes du marché de la cocaïne en France.

Quels sont les effets du confinement sur le trafic de drogue ?

La distribution est devenue compliquée pour les dealers, et les consommateurs ont des difficultés pour s’approvisionner, car chaque présence sur la voie publique devient suspecte. Les vendeurs changent donc leur manière de travailler et peuvent utiliser le fret postal, la vente sur Internet, les livraisons à domicile. Ces changements, nous les surveillons, car on ne peut pas exclure l’émergence de violences entre groupes criminels, pour s’approprier le stock d’un rival ou récupérer des points de deal de concurrents qui n’ont plus rien à vendre…

Les produits commencent donc à manquer ?

L’approvisionnement, notamment en cannabis, s’est beaucoup tari. Les routes du Maroc ont été fermées, les contrôles routiers sont renforcés en Espagne et en France. La résine a plus de mal à remonter par les filières classiques, même si le fret routier continue à circuler. Nous constatons une hausse de près de 30 % à 40 % du prix du kilo et la barrette coûte désormais 15 à 20 euros. Il faut toutefois se méfier, car les trafiquants innovent.

Qu’en est-il de la cocaïne ?

Le prix a bondi de près de 30 %, car l’approvisionnement est perturbé par l’arrêt du trafic aérien. Les routes maritimes restent ouvertes, donc nous devons rester vigilants. Et préparer la levée du confinement car les trafiquants auront de la marchandise à écouler.

Plusieurs importantes saisies de cocaïne destinées au marché national ont récemment eu lieu en France… Comment l’expliquer ?

En Europe et en France particulièrement, le prix de la cocaïne est de 30 ou 35 000 euros le kg ( NDLR : contre environ 15 000 euros aux États-Unis ). C’est un marché intéressant pour les trafiquants, avec un prix au gramme à la revente qui est habituellement de 70 euros en France, et environ 600 000 consommateurs. Depuis deux ans, la quantité de cocaïne qui entre en France est en hausse. Il y a deux vecteurs d’approvisionnement : le portuaire, avec des malfaiteurs très inventifs − à Bordeaux, 700 kg étaient dissimulés dans du bois − et l’aérien avec des mules depuis la Guyane.* En 2018, ce sont 2 tonnes 400 qui ont été saisies, soit 10 à 20 % de la cocaïne qui arrive en France. Au total, on estime que 10 % de la marchandise qui entre sur le territoire est saisie.

L’autre nouveauté des saisies récentes, c’est la pureté de la cocaïne. Que cela signifie-t-il ?

La cocaïne qui arrive en France est de plus en plus pure. Elle est moins coupée, car elle transite par moins d’intermédiaires… La pureté de la cocaïne démontre l’évolution du marché et des organisations criminelles en France, désormais capables de fonctionner directement avec les producteurs. Mais toute la cocaïne qui arrive sur notre territoire n’est pas forcément destinée à la France. Elle peut être dispatchée, en Europe du nord par exemple.

Vos saisies démontrent donc que des organisations criminelles françaises peuvent désormais importer pour plusieurs millions d’euros de cocaïne ?

C’est évident, pour importer de telles quantités de cocaïne, il faut des professionnels avec une surface financière qui rassure les producteurs sud-américains, des capacités de stockage, des compétences pour réceptionner la marchandise, la distribuer. Il y a donc des structures criminelles de haut niveau, mais elles ne sont pas forcément franco-françaises. On peut penser que des Français sont alliés à d’autres groupes criminels.

De telles organisations peuvent-elles être combattues uniquement grâce à des saisies de drogue ?

On ne peut pas s’en contenter, car une saisie n’entrave qu’un temps une organisation criminelle, sans pour autant la désorganiser. Dans chaque enquête de haut niveau, on doit aussi se concentrer sur le volet financier, la structure de blanchiment du réseau et le patrimoine des trafiquants. La mission de l’Ofast englobe aussi ce volet financier et on s’appuiera sur l’expertise de nos partenaires, dont l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière. Les stups, c’est ce qui rapporte le plus d’argent. Le marché est évalué à 3 milliards d’euros par an. Or seulement 10 % des avoirs criminels sont saisis dans les enquêtes pour trafics de stupéfiants (un peu plus de 70 millions d’euros en 2019), ce n’est pas assez. L’objectif est de faire évoluer les méthodes d’investigation : lutter contre le trafic, mais aussi contre les réseaux de blanchiment.

On peut donc penser que ce n’était pas le cas à l’OCRTIS ?

L’objectif est désormais d’allier les forces de tout le monde, avec en chef de file l’Ofast, et de partager le renseignement criminel afin de cibler les plus gros trafiquants, mais aussi de démanteler les trafics au niveau local. C’est aussi pour cela que la gendarmerie et les douanes sont intégrées à l’Ofast. Et aujourd’hui, on constate que l’on engrange de l’information qui génère des affaires. Même si parfois l’efficacité implique de la discrétion, la culture du secret ne peut pas être érigée en principe.

