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CARAIBES (Martinique): 6 martiniquais écroués pour trafic de cocaïne entre Fort de France et Paris

OCRTISMartinique 1ère

Publié le 22/01/2016 | 18:46, mis à jour le 22/01/2016 | 18:46

2 femmes et 6 hommes ont été mis en examen par un juge d’instruction de Fort de France, ce vendredi (22 janvier) pour trafic de cocaïne.

Six de ces trafiquants sont écroués pour trafic par voie de colis postaux entre Fort-de-France et Paris.

Au premier semestre 2014, les enquêteurs soupçonnent un trafic de cocaïne entre Fort de France et Paris. Ils ne tardent pas à avoir des preuves car en septembre 2014, 16 kilos de cocaïne sont saisis au fret de l’aéroport d’Orly (Val-de-Marne en région Île-de-France), auprès d’un couple en provenance de Fort de France. Les enquêteurs placent progressivement huit personnes sous surveillance, notamment à Fort de France pour trafic de cocaïne par voie de colis postaux.
Huit Arrestations au petit matin
Mercredi (20 janvier) les enquêteurs estiment qu’ils ont suffisamment de preuve, grâce en particulier, aux écoutes téléphoniques. Ils procèdent avec des sections spéciales de la police et de la gendarmerie, à l’interpellation des suspects : Deux femmes et six hommes, âgés de 28 à 45 ans.Pas de trace de drogue, sur les lieux, à l’exception de quelques grammes visiblement destinés à une consommation personnelle. En revanche, les forces de l’ordre récupèrent 28 000 euros en espèces au domicile de l’un des trafiquants.
160 kilos de cocaïne « exportés »Après près de 48 heures de garde à vue, les suspects ont été mis en examen pour trafic de drogue. Deux personnes sont placées sous contrôle judiciaire. Les six autres font l’objet d’une détention provisoire au centre pénitentiaire de Ducos dès ce vendredi (22 janvier). Tous n’ont pas le même degré de responsabilité dans l’organisation de ce trafic de cocaïne.

À l’issue de 18 mois d’enquête, l’Office Central pour la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS) vient ainsi de démanteler une équipe qui a « exporté », 160 kilos de cocaïne entre Fort de France et Paris depuis 2014. Les autorités en ont récupéré 58 au cours de ces derniers mois.

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HONDURAS (Coke en Stock (CX)): une pluie d’avions, un Cartel et même… un Learjet abandonné !

Année faste, pour les trafiquants aériens en 2015 au Honduras ! En une année on a en effet assisté à une pluie d’appareils, la plupart retrouvés incendiés, une tendance qui avait démarré il y a longtemps on le sait, mais qui avait vu la tendance augmenter avec la taille des appareils, devenus plus gros et transportant davantage encore de cocaïne. Des Beechcrafts, notamment et même un jet, un Learjet 25, retrouvé abandonné cet été à Tegucigalpa. Même s’il l’appareil n’est plus tout neuf (il affiche aujourd’hui 45 ans d’âge) un modèle similaire se vend encore aujourd’hui plus de 185 000 dollars. La tendance nouvelle étant la provenance : si la plupart proviennent du Venezuela, quelques uns ont eu comme donneurs d’ordres des brésiliens. Avec au bout du compte, l’institutionnalisation du trafic chez un industriel et homme politique accusé sur le tard de blanchiment d’argent.

Miguel_FacusseLes avions retrouvés incendiés au Honduras, c’est une vieille histoire : ainsi en 2004, un document de Wikileaks avait révélé que les vestiges d’un avion retrouvé à moitié enterré ayant emporté une tonne au moins de cocaïne était atterri dans la propriété de Miguel Facussé Barjum, « un homme éminent au Honduras »,  « l’un des individus les plus riches de la nation également, un grand industriel, et l’oncle de l’ancien président hondurien Carlos Flores Facussé. » Un bulldozer était même venu retourner la terre au dessus des vestiges de l’avion de la drogue. Selon Wikileaks, Don Miguel Facussé, était présent sur la propriété au moment de l’incident. Or comme le signalait Wikileaks, ce n’était pas la première fois que la propriété recevait ce genre de visite :  « en juillet 2003, un bateau go-fast s’était abîmé en mer en s’écrasant su un mur de la même propriété après avoir engagé un échange de tirs avec les forces de police nationales. Deux trafiquants de drogue connus ont été arrêtés dans cet incident et 420 kilos de cocaïne ont été récupérés. Plus tôt dans l’année, un autre avion poursuivi était arrivé dans la même propriété et semblait avoir utilisé la même piste d’atterrissage », notait le câble. Faucussé, fondateur de la société Dinant Chemicals of Central America, S.A. en 1960, puis de Cressida Corporation, a rendu l’âme cet été seulement, le 23 juin dernier, âgé de 91 ans. Il avait débuté sa carrière en 1944, au Costa Rica en achetant des avions de l’armée US pour en faire des avions commerciaux. En 1980, il était devenu le conseiller du président Roberto Suazo Córdova et de son neveu, Carlos Roberto Flores, qui deviendra lui aussi président. Sa fortune reposait sur l’huile de palme, dans ses propriétés d’un total de 22 000 acres dans la région Bajo Aguán, très surveillées et régimentées sous le regard d’une milice privée brutale. Des exactions n’on eu de cesse entre miliciens et paysans. Quatre-vingt-deux personnes ont été tuées en effet dans des conflits fonciers entre ces 2009 et 2012, selon un rapport de 2 014 par Human Rights Watch. Sept seulement on été l’objet d’un procès ! Des terres  appartenant auparavant a des coopératives agricoles paysannes ! Le Monde Diplomatique titrera avec justesse en 2010  « au Honduras, les uns comptent leurs dollars, les autres leurs morts »…

honduras_tegucigalpa_movimiento-unificado-campesino-del-aguan_marchEn 2011, Facussé avait été accusé d’été impliqué dans l’assassinat de Zacate Grande, le présentateur et l’animateur de la radio La Voz, fort critique envers lui et sa façon de briser les révoltes au sein de ses employés agricoles. J’ai déjà décrit ailleurs le personnage (en 2013) « la région de Bajo Aguán ayant été l’objet depuis 2009 et bien avant encore d’attaques répétées de milices cagoulées où beaucoup on cru voir à juste raison l’œuvre de Miguel Facussé (ici à gauche), qui s’en est pris également à des journalistes, dont certains ont été retrouvés assassinés. Ce ne sont plus de simples suspicions : l’un d’entre eux, Juan Chinchilla qui avait été kidnappé le 8 avril 2011 dans la vallée de l’Aguan mais qui avait réussi à s’échapper deux jours plus tard, avait dénoncé à son retour les sbires de Facussé, qu’il avait reconnu, et qui lui avaient infligé des tortures dans la grande tradition des cours donnés par la School of Americas ».  En 2012, Facussé avait été accusé de « crimes contre l’humanité» par la Cour Pénale Internationale pour son rôle dans le conflit sanglant qui avait fait rage terres au Honduras. En 2012 encore, Facussé a été accusé d’avoir orchestré l’assassinat, lors d’un mariage, de l‘avocat des droits de l’homme Antonio Trejo, qui travaillait pour les familles déplacées et contre lui dans la basse vallée de l’Aguán River, également connu Bajo Aguán. Lors de son décès, c’est une radio américaine, KGNU installée à Boulder, au Colorado, qui avait été la première à l’annoncer. Elle avait de bonnes raisons : l’un de ses journalistes s’était fait tirer dessus par un garde de sécurité dans l’une des plantations de palmiers à huile lors d’une visite d’une délégation des droits de l’homme dans la région. J’en étais resté personnellement à l’époque aux avions bourrés de coke arrivés dans le pays en 2012. Les années qui ont suivi… cela a empiré (l’année précédent le bilan que j’avais fait n’avait guère été meilleur). Pour ce qui est des paysans rien non plus n’a changé. En 2013, on exhumait ainsi les restes du corps d’un paysan disparu, José Antonio López Lara. Il avait disparu le 29 avril 2012. Parti le matin pêcher dans la rivière Ilanga, dont les eaux bordent la finca d’exploitation de palme Paso Aguán, appartenant à Miguel Faussé Barjum, il n’était jamais revenu vivant.

plantéDepuis, au Honduras tout a plutôt empiré, en effet.La criminalité a encore augmenté… et le trafic de coke aussi. Remarquez, on avait pu observer une baisse de trafic en 2014, paraît-il, mais un article judicieux l’avait vite remis à sa juste place  : « après un intermède de près de 18 mois, les avions de la drogue sont de nouveau là, en utilisant des bandes d’atterrissage illicites dans le centre du Honduras, même si le Honduras a une couverture radar complète (depuis). En février 2014, William Brownfield, le secrétaire adjoint du Bureau des stupéfiants et au droit international au Département d’Etat américain, avait  pourtant annoncé à El Heraldo que les vols de drogue avaient chuté abruptement: « durant  les 12-18 derniers mois, le nombre de traces ou les vols, qui atterrissent au Honduras ont énormément diminué. Nous parlons d’une réduction de plus de 80%. » Cette tendance était encore vraie à partir de mai 2015, quand le général Kelly  du US Southern Command a affirmé que les vols de drogue en général étaient en baisse partout, et que le Honduras avait chuté de la première à la cinquième place en tant que destination pour les vols de drogue. Cependant, il y avait des signes au début de 2015 comme quoi ça n’allait pas se passer comme en 2014″ note avec justesse l’auteur de l’article en date d’octobre dernier. Car l’avis de  William Brownfield, ressemblait plutôt à de la méthode Coué, à relever nombre d’avions transportant de la coke retrouvé dans l’année écoulée.baron crashé Déjà, une photo datant du 15 août 2014 avait annoncé la tendance qui allait suivre : celle d’un gros Beechcraft 200 de 11 places, à fière allure construit en 1998, immatriculé N70AJ, retrouvé le nez planté dans la terre,  train avant brisé, un avion retrouvé à La Mosquitia et annoncé par les autorités comme « complètement détruit« .  L’avion avait servi auparavant d’ambulance aérienne en 2013, chez Aerocare (il avait aussi changé 20 fois d’immatriculation !) . Le 17 mars, le même appareil avait le chemin de la Nouvelle-Orléans à Cancun. Il appartenait à Central Virginia Aviation Inc, installé à Petersburg, en Virginie, après avoir failli devenir… mexicain. En mars, au même endroit on avait déjà retrouvé un avion sans immatriculation, un Piper Aztec blanc intact, aux deux tons de bleu, lui aussi abandonné, avec des traces de cocaïne à bord (ici à droite)..

Pourtant, en janvier 2015, l’armée hondurienne qui avait reçu trois radars achetés 30 millions de dollars à Israël annonçait que ça en était fini des vols de cocaïne au dessus du pays… ce qui avait laissé pas de circonspects… « En supposant que le flux de drogues que vous connaissez au Honduras a en fait été réduit, cela vaut la peine de se poser la question de combien le bouclier de l’air de l’armée aurait contribué à un tel phénomène. Le premier radar du Honduras est devenu opérationnel en mars 2014, – le pays a approuvé la loi autorisant d’abattre les avions de la drogue deux mois avant –  et pourtant l’armée prétend que, dans ce laps de temps, elle a pratiquement éradiqué la drogue. Même si le bouclier aérien a eu un impact considérable sur le trafic transnational de drogue au Honduras, le pays doit encore faire face à des problèmes de sécurité publique,  qui affectent la vie quotidienne de ses citoyens. Ceci est, après tout, une nation qui a enregistré le taux d’assassinats le plus élevé du monde en 2014 », selon Human Rights Watch.

En mai on apprenait qu’un aavion saisivion (ci contre à gauche) posé en 2006 immatriculé XB-JPL à Tocontin (Tegucigalpa), de nuit, après que l’aéroport ait été fermé, et laissé abandonné plusieurs jours, puis saisi et revendu une bouchée de pain (736 000 dollars seulement) par le gouvernement du Président Manuel Zelaya n’était autre qu’un cadeau du trafiquant « El Chapo » à un politicien. Les deux pilotes avaient été arrêtés. Selon le député Mario Pérez, les deux pilotes mexicains, avant de disparaître tranquillement avaient été interrogés et auraient en effet déclaré que l’envoyeur était bien « El Chapo » Guzmán.

La nouveauté est survenue en février, avec l’article d’un journal… brésilien qui annonce que le trafic provenant de son pays est le fait au départ des vénézuéliens, avec la coke des Farcs colombiens, qui emportent la drogue au Venezuela vers le  Honduras pour atterrir chez les cartels mexicains de Sinaloa et Los Zêtas. Pour chaque vol, les militaires mexicains payent jusqu’à 400 000  dollars aux  militaires vénézuéliens révèle le magazine, citant « des documents officiels fournis par une source de la Police fédérale brésilienne ». el diarioLa source étant en fait Paulo Flores, Ronald Roland et Manoel Gonsalez, trois détenus, des trafiquants de drogue présumés. « Un avion a atterri en outre, une ville dans l’Etat de Zulia, près de la base militaire de Maracaibo » et « les trafiquants au moins une fois versée une somme supplémentaire de commission de 100 000 dollars pour prendre un avion dans un hangar de l’armée vénézuélienne » note le même article. Les mêmes versent jusqu’à 200 000 dollars à des policiers honduriens », ajoute-t-il. Et la confirmation arrive en effet le 10 mai, avec la chute inopinée d’un avion dans la communauté d’indiens Wawina dans le secteur d’Huas, dans le département de Gracias a Dios. L’avion, complètement calciné, transportait de la drogue… c’était certes de la marijuana, mais le 11 mai, on a retrouvé un pilote sévèrement brûlé dcommanderans l’hôpital voisin de Tocoa, Colón.  l’homme est brésilien, et il s’appelle Flavio Augusto Gómez. L’avion, un Cessna 206 datant de 1979, était immatriculé XB-AYS. Le second pilote, Darío Urtuzuástegui Gutierrez,  était lui mort carbonisé. L’avion s’avère être l’ex N732YN de Skytram Aviation Inc. En fait les trois hommes cités au départ sont les responsables d’un cartel brésilien… évoluant dans la région de Sinop (mais ça nous le verrons plus en détail quand nous aborderont le Brésil, qui à ce jour échappe toujours à notre enquête… l’un des trois hommes arrêtés détenait une compagnie d’hélicoptères dont la police avait filmé les vols emportant de la cocaïne (ça aussi nous le verrons un peu plus tard)!  En juillet, c’était un Aero Commander qui avait tenté de décoller du Goloson International Airport à La Ceiba, avec à bord 400 gallons de kérosène et 12 000 dollars. Les deux pilotes avaient été arrêtés, on les verra menottés devant l’appareil.

learjetEn juillet toujours, deux pilotes mexicains se posent la nuit dans un avion sur l’île de Roatan au large du Honduras (c’est à environ 400 kilomètres au nord de Tegucigalpa) laissent l’appareil, sur place et quittent l’aéroport sans donner d’explications. L’avion est immatriculé XB-LTD et il vient bien du Mexique. Or c’est un Learjet 25B qui est donc ainsi retrouvé abandonné. Un des pilotes Calderon Cortés  est arrêté le 29 juillet à l’aéroport international Ramón Villeda Morales de San Pedro Sula, dans le nord du Honduras, où il essayait de fuir le pays en prenant un vol ordinaire. Les deux autres pilotes qui ont amené l’avion, identifiés comme Carlos Rafael Ramirez et Enrique Arias Gaona, étaient déjà retournés au Mexique dès le 17 juillet sur un vol commercial ordinaire. L’avion (en photo à droite, de Sin Embargo), dans lequel les autorités honduriennes ont trouvé des traces de cocaïne, qui en est à sa 16 ème immatriculation depuis 1971, avait déjà été mis à l’abri par les militaires et le Bureau administratif des biens saisis (OABI). Le 26 juillet, il est saisi définitivement par les douanes honduriennes et décommissionné. Comme prise de guerre anti-drogue ! Un appareil aussi ancien (il est né il y  50 ans !) qui n’a en fait que peu de valeur : il  se négocie à 100 000 dollars seulement (un Learjet de 1968 est ici annoncé à ce prix).

avioneta
En août, le 22, c’est dans le département de Colón, dans la partie Caraïbe du Honduras, que l’on découvre par la presse les restes d’un bimoteur vénézuélien, « il a été « brûlé » par son équipage, qui a pris la fuite avant que les autorités n’arrivent, a déclaré à Efe le colonel Germán Alfaro, chef de l’opération Xatruch, qui a son siège en Basse Aguán (Caraïbes). L’avion « aurait transporté de la cocaïne, mais son montant n’a pas été déterminé, » a dit la source militaire. Dans de tels dispositifs les trafiquants transportent habituellement au moins  2 000 kilos de cocaïne, selon les autorités. » En 2013, le 28 octobre un avion similaire avait été retrouvé incendié le long d’une piste clandestine . Il portait le numéro d’immatriculation N895AC c’était un Beech C90 appartenant à Global Ventures Inc de Wilmington dans le Delaware (photo ici à droite). Direct Global Ventures, Inc, dirigé par le guatémaltèque Michael Zureikat, détenait aussi un Learjet 55, le N890AC, ex ambulance AeroCare, cédé depuis à Mark Solomon Trustee. Visiblement, il s’intéresse aux avions… 

conquest1Autre appareil incendié : le 14 septembre,dans la municipalité d’ El Jobo à San Esteban, Olancho, près de Tegucigalpa, des voisins entendent des bruits sourds au petit matin, suivi d’explosions. Le lendemain la police découvre les restes calcinés d’un gros bimoteur. L’avion est  cette fois dépourvu de tout signe distinctif. Il n’y avait aucune piste d’atterrissage sur place, seule une vaste étendue de terrain plat. Les vestiges de l’avion révèlent par des détails (la profondeur fixée sur leavioneta-olancho1-2 fuselage et non sur la queue, les énormes pipes d’échappement faisant le tour de l’extrados, l’avant aux doubles compartiments à bagages bien visibles) qu’il s’agît bien d’un bon vieux Cessna 441 Conquest II à turbopropulseurs (modélisé ça donne ça). Un des avions préférés des trafiquants ayant tenté la traversée de l’Atlantique (ici celui de trafiquants, racheté à l’Etat mexicain après avoir été saisi pour… trafic de drogue)… manifestement, l’avion d’Olancho a réussi à se poser sans encombre et a été détruit par le trafiquants. Un principe des dizaines de fois vus… au Venezuela.

bae hawker 700Des jets conduits par des pilotes mexicains à la réputation de casse-cous, le Honduras en avait vu  arriver un en décembre 2013… qui n’avait pas su freiner à temps et était sorti de la piste de l’aéroport de Roatan en s’enfonçant dans les taillis. Surprise, les pilotes ne l’étaient pas, mexicains.
Le Hawker N545GM, qui n’avait pas annoncé de plan de vol préalable. L’avion, qui avait été repeint à neuf, venait juste d’être vendu par le « célèbre « Bank of Utah Trustee » (qui détient un nombre incalculable d’avions) à des mexicains. Il aurait dû porter une immatriculation mexicaine en XA... ce que manifestement il n’arborait pas. L’avion avait été lui aussi saisi, dans l’attente d’explication. Mais surprise, les pilotes n’étaient pas mexicains. Juan Ramon Martinez Anariba du Honduras, était originaire d’El Progreso, dans l’Etat du Yoro et il ératétait donc hondurien; Guillermo Gutiérrez Bolaños était bolivien et Winston Orlando Gonzalez Centon, originaire du Guatemala âgé, de 19 ans seulement. Les trois avaient affirmé s’être posés à cet endroit dans l’espoir d’y vendre l’avion. Au final, on déclarera que c’était le mauvais temps qui avait été la raison du détournement du plan de vol initial. Etrangement, le 9 mars de l’année suivante (2014), alors que Juan Ramon Martinez Anariba était au restaurant à faire la fête avec des amis, et qu’un un coup de fil l’appelait  au dehors, un homme était venu tranquillement à sa hauteur lui loger plusieurs balles en pleine tête. « L’homme était connu comme étant un commerçant » avait dit alors la presse. Commerçant… et pilote à ses heures. Visiblement, d’aucuns n’avaient pas apprécié son atterrissage raté… L’avion avait été vendu le 5 janvier 2012 à une société appelée K.B.H. Aviation SA, dont le siège était au… Panama, à Marbella comme le montre le document ci-dessous (montage de l’accord de 14 pages signant la vente) :

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Etonnant encore lorsqu’on retrouve un document de 2011 évoquant la société KBH, mais pas à un endroit où on l’aurait attendue : « Jet Commercial (CJI) va entreprendre le travail de modifier une  configuration de palettes SF 12 pour un B727-200 de passagers converti en cargo pour KBH Aviation SA, représentant son client, la police fédérale du Mexique (police fédérale du Mexique). L’avion, un B727-264C a été construit en 1981 et sera converti en vertu des certificats aéronautiques d’Engineers, Inc. (AEI) de type supplémentaire (STC). Avec plus de 70 conversions exécutées, CJI est le Conversion Center AEI le plus expérimenté. L’avion sera installé également avec des winglets Dugan Air par CJI. » L’appareil concerné est le superbe XC-MPF (ici dans son ancienne livrée bien moins chatoyante).

