NARCOTRAFIC (Saisie de cocaïne dans la mer des Caraïbes): ils sont venus, ils sont tous là…cagoulés, pour se glorifier

Communiqué de l’Etat-major des Armées, 24/07/18

 

Le Germinal intercepte 1.5 tonne de cocaïne au large de la Martinique…

Le 20 juillet, la frégate de surveillance Germinal, basée aux Antilles, a mené une opération de lutte contre les narcotrafics maritimes en coopération avec la vedette des douanes de Saint-Martin de la direction régionale garde-côtes Antilles-Guyane. Cette opération a permis la saisie de 53 ballots de cocaïne représentant un poids total de 1506 kg.

Dans le cadre d’une opération sous pilotage de l’Action de l’État en mer, le 18 juillet, la frégate Germinal de la Marine nationale et la vedette des douanes de Saint-Martin ont été engagés pour tenter d’intercepter en haute mer un voilier suspecté de se livrer au trafic de stupéfiants.

Dans la nuit du 19 au 20 juillet, le voilier a été localisé avec deux personnes à son bord. En raison des conditions de mer difficiles, les douaniers n’ont pas été en mesure de le contrôler, mais les occupants du voilier ont accepté de suivre la vedette des douanes jusqu’à Saint-Martin.

Cependant, le 20 juillet à 10 heures, le skipper et son équipier ont abandonné le voilier après y avoir mis le feu et se sont mis à l’eau dans leur radeau de survie. L’équipage de la vedette des douanes a alors porté secours aux occupants et s’est organisé pour éteindre le feu. Deux heures plus tard, l’incendie était maîtrisé et les naufragés en sécurité. Dépêchée sur les lieux, la frégate Germinal est arrivée en renfort permettant de constituer une équipe composée de douaniers et de marins-pompiers pour monter à bord de l’épave et s’assurer de l’absence de tout risque de reprise de feu.

A l’occasion de cette inspection de sécurité, les équipages ont découvert des paquets de cocaïne. Au terme d’une fouille des restes du voilier, 1,5 tonne de cocaïne a été saisie.

La frégate Germinal a embarqué les occupants et les stupéfiants à bord afin de les ramener à Fort-de-France. Le 20 juillet au soir, à leur arrivée dans l’enceinte de la base navale, ils ont été remis à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) chargé de l’enquête judiciaire, sur instruction du Procureur de la République de la Juridiction spécialisée (JIRS).

L’opération menée constitue le fruit d’une coopération interministérielle entre la marine nationale et la douane. La complémentarité des moyens et la capacité d’adapter les modes d’action ont permis le succès de cette opération, la plus importante dans la zone depuis avril 2015 en termes de volume de cocaïne saisi.

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Communiqué de la DG de la Douane française

 

Dans le cadre d’une opération sous pilotage de l’Action de l’État en mer, mercredi 18 juillet, la vedette des douanes de Saint-Martin (DF 24) de la direction régionale garde-côtes Antilles-Guyane (DRGC) et la frégate Germinal de la Marine nationale étaient engagées pour tenter d’intercepter en haute mer un voilier suspecté de se livrer au trafic de stupéfiants.

Et en final, c’est l’OCRTIS qui récupère le dossier!

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FRANCE (Douane francaise): Marc Fievet à bien été lâché par Michel Charasse et par lâcheté, par l’ex DG de la Douane française François Auvigne

Voir ou revoir le reportage avec les témoignages de Jean Henri Hoguet, l’ex Directeur de la DNRED, Yves Bonnet, l’ex Directeur de la DST et celui de Michel Charasse, l’ex Ministre du Budget.

La prestation enregistrée de François Auvigne restera dans les mémoires comme le summum de la lâcheté.

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Marc Fiévet, recruté par la DNRED (le service ‘intelligence’ de la douane française) s’était infiltré parmi les plus grands réseaux de narcotrafiquants, avant d’être « lâché » par ses employeurs.

Une équipe de « Pièces à conviction » l’avait rencontré en 2005, à sa sortie de prison.

Retrouver toutes les infos sur la vidéo sur : http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/affaire/video-l-histoire-vraie-de-marc-fievet-qui-a-inspire-le-film-gibraltar_410197.html

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DNRED (Douane française): Apolcalypse now »

Au printemps 2017, l’état-major de la DNRED subit une purge. Jean-Paul Garcia, le Boss de la DNRED et deux de ses adjoints sont démis de leurs fonctions et placardisés.

Magalie Noël, la numéro trois du service de renseignement, est mise en examen pour « complicité d’importation et détention en bande organisée de marchandise contrefaite, escroquerie en bande organisée et détournement de fonds publics ».

Pascal Schmidt, le responsable de l’antenne du Havre, est poursuivi pour les mêmes faits, ainsi que pour « corruption passive, destruction de preuves et faux et usage de faux ».

En août 2017, Erwan Guilmin, le patron déchu de la DOD (Direction des Opérations Douanières), le service phare de la DNRED, est lui aussi mis en examen.

Deux mois plus tard, comme le révèle alors L’Express, c’est le tour de son prédécesseur à ce poste, Vincent Sauvalère, parti en 2014 à l’Office européen de lutte antifraude de Bruxelles, où il dirige l’unité « tabac et contrefaçons ».

Jean Paul Garcia vient d’être mis en examen par la juge d’instruction parisienne Aude Buresi pour « détournement de fonds publics par négligence »

L’administration, qui avait envoyé Jean Paul Garcia témoigner à Madrid en 1995 pour tenter d’éviter les extraditions de Marc Fievet, AKA NS 55 vers l’Angleterre et le Canada, a octroyé à Jean Paul Garcia la protection fonctionnelle [l’assistance juridique apportée à un fonctionnaire].

Pour Marc Fievet, les faits ont été revus et réécris par l’administrateur civil Thomas Charvet et l’administrateur des douanes Michel Baron pour éviter à la Douane française de prendre en charge les frais de justice et d’assumer le préjudice important subi par Marc Fievet (3888 jours de détention en Espagne, en Angleterre, au Canada et en France), au mépris du bon sens élémentaire.

Le dossier de Marc Fievet est toujours classé « secret défense ».

source: L’EXPRESS

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CYBERDOUANE (DNRED): un forum du « dark Web » démantelé en France

L’une des plus importantes plateformes illégales actives en France sur le « dark Web » a été démantelée à l’issue d’une vaste opération menée par les douanes, la première du genre, a annoncé samedi 16 juin le ministre des comptes publics Gérald Darmanin.

Le forum « Black Hand » (« La main noire ») proposait à la vente depuis plus de deux ans de nombreux produits et services illicites (stupéfiants, armes, faux papiers, données bancaires volées…), selon le communiqué du ministre.

Quatre suspects ont été déférés vendredi à des magistrats du parquet de Lille, à l’issue du démantèlement survenu mardi dernier.

LIRE PLUS

https://mobile.lemonde.fr/pixels/article/2018/06/16/un-forum-du-dark-web-demantele-en-france_5316099_4408996.html

LIRE aussi:

https://ns55dnred.wordpress.com/2017/11/05/dnred-douane-francaise-la-micro-narco-distribution-cest-le-defi-a-relever-par-la-cyberdouane/

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Stupéfiants, armes et faux papiers.

Le forum « Black Hand » (« La main noire »), actif dans la partie de l’Internet non référencée par les moteurs de recherche, proposait à la vente depuis plus de deux ans de nombreux produits et services illicites (stupéfiants, armes, faux papiers, données bancaires volées…), selon le communiqué du ministre.

La principale administratrice du site et « plusieurs autres personnes ont été interpellées » tandis que du matériel informatique et plusieurs documents d’identité falsifiés ont été découverts lors de cette opération menée mardi dernier par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) dédiée à la lutte contre la fraude sur Internet.

De nombreuses données saisies.

Près de 4.000 euros en liquide et environ 25.000 euros dans diverses monnaies virtuelles ont également été saisis. Les enquêteurs ont aussi pu accéder au contenu du serveur de « Black Hand » et procéder à la saisie massive des données.

Un forum de 3.000 membres.

À l’issue de 48H de garde à vue, quatre suspects ont été déferrés vendredi devant des magistrats du parquet de Lille, a précisé le ministre. Selon les premiers éléments de l’enquête, plus de 3.000 personnes étaient inscrites sur ce forum, « confirmant ainsi le caractère très actif de ce forum français ».

