AVISEUR INTERNATIONAL

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FRANCE (DNRED): 7 098 kg de shit saisis, mais pas de dealer !

En octobre dernier, les douanes annonçaient une saisie record de cannabis. Mais elles faisaient, au passage, échouer une enquête des Stups. Les revendeurs, eux, courent toujours.
Saisie record, paris – WITT/SIPA

Il y avait Blanche-Neige et les sept nains, voici le conte de Noël 2015 : François Hollande, les douanes, les stups et les 7 t de shit. Une histoire qui, pour le grand public, commence par un cri de victoire en provenance de Bercy, qui abrite une unité d’élite des douanes, la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (Dnred). La crème des gabelous, avec des fonctionnaires capables d’infiltrer les réseaux de trafiquants les plus fermés.

Les trompettes victorieuses sonnent un dimanche, le 18 octobre dernier. Une saisie record vient d’avoir lieu. « La plus grosse prise jamais réalisée dans la capitale », titre la presse. Pas moins de 7 098 kg de résine de cannabis découverts à bord de quatre camionnettes stationnées en plein XVIe arrondissement, entre le boulevard Exelmans et une petite rue voisine. Deux Fiat, une Ford et une Mercedes, toutes blanches, toutes immatriculées en France. Conditionnés en plaquettes réparties dans quelque 200 ballots en toile de jute, précise les douanes. Des « valises marocaines », comme on les appelle dans le jargon, directement importées du Rif, le grenier à shit du royaume du Maroc.

Les enquêteurs étaient mobilisés depuis plusieurs jours, nous raconte-t-on à chaud, « plusieurs jours » qui deviennent vite « plusieurs mois ». Des riverains se seraient étonnés de la présence de ces véhicules, glisse-t-on, comme si l’on pouvait croire que des quidams aient eu, comme premier réflexe citoyen, de prendre attache avec la Dnred plutôt qu’avec le commissariat du coin. Facilité scénaristique ? A ce stade, l’attention reste focalisée sur la quantité de drogue confisquée aux trafiquants et sur le sel de l’histoire : qu’ils aient choisi de garer leurs fourgonnettes dans ce quartier chic, probablement jugé plus sûr que la porte de Montreuil. Et assez proche d’une zone où la clientèle est à la fois friande et peu regardante sur les tarifs.

« Si l’on remonte jusqu’à ces fourgons, c’est parce que nous avons des renseignements, déclare une source au Parisien. On s’efforce de connaître les habitudes des trafiquants et leurs nouvelles manières d’opérer. On s’adapte comme eux quand ils innovent. » Après les poids lourds, après les go-fast et ses voitures légères, auxquels ont succédé les « go-slow », les logisticiens de la drogue seraient passés aux camping-cars, en attendant ces camionnettes.

« Coup fatal »

Mais, comme dans Blanche-Neige, tout n’est pas rose. Le premier accroc, c’est l’absence de toute arrestation. Sept tonnes, zéro garde à vue. Un succès peut-être, mais qui sonne un peu creux tant la guerre contre la drogue ne marque de points que lorsqu’elle met hors jeu ses acteurs, la marchandise étant disponible à l’infini, ou presque. Michel Sapin, ministre des Finances et autorité de tutelle, ne voit pas les choses sous cet angle.

Il saute sur l’occasion pour faire bénir le joli coup de ses hommes par l’autorité suprême : si le programme de François Hollande n’est pas trop chargé en ce dimanche, il est le bienvenu à Ivry-sur-Seine, où a été stockée la marchandise. Personne ne tique au Château, le directeur de cabinet, coutumier des affaires policières, n’est d’ailleurs pas là lorsque la décision est prise. Et l’on voit le président de la République débarquer à la Dnred, où il se félicite de la saisie et espère qu’un « coup fatal » a été porté au trafic de drogue.

Un « coup fatal » a en effet été porté ce jour-là, mais pas à ceux que l’on croit. Les trafiquants mettront une dizaine de jours à se refaire de leurs pertes financières, mutualisées comme il se doit, l’heure étant aux commandes groupées confiées à des équipes spécialisées dans le transport. François Hollande ne le sait pas, mais le vrai coup n’a pas été porté au crime, mais à la police judiciaire. Peut-être pas fatal, mais sérieux, comme on le découvre dans les jours qui suivent. Les douaniers sont allés trop vite.

Les douaniers sont allés trop vite. Ils ont oublié, pas forcément volontairement, de consulter avant d’entrer en piste le fameux fichier des sources, où ils auraient découvert que le principal suspect n’est autre qu’un informateur attitré et déclaré de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS). Un simple coup de téléphone aux lointains collègues du ministère de l’Intérieur aurait permis d’éviter le crash en plein vol d’une enquête prometteuse, les enquêteurs des stups guettant le moment où ces 7 t allaient être ventilées entre cinq ou six grosses équipes de revendeurs de la région parisienne.

Ils étaient aux aguets, non loin des camionnettes, on leur a soufflé l’affaire sous le nez pour une pêche miraculeuse sans lendemain, outre les primes, la gloire momentanée et le plaisir d’afficher en fin d’année des saisies forcément à la hausse : 157,3 t de cannabis dans l’escarcelle des douanes en 2014, chiffre à battre.

Traiter avec l’ennemi

Mais le pire est à venir. L’enquête en flagrance est confiée à… l’OCRTIS, où l’on n’est pas très serein, même si à la base des collègues des douanes ont décroché leur téléphone pour dire aux policiers qu’ils désapprouvaient cette mauvaise manière. L’exploitation des empreintes et de l’ADN permet de remonter jusqu’à un homme qui n’a pas pris tant de précautions que cela, puisqu’il s’agissait en réalité d’une livraison « contrôlée » ; autrement dit, réalisée sous l’œil attentif de l’office des stups, une affaire en or comme les policiers aimeraient en faire tous les mois, le tout sous le contrôle des magistrats…

Ces empreintes, ce sont celles d’un trafiquant bien connu, l’un de ces millionnaires de la drogue qui a émergé sur le marché ces dernières années. Un caïd qui a grandi du côté de Mulhouse et qui à 39 ans a connu à peu près tout, du règlement de comptes à la prison en passant par l’évasion. Un rescapé des guerres de bandes qui n’a apparemment rien trouvé de mieux, pour poursuivre sa route, que de collaborer avec la police. Une manière à ses yeux de contracter une forme d’assurance vie, indispensable lorsque l’on brasse de telles quantités de stupéfiants.

Son nom sort dans la presse, en même temps que son pédigree. Condamné à cinq ans de prison en 2002 pour trafic de stups, Sofiane H. avait aussitôt repris son business, promettant au téléphone à un complice, qui avait détourné 1,5 t. de marchandise, de lui « trouer les genoux avec perceuse » ; interrogé, ce forcené du trafic avait expliqué qu’il voulait pousser les enquêteurs à le libérer pour qu’il les conduise à son fournisseur… Renvoyé devant le tribunal pour complicité de trafic de stupéfiants en récidive légale, il a été condamné par défaut à dix-huit ans de prison en mars 2007, alors qu’il était en fuite en Espagne…

Un profil idéal, avec la dose de vice qu’il faut, pour accepter de traiter avec « l’ennemi », ces « deks », comme ces caïds appellent les condés, qui les inquiètent autant qu’ils les fascinent. A charge pour eux, et c’est là toute la question, de ne pas se laisser déborder. D’exercer un contrôle suffisamment fort pour que la source ne se sente pas autorisée à faire tout et n’importe quoi… Sofiane H. a-t-il tenté de déborder ses traitants ? Cette enquête délicate est désormais confiée à… la brigade des stupéfiants parisienne.

http://www.marianne.net/7-098-kg-shit-saisis-pas-dealer-100239180.html

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LIRE: DNRED (Douane francaise): Hollande prend la pose devant une opération anti-drogue… ratée ! – Le Point

FRANCE (OCRTIS): quant à la lutte contre le narcotrafic!

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FRANCE (OCRTIS): quant à la lutte contre le narcotrafic!

ecusson-OCRTIS« L’OCRTIS est devenu le premier narcotrafiquant de France! »

dixit un ancien magistrat instructeur

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Magouille institutionnelle, dossiers montés et arrangés, les « suceurs de roues » n’ont guère évolué depuis l’époque de Mario Le Corff. (Marc Fievet -NS 55 DNRED)

LIRE: NARCOTRAFIC: quand Mario Le Corff de l’OCTRIS montait des opérations douteuses…Mais ça c’était hier!

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NARCOTICS: la Chine est devenue le premier fournisseur des trafiquants mexicains

chineLa Chine enflamme le marché de la drogue

Le plus gros fournisseur de drogue et d’armes aux États-Unis

Version anglaise: China Fuels Drug War Against the United States

CHINA: is fueling a drug war against the U.S.A

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La Chine enflamme le marché de la drogue
Un officier de police des stupéfiants, fait la garde dans un laboratoire clandestin de fabrication de la cocaïne, appartenant aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) dans la ville de Puerto Concordia (Colombie), le 25 janvier 2011. (Guillermo Legaria/AFP/GettyImages)

Derrière le flot de drogues illicites aux États-Unis et la violence qui se répercute dans les cartels criminels en Amérique latine, le régime chinois y travaille en coulisse. Concernant les cartels de la drogue et les groupes narcoterroristes, le régime chinois est devenu leur principale source d’approvisionnement en précurseurs pour drogues de synthèse, comme la méthamphétamine. Le régime chinois est aussi la principale source d’armes des trafics de drogue.

La plupart de ces drogues causent des ravages sur le corps et les facultés mentales des consommateurs. Certaines peuvent même causer sur le long-terme des troubles d’ordre psychotique, tandis que d’autres, par overdose, peuvent entraîner la mort.

Pourtant, il existe plus de 150 entreprises chinoises faisant office de laboratoire de chimie, disponibles au public et qui leur vendent les substances alpha-PVP, aussi connu sous le nom de « flakka », a rapporté le New York Times. Cette drogue a remplacé l’usage de la cocaïne en Floride et est à l’origine de la mort d’au moins 18 personnes et de nombreuses arrestations loufoques dans cet État.

Concernant la méthamphétamine, une enquête menée par le National Institute on Drug Abuse a estimé à 1,2 million le nombre de consommateurs à travers les États-Unis. Les effets secondaires de ces drogues sont, entre autres, « une anxiété importante  » et des comportements violents. L’institut précise que « des symptômes psychotiques peuvent parfois durer des mois, voire des années ».

Ces drogues, comme beaucoup d’autres, mais aussi les substances chimiques précurseurs à la fabrication des drogues de synthèse, ont pour point commun leur provenance : elles viennent de Chine. Depuis des années les organes de régulation de la drogue en Chine n’ont montré que très peu d’intérêt à participer à endiguer leur flux.

« Le rôle de la Chine est celui d’être un facilitateur des activités du crime organisé entre le Mexique et l’Amérique latine », a écrit dans un email Robert J. Bunker, professeur adjoint de recherche à l’école militaire de l’armée américaine (U.S. Army War College).

Selon Bunker, le Parti communiste chinois (PCC) s’est saisi du marché en Amérique latine, à la fois légitime mais clandestin. « Associez cela (le marché) et leurs relations avec des régimes parias de la région, comme le Vénézuela, et leurs interactions avec le Hezbollah et les agents iraniens », ajoute Bunker, « nous arrivons à un scénario digne de la scène du bar dans la ‘Guerre des étoiles’ ».

Dans la fameuse scène du bar de ce film en date de 1977, le personnage Obi-Wan Kenobi s’exclame : « vous ne trouverez jamais un rassemblement plus pitoyable de racaille et d’infamie ».

C’est une situation, ajoute Bunker, où le régime chinois «  via son nombre considérable de fonctionnaires corrompus – dont beaucoup sont en lien avec le crime organisé – va vendre n’importe quoi, ou fournir tout type de service pour en tirer profit : les armes, les précurseurs de drogues, les contrefaçons, les jeux et le blanchiment d’argent. »

Une guerre de la drogue

Un rapport du U.S. Army Special Operations Command, en date du 13 octobre 2014, déclarait : « la récente doctrine chinoise recourt à un large spectre de luttes contre ses adversaires, dont les États-Unis font partie. »

La « guerre de la drogue » est un des éléments de ce « vaste spectre de luttes », mentionne le rapport, en notant qu’elle rejoint plus largement la stratégie militaire chinoise qui est de « déstabiliser l’adversaire ». Elle tombe sous la coupe de la « lutte culturelle », qui est une stratégie de lutte non conventionnelle, désignée pour dégrader les bases morales d’une nation rivale, et par là-même l’affaiblir.

Pour le PCC et les autres régimes communistes, utiliser la guerre de la drogue contre ses adversaires n’est pas nouveau. Dans la réédition 1999 de son ouvrage Red Cocaine, l’ancien Directeur de l’Intelligence à la CIA Joseph D. Douglass exposait l’histoire de cette stratégie.

Il y est écrit que les régimes communistes « font usage des narcotiques depuis des décennies comme des armes décisives dans la lutte qu’ils mènent contre le monde occidental ». Joseph D. Douglass donne pour exemple « qu’entre 1985 et 1990, les données recueillies et d’autres sources de témoignages traçaient les futurs réseaux de trafic de drogue, impliquant presque chacun des pays communistes. »

Cette stratégie a été de nombreuses fois dévoilée par de hauts fonctionnaires ayant quitté l’Union soviétique – dont le général démissionnaire tchèque, Jan Sejna. La même stratégie a été en usage sous le règne de Staline et même détaillée dans Le manuel d’instructions communiste de la guerre psychopolitique, qui est désormais tombé dans le domaine public.

La guerre de la drogue a été utilisée par les Britanniques durant les guerres de l’opium contre la Chine au 19e siècle. Cela a conduit la Chine à céder le contrôle de Hong Kong au pouvoir britannique en 1841. Cela aura facilité plus tard la chute de la dynastie Qing, en 1912.

Pour le fondateur du PCC, Mao Tsé-Toung, l’opium était une arme qu’il a utilisée pour prendre le contrôle de la Chine. Douglass écrit qu’en 1928 Mao a demandé à un de ses subordonnés, Tan Chen-lin, de « commencer la culture de l’opium à large échelle ». C’était à la fois un moyen de droguer les États non communistes et d’obtenir de quoi les fournir.

Après l’établissement du contrôle par le PCC, selon Douglass, « la production d’opium a été nationalisée. Les trafics de narcotiques, qui ciblaient les États non communistes, sont devenus une activité officielle du nouvel État communiste. »

Cette « activité officielle » n’a jamais pris fin – en dépit d’avoir été mise à jour par différentes investigations du Japon et des États-Unis en 1951.

Alors qu’elle était menée en catimini, aujourd’hui la guerre de la drogue est menée au grand jour.

Nourrir l’épidémie

Pour les cartels de la drogue, la Chine est la principale source de précurseurs chimiques, tels l’éphédrine et la pseudoéphédrine utilisées dans la fabrication de la méthamphétamine. Elle est aussi la principale source pour les autres drogues de synthèse, dont beaucoup peuvent être commandées directement sur internet auprès des laboratoires chinois. La plupart des drogues synthétiques sont difficiles à catégoriser – et à réguler – car les laboratoires chinois changent leur composition chimique pour esquiver les lois américaines.

La consommation et l’addiction à la méthamphétamine comme à d’autres drogues de synthèse a augmenté aux États-Unis. Les raisons sont qu’elles sont souvent vendues à bas prix, faciles à obtenir et qu’elles ont des effets similaires aux autres drogues présentes sur le marché. Il existe des reproductions synthétiques d’à peu près toutes les drogues illégales.

Tandis que le PCC avait arrêté des trafiquants sur son propre sol, les drogues pour l’exportation « étaient toujours ouvertement manufacturées ».

GettyImages-672630-768x512Une femme SDF de 37 ans en train de s’injecter de l’héroïne, sous le pont de Manhattan, le 20 novembre 2001, Brooklyn, ville de New York. (Photo by Mario Tama/Getty Images)

La politique du PCC au sujet de ces substances chimiques a permis à des drogues illégales de prospérer à l’étranger. Les cartels mexicains produisent plus de 90 % de la méthamphétamine consommée aux États-Unis. La Drug Enforcement Administration ajoute que 80 % de cette production est constituée d’ingrédients en provenance de Chine.

« La Chine est devenue le premier fournisseur des trafiquants mexicains, à cause de sa réglementation laxiste sur la fabrication et l’exportation des substances chimiques  », déclare la Drug Enforcement Administration.

Les trafiquants fabriquent la méthamphétamine en utilisant jusqu’à 30 produits chimiques. La production de ces substances sont pour la plupart étroitement encadrées, que ce soit aux États-Unis ou ailleurs. Par contre en Chine, un seul de ces 30 substances fait l’objet de réglementation, d’après le média Stars and Stripes.

Le Mexique a tenté de coopérer avec le régime chinois pour endiguer le flot des précurseurs, mais il lui a répondu qu’il devait régler ses problèmes tout seul. Jorge Guajardo, l’ancien ambassadeur du Mexique en Chine, a rapporté au New York Times que « pendant toute la période de ma fonction là-bas, les Chinois n’ont jamais montré aucune volonté de coopérer pour endiguer le flot de précurseurs circulant au Mexique ».

Le brésilien Heitor De Paola, critique politique et auteur de O Eixo do Mal Latino-Americano e a Nova Ordem Mundial (L’axe du mal de l’Amérique latine et le Nouvel ordre du monde), a déclaré par email que les drogues sont consommées pour satisfaire la guerre de la drogue en Amérique latine, pas seulement pour satisfaire le PCC mais aussi les autres groupes communistes.

Du côté du gouvernement, il affirme que cette pratique est utilisée par des leaders nationaux appartenant à l’extrême-gauche du Forum de Sao Paulo, tout aussi bien que par des groupes narcoterrorristes tels que les FARC et d’autres « mouvements sociaux » d’extrême-gauche qui multiplient les organisations de type guerrilla.

La drogue est utilisée, a-t-il dit, « comme un moyen de provoquer l’accoutumance parmi la jeunesse des pays visés » dans le but de réaliser des objectifs politiques de groupes communistes. Certains de ces groupes, comme les FARC, vont aussi échanger les drogues contre des armes.

L’origine des armes à feu illégales

Le soutien du PCC aux trafiquants de drogue d’Amérique latine, cependant, ne s’en tient pas à leur fournir des précurseurs et des drogues synthétiques.

La principale source d’armes à feu illégales au Mexique est également la Chine, « sur le marché noir » rapporte Dr. R. Evan Ellis, professeur associé d’études sur la sécurité nationale au Center for Hemispheric Defense Studies.

Le problème avec l’identification de la provenance, mentionne Ellis, est que les armes chinoises sont introduits au Mexique via les États-Unis. Sa déclaration se rapporte au commandant des Forces armées du Mexique, Luis Villegas Meléndez, qui mentionne en 2008 que les armes à feux de contrebande chinoises et russes sont introduites par la frontière de Tamaulipas, séparant les États-Unis du Mexique.

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Des marines mexicains escortent 5 trafiquants de drogue présumés, appartenant au cartel Zetas. Devant eux, des grenades, des armes à feux, de la cocaïne et des uniformes militaires destinés aux membres du cartel, le 9 juin 2011 à Mexico. (YURI CORTEZ/AFP/Getty Images)

« Les grenades de fabrication chinoise et autres articles militaires ont envahi le Mexique à Puebla et ailleurs », mentionne Ellis, tout en ajoutant cependant qu’on ne sait toujours pas si les cartels de la drogue achètent ces armes avec des groupes criminels chinois, ou directement auprès de fabricants chinois.

Les cartels mexicains ne sont pas les seuls destinataires illégaux de ces armes non plus, d’après un rapport du 5 novembre de la Commission de révision de la sécurité économique sino-américaine.

Le PCC fournit des armes directement et indirectement aux groupes qui sont « largement isolés pour des raisons politiques », mentionne le rapport. Concernant les destinataires de ces armes chinoises, cela va des gouvernements de Cuba et du Vénézuela jusqu’au groupe rebelle des FARC en Colombie.

