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L’or du crime, profits d’Etat

Biens confisqués:
Chaque pays doit également se donner
«les moyens de dépister, geler, gérer et confisquer les produits du crime»
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Les biens saisis en FrancePar Emmanuel Fansten , Alexandre Léchenet et BIG, Infographie 15 décembre 2015 à 19:46
 Les biens saisis en France BiG

Décryptage.

Le crime n’a jamais autant rapporté à l’Etat. En 2015, selon Bercy, la vente de biens confisqués car issus d’activités criminelles, a permis de faire rentrer plus de 20 millions d’euros dans les caisses publiques, deux fois plus que l’année précédente. «Il est moral que les biens achetés grâce à l’argent de la délinquance soient confisqués puis revendus au profit du budget de l’Etat», se félicite Michel Sapin, le ministre des Finances. L’argent réaffecté aux comptes publics pourrait cependant être bien supérieur. L’an dernier, les services de police et de gendarmerie ont en effet saisi 458 millions d’euros de biens, plus de vingt-six fois le montant récupéré par Bercy. Immeubles, bateaux, voitures de sport, assurances vie… (voir infographie ci-dessus), le volume des avoirs criminels gelés par la justice ne cesse d’augmenter. Sauf qu’en bout de chaîne, seule une partie de ces biens est effectivement confisquée et vendue au profit de l’Etat.

En collaboration avec plusieurs médias européens (1), Libération a mené un audit sur la situation propre à chaque pays et mutualisé les chiffres obtenus. On estime aujourd’hui à 4 milliards d’euros la valeur globale des avoirs saisis en Europe. Une tendance lourde, qui modifie en profondeur la lutte contre la délinquance.

Des saisies en hausse

Après l’Italie, la France est un des pays pionniers dans la lutte contre le produit du crime. Un des plus actifs aussi. «Ce gouvernement travaille d’arrache-pied à priver les délinquants de leurs biens mal acquis, se targuait Manuel Valls à la mi-octobre. En trois ans, les saisies d’avoirs criminels ont été multipliées par trois». Des chiffres qui reflètent une inflexion politique relativement récente. Pendant longtemps, les saisies n’existaient quasiment pas au stade de l’enquête judiciaire. Seul le produit du crime était intercepté, les stupéfiants typiquement, ou la voiture ayant servi à un «go-fast». Désormais, tout bien en lien avec l’infraction, même indirectement, peut être confisqué.

Au sein de la Direction centrale de la police judiciaire, un service est spécialement dédié à cette tâche : la Plateforme d’identification des avoirs criminels. Dotée d’une vingtaine d’agents et d’une dizaine d’antennes régionales, cette structure mixte police-gendarmerie est un service opérationnel capable d’intervenir directement ou en appui. Dans le cadre de leurs enquêtes, policiers et gendarmes peuvent aussi s’appuyer sur les groupes d’interventions régionaux, dont la mission est d’éplucher le patrimoine des délinquants grâce aux fichiers fiscaux et bancaires. Une estimation indispensable pour évaluer en amont ce que peut rapporter une enquête.

Limitées au départ à la criminalité organisée, notamment le trafic de drogue, les saisies se sont progressivement étendues à la délinquance en col blanc. «Aujourd’hui, en valeur, les stups représentent à peine 15 % des saisies, indique un haut responsable policier. En termes de gains, les dossiers financiers type blanchiment ou escroquerie ont pris une place prépondérante.»

Les policiers notent également une montée en puissance des saisies dans les affaires de grande fraude fiscale. Même si la villa des Balkany, le bateau de Takieddine ou certains biens mal acquis africains restent des cas exceptionnels. Cette grande délinquance transnationale, très organisée, reste d’ailleurs la plus difficile à combattre. Rompus aux techniques de dissimulation et bardés d’avocats fiscalistes, les plus gros fraudeurs s’abritent derrière une cascade de trusts et de sociétés écrans pour dissimuler leur patrimoine. Ces dernières années, le volume des avoirs saisis par les policiers et les gendarmes n’en a pas moins augmenté de façon vertigineuse : 154 millions d’euros en 2010, 247 en 2011, 291 en 2012, 357 en 2013 puis 458 l’an dernier. Avec un bémol toutefois, comme dans tous les autres pays : à peine 20 % des biens saisis sont effectivement confisqués aux délinquants par la justice.

