
Et vous, Michel Charasse, que pensez-vous de toutes ces révélations?
A part me dire ‘merde’, que pensez vous de toutes ces magouilles douanières?
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Et vous, Michel Charasse, que pensez-vous de toutes ces révélations?
A part me dire ‘merde’, que pensez vous de toutes ces magouilles douanières?
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Corinne Cleostrate, aujourd’hui Directrice de la DNRED, qui a occupé différents postes importants au sein de la DNRED, ne semble pas avoir appliqué l’Art 40 du CPP, vous savez, ce texte qui dit:
Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs.
https://www.legifrance.gouv.fr/
Lorsqu’il estime que les faits qui ont été portés à sa connaissance en application des dispositions de l’article 40 constituent une infraction commise par une personne dont l’identité et le domicile sont connus et pour laquelle aucune disposition légale ne fait obstacle à la mise en mouvement de l’action publique, le procureur de la République territorialement compétent décide s’il est opportun :
1° Soit d’engager des poursuites ;
2° Soit de mettre en oeuvre une procédure alternative aux poursuites en application des dispositions des articles 41-1, 41-1-2 ou 41-2 ;
3° Soit de classer sans suite la procédure dès lors que les circonstances particulières liées à la commission des faits le justifient.
https://www.legifrance.gouv.fr/
Comme Cheffe de division d’enquêtes spécialisée à la direction des enquêtes douanières de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières en 1994-1995, puis quelques années plus tard, de 2008 à 2011, cheffe de la direction du renseignement douanier, à la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières, Corinne Cleostrate n’a certainement pas oublié d’informer les DI DNRED en poste.
Corinne Cleostrate aura certainement fait passer le message sous forme de blancs peut-être, mais pas seulement aux directeurs de la DNRED,
mais aussi à Jean Luc Vialla, (Photo à gauche) DG de la Douane Francaise de 1993 à 1996
et
Jérôme Fournel, DG de 2007 à 2013, avec lesquels elle affichait une proximité permettant une bonne communication.
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Vous avez le choix:
-Eux non plus n’ont rien dit!
-Ou alors, quel procureur fut informé ?
-A moins que le « secret défense » ne couvre tout cela! …
Affaire à suivre assurément !

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Depuis le mois d’avril 2017, la flotte de la douane française dans la Méditerranée s’est renouvelée.
Douze vedettes, deux hélicoptères et deux nouveaux avions dernier cri.
Chaque jour, les douaniers effectuent des missions de surveillance maritime et luttent contre les trafics en tout genre.
Ce reportage est issu du journal télévisé de 20h du 6 août 2017 présenté par Audrey Crespo-Mara sur TF1.
Plus et vidéo
http://www.lci.fr/societe/nouveaux-moyens-douane-en-mediterranee-2060679.html
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La mise au jour des dérives au long cours du prestigieux service de renseignement douanier, avec des soupçons d’escroquerie et de détournements de fonds, ébranle toute la profession.
Lire sur: http://www.liberation.fr/france/2017/08/03/les-gabelous-ebranles-par-leurs-ripoux_1587997
et
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par Emmanuel Fansten
Créé en 1935 sous le nom de Paris-Enquêtes, le service de recherches douanier a longtemps évolué dans l’ombre.
Chargés de démanteler les filières clandestines, de traquer les marchandises prohibées et d’intercepter les valises de cash aux frontières, ses agents jouissent dès l’origine d’une autonomie très forte. Un «Etat dans l’Etat» où l’on entre comme en religion, en jurant fidélité à l’institution. «Il fallait montrer patte blanche et être coopté par un comité de sélection occulte, se souvient un ancien. Ce système basé sur la confiance contribuait à souder les équipes.»
Au siège historique de la rue du Louvre, à Paris, les personnalités hautes en couleur contribuent à forger la mythologie du service. Il y a l’équipe des «Rouges», qui sortent le drapeau du Parti communiste soviétique à chaque saisie d’envergure. Ou les «Gros», spécialisés dans les bijoux et les pierres précieuses – qui prennent tellement de place dans la Mercedes grise de service que la voiture a l’air d’avoir des vitres teintées.
En 1981, l’accession de la gauche au pouvoir rebat profondément les cartes. François Mitterrand , qui se méfie de la police comme de la peste, préfère s’appuyer sur les gendarmes et les douaniers. Bien plus qu’une invasion de chars russes, le nouveau pouvoir craint une fuite massive des capitaux.
