AVISEUR INTERNATIONAL

Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81

AVISEUR INTERNATIONAL

SPAIN: twenty arrested for smuggling hashish between Morocco and Spain

Alouette II helicopter. Alouette II helicopter.

THE Guardia Civil announced on January 14 that 20 members of a criminal gang have been arrested in Cadiz, Malaga and Sevilla for smuggling hashish between Morocco and Spain using a helicopter.

Operation TELOS, which began in 2013, aims to fight the illegal drug trade by monitoring coastal areas using land, air and sea assets.

As part of that operation, the Guardia Civil detected a light, single motor Alouette II helicopter flying between the two countries at night, without lights, and at an unusually low altitude.

The suspicious vehicle was tracked to its final destination, a farm in the Parque Natural Los Alcornocales Cadiz, where it was intercepted.

Officers of the Guardia Civil found 615 kilos of hashish inside the helicopter, which had been specially modified with ´wire baskets´ on the exterior, enabling it to carry more of the illegal substance. The experienced Ukrainian pilot was detained, as well as his co-pilot and a third person who was waiting to receive the hashish.

This successful bust triggered a second phase of the operation, and led to the further arrests of 17 people, after other homes and farms in Andalucia were searched. Reports suggest that six cars, a stolen SUV, guns and ammunition were seized by the authorities.

A similar light helicopter was also found on one of the properties. The vessel, which was buried several meters below the ground to avoid detection, appeared to have been damaged in an accident.

Since Operation TELOS began more than four tons of hashish have been seized, 30 arrests have been made and 12 aircrafts have been intercepted.

http://www.euroweeklynews.com/3.0.15/news/on-euro-weekly-news/spain-news-in-english/136377-twenty-arrested-for-smuggling-hashish-between-morocco-and-spain

Posté avec WordPress pour Android

000000000000000000000000000000

ESPAGNE (Andalousie): un réseau de trafic de cannabis démantelé, deux hélicoptères saisis, 20 arrestations

L’enquête a démarré lorsque des agents ont détecté un hélicoptère volant à très basse altitude, sans aucune lumière, entre le Maroc et le sud de l’Espagne tout proche, a annoncé la police, dans un communiqué, sans préciser la date de cette découverte. L’appareil a été intercepté dès son atterrissage, dans une propriété, au milieu du parc naturel des Alcornocales (Andalousie). Le pilote, de nationalité ukrainienne, son copilote, et une troisième personne ont été détenus.

La police a saisi 615 kilos de cannabis qui se trouvaient dans l’appareil et détenu ultérieurement 17 autres personnes. Un deuxième hélicoptère a été découvert plus tard, dissimulé sous de la terre après un accident qui l’avait rendu inutilisable.

http://mobile.lesoir.be/1093948/article/actualite/fil-info/fil-info-monde/2016-01-14/un-reseau-trafic-cannabis-demantele-deux-helicopteres-saisis-20-arr

Posté avec WordPress pour Android

0000000000000000000000000000000000000000000000000000

ESPAGNE (Drogues): la vente d’héroïne auprès de Français augmente à Figueras

Véhicule de la police catalane, les Mossos d'esquadra © Mossos d'esquadraSans tabous, les autorités policières de Figueres pointent du doigt le phénomène de 2015 : les saisies d’héroïne et de cocaïne auprès de revendeurs, dont les clients sont le plus souvent français, ont progressé en 2015.

Le trafic de drogues dures a augmenté cette année à Figueres, selon les statistiques de la police catalane, les Mossos d’esquadra, et de la police municipale. Depuis le mois de janvier, 1995 grammes d’héroïne et 465 grammes de cocaïne ont été saisis en centre-ville auprès de dealers de petites quantités. Le 15 décembre, l’inspecteur Alfonso Sánchez, chef du commissariat des Mossos, a détaillé ces chiffres en précisant que la vente de drogue à Figueres attire des consommateurs du Sud de la France, car les substances proposées sous le manteau, en premier lieu l’héroïne, présentent une «grande pureté», à un prix «très compétitif». Les autorités emploient des mots directs pour dépeindre la réalité, dans le but de la combattre.

Le cannabis pousse dans les quartiers Ouest

Depuis plusieurs années, les agents de police de la région de Figueres s’emploient aussi à identifier des plantations de cannabis, surtout dans les quartiers Ouest de la ville. Ces cultures illicites, en pleine recrudescence, ont donné lieu en 2015 à la saisie de 196 kilos de plants. En revanche, les saisies de cannabis prêt à consommer ont représenté 983 grammes en 2015, une quantité importante mais inférieur de moitié aux saisies d’héroïne.Afficher l'image d'origine

http://www.la-clau.net/info/11281/la-vente-lheroine-aupres-de-francais-augmente-a-figueres-11281

000000000000000000000000000000000

NARCOTIQUES: la cocaïne noire apparaît en Catalogne, 375 kilos saisis à Torrelles de Foix, au Sud de Barcelone

Cocaïne noire © DTFCocaïne noire © DTF

Mercredi 6.1.2016

 Substance répandue en Amérique du Sud, la cocaïne noire est une substance modifiée, afin  de passer inaperçue auprès des douanes. Une cargaison a été saisie dans la région du Penedès.
 Pour la première fois, une quantité significative de «cocaïne noire» a été identifiée en Catalogne, suite à l’intervention de la Guardia Civil. Le corps de police espagnol a saisi 375 kilos de cette substance, le 5 janvier à Torrelles de Foix, dans la région viticole du Penedès. Cette drogue séjournait dans un laboratoire clandestin consacré à sa retransformation en produit pur. La cocaïne noire, à l’aspect de fumier, est fréquente en Amérique du Sud, notamment au Chili. Peu identifiable par les chiens renifleurs dans le cadre des trafics internationaux, elle reste extrêmement rare en Europe. 

L’opération policière menée à Torrelles de Foix est le résultat d’une enquête menée avec la DEA, agence américaine contre la drogue. Cette opération internationale a permis d’identifier un voilier en séjour dans le port de plaisance de La Palma, dans les Îles Canaries. L’embarcation contenait la drogue, qui a été transportée en Catalogne pour y être traitée puis revendue. Dans le cadre de cette affaire, six personnes sont placées en détention, dont trois Vénézuéliens, deux Italiens et un Espagnol.

http://www.la-clau.net/info/11341/la-cocaine-noire-apparait-en-catalogne-11341

Posté avec WordPress pour Android

0000000000000000000000000000000000000000000000

MADRID (Drogas): crecen un 40 % las incautaciones de heroína y cocaína por la Policía Nacional

espagneMadrid, 5 ene (EFE).- La Policía Nacional incautó el pasado año 204 kilos de heroína y 22.894 de cocaína, lo que supone un incremento del 40 y del 43 por ciento, respectivamente, respecto a las cantidades intervenidas por este cuerpo en 2014.

Son datos del balance provisional de la lucha contra el narcotráfico en el año que acaba de concluir y que hoy ha adelantado el director general de la Policía, Ignacio Cosidó, quien ha cifrado en 13 millones el dinero en efectivo intervenido a las organizaciones (un 50 por ciento más).

Tras los descensos registrados en los últimos años, en 2015 se ha producido un incremento en las aprehensiones de heroína, ya que el consumo de esta droga ha aumentado, aunque ya casi no se consume inyectada, sino de otras formas.

Además, parte de la heroína que procede de los Balcanes con destino a Portugal pasa por España, y esa es otra de las razones por las que has aumentado las incautaciones de esta sustancia estupefaciente.

Respecto al éxtasis, la Policía aprehendió 771.000 dosis, con un alza del 64 por ciento, en tanto que han bajado las incautaciones de hachís un 23 por ciento, si bien la cantidad intervenida por la Policía fue de 100 toneladas.

Y otra droga que ha registrado un notable aumento en sus incautaciones ha sido la marihuana, con 6.404 kilos y una subida del 145 por ciento.

Más de 1.000 vehículos, entre ellos 43 camiones, y casi 300 armas cortas y largas, con un aumento del 40 por ciento, son otros datos del balance provisional resaltados por Cosidó.

La colaboración de la Policía en operaciones en países de origen de la droga también dio sus frutos el pasado año con la incautación de 9.600 kilos cocaína, 5.000 kilos de pasta base de cocaína, 28.700 kilos de marihuana, 380.000 litros precursores líquidos, 149.000 kilos de precursores sólidos y 247 laboratorios desmantelados.

Los responsables policiales han subrayado la lucha de España contra el narcotráfico, que está obligando a las organizaciones criminales a cambiar las rutas y, de hecho, para la cocaína y el hachís ya están utilizando puertos de otros países europeos y de África, como Libia. EFE

http://www.lavanguardia.com/vida/20160105/301209661772/crecen-un-40-las-incautaciones-de-heroina-y-cocaina-por-la-policia-nacional.html

Posté avec WordPress pour Android

00000000000000000000000000000000000000000

NARCOS: la Guardia Civil interviene 375 kilos de ‘cocaína negra’

La Guardia Civil interviene 375 kilos de ‘cocaína negra’Cuatro detenidos en Barcelona y dos en Santa Cruz de la Palma

La droga viene mezclada con una sustancia oscura para dificultar su identificación

Decomiso de ‘cocaína negra’ en un laboratorio desmantelado por la Guardia Civil en Torrelles de Foix (La Vanguardia)
, Barcelona

05/01/2016 12:28

La Guardia Civil ha desmantelado un laboratorio de tratamiento de cocaína en Torrelles de Foix (Alt Penedès, Barcelona), donde una organización internacional separaba esta droga de una sustancia que dificulta su identificación y que es de color muy oscuro, de aspecto parecido al hachís o a cierto tipo de estiércol. Por eso, los 375 kilos intervenidos en la operación venían etiquetados como ‘cocaína negra’.

En la operación, se ha detenido a seis personas: tres venezolanos, dos italianos y un español. La droga fue localizada en un velero que atracó en un puerto deportivo de la ciudad de Sant Cruz de la Palma, en la isla de La Palma. La cocaína estaba allí oculta en un doble fondo sellado dentro del depósito de combustible.

Detalle de la cocaína mezclada con la sustancia oscura que dificulta su identificación, intervenida en Torrelles de Foix
Detalle de la cocaína mezclada con la sustancia oscura que dificulta su identificación, intervenida en Torrelles de Foix (La Vanguardia)

Los investigadores de la Guardia Civil de Catalunya supieron de la existencia del barco después de descubrir el laboratorio de Torrelles de Foix y de detener a un matrimonio venezolano, enviado directamente por la organización para supervisar el proceso de separación de la cocaína y la sustancia negra, y a dos italianos que estaban vinculados a la venta de una partida de esta droga. Este matrimonio venezolano está en el origen de la investigación. Es a través de informaciones de inteligencia policial, ha dicho el teniente coronel Daniel Baena, responsable de los equipos de policía judicial de Catalunya, como se iniciaron los seguimientos de este matrimonio.

Las entradas y registros en los hoteles donde se alojaban el matrimonio y los dos hombres italianos que se citaron con ellos guiaron, sin saberlo, a los guardias civiles hasta el laboratorio. Se registraron habitaciones en un hotel de Barcelona y otro de Sitges. Allí se localizó la documentación que permitió identificar el velero que venía de América y que haría escala en las Islas Canarias antes de llegar a Barcelona.