La prolifération de ces armes chinoises dans la région est en quelque sorte un casse-tête. L’enquête rapporte qu’au « niveau de cette large région, on ne sait pas dans quelle mesure les producteurs d’armes de l’État chinois, tel Norinco, font le nécessaire pour s’assurer que leurs armes ne sont pas détournés vers le marché noir. »

Le PCC s’est défendu de diverses accusations, avançant que la vente des armes aux organisations narcoterrorristes était « illégale selon la loi en Chine », mais comme le stipule le rapport, ces arguments ne sont que des mots.

« À travers des tentatives du gouvernement chinois de se légitimer », ajoute le rapport, les armes de fabrication chinoise continuent d’être retrouvées parmi les groupes rebelles de Colombie et du Sud-Soudan, comme en mars dernier.

Roger J. Chin, étudiant en doctorat à l’Université Claremont Graduate, a déclaré que les organisations criminelles exploitent le contexte de mondialisation. Ce ne serait pas qu’un problème à l’échelle locale mais plutôt quelque chose au niveau mondial « avec des implications directes sur la sécurité nationale ».

Robert Bunker a analysé que ces problèmes démontrent la façon de penser les affaires en Chine. « Si les narcoterrorristes d’Amérique latine étaient soutenus comme étant le résultat de la politique chinoise », dit-il, «  leur réponse serait : ‘Alors allez-y’. »

Version anglaise : China Fuels Drug War Against the United States

http://www.epochtimes.fr/la-chine-enflamme-le-marche-de-la-drogue-aux-etats-unis-9816.html

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DROGAS (Mapa del vicio): Las áreas de control e influencia de los carteles en el territorio mexicano

Publicado: 27 dic 2015 00:53 GMT

Los especialistas señalan que la situación cambia muy rápido debido a la naturaleza de las organizaciones criminales que luchan entre sí.

 

La Administración para el Control de Drogas del Departamento de Justicia de EE.UU. (DEA) ha publicado en su página web un documento acompañado con un mapa que muestra las actuales áreas de influencia y control en el territorio mexicano de los carteles de la droga más potentes del país, que siguen siendo los mayores proveedores de cocaína, heroína, metanfetaminas y marihuana de EE.UU.

En la imagen se puede observar cuáles son los principales grupos armados que sumergen al país en extrema violencia luchando entre sí por el control del territorio: cartel de Sinaloa, cartel del Golfo, Los Zetas, cartel Jalisco Nueva Generación, Los Caballeros Templarios, cartel de Juárez y el cartel de Beltrán-Leyva.

Según la infografía creada, de acuerdo con los datos obtenidos por la DEA en abril del 2015, el cartel liderado por uno de los hombres más buscados del mundo, El Chapo’ Guzmán, el de Sinaloa, además del estado del que toma el nombre, ‘domina’ en los estados fronterizos con EE.UU. como Sonora y Baja California, Baja California del Sur y parte de Chihuahua.

DEA / RT

El cartel Jalisco Nueva Generación ‘controla‘ los estados del Pacífico y del Caribe, como Jalisco, Aguas Calientes, Nayarit y en la costa sur del país, Oaxaca y Chiapas, mientras que en la costa este se expande por Veracruz. Los Zetas, por su parte, siguen aterrorizando a Tabasco, Campeche, Puebla y Coahuila, Nuevo León y parte de San Luis Potosí en el norte.

Mientras tanto, el estado fronterizo con Texas (EE.UU.) se encuentra bajo el dominio del cartel del Golfo al igual San Luis Potosí, Quintana Roo y la turística península del Yucatán. Los Caballeros Templarios ‘mandan’ en algunas partes del estado de Michoacán, vecino al de Guerrero, ‘controlado’ por el cartel Beltrán-Leyva.

No obstante, los especialistas señalan que la situación podría haber cambiado debido a su « fluida naturaleza ».

https://actualidad.rt.com/actualidad/195294-mapa-areas-control-carteles-mexico

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FRANCE (Douane – Nancy): saisie de 342,5 kg de cannabis cachés dans le réservoir de gasoil

Publié le : mardi 29 décembre 2015 |
Saisie de 342,5 kg de cannabis cachés dans le réservoir d’essence
Saisie de 342,5 kg de cannabis cachés dans le réservoir d’essence | © Douane
Les douaniers de Nancy ont réalisé cette saisie lors du contrôle d’un poids lourd immatriculé en Espagne.

Le 21 décembre 2015, les douaniers de Nancy ont saisi 342,5 kg de résine de cannabis dans le réservoir d’un camion lors d’un contrôle sur l’autoroute A31. La marchandise est estimée à plus de 2 millions d’euros sur le marché illicite de la revente au détail de stupéfiants.

En contrôle sur l’autoroute dans le sens Nancy-Metz, les agents motocyclistes sélectionnent un poids lourd immatriculé en Espagne avec deux personnes à bord. Le chauffeur obéit à leurs injonctions d’arrêt et les suit jusqu’à l’aire d’autoroute la plus proche pour y être contrôlé.

Le chargement du camion s’avère entièrement vide. Les deux chauffeurs, de nationalité espagnole, affirment venir d’Espagne pour effectuer un dépannage de camion auprès d’une société luxembourgeoise. Les agents décident alors d’effectuer une fouille minutieuse du moyen de transport.

Après plusieurs heures de recherche, les agents des douanes se sont intéressés au réservoir extérieur droit du camion. Le poids lourd est donc conduit dans un garage afin de desceller puis extraire le réservoir de son support. Une fois l’opération effectuée, le réservoir est découpé.

A l’intérieur de celui-ci, les douaniers découvrent un caisson métallique dans lequel sont stockés plusieurs dizaines de paquets de tailles diverses contenant de la résine de cannabis. Au total, 342,5 kg de cannabis seront extraits.

Les suites judicaires ont été confiées à la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Nancy qui a saisi la Police judiciaire de Nancy pour la poursuite des investigations.

http://www.douane.gouv.fr/articles/a12665-saisie-de-342-5-kg-de-cannabis-caches-dans-le-reservoir-d-essence

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FRANCE: Annecy assiégée par l’héroïne

Implantés à l’orée des bois qui entourent Annecy, les dealeurs vendent l’héroïne à 100 € les 5 g, soit deux fois moins cher qu’ailleurs en France.La ville est devenue une porte d’entrée de cette drogue en France via la Suisse proche et des réseaux d’Europe de l’Est.

Sébastien Roselé | 17 Déc. 2015,

Implantés à l’orée des bois qui entourent Annecy, les dealeurs vendent l’héroïne à 100 € les 5 g, soit deux fois moins cher qu’ailleurs en France.
(PhotoPQR/«le Dauphné libéré»/Gregory Yetchleniza.)

3,5, kg d’héroïne et 18 000 € en liquide. C’est un des derniers exemples en date des prises de la brigade des stups du commissariat d’Annecy (Haute-Savoie). Sur cette opération du 8 décembre, quatre ressortissants albanais ont été interpellés et placés en détention provisoire.

Ce qui ne pourrait n’être qu’un simple trafic de stupéfiants local se révèle être, depuis deux ans, un phénomène inquiétant sur les bords du lac, et qui pourrait même gangrener toute la région. Un sacré contraste avec l’image paisible et cossue associée à la ville. « Nous sommes confrontés à une implantation massive d’une mafia albanaise spécialisée dans la revente d’héroïne », explique le procureur d’Annecy, Eric Maillaud. Le magistrat décrit l’implantation progressive de dix à vingt points de vente situés à l’orée des bois tout autour de la cité lacustre, qui alimentent « entre 1 000 et 2 000 clients ». « Un dealeur interpellé nous parle de 17 kg d’héroïne qu’il a vendus en trois mois, pour un chiffre d’affaires de 350 000 € », ajoute-t-il.

C’est une nouvelle politique suisse plus répressive, ciblant les clients, qui a poussé les trafiquants albanais à se délocaliser en France. Baptisée Hydra et lancée en 2011, cette opération a progressivement dissuadé les acheteurs français de traverser la frontière. « Pour être au plus près des clients, les dealeurs se sont installés d’abord à Annemasse (ville française à deux pas de Genève et à 50 km d’Annecy) », explique un fonctionnaire. Et ils ont continué leur progression.

Selon un autre agent, l’expansion ne fait que commencer : « On perd du terrain ! » Policiers et parquet sont incapables d’évaluer avec précision les quantités revendues, les chiffres d’affaires et le circuit permettant d’alimenter les points de vente. La drogue, elle, vient d’Afghanistan. «  Elle est acheminée par des réseaux turcs avec lesquels leurs collègues albanais entretiennent des relations historiques », explique un fonctionnaire français basé en Albanie et chargé de lutter contre les trafics.

Un réseau tombe, un autre prend la relève

Pour asseoir leur business, les mafieux mènent « une politique commerciale agressive », note le procureur Maillaud. La drogue est vendue 100 € les 5 g, soit 20 € le gramme, deux fois moins cher que partout ailleurs en France. Mieux, le produit vendu est de très bonne qualité, avec une teneur en héroïne oscillant entre 12 % et 18 %, quand la qualité moyenne nationale tourne autour des 5 %*.

Le système est bien rodé. Un contact parlant français accueille au téléphone les consommateurs qui lui passent commande. Un rendez-vous est donné. La transaction se fait par un autre vendeur dans les bois. La drogue est cachée dans une souche d’arbre, l’argent dans une autre. Et quand un réseau tombe, le contact téléphonique, qui n’a pas été arrêté, relance les clients. « Il envoie même des SMS aux 200 ou 300 clients de son prédécesseur ! Ça peut faire sourire mais c’est terriblement inquiétant », relate le procureur. Certains consommateurs sont même incités, contre un gramme gratuit, à faire venir de nouveaux clients.

* Source : Observatoire français des drogues et des toxicomanies.

Une drogue qui revient en force

Dans une note confidentielle datant d’avril dernier, la direction centrale de la police judiciaire relève « une hausse exceptionnelle de 74 % des saisies d’héroïne » en France en 2014, comparé à 2013. Les quantités de drogue interceptées sont passées de 570 kg à 990 kg. Il s’agit des derniers chiffres disponibles. Dans ce même document, la police judiciaire considère que « cette augmentation témoigne d’une présence accrue de l’héroïne sur le territoire national ».

Ce retour de l’héroïne fait suite à une période de raréfaction de ce produit hautement addictif en France et, plus généralement, en Europe dans les années 2011 et 2012, à la suite du « démantèlement de grosses structures d’approvisionnement », explique-t-on du côté de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Pour autant, le nombre de consommateurs resterait stable. L’observatoire évalue à 600 000 le nombre de consommateurs qui auraient déjà pris de l’héroïne au moins une fois dans leur vie en France. Ce qui reste très marginal par rapport à d’autres produits. « C’est presque quatre fois moins que le nombre d’expérimentateurs de cocaïne. »

Pas de hausse des consommateurs, certes, mais, reconnaît l’OFDT, « l’intérêt pour l’héroïne semble aujourd’hui plus net, au détriment de celui pour des médicaments de substitution, car le produit est plus disponible depuis deux ans et sa pureté augmente ». La police judiciaire, elle, met en garde contre « la reprise de ce trafic qui laisse percevoir l’implantation durable en France de filières d’acheminement. Il pourrait s’accroître dans les prochaines années en raison de la disponibilité croissante de l’opium dans les zones de production (notamment en Afghanistan) ».

http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/annecy-assiegee-par-l-heroine-17-12-2015-5378797.php

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L’or du crime, profits d’Etat

Biens confisqués:
Chaque pays doit également se donner
«les moyens de dépister, geler, gérer et confisquer les produits du crime»
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Les biens saisis en FrancePar Emmanuel Fansten , Alexandre Léchenet et BIG, Infographie 15 décembre 2015 à 19:46
 Les biens saisis en France BiG

Décryptage.

Le crime n’a jamais autant rapporté à l’Etat. En 2015, selon Bercy, la vente de biens confisqués car issus d’activités criminelles, a permis de faire rentrer plus de 20 millions d’euros dans les caisses publiques, deux fois plus que l’année précédente. «Il est moral que les biens achetés grâce à l’argent de la délinquance soient confisqués puis revendus au profit du budget de l’Etat», se félicite Michel Sapin, le ministre des Finances. L’argent réaffecté aux comptes publics pourrait cependant être bien supérieur. L’an dernier, les services de police et de gendarmerie ont en effet saisi 458 millions d’euros de biens, plus de vingt-six fois le montant récupéré par Bercy. Immeubles, bateaux, voitures de sport, assurances vie… (voir infographie ci-dessus), le volume des avoirs criminels gelés par la justice ne cesse d’augmenter. Sauf qu’en bout de chaîne, seule une partie de ces biens est effectivement confisquée et vendue au profit de l’Etat.

En collaboration avec plusieurs médias européens (1), Libération a mené un audit sur la situation propre à chaque pays et mutualisé les chiffres obtenus. On estime aujourd’hui à 4 milliards d’euros la valeur globale des avoirs saisis en Europe. Une tendance lourde, qui modifie en profondeur la lutte contre la délinquance.

Des saisies en hausse

Après l’Italie, la France est un des pays pionniers dans la lutte contre le produit du crime. Un des plus actifs aussi. «Ce gouvernement travaille d’arrache-pied à priver les délinquants de leurs biens mal acquis, se targuait Manuel Valls à la mi-octobre. En trois ans, les saisies d’avoirs criminels ont été multipliées par trois». Des chiffres qui reflètent une inflexion politique relativement récente. Pendant longtemps, les saisies n’existaient quasiment pas au stade de l’enquête judiciaire. Seul le produit du crime était intercepté, les stupéfiants typiquement, ou la voiture ayant servi à un «go-fast». Désormais, tout bien en lien avec l’infraction, même indirectement, peut être confisqué.

Au sein de la Direction centrale de la police judiciaire, un service est spécialement dédié à cette tâche : la Plateforme d’identification des avoirs criminels. Dotée d’une vingtaine d’agents et d’une dizaine d’antennes régionales, cette structure mixte police-gendarmerie est un service opérationnel capable d’intervenir directement ou en appui. Dans le cadre de leurs enquêtes, policiers et gendarmes peuvent aussi s’appuyer sur les groupes d’interventions régionaux, dont la mission est d’éplucher le patrimoine des délinquants grâce aux fichiers fiscaux et bancaires. Une estimation indispensable pour évaluer en amont ce que peut rapporter une enquête.

Limitées au départ à la criminalité organisée, notamment le trafic de drogue, les saisies se sont progressivement étendues à la délinquance en col blanc. «Aujourd’hui, en valeur, les stups représentent à peine 15 % des saisies, indique un haut responsable policier. En termes de gains, les dossiers financiers type blanchiment ou escroquerie ont pris une place prépondérante.»

Les policiers notent également une montée en puissance des saisies dans les affaires de grande fraude fiscale. Même si la villa des Balkany, le bateau de Takieddine ou certains biens mal acquis africains restent des cas exceptionnels. Cette grande délinquance transnationale, très organisée, reste d’ailleurs la plus difficile à combattre. Rompus aux techniques de dissimulation et bardés d’avocats fiscalistes, les plus gros fraudeurs s’abritent derrière une cascade de trusts et de sociétés écrans pour dissimuler leur patrimoine. Ces dernières années, le volume des avoirs saisis par les policiers et les gendarmes n’en a pas moins augmenté de façon vertigineuse : 154 millions d’euros en 2010, 247 en 2011, 291 en 2012, 357 en 2013 puis 458 l’an dernier. Avec un bémol toutefois, comme dans tous les autres pays : à peine 20 % des biens saisis sont effectivement confisqués aux délinquants par la justice.

Des confiscations plus rares

Longtemps dépourvues de tout cadre juridique et laissées à l’appréciation des magistrats, les saisies judiciaires sont désormais encadrées. La loi du 9 juillet 2010, qui vise à faciliter les procédures, a eu pour principal effet la création de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc). Placé sous la double tutelle de la Justice et du Budget, cet établissement public indépendant est chargé de gérer et de vendre les biens saisis. Pour la justice, il s’agit à la fois de mieux appréhender les profits générés par la délinquance et de renforcer l’effet dissuasif de la sanction pénale.

«Au départ, l’idée était moins de remplir les caisses de l’Etat que de lutter efficacement contre le crime, explique Charles Duchaine, le patron de l’Agrasc. Personne n’imaginait faire des bénéfices.» Cet ancien juge d’instruction à Marseille, connu pour avoir mis en examen Jean-Noël Guérini, a pris la tête de l’agence en juillet 2014 avec pour objectif d’infuser cette nouvelle culture de la saisie dans les enquêtes, notamment à travers les formations dispensées par l’Agrasc aux magistrats.

Autre possibilité inscrite dans la loi de 2010, celle de vendre des biens saisis avant jugement, en particulier quand ils risquent de se déprécier. Concernant l’argent directement saisi, il est placé sur un compte à la Caisse des dépôts et consignations, et les intérêts servent à autofinancer l’Agrasc. Ces sommes n’entrent définitivement dans les caisses publiques qu’une fois le jugement de confiscation prononcé, et sont alors dispatchées entre le budget général de l’Etat et la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives.

Principal problème : les confiscations prononcées lors des verdicts sont très inférieures aux saisies effectuées dans le cadre d’enquête. Faute de jugements d’exécution, nombre de biens sont restitués à leur propriétaire. «Après jugement, le nombre de restitutions est toujours supérieur à celui des confiscations», maugrée un policier. Cette déperdition suscite une double incompréhension : d’un côté les juges reprochent aux policiers de saisir trop largement pour faire du chiffre, y compris vieux scooters ou écrans plasma, compliqués à revendre ensuite. De l’autre, les policiers déplorent que les biens saisis soient aussi rarement confisqués par les magistrats, qui ont tendance à considérer la saisie comme excessive. «Il faudrait que les tribunaux confisquent davantage, dit Duchaine. Cette culture n’a pas encore été intégrée par les juridictions de jugement

Disparités européennes

En Europe, les saisies ont été encouragées par une directive d’avril 2014 sur le gel et la confiscation des instruments et des produits du crime. Ce texte introduit la possibilité de saisir non seulement les biens liés au crime, mais aussi ceux achetés avec les produits de ce crime. Chaque pays doit également se donner «les moyens de dépister, geler, gérer et confisquer les produits du crime». Près de deux ans plus tard, où en est l’application de cette directive ?

Selon l’audit réalisé en collaboration avec nos partenaires européens, les 28 pays de l’UE ont voté une loi sur la confiscation des biens, mais de fortes disparités subsistent entre les Etats. Certains, comme le Luxembourg et le Danemark, n’ont par exemple aucun dispositif de gestion des biens saisis et confisqués. Plus généralement, la philosophie sur le sujet varie d’un pays à l’autre. En Italie, la loi adoptée dès 1996 pour faire face à la mafia permet ainsi de réutiliser les biens confisqués dans un but social. Et quand ils ne sont pas dévolus à des associations, les bénéfices des ventes sont versés au budget du ministère de la Justice et alimentent un fonds d’aide aux victimes des crimes. Alors qu’en Espagne, comme en France, les biens sont rapidement vendus pour alimenter les caisses de l’Etat.

Les biens saisis en Europe

Autre objectif affiché par Bruxelles : faciliter la coopération internationale «en matière de recouvrement d’avoirs». Désormais, les biens peuvent être confisqués dans d’autres Etats au titre de l’entraide pénale internationale. Les magistrats doivent remplir des «certificats de gel», équivalents du mandat d’arrêt européen pour les saisies. «C’est un outil très performant qui impose à tous les Etats membres la décision de saisie d’un immeuble, explique un magistrat spécialisé. Ça permet de sortir du champ trop strict des commissions rogatoires internationales.» En cas de saisie dans un pays étranger, des conventions de partage permettent aux deux Etats partenaires de se répartir les profits. Pour certains gros dossiers, les délais peuvent être très longs. Une villa appartenant à la mafia a ainsi été saisie en 2006 par la France, pour le compte de la justice italienne. En 2014, elle était toujours louée par son propriétaire, un parrain de la ’Ndrangheta (mafia de la région de Calabre, sud de l’Italie). Le bien a finalement été vendu récemment pour 780 000 euros. Une vente en dessous du prix du marché, selon les spécialistes.

(1) Enquête initiée par Dataninja.it, cofinancé par JournalismFund.eu, en collaboration avec l’Espresso , El Confidencial , Stern , France 3 et Libération.