Le 25 septembre, un monomoteavionet droga cessnaur Cessna 210 (à train rentrant donc) s’écrase près de la municipalité de San Félix, Tripoli, entre La Masica et San Juan Pueblo,  en Atlántida sur la côte Caribe, a à  350 kilomètres au nord de la capitale. Un Cessna monomoteur avec à bord deux jeunes, Francisco Ismael Meza, originaire de Silca, en Olancho, et German Enrique Bustillo, de Olanchito, dans le Yoro. Si les jeunes pilotes sont bien honduriens, dans les vestiges calcinés on retrouve une carte bancaire  mexicaine, deux téléphones cellulaires avec leurs mémoires respectives, un téléphone satellite Iridium, deux bidons, l’un avec du carburant pour aéronef et l’autre vide. « En outre, les pompiers ont trouvé une facture d’achat dans une pharmacie dans la ville de Cholula, au Mexique, au nom de Hugo Marquez, qui suggère aux autorités que l’avion a décollé à partir de là » indique l’article. L’appareil n’avait déposé aucun plan de vol, ajoute-t-il. Selon laDirección de Lucha Contra el Narcotráfico (DLCN)., les deux jeunes pilotes étaient en relation avec le trafiquant Carlos el Negro Lobo; livré aux USA en mai 2014. 39 billets de 100 dollars totalisant 3 900 dollars avaient été trouvés entretemps dans le portefeuille d’une des victimes, laissant entrevoir des activités douteuses.

aztrec à terreEn octobre, le 22, à La Cuarenta, c’est un autre avion encore qui s’écrase, un avion immatriculé N40212, un Piper Aztec PA-23-250 de 1979 appartenant au départ à un dénommé Rosario Luis Del, de Miami, en Floride qui s’est placrash avionnté nez en avant dans un champ boueux d’une hacienda d’El Jiote au nord de l’agglomération, à El Progreso, dans l’Etat de Yoro. Dedans, il y a  16 lampes et 14 lanternes avec leurs supports, deux gilets de sauvetage, et même un dinghy gonflable, plus quatre fûts de plastique avec environ 65 gallons de carburant et un millier de pesos colombiens. L’éventail complet du matériel des trafiquants devant voler au dessus des eaux ou se poser en plein champ. L’avion aurait contenu entre 600 kg et 1 tonne de cocaïne selon la police. Les riverains affirment avoir vu plusieurs voitures autour de l’épave, après le crash. Coïncidence ou action volontaire, l’appareil était tombé dans une ex-propriété d’un gang des Cachiros, saisie entre 2013 et 2014 par le gouvernement pour trafic de drogue et trafic d’armesTout autour, on a en effet des biens désormais gérés par le Bureau Administratif des Biens Saisis (OABI), tous vides, répartis dans les départements de Cortes, Colon et Yoro, avec 11 maisons, deux bâtiments, deux hôtels, cinq domaines dont un comportant une entreprise de transformation de l’huile de palme deux lots, un immeuble, et même un zoo, et un centre d’écotourisme lié au clan. Les trafiquants étant liés à Juan Gómez Meléndez, ex gouverneur et député assassiné en janvier 2015. L’atterrissage du bimoteur avait fait l’objet de préparations. Trois jours avant, des hommes avaient en effet été aperçus faire des coupes sur des arbres alentours ou en abattre, avaient remarqué les habitants. Le 4 juillet 2014, c’était un Cessna 340 immatriculé TG-COX qui s’était posé à  Coyotes Central, près d’Olanchito sur une des anciennes pistes de la Standard Fruit Company, soupçonné lui aussi d’avoir transporté de la drogue. Le pilote avait prétexté un ennui moteur pour se poser. L’avion avait son propre hangar à La Aurora Internacional au Guatemala.

Le bilan de l’année est donc plutôt catastrophique, mais les autorités visiblement, ne veulent pas le voir, comme le note El Nuevo Diario le 1er octobre 2015 qui fait l’éloge de la réduction des arrivages d’avions de cocaïne en 2014 : « le Honduras a réduit de 98,11% le nombre d’atterrissages d’avions transportant des drogues ces cinq dernières années, et a saisi environ 8 263 kilos de substances interdites et détruit 80 pistes d’atterrissage clandestines, a déclaré un officiel aujourd’hui ».  On ment, ouvertement : « Le chef de l’exploitation de la police du Honduras, Hector Ivan Mejia, a déclaré aux journalistes que, en 2011, 106 avions ont atterri leur pays transporter de la drogue, et en 2015, a été réduite à deux, représentant un 98,11% de moins ». Ah voilà donc l’explication : on a acheté des radars coûteux et il faut qu’ils soient… rentables. Or les exemples montrés ici dans l’année démontent la prétention à une telle réduction. A quoi peut donc servir cette méthode Coué gouvernementale, voilà tout le problème. Un nouveau gouvernement (de droite) a été élu le 24 novembre 2013, avec l’aide semble-t-il des Etats-Unis. C’est Juan Orlando Hernández qui a remporté l’élection, il est devenu président le 27 janvier 2014. Prendra-t-il le sujet de la drogue en mains, comme promis ? Rien n’est moins sûr, dans un tel pays ravagé par une criminalité hors-normes.

N5888KMais les choses évoluent, semble-t-il, quand même, avec une belle prise. Des barons de la drogue tombent, enfin. Le 18 décembre, c’est dans un autre Beechcraft, un Beech B300 SuperKing Air 350 immatriculé N5888K (photo Thomas Ramgraber) que montent en effet deux frères, Luis Alonso et Miguel Arnulfo Valle Valle sur l’aérodrome militaire de l’ Honduran Air Force (FAH), juste à côté du Toncontin International Airport, à Tegucigalpa. Ce sont en fait deux trafiquants, arrêtés avec le troisième frère Jose Innocent Valle Valle et sa femme Griselda Amaya Arguera qui seront extradés plus tard aux USA. L’avion décrit est en effet enregistré comme appartenant au Département de la Justice US… !!! C’est surtout avec leur arrestation la découverte d’un réseau de trafiquants honduriens habitant Copan, ancienne cité Maya, lié à El Chapo, menant un voie très « glamour » selon la presse hondurienne. Des villas décorées d’un goût douteux, avec piscine bien sûr, les épouses des narcos craquaient l’argent çà qui mieux mieux (ici le défilé des horreurs de goût accumulés dont les plafonds peints façon Pompéi). Une famille de trafiquants menée par le bout du nez par les sœurs Lemus, Jasmine et Mayra, en fuite juste après l’arrestation d’Arnulfo, le chef de clan. A Copan, elles menaient grande vie, dit-on, « organisant dans leurs villas ou dans des hôtels de grandes fêtes, des célébrations d’anniversaire avec des ensembles et des stylistes internationaux qui étaient disponibles 24 heures sur 24 pour répondre à vos caprices » peut-on lire. La coke comme mode de vie bourgeoise, en quelque sorte. Du clinquant partout, le propre des arrivistes démunis d’éducation et de goût. Des gens riches en tout cas : les juges ont fait saisir… 52 propriétés leur appartenant. « Le chef de file des trois femmes était toujours Mayra, qui se mêlait à la vie politique et était même devenue lors de la dernière élection générale adjointe au maire pour le Parti libéral. » note le journal (en photo; Mayra Lemus pose avec trois robes différentes dans sa villa de El Espíritu, à Cotán).

En fait, les sœurs Lemus les ont déjà quittés auparavant : craignaient-elles l’arrestation de leurs proches, comment l’auraient-elle appris (par la voie « politique » et leurs relations dans le milieu local ?)valle mujer. Laissant paraît-il leurs maris éplorés : les cocus de la coke, en quelque sorte ! « Ils se déplaçaient avec leurs propres gardes du corps où ils voulaient, quand ils le voulaient et personne ne les arrêtait parce qu’ils avaient le pouvoir« , déclare Julian Pacheco, ministre de la sécurité. Des trafiquants aux très grands revenus, grâce à la cocaïne. « Les frères de la région de Copan ont maintenu une relation de travail de cinq ans avec le célèbre transporteur salvadorien Sibrián Ernesto Jorge Ulloa, alias Chou (depuis extradé au Salvador, il y a écopé de 77 ans de prison en novembre 2014) qui est également lié au cartel de Sinaloa. Via cette société,  avec Ulloa, les cargaisons de drogue de Valle étaient envoyées au Salvador (…) Les premières livraisons reliant la vallée remontent à juillet 2008, lorsque les deux groupes Ulloa Sibrián- Valle ont amené 270 kilos de cocaïne, comme enregistré dans le témoignage d’un employé de Chou qui a été capturé en 2011 avec un kilogramme de cette drogue dans une station d’essence à San Juan Opico. (…) Parfois Sibrián Ulloa achetait la drogue au cartel Valle, indique ce dossier (…) Un dénommé Fausto était un de ceux qui transportait l’argent. Un témoin a déclaré qu’à une occasion, Faust à apporté 800.000 dollars, à titre de paiement pour 90 kilos de cocaïne. dollarsCet argent aurait été reçu par Arnulfo Valle (…). À une autre occasion, Fausto et le témoin sont allés dans une ferme d’El Espíritu, détenue par Arnulfo Valle, pour apporter 745 kilos de cocaïne »(…). 

Lorsque les policiers étaient entrés dans la villa, ils avaient dû creuser le jardin (ici à gauche) pour découvrir la cachette aux billets, déposés dans un fût de plastique enterré. Il y en avait pour 1,3 million de dollars en coupures !!! Une goutte d’eau : les calculs de l’administration hondurienne parlent de 50 millions de dollars de revenus annuels générés par le trafic sen cinq ans ! Lors de l’une des opérations menées, ont été capturés Glendys Herminia Valle, Miguel Angel Espinoza Lopez, Willian Eulises Anael Antonio Vargas Reyes et Chávez Guevara (au Salvador). Leur plan a été  découvert alors qu’ils s’apprêtaient à réaliser la livraison de 295 kilos de cocaïne (en 2009) sur un site vallonné près du village de San Francisco Sumpul, municipalité de Sinuaea, dans l’Ocotepeque. La drogue était cachée selon les spécialistes dans la voiture, dans laquelle ils étaient ». Mais  en 2009, deux  juges sur trois chargés de l’affaire avaient déclidé  de clore l’affaire !!! Preuve de la terreur qu’ils faisaient régner sur place ! Depuis, leur dossier a été rééouvert. En juillet 2015, les trois frères Valle pourtant extradés, les journaux parlaient déjà de la « réorganisation » du clan, à Copan. C’était déjà reparti ! « Les chiffres sur la violence de 2012 ont placé Copan comme étant l’un des départements les plus violents du Honduras, avec un taux de 104,7 homicides pour cent mille habitants, la diminution du nombre s’est traduite en 2013, lorsque le taux d’homicide publié par l’Observatoire de la violence se situait à Copan avec 61,9%, une baisse significative de 50%. Mais en 2015, ce taux a augmenté de cinq points… «   Pourtant, surprise, dans l’accusation américaine contre les frères Valle Valle, seul un meurtre leur a été imputé à Arnulfo : celui de José Cristian Espinosa Erato, en mars 2014 au Honduras. Celui d’un rival sur le marché ! Les règlements de compte qui avaient suivi la « réorganisation » du clan Valle, à l’évidence. Les sœurs Lemus sont elles toujours introuvables, à l’heure actuelle. Aux Etats-Unis, le 5 janvier dernier, les frères Valle se déclaraient coupables de trafic de cocaïne, en espérant que de l’être pour 5 kilos seulement (le motif actuel de leur arrestation) leur éviterait un long emprisonnement.

Jaime-RosenthalLe pays ne sort pas de la violence engendrée par le narcotrafic. Miss Honduras, enlevée puis assassinée, en a fait les frais avec sa sœur en novembre 2014. Tout le pays est gangréné. Jusqu’au plus haut de l’Etat, car des politiciens sont en cheville avec les trafiquants notoires. Le pire exemple du genre étant celui de la découverte des malversations de la famille du magnat Jaime Rosenthal (photo El Tiempo), 79 ans, leader du  Parti Libéral et candidat à plusieurs reprises à la candidature présidentielle. Juan Orlando Hernández une fois élu trouve aussi là le moyen d’affaiblir un adversaire politique et surtout son parti d’opposants, mais à sa décharge il faut convenir que l’enquête sur les agissements de la famille Rosenthal avait commencé bien avant son élection. Son père, Yankel Rosenthal, était un juif qui avait émigré de Roumanie arrivé sans le sou au Honduras en 1929. L’incroyable réussite des Rosenthal (la famille détenait 20 entreprises différentes dans le pays et 23 propriétés foncières, Jaime ayant accumulé une fortune personnelle de 690 millions de dollars) avait fait des jaloux, c’est évident. marathonAujourd’hui, le neveu de la famille dirige le plus grand club de football du pays, le Marathon, à San Pedro Sula (un football bien lié à l’empire du crime dans le pays). Commencée dans l’élevage bovin, elle l’avait conduite en 1974 à créer sa propre banque, si bien que l’ arrestation de son patriarche et sa chute avaient eu deux conséquences inattendues : la première et la plus dramatique étant la fermeture de sa fameuse banque, qui avait provoqué l’émoi chez ses clients. L’Etat ne pouvant totalement calmer le jeu en déclarant ne pouvoir couvrir que les dépôts supérieurs à 9000 dollars, grugeant les plus petits dépositaires, effondrés. La seconde, plus étonnante, avait eu plus de répercussion médiatique. C’était celle de l’annonce de près de 10 000 crocodiles devenus cannibales par la force des choses, les employés de la ferme où ils étaient parqués n’ayant plus d’argent pour les nourrir et n’étant plus payés eux-mêmes. La ferme, Crocodrilos Continental, s’étale en effet sur 70 hectares, les 11 000 crocodiles américains (Crocodiles Acutus) y occupant pas moins de 135 mares. Les crocodiles étant destinés à finir en sacs à mains pour les riches héritières de Miami ! crocodilosLa ferme avait aussi quelques lions. Les sociétés diverses de Jaime faisaient en effet de tout, outre les peaux de crocodile : du ciment, de l’immobilier, des articles en cuir, des assurances, un écoparc (Ecoparque Joya Grande) des bovins, des projets agro-industriels, du tourisme, de la télévision par câble et des médias…  et parmi ces médias, le journal El Tiempo (et il savait  l’utiliser), et une chaine de télévision (Channel 11). Avec Jaime, son propre fils Yani, 50 ans et son neveu Yankel, 46 ans avaient été finalement arrêtés et accusés de blanchiment d’argent provenant du trafic de drogue, après une très longue enquête démarrée aux Etats-Unis. Le groupe Rosenthal s’appuyait sur son paravent du Grupo Continentainstallé au Panama. 19 ses sociétés ont été saisies en octobre 2015. Trois sociétés offshore d’investissement avaient été repérées lors de l’enquête américaine : Shalimar, Ltd., Desland Overseas, Ltd., et Investissements Preyden, Ltd, tous situés dans les îles Vierges britanniques : le bon vieux plan classique de la magouille financière. L’OFAC avait identifié également trois entités américaines en Floride : Inverciones Continental U.S.A., Corp., Shalimar Real Estate Holdings II, Inc., and Shalimar Real Estate Holdings III, Inc. Toutes trois bloquées également.