Fábrica de droga

La localización del laboratorio se produjo después de un estrecho seguimiento del matrimonio venezolano del que la DEA (agencia norteamericana antidroga) había facilitado algo de información a los investigadores españoles. Fueron guardias de la policía judicial los que al vigilar discretamente a la pareja venezolana como dieron con los dos italianos. “Después de que tomaran muchas medidas de precaución y cambiaran varias veces de dirección, y tras creerse a salvo de cualquier vigilancia, nos llevaron hasta Torrelles de Foix”, explica una fuente de la investigación.

Los investigadores no osaron entrar en la nave industrial, pero desde fueron vieron como se movían haces de luz de las linternas de los cuatro sospechosos. Además, del local salía un fuerte olor a productos químicos muy penetrante. “Entonces no tuvimos dudas de que ahí había un laboratorio”, ha dicho el teniente coronel Baena.

Como no cabía duda de que en el interior de la nave había productos químicos que podían resultar peligrosos para las personas, se solicitó de urgencia una orden de entrada y registro al que el juzgado accedió. Allí se localizaron abundantes efectos para el tratado de la cocaína, como litros de ácido, cubos, ollas, filtros…

A salvo del olfato canino

Las organizaciones de tráfico internacional de drogas y de cocaína en particular hace tiempo que utilizan el mecanismo de enmascaramiento de este estupefaciente con un producto oscuro. Cuando se convierte en cocaína negra es casi indetectable por los perros. Eso permite un transporte mucho más seguro, sin embargo el proceso químico para separar ambos productos es complejo. “Eso hace más vulnerables a las organizaciones”, ha matizado Baena al referirse a ese proceso de separación.

Los cocineros han de ser muy diestros y disponer de una gran infraestructura como la descubierta en Torrella de Foix. Si se hace de forma poco cuidada la merma de cocaína puede ser alta. Por ello, la organización envió a dos delegados desde Venezuela, el matrimonio detenido, para que supervisara cómo se estaba llevando a cabo ese proceso y se hacía con garantías suficientes.

http://www.lavanguardia.com/local/vilafranca/20160105/301207000028/guardia-civil-cocaina-negra-laboratorio-desmantelado.html

Posté avec WordPress pour Android

0000000000000000000000000000000000000000000000

NARCOTRAFICO (Incautación cocaína): toneladas de ‘farlopa’, hoteles de lujo y billetes de 500

La policía interviene 3.000 kilos de coca en Galicia, la mayor incautación en tierra desde 1999Los agentes arrestan a doce personas y desarticulan dos organizaciones internacionales

La detención de los conductores de la furgoneta con droga. / Cuerpo Nacional de Policía

Dos holandeses aterrizaron a finales de 2015 en Santiago de Compostela para alojarse en uno de los mejores hoteles de la ciudad, cerca de la plaza del Obradoiro, y dispuestos a derrochar el dinero sin pudor. Los billetes de 500 euros volaban de sus manos mientras esperaban la señal que diera el sentido definitivo a su visita a Galicia. Aguardaban esa cita que confirmara la operación: la venta de 3.000 kilos de cocaína a una organización de narcos británicos que operaba en España. Un acuerdo entre bandas que se cerró hace solo un mes, a principios de diciembre. Pero que se frustró apenas unos días después, durante una persecución de los GEO por una carretera cercana a Vigo. El Cuerpo Nacional de Policía (CNP) puso fin el 14 de diciembre a este entramado internacional y se incautó la mayor cantidad de cocaína en tierra en la región desde 1999.

« Los agentes han detenido a media docena de personas », ha anunciado este martes el director general del CNP, Ignacio Cosido. « Estamos hablando de dos organizaciones muy importantes. Pocas tienen hoy en día la capacidad de adquirir y transportar esa cantidad de estupefaciente », añaden fuentes policiales. Los investigadores han arrestado a los dos holandeses — »los propietarios y proveedores de la droga », según esas mismas fuentes—; a dos españoles, dedicados al traslado de la mercancía dentro de la Península; y a ocho británicos, encargados de la compra y posterior distribución de la cocaína. « Esta tenía como destino final Reino Unido y otros países de Europa, como Holanda », destacan los mandos del CNP.

España era solo la base de operaciones. Los narcos holandeses introdujeron la cocaína en el país a través de Galicia, procedente de Sudamérica. « Sospechamos que utilizaron una embarcación nodriza y planeadoras para desembarcarla », apuntan fuentes policiales. Una vez en tierra, la alojaron en una nave industrial de Pontevedra a la espera de cerrar el trato con los británicos, que estaban asentados en la Costa del Sol. « Miembros de la organización viajaron a Galicia para hacer un pago de 500.000 euros para recibir los 3.000 kilos de droga », explican fuentes de la inglesa National Crime Agency (NCA), que añaden cómo observaron que unos días después un grupo volvía a « por los 300 kilos iniciales ».

Comenzó, entonces, el traslado de la mercancía hacia el sur. Y se abría la oportunidad para la policía. Los detenidos utilizaron una furgoneta, conducida por los dos españoles, para llevar la droga hasta la provincia de Málaga, donde preveían guardarla en pisos durante unas semanas. « Tras los atentados en París, Francia había reforzado la vigilancia de sus fronteras. Por eso, esperaban que se relajaran estos controles para poder transportar la cocaína en carretera hasta el centro de Europa », subrayan fuentes del CNP. Pero, antes de ello, los investigadores dieron el golpe definitivo a ambas organizaciones. Y ocurrió en una carretera cercana a Vigo. A toda velocidad.

Aumentan las incautaciones de heroína, coca y éxtasisEl director general del CNP, Ignacio Cosidó, ha presentado este martes los datos provisionales del balance de la lucha contra el narcotráfico de la policía. Según las cifras que ha facilitado el máximo responsable del Cuerpo, la incautación de heroína se ha incrementado un 40% en 2015 respecto a 2014 y ha alcanzado los 224 kilos. La aprehensión de cocaína y éxtasis también se ha elevado, hasta los 22.894 kilos (+43%) y las 771.000 dosis (+64%), respectivamente. La intervención de marihuana también ha crecido: un 145%, hasta los 6.400 kilos.

La cantidad de hachís intervenido por el CNP ha descendido un 23% en 2015, respecto a 2014. « Pero se mantiene por encima de las 100 toneladas », ha apostillado Cosidó, que ha recordado que también se ha incautado a las organizaciones casi 13 millones de euros en efectivo y más de 1.000 vehículos.

Los agentes seguían el 14 de diciembre una furgoneta Renault, que había salido de un polígono industrial de Pontevedra con 700 kilos de la cocaína vendida a bordo. « Emprendieron la marcha [hacia Málaga] junto con un turismo que hacía las labores de vigilancia », relata el Cuerpo Nacional de Policía. Aunque, cuando aún no habían salido de la comunidad autónoma, los GEO decidieron intervenir. Interceptaron a ambos vehículos, que intentaron huir. El coche se empotró contra el vehículo de los agentes. « Pero no tuvieron éxito », concluye el CNP, que detuvieron a los ocupantes de ambos automóviles. Esposados y sentados en el bordillo de la carretera, observaron cómo se procedía al registro de la furgoneta.

« Los fardos de cocaína, de unos 30 kilos cada uno, estaban escondidos en un doble fondo perfectamente camuflado en la parte trasera de los asientes del conductor », recalcan los investigadores, que hallaron el resto de la mercancía en la nave de Pontevedra. En ese mismo momento, otro grupo de agentes detenía en Santiago de Compostela a los dos holandeses y en Málaga a ocho ingleses. Intervinieron 1,2 millones de euros en efectivo y una pistola Parabellum de nueve milímetros.

Cosidó ha calificado esta investigación, que arrancó hace siete meses, como una operación « modélica » en términos de cooperación policial. En las pesquisas han participado efectivos de la DEA estadounidense, de la NCA británica y enlaces de la policía colombiana. Aún se mantienen pesquisas abiertas: los agentes siguen la pista a la rama sudamericana, al método utilizado para el blanqueo de capitales y al apoyo español utilizado por las organizaciones para introducir y mover la mercancía. Los investigadores siguen tirando del hilo.

http://politica.elpais.com/politica/2016/01/05/actualidad/1451986418_384637.html

Posté avec WordPress pour Android

000000000000000000

NARCOTRAFICO: interceptan tres toneladas de cocaína en Galicia, el mayor alijo desde 1999 | Sociedad | EL MUNDO

Actualizado 05/01/201613:25

La Policía ha golpeado de nuevo con dureza contra las tramas de narcotráfico. En una actuación coordinada con Gran Bretaña y con Estados Unidos se ha incautado de tres toneladas de cocaína, la mayor incautación en tierra de este tipo de estupefacientes desde el año 1999.

El director de la Policía, Ignacio Cosidó, explicó los detalles de la denominada ‘operación Dulce’, una operación en la que los GEO interceptaron un vehículo en tierras gallegas en una actuación extremadamente difícil y peligrosa, porque las tramas desarticuladas, consideradas muy peligrosas, planificaban perfectamente sus actuaciones. Los agentes tuvieron que hacer frente a un coche lanzadora y a la furgoneta de transporte que, incluso, embistió a los vehículos policiales. Han sido más de 3.000 los kilos interceptados; 700 en la furgoneta y el resto en un almacén de Pontevedra.

Según explican los mandos policiales, las tramas desarticuladas (se han producido una docena de detenciones) formaban parte de dos organizaciones de narcos dedicadas al transporte marítimo de cocaína desde Sudamérica hasta Europa. El destino de la droga era el Reino Unido. Los compradores (también detenidos) estaban asentados en la Costa del Sol.

Entre los arrestados, los transportistas de la mercancía, de nacionalidad española, además de los compradores y vendedores, de nacionalidades holandesas y británicas.

En la operación se incautaron, además de la droga, 1.200.000 euros y una pistola. Cosidó aseguró que a colaboracón entre Gran Bretaña, Estados Unidos y España en material atidroga es excepcional y añadió que estos tres países frman el boque más potente del mundo en la lucha contra el narcotráfico.

http://www.elmundo.es/sociedad/2016/01/05/568b81b6ca4741d07e8b45aa.html

Posté avec WordPress pour Android

000000000000000000000000000000000000

ESPAGNE: grosse prise de trois tonnes de cocaïne pour la police espagnole

ESPAGNE

policeepaC’est la plus importante saisie de ce type de stupéfiants réalisée en Galice depuis 1999…

Un grand succès pour la police espagnole. Elle a annoncé mardi la saisie de trois tonnes de cocaïne dans le nord-ouest de l’Espagne et l’interpellation de douze trafiquants présumés, de nationalités espagnole, néerlandaise et britannique.

Il s’agit de la «plus importante saisie de ce type de stupéfiants réalisée à terre en Galice depuis 1999», s’est félicitée la police nationale dans un communiqué. «Les trois tonnes de cocaïne allaient être achetées par un important groupe de trafiquants de drogue basé sur la Costa del Sol», dans la province de Malaga (sud), ont assuré les enquêteurs dans ce communiqué sans révéler la date de la découverte.

«Douze personnes ont été interpellées dont les transporteurs de la marchandise, de nationalité espagnole, et les vendeurs et acheteurs de la drogue, respectivement de nationalités néerlandaise et britannique», a indiqué la police.
La porte d’entrée en Europe pour de nombreuses drogues

La péninsule ibérique est considérée comme la principale porte d’entrée en Europe de la cocaïne provenant d’Amérique latine. Par la péninsule transitent aussi des cargaisons de cannabis provenant du Maroc.

