AVISEUR INTERNATIONAL

Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81

AVISEUR INTERNATIONAL

FRANCE (narcotrafic maritime): la DACG (Direction des affaires criminelles et des grâces) a réuni l’ensemble des acteurs de l’action de l’Etat en mer pour des rencontres France – Espagne – Italie

Lutter contre le trafic de stupéfiants en haute mer

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L’action de l’État en mer : une compétence partagée

Du 25 au 27 novembre 2015 dans l’emprise de la base navale de Toulon, Robert Gelli, directeur des affaires criminelles et des grâces, a organisé des rencontres internationales sur la lutte contre le trafic de stupéfiants en haute mer.

Cette initiative, soutenue par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA) et organisée avec l’appui de la Préfecture maritime Méditerranée, a permis de réunir tous les acteurs institutionnels concernés par le transport de stupéfiants en mer en France, en Espagne et en Italie :magistrats, policiers, militaires, douaniers spécialisés dans le traitement de cette criminalité organisée ainsi que des représentants du secrétariat général à la mer et du ministère des affaires étrangères  français.

Contexte et enjeux

.Ce séminaire s’inscrit dans un contexte particulièrement dense. En effet, la lutte contre les trafics de stupéfiants en haute mer présente un .caractère éminemment international nécessitant une coopération forte de l’ensemble des Etats concernés, aux premiers rangs desquels figurent l’Espagne et l’Italie dans la zone Méditerranée. Par ailleurs, la lutte contre le trafic de stupéfiants a connu une activité particulièrement intense  depuis 2013 (arraisonnements du navire ADAM, du LUNA-S et du STINA en 2013, notamment). Enfin, l’immigration irrégulière par voie maritime a pris une dimension humaine et juridique particulière en Méditerranée, appelant une réponse adaptée.

Ainsi, le partage d’expérience acquise par chaque État et la coopération transfrontalière apparaissent essentiels pour l’appréhension desréseaux criminels transnationaux, dont le narcotrafic constitue l’une de leurs principales sources de financement.

Publics concernés et programme des rencontres

.Ce séminaire consacré à la lutte contre le trafic en haute mer a réuni, mercredi 25 novembre, les autorités françaises intervenant dans le dispositif interministériel de l’action de l’État en mer : autorités judiciaires (procureurs généraux et procureurs de la République  des ressorts concernés, magistrats du siège et du parquet des JIRS qui traitent ce contentieux)  et services spécialisés français de l’action de l’État en mer : secrétariat général de la Mer, Marine nationale, Douanes, services de police et ministère des affaires étrangères et du développement international.

.Jeudi 26 novembre, les participants français ont été rejoints par leurs homologues espagnols et italiens. Ils ont pu évoquer avec eux les évolutions récentes des trafics de stupéfiants en haute mer, préciser les dispositifs de chaque pays en la matière et échanger sur les stratégies communes à mettre en place pour intensifier les échanges et mieux lutter contre cette criminalité organisée.

 

Vendredi 27 novembre au matin, l’ensemble des participants était invité par la Marine nationale à bord d’une frégate pour une démonstration à la mer des capacités d’action des forces navales lors d’un arraisonnement d’un navire de narcotrafiquants.

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Les participants ayant souligné l’intérêt de ces rencontres et les échanges ayant été particulièrement denses et fructueux, Robert Gelli a, en conclusion, annoncé la pérennisation de ces journées d’échanges tous les 18 mois.

http://www.justice.gouv.fr/justice-penale-11330/lutter-contre-le-trafic-de-stupefiants-en-haute-mer-28518.html

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Etats-Unis: l’héroïne, nouveau front de la lutte antidrogue | Courrier international

heroine_krauzeDe Newton (New Hampshire) – Quand Courtney Griffin prenait de l’héroïne, elle mentait, disparaissait de chez elle et volait de l’argent à ses parents pour satisfaire une addiction qui lui coûtait 400 dollars [375 euros] par jour. Sa famille payait ses dettes, n’a jamais porté plainte et a gardé le secret sur sa toxicomanie jusqu’à ce que la jeune fille succombe à une overdose l’année dernière. Lors de ses funérailles, ses parents ont décidé de rendre publique la réalité : leur fille, belle et brillante, qui avait tout juste 20 ans, qui jouait du cor au lycée et rêvait de vivre à Hawaii, avait été renvoyée du corps des Marines pour usage de drogue. Elle a fini par faire une overdose au […]

Katharine Q. Seelye

http://www.courrierinternational.com/article/etats-unis-lheroine-nouveau-front-de-la-lutte-antidrogue

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DOUANE FRANÇAISE (DNRED): la grogne des douaniers après la mort d’un collègue, tué lors d’une opération (article préfacé par Marc Fievet)

DOUANELes moyens qu’avaient mis à l’époque le ministre du budget Michel Charasse  n’ont cessé de diminuer depuis son départ de Bercy et les DG « poules mouillées *» qui ont succédé à Jean Dominique Comolli à la tête de la Douane française  n’ont su que faire passer la pilule de l’austérité auprès des gabelous.
L’un des plus performants pour sabrer la douane fut sans aucun doute Francois Auvigne, cet inspecteur des finances, qui bien que ne connaissant pas la douane française en devint quelques temps son DG. Pour les autres…de l’inconsistant Jean Luc Viala en passant par le lobbyiste Pierre Mathieu Duhamel (DG, LVMH puis directeur du budget!), l’énarque François Mongin qui malgré le fait qu’il était le boss aussi de TRACFIN a souffert de cécité absolue en devenant Inspecteur général d’ HSBC, la banque qui aimait tant « baiser » le fisc français jusqu’à Jérôme Fournel, certes très opérationnel dans les inaugurations de galeries d’art et sublimant dans ses contacts avec le monde du luxe, mais qui n’aura pas non plus fait en sorte que la douane soit dotée des budgets indispensables pour atteindre les résultats que l’on est en droit d’attendre de ce service régalien en matière de lutte contre la narcotrafic.

Aujourd’hui, certes la Douane enregistre chaque année des progressions spectaculaires de saisies en matière de stups, mais … qui ne sont en réalité que la conséquente directe de l’explosion de l’ampleur du trafic.

Alors oui, Héléne Crocquevielle, « Il a, lui aussi, été une victime du terrorisme »  mais aussi des politiques menées par vos prédécesseurs sur ordres des ministres du budget.

Marc Fievet – NS 55 DNRED

* à la soumission totale aux volontés politiques au détriment de l’efficacité du service.

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Gaël Vaillant, envoyé spécial à Marseille (Bouches-Du-Rhône)

Lunettes noires, brassards orange, la boule au ventre, une foule compacte de plus de 500 douaniers a assisté avant-hier, à Marseille, aux obsèques de Pascal Robinson, leur collègue tué lundi dernier d’une balle dans la tête par un présumé trafiquant d’armes lors d’une opération de routine. La cérémonie, présidée par le secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert, chargé des douanes, avait lieu en même temps que l’hommage aux victimes des attentats de Paris. « Il a, lui aussi, été une victime du terrorisme », justifie Hélène Crocquevieille, directrice générale des douanes.La grogne des douaniers après la mort d'un collègue, tué lors d'une opération© Maxppp La grogne des douaniers après la mort d’un collègue, tué lors d’une opération
« Nos petites voitures tremblent au-delà des 170 km/h »
A voir ses états de service, Pascal Robinson, décoré de la Légion d’honneur à titre posthume, était un agent exceptionnel, à la tête d’une des équipes marseillaises de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), l’élite de la profession. Parti du bas de l’échelle, il a « enchaîné les résultats remarquables et remarqués », selon Christian Eckert. Surtout, « Pascal personnifiait la douane », comme l’explique un de ses collègues. Débrouillard, modeste, sportif accompli, il enchaînait les journées de travail de 24 heures. « Il n’était pas un cow-boy. Il était précis, organisé et déterminé. Il tenait avant tout à la sécurité de son équipe », raconte son frère, Emmanuel Robinson. « En ce maudit lundi 23 novembre, il a payé de sa vie pour nous sauver », lance, entre deux sanglots, sa coéquipière chargée de lui rendre hommage pendant les obsèques.Ce parcours de héros de l’ombre démontre aussi les conditions de travail compliquées d’une profession méconnue. Pour combler le manque d’effectifs, de matériel ou d’appui administratif, Pascal Robinson bricolait sans cesse, faisait avec les moyens du bord. « Ainsi, à la veille d’une intervention, mon frère a dû fabriquer un bélier avec l’aide de notre père. C’était artisanal, de la bricole du dimanche, mais cela a permis de défoncer une porte », se souvient Emmanuel Robinson.Pour Vincent Thomazo, du syndicat Unsa-Douanes, l’exemple des « go fast », ces trafiquants qui remontent des chargements de drogue à 250 km/h de l’Espagne à la région parisienne, est le plus parlant : « Ils ont des 4 x 4 avec pare-buffle et le passager est équipé d’un fusil d’assaut quand nous n’avons que nos petites voitures qui tremblent au-delà des 170 km/h. » Un douanier, qui avait « boosté » sa moto personnelle avec l’aide d’un ami garagiste, se souvient avoir réussi à rattraper un go fast sur l’autoroute. « Mais quand ils ont sorti une kalach, qu’est-ce que je pouvais faire? On n’est pas des James Bond. »Pascal Robinson a lui aussi « hurlé » contre une voiture d’intervention pas assez puissante pour suivre les grosses cylindrées des trafiquants. Lui aussi, il a fini par utiliser son propre téléobjectif afin d’obtenir de meilleurs clichés. « La débrouille à tous les niveaux, cela permet d’avoir une certaine souplesse, d’aller plus vite dans les enquêtes », note son frère qui ajoute aussitôt : « Mais, pour Pascal, son métier et sa vie privée ne faisaient qu’un. » Sophie, sa compagne, est également douanière.« Les douaniers sont un peu les oubliés de la République », déplore encore Emmanuel Robinson. Pour preuve, c’est l’un des services qui a le plus souffert de la règle de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, instaurée en 2007.

« On perd un douanier par jour depuis dix ans »

« On perd un douanier par jour depuis dix ans. Les services sont complètement exsangues », s’emporte Vincent Thomazo, qui évoque « une profession en souffrance ». « On prend sur soi. C’est vrai que nous partons le lundi matin au boulot et, à cause d’une filature qui nous mène jusqu’en Espagne, nous ne revoyons notre femme et nos enfants que le jeudi soir. Mais c’est notre devoir », explique un agent. « C’est une profession muette, admirable car elle fait passer le service de la France avant ses préoccupations existentielles », commente le frère de la victime.

En ces temps d’état d’urgence, la douane est pourtant en première ligne contre le trafic d’armes de guerre qui alimente petite délinquance, grand banditisme et réseaux terroristes. « La mort de Pascal rappelle le rôle essentiel que les douaniers jouent pour la sécurité du territoire. Dieu sait dans quelles mains auraient fini les armes de ce trafiquant qui a assassiné mon frère », a lancé Emmanuel Robinson avant-hier devant le cercueil de son frère. Avant d’interpeller Christian Eckert : « Je sais que les moyens ne font pas tout, mais dans les arbitrages que vous ferez pour le prochain projet de loi de finances, en souvenir de mon frère et pour tous ses collègues, ne faites pas des douanes françaises le parent pauvre de la sécurité française. » Après son discours, nombre d’agents, soumis au devoir de réserve, l’ont discrètement remercié pour cette critique publique.

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/la-grogne-des-douaniers-apr%C3%A8s-la-mort-dun-coll%C3%A8gue-tu%C3%A9-lors-dune-op%C3%A9ration/ar-AAfN2wd?li=AAaCFan&ocid=SL5MDHP

Source : DOUANE FRANÇAISE (DNRED): la grogne des douaniers après la mort d’un collègue, tué lors d’une opération (article

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DROGUE: Héroïne, drogue, rush, coma

Une drogue à très forte dépendance connue sous le nom de « fromage d’héroïne » est un mélange de goudron noir d’héroïne mexicaine (appelée « goudron noir » en raison de sa couleur) et d’un médicament contre le rhume, qu’on se procure sans ordonnance, comme le Tylenol PM.

La drogue ne coûte que quelques dollars la dose et des enfants rendus accros au fromage d’héroïne, dès l’âge de 9 ans, ont été dépêchés vers les salles d’urgence des hôpitaux pour sevrage de l’héroïne.

La combinaison de ces deux drogues peut provoquer des dysfonctionnements des fonctions vitales du corps, comme un ralentissement de la respiration et des battements cardiaques qui peuvent entraîner la mort. Depuis 2004, le fromage d’héroïne est responsable d’au moins quarante morts dans le nord du Texas, selon les autorités locales.

Ce que les dealers vous diront

Lorsque des adolescents ont été interrogés pour savoir la raison de leur première prise de drogue, 55 % ont répondu qu’ils l’avaient fait suite à des pressions de leurs amis. Ils voulaient être cool et populaires. Les dealers le savent.

Ils vont vous approcher comme un ami et vous proposer de vous « aider » avec quelque chose qui « va vous remonter ». La drogue vous « aidera à entrer dans le moule » ou « à avoir l’air cool ».

Les dealers, motivés par le profit, diront n’importe quoi pour que vous achetiez leurs drogues. Ils vous diront que l’héroïne vous protège contre l’anxiété ou que « l’héroïne sera ta meilleure défonce ».

Ils se fichent pas mal de savoir si les drogues détruisent votre vie du moment qu’ils sont payés. Ils ne se soucient que de l’argent. D’anciens dealers ont admis qu’ils considéraient leurs acheteurs comme des « pions sur un échiquier ».

Obtenez les faits sur la drogue. Prenez vos propres décisions.

lire

http://fr.drugfreeworld.org/drugfacts/heroin/the-destructive-effects-of-heroin.html

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DNRED (Douane française): Christian ECKERT a rendu hommage à Pascal ROBINSON, agent des douanes tué dans l’exercice de ses fonctions

Hommage à Pascal Robinson tué dans l’exercice de ses fonctions

Publié le : vendredi 27 novembre 2015 |

Hommage à Pascal Robinson tué dans l'exercice de ses fonctions
Pascal Robinson a été fait, à titre posthume, Chevalier de la Légion d’Honneur. Sa disparition endeuille sa famille et toute la communauté douanière.

Le 23 novembre 2015, à Toulon, alors qu’ils effectuaient une opération douanière de lutte contre le trafic d’armes, des agents de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières de Marseille se sont présentés au domicile du destinataire d’un colis contenant une culasse d’arme automatique. En descendant de son appartement pour réceptionner le colis, le destinataire présumé a fait feu immédiatement sur les agents des douanes. L’un d’eux est décédé et l’autre blessé au bras.

Dans la course poursuite qui s’est engagée, un policier de Marseille a également été blessé.

Dans un message qu’ils ont immédiatement adressé aux agents des douanes, le ministre des Finances et des Comptes publics, Michel SAPIN, et le secrétaire d’Etat chargé du Budget, Christian ECKERT, ont fait part de leur soutien aux agents des douanes. La directrice générale des douanes et droits indirects, Hélène CROCQUEVIEILLE, a fait part de son émotion et de l’émotion ressentie par toute la communauté douanière.
Le 27 novembre 2015 à Marseille, Christian ECKERT a rendu hommage à Pascal ROBINSON, l’agent des douanes tué dans l’exercice de ses fonctions au cours de l’opération du 23 novembre 2015.

Le Ministre a rappelé son grand professionnalisme et ses qualités humaines, sa loyauté et sa capacité d’entraînement auprès de ses collègues. Il a tenu à saluer le courage exemplaire de ce fonctionnaire, rappelant que les douaniers sont engagés quotidiennement dans des missions de sécurité au service du public, parfois hélas au péril de leur vie. Il a témoigné de la reconnaissance de la Nation à leur égard.

Pascal ROBINSON avait été distingué en 2009 de la médaille de la Défense nationale, et en janvier 2014 de la médaille d’honneur des douanes. Aujourd’hui, à titre posthume, il a été fait Chevalier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur. Sa disparition endeuille sa famille et toute la communauté douanière.

Communiqués de presse ministériel

http://m.zonebourse.com/actualite-bourse/APE-Agency-for-State-of-France–M-SAPIN-C-ECKERT-Christian-ECKERT-a-rendu-hommage-a-Pascal-ROB–21475968/

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AERONARCOTRAFIC: Coke en stock (CV) : deux « Air Cocaïne » ???