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15-10-08-honduras-cachiros-checkLe lien entre les Rosenthal et le gang de la famille des Cachiros, longtemps masqué, a fini par éclater au grand jour raconte « Inside Crime » dans un excellent article sur les liens entre les élites et le pouvoir au HondurasAu sein du groupe Continental, justement, on trouvait en effet des membres des Cachiros et ce n’était pas un hasard. Les liens dataient de longtemps. Santos Rivera Maradiaga, le patriarche de la famille, avait comme Jaime, commencé à vendre des bovins à viande et les avait amenés à l’abattoir des Rosenthal à San Pedro Sula, à la fin des années 1970 et début des années 1980. C’est là que les deux familles ont lié leur sort. Mais c’est plus tard en 2006 que ses liens se sont fort renforcés, via des prêts bancaire et une cavalcade de chèques : « la grande entente entre les Rosenthal et les Cachiros a commencé en 2006, lorsque la Banque leur a prêté de l’argent pour leur bétail et leurs sociétés laitières. «Nous avons commencé à avoir une relation avec eux, par des prêts, lorsque les relations ont commencé avec la banque », a expliqué Patricia Rosenthal. «L’usine de conditionnement de la viande ils la connaissaient déjà. Ils  nous ont apporté plus de bétail et nous nous sommes dit, « regardons, cela pourrait être un bon client », et nous leur avons prêté de l’argent pour qu’il achètent des bovins et des fermes laitières. Ils ont vendu les produits laitiers à la Ceiba et ont acheté un grand ranch de bétail, le bétail lui-même et d’autres usines de conditionnement de viande. Pour la banque, Ce ne fut pas une mauvaise affaire, je veux dire qu’ils avaient de bonnes bêtes. Leurs acheteurs nous payaient directement, et c’était de gros acheteurs. Les  Rosenthal affirment que la famille Rivera Maradiaga est passée au-dessus du processus de vérification de la banque et a remboursé ses prêts avec ses chèques de ses clients, et non par sa trésorerie. (Voir un exemple d’un chèque signé par Jaiver Rivera Maradiaga ci-dessous, le 15 octobre 2008). D’autres prêts ont suivi, y compris pour de vastes exploitations de palmiers africains des Cachiros. Les Rosenthal disent que la relation avait un sens parce qu’ils travaillaient fort dans leurs projets agricoles. Ils ont dit que Continental avait trois branches à Tocoa, dans l’épicentre des activités de Cachiros au moment de leur apogée. » Bien entendu prècise l’article, les Rosenthal n’avaient pas su que les Maradiaga faisaient déjà aussi dans le trafic de drogue…. ce qui est difficile à croie et ce que démentent les faits :   « cependant, les Rosenthal admettent qu’ils avaient entendu des  rumeurs sur les Cachiros,  bien avant la désignation du Trésor américain. Et au début de 2012, les Rosenthal étaient clairement inquiets : « en mars de cette année, 18 mois avant que les fonctionnaires du département du Trésor des États-Unis ne mentionnent les Cachiros par leur nom, Jaime Rosenthal avait écrit une lettre à l’ambassadeur des États-Unis Lisa Kubiske. (Voir une copie partielle de la lettre ici) « chez Banco Continental, SA nous sommes et voulons être très prudents à propos de notre entreprise et de nos clients ».  « Depuis que Grupo Continental est impliqué dans de nombreuses entreprises, y compris l’agro-business, nous devons être prudents sur les gens, surtout avec qui nous faisons des affaires. » avait-il écrit. Comme déjà pour se disculper.

Le pays est gangrené en profondeur, des pans entiers de l’économie appartiennent au narco-trafic. Pas sûr que le gouvernement mis en place récemment soit capable d’endiguer le flux. Mais la fin des Valle et des Cachiros, appelés aussi « Les cousins »(« Los Primos »)  saluée ici par l’ambassadeur US au Honduras semble marquer un grand pas, néanmoins, dans la lutte contre le trafic de cocaïne dans le pays.

on peut relire :

en 2011 :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xv-le-honduras-du-90482

en 2013 :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxii-retour-au-136880

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxiii-retour-au-136882

pour tout savoir sur les Vallle :

http://es.insightcrime.org/noticias-sobre-crimen-organizado-en-honduras/valles-perfil

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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INFOS: le détournement des précurseurs de drogues est un problème mondial qui appelle une réponse planétaire

coopération internationaleCoopération internationale

Le détournement des précurseurs de drogues est un problème mondial qui appelle une réponse planétaire. C’est pourquoi la coopération internationale est essentielle pour prévenir ce phénomène à l’échelle mondiale.

Les Nations unies et l’OICS

L’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) est un organe indépendant et quasi-judiciaire des Nations unies chargé de surveiller l’application des conventions. Il a été établi en 1968 en vertu de la Convention unique sur les stupéfiantspdf de 1961. L’OICS a pour mission de contrôler et de faire connaître les mesures prises par les différentes parties contractantes pour empêcher le détournement des précurseurs de drogues, et d’aider les administrations nationales à remplir les obligations qui leur incombent au titre des conventions. Il élabore également des rapports annuels sur la situation mondiale en matière de contrôle des drogues, ainsi que des rapports annuels spécifiques sur la mise en œuvre de l’article 12 de la convention de 1988 des Nations unies, qui fournissent une analyse détaillée de la situation mondiale en matière de détournement des précurseurs de drogues.

L’OICS a mis au point des outils utiles pour renforcer la coopération internationale: le système de notification en ligne préalable à l’exportation (PEN Online) et le système de notification des incidents concernant les précurseurs (PICS).

Pour en savoir plus sur l’OICS, et notamment sur les activités du service chargé du contrôle des précurseurs, consultez son site web.

Accords de l’UE avec des pays non membres

Outre le cadre international de coopération inscrit dans la Convention des Nations unies de 1988 contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropespdf à laquelle adhèrent pratiquement tous les pays et régions du monde, l’UE a renforcé sa coopération avec certains pays non membres en concluant des accords bilatéraux visant à empêcher le détournement des précurseurs de drogues en contrôlant le commerce licite.

Jusqu’à présent, l’UE a conclu des accords de «coopération pour le contrôle des précurseurs et des substances chimiques utilisés fréquemment pour la fabrication illicite de drogues ou de substances psychotropes» avec 11 pays:

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Ces accords constituent une base juridique et prévoient une coopération en matière de contrôle des échanges et d’assistance administrative mutuelle (échange d’informations). Ils permettent en outre d’échanger des informations sur les tendances et les modes opératoires observés dans le trafic et le détournement de précurseurs, et de trouver des solutions adéquates pour lutter contre ces phénomènes.

  • Ces accords établissent également un groupe mixte de suivi, qui est le principal forum de discussion permettant aux parties d’aborder des questions d’intérêt commun.
  • Un tableaupdf(71 kB) Choisir les traductions du lien précédent donne un aperçu des réunions organisées au cours des trois dernières années.
  • En dehors de ces accords bilatéraux, l’UE a conclu, ou est sur le point de conclure, des accords commerciaux ou d’association avec d’autres pays non membres, contenant des dispositions générales en matière de lutte contre les drogues illicites, y compris la prévention du détournement des précurseurs de drogues. Ces dispositions peuvent être considérées comme une base juridique suffisante pour la coopération internationale entre l’UE et ces pays en vue du contrôle des précurseurs de drogues, même s’il n’existe pas d’accord spécifique sur la prévention du détournement de ces précurseurs. Par ailleurs, la Commission organise un certain nombre de dialogues sur les drogues avec des régions ou des pays non membres importants (Brésil, Balkans occidentaux, etc.) de manière à créer une plateforme adéquate pour aborder les questions liées aux précurseurs.

http://ec.europa.eu/taxation_customs/customs/customs_controls/drugs_precursors/international_cooperation/index_fr.htm

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ANTILLES: au service de la DNRED et de l’OCRTIS, le capitaine de frégate Michael Vaxelaire prend le commandement du Germinal

Surfacier, le capitaine de frégate Vaxelaire a tout d’abord découvert les opérations de surveillance maritime ainsi que les opérations dites de service public que conduit la Marine nationale – les opérations de l’action de l’Etat en mer. Affecté à bord du patrouilleur La Boudeuse en océan Indien, il a ainsi participé à une opération de sauvetage au large de l’île de Sainte-Marie à Madagascar ou encore au déroutement d’un navire en action de pêche illégale dans la ZEE française.

Spécialiste de la lutte anti-sous-marine, le CF Vaxelaire est également un « chasseur » de sous marin.

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E.Mocquillon © Marine nationale – « Commandant Michael Vaxelaire »

 

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E.Mocquillon © Marine nationale – « Cérémonie de prise de commandement du CF Vaxelaire »

Son affectation à bord de la frégate anti-sous-marine De Grasse aura confirmé son engouement pour la chasse. Son envie de se dépasser perpétuellement le pousse ensuite à suivre le cours de plongeur-démineur. Certifié en 2004, il passe huit années opérationnelles intenses, tantôt déployé au large des côtes françaises, tantôt en opérations ou exercices multinationaux, tantôt en charge de l’entraînement et de la formation du personnel de la force de guerre des mines. Ce goût pour l’Humain, il le mettra également à profit lors de sa dernière affectation, au sein du service de recrutement de la Marine où il est chargé du recrutement des officiers.

Sa culture de la chasse, son expertise des opérations de l’action de l’Etat en mer, du travail en inter-administrations et en interalliés lui seront plus que bénéfiques pour l’exécution de ses nouvelles fonctions de commandant d’un frégate de surveillance, spécialiste elle de aa Douane

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S.Ghesquière © Marine nationale – « Interception de 220 kg de cocaïne et de 4 présumés narcotrafiquants par la frégate de surveillance Germinal le 17 avril 2015.

Cette opération était déclenchée dans le cadre d’une enquête de la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED) de Fort-de-France, avec l’aval de l’Office Central de Répression des Trafics de Stupéfiants (OCRTIS), illustration de l’efficience du travail en inter-administrations aux Antilles ».

Bilan des 18 mois de commandement du capitaine de frégate Samuel Dupont :

De juillet 2014 à janvier 2016, le Germinal a mené des opérations de lutte contre le narcotrafic dans l’arc caribéen et en océan Atlantique. Ces opérations spécifiques de l’action de l’Etat en mer constituent le coeur de métier des frégates de surveillance aux Antilles. 10 interceptions de navires transportant de la drogue ont été conduites par l’équipage du Germinal avec l’un ou l’autre des détachements hélicoptères embarqués (Panther de la 36F ou Alouette III de la 22S) permettant ainsi que plus d’une tonne de cocaïne et plus de deux tonnes de marijuana ne soient retirés du marché européen et que 15 narcotrafiquants ne soient écroués.

Déployée en Afrique de l’ouest d’août 2015 à novembre 2015, la frégate de surveillance Germinal a également participé à la protection des intérêts français dans la zone et contribué à la diminution de l’insécurité maritime en aidant les marines africaines riveraines à renforcer leurs capacités d’action dans les domaines de la sécurité et de la surveillance maritime. Plus de 130 marins africains ont été formés par l’équipage du Germinal durant cette mission Corymbe, des entraînements communs ont été conduits avec 5 marines africaines et le Germinal a représenté la France, la Martinique et la ville des Trois-Îlets en particulier dans 7 pays d’Afrique de l’Ouest.

Parfaitement intégrée dans le tissu local, la frégate de surveillance Germinal a intensifié son partenariat avec la ville des Trois-Îlets comme en janvier 2015 où cinq habitants de la commune des Trois-Îlets, ville partenaire de la frégate, ont eu l’opportunité de monter à bord pour vivre, durant neuf heures, la vie d’un marin embarqué.

Ces opérations entrent dans le cadre du lien nécessaire entre l’armée et sa nation.

Source :

Lieutenant de vaisseau Marine Monjardé
Directrice de la communication
des forces armées aux Antilles

– See more at: http://www.caraibcreolenews.com/index.php/service-presse/item/4399-antilles-le-capitaine-de-fregate-michael-vaxelaire-prend-le-commandement-du-germinal#sthash.wh42fsmA.dpuf

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Le 26 juin 2014, la frégate de surveillance Germinal et le bâtiment auxiliaire logistique mexicain Huasteco ont réalisé un entraînement conjoint au large de la Martinique.

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Marseille: Le passager d’Air Cocaïne attend son procès en appel

Nicolas Pisapia à Punta Cana, en République dominicaine le 27 octobre 2015

Nicolas Pisapia à Punta Cana, en République dominicaine le 27 octobre 2015DANNY ALVEAL AFP

JUSTICE

Marseille: Le passager d’Air Cocaïne attend son procès en appel

Mis à jour le 20/01/16 à 08h31

Le procès en appel de Nicolas Pisapia, le passager du Falcon d’Air Cocaïne, pourrait se dérouler avant cet été…

Le procès en appel de Nicolas Pisapia devrait bientôt avoir lieu. Originaire de Velaux, près d’Aix-en-Provence, cet homme âgé de 38 ans a été condamné à 20 ans de prison en première instance pour trafic de drogue dans l’affaire Air Cocaïne. Emprisonné pendant plusieurs mois, le passager du Falcon 50 vit désormais en liberté surveillée en République Dominicaine dans l’attente de son nouveau procès.

Selon son avocat, Julien Pinelli, la procédure d’appel doit démarrer mercredi 20 janvier avec une première audience. Purement formelle, celle-ci doit déterminer le calendrier des rendez-vous à venir, et notamment la date d’ouverture du second procès. « Ce sera sans doute avant cet été », indique le conseil qui déposera mercredi son mémoire en défense pointant notamment des « irrégularités » survenues lors de l’enquête et du premier procès.

Des preuves

« On a retrouvé des procès-verbaux qui n’ont pas été signés par les bonnes personnes, détaille Julien Pinelli. Nous avons aussi le témoignage de cet expert mandaté pour examiner le Falcon et les valises (contenant 680 kg de cocaïne) qui a reconnu finalement n’avoir pas procédé lui-même à cette expertise. Nous avons aussi la preuve que le parquet a négocié avec un témoin pour modifier son témoignage ». La défense espère que ces éléments permettront de prouver que « toutes les procédures ne se sont pas poursuivies parfaitement ».

En attendant, elle tente de mobiliser l’opinion et le gouvernement en France. « Tout le monde a parlé des deux pilotes (Pascal Fauret et Bruno Odos) qui se sont échappés mais en oubliant les deux autres Français qui sont restés sur place (Nicolas Pisapia et Alain Castany) », rappelle Philippe Malburet, président de l’association de soutien à Nicolas Pisapia. Pour mobiliser les médias et les élus, l’ASNP organise mercredi une nouvelle réunion publique d’information à Velaux avec Jean-Pierre Maggi, le député socialiste des Bouches-du-Rhône.

« On espère que la diplomatie française attire l’attention des autorités dominicaines sur la procédure en cours afin d’obtenir un procès équitable », indique Julien Pinelli qui espère surtout bénéficier du « soutien du Quai d’Orsay » pour le procès en appel. Interpellé « alors qu’il se dirigeait vers l’avion », Nicolas Pisapia n’aurait rien à voir avec les valises remplies de cocaïne qui se trouvaient à bord, selon son avocat. « Je crains en fait qu’il se soit retrouvé au milieu d’un règlement de comptes entre la DNCD (Direction nationale du contrôle des drogues), c’est-à-dire la police, et l’armée dominicaine », conclut-il.

http://m.20minutes.fr/marseille/1769179-20160119-marseille-passager-air-cocaine-attend-proces-appel

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DOUANE FRANCAISE (Nice): six personnes mises en examen à Nice pour fraude à la TVA sur des voitures allemandes importées

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Six personnes de la région de Nice ont été mises en examen lundi 18 janvier, dans une affaire de fraude à la TVA sur des voitures allemandes importées en France, pour un préjudice estimé à 3,2 millions d’euros, a appris l’Agence France-Presse (AFP) de source policière.

Trois auteurs de cette fraude ont été écroués jeudi et trois autres placés sous contrôle judiciaire, a précisé Eric Antonetti, chef du groupe d’intervention régional (GIR) de Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Un système de fraude répandu

Ce système de fraude est assez répandu. Les garages allemands acceptent un paiement en liquide à condition d’avoir un numéro de société en France. Le groupe de fraudeurs mis en examen la semaine dernière avait créé en un an huit sociétés, vite dissoutes, gérées notamment par des hommes de paille connus pour trafic de stupéfiants.

Ces sociétés ont enregistré près de 16 millions d’euros d’achats de véhicules à prix imbattables, représentant une fraude à la TVA de 3,2 millions d’euros, précise le commissaire qui a enquêté en collaboration avec les douanes de Nice. Selon France Info, les enquêteurs marseillais ont repéré l’activité des fraudeurs sur le site de vente en ligne Le Bon Coin. Si l’origine des paiements reste indéterminée, « ce système est très pratique pour blanchir l’argent de trafics de stupéfiants », a souligné Eric Antonetti.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/01/18/six-personnes-mises-en-examen-a-nice-pour-fraude-a-la-tva-sur-des-voitures-allemandes-importees_4849369_1653578.html#x1M25t3rRiFB2IZw.99

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Terroristas quieren los canales de tráfico de los carteles de droga hacia EE. UU. – LAGRANEPOCA.COM

Terroristas quieren los canales de tráfico de los carteles de droga hacia EE. UU.

Por Joshua Philipp – La Gran Época

Terroristas quieren los canales de tráfico de los carteles de droga hacia EE. UU.

Oficiales de policía al arribo de mas de 7 toneladas de cocaína en la policía aeroportuaria en Lima el 1 de septiembre de 2014. (Ernesto Benavides/AFP/Getty Images)

Organizaciones terroristas como ISIS están buscando entrar a Estados Unidos y según expertos regionales, que puedan entrar es sólo cuestión de cuánto dinero va a costar convencer a los carteles de droga que el riesgo vale la pena.

“Pienso que dada la chequera de ISIS, es sólo cuestión de tiempo”, dijo en una entrevista Scott Mann, un coronel teniente retirado del ejército.

“Quieren usar la red existente de narcoterrorismo que puede trasladar cualquier cosa—droga, gente o una bomba sucia”, dijo Mann. “Esta gente quiere aprovechar esta masiva red que les permitiría hacer pasar mercadería”.

El comercio de la droga es mucho más que simplemente carteles queriendo hacer dinero. Por toda la región, hay también organizaciones narcoterroristas instigadas por ideología política, y grupos como Hamás y Hizbulá, que usan el comercio ilícito para financiar sus actividades en el exterior”.

Mann ha sido testigo de primera mano de estos problemas. Durante sus 15 años en las Fuerzas especiales de EE. UU., fue enviado a países como Colombia, Ecuador, Perú y Panamá, donde ayudó a entrenar fuerzas del gobierno amigos de EE UU. sobre cómo defenderse contra los que no tienen ley.

“Trabajé mucho con los gobiernos para combatir grupos insurgentes como las FARC”, dice, refiriéndose al grupo narcoterrorista marxista, las Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC).

Aunque los grupos terroristas quieran entablar lazos con los traficantes de drogas, “hasta donde yo sé, no hay ninguna conexión hasta este momento entre los narcoterroristas e ISIS”, según afirma el Dr. José de Arimatéia da Cruz, investigador profesor adjunto del Colegio de Guerra del Ejército de EE. UU.

“Al menos no hasta este momento”, dijo Cruz en una entrevista telefónica. “Las cosas pueden cambiar en el futuro”.

Los cárteles dudan en involucrarse con grupos terroristas, la principal razón es que lo ven muy arriesgado. Cruz dice que “hasta el momento, si se comienzan a asociar con el terrorismo internacional, habrá más involucramiento de EE. UU. y eso afectará sus negocios”.