Ainsi, le 11 décembre, la police avait déjà annoncé la saisie dans le port de Valence (est) de 1,4 tonne de fausses palettes en bois importées de Colombie qui étaient «en réalité faites de cocaïne» et l’interpellation de douze suspects en Espagne, aux Emirats arabes unis et au Royaume-Uni.

Le 12 novembre, un Britannique considéré comme l’un des plus importants trafiquants de drogue d’Europe, Robert Dawes, avait été arrêté dans sa luxueuse villa d’une station balnéaire de la province de Malaga, en Andalousie, puis écroué en France.

Il était notamment soupçonné d’implication dans l’importation, sur un vol Caracas-Paris, d’1,3 tonne de cocaïne saisie à l’aéroport de Roissy en 2013. La police devrait livrer davantage de détails sur la saisie dans le nord de l’Espagne lors d’une conférence de presse à la mi-journée.

http://m.20minutes.fr/monde/1759915-20160105-grosse-prise-trois-tonnes-cocaine-police-espagnole

Posté avec WordPress pour Android

00000000000000000000000000000000000000000

NARCOS: Mexican Aircraft Fired Upon by Drug Traffickers Near El Chapo’s Hometown

According to Mexico News Daily, the navy has been patrolling that area—which happens to be Guzmán’s birthplace—since the massacre of 12 men there on December 12. The aircraft that were hit were two army helicopters called in to provide support to naval ground forces under attack by traffickers.

The Washington Post reported that the seized marijuana had been packaged for shipment. Due to the location of the seizure, the marijuana likely belonged to the Sinaloa cartel. The report did not indicate if the military forces sustained any casualties, and the navy did not specify what kind of patrol was being conducted.

Mexican military and police forces have been fervently hunting for Guzmán since he escaped from a high security prison in July 2015, only 16 months after being recaptured in the Mexican resort city of Mazatlan. Earlier this year, authorities were searching for Guzmán in the mountainous regions of Sinaloa state not far from Badiraguato. Some reports at the time stated Guzmán had narrowly averted capture.

Rumors of Guzmán’s whereabouts have flourished since his escape placing him in Costa Rica, Brazil, and even Spain. Several weeks ago, news reports stated a vehicle transporting his daughter’s pet monkey was stopped en route from Mexico City to Sinaloa state, providing authorities with clues as to his possible location. All airports have been on high alert for signs Guzmán may be trying to leave the country, but high levels of corruption among security forces in Mexico has cast much doubt over the country’s ability to truly keep Guzmán from fleeing to an international destination.

Sylvia Longmire is a service-disabled veteran, border security expert, and Contributing Editor for Breitbart Texas. You can read more about cross-border issues in her latest book, Border Insecurity: Why Big Money, Fences, and Drones Aren’t Making Us Safer.

http://www.breitbart.com/texas/2015/12/29/mexican-aircraft-fired-upon-drug-traffickers-near-el-chapos-hometown

00000000000000000000000000000000000000000000000000

DROGAS (Mapa del vicio): Las áreas de control e influencia de los carteles en el territorio mexicano

Publicado: 27 dic 2015 00:53 GMT

Los especialistas señalan que la situación cambia muy rápido debido a la naturaleza de las organizaciones criminales que luchan entre sí.

 

La Administración para el Control de Drogas del Departamento de Justicia de EE.UU. (DEA) ha publicado en su página web un documento acompañado con un mapa que muestra las actuales áreas de influencia y control en el territorio mexicano de los carteles de la droga más potentes del país, que siguen siendo los mayores proveedores de cocaína, heroína, metanfetaminas y marihuana de EE.UU.

En la imagen se puede observar cuáles son los principales grupos armados que sumergen al país en extrema violencia luchando entre sí por el control del territorio: cartel de Sinaloa, cartel del Golfo, Los Zetas, cartel Jalisco Nueva Generación, Los Caballeros Templarios, cartel de Juárez y el cartel de Beltrán-Leyva.

Según la infografía creada, de acuerdo con los datos obtenidos por la DEA en abril del 2015, el cartel liderado por uno de los hombres más buscados del mundo, El Chapo’ Guzmán, el de Sinaloa, además del estado del que toma el nombre, ‘domina’ en los estados fronterizos con EE.UU. como Sonora y Baja California, Baja California del Sur y parte de Chihuahua.

DEA / RT

El cartel Jalisco Nueva Generación ‘controla‘ los estados del Pacífico y del Caribe, como Jalisco, Aguas Calientes, Nayarit y en la costa sur del país, Oaxaca y Chiapas, mientras que en la costa este se expande por Veracruz. Los Zetas, por su parte, siguen aterrorizando a Tabasco, Campeche, Puebla y Coahuila, Nuevo León y parte de San Luis Potosí en el norte.

Mientras tanto, el estado fronterizo con Texas (EE.UU.) se encuentra bajo el dominio del cartel del Golfo al igual San Luis Potosí, Quintana Roo y la turística península del Yucatán. Los Caballeros Templarios ‘mandan’ en algunas partes del estado de Michoacán, vecino al de Guerrero, ‘controlado’ por el cartel Beltrán-Leyva.

No obstante, los especialistas señalan que la situación podría haber cambiado debido a su « fluida naturaleza ».

https://actualidad.rt.com/actualidad/195294-mapa-areas-control-carteles-mexico

00000000000000000000000000000000000000000000000000000

VALENCIA (SVA – Policia – Gardia civil): incautados 100 kilos de cocaína de las puertas de cuatro contenedores

La droga llegó al puerto procedente de Republica Dominicana en 176 paquetes

Paquetes de cocaína incautados en el Puerto de Valencia

Imagen de uno de los paquetes incautados en el Puerto de Valencia.

Una operación conjunta de la Policía Nacional, la Guardia Civil y la Agencia Tributaria ha interceptado casi 100 kilos de cocaína que estaban ocultos en las puertas de cuatro contenedores procedentes de República Dominicana. La droga estaba distribuida en 176 paquetes camuflados en el interior de los travesaños de las puertas. En el operativo han sido detenidas seis personas, entre las que se encuentra el cabecilla de la organización, que contaba con varias empresas a su nombre.

La investigación se inició cuando los agentes detectaron la existencia de una organización que introducía en España contenedores con cocaína camuflada en su interior. Los investigadores averiguaron que el principal responsable de la red contaba con varias empresas a su nombre dedicadas a la importación de contenedores procedentes de Sudamérica.

Cuando los agentes descubrieron que el jefe de la banda había importado cuatro contenedores procedentes de República Dominicana cuyo destino era el Puerto de Valencia revisaron los envíos y hallaron el alijo.

  Tras intervenir la droga, los agentes detuvieron a seis de los implicados en una nave industrial de la localidad toledana de Olías del Rey. Cuatro de ellos tienen nacionalidad española y dos,  pasaporte marroquí. En la investigación han participado la Brigada Central de Estupefacientes, el Grupo de Estupefacientes de la Comisaría de Alicante, el EDOA de la Guardia Civil de Madrid y la Agencia Tributaria.

http://politica.elpais.com/politica/2015/12/29/actualidad/1451377752_387420.html

Posté avec WordPress pour Android

0000000000000000000000000000000000000000000

PAYS-BAS: 1 tonne de cocaïne dissimulée dans une cargaison d’ananas

Des ananas (illustration).Publié à 20h46, le 22 décembre 2015,

La police néerlandaise a arrêté mardi quatre hommes après la découverte de cocaïne, cachée dans une cargaison d’ananas.Cachée dans une cargaison d’ananas. La police néerlandaise a arrêté mardi quatre hommes après la découverte d’une tonne de cocaïne pouvant valoir jusqu’à 30 millions d’euros, cachée dans une cargaison d’ananas. La police, qui a agi sur dénonciation, a fait une descente dans un entrepôt situé dans le centre de la commune de Raamsdonksveer, au Sud des Pays-Bas, où elle a mis la main sur la drogue, dissimulée dans des sacs censés contenir des ananas.

30 millions d’euros de cocaïne. Dans un communiqué, la police a estimé que les 1.100 kilos de cocaïne découverts représentaient une valeur de de 25 à 30 millions d’euros. Quatre hommes de 22 à 28 ans ont été arrêtés pour trafic de drogue et comparaîtront devant la justice le 24 décembre.

Une cachette déjà utilisée. Ce n’est pas la première fois que des ananas sont utilisés pour dissimuler de la cocaïne. Déjà au mois de juin, la police espagnole avait saisi à Madrid 200 kilos de cocaïne, cachés à l’intérieur d’ananas évidés, qui étaient arrivés par bateau en provenance d’Amérique centrale.

http://www.europe1.fr/international/pays-bas-de-la-cocaine-dissimulee-dans-une-cargaison-dananas-2640193

0000000000000000000000000000000000000000000000

AERONARCOTRAFIC ???: here’s where people are flying private jets

by Emily Jane Fox @emilyjanefox

private jet top

If you see a private plane in the sky, there’s a pretty good chance it’s coming from — or heading to — New York City.

Of the most traveled private jet routes in 2013, seven out of the top 10 were flown either in or out of New York, according to Knight Frank’s Wealth Report.

While jet setters were jumping in and out of the big apple most often, the report found that the most popular route was the trip from Moscow to the Cote d’Azur in the south of France.

The ranking of routes is based on data from NetJets, a subsidiary of Berkshire Hathaway (BRKA) that allows customers to charter or partially own private planes.

MORE: http://money.cnn.com/2015/03/04/luxury/top-ten-private-jet-routes/

000000000000000000000000000000000000000000

BIRMANIE (triangle d’or): Rangoun croît au milieu du trafic d’opium

Mis en ligne le 17.12.2015

Julie Zaugg et Clément Bürge Birmanie

Clément BürgeLe chemin de boue rouge zigzague entre les plantations de gingembre, d’avocats et de mangues.

Au-dessus: la crête des montagnes bleutées de l’Etat Shan, au nord-est de la Birmanie. En contrebas: les toits de tôle des maisons en bambou tressé du village de Ho Hwait, scintillants sous le soleil. Et, au détour d’un col, un vallon, couvert de pavots à opium. Les petites tiges vertes aux feuilles crénelées s’étalent à perte de vue, au milieu d’une forêt d’épis qui ont noirci sur leur tige.

«Le maïs sert à cacher les plantations de pavot», signale Hnin Sandar, une habitante de ce village où tout le monde cultive l’opium. Après la floraison, la sève violette contenue dans le bulbe du pavot sera récoltée à la main, puis séchée sous forme de boule.

Planté au bout d’une route en gravier qui serpente entre les rizières et les forêts de bambou, à une heure et demie de la ville la plus proche, Taunggyi, le village de Ho Hwait se situe dans la «zone noire», c’est-à-dire en territoire Pa-O, un groupe tribal armé qui contrôle une partie de l’Etat. Et se trouve aussi au cœur du Triangle d’or. Une région à cheval sur la Birmanie, la Thaïlande, le Laos et la Chine, qui génère une bonne partie de l’opium mondial.

La production de la pâte brune qui sert de matière première à l’héroïne a explosé ces dernières années. En 2014, la Birmanie en a généré 670 tonnes, contre 320 tonnes en 2006. Le pays est aujourd’hui le deuxième producteur mondial d’opium derrière l’Afghanistan.