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 30 novembre 2015

Un peu étonnante, cette appellation « d’Air Cocaïne » pour le Falcon coincé depuis deux ans sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana (1) et ses occupants récemment lourdement condamnés (20 ans !) sur place. Pour moi, le vocable était celui, plutôt, que portait depuis 2009 l’extraordinaire Boeing 727 retrouvé calciné en plein désert au MaliLe début de cette série, justement, alors que nous voici au numéro 105, aujourd’hui, tiens. Les deux affaires ont-elles des liens ? Peut être bien, car derrière les deux des ramifications européennes existent bel et bien : on a bien affaire à une mafia internationale… aux assises françaises assurées, comme l’a dit d’ailleurs l’un des pilotes condamné récemment (1). Une mafia tellement puissante qu’elle peut défier des Etats ; ou s’accommoder des chefs d’Etats, comme elle l’avait fait visiblement avec Amadou Toumani Touré (ATT), et comme elle l’avait fait plusieurs décennies auparavant avec le président du Mexique… Carlos Salinas de Gortari, très lié à une certaine famille texane… Retour d’abord au Mali, avant d’évoquer des faits assez extraordinaires apparus ces dernières années…

cockpit_mali_boeing-354abL’affaire du transport d’un tonnage aussi conséquent de cocaïne fait en effet penser, dans une moindre mesure, à ceux effectués au temps de Pablo Escobar, dans les années 80, ou évoque aussi l’affaire trouble du 727 malien de 2009, dans laquelle les services secrets français semblent s’être beaucoup activés pour épargner dans un premier temps le président Amadou Toumani Touré (ATT), complice visiblement des narco-trafiquants. C’est la DGSE (malienne et non française) qui avait bloqué l’accès aux ruines fumantes de l’appareil, bloquant l’accès aux débris du Boeing 727, rappelons-le (mais quel était sa liberté exacte face à son homologue français, déjà bien présente dans le pays ?). Comme le précisait Wikileaks, en tout cas, on avait bloqué l’accès aux ruines encore fumantes (2) :

 

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Un agent plutôt trouble

On a retrouvé après les vestiges où les détails de l’identification de l’avion avaient été enlevés avec minutie, l’incendie n’ayant pas tout détruit… Les américains avaient fort peu apprécié, comme d’ailleurs les algériens : « en novembre 2009, lors d’une rencontre avec le commandant de l’Africom à Alger, le géArtemisia_annua-82637néral Ward, le Président algérien, Abdelaziz Bouteflika, avait qualifié le Président ATT d’ être l’ami des voleurs et des victimes en même temps’’ explique Mali Jet. Bref, ça se savait en haut lieu qu’ATT trafiquait !!!  Ici, en France, on se souvient surtout de l’effervescence montrée alors par le président français lors de l’affaire, venu faire la leçon au même ATT devant les objectifs des photographes et son souci premserge-daniel1-d0d66ier d’aller récupérer au plus vite Pierre Camatte, dont beaucoup faisaient dans la presse un membre (très discret) de la DGSE française, justement.  Venu là probablement pour observer le trafic, en se présentant comme un humanitaire bénévole désireux d’implanter sur place une plante capable de lutter contre le paludisme, l’Artemisia Annua (L’armoise annuelle ou qinghao). Le procédé étant lui-même controversé. A ce jour, l’homme n’a toujours pas confirmé l’assertion et la même plutôt catégotiquement démentie. Mais on se souvient ici du lapsus du coordonnateur national du renseignement à la présidence de la République, Bernard Bajolet, passé depuis à la tête de la DGSE...à son propos, lors d’une audition du Sénat. Venu prendre des renseignements sur les filières d’otages ou sur le trafic de drogue ??? (En photo Serge Daniel, le correspondant de RFI au Mali, en reportage dans le nord du pays en 2009, devant l’épave du fameux Boeing « Air Cocaïne » (N°1 ?) : le premier aussi à l’avoir décrite précisément et à s’être posé les bonnes questions au sujet de cet événement).

L’envoyé de Sarkozy fort actif sur place

En tout cas, le pouvoir en France à ce moment là s’intéresse beaucoup à la région, avec d’autres envoyés… officieux. En 2009, Bajolet était un ancien directeur général des services du département des Hauts-de-Seine, devenu conseiller à la présidence de la République sous Nicolas Sarkozy qui officiait alors à la tête des services secrets français, héritiers de la Françafrique de Foccard. gadoulet-2-daf10Lors de sa nomination en 2008 à la place du chiraquien Pierre Brochand, la presse l’avait présenté comme un « fidèle » du président Sarkozy.  Un autre personnage est aussi important à la même époque, qui avait quitté la DGSE en 2008, c’est Jean-Marc Gadoullet (ici à droite) un ancien colonel du 11e choc, arborant Croix de guerre et Légion d’honneur, très présent lors des prises d’otages au Sahel, son terrain de prédilection, grâce à ses contacts privilégiés avec Ahmada Ag Bibi, l’un des lieutenants d’Iyad Ag Ghaly, le chef d’Ansar Dine (ici à gauche (3)). Gadoullet, avec un tel répertoire et un tel agenda, devait être obligatoirement au courant de l’étendue du trafic. al_galy-2-56670Et notamment des passages réguliers de gros porteurs venus directement d’Amérique du Sud. Ses liens étroits, également, avec Mami Coulibaly, le patron de la DGSE malienne devait pour sûr lui avoir ouvert les yeux sur ce qui se tramait à Tarkint. Lorsque il négociera la libération de trois otages d’Areva, dont Françoise Larribe, devant le terrible Abou Zeid, rencontré à sept reprises, en annonçant un peu vite le paiement de 12 millions de rançon (et 20 voire 25 en octobre 2013 pour les autres otages), Gadoullet scellera de fait la chute de Coulibaly : ATT n’ayant pas supporté que le premier informé ait été Sarkozy, que le responsable malien avait appelé en premier, et non lui-même !!! Des responsables de la sécurité malienne parlant en priorité à Nicolas Sarkozy, pour quelle raison exactement ? Par seule défiance d’ATT, leur supérieur hiérarchique attitré ??? Quelle étrange procédure !

Les notables maliens noyés jusqu’au cou dans le trafic

mali_jet-d5190Mali Jet en fait ici le 10 mars 2014 un résumé affligeant, de cette implication présidentielle malienne dans le trafic, bien plus intense que ne le laissait entrevoir l’épave calcinée, simple bout d’un immense iceberg : « c’est en 2009, avec l’affaire ‘’Air Cocaïne’’ que la preuve de l’implication de l’ancien chef de l’Etat, ATT, dans le trafic de drogue, a été établie. Pour preuve, entre novembre 2009 et février 2010, au moins quatre atterrissages en territoire malien, d’avions bourrés de cocaïne, ont été autorisés par Koulouba (la présidence) ». L’accusation est en effet grave : c’est bien celle d’une collusion entre le pouvoir et les trafiquants : »le cas le plus médiatisé fut le Boeing 727 d’Air Cocaïne, calciné à Tarkint, au nord de Gao, après qu’on l’ait débarrassé de son contenu. baba_ould-c8353Selon ce rapport accablant, en novembre 2009, c’est le maire de Tarkint, Baba Ould Cheick (ici à droite), les officiels de Gao, et le maire Sadou Diallo, qui étaient présents pour accueillir les quelques tonnes de cocaïne qui furent toutes déchargées avant qu’on ne leur fit prendre une destination inconnue. Ce Baba Ould Cheick aurait également été présent lors de l’atterrissage d’un avion cargo sur la piste de Néma, près de la localité de Kita, à 76 km de Tombouctou, le 25 janvier 2010. Plusieurs tonnes de cocaïne ont été déchargées et il a fallu quatre rotations de six véhicules 4×4 pour transférer la drogue en un lieu non déterminé. Les véhicules auraient été escortés par des hommes d’AQMI lourdement armés ». Terrible révélation d’un trafic régulier de gros porteurs, avec un président qui fermait les yeux, au point de laisser des terroristes reconnus venir directement se servir à l’arrière des appareils. Incroyable scénario, digne d’Hollywood !

Pas un seul atterrissage, mais plusieurs !!!

nema-55242C’est un fait qu’il n’y avait pas eu un vol de fort tonnage de coke, mais plusieurs. Aujourd’hui, personne ne le nie plus. « Cet émissaire d’ATT, Baba Ould, a accueilli un autre appareil à Ain In Esseri, prés de Tinzaouten, le 9 février 2010. Mais le hic est que de tels atterrissages se seraient produits également au sud et à l’ouest du pays. En témoigne cet avion qui a déchargé, le 6 février, 4 tonnes de cocaïne prés de Kayes, en présence de plusieurs responsables locaux et de militaires basés à Nampala ; ces derniers ayant même balisé la piste. Rien n’indique dans le document que ces commis de l’Etat étaient mis au parfum du contenu de l’appareil dont le lieu et les conditions d’atterrissage étaient, quand-même, plus que suspects ». En somme, le trafic durait depuis des mois, voire des années : de gros porteurs avaient remplacés les « Mermoz » qui officiaient sur petits bimoteursou plutôt, comme au temps de Barry Seal aux USA, effectuaient des rotations alternées. Un jour un petit Cheyenne (ici un Piper PA-31T, modèle américain, N85GC, détenu il y a quelques temps maintenant par un français), un autre… un énorme Antonov ou un vieux Boeing… pour amener la coke. Rappelons ici cette analyse de l’adaptativité remarquable des trafiquants au fur et à mesure des saisies, ou les tarfis des pilotes pour faire le trajet du Venezuela à la côte Ouest africaine : entre 200 000 et 300 000 dollars l’expédition !!

Un gros porteur russe de prévu 

« L’un des avions de l’Organisation a été capturé en Sierra Leone en juillet 2008 avec des plus de 1.320 livres de cocaïne à bord. Les membres de l’équipage et leurs contacts locaux – trois Colombiens, deux Mexicains, deux Vénézuéliens et un homme de Guinée-Bissau – ont été condamnés en Sierra Leone en avril et extradés vers les États-Unis. L’arrestation fait suite à deux vols de cocaïne similaires, l’un d’un avion vénézuélien. Cet avion avait atterri en Mauritanie, sur la côte ouest de l’Afrique, et un autre d’un avion prêt à décoller pour l’Afrique du Venezuela, mais il est difficile de savoir si le même gang en était responsable. En 2009, l’Organisation a acheté un avion de fret en Moldavie qui est capable de transporter 7 tonnes de cocaïne à un moment, dit la DEA (c’était l’avion de Yaroshenko,un des pilotes de Viktor Bout, un énorme Ill-76). Le gang prévoyait d’utiliser l’avion pour des expéditions à travers l’Afrique de l’Ouest en utilisant les coordonnées de navigation par satellite. Des gangs africains feraient alors passer clandestinement la drogue en Europe. D’autres contrebandiers ont apparemment la même idée. Le 2 novembre, une tribu a trouvé la carcasse incendiée d’un Boeing 727 stationné dans le sable dans la région de Gao au Mali. Il y avait des barils vides de carburant à proximité (on notera quil n’y en avait plus sur les clichés…). Les enquêteurs pensent que l’avion venait du Venezuela et qu’il été utilisé pour la contrebande de drogues, Comme l’a dit Schmidt, le directeur régional de Office de l’ONU contre la drogue et le crime, lors d’une conférence le 16 novembre, selon le service fonctionnel de nouvelles Agence France-Presse. Le Mali n’a pas commenté les dires de Schmidt. En décembre, Antonio Maria Costa, chef de l’ONU Office contre la drogue et le crime, a appelé la découverte de la 727 « un nouvel exemple des liens entre la drogue, la criminalité et le terrorisme. » 

Des trafiquants liés à l’intelligentsia locale

3930024-5926720-a5311A noter qu’en Mauritanie, j’avais retrouvé en 2011 la trace d’un trafiquant français lié à Chbih Ould Cheikh Melainine (ici à droite), un élu local titulaire d’un « passeport pour la liberté », décerné en 2003 par le Parlement européen, et lié également à Mohamed Ould Haïdalla, le fils de Mohamed Khouna Ould Haïdalla, le lieutenant-colonel de l’armée, devenu président de la Mauritanie entre 1979 et 1984. Eric « Mika » Walter, alias « Amegan », en cheville avec un baron colombien et un trafiquant… algérien. On avait intercepté sa camionnette avec à bord 762 kilos de cocaïne (14 millions d’euros) correspondant à un « arrivage » par petit porteur bimoteur. Et là encore, même scénario  : « A bord du véhicule, deux espagnols : Miguel Calderon Angel et son compatriote Juan Carlos Perro, un mexicain, un sahraoui du nom de Bouya Ahmed, et le propriétaire du bus Mohamed Ahmedou. Tous seront arrêtés… et vite libérés. De quoi écœurer les policiers mauritaniens, ravis de leur prise. » avais-je écrit. « Deux autres personnalités ont été mises en cause. La première est un homme politique très connu, Chbih Ould Cheikh Melainine, incarcéré pendant des années sous le précédent régime. Ses accointances avec les rares protagonistes connus de l’affaire (dont le fils de l’ex-président) lui ont valu d’être longuement entendu par la police avant que le dossier le concernant ne soit « classé sans suite » avait écrit Le Monde le 31 avril 2007après l’arrivée du petit bimoteur à Nouadhibou. L’homme avait travaillé auparavant au sein de la SpoissonOFRIMA celle chargée des pêcheries (à gauche un extrait de « Le Dossier de la Mauritanie  » d’Attilio Gaudio). Sur sa page Wikipedia, aucune trace de son implication. Le Cridem criera à l’époque à la chasse aux sorcrières des journalistes quand ceux-ci évoqueront le cas de Chbih Ould Cheikh Melainine… : « l’affaire de la drogue, au lieu de livrer ses véritables contours à une opinion toujours sur sa faim, s’est tout simplement transformée en une cabale dirigée contre le maillon faible : la presse. Après avoir essuyé la colère des hommes d’affaires, les journalistes sont sous les griffes d’hommes politiques. La machine de la poursuite judiciaire n’a jamais aussi bien fonctionné pour terroriser le 4e pouvoir. Comme si on veut pousser les journalistes jusqu’au dernier retranchement. Cette manière d’agir s’apparente à une volonté délibérée d’étouffer la liberté de la presse« . Une presse qui savait prendre des photos pourtant : en 2012, un cliché montrait Chbih Ould Cheikh Melainine avec comme décor derrière lui le chef du hezzbollah Sayyed Hassan Nasrallah, et de Mohamad Mughniyeh, tué à Damas en 2008…

Et un français, Eric Walter, à la tête du réseau !

Walter avait pourtant tout déballé lors de son interrogatoire : embour saisie 2007n fait, « Eric Walter Ameganprénommé aussi Mika est un franco-congolais, âgé de 27 ans, au moment de son extradition, le 20 janvier 2009, par le Sénégal, vers la Mauritanie. Principal accusé dans les diverses affaires de transit de drogue qui secouent le pays, il se singularise, des autres détenus, par la densité et la précision de ses aveux. Il y livre les noms des réseaux avec lesquels il coopère, outre-Atlantique et en Guinée Bissau. Dans ses aveux, il participe à la séquestration puis à la torture de son complice Mini Ould Soudani avec l’aide de Sid ‘Ahmed Ould Taya, officier de police. Il reconnait avoir projeté de faire atterrir, en Mauritanie, un avion chargé de stupéfiants en provenance de l’Amérique Latine. » On apprend par la même occasion lors de la demande d’extradition d’Amegan du 20 avril 2009 d’où il est originaire exactement : « est autorisée l’extradition du nommé Eric Walter Amegan, né le 31 octobre 1972 à Paris XIV (France), de Augustin et de Bénédicte Géoffry, agent immobilier, demeurant à la Résidence Mangrove Saly, Mbour » dit le décret signé du premier ministre sénégalais Cheikh Hadjibou Soumaré et du président de la République, Abdoulaye Wade. Il habitait Mbour, un des hauts-lieux du trafic de drogue au Sénégal ! Là où on a retrouvé échoué un petit bateau avec encore à bord des tonnes de cocaïne, et un peu plus tard la maison des trafiquants qui attendaient d’être livrés.  « Le 27 juin 2007, la gendarmerie sénégalaise a saisi 1,2 tonne de cocaïne sur une plage de M’bour, à 100 km au sud de Dakar. Le 30 juin 2007, une autre cargaison de 1,2 tonne a été saisie dans une maison non loin du lieu de la première saisie. Sept personnes ont été arrêtées » note le rapport d’octobre 2007 de l’ONU « sur la situation du trafic de cocaïne en Afrique de l’Ouest »

Deux super-avocats pour le défendre !

Mais il y aura plus étonnant encore car Walter, pourtant condamné en un premier temps à 15 ans de prison, (c’est 30 habituellement, mais il a avait eu comme défenseurs deux ténors français : Eric Dupont-Moretti et Jacques Vergès)., s’est retrouvé… libre à la suite d’une bien étrange intervention comme je l’avais aussi découvert : « Condamné à 15 ans comme sa victime, un décret présidentiel du 15 février 2011 leur accorde une réduction de peine de 5 ans. En profitera, également, Sid’Ahmed Ould Taya, correspondant d’Interpol en Mauritanie durant la période de commission des faits mais dont la peine initiale ne dépassait pas 7 ans. Il sortira de prison un peu plus tôt. Le 23 février, soit une semaine après la remise, l’ambassadeur de France à Nouakchott s’entretient avec le Ministre de la Justice, Abidine Ould Khaïry. Rien ne filtre de l’entrevue. Un premier pas est franchi, seulement deux mois après le séjour de Antonio Injai à Nouakchott et son audience avec le Président Mohamed Ould Abdel Aziz. Pourquoi s’arrêter en milieu de pente ? Le 13 juillet 2011, Eric Walter et 30 autres sur les 32 prévenus sont acquittés par la Cour d’appel de Nouakchott » s’émeut Adrar Info, qui fait un lien direct entre l’intervention de l’ambassadeur français et la libération d’Eric Walter ! « Cette étonnante mansuétude renforce en effet l’idée d’un pouvoir mauritanien décidément très lié aux réseaux de drogue du pays« , avais-je conclu.

La fuite d’ATT

ATT, en ce qui le concerne, a depuis fuit le pays pour se réfugier au Sénégal, où il a témoigné le 30 mars dernier devant des juges français sur une autre affaire : celle des fonds lybiens qui auraient été versés à Nicolas Sarkozy. Comme le rappelle en effet ici RFI Afrique, c’est en effet le malin Amadou Cheikh Bani Kanté, qui coordonnait le LAP, les fonds d’investissement libyens au Mali. A la lecture de cet affligeant dossier à charge, on comprend mieux l’intérêt ou le but de l’intervention française qui a suivi… le changement de président français et le départ pitoyable d’ATT, finalement lâché par l’Elysée, à savoir par un Sarkozy ulcéré… par l’attitude du chef d’état Malien, toujours tout sourire lors de ses rencontres.