Emmanuel Fansten , Alexandre Léchenet , BIG Infographie

SOURCE:http://www.liberation.fr/france/2015/12/15/l-or-du-crime-profits-d-etat_1421066
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La Suisse raffine l’or illégal de Madre de Dios

Blanchiment

Après avoir tenté de réduire les dégâts sur l’environnement, l’Etat a décidé de s’attaquer aux responsables de cette industrie illicite. Il enquête sur une trentaine de personnes et plusieurs entreprises pour «activité minière illégale» et «blanchiment d’argent», comme le confirme Daniel Linares, membre de l’Unité d’Intelligence financière du Pérou, qui participe à l’enquête effectuée par le ministère public et l’administration fiscale. «Le premier problème, c’est que ces entreprises n’ont payé aucun impôt depuis leur création», explique-t-il. Plusieurs clans familiaux, dont le procès est en cours, risquent près de dix ans de prison pour avoir vendu l’or récolté illégalement à Madre de Dios. Différentes sociétés sont concernées: Oro Fino, Arturo Ortiz Ortiz, Los Poderosos. Ainsi qu’une plus grande, Universal Metal Trading (UMT).

Ce n’est pas tout. Daniel Linares «soupçonne que pour financer l’extraction de l’or à Madre de Dios, ces entreprises ont eu recours à l’argent provenant du trafic de drogue». Dans un pays encore traumatisé par les exactions du Sentier Lumineux, la guérilla liée au trafic de la coca, la question est explosive. L’une des personnes actuellement poursuivies par les autorités, Luis Esteban Gallardo, a été condamnée à huit ans de prison en 2008 pour avoir blanchi l’argent du narcotrafic en achetant puis en revendant pour un million de dollars d’or. La presse nationale parle de «mafia».

Pourquoi le Pérou a-t-il attendu tant d’années avant de poursuivre ces clans? «Il n’existait tout simplement pas de loi pour condamner ces personnes», répond Julio Arbizu, le tout nouveau procureur anticorruption. Jeune et fringant, l’homme est bien décidé à imposer la tolérance zéro. Mais cet arsenal législatif a pris des années à être mis en place. Le délit de mine illégale n’est entré en vigueur qu’au mois d’avril 2012.

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Avatar de Marie MaurisseMarie Maurisse

Le procureur Julio Guzman enquête sur l’un des plus gros scandales qui touche le Pérou. Et de son bureau de San Isidro, au sud de Lima, ce haut fonctionnaire a la Suisse dans le viseur. Une firme genevoise achète et raffine près de Chiasso de l’or venant de Madre de Dios, région tropicale à la frontière avec le Brésil. L’Etat péruvien soupçonne ces mines d’être liées au narcotrafic. Une fois purifié, le métal est vendu à l’horlogerie, l’industrie médicale ou dans les banques. Nommé en 2010 pour faire la guerre aux mines illégales, le procureur du ministère de l’Environnement exige que «la Suisse vérifie mieux l’origine de l’or péruvien».

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Trois raffineries suisses fondent pour l’or des cartels de la drogue colombiens

                                             Soupçons de blanchiment

En Colombie, l’enquête est explosive. Le ministère public, secondé par la DIAN, est suivi de près par des agents américains et anglais. De nombreuses personnes et entreprises sont dans le viseur des autorités. Parmi elles, il y aurait notamment les négociants Fundiciones Escobar, selon une source proche de l’enquête. Une enseigne que la presse colombienne, dès 2011, soupçonne de blanchiment. A Medellín, les fonderies Escobar sont aujourd’hui en liquidation, après 75 ans d’existence. Acculée par les autorités de Bogotá, l’entreprise revend aujourd’hui tout son mobilier et ses machines sur Internet, même si son site officiel est toujours consultable.

Le soupçon est là: au bout de la machine à blanchir, on trouverait les trois principales raffineries suisses. Avec, en première ligne, celle d’Argor-Heraeus, située à Mendrisio (TI). D’après un document que «Le Matin Dimanche» a pu obtenir, qui liste les clients des plus gros exportateurs colombiens, l’entreprise tessinoise aurait raffiné l’or d’Escobar SA jusqu’en 2012, pour des montants astronomiques – 261 millions de dollars en 2010, par exemple.

Jusqu’en 2012 également, une partie de l’or des fonderies Escobar aurait également été acheminée vers la raffinerie Valcambi, non loin de Lugano (TI). Il aurait été livré pour 27 millions d’or en 2011 et 6 millions en 2012. Confrontée à ces éléments, l’enseigne répond qu’elle « identifie tous ses clients conformément à toutes les régulations en vigueur suisses et internationales. Donc tous les contrats en lien avec nos activités sont légalement corrects. »

Comment expliquer que les fonderies suisses aient acheté de l’or colombien, alors que le circuit de blanchiment a été mis au jour dès 2009? Malgré plusieurs sollicitations, Argor-Heraeus n’a pas répondu à nos questions. Dès 2013, pourtant, l’ONG ASK, le groupe de travail Suisse-Colombie, alertait plusieurs raffineries de ces risques et réclamait plus de transparence. « Elles nous ont répondu de manière vague, explique Stephan Suhner membre de l’association. Et ne savaient même pas qu’Escobar était en liquidation. » L’initiative «or responsable» pilotée par le SECO pourrait-elle bientôt être mise en place en Colombie? Même si c’est le cas, cela ne concernerait pas les mines illégales, qui sont au cœur du problème.

Un autre géant suisse des matières premières a longtemps traité de l’or colombien. Metalor, dont le siège mondial est à Neuchâtel, en a raffiné pour des dizaines de millions, chaque année, entre 2008 et 2013. C’est dans son usine américaine que la marchandise était transformée. Problème: Metalor se fournissait auprès de l’entreprise colombienne C. I. Goldex, qui a récemment avoué avoir acheté de l’or jusqu’en 2009 à un dénommé Jairo Rendón. Condamné aux Etats-Unis pour narcotrafic et blanchiment, celui-ci est aussi connu pour être le frère des deux trafiquants les plus craints du pays, «Don Mario» et «El Aleman», tous deux arrêtés depuis.

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Avatar de Marie MaurisseMarie Maurisse

En Colombie, les hauts fonctionnaires ne sortent jamais sans gardes du corps. C’est donc sous protection rapprochée que Juan Ricardo Ortega donnait une interview, au printemps dernier, dans un restaurant de Bogotá. Le chef de la Direction des impôts et des douanes nationales (DIAN), expliquait qu’il enquêtait sur l’or colombien utilisé comme moyen pour blanchir l’argent de la drogue. Où est envoyé cet or sale, demandait-il aux journalistes ? Aux Etats-Unis… et en Suisse.

Entre 2005 et 2012, les exportations d’or colombien vers la Suisse n’ont cessé d’augmenter, pour atteindre les 17 000 kilos, soit 682   millions de dollars. Au même moment, le prix du métal était multiplié presque par quatre. Et à Bogotá, ce sont d’abord ces chiffres qui ont attiré l’attention. Comment la bourgade d’Alto Baudó, au sud-ouest de Medellín, où le sol n’a jamais donné une seule pépite, a-t-elle pu produire une tonne du précieux métal…

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FRANCE (Aero-narcotrafic): grand guignol à Punta Cana (6) en passant par La Môle

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On va (enfin) se pencher sur les protagonistes de l’affaire autres que les deux pilotes qui ont retenu notre attention jusqu’ici. Avant de revenir sur le cas Castany – via notre deuxième série « Coke en Stock »- , je vous propose d’étudier de plus près le passager du vol stoppé à Punta Cana, « agent immobilier en Roumanie« , ou plutôt son patron, l’homme n’étant visiblement qu’un faire-valoir. Avec Franck Colin, en  détention provisoire à Marseille depuis plus de deux ans et demi, on  change de registre, en effet et on découvre un drôle de milieu qui brasse énormément d’argent facile, ce qui a pu lui brûler les doigts, à l’évidence. C’est le milieu des boîtes de nuit, où l’on sait que des produits illicites circulent. Celui de la jet-set, mais aussi celui de l’argent vite fait et de la frime, celui des gens partis de rien et devenus des stars : des chanteurs, des footballeurs, autour desquels tourne une faune peu recommandable de profiteurs. Chaque roi de la nuit a sa cour, et comme fou du roi et organisateur de spectacles un homme qui semble avoir oublié son nom de famille, et qui est devenu le mentor de Franck Colin, vers qui convergent tous les regards de la justice française, qui le soupçonne d’être en grande partie à la base des vols douteux… sans jamais en avoir fait partie lui-même, mais en prenant grand soin à suivre leur déroulement. Le propre des plus intelligents, disent les spécialistes… mais pour ça, il nous faut repasser par la Môle, d’abord… ou expliquer un peu la faune des boîtes de nuit tropéziennes ou de la capitale… ce qui prend un peu de temps, il est vrai. 

oe-idxIl serait temps en effet, après toutes ces aventures antillaises, de revenir en métropole. A St-Trop, par exemple, ou plus exactement, à la Môle, ce petit aérodrome devenu point obligé de la jet-set par la volonté de Cochonou… ou plutôt par celle de qui vient de fêter le 8 août 2014 ses 50 ans d’existence. Michel Reybier, le mystérieux patron de Cochonou, des jambons d’Aoste et de la marque Justin Bridou (entre autres). Celui  (1) qui prête régulièrement son avion à Gérard Depardieu (qui emprunte aussi ce lui de Gérard Bourgoin, le « roi du poulet »). Reybier reconverti depuis dans le vin haut de gamme et ses 9,82% de parts dans la société autrichienne d’aviation Global Jet Austria (GJA) fondée en 2005 (à droite le Falcon OE-IDX de Global Jet Austria). L’homme qui avait mis fin également en 2003 à l’activité publique de l’aéroport varois avec un sentante sans appel : «  »les lignes régulières et le service public n’étant pas des activités rentables  » Un habile tour de passe-passe qui a permis de privatiser le site (2). En 2013, l’aérodrome, qui avait multiplié les atterrissages de jets privés, est tombé sous la coupe de la société Aéroports de la Côte d’Azur, « 2ème société aéroportuaire française après Aéroports de Paris (aéroports de Roissy-Charles de Gaulle et Paris-Orly) en termes de trafic commercial avec 11,2 millions de passagers en 2012 et 2ème également après Paris-Le Bourget en termes d’aviation d’affaires avec environ 42.500 mouvements en 2012, annonce aujourd’hui qu’elle a acquis 99,9% des actions de la société Aéroport du Golfe de Saint-Tropez (AGST) appartenant au groupe Reybier, actionnaire majoritaire depuis près d’une quinzaine d’années ». On aurait pu s’attendre avec cette reprise en mains à une sécurité accrue… comme l’indiquait le nouveau directeur en octobre 2013 (ne serait-ce qu’en raison du flux d’été, par exemple) :  « de nombreux évènements obligent à réajuster les mesures de sécurité sur ce site qui compte en 2012, 6658 passagers pour 8065 mouvements. « Depuis les attentats du 11-Septembre, explique Pierre Fourques, tous les avions de plus de 15 tonnes sont contrôlés. Nous disposons aussi d’un poste inspection filtrage avec rayon X ». Le tonnage maximal autorisé sur cet aéroport est de 44 tonnes. Les plus petits modèles seraient donc épargnés ? Pas forcément, nous assure-t-on. Car même s’il n’y a pas de bureaux permanents sur cet aéroport pourtant international, des « contrôles aléatoires » de l’Inspection générale de l’aviation civile ; des douanes (Fréjus); et de la gendarmerie des transports aériens (Nice) sont régulièrement effectués ». Aie : des contrôles « aléatoires » seulement, a-t-on bien lu ; voilà qui réjouit d’emblée notre ami Marc Fievet… loin d’être persuadé de l’efficacité des douanes en général , et à la Môle en particulier. Un discours tenu en octobre, alors qu’en mars de la même année le Falcon de SN-THS venait déjà de se faire pincer… lui qui était bien connu sur place, pourtant… pour de nombreux voyages qui posaient question aux enquêteurs de la Gendarmerie.

afflelou aircraftCar lorsque les quatre larrons se font mettre à part à terre au sortir de leur avion  (ici en photo prise le 29 août 2011 à Biarritz-Anglet-Bayonne devant le Gulfstream de CDT VENTURES GROUP LLC) bourré de 700 kilos de coke, cela fait des mois qu’ils sont suivis, car un étrange manège a été repéré autour du même avion… et des mêmes pilotes. C’est cela que l’on retient aujourd’hui : ça a toujours tenu autour de la même équipe !!!  Tout d’abord au Bourget, le 9 décembre 2012, où le Falcon revient déjà de Puerto Plata, attendu de pied ferme par un douanier venu de Toulon, François Xavier-Manchet. L’homme est plutôt nerveux, et il a fait ouvrir des grilles pour que des berlines emportent au plus vite de lourdes valises descendues de l’avion. A bord, il y a les (mêmes) pilotes Fauret et Odos, mais aussi, déjà, Nicolas Pisapia, l’homme de main transparent de Franck Colin. Tout est suivi et filmé : les gendarmes sont sur la piste d’un trafic et cherchent à effectuer un flagrant délit, en laissant faire le trafic pour laisser croire aux trafiquants qu’ils agissent impunément. La présence d’un douanier de Toulon, François Xavier-Manchet, les intrigue : renseignement pris, c’est celui qui est en poste… à la Môle. Il n’a logiquement rein à faire au Bourget ! Et c’est le grand copain de Colin, que les enquêteurs soupçonnent d’être le chef du réseau de trafiquants. Les gendarmes du Golfe de Saint-Tropez ont en effet reçu un courrier anonyme en date du 7 janvier 2013 dans lequel son nom était cité. Elle indiquait que Xavier-Manchet avait aussi rédigé une déclaration douanière de 500 000 euros,  antidatée, faite au nom de… Franck Colin. Les gendarmes retrouveront chez le douanier 30 000 euros en espèce, dont l’intéressé justifiera la présence, selon son avocat. A la même époque rappelons-le, un autre Falcon le petit Falcon 10 de SN-THS (enfin pas le sien exactement) fait des aller-retours tour aussi étranges à St-Trond en Belgique, notamment le 10 décembre 2012, où des valises toujours aussi lourdes ont été déchargées et mises dans de grosses limousines, entrées elles aussi sur l’aérodrome. En somme, le même scénario, qui se répète. Le même Falcon qui voyage aussi vers la Roumanie comme j’ai déjà pu le montrer dans cette série.

aeroport plataIl y aurait donc plusieurs « points de départ de la drogue » en République Dominicaine ? C’est à Puerto Plata (à gauche l’aéroport Gregorio Luperón de la ville) également que Liana Guillon, lors de son voyage de noces, s’était retrouvée avec de la coke glissée dans son sac, le 29 avril 2012. Avec pas moins de 11 kilos !!! En  juin 2008, ou Céline Faye et Sarah Zaknoun avaient passé dix-huit mois de détention au même endroit… de quoi sérieusement alerter les services français sur des complicités dominicaines à Puerta Plata, il me semble, non ? L’affaire terrible et traumatisante de Liana Guillon montre comment la justice française aurait pu s’y prendre avec les pilotes ; condamnée à 8 ans là-bas, son rapatriement à été négocié avec les autorités dominicaines. Elle a été rapatriée le 15 août 2014 pour être incarcéré en France, en accord avec les juges dominicains (et deux ans de négociation !). Elle en est (enfin) sortie le  mercredi 21 janvier 2015 de la prison de Fresnes, bien traumatisée, obligée des porter un bracelet électronique : la fin du cauchemar pour elle. « Malgré sa libération tant désirée, la Française garde toutefois un goût d’amertume. Elle n’a toujours pas réussi à faire reconnaître l’innocence qu’elle clame depuis le début de sa terrifiante histoire. Alors que Liana Guillon et son mari venaient de profiter de leur “lune de miel” en République dominicaine, tout a basculé le 29 avril 2012 : ils ont été arrêtés juste avant d’embarquer dans l’avion du retour vers Paris, après la découverte de 11 kilos de cocaïne dans leur bagage à main. La suite est un cauchemar : pas l’ombre d’une enquête, aucune audition du couple – ce qui viole les droits élémentaires de la défense – pas de réelles expertises, beaucoup d’incohérences dans les éléments à charge, et finalement Liana Guillon condamnée à une lourde peine de huit ans de prison ferme pour trafic de drogue international. Autre décision surréaliste, le mari, Christophe, a été libéré au bout de cinq mois, tout simplement parce que seul le nom de son épouse était inscrit sur le bagage ». Le plus étonnant, dans l’affaire Air Cocaïne, c’est que le comité de soutien à Odos et Fauret n’a pas une seule fois fait allusion à ce cas-là. Alors qu’elle même avait bénéficié d’un comité fort efficace, qui avait relayé son sort auprès du ministère des affaires étrangères. En 2007, déjà, certains fourreurs faisaient été de bien étranges pratiques à l’aéroport de Puerta Plata. Même chose ici à Samana, ou le bakchich était quasi obligatoire selon des touristes. Le fameux Royaume de Danemark où tout est pourri…

geisse-rochMais il y a mieux encore, quand le système déboule jusqu’en France, avec « l’affaire des deux ripoux de la PAF« , arrêtés le 25 janvier 2015 en plein « flag » : ils venaient de « réceptionner » deux passeurs et leurs valises contenant 39 kg de cocaïne, en provenance de… Puerta Plata. « Au cours de leurs auditions » raconte le Parisien  « Clément Geisse, un gardien de la paix de 38 ans (ici à gauche, fort actif sur le net, il était aussi inscrit à des castings de figurant !), et Christophe Peignelin, 51 ans, brigadier-chef, affectés au terminal 2A de l’aéroport, ont reconnu avoir sécurisé, « à une dizaine de reprises », l’arrivée de « mules » transportant entre 40 et 60 kg de cette même drogue dans leurs bagages. Des passeurs de nationalité française, de retour de Punta Cana, principale station balnéaire du pays. Selon nos informations, les deux policiers auraient mis en place leur trafic début 2011. Au volant d’une voiture sérigraphiée, un des deux fonctionnaires se rendait sur le tarmac de l’aéroport afin de récupérer les mules directement à leur descente d’avion avec leurs bagages. Il leur permettait ensuite de contourner l’ensemble des contrôles de sécurité et notamment ceux des douanes, avant de les exfiltrer discrètement de l’aéroport. Les deux policiers assuraient ensuite la livraison de la drogue dans un endroit discret et déterminé à l’avance avec le commanditaire présumé de ces multiples importations. Ce dernier, Kamel Berkaoui, 39 ans — sérieusement blessé par balle au cours de son interpellation par un policier –, remettait également un téléphone portable « de guerre », à usage unique, aux policiers peu scrupuleux, avant chaque arrivée de ses passeurs (lire encadré). « Ces portables servaient aux fonctionnaires et aux passeurs afin qu’ils puissent se retrouver à la descente de l’avion, assure une source judiciaire. Les policiers corrompus ont avoué avoir perçu 80 000 € par couple de passeurs et jusqu’à 180 000 € pour un trio. Près de 500 kg de cocaïne ont ainsi pu être acheminés par cette filière et les deux agents de la PAF ont touché près de 500 000 € chacun en échange de leur précieux service », assure la même source ». Le dénommé Berkaooui se faisait appeler « Virenque« , on ne se demande même pas pourquoi !