La première opération du genre en France.

Qualifiée d' »exceptionnelle », cette opération, « première du genre en France » a mobilisé « plus d’une quarantaine d’agents de la DNRED, des maîtres-chiens de la douane et plusieurs experts technique.

Elle s’est déroulée simultanément dans plusieurs villes de France.

L’enquête, qui se poursuit, a été confiée à l’Office central de la lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et et de la communication (OCLCTIC).

source:http://www.europe1.fr/societe/dark-web-demantelement-de-lune-des-plus-importantes-plateformes-illegales-en-france-3683786

Cybercriminalité | Gouvernement.fr

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FRANCE (Narcotrafic): qui pour réellement lutter contre les méfaits de la drogue?

L’OCRTIS  qui semble être le seul service a avoir été chargé d’émettre un rapport sur ce que devrait être le futur service chargé de la lutte anti narcotrafic demande que son rôle de coordinateur soit renforcé avec, toujours coté Police, l’OCRGDF (Office central de répression de la grande délinquance financière) et le SIRASCO, le Service d’Information, de Renseignement et d’Analyse Stratégique sur la Criminalité Organisée.

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QUID de la Gendarmerie, des 1000 communautés de brigades et 700 brigades territoriales autonomes, des 8 commandements de la Gendarmerie ou COMGEND, qui sont établis dans les départements (DOM) ou communautés (COM) d’outre-mer : Nouvelle-Calédonie et îles Wallis-et-Futuna, Polynésie française, La Réunion, Mayotte, Guyane, Martinique, Guadeloupe et Saint-Pierre-et-Miquelon?

QUID de la Douane Française, de ses 8 338 agents de la SURV (terrestres, marins, aériens, aéroports)?

QUID de la DNRED, la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières et de ses 715 agents répartis en trois directions:

la Direction du renseignement douanier (DRD), la Direction des enquêtes douanières (DED), la Direction des opérations douanières (DOD).

La DNRED est chargée de:

  • collecter, centraliser, traiter et diffuser le renseignement d’origine douanière,
  • lutter contre les grands réseaux internationaux de contrebande (stupéfiants, tabac, armes, biens culturels, contrefaçons) en mettant en œuvre, si les enjeux le justifient, des techniques d’investigation spécialisées,
  • coordonner les activités opérationnelles menées avec les partenaires étrangers de la douane française.

Au sein de la communauté française du renseignement et dans le cadre du Conseil national du renseignement, la DNRED est prioritairement chargée des domaines suivants :

  • la lutte contre les activités criminelles et les flux financiers clandestins (principalement la lutte contre les narco-trafics),
  • la lutte contre le terrorisme et son financement, en appui de la DGSE, de la DGSI et de TRACFIN,

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Parce que l’OCRTIS estime que « La lutte contre le trafic de stupéfiants mobilise de nombreux acteurs qui peuvent poursuivre des stratégies divergentes, voire concurrentes […] et que La coordination est lacunaire au niveau territorial et perfectible au niveau central […]« , faisant allusion aux stratégies de la Gendarmerie et de la Douane, qui joueraient leur partition en solo, l’OCRTIS suggère que son rôle de coordinateur soit renforcé allant même jusqu’à écrire qu’il est urgent de réinstaurer un contexte de collaboration authentique entre services…

De qui se fout-on?

Voila des décennies que l’OCRTIS se tire la bourre avec douaniers et gendarmes profitant du fait que systématiquement toutes les affaires de stups tombaient pour « traitement » dans son escarcelle. De coups tordus en coups véreux, sans oublier les coups de vice, les coups pendables, les coups fourrés et autres coups de jarnac que l’OCRTIS savaient parfaitement mettre en œuvre pour le plus grand bien du déroulement des carrières de ses successifs dirigeants, imaginer qu’aujourd’hui ce seul service soit aux manettes pour diriger la lutte anti-narcotrafic me semble tout simplement impensable.

La Gendarmerie ne pipe mots…Logique puisqu’elle fait partie de la grande muette!

La Douane semble être aux abonnés absents dans ce combat futur et Rodolphe Gintz, son directeur général, pourtant aficionado de Twitter, ne s’exprime pas. Gérald Darmanin, qui sait profiter des avions douaniers pour ses déplacements, ne donne pas l’impression que ce combat anti-narcotrafic lui incombe.

Verra-t-on demain les avions et les bateaux de la flotte aéronavale douanière mis à disposition de l’OCRTIS quand ils seront enfin opérationnels?

A la mondialisation des trafics doit répondre une approche globale de l’État, indispensable à la maîtrise des quartiers de reconquête républicaine souligne encore l’OCRTIS!

Cette mondialisation n’a rien de nouveau, seule cette prise de conscience semble nouvelle et opportune pour récupérer le contrôle des opérations. Attention danger!

Mieux vaudrait alors créer un service englobant les services dédiés à la lutte anti-narcotrafic composés de douaniers, gendarmes et policiers en une espèce de GIR à compétence nationale et internationale.

Que je sache la DEA (Drug Enforcement Agency) remplit parfaitement ce rôle pour les Etats Unis d’Amérique démontrant aujourd’hui un rôle prépondérant dans la lutte anti-narcotrafic au niveau mondial.

« Il est urgent de réinstaurer un contexte de collaboration authentique entre services » insiste le rapport… Et bien, qu’un seul service nouveau soit créé pour enfin obtenir l’efficacité qui a fait grandement défaut depuis trop longtemps.

Marc Fievet

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BIENTÔT un nouveau film: l’Infiltré

Plus

http://variety.com/2018/film/global/vincent-lindon-tahar-rahim-golshifteh-farahani-les-films-velvets-slate-1202805695/

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Film qui abordera les dérapages de nos grandes régaliennes. .. L’OCRTIS (Police) et la DNRED (Douane)!

PLUS:

https://ns55dnred.wordpress.com/2017/09/28/france-justice-2-journalistes-convoques-devant-un-juge-pour-diffamation-dans-laffaire-de-locrtis-de-francois-thierry-et-toujours-pas-de-magistrats-entendus/

https://ns55dnred.wordpress.com/2017/09/07/france-antidrogue-ocrtis-dnred-des-douaniers-des-policiers-et-des-magistrats-amnesiques-a-la-memoire-selective-cest-une-des-realites-de-laffaire-francois-thierry/

VOIR OU REVOIR:

FRANCE (Assemblée nationale): ce soir sur LCP, Dominique Perben, Gilbert Collard, Emmanuel Fansten de « Libé » et Marc Fievet sur le plateau de l’émission « CA VOUS REGARDE »

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DNRED (Douane française): il y a 30 ans, Christian Gatard rencontrait Marc Fievet pour la première fois à Gibraltar

30 déjà!

le 5 mai 1988, Christian Gatard, le chef de l’échelon DNRED de Nantes atterrissait dans la matinée à Malaga avec un avion du BAN de la Douane française.

Il s’agissait pour lui de rencontrer Marc Fievet à La Rotonde, un bar situé en face de l’aéroport de Gibraltar. Le rendez-vous était prévu à 14 h 00.

Marc Fievet était arrivé vers 13 h 30, histoire de vérifier l’environnement et accueillit Christian Gatard sur le trottoir entre poste frontière et La Rotonde.

Entretien d’une heure pour que Marc Fievet devienne le correspondant de la Douane Française sur la Costa del Sol. Infiltré à partir de 1988 dans cette plaque tournante de la drogue, Marc Fievet, alors âgé de 43 ans, officie pendant six ans dans ces réseaux, il contribue à la saisie de 100 tonnes de drogue durant son activité et permettra l’arrestation de 97 vrais narcotrafiquants. Mais, il est à son tour interpellé, en 1994, puis condamné à perpétuité au Canada pour trafic de drogue sans que Paris ne vienne à son secours autrement qu’en lui envoyant des émissaires pour lui dire de plaider coupable. Transféré en France, il ne sort de prison qu’en 2005, après dix ans et demi d’incarcération suite à la lâcheté de François Auvigne, un inspecteur des finances devenu quelques mois Directeur Général de la Douane Française.

La DNRED, dirigée par Jean Henri Hoguet soutenu par le ministre Michel Charasse, obtint des résultats importants dans sa lutte contre le narcotrafic durant toute cette période.

