AVISEUR INTERNATIONAL

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FRANCE (IGPN): enquête de la police des polices visant l’Office central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS)

L’inspection générale de la Police nationale (IGPN), la police des polices, vient d’être saisie d’une enquête sulfureuse visant l’Office central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS).

Enquête de la police des polices sur la disparition de plusieurs tonnes de cannabis Crédit Image : AFP / FRED DUFOUR Crédit Média : Damien Delseny

C’est l’enquête qui dira si c’était véritablement pour « remercier », mais ce qui est certain c’est que depuis quelques jours, l’IGPN, la police des polices, a été chargée de faire la lumière sur les liens qui existent entre l’un des plus gros trafiquants de cannabis français, arrêté le mois dernier en Belgique, et l’office central de lutte contre le trafic de drogue.

Des gardes à vue au plus haut niveau ?

L’affaire agite la police judiciaire depuis plusieurs semaines, et les intéressés eux mêmes s’attendent à des remous, avec des gardes à vue, sans doute même du patron de cet office et des perquisitions. Les juges en charge de l’enquête sur la saisie du mois d’octobre sont persuadés que les policiers leur ont caché des éléments de cette livraison surveillée. Et que la quantité, déjà énorme, saisie cachait en fait une cargaison cinq fois supérieure.

Des pratiques tolérées et encadrées par la loi

La livraison surveillée consiste en quelque sorte à effectuer une filature de la drogue depuis le Maroc jusqu’en France, de manière à identifier les équipes qui viennent récupérer la marchandise. Au mois d’octobre dernier, la procédure a été respectée.

Mais le vrai problème, c’est la découverte de l’origine du tuyau : un trafiquant bien connu, qui serait donc aussi le « tonton » de la police. Alors les questions qui se posent aujourd’hui sont simples : l’office des « stups » peut-elle lutter contre le trafic en s’associant avec l’un de ses barons ? Et les policiers peuvent-ils, pour pécher au gros, devenir les associés momentanés d’une importation de cannabis ?

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/enquete-de-la-police-des-polices-sur-la-disparition-de-plusieurs-tonnes-de-cannabis-7782389956

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faux cul
LIRE:

FRANCE (Grand Bal des « Faux-culs »): tous, du BCS en passant par la DCPJ, la DNRED, l’ IGPN, l’ OCRTIS, le SIAT et … le Parquet vont rivaliser dans le port de « faux-nez »

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FRANCE (Vol de cocaïne au « 36 »): Jonathan Guyot se tourne vers la Cour de cassation pour annuler une partie de la procédure – metronews

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Le policier, principal suspect du vol de 52 kilos de cocaïne dans les locaux de la police judiciaire de Paris, demande à la chambre de l’instruction de la cour de cassation d’annuler la saisie de son téléphone portable. Ce qui, si cela est accepté, ferait sauter l’un des nombreux éléments à charge qui pèsent contre lui.

lire:

http://touch.metronews.fr/info/vol-de-cocaine-au-36-jonathan-guyot-se-tourne-vers-la-cour-de-cassation-pour-annuler-une-partie-de-la-procedure/mpca!oRPQXR4PuKUkU/

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La guerre à la drogue s’éteint… Et après?

Le fantasme de la fumerie d’opium dans les années 1920.
© Ministère de la Culture – France/Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine

Les stupéfiants ont été une aubaine coloniale, un produit prohibé, la cible d’une croisade. Et maintenant? Le département de Sociologie de l’UNIGE explore les idées émergentes dans une série de conférences

La croisade est peut-être terminée. La «guerre contre la drogue», déclarée par le président états-unien Richard Nixon en 1969 et menée depuis lors sous l’égide des traités internationaux, semble sur le point de s’éteindre et de passer à l’histoire comme l’un des égarements du XXe siècle. Une nouvelle ère s’ouvre, qui s’annonce plus raisonnable, mais où pour l’instant «tout le monde se pose des questions et personne n’a des réponses», note Jean-Félix Savary, secrétaire général du Groupement romand d’études sur les addictions (GREA). «Même le gardien du temple, l’Organe international de contrôle des stupéfiants, qui veille à la mise en œuvre des traités, n’est plus opposé à l’ouverture du débat. Dans son rapport annuel, publié ces jours, il invite à discuter de nouveaux modèles.»

Le GREA est partenaire de l’Université de Genève pour une série de conférences, agendées jusqu’en mai, sur «Les drogues dans tous leurs états». Il s’agit de rassembler et de confronter, en public, les différents savoirs qui s’élaborent au sein de l’UNIGE, rendant ainsi visible un processus en cours, qui vise à regrouper et à coordonner ces compétences. Le cycle s’est ouvert mercredi dernier avec l’historien français Alexandre Marchand en invité principal, plaçant la prohibition des stupéfiants dans une perspective historique. Le 9 mars, le sociologue genevois Loïc Pignolo présentera son enquête de terrain portant sur les dealers de rue et sur leur éthique, plus développée qu’on ne l’imaginerait.

LIRE: https://www.letemps.ch/societe/2016/03/04/guerre-drogue-s-eteint-apres
Les conférences:

«Les drogues dans tous leurs états», jusqu’au 18 mai 2016, les mercredis de 18h30 à 20h à Uni Mail (40, bd. du Pont-d’Arve, Genève), salle MR160, entrée libre. Sous la responsabilité de Sandro Cattacin, avec la participation de Barbara Broers, Anne Philibert et Loïc Pignolo, en collaboration avec le Groupement Romand d’Etudes sur les Addictions

Prochaine conférence le mercredi 9 mars 2016: «Deal de rue dans un quartier genevois: résultats d’une enquête de terrain», avec Loïc Pignolo (Institut de recherches sociologiques, UNIGE) et Christian Ben Lakhdar (Faculté Libre des Sciences Economiques et de Gestion de Lille)

Le blog de la manifestation: www.unige.ch/sciences-societe/socio/blog

https://www.letemps.ch/societe/2016/03/04/guerre-drogue-s-eteint-apres

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FRANCE (Grand Bal des « Faux-culs »): tous, du BCS en passant par la DCPJ, la DNRED, l’ IGPN, l’ OCRTIS, le SIAT et … le Parquet vont rivaliser dans le port de « faux-nez »

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Quand une saisie record révèle les liaisons dangereuses entre « stups » et « indics »

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En octobre dernier, les douanes effectuent une saisie record de 7 tonnes de résine de cannabis dans l’ouest parisien. Problème : le trafiquant présumé est aussi un « indic » de l’Office central de lutte contre le trafic de stups.
L’affaire était trop belle.Quatre fourgons suspects, garés dans les beaux quartiers de la capitale, au bas des immeubles haussmanniens du boulevard Exelmans, dans le 16e arrondissement. Dans les coffres de trois des utilitaires, 7 tonnes de résine de cannabis que les agents de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) découvrent le 17 octobre dernier. Une « saisie record » pour Paris intra-muros, saluée dès le lendemain par François Hollande. Le président fait le déplacement jusqu’aux locaux de la DNRED, à Ivry-sur-Seine, où, devant les piles de « valises marocaines », il déclare espérer qu’il s’agit-là d’un « coup fatal » porté aux trafiquant. Mais dans ce dossier, la réalité est bien plus complexe : l’enquête va surtout révéler que l’importateur de la drogue, interpellé fin février en Belgique, était surtout un « indic » de l’Office central de lutte contre le trafic de stups.
>> La visite de François Hollande dans les locaux de la DNRED, le 18/10/15 :

Le Président de la République, François Hollande, et le ministre des Finances, Michel Sapin, en présence de la directrice générale des douanes, Hélène Crocquevieille, et du directeur adjoint, Jean-Michel Thillier, sont venus féliciter les agents de la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED) pour la saisie exceptionnelle de 7,1 tonnes de résine de cannabis. Cette affaire a été réalisée dans la nuit du 17 au 18 octobre en plein Paris.

Un grossiste en cavale…

L’enquête des douanes débute quelques jours avant la saisie du boulevard Exelmans, dans la nuit du mardi 13 au 14 octobre, sur la base d’un renseignement. Le conducteur d’une voiture suspecte est interpellé au péage d’Ancenis, près de Nantes, sur l’autoroute A11, dans le sens Paris-Nantes. Pour les enquêteurs de Bercy, il ne fait aucun doute qu’il s’agit là de la voiture ouvreuse d’un convoi de livraison de drogue. La découverte d’un fourgon abandonné sur une aire d’autoroute en amont du péage leur donnera raison : à l’intérieur, les douaniers saisissent 1,9 tonne de résine de cannabis.

C’est en remontant la piste du « shit » nantais que les enquêteurs de la DNRED se retrouvent donc boulevard Exelmans. 7 tonnes de résine de cannabis, le chiffre est certes un record, mais le « coup porté » est à nuancer. Dans le jargon, on parle d’une « saisie sèche », car elle ne mène à aucune interpellation. Et si une facture et des traces ADN retrouvées dans l’un des véhicules permet de remonter jusqu’au grossiste présumé du trafic, celui-ci a disparu. Un grossiste, peu précautionneux, dont les revenus lui permettaient de louer un luxueux penthouse… boulevard Exelmans, juste au-dessus des fourgons chargés de shit.

…et « indic » de l’Office central des stups

Les investigations sur ce trafic sont immédiatement confiées à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), à Nanterre. Il en est cependant dessaisi à peine une semaine plus tard, par le procureur de Paris, François Molins. Et pour cause : le grossiste en shit du boulevard Exelmans est enregistré officiellement au Bureau central des sources (BCS) de la DCPJ… comme indicateur. Un « tonton », dit-on dans le jargon policier, de l’OCRTIS, le service même qui est censé enquêter sur son trafic. Les investigations atterrissent finalement au 36 quai des Orfèvres, à la Brigade des stupéfiants de la préfecture de police de Paris.

Originaire de Mulhouse, dans le Haut-Rhin, le trafiquant en question, Sofiane H., a été condamné en 2011 à 13 ans de prison et deux millions d’euros d’amende pour avoir animé un trafic international de cannabis, alors qu’il se trouvait déjà en prison, en 2002. Selon nos informations, c’est l’ancien patron de l’OCRTIS lui-même qui avait recruté ce trafiquant lors de sa détention en Espagne. Les 7 tonnes saisies par les Douanes faisaient en fait partie de ce qu’on appelle dans le jargon, une « livraison surveillée ». En clair, il s’agit d’une technique d’enquête destinée à attraper du gros gibier. On laisse importer et acheminer, là en l’occurrence depuis le Maroc, une grosse quantité de drogue par un « trafiquant-indic » afin d’interpeller derrière les grossistes qui vont se répartir la marchandise. Ces livraisons se font sous les contrôles de la police avec la bénédiction de la justice. Selon nos informations, le TGI de Perpignan était avisé, mais pas le parquet de Paris. L’histoire ne dit pas si les douanes ont court circuité volontairement ou involontairement la livraison surveillée par l’OCRTIS.

Sofiane H. a finalement été interpellé le 22 février, à Gand, en Belgique dans le cadre de l’exécution d’un mandat d’arrêt européen émis par le juge d’instruction qui dirige l’enquête. Placé en détention provisoire, il devrait être transféré en France rapidement.

La sensible question de la gestion des indics

Cette affaire met en lumière les liaisons sulfureuses et dangereuses entre flics et indics. Longtemps, les relations flics-tontons sont restées tabous. Elles étaient régies par le principe du fameux 10% : l’indic repartait avec 10% de l’argent ou de la drogue saisie, avec tous les risques que cela comportait pour les fonctionnaires de police. Mais en 2004, la loi Perben II a reconnu officiellement et encadré le recours aux indics, comme leur rémunération. A l’instar de Sofiane H, les indics sont enregistrés confidentiellement au Bureau Central des Sources (BCS), qui dépend du service interministériel d’assistance technique (SIAT). Ainsi, les « primes » perçues par les « tontons » oscillent environ (officiellement) entre 50 et 10.000 euros. « On a besoin de gens qui sont immergés au plus près des terreaux de délinquance et de la grande criminalité. Il faut rester lucide sur ce que l’on permet de faire à un indic et sur ce que l’indic va nous permettre de réaliser à l’affaire », précise Isabelle Trouslard, secrétaire nationale du syndicat Synergie-officiers, précurseur sur le combat de la gestion des indics. Pour la syndicaliste, « les textes en la matière restent insuffisants ».

L’opération semblait avoir été un succès. Plus de sept tonnes de cannabis avaient été saisies dans le 16e arrondissement. Mais aucun des commanditaires n’avait été arrêté dans l’opération, au cours de laquelle les Douanes ont court-circuité la police. Plus embarrassant encore, un homme a été arrêté en Belgique : trafiquant, il était aussi un indic très utile pour les forces de l’ordre.

