ESPAGNE 🇪🇸 (opération «Bateas»): interception au sud des Acores d’un voilier chargé de 1200 kilos de cocaine

La Douane espagnole (Vigilancia Aduanera), la Gardia civil et la police nationale ont mené ce jeudi dans la zone de Pontevedra une opération d’envergure qui a pemis l’arrestation de sept personnes liées à l’interception au sud des Açores d’un voilier qui se dirigeait vers Galice avec une quantité importante de cocaïne à l’intérieur.

C’est le résultat de l’opération «Bateas» qui a provoqué, après des mois d’enquêtes, l’interception mercredi matin du voilier«Nergha» battant pavillon espagnol , au sud des Açores.

À l’intérieur, une cache a été trouvée avec 1200 kilos de cocaïne. Le voilier, intercepté par des agents des trois corps à bord du patrouilleur de la marine ‘Bam Rayo’, et ses cinq équipages détenus, voyagent escortés jusqu’à Las Palmas (îles Canaries). Arrivée prévue la semaine prochaine pour  examen et pesée de la drogue.

L’enquête a été menée conjointement par l’unité opérationnelle de surveillance douanière de l’administration fiscale de La Corogne, du ‘Greco’ et de l’UDYCO Galicia de la police nationale, ainsi que ECO Galicia et EDOA Pontevedra de la Gardia civil.

L’enquête, déclenchée par la Cour centrale d’enquête numéro 4 de l’Audience nationale remonte à décembre 2019. Elle concernait des activités illégales auxquelles était engagée une organisation criminelle installée dans la région d’O Salnés (Pontevedra).

FUENTE

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ESPAÑA 🇪🇸 (Détroit de Gibraltar): course-poursuite en mer pour attraper des trafiquants de drogue

Quand la « Guardia civil » fait un job de « Vigilancia Aduanera »

 

Deux bateaux d’environ 12 mètres de longueur et équipés chacun de 3 moteurs de 300 chevaux, aperçus à plusieurs kilomètres au nord-ouest de «  Punta Almina  », ont tenté d’échapper au contrôle de la police maritime et du commandement de la garde civile de Ceuta.

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Ces derniers ont alors sollicité l’aide du service maritime du commandement d’Algésiras pour arrêter les deux embarcations dont l’une transportait des ballots de stupéfiants, et l’autre servait de support logistique.

Sentant le service de police se rapprocher, le bateau chargé a commencé à se débarrasser de la drogue en les jetant à la mer afin d’alléger son poids et pouvoir accélérer.

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NARCO-COMMUNICATION: des polices européennes 🇫🇷 🇳🇱 ont piégé EncroChat

Par Sabrina Fekih

Plusieurs polices européennes ont collaboré pour mettre la main sur des milliers de données criminelles récupérées sur EncroChat, un réseau de communication chiffré. L’investigation, révélée en fin de semaine, a permis près d’un millier d’arrestations.

Amorcée en 2017, l’enquête débute lorsque des smartphones Android utilisant le moyen de communication sécurisé « EncroChat » sont détectés. Rapidement les autorités françaises et néerlandaises appuyées par les agences de police Europol et Eurojust ont débuté des investigations techniques afin de comprendre le fonctionnement et l’étendue de l’utilisation de cette solution de communication.

Utilisé par plus de 60 000 utilisateurs, Encrochat fonctionne via des serveurs installés en France pour des utilisateurs éparpillés dans le monde entier. L’utilisation du service nécessitait un téléphone entièrement modifié pour être ensuite agrémenté d’une messagerie instantanée chiffrée.

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ESPAÑA 🇪🇸 (Salamanca): Plan TELOS – “Plan operativo integral contra el tráfico de hachis procedente de Marruecos”

La droga se encontraba oculta en un doble fondo del suelo de la carrocería del vehículo.

Se llevó a cabo la incautación de un total aproximado de 20 kilos de polen de hachis.

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ESPAGNE 🇪🇸 (Campo de Gibraltar): pendant le confinement, les narcos-transporteurs ont continué à faire le job

« Prépare m’en deux bonnes comme j’aime. »

Isco Tejón, Castaña, affirme que lorsqu’il a fait cette demande au Marocain qui l’écoutait de l’autre côté d’un téléphone sur écoutes policières, il ne parlait que de femmes. Avec le roi du haschich et ses 30 millions d’euros de fortune, c’est presque un acte de foi de croire qu’il ne faisait pas référence à deux de ces narco-bateaux qui alimentent l’Europe avec des tonnes de drogues, dans un flux constant que même la crise des coronavirus n’a pas atteint.

Dans le détroit de Gibraltar, les services de la Vigilancia Aduanera, de la Guardia Civil et de la Police ont arrêté Tejon, son frère Antonio et bien d’autres encore, mais le trafiquant de drogue du sud sait toujours s’adapter à toutes les situations qui perturbent ses rotations.

« Une réserve de drogue prise en flagrant délit à côté de l’urbanisation luxueuse de Sotogrande, du coté de San Roque. La remorque d’un bateau semi-rigide abandonné dans le sable d’une plage d’Almería. Un ‘Ceutí’ avec une expérience dans le trafic de drogue, découvert à un barrage routier à Jerez avec 278 000 euros en billets de 10, 20 et 50 euros emballés dans trois sacs en plastique. »

Ce sont toutes des actions de la police, de la Guardia civil et du SVA  qui se sont produites en pleine pandémie.

« Nous pensions que le trafic allait baisser, mais non. Ils continuent jour et nuit! », explique un chercheur qui lutte contre le trafic de drogue en Andalousie. Les chiffres lui donnent raison. Les deux premières semaines de détention, OCON Sur, le corps créé par la Guardia civil pour lutter contre le trafic de drogue plus particulièrement dans le Campo de Gibraltar, a arrêté 58 personnes et saisi 5,5 tonnes de haschisch, des chiffres très proches des périodes antérieures au coronavirus.

