Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
Il lance « la plus grande opération de sécurité dans la ville en vingt ans ». C’est surtout une opération de communication qui vise à cacher le manque de résultat de sa fameuse war on drugs, cheval de bataille de son début de mandat.
Les critiques contre un certain laxisme se font entendre ces dernières semaines à Anvers.
Les habitants se sentent abandonnés par leur bourgmestre et la police, tandis qu’autour d’eux, des gangs liés à la drogue lancent des grenades et tirent avec des mitraillettes. Et c’est vrai que les règlements de comptes ont été particulièrement nombreux au sein de la mafia anversoise. La police et les douanes ont saisi plusieurs cargaisons de cocaïne ces dernières semaines, ce qui aurait engendré du ressentiment et de la méfiance entre les membres des gangs de drogue et entraîné cette nouvelle recrudescence de violence. Rien de bien neuf cependant puisque le port d’Anvers, ou la cocaïne rentre par tonne, est le cadre d’une guerre sans fin.
Conçue comme le «chef de file unique de la lutte contre les trafics de drogue, sur le modèle de la DGSI pour la lutte antiterroriste», cette structure est le symbole d’une approche novatrice contre les filières criminelles.
Plus incisif, l’Ofast joue la carte de l’«union sacrée» en associant, pour la première fois dans sa gouvernance, police, gendarmerie, douanes et magistrats.
La réunification est un chemin difficile et les différentes cultures et pratiques de ces différentes régaliennes rendent l’union sacrée particulièrement compliquée, voire impossible en réalité.
Cet article, sorti à la demande des communicants de Beauvau, cherche seulement à s’auto rassurer sur cette structure lancée suite à la guerre entre DNRED et OCRTIS pour tenter de faire oublier les dérives commises.
N’oublions pas les actions illégales et autres conneries de la DOD de la DNRED et de son directeur Erwan Guilmin.
Le bordel qui s’en est suivi est de sa seule responsabilité d’ énarque imbu de sa personne, cherchant seulement à abattre l’OCRTIS de François Thierry.
Le marché de la drogue le plus populaire du darknet n’existe plus.
D’après un article de Vice publié jeudi 27 août, les gérants d’Empire sont suspectés d’avoir volé plus de 25 millions d’euros en bitcoins à un millier d’utilisateurs avant de fermer boutique.
Les dealers sont en sueur.
Ces derniers mois, Empire a subi une série d’attaques informatiques. En mai, ses gérants ont affirmé avoir conçu un bouclier baptisé EndGame.
Mais selon des sources consultées par Vice, c’était un mensonge. …
Le trafic de drogue ne cesse de se recomposer, d’emprunter de nouvelles routes, d’utiliser de nouveaux supports. D’où la nécessité.pour les forces de sécurité de se réformer à leur tour, d’adopter un fonctionnement plus horizontal et de renouer le contact avec une population exaspérée.
Une transformation que nous explique Samuel Vuelta-Simon, ancien procureur de Bayonne (où il s’est occupé des affaires de terrorisme basque), aujourd’hui contrôleur général de la police, chef-adjoint de l’office anti-stupéfiant (OFAST), agence totalement rénovée dans un plan national de lutte contre les stupéfiants.
On a constaté que les zones de production tendent plutôt à augmenter dans le monde.
C’est vrai pour le pavot en Afghanistan, pour la feuille de coca dans les Andes, en Colombie et au Pérou. C’est vrai aussi pour certaines parties d’Afrique du Nord, où le cannabis est cultivé. Néanmoins, je ne doute pas que ces pays-là fournissent un effort pour lutter contre les trafics et réduire leurs productions.
Le lancement de ce plan contre les stupéfiants de l’automne dernier, en 2019, c’est une nouveauté car les trois ministres de l’époque (Justice, Intérieur, Economie et Finances) se sont mis d’accord, sur un plan anti-drogue dans lequel a été créé l’Ofast, une structure inter-agences interministérielles pour lutter contre les trafics, c’est ça la première grande nouveauté.
Le compte Twitter du syndicat majoritaire des commissaires de police (@ScpnCommissaire) a été suspendu.