Le rôle des USA et de l’Algérie dans l’affaire

base-secrete-americaine-c49a4Ce qui avait été la pierre angulaire de la discorde, c’était bien entendu le refus d’ATT de l’accord de réadmission sur l’immigration, ou celui de la base française à Mopti, mais aussi un fait oublié qui avait fort déplu à l’Elysée : « au même moment, les Américains renforçaient leur coopération militaire avec le Mali, notamment dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. Des manœuvres militaires entre les forces des deux pays se succédaient à un rythme soutenu, soit à Bamako et/ou dans les localités du nord. Ce n’était guère un secret, les Américains s’étaient confortablement installés à Gao. Cette présence américaine agaçait l’Elysée. Et ATT, à cause de cette présence américaine au nord, s’est retrouvé dans le collimateur de la France de Sarko et du voisin algérien (qui considérait le nord du Mali comme une arrière cour). » Des américains en fait fort bien équipés en moyens de surveillance, grâce à leurs avions espions déguisés en appareils civils, ceux dont je vous ai parlé ici, ou de leurs P-3 Orion décollant de leur base secrète algérienneLes algériens étant eux-mêmes équipés d’avions américains, des Beechcraft 1900 Hisar équipés par Raytheon (ils en ont 6 exemplaires), susceptibles aussi de détecter les trafics.

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Le choix d’ATT

Des américains au courant du trafic de drogue, et qui, à coup sûr, pistaient aussi les trajets transatlantiques des narco-trafiquants. Ayant capturé Viktor Bout à Bangkok en 2008, ils avaient aussi appris les projets du célèbre trafiquant en ce qui concerne l’usage d’un gros porteur russe (un Ill-76 et Antonov 12 pour faire le relais !) piloté par Konstantin Yaroshenko, pour effectuer les mêmes rotations que celles du Boeing du désert ! Le pauvre se fera lui aussi pincer  : lui aussi à pris 20 ans Qui donc exactement pouvait craindre de voir découvert l’incessant ballet d’avions gros porteurs se posant de nuit en plein désert malien, les soutes gorgées de coke ? Qui était au courant, et qui laissé faire ? Non, décidément, dans cette affaire, comme dans toute affaire ou la cocaïne se compte en tonnes, on n’arrête pas d’être surpris. Dans un premier temps, on songe à ATT lui-même. Or c’est justement lui qui a souhaité la présence américaine et non la française ! En 2009, il faut bien le constater, l’armée malienne balbutie toujours sa lutte contre le terrorisme contre AQMI. et à cette époque, le Mali a le soutien de l’équipe Bush. Et comme on sait que où il y a de la drogue, il y a la CIA qui suit… on imagine vite un scénario déplaisant pour Paris. Les avions espions US continueront à circuler au Mali, au point de ne plus afficher leur livrée « civile », et d’arborer le look militaire de la base dont ils sont issus. En janvier 2014, en pleine opération Serval, on verra ainsi un débarquer à Gao un U-28A du Special Operations Command, immatriculé 070821, (c’est justement l’ex Sierra Nevada Corporation, N821PE) qui appartient au 319e Special Operations Squadron installé à Hurlburt Field; Plus besoin de se dissimuler !

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Les bourdes américaines

toyota-2-b37ddEt en fait de formation, comme j’ai pu ici l’expliquer, les américains commettront de belles bourdes. En offrant notamment aux militaires maliens des Toyota que l’on retrouvera peu de temps après… chez l’adversaire, revendus une bouchée de pain à en révolter le New York Times, qui écrit, dépité, le 13 décembre « ce qui est pire, aujourd’hui, c’est que la rébellion islamiste utilise les soldats et les officiers formés par les américains qui ont fait défection de l’armée régulière du Mali l’an dernier, en emportant avec eux leur formation de la lutte contre le terrorisme, leurs compétences de combat avancés, ainsi que leur connaissance des méthodes de renseignement occidentaux. La France est maintenant à affronter un ennemi islamiste que les Etats-Unis ont involontairement aidé – et les Etats-Unis peinent aujourd’hui à offrir de l’aide » reprend l’opposition droitière à Obama. En ajoutant que « le coup d’Etat au Mali – effectué par un officier formé par les américains – a surpris le renseignement américain autant que les transfuges du Mali ont fait équipe avec d’ex-soldats libyens et des milices islamistes pour se fabriquer une oasis d’Al-Qaïda dans le nord du pays. Les mêmes unités formées par les USA qui avaient été considérées comme le meilleur espoir de repousser une telle avance se sont retrouvés à la fin, comme étant la clé de voûte dans la défaite militaire du pays », note encore amèrement le New-York Times. On peut lire ici une analyse similaire, que j’ai rédigée en janvier 2013.

L’intervention française, pour mettre fin au trafic

soldats français maliCar c’est bien le trafic de drogue, qui alimente les terroristes, ce à quoi on s’est (enfin) attaqué, lors de l’opération Barkhane… (lire ici le compte-rendu fait par Rand) avec bien du retard, il est vrai, la presse n’ayant pas échappé au non dit. L’Express mettra en cause nommément Baba Ould Cheikh le 21 mars 2013 seulement… révélant dans son article l’ampleur des dégâts dans la société malienne, et jusque dans la vie politique : « les narcos achetaient les élections locales et faisaient élire certains députés », raconte Mohamed Ould Mahmoud, consultant pour des ONG. Drapé d’un boubou blanc, ce membre d’une grande famille berabiche (arabe) de Tombouctou, poursuit : « Le régime d’ATT a laissé certains clans, liés au trafic, armer des milices pour combattre les rebelles touareg. Quitte à attiser les rivalités entre communautés et à faire du Nord une « narco région »… » Deux ans après, le problème était toujours présent semble-t-il, mais cela pointe davantage désormais vers les pays voisins, dont la Guinée Bissau, éternel mauvais élève de l’Afrique : « l’argent sale de la grande criminalité achète tout », s’inquiète ce fin connaisseur des questions de sécurité. « Le responsable d’un convoi de drogue touche 20 000 dollars et il peut garder le pick up. Un officier supérieur gagne lui un million de francs CFA (1520 €) par mois et un trafiquant peut lui en proposer beaucoup plus d’un coup s’il ferme les yeux. C’est par de tels moyens que les narcos ont pris possession de la Guinée Bissau » Une Guinée Bissau cet été en pleine tourmente politique, après des années de luttes intestines violentes.

La troublante rencontre Sarkozy-ATT

sarkozy-att-2-56d79Que s’est-il dit lors de la rencontre haute en couleurs entre Sarkozy et ATT lors du retour du premier en février 2010 de sa visite au Gabon, on ne le saura peut-être jamais, mais pour le site Mali Jet il aurait pur s’agir d’une forme de… chantage bien particulier : « comme si cela ne suffisait pas, Baba Ould allait encore faire parler de lui peu après, cette fois en tant qu’émissaire d’ATT auprès d’AQMI, afin de faire libérer un otage français, du nom de Pierre Camatte, suite à un chantage de déballage que le Président Sarkozy faisait peser sur les autorités maliennes. Le document n’informe pas sur le niveau d’information de Sarkozy par rapport à ces activités criminelles, encore moins s’il avait ou pas de quelconques intérêts directs ou indirects sur ce trafic de drogue de la dimension du cartel de Medellin. La plupart des suspects arrêtés ont été libérés sur ordre d’ATT ; le cas de Mohamed Ould Awainatt, un narcotrafiquant de Gao, en est une parfaite illustration. » images-5-17-583b2En somme, selon le magazine malien, Nicolas Sarkozy, très certainement, savait ce qui se passait sur place question trafic ; dans lequel un français avait été pris dans la nasse (Eric Vernet, gérant d’une petite affaire d’aviation dont les appareils faisaient aussi du convoyage d’or provenant des mines, comme on peut le lire ici). L’avion de Vernet avait été vu en Guinée Bissau emportant les fameux « sacs de ciment »…Mais Sarkozy été contraint de prendre langue avec un trafiquant notoire pour récupérer son envoyé. Il savait obligatoirement, donc ce que faisait ou dissimulait ATT, bien renseigné par la DGSE. Et donc aussi ce qu’il y avait dans les avions venus se poser dans le désert ! Peut-être qu’un jour aussi on retrouvera l’un des acteurs français de cette saga « d’Air Cocaïne N°1 », le fameux Éric Vernet… qui sait. Il court toujours, aujourd’hui, comme son ami Miguel Angel Devesa, l’ex flic ripoux espagnol, qui lui n’avait pas hésité à découper son complice Juan Carlos Soto Garcia, un Colombien, à la scie électrique… rappelons ici qu’ils ont tous été relâchés par la justice d’ATT !!! Dont le tronçonneur de trafiquant, aujourd’hui toujours en liberté, celui qui avait amené un camion citerne auprès du 727 posé à Tarkint pour lui permettre de redécoller : le kérosène, frelaté, avait mis fin aux espoirs des trafiquants ! J’ai moi-même traité le sujet de l’importance majeure du trafic de cocaïne au Mali lors d’une suite d’articles lisibles ici :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131180

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131319

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131320

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131321

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131348

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131435

Retour sur « Air-Cocaïne 2 »

punta_cana_falcon-cd446Quittons le Mali et revenons donc à l’un des principaux acteurs « d’Air Cocaïne II« , l’avion de Punta Cana, si on considère que le 727 incendié à Tarkint était l’Air Cocaïne I... C’est un internaute bien au fait de l’aviation, dont l’avatar est « Falcon » – est le même qui sévit chez Agoravox souvent sur le même ton souvent sarcastique mais toujours ultra-précis, car notre homme a de la bouteille question informations aéronautiques) qui nous glisse ici en forum une affirmation ramenant des années en arrière : « Alain Castany. Beaucoup ont relevé ses exploits de « courtier » (qu’il n’était pas) de la compagnie d’assurance Axa. Mais il y en a d’autres. Ce « serial entrepreneur », a monté et géré pas moins de 8 entreprises qui ont toutes fini en liquidation judiciaire. Regardons de plus près l’une d’entre elles, Global Aérofinance qui, de novembre 1989 à juin 2006, a acheté et revendu 26 avions et hélicoptères, dont les Caravelles F-BJTU et F-GJDM en septembre 1994 qui se sont retrouvés aux mains d’un cartel de narcotrafiquants colombiens ! Ces cartels ont acheté un total de 10 Caravelles, dont 2 autres à Francis Lagarde, repreneur de la compagnie Europe Aéro Service. Le prix officiel était de 1,9 million de dollars, plus 1 million versé discrètement aux colombiens sur un compte bancaire panaméen … »  En fait cette assertion est à relativiser : Castany, en broyer ne pouvait pas savoir nécessairement qui véritablement achetait les appareils, à moins de rencontrer les trafiquants en personne (on va voir que d’autres l’ont fait à sa place…), et en prime les appareils qui ont été vendus sont en plus passés entre plusieurs sociétés d’Amérique du Sud comme on va le voir : difficile d’assurer l’assertion faite sur le net. La charge semble donc un peu lourde. Mais elle a le mérite de faire revenir plus de trente ans en arrière…. et laisse subsister un gros doute dans l’esprit. Car effectivement, qu’il y ait eu ou non implication, des appareils français, les fameuses Caravelle, fleurons de l’industrie aéronautique des années 60 ont connu 30 ans plus tard une toute autre gloire, ou plutôt une triste fin, comme transporteurs de quantités astronomiques de cocaïne… plus de 10 fois par vol ce qu’emportait le Falcon saisi à Punta Cana ! Ce que révèle surtout l’affirmation, c’est que notre homme avait travaillé pour le sulfureux Lagarde… voilà qui nous ramène à la même chose, en fait. Mais il y a deux décennies et plus, déjà… ce qu’on va voir dans un autre épisode !

Des Caravelle ???

caravelle_F-BJTU-1-d1d05Car ce qu’il faut noter, plutôt, ce sont les appareils eux-mêmes dont la traque révèle de belles surprises. Revenons donc pour cela près de 20 ans en arrière. Six SE-210 (Super Caravelle 10B3) ont bien été louées par EAS (Europe Aéro Service) à partir de 1992 (F-GELP / F-BJEN / F-BJTU / F-BMKS / F-GDFY / F-GDFZ) à Air Charter International (ACI), filiale d’Air France. Lors de la fusion entre Air France et Air Inter en 1998, Air Charter (ici sa F-GDFY), créée au départ en 1966 sous le nom de SAFA, pour Societé Aérienne Française d’Affrètements, s’arrête défnitivement le 24 Octobre 1998 (elle était devenue entretemps Air Charter tout court). Le modèle immatriculé F-GDFY, une Caravelle fabriquée en 1964 a alors déjà cara_sec-8834cété vendue à SERCA Col en 1993, et a été vite revendue à LA Suramericanas l’année suivante, pour devenir SEC Colombia. Le 12 mars 1995 elle a été saisie à Bahia Kino par la police mexicaine, après la découverte de 1,5 tonne de coke à son bord. On remarquera sur la photo le contenu encore visible à travers les hublots non occultés et pas protégés. La Caravelle présentée comme « cargo » par la SEC n’avait rien d’un avion cargo !!! Le transport en vrac pouvait s’y avérer dangereux, font remarquer des internautes !

Pas si bête que ça, comme choix !

caravelle_F-BJTU_-2-29c65Un choix d’avion qui peut surprendre en effet. D’où venait l’intérêt des narcotrafiquants colombiens des années 80-90 pour la Caravelle française ? C’est le journal Libération qui nous l’explique ici : « Planeurs. Au milieu des années 90, les cartels sud-américains se sont pris d’une subite passion pour nos bonnes vieilles Caravelle. Avec leurs récurrents problèmes de pressurisation, elles étaient sur le point d’être radiées de l’espace aérien en Europe. Les compagnies qui en possédaient encore devaient s’en débarrasser au plus vite. Pour les narcotrafiquants, par contre, l’utilité de la Caravelle est double. D’abord, elle peut planer sur plusieurs centaines de kilomètres : moteur coupé, elle défie les contrôles radar. Ensuite, l’achat d’une Caravelle permet de blanchir un peu d’argent. De l’art de joindre l’utile à l’agréable. Entre 1993 et 1994, la plupart des Caravelle en activité ont ainsi pris le chemin de l’Amérique latine. Elles y ont connu un destin contrasté. Le 15 mars 1994, une Caravelle d’origine danoise explose lors d’un atterrissage à Bogota : à son bord, un stock de dynamite mal maîtrisé. Le 8 novembre 1995, une autre est retrouvée complètement détruite dans le désert californien, après avoir toutefois rempli sa mission : livrer 16 tonnes de cocaïne au cartel du golfe du Mexique ». Seize tonnes de coke !!! En réalité, c’est la moitié qui aurait été transporté, mais quand même, et la Caravelle de Bogota n’a pas explosé !

Les précurseurs du 727 malien 

Des Caravelle, et non des Falcon… qui auraient servi à transporter des quantités astronomiques de cocaïne. Les vraies précurseurs du Boeing du désert malien. On le sait, aujourd’hui, comme on a pu vous l’expliquer ici récemment. De retrouver autant d’années après une personne impliquée à l’époque dans ces reventes douteuses est sinon troublant, du moins très inquiétant. A près de trente ans d’intervalle, c’est une très mauvaise image qui resurgit, avec également l’apparition de plusieurs noms français comme têtes de réseau : la French Connection serait-elle de retour, ou pire, n’aurait-elle donc jamais cessé (il faut à nouveau y plonger pour tenter de comprendre ce qui se passe aujourd’hui) ? Les atermoiements d’ATT, les protections évidentes dont on bénéficié les acteurs de l’affaire de Tarkint, les ténors du barreau français déplacés pour les sortir de l’ornière sont très, très inquiétantes. Plus inquiétant encore, quand on apprend que l’un des principaux protagonistes, relâché par le pouvoir malien sur injonction présidentielle est libre comme l’air, et semble bel et bien recommencer ailleurs la même chose. Mais cela nous l’apprendrons dans les prochains épisodes de cette saga sans fin. On a tenté d’amalgamer à plusieurs reprises la guerre à la coke à celle contre le terrorisme, ou de faire un peu trop facilement des dealers touaregs des terroristes seuls : or une conclusion d’article sur la French Connection nous éclaire sur cet amalgame un peu vite fait : « malgré les coups portés, les policiers savent que la French Connection, ou ce qu’il en reste, demeure en sommeil. « La guerre contre la drogue est un peu comme la guerre contre le terrorisme », explique Walter Minnick, conseiller des affaires intérieures à la Maison Blanche en 1971. « Ce n’est pas une guerre qu’on peut gagner définitivement. Le but, c’est de contrôler le fléau. » Un fléau qui est de retour, à l’évidence.

GhostofMomo

(1) aux dernière nouvelles il devrait être vendu pour… pièces détachées !

(1) « On est jugé sur une histoire locale dominicaine de trafic de drogue international qui s’avère localement être un œuf clair, c’est à dire une histoire montée. Vous imaginez bien que lorsqu’on fait un coup de filet comme ça avec autant de drogue à la clef, c’est qu’en amont il doit y avoir un réseau énorme », explique Bruno Odos.

(2) Lire ici les trois documents fondamentaux : http://www.crethiplethi.com/wikileaks-president-of-mali-links-drug-trafficking-to-terrorism/usa/2010/ C’est dans le deuxième qu »apparaît l’ordre d’ATT de ne pas permettre d’accèder tout de suite à l’épave.