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Lire le reportage d’El Pais

 

Operación Mayis. Operaciones de la Guardia Civil. OCON sur, EDOA Málaga, Policía Francesa

Enquête conjointe de la garde civile et de la police française

Démantèlement d’une organisation dédiée au trafic de drogue à destination de Madrid et de la France

Il y a 16 personnes arrêtées et 2400 kilos de haschisch, neuf kilos de marijuana et 17 véhicules ont été saisis.

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ESPAGNE 🇪🇸 (port de Valencia): le conteneur de noix de Californie était lesté de 561 kilos de cocaïne

Suite au signalement transmis par la DEA, une opération a été déclenchée par la Policia nacional, la Guardia civil avec les agents de la Douane du port de Valence.

Une fois le conteneur arrivé au port de Valence, à bord du ‘Singapore Express‘, son ouverture a été effectuée et a permis de constater qu’à l’intérieur se trouvaient de nombreuses boîtes contenant des noix de Californie comme marchandise légale, mais après inspection approfondie de l’intérieur du conteneur, dix-neuf colis ont été trouvés, contenant au total 561 colis d’environ un kilogramme de cocaïne.

C’est la DEA qui a averti la Policia nacional et la Guardia civil qu’un conteneur de Californie (USA), pourrait contenir une quantité importante de cocaïne à l’intérieur.

A cette heure, le ‘Singapore Express’ vient de passer Gibraltar en route pour le port de Cartagena en Colombie.

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ESPAÑA 🇪🇸 (Valencia): Intervenidos 650 kilos de cocaína en un almacén en Quart de Poblet

Una operación conjunta agentes de la Agencia Tributaria, de la Policía Nacional y la Guardia Civil se ha saldado con la incautación de 650 kilos de cocaína en un almacén de contenedores en Quart de Poblet.

El alijo de droga llegó al Puerto de Valencia hace unos días.

Los agentes antidroga confiscaron la cocaína el miércoles por la tarde tras realizar un dispositivo de vigilancia en la base de contenedores.

En la operación participaron agentes de la Policía Nacional, la Guardia Civil y la Agencia Tributaria.

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BRÉSIL 🇧🇷: la Police Fédérale a découvert la route maritime du trafic de cocaïne de Pernambuco vers l’Espagne

Une enquête du MPF (ministère public fédéral) et de la police fédérale a détecté l’utilisation du port de Suape, à Pernambuco, comme base logistique de sortie de la cocaïne produite en Bolivie et destinée à l’Espagne. Sur la base de ces informations, le MPF a dénoncé la semaine dernière huit personnes impliquées dans le régime de délits liés au trafic de drogue.

L’enquête a commencé le 22 avril, lorsque le PF a été informé qu’un avion quitterait Goiânia pour la municipalité d’Igarassu, dans la région métropolitaine de Recife, avec un chargement de cocaïne.

La police a arrêté les responsables du transport de la drogue en flagrant délit.

L’avion transportait 650 kg de cocaïne. Il était prévu de transférer la coke au port de Suape, d’où elle devait être envoyée en Espagne.

« Les faits désormais dénoncés ont été commis et créés par une association criminelle transnationale qui n’a pas encore été entièrement dévoilée, qui a des succursales ou des activités, au moins, en Bolivie, au Brésil et en Espagne« , indique la plainte déposée par le bureau du procureur général à Pernambuco contre ceux qui sont impliqués.

 

Une femme arrêtée en tant que membre du groupe, citée par le MPF avait en sa possession un agenda dans lequel les mouvements du groupe vers la Bolivie étaient enregistrés pour organiser le transport de la drogue.

SOURCE

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FRANCE 🇫🇷 (Bercy > Douane > DNRED): de l’incompétence professionnelle à la malhonnêteté

Une question me taraude depuis plusieurs mois!

Comment un type comme Erwan Guilmin a pu arriver aux manettes de la DOD, l’un des services les plus ‘pointus’ de la Douane française en matière d’opérations et pourquoi l’a t’on nommé?

La DOD, c’est le service opérationnel par excellence, formé d’agents sélectionnés uniquement par la DNRED, triés sur le volet et ayant déjà un cursus douanier conséquent et réussi. Pour les cadres, il s’agit d’agents ayant tous une forte expérience douanière et sélectionnés souvent après deux concours internes:

1 – le concours d’entrée en Douane suivi d’un stage à l’école de formation

2 – le concours de l’inspection principale et un stage de formation pour les chefs supérieurs, chefs de division, chefs d’échelon

Et pour les directeurs, choix et nomination à ce grade après une longue expérience confirmée et probante au niveau des postes déjà occupés .

Alors pourquoi l’énarque Erwan Guilmin?

guilminenaEn aout 2018, j’écrivais à son sujet: « Le poste devait le faire bander et quand on sort de l’ENA, on passe devant les autres, même plus compétents! Par leur réseau, les grands corps ont de facto un droit de tirage sur les plus beaux postes ouverts aux fonctionnaires. Un haut fonctionnaire à Bercy ou à la Santé peut être parfait pour tel poste ou tel poste. Si un corpsard ou un énarque lorgne aussi dessus – même avec peu d’expérience préalable – il aura souvent la priorité et y fera son nid tel le coucou.

Pour mémoire, cet oiseau est réputé pour occuper le nid d’autres espèces et y pondre ses propres œufs…

Un corpsard/énarque peut toujours revenir dans son corps en attendant qu’un beau poste se libère ensuite, ou parce qu’il n’a pas vraiment fait ses preuves ailleurs. Quand il n’y a plus de débouchés – surtout après 50 ans – et si le corpsard ou l’énarque ne veut pas ou ne peut pas partir dans le privé, il attendra patiemment la retraite, en étant chargé de quelques missions ou rapport officiel peu prenant. »

Erwan Guilmin est d’abord parachuté comme directeur régional des douanes à la direction régionale des douanes Ile de France Ouest en septembre 2010, sous la haute recommandation du DG Jérôme Fournel avant d’atterrir comme directeur de la DOD en septembre 2014.