Des confiscations plus rares

Longtemps dépourvues de tout cadre juridique et laissées à l’appréciation des magistrats, les saisies judiciaires sont désormais encadrées. La loi du 9 juillet 2010, qui vise à faciliter les procédures, a eu pour principal effet la création de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc). Placé sous la double tutelle de la Justice et du Budget, cet établissement public indépendant est chargé de gérer et de vendre les biens saisis. Pour la justice, il s’agit à la fois de mieux appréhender les profits générés par la délinquance et de renforcer l’effet dissuasif de la sanction pénale.

«Au départ, l’idée était moins de remplir les caisses de l’Etat que de lutter efficacement contre le crime, explique Charles Duchaine, le patron de l’Agrasc. Personne n’imaginait faire des bénéfices.» Cet ancien juge d’instruction à Marseille, connu pour avoir mis en examen Jean-Noël Guérini, a pris la tête de l’agence en juillet 2014 avec pour objectif d’infuser cette nouvelle culture de la saisie dans les enquêtes, notamment à travers les formations dispensées par l’Agrasc aux magistrats.

Autre possibilité inscrite dans la loi de 2010, celle de vendre des biens saisis avant jugement, en particulier quand ils risquent de se déprécier. Concernant l’argent directement saisi, il est placé sur un compte à la Caisse des dépôts et consignations, et les intérêts servent à autofinancer l’Agrasc. Ces sommes n’entrent définitivement dans les caisses publiques qu’une fois le jugement de confiscation prononcé, et sont alors dispatchées entre le budget général de l’Etat et la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives.

Principal problème : les confiscations prononcées lors des verdicts sont très inférieures aux saisies effectuées dans le cadre d’enquête. Faute de jugements d’exécution, nombre de biens sont restitués à leur propriétaire. «Après jugement, le nombre de restitutions est toujours supérieur à celui des confiscations», maugrée un policier. Cette déperdition suscite une double incompréhension : d’un côté les juges reprochent aux policiers de saisir trop largement pour faire du chiffre, y compris vieux scooters ou écrans plasma, compliqués à revendre ensuite. De l’autre, les policiers déplorent que les biens saisis soient aussi rarement confisqués par les magistrats, qui ont tendance à considérer la saisie comme excessive. «Il faudrait que les tribunaux confisquent davantage, dit Duchaine. Cette culture n’a pas encore été intégrée par les juridictions de jugement

Disparités européennes

En Europe, les saisies ont été encouragées par une directive d’avril 2014 sur le gel et la confiscation des instruments et des produits du crime. Ce texte introduit la possibilité de saisir non seulement les biens liés au crime, mais aussi ceux achetés avec les produits de ce crime. Chaque pays doit également se donner «les moyens de dépister, geler, gérer et confisquer les produits du crime». Près de deux ans plus tard, où en est l’application de cette directive ?

Selon l’audit réalisé en collaboration avec nos partenaires européens, les 28 pays de l’UE ont voté une loi sur la confiscation des biens, mais de fortes disparités subsistent entre les Etats. Certains, comme le Luxembourg et le Danemark, n’ont par exemple aucun dispositif de gestion des biens saisis et confisqués. Plus généralement, la philosophie sur le sujet varie d’un pays à l’autre. En Italie, la loi adoptée dès 1996 pour faire face à la mafia permet ainsi de réutiliser les biens confisqués dans un but social. Et quand ils ne sont pas dévolus à des associations, les bénéfices des ventes sont versés au budget du ministère de la Justice et alimentent un fonds d’aide aux victimes des crimes. Alors qu’en Espagne, comme en France, les biens sont rapidement vendus pour alimenter les caisses de l’Etat.