(3) disparu dès l’arrivée de l’armée française, il était réapparu le 29 juillet 2014, à la façon de Ben Laden, avec Kalachnikov et drapeau jihadiste derrière lui. On le soupçonnait alors dêtre réfugié en Algérie. La question de ses protections n’est toujours pas élucidée. J’avais alors parlé de « double jeu algérien ». Je ne m’étais donc pas trompé :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mali-le-double-jeu-algerien-1-129361

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mali-le-double-jeu-algerien-2-129431

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mali-le-double-jeu-algerien-3-129411

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mali-le-double-jeu-algerien-4-129487

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cv-deux-air-cocaine/

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DNRED (Douane française): lorsque NS 55 passait rue de charonne

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RENSEIGNEMENT (DNRED – TRACFIN): Enfin! Il existe désormais des officiers de liaison de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanière (DNRED) à la DGSI, à Tracfin et au centre de planification et de conduite des opérations (CPCO) et un agent de Tracfin est mis à la disposition de la DGSI

Lutte contre le terrorisme : Bercy évidemment à la rescousse

Franchement, ça en devient caricatural : on a à peine oublié le précédent billet qui narrait les récupérations toutes plus lamentables les unes que les autres des récents attentats pour faire passer tout et n’importe quoi, que déjà Bercy déboule en bousculant tout le monde, comme un gros patapouf arrivé après la curée en criant « moi aussi, moi aussi, laissez m’en un morceau ! ».

Et pour ce Ministère qui ne sait ni économiser, ni financer quoi que ce soit, il est « subitement » apparu qu’il fallait intervenir un grand coup pour attaquer les djihadistes au portefeuille.

Présentant un copieux projet de loi visant à mettre enfin de l’ordre dans toutes ces libertés échevelées dont les Français disposent joyeusement pour acheter, vendre, et commercer sans rendre de comptes à personne, le ministre des Finances, un certain Michel Sapin, s’est expliqué de la subtile stratégie que son ministère va employer pour gêner les terroristes :

LIRE sur http://news360x.fr/lutte-contre-le-terrorisme-bercy-evidemment-a-la-rescousse/

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French Finance Minister Michel Sapin, the Finance ministry's anti-money laundering panel TRACFIN head Bruno Dalles and Jean-Paul Garcia, director of the National Customs Intelligence and Investigations Directorate - DNRED, attend a press conference on the fight against the financing of terrorism on November 23, 2015 at the Economy Ministry in Paris. AFP PHOTO / ERIC PIERMONT

French Finance Minister Michel Sapin, the Finance ministry’s anti-money laundering panel TRACFIN head Bruno Dalles and Jean-Paul Garcia, director of the National Customs Intelligence and Investigations Directorate – DNRED, attend a press conference on the fight against the financing of terrorism on November 23, 2015 at the Economy Ministry in Paris. AFP PHOTO / ERIC PIERMONT

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Bruno Dalles (TRACFIN)  et  Jean-Paul Garcia (DNRED)

« C’est le sens de la présence à mes côtés de Bruno Dalles, qui est à la tête du service chargé du renseignement financier, Tracfin, et…

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DNRED (Douane Française): Jean-Paul Garcia, directeur de la DNRED, a créé cet automne un réseau de correspondants locaux « terrorisme », en lien avec les services de terrain de l’Intérieur.

Comment Bercy s’attaque au financement des terroristes

Publié le 23-11-2015

Assécher les finances de Daech est difficile mais Bercy s’est bien armé pour traquer le financement du terrorisme en France.

Michel Sapin a détaillé les initiatives de Bercy pour renforcer la lutte contre le financement du terrorisme. (c) ERIC PIERMONT / AFPMichel Sapin a détaillé les initiatives de Bercy pour renforcer la lutte contre le financement du terrorisme. (c) ERIC PIERMONT / AFP

Le nerf de la guerre, c’est l’argent et donc tracer l’argent aide à traquer les terroristes. Tel était le message, ce matin, du ministre des Finances Michel Sapin, qui tenait, après les attentats du 13 novembre, à montrer la contribution de son ministère au combat contre le terrorisme en détaillant ses initiatives pour renforcer la lutte contre son financement. Dans cette lutte, il y a deux volets: d’un côté essayer d’assécher les finances de Daech, de l’autre tenter de compliquer le financement d’attentats pour les djhadistes en Europe.

Le premier sujet, très international, est surtout l’affaire des militaires –les alliés se sont récemment mis à bombarder les installations pétrolières de l’Etat islamique (EI)- et des diplomates -qui doivent mettre la pression sur la Turquie, haut lieu de contrebande, sur les monarchies du Golfe, qui comptent de fortunés « mécènes » de l’EI, sur la Suisse dont le port-franc de Genève est soupçonné de faciliter le trafic d’antiquités, sur le Royaume-Uni, qui reconnaît lui-même que « la City est un exportateur net de finance terroriste ». « La France est à l’offensive sur ces sujets dans toutes les instances internationales, au sein de l’Union européenne, dans les G20 mais c’est forcément laborieux », commente Sapin… et ça dépasse largement le cadre de Bercy.

Elargir le radar aux sommes modestes

En revanche, le ministère des Finances s’emploie à avancer sur la lutte financière pour contrer la préparation d’attentats en France ou traquer ceux qui les ont perpétrés. Problème: commettre un massacre ne coûte pas très cher. Il suffit de quelques milliers d’euros pour acheter au noir un fusil d’assaut, fabriquer des explosifs artisanaux, louer des voitures, payer deux ou trois nuits d’hôtel, acheter des mobiles jetables… Du coup, le financement ne provient souvent pas de Syrie ou d’Irak mais est plutôt bricolé avec les moyens du bord par les jihadistes sur place. Ce constat avait déjà été fait suite aux attentats de janvier, qui avaient conduit Michel Sapin à produire, le 18 mars, un plan d’action avec trois séries de mesures. L’idée aujourd’hui est d’accélérer son application et de le renforcer, notamment via le prochain projet de loi sur la transparence de la vie économique, au 1er semestre 2016.

D’abord, il s’agit, de « réduire l’anonymat dans l’économie qui permet aux terroristes de préparer leur logistique sans risquer d’être repérés ». Depuis septembre, le plafond de paiement autorisé en cash dans les commerces a ainsi été baissé de 3.000 à 1.000 euros et, à partir de janvier 2016, il faudra présenter une pièce d’identité dès 1.000 euros de conversion de devises à un bureau de change contre 8.000 euros aujourd’hui. A partir de janvier 2016 également, les banques devront automatiquement signaler à Tracfin, la cellule en charge de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme de Bercy, tout retrait ou dépôt d’espèces de plus de 10.000 euros, et les nouveaux comptes de paiement de type « Nickel », ouvrables chez le buraliste en toute discrétion, seront aussi rattachés au fichier FICOBA de l’administration des finances publiques qui recense tous les comptes bancaires nationaux … rendu accessible prochainement en direct aux officiers PJ de police et gendarmerie.

Cibler les cartes de crédit anonymes

Le ministre a rajouté une nouvelle mesure, suite aux enquêtes post-attentats qui ont révélé l’usage par certains terroristes de cartes bancaires prépayées. Ces cartes d’un nouveau type, non liées à un compte bancaire, sont achetables en ligne ou dans le commerce puis rechargeables. Elles fonctionnent comme des cartes de crédit permettant retraits, achats et même transferts d’argent, mais sans possibilité de découvert. Au départ destinées aux interdits bancaires, aux personnes modestes qui veulent éviter tout agio, aux méfiants qui refusent de donner leurs coordonnées bancaires sur le Web, elles s’avèrent très pratiques pour les trafics en tous genres car leur usage peut rester anonyme jusqu’à un montant de 2.500 euros d’opérations par an. Bercy prépare donc un décret pour durcir leurs conditions et limiter leur utilisation.

Autre train de mesures, celles visant à « renforcer les capacités de gel des avoirs des acteurs ou financeurs du terrorisme ». A l’heure actuelle, les ministères des Finances et de l’Intérieur peuvent ordonner le gel pour six mois renouvelables des comptes bancaires de suspects. Bercy veut étendre cette possibilité aux avoirs immobiliers et mobiliers (véhicules notamment)… et aussi bloquer tout versement de prestations sociales (!)

Mieux mutualiser les renseignements

Enfin, et c’est probablement le point critique, le gouvernement s’est décidé à imposer une meilleure coopération entre services de renseignements de tous ordres, qui se superposent en strates et ne partagent pas volontiers leurs informations, au point de risquer des ratages. Michel Sapin et Bernard Cazeneuve ont ainsi convenu, en janvier dernier, d’affecter des officiers de liaison, chargés de faire le lien entre les services de renseignements financiers de Bercy, en l’occurrence Tracfin mais aussi la discrète Direction du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) (qui s’intéresse à la contrebande, aux trafics et fraudes, aux circulations de valises de billets…), avec les services de renseignement de l’Intérieur (DGSI), la police, la gendarmerie, et même l’état-major de l’armée.

GARCIA« Ces efforts de coordination représentent une avancée primordiale, souligne Jean-Paul Garcia (photo à gauche), directeur de la DNRED, qui a créé cet automne un réseau de correspondants locaux « terrorisme », en lien avec les services de terrain de l’Intérieur. L’amélioration est très nette dans les échanges, les recoupements, et nous pouvons fournir des informations utiles très complémentaires sur l’environnement financier des suspects. »

« Après les attentats du vendredi 13 novembre, Tracfin a été averti dès samedi matin de l’identité des tueurs présumés, renchérit Bruno Dalles (photo à droite FRANCE (Ministère des finances): Bruno Dalles, est passé de la SNDJ au TRACFIN), directeur de l’organisme. Nous avons travaillé tout le week-end, en mobilisant les banques qui ont un devoir de communication, pour éplucher leur situation financière et constituer un dossier à disposition de la police… qui lui a permis d’avancer dans l’enquête menant finalement à l’assaut à Saint-Denis ». Pour aller plus loin, Sapin a annoncé que son prochain projet de loi prévoira d’élargir les pouvoirs de Tracfin. D’abord ses agents pourront bientôt consulter directement le « Fichier des personnes recherchées » (FPR). L’accès à ce fichier de police, qui comprend notamment les fameuses « fiches S » des personnes soupçonnées de radicalisation, était jusqu’ici « extrêmement limité » a souligné Sapin, devant passer par les « officiers de liaison ». Autre nouveauté, Tracfin sera désormais autorisé à directement communiquer des informations aux établissements financiers et leur signaler des personnes suspectes afin qu’ils puissent « faire preuve de vigilance renforcée ». Ces derniers devraient notamment se montrer plus regardants sur l’octroi de crédits à la consommation, une pratique courante des jihadistes. En janvier, il avait ainsi été révélé qu’Amedy Coulibaly, l’auteur de la tuerie de l’épicerie casher de la Porte de Vincennes, avait obtenu un crédit de 6.000 euros auprès de Cofidis, en donnant un faux employeur et un numéro de téléphone  non attribué.

Avec cet arsenal, Bercy pense avoir fait le maximum, à son niveau, pour traquer le financement du terrorisme. Mais la portée de l’action est limitée tant que la coopération internationale reste si timide. Sapin compte se rendre prochainement à Washington pour discuter du sujet avec son homologue Jack Lew.

http://www.challenges.fr/challenges-soir/20151123.CHA1893/comment-bercy-s-attaque-au-financement-du-terrorisme.html

LIRE ou relire: NARCOTRAFIC: ou comment obtenir des « indulgences »* pour les dealers?

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SANTO DOMINGO: Grand guignol à Punta Cana ( suite 5)

drogue silandra

19 novembre 2015

Tout n’a donc pas été « orchestré »comme on a pu le lire, mais tout a été fabriqué dans le sens de faire mousser des gens, et pas nécessairement les deux pilotes dans cette histoire. L’extrême droite agit toujours ainsi, on l’a vu, et ça se confirme encore une fois à Punta Cana. Et tout se retrouve dans le vocabulaire employé pour « vendre » aux médias une opération et s’en targuer. Là encore, on retrouve donc Christophe Naudin à la manœuvre. Il est en effet venu annoncer fièrement aux médias que lors de l’opération barbouzarde que lui et ses amis, des anciens de l’Aéronavale,  » « on a fait le travail de l’État« . C’est le rêve de tout homme d’extrême droite en effet que de se substituer à un état toujours jugé comme « faible ». J’ai beaucoup lu le forum du Gaulois qui a dépasse les 600 pages sur l’affaire de Punta Cana. Il est plein d’enseignements. Beaucoup d’anciens militaires, plutôt orientés à droite (toute ?)  y sont apparus, tenant des propos similaires. Le 20 août, j’y avais relevé cette perle signée « Jean-Charles » :

« Nos autorités politiques » ?

Vous voulez rire !!

Ce ne sont pas des bras cassés, comme ceux qui nous « gouvernent » actuellement ,qui auront les couilles de faire leur travail consistant pourtant à défendre deux de leurs ressortissants dans un pays qui semble totalement ignorer et même bafouer les règles du droit international…..

Nos autorités politiques…… Laissez moi rire….. bien que l’occasion ne soit pas la meilleure pour çà….

Je pense que pour que le problème ait des chances d’être réglé il va falloir attendre que les français osent enfin se doter de véritables dirigeants enfin dignes de leurs fonctions…

Ça risque de faire long, je sais….mais il me semble que c’est la seule chance pour ces deux pilotes de revenir vite en France….. »

france2Un propos bien représentatif, d’autres posts évoquant la « trahison » des autorités françaises à propos des deux hommes, fiertés de leur pays, puisqu’ils « avaient porté l’arme nucléaire » selon leur avocat. N’ayant jamais vu de bombe nucléaire sous un Alpaha Jet ou un Crusader, j’avais mis en doute l’assertion. C’est l’ami Falcon qui m’a rappelé qu’à une époque on avait bel et bien fait des essais de bombinette atomique sous un Etendard IV, à mon grand étonnement (1) . Il n’empêche : si on imaginait ce genre de pilote comme étant obligatoirement fort raisonné, et pas simplement une machine à tuer sans distinctions, on déchante un peu à voir l’attitude des deux  revenants de Punta Cana, notamment Brunos Odos lors de sa mémorable prestation à France 2. Prêts à entonner avec leurs soutiens « une trahison des élites » chère à l’extrême droite… entretenue par une mise en scène de « l’exfiltration » des deux mêmes pilotes (terme résolument militaire, choisi exprès) car un petit malin a aussi mis en ligne sur le même forum des photos venues certainement de proches des anciens de l’Aéronavale montrant un trio étonnant de touristes à bord d’un voilier… piloté par Christophe Naudin.bateau rapide Odos et Fauret, décrit par ce même Naudin comme « recueillis en mer » (« j‘ai recueilli en mer Bruno Odos et Pascal Fauret et après je les ai exfiltrés jusqu’à Saint-Martin« ) ont donc été emmenés jusque Saint-Martin sur un bateau de croisière, loué ou prêté sur place? La photo des deux pilotes « exfiltrés » par un « commando« , tous fiers à bras avec leurs gilets de sauvetage, à bord d’un canot de touristes, est donc une photo de propagande organisée. C’est celle d’une excursion vers l’île de Saona, (l’adresse est ici) dont on a dramatisé la prise de vue.  Car c’est tranquillement à bord d’un voilier de croisière que la seconde partie du voyage du retour s’est faite et non en hors-bord rapide. En photo, on a retrouvé le promène-couillons dominicains qui leur a permis de se faire passer pour des touristes. C’est bien le même bateau rapide pour touristes comme l’indiquent les détails soulignés par les flèches.).

Les autorités dominicaines ayant été bernées par la géolocbarge bac Punta del Maralisation des téléphones portables des deux pilotes, donnés à des tiers restés dans les alentours de l’hôtel où ils étaient consignés. Sur France 3, Naudin pouvait donc parader, et glauser sur l’Etat français qui n’a « pas su faire ce qu’il a fait, lui »: une croisière d’extradition. Mieux encore, quand on apprend quel  a été leur compagnon de virée ! On retrouve le même canot rapide accosté à Punta del Mar, d’où ils sont donc partis, juste à côté d’un bac… militaire, arborant un drapeau tricolore indéterminé (français ?), visible ici à droite. Sur leur esquif, l’un d’entre eux à accroché un petit drapeau français bien visible devant l’objectif. On soigne la mise en scène, à coup sûr !!! En tout cas, ils sont visiblement partis d’un endroit où étaient aussi présent des militaires !!!

escapade nautiqueCar un troisième individu est apparu depuis (d’abord flouté, comme sur notre premier épisode, puis montré, ici à droite). Le sommet de l’aventure, à coup sûr, et pas non plus un intellectuel, à ce qu’il a pu écrire sur sa propre personne dans « Paroles d’Actu » là encore un faux nez du FN  sur le net : fondé par Nicolas Roche, alias « Phil Defer », le site consacre la majeure parti de ses « actus »… au Front National ! On y trouve par exemple des liens directs vers Joffrey Bollée  le directeur de cabinet de F. Philippot. Élu au Comité Central du Front National; l’individu s’intitule lui-même « décodeur bleu marine N°1″ ou DBM pour répandre la propagande frontière.  Et c’est souvent gratiné, en effet, on appelle ça du « fact-checking » aux USA, une pratique inaugurée par le TeaParty. En somme, commenter façon extrémiste l’actualité.  Le quatrième individu en petit chapeau blanc de touriste de l’expédition, celui qui tient en main le téléphone satellitaire (on pense à un Thuraya) se présente donc ainsi : « je n’ai pas fait d’études. Je ne supportais pas ce monde carcéral que l’on appelle « éducation nationale ». Ça commence fort en effet, puis il explique ce qu’il est devenu après ce désintérêt pour l’éducation : un soldat, pardi ! « À dix-sept ans, je me suis demandé comment servir mon pays du mieux possible. J’ai donc pris mon sac et suis parti m’engager dans la Légion étrangère. Après quelques mois passés au sein de cette nouvelle famille, j’ai signé pour cinq ans au sein de l’Armée de Terre (j’y ai servi huit ans en tout). Engagé comme deuxième classe en tant que pilote de chars Leclerc, je terminerai chef de patrouille pour une mission de six mois au Liban. »

malinowskiC’est donc bien ça : l’un des « marins » recrutés pour amener les deux fugitifs sur le 14 mètres de Naudin est un ex-légionnaire devenu conducteur de chars de plus de 50 tonnes ! Surprenant, non ? Mais ce n’est pas ça le plus surprenant. Ce qui laisse véritablement par terre, c’est qu’il s’agît de… Pierre Malinowski, le fameux assistant parlementaire de Jean-Marie (photographiés ensemble ici à gauche), décrit à l’épisode précédent ! Voilà aussi qui en dit long sur les choix du « menhir« , lui-même ancien parachutiste !!! Et voilà qui commence à faire beaucoup d’extrême-droitistes au m2 dans cette histoire ! En regardant bien, sur le petit bateau à moteur on en distingue même un de plus, barbu, à gauche sur la photo : le pilote de l’embarcation. Ils sont donc 5 à bord avec celui qui la prend, la photo. Un homme qui pourrait très bien être Chauprade en personne, vu ce qu’il a expliqué depuis sur la fuite organisée. Pour mémoire, et pour comparer au nouveau venu, Pascal Fauret l’un des deux pilotes de Punta Cana, s’était engagé lui à  18 ans, le 8 mai 1978, comme élève pilote dans la Marine Nationale. La « communauté d’esprit » est aussi à chercher là.