Dès le départ, il y a quelque chose qui ne correspond pas aux habitudes de la DNRED, qui est effectivement un service pointu, jalousé parfois et toujours redouté par les marquis qui hantent le siège de la Direction générale à Montreuil, véritable panier de crabes ou courbettes, bassesses et manipulations diverses occupent le temps de ces éminences grises. On s’observe, on monte voir le ou la DG au dernier étage pour présenter un projet qu’on a récupéré et qui pourrait servir à se positionner! On fait dans la probabilité, on suppute, on devient stratège, bref on est hyper productif pour soigner son image! Et on ne veut pas que la DNRED nous perturbe avec ce qu’elle sait sur nos lâchetés quotidiennes et nos arrangements entre gens de la bonne société.

INFILTRATION?

Eureka! s’exclama joyeusement le grand manitou, pourquoi ne pas infiltrer un des nôtres dans ce service d’enquêteurs ? Certes, on a déjà quelques taupes, mais, elles ne sont pas issues de notre caste de grands seigneurs de l’ENA. Oui, il faut infiltrer un des nôtres pour exercer un véritable contrôle, voire même les discréditer, pourquoi pas!

Que la personne soit incompétente pour diriger…Ça, c’est vraiment pas un problème!

D’ailleurs, le sommes nous compétents, nous les mamamouchis du système?

Erwan Guilmin arriva donc aux manettes sans jamais avoir été douanier…

Avec cet arriviste sans scrupules, toutes les dérives étaient possibles comme vient de le montrer cette affaire.

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MAROC 🇲🇦 (trafic de cannabis): la route maritime continue d’être le principal moyen d’acheminement tout en s’adaptant

Éclairage – Le trafic de cannabis se poursuit en Afrique du Nord – Espagne malgré les restrictions liées à la pandémie du Covid-19

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Selon le site arabophone alyaoum24.com, qui cite des données officielles espagnoles, ces réseaux font passer le cannabis des côtes marocaines jusqu’en Libye en longeant les côtes algériennes et tunisiennes avant de traverser la mer vers la Catalogne en Espagne avec des chargements pouvant atteindre pour une seule embarcation jusqu’à 6 tonnes de chira, d’une valeur de plus de 35 milliards de centimes.

Pour la seule année 2019, environ 179 tonnes de cannabis ont été saisies par les différents services de contrôle et de sécurité au Maroc, selon bilan officiel., ce qui permet d’en conclure que prés de 2000 tonnes sont passées!

Éviter le détroit de Gibraltar très surveillé

De son côté, les services de police en Espagne y compris la Catalogne ont récemment révélé le démantèlement d’un réseau criminel international, qui tentait depuis 2019 de s’imposer comme une alternative puissante à tous les autres réseaux de trafic de cannabis entre le Maroc et le « Triangle Ibérique », c’est-à-dire la route de la Méditerranée orientale, selon les mêmes sources.

Fin 2018, les services de la police ont découvert l’existence d’un réseau criminel transnational essayant de lier des contacts pour le trafic de haschich en Espagne via le « Triangle ibérique » de la région de Catalogne. Les chefs de file du réseau semblent résider dans les provinces de Catalogne et de Valence et ils comptaient promouvoir la route de la Méditerranée orientale loin du détroit de Gibraltar, qui est devenu très surveillé depuis l’été 2018.

Il est probable que ce réseau « charge le cannabis dans les eaux marocaines et l’achemine via les côtes algérienne et tunisienne vers la Libye, d’où il partait vers l’Espagne », qui est considéré comme l’un des débouchés européens du cannabis.

Selon un responsable de la Vigilancia Aduanera, le réseau ne craint pas le coronavirus ou les mauvaises conditions météorologiques, car ses membres essaient de profiter de ces circonstances pour augmenter leurs bénéfices et profiter de l’arrêt de l’activité des autres réseaux pour écouler leur cannabis « à un prix très élevé ».

Par ailleurs, la police espagnole a révélé, vendredi dernier, qu’en coordination avec son homologue marocaine, elle avait démantelé un réseau de trafic de cannabis et de cocaïne qui opérait à partir du Maroc, ajoutant que 51 suspects ont été arrêtés alors qu’ont été saisis 1 tonne 255 de cocaïne, 390 kg de haschich, 6 bateaux et 3 armes à feu.

La même source a également indiqué que « parallèlement, 476 kilogrammes de cocaïne, stockés entre Casablanca et Rabat, ont été saisis au Maroc », ajoutant que « grâce aux enquêtes menées par la police espagnole et à la coopération des autorités marocaines, le chemin emprunté par la cocaïne d’Amérique du Sud vers l’Europe peut être retracé ».

Le trafic de drogue se poursuit aussi sur terre au Maroc, malgré les mesures de l’état d’urgence sanitaire.

La police judiciaire de Casablanca a ainsi annoncé avoir saisi, tôt lundi, 7,2 tonnes de chira destinées au trafic international par voie maritime au cours d’une opération qui a permis l’arrestation de 3 individus soupçonnés d’implication présumée dans cette affaire. Les mis en cause se trouvaient à bord d’un camion portant de fausses plaques minéralogiques, lors de son passage dans plusieurs villes marocaines vers le port de Jorf Lasfar.

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ESPAGNE 🇪🇸 (Opération Pantín): après son interception avec 4.500 kilos de coke, le supplyer MV KARAR est arrivée à Vigo

L’opération anti-drogue du week-end dernier, qui a entraîné l’arrestation de 28 personnes et la saisie d’environ 4 500 kilos de cocaïne, a permis de « désarticuler  l’organisation de trafic de drogue la plus importante de Galice », comme le rapporte le ministère des Finances dans une note informative. Le dispositif a été organisé et exécuté conjointement par la surveillance douanière de l’administration fiscale et la police nationale.

Le MV Karar, battant pavillon togolais, a été intercepté au nord de Madère avec environ 4 tonnes de cocaïne à son bord destinées aux narco-organisations de Galice en Espagne.