Avec le rétablissement strict du contrôle des changes, les consignes sont fermes pour dissuader les évadés fiscaux tentés de transférer leurs magots à l’étranger. Mais cette mission historique des gabelous a bientôt du plomb dans l’aile. Le marché unique et la libre circulation des capitaux en Europe s’apprêtent à modifier radicalement le visage des douanes. Un nouveau mantra va alors permettre à la hiérarchie de combler cette perte d’activité et faire à nouveau briller le service: la lutte contre les stups, élevée au rang de priorité nationale par le nouveau locataire de Bercy, Michel Charasse. «Pour sauver notre jeunesse», explique très sérieusement le ministre du Budget, qui se targuera quelques années plus tard d’avoir fait passer les saisies annuelles de drogue de 5 à 35 tonnes.
Pour mener cette politique à bien, la DNRED va désormais s’appuyer sur des méthodes bien plus offensives (FRANCE (Douane française): quant aux méthodes utilisées par la DNRED pour lutter contre le narcotrafic).
Déjà rodés aux techniques de planques et de filatures, les agents sont formés à l’infiltration et à l’action clandestine par des spécialistes de la DGSE.
Le service de renseignement extérieur fournit aussi un appui technique, en procurant des faux papiers pour les missions undercover à l’étranger. «Nous avions reçu pour instruction de faire de l’initiative en matière de trafic de stups. Nous partions de zéro», expliquera à la justice Jean-Michel Pillon, directeur du groupe stups de 1988 à 1990. C’est aussi à cette époque que la DNRED systématise le recrutement d’aviseurs chevronnés, «des vrais voyous avec des moyens et de l’argent», selon un ancien cadre. Ces informateurs ont tous leur milieu de prédilection (stups, contrefaçons, bijoux, armes…), et leur rémunération peut allègrement atteindre plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de milliers d’euros pour les plus belles saisies.
(Jean Michel Pillon interviewé lors de son passage alors qu’il était directeur à Perpignan. ..quelques années après le passage, aussi à Perpignan, de Philippe Galy, un ex attaché douanier à Londres, qui m’avait fait le plus ignoble chantage: » Si vous plaidez non coupable, on s’arrangera pour vous en faire prendre pour dix ans« . Cité devant la Cour de Croydon, il refusa la levée de son immunité diplomatique, lui permettant ainsi de ne pas avoir à témoigner. (J’ai les preuves écrites – Marc Fievet ). )
Un des directeurs de l’époque, qui préfère conserver l’anonymat «pour éviter de passer pour un vieux con», assume «avoir fait des choses pas tout à fait légales», avec l’éternelle conviction que la fin justifie les moyens. «En l’absence de législation permettant de couvrir nos agents, il fallait prendre ses responsabilités», plaide-t-il aujourd’hui.
Bien que reconnue par la convention de Vienne contre le trafic illicite de stupéfiants, adoptée par l’ONU en 1988, l’infiltration des douaniers ne sera pas intégrée au droit français avant la loi de décembre 1991. Malgré ce no man’s land juridique, plusieurs équipes d’agents infiltrés maillent le territoire. Des femmes et des hommes sous couverture, qui travaillent en marge de la loi et fonctionnent essentiellement à l’adrénaline.
Une révolution culturelle qui ne tarde pas à porter ses fruits : en 1990, la DNRED affiche six fois plus de saisies que la police et la gendarmerie réunies.
Des résultats largement dus à un homme, qui va permettre à lui seul l’interception de plus de 100 tonnes de stups en cinq ans.
Marc Fiévet, aka «NS55», est le 55e aviseur recruté par l’échelon nantais de la DNRED. Le skipper a 44 ans lorsqu’il est «tamponné» en 1988 par les douanes à Gibraltar, la minuscule enclave britannique située à la pointe sud de l’Espagne. C’est la grande époque de la Costa del Sol, devenue en quelques années le nouvel épicentre du trafic de drogue en Europe. Proposant aux malfrats de convoyer leur came à bord de son voilier, NS55 répercute toutes les informations en temps réel à ses officiers traitants, ébahis devant l’audace de cet aviseur hors pair.
Ses résultats sont tellement extraordinaires que Charasse le reçoit en personne à Bercy, et vient lui rendre visite à Marbella (DOUANE FRANCAISE (DNRED): quand l’agent NS 55 rencontrait le ministre Michel Charasse).
Encouragé, Fiévet a ouvert un bar dans la station balnéaire, le Saint-Georges, où se bousculent la pègre locale et les truands de passage (DOUANE FRANÇAISE: quand la DNRED tenait un restaurant à Estepona en Andalousie). Mais au fil des saisies, la pression n’en finit pas de se resserrer sur NS55.