Aujourd’hui, neuf affaires de drogue sur dix sont résolues grâce à des indics. Et plus l’affaire est importante, plus le trafiquant informateur est souvent élevé dans la hiérarchie de la voyoucratie. Ce qui est le cas de Sofiane H. « Une tonne c’est environ 5 millions d’euros à la revente au détail, la prime c’est entre 10.000 et 20..000 euros, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre », constate un ancien grand flic à la retraite. Et d’ajouter : « les politiques font de la lutte contre le trafic de drogue leur priorité, ils veulent des résultats mais ne veulent pas savoir comment on les obtient. Après c’est facile de jouer les vierges effarouchées. Aujourd’hui l’OCRTIS est quasiment le seul service à s’attaquer au démantèlement des réseaux de trafic internationaux ».

Reste à savoir désormais, ce qu’aura à raconter Sofiane H. lorsqu’il sera rendu à la France et se retrouvera confronté aux enquêteurs du 36, et peut-être un jour de l’IGPN, la police des polices.

L’affaire promet sans doute encore des rebondissements…

http://www.itele.fr/justice/video/drogue-quand-une-saisie-record-revele-les-liaisons-dangereuses-entre-stups-et-indics-155824

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MAROC: toujours un des plus gros producteurs de résine de cannabis au monde

MarocRifCannabisLe Maroc est l’un des plus gros producteurs de résine de cannabis au monde et continue de fournir l’Europe, selon le rapport de l’année 2015 publié par l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS).

La plupart de la résine de cannabis destinée à l’Europe est acheminée clandestinement depuis le Maroc, note le rapport de l’OICS, un organe indépendant chargé de surveiller l’application des conventions internationales des Nations Unies relatives au contrôles des drogues.

« Le Maroc demeure l’un des plus gros producteurs de résine de cannabis et reste l’un des principaux pays d’où provient la résine acheminée clandestinement vers l’Europe », révèle le document, soulignant que « le Maroc faisait partie, ces dix dernières années, des trois pays les plus fréquemment cités comme source ou zone de transit de la résine saisie au monde ».

En 2014, le Maroc, l’Afghanistan, le Liban et le Pakistan ont fait partie des pays d’origine et d’envoi de la résine de cannabis saisie en Europe occidentale, est-il mentionné dans le rapport de l’OICS.

LIRE: http://www.aps.dz/monde/37726-le-maroc,-un-des-plus-gros-producteurs-de-r%C3%A9sine-de-cannabis-au-monde

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FRANCE (Vol de cocaïne au « 36 »): la procédure de la dernière chance pour Jonathan Guyot ?

52 kilos de cocaïne ont été volés au siège de la police judiciaire parisienne dans la nuit du 24 au 25 juillet 2014.
52 kilos de cocaïne ont été volés au siège de la police judiciaire parisienne dans la nuit du 24 au 25 juillet 2014.
Mis à jour : 01-03-2016

ENQUÊTE – Le policier suspecté d’avoir volé 52 kilos de cocaïne dans les locaux de la police judiciaire de Paris demande à la chambre de l’instruction de la cour de cassation d’annuler la saisie de son téléphone portable. Ce qui, si cela est accepté, ferait sauter l’un des nombreux éléments à charge qui pèsent contre lui.

KENZO TRIBOUILLARD / AFP

http://touch.metronews.fr/info/vol-de-cocaine-au-36-la-procedure-de-la-derniere-chance-pour-jonathan-guyot/mpca!oRPQXR4PuKUkU/

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OPERATIONS UNDERCOVER: qui se souvient de Fausto Cattanéo? A l’OCRTIS peut-être!

Afficher l'image d'origine«La lutte contre le crime organisé est impossible sans opérations undercover»

Fausto Cattanéo

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Casquette de base-ball et lunettes de soleil sur la visière, Fausto Cattanéo, 58 ans, a repris sa tenue de commissaire de la police antidrogue suisse. Pendant plus de dix ans, le Suisse-Italien a enfilé les habits des «parrains» ­ Rolex en or, fringues de luxe italiennes, «bague à 55 000 francs suisses prêtée par un ami joaillier» ­ pour «traiter d’égal à égal» dans des palaces en Suisse, à Miami, Istanbul, Rio de Janeiro, avec langoustes, champagne à gogo et cigares cubains. Agent undercover (sous couverture), en opérations financées par l’Etat et contrôlées par la justice. Pour décapiter les mafias, le représentant masqué de la loi a dû s’acoquiner avec les hors-la-loi, pseudo- conseillers financiers ou avocats véreux, capables de blanchir des millions de narcodollars en Suisse.

Jusqu’au vertige!

Replié dans une modeste maison rose de la banlieue de Locarno (Suisse), le retraité du double jeu a accroché ses trophées : médailles et écussons des polices antidrogue américaine et européenne, «cravate en or» des carabiniers italiens, faux passeport au nom de Pierre Consoli, «mon oncle préféré», une photo de son pote «Sam» de la DEA (douanes américaines) et de «Consoli» enlacés devant un monticule de paquets bruns d’héroïne iranienne : «100 kilos! Ça vaut 4 millions de dollars», siffle l’agent. Une belle prise et un réseau démantelé, à l’issue d’une infiltration ponctuée de péripéties et de gages, de mensonges et d’improvisations.

Flic par hasard à 27 ans, ce fils de bûcheron et de cordon-bleu, surnommé «Tato» (le petit dernier de quatre enfants), a remisé ses «deux rêves de jeunesse», pilote d’avion ou cuisinier. Le voilà commissaire, agent de sécurité de la Swissair, «à côté du cockpit», bombardé chef du service antidrogue de Locarno en 1975. Contre son gré. «Je ne connaissais rien aux stupéfiants.» Mais le polyglotte (cinq langues) n’y a pas coupé. Ramasser les cadavres de toxicos lui a donné la rage et la «force» de s’attaquer aux filières via les blanchisseurs helvètes implantés à Lugano, grosse place financière qui brasse de l’argent sale, aux portes de l’Italie, à 50 kilomètres de Milan.

Afficher l'image d'origineA ses débuts, en 1980, un versement à Lugano de 6 millions de dollars de La Paz le met aux trousses de «Miss Bolivie» et d’un fils Suarez, puissante famille qui détient le monopole de la cocaïne. Le commissaire s’infiltre à Miami pour les tractations avec le fils Suarez, puis en Bolivie pour embarquer la marchandise. Sur une piste d’atterrissage aménagée à Cochabamba, «c’est l’équipe paramilitaire de Suarez, les Fiancés de la mort, des fascistes italiens, suisses et allemands dirigés par Klaus Barbie alias Altman, qui charge les 600 kilos de pâte de coca». Au procès, à Miami, Suarez Junior a pointé deux doigts en direction de Cattanéo et «a fait mine de tirer».

L’agent undercover qui s’éclipsait au moment des arrestations n’a jamais compris pourquoi la procureure Carla Del Ponte (aujourd’hui présidente du Tribunal pénal international) a versé au procès du fils de Pablo Escobar son «journal de bord d’infiltré» du cartel colombien, une pièce d’ordinaire confidentielle. Au risque de l’exposer. Trop «incontrôlable» et jusqu’au-boutiste aux yeux de la magistrate. L’ex-commissaire dénonce sa «frilosité» : «La lutte contre le crime organisé est impossible sans opérations undercover.» Avant d’atteindre Escobar junior, le flic a passé une année à manipuler son ambassadeur, Mario Calderón, à le «tenir en dépendance psychologique», à jouer sur son point faible, l’alcool, pour mieux le lui reprocher ­ «je ne veux pas travailler avec un type qui boit» ­, jusqu’à l’arrivage à Francfort de 390 kilos de coke cachés dans les doubles fonds de barils de bile de taureau destinés à l’industrie cosmétique.Afficher l'image d'origine

Sans protection de l’Etat, Fausto Cattanéo, qui n’a toujours pas d’adresse publique mais une boîte postale, reçoit encore des menaces des trafiquants. L’ex-agent se fait du mauvais sang, pas tellement pour sa grande carcasse ­ 1,80 m et 80 kg ­ mais pour sa blonde femme brésilienne, Isabel Maria, qui l’a aidé voilà dix ans à traquer les cartels de Rio de Janeiro lors de son ultime opération dite «Mato Grosso», sabordée par des magistrats helvètes. Une enquête «trop dérangeante» qui a révélé de sales pratiques de flics des stups français, brésiliens, suisses et italiens. En 1991, l’agent undercover s’est immiscé entre deux acheteurs, des Napolitains de la Camorra et les fournisseurs boliviens, par l’entregent d’un «chasseur de primes».

A Rio de Janeiro, il mise sur une livraison de cinq tonnes de cocaïne du Brésil en Europe, évoquée dans les conversations téléphoniques. Et tombe amoureux d’Isabel Maria, une vendeuse de bijoux, qui l’a démasqué : «Tu es agent secret, toi !» Elle l’aide ensuite à traduire les écoutes.

En janvier 1992, un commissaire de l’office des stups français (Ocrtis) se plaint de Cattanéo au ministère public fédéral suisse : «Trois chasseurs de primes ne veulent plus travailler avec lui car il fréquente une prostituée.» «Des ragots qui auraient dû être traités par le mépris», peste encore l’ex-flic. Or, ses supérieurs l’ont éjecté de l’opération Mato Grosso et relégué à l’Institut de criminologie de Lausanne. Il enrage, enquête, tombe sur une histoire de ripoux. Un indic lui balance une livraison à Nice de 50 kilos de cocaïne montés par des «collègues» des stups français et suisses, avec pour livreurs deux chasseurs de primes qui ont empoché les 800 000 dollars de la vente.

( FRANCE (OCTRIS année 1989): un grand cru pour Mario Le Corff)

Cattanéo trouve les preuves et les apporte au juge suisse chargé d’une enquête interne sur son cas. Il doit encaisser la riposte : «La presse et la rumeur ont colporté que j’avais enfilé les habits des trafiquants, quitté le commissariat pour entrer dans l’organisation criminelle… Ma mère de 82 ans et mon frère juge sont morts dans le doute.» En 1993, Cattanéo plonge dans une «dépression vertigineuse» et oscille au bord du suicide, face au lac Majeur, le doigt sur la détente de son calibre 9 de service. Broyé et ruiné, avec 350 francs suisses par mois, le flic pleure, impuissant, à des milliers de kilomètres d’Isabel Maria, menacée à Rio et qui se cache dans les favelas, «les endroits les plus malfamés mais les plus sûrs», pour échapper à ses tueurs. Il repart au Brésil, se marie et exfiltre sa belle à bord «d’un bus plein de contrebandiers», 3 000 km jusqu’à Asunción, au Paraguay.

Le 27 juin 1994, l’enquête interne démontre que Fausto Cattanéo a accompli sa mission «en toute légalité».

Réhabilité, le flic opte pour la retraite anticipée avec plein salaire, l’équivalent de 40 000 F par mois.

A Locarno, Isabel Maria tient une boutique de fringues et Fausto Cattanéo se dope au vélo tout-terrain, grimpe 20 km à flanc du mont Motti, pédale 10 000 bornes par an pour se «gonfler» et raconte tout dans un livre sur ses opérations undercover (1). «J’ai été envoyé au feu sans protection. Qui peut prétendre sortir indemne de ce grand jeu ? Pour être crédible, il faut jouer avec ses tripes», écrit le flic suisse, qui en veut à l’Etat de l’avoir laissé tomber. «On sort rarement intact de ce genre d’exercices schizophrènes.».Fausto-Cattaneo

photo MARC VANAPPELGHEM

(1) Fausto Cattanéo. Comment j’ai infiltré les cartels de la drogue. Editions Albin Michel.

Fausto Cattaneo en 8 dates

15 février 1943 : Naissance au village de Mecolcina, en Suisse italienne.

1969 : Ecole des commissaires de police.

1975 : Chef du service antidrogue de Locarno.

1988 : Représentant de la Suisse

à l’étranger pour les enquêtes sous couverture.

1992 : Conflit avec sa hiérarchie sur l’opération «Mato Grosso» au Brésil.

1992 : Envoyé à l’Institut de criminologie de Lausanne. Mariage avec la Brésilienne Isabel Maria.

1994 : Réhabilité par une enquête interne.

2001 : Livre sur ses opérations d’infiltration des cartels

http://www.liberation.fr/portrait/2001/03/10/une-vie-stupefiante_357355

LIRE aussi:

REMEMBER l'Opération COTUGRE et ses suites: Alessandro Troja a été tué le 17 octobre 1990C’est Alessandro Troja qui permit l’arrestation de Claudio Pasquale Locatelli avec 42 kilos de cocaïne dans le sud de la France par l’OCTRIS de Mario Le Corff.