ferrari douanes goodPlus inquiétant encore, le fait que l’un des deux douaniers (Clément-Roch Geisse) frimait tant qu’il aurait dû être placé auparavant sous surveillance (il arrivait au boulot en Maserati ou en Ferrari – la photo est du JDD – et postait celle-ci sur son compte Facebook !), et que les deux petits malins avaient accès aux fichiers de la police des douanes pour s’assurer de leurs « mules » : « les enquêteurs de l’OCRTIS et de la PJ de Versailles ont également établi que Clément Geisse, originaire de Bordeaux (Gironde), fasciné par le monde de la nuit, et un temps propriétaire d’une rutilante Ferrari et d’un petit bateau, avait été approché, en 2010, par Kamel Berkaoui, au cours d’une soirée dans un restaurant chic de la porte de Saint-Cloud, dans le XVIe arrondissement parisien. Un premier voyage, à vide, entre la République dominicaine et la France, avait ensuite été rapidement organisé pour vérifier la « fiabilité » des deux policiers. Le tandem prenait aussi la précaution de vérifier le nom des mules qu’il était chargé de réceptionner dans le Fichier des personnes recherchées (FPR) afin de s’assurer qu’elles n’étaient pas placées sous surveillance ».  On notera les coup du « voyage à vide » qui rappelle beaucoup celui de … Quito du trio de SN-THS. Lors de l’enquête, il n’y avait pas eu que Puerta Plata de cité, et l’enquête avait débuté dès 2011… mettant logiquement la police au courant d’un trafic sur place : ‘l’office des Stups qui s’intéressait à des déplacements suspects vers Punta Cana. Et la PJ parisienne qui enquêtait sur l’origine des quelque 500.000 € retrouvés dans le coffre de la Peugeot de Berkaoui, lors d’un contrôle inopiné à Paris en 2011. » En somme, pendant quatre ans on avait su, la Ferrari était visible sur Facebook, et rien n’aurait été fait ni tenté pour empêcher le trafic ??? Car on baignait en plein monde de truands, l’air de rien, avec  « Virenque »: « il est soupçonné d’avoir écoulé une partie de la cocaïne importée de République dominicaine auprès d’un certain James Hornec, membre de la famille des frères du même nom, présentés comme des parrains de la pègre parisienne »avait précisé le Parisien. Si depuis 2011 les policiers se doutaient d’un trafic d’une telle intensité à partir de vols commerciaux classiques, pourquoi n’ont donc t-ils pas surveillé cette « commande » d’avion privé vers les deux lieux de « départ » connus de la drogue, qui plus est avec une société d’aviation qui n’a jamais traversé l’Atlantique ? Avouez que ça ne tient pas debout ! Un douanier toujours bien mis raconte la radio Europe 1, qui ajoute une information passée inaperçue ailleurs : « ce dernier, d’allure toujours très soigné, selon des témoignages recueillis par Europe 1, affichait toujours un bronzage impeccable et faisait même retoucher ses uniformes pour qu’ils lui aillent parfaitement. Un policier avec beaucoup d’entre-gens, bien connu à Roissy, qui était également un fêtard invétéré, noctambule averti et d’ailleurs neveu d’un des rois de la nuit en France ». L’homme s’appelle en effet Clément Roch-Geisse, et il serait le neveu d’un autre Roch… dont on va entendre parler un peu plus loin…

pict aeroRappelons en effet qu’à ce moment-là, ce Falcon 50 d’Afflelou n’a jamais traversé l’Atlantique pour SN-THS (photo à gauche PICT-AERO), de même que Fauret et Odos (Fauret, lui, a été engagé quelques mois auparavant seulement : en juin 2012 seulement !). Un deuxième voyage à lieu fin février 2013, … avec toujours le même trio à bord, mais il se pose à Quito, où les pandores locaux font une descente qui semble refroidir les ardeurs des jet-setters et l’avion revient à vide, les douaniers français recevant de leurs collègues les photos de la fouille de l’appareil, qui n’a rien donné. Le troisième vol… les policiers et douaniers français sont aux taquets : cette fois, c’est sûr c’est la bonne, et tout est prêt pour coffrer tout le monde : au Bourget, mais aussi à Versailles, où l’avion, est un temps annoncé au retour,… et à la Môle. Le 26 mars, 6 jours après l’annonce de l »arrestation des 4 français à Punta Cana, les gendarmes vont cueillir chez lui Franck Colin, signe que tout était prêt déjà et que l’arrestation dominicaine les a pris de court : il était visiblement dans le collimateur. Lors de son interpellation il réclame de pouvoir accéder à son coffre-fort de la Société Générale : les policiers refusent. Il leur affirme que c’est pour « l’alimenter de 4 700 euros ». Selon lui, son coffre contiendrait  352 000 euros, provenant de « ses revenus immobilier en Roumanie » (on va voir lesquels un peu plus loin) mais la police n’en trouvera que 95 000. Lors de l’enquête, on découvrira que les trois vols n’avaient pas été réglés, ni par Pisapia, ni par Colin en tout cas : rien n’apparaît dans la comptabilité de SN-THS. Le premier vol pour Puerto Plata a bien été  pris en charge par CAPS SA, mais c’est par une société luxembourgeoise qui appartient à… Fabrice Alcaud ! SN-THS, qui a ce moment-là n’a plus un sou (cf  l’affaire du Falcon US loué) avance l’argent d’un voyage plus que douteux : quels est le but caché de la manœuvre ? Qu’espère en retour SN-THS ? Au passage, On apprend en revanche que Castany aurait touché 3000 euros pour chacun des trois vols…. pour les avoir apportés comme « broker ».

Tout converge donc vers Franck Colin, donc, dont le début de carrière nous replonge… dans le Var et les truands du coin et pas des moindres, ce qui vaut une large explication, qui va prendre un peu de temps en fait.  Car évoquer Franck Colin, au dossier judiciaire vierge à ce jour, il faut le noter, c’est revenir sur ce qui a pu l’influencer, et là, on ne comprend pas grand chose si on n’a pas suivi ces vingt cinq dernière années dans le sud de la France ainsi que dans le milieu des plaisirs de la jet-set, à Paris comme à St-Trop. Précisons bien que les personnes citées qui vont suivre n’ont rien à voir à priori avec l’affaire de Punta Cana, et qu’elles ne servent qu’à préciser le décor et l’ambiance générale qui baigne tout cette opération. Evitons les procès d’intention ridicules. Mais attachez vos ceintures, car ça risque d’être long. L’histoire de Franck Colin est en effet étroitement liée à ce milieu, et ce, dès son adolescence : « Frank Colin en sait quelque chose, lui qui, avant de connaître la fortune, a été videur de boîte de nuit. À 17 ans, déjà, il jouait les portiers pour Louis régnier, dit Loulou, le caïd local qui régnait à l’époque sur les nuits varoises. Quelques années plus tard, il transportera même les enveloppes des recettes des clubs pour le successeur de Loulou, Jean-Louis Fargette, surnommé savonnette pour sa propension à échapper à la justice... » Fargette, celui que Louis Régnier a fait entrer à la Bande des Trois Canards à Paris, où l’on trouvait par exemple Auguste Ricord (3)… de la French Connection. (Ricord Ricord-Auguste– ici à droite- aurait financé son « exfiltration » à lui vers l’Argentine grâce à l’argent de la carlingue, la gestapo française, installée rue Lauriston – la Carlingue, dirigée par Henri Lafont, de son vrai nom Henri Chamberlin) . Son surnom lui venait effectivement de sa science à éviter de se faire prendre. C’est aussi lui qui va prendre en grippe la députée FN Yann Piat, qui à l’Assemblée était membre de la commission d’enquête sur les tentatives de pénétration de la mafia et qui sera assassinée le 25 février 1994. Elle avait déjà quitté le FN après le jeu de mot sinistre de JM Lepen sur Durafour. Dans une lettre posthume, elle dénonçait le rôle néfaste de Fargette et de ses concurrents politiques. La mort de Piat (à gauche les enquêteurs sur la route des Oiseaux où elle a été exécutée) route piatverra ensuite un autre commanditaire que Fargette, Gérard Finale, le patron du bar Le Macama et deux de ses hommes de main Marco di Caro et Lucien Ferri, arrêtés le 15 juin 1994. Mais certains dont un journaliste du Canard Enchaîné, qui sera plus tard évincé du palmipède, évoquent des problèmes immobiliers varois, dont l’extension de l’aérodrome de Toulon-Hyères… en citant comme source  un obscur » général », soi-disant « ancien de la Direction du renseignement militaire« . Pure coïncidence, lors de l’enquête, il fait le dire, on a appris que « l’ancien pilote de chasse Pascal Fauret s’était lié d’amitié avec Bruno Odos, l’autre pilote impliqué dans l’affaire Air Cocaïne, sur la base aéronautique de Hyères dans les années 80 ». Colin, lui est déjà passé du côté « sécurité :  dès l’âge de 21 ans, il avait déjà créé une société de bodygards, appelée « Caméléon », qui affiche avoir eu comme clients les politiques Philippe Douste-Blazy et Charles Millon et comme vedettes George Clooney ou Mike Tyson… mais aussi de Jean-Roch, « le roi de la nuit« , le propriétaire du Bash, puis du VIP Room, sur les Champs-Élysées (on le voit ici en plein…. play-back raté). Le VIP room, un club qui existe aussi à St-Trop, et qui a des drôles de supporters… et le célèbre Jean-Roch, dont tout le monde a oublié le nom de famille !!!

Avec le fameux « Jean-Roch » (photo « 20 minutes »)boite de nuit roch, perçu comme son modèle, on revient également et en effet à la French Connection et à la France, via un livre bourré d’informations sur le milieu, « Parrains du siècle, destins et déclins » de Bruno Aubry qui nous évoque ici la famille de « Jean-Roch », dont son père, Nedo Pedri, originaire de Piazza al Serchio, en Toscane était aussi une « figure du milieu toulonnais«  comme on disait alors. Ce dernier est mort assassiné le 6 décembre 1982, au volant de sa Golf GTI à Piaza village toscan (dans une biographie édulcorée de « Jean-Roch », on peut lire « Alors qu’il a 16 ans, son père décède accidentellement » de plusieurs balles, ce qui peut plutôt surprendre !)…. Nedo a été en fait abattu en fait par les hommes de Fargette, justement, alors en cavale en Italie (4). « Nedo Pedri possède des brasseries fameuses, Le France et La Frégate, un garage, un salon de coiffure, des flippers et une ou deux sociétés financières. lediableA sa table réputée fort gastronomique, il invite volontiers de nombreux notables de la région. Il a une façade légale mais aussi des activités moins avouables qui lui ont fait croiser la route des voyous. Il est ainsi très proche d’un autre Toulonnais, également lié aux Régnier, Jean-Claude Kella, – ici à gauche- un ex de la French Connection, tombé aux Etats-Unis dès 1971 et dont le nom reviendra comme un leitmotiv dans plusieurs gros dossiers de trafic de stupéfiants. caprice2Nedo voit aussi de temps en temps Gilbert Hoarau  dit Le Libanais, un membre important du milieu marseillais, ou Roch Orsini, frère de Jean Orsini, autre grand trafiquant de came. » nous dit Alain Leauthier dans son livre  « Mort d’un voyou ». Fichier, on avait oublié tout çà, à ne jamais entendre que « Jean-Roch » et non…. Pedri. Kella, mort à Nice le 8 juillet 2014, surnommé « Le Diable », ami de Francis le Belge, et de  Louis Cirillo, l’envoyé de la famille mafieuse  Genovese, il faut le savoir, a passé 25 ans de sa vie en prison, dont une grande partie aux USA, avant de revenir… à Toulon (pour y écrire un livre passionnant, « l’Affranchi « ) ! L’homme du Caprice des Temps, premier grand voyage de la French Connection, de Marseille à la Floride !

caprice grande

44On a oublié en effet que le vrai nom du prince des nuits de St-Trop et de Paris est Jean-Roch Pedri (ou lui fait tout pour ne pas que ça remonte à la surface). A peine le père disparu, les deux fils vont profiter des règlements de compte entre caïds, éliminant à la fois Fargette et la députée Yann Piat, visiblement trop curieuse, pour faire fructifier leurs boites de nuit de la Côte d’Azur, devenues de plus en plus juteuses. « Si la réussite des frères Pedri junior provoque quelques jalousies, aucun nuage ne jointe à l’horizon. À Cannes, l’Hysteria fait le plein lorsque EIton John en personne vient y jouer du piano debout. Viendra le tour de stars internationales comme Vanessa Paradis, Mickey Rourke, Madonna ou Johnny Hallyday. « Jean-Roch » se fait un prénom, loin de ses racines italiennes : il devient le boss des nuits françaises. Le discockey roule sa bosse « all around the world » mixe à l’Amnesia de Boudou à Miami. Plus tard, les deux frères Pedri inaugurent le Bash, une boîte parisienne où se retrouvent les stars du ballon rond, nouvelles icônes d’un fool business dont les agents, comme Jean-Luc Barresi, Luciano D’Onafrio ou Alain Migliaccio (en photo ici avec Zidane, dont il affirme être le « grand frère »), sont les éminents représentants. Ils créent la marque VIP (Virtual In Paris) qui leur permettra d’ouvrir des discothèques et de réaliser des soirées au festival de Cannes sous le même label. »  C’est donc ça, le modèle de Franck Colin (à droite une photo de soirée au VIP de Cannes en 2005) ! benzema veyronComprenez qu’avec une telle formation, on puisse avoir quelques doutes, aujourd’hui, sur sa personne !!!

Colin a baigné très tôt et très jeune dans cette ambiance de boîtes de nuit branchées où l’on sait que de la drogue circule, même si on s’en défend, et où aussi l’argent coule à flots, et où l’on rencontre toute sorte d’individus, dont des sportifs, ceux aux salaires faramineux, qui drainent derrière eux une faune interlope qui les dépasse. Il faut savoir, par exemple, que l’agent de footballeurs Migliaccio, cité dans l’ouvrage, qui est aussi l’agent d’un dénommé Zidane, a été condamné à cinq ans de prison et 13,6 millions d’euros d’amende par la justice espagnole, et qu’il est ensuite réfugié en Suisse (après avoir habité aux Baléares). A la presse, en juin 2015, il déclarait « ne pas se cacher »... il décrit ici son rôle «  J’ai inventé ce métier au début des années 80. A l’époque, il existait des impresarii qui prenaient des joueurs et qui les mettaient d’Amérique du Sud en France ou d’ex-Yougoslavie en Suisse. Ils pzidanerenaient leur commission et ne s’occupaient de rien. En 82, lorsqu’il y a eu le scandale des caisses noires de Saint-Etienne, j’ai demandé aux joueurs qui les conseillaient. Il n’y avait personne. J’ai alors créé un cabinet qui s’occupait vraiment de la carrière du joueur et pas seulement de le placer. C’est un métier qui demande énormément de déplacements. Je me suis installé à Lyon. » Cela ne l’empêche pas d’être à la fois lucide… et cynique  : « on le dit, parce qu’à la fin de leur carrière, ils ont une situation financière meilleure. Mais avant, ils gagnaient aussi moins. Désormais, n’importe quel international gagne 2 millions d’euros net au minimum. Avec un contrat de quatre ans, cela fait 8 millions. Cela permet de fm775TfF_YfzuUCsMtfKFeIQaire plus d’une connerie. Il faut que le joueur soit vraiment léger pour perdre tout son argent. » Et des « légers », Dieu sait s’il y en a, pourtant : en photo le désormais fameux Karim avec sa Bugatti Veyron (son prix est de 130 fois une Renault Clio) un de de ses nombreux trophées automobiles ! Et Dieu sait dans quoi ils investissent leur argent, ni à qui exactement ils le confient !!! L’entourage des footballeurs, tout un poème…  à un point qui dépasse l’entendement, avec leurs amis des cités jamais lâchés (un exemple simple ici (4))… En 2012, une enquête du très sérieux cabinet allemand Schips Finanz révélait que « la moitié des footballeurs européens finissent ruinés » : « le train de vie dispendieux des athlètes (achats de maisons, voitures de luxes, bijoux) n’expliquerait pas tout. La faillite de certains seraient plus souvent le fait de mauvais placements, d’investissements désastreux, de divorce coûteux et de la mauvaise influence d’agents et des conseillers peu scrupuleux.gulfstream 200 Bernie Kosar ex-star de la NFL (du football américain) raconte qu’au temps de sa splendeur sur les terrains de football américain, il faisait vivre de 20 à 25 familles avec son seul salaire. En 2009, treize ans après la fin de sa carrière, Bernie Kosar a tout perdu, jusqu’à sa splendide propriété« . En France, Bruno Bellone, garçon fort sympathique, surnommé « Lucky Luke », auteur de but magnifiques (et des plus chanceux !) avait -hélas- inauguré la descente aux enfers d’un sport, en perdant  tout. Son manager est parti un jour en lui laissant 5 millions de francs d’ardoises diverses et douze années pour s’en remettre :  » oui, un ami intime de mon père en qui j’avais entièrement confiance, m’a mal conseillé. Au final, de mauvais placements financiers m’ont fait perdre tout ce que j’avais gagné dans ma carrière. Pourtant, j’avais anticipé les choses, je ne voulais pas me retrouver sans rien après ma carrière. Et je pensais avoir fait les bons choix. J’ai passé douze années à manger mon pain noir ». Chez les footballeurs, les jets sont plus rares que les voitures, sauf chez CR7 (Christian Ronaldo) très fier de présenter récemment à la presse son nouveau joujou : un Gulfstream 200 Galaxy, (Astra Galaxy, avec l’aide de Yakolev !)) d Israel Aircraft Industries, immatriculé EC-KBC (ci-dessus à droite), n° de fabrication 145, un jouet – d’occasion – , ex  TAG Aviation Espana et ex Executive Airlines. Il été revenu en Espagne en février 2015. L’engin, un des 250 construits, vaut 23,5 millions de dollars neuf, la presse annonçait en novembre dernier 19 millions. Gag ultime, en 2011, un petit malin se faisant appeler « Cesar », (« Cesar Arevalo ») avait déjà tenté de le vendre et l’annonçait à 16 millions seulement, « avec 500 000 pour l’intermédiaire« … CR7 se serait-il fait… berner ? Le jour de sa livraison à TAG, en 2008, l’avion avait fait des siennes, et le lendemain encore avec de faux messages d’alerte.. en provenance des moteurs. Les pilotes, dont un commandant venu des Boeing 707 de l’armée, avaient été mis en cause dans le rapport final en ayant mal calculé le poids de l’avion au décollage.

cap d'agdeDes boites de nuit dont les propriétaires sont pour beaucoup des inconnus, car ils préfèrent rester eux-mêmes dans l’anonymat. La boîte « Amnesia » était celle de… André Baudou. Elle a été fermée un temps pour des affaires de stupéfiants. Si ce nom ne vous dit rien, voici quelques explications salutaires : « Avant de devenir le Beau-père de Smet, André Boudou était un inconnu du grand public. Dans les années 1970, il crée une société de promotion immobilière, participe au développement de la station balnéaire du Cap d’Agde, haut lieu du naturisme en France, et ouvre le Petit Liberty’s en 1974. Associé à Jacky Bonnieu, qui deviendra une autre figure de la nuit de la région montpelliéraine, Boudou fait de la boîte de nuit un lieu incontournable de la fête, grâce notamment à ses nombreux amis issus du monde du rugby, de la tauromachie et des clubs de motards. Bonnieu, de son côté, ouvre Le Liberty’s Beach, qui, selon les témoins de l’époque, inaugure la mode de nouveaux établissements de luit, aux dance floors immenses et aux intimes recoins. Surfant sur l’aménagement de la station balnéaire, amnesai miamiun chantier qui a débuté en 1969 sous l’égide de l’architecte Jean le Couteur, Jacky Bonnieu joue son va-tout et crée I’Amnesia en 1986, un temple du disco pouvant accueillir quelque 2 000 personnes sur une piste à ciel ouvert. Quatre ans pIus tard, ayant pour projet d’investir le milieu de la nuit de Montpellier et les plages privées, Bonnieu, qui connaît personnellement Johnny Hallyday, vend ses parts à Boudou avec lequel il fut naguère associé.  amnesia miami2En 1992, Boudou ouvre une deuxième Amnesia à Miami, la plus grande discothèque des États-Unis, dit-on. Installé depuis une quinzaine de mois en Floride, il a pris le temps de sonder le marché et d’investir dans la démesure à ciel ouvert. Pourquoi l’Amérique ? Pour des raisons personnelles, assure-t-il, pour s’éloigner de la France, « ce pays que je voyais devenir communiste depuis l’élection de Mitterrand ». Laeticia, sa fille, débute une carrière de mannequinat, pendant que son fils Grégory se prépare à assurer la relève ». On note ailleurs que l’Amnesy avait aussi des actionnaires :  « d’après « Aujourd’hui en France », 95 % du capital de cette société française est détenu par des actionnaires anonymes, basés dans des points de chute aussi exotiques que Tortola aux Caraïbes ou Nuie dans le Pacifique, via deux sociétés luxembourgeoises« , Ah tiens, Tortola… dans les  Îles Vierges britanniques (on se rapproche de St-Martin !)…