Les biens saisis en Europe

Autre objectif affiché par Bruxelles : faciliter la coopération internationale «en matière de recouvrement d’avoirs». Désormais, les biens peuvent être confisqués dans d’autres Etats au titre de l’entraide pénale internationale. Les magistrats doivent remplir des «certificats de gel», équivalents du mandat d’arrêt européen pour les saisies. «C’est un outil très performant qui impose à tous les Etats membres la décision de saisie d’un immeuble, explique un magistrat spécialisé. Ça permet de sortir du champ trop strict des commissions rogatoires internationales.» En cas de saisie dans un pays étranger, des conventions de partage permettent aux deux Etats partenaires de se répartir les profits. Pour certains gros dossiers, les délais peuvent être très longs. Une villa appartenant à la mafia a ainsi été saisie en 2006 par la France, pour le compte de la justice italienne. En 2014, elle était toujours louée par son propriétaire, un parrain de la ’Ndrangheta (mafia de la région de Calabre, sud de l’Italie). Le bien a finalement été vendu récemment pour 780 000 euros. Une vente en dessous du prix du marché, selon les spécialistes.

(1) Enquête initiée par Dataninja.it, cofinancé par JournalismFund.eu, en collaboration avec l’Espresso , El Confidencial , Stern , France 3 et Libération.

Emmanuel Fansten , Alexandre Léchenet , BIG Infographie

SOURCE:http://www.liberation.fr/france/2015/12/15/l-or-du-crime-profits-d-etat_1421066
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La Suisse raffine l’or illégal de Madre de Dios

Blanchiment

Après avoir tenté de réduire les dégâts sur l’environnement, l’Etat a décidé de s’attaquer aux responsables de cette industrie illicite. Il enquête sur une trentaine de personnes et plusieurs entreprises pour «activité minière illégale» et «blanchiment d’argent», comme le confirme Daniel Linares, membre de l’Unité d’Intelligence financière du Pérou, qui participe à l’enquête effectuée par le ministère public et l’administration fiscale. «Le premier problème, c’est que ces entreprises n’ont payé aucun impôt depuis leur création», explique-t-il. Plusieurs clans familiaux, dont le procès est en cours, risquent près de dix ans de prison pour avoir vendu l’or récolté illégalement à Madre de Dios. Différentes sociétés sont concernées: Oro Fino, Arturo Ortiz Ortiz, Los Poderosos. Ainsi qu’une plus grande, Universal Metal Trading (UMT).

Ce n’est pas tout. Daniel Linares «soupçonne que pour financer l’extraction de l’or à Madre de Dios, ces entreprises ont eu recours à l’argent provenant du trafic de drogue». Dans un pays encore traumatisé par les exactions du Sentier Lumineux, la guérilla liée au trafic de la coca, la question est explosive. L’une des personnes actuellement poursuivies par les autorités, Luis Esteban Gallardo, a été condamnée à huit ans de prison en 2008 pour avoir blanchi l’argent du narcotrafic en achetant puis en revendant pour un million de dollars d’or. La presse nationale parle de «mafia».

Pourquoi le Pérou a-t-il attendu tant d’années avant de poursuivre ces clans? «Il n’existait tout simplement pas de loi pour condamner ces personnes», répond Julio Arbizu, le tout nouveau procureur anticorruption. Jeune et fringant, l’homme est bien décidé à imposer la tolérance zéro. Mais cet arsenal législatif a pris des années à être mis en place. Le délit de mine illégale n’est entré en vigueur qu’au mois d’avril 2012.

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Avatar de Marie MaurisseMarie Maurisse

Le procureur Julio Guzman enquête sur l’un des plus gros scandales qui touche le Pérou. Et de son bureau de San Isidro, au sud de Lima, ce haut fonctionnaire a la Suisse dans le viseur. Une firme genevoise achète et raffine près de Chiasso de l’or venant de Madre de Dios, région tropicale à la frontière avec le Brésil. L’Etat péruvien soupçonne ces mines d’être liées au narcotrafic. Une fois purifié, le métal est vendu à l’horlogerie, l’industrie médicale ou dans les banques. Nommé en 2010 pour faire la guerre aux mines illégales, le procureur du ministère de l’Environnement exige que «la Suisse vérifie mieux l’origine de l’or péruvien».

