CARAÏBES (Direction Générale de la douane française): toujours pas de bateau pour les douaniers antillais 

L’affaire remonte à 5 ans en arrière lorsqu’une embarcation très rapide de type “intercepteur” est commandée par les services des Douanes à un constructeur américain basé en Floride afin de lutter contre la contrebande de stupéfiants perpétrée aux Antilles au moyen de bateaux type Go- fast.

LIRE la suite 

https://www.stmartinweek.fr/2017/07/10/toujours-de-bateau-douaniers-antillais/15119

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DNRED (Douane Française): lettre ouverte aux douaniers


Suite au courrier envoyé par le Directeur Général de la Douane Française aux 17 000 agents de la douane, couvrant la gestion hasardeuse de ses prédécesseurs, je tiens à vous informer qu’aucune procédure  disciplinaire ne sera engagée contre les fonctionnaires responsables de ces échecs que sont Jérôme Fournel et Hélène Crocquevieille. 


Bien au contraire, puisque: 

Jérôme Fournel est devenu le directeur de cabinet de Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des comptes publics

https://www.acteurspublics.com/2017/05/18/l-ancien-patron-des-douanes-va-diriger-l-equipe-de-gerald-darmanin

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Et

Hélène Crocquevieille a pris la tête d’un corps d’inspection à Bercy.

https://www.acteurspublics.com/2017/02/03/helene-crocquevieille-prend-la-tete-d-un-corps-d-inspection-a-bercy

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Soyez donc rassurés, votre hiérarchie n’aura donc pas à assumer ses erreurs. 

Marc Fievet – NS 55 DNRED 

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LIRE aussi

https://ns55dnred.wordpress.com/2017/02/08/france-la-couteuse-incompetence-de-la-douane-dans-la-gestion-de-sa-flotte-davions-et-de-navires/

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DOUANE FRANÇAISE: Rodolphe Gintz couvre la gestion hasardeuse de ses prédécesseurs Jérôme Fournel et Hélène Crocquevieille 

Dans un courrier adressé jeudi aux 17.000 agents de la douane, que l’AFP a pu consulter, leur directeur général Rodolphe Gintz a affirmé que son administration, «victime d’un constructeur indélicat», «n’est en aucune façon restée inactive».

 Une procédure pour «non-respect des obligations contractuelles» a notamment été engagée auprès du tribunal administratif de Montreuil, qui a «très récemment condamné le fournisseur à reverser à la Douane les sommes dues», a indiqué M. Glintz dans ce courrier. Ces faits ont également été dénoncés auprès du Procureur, a-t-il ajouté.

 Jérôme Fournel 

Cette perquisition est survenue après plusieurs affaires ayant récemment ébranlé la douane.Entre février 2011 et fin 2012, la douane a versé, «en pure perte» 307.618 euros à un constructeur américain basé en Floride, selon la Cour des comptes.

 

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Hélène Crocquevieille 

La douane a en outre commis «plusieurs erreurs» dans les procédures et les calculs des sommes réclamées, avait rapporté la Cour, qui trouvait «anormal» qu’«aucune procédure disciplinaire» n’ait été engagée à l’encontre des fonctionnaires «responsables de ces échecs». 

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LIRE la suite 

http://www.liberation.fr/societe/2017/07/06/le-siege-de-la-douane-perquisitionne-dans-le-cadre-d-une-enquete-sur-l-achat-d-un-bateau_1582161

Lire aussi:

http://mobile.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/douanes-un-rapport-accablan_2053979.html

S’ils lisent le rapport de la Cour des comptes, les contrebandiers retiendront… qu’ils n’ont pas trop de soucis à se faire. Le chapitre consacré au renouvellement des moyens aériens et navals de la douane tiendrait presque de la caricature s’il n’avait pas été rédigé par les magistrats de la rue Cambon.

Lire la suite:

 http://m.leparisien.fr/economie/les-douanes-visees-par-le-rapport-annuel-de-la-cour-des-comptes-09-02-2017-6666906.php

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DOUANE FRANÇAISE (Perquisition): de la valse musette,  on est passé au bal des maudits

La direction générale de la douane a été perquisitionnée jeudi matin sur instruction du parquet national financier dans le cadre d’une enquête sur l’acquisition d’un bateau en 2011-2012 qui n’a jamais été livré, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

Des documents relatifs à l’achat de ce navire pour un montant de plus de 300.000 euros, destiné à la lutte contre les stupéfiants dans les Antilles, ont été saisis au siège à Montreuil, près de Paris, a indiqué cette source.

A l’issue de la perquisition, aucune garde à vue n’a été prononcée et aucune audition réalisée, ont déclaré d’autres sources proches de l’enquête.

Contactée par l’AFP, la direction générale de la douane a confirmé la perquisition, réalisée par la brigade de répression de la délinquance économique.

L’enquête porte sur l’achat d’une « embarcation très rapide, de type intercepteur », destinée à « lutter contre la contrebande de stupéfiants perpétrée au moyen de bateaux type +go fast+ », selon le rapport annuel de la Cour des comptes, paru en février. Ses auteurs critiquaient un « montage » financier qui a « coûté très cher à l’administration ».

Entre février 2011 et fin 2012, la douane a versé, « en pure perte » 307.618 euros à un constructeur américain basé en Floride, selon la Cour des comptes. La douane a en outre commis « plusieurs erreurs » dans les procédures et les calculs des sommes réclamées, avait rapporté la Cour, qui trouvait « anormal » qu' »aucune procédure disciplinaire » n’ait été engagée à l’encontre des fonctionnaires « responsables de ces échecs ».