Le 23 septembre 1994, il est interpellé dans le sud de l’Espagne. Deux mandats d’arrêt internationaux ont été émis contre lui par le Canada et le Royaume-Uni, convaincus de son rôle dans l’importation de plusieurs tonnes de drogue sur leur territoire. Lâché par ses ex-amis douaniers, Marc Fiévet fera plus de dix ans de prison entre l’Espagne, le Canada et la France*.
Depuis, son spectre flotte toujours sur l’histoire du service.
A partir des années 90, l’explosion du trafic exacerbe les rivalités entre flics et douaniers, lancés dans une course effrénée aux résultats. A la DNRED, de nouvelles équipes d’enquête vont prendre le relais et affoler les compteurs, n’hésitant pas à détourner une partie des saisies pour payer leurs «tontons». La plus célèbre est dirigée par Vincent O., dit «Gino». Depuis son entrée à la douane, en 1985, ce Corse au verbe haut a toujours été parfaitement noté par sa hiérarchie. Adepte de méthodes à l’ancienne, il a effectué un stage d’agent d’infiltration à la DGSE en 1998 avant de devenir chef d’équipe «stups».
Rapidement, Gino jongle avec les indics et multiplie les grosses saisies. «Il était considéré comme un seigneur dans les murs de la DNRED», confiera aux juges un de ses anciens supérieurs. «Ses connaissances sans faille du milieu de la cocaïne et de la résine en font un professionnel hors norme», peut-on lire dans son dossier.
Lire tout l’article:
http://www.liberation.fr/france/2017/08/03/les-gabelous-ebranles-par-leurs-ripoux_1587997
*aux trois pays cités, il faut ajouter l’Angleterre
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La dernière rencontre de Marc Fiévet avec Michel Charasse.
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Les auditions et échanges de courriels contenus dans l’enquête sur l’Office des stupéfiants décrivent des policiers cachottiers, en roue libre, et des magistrats bien peu curieux.
LE MONDE | 24.07.2017 à 12h11 • Mis à jour le 24.07.2017 à 15h25 | Par Richard Schittly (Lyon, correspondant)
La scène se passe dans le bureau du procureur de Paris, le 20 octobre 2015. François Molins reçoit un responsable de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières qui, trois jours plus tôt, a saisi sept tonnes de cannabis dans des fourgons stationnés boulevard Exelmans, en plein 16 e arrondissement à Paris. Le douanier révèle au magistrat qu’un informateur de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis), a joué « un rôle majeur » dans cette saisie massive.
Plus tard dans la journée, le procureur demande des explications au chef de l’Ocrtis : le commissaire François Thierry indique que ce stock de drogue provient d’un camion qui est remonté d’Espagne. Il révèle que son service a même surveillé le parcours du véhicule. Selon lui, la saisie des douanes a malencontreusement interrompu les investigations, qui s’inscrivaient dans deux cadres juridiques distincts : une livraison surveillée, qui consiste à suivre un convoi de drogue en espérant arrêter les commanditaires à l’arrivée, et une opération d’infiltration, accordée par un juge de Lyon quelques mois plus tôt.
Au sujet de l’informateur, il évoque « un simple logisticien sans rôle moteur ». Pour le procureur de Paris, cette version édulcorée relève d’une « information majeure » qui a été « dissimulée », selon une note de M. Molins du 16 juin 2016. Dès le lendemain, il dessaisit l’Ocrtis de l’enquête.
Lâchés par les magistrats
Deux juges de la juridiction inter-régionale spécialisée (JIRS) de Paris sont chargés d’enquêter sur cette saisie record. Baudoin Thouvenot et Marc Sommerer ont retracé le parcours du camion parti du Maroc le 7 octobre 2015 avec au moins seize tonnes de drogue, cachées derrière des plats à tajine. Le dossier d’instruction compte aujourd’hui treize trafiquants présumés, mis en examen.
Trois services d’enquête sont saisis pour démêler l’écheveau : la brigade des stupéfiants…
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/07/24/l-affaire-qui-revele-la-derive-de-la-lutte-antidrogue_5164280_1653578.html#Vv5hkgzeWtjvk711.99
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En final, ils ne verront que l’écume du pot au feu!
Personne qui monte et démonte le chapiteau au cirque
La diffusion du film Gibraltar, trop librement inspiré de l’action menée avec la DNRED, suite aux pressions exercées par Jérôme Fournel, le très « show-biz DG » de la Douane française, sur le producteur du film Dimitri Rassam, me permet de me rappeler, une fois encore, que certains hauts fonctionnaires de la Douane française pensent plus à développer une carrière parfaite au détriment de la bonne marche des actions menées par son « service d’intelligence » dont vous avez aujourd’hui la responsabilité.