Battant pavillon togolais, ce navire qui était en mer depuis vingt jours a été intercepté avec plus de quatre tonnes de cocaïne à bord.

Quinze membres d’équipage, en majorité du Bangladesh et du Népal, ont été arrêtés tout comme treize membres du réseau sur la terre ferme en Galice après plusieurs perquisitions.

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ATLANTIQUE (Canaries 🇪🇸): interception d’un bateau chargé d’environ 4 tonnes de cocaïne

Des agents du service de surveillance des douanes et des policiers ont saisi un navire contenant environ 4 000 kilos de cocaïne à bord, près des îles Canaries.

La DEA avait signalé ce transport de cocaïne, et les Espagnols, bien mieux équipées que les Français en matière d’équipements maritimes ont fait le job.

L’opération, toujours ouverte, s’est terminée pour le moment avec plusieurs arrestations, à la fois sur le bateau lui-même et en Galice, une destination estimée possible pour cette cargaison de cocaïne.

Source

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JUSTICE: qu’ils soient Anglais 🇬🇧ou Canadiens 🇨🇦, peut-on encore faire confiance aux magistrats?

Le Pacifico

Le mercredi vingt-deux octobre 1997, les gendarmes Degresley et Fournier de la GRC Bathurst rendent visite à Marc Fievet au pénitencier de Springhill en Nouvelle Écosse et lui ont rapporté une partie de son dossier de défense. Le reste sous quinzaine lui diront-ils… Le gendarme Degresley lui demanda alors d’agir sur le capitaine du Pacifico, Jürgen Kirchhoff, détenu dans le même établissement pour qu’il supprime son appel.

Fievet accepte, pour que personne ne se méprenne sur son appartenance à la DNRED.

A sa demande, Jürgen Kirchhoff, le capitaine propriétaire du cargo Pacifico se désistera, malgré le fait que les avocats de Kirchhoff étaient sûrs de faire casser le jugement de la saisie du M/S Pacifico qui étant illégale ne pouvait que rester illégale.

Le Poséidon

La « légalisation » de la saisie du M /V Pacifico en Eaux Internationales n’avait pu intervenir qu’en utilisant la seule jurisprudence créée par la saisie en haute mer du M/V Poseidon, décrétée légale par le juge Devonshire dans le jugement de Mills.

La GRC avait déjà récupéré le montant de la vente du Pacifico, obtenue après le dessaisissement du juge Alex Deschenes qui ne voulait pas légaliser cet acte de piraterie et ne voulait entendre parler de restituer les fonds.

Pourquoi se compliquer la vie, ici au Canada, comme ailleurs, quand un juge ne veut pas enfreindre la loi, il suffit d’en changer!

Le nouveau juge canadien Roger McIntyre se verra offrir un voyage à Londres pour rencontrer le juge Devonshire pour conforter la décision qu’il doit prendre et demander au juge Devonshire d’ajouter dans le jugement de Mills, le narco anglais condamné, la saisie « légale » en haute mer du Poseidon afin que cette dernière soit utilisée comme jurisprudence. La GRC fait une très forte pression sur le juge Roger McIntyre puisque le fils du juge Roger McIntyre est poursuivi par la GRC pour trafic de stupéfiant.

Pour récompenser la docilité et la soumission de ce juge acceptant la collusion, les poursuites contre le fils du juge McIntyre seront abandonnées.

Vous avez dit Justice!

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ESPAGNE 🇪🇸 (Huelva – Séville): douaniers et policiers saisissent 2.100 kilos de haschich et arrêtent 12 personnes

Des agents du SVA (Agencia Tributaria) et des agents de la ‘Policia nacional’  ont démantelé une organisation de trafiquants de haschich lors d’une enquête qui a abouti à l’arrestation de douze personnes, dix à Huelva et deux à Séville.

Quatre d’entre eux ont été arrêtés alors qu’ils tentaient d’introduire 2 100 kilos de haschich au cours de la même semaine en deux expéditions à bord de deux bateaux interceptés.

L’enquête a commencé au mois de novembre sur des habitants de la ville de Punta Umbría (Huelva), qui auraient preparé et mis en place les moyens  pour introduire à travers la côte de Huelva d’importantes quantités de haschisch en provenance du Maroc.

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FRANCE 🇫🇷 (DG de la douane): lettre ouverte au valet de plume Michel Baron

Mon cher Michel

Mon cher administrateur des douanes

Mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses

Mon cher menteur

Mon cher tartuffe

Relisant en ces journées de confinement que je supporte avec légèreté après celles que je dus subir suite aux cascades de lâcheté de tes semblables de la DG de la douane française, j’ai pu constater avec effroi que tu étais particulièrement performant dans l’art de la rhétorique mensongère. Il fallait que la lâcheté de François Auvigne fût effacée.

Ô, mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, constater une fois encore tes savantes manœuvres pour dégager la responsabilité de l’administration des douanes ne m’ont permis que de faire un constat, accablant pour toi, comme pour tes prédécesseurs Elizabeth Melscoet, Thomas Charvet et le gredin Erwan Guilmin : vous êtes des menteurs institutionnels !

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, sais tu que je ne peux accepter cette infamie savamment distillée par tes écris mensongers. Il m’est insupportable de constater qu’après avoir été encensé puis encouragé à infiltrer et infiltrer encore, tu ne souhaitais que flétrir tant de lauriers amassés. Mes actions qu’avec respect toute la hiérarchie de la DNRED admirait, mes informations précises qui tant de fois ont permis des saisies importantes, tant de fois valorisaient un service… aux actions que tu ne connais même pas! Tu m’as trahi comme tu as trahi l’honneur de la douane tout entière en ne faisant rien pour moi. Ô cruel souvenir de ma gloire passée ! Œuvre de tant de jours en un jour effacée ! Précipice élevé d’où tomba mon honneur ! Sans qu’un seul instant, ta réflexion ne te permit de retrouver le chemin de l’honneur!