 

http://marcfievet55.skyrock.com/3176736767-REMEMBER-l-Operation-COTUGRE-et-ses-suites-Alessandro-Troja-a-ete-tue.html

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Le 27 novembre 1993, le commissaire Fausto Cattaneo, responsable du Service « Informations sur la drogue » de la police suisse, transmet un rapport à toutes les autorités judiciaires suisses compétentes, dont Carla Del Ponte, rapport qui restera sans suites. Malheureusement…


Un rapport dont le contenu a été repris dans un livre intitulé « Comment j’ai infiltré les cartels de la drogue », paru chez Plon en 2001 (dont a également été tiré le film Dirty Money, l’infiltré), où le commissaire Fausto Cattaneo explique que dans le cadre de l’opération Mato Grosso, infiltré parmi les trafiquants de drogue brésiliens auprès de qui il se fait passer pour un avocat mafieux, l’un d’eux, un certain Juan Ripoll Mary, lui parle de l’empire économique et financier de Silvio Berlusconi, qui serait impliqué dans le blanchiment d’argent des narcotrafiquants…

Source: http://adscriptum.blogspot.fr/2010/09/liceberg-silvio-berlusconi-la-partie.html

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DARK NET: le marché de la drogue sur Internet en plein essor

topelementInternet joue un rôle croissant dans le commerce de la drogue en Europe, «repoussant les limites de l’approvisionnement» et préservant l’anonymat, s’inquiète l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT).

Selon une étude menée en 2015 parmi 100 000 internautes dans le monde, quelque 10% des sondés ont reconnu avoir acheté de la drogue sur le web. «La vitesse à laquelle les marchés des drogues se transforment grâce à Internet» présente «des défis majeurs aux services répressifs» qui tentent de traquer les abus, prévient le rapport. Si le gros du trafic «reste fermement enraciné dans le monde physique, les marchés virtuels repoussent aujourd’hui les limites de l’approvisionnement en drogues, offrant des options plus variées aux acheteurs potentiels», relève Alexis Goosdeel, directeur de l’OEDT.

Près de 650 sites

Selon ce rapport, la distribution d’«euphorisants légaux» ou de substances concernées par un certain flou juridique se fait ouvertement sur le «web visible», accessible via les moteurs de recherche communs. En Europe, quelque 650 sites permettent d’acheter les nouvelles substances psychoactives, des euphorisants souvent présentés comme des substituts aux drogues illicites existantes, mais parfois mortels, d’après le rapport annuel 2015 de l’OEDT.

La plupart des ventes en ligne de drogues illégales, telles la cocaïne ou l’héroïne, se déroulent cependant sur le «web invisible», dont l’accès est plus difficile, voire protégé par des logiciels de cryptage. En pleine croissance, «les marchés de la drogue en ligne risquent de perturber à terme le trafic de ces substances de la même manière que eBay, Amazon et PayPal ont révolutionné le commerce de détail», conclut M. Goosdeel.

http://www.lessentiel.lu/fr/hi_tech/story/Le-marche-de-la-drogue-sur-Internet-en-plein-essor-30131659

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FRANCE (Paris – Douane française de la gare du Nord): l’armature de sa valise était en cocaïne

Stéphane Sellami | Publié le Jeudi 11 Févr. 2016, 20h36 | Mis à jour : 20h36

 
Gare du Nord (Xe). Un Brésilien a été présenté à un juge, ce jeudi, après son interpellation, lundi, vers 13 h 10 sur un quai de la gare du Nord (Xe). Il transportait environ 2,8 kg de cocaïne, (LP/Joffrey Vovos.)

C’est une planque inattendue à côté de laquelle les policiers auraient pu passer. Un Brésilien a été présenté à un juge, ce jeudi, après son interpellation, lundi, vers 13 h 10 sur un quai de la gare du Nord (Xe). Alors qu’il s’apprêtait à monter dans un train Thalys à destination d’Amsterdam aux Pays-Bas, ce voyageur, muni d’une valise, a été repéré par les agents des douanes, affectés au contrôle des passagers.

En ouvrant sa valise, les douaniers ont découvert deux bouteilles, censées contenir du rhum. Mais après avoir humé l’odeur émanant des bouteilles, les agents des douanes ont eu de sérieux doutes sur leur contenu. « Il ne s’agissait manifestement pas de rhum agricole, ironise un proche de l’affaire. Le liquide versé dans ces bouteilles a très vite réagi comme étant de la cocaïne. Il y en avait pour près de 800 g. Cette technique de dissimulation est connue depuis plusieurs années. »

Une technique assez rarePlacé en garde à vue dans les locaux de la brigade des stupéfiants (BS) de la police judiciaire, le trafiquant a fait valoir son droit au silence. Mais les policiers des stups ont poussé plus loin leurs investigations. En examinant de plus près la valise en sa possession, ils ont découvert que ces armatures étaient constituées, en réalité, de 2 kg de cocaïne polymérisée… « C’est un mode de dissimulation plus rare, ajoute la même source. Il faut disposer d’un laboratoire pour ensuite transformer cette drogue pour qu’elle redevienne consommable. »

http://m.leparisien.fr/paris-75/paris-l-armature-de-sa-valise-etait-en-cocaine-11-02-2016-5536823.php

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FRANCE (vol de cocaïne au 36: nouveaux ennuis pour le principal suspect

quai_des_Orfèvres_ParisUn informateur de Jonathan Guyot, le policier soupçonné d’avoir volé la cocaïne la nuit du 24 au 25 juillet 2014 a été écroué.

Un énième rebondissement dans cette affaire hors norme.

Il avait pris la fuite peu après le vol de 52 kilos de cocaïne au 36, quai des Orfèvres: un «indic» surnommé «Robert» a finalement été écroué, livrant aux enquêteurs des éléments susceptibles d’accabler un peu plus encore le policier qui fait figure de principal suspect.

Cet homme de 34 ans était un informateur de Jonathan Guyot, le policier en poste depuis 2010 à la brigade des stupéfiants de la PJ parisienne soupçonné d’avoir volé la cocaïne dans des scellés la nuit du 24 au 25 juillet 2014. Considéré par les enquêteurs comme un personnage-clé du dossier, il pourrait être, selon une source proche de l’enquête, le complice qui a aidé Guyot à transporter la marchandise une fois sortie des locaux de la police judiciaire.

En fuite depuis l’été 2014, il s’est finalement rendu et a été mis en examen pour trafic de stupéfiants, blanchiment en bande organisée et recel de détournement et soustraction de biens par personne dépositaire de l’autorité publique, a affirmé samedi une source judiciaire. «Robert» a nié avoir reçu la cocaïne, d’une valeur estimée à deux millions d’euros à la revente et qui reste introuvable.

Mais son récit semble accréditer la thèse selon laquelle Jonathan Guyot, lui-même arrêté le 2 août 2014, mis en examen et toujours en détention provisoire, n’en était pas à son coup d’essai.

L’ex-brigadier, 34 ans, qui nie avoir volé la cocaïne et a tenté de se suicider en prison, est en effet soupçonné d’être impliqué dans un trafic de drogue plus vaste, avec plusieurs de ses collègues, alimenté par de la marchandise volée lors de perquisitions ou dans des scellés. Les juges d’instruction l’ont aussi mis en examen pour le vol de 1200 euros, un kilo de cannabis et 129 grammes de cocaïne saisis en mars 2014.

Or son ancien «indic» a reconnu avoir reçu d’importantes quantités de cannabis de Guyot. «Robert» a expliqué aux policiers qu’il était en contact avec Jonathan Guyot sur un trafic de cannabis important. Et c’est pour ça qu’il prend la fuite au moment de la médiatisation de l’affaire» du vol de la cocaïne, a déclaré à l’AFP l’avocate de «l’indic», Maud Touitou. Ce trafic porterait sur 90 kg de cannabis.

Pour l’avocat de Guyot, Bertrand Burman, «la démarche de cet ‘indic’ est tout de même très particulière». «Il se rend après un an et demi, je ne sais pas à l’heure actuelle dans quelles conditions. Ça sort un peu du chapeau. Il dit que Guyot lui aurait vendu une centaine de kilogrammes de cannabis. C’est nouveau, ça vient de sortir», a-t-il constaté, sollicité par l’AFP. De source policière, on invite aussi à «prendre avec circonspection» le récit de cet «indic» qui «était aux abois et n’avait plus d’autre solution» que de se rendre.

Neuf autres personnes sont poursuivies dans l’enquête sur la cocaïne du «36», dont l’épouse de Jonathan Guyot et cinq policiers.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/02/06/01016-20160206ARTFIG00120-vol-de-cocaine-a-la-pj-nouveaux-ennuis-pour-le-principal-suspect.php

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FRANCE (vol de cocaïne au 36): un ‘indic’ écroué

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/02/06/97001-20160206FILWWW00024-vol-de-cocaine-a-la-pj-un-indic-ecroue.php

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DNRED: qu’en est-il du soutien de Christian Eckert?

marc-fievet-sur-rtl-le-6-septembre-20131Les policiers de la PJ parisienne sont allés perquisitionner les locaux de la DNRED sur commission rogatoire du juge d’instruction, Beaudoin Thouvenot, de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris.

Une information judiciaire avait été ouverte le 13 février 2012 pour trafic de stupéfiants et détention de marchandises prohibées, association de malfaiteurs et blanchiment.

Au départ de l’affaire un certain Javier M. 59 ans, un colombien mis en examen pour « trafic de drogue en bande organisée ». Il affirme, preuve à l’appui, que les douaniers ont joué les apprentis sorciers en organisant eux-mêmes l’importation de la drogue.

Au cœur du dossier : l’importation de 30 kg de cocaïne.

En réalité, Javier M, serait un aviseur (informateur) de la Direction nationale des renseignements et des enquêtes douanières (DNRED).

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Souvenirs, souvenirs pour NS 55!

Dans les années 80,  Michel Ribatet, chef d’échelon de Lyon,  Pierre Tardy, agent de la DNRED Lyon,  Jacques Dorey, inspecteur à Dijon et Jean-Pierre Caze, inspecteur divisionnaire de Lyon, tous agents de la DNRED, s’étaient déjà confrontés à la Justice et la Police.

Le Ministre Michel Charasse les avaient alors soutenus.

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Toutes informations dans le livre!

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Lire aussi: DNRED (un peu de son histoire): c’était hier!

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DNRED – 36 – OCRTIS: au travail messieurs! Et ne vous trompez pas de cibles!

Il y a un loup chez les « gabelous »

Cinq douaniers et deux de leurs indicateurs sont interrogés depuis lundi par la police. Ces « gabelous » sont soupçonnés d’avoir puisé dans les saisies de drogue pour rémunérer leurs informateurs.

Stéphane Sellami | 27 Janv. 2016, 00h00 | MAJ : 27 Janv. 2016, 05h17

La disparition de plusieurs kilos de cocaïne, saisie lors de l’interpellation de trafiquants, avait été signalée par un corbeau.
La disparition de plusieurs kilos de cocaïne, saisie lors de l’interpellation de trafiquants, avait été signalée par un corbeau. (Photo d’illustration/PhotoPQR/«l’Est républicain »/Pierre Mathis.)

C’est une nouvelle affaire mêlant indicateurs et fonctionnaires d’Etat qui risque de faire grand bruit.

http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/il-y-a-un-loup-chez-les-gabelous-27-01-2016-5488287.php

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AFRICA: transshipment of narcotics Is threat to good governance

In 2013, United Nations Office on Drugs and Crime (UNDOC) conducted a West Africa Threat Assessment that estimated the yearly value of only cocaine transiting through West Africa as US$ 1.25 billion- significantly more than the annual national budgets of countries in the region.

download-13.jpgIt also revealed that the prevalence rate of cannabis use in West and Central Africa as 12.4% which higher than Africa 7.5% and the global average 3.9%.

Moreso, these development pose serious threats to good governance, peace and stability, economic growth and public health.

The use of these dangerous drugs have also triggered numerous conflicts and misunderstandings in the region.

It is obvious that, some of the drugs such marijuana have been in the region before West Africa became a major transit point. The response against this devastating menace has been the same from one government to another in West Africa.

As drug consumers being dealt with as the same as traffickers, characterised by tough punitive measures with its attendant violation of human rights.

However, menace has opened a window to corruption and also creating unnecessary burden on the overwhelmed criminal justice system.

As part of its efforts to help address this cankar, the West African Civil Society Institute(WACSI) with the support from Open Society Initiative for West Africa(OSIWA) organised a regional Consultation on Drugs Policy Reform in West Africa in Accra.

Under theme: The Road to the United Nation’s General Assembly Special Session ( UNGASS) on the World Drug Problem”.

In an interview with Nana Afadzinu, Executive Director of West African Civil Society Institute (WACSI) she noted that , West African citizens, especially the youth and children have the right to be safe from the scourge of drug trafficking.

According to her, the manner in which drug consumers are being dealt the same as traffickers, characterised by tough punitive measures violate the human rights.

This she said, it has become imperative for West African governments and civil society to engage in strategic and productive consultations on drug policy reforms.

The two day programme was aimed at providing an opportunity for government officials and national law enforcement agencies in order to discuss policy issues necessary reforms identified at the national- level meetings.

However, she cited the following key outcomes of the regional consultative meeting:
To clearly identified milestones and challenges under the current drug policy measures in the region.
To invigorate and create regional momentum for drug policy reforms in West Africa.

And to develop a West African common position towards the United Nations General Assembly Special Session (UNGASS)that calls for human rights and public health oriented drug policies with emphasis on harm reduction.