J
‘espère que le poste que vous occupez aujourd’hui à la suite de Jean Henri Hoguet, Joseph Le Louarn, Bernard Puyanet, Jean Puons, Gérard Estavoyer, Guy Gouin et Jean Paul Garcia vous permettra d’avoir le sens du discernement que vous n’aviez pas démontré posséder lorsque vous receviez avec mépris mes grands enfants ou lors de vos passages successifs devant moi sur le trottoir de la DG au 11 Rue des Deux Communes à Montreuil, lorsque vous y sortiez pour fumer une clope et m’ignorer totalement alors que je tractais la réalité de mon vécu.
Pourtant Jean Paul Garcia, votre prédécesseur, lui, avait accepté de me voir, entrainant même ses plus proches collaborateurs de l’A2 dans mon « camping car » pour qu’ils m’achètent un de mes livres, précisant: « Tout ce que raconte Marc est vrai ! »
Gérard Schoen, l’administrateur civil du contentieux, que j’attendis jusque 20 h 40 ce vendredi là, se sauva en courant pour ne pas avoir à répondre des conneries émises sur un plateau de télévision en bon petit soldat du DG Jérôme Fournel.
Être serviteur de l’État exige une éthique et un respect des faits vécus sans systématiquement les déformer pour s’exonérer de toutes responsabilités et ainsi continuer un déroulement de carrière parfait.
Être serviteur de L’État exige d’assumer le passé sans chercher à l’arranger.
Être serviteur de l’État impose pour assumer la continuité du service de L’État d’assurer les engagements pris par ses prédécesseurs, ce que ne fit pas le « DG de passage » François Auvigne.
Être serviteur de L’État, c’est servir son pays à travers son administration et non pas se servir de son administration pour réussir.
Bonne semaine Madame!
Marc Fievet – AKA NS 55 DNRED
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La lecture de la copie d’un article paru début septembre 1996 dans « Libération » vous permettra de comprendre qu’à la Douane française, tous les coups montés d’aujourd’hui, ne sont que la répétition des opérations du passé. Joseph Le Louarn, grand spécialiste en désinformation et transformation de la vérité, n’aura pas réussi à convaincre les magistrats, qui n’ont pas cherché à connaitre les réceptionnaires des fonds versés par les narcotrafiquants…Comme c’est bizarre!
Toutes informations complémentaires à demander à Madame Corinne Cléostrate, la Directrice de la DNRED, qui pourra vous affranchir puisqu’elle était cheffe de la DED en 1994…Si Alzheimer ne l’a pas déjà rattrapée, à moins que la version officielle mensongère ne soit désormais reconnue comme la vérité, la libérant alors de révéler la réalité.
Marc Fievet – AKA NS 55 DNRED
ANNÉE 1994
De notre envoyé spécial à Toulouse,
Elles avaient infiltré sans contrôle un trafic de cocaïne, leurs victimes ont été libérées. Une grosse tonne de cocaïne vient de retomber sur le bout des pieds de Charles Pasqua et Nicolas Sarkozy, alors ministres de l’Intérieur et du Budget dont dépendent les douanes; ces Balladuriens avaient pu se proclamer champions de la lutte antidrogue après la saisie près de Toulouse, en janvier 1994, de deux stocks de 171 et 881 kilos de pure cocaïne colombienne.
Le tribunal correctionnel qui jugeait cette semaine les trois Italiens interceptés avec la marchandise vient de souffler sur ce qui n’apparaît plus désormais que comme un montage grand’guignolesque à visée auto publicitaire. Les trois inculpés en question sont ressortis hier libres et acquittés du palais de justice de Toulouse.
L’histoire a commencé vers Caracas avec des James Bond des Douanes françaises infiltrant un réseau international de cocaïne. Elle s’est terminée prés de Toulouse par l’arrestation des malfrats et l’opportune disparition dans le feu de l’action des fonctionnaires infiltrés. Le 21 janvier 94, alors que LIBERATION racontait cet épisode, le patron national de ces services, Joseph Le Louarn, affirmait que cette version des faits n’était qu’une » affabulation rocambolesque » et que les très valeureux services policiers et douaniers de l’Etat ne devaient cette « prise historique » qu’à leur travail persévérant et à un « coup de fil anonyme ».
Savoir si le réseau était effectivement infiltré ou non est d’importance pour la justice. L’article 67 bis du code des Douanes autorise bien le travail de taupes mais cette sorte d’opération ne vaut devant les tribunaux qu’à la condition expresse que toutes les autorisations, y compris celle de la chancellerie, figurent dans la procédure pénale. Ce qui, en l’occurrence, n’était pas le cas.