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, toi qui occupe un haut rang d’administrateur, comment peux tu l’occuper sans honneur? Tu as préféré emprunter les affabulations de tes prédécesseurs pour m’écarter de toutes réparations. Seras-tu un sprinter comme ce faquin de Gérard Schoen si tu me rencontrais ou préférerais-tu jouer les timides dédaigneux, comme le fit Corinne Cleostrate, et t’éloigner sans me regarder?

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, relire encore que toutes les turpitudes subies ne seraient la résultante que d’une erreur d’appréciation de ma part sur l’engagement de la douane sur lequel j’étais persuadé pouvoir compter, me trouble. En homme d’honneur que je suis, habitué à la parole donnée, il m’était difficile d’imaginer que tant de bassesses pouvait t’habiter.

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, je te croyais honnête et factuel, n’hésitant pas à t’informer avant de m’emballer dans des écrits totalement infondés. Non, tu n’as rien demandé, te permettant alors de tordre le cou à la vérité des faits.

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, merci de transmettre mes meilleures civilités à ton entourage…douanier.

Marc Fievet

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ESPAÑA 🇪🇸 (Puerto de Valencia): Agencia Tributaria y Benemerita han confiscado 2.200 kilos de cocaína

El narcotráfico no cesa ni en tiempos de coronavirus. La Guardia Civil y la Agencia Tributaria han confiscado en las últimas semanas más de dos toneladas de cocaína que llegaron al Puerto de Valencia en cuatro contenedores. Tres de los alijos de droga fueron interceptados en las terminales y el cuarto lo descubrieron los trabajadores de una empresa de Montaverner, cuyo propietario desconocía que una banda de narcotráfico había ocultado 370 kilos de cocaína en un cargamento.

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DÉTROIT DE GIBRALTAR 🇬🇮(Atlantique – Méditerranée): en plein Covid-19, le trafic du haschisch entre le Maroc 🇲🇦 et l’Espagne 🇪🇸 se porte bien

Face à la propagation de la pandémie du Covid-19, l’Espagne a décrété le 14 mars l’état d’alerte avec un fort déploiement de l’armée dans les villes du pays. Le Maroc a emboité le pas à son voisin du nord en déclarant le 20 mars l’état d’urgence sanitaire.

Deux mesures qui ne semblent guère eu aucun impact sur l’activité des réseaux de trafic de drogue opérant entre les deux pays. En Témoigne la saisie de 5,626 tonnes de haschich par les équipes de la Guardia Civil dans les eaux de la Méditerranée séparant le Maroc de l’Espagne durant les deux dernières semaines.

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FRANCE 🇫🇷 (Énarques, administrateurs civils et douaniers et autres DG de la Douane française): seraient-ils tous des menteurs?

Arrêté du 20 septembre 2005 portant délégation de signature (direction générale des douanes et droits indirects) – Article 19

 

 » Délégation est donnée à M. Erwan Guilmin, administrateur civil et à Mme Elisabeth Melscoet , inspectrice principale des douanes, à l’effet de signer, au nom du ministre délégué au budget et à la réforme de l’Etat, porte-parole du Gouvernement, toutes pièces relatives aux affaires de la compétence du Conseil d’Etat, des cours administratives d’appel ou des tribunaux administratifs ainsi que tous documents comptables intéressant la direction générale des douanes et droits indirects. »

Le 30 juillet 2010, Erwan Guilmin a été le signataire au nom du Ministre du budget, d’un mémoire de onze pages destiné à transformer l’action menée par Marc Fievet, AKA NS 55 DNRED, pour permettre de rejeter sa demande d’indemnisation que ses avocats avaient déposée auprès du tribunal administratif.

Après vérifications faites auprès des douaniers du service opérationnel de la DNRED, Erwan Guilmin n’a jamais posé la moindre question concernant l’action de cet aviseur, pourtant considéré par le ministre Michel Charasse et par toute la hiérarchie douanière comme accomplissant une mission d’agent infiltré.

 

Christian Gatard, chef de l’échelon DNRED de Nantes écrira à Marc Fievet le 4 mars 2014:

« Comme je viens de te le dire par tel, j’ai lu ce mémoire dont je n’avais jamais entendu parler, ce qui veut dire que l’on ne m’a jamais consulté depuis mon départ à la retraite en 2006.
Je partage ton analyse globale: j’ai notamment noté que dès les premiers § il est écrit que tu as donné « quelques renseignements » ou quelque chose comme ça. Inutile de te préciser que ton rôle est largement sous estimé. »

Jean Henri Hoguet, (photo à gauche), patron de la DNRED, qui avait organisé le recrutement de Marc Fievet à Gibraltar, n’a jamais été contacté.

Est-ce à dire que l’administrateur civil Erwan Guilmin s’est autorisé à déformer la vérité des faits pour satisfaire les souhaits du directeur général de l’époque Jérôme Fournel (photo à droite)

Certes, la récompense est venue quelques années plus tard lorsqu’Erwan Guilmin a pris la direction de la DOD (Direction des opérations Douanières) à la suite de Vincent Sauvalere.

Comment puis-je aujourd’hui écrire ces quelques lignes ?

C’est qu’il s’avère en effet que l’énarque, administrateur civil, Erwan Guilmin est un faussaire, d’État certes, mais un faussaire quand même, puisque non content d’avoir faussé la totalité de l’action de Marc Fievet auprès de la DNRED, il a quelques années plus tard confirmé sa qualité de faussaire en étant confondu d’avoir modifier délibérément un document classé « Secret Défense » qui démontrait sa connaissance et sa participation à des faits habituellement reprochés aux escrocs internationaux et au monde du crime organisé. De caviardage tout simplement, l’énarque Erwan Guilmin s’est rendu coupable sur un document que l’on devrait considéré comme sacré puisque classé secret défense.