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Bon anniversaire à tous ceux qui ont encore en mémoire les succès douaniers enregistrés!

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Plus d’infos avec le témoignage de Jean Henri Hoguet et Yves Bonnet.

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DOUANE (Méditerranée): qui va protéger les frontières françaises?

Le Patrouilleur des douanes « Jean François Deniau » est immobilisé à priori pour plusieurs mois suite à un incident et la vedette des douanes de NICE, la DF33 Levante, est partie pour une mission de plus d’un mois en Italie sous l’égide de FRONTEX…pour contribuer en Sicile à la sécurité de nos frontières extérieures!

Certes, il était prévu que la DF 33 Levante, financée à 90 % par l’Europe, via Frontex serait mobilisée au moins un mois par an pour des missions extérieures, mais vu l’incident survenu au patrouilleur Jean françois Deniau, c’est donc la Côte d’Azur qui ne sera  plus surveillée pendant ce temps par les douanes!

Vincent Thomazo, le secrétaire général du syndicat douanier UNSA s’ est fendu d’un communiqué de presse avant le départ de la DF 33 Levante pour alerter la Direction générale de la Douane française en précisant:

La situation que nous connaissons arrive au pire moment.

Le mois de mai est celui qui connait la plus forte fréquentation de navire en France dans le secteur sud-est.

Ne plus avoir de surveillance douanière sur la côte d’azur est inconcevable. Les pouvoirs douaniers sont bien spécifiques; aucune autre administration ne peut les mettre en œuvre.
Le syndicat UNSA DOUANES demande à ce qu’on remette en place des moyens maritimes permettant d’effectuer nos missions douanières parallèlement à nos participations aux missions pour le compte de Frontex.

Que dire…si ce n’est que Vincent Thomazo, se référant aux propos de Gérald Darmanin qui disait il y a quelques mois, parlant des fonctionnaires: « Ils sont l’ossature de la République« , espérait ramener à la raison des décideurs lointains du 11 Rue des Deux Communes à Montreuil ou d’ailleurs qui ne semblent pas concernés par cette ouverture d’une route maritime sans contrôles pour les narcotrafiquants qui ne manqueront pas d’en profiter.

Le communiqué de presse a été repris par Aviseur International et… Nice Matin le vendredi 28 avril qui a interrogé, Vincent THOMAZO, le secrétaire général du syndicat UNSA DOUANES, qui repose ouvertement la question:

 » Qui va surveiller les côtes françaises? Qui va protéger les frontières intérieures françaises, et faire ce qu’on attend des douaniers, accomplir des missions douanières? « 

Rodolphe Gintz, le collègue Directeur général qui a son bureau 11 Rue des Deux Communes à Montreuil semble ne pas aimer l’article de Nice Matin! Même, on peut dire qu’il semble agacé, n’hésitant pas alors à entamer une polémique allant jusqu’à parler de « fake news »!

Le TWITT étant mode de communication désormais usuel entre collègues douaniers, Rodolphe Gintz fait désormais dans la provoc en twittant:

« Bon vent à la DF33 Levante et à son équipage qui vont contribuer en Sicile à la sécurité de nos frontières extérieures. »

Aujourd’hui, nous attendons toujours les réponses aux questions posées par le syndicat UNSA DOUANES.

Certes, Rodolphe Gintz a répondu à Vincent Thomazo hier…via Twitter:

« La réponse vous parviendra par courrier confidentiel compte tenu de ma sensibilité de l’information et pas sur Twitter. Ainsi vous serez bien informé. »

Qui va protéger les frontières françaises?

Est-ce que le dossier est classé ‘SECRET DEFENSE »?

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MEXICO (Tijuana): Facebook, vecteur de distribution de la drogue

TIJUANA

Un nombre incalculable de pages Facebook sont utilisées pour vendre des drogues douces comme la marijuana, mais aussi des drogues dures comme l’héroïne, la cocaïne, et les acides hallucinogènes; ceci, sans restriction même si le réseau social ne permet pas de réaliser des transactions de ce type.

La grande majorité de ces transactions sont déguisées !

Pour accéder à ces  » groupes  » aucune exigence spécifique n’est nécessaire, c’est juste une question de recherche et, une fois trouvé, une demande d’admission, qui est facile.

Accepter, ils ne proposent pas la marijuana ou d’autres drogues d’entrée, non, mais si quelqu’un poste qu’il veut acheter, il y a beaucoup de gens qui répondent et se mettent d’accord pour définir ce dont il a besoin.

Il y a des espaces virtuels qui ont jusqu’à 500 000 abonnés de partout au Mexique, qui sont utilisés pour acheter et vendre de la drogue et tout cela, sous la couverture des réseaux sociaux.

Source

En France, nous avons la CYBERDOUANE, alors, on est sauvé de ce fléau!

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FRANCE (Douane): de nouveaux moyens pour lutter efficacement contre le narcotrafic et la contrebande.

Mexico – de notre aviseur local

Les autorités mexicaines viennent de signer un contrat avec la Direction générale de la Douane française pour la fourniture de 10.000 kilomètres de filet destiné à attraper les contrebandiers de tabac et autres transporteurs de drogue.

Des filets de type ‘Maginot’

Déployés aux frontières de l’hexagone, ils ont la particularité de n’attraper que les petits contrebandiers et autres individus (mules) se livrant au transport de stupéfiants.

Des couloirs ont été prévus pour les gros faiseurs afin de ne pas perturber ce secteur florissant de notre activité économique qui n’apparaissant nulle part ne pénalise donc pas notre balance commerciale*.

Il est prévu de faire appel à nos chers inspecteurs des finances qui hantent Bercy pour, sous la responsabilité de Jérôme Fournel, installer ces ‘filets maginot‘!

Une directive devrait sortir très vite pour préciser qu’il sera important de ne pas perturber le trafic des gros faiseurs.

*Par contre, et là, c’est officiel, l’Insee va prendre en compte les revenus de la drogue dans les comptes de la nation à partir du mois de mai 2018.

La France va donc comptabiliser l’argent de la drogue dans son PIB.

« L’impact sera compris entre 2 et 3 milliards d’euros, selon les années, indique à L’Express l’institut. Soit de l’ordre de 0,1% du PIB. Cela n’aura donc pas d’impact significatif sur les taux ».

On reste ainsi assez loin de ce que pèse l’activité dissimulée, c’est-à-dire l’ensemble des activité légales, mais non déclarées, dont le poids sur l’économie française « oscille entre 3 et 4% du PIB ». Soit entre 60 et 80 milliards d’euros.

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FRANCE (Douane Française – DNRED): journée de promulgation des résultats 2017

Par Marc Fievet, AKA NS 55 DNRED

C’était  jour de fête à Gennevilliers.

Gérald Darmanin et Rodolphe Gintz ne tenaient que des propos aimables pour nos valeureux douaniers qui lors de cette année 2017 auraient battu des records, malgré la politique de démantèlement mené tambour battant par Bercy et son bras armé, Rodolphe Gintz, le successeur de Jérôme Fournel et Hélène Crocquevieille, les fossoyeurs de la douane de ces dernières années.

Certes les résultats des différentes saisies pourraient paraître spectaculaires, alors qu’elles ne correspondent qu’à une explosion de la consommation des stupéfiants illicites et donc du narcotrafic destiné à répondre à la demande.

Les succès enregistrés en matière de contrefaçon n’arrivent pas à provoquer chez moi le moindre sentiment de satisfaction, considérant que la Douane n’a pas à être une police économique mise à disposition de LVMH et consort depuis le passage du DG Pierre Mathieu Duhamel au sein de LVMH New York. Que ne dirait-on pas si nos gendarmes et policiers se mettaient au service du grand capital et des banques pour préserver leurs avantages et les intérêts des actionnaires en facilitant l’évasion fiscale qui est une des raisons d’être de ces entreprises. Certes LVMH fabrique encore un peu en France, mais si peu…Alors que fiscalement, que se passe-t-il Gérald Darmanin?

Pour le tabac, la contrebande prospère chaque jour et du coup la lutte contre ce phénomène sera une priorité a précisé Gérald Darmanin. Plus de 238 tonnes de tabac ont été saisis l’an dernier sur le sol français, soit une baisse de 8% par rapport à 2016.