La culture de cette plante psychotrope a déjà une longue histoire dans cette partie du monde. «Ce sont les troupes du parti politique du Guomindang, réfugiées dans le nord de la Birmanie après la prise de pouvoir par les communistes chinois en 1949, qui l’ont introduite», détaille Sai Lone, un humanitaire originaire de l’Etat Shan qui travaille pour Swissaid. Au départ de ces troupes, ce sont les minorités ethniques Wa et Kokant, en lutte contre le régime militaire birman, qui se sont emparées d’une partie du trafic de l’opium, comme l’ont fait, de leur côté, les milices créées par le gouvernement pour lutter contre les insurgés.

Cet équilibre précaire a été rompu au début des années 2000, quand les Wa et les Kokant, mis sous pression par Pékin, ont décrété une suspension de la culture du pavot, faisant ainsi chuter la production d’opium. Pas pour longtemps. «Ces interdictions ont alors engendré une migration des régions frontalières avec la Chine vers le sud de l’Etat Shan», raconte encore Sai Lone. La culture d’opium y a repris de plus belle dès 2006, cette fois dans les zones sous contrôle Shan et Pa-O.

Opium ou café?

Dans le village de Ho Hwait, plusieurs femmes se sont rassemblées dans une salle revêtue de linoléum bleu. Orné d’un petit temple bouddhiste, devant lequel sont posées des offrandes, cet espace sert de lieu de rencontre aux habitants. Assises en tailleur à même le sol, les femmes débattent du choix de remplacer une partie de l’opium par du café, sous l’égide d’un projet pilote de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime. «Il va falloir attendre encore deux ans avant que le café, planté en 2014, ne génère des profits, fait remarquer Hnin Sandar. En attendant, nous devons manger.»

Ces populations, qui pratiquent une agriculture de subsistance sur des coteaux escarpés à plus de 1500 mètres d’altitude, sont extrêmement pauvres. «Elles parviennent à faire pousser de quoi se nourrir durant huit mois de l’année, ensuite elles doivent générer de l’argent pour acheter à manger pour les quatre mois restants», souligne Akiko*, une travailleuse humanitaire japonaise.

Pour ces populations, la culture du pavot à opium représente plusieurs avantages: il pousse aisément, même en altitude, dans les sols de mauvaise qualité. Et l’opium peut être stocké durant de longs mois avant d’être monnayé petit à petit. Vendu en portion de 1,6 kilo valant de 600 000 à 1 million de kyats (entre 630 et 720 francs), il est facile à transporter. «Certains villages se trouvent à cinq jours de marche du prochain marché», précise Akiko.

«La plupart de ces paysans dépendent de l’opium pour 40 à 50% de leurs revenus, souligne Jochen Wiese, responsable du projet de substitution de café de l’ONU. Cela leur permet de gagner environ 1200 dollars par an.» Ce grand Allemand flegmatique aux airs de Bill Murray a passé vingt-huit ans à convaincre les cultivateurs de coca au Pérou de passer au café. Il veut réitérer l’exercice en Birmanie.

Dans la salle communautaire de Ho Hwait, les visages des femmes se sont subitement refermés. La discussion a pour objet les trafiquants qui viennent leur acheter l’opium. Qui sont-ils? «Je ne sais pas: ils viennent la nuit, nous ne voyons pas leur visage», lâche Ma Nang Kyu, une villageoise.

Des trafiquants protégés

«Les acquéreurs sont en général des hommes d’affaires locaux qui ont un pied dans l’économie formelle et un pied dans les trafics en tout genre: opium, méthamphétamine, jade, teck», note Patrick Meehan, un chercheur britannique qui s’apprête à publier une thèse sur ce sujet. La récolte d’opium est ensuite transformée en héroïne dans des laboratoires de fortune, puis acheminée de l’autre côté de la frontière chinoise, à pied et à dos de mules.

Elle arrive dans la province du Yunnan, frontalière de la Birmanie, puis est distribuée dans le reste du pays par des groupes liés aux triades de Hong Kong ou de Taiwan. «La demande a explosé en Chine ces dernières années, 90% de l’opium birman y est exporté», fait remarquer Tom Kramer, un expert de la drogue basé en Birmanie. L’Empire du Milieu compte désormais 1,3 million d’héroïnomanes.

Rien ne distingue le bureau de l’Armée de l’Etat Shan du Sud (SSA-S) des autres maisons qui bordent cette ruelle tranquille de Taunggyi, si ce n’est les barbelés qui l’entourent et le drapeau rouge orné d’un fusil et d’un sabre qui flotte sur le toit. A l’intérieur, le général Sai Oo sirote un thé sucré assis sur un grand canapé en similicuir gris, un talkie-walkie à la main. Ce groupe armé fondé en 1995 est l’une des principales factions ethniques en lutte contre le régime militaire.

«Le gouvernement protège les trafiquants et permet à l’héroïne de passer la frontière, dénonce le général. Lorsqu’il procède à des arrestations, ce n’est que du menu fretin, jamais les gros poissons.» La plupart des soldats ne reçoivent pas de salaire de l’Etat central et se financent en soutirant des pots-de-vin aux cultivateurs d’opium et aux trafiquants. Plusieurs observateurs locaux disent avoir vu des convois de l’armée accompagner les chargements de drogue jusqu’à la frontière.

Les factions rebelles, comme la SSA-S, et les milices progouvernementales ne sont pas non plus des oies blanches. «Ces formations récoltent un impôt auprès des cultivateurs d’opium dans les zones sous leur contrôle», détaille Tom Kramer. Cette taxe peut atteindre 20 millions de kyats (14 400 francs) par village et par saison.

Baron de la drogueHLEDAN CENTER, Rangoun Le complexe comprenant un centre commercial et des bureaux a été construit par l’entreprise Asia World, un conglomérat fondé par le baron de la drogue Lo Hsing Han et dirigé par son fils, Steven Law.

Le Hledan est l’un des centres commerciaux les plus chics de Rangoun. Une boutique Tissot y côtoie de petites échoppes vendant des nids d’hirondelle, des bracelets en jade et du thé à bulles. Des enfants sillonnent les couloirs, perchés sur des éléphants à roulettes électriques.

C’est l’une des dernières œuvres d’Asia World, un conglomérat fondé en 1992 par Steven Law. Cet homme d’affaires discret de 57 ans est le fils du baron de la drogue Lo Hsing Han, décédé en 2013. Ce dernier «avait reçu une concession de la part de l’ex-premier ministre birman Khin Nyunt lui permettant de pratiquer la culture et le trafic d’héroïne», selon un câble diplomatique américain publié par WikiLeaks. En 2008, les Etats-Unis l’ont accusé d’avoir, avec son fils, monté «un empire de la drogue».

Asia World se trouve derrière les principaux projets immobiliers de Rangoun. La firme a construit l’aéroport de la ville et l’exploite. On lui doit aussi le principal port de Rangoun, le Traders Hotel, un établissement de luxe, ainsi que la chaîne de supermarchés Asia Light. Elle a également construit un pipeline gazier et pétrolier qui relie la Birmanie à la Chine, et une bonne partie de Naypyidaw, la nouvelle capitale créée par le régime militaire en 2005.

Asia World n’est pas le seul conglomérat né de l’argent de la drogue à avoir investi dans l’économie birmane. A Rangoun, le coût moyen d’un appartement a augmenté de 600% en dix ans. A près de 750 dollars en moyenne le mètre carré, la location d’un logement y coûte plus cher qu’à Bangkok. «Cette bulle immobilière est alimentée par l’argent du trafic, précise Tom Kramer. La plupart des acquisitions se font en cash, sans reçu et à des prix défiant toute logique.»

Blanchiment dans l’immobilier

Sachant que la Birmanie produit environ 70 tonnes d’héroïne par an, les profits générés par ce trafic pourraient atteindre 2 milliards de dollars par an. «Cet argent a servi de capital de départ pour toute une série d’entreprises birmanes créées par des hommes d’affaires impliqués dans le trafic de drogue, explique Patrick Meehan. Ils ont par la suite utilisé ces firmes pour blanchir les profits tirés d’activités illicites en les investissant dans des projets immobiliers.»

Shwe Taung, une entreprise créée en 1990 par Aik Htun, un homme d’affaires shan que les Etats-Unis ont dans leur collimateur en raison de ses liens avec le trafic d’héroïne, en fait partie. La firme a construit un mall à Rangoun appelé Junction Square, des bureaux, des hôpitaux et une école. L’homme de 67 ans se trouve encore derrière Asia Wealth Bank, un établissement dont la licence a été révoquée en 2005 en raison de ses activités de blanchiment d’argent.

Le Hong Pang Group, créé par Wei Hsueh-kang, un ex-associé du baron de la drogue Khun Sa recherché par la justice américaine, a pour sa part construit une partie de l’autoroute Rangoun-Mandalay. Le milicien Kyaw Myint se trouve quant à lui derrière la banque Mayflower, accusée de blanchiment d’argent aux Etats-Unis et fermée par l’Etat birman en 2005. Il se concentre aujourd’hui sur sa société immobilière Chin Su et ses usines de papier. En 2010, il a été élu au Parlement régional de l’Etat Shan, aux côtés de cinq autres trafiquants, sous les couleurs du parti de la junte militaire, l’USDP.

L’aéroport de Rangoun est un étrange pot-pourri architectural. Le rectangle tout de verre et d’acier du terminal international trône à côté d’une pagode dorée d’où partent les vols domestiques. Construit par Asia World en 2007 pour 13,3 millions de dollars, il sera bientôt assorti d’un nouveau terminal. Il pourra alors accueillir 6 millions de passagers par an. Cela rapportera 120 millions de dollars par an au conglomérat de Steven Law, rien qu’en taxes de passagers.

* Prénom d’emprunt.

http://www.hebdo.ch/hebdo/cadrages/detail/rangoun-cro%C3%AEt-au-milieu-du-trafic-d%E2%80%99opium

000000000000000000000000000000000000000000000

FRANCE: les 300 kg de cannabis interceptés sur l’A10 étaient destinés à Trappes

Julien Constant | Publié le Lundi 14 Déc. 2015

Illustration. Sept hommes, âgés de 25 à 50 ans, sont mis en cause dans un vaste trafic de résine de cannabis entre le Maroc et Trappes. Leur cargaison de 300 kg de résine a été interceptée sur l’A10, comme l’avait été l’été dernier celle d’autres trafiquants, originaires du Mantois (notre photo). (DR.)

C’est une belle saisie. Près de 300 kg de résine de cannabis qui devaient alimenter les cités de Trappes, ont été interceptés par les enquêteurs de la brigade des stupéfiants de la police judiciaire de Versailles. Sept hommes, âgés de 25 à 50 ans, devraient être mis en examen, ce lundi soir, par un juge d’instruction de Versailles pour trafic et importation de résine de cannabis. Ils sont soupçonnés d’avoir participé et mis en œuvre, depuis un an, un juteux trafic de drogue entre le Maroc et Trappes, via Dreux (Eure-et-Loir).

Dans la nuit de mercredi à jeudi dernier, les policiers de la PJ ont intercepté sur l’autoroute A 10, non loin d’un péage, un convoi de trois véhicules qui circulaient à une heure d’intervalle. « Dans un fourgon aménagé, 270 kg de résine de cannabis conditionnés dans des valises étaient dissimulés sous le plancher », précise une source proche de l’affaire. Les quatre occupants des véhicules sont interpellés, puis trois autres hommes, dans la foulée, à Dreux. Le groupe d’intervention régional (GIR) d’Eure-et-Loir a été chargé du volet financier de l’enquête qui devrait permettre d’identifier et saisir les biens acquis avec l’argent de la drogue.