Pour Erwan Guilmin, tout va bien, Jérôme Fournel l’a reclassé à Bercy comme « Chargé de mission à la sous-direction des politiques sociales – Secrétariat général » au Ministère de l’économie et des finances et ce depuis janvier 2018, où il n’apparait jamais.

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Thomas Charvet – Bruxelles

Conseiller Douanes – Contrôle et gestion du risque, accises et autres fiscalités, OMD), Union douanière GUD (législation, systèmes d’information, douane électronique, tarif douanier, accords internationaux, mouvements argent liquide, biens culturels

qui, au nom du ministre chargé des douanes, rédigea les 26 janvier 2012, 17 février 2012 et 30 spetembre 2013, trois réponses en défense pour le ministre du Budget sans se renseigner sur la réalité du dossier de Marc Fievet auprès des douaniers directeurs de la DNRED, Jean Henri Hoguet, Bernard Pouyanné, Jean Puons, Gérard Estavoyer, Jean Paul Garcia.

Document incomplet et arrangé, dans lequel les mensonges sont entremêlés savamment au milieu de vérités.

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Elizabeth Melscoet de la DG de la Douane (DGDDI), au nom du ministre chargé des douanes, dans la limite de ses attributions, peut signer toutes pièces relatives aux affaires de la compétence du Conseil d’État, des cours administratives d’appel ou des tribunaux administratifs, tous documents comptables intéressant la direction générale des douanes et droits indirects, les pouvoirs de représentation en justice, les décisions relatives aux demandes de bénéfice de la protection fonctionnelle des agents de l’État ainsi que les habilitations des agents des douanes visées à l’article 64 du code des douanes, à l’article L. 38 du livre des procédures fiscales et à l’article 64 du code des douanes dans ses versions respectivement applicables à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Wallis-et-Futuna, en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie…. ne posa aucune question aux douaniers directeurs de la DNRED, Jean Henri Hoguet, Bernard Pouyanné, Jean Puons, Gérard Estavoyer, Jean Paul Garcia, concernés par l’affaire de Marc Fievet, AKA NS 55, avant de rédiger le 21 mai 2015 une réponse incomplète, arrangée et mensongère au TA (Tribunal administratif).

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Michel Baron – administrateur des douanes, qui, au nom du ministre chargé des douanes, dans la limite de ses attributions, peut signer toutes pièces relatives aux affaires de la compétence du Conseil d’Etat, des cours administratives d’appel ou des tribunaux administratifs, tous documents comptables intéressant la direction générale des douanes et droits indirects, les pouvoirs de représentation en justice, les décisions relatives aux demandes de bénéfice de la protection fonctionnelle des agents de l’Etat ainsi que les habilitations des agents des douanes visées à l’article 64 du code des douanes, à l’article L. 38 du livre des procédures fiscales et à l’article 64 du code des douanes dans ses versions respectivement applicables à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Wallis-et-Futuna, en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie…. ne posa aucune question aux douaniers directeurs de la DNRED, Jean Henri Hoguet, Bernard Pouyanné, Jean Puons, Gérard Estavoyer, Jean Paul Garcia, concernés par l’affaire de Marc Fievet, AKA NS 55, avant de rédiger le 19 janvier 2016 une réponse incomplète, arrangée et mensongère au TA (Tribunal administratif).

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A Bercy, l’administrateur civil voyou Erwan Guilmin, l’administrateur civil Thomas Charvet, l’administrateur des douanes Michel Baron comme Elizabeth Melscoet de la DG de la Douane (DGDDI), certainement des grands spécialistes des actions d’infiltration à l’international, ont réécrit l’histoire en interprétant les actions que Marc Fievet a menées pour le compte de la DNRED, dans le seul but de dégager la Douane Française et la DNRED de toutes responsabilités.

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ESPAGNE 🇪🇸 (opération AROUSA): saisie de 3.700 kilos de cocaïne et arrestation de sept personnes

La tentative des trafiquants de drogue galiciens de contourner les mesures du confinement du coronavirus a échoué.

Tout a commencé à l’aube, lorsque les bateaux « attendus » ont été positionnés, par deux hélicoptères (de la douane (Agencia Tributaria) et de la Guardia civil) et trois  patrouilleurs (deux des douanes et un de la Benemerita) durant l’approche de l’estuaire d’Arousa, à exactement dix miles de l’île de Sálvora.

Parmi les détenus, on trouve Antolín Fernández Pajuelo et son frère Alberto.

Des sources  indiquent que son centre logistique serait situé à A Guarda, avec une « succursale » sur les rives de l’estuaire d’Arousa disposant de l’infrastructure, des connaissances et des contacts nécessaires pour réceptionner tous types de drogues dans un rayon d’environ deux cents kilomètres de la côte atlantique, couvrant à la fois la Galice et le nord du Portugal.

Introduire 3700 kilogrammes de cocaïne, la nuit et à bord de deux bateaux rapides, comme ces gens essayaient de le faire samedi matin, n’est pas à la portée de tous.

Quelle que soit la quantité volumineuse de cocaïne saisie, 3 700 kilos, l’opération a pour l’instant conduit à l’arrestation de sept personnes. Deux d’entre elles sont tombées (un Galicien, lié au monde du trafic de drogue dans l’estuaire et un citoyen péruvien) aux toutes premières heures de samedi, alors qu’ils tentaient de fuir après être entrés dans l’estuaire, près de la rivière Umia.

Ils ont été rejoints en prison, ce dimanche,  par cinq autres personnes qui sont tombées à A Guarda à la suite d’une série de recherches. Les agents n’ont pas trouvé plus de marchandises, mais ils ont trouvé un troisième bateau de type zodiac, qui a également été saisi.

A Vilagarcía, des agents d’Udyco ont passé au peigne fin les quartiers d’A Lomba et de San Roque et A Illa de Arousa, où EDOA a effectué une perquisition, en plus de Tragove, à Cambados.

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DOUANE FRANÇAISE 🇫🇷 (DNRED): lorsque NS 55 préparait une implantation du coté de Puerto Barrios au Guatemala

Après la politique, le terrorisme.