Le SCPN dénonce le deux poids-deux mesures de Twitter
‘Si aucune trace ne subsiste de ce message, le SCPN se défend, dans son communiqué, « d’avoir menacé quiconque, ce qui aurait été à l’encontre totale du métier et de la vocation des commissaires de police nationale qu’il représente ». Si la suspension de son compte a été levée quelques heures plus tard, le SCPN s’« étonne que le compte d’un syndicat institutionnel, représentatif et apolitique soit ainsi suspendu sans avertissement préalable, ni procédure contradictoire ». Il dénonce également le fait que « de nombreux comptes sur les réseaux sociaux diffusent en toute impunité de la haine et des menaces », dont le syndicat lui-même en serait d’ailleurs « victime chaque jour ». « A la relecture de la production du compte, cette suspension apparaît comme le résultat inique et démesuré d’une compagne de calomnies menées en sous-mains par ceux que le SCPN doit déranger », s’indigne également le syndicat dans son communiqué. ‘
Pour un tweet, TWITTER a donc suspendu le compte Twitter, mais ne semble pas s’émouvoir que chaque jour sont diffusées des milliers de propositions commerciales criminelles pour fournir des armes, des faux papiers, de la fausse monnaie, des stups et des offres pédocriminelles inimaginables.
Il serait grand temps que les sites modèrent eux mêmes ces parutions.
Nos décideurs politiques peuvent l’exiger. On l’a constaté avec la vente de poupées sexuelles sur Amazon.
Aujourd’hui, les poupées sont interdites sur Amazon, mais de très jeunes enfants continuent d’être proposés… sur Twitter!
Par Emmanuel Fansten— Mardi, ses avocats ont rendez-vous pour une nouvelle audience de forme devant le tribunal judiciaire de Paris, trois mois après l’assignation de l’entreprise en référé par quatre associations : SOS Racisme, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), SOS Homophobie et J’accuse, qui dénoncent les «défaillances chroniques» de la plateforme en matière de traitement des signalements de contenus illicites, et son «mépris souverain de la loi».
Pour étayer leur démarche, elles s’appuient sur un testing réalisé du 17 mars au 5 mai, en plein confinement.
Depuis plusieurs mois, Aviseur international dénonce le laxisme des autorités face à ce problème
FRANCE 🇫🇷: les réseaux sociaux ont pris la place du « darkweb »
Aujourd’hui, les réseaux dits sociaux se sont substitués au ‘DARKWEB’.
Sur Twitter, chaque jour des milliers de propositions commerciales criminelles pour fournir des armes, des faux papiers, de la fausse monnaie, des stups et des offres pédocriminelles inimaginables.
Seule réponse des autorités: le signalement !
Il serait grand temps que les sites modèrent eux mêmes ces parutions. Nos décideurs politiques peuvent l’exiger. On l’a constaté avec la vente de poupées sexuelles sur Amazon.
Aujourd’hui, les poupées sont interdites sur Amazon, mais de très jeunes enfants continuent d’être proposés… sur Twitter!
Il semblerait que nos chères régaliennes soient en grande difficulté pour faire supprimer des milliers de propositions commerciales de pédocriminalité, d’armes, de stups, de fausses monnaies, de faux papiers…
Dans les années 90, une terrible épidémie de crack ravage les USA : comme la coke arrivée par tombereaux (volants) son prix a beaucoup baissé et ses adeptes sont devenus plus nombreux.
A l’origine de ce fléau dénoncé par G.W.Bush père, il y a en fait l’État lui-même, qui, pour financer sa guerre des Contras, revend la coke colombienne, la CIA servant à fournir les avions et les pilotes pour la transporter, dont le célèbre Barry Seal.
Tout cela se fait avec l’aval des autorités mexicaines, comme on l’a vu dans l’épisode précédent avec les Caravelle du Seigneur des Cieux.
C’est à ce moment-là que les narcos font du Yucatan une base définitive et non plus temporaire. Ils s’installent et amènent leur mode de vie avec villas de rêves, voitures de luxe et Kalashnikovs dorées.
L’épidémie de crack des années 90 aux USA
Le tonnage apporté aux Etats-Unis (essentiellement par camion après avoir été amené au Mexique par avion) est alors devenu sidérant au seuil des années 90. Toute la Californie se retrouve ravagée par une épidémie… de crack, qui, vendu à bas prix fait des adeptes par milliers et des morts par centaines.
Les quantités découvertes deviennent astronomiques et entrent en effet dans le livre des records……
Comment-a-t-on pu en laisser entrer autant de cocaïne dans le pays ?
Un journaliste va enquêter … pour finir par y trouver la mort à la fin : Gary Webb. Ce qu’il a découvert ? C’est que c’est la CIA qui se charge en réalité du trafic, quitte à s’opposer régulièrement aux actions de la DEA !