Le président Ducassé était déjà fatigué de voir son procès patauger dans les contradictions. Il a fini par prendre la mouche en entendant les douaniers cités par les avocats avouer au tribunal que « oui », finalement » qu’il s’agissait bien d’un coup monté depuis le début ». Du coup, il a fait citer le procureur de la République Francis Fréchet, qui a confirmé à la barre avoir lui-même donné le feu vert avec l’accord de son ministère. Il précisait encore qu’il avait choisi de ne pas produire les documents adéquats lors de l’instruction dans le seul but de préserver la vie de ces fonctionnaires de la lutte antidrogue. Silence dans le prétoire…Le président Ducassé lui a alors incidemment fait remarquer qu’existe pourtant la « cancellation », l’entourloupe légale qui consiste par prudence à masquer le nom de ce genre d’agents très spéciaux. Le propos a paru se perdre dans les oreilles du procureur.
« C’est le retour des lettres de cachet! ».
Les avocats des trois contrebandiers arguant de la « vérité nécessaire des actes de justice », sont tout de suite montés sur leurs grands chevaux ; rien ne permettait selon eux, de juger du degré de responsabilité de leurs clients qui pourraient certes ressembler à des caïds de la cocaïne mais aussi n’être que trois lampistes manipulés dans un trafic organisé de bout en bout depuis la France. Le substitut du procureur avait réclamé dix ans de prison pour chacun des Italiens. Le tribunal a préféré faire comme si cette histoire n’avait jamais existé. Le parquet a décidé de faire appel.
Les trois Italiens inculpés dans cette affaire et pris « la main dans le sac », Messieurs Giuseppe Proetti, Renzo Achilli et Renato Fini seront finalement relaxés avec les excuses du tribunal !
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En 2012, on lisait que les premiers « vols d’argent sale » à Roissy remontent à la fin des années 90.Au départ, c’est de l’artisanat.
Quelques douaniers spécialisés dans la recherche de bagages suspects subtilisent des liasses de billets dans ces valises pleines de liquide envoyées par des trafiquants de drogue à leurs pourvoyeurs à l’autre bout de la planète. Finalement, c’est une véritable industrie qui se met en place au fil des années.
Sept douaniers sont pour l’instant écroués, mais pendant cette longue période de 15 à 20 ans de vols, d’autres fonctionnaires ont pu être impliqués à un moment donné avant d’être mutés ou de partir en retraite. Certains sont peut-être décédés. C’est en fait toute l’histoire de cette brigade qui est maintenant passée au peigne fin par les enquêteurs, pour savoir si tous les ripoux sont bien sous les verrous.
Aucun des chefs de service successifs de cette brigade n’a soupçonné le moindre écart de la part des ripoux et c’est tout à fait crédible, pour au moins deux raisons.
D’abord, cette équipe très bien organisée a su préserver dans le temps la loi du silence. Personne n’a jamais « balancé ». Ce sont des policiers qui faisaient une enquête à Roissy qui ont surpris les douaniers « la main dans le sac ». Un vrai coup de chance.
Et puis surtout, ces hommes étaient insoupçonnables. On les considérait comme l’élite, la meilleure unité de Roissy dans la recherche de stupéfiants. En parallèle de leurs activités illégales, ils avaient chaque année les meilleurs résultats en matière de saisie de drogue. »De vrais chasseurs respectés de tous » selon une source douanière; apparemment irréprochables.
Ils ont su parfaitement tromper leur monde pendant près de deux décennies. C’est la stupéfaction à la direction générale des douanes qui n’a bien sûr jamais connu une pareille affaire.
Des lettres anonymes en 2002
À en croire notre douanier, qui s’exprime pour l’instant sous couvert d’anonymat, rien n’aurait été possible sans une étrange pratique validée jusqu’à cette affaire par la direction de la douane : la fouille des bagages dans un lieu clos et sans témoin, « le tri bagages ». Plus surprenant encore, le système a pu perdurer malgré plusieurs alertes dont l’envoi de lettres anonymes en 2002 qui accusaient de vols dans les bagages précisément plusieurs douaniers aujourd’hui mis en examen…
Sollicitée, la direction générale des Douanes n’a pas souhaité répondre aux questions du JDD.
PLUS: http://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/Confessions-d-un-douanier-ripou-671618
lire aussi: DOUANE FRANCAISE: à Roissy…le malaise continue. Pourquoi ne pas entendre Joseph Le Louarn?
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Là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir…
Hélène Crocquevielle serait partie de la DGDDI avec voiture et i-pad, c’est ce que nous apprenons en lisant la lettre d’information de l’UNSA Douanes.
La déontologie, la probité, et la recherche d’économies sont des thèmes mis en en avant ces derniers temps par notre Président et nos ministres.