Les policiers travaillent sur cette affaire depuis plus d’un an. « Leur attention a été attirée par un renseignement anonyme désignant plusieurs trafiquants de Dreux qui se fournissaient régulièrement en Espagne en cannabis marocain », ajoute une autre source. Les forces de l’ordre les ont surveillés et suivis durant plusieurs mois.

« Certains sont déjà des trafiquants chevronnés et d’autres, comme le conducteur du fourgon, n’avaient jamais eu affaire à la justice, confie la même source. Ils utilisaient notamment des téléphones cryptés ». Une fois à Dreux, le cannabis était revendu à des dealeurs de Trappes.

Les policiers de la PJ espéraient réaliser une saisie beaucoup plus importante, un autre chargement de 400 kg de résine acheminés dans un camion de cornichons étant également identifié. Mais ce dernier a été intercepté en Espagne… par un gang de faux policiers arrêtés dans la foulée par les vrais fonctionnaires Ibériques.

Les quatre premiers suspects ont été écroués durant le week-end. Les trois autres devraient comparaître dans la soirée devant le juge de la détention.

http://m.leparisien.fr/trappes-78190/les-300-kg-de-cannabis-interceptes-sur-l-a10-etaient-destines-a-trappes-14-12-2015-5371499.php

Posté avec WordPress pour Android

00000000000000000000000000000000000

ESPAGNE: saisie de 1,5 t de cocaïne… ingénieusement dissimulée

13:42 12.12.2015(mis à jour 13:44 12.12.2015)

Seul un examen minutieux des palettes a permis aux douaniers espagnols de découvrir le subterfuge des trafiquants de drogue.

La police de la ville portuaire espagnole de Valence a saisi des palettes pour le transport de charbon réalisés… en cocaïne, annonce samedi la BBC.

La cargaison est arrivée à Valence en provenance de la Colombie.  Des sacs de charbon étaient chargés sur des palettes en bois d’aspect ordinaire.

Seul un examen minutieux des palettes a permis aux douaniers espagnols de découvrir le subterfuge des trafiquants de drogue. Plusieurs sacs étaient en outre remplis de cocaïne. Au total, la police a saisi 1,5 tonne de poudre blanche.

Les enquêteurs estiment que les trafiquants de drogue qui utilisent une compagnie de charbon comme une couverture recyclent  la cocaïne compressée en Espagne pour l’expédier ensuite dans les pays européens.Auparavant, les douaniers espagnols ont trouvé de la cocaïne dans des endroits aussi insolites que des implants mammaires, des perruques et sur le plâtre d’un contrebandier.

http://fr.sputniknews.com/insolite/20151212/1020226239/espagne-cocaine-saisie.html

Posté avec WordPress pour Android

000000000000000000000000000000000000000000000

NARCOTRAFICO: el narco que importaba muebles chinos y fruta de Sudamérica | España | EL PAÍS

Robert Dawes, detenido en Málaga, lideraba una de las mayores bandas de narcos de Europa

Detención del narcotraficante Robert Dawes en Benalmádena Un momento de la detención de Robert Dawes en Benalmádena

El británico Robert Dawes, de 44 años y natural de Nottingham, ha protagonizado en los últimos años una especie de película de acción. Pero su papel no sería el de héroe, sino el de villano. Le seguían la pista la Guardia Civil, la Policía Judicial Francesa, la Agencia Británica contra el Crimen y Europol por liderar, supuestamente, la mayor organización de narcotráfico de Europa. Tenía en Málaga un entramado societario con el que supuestamente blanqueaba los beneficios del narcotráfico, para lo que se valía de muebles de China y contenedores de fruta de Sudamérica que importaba. Una operación conjunta de estos cuerpos de seguridad permitió su detención en Benalmádena (Málaga) hace unas semanas. El asalto a su mansión se produjo de madrugada con la participación de agentes de las Unidades Especiales de Intervención del instituto armado por su “peligrosidad”.

Dawes, actualmente encarcelado en una prisión francesa, era investigado desde 2007 por sus vínculos con el narcotráfico. La Guardia Civil lo acusa de abastecer a Europa de cocaína procedente de Sudamérica y de enviar heroína desde Turquía y Afganistán. La organización tenía conexión con al menos 13 países y con la mafia calabresa Ndrangheta, supuestos compradores de grandes cantidades de estupefacientes a este grupo delictivo. La droga se transportaba en contenedores por vía marítima, aeronaves comerciales y embarcaciones recreativas.

El supuesto narcotraficante ya había sido detenido en 2008 por una orden internacional española, tras huir a Dubái por la presión policial, aunque quedó en libertad tras pasar un tiempo entre rejas. En ese momento se estableció en la Costa del Sol. Residía con su familia en una mansión de Benalmádena, custodiado por un fuerte equipo de seguridad, atendido por personal de servicio y rodeado de lujo. Dawes vestía vaqueros y una sudadera en el momento de su arresto.

La organización, de estructura piramidal, se comunicaba con teléfonos y mensajes encriptados, algo que dificultaba su control. Para facilitar el trabajo, Europol creó un grupo con policías de varios países, liderado por la Guardia Civil, que se dedicó en exclusiva a seguir los pasos de Dawes y su banda. Las pesquisas se centraron en la Costa del Sol tras una gran operación en 2013 en el aeropuerto francés Charles De Gaulle. Se intervinieron 1.332 kilos de cocaína, transportada en 32 maletas, y se detuvo a seis personas, tres de ellos de la Ndrangheta. En Venezuela, fruto de este dispositivo, cayeron 27 personas, incluidos varios mandos militares.

 

Vista aérea de la finca donde se desarrolló la operación.

Los agentes, a lo largo de la investigación, han constatado reuniones del supuesto capo británico con representantes de los cárteles de Medellín (colombiano) y De los Soles (venezolano) en hoteles de Madrid. Dawes disponía en el litoral malagueño de un entramado societario con el que supuestamente blanqueaba los beneficios del tráfico de drogas, centrado en la importación de muebles desde China y de contenedores de fruta desde Sudamérica. En este último caso, se dirigían al Puerto de Algeciras, en Cádiz, y también se habrían utilizado para transportar estupefacientes.

La operación, bautizada con el nombre de Halbert IV, ha permitido desmantelar la estructura empresarial y financiera del grupo. Durante los registros se han intervenido 150 teléfonos móviles encriptados, 40 ordenadores portátiles, 30 discos duros de almacenamiento informático y 450.000 euros en metálico. Han sido decomisados, además, 19 inmuebles valorados en 5,5 millones de euros.

En los últimos ocho años, desde que comenzaron las pesquisas alrededor de Dawes, se han practicado 15 operaciones en distintos países de Europa y Sudamérica que han permitido la detención de 50 personas y la intervención de más de dos toneladas de droga, entre cocaína y heroína. Además de propiedades inmobiliarias, se han decomisado aviones y veleros. La Guardia Civil apunta que Nottingham (centro de Inglaterra), ciudad de origen del narcotraficante, es “la cuna de la delincuencia más peligrosa y violenta del Reino Unido”.

http://politica.elpais.com/politica/2015/12/11/actualidad/1449833891_167614.html

Posté avec WordPress pour Android

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

British crime lord charged in connection with record 1.3 tonnes cocaine haul

CRIME boss Robert Dawes has been formally charged by the French authorities after they seized more than 1.3 tonnes of cocaine at Paris airport.

The cocaine was seized from a flight from Caracas, Venezuela which arrived at Paris’ Charles De Gaulle airport in September 2013. It is the largest seizure ever made in France.

Dawes, 43, was flown from Madrid to Paris where was formally charged by investigating magistrate Anne Bamberger last week and remanded into custody pending a trial. It is understood the French have been investigating Dawes using sophisticated phone taps for at least the past 12 months after intelligence indicated he was behind the huge haul. Britain National Crime Agency and Spain’s Guardia Civil have been assisting the French in their investigation.

Robert Dawes now faces trial in France as the organiser of the record cocaine haul

Robert Dawes now faces trial in France as the organiser of the record cocaine haul

Several key lieutenants of his organisation from the Mijas Costa in Spain, were arrested at the time the haul was seized in September 2013 and have remained in custody since. Dawes was arrested at his family’s villa in Benalmadena, Spain last month. He has a string of front companies in the UK, Spain, Dubai and Malta which have provided safe docking for money-laundering over the last 13 years.

Dawes arrest was captured on film by a swat team of Guardia Civil officers who arrested the British man at his Benalmadena villa. Officers raiding his property discovered a number of firearms, hundreds of new sim cards for mobile phones and a state-of-the-art command and control centre where he operated from.

The moment Guardia Civil officers led Robert Dawes away for extradition to France

The moment Guardia Civil officers led Robert Dawes away for extradition to France

French Interior Minister Manuel Valls, took a personal interest in the case when the bust was made revealing that some of the cocaine had been stored in at least 30 suitcases which had been tagged with the names of “ghost” passengers. This had been destined for Netherlands and the UK.

Investigators also seized another part of the load, around 400 kilos, from a lorry at the Luxembourg border which they believe was destined for the Italian mafia. Three Italians, and two British men connected to Dawes, were arrested at the time along with a number of National Guard officials in Venezuela who are believed to have helped the drug gang get the cargo past checks at Caracas airport.

Manuel Valls shows off the cocaine seizure in September 2013

French Interior Minister Manuel Valls shows off the cocaine seizure in September 2013

The French-led investigation has been supported by investigators from Spain’s Guardia Civil and the UK’s National Crime Agency.

As I have reported previously , Dutch, Spanish and British investigators are taking a keen interest as the process in France unfolds, as all still have the name of the British crime lord firmly on their list of cases unresolved. The merry-go-round has now started in earnest.

http://blog.carlfellstrom.com/tag/robert-dawes/

00000000000000000000000000000000000000

ESPAGNE: saisie de 1,4 tonne de fausses palettes faites de… cocaïne

 Afficher l'image d'origineAFP
12/12/2015

Les autorités espagnoles ont annoncé vendredi la saisie au port de Valence (est) de 1,4 tonne de fausses palettes en bois importées de Colombie qui étaient « en réalité faites de cocaïne » et l’interpellation de 12 suspects en Espagne, aux Emirats arabes unis et au Royaume-Uni.

Deux chimistes colombiens avaient été spécialement envoyés en Espagne pour retransformer les fausses palettes en cocaïne à l’arrivée de la cargaison, a expliqué la police dans un communiqué.
« Douze membres de l’organisation de trafiquants de drogue responsable de l’envoi de la drogue à partir de la Colombie ont été arrêtés en Espagne, à Dubai (deux) et au Royaume-Uni (deux) », a indiqué la police, au terme d’une opération réalisée en commun avec l’Agence nationale contre le crime (NCA) britannique.
Les trafiquants utilisaient « comme couverture une entreprise de produits chimiques pour importer des sacs de charbon posés sur des palettes qui étaient en fait de la drogue », a expliqué la police.