Une communauté qui a choisi, dès le départ de scinder les accusés de Punta Cana en deux camps bien distincts. On a pu lire ici et là que l’accident provoqué par une moto (invraisemblable aussi celui-là : aurait-on essayé d’attenter à sa vie ?) touchant Castany avait empêché son départ avec les deux pilotes. Or il n’en a jamais été question : la lecture attentive des modifications de l’article de Wikipedia sur le sujet est à ce sujet sans appel en effet. On y découvre aussi du trollage d’article à partir de la même adresse IP l concerne lui en priorité :  « je viens de reverter un utilisateur Careful149 (d · c · b) qui n’intervient manifestement que pour Castany. Comme par hasard créé aujourd’hui et sans présentation. L’idée persistante est de le faire passer pour un pilote alors que ce n’est pas le cas. Est-ce une perruque de ton IP anonyme? » peut-on lire. Visiblement, c’est bien Castany, le broker, l’élément le plus « gênant » des quatre, Pisapia étant partout présenté comme un simple homme de main. Or ce fameux Castany, personne du comité de défense ne souhaitait, bien avant la fuite, le rapatrier comme l’indique un participant à la page Wiki : « bonjour Hilti99, je le sais parce que je suis dans le comité de soutien cité en référence dans l’article. Je n’en suis donc pas sure, j’en suis certaine à 100% !!! Je vous informe donc que le comité de soutien composé de plus de 2000 personnes, soutenu lui même par le SNPL, par AIR FRANCE, et par les affaires étrangères, ne soutient pas du tout PISAPIA et CASTANY. Ces deux là ne touchent aucun financement de quoi que ce soit pour se loger, nourrir ou se défendre. A l’inverse les liens du comité avec l’ambassade sont forts, et jamais les 4 co accusés ne sont reçus en semble : uniquement Pascal et Bruno. De même, les élus français font bien la différence. Simplement, et c’est normal, la protection consulaire est due à tous les compatriotes français, coupables ou innocents ». Etonnante participation qui affirme que le gouvernement français via son ambassade avait déjà aussi… choisi un camp ! De là à en déduire un petit coup de main, ou de fermer les yeux…

Les voilà donc en tout cas en train d’essayer de retrouver en pleine mer le bateau à voiles qu’à dégoté notre as de la sécurité. Il a vu bien grand, notre videur de poubelles fan de biométrie : après avoir hésité tout d’abord en faveur d’un Bavaria 40 ou 41, on découvre, grâce à ses barres arrières doublées, son profil bien plus bas sur l’eau et sa largeur qu’il s’agît plutôt d’un Sun Odyssey 469 de chez Janneau (ils ont voyagé « français » cocorico !), un engin de 14 mètres de long (c’est en effet un 50 pieds) déplaçant 10 tonnes doté de 3 ou 4 cabines (selon l’aménagement souhaité par le client) et doté de presque 1002 de toile… qui ne semble pas avoir été vraiment utilisée. Un bateau à voiles  donné pour 10 personnes et occupé par trois seulement, visiblement : drôle de choix.  En fait, c’est plutôt le moteur Yanmar de 54 cv qui semble avoir fait la traversée… vers Saint Martin, en cinq bonnes journées de retour, car, à l’évidence, le bateau a démarré là son périple. Les vérifications des aménagements intérieurs confirment bien que l’on est à bord d’un Odyssey, avec sa cuisine linéaire à droite de la descente de pont... et ses trois lits double… : on n’a pas lésiné sur le confort (à moins que d’autres « ex-agents soient montés à bord ?). S’il s’agît d’une location, les tarifs sont de 2500 euros la semaine, chez un loueur des îles Vierges au départ de Tortola. En tablant large sur deux, pour l’aller Tortola-Bahihaye (la côte de St-Domingue, puis direction St-Martin et retour à Tortola, on compte donc 5000 euros, pas plus (la pleine saison d’hiver n’est pas encore arrivée !). De Marin en Martinique, c’est à peu près les mêmes tarifs. Le bateau paraît largement disproportionné, donc : aussi songe-t-on plutôt qu’à un engin loué, à un bateau prêté par un des nombreux « amis » (corses ?) que possède le FN  sur place, à Saint-Martin. Au quel cas la note de frais aurait fondu de 5000 euros… Une autre photo prise de la vedette accompagnatrice confirme bien notre découverte : c’est bien un Sun Odyssey 469 qui leur a servi. à s’échapper :

compar

Le forum de Paroles de Gaulois nous a apporté plein de renseignements et des photos inédites de l’expédition, dont celle ci-dessus (quant à leur origine, cela mélange les amis de la famille). Ci-dessous, les photos extraites du forum ayant mis en ligne celles faites par les fuyards durant leur expédition comparées aux dépliants publicitaires) :

bateau décrit

garminComme autres équipements, les lascars avaient un GP Garmin 72H, qu’une de leurs photos montre en gros plan, et pour entrer en relation avec le bateau rapide de touristes un talkie-walkie, type Kenwood ou Sencor SMR 20. On est loin de l’équipement « militarisé » de mercenaires ou de spécialistes de la DGSE. On parle « exfiltration », mais on la réalise avec un bateau d’excursion pour touristes, un voilier de vacances et des gadgets à 100 euros maxi chacun. On est loin, très loin, de la somme totale annoncée par Naudin pour les frais de l’expédition, même en comptant les tickets d’avions, même pris au dernier moment (on apprendra un peu plus loin qu’ils avaient été gracieusement offerts par des pilotes de ligne compatissants…).

plan bateau

Mais il nous a a aussi apporté des détails qui en disent long sur la façon de présenter l’aventureuse expédition, for amateur plutôt que professionnelle :  » Naudin a expliqué que le voilier, en cours de route, s’était retrouvé à cours de gasoil. « Le choix a donc été fait de faire toute la route au moteur, sans doute pour éviter de tirer des bords dans l’alizé. Et sur 500 miles, le réservoir du voilier s’est vidé avant d’arriver à Saint Martin, c’est bien normal car un voilier bien que doté d’un moteur, est fait avant tout pour naviguer à la voile. Naudin dit aussi qu’ils ont fait une escale discrète pour acheter du gasoil. Cette escale a peut-être eu lieu à Tortola (british) plutôt qu’à St Croix (U.S.) puisque Fauret de son côté a dit que pendant tout le temps passé dans les eaux américaines, ils n’étaient pas tranquilles. » La capacité en gas-oil de l’Odyssey est de 240 litres. Un forum US estime la consommation, d’un Yanmar 54 à 1,1 gallon par heure (4,16 litres de gasoil) ce qui donne 57 heures ininterrompues (deux jours) : avec une escale à Tortola, effectivement, et avec 2 fois 240 litres, ça fait bien 4 jours a moteur… ce sont tout sauf de fins régatiers ! Enfin me direz-vous, on ne va pas demander à des aviateurs de se transformer du jour au lendemain en des Tabarly ! la réflexion du posteur amène une autre interrogation : si effectivement une escale a été tentée à Tortola, les passagers du 14 mètres avaient intérêt à avoir leurs papiers en règle. Ce qui ferait aussi de Christophe Naudin le fournisseur des faux passeports dont ils ont été munis pour prendre ensuite l’avion, en deux fois, en prime. Selon le même Naudin, ils auraient récupérées leurs cartes d’identité véritable : pourquoi pas, mais en ce cas, on ne peut que supposer une complicité dominicaine, car la justice locale avait à coup sûr dû les confisquer, comme procédure classique d’assignés à résidence. Si les coûts de location, victuailles ou mazout et tickets d’avions en vols commerciaux de dernière minute paraissent peu élevés pour la facture totale de l’opération, les 100 000 euros annoncés par le même Naudin incluraient donc comme frais annexes du graissage de patte. Exactement ce que laissait entendre l’ancien général à la télévision dominicaine : cette fuite ne peut pas s’expliquer sans corruption à un stade de sa réalisation.

bateaux comparés

prise drogue SeqoyahUne corruption et peut-être bien aussi une protection… de la Marine française ? C’est à quoi on aboutit en effet comme réflexion, à regarder l’étonnant dispositif déployé dans l’arc antillais par les français, mais aussi les américains les canadiens et les anglais. Car dans le secteur, les semaines précédentes, sinon les jours qui précédaient, un navire de la Royale, la frégate Ventôse, a réalisé un score mémorable de saisie de coke. Une vidéo d’interception de bateau à voiles suspect, mise en ligne à la suite de l’intervention du 3 octobre dernier montre en effet l’efficacité des marins pour prendre possession ce jour-là de 808 kg de cocaïne, saisis à bord d’un 15 mètres arborant faussement  pavillon américain. L’annonce médiatique évoquant ce voilier « arraisonné samedi 3 octobre 2015 au matin par la frégate de surveillance « Le Ventôse », dans le cadre d’une action de coopération internationale associant la France, les États-Unis et le Canada. Les moyens des forces armées aux Antilles et de la Douane ont été mobilisés sous l’autorité du Préfet de la Martinique, délégué du Gouvernement pour l’action de l’État en mer ». « Le fruit d’une enquête menée sur une année par les agents de la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED) y était-il ajouté. Le voilier, siglé « Sequoyah – Oklahoma City ». « Listé grâce au concours d’un avion de patrouille maritime CP 140 Aurora des forces armées canadiennes et d’un Falcon 50 de la Marine nationale, le voilier Sequoyah a été intercepté le 3 octobre 2015 au matin par la FS Ventôse. La cargaisosilandran saisie à son bord du sloop s’élève à 808 kg de cocaïne pure. » L’engin était en fait un Beneteau de 51.5 pieds (15 mètres), pour 11 passagers, de type Cyclades, comme le modèle en location sur lîle de Tortola ou Saint Martin, visible ici (pour 4395 dollars la semaine). Un engin fort semblable au yacht de touristes de nos trois compères ! Un bateau de ce type; le « Knot Guilty » fabriqué en 2008 était en vente à Antigua (au nord de la Guadeloupe) pour 169 000 dollars. Il était également proposé en location par Virgin Island Sailing. Le 6 suivant, c’était un go-fast que la frégate avait intercepté avec trente-trois ballots de marijuana, pour un poids de près de 800 kg avec l’aide des USA (« la Joint Inter Agency Task Force South ») Et le 13,  à 400 milles nautiques (740 km) des Antilles c’est un bateau belge (d’un modèle bien plus ancien semble-t-il) qui commençait à entamer sa traversée pour l’Europe que le Ventose avait encore intercepté avec 535 kg de cocaïne pure à bord. « ’équivalent après coupage de « plus de 2,6 millions de sachets de 1 gramme sur le marché de détail », selon le communiqué de la Préfecture.

Là encore, le Falcon 50 de surveillance de la Marine avait joué un rôle prépondérant (2). « Cette opération est la 4e prise en moins de 15 jours réalisée par les forces armées aux Antilles, pour un volume de près de 2,1 tonnes de stupéfiants interceptés. Elle porte le bilan total de cette année 2015 à 8,3 tonnes de drogue interceptées en mer par l’action conjointe des services français dans la zone maritime Antilles, dont 6,3 tonnes par les frégates de la Marine nationale » écrit France-Antilles. voilier

drogue silandraEn avril, l’interception de trois individus à bord du voilier  avait été plus mouvementée : « cette opération est le fruit d’une enquête de deux ans menée par le renseignement douanier français, en lien avec des services espagnols et britanniques. Elle a mobilisé un avion et deux vedettes garde-côtes des douanes mercredi vers 21H00 (heure locale), à quelque 200-220 kilomètres au large de la Martinique. » Les suspects avaient tenté de filer, grâce à la puissance de leur voilier  (eux au moins semblaient savoir naviguer !) : « Il a fallu une bonne demi-heure pour arraisonner le « Silandra » , du fait de sa grande pointe de vitesse poussée par son énorme surface de voile. Il tentait d’échapper à ses poursuivants. Ce qui ne les a pas empêché d’appréhender les trois occupants de l’embarcation en toute sécurité, comme l’ont confirmé Éric Corbaux, le procureur de la République, Gisèle Clément, directrice régionale des garde-côtes pour les Antilles-Guyane, Simon Riondet, chef de l’OCRTIS pour la Caraïbe et Michaël Lachaux, patron de la DNRED et l’amiral représentant le préfet, délégué de l’État pour l’action en mer. » Pas évident en effet : « Les trois suspects, qui se trouvaient à bord d’un voilier de 20 mètres, ont refusé de se soumettre au contrôle. Nous avons dû faire stopper le bateau de nuit, par une mer déchaînée », a raconté à l’AFP Michaël Lachaux, de la DNRED. Dans le bateau, le « Silandra », qui voyageait sous un faux pavillon américain, les forces de sécurité ont trouvé pas moins de 80 ballots dans lesquels la cocaïne était conditionnée. « Il y en avait partout », a-t-on commenté aux douanes ». Selon les douaniers, à bord «  il y en avait partout »… ce que montrent en effet les photos de la saisie (voir ici la vidéo). Selon le Parisien, le Silandra reliait à une autre engeance encore : « les enquêteurs surveillaient un bateau acheté 500 000 euros en liquide, le «Silandra» dont le nouveau propriétaire espagnol était connu pour avoir appartenu à l’organisation séparatiste basque ETA dans les années 80« .  L’homme étant José Luis Folgueras Álvarez,  avec comme compagnon l’espagnol Luis Roberto Sánchez Arija et le vénézuélien  Juan Carlos Yovera. (DNRED (Douane française): la DED permet la saisie de 2,25 tonnes de cocaïne)

Ce jour-là, c’est un Cessna 406  « Vigilant » des douanes (ici le F-ZBGD) qui avait repéré le yacht. La France possède 14 avions de ce type. On peut ici en voir un à l’œuvre en train d’intercepter un go-fast semi-rigide puis un deuxième revenants d’Espagne à vide. Un bateau de cette taille et de cette allure payé en liquide : on croît rêver ! Tout en se disant que des valises de billets peuvent aussi servir à acheter des transporteurs à cocaïne : yachts de 50 pieds, petits bimoteurs à turbopropulseurs, go-fast ou … Boeing 727, pour les plus gourmands !

seizure irlandLes opérations de saisie de coke sont bien le fait d’une coopération entre pays : l’un des plus beaux exemples étant la  longue poursuite en septembre 2014 d’un autre voilier, le Makayabella, un voilier de 60 pieds (18,90m de longueur) battant pavillon des Îles Vierges britanniques, parti du Venezuela et arrêté au large de… l’Irlande, après une surveillance commencée au Portugal puis en Martinique : « la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED), basée à la Martinique. Le groupe de travail fonctionne en collaboration avec un siège international à Lisbonne (Portugal), qui surveille les navires suspects dans les eaux territoriales européennes. Ce bateau faisait l’objet de surveillance, entre autres par les douaniers de Martinique depuis le mois d’août 2013 ». A bord, il y avait une tonne de cocaïne ! Dawne Powell, 56 ans, James Hill, 31 ans, David Webster, 44 ans, et Philip McElhone, 29 ans, arrêtés, seront condamnés à 11 ans de prison. Le couple Powell détenait un autre bateau, le Sea Breeze, acheté 18 000 livres en cash par son mari Stephen, condamné lui à 16 ans de prison. Ils avaient fait preuve d »un bel amateurisme  : le second navire (un 7 mètres à moteur) devait servir à transvaser les 41 ballots de coke et les amener à terre, mais il était bêtement tombé en panne d’essence et avait dû appeler les secours du bateau de sauvetage du RNLI de Rosslare le 19 septembre. La grand-mère de la famille faisait partie de l’équipe !!! Le bateau (un sloop en aluminium) avait été construit… en France, à Antibes (par Ferru Yachting), en 1986, et avait été acheté 140 000 livres (173 000 euros) par les trafiquants anglais du Yorkshire à John Nicholson et Susan Bruce, organisateur de croisières. Le bateau sera racheté par un irlandais 70 000 euros seulement ; le grand gagnant de l’affaire ?