Chez Franck Colin, interrogé sur l’origine de ses revenus en liquide, l’explication est simple : « comment des sommes de cash si importantes peuvent-elles circuler en France ? Et ce, sans éveiller la curiosité des autorités ? En garde à vue, Franck Colin, un brin provocateur, donne quelques éléments de réponse. Le mis en cause raconte comment il gagne de l’argent en réglant, pour le compte de clients fortunés de Russie, du Koweït, ou des Émirats, leurs dépenses en espèces : banque« Ça pouvait être des maisons à 300 000 euros le mois, une quinzaine de voitures à 200 000 euros le mois, une soirée en discothèque à Saint-Tropez à 150 000 euros avec 200 et quelques bouteilles de Dom Pérignon ou du Cristal Roederer », fanfaronne-t-il. Et d’ajouter lors d’une autre audition : « Au port de Saint-Tropez, chaque été, vous avez des yachts, des vrais de 50, 60, 80 mètres, qui arrivent avant leur propriétaire et qui restent pour la saison. Quand ils arrivent, les bateaux, il y a 80 % de chances qu’il y ait du cash à l’intérieur, de 300 000 à 2 millions de dollars. Pour les avions, c’est pareil. Et, si je ne me trompe pas, il existe une loi qui oblige la venue d’un douanier pour compter les billets en vue d’une déclaration. » Des propos confirmés par son ami douanier, François Xavier-Manchet : « C’est la réalité, il m’est arrivé des dizaines de fois de faire ça. »  Des monceaux de billets acceptés tels quels par les Banques, semble-t-il, c’est ça le plus étonnant : à quoi sert donc Tracfin ???  Le magazine Le Point le confirme, en affichant un surprenant mail en provenance de la Société Générale, sa banque attitrée, qui affirme qu’il est bien devenu le « propriétaire de supermarchés en France et en Roumanie« … En fait de Roumanie, nous verrons bientôt que c’est dans un autre pays, en réalité : la presse n’est pas allée vérifier ces affirmations, pas plus que la banquière chargée du compte

500 000 euros  en liquide ? La somme rappelle un autre événement, qui touche cette fois à la vie politique : le 10 mai 2015, à Orly, Christophe  Letchimy, un martiniquais est intercepté. L’homme se prétend travailler dans le bâtiment. On ne sait s’il construit lui aussi des supermarchés, mais il a dans ses bagages 582 000 euros en billets. « Le 14 mai, une information judiciaire est ouverte pour « blanchiment de trafic de stupéfiants en bande organisée », « importation de stupéfiants », « trafic de stupéfiants » et « association de malfaiteurs ». Le lien avec la drogue a été établi grâce à un test qui révèle que les billets de banques trouvés dans la valise ont été en contact avec de la cocaïne, mais aussi de l’héroïne » indique 1ere Outremer. L’article précise qu’en ce cas, l’individu exercerait une autre fonction dans la nébuleuse du trafic de drogue : « de source policière, on qualifie cette affaire d’inhabituelle. En temps ordinaire, dans les affaires de drogues, ce sont généralement les convoyeurs qui se font interpeller, mais cette fois, l’homme arrêté pourrait être un « collecteur », celui qui récupère l’argent généré par la vente de la drogue. 582.000 euros, cela représente environ 20 kilos de cocaïne vendu en Europe. Selon les spécialistes, le collecteur est rémunéré au forfait ou au pourcentage de la somme transportée ».  Voilà qui n’est pas sans rappeler le courrier anonyme du  7 janvier 2013 reçu par les gendarmes de La Môle… . « L’homme âgé de 38 ans, entrepreneur en bâtiment, s’appelle Christophe Letchimy. Il n’est pas le neveu de Serge Letchimy, président du conseil régional de Martinique, bien qu’il ait, selon certaines sources, prétendu le contraire lors de son arrestation » a-t-on pu lire ici. Le démenti viendra vite, non sans humour, par le véritable neveu (le nom Lechtimy étant très répand là-bas). Mais peu de temps après, raconte L 1ere une  deuxième affaire survient, qui « commence  il y a huit jours après l’arraisonnement d’un voilier avec 86 kilos de Cocaïne, et 18 arrestations. Les deux martiniquais impliqués portent eux aussi  des noms connus : Séminor et René-Corail. L’un est le fils du conseiller général PPM de Fort de France, l’autre un parent vraiment très éloigné du  maire des Trois-Ilets. Cette affaire remonte jusqu’à la mafia italienne. Xénio Séminor est actuellement mis en examen et incarcé. Selon les autorités, les deux affaires n’ont aucun lien l’une avec l’autre. » Le conseil régional de Martinique, déjà dans la tourmente, n’avait pas besoin de çà en plus, visiblement.

Car on est loin d’en avoir fini avec ce milieu de noctambules qui semble avoir exercé une profonde influence sur le jeune videur de boîte toulonnais devenu serial entrepreneur à l’étranger.. Je vous propose de creuser un peu plus l’idée bientôt…. pour mieux cerner encore le problème. Celui de la fascination pour ce qu’on vient à peine d’aborder…

(1)  « Faut-il, pour allonger la piste de l’aérodrome de la jet-set, détourner le cours de la Mole? Dans l’arrière-pays de Saint-Tropez (Var), du côté de Cogolin, le projet des gestionnaires du site – une société basée au Luxembourg, elle-même détenue par une autre, sise aux îles Vierges et que préside l’industriel français et résident suisse Michel Reybier (autrefois propriétaire des saucissons Justin Bridou) – agite les conseils municipaux et les associations locales de défense de l’environnement.  L’aérodrome, qui avait un temps ouvert une ligne internationale saisonnière avec Zurich et Genève, accueille environ 7 000 vols par an. Il doit se conformer aux nouvelles normes de sécurité, impliquant une plus longue piste. Point d’allongement, point de Suisses. Conséquences néfastes sur l’eau potable, les crues ou les espèces rares: les opposants s’inquiètent, jusqu’à brandir le caractère rural mis en avant par le schéma de cohérence territoriale, défini par les collectivités. Et de rappeler que le local servant d’aérogare fut édifié sans permis de construire.  La rencontre chez le sous-préfet de Draguignan, le 20 juillet, n’a rien donné de concret. «Les gestionnaires de l’aérodrome connais- sent depuis longtemps ces normes, ils auraient déjà pu penser à sa reconversion», suggère l’association de défense de la Mole-Cogolin. En mars 1997, l’aviation civile avait interdit la piste à tout aéronef de plus de 5,7 tonnes et/ou plus de 10 passagers. Deux mois plus tard, un arrêté ministériel fermait bien le site à la circulation aérienne publique, mais l’ouvrait aux pilotes professionnels et aux 5,7 tonnes agréés. Détenteur, depuis dix ans, d’une délégation de service public, l’aérodrome bénéficie d’une subvention (383 000 euros en 2005) représentant 30% de son chiffre d’affaires. Est-elle utilisée au mieux du service public, s’interroge-t-on alentour? » lisait-on dans l’Express du 10 août 2006. Aujourd’hui tout est rentabilisé : ces riches propriétaires qui louent leurs propres avions  louent aussi leurs propriétés  !

(2) lire ici le texte paru dans le Canard Enchaîné au sujet de la Môle :

st trop caneton

(3) « Il sera arrêté en 1972 à Asunción au Paraguay en compagnie de Christian David dit « Le beau Serge » pour ensuite être extradé aux États-Unis où il purgera une lourde peine de prison. Il sera condamné à 22 ans de prison et il en purgera 10. Peu après sa sortie, en 1983, il retournera au Paraguay. Il y mourra en 1985′′ selon Wikipédia. Il apparaît aussi ici : http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/cadavres-dans-le-placard-de-Charly-7-.pdf

Extrait : « Le « Vieux » s’était entouré de vrais durs… Épluchons la liste des membres du gang en 1970 : Ricord donc, condamné à mort pour ses activités aux côtés de la Gestapo en France ; Lucien Sarti, recherché pour le meurtre d’un policier belge ; Christian David condamné à mort par contumace ; André Condemine, recherché, lui aussi, pour le meurtre d’un policier ; Jean Leonardi, recherché pour homicide ; François Chiappe, recherché pour deux assassinats, et Michel Nicoli, un truand français ancien membre du SAC. Naturellement, dans toutes les grandes villes d’Amérique latine, la vaste toile d’araignée tissée avec patience qu’était le réseau Ricord possédait ses correspondants. Affluant de tous côtés, l’argent était investi dans les restaurants et night-clubs de Buenos Aires, Sâo Paulo ou Caracas; »

(4) « Quand Karim Benzema rentre au bercail, il crèche chez son frère, Gressy, au Terraillon, dans l’appartement où il a grandi. Les gosses du quartier considéré par les policiers lyonnais comme « le plus dur de la région » se regroupent alors pour contempler et toucher la dernière voiture grand luxe du footballeur. La Ferrari, surtout, les a impressionnés. En 2011, après avoir tourné dans sa cité toute la nuit, Karim Benzema abandonne le bolide, réservoir vide, au pied des immeubles. Il ne reviendra jamais la chercher ». « A Lyon, il n’hésite pas à s’arrêter en double file pour aller s’acheter une montre à la bijouterie de luxe Maier. Les gens klaxonnent, en vain… « Il aime les boîtes où on rencontre que des mecs bizarres », explique un connaisseur de la nuit lyonnaise, « il reste un gamin de la rue ». Les responsables de l’Imprévu, une boite de nuit située à Massieux, à une trentaine de kilomètres de Lyon, le savent bien -. La place devant l’établissement lui est réservée »… (…) Mal conseillé, mal entouré, « Karim Benzema est déconnecté de la vie réelle et pense que tout s’achète », commente un journaliste sportif »...

Le problème de l’international Benzema étant son entourage proche, qui a déjà été pincé en go-fast après avoir déjà été condamné une première fois : « Si Karim Benzema s’est retrouvé mis en examen dans l’affaire de la sextape de Mathieu Valbuena, c’est, semble-t-il, en grande partie à cause de son entourage, en particulier un ami, également proche de son frère Gressy, un certain Karim Zenati. Ce dernier pourrait avoir servi d’intermédiaire entre les maîtres-chanteurs et Karim Benzema. L’attaquant du Real Madrid a grandi avec ce jeune homme (32 ans), dans le quartier de Bron-Terraillon, dans la région lyonnaise. Mais lorsque Benzema s’épanouit dans une carrière de footballeur, Zenati plonge, lui, dans la délinquance. Arrêté suite à un braquage en 2003, il est condamné à en 2006 à huit ans de prison. Il est également impliqué, en 2009, dans une affaire de transport de cannabis sur l’autoroute A7. Malgré ses démêlés judiciaires, les liens d’amitié entre les deux hommes ne se sont pas rompus. Benzema aurait ainsi rendu visite à Zenati en prison, selon lemonde.fr. »

Extrait d’un post de 2009  : « Au terme de d’une longue à garde à vue dans les locaux de la PJ de Lyon, deux individus interpellés sur l’autoroute A7 à bord d’une voiture revenant d’Espagne et chargée de 210 kg de cannabis, ont été présentés au parquet samedi en fin de matinée. Mis en examen pour détention et transport de stupéfiants ainsi que pour association de malfaiteurs, ils ont été placés sous mandat de dépôt. Une décision qui n’étonne pas leur défenseur Me David Metaxtas au vu de l’infraction et de leurs antécédents mais qui pose pour lui le problème de l’origine même de l’intervention de la DIPJ. Il entend déposer une requête en nullité auprès de la chambre de l’instruction dès ce lundi. Car tout débute avec un appel anonyme à l’hôtel de police le 17 novembre en début d’après midi. Un mystérieux informateur indique qu’Osman Tutak, 27 ans demeurant à Meyzieu et son ami Karim Zenati, 26 ans, résidant à Bron s’apprêtent à partir pour l’Espagne à bord d’une Audi TT blanche immatriculée en Allemagne. le dispositif se met en place et c’est parti pour une longue filature. Les enquêteurs de la DIPJ laissent le véhicule passer la frontière et le reprennent en chasse quelques heures plus tard à son retour sur le territoire national. C’est en pleine nuit sur une aire de station-service de Porte les Valence qu’ils décident d’intervenir. Les deux comparses ont le temps de prendre la fuite. S’engage alors une folle course poursuite sur une trentaine de kilomètres et se solde par l’interpellation des fuyards roulant depuis un moment avec une roue crevée. Ils n’étaient pas porteurs d’armes mais dans le coffre étaient bien rangés dans des sacs en jute, des « valises marocaines » dans le jargon, deux cent kilos de résine de cannabis. Assurément une opération réussie. D’autant que les malfaiteurs sont loin d’être des inconnus de la justice malgré leur jeune âge. Osman Tutak se trouvait en libération conditionnelle. En effet, il a été condamné en janvier 2006 à dix ans de réclusion par la cour d’assises du Puy de Dôme pour sa participation à un braquage commis le 2 décembre 2002 au préjudice d’une bijouterie de Clermont-Ferrand. Ce jour-là, un véritable commando de cinq personnes originaires de la banlieue lyonnaise n’a pas fait dans la dentelle. Tandis que deux hommes maintenaient en respect les passants avec un fusil à pompe, trois autres s’engouffraient dans le magasin pour gazer le personnel, défoncer les vitrines à coups de masse et faire main basse sur les objets de valeur. L’équipe a longtemps été soupçonnée par les gendarmes du Rhône de faire partie du gang des « enturbannés » à lui l’on a prêté pas moins d’une vingtaine de hold-up en moins d’un an. Karim Zenati n’est pas en reste question casier judiciaire. Il a été condamné en mars 2006 à 8 années de prison pour une série de braquages commis avec trois autres complices de son quartier de Bron -Teraillon. Les faits s’étaient déroulés au cours de l’hiver 2003 au préjudice d’une demi-douzaine de supérettes du Rhône, de la Loire et de l’Isère. Des attaques éclairs commises avec des armes de gros calibres. Tutatk et Zenati viennent de replonger en optant pour une délinquance moins violente mais sans doute plus lucrative ».

GhostofMomo

un bon document sur les mafieux corses
sur la Môle
quelques uns des visiteurs de la Môle
Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.
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PAYS-BAS: 1 tonne de cocaïne dissimulée dans une cargaison d’ananas

Des ananas (illustration).Publié à 20h46, le 22 décembre 2015,

La police néerlandaise a arrêté mardi quatre hommes après la découverte de cocaïne, cachée dans une cargaison d’ananas.Cachée dans une cargaison d’ananas. La police néerlandaise a arrêté mardi quatre hommes après la découverte d’une tonne de cocaïne pouvant valoir jusqu’à 30 millions d’euros, cachée dans une cargaison d’ananas. La police, qui a agi sur dénonciation, a fait une descente dans un entrepôt situé dans le centre de la commune de Raamsdonksveer, au Sud des Pays-Bas, où elle a mis la main sur la drogue, dissimulée dans des sacs censés contenir des ananas.

30 millions d’euros de cocaïne. Dans un communiqué, la police a estimé que les 1.100 kilos de cocaïne découverts représentaient une valeur de de 25 à 30 millions d’euros. Quatre hommes de 22 à 28 ans ont été arrêtés pour trafic de drogue et comparaîtront devant la justice le 24 décembre.

Une cachette déjà utilisée. Ce n’est pas la première fois que des ananas sont utilisés pour dissimuler de la cocaïne. Déjà au mois de juin, la police espagnole avait saisi à Madrid 200 kilos de cocaïne, cachés à l’intérieur d’ananas évidés, qui étaient arrivés par bateau en provenance d’Amérique centrale.

http://www.europe1.fr/international/pays-bas-de-la-cocaine-dissimulee-dans-une-cargaison-dananas-2640193

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AERONARCOTRAFIC ???: here’s where people are flying private jets

by Emily Jane Fox @emilyjanefox

private jet top

If you see a private plane in the sky, there’s a pretty good chance it’s coming from — or heading to — New York City.

Of the most traveled private jet routes in 2013, seven out of the top 10 were flown either in or out of New York, according to Knight Frank’s Wealth Report.

While jet setters were jumping in and out of the big apple most often, the report found that the most popular route was the trip from Moscow to the Cote d’Azur in the south of France.

The ranking of routes is based on data from NetJets, a subsidiary of Berkshire Hathaway (BRKA) that allows customers to charter or partially own private planes.

MORE: http://money.cnn.com/2015/03/04/luxury/top-ten-private-jet-routes/

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BIRMANIE (triangle d’or): Rangoun croît au milieu du trafic d’opium

Mis en ligne le 17.12.2015

Julie Zaugg et Clément Bürge Birmanie

Clément BürgeLe chemin de boue rouge zigzague entre les plantations de gingembre, d’avocats et de mangues.

Au-dessus: la crête des montagnes bleutées de l’Etat Shan, au nord-est de la Birmanie. En contrebas: les toits de tôle des maisons en bambou tressé du village de Ho Hwait, scintillants sous le soleil. Et, au détour d’un col, un vallon, couvert de pavots à opium. Les petites tiges vertes aux feuilles crénelées s’étalent à perte de vue, au milieu d’une forêt d’épis qui ont noirci sur leur tige.

«Le maïs sert à cacher les plantations de pavot», signale Hnin Sandar, une habitante de ce village où tout le monde cultive l’opium. Après la floraison, la sève violette contenue dans le bulbe du pavot sera récoltée à la main, puis séchée sous forme de boule.

Planté au bout d’une route en gravier qui serpente entre les rizières et les forêts de bambou, à une heure et demie de la ville la plus proche, Taunggyi, le village de Ho Hwait se situe dans la «zone noire», c’est-à-dire en territoire Pa-O, un groupe tribal armé qui contrôle une partie de l’Etat. Et se trouve aussi au cœur du Triangle d’or. Une région à cheval sur la Birmanie, la Thaïlande, le Laos et la Chine, qui génère une bonne partie de l’opium mondial.

La production de la pâte brune qui sert de matière première à l’héroïne a explosé ces dernières années. En 2014, la Birmanie en a généré 670 tonnes, contre 320 tonnes en 2006. Le pays est aujourd’hui le deuxième producteur mondial d’opium derrière l’Afghanistan.

La culture de cette plante psychotrope a déjà une longue histoire dans cette partie du monde. «Ce sont les troupes du parti politique du Guomindang, réfugiées dans le nord de la Birmanie après la prise de pouvoir par les communistes chinois en 1949, qui l’ont introduite», détaille Sai Lone, un humanitaire originaire de l’Etat Shan qui travaille pour Swissaid. Au départ de ces troupes, ce sont les minorités ethniques Wa et Kokant, en lutte contre le régime militaire birman, qui se sont emparées d’une partie du trafic de l’opium, comme l’ont fait, de leur côté, les milices créées par le gouvernement pour lutter contre les insurgés.

Cet équilibre précaire a été rompu au début des années 2000, quand les Wa et les Kokant, mis sous pression par Pékin, ont décrété une suspension de la culture du pavot, faisant ainsi chuter la production d’opium. Pas pour longtemps. «Ces interdictions ont alors engendré une migration des régions frontalières avec la Chine vers le sud de l’Etat Shan», raconte encore Sai Lone. La culture d’opium y a repris de plus belle dès 2006, cette fois dans les zones sous contrôle Shan et Pa-O.

Opium ou café?

Dans le village de Ho Hwait, plusieurs femmes se sont rassemblées dans une salle revêtue de linoléum bleu. Orné d’un petit temple bouddhiste, devant lequel sont posées des offrandes, cet espace sert de lieu de rencontre aux habitants. Assises en tailleur à même le sol, les femmes débattent du choix de remplacer une partie de l’opium par du café, sous l’égide d’un projet pilote de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime. «Il va falloir attendre encore deux ans avant que le café, planté en 2014, ne génère des profits, fait remarquer Hnin Sandar. En attendant, nous devons manger.»

Ces populations, qui pratiquent une agriculture de subsistance sur des coteaux escarpés à plus de 1500 mètres d’altitude, sont extrêmement pauvres. «Elles parviennent à faire pousser de quoi se nourrir durant huit mois de l’année, ensuite elles doivent générer de l’argent pour acheter à manger pour les quatre mois restants», souligne Akiko*, une travailleuse humanitaire japonaise.