Chacun doit faire preuve de responsabilité et d’efforts, y compris Hélène Crocquevielle qui, j’en suis sûr, voudra se dédouaner en restituant très rapidement le matériel qui aurait été soustrait peut-être pour témoigner tardivement son attachement à la douane française!
Déjà absoute de toutes responsabilités dans la gestion scabreuse des acquisitions « avions et bateaux » par Rodolphe Gintz, Hélène Crocquevielle ne devrait pas être envoyé en conseil de discipline, réservé aux seuls agents « lambda »!
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L’opération était baptisée « Pascal », en hommage à Pascal Robinson, cet enquêteur de la douane mort en service le 23 novembre 2015 à Toulon.
L’opération « Pascal 2017 » de surveillance maritime en Méditerranée se termine ce 17 juillet 2017, à Melilla avec des résultats importants.Il s’agit de la deuxième opération de ce type menée entre les douanes des deux pays. Elle est dirigée de façon conjointe par la Direction Régionale des douanes Garde-Côtes de Marseille et la Direction de Surveillance Douanière espagnole en collaboration avec l’Office Européen de Lutte contre la Fraude (OLAF).
Du 3 au 17 juillet, les moyens maritimes et aériens ont été mutualisés afin de mettre en place une opération aéromaritime de grande envergure pour lutter contre le trafic de drogue par voie maritime, en Méditerranée. Mise en place en 2016, l’opération a vocation à être renouvelée, régulièrement, tout en se développant grâce à de nouveaux moyens douaniers mis en commun.
Cette année, les moyens engagés par la douane espagnole comprenaient le patrouilleur « FULMAR » et toutes les unités aériennes et maritimes déployées en mer Méditerranée jusqu’à la frontière portugaise. Les informations ont été traitées en temps réel au sein du centre opérationnel commun établi à Madrid.
La douane française a déployé son patrouilleur Jean-François Deniau, la vedette DF30 basée à Port-Vendres « MARINADA », deux nouveaux avions Beechcraft KA 350 équipés en version de surveillance maritime et un hélicoptère EC 135. Les moyens aériens français ont réalisé leurs missions à partir de bases aériennes espagnoles.
Grâce à leurs nouveaux moyens de détection et de traitement des informations maritimes, les avions français ont participé à l’analyse des trafics maritimes et guidé les services engagés en mer vers les cibles de contrôle.
Durant l’opération, les patrouilleurs « FULMAR » et « Jean-François DENIAU » ont travaillé en étroite collaboration depuis leur jonction au port de Toulon, en début d’opération, jusqu’à leur entrée dans le port de Melilla, ce jour. Un échange d’équipage a par ailleurs eu lieu durant l’opération, permettant de se coordonner efficacement et d’échanger l’expérience acquise entre les services.Cette opération a permis d’intensifier les échanges entre les services opérationnels douaniers espagnols et français pour faire face, dans la zone du détroit de Gibraltar, à l’activité croissante des trafiquants de drogue utilisant des embarcations rapides semi-rigides (« GO-FAST ») pour le trafic de résine de cannabis en provenance d’Afrique du Nord.
De nombreuses interventions en mer ont été réalisées. Les résultats de cette opération ont été particulièrement significatifs, puisqu’elle a permis de saisir 2,3 tonnes de cannabis :
-le 7 juillet, les moyens aériens français et espagnols identifient un transport de drogue sur un go-fast semi-rigide avec plusieurs dizaines de ballots à bord. Ils constatent son débarquement sur une plage d’Algésiras. Les services de la Garde Civile espagnole, informés par les douanes espagnoles, appréhendent le chauffeur et la camionnette qui avait récupéré 600 kg de résine de cannabis ;
-le 10 juillet, après plusieurs heures de traque en mer d’Alboran, mobilisant la totalité des moyens aériens français et espagnols, le patrouilleur « Jean-François DENIAU » localise un autre go-fast semi-rigide chargé de 5 tonnes de résine de cannabis. Les semi-rigides rapides embarquées à bord des patrouilleurs français et espagnol le prennent en chasse. Alors qu’une partie de la cargaison est jetée en mer par les trafiquants, le go-fast est finalement intercepté. Au total, 1.100 kg de drogue sont récupérés et les quatre membres d’équipage du go-fast arrêtés.
-le 14 juillet, l’hélicoptère français repère et identifie un troisième go-fast semi-rigide chargé de ballots de résine de cannabis. L’information est communiquée à l’hélicoptère de la douane espagnole et au patrouilleur espagnol qui le prend en chasse et assistent au débarquement de la drogue sur une plage proche de Gibraltar. Une opération terrestre est alors déclenchée qui permet d’arrêter le chauffeur de la camionnette ayant récupéré 600 kg de résine de cannabis.