Webb sera déclaré suicidé de deux balles (?) dans la tête sans que cela ne choque qui que ce soit…
Installation à demeure des narcos dans le Yucatan
Wikipédia résume rapidement ici son cas : « À partir d’, le journaliste américain Gary Webb publie une série d’articles dans le San Jose Mercury News dans lequel il expose une enquête sur le financement des Contras au Nicaragua dans les années 1980 par des narcotrafiquants, lesquels auraient été couverts par la CIA : l’agence aurait sciemment favorisé la distribution du crack dans les banlieues noires deLos Angeles. Le sérieux de cette enquête a été contesté par de nombreux médias dont The New York Times,The Washington Post et leLos Angeles Times. En mai 1997, le rédacteur en chef du San Jose Mercury News, Jerry Ceppos, publie une tribune dans le journal critiquant la méthodologie de Webb. Le , le Mercury News reconnu que Gary Webb avait raison, mais exigea qu’il signe un accord pour ne pas rendre publique les termes du règlement, ce qui a insulté la fierté de Gary et le fit décider de quitter le journal ce jour-là ».
En réalité, ce qu’à aussi découvert Webb, c’est que les Colombiens se sont installés dans le Yucatan, où ils ont acquis un ranch pour stocker la cocaïne apportée de Colombie par voie maritime et aérienne et la transmettre à la Floride et à la Georgie dans de petits avions.
Fin juillet 1988, un agent de la DEA, Ernest Jacobsen, reconnaîtra ouvertement devant les membres du Congrès lors de leur enquête que Barry Seal, impliqué dans le cartel de Medellín, dirigeait effectivement les transferts de coke.
Selon Jacobsen, le but était de piéger le Cartel, et de remonter jusqu’aux principaux commanditaires dans « la plus importante enquête de l’histoire de la DEA« , selon lui, ce qui aurait pu marcher s’il n’y avait pas eu un grain de sable venu tout mettre par terre appelé Oliver North… Seal est abattu juste au moment ou North a révélé le pot aux roses, la seule façon pour lui de s’en sortie en fait, pour lui, mais condamnant irrémédiablement Seal. « Dans son témoignage, Jacobsen a déclaré que Seal avait révélé à la DEA qu’entre 1984 et 1986, le Cartel de Medellín avait au Yucatan un ranch de 40 000 acres (16 184 hectares, mais le document ne précise pas l’emplacement), pour stocker la cocaïne colombienne. et la transmettre aux États-Unis dans de petits avions. Ces engins pouvaient transporter de quatre à cinq cents paquets de drogue chacun ». (ici une réunion dans le ranch d’Escobar montre un éventail de ces petits appareils).
L’opération était connue et même parrainée par la CIA, selon des documents récemment publiés par le gouvernement américain, liés à l’affaire Iran-Contra.
« De 1984 à 1986, l’agence d’espionnage a organisé de 50 à 100 vols en avion du Cartel de Medellín vers les terminaux de l’aéroport nord-américain, sans être inspecté par le service des douanes de ce pays, dans le cadre d’un accord entre la CIA et les Colombiens, selon un rapport de 410 pages de l’inspecteur général de la CIA de l’époque, Frederick Hitz, récemment déclassifié. La péninsule et plusieurs pays d’Amérique centrale sont alors devenus des points importants pour le transbordement de drogues en provenance d’Amérique du Sud, tant par air que par mer. Selon les documents déclassifiés, sa proximité géographique avec les pays producteurs et les États-Unis a fait de la péninsule « une voie naturelle pour le transport de drogues ». Des milliers de kilomètres de côtes non surveillées, de pistes d’atterrissage clandestines et de frontières non surveillées ont facilité l’opération. À cette époque, les expéditions de cocaïne sont passées de la péninsule à la Géorgie, à la Louisiane, au Texas, au Colorado et à New York ». Seal utilisait plusieurs avions dont son Piper « dopé »(un modèle Panther), mais aussi deux gros Beechchrafts.
Réponse de Marc Fiévet, suite à la polémique autour du tournage de Gibraltar, dans son intégralité
Bonjour à toutes et à tous, je m’appelle Marc Fievet, je suis l’homme qui a inspiré le film « GIBRALTAR » après la parution de mon livre « L’AVISEUR ».
Suite aux vidéos mises en ligne sur Allociné (celles d’Abdel Raouf Dafri et Julien Leclercq) et la controverse soulevée, j’estime nécessaire d’apporter quelques précisions supplémentaires sur le film produit par Dimitri Rassam et réalisé par Julien Leclercq, avec dans le rôle de Marc Duval, Gilles Lelouche, dans le rôle de l’officier recruteur des douanes françaises et agent traitant, Tahar Rahim et dans le rôle du narco – considéré comme le Copernic du narcotrafic mondial par Roberto Saviano dans son dernier livre Zero, zero, zero – Riccardo Scamarcio. Surprise dans ce livre de Saviano qui consacre plus de 50 pages à Claudio Pasquale Locatelli, aucune trace de moi, certainement modification des faits souhaitée par les autorités italiennes et américaines. Bizarre! Vous avez pensé bizarre, comme c’est bizarre!