The meeting attracted 11 West African countries including Benin, Cape Verde, Côte D’Ivoire, Ghana, Guinea, Guinea Bissau, Liberia, Mali , Nigeria, Senegal and Sierra Leone.

By: Isaac Kofi Dzokpo/ NewsGhana.com.gh

http://www.newsghana.com.gh/transshipment-of-narcotics-is-threat-to-good-governance/

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Terroristas quieren los canales de tráfico de los carteles de droga hacia EE. UU. – LAGRANEPOCA.COM

Terroristas quieren los canales de tráfico de los carteles de droga hacia EE. UU.

Por Joshua Philipp – La Gran Época

Terroristas quieren los canales de tráfico de los carteles de droga hacia EE. UU.

Oficiales de policía al arribo de mas de 7 toneladas de cocaína en la policía aeroportuaria en Lima el 1 de septiembre de 2014. (Ernesto Benavides/AFP/Getty Images)

Organizaciones terroristas como ISIS están buscando entrar a Estados Unidos y según expertos regionales, que puedan entrar es sólo cuestión de cuánto dinero va a costar convencer a los carteles de droga que el riesgo vale la pena.

“Pienso que dada la chequera de ISIS, es sólo cuestión de tiempo”, dijo en una entrevista Scott Mann, un coronel teniente retirado del ejército.

“Quieren usar la red existente de narcoterrorismo que puede trasladar cualquier cosa—droga, gente o una bomba sucia”, dijo Mann. “Esta gente quiere aprovechar esta masiva red que les permitiría hacer pasar mercadería”.

El comercio de la droga es mucho más que simplemente carteles queriendo hacer dinero. Por toda la región, hay también organizaciones narcoterroristas instigadas por ideología política, y grupos como Hamás y Hizbulá, que usan el comercio ilícito para financiar sus actividades en el exterior”.

Mann ha sido testigo de primera mano de estos problemas. Durante sus 15 años en las Fuerzas especiales de EE. UU., fue enviado a países como Colombia, Ecuador, Perú y Panamá, donde ayudó a entrenar fuerzas del gobierno amigos de EE UU. sobre cómo defenderse contra los que no tienen ley.

“Trabajé mucho con los gobiernos para combatir grupos insurgentes como las FARC”, dice, refiriéndose al grupo narcoterrorista marxista, las Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC).

Aunque los grupos terroristas quieran entablar lazos con los traficantes de drogas, “hasta donde yo sé, no hay ninguna conexión hasta este momento entre los narcoterroristas e ISIS”, según afirma el Dr. José de Arimatéia da Cruz, investigador profesor adjunto del Colegio de Guerra del Ejército de EE. UU.

“Al menos no hasta este momento”, dijo Cruz en una entrevista telefónica. “Las cosas pueden cambiar en el futuro”.

Los cárteles dudan en involucrarse con grupos terroristas, la principal razón es que lo ven muy arriesgado. Cruz dice que “hasta el momento, si se comienzan a asociar con el terrorismo internacional, habrá más involucramiento de EE. UU. y eso afectará sus negocios”.

Aún así, según Mann, “el dinero manda, créame, en estas áreas; e incluso aunque estos muchachos tengan un poco de guía moral… pueden trasladar cosas para [ISIS] si el dinero es adecuado”.

“Yo vi de primera mano cómo se encuentran los dos mundos”, dice Mann, haciendo notar su trabajo combatiendo el narcoterrorismo. “Este nexo entre el terror y el crimen organizado está creciendo”.
Una diferencia de ideología

Aunque los grupos narcoterroristas son un gran problema en Latinoamérica, son diferentes de grupos terroristas como ISIS o Al Qaeda.

Según Mann, grupos narcoterroristas como las FARC tienen motivos financieros y políticos, y usan el comercio de la droga para financiar su causa. Son más una amenaza local, dice, pero ven a Estados Unidos como una amenaza a sus operaciones.

“Ellos quieren este ambiente de caos continuo para que puedan operar su empresa multimillonaria, y no ser inhibidos por Estados Unidos”, dice.

Según Cruz, “es cuestión de interpretación”.

“Cualquier grupo que esté contra el estado soberano o el gobierno puede ser etiquetado como organización terrorista”, dice. “Algunos de ellos no tienen nada que ver con el terrorismo y sus actividades están limitadas a América Latina”.

Por otro lado, ISIS ha estado reclutando soldados de las islas nación del Caribe, Trinidad y Tobago, un país que Cruz describe como “ground zero” (zona de impacto en inglés) para la gente que recluta terroristas.
Cruz hizo notar que ha habido entre 80 y 100 personas de Trinidad y Tobago que viajaron para unirse a ISIS y la gente de la región está preocupada de que si regresan seguirán involucrándose en terrorismo y posiblemente hagan blanco a Estados Unidos.

Según Mann, aunque los grupos de narcoterror están influenciados mas bien por el dinero, “es su trabajo trasladar estas mercaderías dentro y fuera de estas tuberías lícitas e ilícitas, lo cual los hace útiles para los extremistas islámicos”.
Una división internacional

El ambiente político en Latinoamérica ha alimentado al problema. Comenzó en los 90 con la Marea Rosa, dice Cruz. “Cuando tuvimos políticos de izquierda entrando al poder”.

Los gobiernos que llegaron comenzaron a cortar lazos con Estados Unidos, dijo Cruz, y la “mayoría de esos países trasladaron sus alianzas hacia Rusia, China o Irán”.

China persuadió muchas naciones aisladas en Latinoamérica con una clase de política de “vale todo”, y prácticas que hubieran causado la expulsión del mercado global por otros países, fueron ignoradas por China.

El resultado fue que muchos regímenes autoritarios o corruptos en Latinoamérica que hubieran colapsado si estuvieran solos, fueron sostenidos por el dinero de China.

“A ellos no les importa qué haces”, dice Cruz. “Rusia es igual. No les importa a quién les provee armas siempre y cuando las puedan vender”.

Según un informe del 5 de noviembre de la Comisión revisora en seguridad económica China-EE. UU., el régimen chino ha “señalado a gobiernos latinoamericanos que el desarrollo económico puede ser logrado sin adherir a prescripciones occidentales”, y sin tener que compartir “objetivos con EE. UU. por estabilidad regional y buen gobierno”.

En la práctica, toma varias formas. “Argentina se ha rehusado a negociar con los acreedores occidentales en parte debido a los préstamos alternativos de China”, dice el informe. Y gobiernos que de otra forma hubieran estado aislados en la región, son capaces de “sostener su orientación anti occidental”, incluyendo aquellos como Bolivia, Ecuador y Venezuela.

Este ambiente corrupto ha creado una clase de terreno de cultivo para el terrorismo.

Mann dice que los grupos de terror “están buscando estados frágiles donde gran parte de la población esté fuera del alcance o marginalizada por el gobierno”.

Él nota que aunque es improbable que ISIS haya hecho ya camino con los cArteles de la droga o los narcoterroristas, la tendencia es en esa dirección.

“Cuando ves que la tendencia se empieza a alinear”, dice, “es necesario tomar acción para adelantarse a esas tendencias en vez de armar luego una comisión para averiguar qué falló”.

http://www.lagranepoca.com/internacionales/41282-terroristas-quieren-los-canales-de-trafico-de-los-carteles-de-droga-hacia-ee-uu.html

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FRANCIA: policía francesa incauta 41 kilos de cocaína en un vuelo procedente de RD

Droga incautada Oa

La droga fue incautada el viernes en el Aeropuerto Orly, en el sur de París.

Foto de archivo. Fuente externa.

Paris. — La policía incautó 41 kilogramos (90 libras) de cocaína en un aeropuerto de París de un vuelo procedente de República Dominicana y arrestó a seis franceses involucrados en una red de narcotráfico, incluyendo a tres cargadores de equipaje.

Vincent Annereau, de la policía judicial de París, informó que los narcóticos incautados el viernes en el Aeropuerto Orly, en el sur de París, tienen un valor superior a los 2 millones de euros (2,2 millones de dólares) de acuerdo al valor actual en las calles.

Annereau comentó el jueves en conferencia de prensa que la cocaína estaba en 41 paquetes, divididos en dos maletas, y que fueron descubiertos a la llegada de la aeronave desde la isla caribeña. Los seis sospechosos fueron encarcelados.

http://hoy.com.do/1347946/

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SANTO DOMINGO (Grand guignol à Punta Cana (7)): quand on reparle de Frank Colin, mais pas que de lui…

Les boîtes de nuit rencontrées à l’épisode précédent ont généré, et génèrent encore, énormément d’argent. C’est en effet hautement rentable : comme pour les hypermarchés, les investissements architecturaux sont faibles, pour un entrepreneur, sauf chez certaines comme celle qui a connu son heure de gloire en Corse, dans les années 90, comme on va le voir. D’où les rancœurs chez ceux qui ont été évincés du juteux circuit, les inimitiés qui peuvent tourner à des règlements de compte chez les tempéraments plutôt sanguins… . De conflits qui se terminent soit par des exécutions à moto, soit par des explosions mémorables, en Corse, en général. Et au milieu de tout ça, quand ce ne sont pas des footballeurs, ce sont des vedettes du show-biz qui déferlent, voire notre Jojo national, dont on a oublié  une peu la famille et le rôle qu’a pris dans sa vie son beau-père (alors autant le rappeler ici au passage). Des vedettes qui circulent en yacht, montrés comme billes de verre au milieu de la cour chez les élèves de maternelle : plus le yacht est grand, et plus elles sont admirées. Mais pour en avoir un de bonne taille, il faut être fortuné. Sauf chez un constructeur bien particulier, qui va se ruiner à en prêter plein à des…  truands notoires, mêlés à des trafics de drogue. Tous ces gens ont exercé une influence certaine chez Frank Colin, visiblement hypnotisé par tout cet argent visible et palpable, gagné parfois dans d’étranges circonstances, dont certaines restées ignorées des journalistes, qui n’ont pas assez épluché les journaux… roumains, pourtant plein d’informations. Ni non plus les moldaves, comme on va le voir.

L’argent généré par les boîtes de nuit rend certains nerveux, c’est bien connu. L’une d’entre elles va être réduite en miettes à l’explosif… et révéler en même temps les  liens entre le beau-père de Johnny et la famille Lantieri, si intéressée par le Cercle de jeux Concorde, à Paris. L’un des fils Lantieri, Paul, en 2010, était toujours en cavale depuis 2007 (ici à gauche filmé par FR3), mais trois ans plus tard il se livrera à l’étonnement général à la justice« En 2006, les policiers s’intéressent à Paul Lantieri, gérant d’un restaurant d’Aix-en-Provence, « La Rotonde », dont les conditions de rachat, six ans plus tôt, avaient intrigué la justice. Le 4 avril 2006, il a aidé à l’hospitalisation discrète d’Ange-Toussaint Federici, blessé lors dans la fusillade du bar des « Marronniers » à Marseille, au cours de laquelle ont été abattus un caïd local et deux de ses proches« . Mais ces liens n’ont pas empêché André Boudou de vouloir créer un boîte de nuit en Corse même. « Une troisième Amnesia voit le jour en France, plus précisément sur la commune de Bonifacio, petite ville située sur une falaise de calcaire. IMG_0002Nous sommes en 1995, année de la rencontre entre « Letti » et « Johnny » à Miami, et la Corse, notamment le sud, sort tout juste d’une élection présidentielle tumultueuse où gangsters et nationalistes jouent les francs-tireurs (…) ans plus tard, le 15 avril 2000, la boîte de nuit est tout simplement pulvérisée (ici ce qu’il en rest aujourd’hui). Des policiers attribuent l’explosion à un groupe de jeunes truands ayant l’intention de s’installer en Corse-du-sud : la Bande de la Casinca (1) aurait, avant l’attentat, abattu des membres de la famille C. présentée comme proche des Lantieri. Après l’attentat, vécu comme un ultimatum, « Paul Lantieri aurait préféré s’exiler sur Aix-en-Provence ». Ce serait donc Lantieri qui avait été visé dans l’explosion de la boîte d’André Boudou. Mais le même Boudou va mettre du temps à reconnaître qu’il le « connait » :  « Depuis la falaise de Bonifacio, les badauds ne peuvent que constater les dégâts : cinq charges de nitrate-fuel, de cent kilos chacune, ont pulvérisé l’Amnesia. L’attentat du 15 avril 2000 n’étant pas revendiqué, les enquêteurs découvrent très vite une coïncidence pour le moins troublante : cinq jours avant l’explosion, le 10 avril, l’administration fiscale avait adressé au parquet d’Ajaccio une plainte pour fraude fiscale contre Paul Lantieri (…) Si les bons comptes font les bons amis, il arrive aussi qu’un grand boum vienne simplifier les procédures fiscales, voire résoudre quelques petites tensions autour des caisses enregistreuses. Pressé de répondre aux questions d’un journaliste, André Boudou admet un lien d’amitié avec « Monsieur Paul Lantieri avec lequel, dit-il, il « a passé le dernier réveillon de fin d’année dans la montagne corse ». hallyday boudouQuand on sait que les frères Lantieri ont monté une Société civile immobilière et une SARL, la première louant les murs à la seconde, la seconde ne payant jamais le loyer à la première, et qu’une autre société gérée par Jean-Baptiste Lantieri aurait fourni en boissons l’Amnesia pour une somme globale de 900 000 francs, qui n’aurait pas été payée et qui n’aurait pas non plus été réclamée par « solidarité familiale », alors, oui, on peut comprendre l’embarras de Boudou. Son gendre n’est-il pas le « parrain » de la discothèque ? Plus tard, obligé de s’expliquer sur le montage financier d’une autre boîte parisienne en 2003, il déclarera au sujet des Lantieri : « Ce sont des amis très proches et des hommes d’affaires très sérieux que j’estime […]. Mais ils n’interviennent absolument pas dans le projet de l’Amnesia Paris »... Ici, une photo signée Pure People montrant Johnny Hallyday, Laeticia et son père, André Boudou, à L’Amnésia le 25 mars 2004.