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Trois raffineries suisses fondent pour l’or des cartels de la drogue colombiens

                                             Soupçons de blanchiment

En Colombie, l’enquête est explosive. Le ministère public, secondé par la DIAN, est suivi de près par des agents américains et anglais. De nombreuses personnes et entreprises sont dans le viseur des autorités. Parmi elles, il y aurait notamment les négociants Fundiciones Escobar, selon une source proche de l’enquête. Une enseigne que la presse colombienne, dès 2011, soupçonne de blanchiment. A Medellín, les fonderies Escobar sont aujourd’hui en liquidation, après 75 ans d’existence. Acculée par les autorités de Bogotá, l’entreprise revend aujourd’hui tout son mobilier et ses machines sur Internet, même si son site officiel est toujours consultable.

Le soupçon est là: au bout de la machine à blanchir, on trouverait les trois principales raffineries suisses. Avec, en première ligne, celle d’Argor-Heraeus, située à Mendrisio (TI). D’après un document que «Le Matin Dimanche» a pu obtenir, qui liste les clients des plus gros exportateurs colombiens, l’entreprise tessinoise aurait raffiné l’or d’Escobar SA jusqu’en 2012, pour des montants astronomiques – 261 millions de dollars en 2010, par exemple.

Jusqu’en 2012 également, une partie de l’or des fonderies Escobar aurait également été acheminée vers la raffinerie Valcambi, non loin de Lugano (TI). Il aurait été livré pour 27 millions d’or en 2011 et 6 millions en 2012. Confrontée à ces éléments, l’enseigne répond qu’elle « identifie tous ses clients conformément à toutes les régulations en vigueur suisses et internationales. Donc tous les contrats en lien avec nos activités sont légalement corrects. »

Comment expliquer que les fonderies suisses aient acheté de l’or colombien, alors que le circuit de blanchiment a été mis au jour dès 2009? Malgré plusieurs sollicitations, Argor-Heraeus n’a pas répondu à nos questions. Dès 2013, pourtant, l’ONG ASK, le groupe de travail Suisse-Colombie, alertait plusieurs raffineries de ces risques et réclamait plus de transparence. « Elles nous ont répondu de manière vague, explique Stephan Suhner membre de l’association. Et ne savaient même pas qu’Escobar était en liquidation. » L’initiative «or responsable» pilotée par le SECO pourrait-elle bientôt être mise en place en Colombie? Même si c’est le cas, cela ne concernerait pas les mines illégales, qui sont au cœur du problème.

Un autre géant suisse des matières premières a longtemps traité de l’or colombien. Metalor, dont le siège mondial est à Neuchâtel, en a raffiné pour des dizaines de millions, chaque année, entre 2008 et 2013. C’est dans son usine américaine que la marchandise était transformée. Problème: Metalor se fournissait auprès de l’entreprise colombienne C. I. Goldex, qui a récemment avoué avoir acheté de l’or jusqu’en 2009 à un dénommé Jairo Rendón. Condamné aux Etats-Unis pour narcotrafic et blanchiment, celui-ci est aussi connu pour être le frère des deux trafiquants les plus craints du pays, «Don Mario» et «El Aleman», tous deux arrêtés depuis.

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Avatar de Marie MaurisseMarie Maurisse

En Colombie, les hauts fonctionnaires ne sortent jamais sans gardes du corps. C’est donc sous protection rapprochée que Juan Ricardo Ortega donnait une interview, au printemps dernier, dans un restaurant de Bogotá. Le chef de la Direction des impôts et des douanes nationales (DIAN), expliquait qu’il enquêtait sur l’or colombien utilisé comme moyen pour blanchir l’argent de la drogue. Où est envoyé cet or sale, demandait-il aux journalistes ? Aux Etats-Unis… et en Suisse.