atr72_air_caraibes_grand_casse-b6834Une fois arrivé en vue de Saint-Martin, c’est le débarquement et la montée dans un premier avion pour nos fuyards. Un ATR42 d’Air Caraïbes, pour se rendre à… Fort de France-Lamantin, et prendre un long courrier Airbus A330-300 de Corsair (3) pour rentrer un métropole. En bénéficiant de l’aide, là encore de personnes navigantes selon le Monde « Pour le vol retour vers la métropole, l’équipe de M. Naudin aurait, selon nos informations, utilisé des billets réservés au personnel (les « GP » dans le jargon, pour « gratuité partielle » [ les « GP », même si les choses se sont un peu améliorées, voyagent souvent dans des conditions à la limite de la fraude avec la complicité du personnel de bord]) de la compagnie Air Caraïbes grâce à la complicité d’un commandant de bord, qui les aurait fait monter à bord sans passeport. « Il n’y a pas eu de fraude documentaire », a seulement détaillé de son côté M. Naudin. »… Comme pilotes, on peut penser à quelques uns qui sont liés au Front National, tel l’ineffable William Gachignard, copilote âgé de 43 ans chez Air France,  le porte-parole du fort conservateurs Syndicat national des pilotes de ligne mais aussi conseiller municipal «Bleu Marine» à Compiègne; mais sous le prénom de François… ou bien de Patrick Mignon,  » Commandant de Bord à Air France sur 777, 30 ans de service, 20.000 heures de vol, ancien Instructeur, Contrôleur et Officier de Sécurité des Vols, » venu expliquer ici pourquoi il a fait grève, en oubliant de préciser sa deuxième casquette. Ou sa troisième, vu qu’il est passé lui du FN à Debout la France de Dupont-Aignan, qui, il est vrai ne trouve pas Marine LePen détestable, loin de là. Il est venu sur Boulevard Voltaire, site complotante d’extrême droite (4) pour défendre les deux pilotes. A noter que Air Caraïbes et Corsair ont failli avoir le même patron, Jean-Paul Dubreuil, pilote lui-même de Beechcraft à ses heures. A ses tous débuts,dans les années 80, alors gérée par famille Rossi, la compagnie appelée Corse Air International volait  sur quatre Caravelle SE-210. C’est le A-330 de Dubreuil, aujourd’hui 157e fortune française, qui est devenu le célèbre « Air Sarko One » avant de devenir celui de l’actuel président Hollande. Lors de la tentative de rachat, l’homme de fer de Dubreuil, Marc Rochet, s’était heurté à une question tabou chez les pilotes de Corsair (dont le PDG est un ancien d’Air France) : la productivité, la même qui plombe aujourd’hui Air France et ses syndicalistes FN du SNPL… ironie du sort, de son licenciement par Air France, le PDG  de Corsair avait argué de la perte de ses tickets de vols gratuits ….

clostermannLes pilotes et le FN ? Décidément, c’est la saison des amours : on trouve encore un autre commandant de bord à Air France… et qui possède un nom prestigieux, puisqu’il s’agit de Jacques Clostermann, le propre fils du héros du « Grand Cirque » (décidément, après les guignols voici les clowns !). « Cet ancien pilote de chasse (sur Mirage III), devenu commandant de bord chez Air France, est passé par le RPR puis le Rassemblement Bleu Marine. Il se définit comme un gaulliste souverainiste et social. Pas question toutefois de renier son engagement pour Marine Le Pen. «Je souhaite son accession à l’Élysée et Gilbert Collard est le cordon ombilical qui relie Mon Pays la France au RBM, puisqu’il est président d’honneur de Mon pays la France et secrétaire général du RBM et moi-même je suis administrateur du RBM», explique-t-il. De fait, le RBM se veut une structure d’accueil d’autres mouvements «attachés à la souveraineté de la France et aux valeurs de la République», comme le SIEL (Souveraineté Indépendance et Libertés) animé par Karim Ouchikh, ou le PEC (Patrie et Citoyenneté) présidé par Bertrand Dutheil de La Rochère (5) ancien chevènementiste » écrit l’Express. Renseignement pris, on reste effaré par la tenue de son blog, qui véhicule tous les poncifs extrémistes, notamment islamophobes, et soutient ouvertement Vladimir Poutine. Ou met en ligne sur Twitter une belle couverture signée Minute, sur laquelle figure… Aymeric Chauprade,  qui parle « d’élimination » des français candidats au Jihad… chez Agoravox, j’avais évoqué ici Jacques Clostermann, il était venu soutenir l »UFJ de Philippe Karsenty, l’ami de la furie Pamela Geller, avec  Christian Roger, ancien leader de la patrouille de France (en 1966 sur Fouga ; c’est lui, accroupi !). J’avais alors écrit : « on sait que ça vole bas, au FN, il devrait pouvoir servir à quelque chose…. (6)

Capture d’écran 2015-11-07 à 20.49.57Tout ce déploiement des forces et ces prises réussies quelques jours à peine avant la promenade de santé de nos deux pilotes anciens de l’Aéronavale nous amène à une réflexion évidente, que d’autres ont indiqué également sur le net en termes simples : « ce qui est certain, c’est que personne n’a jugé utile de les prendre en chasse, si les Américains avaient voulu les rattraper, ils l’auraient fait sans aucune difficulté car ils disposent de moyens énormes sur la zone caraïbe, et la croisière n’aurait jamais atteint Saint Martin «  nous a dit « Dany7 ». Et il ne semble pas avoir tort en effet, tant il est impossible à un voilier de ce genre de ne pas subir de surveillance sur le trajet où  a navigué, et ce sur plus de 700 km. Personne à ce jour n’a fait le lien entre la saisie du 3 octobre et la fuite des deux aviateurs à peine deux semaines après, à bord d’un bateau similaire, dans un endroit où plusieurs forces nationales passent leur temps à scruter la mer à l’affût du moindre transfert douteux. Jusqu’à quel point la Marine française ignorait-elle la présence de ce bateau pour ne pas l’avoir intercepté ?ventôse

Le Ventôse:

Depuis juillet 2014, le nouveau commandant de la Ventôse est le capitaine de frégate Yves-Pierre Pilfert, un ancien plongeur-démineur de formation, en remplacement du  CF Savoyant, entré à l’Ecole navale en 1993. Il avait reçu en 2012 la croix de Chevalier de la Légion d’honneur pour son travail à la tête du groupement des plongeurs démineurs de la Manche.   En 2000, déjà, Pilfert avait effectué un stage dans les Antilles contre le narco-trafic, avant même de devenir démineur : c’est un problème qu’il connaît donc très bien.

Une vidéo indiquée par l’ami Fievet soulève des interrogations: c’est celle qu’a enregistrée Philippe Labro sur le sujet. Lui aussi ne comprend pas trop pourquoi ce voilier a pu autant voguer sans être inquiété… semble-t-il, terminant de façon ironique et attristée sur son peu d’espoir de voir un jour la vérité apparaître dans cette incroyable affaire !!!

UnknownCar de tout cela il ressort une chose évidente : l’envahissement des idées du FN au sein même de l’armée, et spécialement de la Marine Nationale (*).

(*) Un article de presse paru en novembre 2013 dans le Figaro Magazine consacré aux« Réseaux secrets du Front national », avait montré qu’il y avait matière à s’inquiéter en effet :  « l’article rappelle évidemment le rôle de l’amiral Jean-Yves Waquet, ancien pacha du Redoutable, « rallié au FN depuis 2008 et candidat à la mairie de Toulon en mars prochain », qui « s’occupe des dossiers de défense pour Marine Le Pen ». (Lire notre article sur le programme Défense du FN).« En coulisses, poursuit l’article, plusieurs piliers du monde militaire travaillent discrètement pour Jean-Yves Waquet. Il est en lien avec quelques officiers supérieurs en activité qui l’ont contacté spontanément. L’amiral est surtout épaulé par un tandem de choc, composé d’un ancien combattant d’Indochine et d’un ancien officier de la DGSE. Le premier, ami de longue date de Jean-Marie Le Pen, cultive ses relations parmi ses ex-comparses. « Nous sentons le pouls des armées en direct », dit-il. Le second, fin connaisseur de l’Asie, rallié à Marine Le Pen depuis 2008, reçoit toutes les études des think tank sur la défense. Les deux sont des membres actifs de plusieurs associations d’anciens combattants, ou de militaires comme la très influente Association de soutien à l’armée française (Asaf), présidée par le général Henri Pinard-Legry, un invité régulier de Radio Courtoisie. Ils soutiennent les critiques virulentes contre les restrictions budgétaires émises par le général Vincent Desportes, ou par les Sentinelles de l’Agora, un groupe d’officiers, relayé notamment par le général Jean-Claude Thomas »…  L’article, cité par le vigilant Daniel Merchet, ajoutait un chapitre après cette mise en garde. Un chapitre aujourd’hui… prophétique : « enfin, le Figaro Magazine nous apprend qu’Aymeric Chauprade, spécialiste de géopolitique exclu de son enseignement au Collège interarmées de défense en 2009, a fait son coming-out, en apparaissant, « pour la première fois », à la tribune de l’université d’été du FN, le 14 septembre. Selon le Fig Mag, Aymeric Chauprade conseille Marine Le Pen « depuis quatre ans ». Ce blog avait, en son temps, critiqué la sanction visant cet intellectuel, sans partager ses convictions. Il nous a confirmé, avant la campagne présidentielle, qu’il s’apprêtait à rejoindre Marine Le Pen, mais ne souhaitait pas alors rendre publique cette information »….  aujourd’hui, il semble passé à l’action, fort de ses soutiens dans  l’armée…

étendard bombe(1) C’est en effet étonnant, mais compréhensible : les marins s’étaient sentis exclus de cette capacité-là, réservée alors aux seuls Mirage IV de l’armée de l’air. Voici ce qu’en a pensé Jean-Louis Saget, pilote d’essai chez Dassault :  « l’Armée de l’air avait donc la bombe atomique sur le Mirage IV. et les marins nous avaient demandé dans le creux de l’oreille: Est-ce que vous ne pourriez pas nous la monter sous l’aile de l’Étendard ? Elle faisait quand même pas loin de 1500 kg!
On l’a mise sous l’aile droite, et sous l’aile gauche on a mis un bidon de 13001, ce qui fait que l’Étendard était catapulté à 11,51, sensiblement au-delà de ses masses normales de catapultage. On avait fait les essais, c’était techniquement pensable, pas facile, mais techniquement pensable. Ça faisait une grosse dissymétrie, ensuite il n’était pas questiobombe atom étendardn d’apponter dans cette configuration. C’est comme ça qu’un jour Goupil s’est fait catapulter devant le général de Gaulle qui passait sur le porte-avions. Ils balancent l’avion avec sa bombe atomique. Évidemment, les aviateurs qui étaient là, tout à fait surpris, de Gaulle, pas au courant… Alors on se catapultait à Bedford avec 11,51, et en plus on avait du vent arrière sur la catapulte, je peux vous dire qu’on avait 5,5 g à chaque coup ! On était chaque fois à la charge limite. Ça s’est bien passé, les qualités de vol étaient bonnes. L’Étendard est un avion finalement très sain, on pouvait lui faire des tas de misères ! ». E
n photo ci-dessus la bombe atomique, dissimulée dans un pot de roquettes. [Melun, octobre 1997]. Et surprise au détour de la biographie de Pascal Fauret, que découvre-t-on ? Ceci « Pilote de chasse – Chef de patrouille – Qualification appontage de nuit – Qualification  nucléaire –Super-Etendard (SUE) »

(2) « En dehors des côtes françaises de la métropole et de la zone Antilles/Guyane, les Falcon 50 de la marine sont aussi régulièrement déployés en Afrique de l’ouest et dans l’océan Indien ».

(3) « D’après nos informations, Christophe Naudin, qui est aussi fin connaisseur dans le domaine des faux papiers et l’usurpation d’identité, était même assis à côté d’eux, à bord des avions qui les ont ramenés à Paris. D’abord sur le premier vol, un vol Air Caraïbes entre Saint-Martin, île franco-néerlandaise des Antilles, et Fort-de-France, en Martinique. Puis sur le second, en direction de la France, un vol Corsair entre Fort-de-France et Orly, arrivé samedi matin ». 

images(4) « fondé par Dominique Jamet, ancien rédacteur en chef au Quotidien de Paris et ancien rédacteur de nombreux journaux (France-Soir, L’Événement du jeudi, Marianne…), est partisan d’une liberté d’expression totale hormis les appels à la haine, à la torture et au meurtre. Au début des années 1980, il a été membre des Comités d’action républicaine de Bruno Mégret/ En juillet 2012, il a rejoint le parti politique Debout la République et en est élu vice-président le 16 novembre 2013. Il sera à la tête de la liste présentée par ce parti aux élections européennes en Île-de-France en 2014 ». Le gag, c’est qu’en 1997, Mignon avait combattu Dupont-Aignan  (qui a aussi été RPR, ne l’oublions pas :  « c’était en 1997. Le jeune Nicolas Dupont-Aignan, qui a ravi la mairie d’Yerres deux ans plus tôt, se présente sous le sigle RPR aux élections législatives. Il a parmi ses adversaires un certain Patrick Mignon, militant Front national. Ce dernier obtient près de 15% des suffrages. Pas assez pour empêcher NDA de l’emporter au second tour face au sortant socialiste. Depuis, les cartes ont été rebattues. L’adversaire FN d’hier est devenu aujourd’hui un allié de Nicolas Dupont-Aignan qui présentait mardi matin les huit candidats que son parti Debout la République (DLR) a investi dans l’Essonne. Patrick Mignon, habitant de Gif-sur-Yvette, est candidat DLR dans la 5e circonscription ».

(5) lié familièrement à Ludovine Dutheil de La Rochère, de la « Manif pour tous » : « elle a lâché un nom à particule pour un autre. Ludovine Dutheil de La Rochère, née Mégret d’Étigny de Sérilly, est la présidente de la Manif pour tous, VRP de la famille MST (mocassins-serre-tête) sur les plateaux de télé où Frigide lui avait chauffé (!) la place. Une barjot de Dieu « aux convictions religieuses traditionalistes », selon son ancien directeur à la revue Commentaire. « Je me situe dans l’Église catholique pleinement et entièrement », répondait-elle dans un portrait que lui consacrait Libération en juin 2013. « Catho tradi, non. Disons plutôt classique, portée par de très fortes convictions chrétiennes avec, parfois, un très fort dogmatisme », rectifie un proche cité par la Croix. » Que ce monde extrême-droitiste est donc petit !!!

(6) Comme le précise ici Peter Davies dans « The National Front in France: Ideology, Discourse and Power » (sorti en 2012) , le père de Clostemann, mort en 2006 avait déjà été récupéré par le FN, bien avant sa disparition : « Au pouvoir, les premiers élus FN n’ont pas eu peur d’agir. Non seulement cela, mais nous pouvons détecter un énorme symbolisme dans les mesures politiques spécifiques. Par exemple, seulement un mois après les élections municipales de de conseillers FN à Marignane sont créées deux nouvelles commissions, qui prennent  la responsabilité du «tourisme» et des «vétérans». La second e décision particulièrement digne de mention, reflétant comme il le fait le respect et la vénération du FN pour tous les Français qui ont combattu et se sont sacrifiés pour la nation. De la même façon, la tâche triviale de renommer des ronds-points , on pourrait  lefaire valoir, a révélé beaucoup sur la philosophie des élus FN. En mars 1996, la presse a révélé qu’un groupe de ronds-points sur l’avenue du 8 Mai à Marignane devaient être renommé d’après quatre soldats morts pour la France: Pierre Clostermann, le général  général, le Maréchal Koenig et Raoul Salan. Cette décision semble confirmer la volonté du conseil d’honorer de grands héros nationaux et, en effet, de révéler ses penchants ».

 

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/grand-guignol-a-punta-cana-5/

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NARCO TERRORISME: l’infiltration reste le moyen le plus efficace pour démanteler une organisation quoiqu’en dise Gérard Schoen, DI de la Douane Française

Pourquoi l’infiltration reste le moyen le plus efficace pour démanteler une organisation narco terroriste (et l’utilisation de drones n’y changera rien)

E. Follis témoigne de sa carrière au sein du service de lutte antidrogue de la brigade des stupéfiants (DEA). Pendant 27 ans, il a négocié des marchés de plusieurs millions de dollars à bord de jets privés, acheté des kilos de cocaïne, est devenu intime avec les plus gros trafiquants de drogue, qui étaient parfois des agents d’Al-Qaida ou des membres de cartels.

Publié le 11 Novembre 2015
Pourquoi l’infiltration reste le moyen le plus efficace pour démanteler une organisation narco terroriste (et l’utilisation de drones n’y changera rien)

Atlantico : L’infiltration est comme un art selon vous. Qu’est ce qui est le plus difficile lorsque l’on est infiltré dans une organisation terroriste comme les narcotrafiquants ?

Edward Follis : J’ai toujours voulu travailler dans l’univers de la police. Quand j’étais chez les marines j’ai travaillé avec la police militaire et c’est là où j’ai commencé les infiltrations. J’ai toujours été fasciné par les drogues, non pas pour en consommer bien entendu. J’étais fasciné par les trafiquants de drogues et leur façon de fonctionner. On rencontre tous les types de criminels dans le marché de la drogue, que ce soit aux Etats Unis ou à l’étranger. Après un diplôme en criminologie je suis devenu un agent de la DEA [Drug Enforcement Administration].

L’infiltration est le moyen le plus fort et le plus méthodique pour comprendre les trafiquants de drogues et les terroristes et leur façon de fonctionner. C’est la façon la plus sûre de pénétrer pour démanteler ces narcotrafiquants dans n’importe quel pays dans le monde. Lorsque l’on est à l’intérieur d’un groupe on a une vue plus claire, compréhensive et plus détaillée qu’à l’extérieur. Vu de l’intérieur on peut constater les faiblesses autant que les forces d’une organisation ainsi que du leader de l’organisation. On a de meilleures possibilités de démanteler l’organisation.

Lorsque l’on est infiltré il faut totalement se fier à son intuition et la petite voix dans sa tête parce qu’il y a tellement de tourments autours. Il faut faire confiance à sa propre intelligence. De plus on ne peut pas gagner la confiance de quelqu’un si on ne leur offre pas une petite partie de soi. Eux même donnent une partie d’eux même en retour encore plus grande. Si on ne fait pas attention pendant une certaine période on peut commencer à développer une véritable relation avec l’ennemi. Il faut toujours mettre des barrières, des paramètres sur soi-même.