jojo ford GTUn Jojo dépensier et flambeur, (depuis toujoursmais qui engrange à chaque tournée des quantités astronomiques de billets.  Ses concerts monumentaux lui assurent en effet un train de vie hors du commun. Des concerts qui rapportent combien,on en a eu une petite idée en 2010 avec un fiasco mémorable, celui de sa venue à Saint-Martin-de-Seignanx,  petit bourg de 5000 habitants près de Dax. Le 18 juillet 200,  on y attendait des milliers de spectateurs, et il y en y eut en effet 19 000 de présents – seulement- dans le stade. Mais pas assez encore, visiblement pour financer le 1,4 million d’euros réclamé par la tournée dont 875 000 euros pour le seul producteur, et 36 500 pour la société « BC Organisation ». Tout ça en raison du déploiement habituel d’un concert de Johnny soit « une centaine de techniciens sur place, 30 semi-remorques, 7 autobus, 260 projecteur, 2 écrans géants de 140 m2, 400 m2 de bâches et 60 tonnes de matériel pour la scène (de 66 mètres) voulue comme un opéra en ruine et des gardes du corps très à l’affut ». Le comité des fêtes du village avait vu trop grand et laissé ce jour-là une ardoise de 550 000 euros à la mairie, dont 300 000 seulement courts par une garantie bancaire et un emprunt. Pour la maire du village, du Parti Radical (de gauche) supportrice de la première heure, de Jojo, qui sera quand même réélue plus tard, le fiasco n’avait même pas été évoqué dans le compte rendu de la soirée : «  Vidé, laminé, exténué, ruisselant, il est parti dans son Hummer tout noir, vers ailleurs, dans cette voiture stupéfiante dans laquelle il était venu quelques heures avant le spectacle, près des chapiteaux, à l’écart, pour se restaurer. Il y avait là Laetitia. Johnny a mangé tranquillement, a fumé une cigarette et a caressé tendrement les cheveux de Jade. Puis il a disparu dans sa loge. Avec celles des musiciens, des choristes, des repasseuses, de son producteur Jean-Claude Camus, elles formaient un cercle à l’intérieur duquel un jardin avait été aménagé : phoenix, agapanthes, bougainvillées. Un vrai petit Eden où ne manquaient que des oiseaux de paradis, des jaguars repus et des licornes pour donner une idée du bonheur parfait sur terre. C’est là qu’il a reçu, quelques minutes avant le concert, Christine Dardy, maire de Saint-Martin-de-Seignanx, et une poignée de bénévoles pour leur dire tout le bien qu’il pensait de l’organisation. C’est vrai, ce concert, était un pari fou et tous les bénévoles locaux peuvent être fiers de l’avoir gagné ». Et un peu moins fiers peut-être d’avoir perdu plus d’un demi-million d’euros, en l’occurence ! Un petit bout de vidéo (de mauvaise qualité) existe de ce mémorable concert..

Peu de temps après, Jojo se fâchait avec son producteur… un ami de trente ans. Ce dernier, un peu las, concluait : « Johnny est une star nationale qui a le train de vie d’une vedette internationale. Cela crée des besoins. En août dernier, par appât du gain, il m’a quitté, car je ne voulais pas m’aligner sur la somme très alléchante, 12 millions d’euros, qu’on venait de lui proposer pour une tournée en 2012 » expliquait-il.  En comparaison le contrat de Karim Benzema oscille entre 4 M€ et 8 M€ au Real de Madrid… l’un achète des yachts, l’autre une Bugatti Veyron. . Jojo, c’est simple, vit au dessus de ses moyens : « jusqu’au bout, il faudra assurer ce train de vie démentiel qu’un ancien conseiller fiscal, éléments à l’appui, situe « entre 200 000 et 400 000 euros mensuels ». « Et encore, précise-t-il, ce chiffre ne comprend pas le remboursement des maisons. Il couvre simplement les frais d’entretien, de personnel, les voitures, les déplacements en jet et les dépenses quotidiennes. » canard jojoEn 2014 encore , la famille Hallyday-Boudou était rattrapée par le fisc, avec un redressement fiscal croquignolet, portant sur… la discothèque Amnésie, encore elle !!! En 2012, le même fisc avait déjà réclamé 9 millions d’euros pour d’étranges montages fiscaux ! « Dans son édition du jour, Le Canard Enchaîné affirme qu’une enquête de la brigade natio­nale des enquêtes fiscales, déclen­chée en décembre 2010, a révélé un «réseau complexe de socié­tés au fonc­tion­ne­ment plutôt baroque», notam­ment des trans­ferts d’actifs au Luxem­bourg vers une société dont les action­naires comptent une autre entité domi­ci­liée au Libé­ria. Contacté par le Canard Enchaîné, le fondé de pouvoir du chan­teur, Pier­ric Carbon­neaux Le Perdriel, s’est refusé à tout commen­taire, ajou­tant qu’«(il) quitte toutes (ses) fonc­tions dans les socié­tés de M. Hally­day dans un délai d’un mois».

Car notre jojo national, devenu le beau fils d’André Boudou, que vient-il donc faire dans cette galère, ou plus exactement dans cette description du paysage qu’a contemplé Franck Colin pendant ces dernières années ? Par hasard, il faut l’avouer, c’est lui qui fait le lien avec cette faune et la relie à un constructeur de yacht qui va se révéler bien peu prudent… « C’est à Miami, où André Boudou vivait et exploitait une boîte de nuit, que Johnny Hallyday rencontre la fille et le père, en mars 1995. «Un ami m’a proposé de dîner avec Johnny un soir. Laeticia est venue. Ils ne se sont plus séparés.» Un an après, le couple est marié. Boudou commence à jeter un oeil sur l’entreprise Hallyday. «Il était pillé, j’ai fait le ménage.» A Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine), dans la résidence du chanteur, la famille Boudou s’installe, avec la grand-mère et l’arrière-grand-mère de Laeticia (décédée depuis). La «purge» commence. Elle va au-delà des pique-assiettes et «amuseurs» qui emplissaient la vie du chanteur ». shane1« Le rôle de Boudou a dépassé celui de simple nettoyeur des indésirables. Selon les proches du chanteur, c’est lui qui dégotte plusieurs yachts de Johnny. Il opine, mais jure avoir été opposé à la dernière acquisition de la star, un yacht de 6,4 millions d’euros, pas encore payé en totalité mais… déjà à vendre dans un port de la Côte d’Azur ». On retrouve assez vite lequel ce fameux yacht : « Et on se souvient surtout d’un yacht acheté 6,4 millions d’euros au milieu des années 2000. Gigantesque et ultra luxueux, shane2l’engin était surtout très mal conçu et devait au premier vent sérieux  rester au port. Ou même amarré il coûtait très cher car les caractéristiques techniques du bateau imposaient la présence permanente à bord d’un capitaine de la marine marchande d’un capitaine en second et d’un ingénieur pour les moteurs, Comme tout cet équipage tous était embauché à l’année,  au final la facture mensuelle s’élevait à près de 30 000 euros, beaucoup ,oui beaucoup d’argent pour un yacht dont Johnny ne se servait quasiment jamais. » Le yacht étant le Le Shane, un Mangusta 80 ‘hard top« , de chez Rodriguez, dans lequel se serait passé en 2003 un  événement oublié depuis par tout le monde (devenu ce genre de propos dans la presse, à mettre en correspondance avec une autre déclaration surprenante du chanteur).

jojo fochAujourd’hui, le même chante sa vie désordonnée et son rythme affolant dans le refrain de « Une vie à l’envers » de son tout dernier album (la vidéo ici c’est Johnny sur le porte-avions Foch en 1979, car il y effectivement donné un concert devant les Etendard de la Marine… juste avant que Fauret et Odos n’intègrent l’Aéronavale !)  :

Les hélicoptères, les avions, les nuits

Une vie à l’envers, à l’envers je vis.

Les hélicoptères, les avions, les nuits

Une vie à l’envers, à l’envers je vis.

attaque de 1990Rodriguez, et ses yachts ?  Une autre affaire dans l’affaire : pour le comprendre, il faut revenir encore une fois en arrière (c’est à tiroirs en effet et l’ouverture de l’un en enclenche un autre !) :  « le 1er mars 1990, sur une bretelle d’accès à l’autoroute, près de Mulhouse, des véhicules bloquent un fourgon de transport de fonds, des hommes cagoulés en jaillissent et, sous la menace de leurs armes, ils font main basse sur 300 kg de billets de banque (photo d’actualité ici à gauche). Un butin estimé à plus de cinq millions d’euros. Pas un coup de feu. Ni vu ni connu. Du travail d’artiste. Mais, à défaut de la moindre piste, la PJ de Marseille subodore que les truands ne sont pas forcément originaires de l’est de la France. Les policiers grattent un peu et parviennent à mettre un nom sur une partie des malfaiteurs. Il s’agit de « l’équipe de l’Opéra », dont Bernard Barresi est le maillon central. Mais celui-ci, bien informé, parvient à prendre la poudre d’escampette. En 1994, il est jugé par contumace et condamné à vingt ans de réclusion criminelle ». Plutôt adroit, Barresi a réussi à se faire oublier… pendant 20 ans, jusqu’à ce qu’une écoute de 2010 du clan Campanella lâche le nom de « Jambon« , ce qu’un policier ayant de la mémoire et plutôt subtil fait aussitôt bondir : la compagne de Barresi s’appelle en effet… Serrano. Les policiers qui épluchent son cas découvrent qu’elle « était la gérante d’Alba Sécurité, une société de 143 salariés basée à Gardanne, laquelle, selon le site Bakchichaurait été sous contrat avec le conseil général des Bouches-du-Rhône et aurait fourni des centaines de « stadiers » lors des matchs de l’OM » (elle a été liquidée le 16 octobre 2012) : Barresi, alias « Jambon », était tout bêtement devenu businessman tranquille, via sa compagne !!! La suite, c’est une filature classique, qui ramène à… Rodriguez :

barresi« Un bateau de plaisance, ce fameux Yes, devient dès lors le nouveau fil d’Ariane des enquêteurs. Ils découvrent très vite que ce superbe yacht estimé à plus de 800 000 euros est en fait mis à la disposition de « Jambon », alias Barresi, par le PDG d’un groupe de renommée internationale, le groupe Rodriguez. Ils révèlent également qu’Alexandre Rodriguez dirige une entreprise aux multiples ramifications qui vont de la construction de navires de plaisance à leur revente en passant par leur réparation. Elle possède des bureaux de représentation aux États-Unis, à Dubai, à Genève. C’est au bord du lac Léman qu’Alexandre Rodriguez a employé au sein du groupe un certain Gérald Lafarge identifié par la suite comme étant Gérald Campanella. Décrypter la relation entre le magnat de la plaisance et « Bombelus » devient dès lors une priorité de l’enquête. Des machines à sous des bars marseillais à cet univers doré de la Côte d’Azur, le juge Philippe Dorcet doit désormais comprendre quel est le lien. L’affaire démontre en tout cas que le clan Barresi-Campanella est depuis longtemps sorti des routes traditionnelles du milieu pour s’acoquiner avec le monde des affaires. Les investigations traduisent  notamment la forte amitié qui lie Alexandre Rodriguez et Gérald Campanella. Ils partent ensemble en Floride avec leurs compagnes, roulent en Roll’s et dépensent sans compter dans les meilleurs établissements de Miami. C’est la belle vie, même si le groupe Rodriguez connaît depuis l’année 2008 quelques difficultés financières. Et ce sont justement ces difficultés qui semblent avoir rapproché le fils d’entrepreneur et le caïd. L’enquête permet rapidement de comprendre que l’emploi de Gérald Campanella à Genève est avant tout une couverture lui permettant de se mettre au vert durant sa cavale. C’est donc tout le clan qui bénéficie de la protection et de la manne Rodriguez. Si Jambon peut parader sur le Yes, Gérald lui peut frimer allègrement sur Bono, une autre superbe unité mouillée à proximité. Pour la petite histoire Barresi et Campanella sont des affectifs. Ils ont donné aux deux bateaux les noms de leurs chiens respectifs. L’affaire Rodriguez est d’autant pluyacht atlass juteuse que nos truands n’ont pas versé le moindre centime pour acquérir ces yachts de grand luxe avec menuiserie en acajou, siège en alcantara et tout ce qui va avec. Rodriguez, décidément généreux, met en fait gratuitement à disposition du gang ses belles unités.  troisième homme, Jean-Claude Pietrotti, joue lui aussi les petits Niarkos sur une troisième vedette, le Santo-Pietro »… Quand Barresi est arrêté « le couple s’apprête à embarquer sur l’Atlas  » (ici à gauche, photo Nice-Matin-La Provence), un yacht de 27 mètres qui appartient à Alexandre Rodriguez. Cet armateur de la Côte d’Azur qui a accroché dans sa cabine une toile de Dufy a l’habitude d’accueillir sur ses yachts les stars du show-business comme Johnny Hallyday » note le Point. Le 11 juin 201à, Alexandre Rodriguez, qui n’a que 25  ans, est mis en examen, pour « blanchiment, d’infraction à la législation sur les jeux et d’extorsion de fonds aggravée, recel de malfaiteurs, abus de biens sociaux» et il est écroué  par le juge Philippe Dorset. Même le New-York Times relatera l’arrestation, qui surprend dans le milieu.