L’AVISEUR
Le scénario initial tiré du livre « L’Aviseur » que j’ai écrit, et qui a inspiré l’écriture par Abdel Raouf Dafri, du scénario auquel j’ai participé et pour lequel j’ai signé un contrat de consultant, n’a pas été respecté par le réalisateur et ne correspond en rien à ce qui devait être tourné…
–Comment aurais-je pu accepter d’être présenté comme ce Marc Duval, tenancier d’un « bar à tapas » de troisième zone, incapable de faire marcher son business et s’entêtant toutefois à garder un voilier qu’il n’était pas capable d’assumer financièrement ?
–Comment aurais-je pu accepter que le réalisateur Julien Leclercq tourne des scènes qui n’ont strictement rien à voir avec la réalité de mon vécu ?
–Comment aurais-je pu accepter de voir sali le rôle que j’ai joué auprès des autorités régaliennes et des ‘opérations undercover’ des services de lutte contre le narcotrafic ?
J’ai rencontré le réalisateur Julien Leclercq pour la première fois lors de la projection privée à laquelle j’ai assisté, accompagné de mes avocats, le 15 juin 2013. Je lui ai immédiatement demandé pour quelles raisons la scène de ma rencontre avec le ministre Michel Charasse ne figurait pas dans le film (alors qu’elle se trouvait dans le scénario d’Abdel Raouf Dafri)? Après un bafouillage, il m’expliqua que c’était une question de coût !
Fichtre, tourner une scène dans un bureau avec un ventru à bretelles fumant le « Cohiba » aurait au moins démontré la volonté politique des actions d’infiltration. Mais c’était trop cher ! Ce sera l’unique rencontre que j’aurais eu avec ce « grand » professionnel.
Pourtant, si l’on en croit les propos de Christian Gatard :
Christian Gatard (le douanier joué par Tahar Rahim) interviewé par Ouest France le 7 octobre 2013:
« Marc Fiévet a été très productif et très professionnel en matière de renseignements. Il travaillait de manière rigoureuse avec une production dense, riche et intéressante sur les individus et les mouvements de bateaux. Il a rencontré plusieurs fois le ministre, Michel Charasse, et les Douanes lui ont même financé l’achat d’un restaurant près de Marbella.
Notre coopération opérationnelle a duré six ans et malheureusement il a été arrêté par les Britanniques, à la demande des Canadiens.
À la question « Pourquoi a-t-il été arrêté ? » : « Au fil du temps, il s’est infiltré dans les réseaux et a été, entre autre, en relation avec un gros baron de la drogue, Claudio Locatelli. Il a participé à de nombreuses opérations, notamment six tonnes de cocaïne au Canada. Bien que les Britanniques aient profité des renseignements de Marc Fievet, ils avaient une dent contre lui au sujet d’une livraison de cocaïne pour l’IRA qui n’avait pas eu lieu et ils l’ont « flingué ». Grâce à lui, on les avait informés de cette livraison, ils étaient très intéressés, ils espéraient arrêter des membres de l’IRA et ont donné des instructions précises. Marc Fievet devait attendre en pleine mer la livraison par avion, en provenance du Vénézuela. Mais, dans la zone concernée, les Américains ont procédé inopinément à des contrôles renforcés et le largage n’a donc pas eu lieu. Après un mois d’attente, Marc Fievet est reparti et les Anglais ont été très désappointés. Cet épisode est d’ailleurs relaté dans le film de manière déformée. Après son arrestation, il n’a pas été soutenu par la France. Il aurait peut-être pu bénéficier d’une remise de peine suite à son rapatriement du Canada, deux ans après sa condamnation, mais le directeur général des douanes avait changé ainsi que le ministre. »
Que pensez-vous du film ? « Il est assez violent. Heureusement, ces meurtres n’ont pas existé ! Il y a des invraisemblances. On me fait faire des contrôles en Espagne alors que c’est impossible. Il y a des choses aménagées par rapport à la réalité. Je n’ai pas un mauvais rôle, mais le film ne retrace pas les nombreux échanges qu’on a eus avec Marc Fievet. J’ai toujours des contacts avec lui et une certaine admiration, car il fallait du courage pour faire ce qu’on lui demandait. »
Interrogé à mon tour le 18 octobre 2013 par Ouest France
Comment avez-vous rencontré Christian Gatard ? « J’étais en recherche d’emploi, il m’a contacté par téléphone puis nous nous sommes rencontrés à Gibraltar. J’ai accepté de travailler pour les douanes car c’était une activité d’observation dans laquelle je pensais pouvoir m’intégrer et obtenir des résultats. J’estimais que j’étais en capacité de donner le change afin d’éviter le danger et de pouvoir passer au travers des suspicions et de la paranoïa des narco-trafiquants. Nous avions des résultats exceptionnels. Cela a bien marché jusqu’à un changement de politique en mars 1993. Nicolas Sarkozy devenu ministre du budget du gouvernement Balladur a donné pour directive de supprimer toutes les actions d’infiltration, mais moi, j’étais déjà infiltré dans l’organisation dirigée par Claudio Locatelli, baron de la drogue.