This handout image released on December 11, 2015 by the Spanish Police shows fake wood pallets imported from Colombia and made of narcotic drug cocaine

This handout image released on December 11, 2015 by the Spanish Police shows fake wood pallets imported from Colombia and made of narcotic drug cocaine (AFP Photo/HO)

Les agents ont d’abord « saisi dans le port de Valence un conteneur avec 24 tonnes de charbon ». Ils ont découvert que « trois des sacs contenaient 120 kg de charbon composé en fait de cocaïne » puis « leurs soupçons se sont portés sur les palettes ».
« Après les avoir soumises à une analyse chimique, ils ont constaté que les 40 palettes – pesant au total 1,4 tonne – étaient elles-mêmes faites de cocaïne », a écrit la police.
Les agents ont découvert que les trafiquants disposaient d’un entrepôt industriel dans la ville de Chiva, près de Valence, où ils ont saisi quelque 6.800 litres et 980 kilos de produits pouvant être utilisés pour extraire la cocaïne des palettes.

Cette annonce a été faite par la police nationale le jour même ou la Garde civile annonçait l’arrestation le mois dernier en Andalousie (sud) d’un Britannique considéré comme l’un des plus importants trafiquants de drogue d’Europe.
En octobre, 300 kilos de cocaïne avaient été saisis à bord d’un cargo, également à Valence, dans un conteneur de purée de bananes en provenance du Costa Rica.
La plus grosse saisie de cocaïne en Espagne – près de 50 tonnes – avait été réalisée en 2005.
Les liens étroits de ce pays avec ses anciennes colonies d’Amérique latine en ont fait la principale porte d’entrée de la cocaïne en Europe.

https://www.lorientlejour.com/article/959816/espagne-saisie-de-14-tonne-de-fausses-palettes-faites-de-cocaine.html

00000000000000000000000000000000000000000000

VENEZUELA (Narcotrafic): serait-ce la fin du cartel de « Los Soles » y de Maduro?

assembléeVENEZCoke en Stock (CVI) : une promesse de 800 kilos de coke et… la chute de la maison Maduro à la clé

Y aurait-il un lien direct entre le trafic de cocaïne et la vie politique, dans un pays ? On serait bien tenté de le croire, à constater l’étrange coïncidence entre la saisie d’un jet espérant transporter 800 kilos de cocaïne en Haïti et la claque électorale prise par le pouvoir actuel aux dernières élections vénézuéliennes (1). Car l’affaire, survenue le 11 novembre dernier, et dont on découvre aujourd’hui les arcanes, est bien plus grave encore qu’il n’y paraissait au départ. Ce jour-là des « proches » du président vénézuélien en exercice avaient été arrêtés en Haîti, à leur descente d’avion, un jet d’affaires privé, avait-on brièvement appris. Aujourd’hui on en sait un peu plus : c’est bien 800 kilos de cocaïne qui devaient être à bord au prochain voyage, et encore une fois, l’armée vénézuélienne qui était dans le coup : une participation dont je vous avais parlé, ici-même, mais cette fois-là, c’était bien la première fois qu’on s’approchait autant de la famille même de Nicolas Maduro, et même d’Huguito, le propre fils d’Hugo Chavez !!! Pas vraiment une bonne nouvelle pour le bien léger Nicolas Maduro à la veille des élections… qui viennent de se terminer par… la perte totale de la majorité à l’Assemblée Nationale. L’incroyable corruption du régime va-t-elle enfin éclater au grand jour, beaucoup l’attendent en effet… et avec elle, la dénonciation du trafic d’Etat de la cocaïne, d’un pays bel et bien devenu un narco-Etat.

assembléeVENEZ…..L’équipe de l’ineffable Michel Collon n’a toujours pas commenté, au moment où je vous écris, la défaite électorale cinglante (2). La seule chose que l’on trouve en se lançant dans l’investigation du blog du même nom c’est une théorie complotiste comme quoi le 7 décembre, il allait y avoir des attentats pour déstabiliser les électeurs, ces actions menées bien sûr par l’opposition. Manque de chance, les observateurs étrangers ont dit que ça c’était plutôt bien passé dans l’ensemble, malgré quelles velléités de bourrages d’urnes ici et là. Les personnes jetées en prison par Maduro comme opposants commencent donc à respirer :  « Il devient très difficile pour le gouvernement vénézuélien de cacher ses vraies couleurs », a confié Thor Halvorssen, président d’une fondation pour les droits de l’homme et proche de Leopoldo Lopez, un leader de l’opposition incarcéré. Critique de longue date de Chavez et de Maduro, Thor Halvorssen a indiqué que ces deux arrestations sont un autre exemple de la corruption qui prévaut au sein de l’administration Maduro. « Le gouvernement vénézuélien est une entreprise criminelle composée de cartels de drogue, d’un système financier qui blanchit de l’argent et de kleptocrates », a dit Thor Halvorssen à la télévision Fox New Latino. « Maduro, sa famille et ses hommes de main font que le cartel de Pablo Escobar parait désorganisé et petit en comparaison », a-t-il dit. « Le Venezuela utilise l’armée, le ministère des affaires étrangères et le secteur bancaire comme des accessoires à son lucratif business de drogue », a-t-il poursuivi. »  web-versionSi la charge paraît forte, on peut quand même rappeler qui l’a faite : Thor Halvorssen,  de son nom complet Thor Halvorssen Mendoza (ici à l’ONU),  est le créateur du mouvement de l’Oslo Freedom Forum, le président de l’Human Rights Foundation et il tient le Venezuela à cœur : son père, un moment injustement accusé de trafic de drogue pour le Cartel de Medelin a été torturé par la police vénézuélienne alors qu’il était innocent et sa mère, qui participait à un meeting pacifique a été tuée par balles… par des membres de la sécurité présidentielle. Les assassins après deux procès aux jugements contraires avaient été condamnés à 3 ans de prison, dont ils n’effectueront qu’à peine 6 mois… Halvorssen est en prime d’être tenace un homme vigilant : lorsque Lionel Messi était venu par exemple prétendre à aider le Gabon en serrant la main d’Ali Bongo, en opération de com complète de ce dernier, il avait sévèrement tacle le régime, en affirmant que la famille du président «est tristement célèbre pour son traitement de la trésorerie nationale comme un compte bancaire privé». Pour Michel Collon, il est vrai, Ali Bongo est bien un « héritier de dictateur« , mais pas Maduro, alors…. si l’on comprend bien.

YV2030Mais revenons d’abord sur le scénario décrit au début. Un petit jet avait quitté l’aéroport de Caracas le 8 novembre dernier et s’était arrêté à Marqueta jusqu’au 10 novembre. Il était reparti plus tard vers Port-au-Prince, avec aux commandes le capitaine Paul Urbano, avait -on appris (il est ici photographié par Reuters). Surprise à l’arrivée  ; la DEA US fait débarquer tout le monde, deux pilotes et quatre passagers, Efraín Campos et Francisco Flores, Jesfran Moreno, et Marco Uzcategui, suivis d’une fouille de l’avion qui découvre de la drogue à bord. Si l’on évoquait d’abord la présence à nord de 800 kg de cocaïne (3) , il s’avère que c’était ce qui avait été promis d’être acheminé du Honduras et non ce qu’il y avait dedans : où ne figurait que des échantillons de coke pour en montrer la qualité, soit un seul kilo à bord. L’avion n’avait en tout cas pas été inspecté lors de son décollage alors que les autorités avaient il y a quelques mois fait tout un barouf sur leurs contrôles aux aéroports ! Comme à l’habitude, c’était un informateur de la DEA qui avait attiré tout ce beau monde au Honduras, dans un premier temps. Et comme à l’habitude, tout avait été filmé, énonçant le deal pour 800 kilos, preuve de l’implication directe des personnes arrêtées. Comme seule réaction, le président Maduro avait parlé « d’embuscade impérialiste ».

Mais revenons donc d’abord à l’avion lui-même, avant d’examiner la personnalité de ses occupants. D’abord l’appareil, donc, hautement reconnaissable avec son train d’atterrissage bas, ses ailes droites et son cockpit à hublot de côté similaire à une vitre de portière de voiture : c’est bien un Citation I, apparu en 1971 dans les cieux : (beaucoup) plus lent que les Learjet, il avait vite été surnommé « Slowtation » ou « Nearjet » ! Des clichés le montrent arborant une immatriculation à un endroit inhabituel : sur les Citation de ce type, ce sont plutôt les réacteurs qui l’arborent.Ce pourrait être un… autocollant, la méthode habituelle pour les avions de trafiquants, dérobés ou achetés, ils sont en effet maquillés de la sorte. Mais on s’apercevra que non.  YP-55CP-1024x419On retrouve  assez vite son historique, qui est pour le moins tourmentée. L’avion, un Citation-I, numéro de fabrication 500-0215, a porté d’abord l’immatriculation YV-TOOO en 1975 puis est devenu YV-55CP, deux ans plus tard (il est photographié ici à droite  le 6 novembre 1979 par Peter Nicholson) . Il appartient depuis le début à la Banque de Maracaibo. Cette banque fermée (6 avaient fait faillite à l’arrivée de Chavez !), l’avion est revendu plus tard -à une date non précisée de prime abord-  à la Sabenpe, une une entreprise vénézuélienne fondée en 1980 et dédiée à la collecte, YV-55CPle transport et la récupération des déchets, dont le fondateur s’appelait Jose Domingo Santander. La société, dont le capital a un montant de trois milliards de bolivars, est en réalité gérée par les frères d’origine libanaise, Khaled Majed et Khalil Majzoun. Les profits réalisés lui permettent en 2003, de prendre le contrôle du principal producteur de thon vénézuélien, et de son usine de boîtes (Eveba) se ralliant à ce moment-là au régime de Chavez pour fonder tout un empire industriel. Eveba avait été rachetée à l’influente famille de Castro Iglesias, et l’homme qui avait grandement facilité la transaction était Diosdado Cabello. Les frères Majed et Majzoun Khalil étaient  en effet alors décrits par ‘opposition comme des proches de l’actuel président de l’Assemblée Nationale. On voit ici (ci-contre à gauche) l’appareil décoller de la base de Francisco de Miranda  le 24 juillet 2003 appartenant toujours à la Sabenpe. Il avait gardé son appellation YV-55CP. On remarquera que ce sont les réacteurs qui supportent alors l’immatriculation.

images

Sun_Channel_Kalil_Ferragud_Les liens avec les sociétés des frères Khalil avec le nouveau pouvoir n’ont fait que se renforcer, une fois Chavez en place. Les industriels l’ayant soutenu étant en effet largement récompensés en obtention de marchés nationaux. Majed Kalil (ici en photo avec Nara Farragut et Carlos Arroyo, du marketing d’AdSales), est un libanais d’origine, étroitement lié à José Vicente Rangel et son épouse, ainsi qu’à Diosdado Cabello comme on a pu le voir. « Les frères Khalil ont émergé et monté fortement en puissance durant les premières années de l’administration Chavez, qui a favorisé certaines entreprises avec d’importants contrats, des prêts et un accès facile aux licences en franchise de droits à l’importation. Ces compagnies privilégiées ont été aidés dans la mesure ou elles plaçaient leurs produits sur le marché local à travers des programmes sociaux financés par le gouvernement, à travers des organisations comme la Casa, le Programme des services agricoles ou Proal, le Programme des aliments stratégiques, que Khalil a investi » peut-on lire.