serenityParmi ses clients les plus connus,  on comptait l’animateur français Arthur (exilé fiscal en Belgique !), avec le yacht de 27 mètres Serenity (ici à droite). Alexandre Rodriguez est alors « poursuivi pour abus de biens sociaux car, selon les enquêteurs, il a prêté «gratuitement» des yachts «qui se louent 3 000 euros la journée hors taxe, sans l’équipage ni le carburant». Il a aussi «salarié Gérald Campanella comme chauffeur». Il l’aurait rencontré sur un salon nautique, «il y a six ou sept ans». «Les autres s’étaient incrustés. Ils disaient qu’ils allaient acheter les yachts, les faisaient réparer gratos, mais ils ne les auraient jamais payés, dit un enquêteur. Ce qui les intéressait, c’est le blanchiment. Ils n’avaient pas besoin de hausser la voix.» Quatre yachts de Rodriguez ont été saisis, ainsi que 200 000 euros en cash. Mais aussi des faux papiers, des armes, des véhicules, des montres de luxe, et une quarantaine de machines à sous. Selon la police, l’un des suspects disposait de 70 téléphones portables.. » Le 6 août 2014, le groupe Rodriguez, exsangue financièrement, est placé en redressement judiciaire. L’un des chantiers est racheté par Claus Johansen, associé au  holding néerlandais Industrial and Marine Diesels. Dans « La Provence » du 26 mars 2012 voici ce qu’on décrit du train de vie que Campanella s’offrait à bord du yacht de Rodriguez : « la fouille du Yes, le yacht sur lequel Bernard Barresi est arrêté livre un aperçu de son train de vie : deux montres Audemars Piguet dont l’une d’une série limitée à 300 exemplaires. On retrouvera treize autres montres chez sa compagne, Carole Serrano, patronne d’Alba Sécurité, basée à Gardanne, aujourd’hui en redressement judiciaire. Le 4X4 Audi Q5 dans lequel il roule est celui de la société. « Bé » vit sous une fausse identité, sans carte bancaire. » Lorsque la firme Rodriguez est liquidée, elle a accumulé 96 millions d’euros de dettes ! Le juge chargé de l’enquête a aussi fait une découverte intéressante : « faut-il s’étonner si les investigations de la justice française conduisent dans le canton de Genève ? D’une part, Alexandre Rodiguez est domicilié à Corsier, une petite commune du canton de Genève. Par ailleurs, il est administrateur de la société Service de Navigation Plaisance (SNP) Boat Service, installée rue du Commerce à Genève. Une entreprise spécialisée dans l’achat, la location, la vente de bateaux neufs et d’occasions, ainsi que dans l’acquisition de places dans les ports, comme Bakchich l’a déjà raconté. »

03TUNEZ_250Au sortir de cette jeunesse quelque peu mouvementée, et de ces rencontres « formatrices » de la jet-set et des clients des boîtes de nuit tropéziennes, Franck Colin a aussi croisé Marc Chouraqui, fils de Gérard Chouraqui, l’ancien directeur général adjoint du groupe L’Oréal et riche à millions (il possède 25 Ferrari !). Marc lui-même étant lui aussi passionné de voitures : on le voit ici aux côtés du pilote nordiste François Delecour, sur Buggy SMG, lors de la 1ère « Transorientale » organisée par le champion belge René Metge, à partir de St -Pétersbourg. C’est Chouraqui qui l’oriente vers la Roumanie où il y a énormément d’argent à faire avec l’immobilier qui flambe là-bas, d’après lui, dans l’après Ceausescu et où tout se paye en espèces, ou en … lingots (ah tiens, les revoilà). Pas de taxes, pas d’impôts, que du benef brut !!! Mais pas que là : nos deux lascars ont aussi investi en… Moldavie voisine – voir la carte Quid ici à gauche (et ça aussi ça a été oublié par la presse, qui n’a pas beaucoup cherché, hélas !) . Avec des moyens surprenants pour faire un maximum d’argent au plus vite. On retrouve une trace hélas trop discrète de son passage dans un magazine roumain, National, en date dmoldavie_carteu 4 novembre 2014, qui raconte une histoire édifiante, sinon sidérante, question moralité, celle de l’achat d’un terrain fort particulier pour y construire un centre commercial… qui se situe en Moldavie : « Mark Chouraqui est le jeune milliardaire de 35 ans qui est en train d’apporter presque tous la mode mondiale à la capitale (…) Chouraqui est arrivé en Roumanie il ya quelques années, lorsque l’entreprise a ouvert ses portes. Pendant ce temps, l’entreprise a été combinée avec le plaisir, et ont passé à travers son lit Raicu, Lili Sandu, et d’autres modèles plus ou moins connus (…) Mark est d’origine française, mais titulaire d’un passeport suisse. Il réside sur la Côte d’Azur, à Moscou ou Bucarest et c’est un collectionneur de voitures de luxe. Chouraqui fait partie d’un club exclusif des propriétaires de Rolls Royce, et chaque fois qu’il vient à Bucarest il atterrit l’aéroport à Bucarest-Baneasa à bord d’un jet privé (l’histoire ne dit pas s’il s’agit du petit Falcon de SN-THS). En Roumanie, il a développé autour de 30 entreprises dans lesquelles est associé, entre autres,  Frank Colin, le mari de Maria Marinescu. Frank était au début le garde du corps du milliardaire, mais peu à peu il a gagné sa confiance et est arrivé à gérer une partie de l’entreprise. L’entreprise Chouraqui a été énormément aidé par son père, qui a dirigé la célèbre entreprise l’Oréal. » Le terrain acheté par Chouraqui et Colin était en effet… exceptionnel, c’est le mot, pour y construire un supermarché (?) : « nos sources nous ont révélé qu’à Chisinau le milliardaire a payé environ 4,3 millions d’euros pour deux hectares de terres. 
cimetière heroesL’enjeu d’affaires était énorme, car sont intervenus pour la transaction en faveur de l’ancien milliardaire le premier ministre de Bessarabie Tarlev et le président Vladimir Voroniq.  Aujourd’hui  Chouraqui veut y élever un centre commercial, ce qui a généré un scandale énorme. L’adjoint au maire de Chisinau, Nistor Grozavu, a essayé de bloquer le projet. « Je leur ai expliqué (à Mark Chouraqui et associés) qu’ils ne pouvaient pas y construire quelque chose. Avant le début des travaux, ils avaient dit vouloir y créer un marché pour des produits industriels, mais ils n’avaient obtenu aucun certificat d’autorisation et ni de planification. Car pour cela, ils  auraient du procéder en conformité avec les principes propres aux déplacements de cimetières militaires, « a déclaré Grozavu. En outre, le président de l’Association d’anciens combattants, Basil Zaiaţ, a menacé de poursuivre le gouvernement s’il changeait d’emplacement le cimetière -. « Nous exigeons l’annulation de l’accord pour le transfert du cimetière. La vente a eu lieu illégalement, parce que tout établissement, religieux ou monument militaire est protégé par la loi », a déclaré Zaiaţ ». Raser un cimetière militaire pour en faire un hyper !!!

jumbo1Il fallait oser !!! C’est tout simplement ahurissant ! La morale des jet-setters ? Elle n’existe pas, en boîte de nuit comme dans la vie courante ! Le cimetière appelé Botanica Heroes, contenait des tombes de soldats troupes roumains russes, autrichiens, tchèques, français, Grecs, Polonais, etc., morts dans les deux guerres mondiales en Bessarabia. Les soviétiques avaient abattu auparavant la chapelle-ossuaire construite à la mémoire des militaires roumains et étrangers. La vente proprement dite remontait à octobre 2007 avec un prix d’achat élevé à l’époque, note la presse – 70 millions de leus moldaves, (3,2 millions d’euros) à la compagnie « Buiucani Real Estate Holding«  LLC »jumbo2déclarée au nom des citoyens français Marc Gerard Georges Chouraqui comme le relève la presse locale. Le centre commercial Jumbo avait été construit, finalement «  le cimetière a été rasé et l’Institut de Pneumologie et de Physiologie, une maison d’habitation ont été construits sur l’emplacement (en 1959) et un magasin commercial Jumbo a été récemment érigé »  affirmaient le 23 avril 2008 les vétérans, qui avaient défini le même jour vouloir restaurer la partie du cimetière épargnée, devenue une véritable friche pleine de détritus ! Les intervenants rappelant à l’occasion que la Heroes Cemetery est « soumis aux lois sur la protection du patrimoine culturel, et que la Moldavie fait partie de la Convention de Genève de 1949 sur la protection des victimes de la guerre. »

Chisinau, où le 13 juillet 2013 était pris dans le filet du service des douanes 2,08 kgs de cocaïne d’une valeur marchande estimée à 145 600  € dans les bagages d’un homme de 48 ans, habitant la République Dominicaine, arrivé directement à bord d’un vol de Punta Cana. Chisinau, le fief d’un certain Viktor Bout et de ses appareils décrits ici : « Ceux-là, ou les fameux Skylink Arabia, autre avions notoirement dévolus à la sphère de Viktor Bout et dont un bon nombre sera photographié le 4 avril 2009 par un spottteur doué de bons réflexes à… an72pecotox-airChisinau, encore cet endroit, dans le fief moldave du « maître de guerre ». L’Antonov 26 de Sky Link Arabia ER-AVB, l’Antonov 24 d’Air Moldova, ER-46417, l’Antonov 26 d’Air Moldova ER-26046, l’Antonov 24 de Sky Link Arabia ER-AZX, loué à une société moldave, Pecotox Air… (ici son Antonov 72, photo de Vaclav Hudela)  une firme signée… Victor Bout. On y voit même les vieux Ill-18 aux hélices bleues si prisés par AirCess et Air Pass, devenus Grixona, l’ER-ICB notamment (devenu vieux machin pour VIPs en ml de finances ?- les photos sont à hurler, à voir le degré zéro des finitions- !). La bonne vieille mule de transport du système Bout ! Sans oublier l’ Antonov 24 de Tandem Aero ER-46508, et encore et surtout l’Antonov 32 d’El Magal Aviation, matricule ST-NSP, qui ressemble comme deux gouttes d’eau avec son dessous de fuselage noir à celui de….Yaroshenko« . Yaroshenko étant ce pilote arrêté pour avoir tenté d’emporter de la coke du Venezuela vers la côte ouest de l’Afrique en très gros porteur (c’est un Ill-76 qui était prévu pour l’opération).  Le lien entre les deux Air Cocaïne : celui du Boeing 727 de Tarkint et celui du Falcon de Punta Cana. L’antonov 72 An-72-100 ER-AVE deviendra D2-MBW en Angola… il est vu ici en 2008 à Tallinn, en Estonie.

confidentialEn Moldavie, qui héberge rappelons-le en son sein l’incroyable Transnitrie, un trafic intense existe en effet, comme l’explique Wensley Clarkson dans  « Cocaine Confidential: True Stories Behind the World’s Most Notorious Narcotic » qui revient sur ces fameux avions Moldaves  « Le trafic de cocaïne en Moldavie, comme dans toutes les anciennes républiques soviétiques, a augmenté de façon spectaculaire depuis la disparition de l’Union soviétique. Les crimes économiques et liés à la drogue, résu220px-TransnistrianRegionMapltats les plus visibles et prévisibles de la situation économique qui se détériore dans les pays nouvellement indépendants, ont submergé les ressources humaines et financières qui leur sont consacrées. Le rôle de la Moldavie en tant que point de transbordement pour les drogues illicites est au cœur de toutes les connexions de ce pays à la cocaïne.  Sammy affirme même qu’un certain nombre de pilotes locaux – à l’origine formés dans l’armée – ont récemment été embauchés par les barons de la coke colombiennes pour déplacer un avion de ligne nouvellement acquis de la Moldavie vers la Roumanie, et ensuite vers la Guinée-Bissau, en Afrique de l’Ouest. ‘Tu vois ? Tout le monde est payé quand ils ont besoin de se déplacer de la cocaïne », dit Sammy. Ceci est seulement le début, mon ami. La Cocaïne va faire beaucoup de Moldaves très riche au cours des prochaines années. » La Moldavie, et le trafic d’armes de son enclave de la Transnitrie, cocaïne et armes étant étroitement liées. Un pays fort peu fiable, questions transactions économiques, donc, où tout se règle… en espèces !