Je me suis construit mes propres barrières intellectuelles. Même au moment où le danger était extrême je restais toujours conscient de qui j’étais. C’est comme le jonglage, il faut être suffisamment proche tout en restant très éloigné. En prenant trop de distance on ne peut plus rentrer dans leur monde et être efficace. Il faut donc s’investir au maximum.

°°°
Atlantico: Les nouvelles technologies ont tout bouleversé dans le renseignement. Pour vous piloter un drone c’est comme jouer à un jeu vidéo : en appuyant sur un bouton on tue des personnes. Comment l’infiltration va-t-elle être affectée par celles-ci ?

Edward Follis :Il faut se souvenir de ceci: nous sommes dans un monde de guerre. Il y a la Syrie, des dictatures, Birmanie, des tueries de masse, un nombre énorme d’ennemis qui ont essayé de prendre le contrôle de l’horreur et de profiter du malheur des autres. C’est pour cela qu’il est très important que l’Ouest de l’Europe, l’Australie, les Etats Unis, le Canada continuent à respecter le droit. Quand le droit est absent, nous sommes en plein chaos. Quand le chaos arrive, le pire chez l’être humain arrive et les plus faibles en souffrent. Notre système judiciaire c’est ce qui nous définit en tant qu’individus en Europe de l’Ouest, aux Etats Unis, au Canada. L’utilisation de nouvelles technologies pour tuer ne revient qu’à se débarrasser de quelques personnes. Ce n’est pas le genre de procédé admissible dans un tribunal. Au contraire, tous les infiltrés doivent avoir une passion  qui peut les amener devant un jury et accepter de témoigner. Il faut avoir envie d’être sur une estrade après avoir prêté serment. Si on ne veut pas faire ça, c’est le moment d’être un garde du corps ou tout autre job. Il faut avoir la volonté de côtoyer les bandits, être dans la même pièce qu’eux, gagner leur amitié, comprendre leur fonctionnement, leur financement, comment ils blessent des gens, comment ils transportent de la drogue, tout leur business model. Après tout cela il faut aller dans un tribunal et témoigner devant un juge.

Les nouvelles technologies étaient souvent utilisées pour le maintien de l’ordre. Elles peuvent capturer des dialogues, des infos, des images, des vidéos. Mais pour que les nouvelles technologies soient utilisées pour le maintien de l’ordre, avec notamment l’enregistrement d’une conversation, il faut une autorisation judiciaire. C’est alors admissible, mais il faut quelqu’un derrière les nouvelles technologies. Il faut surtout se rappeler qu’il est difficile d’avoir une influence réelle dans un groupe ou une organisation criminelle.

 On ne peut pas rejeter l’élément humain ainsi que le côté procédural. Les militaires eux oui bien entendu ils peuvent tout démolir, absolument rien laisser. Ils peuvent tout démolir ça ne pose pas de soucis.
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Atlantico: Après avoir lutté toute votre vie contre le trafique de drogue quel bilan peut on faire ? Où en est-on ? Va-t-on réellement en finir un jour avec ?

Edward Follis : L’héroïne, la méthamphétamine, la LSD, l’ecstasy, toutes ces drogues volent des âmes. Elles détruisent totalement la vie des gens. Parce qu’une fois addicts, ils ne pensent à rien d’autre dans leur vie. A chaque moment de leur vie. Elles détruisent tout sur leur passage : des vies, des carrières, des familles, des corps. Les drogues dites plus douces comme l’alcool, le café, la marijuana, n’ont pas le même impact. Les gens peuvent l’observer. Je pense qu’aux Etats Unis avec la marijuana médicale qui devient de plus en plus à la mode, cela devient logique qu’elle devienne légale. Elle doit être régulée par nos représentants et notre gouvernement. Je ne connais absolument personne qui a un minimum de jugeote qui voudrait que les drogues dures soient légales puisqu’elles détruisent les gens.

Je pense que l’éducation et la prévention sont absolument impératives. Elles vont équiper des gens avec un savoir. Mais combien de personnes peuvent réellement contrôler leurs pulsions ? Tout le monde a une addiction. Ça peut être l’alcool, les cigarettes, des films, l’internet, des jeux vidéo, un voyage, foot, baseball. Les gens ont une satiété. Le problème c’est quand on satisfait son appétit avec des drogues dures. Ces moments de satisfaction peuvent aboutir à un esclavage. Pas besoin d’être un scientifique pour savoir ça. Quand j’étais petit, j’avais déjà de la peine pour les addicts. Ce sont toutes les organisations de narco terrorisme qui en profitent. Il n’est pas possible de prendre de la drogue sans être totalement addict. Je suis très fier d’avoir pu passer ma vie dans une mission aussi noble que la lutte antidrogue.

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Gérard Schoen à partir de la minute 4.15

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DNRED (Douane française): décès d’un agent de la DNRED (Echelon de Marseille) dans le Var

Décès d'un agent des douanes dans le Var
Michel SAPIN et Christian ECKERT témoignent aux familles de leur soutien et de leur émotion.

Un terrible évènement vient de nouveau frapper la communauté douanière déjà endeuillée lors des attentats de Paris du vendredi 13 novembre 2015.

Le 23 novembre 2015, à Toulon, alors qu’ils effectuaient une opération douanière de lutte contre le trafic d’armes, des agents de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières de Marseille se sont présentés au domicile du destinataire d’un colis contenant une culasse d’arme automatique. En descendant de son appartement pour réceptionner le colis, le destinataire présumé a fait feu immédiatement sur les agents des douanes. L’un d’eux est décédé et l’autre blessé au bras.

Dans la course poursuite qui s’est engagée, un policier de Marseille a également été blessé.

La personne en cause a été interpellée.

Dans un message qu’ils ont immédiatement adressé aux agents des douanes, le ministre des finances et des comptes publics, Michel sapin, et le secrétaire d’Etat au budget, Christian Eckert, ont fait part de leur soutien aux agents des douanes.

Hélène Crocquevielle, la directrice générale des douanes a fait part de son émotion et de l’émotion ressentie par toute la communauté douanière.

Le communiqué de presse ministériel

Auteur : Bureau de l’information et de la communication
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FRANCIA (Aduana): muere un funcionario de aduanas francés en un tiroteo en Toulon

A.Hernando

Lunes, 23 de noviembre del 2015 – 12:26

  • El tiroteo ha ocurrido en el distrito de Saint-Jean-du-Var, en Toulon.
  • Dos policías han resultado también heridos.
Un funcionario de aduanas de Toulon, en Francia, ha muerto este lunes en un tiroteo desencadenado por un registro, según ha informado la prensa internacional. El tiroteo se ha producido después de que la policía acudiera a la casa del presunto asesino, que estaba siendo vigilado por los servicios de aduanas.

El hombre, que ha sidoarrestado, ha abiertofuego con un m16 al tratar de huir de las autoridades. En eltiroteotambién han resultadoheridos dos agentes de Policía, según ha informadoelportalfrancés Var-matin.

Las primeras informaciones apuntan a que el detenido estaba implicado en una operación de venta ilegal de armamento y tenía un largo historial. Asimismo, el fiscal y el asistente de Dirección Departamental de Seguridad Pública se han desplazado al lugar donde se ha producido el tiroteo, que ha sido acordonado.

http://noticias.lainformacion.com/atentados-en-paris/muere-un-funcionario-de-aduanas-frances-en-un-tiroteo-en-toulon_XEB6OeyqaIWArYJgcnt473/

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FRANKREICH: Zöllner bei Razzia in Toulon getötet

Frankreich: Zöllner bei Razzia in Toulon getötet (Bild: APA/AFP/Franck Pennant)Frankreich: Zöllner bei Razzia in Toulon getötet

Bei einer Razzia in der südfranzösischen Stadt Toulon ist Berichten zufolge ein Zöllner getötet worden. Ein weiterer Zöllner und ein Polizist wurden verletzt, wie das Finanzministerium mitteilte. Der Schütze habe mit einem Sturmgewehr auf die Beamten gefeuert, als diese Montagfrüh sein Haus wegen des Verdachts auf Waffenschmuggel durchsuchen wollten, berichteten französische Medien.

http://www.krone.at/Welt/Frankreich_Zoellner_bei_Razzia_in_Toulon_getoetet-Schuetze_verhaftet-Story-483510

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FRANCE (Customs office): a French customs officer was killed and another seriously injured left injured in a shooting in the southern city of Toulon

French customs officer killed in Toulon shooting A customs officer was shot dead on Monday in Toulon. Photo: France 3/Screenshot
French customs officer killed in Toulon shooting

Published: 23 Nov 2015 12:13 GMT+01:00

The shooting occurred in the Saint Jean du Var neighbourhood of the Riviera town of Toulon on Monday morning.

According to reports the shooting happened during an operation to target arms traffickers.

During the raid, a gunman pulled out an16 assault rifle and began firing on customs officers.

One was killed and another was let seriously injured. There were also initial reports that two police officers were also hurt.

A spokeswoman for France’s customs force, known as the Douanes, told The Local that their officers delivered a package containing part of an automatic weapon to the man’s address, with the intention of making an arrest.

« He answered the interphone but when he came downstairs to pick up the parcel he just opened fire, killing one officer and seriously injuring another, » said the spokeswoman.

« There was then a short chase with police, during which an officer was injured. »

The man is not thought to have been known to police nor was he the subject of a « File S » fore radicalisation.

« It was a fairly routine operation that we carry out all the time to target drug or arms trafficking, » said the spokeswoman.

A police source told BFM TV the shooter was later arrested although another man is believed to be on the run, although the spokeswoman for France’s customs police could not confirm this.

Since the Paris terror attacks on November 13th police have carried out hundreds of raids across the country, many of which have been targeted at arms traffickers, although Monday’s operation was not part of this crackdown.

The French government has been under pressure increasing to stop the flood of arms into the country and to prevent them ending up in the wrong hands.

Dozens of weapons have been seized, including a rocket launcher during one raid in Lyon.

In the Paris region alone nearly 300 searches have been carried out, police chief Michel Cadot said on Monday.

He added there were 10,200 police and 6,400 soldiers deployed across the region that includes the capital — prioritising stations, airports, large public spaces, government buildings, cultural sites, media companies and hospitals

The Local/AFP (news.france@thelocal.com)

source: http://www.thelocal.fr/20151123/toulon-french-customs-official-killed-in-shooting

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FRANCE (Toulon): un douanier tué par un homme armé, le tireur interpellé

La rue Alfred de Musset, à Toulon (Var), où a éclaté une fusillade lundi 23 novembre.

La rue Alfred de Musset, à Toulon (Var), où a éclaté une fusillade lundi 23 novembre. (GOOGLE STREET VIEW / FRANCETV INFO)

Toulon : un douanier tué par balles lors d’une opération liée au trafic d’armes

Mis à jour le 23/11/2015 | 14:36 , publié le 23/11/2015 | 11:57

Pascal Robinson, agent de la DNRED (Douane française) a été tué, lundi 23 novembre, lors d’une intervention dans le cadre d’une enquête pour trafic d’armes dans le quartier de Saint-Jean-du-Var à Toulon (Var). L’agresseur, qui possédait un gilet pare-balle, aurait ouvert le feu avec une arme de type M-16, le fusil d’assaut de l’armée américaine, retrouvée sur les lieux, a précisé le procureur de Toulon, Xavier Tarabeux.La fusillade a eu lieu alors que les douanes effectuaient une « livraison surveillée ». Les douaniers de Marseille se sont fait passer pour le transporteur afin de livrer un colis commandé à l’étranger contenant une culasse d’arme automatique, a dnredprécisé une source policière. Le tireur a été interpellé à proximité après avoir tenté de prendre la fuite.
Deux policiers blessésSelon le syndicat Alternative police-CFDT, cinq douaniers sont intervenus à 10h30 pour ce « coup d’achat » dans un appartement quand l’un d’eux a été tué par un homme armé d’un pistolet de type Glock.A ce stade « aucun élément recueilli » par les enquêteurs ne permet de relier ces faits à un éventuel acte terroriste, a-t-il souligné. Un deuxième douanier a été blessé par ces tirs, et transporté en urgence à l’hôpital à l’arrivée des secours. Un policier a également été blessé par balle, plus légèrement, au bras, lors de l’interpellation.Le tireur, âgé de 33 ans, connu de la justice pour des affaires d’usage de drogue et d’outrage à des policiers, a été placé en garde à vue. Les tirs ont eu lieu en bas de l’immeuble de l’agresseur, dans la rue Alfred de Musset, selon Var Matin.

http://mobile.francetvinfo.fr/faits-divers/toulon-un-douanier-tue-par-balles-lors-d-une-operation-des-douanes_1188667.html#xtref=acc_dir

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PLUS http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/11/23/01016-20151123ARTFIG00096-toulon-un-douanier-tue-par-un-homme-arme.php

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TURQUIE: deux tonnes de Captagon, la « drogue des jihadistes » saisies

La police antidrogue a mis la main sur 10,9 millions de comprimés de Captagon dans la province de Hatay, rapporte le quotidien turc Hürriyet ,citant le ministère de l’Intérieur vendredi.

Des pilules de Captagon au bureau des forces de sécurité intérieure à Beyrouth (Liban), le 11 juin 2010.
Des pilules de Captagon au bureau des forces de sécurité intérieure à Beyrouth (Liban), le 11 juin 2010. (JOSEPH EID / AFP)

Mis à jour le 20/11/2015

Résistance à la fatigue, déshinibition… Près de 11 millions de comprimés de Captagon, une drogue utilisée par certains jihadistes en Syrie, ont été retrouvés dans la province d’Hatay en Turquie, près de la frontière syrienne, rapporte le quotidien Hürriyet, qui cite le ministère de l’Intérieur turc, vendredi 20 novembre.

Les policiers ont saisi un premier lot de 7,3 millions de comprimés dissimulés dans 1 300 filtres à huile de moteur mercredi. Produits en Syrie, ils étaient destinés aux pays du Golfe. Le second lot a été découvert le lendemain dans un dépôt. Deux Turcs et un Syrien soupçonnés d’être des trafiquants ont été placés en garde à vue.
Facile à fabriquer et rentable

Le Captagon est l’une des drogues les plus populaires au Moyen-Orient et son commerce représente également une importante source de revenus pour certains groupes prenant part à la guerre qui déchire la Syrie depuis 2011. Lancé dans les années 1960, il contient de la fénétylline, un stimulant de synthèse que l’organisme humain métabolise en amphétamine.

Facile à fabriquer, il suffit de connaissances basiques en chimie et d’un peu de pratique pour produire le stupéfiant dans un laboratoire clandestin. De plus, « un sac de 200 000 pilules rapporte un demi-million de dollars, alors qu’il ne faut que quelques milliers de dollars pour le produire », explique un spécialiste libanais des mouvements jihadistes, interrogé dans un reportage d’Arte.

Cependant, le Captagon n’est sans doute pas utilisés par tous les islamistes, puisque contraire avec les préceptes du groupe Etat islamique, « L’Etat islamique est contre l’usage des drogues. Certains ont été châtiés pour avoir fumé une simple cigarette », indiquait le spécialiste de l’Etat islamique Romain Caillet à francetv info en mai.

http://www.francetvinfo.fr/monde/terrorisme-djihadistes/deux-tonnes-de-captagon-la-drogue-des-jihadistes-saisies-en-turquie_1184641.html

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NARCOFINANCEMENT: comment la Belgique est devenue le sanctuaire du désastre

Il serait temps de s’occuper « vraiment » de l’économie de la drogue messieurs du TRACFIN et de la DNRED !

Perquisition rue Delaunoy à MolenbeekComment la Belgique est devenue le sanctuaire du désastre

Par Pierre Vermeren

FIGAROVOX/TRIBUNE – Alors que plusieurs des terroristes ayant commis les attentats de Paris appartiennent à une filière basée à Bruxelles, Pierre Vermeren analyse le rôle de la Belgique comme base arrière du djihadisme.


Normalien et agrégé d’histoire, Pierre Vermeren est professeur, spécialiste de l’histoire du Maghreb contemporain à l’université de Paris-I Panthéon-Sorbonne et membre du laboratoire IMAF (Institut des mondes africains). Il a vécu au Maroc, en Égypte et en Tunisie. Derniers ouvrages publiés: Idées reçues sur le monde arabe, Le Cavalier Bleu éditions, 2012 et De la guerre d’Algérie aux printemps arabes, Odile Jacob, novembre 2015.


Depuis des années, la Belgique, qui subit le terrorisme islamiste, est pointée du doigt par les services de renseignement européens et maghrébins. Elle abriterait des foyers de radicalisation et de narcotrafic à Bruxelles, à Anvers et en Wallonie. Les autorités marocaines sont très inquiètes devant la radicalisation hors de contrôle de leurs ressortissants, qui versent dans le crime organisé, le salafisme voire le chiisme, en rupture complète avec leur islam. Les géographes questionnent la dynamique de la communauté marocaine de Belgique, majoritaire dans les berceaux du grand Bruxelles, alors qu’à l’inverse de la France et de l’Espagne, la Belgique n’a pas de passé colonial marocain. Pourquoi la Belgique compte-t-elle plus de 500 000 Marocains, 1 habitant sur 20, et pourquoi sont-ils nombreux à verser dans un radicalisme hors de contrôle? L’histoire, l’origine et les activités des Marocains de Belgique expliquent le sanctuaire salafiste de Molenbeek, le Moulin du ruisseau.