Dans un courrier adressé jeudi aux 17.000 agents de la douane, que l’AFP a pu consulter, leur directeur général Rodolphe Gintz a affirmé que son administration, « victime d’un constructeur indélicat », « n’est en aucune façon restée inactive ».Une procédure pour « non-respect des obligations contractuelles » a notamment été engagée auprès du tribunal administratif de Montreuil, qui a « très récemment condamné le fournisseur à reverser à la Douane les sommes dues », a indiqué M. Glintz dans ce courrier. Ces faits ont également été dénoncés auprès du Procureur, a-t-il ajouté.

Cette perquisition survient après plusieurs affaires ayant récemment ébranlé la douane.

LIRE la suite

http://www.nordlittoral.fr/36517/article/2017-07-06/le-siege-de-la-douane-perquisitionne-dans-le-cadre-d-une-enquete-sur-l-achat-d

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FRANCE (Douane française): quant aux méthodes utilisées par la DNRED pour lutter contre le narcotrafic

Le dîner-conférence qui s’était tenu le 18 septembre 2015 au Relais du Bois St-Georges à Saintes (17100) avait permis à Monsieur Jean Henri Hoguet, ancien directeur de la DNRED (Direction National du Renseignement et Enquêtes Douanières) de revenir sur les actions d’infiltration menées par son service pour lutter contre le narcotrafic et répondre, ainsi, aux souhaits de Michel Charasse, le ministre du Budget  (29 juin 1988 – 2 avril 1992), qui souhaitait alors des résultats dans cette importante mission de la Douane française.

Marc Fievet, l’ancien agent de la DNRED infiltré dans les réseaux du narcotrafic, s’est exprimé longuement devant une assistance attentive et particulièrement intéressée par les moyens mis en œuvre par la Douane française pour lutter contre le narcotrafic.

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Sur le Thème

DROGUES – NARCOTRAFIC – INFILTRATIONS

CONFÉRENCE (Gratuite) sur demande à

marcfievet@live.fr

ou

33 (0)6 84 30 31 81

Marc Fiévet a infiltré les réseaux de narcotrafiquants pendant sept ans pour le compte des douanes françaises et internationales. Il a risqué sa peau en montant la plus grosse entreprise de transport maritime dédiée à la drogue. Il a côtoyé pendant toutes ces années les organisations mafieuses et terroristes du monde entier (cartels colombiens, mafias corse et italienne, IRA, GAL…), il a permis le démantèlement de réseaux internationaux et a maintes fois été à la limite du raisonnable.

Jusqu’à l’indigestion ! En effet, Marc Fiévet, aviseur NS55, a été « récompensé » de ses services par onze ans de prison ! Condamné à perpétuité au Canada, il a pris 20 ans en France, dont dix incompressibles. Après toutes ces années passées derrière les barreaux, Marc Fiévet nous livre cette histoire hors du commun et règle ses comptes avec ceux qui l’ont lamentablement lâché et pour qui il travaillait dans l’ombre. 

FRANCE (région PACA): la mafia calabraise est chez elle…

Toute la région PACA est aujourd’hui infiltrée par la mafia italienne. À Toulon, Nice, Cannes, Marseille, le Midi n’est plus seulement une terre de blanchiment, mais un territoire où les clans développent leurs activités traditionnelles en « joint-venture » avec les truands français, tout en restant eux-mêmes dans l’ombre.
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Marc Fievet, AKA NS 55 DNRED
en compagnie de Gérard Estavoyer
Madame Corinne Cleostrate, la nouvelle directrice de la DNRED,  pourrait demander quelques infos à Gérard Estavoyer, l’un de ses prédécesseurs à la tête de la DNRED.
Il a terminé sa carrière à la recette de Nice.
Ah, c’est vrai, faire table rase du passé, c’est la nouvelle doctrine!
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AFGHANISTAN: la production d’opium a connu une progression fulgurante depuis l’invasion américaine en 2001, causant des ravages dans tout le pays et notamment dans sa capitale Kaboul.

«J’ai vu de mes propres yeux des haut gradés de la police afghane travailler avec les trafiquants de drogue dans le sud. C’est un business qui rapporte des milliards et des milliards de dollars, qui finissent dans les poches des taliban et des responsables afghans», explique l’analyste politique Hekmarullah Azami.

lire plus: https://francais.rt.com/international/40345-afghanistan-rt-plonge-coeur-usine-opium-monde

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DNRED (Douane Française): Corinne Cleostrate prend la tête de la direction du service de renseignement des douanes 

La direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), récemment déstabilisée par un affaire portant sur des pratiques illégales d’enquêtes, aura désormais à sa tête une directrice, Corinne Cleostrate, dont la nomination a été officialisée dimanche au journal officiel.

Corinne Cleostrate, lorsqu’elle avait pris la direction de la DRD (Renseignement) du temps de Jérôme Fournel. 

Ancienne sous-directrice des droits indirects à la direction générale des douanes et droits indirects à Montreuil (Seine-Saint-Denis), Corinne Cleostrate remplace l’ancien directeur de la DNRED, Jean-Paul Garcia.

Nommée à ce poste le 19 juin par un arrêté du ministre de l’action et des comptes publics, elle prendra officiellement ses fonctions à partir du 1er juillet.