air moldova airbusLa Moldavie, sujette à d’autres secousses avec l’implication d’hommes politiques véreux dans le circuit. L’histoire du trafic moldave est elle aussi une histoire à tiroirs, nous dit Moldova 24. C’est d’abord celle de la compagnie Air Moldova, justement, privatisée et vendue en 2000 à la société allemande Unistar Vencer, ou plus exactement Unistar Vencer s’était octroyé 49% des parts de l’entreprise. En fait c’était un beau tour de passe-passe.  Car le directeur de l’Administration de l’aviation moldave , Victor Topa, avait alors expliqué  fort sérieusement aux députés moldaves que la reprise d’Air Moldova par Unistar Vencer avait été accomplie par une augmentation des actifs de la société. Ce qui signifiait qu’Unistar avait ajouté des fonds dans les actifs d’Air Moldova et donc en était devenu propriétaire. Or  Unistar Vencer avait en fait comme propriétaire Victor Topa lui-même !!! Le terrain ayant été préparé depuis 1999 par le responsable en charge de laprivatisation des actifs des entreprises publiques, Vlad Filat, du  Parti libéral-démocrate de Moldavie (PLDM), alors futur premier ministre, un  fidèle ami de Victor Topa. Les avions d’Air Moldova ont ensuite été impliqués en Afrique dans des transports d’arme ou de drogue, payés en or ou en diamants, les pays où ils atterrissaient n’ayant pas de monnaie forte. Le nom d’un baron de la drogue était apparu auprès de celui de Victor Topa, lors de l’opération Cellmate, déclenchée par la DEA et l’UE. yak 42 air moldovaC’était une entreprise familiale : c’est Viorel Topa, alors à la tête de la Caisse d’épargne moldave (BEM), a avait fourni des prêts à Air Moldova : un million de dollars avaient ainsi été transférés chez Victor, en utilisant les comptes d’Air Moldova. Un transfert effectué par une obscure société offshore nommée Sparks Corporation. Rattrapé par la justice, Topa, devenu aussi ministre des transports en 2001 se voyait poursuivi par le procureur Andrei Nastase. Mais l’affaire s’était réglée comme par miracle quand la famille de Anastase part s’installer à Francfort, dans une maison… offerte par Victor Topa. Entretemps ce dernier s’était emparé de la banque Victoria, après voir extorqué (par la menace) à sa propriétaire Galina Proidisvet les droits de 15% que sa famille possédait encore, d’une valeur de  9.000.000 de dollars. « En 2011, le magazine allemand Der Spiegel avait scandalisé l’opinion publique avec une histoire qui prétendait que l’avion du gouvernement de Theodor Heuss, utilisé par la chancelière allemande Angela Merkel, avaitété vendu avec l’aide de certains investisseurs Est-européens à l’Iran (un Airbus A-310 devenu EP-MMX pour Mahan Air). Le problème était que l’avion était devenu une partie de la flotte iranienne, en violation de l’embargo européen imposé à l’Iran. Ce qui est illégal et scandaleux. Plus intéressant encore, l’avion avait été vendu par une société enregistrée à Gibraltar, sous le nom d’Aero Flight Limited, dont le titulaire principal est Avalon Services Limited, enregistrée aux Bahamas. Le propriétaire d’Aero Flight inscrite à Gibraltar est nul autre que Victor Topa. Il est intéressant de voir comment la mvlad filat goodême société, Aero Flight Limited, était également le propriétaire de Victoria Aircraft Lease, dans laquelle Vitor Topa et Vladimir Orsovschi étaient autrefois gestionnaires. Cette entreprise fut plus tard rebaptisée German Medical Diagnostic GmbH, dont le propriétaire était le German Diagnose Centrer. Et maintenant, retour au régime de privatisation d’Air Moldova. Étrangement similaire à elle est la manière dont la République de Moldova a perdu ses actions à la Banque d’épargne en 2013. Ça avait été fait de la même manière, par une augmentation de capital. Nos héros ont utilisé une méthode qui a été prouvée comme fructueuse grâce aux actions de Topa et Filat depuis 2000. Comme nous l’avons dit, rien n’est accidentel lorsque beaucoup d’argent est en jeu. Tant le hold-up d’Air Moldova que la fraude de BEM ont eu lieu dans des conditions politiques instables. Dans les deux cas, Filat (ici à gauche) tenait les postes-clés qui lui ont permis de camoufler ces méfaits ».  En Octobre 2011, Victor Topa a été condamné à 10 ans de prison pour extorsion suivie par l’acquisition de biens, en grandes proportions (telles les actions de VictoriaBank), l’APB, puis a été recherché par l’intermédiaire d’Interpol. En septembre 2015 le ministère de la Justice de la République de Moldova a adressé aux autorités allemandes demandent l’extradition de Victor et Viorel Topa. Vlad Filat a été arrêté en octobre dernier seulement pour la disparition de… 1 milliard de dollars de trois banques moldaves, pas moins (la Banque des Economies, Unibank et la Banque sociale). Dont 250 millions versés en pots de vin sur le compte de « Fortuna United », le nom de deux coquilles vides appartenant à Filat aux Seychelles ! Pour beaucoup, dans ce pays parmi les plus pauvres d’Europe, c’est « la fraude du siècle » ! Pour d’autres, c’est le « hold-up de tout un pays« , dont on a fait fort peu de cas hélas, en France, ou… au Canada !!!

colinAu passage, l’ancien petit caïd de Toulon visiblement dépourvu de scrupules, dans l’affaire du cimetière, a en effet épousé (en grande pompe dans un château français) une styliste roumaine, Maria Marinescu, nièce par alliance de l’ancien président Ion Iliescu, l’ancien président roumain (photo Var-Matin ici à droite (4))… et fait la fête à St-Trop le soir, dans des endroits où coule le Champagne et où est censé circuler de la coke, beaucoup de coke, comme on peut s’en douter. C’est alors qu’il a rencontré… Alain Castany : « son vieux copain, l’entrepreneur O.J., lui a présenté alain Castany, un pilote chevronné bien connu au Bourget. C’est notamment lui qui s’occupe du jet privé d’Alexandre Balkany, le fils du sulfureux député-maire de Levallois. en échange de quelques milliers d’euros, Castany a bien volontiers accepté d’emmener Colin à Saint-Tropez. L’homme n’a pas beaucoup hésité avant de confier aux mains de cet inconnu la vie de sa petite famille, tant on lui a vanté les qualités de ce pilote exceptionnel. en plus d’être très professionnel, Alain Castany s’est de surcroît révélé drôle et sympathique. Il a même laissé son ils prendre quelques secondes le manche de l’appareil… Un numéro que le pilote a l’habitude de répéter avec ses clients fortunés ». O.J  qui est aussi un farceur dans le genre en appelant une de ses sociétés « Eliott » et l’autre « Ness », possède aussi Air Stream et Aircom, qui n’ont pas de rapport à l’aviation, ou SpringWest, mais aussi Ojo et Far West. Toutes ont leur siège au  59 bis rue Bonaparte, dans le VI eme !

colin mariéFrank Colin, abandonné ou trahi aujourd’hui par ses proches, ou par ses soutiens peu recommandables ? La presse roumaine people (ou « Spy News ») bruisse de l’annonce de la demande de divorce faire après un an d’incarcération (mais « pas reçue par le prisonnier », paraît-il !). Elle a aussi été mariée quelques mois à Alexandru Tiriac (à droite ici) fils du milliardaire Ion Tiriac que l’on connait bien ici en France : devenu l’homme le plus riche de Roumanie et la 840e fortune mondiale avec une fortune estimée à 1,1 milliard de dollars US selon le classement du magazine Forbes en business2 tiriac2007, c’était aussi le compère fort drôle sur les cours des doubles de démonstration avec Ilie Năstase (ils ont fait ensemble  294 matchs de double, dont 22 titres gagnés notamment les Internationaux de France de tennis !). Etrange coïncidence (?) , Alexandru Tiriac a été acquitté en 2009 dans une affaire de trafic de cocaïne, lui aussi... l’épais dossier du procureur roumain l’ayant serré s’appelait  » « Cocaïne pour les VIP », et il comprenait la joueuse de tennis Raluca Sandu, (elle aussi devenue mannequin) la fille du président de la Fédération roumaine de football (FRF) Mircea Sandu, et un neveu de ce dernier. »Le fait que le fils d’homme d’affaires Ion Tiriac était un utilisateur de drogue a été confirmé hier au Tribunal de Bucarest, par Robert Mircea Sandu, quant à lui condamné à trois ans de prison pour des infractions sur la circulation d’armes et l’utilisation de drogues illicites » avait-on pu lire dans la presse roumaine. Depuis, les relations du fils (remarié depuis avec Iliana Lazariuc),  avec son père Ion, semblent plutôt tendues… La même épouse, sacrée la »roumaine la plus sexy« , est un ancien mannequin et l’ex-chanteuse dans un groupe appelé Trinity.  Maria Marinescu a été entendue longuement par la DIICOT roumaine à la demande des policiers français.

neacsuCar la belle Maria est aussi aujourd’hui soupçonnée de complicité, par la justice française, pour avoir tenté de supprimer des fichiers d’enregistrement de vols d’avions de son mari, à la demande de ce dernier (ce qui aggrave sensiblement son cas). Enfin pas elle directement : c’est un homme de main, appelé Daniel Neacsu, qui l’a fait à sa demande, car c’est dans l’agence de ce dernier, gérée par sa compagneBeatrice Tican (un régal pour la presse People) liée aussi semble-t-il à Adrian Cristea, un footballeur international roumain; que la tentative a été faite (les deux tourtereaux vivent une relation fort conflictuelle). Selon Neacsu, les billets étaient pour la France, mais il n’aurait rien précisé à la presse pour les destinations vers la République Dominicaine »(«  il a évité une réponse claire » dit la Presse : il a éludé en effet !) Neacsu, visiblement, servait aussi de gros bras (tatoué) auprès de Colin, et dans l’enquête est devenu une personne importante. groupe roumanieOr ses antécédents n’aident pas en sa faveur.  L’homme, avant un interrogatoire ayant duré 6 longues heures (en visio-conférence ?) , venait juste d’être entendu pour avoir agressé une femme dans la rue, car il fait aussi partie du groupe ultra violent et fascisant du « Sportivilor ». Un procès visant ce groupe de nervis s’était terminé en mai dernier par 5 mois fermes infligé à Neacsu, après 8 ans de procédure (il les avait déjà faits en préventive), pour chantage et extorsions de fonds sur des personnes vulnérables. Car à Bucarest, son groupe de gros bras (ici à droite) fait régner la terreur sur des petits commerçant, en les menaçant ou les humiliant. En août 2011, les policiers avaient filmé une incroyable bagarre de rues avec trois blessés par arme blanche au centre commercial de Bercent, contre le clan rival. En 2012, le 8 janvier, une énorme vague de perquisitions (14 en même temps) menée dans plusieurs faubourgs de Bucarest avait été déclenchée pour soupçons de trafic… de cocaïne, quel hasard, et d’armes contre ce même groupe du Sportivilor. En août, lors du procès consécutif à la bagarre de 2014, un membre du groupe rival (Metin) avait sorti un couteau en plein prétoire ! Tous les jours, depuis des années, les télévisions roumaines montrent les rixes entre les deux clans violents ou les arrestations à répétition de leurs leaders. On baigne en pleine pègre ! Pas sûr que le dénommé Neacsu ait été d’une grande aide pour blanchir le toulonnais Frank Colin et lui éviter d’être assimilé à ce même milieu ! L’encombrant nervis risque fort en effet de plomber la défense de Colin !!!

undercoverUn Frank Colin qui s’ennuie ferme depuis deux ans au fond de son cachot, et qui a eu le temps de réécrire tout ça à sa façon, en qualité de premier concerné, comme vient de le révéler le magazine Marianne. Dans un surprenant article, intitulé « Air Cocaïne: Les confidences du suspect Numéro Un »il se décrit désormais comme… aviseur, chargé d’infiltrer un réseau de trafiquants, pour des commanditaires restés fort mystérieux (voilà qui va faire bondir l’ami Marc Fievet !). Au passage, il fait des quatre de Punta Cana des trafiquants, tous sans exception ! Ce n’est en rien sa première déclaration de 2013. Selon lui-même, il aurait été l’envoyé de l’ « International Drug Enforcement Center » roumain, alors que le nom de l’agence nationale est la «  National Anti-drug Agency« , L’International Drug Enfoncement Center étant tchèque… et non pas roumaine ! On imagine fort mal l’ancien videur travailler pour les « haricots verts » (déformation amusante chez les douaniers français de « undercovered » !), du Service interministériel d’assistance technique (Siat) en effet. « Le jour de sa mise en examen chez le juge, à l’issue de sa garde à vue à Nanterre, Frank Colin s’était d’abord préoccupé de sa Rolex et de ses cartes de crédit qui n’auraient pas suivi avec sa fouille. Étrange personnage qui, gamin d’une cité défavorisé, laissé à lui-même par des parents séparés, a trouvé sa voie dans les sports de défense et un métier de portier en boîte de nuit » écrit la Provence. Un homme de la nuit, qui papillonnait, en quelque sorte, propulsé au grand jour et s’être brûlé les ailes pour s’être approché d’un peu trop près des projecteurs.