En mars 1912, la France place l’Empire chérifien sous «protection», et concède le nord du pays, le «Rif», à l’Espagne. Ce Maroc espagnol est coupé en deux: le pays jebala arabophone à l’Ouest, le pays berbère du Rif à l’Est. Cette montagne méditerranéenne pauvre et très peuplée vit d’expédients et de trafics marchands, à l’instar de la Corse ou de la Kabylie. Des dizaines de milliers de Rifains s’embauchent chaque année en Oranie française pour travailler la vigne ou dans les mines de la région. Les Espagnols laissent faire. Quand, après la Grande guerre, ils se décident à «pacifier» la région, leur armée se fait massacrer à Anoual en juillet 1921 (12 000 morts). Avec les armes récupérées, Abdelkrim proclame un Etat, la République du Rif, et son armée. En cinq ans de guerre, l’Espagne se déchaîne contre les Rifains, qui reçoivent les surplus de gaz moutarde bradés par l’Allemagne. Mais rien ne venant à bout des Rifains, ils portent la guerre au Maroc français. Lyautey est destitué, remplacé en urgence par Pétain, qui mobilise une armada franco-espagnole ultra moderne, qui débarque à Al Hoceima, répétition du 6 juin 1944. Les Rifains, écrasés par des centaines de milliers d’hommes, reprennent leur exode saisonnier vers l’Oranie. Toutefois, Franco sait les utiliser par dizaines de milliers dans sa guerre d’Espagne pour nettoyer et conquérir au couteau les tranchées et les villes républicaines.

Lorsque la guerre d’Algérie ralentit puis interdit la migration vers l’Algérie en 1956, la misère s’abat sur le pays, poussant les plus téméraires vers le Nord. Les houillères françaises du nord en plein boum embauchent des milliers de Marocains du Rif, où ils rejoignent les kabyles. A l’inverse de ces derniers, originaires de la région la plus francophone d’Algérie française, les Rifains berbérophones, voire hispanophones, ne pratiquent qu’un français minimaliste. Ils se réfugient dans leur religion austère et conservatrice, hermétique au réformisme musulman qui gagne le Maroc français. Pire, à l’indépendance du Maroc, quand le Rif se soulève pour ses libertés, le Rif fait l’objet d’une guerre livrée par les forces armées royales d’Oufkir et du futur Hassan II, en 1958 et 1959, aidées par l’armée française. Le Rif reçoit cette fois du napalm. On relève des milliers de morts. La haine que se vouent les Rifains et le roi du Maroc est si forte qu’en 38 ans de règne (1961-1999), Hassan II ne se rend pas dans le Rif, refuse d’y investir et d’équiper le pays. Il ne lui laisse que le monopole du kif accordé par son père.

Peuple abandonné et livré à lui-même, les Rifains émigrent comme leurs aînés. Ils s’installent dans le nord, puis suivent l’emploi vers les houillères de Wallonie, et enfin dans les Flandres et aux Pays-Bas en plein boom. Le Benelux et le Nord Pas de Calais comptent en 2015 près d’1,5 millions de «Marocains», en majorité Rifains. Après 1968 et la chute de la French Connection, les chimistes corses passés dans le Rif transforment le chanvre en pâte base pour l’exportation. La commercialisation du haschisch suit l’émigration rifaine, ouvrant les portes des marchés européens en Espagne, en France et au Benelux. Avec Anvers, la Belgique devient une plaque tournante. Le commerce et le trafic de drogue deviennent inséparables, et ces activités pallient les licenciements qui frappent en masse mineurs, sidérurgistes et salariés du textile. Les Rifains se concentrent dans des quartiers qui s’homogénéisent à Roubaix, Tourcoing, Bruxelles-Molenbeek, Rotterdam, Liège… Une partie de cette jeunesse belge frappée par le chômage et la crise se tourne vers le fondamentalisme religieux, alors que la police belge n’a aucune expérience en la matière, à l’inverse de la police française plus expérimentée, et qui laisse travailler les services marocains auprès de leurs ouailles.

Austérité ancestrale et culture insulaire, hostilité viscérale au régime marocain et à son islam, rejet de l’Etat qui rappelle la Sicile, liberté religieuse à tous vents, réseaux mafieux structurés par 40 ans de business (10 milliards de $ de chiffre d’affaires annuel) au profit des maffias du Rif et de leurs obligés, du Maroc au Benelux, liberté de mouvement depuis Schengen, absence de surveillance policière efficace, antécédents historiques désastreux, ressentiment, culture de la violence dans un univers hostile, chômage de masse… la base arrière de Molenbeek a une très longue histoire. Pour la première fois, il va peut être falloir poser la question de l’économie de la drogue.

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FRANCE: un Arrêté du Samedi 14 novembre 2015 autorise l’utilisation d’antidotes injectables contre les neurotoxiques de guerre | Les moutons enragés

Suivant les dernières informations,l’utilisation de sulfate d’atropine en solution injectable de 40 mg/20 ml vient d’être autorisée en France, cette solution est un antidote aux neurotoxiques organophosphorés. Cela ne signifie pas qu’un risque d’attaque chimique soit imminent, mais que l’état français se prépare à toute éventualité, surtout à l’approche de la COP21. En effet, Manuel Valls a expliqué que cela n’était pas terminé et que d’autres frappes pourraient avoir lieu dans les jours et les semaines à venir. Mais si l’avertissement est lancé, aucune précision n’est donnée sur le type d’attaque à envisager, tout simplement par ce que tous les scénarios seraient donc envisagés. C’est donc par mesure de précaution que cet Arrêté est passé, maintenant, les termes sont relativement techniques, des précisions sont donc les bienvenues dans les commentaires.

British_infantry_advancing_at_Loos_25_September_1915Image d’illustration: utilisation des armes chimiques durant la première guerre mondiale

Arrêté du 14 novembre 2015 autorisant l’utilisation de sulfate d’atropine, solution injectable 40 mg/20 mL PCA antidote des neurotoxiques organophosphorésNOR: AFSP1527645A

La ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes,
Vu le code de la santé publique, notamment son article L. 3131-1 ;
Vu le code de la sécurité intérieure, notamment son article L. 721-2 ;
Considérant l’accueil sur le territoire français de la 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique de 2015 (COP21/CMP11) du 30 novembre au 11 décembre 2015 ;
Considérant l’accueil sur le territoire français d’un sommet de chefs d’Etat, préparatoire à la COP21, le 29 novembre 2015 ;
Considérant que le risque d’attentats terroristes et le risque d’exposition aux neurotoxiques organophosphorés constituent des menaces sanitaires graves qui appellent des mesures d’urgence ;

Considérant les données disponibles sur le sulfate d’atropine, solution injectable 40 mg/20 mL PCA comme antidote spécifique dans les intoxications aiguës par les anticholinestérasiques (insecticides organo-phosphorés, neurotoxiques de guerre et carbamates) ou par les médicaments parasympathomimétiques ou cholinomimétiques, dans un contexte d’urgence ou de catastrophe ;
Considérant que, malgré l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché français délivrée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé pour le sulfate d’atropine 40 mg/20 mL PCA, les contraintes de fabrication et d’étiquetage ne permettent pas sa mise à disposition dans des délais compatibles avec l’organisation de la COP 21 ;
Considérant qu’aucun autre médicament adapté à la prise en charge en urgence n’est à ce jour autorisé en cas d’exposition de personnes à des neurotoxiques organophosphorés (insecticides organo-phosphorés, neurotoxiques de guerre et carbamates, médicaments parasympathomimétiques ou cholinomimétiques) et qu’il convient de prendre toute mesure utile pour prévenir les atteintes graves pour la santé, en cas d’exposition d’un nombre potentiellement important de victimes à des neurotoxiques organophosphorés,

Arrête :

Article 1

A titre dérogatoire, le sulfate d’atropine solution injectable 40 mg/20 mL PCA, fabriqué par la Pharmacie centrale des armées, peut être acquis, stocké, distribué, prescrit, dispensé et administré pour la prise en charge des personnes exposées à des neurotoxiques organophosphorés (insecticides organo-phosphorés, neurotoxiques de guerre et carbamates, médicaments parasympathomimétiques ou cholinomimétiques), par les professionnels de santé intervenant dans le cadre des services d’aide médicale urgente, conformément au protocole prévu à l’article 3 du présent arrêté.

 

Article 2

Le service de santé des armées approvisionne l’Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires qui met à disposition des services d’aide médicale urgente le sulfate d’atropine, solution injectable 40 mg/20 mL PCA.

Article 3

Le service de santé des armées est chargé, pour le médicament mentionné à l’article 1er :
– de l’élaboration et de la mise en place d’un protocole d’utilisation ;
– de l’enregistrement et de l’analyse de toute déclaration de pharmacovigilance transmise au SSA dans les conditions prévues par l’article 4.

Article 4

La traçabilité du médicament mentionné à l’article 1er est assurée par le service de santé des armées.
Le recueil des effets indésirables et leur transmission à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé et au service de santé des armées sont effectués par les professionnels intervenant dans le cadre des services d’aide médicale urgente ou par les professionnels de santé prenant en charge les patients.
Le suivi nominatif d’utilisation du médicament mentionné à l’article 1er est assuré par les professionnels intervenant dans le cadre des services d’aide médicale urgente.
A la demande du directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, le retrait des lots est mis en œuvre par le service de santé des armées.

Article 5

Le directeur général de la santé et le directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 14 novembre 2015.

Pour la ministre et par délégation :

Le directeur général de la santé,

B. Vallet

Source: Légifrance

Ce que sont ces gaz:

C’est quoi une arme chimique ? L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) définit les armes chimiques comme étant « tout produit chimique toxique » pouvant « causer la mort, des blessures, une incapacité temporaire ou une irritation sensorielle par son action chimique ». Ces armes sont « généralement considérées comme des armes de destruction massive », selon les Nations unies.

Quels sont les différents types d’armes chimiques ? L’OIAC les classe en plusieurs catégories : les agents suffocants, vésicants (irritants), hémotoxiques (qui empoisonnent le sang) et neurotoxiques. Ces derniers, dont font partie le gaz sarin, le soman et le VX, sont les plus connus. Ces gaz neurotoxiques organophosphorés agissent sur les cellules nerveuses et peuvent entraîner la mort rapidement. Le gaz sarin, par exemple, crée un blocage « au niveau de transmission musculaire », créant « des contractures qui peuvent bloquer les muscles qui contrôlent la respiration », explique à Europe1.fr le toxicochimiste André Picot. Leur fabrication, à base de phosphore et de produits à base de carbone, est plutôt « facile », « mais le plus dur, c’est de le purifier », note le chimiste.

Tous très toxiques, les gaz neurotoxiques peuvent être diffusés sous forme liquide ou sous forme d’aérosols, et peuvent être inhalés ou absorbés par la peau. Pour le gaz VX, une seule petite goutte, de la taille d’une tête d’épingle, est suffisante pour tuer. Pour se soigner, il faut un antidote contenant de l’atropine, « un médicament très utilisé mais de manipulation un peu délicate », précise André Picot.

Article complet sur Europe1

Cet article nous apprend également que l’utilisation de ces armes sont maintenant interdites, ce qui n’a pas empêché son utilisation à plusieurs reprises ces dernières années: « Depuis 1993, le droit international interdit l’utilisation des armes chimiques. Mais six pays n’ont pas signé la Convention sur l’interdiction des armes chimiques : le Soudan du Sud, l’Angola, l’Égypte, la Corée du Nord, la Somalie et … la Syrie. »

Il y a plusieurs types de NOP (pour neurotoxiques organophosphorés), les « agents G », les « agents V », et les IVA.

  • Les agents G: La plupart sont volatils ou s’évaporent rapidement le plus volatile, le Sarin, s’évapore moins vite que l’eau! * Constituent un risque “vapeur”
  • Les agents V: Ils ont la consistance de l’huile de cuisine. Ils s’évaporent lentement comme l’huile. Pas de risque “vapeur” sauf en cas de grosses chaleurs
  • Les IVA sont des intermédiaires, IVA signifiant intermediary volatility agents
Les informations complémentaires ainsi que les méthodes de soins sont disponibles en fichier PDF sur le site de la Société Française des Infirmier(e)s anesthésistes.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas la PCA Pharmacie Centrale des Armées qui va gérer les antidotes:

Pour en apprendre plus sur le sujet, je vous conseille également ce fichier PDF de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé.

http://lesmoutonsenrages.fr/2015/11/16/un-arrete-du-samedi-14-novembre-2015-autorise-lutilisation-dantidotes-injectables-contre-les-neurotoxiques-de-guerre/

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NARCOTRAFIC (Gibraltar): reportage sur les traqueurs de haschich dans le détroit de Gibraltar

Rédaction du HuffPost Maroc avec AFP

BATEAU ESPAGNE
La vedette fait rugir ses moteurs, la caméra thermique scrute la mer et la nuit: dans le détroit de Gibraltar où prospèrent les trafics, la police espagnole traque le haschich qui arrive du Maroc en énormes quantités. Passé minuit, les caméras et les radars qui surveillent la côte détectent une embarcation suspecte. Le centre de contrôle informe la Guardia civil au port d’Algesiras, à l’extrême sud de l’Espagne.

« Ils cherchent sûrement un endroit où débarquer la marchandise », dit Jesus, un des policiers de garde qui tient à protéger son anonymat. Ils sont trois à sauter à bord d’une vedette dotée de deux puissants moteurs de 300 chevaux, avant d’allumer une caméra infrarouge. Claudio, le pilote, conduit debout, tendu, une main sur le gouvernail, l’autre sur le levier d’accélération. Entre les lumières du port d’Algesiras et celles de l’enclave britannique de Gibraltar, le bateau vole à la surface de l’eau, laissant un épais sillage d’écume.

« Braque le projecteur là-bas », crie Jesus quand soudain ils localisent un canot pneumatique sans lumière. Ses deux occupants, vêtus de combinaisons de flottaison, ne résistent pas. Mais à bord, les agents ont beau balayer la surface de l’eau de leur projecteur, ils ne trouveront rien. La cargaison a probablement été jetée à l’eau. Cette fois, c’était sans doute du tabac de contrebande.

Emmenant les deux suspects et leur embarcation, la vedette rentre au port. Mais parfois, les opérations se révèlent plus violentes, et même mortelles. Pour passer le haschich produit dans la chaîne du Rif, les trafiquants utilisent des embarcations pneumatiques de 8 à 12 mètres de longueur, qui comptent jusqu’à cinq moteurs et sont capables d’atteindre les 60 noeuds (plus de 110 km/h).

Leurs grandes organisations emploient une cinquantaine de personnes – pilotes, porteurs, chauffeurs, guetteurs – pour débarquer des cargaisons d’une ou deux tonnes, en ballots de 30 kg, explique à l’AFP le lieutenant Pablo Cobo, chef de l’équipe chargée de la délinquance organisée et de la lutte antidrogue. Chaque kilo se revendra 1.600 euros dans la rue, dit-il.

Poursuites mortelles

La police emploie aussi des hélicoptères pour « mieux poursuivre les embarcations et éclairer la zone », dit M. Cobo. Les appareils, équipés de flotteurs pour le cas où ils toucheraient l’eau, volent au ras des vagues pour obliger, par le souffle des pales, la vedette en fuite à changer de cap.

Le 9 août, une course-poursuite de ce type s’est achevée sur une plage de Gibraltar, suscitant des protestations de Londres contre l’entrée d’agents espagnols dans l’enclave disputée. « Ce sont des situations à risque, du fait de la vitesse, d’une mer mauvaise, des manœuvres des trafiquants qui tentent d’éperonner notre bateau », dit Antonio, un autre garde civil.

Depuis peu, ils ont même appris à faire décoller leur bateau pour qu’il s’écrase sur celui des policiers. Il arrive qu’ils lancent des objets contre le rotor de l’hélicoptère. Cela a causé la chute d’un appareil et la mort d’un agent il y a quelques années, rappelle Jesus. Des pilotes employés par les « narcos » ont aussi trouvé la mort en mer, des jeunes hommes de 20 à 30 ans attirés par une paie de plusieurs milliers d’euros dans une zone à 40% de taux de chômage, dit-il.

Selon un rapport de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, « au cours des dernières décennies, le Maroc est devenu le premier producteur et exportateur mondial de résine de cannabis, ou haschich ». La majeure partie de sa production passe en Europe, par le détroit de Gibraltar et le reste débarque sur les côtes andalouses.

En 2013, l’Andalousie a saisi 262 des 319 tonnes de haschich confisquées en Espagne. Et en 2012, 73,7% des saisies de haschich en Europe avaient été réalisées en Espagne, selon le ministère de l’Intérieur.

Jouant au chat et à la souris avec les policiers, les trafiquants surveillent les mouvements des patrouilles, s’aventurent sur des voies non navigables, et parfois, font sortir en mer des vedettes « leurres » sans aucune marchandise à bord. En été, profitant des bonnes conditions maritimes, ils utilisent aussi des scooters des mers, plus difficiles à détecter. Quitte à emmener par la même occasion des passagers clandestins.

« Une moto peut transporter quatre ballots de cannabis et deux migrants », explique Jesus. « Quand ils arrivent à terre, ce sont eux qui se chargent d’emmener la marchandise à l’acheteur, pour payer ainsi leur passage ».

12% des saisies mondiales de cannabis au Maroc

En 2014, plus de 450.000 doses de substances psychotropes ont été saisies par les autorités marocaines selon l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS). Le royaume ne précise pas le type de substances dont il s’agissait, mais indique qu’elles étaient dissimulées dans des véhicules à moteur. Le Maroc est aussi passé de 11% des saisies mondiales de résine de cannabis en 2012, à 12% en 2013.

L’Afrique du Nord demeure la sous-région d’Afrique où ont été saisies les plus grandes quantités de résine de cannabis. Celle-ci alimente à la fois la consommation locale, mais fait aussi l’objet de contrebande, principalement à destination de l’Europe.

http://www.huffpostmaghreb.com/2015/08/25/traqueur-haschich-detroit-gibraltar-reportage_n_8036054.html

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Here’s the latest drug runner toy from Europe …

Photo of a High Speed Boat Used to Smuggle Drugs-Truth!

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