LIRE la suite 

http://www.lalibre.be/dernieres-depeches/afp/une-directrice-prend-la-tete-de-la-direction-du-renseignement-des-douanes-594ff583cd70530690d023a2

Par arrêté du ministre de l’action et des comptes publics en date du 19 juin 2017, Mme Corinne CLEOSTRATE, directrice des services douaniers de 1re classe, sous-directrice des droits indirects (sous-direction F) à la direction générale des douanes et droits indirects à Montreuil, est détachée, à compter du 1er juillet 2017, dans l’emploi d’administratrice générale des douanes et droits indirects à la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) à Ivry-sur-Seine, pour exercer les fonctions de directrice de la DNRED, en remplacement de M. Jean-Paul GARCIA.

lire aussi:

DOUANE FRANÇAISE: qui est Corinne Cleostrate, la nouvelle directrice de la DNRED? 

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EUROPE (DOUANES): rencontre de Rodolphe Gintz avec son homologue néerlandais Peter Hasekamp

Op 7 juni vond de jaarlijkse ontmoeting tussen de directeur-generaal van Fiscale Zaken en Douane van Nederland, Peter Hasekamp, en de directeur-generaal van Douane en Indirecte Belastingen van Frankrijk, Rodolphe Gintz, plaats in Parijs.
Le 7 juin dernier s’est tenue la rencontre annuelle entre le directeur général de la politique douanière, de la fiscalité et de la législation fiscale néerlandais, monsieur Peter Hasekamp, et le directeur général des douanes et droits indirects français, monsieur Rodolphe Gintz, à Paris.

Cette rencontre a été l’occasion pour Rodolphe Gintz de faire la connaissance de son homologue néerlandais et de son équipe. En effet, monsieur Gintz est entré en fonction le 6 février dernier, en succédant à madame Crocquevieille. Auparavant conseiller en charge des comptes publics du Premier ministre puis du Président de la République, il souhaite poursuivre l’ouverture à l’international de la douane, une des premières administrations françaises tournées vers l’extérieur. M. Gintz a pu aborder des sujets très européens avec son homologue néerlandais lors de cette première rencontre très riche, tout en réaffirmant leur souhait commun de continuer à soutenir la coopération entre les administrations douanières française et néerlandaise.

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Rien sur la problématique « Narcotrafic maritime » et sur le fait que les Pays-Bas sont la porte d’entrée de tous ces produits illicites!

NS 55 DNRED

DOUANE FRANCAISE: le Beechraft King Air 350 ER…enfin équipé a été présenté au 56e salon du Bourget

La douane a exposé sonavion multi-missions Beechraft King Air 350 ER au Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace de Paris. 

Source

http://www.douane.gouv.fr/articles/a13349-la-douane-au-56e-salon-du-bourget

Lire aussi

Quand la Douane gère sa flotte aérienne…

Quand la Douane gère sa flotte aérienne…

DNRED (Douane Française): qui se souvient de Georges Aubry? Passé comme tant d’autres en pertes et profits!

Qui s’interroge sur les frontières entre le légal et l’illégal y trouvera de quoi songer.

Peut-être le Président Emmanuel Macron, mais à coup sûr Rodolphe Gintz, le Directeur Général de la Douane Française  qui devrait lire ces témoignages avant la nomination du successeur de Jean Paul Garcia.

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Georges AUBRY

A la demande de LA DNRED (Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières), du temps où elle oeuvrait à partir de la rue de Charonne, Georges Aubry est parti acheter pour 30 000 dollars de cocaïne en Equateur afin d’infiltrer un réseau de trafiquants. Evidemment ce beau plan capote, les patrons de la drogue n’étant, pas plus que les policiers équatoriens, des enfants de choeur. 

Le récit du jeu mortel de « qui piège qui? » qui démontre une fois encore que l’objectif premier était avant tout de réaliser des prises spectaculaires au mépris de toutes règles élémentaires de sécurité!

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Lire aussi:

Marc FIEVET

Un document stupéfiant sur le monde des stups et des narcotrafics. Pour le compte des douanes françaises, Marc Fiévet est devenu le meilleur des agents infiltrés. Remontant patiemment les filières, jusqu’à se hisser au sommet d’une des principales organisations mondiales du trafic, prenant tous les risques. Mal lui en a pris car il a payé cet engagement, au risque de sa peau, par une condamnation à perpétuité au Canada, et de 20 ans de prison dont 10 de sécurité en France. Enfin libre après plus d’une décennie derrière les barreaux, l’aviseur demande des comptes, et entend présenter l’addition à ceux qui l’ont lamentablement abandonné à son triste sort.

Dans ce livre trépidant, il révèle son histoire hallucinante, celle d’un scandale d’État. 

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Hubert AVOINE

« Pendant six ans, mon rôle a été de pénétrer les réseaux, d’identifier les intermédiaires, de recueillir des informations et de les transmettre. Pour qui ? Pour quoi ? Je l’ignorais et je n’avais pas à le savoir, persuadé que cela contribuait à un combat juste et nécessaire. Malgré les méthodes troubles qu’il m’arrivait d’observer, j’ai cru sincèrement au bien-fondé de ces missions. Après tout, je travaillais directement sous les ordres du patron de l’Office des stups, et je n’avais aucune raison de m’inquiéter quant à la légalité de ces opérations. Mais au fil des mois, le doute s’est épaissi et la méfiance a fini par s’installer. J’étais devenu complice d’un système qui, au prétexte de lutter contre le trafic de drogue, contribuait à sa diffusion massive. Jusqu’à la rupture, aussi brutale que violente. »

À l’origine d’une enquête judiciaire ouverte par le parquet de Paris pour « trafic de stupéfiants » et visant les méthodes de la police, Hubert Avoine raconte pour la première fois le détail de ses missions, d’abord pour l’Office français des stups, puis pour le département de la Justice américain.