John Short me l’a clairement indiqué: le Melor ne va pas faire du cabotage.

Mon gentil trafic entre le Maroc et l’Espagne, voire l’Italie, n’était que de l’artisanat à côté de ce que Short me laisse entrevoir. On ne parle plus de cannabis, ni de Tanger, mais de cocaïne et des Caraïbes, et je dois impérativement en tenir compte pour les travaux de mise à niveau de mon cargo. Celui-ci doit être absolument fiable, je ne peux m’aventurer en haute mer, pour de longues traversées, sans un maximum de sécurité. J’en parle longuement avec Ralf De Groot qui m’avertit que la sécurité et la belle mécanique ont un coût. Lorsqu’il me montre le calcul, le total me donne le vertige. J’en avise mon commanditaire anglais qui tousse un peu mais finit par se ranger à mes arguments et accepte de régler les factures. En bon commerçant, il comprend que la fiabilité du bateau rassure le client, convaincu que ses commandes arriveront à bon port.

Parkhave Rotterdam


Le principe de réparations et d’aménagements lourds est donc acquis, ce qui va m’obliger à rester à Rotterdam pendant deux mois et demi. Le Melor disposera d’une autonomie de soixante-dix jours de mer. Mais pour cela il faut installer de nouveaux réservoirs de fuel et donc, également, de nouvelles canalisations. Nous sommes loin du bricolage prévu au départ et cette nouvelle orientation n’échappe pas aux douaniers hollandais.Mon équipement de bord les avait déjà intrigués, voilà qu’ils s’interrogent maintenant sur mes aménagements et me demandent des comptes sur mes projets.Cette fois l’heure n’est plus aux civilités et je me fâche lorsqu’un officier de la Douane hollandaise vient à nouveau me poser des questions :-Ceci est mon bateau, j’en fais ce que je veux. Pour votre information, j’ai l’intention de commercer et de monter une affaire avec un pays d’Amérique centrale. J’aurai besoin de mon cargo pour transporter du matériel et des marchandises. Jusqu’à preuve du contraire ce n’est pas interdit et je suis bien aimable de vous en aviser. Le douanier grommelle quelques remarques que je n’écoute pas, puis rejoint le quai. Je sais fort bien qu’il ne va pas se contenter de ces explications et qu’il me demandera d’autres précisions. Je devrai les lui fournir et pour cela une évidence apparaît : je dois effectivement lancer un projet avec un pays d’Amérique centrale, ou, en tout cas, en donner l’impression.Je ne manque pas d’imagination et la démesure ne m’effraie pas. Je consulte un atlas et je décide tout à fait arbitrairement d’implanter une affaire sur la côte Atlantique du Guatemala. La base étant définie, j’opte pour la création d’un complexe hôtelier autour d’une marina. C’est ambitieux, mais seul un projet ambitieux peut motiver les autorités locales et les pousser à me fournir les cautions et les justifications que les douaniers vont me demander à coup sûr. Aidé par un juriste, j’échafaude mon projet avec le plus grand sérieux pour le rendre crédible, puis je prends contact avec l’attaché commercial de l’ambassade du Guatemala à Madrid. Un rendez-vous est fixé et je fais un aller-retour en Espagne pour peaufiner le projet et lui donner corps. Un lieu précis est déterminé : Puerto Barrios, qu’il faut aller reconnaître. Pour me justifier aux yeux des douanes, je dois aller jusqu’au bout de l’illusion et j’envoie à Guatemala City mon fils Laurent et un ami, cadre commercial, totalement étranger à tous trafics, rencontré à Gibraltar, qui parle parfaitement espagnol. Avant leur départ je les invite, bien sûr, à susciter et multiplier les actes écrits avec les autorités et les entreprises. Paré de ce côté, je dois maintenant m’occuper de l’autre volet de mes travaux sur le Melor : leur financement. Le chantier de Parkhaven m’a présenté une première facture que je dois régler et j’appelle mon caissier à Londres. John Short tient parole et m’invite aussitôt à le rejoindre au Croydon Palace Hôtel, juste en face de la Cour de Justice, dans la banlieue de Londres où il me remettra l’argent. Mais il s’inquiète :

-Comment comptes-tu sortir une telle somme en argent liquide d’Angleterre ?

-Je me débrouillerai, j’ai l’habitude. En fait d’habitude j’appelle aussitôt Gatard pour qu’il demande de l’aide à son homologue anglais. Il ne peut tout de même pas refuser. Quelques jours plus tard, je suis assez satisfait de passer devant les douaniers de l’aéroport d’Heathrow sous la discrète protection de John Hector, l’un des leurs, sans même leur montrer la moindre pièce d’identité. Je n’ai même pas cherché à dissimuler les liasses de livres sterling serrées dans une pochette en plastique au fond de mon sac de voyage, puisque pour plus de sûreté, c’est John Hector lui-même qui portait mon sac. Sous l’impulsion de Ralf, les travaux ne prennent pas de retard et je peux bientôt communiquer avec exactitude à John Short la date où le Melor sera prêt à appareiller. Il me donne alors plus de détails sur l’opération que je vais mener et, brusquement, je comprends pourquoi les Anglais s’intéressent tant à lui :-Marc, tu pars dès que le bateau est paré. Tu vas charger une tonne de cocaïne aux Caraïbes que tu livreras à des gens de l’IRA. C’est urgent, ils ont besoin d’argent, et moi aussi. Nous avons déjà perdu trop de temps. Je te préciserai le programme plus tard. Pour l’instant je peux juste te dire que tu déchargeras près d’Oban, en Écosse. Tu peux aller repérer les lieux et chercher le site qui te convient. Tiens-moi au courant. Je sens que Short ne tient pas à en dire plus pour le moment mais je l’interroge tout de même car l’information qu’il vient de me donner sans la moindre précaution me paraît énorme :

-John, l’IRA donne dans le trafic de drogue ?