En Ile-de-France, c’est près de 22 tonnes de tabac qui ont été confisqué l’an dernier. « Avec l’augmentation du prix du tabac il y aura une augmentation de l’intérêt à la fraude donc pour moi la lutte contre la contrebande de tabac sera une priorité en 2018 » dit Jean-Roald L’hermitte. Ouf, on est sauvé!  Mais, dimanche, j’ai reçu un appel d’un de mes amis qui passait en Espagne par Biriatou et qui me dit:  « les douaniers contrôlent à la sortie de France, toi qui connait, tu peux m’expliquer…le trafic de cigarettes et d’alcool, c’est dans le sens Espagne-France!« …Faudra m’expliquer pour que je lui explique!

Pour moi, comme pour beaucoup de citoyens de ce pays, les stups restent une des plaies de notre société, de nos société et je constate que la plus haute hiérarchie se gargarise avec des résultats très loin en dessous de ceux qu’il aurait fallu atteindre pour seulement commencer à être efficace dans la lutte contre la drogue.

Aujourd’hui, Hubert Avoine, qui a travaillé pendant des années en secret pour l’ OCRTIS, (Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants) et auteur de L’Infiltré, de la traque de Chapo Guzman au scandale français des stups (éd. Robert Lafont), était l’invité du Grand Journal de 18h sur Sud Radio. Parlant des résultats 2017 de la Douane française et des saisies de cocaine s’élevant à plus de 9 tonnes, il constate:

« On parle de saisie, mais qu’a-t-on fait des réseaux ? Qui a-t-on arrêté ? Qu’a-t-on démantelé ? », s’est interrogé Hubert Avoine, pour qui « le trafic est en train de se développer parce que la société tend vers cela ».

« Il y a plus de consommation, c’est indéniable, donc les saisies sont en comparaison de la demande, a-t-il ajouté. Il semble que la consommation de cocaïne est en hausse. On la rencontre dans des endroits où c’était assez peu courant. On avait l’habitude de la voir plus sur les Champs-Élysées qu’en banlieue, aujourd’hui, on la voit un peu partout. »

Écoutez son interview sur:

https://www.sudradio.fr/faits-divers/saisie-record-de-cocaine-qua-t-fait-des-reseaux-qua-t-demantele

En ce qui me concerne, autre époque, puisqu’il ne s’agissait pas d’El Chapo, mais des frères Orijuela, les premiers successeurs de Pablo Escobar, j’ai travaillé pendant 6 années pour la DNED, puis la DNRED à partir de 1988 en commençant d’abord par faire du renseignement à Gibraltar avant d’être amené à débuter des actions d’infiltrations qui m’ont amené au plus haut niveau de la hiérarchie du narcotrafic des années 1990. Les résultats furent spectaculaires puisqu’en 6 ans, l’agent NS 55 que j’étais devenu, agissant sous mon vrai nom ou empruntant diverses identités parfaitement connues des autorités douanières françaises comme Charles Henri De Bossieu et William Blazenko, a permis la saisie de 105 tonnes de drogues illicites (Plus de 5 tonnes de cocaïne et 100 tonnes de cannabis) dans diverses opérations menées en Atlantique nord et dans l’océan indien.

En récompense, l’agent NS 55, sur les conseils appuyés des émissaires de Bercy, a dû plaider coupable d’actions de narcotrafic devant les juridictions anglaises et canadiennes, récoltant au passage une condamnation à perpétuité!

La Direction Générale de la Douane française, en parfaite oie blanche, ayant refusé d’assumer les actions terrains de son service de renseignement, n’a pas hésité à laisser entendre que l’agent NS 55 s’était mis à son compte…! Propos démenti par la juge d’instruction parisienne, Sophie Clément qui a rendu le 16 mai 2006 un non-lieu explosif puisqu’elle assure: « Il n’y a pas lieu de poursuivre quiconque pour complicité de trafic de drogue car « les investigations entreprises, les auditions réalisées, l’étude des documents figurant en procédure, ne permettent pas de caractériser à l’encontre de Marc Fiévet les faits de trafic de stupéfiants ». Cette décision de justice est toujours refusée par les administrateurs Thomas Charvet et Michel Baron qui n’ont su que s’enfermer dans la réécriture de faits dont ils ignorent la réalité.

Alors, certes les résultats enregistrés démontrent l’importance de la présence douanière sur le terrain, sans pour autant donner pleine satisfaction puisque la mission régalienne première de la Douane ne fait plus partie de ses priorités.

Au train ou vous allez, à quand la privatisation des missions régaliennes douanières?

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FRANCE (Douane): Gérald Darmanin et Rodolphe Gintz ont présenté les résultats de l’action des douaniers français

Le Ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a présenté mardi 13 mars 2018, sur le port de Gennevilliers, les résultats de la douane française pour l’année 2017, en présence de M. Rodolphe Gintz, Directeur général des douanes et droits indirects.

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FRANCE (Douane): saisies en hausse de cocaïne et d’avoirs criminels en 2017

Les douanes ont saisi plus de neuf tonnes de cocaïne et quelque 860 millions d’euros d’avoirs criminels au cours de l’année 2017, selon leur bilan annuel présenté mardi.

Avec 9,2 tonnes de cocaïne interceptées en France et en haute mer l’année dernière, les douaniers battent leur précédent record établi en 2015 (8,6 tonnes).

Lire:

http://www.europe1.fr/faits-divers/douane-saisies-record-de-cocaine-et-davoirs-criminels-en-2017-3598010

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FRANCE (Douane): grandeur et décadence!

Par Pierre Delval, illustré et commenté par Marc Fievet


François Mongin – DG de la Douane française de 2002 à 2007

La douane française évolue résolument avec son temps. Mais elle n’a probablement jamais connu de bouleversements aussi importants que depuis ces 20 dernières années. Historiquement, cette grande administration a toujours été une référence internationale et apporte, encore aujourd’hui, de véritables innovations réglementaires pour nombre de pays. Pourtant, elle ressort profondément meurtrie de 5 années de révision générale des politiques publiques.

En application des règles du marché commun, le territoire de l’Union constitue un territoire douanier unique. Ce sont les douaniers, aux points d’entrée, qui procèdent au contrôle des marchandises et qui perçoivent les droits de douane. Le trafic entrant sur le territoire de l’Union représente 16% de l’ensemble des importations mondiales et plus de deux milliards de tonnes de marchandises par an. Les transports de marchandises sont assurés pour 90% d’entre eux par la voie maritime. Pour le fret, bien qu’il n’en déplaise, les ports français ne sont pas l’essentiel des importations maritimes en Europe. Les principaux points d’entrée sont situés à Anvers et Rotterdam. Les douaniers français sont donc contraints de se remettre à la vigilance de leurs collègues européens.

Bien que les administrations douanières européennes doivent appliquer les mêmes normes réglementaires, la mise en œuvre de ces normes communes reste pour l’instant illusoire.

Seul un produit sur 10.000 est vérifié par les douanes avant d’entrer sur le territoire européen. Pire encore, seul le premier Etat membre en charge d’accueillir la première escale d’un navire sur le territoire de l’Union reçoit les données des marchandises.

A l’exception d’informations avérées suspectes, les données ne sont pas retransmises par ce premier Etat membre aux autres pays de l’UE concernés par les escales suivantes. La France n’étant pas le plus souvent l’escale d’entrée dans l’UE, sa douane a de grandes difficultés à cibler automatiquement les marchandises déchargées. Sans un effectif consolidé, la douane française est dans l’incapacité d’une surveillance systématique, malgré ses efforts sur l’amélioration des ciblages et la dématérialisation des bordereaux de détaxe de TVA. De même, la concurrence entre les différents ports européens accroît les impératifs de fluidité croissante du trafic. La rapidité de dédouanement devient un élément essentiel de la compétitivité des douanes européennes. Les exportateurs le savent et choisissent leur première escale en conséquence. Dans un tel contexte, à quoi sert le zèle d’un douanier si la performance du délai d’immobilisation d’une marchandise en douane doit être de moins de 5 minutes ?

L’efficacité de l’ICS démontre aussi ses limites, notamment sur le partage des profils de ciblage.

Pour les douanes belges et hollandaises, l’ICS est perçu comme un moyen d’espionner les flux et parts de marché des ports et aéroports les plus fréquentés ainsi que sur l’efficacité des moyens de contrôle. La Hollande, par exemple, défend le principe selon lequel l’important est le résultat des contrôles et non le nombre de contrôles effectués. D’où le faible taux de contrôle constaté de conteneurs, de l’ordre de 0,79% (contrôles physiques et par scanner). Avec de pareilles statistiques, le port de Rotterdam est particulièrement attractif, puisque peu pénalisant pour les opérateurs économiques !