Un récit sidérant, à la lisière du polar, qui pourrait dissimuler un des plus gros scandales de la Ve République.

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TRAFIC AERIEN: l’aéroport de Saint-Tropez retrouve sa douane…Ouf! On respire tout de suite mieux.

Le Conseil d’Etat a décidé, mercredi 17 mai 2017, d’annuler le retrait de l’aéroport de la Môle-Saint-Tropez de la liste des points de passage frontaliers (PPF).  

La haute juridiction administrative demande au gouvernement français de notifier à la Commission européenne une nouvelle liste rétablissant l’aéroport de la Môle-Saint-Tropez au nombre des points de passage frontaliers. 

Lire la suite 

http://www.econostrum.info/L-aeroport-de-Saint-Tropez-retrouve-sa-douane_a23215.html

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DNRED (Douane française): lire ou relire le communiqué de « Solidaires Douanes »

La Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED), service de la DGDDI, défraye la chronique depuis quelque temps.

Au-delà des raccourcis et des suspicions, une expression forte est de rigueur :

les agents des Douanes ne sont pas des pourris en puissance ou d’infâmes truqueurs.

la DNRED ne correspond en rien à cette image d’un service lamentable se vautrant dans des affaires douteuses

la Direction des Opérations Douanières (DOD), partie de la précédente, n’est pas un ramassis de filous ou d’inconscients.

Nous n’allons cependant pas nier qu’il y a eu des failles gravissimes, dont certaines ont eu des effets terribles, en premier lieu pour les agents concernés (sur le sort desquels il serait juste de revenir), mais parfois aussi dévastateurs pour l’image du service et plus largement de la Douane. Nous insistons sur le fait qu’une partie de l’encadrement (et donc ceux et celles qui les ont nommés, ce qui est à méditer pour l’avenir) porte une très lourde part de responsabilité , notamment par une perte, parfois vertigineuse, de repères. Il convient aussi de ne pas oublier que, durant des années, l’administration a mis une forte pression à la DNRED, pour « chasser » toujours plus loin, toujours plus haut. Ceci s’est fait au travers de chiffres à atteindre aussi galopants que grisants, dont certains se sont enivrés jusqu’à croire à une importance et à un génie qu’en fait, ils n’avaient pas. Il y a eu d’ailleurs là une certaine dose d’hypocrisie qu’on retrouve jusque dans les « hautes » sphères. L’illusion de lutte contre la fraude flamboyante a même pu servir d’arrière-fond à la mise en coupe réglée du réseau douanier, ce qui est à la fois un usage vicié de la DNRED et une insulte faite à l’ensemble des agents des Douanes. Ces griefs avaient été mis sur la table par l’ensemble des organisations syndicales, avec plus ou moins d’insistance. Mais ces bêtes Cassandres n’ont pas été écoutées et encore moins entendues. Mais tout cela ne saurait emporter une condamnation totale d’un service important pour la lutte la fraude. Rarement peut-être l’expression « ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain » n’aura été plus appropriée. Le Ministère et l’administration appellent à une refondation profonde. Nous y ajouterons le mot « partielle », car tout n’est pas à jeter, bien au contraire. En tout état de cause, nous serons extrêmement attentifs aux mesures d’organisation, aux nominations, au sort réservé aux agents et au maintien d’une forme de spécificité nécessaire à ce service au regard de ses missions. Le moment est à l’évidence grave, pour ce service et plus largement pour la communauté douanière et son image auprès du public. En conséquence, les mesures concrètes prises pour remédier à cet état de fait seront passées au crible. Il en sera de même pour les comportements hiérarchiques. Et par respect pour les agents, qui « vont au charbon » au quotidien, l’heure n’est pas à la mansuétude.

Solidaires-Douanes, 93 bis rue de Montreuil, boite 56, 75 011 Paris 1/1 Tel : 01 55 25 28 85 @ : contact@solidaires-douanes.org

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SAHEL: Kidnapping, trafic de drogue et terrorisme, le constat qui inquiète

Seule une coopération entre les pays de la région mettra un terme à la prolifération des groupes terroristes. C’est l’appel exprimé par les experts présents lors du deuxième Forum hispano-marocain sur la sécurité et la lutte antiterroriste organisé, vendredi 19 mai, à Rabat par la Fondation de la culture arabe. Intitulé «Lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel : l’apport du Maroc, de l’Espagne et de l’Union africaine». Cette conférence a réuni les principaux responsables marocains de lutte contre le terrorisme ainsi que des experts espagnols directement en charge du dossier du terrorisme auprès des tribunaux espagnols. Au cours de cette rencontre, Mohamed Aujjar, ministre de la justice, a mis en avant l’expérience marocaine dans la lutte antiterroriste en mettant l’accent sur l’évolution de la coopération hispano-marocaine. Lors de son intervention Abdelhak El Khayam, directeur du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), a expliqué que le terrorisme est un phénomène transnational. Il a également souligné que la sécurité est devenue un défi et une priorité pour tous les pays. Dans ce sens, les priorités de la communauté internationale se tournent vers la protection des biens et des personnes, la sauvegarde et le rétablissement de la paix.