Pour ces populations, la culture du pavot à opium représente plusieurs avantages: il pousse aisément, même en altitude, dans les sols de mauvaise qualité. Et l’opium peut être stocké durant de longs mois avant d’être monnayé petit à petit. Vendu en portion de 1,6 kilo valant de 600 000 à 1 million de kyats (entre 630 et 720 francs), il est facile à transporter. «Certains villages se trouvent à cinq jours de marche du prochain marché», précise Akiko.

«La plupart de ces paysans dépendent de l’opium pour 40 à 50% de leurs revenus, souligne Jochen Wiese, responsable du projet de substitution de café de l’ONU. Cela leur permet de gagner environ 1200 dollars par an.» Ce grand Allemand flegmatique aux airs de Bill Murray a passé vingt-huit ans à convaincre les cultivateurs de coca au Pérou de passer au café. Il veut réitérer l’exercice en Birmanie.

Dans la salle communautaire de Ho Hwait, les visages des femmes se sont subitement refermés. La discussion a pour objet les trafiquants qui viennent leur acheter l’opium. Qui sont-ils? «Je ne sais pas: ils viennent la nuit, nous ne voyons pas leur visage», lâche Ma Nang Kyu, une villageoise.

Des trafiquants protégés

«Les acquéreurs sont en général des hommes d’affaires locaux qui ont un pied dans l’économie formelle et un pied dans les trafics en tout genre: opium, méthamphétamine, jade, teck», note Patrick Meehan, un chercheur britannique qui s’apprête à publier une thèse sur ce sujet. La récolte d’opium est ensuite transformée en héroïne dans des laboratoires de fortune, puis acheminée de l’autre côté de la frontière chinoise, à pied et à dos de mules.

Elle arrive dans la province du Yunnan, frontalière de la Birmanie, puis est distribuée dans le reste du pays par des groupes liés aux triades de Hong Kong ou de Taiwan. «La demande a explosé en Chine ces dernières années, 90% de l’opium birman y est exporté», fait remarquer Tom Kramer, un expert de la drogue basé en Birmanie. L’Empire du Milieu compte désormais 1,3 million d’héroïnomanes.

Rien ne distingue le bureau de l’Armée de l’Etat Shan du Sud (SSA-S) des autres maisons qui bordent cette ruelle tranquille de Taunggyi, si ce n’est les barbelés qui l’entourent et le drapeau rouge orné d’un fusil et d’un sabre qui flotte sur le toit. A l’intérieur, le général Sai Oo sirote un thé sucré assis sur un grand canapé en similicuir gris, un talkie-walkie à la main. Ce groupe armé fondé en 1995 est l’une des principales factions ethniques en lutte contre le régime militaire.

«Le gouvernement protège les trafiquants et permet à l’héroïne de passer la frontière, dénonce le général. Lorsqu’il procède à des arrestations, ce n’est que du menu fretin, jamais les gros poissons.» La plupart des soldats ne reçoivent pas de salaire de l’Etat central et se financent en soutirant des pots-de-vin aux cultivateurs d’opium et aux trafiquants. Plusieurs observateurs locaux disent avoir vu des convois de l’armée accompagner les chargements de drogue jusqu’à la frontière.

Les factions rebelles, comme la SSA-S, et les milices progouvernementales ne sont pas non plus des oies blanches. «Ces formations récoltent un impôt auprès des cultivateurs d’opium dans les zones sous leur contrôle», détaille Tom Kramer. Cette taxe peut atteindre 20 millions de kyats (14 400 francs) par village et par saison.

Baron de la drogueHLEDAN CENTER, Rangoun Le complexe comprenant un centre commercial et des bureaux a été construit par l’entreprise Asia World, un conglomérat fondé par le baron de la drogue Lo Hsing Han et dirigé par son fils, Steven Law.

Le Hledan est l’un des centres commerciaux les plus chics de Rangoun. Une boutique Tissot y côtoie de petites échoppes vendant des nids d’hirondelle, des bracelets en jade et du thé à bulles. Des enfants sillonnent les couloirs, perchés sur des éléphants à roulettes électriques.

C’est l’une des dernières œuvres d’Asia World, un conglomérat fondé en 1992 par Steven Law. Cet homme d’affaires discret de 57 ans est le fils du baron de la drogue Lo Hsing Han, décédé en 2013. Ce dernier «avait reçu une concession de la part de l’ex-premier ministre birman Khin Nyunt lui permettant de pratiquer la culture et le trafic d’héroïne», selon un câble diplomatique américain publié par WikiLeaks. En 2008, les Etats-Unis l’ont accusé d’avoir, avec son fils, monté «un empire de la drogue».

Asia World se trouve derrière les principaux projets immobiliers de Rangoun. La firme a construit l’aéroport de la ville et l’exploite. On lui doit aussi le principal port de Rangoun, le Traders Hotel, un établissement de luxe, ainsi que la chaîne de supermarchés Asia Light. Elle a également construit un pipeline gazier et pétrolier qui relie la Birmanie à la Chine, et une bonne partie de Naypyidaw, la nouvelle capitale créée par le régime militaire en 2005.

Asia World n’est pas le seul conglomérat né de l’argent de la drogue à avoir investi dans l’économie birmane. A Rangoun, le coût moyen d’un appartement a augmenté de 600% en dix ans. A près de 750 dollars en moyenne le mètre carré, la location d’un logement y coûte plus cher qu’à Bangkok. «Cette bulle immobilière est alimentée par l’argent du trafic, précise Tom Kramer. La plupart des acquisitions se font en cash, sans reçu et à des prix défiant toute logique.»

Blanchiment dans l’immobilier

Sachant que la Birmanie produit environ 70 tonnes d’héroïne par an, les profits générés par ce trafic pourraient atteindre 2 milliards de dollars par an. «Cet argent a servi de capital de départ pour toute une série d’entreprises birmanes créées par des hommes d’affaires impliqués dans le trafic de drogue, explique Patrick Meehan. Ils ont par la suite utilisé ces firmes pour blanchir les profits tirés d’activités illicites en les investissant dans des projets immobiliers.»

Shwe Taung, une entreprise créée en 1990 par Aik Htun, un homme d’affaires shan que les Etats-Unis ont dans leur collimateur en raison de ses liens avec le trafic d’héroïne, en fait partie. La firme a construit un mall à Rangoun appelé Junction Square, des bureaux, des hôpitaux et une école. L’homme de 67 ans se trouve encore derrière Asia Wealth Bank, un établissement dont la licence a été révoquée en 2005 en raison de ses activités de blanchiment d’argent.

Le Hong Pang Group, créé par Wei Hsueh-kang, un ex-associé du baron de la drogue Khun Sa recherché par la justice américaine, a pour sa part construit une partie de l’autoroute Rangoun-Mandalay. Le milicien Kyaw Myint se trouve quant à lui derrière la banque Mayflower, accusée de blanchiment d’argent aux Etats-Unis et fermée par l’Etat birman en 2005. Il se concentre aujourd’hui sur sa société immobilière Chin Su et ses usines de papier. En 2010, il a été élu au Parlement régional de l’Etat Shan, aux côtés de cinq autres trafiquants, sous les couleurs du parti de la junte militaire, l’USDP.

L’aéroport de Rangoun est un étrange pot-pourri architectural. Le rectangle tout de verre et d’acier du terminal international trône à côté d’une pagode dorée d’où partent les vols domestiques. Construit par Asia World en 2007 pour 13,3 millions de dollars, il sera bientôt assorti d’un nouveau terminal. Il pourra alors accueillir 6 millions de passagers par an. Cela rapportera 120 millions de dollars par an au conglomérat de Steven Law, rien qu’en taxes de passagers.

* Prénom d’emprunt.

http://www.hebdo.ch/hebdo/cadrages/detail/rangoun-cro%C3%AEt-au-milieu-du-trafic-d%E2%80%99opium

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NARCOTRAFICO: el narco que importaba muebles chinos y fruta de Sudamérica | España | EL PAÍS

Robert Dawes, detenido en Málaga, lideraba una de las mayores bandas de narcos de Europa

Detención del narcotraficante Robert Dawes en Benalmádena Un momento de la detención de Robert Dawes en Benalmádena

El británico Robert Dawes, de 44 años y natural de Nottingham, ha protagonizado en los últimos años una especie de película de acción. Pero su papel no sería el de héroe, sino el de villano. Le seguían la pista la Guardia Civil, la Policía Judicial Francesa, la Agencia Británica contra el Crimen y Europol por liderar, supuestamente, la mayor organización de narcotráfico de Europa. Tenía en Málaga un entramado societario con el que supuestamente blanqueaba los beneficios del narcotráfico, para lo que se valía de muebles de China y contenedores de fruta de Sudamérica que importaba. Una operación conjunta de estos cuerpos de seguridad permitió su detención en Benalmádena (Málaga) hace unas semanas. El asalto a su mansión se produjo de madrugada con la participación de agentes de las Unidades Especiales de Intervención del instituto armado por su “peligrosidad”.

Dawes, actualmente encarcelado en una prisión francesa, era investigado desde 2007 por sus vínculos con el narcotráfico. La Guardia Civil lo acusa de abastecer a Europa de cocaína procedente de Sudamérica y de enviar heroína desde Turquía y Afganistán. La organización tenía conexión con al menos 13 países y con la mafia calabresa Ndrangheta, supuestos compradores de grandes cantidades de estupefacientes a este grupo delictivo. La droga se transportaba en contenedores por vía marítima, aeronaves comerciales y embarcaciones recreativas.

El supuesto narcotraficante ya había sido detenido en 2008 por una orden internacional española, tras huir a Dubái por la presión policial, aunque quedó en libertad tras pasar un tiempo entre rejas. En ese momento se estableció en la Costa del Sol. Residía con su familia en una mansión de Benalmádena, custodiado por un fuerte equipo de seguridad, atendido por personal de servicio y rodeado de lujo. Dawes vestía vaqueros y una sudadera en el momento de su arresto.

La organización, de estructura piramidal, se comunicaba con teléfonos y mensajes encriptados, algo que dificultaba su control. Para facilitar el trabajo, Europol creó un grupo con policías de varios países, liderado por la Guardia Civil, que se dedicó en exclusiva a seguir los pasos de Dawes y su banda. Las pesquisas se centraron en la Costa del Sol tras una gran operación en 2013 en el aeropuerto francés Charles De Gaulle. Se intervinieron 1.332 kilos de cocaína, transportada en 32 maletas, y se detuvo a seis personas, tres de ellos de la Ndrangheta. En Venezuela, fruto de este dispositivo, cayeron 27 personas, incluidos varios mandos militares.

 

Vista aérea de la finca donde se desarrolló la operación.

Los agentes, a lo largo de la investigación, han constatado reuniones del supuesto capo británico con representantes de los cárteles de Medellín (colombiano) y De los Soles (venezolano) en hoteles de Madrid. Dawes disponía en el litoral malagueño de un entramado societario con el que supuestamente blanqueaba los beneficios del tráfico de drogas, centrado en la importación de muebles desde China y de contenedores de fruta desde Sudamérica. En este último caso, se dirigían al Puerto de Algeciras, en Cádiz, y también se habrían utilizado para transportar estupefacientes.

La operación, bautizada con el nombre de Halbert IV, ha permitido desmantelar la estructura empresarial y financiera del grupo. Durante los registros se han intervenido 150 teléfonos móviles encriptados, 40 ordenadores portátiles, 30 discos duros de almacenamiento informático y 450.000 euros en metálico. Han sido decomisados, además, 19 inmuebles valorados en 5,5 millones de euros.

En los últimos ocho años, desde que comenzaron las pesquisas alrededor de Dawes, se han practicado 15 operaciones en distintos países de Europa y Sudamérica que han permitido la detención de 50 personas y la intervención de más de dos toneladas de droga, entre cocaína y heroína. Además de propiedades inmobiliarias, se han decomisado aviones y veleros. La Guardia Civil apunta que Nottingham (centro de Inglaterra), ciudad de origen del narcotraficante, es “la cuna de la delincuencia más peligrosa y violenta del Reino Unido”.

http://politica.elpais.com/politica/2015/12/11/actualidad/1449833891_167614.html

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British crime lord charged in connection with record 1.3 tonnes cocaine haul

CRIME boss Robert Dawes has been formally charged by the French authorities after they seized more than 1.3 tonnes of cocaine at Paris airport.

The cocaine was seized from a flight from Caracas, Venezuela which arrived at Paris’ Charles De Gaulle airport in September 2013. It is the largest seizure ever made in France.

Dawes, 43, was flown from Madrid to Paris where was formally charged by investigating magistrate Anne Bamberger last week and remanded into custody pending a trial. It is understood the French have been investigating Dawes using sophisticated phone taps for at least the past 12 months after intelligence indicated he was behind the huge haul. Britain National Crime Agency and Spain’s Guardia Civil have been assisting the French in their investigation.

Robert Dawes now faces trial in France as the organiser of the record cocaine haul

Robert Dawes now faces trial in France as the organiser of the record cocaine haul

Several key lieutenants of his organisation from the Mijas Costa in Spain, were arrested at the time the haul was seized in September 2013 and have remained in custody since. Dawes was arrested at his family’s villa in Benalmadena, Spain last month. He has a string of front companies in the UK, Spain, Dubai and Malta which have provided safe docking for money-laundering over the last 13 years.

Dawes arrest was captured on film by a swat team of Guardia Civil officers who arrested the British man at his Benalmadena villa. Officers raiding his property discovered a number of firearms, hundreds of new sim cards for mobile phones and a state-of-the-art command and control centre where he operated from.

The moment Guardia Civil officers led Robert Dawes away for extradition to France

The moment Guardia Civil officers led Robert Dawes away for extradition to France

French Interior Minister Manuel Valls, took a personal interest in the case when the bust was made revealing that some of the cocaine had been stored in at least 30 suitcases which had been tagged with the names of “ghost” passengers. This had been destined for Netherlands and the UK.

Investigators also seized another part of the load, around 400 kilos, from a lorry at the Luxembourg border which they believe was destined for the Italian mafia. Three Italians, and two British men connected to Dawes, were arrested at the time along with a number of National Guard officials in Venezuela who are believed to have helped the drug gang get the cargo past checks at Caracas airport.

Manuel Valls shows off the cocaine seizure in September 2013

French Interior Minister Manuel Valls shows off the cocaine seizure in September 2013

The French-led investigation has been supported by investigators from Spain’s Guardia Civil and the UK’s National Crime Agency.

As I have reported previously , Dutch, Spanish and British investigators are taking a keen interest as the process in France unfolds, as all still have the name of the British crime lord firmly on their list of cases unresolved. The merry-go-round has now started in earnest.

http://blog.carlfellstrom.com/tag/robert-dawes/

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FRENCH CUSTOMS: over two tonnes of cocaine seized on ship off French coast

French police stand guard next to the "Carib Palm" cargo ship on December 11, 2015 in Boulogne-sur-Mer, in the Pas-de-Calais region, after authorities seized a record-breaking 2.4 tons of cocaine from the vessel
AFP/Philippe Huguen – French police stand guard next to the « Carib Palm » cargo ship on December 11, 2015 in Boulogne-sur-Mer, in the Pas-de-Calais region, after authorities seized a record-breaking

Customs officials have seized at least 2.4 tonnes of cocaine from a cargo ship off France’s northern coast, a record for the country, officials said on Friday.

The « Carib Palm », a Moldovan-flagged freighter, had sailed from Colombia and was headed to Gdansk in Poland.

PHOTO: http://cdn2.shipspotting.com/photos/middle/9/0/8/844809.jpg

It docked at the northern French port of Boulogne-sur-Mer on Thursday night, a source close to the investigation said, confirming a report by France 3 television.

« The ship was intercepted yesterday (Thursday) at 6:30 pm at sea and at 8:00 pm was brought to the dock at Boulogne-sur-Mer, where the search operation began, » the finance ministry said in a statement.

« The drugs were concealed behind a metal partition. »

Finance Minister Michel Sapin described the drugs as « the largest seizure of cocaine » ever in mainland France. The haul has a street value of around 50 million euros ($55 million).

Customs officials were continuing to search the ship, which was carrying raw materials.

The 12 crew members, who are Turkish and Ukrainian, were being held by customs and were set to be formally detained.

https://en-maktoob.news.yahoo.com/lightbox/french-police-stand-guard-next-carib-palm-cargo-photo-194944174–finance.html

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FRANCE (Narcotrafique maritime): saisie historique en métropole de plus de deux tonnes de cocaïne

Publié le : vendredi 11 décembre 2015 |

Saisie historique en métropole de plus de deux tonnes de cocaïne

Patrouilleur garde-côtes de Boulogne-sur-Mer | © Douane
La drogue a été découverte à bord d’un cargo dérouté par le patrouilleur garde-côtes de Boulogne-sur-Mer.

Les services garde-côtes de la douane française viennent de réaliser la plus importante saisie de cocaïne jamais réalisée en métropole à ce jour.

La drogue, découverte à bord d’un cargo dérouté hier soir par le patrouilleur garde-côtes de Boulogne-sur-Mer, est en cours de pesée mais, selon les premières estimations, les quantités devraient dépasser deux tonnes.

Le navire a été intercepté hier à 18h30 en haute mer et a été ramené à quai à 20 heures à Boulogne-sur-Mer où les opérations de fouille ont débuté.

La drogue était dissimulée derrière une cloison métallique. Plusieurs personnes sont actuellement en retenue douanière.

Le parquet de Boulogne-sur-Mer est saisi de l’affaire.

Compte-tenu des quantités d’ores et déjà trouvées à bord, la prise est la plus importante à ce jour en métropole.

Contacts presse

  • Cabinet de Michel SAPIN : 01 53 18 41 13 sec.mfcp-presse@cabinets.finances.gouv.fr
  • Cabinet de Christian ECKERT : 01 53 18 45 04 / sec.sebud-presse@cabinets.finances.gouv.fr
  • Direction Générale des Douanes et Droits Indirects : 01 57 53 42 11 / dg-bic@douane.finances.gouv.fr
Auteur : Bureau de l’information et de la communication

http://www.douane.gouv.fr/articles/a12644-saisie-historique-en-metropole-de-plus-de-deux-tonnes-de-cocaine-

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articles

Over two tonnes of cocaine seized on ship off French coast

Yahoo News – ‎il y a 6 heures‎
Lille (France) (AFP) – Customs officials have seized at least 2.4 tonnes of cocaine from a cargo ship off France’s northern coast, a record for the country, officials said on Friday. The « Carib Palm », a Moldovan-flagged freighter, had sailed from

French police make record-breaking cocaine seizure near Calais

ABC Online – ‎il y a 6 heures‎
Customs officials have seized at least 2.4 tonnes of cocaine from a cargo ship off France’s northern coast, a record for the country. The Carib Palm, a Moldovan-flagged freighter, had sailed from Colombia and was headed to Gdansk in Poland. It docked

France makes record two tonne cocaine haul

The Local.fr – ‎il y a 10 heures‎
The drugs were brought in a ship travelling from Colombia and destined for Gdansk in Poland. This is a record amount in metropolitan France. « The ship was intercepted on Thursday at 18:30 in the open sea and was brought to the docks in Boulogne-Sur-Mer …
Over two tons of cocaine seized on ship off French coast

The Daily Star – ‎il y a 8 heures‎
French police stand guard next to the moored cargo ship « Carib Palm » on December 11, 2015at the Port of Boulogne-sur-Mer, in the Pas-de-Calais region, after authorities seized a record-breaking 2.4 tons of cocaine from the vessel on December 10.

France trumpets major cocaine seizure

TradeWinds (subscription) – ‎il y a 1 heure‎
They carried out the drugs bust at Boulogne-sur-Mer on the 1,520-dwt Carib Palm (built 1977) as stopped their on the way to Poland from Colombia, according to AFP. The drugs have a street value of about EUR 50m ($55m). The Moldovan-flag ship is …

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FRANCE (Boulogne-sur-Mer.): plus de 2 tonnes de cocaïne saisies par les douaniers

Capture d'écran Google maps

Le « Carib Palm » faisait route vers Gdansk. (Photo : Benoît Lobez)

photo:http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/shipping/23847-saisie-record-de-cocaine-au-large-de-boulogne-sur-mer

Plus de deux tonnes de cocaïne ont été saisies jeudi soir sur un cargo naviguant au large de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), a-t-on appris vendredi de source proche du dossier. Cette saisie pourrait valoir une cinquantaine de millions d’euros à la revente.