La France, pour sa part, a développé la DSDT (déclaration sommaire de dépôt temporaire), un dispositif « sûreté et sécurité » renforcé construit autour d’une analyse de risque automatisée et d’éventuels contrôles sur toutes les marchandises arrivant par voie maritime ou aérienne dans l’hexagone. Mais, sans une parfaite coopération des douanes des autres Etats membres et le sérieux des opérateurs, la DSDT démontre elle aussi ses limites.

Jérôme Fournel (2)- DG de la Douane française de 2007 à 2013

En conséquence, malgré des transformations importantes conduites par la douane française au cours des 12 dernières années, et les difficultés occasionnées pour les personnels par ces transformations qui n’ont pas toujours été conduites dans de bonnes conditions de dialogue social, la douane française connaît aujourd’hui un tournant décisif pour son avenir, avec toutes les conséquences que cela pourrait engendrer.

En 2013, un emploi douanier disparaissait chaque jour, confirmant ainsi la réduction des effectifs de 22000 au début des années 80 à près de 16000 au début de l’année 2014. Sans le drame des attentats de Paris en 2015, les effectifs douaniers auraient continué leur dégraissage, inéluctablement, sans que les technocrates de l’Etat ne se posent sérieusement la question : qui est en première ligne pour filtrer les trafics de marchandises aux frontières, qu’ils soient licites ou illicites ? Le contexte du marché commun réduit en ce sens la portée réelle de la douane en France. Pourquoi ?

Dans un monde où la libre circulation des marchandises devient un vecteur essentiel de l’économie mondiale, la douane est perçue comme un frein au développement et non un atout pour la régulation et la richesse d’un pays. Comme indiqué précédemment avec l’exemple des Pays-Bas, pour renforcer l’attractivité de quelques plateformes de dédouanement (port et aéroport), certains Etats ont pris le parti de réduire sensiblement le nombre de contrôles, réduisant à leur tour le temps de passage en douane. Cette course à la performance a créé une concurrence malsaine entre les administrations douanières européennes, au détriment de la sécurité des Etats membres et de leur population ainsi que du commerce loyal des entreprises. Dans ce contexte, la France n’a pas eu d’autres choix que de suivre la tendance opérée par ses voisins, en mettant en place un projet stratégique de la douane (PSD) qui définit les conditions d’intervention de ses fonctionnaires à l’horizon 2018. Le PSD planifie, entre autre, une suppression d’effectif d’environ 400 agents par an, ayant pour objectifs saugrenus d’augmenter l’efficacité des services et de remplir les objectifs budgétaires pour la loi de finance 2014. Ces objectifs très technocratiques n’ont évidemment pas tenu compte des menaces criminelles et terroristes – pourtant déjà prévisibles, mais néanmoins volontairement ignorées – qui embrasent aujourd’hui l’Europe. Or, en la matière, la réalité des chiffres pour la période 2006 à 2012 démontre une vraie dégradation de la situation.

Selon les chiffres émanant directement des services douaniers, le nombre de contentieux à enjeux « lutte contre la fraude » sur la période 2011/2013 passe de 8831 contentieux à 6300, soit une baisse de 28,5%. Concernant les saisies de stupéfiants, on constate une baisse de 50% entre 2008 (65,7 tonnes) et 2012 (33,8 tonnes). Les saisies qui baissaient depuis 2010, se placent, pourtant, en 2014 à des niveaux élevés. Ainsi, la baisse des saisies constatée par la douane française démontre qu’elle n’est malheureusement pas liée à une baisse des consommations de stupéfiants, mais tout simplement impactée par une réduction des effectifs. Car il ne suffit pas de réorganiser et de spécialiser les services pour obtenir des résultats! Il convient aussi de maintenir la pression sur le terrain par des contrôles fréquents, en maintenant les irremplaçables expériences et intuitions qui prévalent dans le corps des contrôleurs des douanes. Sans un effectif adapté 24h sur 24 et 7 jours sur 7, la douane est incapable d’assurer le premier filtre de la sécurité en France.

Douanes 2018

Malgré les nombreux enjeux économiques et sécuritaires de ces prochaines années, la direction française de la douane (DGDDI) entreprend un vaste plan de modernisation « Douanes 2018 » défavorable au bon fonctionnement des contrôles douaniers: poursuite de la dématérialisation des procédures, tant fiscales que douanières, adaptation des moyens et de l’organisation de l’action douanière, allègement des contrôles pour les opérateurs offrant des garanties suffisantes et renforcement du dispositif de lutte contre la fraude. Cette modernisation, de prime abord, semble cohérente au vu de l’évolution du trafic mondial des marchandises et des impératifs européens. Mais elle n’est pas sans conséquences. A commencer par le principe de contrôler moins mais mieux, cher aux hollandais. Or, cette démarche ne peut être valable que si le corps des contrôleurs est sérieusement formé aux risques de demain, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Pour exemple, le décèlement précoce ne fait pas partie du programme de sensibilisation des douaniers. Leur capacité d’anticipation reste limitée, alors que les méthodes frauduleuses ne cessent d’évoluer.

En matière de cybercriminalité, la DGDDI a créé une Cyberdouane dotée d’une dizaine d’analystes. Or, depuis 2014, la France est passée du 15ème au 14ème rang mondial des pays où la cybercriminalité est la plus active avec une hausse de 25% sur un an. La vente en ligne de produits illicites augmente dans des proportions insoupçonnées.

En limitant l’effectif des analystes, la DGDDI n’a pas reconnu le niveau de priorité nécessaire. Ce n’est pas dix personnes, mais cinquante au minimum qu’il conviendrait dorénavant de mettre en place pour permettre à la douane d’identifier les personnes physiques ou morales dissimulées derrière des pseudonymes sur les sites de vente, de forums, de blogs et réseaux sociaux.

De même, sur le terrain, le traitement différencié des flux intracommunautaires impose des compétences dédiées en matière de fret postal ou express. Là encore, les douaniers ont besoin d’un renforcement des effectifs de contrôle, ainsi qu’une formation adaptée en matière d’analyse de risques, d’amélioration de la connaissance de la menace et d’orientation des contrôles a posteriori sur les flux.

Dans un tel contexte, le bouleversement des méthodes de travail douanières, dans une explosion mondialisée des flux de marchandises et dans un environnement criminel de plus en plus tendu, implique une refonte en profondeur des dispositions prises par les politiques. Ces derniers doivent en tirer toutes les conséquences en termes d’investissement dans les nouveaux moyens technologiques, dans le recrutement et la formation des agents. Dans un domaine aussi sensible que celui des ciblages et des analyses, la sous-estimation des dispositifs ne peut être acceptable, surtout en matière de financement du terrorisme et de développement des nouveaux commerces criminels.

L’Etat ne peut, par une simple règle de calculs dans les réductions des déficits budgétaires, procéder au dépouillement d’une administration indispensable à la sûreté de l’Etat et à la sécurité de ses concitoyens.

La France accuse un grand retard dans les capacités de contrôle de premier niveau, dans les ports comme dans les aéroports, dans la cybercriminalité comme dans le décèlement des signaux faibles. Il est plus qu’urgent de doter enfin une douane dite moderne d’outils adaptés face à l’ampleur du trafic qu’elle doit surveiller. D’autant qu’aujourd’hui, ses performances non contestables rapportent à l’Etat 15% de ses recettes.

Hélène Crocquevieille (2)- DG de la douane française de 2013 à 2017

Alors que les actes terroristes répétés de 2015 en France avaient amené le Président Hollande à annoncer la création de 1000 emplois dans la Douane, la DGDDI ne semble pas vouloir changer de cap et continue ses suppressions de bureaux et de brigades entraînant irrémédiablement une perte significative des effectifs (moins de 500 entre fin 2014 et début 2016).


La responsabilité de François Mongin, Jérôme Fournel et Hélène Crocquevieille est entière comme celle des cadres supérieurs de la DGDDI qui n’ont su que courber l’échine pour favoriser un déroulement parfait de carrière personnelle!