Lire

http://aujourdhui.ma/societe/sahel-kidnapping-trafic-de-drogue-et-terrorisme-le-constat-qui-inquiete

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FRANCE (Régaliennes): à la DNRED, comme à l’OCRTIS, on ne cause plus, on fait profil bas, on se terre même!

Zoran Petrovic a pendant plusieurs années mis en place avec le service de renseignement douanier un système doublement fructueux, lui permettant de faire passer sa marchandise contrefaite en échange d’informations capitales.

Après une garde à vue et…sa mise en examen, les chiffres des saisies ont dégringolé.

En garde à vue, le Serbe Zoran Petrovic de 51 ans s’était montré d’abord taiseux.

L’argent liquide retrouvé sur place ? «Un héritage de ma sœur.»

Les Hornec ? «Des relations amicales.»

Les faux papiers ? «Une deuxième identité que j’utilise dans le cadre de missions, mais dont je ne souhaite pas vous parler.»

Puis, sous le feu roulant des questions, Zoran Petrovic  finit par lâcher le nom de son principal employeur. «Si vous voulez plus d’informations, rapprochez-vous de la hiérarchie des douanes», plastronne-t-il. Les policiers savent déjà qu’ils ont face à eux un des plus gros «aviseurs» (indics) de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED).

«Un beau voyou, avec une capacité énorme», comme l’a décrit un de ses anciens agents traitants face aux enquêteurs, sans se douter que cet informateur hors pair se retrouverait au cœur d’un scandale sans précédent.

Zoran Petrovic est ressorti libre après s’être acquitté d’une caution de 400 000 euros. Au cours des mois qui ont suivi sa mise à l’écart, les chiffres des douanes en matière de contrefaçons ont chuté de plus des deux tiers

Par Emmanuel Fansten

Source et Lire plus: http://www.liberation.fr/france/2017/05/24/l-indic-qui-a-coule-les-douanes_1572060

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Les douaniers, l’indic serbe et le hangar secret

Dérives à grande échelle

Ces derniers développements interviennent quatre mois après une série de perquisitions menées au siège de la DNRED à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) et à la DOD du  Havre. Plus de 800 000  euros avaient en outre été découverts, cachés au bureau et au domicile de Pascal Schmidt. Dans un rapport de synthèse du 11  avril, dont Le Monde a pris connaissance, les enquêteurs évoquent la possibilité d’un  » pacte corrupteur « . D’après eux, Zoran Petrovic, un indicateur mis en examen vendredi et qui a permis de réaliser la saisie des 43 tonnes de café,  » pourrait avoir rémunéré le douanier en contrepartie de son abstention de contrôle «  sur des conteneurs transitant par le port du  Havre.

Le 5  janvier, quelques semaines à peine après les perquisitions dans les bureaux des douanes, un drame venait s’ajouter à l’enquête judiciaire : Stéphane M., l’adjoint de Pascal Schmidt, se suicidait sur son lieu de travail. Dans un courriel envoyé le jour-même, Jean-Paul Garcia, le patron de la DNRED, avait assuré à ses agents que Stéphane M. n’était  » en rien lié à la forte somme d’argent découverte à l’antenne « . Il ajoutait :  » Je vous demande de ne pas accorder de crédit à ce que les «journalistes» et médias divers peuvent raconter. « 

Pourtant, à travers l’instruction menée par le pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, c’est la prestigieuse réputation d’un service qui s’effondre, mettant au jour des dérives à grande échelle. Elles trouvent leur expression dans les relations incestueuses d’un  indic et d’un agent, sous l’oeil bienveillant, voire la complicité, de sa hiérarchie. Une situation alimentée par une course aux résultats. Au point que les enquêteurs soupçonnent la DNRED d’avoir créé des trafics de toutes pièces pour booster ses bilans.

LIRE: http://carnetericpeyre.blogspot.fr/2017/04/les-douaniers-l-serbe-et-le-hangard.html

lire aussi: DOUANE FRANÇAISE: le Serbe Zoran Petrovic, informateur véreux, est mêlé à trois enquêtes judiciaires qui ébranlent la DNRED

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DOUANE FRANÇAISE: près de 1,3 tonne de cannabis provenant notamment d’Espagne a été saisi en moins de 24 heures lors de quatre opérations fin mai dans le sud-ouest

Les douaniers d’Hendaye, Millau et Narbonne ont réalisé 4 prises totalisant près de 1,3 tonne de cannabis entre le 23 et le 24 mai derniers.

Les brigades des douanes d’Hendaye, de Millau et de Narbonne se sont illustrées la semaine dernière puisqu’elles ont réalisé 4 saisies marquantes totalisant près de 1,3 tonne de cannabis entre le 23 et le 24 mai derniers.

Le 23 mai à 23h15, ce sont les douaniers d’Hendaye qui interceptent sur l’A63, dans le sens Sud-Nord, un ensemble routier immatriculé aux Pays-Bas. Le contrôle du chargement permet de découvrir 167 paquets d’herbe de cannabis d’un poids de 134 kg, dissimulés au milieu du chargement composé notamment de pneus d’engins de chantier et de camions. Les deux chauffeurs de nationalité néerlandaise sont interpellés.

Le 24 mai à 8h30, c’est au tour des agents de la brigade des douanes de Millau de contrôler un camion immatriculé en Espagne transportant des pots de peinture entre l’Espagne et la France. La visite du chargement permet de découvrir deux palettes de carrelage dissimulant 408 kg de résine de cannabis. Les deux chauffeurs, de nationalité espagnole, ont été interpellés.