Au sujet des affaires qui ont secoué l’OCRTIS, quelle est votre politique concernant les indics et les livraisons surveillées ?

Les livraisons surveillées, on continue d’en faire, mais dans un cadre juridique très strict, validé et contrôlé par les magistrats depuis la loi de mars 2019 de programmation pour la justice. Quant aux sources, pour lutter contre les stupéfiants, c’est vital, même si ce n’est pas suffisant. Mais le contrôle de la gestion des indics a été renforcé en 2019 : la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) a interdit aux chefs de service de gérer des informateurs. En tant que patronne de l’Ofast, je ne gérerai pas d’indics. Mon rôle est de m’interroger sur le positionnement de nos sources, leur intérêt, puis de les contrôler.

Avec le Parisien

*Sur place, on mesure désormais la relative inefficacité des politiques menées. « Nos collègues magistrats sont lucides, avance le commissaire Nussbaum. Ils constatent qu’en la matière, la répression n’est peut-être pas la seule solution. » Délaisser la lutte contre les mules, considérées comme victimes, pour mieux ferrailler contre les réseaux est une idée qui fait son chemin. En attendant, les policiers qui sont en première ligne accusent le coup : « Nous sommes en surrégime. Mais les chiffres des saisies augmentent. « Notre hiérarchie est satisfaite. Et tout le monde oublie ces dizaines de mules qui arrivent chaque jour à bon port… »


Le bilan de l’OFAST oublie seulement de préciser que les narcos-organisateurs sont avant tout des businessmen et qu’ils sont habitués à contourner toutes les difficultés qu’ils rencontrent en temps ordinaire.

Pour eux, l’efficacité est au programme et les moyens financiers mis à disposition pour mettre en œuvre la logistique nécessaire pour parvenir à écouler les stocks existants et les renouveler.

Le vecteur transport maritime en provenance d’Amérique du sud et d’ailleurs avec les conteneurs et en Europe, le transport des TIR ne sont pas stoppés et au contraire, les contrôles sont allégés. La CELTICS, que je sache, n’a pas vu ses effectifs triplés…et en frontière, ne serait-ce qu’au Fréjus, important point de passage routier en l’Italie et la France, les contrôles sont quasiment inexistants. Des Pays bas ou de Belgique, c’est opération portes ouvertes depuis des décennies sans que nos stratèges aient réussi à trouver une parade efficace au narcotrafic mondial. Ils n’ont su jusqu’à aujourd’hui que faciliter la fluidification des marchandises et faire des statistiques.. permettant l’autosatisfaction qu’ils maitrisent parfaitement.

Ces régaliennes incapables, on le constate ces derniers jours, d’approvisionner la France en masques alors que ce sont des produits légaux passant par des règlements légaux…et des transports légaux… Comment imaginer qu’elles soient capables de lutter efficacement contre le narcotrafic qui n’utilise que des productions illicites, des transports non officiels, des règlements par chambre de compensation secrète et réussisse à satisfaire la demande du marché.

Depuis 40 ans, nous sommes inondés de rapports sur la progression des saisies permettant alors de s’enorgueillir de résultats qui sont pourtant en très nette diminution en pourcentage et le constat de l’échec de la politique menée n’est jamais réalisé! Jamais!

Peut-être une lueur d’espoir.

En Guyane, « On mesure désormais la relative inefficacité des politiques menées. Nos collègues magistrats sont lucides, avance le commissaire  divisionnaire Christian Nussbaum, directeur interrégional de la police judiciaire de Pointe-à-Pitre . « Ils constatent qu’en la matière, la répression n’est peut-être pas la seule solution. »

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Tous ces savants décideurs seraient ils en poste pour le bien public ou pour la soupe servie par la haute fonction publique. Aujourd’hui, on a tant d’énarques à caser, qu’ils ont envahi les hiérarchies intermédiaires des régaliennes, amenant avec eux une inertie totale dans les services qu’ils ‘chapotent’ désormais. L’incompétence est au pouvoir opérationnel et d’innombrables exemples le prouvent. A la douane, qu’un Gérard Schoen, un administrateur civil, ait pu devenir patron de 1.300 douaniers dans le grand est de la France ne s’explique qu’en sachant que ce poste de Directeur interrégional, il ne l’a obtenu que pour être auprès de sa maman…vieillissante! On rêve! Un bon fils certes? Mais est-ce suffisant?

Ces derniers jours, la DG de la Douane Française, en mal de communication, n’a pas hésité à diffuser une information dont la source serait des interviews d’agents. Sauf que les interviews n’ont jamais eu lieu.