le cargo MELOR
Les responsables des douanes avec lesquels j’étais en relation ont été mutés. À l’époque, je naviguais sur un bateau, financé à 50 % par les douanes françaises et pour le reste par des narco-trafiquants anglais. N’étant pas informé de cette nouvelle orientation politique, j’ai continué mon activité et fin juin 1993, j’ai organisé à l’hôtel Meurice un rendez-vous avec deux financiers d’un trafic de quatre-vingts tonnes de cannabis. J’ai avisé Christian Gatard pour que soit mis en place un dispositif afin de les identifier. La direction parisienne a refusé de mettre à disposition des hommes pour soutenir l’équipe nantaise et le dispositif a échoué. (C’était Joseph Le Louarn qui dirigeait la DNRED et qui a tout fait pour entraver mon action.)
Quelles ont été vos relations avec Christian Gatard ? « Christian Gatard me disait d’être prudent, mais j’étais axé sur la culture du résultat et infiltré à un niveau tel que je ne pouvais plus reculer. Je me suis retrouvé sous la coupe de Locatelli qui m’a mis à l’abri avec ma famille à un moment où j’étais menacé ; les douanes françaises que j’avais sollicitées m’avaient laissé tomber. Christian Gatard a ensuite été muté à Marseille et a reçu l’ordre de ne plus suivre mon affaire. Il a cependant été sollicité par sa hiérarchie pour se rendre au Canada après mon arrestation pour me dire que je devais plaider coupable, que je serai après rapatrié en France et qu’on solliciterait une grâce présidentielle. Quand je suis rentré, l’énarque, inspecteur des finances François Auvigne, directeur général des douanes à l’époque, a refusé d’intervenir et d’assumer la continuité du service de l’État.
De son côté, Michel Charasse, que j’avais rencontré cinq fois, n’est pas intervenu auprès de Jacques Chirac pour que je sois gracié. Ce sont eux les deux responsables. Christian Gatard ne m’a pas laissé tomber, on a travaillé ensemble pendant six ans et je ne vois pas pourquoi je lui en voudrais. On se rencontre de temps en temps et c’est toujours un plaisir, même si cela provoque chez moi un retour d’adrénaline et me renvoie des années en arrière. »
Que pensez-vous du film Gibraltar ? « Il ne reflète pas du tout la réalité, ce n’est pas mon histoire. Je passe pour une vieille tâche. On oublie les relations politiques, il n’y a plus d’adoubement. La chronologie n’est pas du tout respectée et (lors de la promo de sortie du film faite par Gilles Lellouche) Je suis présenté par les médias comme un narco-trafiquant repenti, ce qui est faux. » Au début, j’ai eu un contrat de coscénariste et j’ai participé aux quatre premiers scénarios (il y en a eu sept). Après j’ai été écarté et je n’ai plus eu de nouvelles. Je n’ai pas été approché par Julien Leclercq, le réalisateur, ni par Gilles Lellouche qui joue mon personnage.
Comment aurais-je pu approuver le rôle du personnage censé me représenter, tel que le joue Gilles Lelouche, alors même que ce dernier s’est refusé à toute rencontre avec moi, arguant du fait qu’il ne voulait pas être « subjugué » ou « déçu ».
Un acteur, pour moi, lorsqu’il joue le rôle d’un individu bien réel qui a inspiré un scénariste, doit respecter le profil de celui qu’il incarne à l’écran. Et s’il a la chance que ce dernier soit vivant et qui plus est consultant sur le film, le minimum semble au moins qu’il accepte de passer quelques jours avec lui sur le tournage. Au lieu de cela, et c’est Gilles Lelouche lui-même qui le précisera lors d’une interview le 7 septembre 2013 avec Charlotte Bouteloup (Télématin-France 2), il réécrivait les dialogues et revoyait la mise en scène avec Tahar Rahim lors des soirées à l’hôtel, pendant le tournage en Andalousie. L’acteur a donc arrangé le scénario et les dialogues à sa façon, avec l’aval du prétendu réalisateur.