Aún así, según Mann, “el dinero manda, créame, en estas áreas; e incluso aunque estos muchachos tengan un poco de guía moral… pueden trasladar cosas para [ISIS] si el dinero es adecuado”.

“Yo vi de primera mano cómo se encuentran los dos mundos”, dice Mann, haciendo notar su trabajo combatiendo el narcoterrorismo. “Este nexo entre el terror y el crimen organizado está creciendo”.
Una diferencia de ideología

Aunque los grupos narcoterroristas son un gran problema en Latinoamérica, son diferentes de grupos terroristas como ISIS o Al Qaeda.

Según Mann, grupos narcoterroristas como las FARC tienen motivos financieros y políticos, y usan el comercio de la droga para financiar su causa. Son más una amenaza local, dice, pero ven a Estados Unidos como una amenaza a sus operaciones.

“Ellos quieren este ambiente de caos continuo para que puedan operar su empresa multimillonaria, y no ser inhibidos por Estados Unidos”, dice.

Según Cruz, “es cuestión de interpretación”.

“Cualquier grupo que esté contra el estado soberano o el gobierno puede ser etiquetado como organización terrorista”, dice. “Algunos de ellos no tienen nada que ver con el terrorismo y sus actividades están limitadas a América Latina”.

Por otro lado, ISIS ha estado reclutando soldados de las islas nación del Caribe, Trinidad y Tobago, un país que Cruz describe como “ground zero” (zona de impacto en inglés) para la gente que recluta terroristas.
Cruz hizo notar que ha habido entre 80 y 100 personas de Trinidad y Tobago que viajaron para unirse a ISIS y la gente de la región está preocupada de que si regresan seguirán involucrándose en terrorismo y posiblemente hagan blanco a Estados Unidos.

Según Mann, aunque los grupos de narcoterror están influenciados mas bien por el dinero, “es su trabajo trasladar estas mercaderías dentro y fuera de estas tuberías lícitas e ilícitas, lo cual los hace útiles para los extremistas islámicos”.
Una división internacional

El ambiente político en Latinoamérica ha alimentado al problema. Comenzó en los 90 con la Marea Rosa, dice Cruz. “Cuando tuvimos políticos de izquierda entrando al poder”.

Los gobiernos que llegaron comenzaron a cortar lazos con Estados Unidos, dijo Cruz, y la “mayoría de esos países trasladaron sus alianzas hacia Rusia, China o Irán”.

China persuadió muchas naciones aisladas en Latinoamérica con una clase de política de “vale todo”, y prácticas que hubieran causado la expulsión del mercado global por otros países, fueron ignoradas por China.

El resultado fue que muchos regímenes autoritarios o corruptos en Latinoamérica que hubieran colapsado si estuvieran solos, fueron sostenidos por el dinero de China.

“A ellos no les importa qué haces”, dice Cruz. “Rusia es igual. No les importa a quién les provee armas siempre y cuando las puedan vender”.

Según un informe del 5 de noviembre de la Comisión revisora en seguridad económica China-EE. UU., el régimen chino ha “señalado a gobiernos latinoamericanos que el desarrollo económico puede ser logrado sin adherir a prescripciones occidentales”, y sin tener que compartir “objetivos con EE. UU. por estabilidad regional y buen gobierno”.

En la práctica, toma varias formas. “Argentina se ha rehusado a negociar con los acreedores occidentales en parte debido a los préstamos alternativos de China”, dice el informe. Y gobiernos que de otra forma hubieran estado aislados en la región, son capaces de “sostener su orientación anti occidental”, incluyendo aquellos como Bolivia, Ecuador y Venezuela.

Este ambiente corrupto ha creado una clase de terreno de cultivo para el terrorismo.

Mann dice que los grupos de terror “están buscando estados frágiles donde gran parte de la población esté fuera del alcance o marginalizada por el gobierno”.

Él nota que aunque es improbable que ISIS haya hecho ya camino con los cArteles de la droga o los narcoterroristas, la tendencia es en esa dirección.

“Cuando ves que la tendencia se empieza a alinear”, dice, “es necesario tomar acción para adelantarse a esas tendencias en vez de armar luego una comisión para averiguar qué falló”.

http://www.lagranepoca.com/internacionales/41282-terroristas-quieren-los-canales-de-trafico-de-los-carteles-de-droga-hacia-ee-uu.html

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SANTO DOMINGO (Grand guignol à Punta Cana (7)): quand on reparle de Frank Colin, mais pas que de lui…

Les boîtes de nuit rencontrées à l’épisode précédent ont généré, et génèrent encore, énormément d’argent. C’est en effet hautement rentable : comme pour les hypermarchés, les investissements architecturaux sont faibles, pour un entrepreneur, sauf chez certaines comme celle qui a connu son heure de gloire en Corse, dans les années 90, comme on va le voir. D’où les rancœurs chez ceux qui ont été évincés du juteux circuit, les inimitiés qui peuvent tourner à des règlements de compte chez les tempéraments plutôt sanguins… . De conflits qui se terminent soit par des exécutions à moto, soit par des explosions mémorables, en Corse, en général. Et au milieu de tout ça, quand ce ne sont pas des footballeurs, ce sont des vedettes du show-biz qui déferlent, voire notre Jojo national, dont on a oublié  une peu la famille et le rôle qu’a pris dans sa vie son beau-père (alors autant le rappeler ici au passage). Des vedettes qui circulent en yacht, montrés comme billes de verre au milieu de la cour chez les élèves de maternelle : plus le yacht est grand, et plus elles sont admirées. Mais pour en avoir un de bonne taille, il faut être fortuné. Sauf chez un constructeur bien particulier, qui va se ruiner à en prêter plein à des…  truands notoires, mêlés à des trafics de drogue. Tous ces gens ont exercé une influence certaine chez Frank Colin, visiblement hypnotisé par tout cet argent visible et palpable, gagné parfois dans d’étranges circonstances, dont certaines restées ignorées des journalistes, qui n’ont pas assez épluché les journaux… roumains, pourtant plein d’informations. Ni non plus les moldaves, comme on va le voir.

L’argent généré par les boîtes de nuit rend certains nerveux, c’est bien connu. L’une d’entre elles va être réduite en miettes à l’explosif… et révéler en même temps les  liens entre le beau-père de Johnny et la famille Lantieri, si intéressée par le Cercle de jeux Concorde, à Paris. L’un des fils Lantieri, Paul, en 2010, était toujours en cavale depuis 2007 (ici à gauche filmé par FR3), mais trois ans plus tard il se livrera à l’étonnement général à la justice« En 2006, les policiers s’intéressent à Paul Lantieri, gérant d’un restaurant d’Aix-en-Provence, « La Rotonde », dont les conditions de rachat, six ans plus tôt, avaient intrigué la justice. Le 4 avril 2006, il a aidé à l’hospitalisation discrète d’Ange-Toussaint Federici, blessé lors dans la fusillade du bar des « Marronniers » à Marseille, au cours de laquelle ont été abattus un caïd local et deux de ses proches« . Mais ces liens n’ont pas empêché André Boudou de vouloir créer un boîte de nuit en Corse même. « Une troisième Amnesia voit le jour en France, plus précisément sur la commune de Bonifacio, petite ville située sur une falaise de calcaire. IMG_0002Nous sommes en 1995, année de la rencontre entre « Letti » et « Johnny » à Miami, et la Corse, notamment le sud, sort tout juste d’une élection présidentielle tumultueuse où gangsters et nationalistes jouent les francs-tireurs (…) ans plus tard, le 15 avril 2000, la boîte de nuit est tout simplement pulvérisée (ici ce qu’il en rest aujourd’hui). Des policiers attribuent l’explosion à un groupe de jeunes truands ayant l’intention de s’installer en Corse-du-sud : la Bande de la Casinca (1) aurait, avant l’attentat, abattu des membres de la famille C. présentée comme proche des Lantieri. Après l’attentat, vécu comme un ultimatum, « Paul Lantieri aurait préféré s’exiler sur Aix-en-Provence ». Ce serait donc Lantieri qui avait été visé dans l’explosion de la boîte d’André Boudou. Mais le même Boudou va mettre du temps à reconnaître qu’il le « connait » :  « Depuis la falaise de Bonifacio, les badauds ne peuvent que constater les dégâts : cinq charges de nitrate-fuel, de cent kilos chacune, ont pulvérisé l’Amnesia. L’attentat du 15 avril 2000 n’étant pas revendiqué, les enquêteurs découvrent très vite une coïncidence pour le moins troublante : cinq jours avant l’explosion, le 10 avril, l’administration fiscale avait adressé au parquet d’Ajaccio une plainte pour fraude fiscale contre Paul Lantieri (…) Si les bons comptes font les bons amis, il arrive aussi qu’un grand boum vienne simplifier les procédures fiscales, voire résoudre quelques petites tensions autour des caisses enregistreuses. Pressé de répondre aux questions d’un journaliste, André Boudou admet un lien d’amitié avec « Monsieur Paul Lantieri avec lequel, dit-il, il « a passé le dernier réveillon de fin d’année dans la montagne corse ». hallyday boudouQuand on sait que les frères Lantieri ont monté une Société civile immobilière et une SARL, la première louant les murs à la seconde, la seconde ne payant jamais le loyer à la première, et qu’une autre société gérée par Jean-Baptiste Lantieri aurait fourni en boissons l’Amnesia pour une somme globale de 900 000 francs, qui n’aurait pas été payée et qui n’aurait pas non plus été réclamée par « solidarité familiale », alors, oui, on peut comprendre l’embarras de Boudou. Son gendre n’est-il pas le « parrain » de la discothèque ? Plus tard, obligé de s’expliquer sur le montage financier d’une autre boîte parisienne en 2003, il déclarera au sujet des Lantieri : « Ce sont des amis très proches et des hommes d’affaires très sérieux que j’estime […]. Mais ils n’interviennent absolument pas dans le projet de l’Amnesia Paris »... Ici, une photo signée Pure People montrant Johnny Hallyday, Laeticia et son père, André Boudou, à L’Amnésia le 25 mars 2004.

jojo ford GTUn Jojo dépensier et flambeur, (depuis toujoursmais qui engrange à chaque tournée des quantités astronomiques de billets.  Ses concerts monumentaux lui assurent en effet un train de vie hors du commun. Des concerts qui rapportent combien,on en a eu une petite idée en 2010 avec un fiasco mémorable, celui de sa venue à Saint-Martin-de-Seignanx,  petit bourg de 5000 habitants près de Dax. Le 18 juillet 200,  on y attendait des milliers de spectateurs, et il y en y eut en effet 19 000 de présents – seulement- dans le stade. Mais pas assez encore, visiblement pour financer le 1,4 million d’euros réclamé par la tournée dont 875 000 euros pour le seul producteur, et 36 500 pour la société « BC Organisation ». Tout ça en raison du déploiement habituel d’un concert de Johnny soit « une centaine de techniciens sur place, 30 semi-remorques, 7 autobus, 260 projecteur, 2 écrans géants de 140 m2, 400 m2 de bâches et 60 tonnes de matériel pour la scène (de 66 mètres) voulue comme un opéra en ruine et des gardes du corps très à l’affut ». Le comité des fêtes du village avait vu trop grand et laissé ce jour-là une ardoise de 550 000 euros à la mairie, dont 300 000 seulement courts par une garantie bancaire et un emprunt. Pour la maire du village, du Parti Radical (de gauche) supportrice de la première heure, de Jojo, qui sera quand même réélue plus tard, le fiasco n’avait même pas été évoqué dans le compte rendu de la soirée : «  Vidé, laminé, exténué, ruisselant, il est parti dans son Hummer tout noir, vers ailleurs, dans cette voiture stupéfiante dans laquelle il était venu quelques heures avant le spectacle, près des chapiteaux, à l’écart, pour se restaurer. Il y avait là Laetitia. Johnny a mangé tranquillement, a fumé une cigarette et a caressé tendrement les cheveux de Jade. Puis il a disparu dans sa loge. Avec celles des musiciens, des choristes, des repasseuses, de son producteur Jean-Claude Camus, elles formaient un cercle à l’intérieur duquel un jardin avait été aménagé : phoenix, agapanthes, bougainvillées. Un vrai petit Eden où ne manquaient que des oiseaux de paradis, des jaguars repus et des licornes pour donner une idée du bonheur parfait sur terre. C’est là qu’il a reçu, quelques minutes avant le concert, Christine Dardy, maire de Saint-Martin-de-Seignanx, et une poignée de bénévoles pour leur dire tout le bien qu’il pensait de l’organisation. C’est vrai, ce concert, était un pari fou et tous les bénévoles locaux peuvent être fiers de l’avoir gagné ». Et un peu moins fiers peut-être d’avoir perdu plus d’un demi-million d’euros, en l’occurence ! Un petit bout de vidéo (de mauvaise qualité) existe de ce mémorable concert..

Peu de temps après, Jojo se fâchait avec son producteur… un ami de trente ans. Ce dernier, un peu las, concluait : « Johnny est une star nationale qui a le train de vie d’une vedette internationale. Cela crée des besoins. En août dernier, par appât du gain, il m’a quitté, car je ne voulais pas m’aligner sur la somme très alléchante, 12 millions d’euros, qu’on venait de lui proposer pour une tournée en 2012 » expliquait-il.  En comparaison le contrat de Karim Benzema oscille entre 4 M€ et 8 M€ au Real de Madrid… l’un achète des yachts, l’autre une Bugatti Veyron. . Jojo, c’est simple, vit au dessus de ses moyens : « jusqu’au bout, il faudra assurer ce train de vie démentiel qu’un ancien conseiller fiscal, éléments à l’appui, situe « entre 200 000 et 400 000 euros mensuels ». « Et encore, précise-t-il, ce chiffre ne comprend pas le remboursement des maisons. Il couvre simplement les frais d’entretien, de personnel, les voitures, les déplacements en jet et les dépenses quotidiennes. » canard jojoEn 2014 encore , la famille Hallyday-Boudou était rattrapée par le fisc, avec un redressement fiscal croquignolet, portant sur… la discothèque Amnésie, encore elle !!! En 2012, le même fisc avait déjà réclamé 9 millions d’euros pour d’étranges montages fiscaux ! « Dans son édition du jour, Le Canard Enchaîné affirme qu’une enquête de la brigade natio­nale des enquêtes fiscales, déclen­chée en décembre 2010, a révélé un «réseau complexe de socié­tés au fonc­tion­ne­ment plutôt baroque», notam­ment des trans­ferts d’actifs au Luxem­bourg vers une société dont les action­naires comptent une autre entité domi­ci­liée au Libé­ria. Contacté par le Canard Enchaîné, le fondé de pouvoir du chan­teur, Pier­ric Carbon­neaux Le Perdriel, s’est refusé à tout commen­taire, ajou­tant qu’«(il) quitte toutes (ses) fonc­tions dans les socié­tés de M. Hally­day dans un délai d’un mois».

Car notre jojo national, devenu le beau fils d’André Boudou, que vient-il donc faire dans cette galère, ou plus exactement dans cette description du paysage qu’a contemplé Franck Colin pendant ces dernières années ? Par hasard, il faut l’avouer, c’est lui qui fait le lien avec cette faune et la relie à un constructeur de yacht qui va se révéler bien peu prudent… « C’est à Miami, où André Boudou vivait et exploitait une boîte de nuit, que Johnny Hallyday rencontre la fille et le père, en mars 1995. «Un ami m’a proposé de dîner avec Johnny un soir. Laeticia est venue. Ils ne se sont plus séparés.» Un an après, le couple est marié. Boudou commence à jeter un oeil sur l’entreprise Hallyday. «Il était pillé, j’ai fait le ménage.» A Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine), dans la résidence du chanteur, la famille Boudou s’installe, avec la grand-mère et l’arrière-grand-mère de Laeticia (décédée depuis). La «purge» commence. Elle va au-delà des pique-assiettes et «amuseurs» qui emplissaient la vie du chanteur ». shane1« Le rôle de Boudou a dépassé celui de simple nettoyeur des indésirables. Selon les proches du chanteur, c’est lui qui dégotte plusieurs yachts de Johnny. Il opine, mais jure avoir été opposé à la dernière acquisition de la star, un yacht de 6,4 millions d’euros, pas encore payé en totalité mais… déjà à vendre dans un port de la Côte d’Azur ». On retrouve assez vite lequel ce fameux yacht : « Et on se souvient surtout d’un yacht acheté 6,4 millions d’euros au milieu des années 2000. Gigantesque et ultra luxueux, shane2l’engin était surtout très mal conçu et devait au premier vent sérieux  rester au port. Ou même amarré il coûtait très cher car les caractéristiques techniques du bateau imposaient la présence permanente à bord d’un capitaine de la marine marchande d’un capitaine en second et d’un ingénieur pour les moteurs, Comme tout cet équipage tous était embauché à l’année,  au final la facture mensuelle s’élevait à près de 30 000 euros, beaucoup ,oui beaucoup d’argent pour un yacht dont Johnny ne se servait quasiment jamais. » Le yacht étant le Le Shane, un Mangusta 80 ‘hard top« , de chez Rodriguez, dans lequel se serait passé en 2003 un  événement oublié depuis par tout le monde (devenu ce genre de propos dans la presse, à mettre en correspondance avec une autre déclaration surprenante du chanteur).

jojo fochAujourd’hui, le même chante sa vie désordonnée et son rythme affolant dans le refrain de « Une vie à l’envers » de son tout dernier album (la vidéo ici c’est Johnny sur le porte-avions Foch en 1979, car il y effectivement donné un concert devant les Etendard de la Marine… juste avant que Fauret et Odos n’intègrent l’Aéronavale !)  :

Les hélicoptères, les avions, les nuits

Une vie à l’envers, à l’envers je vis.