On bidonne, on bidonne, on bidonne!

Alors, la note de l’OFAST qui dresse un premier bilan des retombées sur le narcotrafic en pointant :

« Un ralentissement brutal de l’importation de produits stupéfiants sur le territoire français. Aujourd’hui, tous les vecteurs par lesquels les stupéfiants alimentent les points de vente sont fortement ralentis ou à l’arrêt complet. Cette situation ne permet plus d’acheminer les quantités auxquelles le marché s’était habitué. Le contexte de la lutte contre les trafics a ainsi radicalement changé. »

L’OFAST nous signale que « l’activité des mules qui transportent habituellement de la cocaïne vers l’hexagone au départ de la Guyane s’est totalement arrêtée. » Et oui, c’est normal, il n’y a plus de liaisons aériennes entre Cayenne et Orly! Comme si ces mules représentaient une part importante de l’approvisionnement du marché. Non, ces mules ne sont que des individus en situation précaire qui cherchent par tous les moyens à sortir de l’extrême pauvreté dans laquelle ils se trouvent et les narco-logisticiens ne comptent absolument pas sur eux pour satisfaire une demande chaque mois grandissante.

Ajoutant: « De même, les transports impliquant la circulation de personnes sur le vecteur routier (ex. go‑fast) sont annulés ou reportés. »

L’OFAST nous signale encore: « Les informations des services confirment aussi que les chargements de cannabis en provenance du Maroc et d’Espagne en gros et semi-gros ne rentrent plus en France depuis le 15 mars. »..Ajoutant craindre que « les ensembles routiers internationaux ne deviennent un vecteur privilégié pour les trafics de stupéfiants, en particulier si les services allègent les contrôles sur la circulation des marchandises, denrées alimentaires et autres, au profit d’autres missions prioritaires dans le contexte du Covid-19 ».

Mais de qui se fout-on? Il n’y a pas ou très peu de contrôles, car il n’y a pas de personnels en nombre suffisant!

Selon les observations des antennes OFAST, « les régions frontalières proches de l’Espagne ou des Pays-Bas s’approvisionnent encore facilement en stupéfiants », tandis que « toutes les autres régions métropolitaines connaissent une diminution rapide des stocks de stupéfiants, et beaucoup de points de vente sont désormais fermés. »

« Les tensions actuelles mettent les trafiquants en stress, et portent en germe de nombreux risques en termes de sécurité », souligne enfin l’OFAST dans sa conclusion. Et de lister : « Les risques de violence par les trafiquants contre les policiers pour défendre leurs activités criminelles dans certains quartiers ; les risques de violence entre trafiquants pour récupérer les manques à gagner, ainsi que leur emprise territoriale », mais aussi « l’essor des organisations criminelles étrangères implantées aux Pays-Bas, qui profitent actuellement de leur situation dominante de plate-forme de redistribution européenne pour la plupart des produits stupéfiants » et «  l’accumulation des stocks en attente en Espagne ou dans certains ports, qui augure de l’ampleur des trafics au moment de leur reprise dès que les circonstances le permettront ».

Cette note de l’OFAST me permet seulement de tirer, une fois encore, la conclusion que rien n’est vraiment fait pour lutter avec efficacité contre les méfaits engendrés par la consommation de drogue.

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FRANCE 🇫🇷 (DG de la douane): lettre ouverte au valet de plume Michel Baron

Mon cher Michel

Mon cher administrateur des douanes

Mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses

Mon cher menteur

Mon cher tartuffe

Relisant en ces journées de confinement que je supporte avec légèreté après celles que je dus subir suite aux cascades de lâcheté de tes semblables de la DG de la douane française, j’ai pu constater avec effroi que tu étais particulièrement performant dans l’art de la rhétorique mensongère. Il fallait que la lâcheté de François Auvigne fût effacée.

Ô, mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, constater une fois encore tes savantes manœuvres pour dégager la responsabilité de l’administration des douanes ne m’ont permis que de faire un constat, accablant pour toi, comme pour tes prédécesseurs Elizabeth Melscoet, Thomas Charvet et le gredin Erwan Guilmin : vous êtes des menteurs institutionnels !

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, sais tu que je ne peux accepter cette infamie savamment distillée par tes écris mensongers. Il m’est insupportable de constater qu’après avoir été encensé puis encouragé à infiltrer et infiltrer encore, tu ne souhaitais que flétrir tant de lauriers amassés. Mes actions qu’avec respect toute la hiérarchie de la DNRED admirait, mes informations précises qui tant de fois ont permis des saisies importantes, tant de fois valorisaient un service… aux actions que tu ne connais même pas! Tu m’as trahi comme tu as trahi l’honneur de la douane tout entière en ne faisant rien pour moi. Ô cruel souvenir de ma gloire passée ! Œuvre de tant de jours en un jour effacée ! Précipice élevé d’où tomba mon honneur ! Sans qu’un seul instant, ta réflexion ne te permit de retrouver le chemin de l’honneur!