Que va faire Rodolphe Gintz, le nouveau DG de la Douane française depuis février 2017

Sachant que l’argent du trafic de drogue, de la contrefaçon et du blanchiment d’argent est l’une des principales sources de financement du terrorisme, et malgré les rapports détaillés en 2015 de la Cour des comptes et du Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques de l’Assemblée nationale en faveur d’une réorganisation de la douane tout en maintenant, voire en renforçant ses effectifs, il semble difficile de comprendre l’entêtement de la DGDDI de poursuivre son « détricotage » acharné.

 

1http://www.douane.gouv.fr/articles/a12330-tout-savoir-sur-le-systeme-de-controle-des-importations-import-control-system-ics

2https://ns55dnred.wordpress.com/2017/02/12/douane-francaise-jerome-fournel-et-helene-crocquevieille-ont-jete-largent-du-contribuable-par-les-fenetres/

DNRED (Cyberdouane): le narcotrafic serait-il absent des préoccupations du Directeur Général de la Douane française Rodolphe Gintz?

Lundi 1er septembre 2014, après plusieurs semaines d’investigation menées conjointement par le service spécialisé Cyberdouane et les enquêteurs de  l’échelon DNRED de Nantes, était acquis la certitude qu’un individu agissant sous un pseudonyme se livrait à la vente de cannabis sur la partie cachée du Web, ou DarkNet, et que sa marchandise était produite à domicile.

Une fois l’individu identifié puis localisé à Laval, les enquêteurs de l’échelon DNRED de Nantes étaient intervenus au domicile et dans la villa louée par le trafiquant.

La quantité saisie qui était peu importante montrait, pour le moins l’attention que portait la douane à lutter contre toutes les formes de trafic, y compris les plus sophistiquées. Elle démontrait également qu’il n’y avait aucune impunité pour les délits commis sur internet.

C’est effectivement ce que nous laissait penser Serge Pucetti, chef du bureau information communication de la douane française à l’époque.

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En 2015, les services douaniers ont intercepté près de 2,6 millions de contrefaçons commercialisées par fret express et postal. La plupart de ces produits étaient commercialisés en ligne. Alors comment repérer les contrefaçons sur Internet et éviter les arnaques de certains sites marchands peu scrupuleux ?

Les conseils de Serge Puccetti, de la direction générale des Douanes et Droits indirects (DGDDI).


En réalité, en ce début d’année 2018, comment ne pas relire l’interview donné par Anne Azoulay-Fravel fin 2017, bien qu’en émettant une réserve, puisque Anne Azoulay-Fravel n’aborde que la contrefaçon si chère à Pierre Mathieu Duhamel, un DG de la Douane française qui était parti pantoufler à New York chez LVMH avant de revenir comme directeur du Budget de la France et qui,  par directives, avait rebasculer les priorités douanières vers la lutte contre les contrefaçons au détriment de la lutte contre le narcotrafic.

Lors de cet interview donné à Alexandre Fache du journal ‘L’HUMANITÉ’, Anne Azoulay-Fravel, secrétaire nationale du Syndicat national des agents des douanes CGT,  dénonçait le manque de moyens de sa profession, notamment pour l’efficacité des contrôles et la lutte antiterroriste.

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« Faute d’agents, moins de 1 % des produits importés sont contrôlés »

 

Alexandre Fache:

Comment s’effectuent concrètement les contrôles des douaniers ?


Anne Azoulay-Fravel

Lors de la déclaration à l’importation, ils peuvent sélectionner quelques déclarations en ligne qui seront ciblées. Ils ont alors deux possibilités : faire un contrôle documentaire (pour vérifier la cohérence et la conformité des documents), ou physique, afin d’en vérifier aussi la provenance, l’origine, les normes, etc. Si un doute subsiste, alors la marchandise peut être envoyée au laboratoire. Ce qui pose problème, c’est le nombre de contrôles, dangereusement bas, alors que la Direction des douanes annonce elle-même que 35 % des contrôles de norme font apparaître une grande dangerosité des produits. Malgré cela, le nombre de contrôles n’augmente pas, tranquillité du commerce oblige. Aujourd’hui, moins de 1 % des produits importés (tous produits confondus) sont contrôlés ! À titre d’exemple, sur la plateforme de Roissy, il y a quatre bureaux dédiés au fret express. Or, il arrive 3,8 millions de colis pour une petite trentaine d’agents…

Quelles sont les conséquences du développement du commerce en ligne ? Cela démultiplie-t-il les risques ?

Anne Azoulay-Fravel.

Le commerce en ligne a été intégré par la Direction des douanes, qui a créé il y a quelques années Cyberdouane. « Magnifique sur le papier, ce service ne comportait toutefois que sept douaniers. »

Un rapport parlementaire d’octobre 2013 (1) a pointé le manque d’effectifs dans ce service, notamment pour l’efficacité des contrôles, mais aussi la lutte antiterroriste… Un douanier a d’ailleurs été assassiné l’an passé lors d’une livraison surveillée de quelqu’un qui commandait sur Internet des pièces détachées d’armes à feu. À la suite de ce rapport, la Direction a augmenté l’effectif… de trois personnes. Une misère !

Vous n’avez donc pas les moyens de faire face ?

Anne Azoulay-Fravel. Concrètement non. Au minimum, s’il y avait une volonté politique de s’adapter aux nouvelles techniques commerciales et de fraude, le service devrait comporter au moins 40 personnes.

Quels sont les risques inhérents aux jouets contrefaits ?

Anne Azoulay-Fravel. Le plus immédiat est évidemment la dangerosité du produit : des pièces qui se détachent, des normes électriques pas respectées, des peintures au plomb, des matières inflammables… Mais il y a aussi des risques annexes : la fraude aux droits de douane, à la TVA, la fabrication de ces produits dans des pays où les droits sociaux ne sont pas respectés, la concurrence déloyale, l’impact sur l’emploi, etc.

Y a-t-il une hausse des saisies par rapport aux années précédentes ?

Anne Azoulay-Fravel. Nous n’avons pas encore les chiffres officiels, mais la tendance est bien à la hausse. Près de 32 millions de Français font leurs achats de Noël sur Internet, soit 2 millions de plus que l’an passé. Ces achats sur Internet constituent autant de risques supplémentaires d’acquérir un bien contrefait. En 2013, la douane française avait saisi 7,6 millions de contrefaçons, dont 350 000 contrefaçons de jouets.

Comment éviter de tomber sur des contrefaçons ?

Anne Azoulay-Fravel.

Réclamer plus de douaniers ! Nous avions lancé une pétition citoyenne « 6 000 douaniers supprimés, 66 millions de consommateurs en danger », à l’occasion de notre dernière mobilisation de 2017.

Elle est toujours d’actualité.

(1) https ://www.senat.fr/notice-rapport/2013/r13-093-notice.html

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USA: Gal Vallerius, le « baron de la drogue du darkweb », sera jugé fin mai aux Etats-Unis

Soupçonné de trafic de drogue sur internet, Gal Vallerius, originaire de Plusquellec (Côtes-d’Armor), sera jugé fin mai.

Il encourt la prison à perpétuité.

LIRE la suite

https://actu.fr/bretagne/plusquellec_22243/gal-vallerius-baron-la-drogue-darkweb-sera-juge-fin-mai-etats-unis_15427404.html

But authorities say Gal Vallerius is a modern version of a cartel kingpin, operating anonymously as a lord of the internet’s “dark web” bazaar where buyers and sellers conduct cocaine, fentanyl, meth, LSD and oxycodone deals in the virtual currency bitcoin.

Read more here: http://www.miamiherald.com/news/nation-world/article175557206.html#storylink=cpy

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OCRTIS France: l’enfumage continue…

Par

Blog : Le blog de KShoo

Est-ce un hasard si, tandis que l’Observatoire français des drogues et de la toxicomanie (OFDT) publie son rapport annuel toujours plus accablant pour ce qui est de la politique française des drogues, l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) annonce, lui, des saisies records de cannabis en ce mois de décembre ?

Pas moins de 11 tonnes de résine auraient ainsi été interceptées par la vénérable institution policière elle-même impliquée dans l’une des plus rocambolesques affaires de corruption connues à ce jour.