Les hélicoptères, les avions, les nuits

Une vie à l’envers, à l’envers je vis.

attaque de 1990Rodriguez, et ses yachts ?  Une autre affaire dans l’affaire : pour le comprendre, il faut revenir encore une fois en arrière (c’est à tiroirs en effet et l’ouverture de l’un en enclenche un autre !) :  « le 1er mars 1990, sur une bretelle d’accès à l’autoroute, près de Mulhouse, des véhicules bloquent un fourgon de transport de fonds, des hommes cagoulés en jaillissent et, sous la menace de leurs armes, ils font main basse sur 300 kg de billets de banque (photo d’actualité ici à gauche). Un butin estimé à plus de cinq millions d’euros. Pas un coup de feu. Ni vu ni connu. Du travail d’artiste. Mais, à défaut de la moindre piste, la PJ de Marseille subodore que les truands ne sont pas forcément originaires de l’est de la France. Les policiers grattent un peu et parviennent à mettre un nom sur une partie des malfaiteurs. Il s’agit de « l’équipe de l’Opéra », dont Bernard Barresi est le maillon central. Mais celui-ci, bien informé, parvient à prendre la poudre d’escampette. En 1994, il est jugé par contumace et condamné à vingt ans de réclusion criminelle ». Plutôt adroit, Barresi a réussi à se faire oublier… pendant 20 ans, jusqu’à ce qu’une écoute de 2010 du clan Campanella lâche le nom de « Jambon« , ce qu’un policier ayant de la mémoire et plutôt subtil fait aussitôt bondir : la compagne de Barresi s’appelle en effet… Serrano. Les policiers qui épluchent son cas découvrent qu’elle « était la gérante d’Alba Sécurité, une société de 143 salariés basée à Gardanne, laquelle, selon le site Bakchichaurait été sous contrat avec le conseil général des Bouches-du-Rhône et aurait fourni des centaines de « stadiers » lors des matchs de l’OM » (elle a été liquidée le 16 octobre 2012) : Barresi, alias « Jambon », était tout bêtement devenu businessman tranquille, via sa compagne !!! La suite, c’est une filature classique, qui ramène à… Rodriguez :

barresi« Un bateau de plaisance, ce fameux Yes, devient dès lors le nouveau fil d’Ariane des enquêteurs. Ils découvrent très vite que ce superbe yacht estimé à plus de 800 000 euros est en fait mis à la disposition de « Jambon », alias Barresi, par le PDG d’un groupe de renommée internationale, le groupe Rodriguez. Ils révèlent également qu’Alexandre Rodriguez dirige une entreprise aux multiples ramifications qui vont de la construction de navires de plaisance à leur revente en passant par leur réparation. Elle possède des bureaux de représentation aux États-Unis, à Dubai, à Genève. C’est au bord du lac Léman qu’Alexandre Rodriguez a employé au sein du groupe un certain Gérald Lafarge identifié par la suite comme étant Gérald Campanella. Décrypter la relation entre le magnat de la plaisance et « Bombelus » devient dès lors une priorité de l’enquête. Des machines à sous des bars marseillais à cet univers doré de la Côte d’Azur, le juge Philippe Dorcet doit désormais comprendre quel est le lien. L’affaire démontre en tout cas que le clan Barresi-Campanella est depuis longtemps sorti des routes traditionnelles du milieu pour s’acoquiner avec le monde des affaires. Les investigations traduisent  notamment la forte amitié qui lie Alexandre Rodriguez et Gérald Campanella. Ils partent ensemble en Floride avec leurs compagnes, roulent en Roll’s et dépensent sans compter dans les meilleurs établissements de Miami. C’est la belle vie, même si le groupe Rodriguez connaît depuis l’année 2008 quelques difficultés financières. Et ce sont justement ces difficultés qui semblent avoir rapproché le fils d’entrepreneur et le caïd. L’enquête permet rapidement de comprendre que l’emploi de Gérald Campanella à Genève est avant tout une couverture lui permettant de se mettre au vert durant sa cavale. C’est donc tout le clan qui bénéficie de la protection et de la manne Rodriguez. Si Jambon peut parader sur le Yes, Gérald lui peut frimer allègrement sur Bono, une autre superbe unité mouillée à proximité. Pour la petite histoire Barresi et Campanella sont des affectifs. Ils ont donné aux deux bateaux les noms de leurs chiens respectifs. L’affaire Rodriguez est d’autant pluyacht atlass juteuse que nos truands n’ont pas versé le moindre centime pour acquérir ces yachts de grand luxe avec menuiserie en acajou, siège en alcantara et tout ce qui va avec. Rodriguez, décidément généreux, met en fait gratuitement à disposition du gang ses belles unités.  troisième homme, Jean-Claude Pietrotti, joue lui aussi les petits Niarkos sur une troisième vedette, le Santo-Pietro »… Quand Barresi est arrêté « le couple s’apprête à embarquer sur l’Atlas  » (ici à gauche, photo Nice-Matin-La Provence), un yacht de 27 mètres qui appartient à Alexandre Rodriguez. Cet armateur de la Côte d’Azur qui a accroché dans sa cabine une toile de Dufy a l’habitude d’accueillir sur ses yachts les stars du show-business comme Johnny Hallyday » note le Point. Le 11 juin 201à, Alexandre Rodriguez, qui n’a que 25  ans, est mis en examen, pour « blanchiment, d’infraction à la législation sur les jeux et d’extorsion de fonds aggravée, recel de malfaiteurs, abus de biens sociaux» et il est écroué  par le juge Philippe Dorset. Même le New-York Times relatera l’arrestation, qui surprend dans le milieu.

serenityParmi ses clients les plus connus,  on comptait l’animateur français Arthur (exilé fiscal en Belgique !), avec le yacht de 27 mètres Serenity (ici à droite). Alexandre Rodriguez est alors « poursuivi pour abus de biens sociaux car, selon les enquêteurs, il a prêté «gratuitement» des yachts «qui se louent 3 000 euros la journée hors taxe, sans l’équipage ni le carburant». Il a aussi «salarié Gérald Campanella comme chauffeur». Il l’aurait rencontré sur un salon nautique, «il y a six ou sept ans». «Les autres s’étaient incrustés. Ils disaient qu’ils allaient acheter les yachts, les faisaient réparer gratos, mais ils ne les auraient jamais payés, dit un enquêteur. Ce qui les intéressait, c’est le blanchiment. Ils n’avaient pas besoin de hausser la voix.» Quatre yachts de Rodriguez ont été saisis, ainsi que 200 000 euros en cash. Mais aussi des faux papiers, des armes, des véhicules, des montres de luxe, et une quarantaine de machines à sous. Selon la police, l’un des suspects disposait de 70 téléphones portables.. » Le 6 août 2014, le groupe Rodriguez, exsangue financièrement, est placé en redressement judiciaire. L’un des chantiers est racheté par Claus Johansen, associé au  holding néerlandais Industrial and Marine Diesels. Dans « La Provence » du 26 mars 2012 voici ce qu’on décrit du train de vie que Campanella s’offrait à bord du yacht de Rodriguez : « la fouille du Yes, le yacht sur lequel Bernard Barresi est arrêté livre un aperçu de son train de vie : deux montres Audemars Piguet dont l’une d’une série limitée à 300 exemplaires. On retrouvera treize autres montres chez sa compagne, Carole Serrano, patronne d’Alba Sécurité, basée à Gardanne, aujourd’hui en redressement judiciaire. Le 4X4 Audi Q5 dans lequel il roule est celui de la société. « Bé » vit sous une fausse identité, sans carte bancaire. » Lorsque la firme Rodriguez est liquidée, elle a accumulé 96 millions d’euros de dettes ! Le juge chargé de l’enquête a aussi fait une découverte intéressante : « faut-il s’étonner si les investigations de la justice française conduisent dans le canton de Genève ? D’une part, Alexandre Rodiguez est domicilié à Corsier, une petite commune du canton de Genève. Par ailleurs, il est administrateur de la société Service de Navigation Plaisance (SNP) Boat Service, installée rue du Commerce à Genève. Une entreprise spécialisée dans l’achat, la location, la vente de bateaux neufs et d’occasions, ainsi que dans l’acquisition de places dans les ports, comme Bakchich l’a déjà raconté. »

03TUNEZ_250Au sortir de cette jeunesse quelque peu mouvementée, et de ces rencontres « formatrices » de la jet-set et des clients des boîtes de nuit tropéziennes, Franck Colin a aussi croisé Marc Chouraqui, fils de Gérard Chouraqui, l’ancien directeur général adjoint du groupe L’Oréal et riche à millions (il possède 25 Ferrari !). Marc lui-même étant lui aussi passionné de voitures : on le voit ici aux côtés du pilote nordiste François Delecour, sur Buggy SMG, lors de la 1ère « Transorientale » organisée par le champion belge René Metge, à partir de St -Pétersbourg. C’est Chouraqui qui l’oriente vers la Roumanie où il y a énormément d’argent à faire avec l’immobilier qui flambe là-bas, d’après lui, dans l’après Ceausescu et où tout se paye en espèces, ou en … lingots (ah tiens, les revoilà). Pas de taxes, pas d’impôts, que du benef brut !!! Mais pas que là : nos deux lascars ont aussi investi en… Moldavie voisine – voir la carte Quid ici à gauche (et ça aussi ça a été oublié par la presse, qui n’a pas beaucoup cherché, hélas !) . Avec des moyens surprenants pour faire un maximum d’argent au plus vite. On retrouve une trace hélas trop discrète de son passage dans un magazine roumain, National, en date dmoldavie_carteu 4 novembre 2014, qui raconte une histoire édifiante, sinon sidérante, question moralité, celle de l’achat d’un terrain fort particulier pour y construire un centre commercial… qui se situe en Moldavie : « Mark Chouraqui est le jeune milliardaire de 35 ans qui est en train d’apporter presque tous la mode mondiale à la capitale (…) Chouraqui est arrivé en Roumanie il ya quelques années, lorsque l’entreprise a ouvert ses portes. Pendant ce temps, l’entreprise a été combinée avec le plaisir, et ont passé à travers son lit Raicu, Lili Sandu, et d’autres modèles plus ou moins connus (…) Mark est d’origine française, mais titulaire d’un passeport suisse. Il réside sur la Côte d’Azur, à Moscou ou Bucarest et c’est un collectionneur de voitures de luxe. Chouraqui fait partie d’un club exclusif des propriétaires de Rolls Royce, et chaque fois qu’il vient à Bucarest il atterrit l’aéroport à Bucarest-Baneasa à bord d’un jet privé (l’histoire ne dit pas s’il s’agit du petit Falcon de SN-THS). En Roumanie, il a développé autour de 30 entreprises dans lesquelles est associé, entre autres,  Frank Colin, le mari de Maria Marinescu. Frank était au début le garde du corps du milliardaire, mais peu à peu il a gagné sa confiance et est arrivé à gérer une partie de l’entreprise. L’entreprise Chouraqui a été énormément aidé par son père, qui a dirigé la célèbre entreprise l’Oréal. » Le terrain acheté par Chouraqui et Colin était en effet… exceptionnel, c’est le mot, pour y construire un supermarché (?) : « nos sources nous ont révélé qu’à Chisinau le milliardaire a payé environ 4,3 millions d’euros pour deux hectares de terres. 
cimetière heroesL’enjeu d’affaires était énorme, car sont intervenus pour la transaction en faveur de l’ancien milliardaire le premier ministre de Bessarabie Tarlev et le président Vladimir Voroniq.  Aujourd’hui  Chouraqui veut y élever un centre commercial, ce qui a généré un scandale énorme. L’adjoint au maire de Chisinau, Nistor Grozavu, a essayé de bloquer le projet. « Je leur ai expliqué (à Mark Chouraqui et associés) qu’ils ne pouvaient pas y construire quelque chose. Avant le début des travaux, ils avaient dit vouloir y créer un marché pour des produits industriels, mais ils n’avaient obtenu aucun certificat d’autorisation et ni de planification. Car pour cela, ils  auraient du procéder en conformité avec les principes propres aux déplacements de cimetières militaires, « a déclaré Grozavu. En outre, le président de l’Association d’anciens combattants, Basil Zaiaţ, a menacé de poursuivre le gouvernement s’il changeait d’emplacement le cimetière -. « Nous exigeons l’annulation de l’accord pour le transfert du cimetière. La vente a eu lieu illégalement, parce que tout établissement, religieux ou monument militaire est protégé par la loi », a déclaré Zaiaţ ». Raser un cimetière militaire pour en faire un hyper !!!

jumbo1Il fallait oser !!! C’est tout simplement ahurissant ! La morale des jet-setters ? Elle n’existe pas, en boîte de nuit comme dans la vie courante ! Le cimetière appelé Botanica Heroes, contenait des tombes de soldats troupes roumains russes, autrichiens, tchèques, français, Grecs, Polonais, etc., morts dans les deux guerres mondiales en Bessarabia. Les soviétiques avaient abattu auparavant la chapelle-ossuaire construite à la mémoire des militaires roumains et étrangers. La vente proprement dite remontait à octobre 2007 avec un prix d’achat élevé à l’époque, note la presse – 70 millions de leus moldaves, (3,2 millions d’euros) à la compagnie « Buiucani Real Estate Holding«  LLC »jumbo2déclarée au nom des citoyens français Marc Gerard Georges Chouraqui comme le relève la presse locale. Le centre commercial Jumbo avait été construit, finalement «  le cimetière a été rasé et l’Institut de Pneumologie et de Physiologie, une maison d’habitation ont été construits sur l’emplacement (en 1959) et un magasin commercial Jumbo a été récemment érigé »  affirmaient le 23 avril 2008 les vétérans, qui avaient défini le même jour vouloir restaurer la partie du cimetière épargnée, devenue une véritable friche pleine de détritus ! Les intervenants rappelant à l’occasion que la Heroes Cemetery est « soumis aux lois sur la protection du patrimoine culturel, et que la Moldavie fait partie de la Convention de Genève de 1949 sur la protection des victimes de la guerre. »

Chisinau, où le 13 juillet 2013 était pris dans le filet du service des douanes 2,08 kgs de cocaïne d’une valeur marchande estimée à 145 600  € dans les bagages d’un homme de 48 ans, habitant la République Dominicaine, arrivé directement à bord d’un vol de Punta Cana. Chisinau, le fief d’un certain Viktor Bout et de ses appareils décrits ici : « Ceux-là, ou les fameux Skylink Arabia, autre avions notoirement dévolus à la sphère de Viktor Bout et dont un bon nombre sera photographié le 4 avril 2009 par un spottteur doué de bons réflexes à… an72pecotox-airChisinau, encore cet endroit, dans le fief moldave du « maître de guerre ». L’Antonov 26 de Sky Link Arabia ER-AVB, l’Antonov 24 d’Air Moldova, ER-46417, l’Antonov 26 d’Air Moldova ER-26046, l’Antonov 24 de Sky Link Arabia ER-AZX, loué à une société moldave, Pecotox Air… (ici son Antonov 72, photo de Vaclav Hudela)  une firme signée… Victor Bout. On y voit même les vieux Ill-18 aux hélices bleues si prisés par AirCess et Air Pass, devenus Grixona, l’ER-ICB notamment (devenu vieux machin pour VIPs en ml de finances ?- les photos sont à hurler, à voir le degré zéro des finitions- !). La bonne vieille mule de transport du système Bout ! Sans oublier l’ Antonov 24 de Tandem Aero ER-46508, et encore et surtout l’Antonov 32 d’El Magal Aviation, matricule ST-NSP, qui ressemble comme deux gouttes d’eau avec son dessous de fuselage noir à celui de….Yaroshenko« . Yaroshenko étant ce pilote arrêté pour avoir tenté d’emporter de la coke du Venezuela vers la côte ouest de l’Afrique en très gros porteur (c’est un Ill-76 qui était prévu pour l’opération).  Le lien entre les deux Air Cocaïne : celui du Boeing 727 de Tarkint et celui du Falcon de Punta Cana. L’antonov 72 An-72-100 ER-AVE deviendra D2-MBW en Angola… il est vu ici en 2008 à Tallinn, en Estonie.

confidentialEn Moldavie, qui héberge rappelons-le en son sein l’incroyable Transnitrie, un trafic intense existe en effet, comme l’explique Wensley Clarkson dans  « Cocaine Confidential: True Stories Behind the World’s Most Notorious Narcotic » qui revient sur ces fameux avions Moldaves  « Le trafic de cocaïne en Moldavie, comme dans toutes les anciennes républiques soviétiques, a augmenté de façon spectaculaire depuis la disparition de l’Union soviétique. Les crimes économiques et liés à la drogue, résu220px-TransnistrianRegionMapltats les plus visibles et prévisibles de la situation économique qui se détériore dans les pays nouvellement indépendants, ont submergé les ressources humaines et financières qui leur sont consacrées. Le rôle de la Moldavie en tant que point de transbordement pour les drogues illicites est au cœur de toutes les connexions de ce pays à la cocaïne.  Sammy affirme même qu’un certain nombre de pilotes locaux – à l’origine formés dans l’armée – ont récemment été embauchés par les barons de la coke colombiennes pour déplacer un avion de ligne nouvellement acquis de la Moldavie vers la Roumanie, et ensuite vers la Guinée-Bissau, en Afrique de l’Ouest. ‘Tu vois ? Tout le monde est payé quand ils ont besoin de se déplacer de la cocaïne », dit Sammy. Ceci est seulement le début, mon ami. La Cocaïne va faire beaucoup de Moldaves très riche au cours des prochaines années. » La Moldavie, et le trafic d’armes de son enclave de la Transnitrie, cocaïne et armes étant étroitement liées. Un pays fort peu fiable, questions transactions économiques, donc, où tout se règle… en espèces !