Le directeur général de la douane française, Rodolphe Gintz, et la directrice générale de la douane espagnole, María Pilar Jurado Borrego, félicitent les agents des deux services pour leur professionnalisme et leur engagement.
Tous deux indiquent:
« la Douane française et la Douane espagnole continueront de coopérer étroitement pour lutter toujours plus efficacement contre les trafiquants de drogue par voie maritime. Les moyens déployés dans le cadre de l’opération PASCAL par l’Espagne et par la France permettent d’atteindre un haut niveau d’efficacité en mutualisant les capacités des douanes de nos deux pays, dans les domaines maritime et aérien ».
Source: http://www.douane.gouv.fr/articles/a13390-2-3-tonnes-de-cannabis-saisies-par-les-douanes-francaise-et-espagnole
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Melilla, 17 jul (EFE).- Los servicios de vigilancia aduanera de España y Francia han desarrollado conjuntamente una operación en el Mediterráneo, entre el Estrecho y el sur de Francia, que ha permitido la intervención de 2,3 toneladas de hachís y la detención de seis personas.
El patrullero de la Aduana Francesa Jean François Deniau.
Estos son los resultados de la denominada Operación Pascal, que se ha llevado a cabo desde el 3 al 17 de julio de este año y que han sido presentados hoy durante la visita a Melilla del buque español Fulmar, del Servicio de Vigilancia Aduanera, y el patrullero de la Aduana Francesa Jean François Deniau.
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Vincent Sauvalère travaille actuellement au Bureau européen de lutte antifraude (DG OLAF) en tant que chef de l’unité «Tabac et marchandises contrefaites».
Il a une expérience remarquable en matière douanière et a acquis un excellent leadership dans les opérations internationales de lutte contre le trafic de cigarettes, de contrefaçons et de stupéfiants.
Il est colonel de réserve dans l’armée française.
Il a été chef des opérations (DOD) de la Direction nationale des enquêtes et du renseignement douanier (DNRED) à Paris de 2008 à 2014.
De 2003 à 2008, il a travaillé comme attaché de douane à l’ambassade de France à Berlin, où il était responsable de l’Allemagne et de l’Europe du Nord.
De 1993 à 2003, il avait été chef d’Echelon de la DNRED à Metz (France).
Lire aussi: DNRED (France): c’est « Le Service » de la douane française
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L’un des responsables français de l’Office européen de lutte antifraude (Olaf) est dans le collimateur de la justice. Le bureau et le domicile bruxellois de Vincent Sauvalère *, patron de l’unité « tabac et contrefaçon » de l’Olaf depuis 2014, ont été perquisitionnés voilà trois semaines par les gendarmes de la section de recherche de Paris. Cette incursion en Belgique s’inscrit dans le cadre de la vaste enquête judiciaire ouverte à Paris sur les curieuses pratiques de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED).
A cœur du dossier, un homme à la réputation sulfureuse: le Serbe Zoran Petrovic, indicateur des douanes, soupçonné d’avoir fait entrer des conteneurs de marchandises par le port du Havre, ni vu, ni connu, en échange de précieux tuyaux distillés à ses officiers traitants.
Le tout avec la bénédiction de plusieurs cadres dirigeants du renseignement douanier dont Vincent Sauvalère, ancien ponte de la direction parisienne, aurait fait partie.

*Vincent Sauvalère
Head of Unit B2, Tobacco & Counterfeit Goods, OLAF
Vincent Sauvalère is currently working at the European Anti-Fraud Office (DG OLAF) as the Head of Unit ‘Tobacco and Counterfeit Goods’. He has a remarkable experience in Customs matters and has acquired excellent leadership of international operations to combat trafficking in cigarettes, counterfeits and narcotics. He is reserve colonel in the French Army. Amongst his achievements he has been Head of Operations of the National Directorate for Customs investigations and Intelligence (DNRED) in Paris From 2008 until 2014 ; from 2003 until 2008 he worked as Customs Attaché to the French Embassy in Berlin where he was responsible for Germany and Northern Europe ; from 1993 until 2003 he was the Head of Customs Investigation Squad in Metz, France (DNRED).
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http://m.la1ere.francetvinfo.fr/martinique/acheter-drogue-semble-si-facile-martinique-492987.html#
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L’affaire remonte à 5 ans en arrière lorsqu’une embarcation très rapide de type “intercepteur” est commandée par les services des Douanes à un constructeur américain basé en Floride afin de lutter contre la contrebande de stupéfiants perpétrée aux Antilles au moyen de bateaux type Go- fast.