RIMBeaucoup plus troublant, l’empire des frères Khalil s’est aussi étendu dans l’armée : « de nombreux contrats ont été obtenus avec le gouvernement. Grâce à sa compagnie Hardwell Technologies responsable des systèmes informatiques du Département de renseignement de l’armée vénézuélienne, il a obtenu le contrat pour l’installation de l’équipement radar et de la tour de contrôle du Maiquetia Simon Bolivar International Airport. La société Pacific Rim Energy a également été choisie pour des de travaux et de services pour le maire de la municipalité Libertador de Caracas, le Commandement général de la Marine, la Banque centrale du Venezuela et de l’état Inviobras Bolivar, en collaboration avec différents ministères tels l’éducation, la Défense, le tourisme ou l’économie populaire, entre autres organismes gouvernementaux ». La liste de ses clients comprend aussi Corporation de Guayana, Edelca (Electrification del Caroni), PDVSA ou il apparaît également. Tout ceci sans qu’il y ait eu un quelconque appel d’offres, nulle part : « Le député de l’Assemblée nationale, Juan Jose Molina, a indiqué que dans les activités menées dans la société Pacific Rim Energy (une société de production et distribution d’énergie,  d’accessoires électriques et d’éclairage, d’exploitation minière et de forage, entre autres) des frères Khalil n’avaient aucune année d’expérience. Et qe la société n’ avait alors que seulement deux employés de déclarés. » A ce stade on peut en effet évoquer clairement la prévarication, un des piliers du système Chaviste… du favoritisme, pour des sociétés souvent incompétentes dans le domaine recherché.

rodriguezPlus grave encore quand on découvre que Majed Khalil est lié au lieutenant Jose Antonio Morales Rodriguez, qui a servi comme directeur du Bureau du Secrétaire de la Présidence et qui a été mentionné par l’ancien magistrat Eladio Aponte, dans un des grands scandales qui a émaillé en 2012 le régime de Chavez.  Aponte est en effet l’un des hommes qui a ordonné la libération d’un trafiquant de drogue notoire, Pedro Magino Belicchi, arrêté avec pas moins de deux tonnes de cocaïne au Venezuela. L’homme était soupçonné de trafic de cocaïne au sein même des casernes de l’armée vénézuéliennes ! En 2012, Aponte avouera avoir agi sur ordre gouvernemental pour sa libération, d’où l’énorme scandale provoqué. Dans une terrible confession il avait avoué en effet qu’en tant que membre de la Commission judiciaire, il avait sciemment  écarté un grand nombre de juges qui ne voulaient pas suivre les décisions demandées par le gouvernement. « Le pire de tout,c’est quand Aponte a cité le cas  d’un lieutenant de l’armée qui avait été arrêté avec plus de 2 000 kilos de cocaïne. Aponte a déclaré que la cocaïne « dormait » tranquillement au quartier général de l’Armée vénézuélienne en attendant d’être transportée vers le centre du pays. Il a affirmé que le lieutenant était la main droite d’un haut commandant militaire qui était devenu l’aide de Dona Elena Frias de Chavez – la propre mère d’Hugo Chavez (Pedro José Magino Belicchi). L’homme, qui est actuellement attaché militaire au Brésil, a rapporté avoir reçu des appels téléphoniques de partout du Haut Commandement militaires vénézuéliens, y compris d’un capitaine nommé Morales (l’assistant personnel du Président de la République, Hugo Chavez) pour relâcher l’homme et le laisser tel quel ». Pour certains juges comme pour certains journalistes, ces révélations étaient « à vomir ». « Incroyable mais vrai: tout le haut commandement militaire, y compris le Président adjoint, appelant un juge de la Cour suprême à libérer un lieutenant qui a été capturé avec 2 000 kilos de cocaïne! Au sein d’une caserne de l’armée !!! » note l’article. Sidérant, en effet !

avion-décollage

Mais il n’y a pas eu que cela. Son partenaire dans la société, Tarek William Saab, et l’un des liens les plus importants des cellules régime fondamentaliste islamiques qui ont aidé des islamistes virulents, admirateurs du Hezbollah, à s’installer, notamment dans l’île de Margarita. Ils suivent les préceptes du Sheikh Abdulaziz Bin Ibrahim Al Ibrahim (la gigantesque mosquée de Caracas porte son nom, elle a été payée par les saoudiens), avec Hassan Majzoub, comme président du Venezuela’s Islamic Center. L’antisémitisme est une constante en effet du régime, comme le montre ce rapport (et celui-ci, sur le langage même de Chavez).   Tarek William Saab est depuis 2004 gouverneur de l’État d‘Anzoátegui dont le fief est BarcelonaSon visa américain  a d’ailleurs été révoqué pour ses liens avec ces extrémistes. base_image« Lorsque Rangel était vice-président, Majed était en charge du lobbying pour ouvrir des portes à l’étranger pour Chavez. » peut-on lire. Le 4 octobre dernier, Tarek William Saab avait été interrogé par Interpol, à sa descente d’avion à Mexico, à propos de drogue et du narcotrafic, et aussitôt, sur Twitter, l’homme avait parlé « d’agression contre le Venezuela » et de « provocation ». Selon lui, il était sur place pour participer à la « 12e Conférence des Instituts nommés par les droits de l’homme de l’ONU ». Plus tard,  un peu gêné, il déclarait qu’il avait été arrêté pour une autre raison, car « il n’avait pas renouvelé son visa américain depuis 2001 ». Sa nomination comme nouvel  Ombudsman (médiateur de la République), à la tête de la Commission pour la Vérité et la Justice chargée d’enquêter sur les meurtres, la torture, les disparitions et les violations des droits humains entre 1958 et 1998 avait été l’objet de critiques, vu ses postures… plutôt musclées (depuis il s’est acheté un costume). En février dernier, il démentait l’usage de la torture à la prison de la Sebin (Servicio Bolivariano de Inteligencia Nacional), malgré les témoignages opposés les dénonçant.

ramon-carrizales_16958Pour revenir au fameux jet, en 2004, le fils de son propriétaire d’origine, Domingo Alberto Santander, le revend à Marco Uzcategui, qui a pour amie une députée chaviste, Iris Varela. Encore une proche du pouvoir… Elle a été députée de 2001 à 2011, et est l’actuelle ministre des Affaires pénitentiaires, depuis le 26 juillet 2011 (ça devrait bientôt changer !) L’avion est alors enregistré aux archives du Ministère de l’Infrastructure, dont le responsable est alors le colonel Ramón Carrizales (ici avec Chavez). Cet ancien colonel de l’Armée vénézuélienne, diplômé de l’Académie Militaire du Venezuela en 1974,  admis à la retraite en 1994 et est devenu le ministre des Infrastructures de 2004 à 2006 puis a été ministre du Logement de 2006 à 2008 mais il a aussi été vice-président du Venezuela du 6 janvier 2008 au 25 janvier 2010, date à laquelle il a présenté sa démission pour « raisons personnelles ». Or un mystérieux incendie déclaré comme accidentel (et plutôt providentiel selon certains !) dans l’immeuble du ministère à Parque Central avait détruit les archives des avions qui y étaient stockés, dont ceux saisis pour trafic de drogue. Voilà qui était bien pratique ! Et entre temps, le colonel Ramón Carrizales était devenu le responsable de l’Etat d’Apure… là où ont lieu les atterrissages clandestins de « jets » qui emportent la cocaïne !

avion-narco-rampla-4Ce n’est pas la seule surprise. Le 23 février 2011, un surprenant avis judiciaire de saisie conservatoire du fameux avion est prononcé par la justice vénézuélienne (les archives ayant brûlé ?) . On apprend alors qu’il a changé d’immatriculation et qu’il est devenu l’YV2030 (ici à droite), « que sa valeur est estimée à 800 000 dollars et qu’il a été cédé à Alexander Vasquez Mendoza, citoyen, vénézuelien titulaire de la carte d’identité n°8.380.584, en sa qualité de directeur général de l’aéroport de Caracas, pour qu’il en prenne soin et le place sous la garde ». achatL’acte précise bien sûr qui sont les personnes qui s’opposent et s’écharpent alors comme propriétaires de l’avion : « Pacheco Laura Yepez citoyen en sa qualité de président de la société Construction et de Maintenance Company Coinspectra, CA, dûment inscrit au registre du commerce de la deuxième circonscription judiciaire du district et de l’Etat de Miranda Capital à compter du 3 Avril, 1989 , enregistré sous le n ° 26, Volume 122-A-Sgdo; et aux statuts modifiés en date du 11 Juin 2003, enregistrée sous le n ° 53 Volume 72- A-Sgdo; et Marco Tulio Uzcategui ». Tous deux sont impliqués dans les sérieux  litige à propos de l’appareil dont ils réclament l’un et l’autre propriétaires . En cherchant un peu, on retrouve même l’acte de transaction de Coinspectra, CA, qui date du 7  juin 2002, l’avion ayant été acheté 2 730 000 dollars exactement, , réglé en un seul chèque de la banque Banco Mi Casa Entidad de Ahorri y Prestamo; le vendeur étant bien Inversions Sabenpe CA. Passer de 2,3 millions à l’achat pour être revendu à 800 000, c’est une excellente affaire pour celui qui le récupère !!! Aurait-on assisté à une belle magouille judiciaire ?
C’est en tout cas bien le même avion : « il est précisé que la Cour a déménagé au hangar n ° 067 à la ligne C, où l’avion de marque Cessna Citation Jet 500 modèle, de série 500-0215, YV2030 acronyme, blanc avec des rayures d’or rouge et bleu, u qui est dans le hangar 067 rangée C  de l’aéroport de Caracas ».  Le motif de sa saisie est assez obscur en fait:  c’est un imbroglio à partir d’un défaut de paiement à un avocat d’entreprise, Humberto B. La Rosa, qui gérait justement la propriété de l’avion, installé au départ à l’aéroport situé près de la ville de Charallave, dans l’État de Miranda Oscar Machado Zuloaga. L’appareil est donc manifestement récupéré à la suite d’un accord passé par l’une des deux personnes citéJOSE-VICENTE-RANGEL-AVALOS-6es dans le litige, qui n’est autre que Marco Tulio Uzcategui. Son rival a abandonné. Derrière sa saisie se profilait aussi une sombre histoire de drogue reliée à divers services gouvernementaux, y compris l’ancien maire de la municipalité de Sucre, José Vicente Rangel Avalos (ici à gauche), qui avait à l’époque, la responsabilité du contrat de service avec la collecte des déchets. C’est le fils de l’ancien avocat et homme politique José Vicente Rangel  (vice-président, il avait remplacé Diosdado Cabello et a été ministre des affaires étrangères et de la Défense). Avalos a été lui aussi mêlé au trafic de drogue via sa relation avec Hector Tobia, un courtier d’assurance internationale, partenaire en affaires du père et du  fils Rangel qui lui servaient d’hommes de paille. L’homme à son bureau à Multicentro Empresarial Las Mercedes et vit à Prados del Este. Uzcatequi, lui, étant un homme fort proche de la famille présidentielle actuelle ; sa fille unique est en effet l’amie d’enfance et d’école des enfants de Cilia Flores, la première dame du pays !
avion haitiMais il y a d’autres moyens de récupérer des avions que ceux d’en modifier les actes d’achat… pour traficoter. En août 2013, le fameux avion réapparait à Barquisimeto, à Panama City (ici ça en est un autre), autorisé à nouveau à voler par l’autorité de l’aviation civile du pays. Lors de ce vol, le 30 et 31 août, on avait remarqué que son commandant de bord n’était autre que Víctor Daniel Álvarez, le même qui a été arrêté le 8 mai dernier  en République Dominicaine, au cours d’une tentative de vol raté sur l’avion de la banque Peravia, alors aux mains du banquier vénézuélien Jose Luis Santoro.. qui avait fui le pays par!s la faillite de son établissement et les accusations de fraude des autorités dominicaines (il s’incrustera longtemps sur le net avant de s’échapper : jusqu’en  juin 2015  un blog célébrait ses exploits de banquier !) !!! Et là encore, l’histoire est invraisemblable (à croire que le Venezuela y est abonné).  Selon les dominicains en effet, « José Luis Santoro castillan, président de la banque, Gabriel Jimenez Aray, le vice-président; et l’éxécutant Daniel Morales Santoro, s’étaient associés pour commettre divers crimes et blanchir des actifs totalisant 28,8 millions de dollars. Actuellement, ils sont recherchés par la justice de ce pays des Caraïbes. »Selon le site Acento, de la République Dominicaine «  Santoro est monté à bord du vol 107 de Copa Airlines à destination de Panama, où il vrochaers le Venezuela, et Jimenez a voyagé sur le vol 324 de la compagnie aérienne américaine Delta Airlines à destination d’Atlanta, en Georgie, aux États-Unis. » Un énorme escroquerie, encore une !  Fait sidérant, la plainte contre eux émanait au départ…  du Venezuela, même; ou plutôt du groupe – américain- Consortium Kaya Armoring qui avait remporté la construction de véhicules blindés pour la Banque centrale du Venezuela !!! Santoro n’est pas tout à fait un inconnu à vrai dire : en 1994, c’est lui qui avait fondé la Cámara Venezolana de Televisoras Independientes, dont il était devenu le vice-président !!  En réalité c’était une magouille bien montée depuis le début par une minuscule société américaine : la fameuse société Kaya Armoring, justement, qui avait en effet engrangé 3 591 000 dollars versés par la Central Bank of Venezuela (BCV) avec son contrat, déposés chez Santoro et depuis totalement évaporés… Or Consorcio Kaya Armoring Blindados Inc, est une firme de Floride… aujourd’hui inexistante !!! Derrière elle, il n’y avait que deux hommes , dont Javier Rocha, d’Onyx Armor Corp… un beau cas d’espèce que ce Javier..  il est aussi…charpentierLe pouvoir vénézuélien; à l’évidence, s’était fait escroquer, tout simplement  par deux hommes, en cheville avec des banquiers véreux !!!