Le 24 mai à 11 heures, la série continue avec les douaniers d’Hendaye qui contrôlent, là encore dans le sens Sud-Nord, un ensemble routier transportant des marchandises diverses. Le chien anti-stupéfiants s’intéresse nettement à deux palettes recouvertes de plusieurs couches de film plastique. Leur visite permet de s’apercevoir qu’elles dissimulent 49 paquets de résine de cannabis pour un total de 415 kg. Le chauffeur, de nationalité roumaine est arrêté.

Le 24 mai, à 20 heures, moins de 24 heures après la première saisie, ce sont les agents des douanes de la brigade de Narbonne qui interceptent un fourgon immatriculé en France en provenance d’Espagne. Lors de son passage, le chien anti-stupéfiant marque l’arrêt sur l’arrière du véhicule. Le contrôle permet alors la découverte d’une cache aménagée entre le coffre et l’arrière de l’habitacle. A l’intérieur, les agents trouvent 313 kg de résine de cannabis sont extraits. L’infracteur est interpellé et remis au SRPJ de Perpignan. Au total, les services douaniers ont porté un coup aux organisations criminelles, leur faisant perdre la valeur de la drogue, qui est estimée à près de 8 millions d’euros sur le marché illicite de revente des stupéfiants.

En savoir plus

  • Service de presse de la douane : 01 57 53 41 03 – presse@douane.finances.gouv.fr
  • Direction des douanes de Bayonne : 09.70.27.58.53
  • Direction des douanes de Perpignan : 09.70.27.71.80
  • Direction des douanes de Toulouse : 09.70.27.60.25

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DOUANE FRANÇAISE 🇫🇷: quand la DNRED tenait un restaurant à Estepona en Andalousie 🇪🇸

C’était le Saint Georges sur la RN 340, carretera de Cadiz, en bordure de mer, à Estepona (Malaga).

 


Le ministre Michel Charasse était venu personnellement vérifier que les fonds de la trésorerie générale avaient été bien employés. Pour cela il était descendu avec un « King Air » préempté à un narco et avait séjourné à l’hôtel « Puente Romano » à Marbella.

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DOUANE FRANÇAISE: le Serbe Zoran Petrovic, informateur véreux, est mêlé à trois enquêtes judiciaires qui ébranlent la DNRED

C’est par Le Havre, premier port français pour le trafic de conteneurs, que Zoran Petrovic faisait entrer ses marchandises, avec la complicité de douaniers.

Les douaniers ont le moral dans les chaussettes. Leur corps d’élite, la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), est soupçonné d’avoir fermé les yeux, moyennant quelques tuyaux en or massif, sur les trafics d’un indicateur sulfureux: le Serbe Zoran Petrovic, natif de la petite ville de Valjevo, à 50 kilomètres de la frontière bosnienne.

lire: http://www.lexpress.fr/actualite/societe/l-indic-serbe-qui-fait-trembler-la-douane_1913060.html

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FRANCE (Direction générale de la Douane): au royaume de la voltige aérienne, les DG ne pourraient pas être « chef d’escadrille »

Que du bonheur pour le narcotrafic maritime!

Dysfonctionnements en cascades dans un dossier de renouvellement d’une flotte…King350douanes

Photo © Douanes françaises, tirée du rapport de la Cour des Comptes

Dans son rapport 2017, la Cour des Comptes épingle de nombreuses institutions pour leur gestion hasardeuse. La Douane n’échappe pas au tir… notamment en ce qui concerne la gestion de sa flotte aérienne déployée à Lann-Bihoué, à Hyères, au Havre, à Dugny (Le Bourget), à Bordeaux et aux Antilles à Fort-de-France.   

Les Douanes compte ainsi « neuf hélicoptères, entrés en service à date relativement récente (2000), ainsi que deux avions monomoteurs utilisés pour la surveillance terrestre dont le remplacement n’est pas prévu. Elle utilise 15 avions bimoteurs Cessna F-406 plus anciens (1985), en charge de la surveillance maritime, qu’il s’agit de remplacer ».

Le personnel navigant est constitué de 27 pilotes hélico et 45 pilotes avion.

Le rapport indique que « la Douane n’a pas eu de politique de remplacement programmé de son parc au fur et à mesure de son obsolescence et de l’évolution technologique. Ainsi a-t-elle dû décider, après trente ans d’utilisation, de remplacer en bloc les Cessna utilisés pour la surveillance maritime par des avions plus modernes (Beechcraft King Air 350) ».

Elle a fait preuve d’une « autarcie délibérée » pour le renouvellement de la flotte aérienne, faisant preuve d’une « méthode inadaptée » entraînant des « retards accumulés ». Ainsi, « la Douane a engagé, en 2004, une réflexion visant à remplacer sa flotte de quinze bimoteurs F406 Cessna par des avions plus modernes, plus performants mais en nombre moindre (il était prévu d’en acquérir 8 à l’origine). Malgré son importance au regard de l’exercice des missions propres de la Douane comme de celles relevant de l’action de l’État en mer, et le montant des crédits requis (plus de 130 M€), ce programme n’a fait l’objet d’aucune décision formalisée, que ce soit au niveau ministériel ou interministériel, ni sur son principe, ni sur ses modalités de mise en œuvre ».

Résultat de recherche d'images pour "boule optronique équipée de caméras haute définition et infrarouges"Le « choix des nouveaux appareils s’est porté sur des bimoteurs de marque Beechcraft de type King Air 350, capables de remplir les deux fonctions actuellement assurées par les Cessna (surveillance maritime et surveillance de la pollution maritime). Ces nouveaux appareils doivent embarquer une série d’équipements : radars, boule optronique équipée de caméras haute définition et infrarouges, scanner, moyens de communication par satellite et différents systèmes d’aide à la décision ».