LIRE la suite
https://www.stmartinweek.fr/2017/07/10/toujours-de-bateau-douaniers-antillais/15119
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Suite au courrier envoyé par le Directeur Général de la Douane Française aux 17 000 agents de la douane, couvrant la gestion hasardeuse de ses prédécesseurs, je tiens à vous informer qu’aucune procédure disciplinaire ne sera engagée contre les fonctionnaires responsables de ces échecs que sont Jérôme Fournel et Hélène Crocquevieille.
Bien au contraire, puisque:
Jérôme Fournel est devenu le directeur de cabinet de Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des comptes publics
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Et
Hélène Crocquevieille a pris la tête d’un corps d’inspection à Bercy.
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Soyez donc rassurés, votre hiérarchie n’aura donc pas à assumer ses erreurs.
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LIRE aussi
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Dans un courrier adressé jeudi aux 17.000 agents de la douane, que l’AFP a pu consulter, leur directeur général Rodolphe Gintz a affirmé que son administration, «victime d’un constructeur indélicat», «n’est en aucune façon restée inactive».
Une procédure pour «non-respect des obligations contractuelles» a notamment été engagée auprès du tribunal administratif de Montreuil, qui a «très récemment condamné le fournisseur à reverser à la Douane les sommes dues», a indiqué M. Glintz dans ce courrier. Ces faits ont également été dénoncés auprès du Procureur, a-t-il ajouté.
Cette perquisition est survenue après plusieurs affaires ayant récemment ébranlé la douane.Entre février 2011 et fin 2012, la douane a versé, «en pure perte» 307.618 euros à un constructeur américain basé en Floride, selon la Cour des comptes.
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La douane a en outre commis «plusieurs erreurs» dans les procédures et les calculs des sommes réclamées, avait rapporté la Cour, qui trouvait «anormal» qu’«aucune procédure disciplinaire» n’ait été engagée à l’encontre des fonctionnaires «responsables de ces échecs».
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Lire aussi:
http://mobile.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/douanes-un-rapport-accablan_2053979.html
S’ils lisent le rapport de la Cour des comptes, les contrebandiers retiendront… qu’ils n’ont pas trop de soucis à se faire. Le chapitre consacré au renouvellement des moyens aériens et navals de la douane tiendrait presque de la caricature s’il n’avait pas été rédigé par les magistrats de la rue Cambon.
Lire la suite:
http://m.leparisien.fr/economie/les-douanes-visees-par-le-rapport-annuel-de-la-cour-des-comptes-09-02-2017-6666906.php
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La direction générale de la douane a été perquisitionnée jeudi matin sur instruction du parquet national financier dans le cadre d’une enquête sur l’acquisition d’un bateau en 2011-2012 qui n’a jamais été livré, a-t-on appris de source proche de l’enquête.
Des documents relatifs à l’achat de ce navire pour un montant de plus de 300.000 euros, destiné à la lutte contre les stupéfiants dans les Antilles, ont été saisis au siège à Montreuil, près de Paris, a indiqué cette source.
A l’issue de la perquisition, aucune garde à vue n’a été prononcée et aucune audition réalisée, ont déclaré d’autres sources proches de l’enquête.
Contactée par l’AFP, la direction générale de la douane a confirmé la perquisition, réalisée par la brigade de répression de la délinquance économique.
L’enquête porte sur l’achat d’une « embarcation très rapide, de type intercepteur », destinée à « lutter contre la contrebande de stupéfiants perpétrée au moyen de bateaux type +go fast+ », selon le rapport annuel de la Cour des comptes, paru en février. Ses auteurs critiquaient un « montage » financier qui a « coûté très cher à l’administration ».
Entre février 2011 et fin 2012, la douane a versé, « en pure perte » 307.618 euros à un constructeur américain basé en Floride, selon la Cour des comptes. La douane a en outre commis « plusieurs erreurs » dans les procédures et les calculs des sommes réclamées, avait rapporté la Cour, qui trouvait « anormal » qu' »aucune procédure disciplinaire » n’ait été engagée à l’encontre des fonctionnaires « responsables de ces échecs ».
Dans un courrier adressé jeudi aux 17.000 agents de la douane, que l’AFP a pu consulter, leur directeur général Rodolphe Gintz a affirmé que son administration, « victime d’un constructeur indélicat », « n’est en aucune façon restée inactive ».Une procédure pour « non-respect des obligations contractuelles » a notamment été engagée auprès du tribunal administratif de Montreuil, qui a « très récemment condamné le fournisseur à reverser à la Douane les sommes dues », a indiqué M. Glintz dans ce courrier. Ces faits ont également été dénoncés auprès du Procureur, a-t-il ajouté.
Cette perquisition survient après plusieurs affaires ayant récemment ébranlé la douane.
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