citation2-1024x396Revenons donc à cette tentative (ratée) de « rapatriement »de l’appareil du banquier, car la suite de l’histoire dans l’histoire est fort surprenante. L’avion qui avait été visé par Victor Alvarez, avec ses complices, était un Cessna 550, tiens un modèle similaire à celui d’Haïti, immatriculé N61MA (à gauche en photo signée Juan Antonio Rodriguez, prise à Puerto Rico)…. Les quatre complices étaient arrivés à l’aéroport avions Joaquin Balaguer dans un Aero Commander AC90, immatriculé YV3962, piloté par Armando Gutierrez et Jorge Ygner. Un deuxième avion saisi, un Cessna, était piloté par Victor Alvarez et Alexander Lira. Le 10 mai, ils écopaient d’une peine de prison légère de trois mois… levée dès le 25 suivant par la Cour d’Appel dominicaine de la province de Santo Domingo, dirigée par Mary Perez,, la cour ayant «  constaté qu’il n’y avait eu aucune tentative de vol »…. à cette occasion, l’avocat des pilotes avait fait remarquer qu’on pouvait avoir confiance dans Alvarez : c’est un «  militaire retraité de la Force aérienne vénézuélienne » !!! Etaient-ils venus récupérer le Cessna Citation du banquier, et qui les avait bien envoyés, l’affaire demeure bien étrange ! Qui était de mèche avec qui, dans cette affaire, on se pose la question… sur l’entreprise de bâtiment à l’origine du dernier vol… haïtien !!!

Car même si ont ne possède aucun détails sur d’autres aéronefs en possession de l’entreprise incriminée, on peut remarquer l’existence de toute une organisation, l’exploitation du Citation réapparu a en effet conduit à la formation d’une nouvelle société appelée Coinspectra Aviacion, C.A. , bel et bien déclarée selon les documents de la FAA américaine. Or une autre société en Floride avait déjà été enregistrée en juillet 2009, possédant trois immeubles, avec les adresses de dizaines d’autres entreprises,  mais qui n’ont jamais exercé d’activités leur statut étant resté totalement inactif. Et comme responsables elles avaient toutes comme nom Uzcategui et Laura Pacheco… de Construction et de Maintenance Company Coinspectra, CA !!!

arbol

neveuxMais ce sont aussi les passagers de l’avion qui retiennent l’attention dans cette affaire. Car outre Marco  Uzcategui en personne (de nouveau, dira-t-on !), les deux jeunes personnes à bord posent particulièrement problème : ce sont en effet deux neveux de Nicholas Maduro, pas moins (voir l’arbre généalogique Maduro-Flores ci-dessus). En réalité, ce n’est pas la première fois que des jeunes gens proches de Maduro et Flores sont impliqués dans le transport de drogue (pour s’y retrouver dans la famille, c’est ici). Des informations  ont circulé immédiatement sur le fait que Pablo Urbano Perez, et Pedro Miguel Rodriguez, soient deux pilotes de la Venezuelan Air Force. Il ne semble pas, le premier étant diplômé civil de la FAA : c’est en revanche bel et bien un ancien pilote de PDVSA, peut-être un ancien pilote militaire, tout au plus. Fait plus troublant, son certificat d’aptitude physique a piloter s’arrêtait en juin 2015... Fait tout aussi troublant, un ancien chef de la sécurité de Hugo Chavez réfugié aux USA avait révélé lors de son interrogatoire que Walter Jacob Gaviria Flores (le fils de Cilia et de Walter Gaviria), utilisait des jets appartenant à la compagnie nationale de pétrole PDVSA, justement  (ici  et ci-dessous le Bombardier Learjet 45 YV2565 à San Tomé (4)) pour transporter de la drogue, selon ABC News. Le chef de la sécurité avait alors impliqué aussi Huguito Chavez, le fils de l’ancien président Hugo Chavez et l’ancien ambassadeur cubain au Venezuela, German Sanchez Otero, et d’autres officiels cubains dans le transport de cocaïne. Il avait affirmé que les jets de PDVSA transportaient régulièrement des cargaisons de drogue vers Cuba pour qu’elles soient ensuite  acheminées vers les USA (4). L’opposition, en apprenant la saisie de l’avion et les noms des neveux pouvait alors ironiser, en jouant sur les mots : » el cartel de la los Soles, ou el cartel de los Flores «  ? Voir pourquoi pas les « turbulents neveux de l’oncle Picsou Maduro » ? Pourquoi donc un pays qui promettait tant socialement parlant a-t-il réussi à sombrer dans le pire des narco-trafics ? Qui a trompé les gens à ce point ? Les responsables seront-ils jugés un jour ?

 

learjet(1) je ne suis pas le seul à faire le lien : lire ici l’analyse de The National Interest.

« Le mauvais état de l’économie du Venezuela a officiellement laissé la porte ouverte pour la pénétration du commerce de la drogue dans le pays. Selon L’International Narcotics Control Strategy Report du Département d’Etat (en mars 2015), « Le Venezuela est un des principaux pays de transit de la cocaïne. La proximité du pays avec  des pays producteurs de drogue, une AML (Anti-Money Laundering) inefficace du régime, la coopération bilatérale limitée, et la corruption endémique dans le commerce et le gouvernement, incluant la police, ont continuer à rendre le Venezuela vulnérable au blanchiment d’argent et à d’autres délits financiers. Les principales sources de fonds blanchis sont générés par les organisations de trafic de drogue et la corruption dans le contrôle du régime de change du Venezuela. « 

(2) le premier billet signé Alex Anfruns est paru le 8 décembre. On le retrouve avec son collègue Philippe Menut chez Jacques Tourtaux, le « sanglier rouge » de Lille… ou le nostalgique du stalinisme, un énième confusionniste, ce qui n’a pas l’air de les déranger  : « Le Sanglier Rouge – le blog de Jacques Tourtaux, militant pseudo Anti impérialiste et ex militant de la CGT cheminot, National -Stalinien convaincu , nationalisme débridé, apologies de régimes totalitaires « non alignés » liens directs vers des sites d’extrême droite comme Alterinfo , La Voix de la Syrie (site de la négationniste Ginettte Skandrani) , alainindependant (site négationniste) voir la page  » cachée » **** jacques-toutaux.pro/links.html, basé a lille *** jacques-toutaux.pro/ pour le reste un ramassis perpétuel de copiés collés d’agence officielles des régimes de Poutine, d’Iran et de Syrie.. »

(3) des informations contradictoires subsistent à ce sujet : selon ACN, l’agence d’infos privée  vénézuélienne de l’Etat de  Carabobo, ne pas confondre avec l’agence cubaine (Agencia Cubana de Noticias):  « la plupart de la cachette de 800 kilos qu’aurait cherché à négocier les neveux de la première dame Cilia Flores était sur un yacht, de style dbanca andorrae catamaran, resté en République Dominicaine, vraisemblablement à La Romana; et aucun dans l’avion  le Citation 500. Cet avion avait seulement des échantillons de haute pureté de la cocaïne ».  Y-a-t-il eu confusion avec cet autre info anglaise émanant de The Times (of US and Americas), selon laquelle la fouille d’une maison en République Dominicaine, à Casa de Campo, où habitait l’un des neveux avait révélé 125 kg de cocaïne et 22 d’héroïne, dont une partie aurait été dissimulée dans un yacht de 135 pieds appelé The Kingdom (immatriculé Y0016 portant le drapeau de Nassau). Le hic, c’est que l’homme arrêté ce jour -là sur le bateau s’appelait Francisco Flores Suarez, qui aurait été confondu avec Franqui Francisco Flores de Freites, celui arrêté aux côtés d’Efrain Flores à Haiti.  floresLa confirmation de l’erreur arrivait le 21 novembre. Beaucoup plus intéressante, en revanche, était l’annonce de poursuites contre le trésorier de PDVSA, nommé Erick Flores Malpica dénoncé justement par Efrain Flores comme complice dans un énorme schéma de blanchiment d’argent. (4) Selon un  journal espagnol (ABC) en effet, le travail de Malpica dans l’opération était de blanchir de l’argent provenant de la vente de drogue à travers la compagnie pétrolière appartenant à l’État. Or Erik Flores Malpica avait aussi été nommé le 16 octobre 2012 « commissaire présidentiel pour les affaires économiques et financières« , alors que c’est lui aussi un autre neveu de la première dame… En mars dernier, les autorités andorranes et l’Espagne avaient accusé la Banca Privada d’Andorre de blanchiment d’argent dont l’origine était bien celle du pétrolier vénézuélien PDVSA. Son directeur Joan Pau Miguel, un temps en fuite, avait été arrêté le 13 mars (photo Cronica Business). Avec lui, c’est tout un énorme château de cartes qui s’était effondré. : on parle de 2 milliards de dollars de blanchiment de drogue ! Entraînant la chute de la maison Maduro !

(4) voir ici en détail les appareils

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxviii-chavez-le-160616

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxiii-au-venezuela-160235

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxvii-au-venezuela-160116

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxii-le-venezuela-160618

http://www.alterpresse.org/spip.php?article15882#.VmYMBrzQbcc

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cvi-une-promesse-de-800-kilos-de-coke-et-la-chute-de-la-maison-maduro-a-la-cle/

000000000000000000000000000000000000000000000