Dans ces conditions, les états d’âme de Gilles Lelouche sont surprenants.
Alors, pourquoi ce film qui ne représente en rien la réalité ? C’est la question que je me pose et que je pose à Dimitri Rassam !
Pourquoi avoir changé le scénario, le titre du film et le nom du personnage principal ? J’ai appris de la bouche même d’Abdel Raouf Dafri (qui le tient de Dimitri Rassam avec lequel il a eu une conversation téléphonique assez houleuse à ce sujet) que le changement de mon nom en Marc Duval venait d’informations transmises à SND (le distributeur du film) par un agent de la DST (La Direction de la Surveillance du territoire était un service de renseignements du ministère de l’Intérieur, au sein de la Direction générale de la Police)… Ce mystérieux agent aurait informé la société SND que je serais un individu sulfureux… Et qu’il valait mieux changer mon nom. Dafri n’en a pas cru un mot, s’est brouillé définitivement avec le producteur et le réalisateur et a tourné le dos au film, 8 jours avant le début du tournage. Personnellement, je pense qu’il vaut mieux en rire quand on sait que la DST n’existait déjà plus à l’époque de la mise en chantier du film, car remplacée par la DCRI (Direction centrale du Renseignement intérieur) au 1er juillet 2008, et que la postface de mon livre, « Infiltré, au coeur de la mafia », fut écrite par un ancien patron de la DST !
Le Ministre de l’Economie était en visite ce jeudi au Pays Basque non loin de son lieu de vacances à Saint-Pée sur Nivelle. Il a rencontré les douaniers d’Hendaye qui luttent activement contre le trafic de drogue à la frontière franco- espagnole.
Avec l’intervention de Serge Pucetti, le DI Douane Nouvelle Aquitaine, qui n’a pas informé le ministre des finances du manque de personnels, du manque de locaux, du manque de volonté politique et du trop grand laxisme de la haute hiérarchie administrative qui sait tout sur tout et de la hiérarchie intermédiaire qui passe son temps à faire en sorte de ne jamais prendre de décisions qui pourraient les rendre responsables.
Serge Pucetti n’a pas jugé intéressant d’informer Bruno Lemaire que nos frontières qui étaient déjà des passoires sont devenues aujourd’hui des entrées pratiquant des « opérations portes ouvertes permanentes » encourageant bien involontairement alors la fraude, la contrebande, le narcotrafic et les livraisons d’armes et cela malgré la motivation intacte des douaniers et policiers de terrain, affectés à cette tâche.
Au royaume des tartuffes, c’est Bercy qui est la capitale!
L’INSEE intègre le calcul du trafic de drogue dans le chiffre officiel du PIB, soit 2,7 milliards d’euros : 0,1% du PIB.
Qu’importent les ravages sur le cerveau et l’intelligence, que la drogue fait à son possesseur.
1°)- L’INSEE minimise la consommation de drogue en France :
Par ailleurs, 2,7 milliards est une somme largement sous estimée par l’INSEE, J’avais une collègue, chargée de la santé, qui m’avait expliquée : « plus de 17 millions de français prend du cannabis. 4 millions de la cocaïne ». On trouvera ces chiffres sur Google.
Donc, malheureusement, la France est très touchée par la drogue : la somme de 2,7 milliards retenue par ‘INSEE sous-estime grandement l’ampleur de ce trafic.
1-1°)- La cocaïne se répand en France :
Jacques Lanzmann, auteur de la célèbre chanson chantée par Jacques Dutronc (« Paris s’éveille »), connaissant bien le Tout-Paris, expliquait à son fils David, les ravages de la drogue : » la drogue, c’est comme les termites de notre maison de campagne. Cela bouffe tout. Tu vois, tel présentateur, il n’a plus de nez, plus de cerveau, plus rien … » (sic)
Gérard Fauré, le vendeur de cocaïne du Tout Paris n’hésite pas, -dans un de ses livres de souvenirs : »Le prince de la cocke », édition nouveau monde, 2020-, à jouer les « père la Morale », et à se moquer durement de ses anciens clients.
1-2°)- Le cannabis, ce n’est pas la verveine :
De son côté, croire que le cannabis est inoffensif est une légende : le cannabis est responsable de nombreux accidents de la route.
La Sécurité routière s’arrache les cheveux, pour que les jeunes conduisent sans cannabis : ils ne meurent pas eux, c’est certain ; sauf qu’ils tuent les autres…!