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, toi qui occupe un haut rang d’administrateur, comment peux tu l’occuper sans honneur? Tu as préféré emprunter les affabulations de tes prédécesseurs pour m’écarter de toutes réparations. Seras-tu un sprinter comme ce faquin de Gérard Schoen si tu me rencontrais ou préférerais-tu jouer les timides dédaigneux, comme le fit Corinne Cleostrate, et t’éloigner sans me regarder?

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, relire encore que toutes les turpitudes subies ne seraient la résultante que d’une erreur d’appréciation de ma part sur l’engagement de la douane sur lequel j’étais persuadé pouvoir compter, me trouble. En homme d’honneur que je suis, habitué à la parole donnée, il m’était difficile d’imaginer que tant de bassesses pouvait t’habiter.

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, je te croyais honnête et factuel, n’hésitant pas à t’informer avant de m’emballer dans des écrits totalement infondés. Non, tu n’as rien demandé, te permettant alors de tordre le cou à la vérité des faits.

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, merci de transmettre mes meilleures civilités à ton entourage…douanier.

Marc Fievet

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FRANCE 🇫🇷 (Confinement): les policiers découvrent des caches de drogue dans des faux VTC d’une société créée pour les convois

Le trafic a été mis au jour mercredi dernier au Vésinet (Yvelines), à la faveur d’un contrôle des attestations de déplacement dérogatoire mené par des policiers.

Ils ont fait s’arrêter Makram, un jeune homme de 22 ans, qui circulait au volant d’une Toyota Auris. Ce dernier leur a présenté une attestation délivrée par son employeur, une société de faux VTC.

Une forte odeur de cannabis
Les policiers ont détecté une odeur de cannabis très présente dans l’habitacle. Ils ont alors poussé le contrôle un peu plus loin, et ont découvert une cache de stupéfiants, rapporte Le Parisien.

Dissimulées sous le frein à main, treize boîtes métalliques équipées d’une languette contenant chacune 3 grammes d’herbe de cannabis ont été saisie, de même que 1 500 euros en espèces.

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FRANCE 🇫🇷 (Hautes-Alpes): le chauffeur polonais transportait 40 kg de drogue depuis l’Italie

C’est dans ce cadre que la Police aux frontières (PAF) de Montgenèvre a contrôlé, mardi en fin de journée, vers 20 heures, un utilitaire qui venait de traverser la frontière franco-italienne et s’apprêtait à rentrer en France.

Les policiers ont découvert à l’arrière du camion des cartons où étaient conditionnés 39 kg de drogue, essentiellement de la résine de cannabis mais également de l’herbe de cannabis.

Le chauffeur, un homme de nationalité polonaise âgé de 52 ans, a été interpellé, puis placé en garde à vue. L’individu est actuellement entendu par les enquêteurs. L’enquête ouverte par le parquet de Gap pour infractions à la législation sur les stupéfiants a été confiée à l’antenne marseillaise de la police judiciaire.

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SAINTE LUCIE 🇱🇨 (Caraïbes): fin de cavale pour Johan Marie Magdeleine

Johan Marie Magdeleine se cachait sur la petite île indépendante de Sainte Lucie aux Antilles, à deux pas de chez lui en Martinique.

Il a été expulsé le week-end dernier, l’aboutissement de 10 ans d’enquêtes et de traque pour les enquêteurs des stups de la police judiciaire.

Les enquêteurs des stups aux Antilles et ceux de l’OFAST, l’office anti stupéfiants de la police judiciaire à Nanterre, le traquaient depuis des années, raconte Christian Nussbaum le patron de la police judiciaire pour la Guyane et les Antilles : « C’était l’un des objectifs historiques du service, plus de 10 ans d’enquêtes au final ».

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Le 2 avril 2020, Johan Marie Magdeleine, âgé de 39 ans et originaire du Lamentin, a été interpellé à Sainte-Lucie dans le cadre d’une procédure de séjour irrégulier. Il a été expulsé, avec un autre homme également arrêté dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 avril 2020. Tous les deux ont été livrés aux autorités françaises, « à bord du patrouilleur de la marine nationale « La Combattante » qui se trouvait dans le canal de Sainte-Lucie« , indique Renaud Gaudeul, le Procureur de la République.

Les deux malfaiteurs ont été remis aux enquêteurs de l’OFAST (l’office anti-stupéfiants) Caraïbes. Ils faisaient l’objet d’un mandat d’arrêt lancé par un magistrat instructeur de la Juridiction Interrégionale Spécialisée (JIRS) de Fort-de-France.

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