Bien qu’elle ait consulté « la Direction générale de l’Armement (DGA) au début de ce processus, en 2004, la Douane n’a pas tenu compte de ses avertissements concernant la complexité de son projet. En effet, l’intégration des équipements techniques nécessaires était susceptible d’occasionner des risques de dysfonctionnements, à la fois de ces équipements mais aussi de l’avion lui-même, en raison des interactions possibles entre les équipements et le système de commande de vol ».

Elle a choisi cependant « en 2009, de conserver la maîtrise d’ensemble de l’opération en confiant à la DGA le soin d’acquérir les appareils non équipés (seul l’emplacement pour installer le radar de surveillance maritime était prévu dans un radôme sous le fuselage de l’appareil) et en se réservant le soin d’acquérir elle-même et de faire intégrer sous sa responsabilité exclusive les divers équipements dont ces appareils devaient être dotés ».

Le rapport poursuit : « Le marché d’acquisition des avions a été notifié en 2010. En raison des contraintes de disponibilité des crédits budgétaires, son exécution s’est étalée sur cinq ans et demi. Le premier appareil a été réceptionné en janvier 2011 et le septième et dernier appareil, le 10 mars 2015 (il n’y aura pas de huitième appareil car le marché a expiré le 15 juin 2015 sans que la Douane, faute de moyens budgétaires, soit en mesure d’en passer commande) ».

Puis, « les principales difficultés, encore non résolues à ce jour, sont nées des opérations d’intégration des équipements que la Douane avait entendu mener seule. Elles ont pour origine le choix de ne pas recourir à un intégrateur unique, qui aurait eu la responsabilité de la bonne fin de ces opérations et de contracter avec trois partenaires différents que l’administration n’avait pas la capacité technique de coordonner ».

De surcroît, « l’étalement dans le temps des livraisons des avions, s’il avait été prévu dès le départ, a eu pour conséquence de compliquer l’intégration des équipements, car les évolutions technologiques affectant les appareils pendant cette période ont entraîné des ajustements dans le montage des équipements. Ce facteur a donc encore accru les délais. Pour autant, sans attendre les résultats de l’intégration des équipements sur un premier appareil, la Douane a acquis la totalité des divers équipements destinés à être montés sur les Beechcraft ».

François Mongin, Dg de la Douane, avait rejoint HSBC France en tant qu’inspecteur général, chef du groupe Audit France et membre du comité exécutif.

On notera que la Douane ne fait pas mieux que la Protection civile qui avait décidé, lors du passage du Canadar CL215 à pistons au CL415 à turbines de « court-circuiter » la DGA. La Cour des Comptes souligne qu’en « novembre 2016, alors que tous les appareils ont été acquis, aucun n’était opérationnel pour les missions auxquelles ils étaient destinés faute d’être équipés. Les perspectives restaient à cette date incertaines : deux appareils devaient, selon la Douane, pouvoir être équipés des systèmes de surveillance maritime fin 2016, et deux autres en 2017 ».

« L’intégration des équipements de lutte contre la pollution se heurte toujours à des difficultés importantes, et aucune solution viable n’a été trouvée permettant à un appareil ainsi équipé d’obtenir son certificat de navigabilité. Il est même envisagé de ne pas utiliser les équipements de lutte contre la pollution pourtant achetés pour plus de 10 M€. Selon les prévisions de la Douane, les derniers appareils qui pourraient être équipés avec les deux systèmes ne seraient pas opérationnels avant 2019, soit huit ans après la livraison du premier ».

Jérôme Fournel, DG de la Douane, est aujourd’hui le « dircab » du ministère du budget de la France

De plus, « dans l’intervalle, la Douane doit gérer et entretenir deux flottes : celle des anciens appareils Cessna qui restent opérationnels mais dont le nombre diminue et celle des nouveaux Beechcraft qui peuvent voler, mais sans utilité opérationnelle puisqu’ils ne sont pas équipés des systèmes de surveillance leur permettant d’accomplir leurs missions ».

La Cour des Comptes précise encore que « ces retards ont également des incidences sur la gestion des pilotes. Des formations ont été dispensées en vain : sur 17 pilotes formés sur Beechcraft, 3 sont déjà partis à la retraite à ce jour, sans avoir pu rendre de services. Au total, sur 133 M€ engagés depuis 2010, 117 M€ avaient déjà été réglés en 2016, sans qu’aucun appareil ne soit encore opérationnel, alors que le premier avait été livré en janvier 2011 ».

Hélène Crocquevieille, DG de la Douane, a pris la tête d’un corps d’inspection à Bercy

« S’ajoutent à cette somme les coûts de maintenance des appareils livrés et les dépenses pour les formations devenues inutiles. La direction de la Douane a donc pris un parti dommageable, aux conséquences coûteuses, en présumant que ses services auraient la capacité de conduire l’intégration des équipements alors qu’ils n’avaient pas les compétences ni l’expérience nécessaires. Elle n’a eu à rendre compte de ce choix ni devant le ministre dont elle relève ni à l’échelon interministériel, alors même que ces défaillances compromettent la réalisation de missions interministérielles, notamment en matière de lutte contre les pollutions maritimes ».

Implacable le rapport… Avec de telles pratiques, une société de transport « normale » aurait déjà fait faillite sans bénéficier des impôts des contribuables.