D’apprendre que désormais, les policiers et gendarmes seront protégés par le nouvel occupant de la place Bauveau me laisse songeur!
Alors que chaque journée, des milliers de propositions sont mises en ligne via les réseaux sociaux qui remplacent le Darkweb, Superman Darmanin qui est sur tous les fronts pour soutenir gendarmes, policiers et pompiers, promet des renforts, encore des renforts et quelques gadgets oubliant les douaniers. (Sûr, juré, dès que ces derniers seront rattachés à Beauvau, ils pourront eux aussi bénéficier de l’aile protectrice de l’archange Gérald Darmanin.)
En attendant, Olivier Dussopt fait la tournée des popotes avec la DG Braun-Lemaire en grand uniforme…alors que nos frontières sont des passoires.
-Rien de prévu pour renforcer les cyberservices en incapacité totale de stopper toutes ces propositions de livraison-vente d’armes, d’explosifs, de pédocriminalité et de stups via Twitter.
-Rien de prévu pour contrôler, vraiment contrôler, à l’arrivée, les conteneurs.
-Rien de prévu pour faire évoluer la politique répressive mise en avant qui ose prétendre qu’elle agit pour lutter contre la drogue et qui est un echec total.
Nos virtuoses flûtistes imaginent encore que la ligne Maginot était la ligne de défense absolue… jusqu’à l’extase de la défaite, ouvrant nos portes alors, à un autre envahisseur quelques années plus tard.
Serait-ce cela le génie français ?
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Pour les propositions de ventes mises en ligne, la loi est claire en France, c’est le job des réseaux sociaux que de contrôler et modérer … La France ne peut prendre en charge celles mises en ligne en Thaïlande, en Amérique latine, etc…. Twitter a largement les moyens d’investir dans la modération. C’est à lui de s’assurer que son outil est conforme à la législation
Depuis la fin du confinement, à savoir la mi-mai, le trafiquant présumé se fournissait sur internet depuis son domicile dans une commune aux portes nord-est de Montpellier, en drogue de synthèse, la 3MMC, pour la revendre ensuite.
La 3MMC est le produit favori des toxicomanes festifs et du milieu gays.
Ça fait déjà de nombreux mois qu’Aviseur International dénonce ce vecteur d’approvisionnement n’offrant aucune garantie de qualité. En vain, car les ‘cyberservices’ ne semblent pas être en capacité de lutter efficacement.
On en a parlé « chez vous », avec deux spécialistes du sujet, le mardi 16 juin de 18h à 20h.
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Alors qu’il était possible d’intervenir, VOULANT PARTICIPER, j’ai d’abord été accepté et dans la minute qui suivit, j’ai été écarté, sans pouvoir me reconnecter…
Entre spécialistes, on reste entre-soi !!!
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La crise sanitaire du Coronavirus et la période de confinement de la population qui été décidée par le gouvernement ont, au moins durant un temps, considérablement bouleversé le paysage criminel.
Fermeture des frontières, attestations de sorties, multiplication des contrôles, baisse de la demande et de l’offre… la situation a modifié les pratiques des trafiquants et des consommateurs, ainsi que la nature des crimes et délits enregistrés depuis deux mois.
Malgré une chute estimée entre 30% et 40% pendant le confinement, le trafic et la revente de produits stupéfiants ont connu des évolutions remarquables et le marché s’est immédiatement restructuré – parvenant à assurer les 60 % restant.
De la même manière, les services de lutte contre le trafic de stupéfiants, et notamment les services spécialisés de la police judiciaire, ont du s’adapter à cette nouvelle configuration.
Quelles sont les conséquences de ces crises sur ces organisations et sur les services de police, à court et long terme ?
On en parle « chez vous », avec deux spécialistes du sujet, le mardi 16 juin de 18h à 20h.
Accès libre via l’application Zoom.
Intervenants
Thierry Colombié, économiste, spécialiste du crime organisé
Stéphanie Cherbonnier, contrôleuse générale de la police nationale et cheffe de l’office anti-stupéfiants
Les amphétamines, tout comme la cocaïne, agissent au niveau des synapses. Chez l’utilisateur cet effet se traduit par une augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle, une dilatation des bronches et la dilatation des pupilles. Cette substance stimule l’état d’alerte de l’individu et le prépare donc à fuir ou bien à se battre. Par ailleurs l’individu perd toutes sensations de fatigue, de faim et gagne en confiance.
Enfin, il ne faut pas oublier que l’amphétamine, tout comme la cocaïne, provoque un phénomène de dépendance. On peut remarquer cela grâce au phénomène d’adaptation des synapses à la forte dose d’amphétamine. Les conséquences de la prise d’amphétamine varient entre 1 heure et 6 heures or ces effets sont courts car il reste environ 30% d’amphétamines dans le corps au moment où la substance se dissipe.