air moldova airbusLa Moldavie, sujette à d’autres secousses avec l’implication d’hommes politiques véreux dans le circuit. L’histoire du trafic moldave est elle aussi une histoire à tiroirs, nous dit Moldova 24. C’est d’abord celle de la compagnie Air Moldova, justement, privatisée et vendue en 2000 à la société allemande Unistar Vencer, ou plus exactement Unistar Vencer s’était octroyé 49% des parts de l’entreprise. En fait c’était un beau tour de passe-passe.  Car le directeur de l’Administration de l’aviation moldave , Victor Topa, avait alors expliqué  fort sérieusement aux députés moldaves que la reprise d’Air Moldova par Unistar Vencer avait été accomplie par une augmentation des actifs de la société. Ce qui signifiait qu’Unistar avait ajouté des fonds dans les actifs d’Air Moldova et donc en était devenu propriétaire. Or  Unistar Vencer avait en fait comme propriétaire Victor Topa lui-même !!! Le terrain ayant été préparé depuis 1999 par le responsable en charge de laprivatisation des actifs des entreprises publiques, Vlad Filat, du  Parti libéral-démocrate de Moldavie (PLDM), alors futur premier ministre, un  fidèle ami de Victor Topa. Les avions d’Air Moldova ont ensuite été impliqués en Afrique dans des transports d’arme ou de drogue, payés en or ou en diamants, les pays où ils atterrissaient n’ayant pas de monnaie forte. Le nom d’un baron de la drogue était apparu auprès de celui de Victor Topa, lors de l’opération Cellmate, déclenchée par la DEA et l’UE. yak 42 air moldovaC’était une entreprise familiale : c’est Viorel Topa, alors à la tête de la Caisse d’épargne moldave (BEM), a avait fourni des prêts à Air Moldova : un million de dollars avaient ainsi été transférés chez Victor, en utilisant les comptes d’Air Moldova. Un transfert effectué par une obscure société offshore nommée Sparks Corporation. Rattrapé par la justice, Topa, devenu aussi ministre des transports en 2001 se voyait poursuivi par le procureur Andrei Nastase. Mais l’affaire s’était réglée comme par miracle quand la famille de Anastase part s’installer à Francfort, dans une maison… offerte par Victor Topa. Entretemps ce dernier s’était emparé de la banque Victoria, après voir extorqué (par la menace) à sa propriétaire Galina Proidisvet les droits de 15% que sa famille possédait encore, d’une valeur de  9.000.000 de dollars. « En 2011, le magazine allemand Der Spiegel avait scandalisé l’opinion publique avec une histoire qui prétendait que l’avion du gouvernement de Theodor Heuss, utilisé par la chancelière allemande Angela Merkel, avaitété vendu avec l’aide de certains investisseurs Est-européens à l’Iran (un Airbus A-310 devenu EP-MMX pour Mahan Air). Le problème était que l’avion était devenu une partie de la flotte iranienne, en violation de l’embargo européen imposé à l’Iran. Ce qui est illégal et scandaleux. Plus intéressant encore, l’avion avait été vendu par une société enregistrée à Gibraltar, sous le nom d’Aero Flight Limited, dont le titulaire principal est Avalon Services Limited, enregistrée aux Bahamas. Le propriétaire d’Aero Flight inscrite à Gibraltar est nul autre que Victor Topa. Il est intéressant de voir comment la mvlad filat goodême société, Aero Flight Limited, était également le propriétaire de Victoria Aircraft Lease, dans laquelle Vitor Topa et Vladimir Orsovschi étaient autrefois gestionnaires. Cette entreprise fut plus tard rebaptisée German Medical Diagnostic GmbH, dont le propriétaire était le German Diagnose Centrer. Et maintenant, retour au régime de privatisation d’Air Moldova. Étrangement similaire à elle est la manière dont la République de Moldova a perdu ses actions à la Banque d’épargne en 2013. Ça avait été fait de la même manière, par une augmentation de capital. Nos héros ont utilisé une méthode qui a été prouvée comme fructueuse grâce aux actions de Topa et Filat depuis 2000. Comme nous l’avons dit, rien n’est accidentel lorsque beaucoup d’argent est en jeu. Tant le hold-up d’Air Moldova que la fraude de BEM ont eu lieu dans des conditions politiques instables. Dans les deux cas, Filat (ici à gauche) tenait les postes-clés qui lui ont permis de camoufler ces méfaits ».  En Octobre 2011, Victor Topa a été condamné à 10 ans de prison pour extorsion suivie par l’acquisition de biens, en grandes proportions (telles les actions de VictoriaBank), l’APB, puis a été recherché par l’intermédiaire d’Interpol. En septembre 2015 le ministère de la Justice de la République de Moldova a adressé aux autorités allemandes demandent l’extradition de Victor et Viorel Topa. Vlad Filat a été arrêté en octobre dernier seulement pour la disparition de… 1 milliard de dollars de trois banques moldaves, pas moins (la Banque des Economies, Unibank et la Banque sociale). Dont 250 millions versés en pots de vin sur le compte de « Fortuna United », le nom de deux coquilles vides appartenant à Filat aux Seychelles ! Pour beaucoup, dans ce pays parmi les plus pauvres d’Europe, c’est « la fraude du siècle » ! Pour d’autres, c’est le « hold-up de tout un pays« , dont on a fait fort peu de cas hélas, en France, ou… au Canada !!!

colinAu passage, l’ancien petit caïd de Toulon visiblement dépourvu de scrupules, dans l’affaire du cimetière, a en effet épousé (en grande pompe dans un château français) une styliste roumaine, Maria Marinescu, nièce par alliance de l’ancien président Ion Iliescu, l’ancien président roumain (photo Var-Matin ici à droite (4))… et fait la fête à St-Trop le soir, dans des endroits où coule le Champagne et où est censé circuler de la coke, beaucoup de coke, comme on peut s’en douter. C’est alors qu’il a rencontré… Alain Castany : « son vieux copain, l’entrepreneur O.J., lui a présenté alain Castany, un pilote chevronné bien connu au Bourget. C’est notamment lui qui s’occupe du jet privé d’Alexandre Balkany, le fils du sulfureux député-maire de Levallois. en échange de quelques milliers d’euros, Castany a bien volontiers accepté d’emmener Colin à Saint-Tropez. L’homme n’a pas beaucoup hésité avant de confier aux mains de cet inconnu la vie de sa petite famille, tant on lui a vanté les qualités de ce pilote exceptionnel. en plus d’être très professionnel, Alain Castany s’est de surcroît révélé drôle et sympathique. Il a même laissé son ils prendre quelques secondes le manche de l’appareil… Un numéro que le pilote a l’habitude de répéter avec ses clients fortunés ». O.J  qui est aussi un farceur dans le genre en appelant une de ses sociétés « Eliott » et l’autre « Ness », possède aussi Air Stream et Aircom, qui n’ont pas de rapport à l’aviation, ou SpringWest, mais aussi Ojo et Far West. Toutes ont leur siège au  59 bis rue Bonaparte, dans le VI eme !

colin mariéFrank Colin, abandonné ou trahi aujourd’hui par ses proches, ou par ses soutiens peu recommandables ? La presse roumaine people (ou « Spy News ») bruisse de l’annonce de la demande de divorce faire après un an d’incarcération (mais « pas reçue par le prisonnier », paraît-il !). Elle a aussi été mariée quelques mois à Alexandru Tiriac (à droite ici) fils du milliardaire Ion Tiriac que l’on connait bien ici en France : devenu l’homme le plus riche de Roumanie et la 840e fortune mondiale avec une fortune estimée à 1,1 milliard de dollars US selon le classement du magazine Forbes en business2 tiriac2007, c’était aussi le compère fort drôle sur les cours des doubles de démonstration avec Ilie Năstase (ils ont fait ensemble  294 matchs de double, dont 22 titres gagnés notamment les Internationaux de France de tennis !). Etrange coïncidence (?) , Alexandru Tiriac a été acquitté en 2009 dans une affaire de trafic de cocaïne, lui aussi... l’épais dossier du procureur roumain l’ayant serré s’appelait  » « Cocaïne pour les VIP », et il comprenait la joueuse de tennis Raluca Sandu, (elle aussi devenue mannequin) la fille du président de la Fédération roumaine de football (FRF) Mircea Sandu, et un neveu de ce dernier. »Le fait que le fils d’homme d’affaires Ion Tiriac était un utilisateur de drogue a été confirmé hier au Tribunal de Bucarest, par Robert Mircea Sandu, quant à lui condamné à trois ans de prison pour des infractions sur la circulation d’armes et l’utilisation de drogues illicites » avait-on pu lire dans la presse roumaine. Depuis, les relations du fils (remarié depuis avec Iliana Lazariuc),  avec son père Ion, semblent plutôt tendues… La même épouse, sacrée la »roumaine la plus sexy« , est un ancien mannequin et l’ex-chanteuse dans un groupe appelé Trinity.  Maria Marinescu a été entendue longuement par la DIICOT roumaine à la demande des policiers français.

neacsuCar la belle Maria est aussi aujourd’hui soupçonnée de complicité, par la justice française, pour avoir tenté de supprimer des fichiers d’enregistrement de vols d’avions de son mari, à la demande de ce dernier (ce qui aggrave sensiblement son cas). Enfin pas elle directement : c’est un homme de main, appelé Daniel Neacsu, qui l’a fait à sa demande, car c’est dans l’agence de ce dernier, gérée par sa compagneBeatrice Tican (un régal pour la presse People) liée aussi semble-t-il à Adrian Cristea, un footballeur international roumain; que la tentative a été faite (les deux tourtereaux vivent une relation fort conflictuelle). Selon Neacsu, les billets étaient pour la France, mais il n’aurait rien précisé à la presse pour les destinations vers la République Dominicaine »(«  il a évité une réponse claire » dit la Presse : il a éludé en effet !) Neacsu, visiblement, servait aussi de gros bras (tatoué) auprès de Colin, et dans l’enquête est devenu une personne importante. groupe roumanieOr ses antécédents n’aident pas en sa faveur.  L’homme, avant un interrogatoire ayant duré 6 longues heures (en visio-conférence ?) , venait juste d’être entendu pour avoir agressé une femme dans la rue, car il fait aussi partie du groupe ultra violent et fascisant du « Sportivilor ». Un procès visant ce groupe de nervis s’était terminé en mai dernier par 5 mois fermes infligé à Neacsu, après 8 ans de procédure (il les avait déjà faits en préventive), pour chantage et extorsions de fonds sur des personnes vulnérables. Car à Bucarest, son groupe de gros bras (ici à droite) fait régner la terreur sur des petits commerçant, en les menaçant ou les humiliant. En août 2011, les policiers avaient filmé une incroyable bagarre de rues avec trois blessés par arme blanche au centre commercial de Bercent, contre le clan rival. En 2012, le 8 janvier, une énorme vague de perquisitions (14 en même temps) menée dans plusieurs faubourgs de Bucarest avait été déclenchée pour soupçons de trafic… de cocaïne, quel hasard, et d’armes contre ce même groupe du Sportivilor. En août, lors du procès consécutif à la bagarre de 2014, un membre du groupe rival (Metin) avait sorti un couteau en plein prétoire ! Tous les jours, depuis des années, les télévisions roumaines montrent les rixes entre les deux clans violents ou les arrestations à répétition de leurs leaders. On baigne en pleine pègre ! Pas sûr que le dénommé Neacsu ait été d’une grande aide pour blanchir le toulonnais Frank Colin et lui éviter d’être assimilé à ce même milieu ! L’encombrant nervis risque fort en effet de plomber la défense de Colin !!!

undercoverUn Frank Colin qui s’ennuie ferme depuis deux ans au fond de son cachot, et qui a eu le temps de réécrire tout ça à sa façon, en qualité de premier concerné, comme vient de le révéler le magazine Marianne. Dans un surprenant article, intitulé « Air Cocaïne: Les confidences du suspect Numéro Un »il se décrit désormais comme… aviseur, chargé d’infiltrer un réseau de trafiquants, pour des commanditaires restés fort mystérieux (voilà qui va faire bondir l’ami Marc Fievet !). Au passage, il fait des quatre de Punta Cana des trafiquants, tous sans exception ! Ce n’est en rien sa première déclaration de 2013. Selon lui-même, il aurait été l’envoyé de l’ « International Drug Enforcement Center » roumain, alors que le nom de l’agence nationale est la «  National Anti-drug Agency« , L’International Drug Enfoncement Center étant tchèque… et non pas roumaine ! On imagine fort mal l’ancien videur travailler pour les « haricots verts » (déformation amusante chez les douaniers français de « undercovered » !), du Service interministériel d’assistance technique (Siat) en effet. « Le jour de sa mise en examen chez le juge, à l’issue de sa garde à vue à Nanterre, Frank Colin s’était d’abord préoccupé de sa Rolex et de ses cartes de crédit qui n’auraient pas suivi avec sa fouille. Étrange personnage qui, gamin d’une cité défavorisé, laissé à lui-même par des parents séparés, a trouvé sa voie dans les sports de défense et un métier de portier en boîte de nuit » écrit la Provence. Un homme de la nuit, qui papillonnait, en quelque sorte, propulsé au grand jour et s’être brûlé les ailes pour s’être approché d’un peu trop près des projecteurs.

(1) La bande de la Casinca, ou Ceux de la Casinca, ou Bergers de Venzolasca

« Groupe criminel structuré dont les principaux membres, une centaine environ, sont originaires des villages de Venzolasca et de Vescovato situés en Haute-Corse – région de la Casinca, au sud de Bastia. La bande de la Casinca a commencé à braquer des banques sur le continent au milieu des années 1980. Par la suite, l’essentiel de ses membres a travaillé pour la Brise de mer, notamment en gérant les divers parcs de machines à sous clandestines autour de Marseille et de Paris, avant pour les uns de migrer en Amérique centrale, pour les autres d’investir le milieu du jeu et diverses activités légales.

Principaux personnages : Toussaint Acquaviva ; Jacques Buttafoghi (abattu en 2009) ; Ange-Toussaint Federici ; Jean-François Federici ; Pierre Federici ; Jean-Luc Germani ; Stéphane Luciani ; Jean-Fleur Perrin- Martin ; Antoine Quilichini ».

un bon article sur les « haricots verts » ici:

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/10/01/01016-20111001ARTFIG00007-les-indics-dans-l-ombre-ils-informent-l-etat.php

Pour la Transnitrie, voir les 5 épisodes de  « Transnistria Trafficking Arms » sur You Tube (ci-dessous le 1er épisode).

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

lire AUSSI: http://www.centpapiers.com/grand-guignol-a-punta-cana-6/

source: http://www.centpapiers.com/grand-guignol-a-punta-cana-7/

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FRANCE (Pays basque): les douaniers saisissent une tonne de cannabis dans des bidons d’olives

Une tonne de résine de cannabis a été saisie lundi à Biriatou (Pyrénées-Atlantiques), dissimulée dans des fûts d’olives à bord d’un poids lourd immatriculé en Espagne.

Les douaniers ont intercepté le poids lourd lundi après-midi, alors qu’il venait d’Andalousie et transportait 93 fûts d’olives à destination des Pays-Bas.

« Après avoir sondé plusieurs tonneaux, les douaniers rencontrent une résistance dans un des fûts. Sous les olives, ils découvrent des sacs transparents contenant de l’herbe de cannabis puis des ballots de résine de cannabis », a indiqué la direction générale des douanes dans un communiqué.

6,5 millions d’euros à la revente

Sur les 93 fûts, 17 contenaient des stupéfiants: une tonne de résine de cannabis répartie dans 32 ballots, ainsi que 66 sacs d’herbe de cannabis pour un poids total de 71 kg.

La marchandise est estimée à plus de 6,5 millions d’euros sur le marché illicite de la revente au détail de stupéfiants, selon les douanes.

Garde-à-vue

Le chauffeur, âgé de 34 ans et de nationalité espagnole, a fait l’objet d’une retenue douanière avant d’être placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Bayonne où il était toujours entendu mercredi, a indiqué une source proche de l’enquête.

Début décembre, une saisie de 152 kg d’amphétamines d’une valeur de deux millions d’euros avait été effectuée à Biriatou dans une cache aménagée à bord d’un camion immatriculé aux Pays-Bas transportant des palettes de boissons.

http://www.ouest-france.fr/aquitaine/pyrenees-atlantiques/une-tonne-de-cannabis-saisie-dans-des-futs-dolives-au-pays-basque-3955834

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NARCOTIQUES: la cocaïne noire apparaît en Catalogne, 375 kilos saisis à Torrelles de Foix, au Sud de Barcelone

Cocaïne noire © DTFCocaïne noire © DTF

Mercredi 6.1.2016

 Substance répandue en Amérique du Sud, la cocaïne noire est une substance modifiée, afin  de passer inaperçue auprès des douanes. Une cargaison a été saisie dans la région du Penedès.
 Pour la première fois, une quantité significative de «cocaïne noire» a été identifiée en Catalogne, suite à l’intervention de la Guardia Civil. Le corps de police espagnol a saisi 375 kilos de cette substance, le 5 janvier à Torrelles de Foix, dans la région viticole du Penedès. Cette drogue séjournait dans un laboratoire clandestin consacré à sa retransformation en produit pur. La cocaïne noire, à l’aspect de fumier, est fréquente en Amérique du Sud, notamment au Chili. Peu identifiable par les chiens renifleurs dans le cadre des trafics internationaux, elle reste extrêmement rare en Europe. 

L’opération policière menée à Torrelles de Foix est le résultat d’une enquête menée avec la DEA, agence américaine contre la drogue. Cette opération internationale a permis d’identifier un voilier en séjour dans le port de plaisance de La Palma, dans les Îles Canaries. L’embarcation contenait la drogue, qui a été transportée en Catalogne pour y être traitée puis revendue. Dans le cadre de cette affaire, six personnes sont placées en détention, dont trois Vénézuéliens, deux Italiens et un Espagnol.

http://www.la-clau.net/info/11341/la-cocaine-noire-apparait-en-catalogne-11341

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MADRID (Drogas): crecen un 40 % las incautaciones de heroína y cocaína por la Policía Nacional

espagneMadrid, 5 ene (EFE).- La Policía Nacional incautó el pasado año 204 kilos de heroína y 22.894 de cocaína, lo que supone un incremento del 40 y del 43 por ciento, respectivamente, respecto a las cantidades intervenidas por este cuerpo en 2014.

Son datos del balance provisional de la lucha contra el narcotráfico en el año que acaba de concluir y que hoy ha adelantado el director general de la Policía, Ignacio Cosidó, quien ha cifrado en 13 millones el dinero en efectivo intervenido a las organizaciones (un 50 por ciento más).

Tras los descensos registrados en los últimos años, en 2015 se ha producido un incremento en las aprehensiones de heroína, ya que el consumo de esta droga ha aumentado, aunque ya casi no se consume inyectada, sino de otras formas.

Además, parte de la heroína que procede de los Balcanes con destino a Portugal pasa por España, y esa es otra de las razones por las que has aumentado las incautaciones de esta sustancia estupefaciente.

Respecto al éxtasis, la Policía aprehendió 771.000 dosis, con un alza del 64 por ciento, en tanto que han bajado las incautaciones de hachís un 23 por ciento, si bien la cantidad intervenida por la Policía fue de 100 toneladas.

Y otra droga que ha registrado un notable aumento en sus incautaciones ha sido la marihuana, con 6.404 kilos y una subida del 145 por ciento.

Más de 1.000 vehículos, entre ellos 43 camiones, y casi 300 armas cortas y largas, con un aumento del 40 por ciento, son otros datos del balance provisional resaltados por Cosidó.

La colaboración de la Policía en operaciones en países de origen de la droga también dio sus frutos el pasado año con la incautación de 9.600 kilos cocaína, 5.000 kilos de pasta base de cocaína, 28.700 kilos de marihuana, 380.000 litros precursores líquidos, 149.000 kilos de precursores sólidos y 247 laboratorios desmantelados.

Los responsables policiales han subrayado la lucha de España contra el narcotráfico, que está obligando a las organizaciones criminales a cambiar las rutas y, de hecho, para la cocaína y el hachís ya están utilizando puertos de otros países europeos y de África, como Libia. EFE

http://www.lavanguardia.com/vida/20160105/301209661772/crecen-un-40-las-incautaciones-de-heroina-y-cocaina-por-la-policia-nacional.html

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SPAIN: three tons of cocaine seized, 12 arrested in Spain drugs bust | News , World | THE DAILY STAR

MADRID: Spanish police said Tuesday they had seized three tons of cocaine and arrested twelve suspected drug smugglers from Spain, Britain and The Netherlands in a major drugs bust in the north of the country.