Le cargo «Carib Palm», battant pavillon moldave, en provenance de Colombie et à destination de Gdansk en Pologne, a été dérouté en début de soirée par un patrouilleur et ramené au port de Boulogne-sur-Mer, selon nos confrères de France 3 Nord-Pas-de-Calais. Lors du contrôle du navire, d’une longueur de 75 mètres environ, les agents de la douane ont découvert plus de deux tonnes de cocaïne. Trois membres d’équipage ont été placés en retenue douanière.Le parquet de Boulogne-sur-Mer est saisi de l’affaire.
La drogue dissimulée derrière une cloison métallique

Selon Michel Sapin, ministre des Finances et des comptes publics, et Christian Eckert, secrétaire d’État chargé du Budget, les garde-côtes de la douane française «ont réalisé ce matin la plus importante saisie de cocaïne jamais réalisée en métropole à ce jour».

«Le navire a été intercepté hier (jeudi) à 18h30 en haute mer et a été ramené à quai à 20 heures à Boulogne-sur-Mer où les opérations de fouille ont débuté. La drogue était dissimulée derrière une cloison métallique», a indiqué le ministère des Finances dans un communiqué.

JACQUES-OUDART FOURMENTIN

Port d’attache BOULOGNE SUR MER

Longueur HT 43,30 m Largeur HT 9,00 m

Creux 4,75 m Spécificité Grue de manutention, superstructure en aluminium, local plongeurs avec compresseur d’air

Puissance type moteur 2535 CV Capacité GO 36,6 m³ Capacité ED 8 m³

Equipage 22 personnes

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/12/11/97001-20151211FILWWW00157-boulogne-sur-mer-plus-de-2-tonnes-de-cocaine-saisies-au-large.php

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VENEZUELA (Narcotrafic): serait-ce la fin du cartel de « Los Soles » y de Maduro?

assembléeVENEZCoke en Stock (CVI) : une promesse de 800 kilos de coke et… la chute de la maison Maduro à la clé

Y aurait-il un lien direct entre le trafic de cocaïne et la vie politique, dans un pays ? On serait bien tenté de le croire, à constater l’étrange coïncidence entre la saisie d’un jet espérant transporter 800 kilos de cocaïne en Haïti et la claque électorale prise par le pouvoir actuel aux dernières élections vénézuéliennes (1). Car l’affaire, survenue le 11 novembre dernier, et dont on découvre aujourd’hui les arcanes, est bien plus grave encore qu’il n’y paraissait au départ. Ce jour-là des « proches » du président vénézuélien en exercice avaient été arrêtés en Haîti, à leur descente d’avion, un jet d’affaires privé, avait-on brièvement appris. Aujourd’hui on en sait un peu plus : c’est bien 800 kilos de cocaïne qui devaient être à bord au prochain voyage, et encore une fois, l’armée vénézuélienne qui était dans le coup : une participation dont je vous avais parlé, ici-même, mais cette fois-là, c’était bien la première fois qu’on s’approchait autant de la famille même de Nicolas Maduro, et même d’Huguito, le propre fils d’Hugo Chavez !!! Pas vraiment une bonne nouvelle pour le bien léger Nicolas Maduro à la veille des élections… qui viennent de se terminer par… la perte totale de la majorité à l’Assemblée Nationale. L’incroyable corruption du régime va-t-elle enfin éclater au grand jour, beaucoup l’attendent en effet… et avec elle, la dénonciation du trafic d’Etat de la cocaïne, d’un pays bel et bien devenu un narco-Etat.

assembléeVENEZ…..L’équipe de l’ineffable Michel Collon n’a toujours pas commenté, au moment où je vous écris, la défaite électorale cinglante (2). La seule chose que l’on trouve en se lançant dans l’investigation du blog du même nom c’est une théorie complotiste comme quoi le 7 décembre, il allait y avoir des attentats pour déstabiliser les électeurs, ces actions menées bien sûr par l’opposition. Manque de chance, les observateurs étrangers ont dit que ça c’était plutôt bien passé dans l’ensemble, malgré quelles velléités de bourrages d’urnes ici et là. Les personnes jetées en prison par Maduro comme opposants commencent donc à respirer :  « Il devient très difficile pour le gouvernement vénézuélien de cacher ses vraies couleurs », a confié Thor Halvorssen, président d’une fondation pour les droits de l’homme et proche de Leopoldo Lopez, un leader de l’opposition incarcéré. Critique de longue date de Chavez et de Maduro, Thor Halvorssen a indiqué que ces deux arrestations sont un autre exemple de la corruption qui prévaut au sein de l’administration Maduro. « Le gouvernement vénézuélien est une entreprise criminelle composée de cartels de drogue, d’un système financier qui blanchit de l’argent et de kleptocrates », a dit Thor Halvorssen à la télévision Fox New Latino. « Maduro, sa famille et ses hommes de main font que le cartel de Pablo Escobar parait désorganisé et petit en comparaison », a-t-il dit. « Le Venezuela utilise l’armée, le ministère des affaires étrangères et le secteur bancaire comme des accessoires à son lucratif business de drogue », a-t-il poursuivi. »  web-versionSi la charge paraît forte, on peut quand même rappeler qui l’a faite : Thor Halvorssen,  de son nom complet Thor Halvorssen Mendoza (ici à l’ONU),  est le créateur du mouvement de l’Oslo Freedom Forum, le président de l’Human Rights Foundation et il tient le Venezuela à cœur : son père, un moment injustement accusé de trafic de drogue pour le Cartel de Medelin a été torturé par la police vénézuélienne alors qu’il était innocent et sa mère, qui participait à un meeting pacifique a été tuée par balles… par des membres de la sécurité présidentielle. Les assassins après deux procès aux jugements contraires avaient été condamnés à 3 ans de prison, dont ils n’effectueront qu’à peine 6 mois… Halvorssen est en prime d’être tenace un homme vigilant : lorsque Lionel Messi était venu par exemple prétendre à aider le Gabon en serrant la main d’Ali Bongo, en opération de com complète de ce dernier, il avait sévèrement tacle le régime, en affirmant que la famille du président «est tristement célèbre pour son traitement de la trésorerie nationale comme un compte bancaire privé». Pour Michel Collon, il est vrai, Ali Bongo est bien un « héritier de dictateur« , mais pas Maduro, alors…. si l’on comprend bien.

YV2030Mais revenons d’abord sur le scénario décrit au début. Un petit jet avait quitté l’aéroport de Caracas le 8 novembre dernier et s’était arrêté à Marqueta jusqu’au 10 novembre. Il était reparti plus tard vers Port-au-Prince, avec aux commandes le capitaine Paul Urbano, avait -on appris (il est ici photographié par Reuters). Surprise à l’arrivée  ; la DEA US fait débarquer tout le monde, deux pilotes et quatre passagers, Efraín Campos et Francisco Flores, Jesfran Moreno, et Marco Uzcategui, suivis d’une fouille de l’avion qui découvre de la drogue à bord. Si l’on évoquait d’abord la présence à nord de 800 kg de cocaïne (3) , il s’avère que c’était ce qui avait été promis d’être acheminé du Honduras et non ce qu’il y avait dedans : où ne figurait que des échantillons de coke pour en montrer la qualité, soit un seul kilo à bord. L’avion n’avait en tout cas pas été inspecté lors de son décollage alors que les autorités avaient il y a quelques mois fait tout un barouf sur leurs contrôles aux aéroports ! Comme à l’habitude, c’était un informateur de la DEA qui avait attiré tout ce beau monde au Honduras, dans un premier temps. Et comme à l’habitude, tout avait été filmé, énonçant le deal pour 800 kilos, preuve de l’implication directe des personnes arrêtées. Comme seule réaction, le président Maduro avait parlé « d’embuscade impérialiste ».

Mais revenons donc d’abord à l’avion lui-même, avant d’examiner la personnalité de ses occupants. D’abord l’appareil, donc, hautement reconnaissable avec son train d’atterrissage bas, ses ailes droites et son cockpit à hublot de côté similaire à une vitre de portière de voiture : c’est bien un Citation I, apparu en 1971 dans les cieux : (beaucoup) plus lent que les Learjet, il avait vite été surnommé « Slowtation » ou « Nearjet » ! Des clichés le montrent arborant une immatriculation à un endroit inhabituel : sur les Citation de ce type, ce sont plutôt les réacteurs qui l’arborent.Ce pourrait être un… autocollant, la méthode habituelle pour les avions de trafiquants, dérobés ou achetés, ils sont en effet maquillés de la sorte. Mais on s’apercevra que non.  YP-55CP-1024x419On retrouve  assez vite son historique, qui est pour le moins tourmentée. L’avion, un Citation-I, numéro de fabrication 500-0215, a porté d’abord l’immatriculation YV-TOOO en 1975 puis est devenu YV-55CP, deux ans plus tard (il est photographié ici à droite  le 6 novembre 1979 par Peter Nicholson) . Il appartient depuis le début à la Banque de Maracaibo. Cette banque fermée (6 avaient fait faillite à l’arrivée de Chavez !), l’avion est revendu plus tard -à une date non précisée de prime abord-  à la Sabenpe, une une entreprise vénézuélienne fondée en 1980 et dédiée à la collecte, YV-55CPle transport et la récupération des déchets, dont le fondateur s’appelait Jose Domingo Santander. La société, dont le capital a un montant de trois milliards de bolivars, est en réalité gérée par les frères d’origine libanaise, Khaled Majed et Khalil Majzoun. Les profits réalisés lui permettent en 2003, de prendre le contrôle du principal producteur de thon vénézuélien, et de son usine de boîtes (Eveba) se ralliant à ce moment-là au régime de Chavez pour fonder tout un empire industriel. Eveba avait été rachetée à l’influente famille de Castro Iglesias, et l’homme qui avait grandement facilité la transaction était Diosdado Cabello. Les frères Majed et Majzoun Khalil étaient  en effet alors décrits par ‘opposition comme des proches de l’actuel président de l’Assemblée Nationale. On voit ici (ci-contre à gauche) l’appareil décoller de la base de Francisco de Miranda  le 24 juillet 2003 appartenant toujours à la Sabenpe. Il avait gardé son appellation YV-55CP. On remarquera que ce sont les réacteurs qui supportent alors l’immatriculation.

images

Sun_Channel_Kalil_Ferragud_Les liens avec les sociétés des frères Khalil avec le nouveau pouvoir n’ont fait que se renforcer, une fois Chavez en place. Les industriels l’ayant soutenu étant en effet largement récompensés en obtention de marchés nationaux. Majed Kalil (ici en photo avec Nara Farragut et Carlos Arroyo, du marketing d’AdSales), est un libanais d’origine, étroitement lié à José Vicente Rangel et son épouse, ainsi qu’à Diosdado Cabello comme on a pu le voir. « Les frères Khalil ont émergé et monté fortement en puissance durant les premières années de l’administration Chavez, qui a favorisé certaines entreprises avec d’importants contrats, des prêts et un accès facile aux licences en franchise de droits à l’importation. Ces compagnies privilégiées ont été aidés dans la mesure ou elles plaçaient leurs produits sur le marché local à travers des programmes sociaux financés par le gouvernement, à travers des organisations comme la Casa, le Programme des services agricoles ou Proal, le Programme des aliments stratégiques, que Khalil a investi » peut-on lire.

RIMBeaucoup plus troublant, l’empire des frères Khalil s’est aussi étendu dans l’armée : « de nombreux contrats ont été obtenus avec le gouvernement. Grâce à sa compagnie Hardwell Technologies responsable des systèmes informatiques du Département de renseignement de l’armée vénézuélienne, il a obtenu le contrat pour l’installation de l’équipement radar et de la tour de contrôle du Maiquetia Simon Bolivar International Airport. La société Pacific Rim Energy a également été choisie pour des de travaux et de services pour le maire de la municipalité Libertador de Caracas, le Commandement général de la Marine, la Banque centrale du Venezuela et de l’état Inviobras Bolivar, en collaboration avec différents ministères tels l’éducation, la Défense, le tourisme ou l’économie populaire, entre autres organismes gouvernementaux ». La liste de ses clients comprend aussi Corporation de Guayana, Edelca (Electrification del Caroni), PDVSA ou il apparaît également. Tout ceci sans qu’il y ait eu un quelconque appel d’offres, nulle part : « Le député de l’Assemblée nationale, Juan Jose Molina, a indiqué que dans les activités menées dans la société Pacific Rim Energy (une société de production et distribution d’énergie,  d’accessoires électriques et d’éclairage, d’exploitation minière et de forage, entre autres) des frères Khalil n’avaient aucune année d’expérience. Et qe la société n’ avait alors que seulement deux employés de déclarés. » A ce stade on peut en effet évoquer clairement la prévarication, un des piliers du système Chaviste… du favoritisme, pour des sociétés souvent incompétentes dans le domaine recherché.

rodriguezPlus grave encore quand on découvre que Majed Khalil est lié au lieutenant Jose Antonio Morales Rodriguez, qui a servi comme directeur du Bureau du Secrétaire de la Présidence et qui a été mentionné par l’ancien magistrat Eladio Aponte, dans un des grands scandales qui a émaillé en 2012 le régime de Chavez.  Aponte est en effet l’un des hommes qui a ordonné la libération d’un trafiquant de drogue notoire, Pedro Magino Belicchi, arrêté avec pas moins de deux tonnes de cocaïne au Venezuela. L’homme était soupçonné de trafic de cocaïne au sein même des casernes de l’armée vénézuéliennes ! En 2012, Aponte avouera avoir agi sur ordre gouvernemental pour sa libération, d’où l’énorme scandale provoqué. Dans une terrible confession il avait avoué en effet qu’en tant que membre de la Commission judiciaire, il avait sciemment  écarté un grand nombre de juges qui ne voulaient pas suivre les décisions demandées par le gouvernement. « Le pire de tout,c’est quand Aponte a cité le cas  d’un lieutenant de l’armée qui avait été arrêté avec plus de 2 000 kilos de cocaïne. Aponte a déclaré que la cocaïne « dormait » tranquillement au quartier général de l’Armée vénézuélienne en attendant d’être transportée vers le centre du pays. Il a affirmé que le lieutenant était la main droite d’un haut commandant militaire qui était devenu l’aide de Dona Elena Frias de Chavez – la propre mère d’Hugo Chavez (Pedro José Magino Belicchi). L’homme, qui est actuellement attaché militaire au Brésil, a rapporté avoir reçu des appels téléphoniques de partout du Haut Commandement militaires vénézuéliens, y compris d’un capitaine nommé Morales (l’assistant personnel du Président de la République, Hugo Chavez) pour relâcher l’homme et le laisser tel quel ». Pour certains juges comme pour certains journalistes, ces révélations étaient « à vomir ». « Incroyable mais vrai: tout le haut commandement militaire, y compris le Président adjoint, appelant un juge de la Cour suprême à libérer un lieutenant qui a été capturé avec 2 000 kilos de cocaïne! Au sein d’une caserne de l’armée !!! » note l’article. Sidérant, en effet !

avion-décollage

Mais il n’y a pas eu que cela. Son partenaire dans la société, Tarek William Saab, et l’un des liens les plus importants des cellules régime fondamentaliste islamiques qui ont aidé des islamistes virulents, admirateurs du Hezbollah, à s’installer, notamment dans l’île de Margarita. Ils suivent les préceptes du Sheikh Abdulaziz Bin Ibrahim Al Ibrahim (la gigantesque mosquée de Caracas porte son nom, elle a été payée par les saoudiens), avec Hassan Majzoub, comme président du Venezuela’s Islamic Center. L’antisémitisme est une constante en effet du régime, comme le montre ce rapport (et celui-ci, sur le langage même de Chavez).   Tarek William Saab est depuis 2004 gouverneur de l’État d‘Anzoátegui dont le fief est BarcelonaSon visa américain  a d’ailleurs été révoqué pour ses liens avec ces extrémistes. base_image« Lorsque Rangel était vice-président, Majed était en charge du lobbying pour ouvrir des portes à l’étranger pour Chavez. » peut-on lire. Le 4 octobre dernier, Tarek William Saab avait été interrogé par Interpol, à sa descente d’avion à Mexico, à propos de drogue et du narcotrafic, et aussitôt, sur Twitter, l’homme avait parlé « d’agression contre le Venezuela » et de « provocation ». Selon lui, il était sur place pour participer à la « 12e Conférence des Instituts nommés par les droits de l’homme de l’ONU ». Plus tard,  un peu gêné, il déclarait qu’il avait été arrêté pour une autre raison, car « il n’avait pas renouvelé son visa américain depuis 2001 ». Sa nomination comme nouvel  Ombudsman (médiateur de la République), à la tête de la Commission pour la Vérité et la Justice chargée d’enquêter sur les meurtres, la torture, les disparitions et les violations des droits humains entre 1958 et 1998 avait été l’objet de critiques, vu ses postures… plutôt musclées (depuis il s’est acheté un costume). En février dernier, il démentait l’usage de la torture à la prison de la Sebin (Servicio Bolivariano de Inteligencia Nacional), malgré les témoignages opposés les dénonçant.

ramon-carrizales_16958Pour revenir au fameux jet, en 2004, le fils de son propriétaire d’origine, Domingo Alberto Santander, le revend à Marco Uzcategui, qui a pour amie une députée chaviste, Iris Varela. Encore une proche du pouvoir… Elle a été députée de 2001 à 2011, et est l’actuelle ministre des Affaires pénitentiaires, depuis le 26 juillet 2011 (ça devrait bientôt changer !) L’avion est alors enregistré aux archives du Ministère de l’Infrastructure, dont le responsable est alors le colonel Ramón Carrizales (ici avec Chavez). Cet ancien colonel de l’Armée vénézuélienne, diplômé de l’Académie Militaire du Venezuela en 1974,  admis à la retraite en 1994 et est devenu le ministre des Infrastructures de 2004 à 2006 puis a été ministre du Logement de 2006 à 2008 mais il a aussi été vice-président du Venezuela du 6 janvier 2008 au 25 janvier 2010, date à laquelle il a présenté sa démission pour « raisons personnelles ». Or un mystérieux incendie déclaré comme accidentel (et plutôt providentiel selon certains !) dans l’immeuble du ministère à Parque Central avait détruit les archives des avions qui y étaient stockés, dont ceux saisis pour trafic de drogue. Voilà qui était bien pratique ! Et entre temps, le colonel Ramón Carrizales était devenu le responsable de l’Etat d’Apure… là où ont lieu les atterrissages clandestins de « jets » qui emportent la cocaïne !