La cocaïne agit au niveau de la synapse, celle-ci va venir se fixer sur les transporteurs de la dopamine. Les transporteurs de dopamine permettent de recapturer les neurotransmetteurs en excès qui se situe dans la fente synaptique. Or dans le cas où la cocaïne se fixe sur le transporteur la recapture est alors impossible. La concentration de dopamine dans la synapse augmente donc considérablement ce qui modifie le message électrique du neurone post-synaptique et le rend plus intense. La dopamine provoque ainsi la dépendance, a cela s’ajoute d’autres neurotransmetteurs tels que la noradrénaline qui provoque une sensation d’énergie et la sérotonine qui engendre le sentiment de confiance.
Enfin, la prise chronique de cette drogue va modifier le fonctionnement du cerveau et dorénavant afin d’obtenir un plaisir élevé la seule solution sera de consommer de la drogue pour retrouver une sensation de plaisir. Pour faire plus simple afin d’éprouver la même sensation de plaisir qu’éprouve une personne « lambda » en mangeant un délicieux gâteau, les toxicomanes devront prendre une ou plusieurs dose(s) de cocaïne. C’est alors la dépendance qui se développe chez le toxicomane. Cette dépendance est responsable de la diminution de la période d’euphorie et donc la responsable indirecte de la prise de nombreuses doses afin d’égaler un sentiment de plaisir intense. Plus l’utilisateur en consommera longtemps plus il développera une dépendance importante à cette libération forte en neurotransmetteurs. Cette dépendance s’explique par l’adaptation des neurones post-synaptiques à un taux élevé en neurotransmetteurs.
Dès que cette consommation de cocaïne s’arrêtera, l’usager ressentira alors un sentiment de manque et une dépression car la sensibilité des neurones a évolué. Ainsi, le retour à la normale du taux de neurotransmetteurs, faible comparé au taux lors de la consommation de cocaïne, provoquera un sentiment de frustration.
Le dopage a joué un rôle important dans l’histoire du XX ème siècle. Il est la conséquence d’une dérive de la recherche de performance (sportive, professionnelle, guerre). Ce que nous pouvons constater, c’est que nos sociétés d’aujourd’hui vivent dans un environnement de « guerre économique » ou chacun pense être contraint de s’adapter pour conserver son emploi et assouvir ses besoins de consommation toujours plus importants.
Penser que nos régaliennes sont en capacité d’éradiquer cette plaie des temps modernes, serait une erreur fondamentale, puisque aujoud’hui, les principaux acteurs de la lutte contre le dopage, que sont les gouvernements, semblent trouver avantage à prendre en compte dans le calcul du PIB les revenus générés par ces substances.
Alertés depuis plusieurs mois au plus haut niveau des hiérarchies responsables, nos services régaliens dédiés à la lutte sur le web contre la diffusion des stupéfiants, des armes et tous autres produits considérés comme illicites ont-ils trouvé le temps nécessaire pour s’y intéresser.
Le ministre de l’intérieur protège nos régaliens, gendarmes, pompiers et policiers….!!!
Pour les douaniers, on ne sait pas encore s’ils bénéficieront de la protection de « SuperDarmanin »! Peut-être avec un rattachement à la place Beauvau?
Plusieurs polices européennes ont collaboré pour mettre la main sur des milliers de données criminelles récupérées sur EncroChat, un réseau de communication chiffré. L’investigation, révélée en fin de semaine, a permis près d’un millier d’arrestations.
Amorcée en 2017, l’enquête débute lorsque des smartphones Android utilisant le moyen de communication sécurisé « EncroChat » sont détectés. Rapidement les autorités françaises et néerlandaises appuyées par les agences de police Europol et Eurojust ont débuté des investigations techniques afin de comprendre le fonctionnement et l’étendue de l’utilisation de cette solution de communication.
Utilisé par plus de 60 000 utilisateurs, Encrochat fonctionne via des serveurs installés en France pour des utilisateurs éparpillés dans le monde entier. L’utilisation du service nécessitait un téléphone entièrement modifié pour être ensuite agrémenté d’une messagerie instantanée chiffrée.
Écoutez Crim’Sous Cric – La chronique de Crim’HALT, l’association qui démonte le crime organisé.
Crim’Sous Cric, le podcast radio mensuel sur le crime organisé proposé par l’association Crim’HALT. Chaque 1er samedi du mois, le podcast « La république inaltérable » du @MondeModerne