S’agirait-il là d’une nouvelle manœuvre visant à occulter les minables résultats d’un dispositif répressif n’ayant jamais atteint ses objectifs sauf s’il s’agissait de dynamiser le crime organisé. Jamais celui-ci n’a autant prospéré, appuyé désormais par tout un panel de milliers de petites mains employant les outils que la technologie numérique met désormais à leur disposition, leur permettant d’assurer l’approvisionnement des millions d’usagers que compte notre pays.

En à peine 10 ans, nous sommes passés du vulgaire deal de rue aux « fours », ces véritables centres commerciaux des drogues où peut venir se ravitailler tout un chacun. Des lieux bien connus d’une police impuissante, extrêmement bien organisés aussi et dont les « gérants » semblent n’attendre qu’une réforme de la loi pour mener leur activité en toute légalité.

Un simple coup de fil permet dorénavant de commander les substances de votre choix, en toute quiétude, livrées à domicile en scooter.

La banalisation de ce négoce est telle que la plupart des revendeurs propose cartes de fidélité et autres « petits cadeaux » aux client(e)s les plus régulier(e)s. Un commerce s’apparentant à un service, délivré par une multitudes de « start-up » dédiées à cette filière. La vente sur Internet à travers le « Dark Web » demeure, elle, anecdotique.

Dénoncée dans les médias, elle ne sert que d’outil de propagande pour stigmatiser ce qui reste de libre sur le réseau numérique mondial.

Ces saisies records ne peuvent nous faire oublier le formidable échec de la prohibition que certain(e)s persistent cependant à soutenir. Il en est ainsi du gouvernement de notre sémillant Président qui, plutôt que de suivre la voie du téméraire Premier Ministre Canadien, M. Justin Trudeau, a décidé de confier au très sécuritaire Ministre de l’Intérieur, un domaine dévolu normalement à celui de la Santé. Joli coup de pression opéré par les services judiciaires, policiers et militaires à l’occasion d’une autre imposture, la prétendue « mission d’information parlementaire relative à l’application d’une procédure d’amende forfaitaire au délit d’usage illicite de stupéfiants » pour laquelle les associations d’usagers et autres acteurs de la réduction des risques, ont été écoutés sans pour autant être entendus courant septembre.

Nulle raison de se réjouir donc. La France demeurera encore pour quelques temps, le pays le plus répressif en matière de stupéfiants. Une situation de pure schizophrénie entre des pratiques de consommation parfaitement intégrées dans les mœurs des Français(es), une explosion et une diversification croissantes de l’offre, un soucis sincère mais cependant limité de réduire les risques liés à l’usage, une obligation d’obéir aux directives européennes visant notamment à autoriser les médicaments à base de cannabis (Sativex© cependant toujours indisponible, autre scandale d’État)… et l’intense lobbying sécuritaire de toute une corporation décidément engagée à ce que surtout rien ne change.

Cette mainmise des forces de l’ordre est d’autant plus préoccupante que celles-ci ne devraient avoir d’autre rôle que d’appliquer le Droit et non d’en débattre. Leur témoignage est précieux certes, mais à bien y réfléchir, il n’a d’intérêt que pour souligner le naufrage du système répressif en place, son incapacité à juguler l’offre et la demande de stupéfiants. Leur avis est en cela purement anecdotique et ne devrait par conséquent pas interférer dans un débat n’intéressant que la santé et les libertés publiques. Il n’en est pourtant rien, ce que l’ensemble des organisations antiprohibitionnistes déplorent.

En attendant, ce sont toujours les mêmes qui trinquent, les jeunes que l’État prétend protéger tout en encourageant leur stigmatisation à coup de contrôles policiers incessants menant parfois à de retentissantes bavures. Des jeunes des quartiers populaires le plus souvent, principalement issus des « minorités visibles ». Pas un mot sur les millions de cannabinophiles intégrés, de tous âges et de toutes catégories socio-professionnelles, cette multitude d’individus invisibles aux yeux des autorités mais qui constituent cependant la principale substance du peuple de l’herbe.

Viendra bien un jour où les Droits et les Libertés individuelles prévaudront sur une approche morale anachronique d’un autre temps. Mais malgré cette évidence, il faudra faire preuve d’un courage politique à toute épreuve tant le terrain est miné depuis près d’un siècle de « guerre à la drogue ». Un déminage que seul un débat serein, exempt de passion et d’irrationalité, peut apporter. Mais encore faudrait-il que les croisé(e)s de ce dogme, bien que dépourvus d’argumentation raisonnable, ne viennent le polluer avec leurs habituels messages anxiogènes.

À suivre donc…

source: https://blogs.mediapart.fr/kshoo/blog/281217/ocrtis-pendant-le-proces-l-enfumage-continue

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FRANCE (Trafic de drogue diplomatique): interpellé puis relâché à deux reprises grâce à son immunité

En France, on poursuit toutes sortes de régaliens (Douaniers, Policiers ou Gendarmes) avec gardes à vue et mises en examen…parfois sans aucun vrai sens du discernement, alors… qu’ interpellé jeudi à Villejuif pour des affaires de stupéfiants, un homme de 20 ans a fait état de son statut diplomatique, étant le fils d’un personnel de l’ambassade du Cameroun, pour qu’on s’empresse de le faire relâcher!

Vous avez dit bizarre?

 

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COKE en STOCK (CXLI): « El Chapo » et les avions (chapitre 9) – Les jets en cadeau, la villa d’El Spiritu

ghostofmomo 20 novembre 2017

Avec tout ce que je viens de vous dire dans les épisodes précédents, vous avez compris à quel point le Honduras est devenu attirant pour un gars comme El Chapo : des institutions corrompues, une armée et une police soudoyées, le fils de président qui finit derrière les barreaux… avouez que comme terre d’accueil, Guzman ne pouvait rêver mieux.

Le fameux Gulfstream abandonné,  « un cadeau au président » !

Au Honduras, les avions ne s’écrasent pas toujours.  Quatorze ans plus tard après la première découverte d’un premier Gulfstream abandonné, l’histoire semble balbutier.  Le 24 février 2006 à 11H23 du soir, un jet avait en effet été de nouveau découvert « abandonné » sur l’aérodrome  de Toncontín, au Honduras.  Un Gulfstream immatriculé au Mexique (XB-JPL), dont La Prensa affirmait que c’était celui d’un proche du président de l’époque Manuel Zelaya.  Les deux pilotes descendus, Carlos Enrique Messner (toujours le même, donc !) et Federico Riviello s’étaient après enfuis, en prenant un vol commercial classique, ayant prétexté un « ennui mécanique » pour poser l’avion.  Officiellement, l’appareil devait attendre sur place son prochain acheteur.  Mieux encore, puisque Messner avait alors déclaré que l’avion était en fait « un «cadeau pour le président » sans plus de précisions.  Un avion dont le propriétaire réel n’était autre qu’El Chapo Guzman !!!  L’avion, saisi par le gouvernement, sera revendu une bouchée de pain (736 000 dollars seulement), laissant entendre une belle entourloupe… comme je l’ai déjà expliqué : « l’avion cité, finalement saisi par le gouvernement , a une histoire intéressante : celle d’une entourloupe gouvernementale.  Il est d’abord le N900CE de Cashman Equipment Corp, Boston MA, puis le N555LG d’Integrity Aircraft Inc, puis le N51TJ de Tyler Jet LLC en 1999, puis le N667CX d’ Air LLC en 2000 (ici photographié en 2004).  Et devient le XB-JPL en 2005.  L’avion était auparavant attaché à l’aéroport de New Canaan, près de Sairfield, dans le Connecticut sous le numéro N667CX. Le 28 novembre, il est acheté par un dénommé Mario Alberto Andrade Mora le vendeur est le broker Oslo Express Inc, société dirigée par John B. Kjekstad. Lors de la transaction, Mario Alberto Andrade Mora est représenté par Carlos Ruelas García, l’envoyé d’ »AeroFox », une « Sociedad Anónima de Capital Variable ».  Une clause particulière est écrite dans le contrat : l’avion n’a pas le droit de circuler au Mexique sans l’autorisation express d’un représentant du vendeur, Omar Mercado López.  Qui de cette manière reste encore son propriétaire véritable !  Le contrat de Mora ne lui donne pas l’usufruit complet de l’avion ! Sinon, c’est 950 000 dollars d’amende à payer parait-il !  L’avion est donc… mexicain, et ne peut pas circuler librement !!!  Le 24 février 2006, pourtant, l’avion quitte le Mexique pour le Honduras, emmené par ses deux pilotes Carlos Messner et Federico Rivielo.  A peine arrivé, et alors qu’Omar Mercado López le réclame déjà, les deux pilotes prétextent une défaillance mécanique survenue à l’aéroport Toncontin de Tegucigalpa, pour ne pas rentrer à leur base.  Vite déclaré abandonné, l’avion est mis aux enchères 250 000 dollars seulement, que s’empresse de régler le groupe SCF, dans lequel on soupçonne de hauts fonctionnaires honduriens. »