The seizure in the northwestern Galicia region was « the biggest for this type of drug on Galician soil since 1999 », the police said in a statement, without revealing when the operation took place.

The cocaine was bound for an important smuggling ring based on the Costa del Sol in southern Spain, the statement added.

« Twelve people were detained including those transporting the merchandise, who were Spanish, and the sellers and buyers of the drugs, who were Dutch and British respectively. »

Spain’s proximity to north Africa, a key source of hashish, and its close ties with former colonies in Latin America, the world’s main cocaine-producing region, have made it a major gateway into Europe for drug consignments.

Last month, police said they had seized 40 pallets made out of 1.4 tons of compressed cocaine made to look like wood that arrived on a shipping container from Colombia.

And in November, police announced they had arrested Michael Roden, a suspected drug trafficking boss who is listed among Britain’s 10 most wanted fugitives.

Roden, also known by his nickname « Dodge », was wanted by British police in connection with the importation of 70 kilos of cannabis into Britain from Spain in 2013.

That same month, police also detained fellow Briton Robert Dawes, one of Europe’s most wanted drug lords, who was arrested at his luxury villa on the Costa del Sol after an eight-year probe into his alleged links to the Italian mafia and South American cartels.

He has since been extradited to France, where he is wanted in connection with the discovery of 1.3 tons of cocaine in a Paris airport in 2013.

Spain’s southern Costa del Sol – once dubbed the « Costa del Crime » – has been known as a hideaway for British criminals in the past, especially in the late 1970s and 80s when there were no extradition agreements with Britain.

But the situation changed in 2004 with the introduction of European arrest warrants, making it easier to bring British criminals home to face justice.

https://www.dailystar.com.lb/News/World/2016/Jan-05/330289-three-tons-of-cocaine-seized-12-arrested-in-spain-drugs-bust.ashx

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ESPAGNE: grosse prise de trois tonnes de cocaïne pour la police espagnole

ESPAGNE

policeepaC’est la plus importante saisie de ce type de stupéfiants réalisée en Galice depuis 1999…

Un grand succès pour la police espagnole. Elle a annoncé mardi la saisie de trois tonnes de cocaïne dans le nord-ouest de l’Espagne et l’interpellation de douze trafiquants présumés, de nationalités espagnole, néerlandaise et britannique.

Il s’agit de la «plus importante saisie de ce type de stupéfiants réalisée à terre en Galice depuis 1999», s’est félicitée la police nationale dans un communiqué. «Les trois tonnes de cocaïne allaient être achetées par un important groupe de trafiquants de drogue basé sur la Costa del Sol», dans la province de Malaga (sud), ont assuré les enquêteurs dans ce communiqué sans révéler la date de la découverte.

«Douze personnes ont été interpellées dont les transporteurs de la marchandise, de nationalité espagnole, et les vendeurs et acheteurs de la drogue, respectivement de nationalités néerlandaise et britannique», a indiqué la police.
La porte d’entrée en Europe pour de nombreuses drogues

La péninsule ibérique est considérée comme la principale porte d’entrée en Europe de la cocaïne provenant d’Amérique latine. Par la péninsule transitent aussi des cargaisons de cannabis provenant du Maroc.

Ainsi, le 11 décembre, la police avait déjà annoncé la saisie dans le port de Valence (est) de 1,4 tonne de fausses palettes en bois importées de Colombie qui étaient «en réalité faites de cocaïne» et l’interpellation de douze suspects en Espagne, aux Emirats arabes unis et au Royaume-Uni.

Le 12 novembre, un Britannique considéré comme l’un des plus importants trafiquants de drogue d’Europe, Robert Dawes, avait été arrêté dans sa luxueuse villa d’une station balnéaire de la province de Malaga, en Andalousie, puis écroué en France.

Il était notamment soupçonné d’implication dans l’importation, sur un vol Caracas-Paris, d’1,3 tonne de cocaïne saisie à l’aéroport de Roissy en 2013. La police devrait livrer davantage de détails sur la saisie dans le nord de l’Espagne lors d’une conférence de presse à la mi-journée.

http://m.20minutes.fr/monde/1759915-20160105-grosse-prise-trois-tonnes-cocaine-police-espagnole

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NARCOS: Mexican Aircraft Fired Upon by Drug Traffickers Near El Chapo’s Hometown

According to Mexico News Daily, the navy has been patrolling that area—which happens to be Guzmán’s birthplace—since the massacre of 12 men there on December 12. The aircraft that were hit were two army helicopters called in to provide support to naval ground forces under attack by traffickers.

The Washington Post reported that the seized marijuana had been packaged for shipment. Due to the location of the seizure, the marijuana likely belonged to the Sinaloa cartel. The report did not indicate if the military forces sustained any casualties, and the navy did not specify what kind of patrol was being conducted.

Mexican military and police forces have been fervently hunting for Guzmán since he escaped from a high security prison in July 2015, only 16 months after being recaptured in the Mexican resort city of Mazatlan. Earlier this year, authorities were searching for Guzmán in the mountainous regions of Sinaloa state not far from Badiraguato. Some reports at the time stated Guzmán had narrowly averted capture.

Rumors of Guzmán’s whereabouts have flourished since his escape placing him in Costa Rica, Brazil, and even Spain. Several weeks ago, news reports stated a vehicle transporting his daughter’s pet monkey was stopped en route from Mexico City to Sinaloa state, providing authorities with clues as to his possible location. All airports have been on high alert for signs Guzmán may be trying to leave the country, but high levels of corruption among security forces in Mexico has cast much doubt over the country’s ability to truly keep Guzmán from fleeing to an international destination.

Sylvia Longmire is a service-disabled veteran, border security expert, and Contributing Editor for Breitbart Texas. You can read more about cross-border issues in her latest book, Border Insecurity: Why Big Money, Fences, and Drones Aren’t Making Us Safer.

http://www.breitbart.com/texas/2015/12/29/mexican-aircraft-fired-upon-drug-traffickers-near-el-chapos-hometown

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FRANCE (DNRED): 7 098 kg de shit saisis, mais pas de dealer !

En octobre dernier, les douanes annonçaient une saisie record de cannabis. Mais elles faisaient, au passage, échouer une enquête des Stups. Les revendeurs, eux, courent toujours.
Saisie record, paris – WITT/SIPA

Il y avait Blanche-Neige et les sept nains, voici le conte de Noël 2015 : François Hollande, les douanes, les stups et les 7 t de shit. Une histoire qui, pour le grand public, commence par un cri de victoire en provenance de Bercy, qui abrite une unité d’élite des douanes, la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (Dnred). La crème des gabelous, avec des fonctionnaires capables d’infiltrer les réseaux de trafiquants les plus fermés.

Les trompettes victorieuses sonnent un dimanche, le 18 octobre dernier. Une saisie record vient d’avoir lieu. « La plus grosse prise jamais réalisée dans la capitale », titre la presse. Pas moins de 7 098 kg de résine de cannabis découverts à bord de quatre camionnettes stationnées en plein XVIe arrondissement, entre le boulevard Exelmans et une petite rue voisine. Deux Fiat, une Ford et une Mercedes, toutes blanches, toutes immatriculées en France. Conditionnés en plaquettes réparties dans quelque 200 ballots en toile de jute, précise les douanes. Des « valises marocaines », comme on les appelle dans le jargon, directement importées du Rif, le grenier à shit du royaume du Maroc.

Les enquêteurs étaient mobilisés depuis plusieurs jours, nous raconte-t-on à chaud, « plusieurs jours » qui deviennent vite « plusieurs mois ». Des riverains se seraient étonnés de la présence de ces véhicules, glisse-t-on, comme si l’on pouvait croire que des quidams aient eu, comme premier réflexe citoyen, de prendre attache avec la Dnred plutôt qu’avec le commissariat du coin. Facilité scénaristique ? A ce stade, l’attention reste focalisée sur la quantité de drogue confisquée aux trafiquants et sur le sel de l’histoire : qu’ils aient choisi de garer leurs fourgonnettes dans ce quartier chic, probablement jugé plus sûr que la porte de Montreuil. Et assez proche d’une zone où la clientèle est à la fois friande et peu regardante sur les tarifs.

« Si l’on remonte jusqu’à ces fourgons, c’est parce que nous avons des renseignements, déclare une source au Parisien. On s’efforce de connaître les habitudes des trafiquants et leurs nouvelles manières d’opérer. On s’adapte comme eux quand ils innovent. » Après les poids lourds, après les go-fast et ses voitures légères, auxquels ont succédé les « go-slow », les logisticiens de la drogue seraient passés aux camping-cars, en attendant ces camionnettes.

« Coup fatal »

Mais, comme dans Blanche-Neige, tout n’est pas rose. Le premier accroc, c’est l’absence de toute arrestation. Sept tonnes, zéro garde à vue. Un succès peut-être, mais qui sonne un peu creux tant la guerre contre la drogue ne marque de points que lorsqu’elle met hors jeu ses acteurs, la marchandise étant disponible à l’infini, ou presque. Michel Sapin, ministre des Finances et autorité de tutelle, ne voit pas les choses sous cet angle.

Il saute sur l’occasion pour faire bénir le joli coup de ses hommes par l’autorité suprême : si le programme de François Hollande n’est pas trop chargé en ce dimanche, il est le bienvenu à Ivry-sur-Seine, où a été stockée la marchandise. Personne ne tique au Château, le directeur de cabinet, coutumier des affaires policières, n’est d’ailleurs pas là lorsque la décision est prise. Et l’on voit le président de la République débarquer à la Dnred, où il se félicite de la saisie et espère qu’un « coup fatal » a été porté au trafic de drogue.

Un « coup fatal » a en effet été porté ce jour-là, mais pas à ceux que l’on croit. Les trafiquants mettront une dizaine de jours à se refaire de leurs pertes financières, mutualisées comme il se doit, l’heure étant aux commandes groupées confiées à des équipes spécialisées dans le transport. François Hollande ne le sait pas, mais le vrai coup n’a pas été porté au crime, mais à la police judiciaire. Peut-être pas fatal, mais sérieux, comme on le découvre dans les jours qui suivent. Les douaniers sont allés trop vite.

Les douaniers sont allés trop vite. Ils ont oublié, pas forcément volontairement, de consulter avant d’entrer en piste le fameux fichier des sources, où ils auraient découvert que le principal suspect n’est autre qu’un informateur attitré et déclaré de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS). Un simple coup de téléphone aux lointains collègues du ministère de l’Intérieur aurait permis d’éviter le crash en plein vol d’une enquête prometteuse, les enquêteurs des stups guettant le moment où ces 7 t allaient être ventilées entre cinq ou six grosses équipes de revendeurs de la région parisienne.

Ils étaient aux aguets, non loin des camionnettes, on leur a soufflé l’affaire sous le nez pour une pêche miraculeuse sans lendemain, outre les primes, la gloire momentanée et le plaisir d’afficher en fin d’année des saisies forcément à la hausse : 157,3 t de cannabis dans l’escarcelle des douanes en 2014, chiffre à battre.

Traiter avec l’ennemi

Mais le pire est à venir. L’enquête en flagrance est confiée à… l’OCRTIS, où l’on n’est pas très serein, même si à la base des collègues des douanes ont décroché leur téléphone pour dire aux policiers qu’ils désapprouvaient cette mauvaise manière. L’exploitation des empreintes et de l’ADN permet de remonter jusqu’à un homme qui n’a pas pris tant de précautions que cela, puisqu’il s’agissait en réalité d’une livraison « contrôlée » ; autrement dit, réalisée sous l’œil attentif de l’office des stups, une affaire en or comme les policiers aimeraient en faire tous les mois, le tout sous le contrôle des magistrats…

Ces empreintes, ce sont celles d’un trafiquant bien connu, l’un de ces millionnaires de la drogue qui a émergé sur le marché ces dernières années. Un caïd qui a grandi du côté de Mulhouse et qui à 39 ans a connu à peu près tout, du règlement de comptes à la prison en passant par l’évasion. Un rescapé des guerres de bandes qui n’a apparemment rien trouvé de mieux, pour poursuivre sa route, que de collaborer avec la police. Une manière à ses yeux de contracter une forme d’assurance vie, indispensable lorsque l’on brasse de telles quantités de stupéfiants.

Son nom sort dans la presse, en même temps que son pédigree. Condamné à cinq ans de prison en 2002 pour trafic de stups, Sofiane H. avait aussitôt repris son business, promettant au téléphone à un complice, qui avait détourné 1,5 t. de marchandise, de lui « trouer les genoux avec perceuse » ; interrogé, ce forcené du trafic avait expliqué qu’il voulait pousser les enquêteurs à le libérer pour qu’il les conduise à son fournisseur… Renvoyé devant le tribunal pour complicité de trafic de stupéfiants en récidive légale, il a été condamné par défaut à dix-huit ans de prison en mars 2007, alors qu’il était en fuite en Espagne…

Un profil idéal, avec la dose de vice qu’il faut, pour accepter de traiter avec « l’ennemi », ces « deks », comme ces caïds appellent les condés, qui les inquiètent autant qu’ils les fascinent. A charge pour eux, et c’est là toute la question, de ne pas se laisser déborder. D’exercer un contrôle suffisamment fort pour que la source ne se sente pas autorisée à faire tout et n’importe quoi… Sofiane H. a-t-il tenté de déborder ses traitants ? Cette enquête délicate est désormais confiée à… la brigade des stupéfiants parisienne.

http://www.marianne.net/7-098-kg-shit-saisis-pas-dealer-100239180.html

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LIRE: DNRED (Douane francaise): Hollande prend la pose devant une opération anti-drogue… ratée ! – Le Point

FRANCE (OCRTIS): quant à la lutte contre le narcotrafic!

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FRANCE (OCRTIS): quant à la lutte contre le narcotrafic!

ecusson-OCRTIS« L’OCRTIS est devenu le premier narcotrafiquant de France! »

dixit un ancien magistrat instructeur

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Magouille institutionnelle, dossiers montés et arrangés, les « suceurs de roues » n’ont guère évolué depuis l’époque de Mario Le Corff. (Marc Fievet -NS 55 DNRED)

LIRE: NARCOTRAFIC: quand Mario Le Corff de l’OCTRIS montait des opérations douteuses…Mais ça c’était hier!

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https://narconews.fr/wp-content/uploads/2016/01/pour-marco.jpgpour marco

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NARCOTICS: la Chine est devenue le premier fournisseur des trafiquants mexicains

chineLa Chine enflamme le marché de la drogue

Le plus gros fournisseur de drogue et d’armes aux États-Unis

Version anglaise: China Fuels Drug War Against the United States

CHINA: is fueling a drug war against the U.S.A

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La Chine enflamme le marché de la drogue
Un officier de police des stupéfiants, fait la garde dans un laboratoire clandestin de fabrication de la cocaïne, appartenant aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) dans la ville de Puerto Concordia (Colombie), le 25 janvier 2011. (Guillermo Legaria/AFP/GettyImages)

Derrière le flot de drogues illicites aux États-Unis et la violence qui se répercute dans les cartels criminels en Amérique latine, le régime chinois y travaille en coulisse. Concernant les cartels de la drogue et les groupes narcoterroristes, le régime chinois est devenu leur principale source d’approvisionnement en précurseurs pour drogues de synthèse, comme la méthamphétamine. Le régime chinois est aussi la principale source d’armes des trafics de drogue.

La plupart de ces drogues causent des ravages sur le corps et les facultés mentales des consommateurs. Certaines peuvent même causer sur le long-terme des troubles d’ordre psychotique, tandis que d’autres, par overdose, peuvent entraîner la mort.

Pourtant, il existe plus de 150 entreprises chinoises faisant office de laboratoire de chimie, disponibles au public et qui leur vendent les substances alpha-PVP, aussi connu sous le nom de « flakka », a rapporté le New York Times. Cette drogue a remplacé l’usage de la cocaïne en Floride et est à l’origine de la mort d’au moins 18 personnes et de nombreuses arrestations loufoques dans cet État.

Concernant la méthamphétamine, une enquête menée par le National Institute on Drug Abuse a estimé à 1,2 million le nombre de consommateurs à travers les États-Unis. Les effets secondaires de ces drogues sont, entre autres, « une anxiété importante  » et des comportements violents. L’institut précise que « des symptômes psychotiques peuvent parfois durer des mois, voire des années ».

Ces drogues, comme beaucoup d’autres, mais aussi les substances chimiques précurseurs à la fabrication des drogues de synthèse, ont pour point commun leur provenance : elles viennent de Chine. Depuis des années les organes de régulation de la drogue en Chine n’ont montré que très peu d’intérêt à participer à endiguer leur flux.

« Le rôle de la Chine est celui d’être un facilitateur des activités du crime organisé entre le Mexique et l’Amérique latine », a écrit dans un email Robert J. Bunker, professeur adjoint de recherche à l’école militaire de l’armée américaine (U.S. Army War College).

Selon Bunker, le Parti communiste chinois (PCC) s’est saisi du marché en Amérique latine, à la fois légitime mais clandestin. « Associez cela (le marché) et leurs relations avec des régimes parias de la région, comme le Vénézuela, et leurs interactions avec le Hezbollah et les agents iraniens », ajoute Bunker, « nous arrivons à un scénario digne de la scène du bar dans la ‘Guerre des étoiles’ ».

Dans la fameuse scène du bar de ce film en date de 1977, le personnage Obi-Wan Kenobi s’exclame : « vous ne trouverez jamais un rassemblement plus pitoyable de racaille et d’infamie ».

C’est une situation, ajoute Bunker, où le régime chinois «  via son nombre considérable de fonctionnaires corrompus – dont beaucoup sont en lien avec le crime organisé – va vendre n’importe quoi, ou fournir tout type de service pour en tirer profit : les armes, les précurseurs de drogues, les contrefaçons, les jeux et le blanchiment d’argent. »

Une guerre de la drogue

Un rapport du U.S. Army Special Operations Command, en date du 13 octobre 2014, déclarait : « la récente doctrine chinoise recourt à un large spectre de luttes contre ses adversaires, dont les États-Unis font partie. »

La « guerre de la drogue » est un des éléments de ce « vaste spectre de luttes », mentionne le rapport, en notant qu’elle rejoint plus largement la stratégie militaire chinoise qui est de « déstabiliser l’adversaire ». Elle tombe sous la coupe de la « lutte culturelle », qui est une stratégie de lutte non conventionnelle, désignée pour dégrader les bases morales d’une nation rivale, et par là-même l’affaiblir.

Pour le PCC et les autres régimes communistes, utiliser la guerre de la drogue contre ses adversaires n’est pas nouveau. Dans la réédition 1999 de son ouvrage Red Cocaine, l’ancien Directeur de l’Intelligence à la CIA Joseph D. Douglass exposait l’histoire de cette stratégie.