Moralité : c’est plus simple de contrôler les aéronefs des autres que de bien gérer les siens !

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Photo © Douanes françaises, tirée du rapport de la Cour des Comptes

Lien vers le rapport 2017 complet.

Source: https://www.aerovfr.com/2017/02/quand-la-douane-gere-sa-flotte-aerienne/

Lire aussi:

FRANCE (Cour des comptes): les DG de la douane française font voler les millions, pas les avions! 

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FRANCE (Cigarettes – Tabac): le cynique Jean-Dominique Comolli

Dans un entretien daté de 1996, Jean-Dominique Comolli, alors PDG de la SEITA,  « haut fonctionnaire », ancien conseiller technique du ministre des Finances, puis du Premier Ministre Laurent Fabius et ancien directeur général de la Douane française expliquait dans le journal de l’entreprise que « certains experts disent que fumer génère plus d’économies du fait des retraites non versées que de dépenses d’assurance-maladie. Globalement le tabac rapporte plus à la collectivité qu’il ne coûte ».

Mais qui est donc ce Jean Dominique Comolli?

« Issu de la gauche, c’est un homme de grande qualité », disait Sarkozy lorsqu’il le nomma à la tête de l’Agence des Participations de l’Etat, un machin stratégique qui a la tutelle sur des centaines de milliards d’euros appartenant à la puissance publique, placés ici ou là.

Bras armé de Bercy, l’APE gère les intérêts de l’Etat dans 77 entreprises françaises, un actif qui pèse autour de 100 milliards d’euros – dont 60 milliards cotés en Bourse. Elle a été créée en 2004 pour éclairer les décisions de l’Etat actionnaire. Son fonctionnement et son efficacité sont régulièrement critiqués.

Cet homme qui a pratiqué dans le savant mélange des genres avait été propulsé à la tête de la SEITA en 1993, quand cette entreprise disposait du monopole du tabac en France. Son salaire annuel était l’équivalent de 180.000 euros.

Deux ans plus tard, en 1995, au nom de la libre concurrence (dogme imposé par Bruxelles), le monopole est mis à bas, la privatisation décidée et les premiers plans sociaux (saignants) arrivent. Pour prendre sa part des sacrifices subis par les salariés (ou pour s’en consoler), le PDG Jean-Dominique Comolli porte ses émoluments à 1 million d’euros, soit une augmentation de plus de 455%.

Puis c’est la fusion avec la Tabacalera SA, pour composer Altadis qui lui assure une rémunération portée à 1,2 millions d’euros à laquelle il faut ajouter deux plans de stocks options très conséquents.

Altadis devient alors une société entièrement privée, les états français (sous DSK) et espagnols ayant vendu toutes leurs participations (à un prix très amical… pour les acheteurs)

Altadis, sans aucun « noyau dur » protecteur et de surcroît très rémunératrice est à la merci du premier prédateur venu.

En 2007,  Imperial Tobacco lance une OPA que le Conseil d’administration et Comolli applaudisent. Il faut dire que les Stock-Options de ce dernier en sont très valorisées, qu’on lui en a attribuées deux paquets supplémentaires ainsi, pour faire bonne mesure, que 35.000 actions gratuites.

Résultat de recherche d'images pour "jean dominique comolli"Pour faire bonne mesure, une modeste pension (485.000 euros annuels indexés sur l’inflation) lui est promise.

Jean Dominique Comolli, décidément insatiable, se fait alors bombarder administrateur de Casino, Pernod-Ricard et Calyon, selon les bonnes vieilles habitudes du capitalisme français, foncièrement consanguin: ils sont une centaine tout au plus, les heureux administrateurs qui se croisent dans les quelques conseils qui comptent et surtout dans leurs comités de rémunération: « passe moi la rhubarbe, je te passe le séné »

« Il est important de mettre à la tête de la gestion des actifs de l’État quelqu’un qui ait à la fois une autorité politique et une expérience forte du privé », avait  justifié  le Ministère de l’économie et des finances.

C’est sûr: une telle habileté de navigateur au gré des divers courants, un tel sens de l’intérêt général et un tel altruisme qui lui fera sûrement oublier ses intérêts propres nous rassurent quant à la gestion des biens publics qui sera faite, n’en doutons pas, dans le sens de l’intérêt général.

Sources: le Canard Enchaîné. les échos.

Pots-de-vin, orgies et contrebande : la face cachée de l’industrie du tabac dévoilée dans un livre

Marc Lomazzi passe en revue de nombreuses autres facettes des multinationales du tabac : le circuit des cigarettes de contrebande, depuis les usines des « Big Four » jusqu’aux épiceries de nuit ; leur guerre contre l’e-cigarette ; le renouvellement des fumeurs qui oblige à “convaincre chaque semaine en France 10 000 adolescents et enfants de fumer, uniquement pour maintenir son marché”, selon un professeur ; le placement de produit au cinéma ou encore le parrainage sportif, censés être interdits.

Les industries du tabac rivalisent également d’inventivité pour “améliorer ce shoot nicotinique qui atteint le cerveau en 8 secondes dès la première taffe.

Outre les traces de dissolvants, d’antimites, de butane, d’insecticide, de plomb, d’arsenic”, il y a l’imparable goût menthol. Celui-ci agit comme un anesthésique local et permet ainsi à la fumée de pénétrer plus profondément dans les poumons. De ce fait, il provoque des types de cancers plus compliqués à traiter”.

Mais les menthol ne disparaitront pas avant 2020.

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