avion-narco-rampla-4Ce n’est pas la seule surprise. Le 23 février 2011, un surprenant avis judiciaire de saisie conservatoire du fameux avion est prononcé par la justice vénézuélienne (les archives ayant brûlé ?) . On apprend alors qu’il a changé d’immatriculation et qu’il est devenu l’YV2030 (ici à droite), « que sa valeur est estimée à 800 000 dollars et qu’il a été cédé à Alexander Vasquez Mendoza, citoyen, vénézuelien titulaire de la carte d’identité n°8.380.584, en sa qualité de directeur général de l’aéroport de Caracas, pour qu’il en prenne soin et le place sous la garde ». achatL’acte précise bien sûr qui sont les personnes qui s’opposent et s’écharpent alors comme propriétaires de l’avion : « Pacheco Laura Yepez citoyen en sa qualité de président de la société Construction et de Maintenance Company Coinspectra, CA, dûment inscrit au registre du commerce de la deuxième circonscription judiciaire du district et de l’Etat de Miranda Capital à compter du 3 Avril, 1989 , enregistré sous le n ° 26, Volume 122-A-Sgdo; et aux statuts modifiés en date du 11 Juin 2003, enregistrée sous le n ° 53 Volume 72- A-Sgdo; et Marco Tulio Uzcategui ». Tous deux sont impliqués dans les sérieux  litige à propos de l’appareil dont ils réclament l’un et l’autre propriétaires . En cherchant un peu, on retrouve même l’acte de transaction de Coinspectra, CA, qui date du 7  juin 2002, l’avion ayant été acheté 2 730 000 dollars exactement, , réglé en un seul chèque de la banque Banco Mi Casa Entidad de Ahorri y Prestamo; le vendeur étant bien Inversions Sabenpe CA. Passer de 2,3 millions à l’achat pour être revendu à 800 000, c’est une excellente affaire pour celui qui le récupère !!! Aurait-on assisté à une belle magouille judiciaire ?
C’est en tout cas bien le même avion : « il est précisé que la Cour a déménagé au hangar n ° 067 à la ligne C, où l’avion de marque Cessna Citation Jet 500 modèle, de série 500-0215, YV2030 acronyme, blanc avec des rayures d’or rouge et bleu, u qui est dans le hangar 067 rangée C  de l’aéroport de Caracas ».  Le motif de sa saisie est assez obscur en fait:  c’est un imbroglio à partir d’un défaut de paiement à un avocat d’entreprise, Humberto B. La Rosa, qui gérait justement la propriété de l’avion, installé au départ à l’aéroport situé près de la ville de Charallave, dans l’État de Miranda Oscar Machado Zuloaga. L’appareil est donc manifestement récupéré à la suite d’un accord passé par l’une des deux personnes citéJOSE-VICENTE-RANGEL-AVALOS-6es dans le litige, qui n’est autre que Marco Tulio Uzcategui. Son rival a abandonné. Derrière sa saisie se profilait aussi une sombre histoire de drogue reliée à divers services gouvernementaux, y compris l’ancien maire de la municipalité de Sucre, José Vicente Rangel Avalos (ici à gauche), qui avait à l’époque, la responsabilité du contrat de service avec la collecte des déchets. C’est le fils de l’ancien avocat et homme politique José Vicente Rangel  (vice-président, il avait remplacé Diosdado Cabello et a été ministre des affaires étrangères et de la Défense). Avalos a été lui aussi mêlé au trafic de drogue via sa relation avec Hector Tobia, un courtier d’assurance internationale, partenaire en affaires du père et du  fils Rangel qui lui servaient d’hommes de paille. L’homme à son bureau à Multicentro Empresarial Las Mercedes et vit à Prados del Este. Uzcatequi, lui, étant un homme fort proche de la famille présidentielle actuelle ; sa fille unique est en effet l’amie d’enfance et d’école des enfants de Cilia Flores, la première dame du pays !
avion haitiMais il y a d’autres moyens de récupérer des avions que ceux d’en modifier les actes d’achat… pour traficoter. En août 2013, le fameux avion réapparait à Barquisimeto, à Panama City (ici ça en est un autre), autorisé à nouveau à voler par l’autorité de l’aviation civile du pays. Lors de ce vol, le 30 et 31 août, on avait remarqué que son commandant de bord n’était autre que Víctor Daniel Álvarez, le même qui a été arrêté le 8 mai dernier  en République Dominicaine, au cours d’une tentative de vol raté sur l’avion de la banque Peravia, alors aux mains du banquier vénézuélien Jose Luis Santoro.. qui avait fui le pays par!s la faillite de son établissement et les accusations de fraude des autorités dominicaines (il s’incrustera longtemps sur le net avant de s’échapper : jusqu’en  juin 2015  un blog célébrait ses exploits de banquier !) !!! Et là encore, l’histoire est invraisemblable (à croire que le Venezuela y est abonné).  Selon les dominicains en effet, « José Luis Santoro castillan, président de la banque, Gabriel Jimenez Aray, le vice-président; et l’éxécutant Daniel Morales Santoro, s’étaient associés pour commettre divers crimes et blanchir des actifs totalisant 28,8 millions de dollars. Actuellement, ils sont recherchés par la justice de ce pays des Caraïbes. »Selon le site Acento, de la République Dominicaine «  Santoro est monté à bord du vol 107 de Copa Airlines à destination de Panama, où il vrochaers le Venezuela, et Jimenez a voyagé sur le vol 324 de la compagnie aérienne américaine Delta Airlines à destination d’Atlanta, en Georgie, aux États-Unis. » Un énorme escroquerie, encore une !  Fait sidérant, la plainte contre eux émanait au départ…  du Venezuela, même; ou plutôt du groupe – américain- Consortium Kaya Armoring qui avait remporté la construction de véhicules blindés pour la Banque centrale du Venezuela !!! Santoro n’est pas tout à fait un inconnu à vrai dire : en 1994, c’est lui qui avait fondé la Cámara Venezolana de Televisoras Independientes, dont il était devenu le vice-président !!  En réalité c’était une magouille bien montée depuis le début par une minuscule société américaine : la fameuse société Kaya Armoring, justement, qui avait en effet engrangé 3 591 000 dollars versés par la Central Bank of Venezuela (BCV) avec son contrat, déposés chez Santoro et depuis totalement évaporés… Or Consorcio Kaya Armoring Blindados Inc, est une firme de Floride… aujourd’hui inexistante !!! Derrière elle, il n’y avait que deux hommes , dont Javier Rocha, d’Onyx Armor Corp… un beau cas d’espèce que ce Javier..  il est aussi…charpentierLe pouvoir vénézuélien; à l’évidence, s’était fait escroquer, tout simplement  par deux hommes, en cheville avec des banquiers véreux !!!

citation2-1024x396Revenons donc à cette tentative (ratée) de « rapatriement »de l’appareil du banquier, car la suite de l’histoire dans l’histoire est fort surprenante. L’avion qui avait été visé par Victor Alvarez, avec ses complices, était un Cessna 550, tiens un modèle similaire à celui d’Haïti, immatriculé N61MA (à gauche en photo signée Juan Antonio Rodriguez, prise à Puerto Rico)…. Les quatre complices étaient arrivés à l’aéroport avions Joaquin Balaguer dans un Aero Commander AC90, immatriculé YV3962, piloté par Armando Gutierrez et Jorge Ygner. Un deuxième avion saisi, un Cessna, était piloté par Victor Alvarez et Alexander Lira. Le 10 mai, ils écopaient d’une peine de prison légère de trois mois… levée dès le 25 suivant par la Cour d’Appel dominicaine de la province de Santo Domingo, dirigée par Mary Perez,, la cour ayant «  constaté qu’il n’y avait eu aucune tentative de vol »…. à cette occasion, l’avocat des pilotes avait fait remarquer qu’on pouvait avoir confiance dans Alvarez : c’est un «  militaire retraité de la Force aérienne vénézuélienne » !!! Etaient-ils venus récupérer le Cessna Citation du banquier, et qui les avait bien envoyés, l’affaire demeure bien étrange ! Qui était de mèche avec qui, dans cette affaire, on se pose la question… sur l’entreprise de bâtiment à l’origine du dernier vol… haïtien !!!

Car même si ont ne possède aucun détails sur d’autres aéronefs en possession de l’entreprise incriminée, on peut remarquer l’existence de toute une organisation, l’exploitation du Citation réapparu a en effet conduit à la formation d’une nouvelle société appelée Coinspectra Aviacion, C.A. , bel et bien déclarée selon les documents de la FAA américaine. Or une autre société en Floride avait déjà été enregistrée en juillet 2009, possédant trois immeubles, avec les adresses de dizaines d’autres entreprises,  mais qui n’ont jamais exercé d’activités leur statut étant resté totalement inactif. Et comme responsables elles avaient toutes comme nom Uzcategui et Laura Pacheco… de Construction et de Maintenance Company Coinspectra, CA !!!

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neveuxMais ce sont aussi les passagers de l’avion qui retiennent l’attention dans cette affaire. Car outre Marco  Uzcategui en personne (de nouveau, dira-t-on !), les deux jeunes personnes à bord posent particulièrement problème : ce sont en effet deux neveux de Nicholas Maduro, pas moins (voir l’arbre généalogique Maduro-Flores ci-dessus). En réalité, ce n’est pas la première fois que des jeunes gens proches de Maduro et Flores sont impliqués dans le transport de drogue (pour s’y retrouver dans la famille, c’est ici). Des informations  ont circulé immédiatement sur le fait que Pablo Urbano Perez, et Pedro Miguel Rodriguez, soient deux pilotes de la Venezuelan Air Force. Il ne semble pas, le premier étant diplômé civil de la FAA : c’est en revanche bel et bien un ancien pilote de PDVSA, peut-être un ancien pilote militaire, tout au plus. Fait plus troublant, son certificat d’aptitude physique a piloter s’arrêtait en juin 2015... Fait tout aussi troublant, un ancien chef de la sécurité de Hugo Chavez réfugié aux USA avait révélé lors de son interrogatoire que Walter Jacob Gaviria Flores (le fils de Cilia et de Walter Gaviria), utilisait des jets appartenant à la compagnie nationale de pétrole PDVSA, justement  (ici  et ci-dessous le Bombardier Learjet 45 YV2565 à San Tomé (4)) pour transporter de la drogue, selon ABC News. Le chef de la sécurité avait alors impliqué aussi Huguito Chavez, le fils de l’ancien président Hugo Chavez et l’ancien ambassadeur cubain au Venezuela, German Sanchez Otero, et d’autres officiels cubains dans le transport de cocaïne. Il avait affirmé que les jets de PDVSA transportaient régulièrement des cargaisons de drogue vers Cuba pour qu’elles soient ensuite  acheminées vers les USA (4). L’opposition, en apprenant la saisie de l’avion et les noms des neveux pouvait alors ironiser, en jouant sur les mots : » el cartel de la los Soles, ou el cartel de los Flores «  ? Voir pourquoi pas les « turbulents neveux de l’oncle Picsou Maduro » ? Pourquoi donc un pays qui promettait tant socialement parlant a-t-il réussi à sombrer dans le pire des narco-trafics ? Qui a trompé les gens à ce point ? Les responsables seront-ils jugés un jour ?

 

learjet(1) je ne suis pas le seul à faire le lien : lire ici l’analyse de The National Interest.

« Le mauvais état de l’économie du Venezuela a officiellement laissé la porte ouverte pour la pénétration du commerce de la drogue dans le pays. Selon L’International Narcotics Control Strategy Report du Département d’Etat (en mars 2015), « Le Venezuela est un des principaux pays de transit de la cocaïne. La proximité du pays avec  des pays producteurs de drogue, une AML (Anti-Money Laundering) inefficace du régime, la coopération bilatérale limitée, et la corruption endémique dans le commerce et le gouvernement, incluant la police, ont continuer à rendre le Venezuela vulnérable au blanchiment d’argent et à d’autres délits financiers. Les principales sources de fonds blanchis sont générés par les organisations de trafic de drogue et la corruption dans le contrôle du régime de change du Venezuela. « 

(2) le premier billet signé Alex Anfruns est paru le 8 décembre. On le retrouve avec son collègue Philippe Menut chez Jacques Tourtaux, le « sanglier rouge » de Lille… ou le nostalgique du stalinisme, un énième confusionniste, ce qui n’a pas l’air de les déranger  : « Le Sanglier Rouge – le blog de Jacques Tourtaux, militant pseudo Anti impérialiste et ex militant de la CGT cheminot, National -Stalinien convaincu , nationalisme débridé, apologies de régimes totalitaires « non alignés » liens directs vers des sites d’extrême droite comme Alterinfo , La Voix de la Syrie (site de la négationniste Ginettte Skandrani) , alainindependant (site négationniste) voir la page  » cachée » **** jacques-toutaux.pro/links.html, basé a lille *** jacques-toutaux.pro/ pour le reste un ramassis perpétuel de copiés collés d’agence officielles des régimes de Poutine, d’Iran et de Syrie.. »

(3) des informations contradictoires subsistent à ce sujet : selon ACN, l’agence d’infos privée  vénézuélienne de l’Etat de  Carabobo, ne pas confondre avec l’agence cubaine (Agencia Cubana de Noticias):  « la plupart de la cachette de 800 kilos qu’aurait cherché à négocier les neveux de la première dame Cilia Flores était sur un yacht, de style dbanca andorrae catamaran, resté en République Dominicaine, vraisemblablement à La Romana; et aucun dans l’avion  le Citation 500. Cet avion avait seulement des échantillons de haute pureté de la cocaïne ».  Y-a-t-il eu confusion avec cet autre info anglaise émanant de The Times (of US and Americas), selon laquelle la fouille d’une maison en République Dominicaine, à Casa de Campo, où habitait l’un des neveux avait révélé 125 kg de cocaïne et 22 d’héroïne, dont une partie aurait été dissimulée dans un yacht de 135 pieds appelé The Kingdom (immatriculé Y0016 portant le drapeau de Nassau). Le hic, c’est que l’homme arrêté ce jour -là sur le bateau s’appelait Francisco Flores Suarez, qui aurait été confondu avec Franqui Francisco Flores de Freites, celui arrêté aux côtés d’Efrain Flores à Haiti.  floresLa confirmation de l’erreur arrivait le 21 novembre. Beaucoup plus intéressante, en revanche, était l’annonce de poursuites contre le trésorier de PDVSA, nommé Erick Flores Malpica dénoncé justement par Efrain Flores comme complice dans un énorme schéma de blanchiment d’argent. (4) Selon un  journal espagnol (ABC) en effet, le travail de Malpica dans l’opération était de blanchir de l’argent provenant de la vente de drogue à travers la compagnie pétrolière appartenant à l’État. Or Erik Flores Malpica avait aussi été nommé le 16 octobre 2012 « commissaire présidentiel pour les affaires économiques et financières« , alors que c’est lui aussi un autre neveu de la première dame… En mars dernier, les autorités andorranes et l’Espagne avaient accusé la Banca Privada d’Andorre de blanchiment d’argent dont l’origine était bien celle du pétrolier vénézuélien PDVSA. Son directeur Joan Pau Miguel, un temps en fuite, avait été arrêté le 13 mars (photo Cronica Business). Avec lui, c’est tout un énorme château de cartes qui s’était effondré. : on parle de 2 milliards de dollars de blanchiment de drogue ! Entraînant la chute de la maison Maduro !

(4) voir ici en détail les appareils

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxviii-chavez-le-160616

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxiii-au-venezuela-160235

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxvii-au-venezuela-160116

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxii-le-venezuela-160618

http://www.alterpresse.org/spip.php?article15882#.VmYMBrzQbcc

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cvi-une-promesse-de-800-kilos-de-coke-et-la-chute-de-la-maison-maduro-a-la-cle/

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COLOMBIA: drug trafficking

Drug trafficking in Colombia
Some 4% of the world’s population has consumed cocaine in his or her life. That is almost 300 million people. Approximately half of this cocaine comes from Colombia.

Last year alone, at least 17 million people used the illicit drug, allegedly consuming between 700 and 800 tons of pure cocaine with a street value of at least $20 billion.

The demand for the drug comes primarily from the United States and Europe, but South America — particularly Brazil — has also grown into a major consumption market.

Prevalence of cocaine use per country

http://colombiareports.com/html/cocainepopularity.html

Full screen map

Almost all cocaine consumed across the globe comes from Colombia, Peru and to a lesser extent Bolivia; countries where coca — the crop used for cocaine — has been common for centuries and is consumed legally by chewing the leaves or making tea.

In Colombia, the coca used to produce cocaine is grown mostly in remote parts of the country where the state has long lacked control.

Because of the lack of state control, the necessary amount of land is available for all kinds of illegal or informal activity.

Colombian coca farmers use approximately an accumulated area of between 69,000 hectares (266.5 mi2) and 112,000 hectares (432 mi2) to produce the country’s cocaine.

The UN estimates that some 64,500 Colombian farming families, a population of more than 300,000, live off coca.

These families receive on average little less than $1,200 a month from selling coca, which sells at a little more than a dollar per kilo, depending on the region.

To produce one kilo of cocaine some 125 kilos of coca is needed, which would cost a local drug lab $137.50. Once the lab has turned the coca leaves first into coca paste, then into coca base and ultimately into real cocaine, the value will have increased to $2,269.

By the time it gets to the street in, for example the United States, that kilo of cocaine will provide $60,000 in revenue. In Australia this could be as much as $235,000.

A resilient industry

Authorities are trying to curb coca cultivation by eradicating plants and, until recently, spraying chemicals over areas where coca fields are most prevalent.

Nevertheless, Colombia last year had a potential cocaine production of 487 tons, more than half of what is consumed globally.

According to Colombia’s Defense Ministry, it destroyed more than 65,000 hectares of coca in 2014. This it likely inaccurate as it would be almost the entire area used for coca cultivation.

It is safe to expect that next year’s coca cultivation will only see an increase or decrease of several thousands of hectares.

Colombia does not have an extensive crop substitution program like Peru, meaning some farmers continue cultivating coca after their current harvest has been destroyed.

MORE: http://colombiareports.com/drug-trafficking-in-colombia/
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DOUANE FRANÇAISE: maintien du plan stratégique douanier (PSD)

NARCOTERRORISME: que les narcos se rassurent!

Hélène Crocquevieille, dans sa conception de la continuité du service de l’Etat,  continuera son plan de destruction de la Douane française en maintenant le plan stratégique douanier (PSD)

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Douanes : la parole du Président piétinée

Le 16 novembre, devant les députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles, le Président de la République a annoncé la création de 1000 emplois à la direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI), afin de lutter contre le terrorisme qui frappé si durement notre pays le 13 novembre dernier.

Pour la Douane, il s’agit d’un renversement majeur de politique, puisque depuis 1993, il n’était question pour notre administration que de suppressions de postes, quelle que soit la couleur politique du gouvernement : 6 000 postes ont ainsi été détruits en deux décennies.

L’intersyndicale douanière au complet se réjouit que cette mesure ait été annoncée. Nous dénonçons depuis des années que la destruction du service public douanier (suppressions de postes, fermetures de bureaux et de brigades) a pour conséquence de diminuer les contrôles exercés sur tous les trafics.

Armes, argent liquide, contrefaçons, tabac de contrebande, circulent ainsi avec de moins en moins de contraintes, sur un territoire qui s’apparente de plus en plus à un désert douanier.

Même s’ils sont habitués aux mauvaises nouvelles, les syndicats douaniers ont une nouvelle fois dû faire face à une déception de poids après l’annonce présidentielle. Très rapidement, les informations qui nous sont parvenues de notre ministère de tutelle, le ministère des finances et des comptes publics, indiquait qu’il ne s’agirait pas d’une création nette de 1000 emplois mais d’un tour de passe passe comptable indigne au regard de l’urgence de la situation : seuls 530 emplois seraient effectivement créés sur deux ans. Dans le calcul, le ministère intégrerait 470 emplois « non supprimés » (suppressions projetées en programmation pluriannuelle mais non votées par le Parement) sur la même période pour atteindre ce total de 1000.

Si elle était confirmée, cette décision serait une véritable insulte faite non seulement aux douaniers, mais aussi à l’ensemble des citoyens français. Les fédérations des syndicats du ministère ont demandé que des précisions leur soient communiquées à l’occasion du Comité technique ministériel du 26 novembre. Un refus du ministère leur a été opposé. Le seul rendez vous dont disposent les syndicats est celui du 2 décembre au matin avec la directrice générale des douanes. Cette même directrice générale qui a récemment annoncé le maintien de son plan stratégique douanier (PSD), au cœur duquel la suppression de nombreuses infrastructures douanières figure comme objectif.

Nous vous donnons donc rendez vous le 2 décembre à 14h au siège de la CGT Douanes à Montreuil, pour rendre compte de la déclinaison pratique de l’annonce de François Hollande. Nous espérons que l’administration ne confirmera pas le schéma de « créations-non suppressions » évoqué plus haut. Ceci constituerait ni plus ni moins qu’une invalidation complète de la parole de François Hollande, pourtant formulée de façon très solennelle devant l’ensemble de la représentation nationale. Le plan exceptionnel de lutte contre le terrorisme serait déjà invalidé de sa substance, quelques jours à peine après les terribles attentats qui ont frappé notre pays.


Contacts CGT : P.HOFFMANN (06.30.90.48.60), M.DONÀ (06.75.81.78.98)

http://www.snad.cgt.fr/actu/article/compte-rendu-de-la-reunion-du-2-decembre

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Compte-rendu de la réunion du 2 décembre

« Les mesures de sécurité mises en œuvre depuis les attentats du 13 novembre »ECQUERT CROCQUEVEILLE

La Directrice générale Hélène Crocquevieille, en écho aux propos tenus la veille par le secrétaire d’Etat Christian ECKERT, est revenue sur les engagements présidentiels en décidant de poursuivre son sinistre plan de destruction de la douane entrainant de facto non pas 1000 douaniers supplémentaires mais seulement 500…

 

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http://www.snad.cgt.fr/actu/article/compte-rendu-de-la-reunion-du-2-decembre

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