Il y est écrit que les régimes communistes « font usage des narcotiques depuis des décennies comme des armes décisives dans la lutte qu’ils mènent contre le monde occidental ». Joseph D. Douglass donne pour exemple « qu’entre 1985 et 1990, les données recueillies et d’autres sources de témoignages traçaient les futurs réseaux de trafic de drogue, impliquant presque chacun des pays communistes. »

Cette stratégie a été de nombreuses fois dévoilée par de hauts fonctionnaires ayant quitté l’Union soviétique – dont le général démissionnaire tchèque, Jan Sejna. La même stratégie a été en usage sous le règne de Staline et même détaillée dans Le manuel d’instructions communiste de la guerre psychopolitique, qui est désormais tombé dans le domaine public.

La guerre de la drogue a été utilisée par les Britanniques durant les guerres de l’opium contre la Chine au 19e siècle. Cela a conduit la Chine à céder le contrôle de Hong Kong au pouvoir britannique en 1841. Cela aura facilité plus tard la chute de la dynastie Qing, en 1912.

Pour le fondateur du PCC, Mao Tsé-Toung, l’opium était une arme qu’il a utilisée pour prendre le contrôle de la Chine. Douglass écrit qu’en 1928 Mao a demandé à un de ses subordonnés, Tan Chen-lin, de « commencer la culture de l’opium à large échelle ». C’était à la fois un moyen de droguer les États non communistes et d’obtenir de quoi les fournir.

Après l’établissement du contrôle par le PCC, selon Douglass, « la production d’opium a été nationalisée. Les trafics de narcotiques, qui ciblaient les États non communistes, sont devenus une activité officielle du nouvel État communiste. »

Cette « activité officielle » n’a jamais pris fin – en dépit d’avoir été mise à jour par différentes investigations du Japon et des États-Unis en 1951.

Alors qu’elle était menée en catimini, aujourd’hui la guerre de la drogue est menée au grand jour.

Nourrir l’épidémie

Pour les cartels de la drogue, la Chine est la principale source de précurseurs chimiques, tels l’éphédrine et la pseudoéphédrine utilisées dans la fabrication de la méthamphétamine. Elle est aussi la principale source pour les autres drogues de synthèse, dont beaucoup peuvent être commandées directement sur internet auprès des laboratoires chinois. La plupart des drogues synthétiques sont difficiles à catégoriser – et à réguler – car les laboratoires chinois changent leur composition chimique pour esquiver les lois américaines.

La consommation et l’addiction à la méthamphétamine comme à d’autres drogues de synthèse a augmenté aux États-Unis. Les raisons sont qu’elles sont souvent vendues à bas prix, faciles à obtenir et qu’elles ont des effets similaires aux autres drogues présentes sur le marché. Il existe des reproductions synthétiques d’à peu près toutes les drogues illégales.

Tandis que le PCC avait arrêté des trafiquants sur son propre sol, les drogues pour l’exportation « étaient toujours ouvertement manufacturées ».

GettyImages-672630-768x512Une femme SDF de 37 ans en train de s’injecter de l’héroïne, sous le pont de Manhattan, le 20 novembre 2001, Brooklyn, ville de New York. (Photo by Mario Tama/Getty Images)

La politique du PCC au sujet de ces substances chimiques a permis à des drogues illégales de prospérer à l’étranger. Les cartels mexicains produisent plus de 90 % de la méthamphétamine consommée aux États-Unis. La Drug Enforcement Administration ajoute que 80 % de cette production est constituée d’ingrédients en provenance de Chine.

« La Chine est devenue le premier fournisseur des trafiquants mexicains, à cause de sa réglementation laxiste sur la fabrication et l’exportation des substances chimiques  », déclare la Drug Enforcement Administration.

Les trafiquants fabriquent la méthamphétamine en utilisant jusqu’à 30 produits chimiques. La production de ces substances sont pour la plupart étroitement encadrées, que ce soit aux États-Unis ou ailleurs. Par contre en Chine, un seul de ces 30 substances fait l’objet de réglementation, d’après le média Stars and Stripes.

Le Mexique a tenté de coopérer avec le régime chinois pour endiguer le flot des précurseurs, mais il lui a répondu qu’il devait régler ses problèmes tout seul. Jorge Guajardo, l’ancien ambassadeur du Mexique en Chine, a rapporté au New York Times que « pendant toute la période de ma fonction là-bas, les Chinois n’ont jamais montré aucune volonté de coopérer pour endiguer le flot de précurseurs circulant au Mexique ».

Le brésilien Heitor De Paola, critique politique et auteur de O Eixo do Mal Latino-Americano e a Nova Ordem Mundial (L’axe du mal de l’Amérique latine et le Nouvel ordre du monde), a déclaré par email que les drogues sont consommées pour satisfaire la guerre de la drogue en Amérique latine, pas seulement pour satisfaire le PCC mais aussi les autres groupes communistes.

Du côté du gouvernement, il affirme que cette pratique est utilisée par des leaders nationaux appartenant à l’extrême-gauche du Forum de Sao Paulo, tout aussi bien que par des groupes narcoterrorristes tels que les FARC et d’autres « mouvements sociaux » d’extrême-gauche qui multiplient les organisations de type guerrilla.

La drogue est utilisée, a-t-il dit, « comme un moyen de provoquer l’accoutumance parmi la jeunesse des pays visés » dans le but de réaliser des objectifs politiques de groupes communistes. Certains de ces groupes, comme les FARC, vont aussi échanger les drogues contre des armes.

L’origine des armes à feu illégales

Le soutien du PCC aux trafiquants de drogue d’Amérique latine, cependant, ne s’en tient pas à leur fournir des précurseurs et des drogues synthétiques.

La principale source d’armes à feu illégales au Mexique est également la Chine, « sur le marché noir » rapporte Dr. R. Evan Ellis, professeur associé d’études sur la sécurité nationale au Center for Hemispheric Defense Studies.

Le problème avec l’identification de la provenance, mentionne Ellis, est que les armes chinoises sont introduits au Mexique via les États-Unis. Sa déclaration se rapporte au commandant des Forces armées du Mexique, Luis Villegas Meléndez, qui mentionne en 2008 que les armes à feux de contrebande chinoises et russes sont introduites par la frontière de Tamaulipas, séparant les États-Unis du Mexique.

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Des marines mexicains escortent 5 trafiquants de drogue présumés, appartenant au cartel Zetas. Devant eux, des grenades, des armes à feux, de la cocaïne et des uniformes militaires destinés aux membres du cartel, le 9 juin 2011 à Mexico. (YURI CORTEZ/AFP/Getty Images)

« Les grenades de fabrication chinoise et autres articles militaires ont envahi le Mexique à Puebla et ailleurs », mentionne Ellis, tout en ajoutant cependant qu’on ne sait toujours pas si les cartels de la drogue achètent ces armes avec des groupes criminels chinois, ou directement auprès de fabricants chinois.

Les cartels mexicains ne sont pas les seuls destinataires illégaux de ces armes non plus, d’après un rapport du 5 novembre de la Commission de révision de la sécurité économique sino-américaine.

Le PCC fournit des armes directement et indirectement aux groupes qui sont « largement isolés pour des raisons politiques », mentionne le rapport. Concernant les destinataires de ces armes chinoises, cela va des gouvernements de Cuba et du Vénézuela jusqu’au groupe rebelle des FARC en Colombie.

La prolifération de ces armes chinoises dans la région est en quelque sorte un casse-tête. L’enquête rapporte qu’au « niveau de cette large région, on ne sait pas dans quelle mesure les producteurs d’armes de l’État chinois, tel Norinco, font le nécessaire pour s’assurer que leurs armes ne sont pas détournés vers le marché noir. »

Le PCC s’est défendu de diverses accusations, avançant que la vente des armes aux organisations narcoterrorristes était « illégale selon la loi en Chine », mais comme le stipule le rapport, ces arguments ne sont que des mots.

« À travers des tentatives du gouvernement chinois de se légitimer », ajoute le rapport, les armes de fabrication chinoise continuent d’être retrouvées parmi les groupes rebelles de Colombie et du Sud-Soudan, comme en mars dernier.

Roger J. Chin, étudiant en doctorat à l’Université Claremont Graduate, a déclaré que les organisations criminelles exploitent le contexte de mondialisation. Ce ne serait pas qu’un problème à l’échelle locale mais plutôt quelque chose au niveau mondial « avec des implications directes sur la sécurité nationale ».

Robert Bunker a analysé que ces problèmes démontrent la façon de penser les affaires en Chine. « Si les narcoterrorristes d’Amérique latine étaient soutenus comme étant le résultat de la politique chinoise », dit-il, «  leur réponse serait : ‘Alors allez-y’. »

Version anglaise : China Fuels Drug War Against the United States

http://www.epochtimes.fr/la-chine-enflamme-le-marche-de-la-drogue-aux-etats-unis-9816.html

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DROGAS (Mapa del vicio): Las áreas de control e influencia de los carteles en el territorio mexicano

Publicado: 27 dic 2015 00:53 GMT

Los especialistas señalan que la situación cambia muy rápido debido a la naturaleza de las organizaciones criminales que luchan entre sí.

 

La Administración para el Control de Drogas del Departamento de Justicia de EE.UU. (DEA) ha publicado en su página web un documento acompañado con un mapa que muestra las actuales áreas de influencia y control en el territorio mexicano de los carteles de la droga más potentes del país, que siguen siendo los mayores proveedores de cocaína, heroína, metanfetaminas y marihuana de EE.UU.

En la imagen se puede observar cuáles son los principales grupos armados que sumergen al país en extrema violencia luchando entre sí por el control del territorio: cartel de Sinaloa, cartel del Golfo, Los Zetas, cartel Jalisco Nueva Generación, Los Caballeros Templarios, cartel de Juárez y el cartel de Beltrán-Leyva.

Según la infografía creada, de acuerdo con los datos obtenidos por la DEA en abril del 2015, el cartel liderado por uno de los hombres más buscados del mundo, El Chapo’ Guzmán, el de Sinaloa, además del estado del que toma el nombre, ‘domina’ en los estados fronterizos con EE.UU. como Sonora y Baja California, Baja California del Sur y parte de Chihuahua.

DEA / RT

El cartel Jalisco Nueva Generación ‘controla‘ los estados del Pacífico y del Caribe, como Jalisco, Aguas Calientes, Nayarit y en la costa sur del país, Oaxaca y Chiapas, mientras que en la costa este se expande por Veracruz. Los Zetas, por su parte, siguen aterrorizando a Tabasco, Campeche, Puebla y Coahuila, Nuevo León y parte de San Luis Potosí en el norte.

Mientras tanto, el estado fronterizo con Texas (EE.UU.) se encuentra bajo el dominio del cartel del Golfo al igual San Luis Potosí, Quintana Roo y la turística península del Yucatán. Los Caballeros Templarios ‘mandan’ en algunas partes del estado de Michoacán, vecino al de Guerrero, ‘controlado’ por el cartel Beltrán-Leyva.

No obstante, los especialistas señalan que la situación podría haber cambiado debido a su « fluida naturaleza ».

https://actualidad.rt.com/actualidad/195294-mapa-areas-control-carteles-mexico

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FRANCE (Douane – Nancy): saisie de 342,5 kg de cannabis cachés dans le réservoir de gasoil

Publié le : mardi 29 décembre 2015 |
Saisie de 342,5 kg de cannabis cachés dans le réservoir d’essence
Saisie de 342,5 kg de cannabis cachés dans le réservoir d’essence | © Douane
Les douaniers de Nancy ont réalisé cette saisie lors du contrôle d’un poids lourd immatriculé en Espagne.

Le 21 décembre 2015, les douaniers de Nancy ont saisi 342,5 kg de résine de cannabis dans le réservoir d’un camion lors d’un contrôle sur l’autoroute A31. La marchandise est estimée à plus de 2 millions d’euros sur le marché illicite de la revente au détail de stupéfiants.

En contrôle sur l’autoroute dans le sens Nancy-Metz, les agents motocyclistes sélectionnent un poids lourd immatriculé en Espagne avec deux personnes à bord. Le chauffeur obéit à leurs injonctions d’arrêt et les suit jusqu’à l’aire d’autoroute la plus proche pour y être contrôlé.

Le chargement du camion s’avère entièrement vide. Les deux chauffeurs, de nationalité espagnole, affirment venir d’Espagne pour effectuer un dépannage de camion auprès d’une société luxembourgeoise. Les agents décident alors d’effectuer une fouille minutieuse du moyen de transport.

Après plusieurs heures de recherche, les agents des douanes se sont intéressés au réservoir extérieur droit du camion. Le poids lourd est donc conduit dans un garage afin de desceller puis extraire le réservoir de son support. Une fois l’opération effectuée, le réservoir est découpé.

A l’intérieur de celui-ci, les douaniers découvrent un caisson métallique dans lequel sont stockés plusieurs dizaines de paquets de tailles diverses contenant de la résine de cannabis. Au total, 342,5 kg de cannabis seront extraits.

Les suites judicaires ont été confiées à la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Nancy qui a saisi la Police judiciaire de Nancy pour la poursuite des investigations.

http://www.douane.gouv.fr/articles/a12665-saisie-de-342-5-kg-de-cannabis-caches-dans-le-reservoir-d-essence

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FRANCE: Annecy assiégée par l’héroïne

Implantés à l’orée des bois qui entourent Annecy, les dealeurs vendent l’héroïne à 100 € les 5 g, soit deux fois moins cher qu’ailleurs en France.La ville est devenue une porte d’entrée de cette drogue en France via la Suisse proche et des réseaux d’Europe de l’Est.

Sébastien Roselé | 17 Déc. 2015,

Implantés à l’orée des bois qui entourent Annecy, les dealeurs vendent l’héroïne à 100 € les 5 g, soit deux fois moins cher qu’ailleurs en France.
(PhotoPQR/«le Dauphné libéré»/Gregory Yetchleniza.)

3,5, kg d’héroïne et 18 000 € en liquide. C’est un des derniers exemples en date des prises de la brigade des stups du commissariat d’Annecy (Haute-Savoie). Sur cette opération du 8 décembre, quatre ressortissants albanais ont été interpellés et placés en détention provisoire.

Ce qui ne pourrait n’être qu’un simple trafic de stupéfiants local se révèle être, depuis deux ans, un phénomène inquiétant sur les bords du lac, et qui pourrait même gangrener toute la région. Un sacré contraste avec l’image paisible et cossue associée à la ville. « Nous sommes confrontés à une implantation massive d’une mafia albanaise spécialisée dans la revente d’héroïne », explique le procureur d’Annecy, Eric Maillaud. Le magistrat décrit l’implantation progressive de dix à vingt points de vente situés à l’orée des bois tout autour de la cité lacustre, qui alimentent « entre 1 000 et 2 000 clients ». « Un dealeur interpellé nous parle de 17 kg d’héroïne qu’il a vendus en trois mois, pour un chiffre d’affaires de 350 000 € », ajoute-t-il.

C’est une nouvelle politique suisse plus répressive, ciblant les clients, qui a poussé les trafiquants albanais à se délocaliser en France. Baptisée Hydra et lancée en 2011, cette opération a progressivement dissuadé les acheteurs français de traverser la frontière. « Pour être au plus près des clients, les dealeurs se sont installés d’abord à Annemasse (ville française à deux pas de Genève et à 50 km d’Annecy) », explique un fonctionnaire. Et ils ont continué leur progression.

Selon un autre agent, l’expansion ne fait que commencer : « On perd du terrain ! » Policiers et parquet sont incapables d’évaluer avec précision les quantités revendues, les chiffres d’affaires et le circuit permettant d’alimenter les points de vente. La drogue, elle, vient d’Afghanistan. «  Elle est acheminée par des réseaux turcs avec lesquels leurs collègues albanais entretiennent des relations historiques », explique un fonctionnaire français basé en Albanie et chargé de lutter contre les trafics.

Un réseau tombe, un autre prend la relève

Pour asseoir leur business, les mafieux mènent « une politique commerciale agressive », note le procureur Maillaud. La drogue est vendue 100 € les 5 g, soit 20 € le gramme, deux fois moins cher que partout ailleurs en France. Mieux, le produit vendu est de très bonne qualité, avec une teneur en héroïne oscillant entre 12 % et 18 %, quand la qualité moyenne nationale tourne autour des 5 %*.

Le système est bien rodé. Un contact parlant français accueille au téléphone les consommateurs qui lui passent commande. Un rendez-vous est donné. La transaction se fait par un autre vendeur dans les bois. La drogue est cachée dans une souche d’arbre, l’argent dans une autre. Et quand un réseau tombe, le contact téléphonique, qui n’a pas été arrêté, relance les clients. « Il envoie même des SMS aux 200 ou 300 clients de son prédécesseur ! Ça peut faire sourire mais c’est terriblement inquiétant », relate le procureur. Certains consommateurs sont même incités, contre un gramme gratuit, à faire venir de nouveaux clients.

* Source : Observatoire français des drogues et des toxicomanies.

Une drogue qui revient en force

Dans une note confidentielle datant d’avril dernier, la direction centrale de la police judiciaire relève « une hausse exceptionnelle de 74 % des saisies d’héroïne » en France en 2014, comparé à 2013. Les quantités de drogue interceptées sont passées de 570 kg à 990 kg. Il s’agit des derniers chiffres disponibles. Dans ce même document, la police judiciaire considère que « cette augmentation témoigne d’une présence accrue de l’héroïne sur le territoire national ».

Ce retour de l’héroïne fait suite à une période de raréfaction de ce produit hautement addictif en France et, plus généralement, en Europe dans les années 2011 et 2012, à la suite du « démantèlement de grosses structures d’approvisionnement », explique-t-on du côté de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Pour autant, le nombre de consommateurs resterait stable. L’observatoire évalue à 600 000 le nombre de consommateurs qui auraient déjà pris de l’héroïne au moins une fois dans leur vie en France. Ce qui reste très marginal par rapport à d’autres produits. « C’est presque quatre fois moins que le nombre d’expérimentateurs de cocaïne. »

Pas de hausse des consommateurs, certes, mais, reconnaît l’OFDT, « l’intérêt pour l’héroïne semble aujourd’hui plus net, au détriment de celui pour des médicaments de substitution, car le produit est plus disponible depuis deux ans et sa pureté augmente ». La police judiciaire, elle, met en garde contre « la reprise de ce trafic qui laisse percevoir l’implantation durable en France de filières d’acheminement. Il pourrait s’accroître dans les prochaines années en raison de la disponibilité croissante de l’opium dans les zones de production (notamment en Afghanistan) ».

http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/annecy-assiegee-par-l-heroine-17-12-2015-5378797.php

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