(1) La bande de la Casinca, ou Ceux de la Casinca, ou Bergers de Venzolasca

« Groupe criminel structuré dont les principaux membres, une centaine environ, sont originaires des villages de Venzolasca et de Vescovato situés en Haute-Corse – région de la Casinca, au sud de Bastia. La bande de la Casinca a commencé à braquer des banques sur le continent au milieu des années 1980. Par la suite, l’essentiel de ses membres a travaillé pour la Brise de mer, notamment en gérant les divers parcs de machines à sous clandestines autour de Marseille et de Paris, avant pour les uns de migrer en Amérique centrale, pour les autres d’investir le milieu du jeu et diverses activités légales.

Principaux personnages : Toussaint Acquaviva ; Jacques Buttafoghi (abattu en 2009) ; Ange-Toussaint Federici ; Jean-François Federici ; Pierre Federici ; Jean-Luc Germani ; Stéphane Luciani ; Jean-Fleur Perrin- Martin ; Antoine Quilichini ».

un bon article sur les « haricots verts » ici:

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/10/01/01016-20111001ARTFIG00007-les-indics-dans-l-ombre-ils-informent-l-etat.php

Pour la Transnitrie, voir les 5 épisodes de  « Transnistria Trafficking Arms » sur You Tube (ci-dessous le 1er épisode).

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

lire AUSSI: http://www.centpapiers.com/grand-guignol-a-punta-cana-6/

source: http://www.centpapiers.com/grand-guignol-a-punta-cana-7/

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FRANCE (36): 18 mois après où est passée la cocaïne ? Déjà ‘aspirée’ assurément !

Drogue: 18 mois après, où est passée la coke volée au quai des Orfèvres ?

Des policiers présumés ripoux, un indic en fuite, un trafiquant dominicain: 18 mois après le vol de 52 kilos de cocaïne au mythique 36, quai des Orfèvres, l’enquête révèle une organisation complexe, mais la drogue reste insaisissable

D’une valeur estimée de deux millions d’euros à la revente, la marchandise était entreposée au siège de la police judiciaire parisienne. Le vol, perpétré dans la nuit du 24 au 25 juillet 2014, avait été découvert quelques jours plus tard.

Filmé par les caméras de vidéosurveillance, le suspect, un homme à la silhouette mince et athlétique, est reconnu par plusieurs collègues: il s’agit de Jonathan Guyot, 34 ans, policier en poste depuis 2010 à la brigade des stupéfiants de Paris. Interpellé le 2 août 2014 à Perpignan, mis en examen, il est toujours en détention provisoire.

Neuf autres personnes sont poursuivies, dont son épouse et cinq autres policiers.

L’ex-brigadier, qui a tenté de se suicider en prison, nie être l’auteur du vol. « Il conteste les faits, notamment être celui que l’on voit entrer et sortir du 36 cette nuit-là. Les déclarations de ceux qui disent le reconnaître sont contradictoires », estime son avocat Bertrand Burman. « On veut fabriquer un coupable sur des indices et on ne travaille pas sur l’hypothèse que cela pourrait être quelqu’un d’autre », ajoute-t-il.

Les enquêteurs de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) restent intrigués par l’absence de précautions prises par l’auteur du vol. A-t-il agi pour le compte du milieu?

Le policier n’en était peut-être pas à son coup d’essai. Il est soupçonné d’être impliqué dans un trafic de drogue plus vaste, avec plusieurs de ses collègues, alimenté par de la marchandise volée lors de perquisitions ou dans des scellés. Les juges d’instruction ont aussi mis en examen Guyot pour le vol de 1.200 euros, un kilo de cannabis et 129 grammes de cocaïne saisis en mars 2014, et il pourrait y avoir eu d’autres affaires.

-« Ecouler de la came »-

Un des policiers mis en cause a raconté aux enquêteurs que le brigadier « tapait dans les perquisitions », un autre dit avoir été sollicité « pour écouler de la came », rapporte à l’AFP une source proche du dossier. Des notes pouvant correspondre à un tel commerce ont aussi été retrouvées dans son téléphone.

« D’après ces témoins, il faisait cela pour rémunérer des informateurs, mais on peut penser qu’il y a eu aussi de l’enrichissement personnel », relève une source proche de l’enquête.

Guyot, qui perçoit 2.500 euros par mois, a acheté plusieurs appartements à Paris et dans les Pyrénées-Orientales. Ces biens, saisis par la justice, « ont été financés de manière tout à fait officielle avec des prêts bancaires acquittés grâce aux loyers encaissés », assure Me Burman.

D’importantes sommes d’argent en liquide ont été retrouvées: près de 9.000 euros à son domicile, environ 16.000 dans un de ses sacs à dos. Le frère du brigadier a reconnu avoir récupéré 200.000 euros, entreposé chez un proche de Guyot, et les avoir cachés au fond et autour du lac de Créteil.

« Il a fait ce que Jonathan lui demandait sans poser de questions. Il était dans l’admiration de ce grand frère qui avait réussi », estime son avocat, Arnaud Barbé.

L’affaire prend alors un tour rocambolesque. Guyot rencontre en prison Christophe Rocancourt et lui demande d’envoyer un proche chercher l’argent caché au lac de Créteil. Voulait-il que « l’escroc des stars » le fasse fructifier une fois sorti de prison? Ce dernier semble avoir eu une autre vision des choses.

-« Des pommes pourries »-

L’objectif était « de l’emplâtrer » raconte-t-il aux enquêteurs. « Autour de lui, ce sont des salopards, des pommes pourries, de sales mecs », ironise Rocancourt, mis en examen pour « blanchiment de trafic de stupéfiants ». Les sacs coulés dans le lac ne seront jamais retrouvés.

Le brigadier assure que ces fonds appartenaient en partie à un informateur. « Je ne peux pas prendre le risque de m’allonger (…) par peur de représailles », a-t-il avancé pour expliquer son refus d’en dire plus lors de ces auditions.

Restent de nombreuses zones d’ombre. Comment a été volée la drogue, entreposée dans une salle ultra-sécurisée qui n’a pas été forcée?

Un témoin a raconté que Guyot s’était renseigné sur la procédure d’accès au local, demandant d’y pénétrer « sous un prétexte futile » quelques semaines avant le vol, et une note retrouvée dans son téléphone contenait le code de l’armoire où se trouvait la clé de la salle.

Les enquêteurs pensent qu’il n’était pas seul cette nuit-là: « un homme casqué a été aperçu à ses côtés pénétrant dans le 36 et un autre complice l’a aidé à transporter la marchandise, une fois sortie des locaux de la PJ », selon la source proche de l’enquête. Il pourrait s’agir de « Robert », l’un de ses informateurs. L’homme s’est envolé pour le Maroc le jour de l’interpellation du policier. Il est toujours en fuite.

Depuis, la drogue est insaisissable. Une piste intéresse particulièrement les enquêteurs: Guyot était en relation avec un important trafiquant de cocaïne établi en République Dominicaine. Son réseau a-t-il pu servir à écouler la marchandise?

AFP

http://m.la-croix.com/Actualite/France/Drogue-18-mois-apres-ou-est-passee-la-coke-volee-au-quai-des-Orfevres-2016-01-08-1401556

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MADRID (Drogas): crecen un 40 % las incautaciones de heroína y cocaína por la Policía Nacional

espagneMadrid, 5 ene (EFE).- La Policía Nacional incautó el pasado año 204 kilos de heroína y 22.894 de cocaína, lo que supone un incremento del 40 y del 43 por ciento, respectivamente, respecto a las cantidades intervenidas por este cuerpo en 2014.

Son datos del balance provisional de la lucha contra el narcotráfico en el año que acaba de concluir y que hoy ha adelantado el director general de la Policía, Ignacio Cosidó, quien ha cifrado en 13 millones el dinero en efectivo intervenido a las organizaciones (un 50 por ciento más).

Tras los descensos registrados en los últimos años, en 2015 se ha producido un incremento en las aprehensiones de heroína, ya que el consumo de esta droga ha aumentado, aunque ya casi no se consume inyectada, sino de otras formas.

Además, parte de la heroína que procede de los Balcanes con destino a Portugal pasa por España, y esa es otra de las razones por las que has aumentado las incautaciones de esta sustancia estupefaciente.

Respecto al éxtasis, la Policía aprehendió 771.000 dosis, con un alza del 64 por ciento, en tanto que han bajado las incautaciones de hachís un 23 por ciento, si bien la cantidad intervenida por la Policía fue de 100 toneladas.

Y otra droga que ha registrado un notable aumento en sus incautaciones ha sido la marihuana, con 6.404 kilos y una subida del 145 por ciento.

Más de 1.000 vehículos, entre ellos 43 camiones, y casi 300 armas cortas y largas, con un aumento del 40 por ciento, son otros datos del balance provisional resaltados por Cosidó.

La colaboración de la Policía en operaciones en países de origen de la droga también dio sus frutos el pasado año con la incautación de 9.600 kilos cocaína, 5.000 kilos de pasta base de cocaína, 28.700 kilos de marihuana, 380.000 litros precursores líquidos, 149.000 kilos de precursores sólidos y 247 laboratorios desmantelados.

Los responsables policiales han subrayado la lucha de España contra el narcotráfico, que está obligando a las organizaciones criminales a cambiar las rutas y, de hecho, para la cocaína y el hachís ya están utilizando puertos de otros países europeos y de África, como Libia. EFE

http://www.lavanguardia.com/vida/20160105/301209661772/crecen-un-40-las-incautaciones-de-heroina-y-cocaina-por-la-policia-nacional.html

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FRANCE (Saint-Ouen): 11 interpellations liées à un réseau de trafic de cannabis

Une dizaine d’interpellations liées à un réseau de trafic de cannabis ont eu lieu ce mardi matin à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). En parallèle, la brigade de stupéfiants de Paris a saisi, selon un premier bilan, 17 kilos de cannabis et cinq armes à feu.
Un réseau de trafic de cannabis a été démantelé à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis).

©Damourette/Sipa

Leurs efforts ont payé. Onze personnes ont été interpellées lors d’une vaste opération policière, toujours en cours ce mardi 5 au matin en Seine-Saint-Denis, pour démanteler un réseau de trafic de cannabis, a-t-on appris de sources policières, confirmant une information d’i>Télé.

Selon un premier bilan, communiqué par l’une de ces sources, 17 kilos de cannabis et cinq armes à feu ont été saisies, outre les onze interpellations.

L’enquête a démarré en juin par une saisie de drogue à Saint-Ouen, « centre de gravité » de ce trafic dont les « points » sont cependant « disséminés » sur l’ensemble du département de la Seine-Saint-Denis, a indiqué une autre source policière. Des perquisitions sont également en cours dans « divers établissements » soupçonnés de servir à blanchir l’argent du trafic.

La brigade des stupéfiants de la police judiciaire parisienne a été saisie sur commission rogatoire d’un juge d’instruction de Bobigny « pour démanteler un réseau de stupéfiants », plus précisément de cannabis, de source policière. Le parquet de Bobigny a confirmé qu’une opération était en cours, sans fournir davantage de précisions.

« Les Français doivent comprendre que, derrière le trafic de stupéfiants, il y a des organisations puissantes et hiérarchisées, qui tuent pour contrôler le marché des drogues, quelles qu’elles soient », avait déclaré en novembre le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. « De ce point de vue, il n’y a aucune distinction qui tienne entre +drogues douces+ et +drogues dures+: on tue tout aussi bien pour du cannabis que pour de la cocaïne », avait-il poursuivi. Le ministre de l’Intérieur s’exprimait justement depuis Saint-Ouen, qui en raison de sa proximité avec Paris est un haut lieu de revente de cannabis. Un « plan d’action » avait été mis en place en mai pour lutter contre ce trafic qui donne lieu à des règlements de compte parfois mortels.

Au total, plus de 10.000 policiers avaient alors été engagés dans ce plan, qui avait permis entre mai et novembre l’interpellation de 1.316 personnes, dont 123 avaient été déférées et 30 écrouées, selon le ministre. Depuis la mise en place de l’état d’urgence à la mi-novembre, les « jambisations » (tirs d’avertissement visant les jambes) en lien avec le trafic ont cependant totalement « disparu » dans le département, selon une source policière.

http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/saint-ouen-11-interpellations-liees-un-reseau-de-trafic-de-cannabis

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