Allons Marc, tu n’es pas naïf, ça coûte cher la clandestinité. A ton avis, ils vivent de quoi ? Des dons des militants ? Et les armes, les bombes, ça pousse dans les champs comme les salades ? Au revoir Marc, je te rappelle.

Après le GAL en Espagne, l’IRA en Irlande… Décidément les trafics de drogue ne profitent pas qu’aux dealers des banlieues et je me pose des questions sur la volonté de certains États d’y mettre un terme. Pour alimenter certaines caisses noires quoi de plus anonyme et discret qu’une livraison dans un charmant petit port ? Pas de paperasse, pas de trace, pas de TVA et le contribuable n’est même pas floué…En tout cas j’ai la certitude que je viens de franchir un palier. Je naviguais en eaux troubles, je plonge en eaux profondes.

Christian Gatard

Christian Gatard, le patron de la DNRED de Nantes émet un long sifflement lorsque je lui révèle mon information:

C’était donc ça, les British se doutaient que par Bob Mills, puis John Short, ils allaient remonter jusqu’à l’IRA. Je comprends mieux, il ne s’agit plus seulement de saisir des stups mais surtout de coincer salement des indépendantistes irlandais. C’est une toute autre dimension.

Bobby Mills

Avec Christian je ne cherche pas à jouer l’oisillon tombé du nid: depuis le temps, je suppose quand même que les flics anglais se doutent bien que l’IRA ne vit pas d’oboles ?

C’est certain. Tu vois bien qu’ils ne pistaient pas Mills par hasard. Mais, entre savoir et prouver, il y a un grand vide juridique.

Je constate encore que tous les mouvements clandestins du monde, qu’ils soient de droite ou de gauche, n’existent que par les trafics, mais que le lien entre la drogue et le financement du mouvement n’est jamais évident, sans compter que, bien souvent, la politique vient encore compliquer les choses. Même très riches, les États n’aiment pas mettre la main à la poche, alors, si leurs protégés peuvent subvenir à leurs besoins, ils ferment pudiquement les yeux sur les méthodes et, éventuellement, donnent même un petit coup de pouce. Ce qui ne les empêche pas, parallèlement, d’engloutir des sommes colossales dans la lutte contre les trafics à grand renfort de beaux discours et de bonnes intentions.Tous les policiers, tous les douaniers du monde sont d’accord sur ce point, ce qui ne les empêche pas de traquer les trafiquants pour la plupart d’entre eux avec pugnacité, conviction, voire avec courage, ce qui est d’autant plus admirable. Pour l’heure c’est ce que font les douaniers de Nantes et ceux de Londres, les HM Customs excise officers.

George Atkinson

En apprenant que je vais livrer pour l’IRA, le contrôleur George Atkinson s’autorise une sorte de glapissement qui doit traduire chez lui une intense euphorie, et propose immédiatement de mettre l’un de ses hommes à ma disposition pour aller repérer les lieux de la livraison.

Un rendez-vous est prévu à l’ambassade de France, dans le bureau de l’attaché des Douanes, Marc Lerestre, pour monter l’opération. Nicole, la secrétaire de la DNRED de Nantes m’y accompagne pour représenter le service et ramener quelques documents confidentiels que Lerestre doit lui remettre. Il fait gris et il pleut

lorsque nous arrivons devant le King’s Gate House, 115 High Holborne, annexe de l’ambassade de France. Dans le hall, Marc Lerestre discute déjà avec un officier des Douanes anglais, John Hector. C’est lui qui va nous accompagner en Écosse. Les présentations effectuées, nous montons dans le bureau de l’attaché des Douanes qui a déjà étalé une carte des côtes écossaises sur une table ronde. John Hector pointe tout de suite son doigt sur le golfe de Murray, à l’ouest, et le canal Calédonien qui relie la côte ouest à la côte est de l’Ecosse. C’est dans cette zone que l’on m’a demandé de livrer et c’est donc là où nous allons nous rendre demain. Je loue une voiture à mon nom à l’aéroport de Glasgow et j’inscris John Hector comme conducteur parce que je n’ai pas l’habitude de la conduite à gauche. Un tout petit détail qui me lie par contrat aux douanes anglaises et scelle notre coopération.

King’s Gate House, 115 High Holborne

Pour mes trois compagnons de voyage, notre séjour écossais se transforme bien vite en circuit touristique. Ne connaissant rien aux manœuvres que je vais avoir à exécuter, ils ne me sont d’aucune utilité. Aussi, la plupart du temps, je leur laisse la voiture, préférant prospecter les ports et longer les côtes seul et à pied.

Nous restons trois jours sur le secteur et je fixe mon choix sur un tout petit port assez isolé, près d’Oban, face auquel je pourrai mouiller sans trop attirer l’attention. Un Zodiac viendra prendre la marchandise et la mènera jusqu’à un camion garé le long du canal Calédonien. La suite ne me regarde plus, elle concerne John Hector qui m’assure que son service n’a encore rien prévu. Le repérage est terminé, je rentre à Rotterdam.

Pas pour longtemps. Je reçois très vite un appel téléphonique de John Short. Je dois partir à Dublin


immédiatement et prendre une chambre dans un hôtel dont il me donne le nom. Puis il m’indique un jour, et l’heure exacte à laquelle je devrai me trouver au bar de cet hôtel. C’est concis. Au jour dit, à l’heure dite, je suis à mon poste. J’ai repéré le téléphone posé au bout d’un assez joli bar en bois et je me suis installé à la table la plus proche en commandant une « lager beer ». Cet instant m’excite, mais en même temps je pense que tout cela n’est qu’un jeu. Ce téléphone que je fixe intensément ne peut pas sonner, on ne voit cela que dans les films…Et pourtant il sonne. Incrédule, je refuse de regarder le barman, qui fait répéter un nom pour la troisième fois, et j’accroche mon regard sur le programme d’un singing-pub affiché en face de moi entre un jeu de fléchettes et une vieille publicité pour la Pelforth.

– Mister Fiévet ?

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