Le cadeau à Zelaya

Pour beaucoup, en effet, c’est Mario Alberto Andrade Mora, au contrat d’achat mal rédigé, qui aurait ainsi « offert » l’avion a Manuel Zelaya Rosales, qui en hérité à un prix très (très) inférieur au marché.  L’avion vaut en réalité 2 millions de dollars…. il devient alors XB-JPL et a comme détenteur depuis le « Ministerio Publico de Honduras » sous le numéro HR-AUJ.   Manuel Zelaya Rosales ne pourra même pas s’en servir pour quitter le pays lors du coup de force de la junte militaire :  réfugié au Salvador (en voiture) il devra emprunter un Falcon pour tenter de revenir.

la suite: http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cxli-el-chapo-et-les-avions-9-les-jets-en-cadeau-la-villa-del-spiritu/

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Lire aussi:

Coke en stock (CXL) : « El Chapo » et les avions (chapitre 8). Le laxisme mexicain sur l’enregistrement des avions

Le laxisme mexicain sur les propriétaires d’avion est évident.  Equivalent à celui de la FAA aux USA, en tout cas !  Dans l’épisode CI de ma saga, il y a deux ans déjà, j’avais évoqué un cas qui aujourd’hui encore est exemplaire.  Celui d’un propriétaire d’avion ayant fait deux années de prison, aux Etats-Unis en prison fédérale après une condamnation de 2005 pour avoir l’année précédente acheté des avions au Mexique et en 2004 pour avoir commis des fraudes impliquant des aéronefs, puis pour les avoir revendus aux États-Unis en falsifiant leurs livres de bord.  L’homme avait recommencé dans le même domaine dès sa libération et son extradition en 2007.  Son histoire s’est terminée en tragédie, par un crash d’un de ses avions piloté par une personne bien trop âgée, tuant une chanteuse connue en tournée.  Mais auparavant, il avait défrayé la chronique… politiquement, dirons-nous, puisque l’on arrive avec lui en Libye chez… Kadhafi.

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FRANCE (procès surréaliste cette semaine à Paris): Hélène Crocquevieille* de la DGDDI poursuit Vincent Thomazo de l’UNSA DOUANES pour diffamation

Procès surréaliste cette semaine à Paris.

Le secrétaire général du syndicat UNSA DOUANES était traduit en justice suite à une plainte pour diffamation de l’ancienne directrice générale, Hélène Crocquevieille*, exfiltrée depuis de la DGDDI pour diriger un corps d’inspection à Bercy….alors même que la DNRED se trouve toujours dans l’œil du cyclone judiciaire.

Les faits remontent au mois d’août 2015, et plus précisément à la tentative d’attentat terroriste dans le train Thalys Amsterdam-Paris en date du 21 août 2015.

(https://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_du_train_Thalys_le_21_ao%C3%BBt_2015)

Le syndicat UNSA Douanes avait fait parvenir à cette occasion un courrier au Premier Ministre Manuel Valls le 26 août 2015  dénonçant l’absence annoncée du ministre de tutelle des douanes à la réunion qui devait se tenir le samedi 29 août à Paris (Les ministres européens de l’Intérieur et des Transports des pays frontaliers à la France devaient se rencontrer à Paris pour évoquer la sécurité dans les transports ferroviaires).

Dans ce courrier au Premier Ministre le syndicat UNSA DOUANES dénonçait

« Cette absence – qui prolonge le silence perpétuel de la direction générale des douanes sur son action concrète et sa compétence pour lutter contre le terrorisme et les grands trafics assurant son financement – était jusqu’à ce jour inadmissible ; elle est désormais coupable. »

Une polémique s’est alors installée entre le syndicat UNSA DOUANES et la direction générale des douanes sur la présence (ou pas) de la directrice générale à cette réunion ministérielle.

En réaction a un article mis en ligne le 31 août 2015 sur le site internet de la douane annonçant la participation de la directrice de la DGDDI à cette réunion, le syndicat UNSA DOUANES  a donc rédigé, le 1er septembre 2015, un tract au ton humoristique et moqueur, remettant en cause la réalité de l’information.


La Directrice Générale à la réunion les ministres de l’intérieur sur la sécurité dans les transporteurs frontaliers
C’est sous ce titre trompeur que nos bonimenteurs de la DG tentent de masquer leur incurie.
C’est vrai, là ou il y a de la gêne il n’y a pas de plaisir….mais là ils font fort.
Rappelez vous, il y a quelques jours nous avons lancé un «avis de recherche» pour tenter de savoir ou se trouvait notre Directrice générale. Nous allons devoir continuer à chercher car visiblement elle n’est pas sur la photo avec l’ensemble des participants à cette réunion du 29 août dernier.
Nous ne sommes plus à un mensonge près, mais tenter de nous faire croire que la Directrice générale a assisté à la réunion des Ministres de l’Intérieur sur la Sécurité dans les transports ferroviaires frontaliers, c’est un peu comme essayer de nous convaincre qu’il fait moins 30° au cœur du Sahara en pleine journée…
Alors en lisant la «dépêche» du BIC (Bureau Information et communication dirigé alors par Serge Pucetti ), on s’aperçoit qu’en réalité la douane a participé à une réunion interministérielle à Matignon préparatoire à la «vraie» réunion des Ministres…cette réunion ayant eu lieu le jeudi 27 août précédent.
Et, nul doute que les hiérarques de la rue des deux communes (siège de la DG de la Douane française) auraient pris connaissance du compte rendu par la presse si la veille le syndicat UNSA DOUANES n’avait pas envoyé un courrier au Premier Ministre Manuel Valls, dénonçant l’absence perpétuelle de l’administration des douanes.
Certes, nous ne sommes plus à une tromperie et une manipulation près, mais ces tentatives désespérées pour se justifier sont pathétiques. Ce matin c’est donc plus un sentiment de pitié que de colère qui nous anime…C’est en effet avec tristesse que nous voyons nos « dirigeants » se comporter comme de vulgaires petits escrocs
essayant de nous vendre une «tambouille» plus qu’indigeste.
La douane mérite mieux que çà, beaucoup mieux! Et nous, nous aimons la douane, alors nous ne supportons plus cette politique de destruction systématique de notre administration. Nous n’entendons pas être vos complices dans cette entreprise et nous continuerons à le dénoncer.

C’est ce tract qui vaut donc à Vincent Thomazo, le secrétaire général de l’UNSA DOUANES d’être renvoyé devant le Tribunal pour diffamation non publique.

Après avoir été renvoyée deux fois l’affaire était enfin discutée ce lundi 13 novembre 2017.

Surprenant que cette audience se déroule le jour de la date anniversaire des attentats (Bataclan) ayant coûtés la vie à deux jeunes douanières, mais la maladresse séculaire de la justice n’est plus à démontrer.

Cette audience s’est déroulée en l’absence remarquée de Madame Hélène Crocquevieille.  Si celle-ci avait été présente peut être aurait-elle apportée des éléments pour défendre sa thèse, démontrer la pertinence de sa démarche et peut-être répondre aux nombreuses questions que je souhaitais lui poser sur la gabegie dans l’affaire du renouvellement de la flotte des avions King Air entre autres (FRANCE (Direction générale de la Douane): au royaume de la voltige aérienne, les DG ne pourraient pas être « chef d’escadrille »).

La défense s’est attachée à démontrer le caractère non diffamatoire du tract mis en cause, d’autant que à différentes reprises, par voie de presse ( le Figaro du 5 septembre 2015, l’Express du 14 septembre 2016), le cabinet de Bernard Cazeneuve, alors Ministre de l’intérieur, a confirmé les propos du syndicat UNSA DOUANES.

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L’affaire a été mise en délibéré au 15 janvier 2018.

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*DOUANE FRANÇAISE: l’ex DG Hélène Crocquevielle est une facétieuse!

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