Entre 2005 et 2012, les exportations d’or colombien vers la Suisse n’ont cessé d’augmenter, pour atteindre les 17 000 kilos, soit 682   millions de dollars. Au même moment, le prix du métal était multiplié presque par quatre. Et à Bogotá, ce sont d’abord ces chiffres qui ont attiré l’attention. Comment la bourgade d’Alto Baudó, au sud-ouest de Medellín, où le sol n’a jamais donné une seule pépite, a-t-elle pu produire une tonne du précieux métal…

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FRANCE (Aero-narcotrafic): grand guignol à Punta Cana (6) en passant par La Môle

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On va (enfin) se pencher sur les protagonistes de l’affaire autres que les deux pilotes qui ont retenu notre attention jusqu’ici. Avant de revenir sur le cas Castany – via notre deuxième série « Coke en Stock »- , je vous propose d’étudier de plus près le passager du vol stoppé à Punta Cana, « agent immobilier en Roumanie« , ou plutôt son patron, l’homme n’étant visiblement qu’un faire-valoir. Avec Franck Colin, en  détention provisoire à Marseille depuis plus de deux ans et demi, on  change de registre, en effet et on découvre un drôle de milieu qui brasse énormément d’argent facile, ce qui a pu lui brûler les doigts, à l’évidence. C’est le milieu des boîtes de nuit, où l’on sait que des produits illicites circulent. Celui de la jet-set, mais aussi celui de l’argent vite fait et de la frime, celui des gens partis de rien et devenus des stars : des chanteurs, des footballeurs, autour desquels tourne une faune peu recommandable de profiteurs. Chaque roi de la nuit a sa cour, et comme fou du roi et organisateur de spectacles un homme qui semble avoir oublié son nom de famille, et qui est devenu le mentor de Franck Colin, vers qui convergent tous les regards de la justice française, qui le soupçonne d’être en grande partie à la base des vols douteux… sans jamais en avoir fait partie lui-même, mais en prenant grand soin à suivre leur déroulement. Le propre des plus intelligents, disent les spécialistes… mais pour ça, il nous faut repasser par la Môle, d’abord… ou expliquer un peu la faune des boîtes de nuit tropéziennes ou de la capitale… ce qui prend un peu de temps, il est vrai. 

oe-idxIl serait temps en effet, après toutes ces aventures antillaises, de revenir en métropole. A St-Trop, par exemple, ou plus exactement, à la Môle, ce petit aérodrome devenu point obligé de la jet-set par la volonté de Cochonou… ou plutôt par celle de qui vient de fêter le 8 août 2014 ses 50 ans d’existence. Michel Reybier, le mystérieux patron de Cochonou, des jambons d’Aoste et de la marque Justin Bridou (entre autres). Celui  (1) qui prête régulièrement son avion à Gérard Depardieu (qui emprunte aussi ce lui de Gérard Bourgoin, le « roi du poulet »). Reybier reconverti depuis dans le vin haut de gamme et ses 9,82% de parts dans la société autrichienne d’aviation Global Jet Austria (GJA) fondée en 2005 (à droite le Falcon OE-IDX de Global Jet Austria). L’homme qui avait mis fin également en 2003 à l’activité publique de l’aéroport varois avec un sentante sans appel : «  »les lignes régulières et le service public n’étant pas des activités rentables  » Un habile tour de passe-passe qui a permis de privatiser le site (2). En 2013, l’aérodrome, qui avait multiplié les atterrissages de jets privés, est tombé sous la coupe de la société Aéroports de la Côte d’Azur, « 2ème société aéroportuaire française après Aéroports de Paris (aéroports de Roissy-Charles de Gaulle et Paris-Orly) en termes de trafic commercial avec 11,2 millions de passagers en 2012 et 2ème également après Paris-Le Bourget en termes d’aviation d’affaires avec environ 42.500 mouvements en 2012, annonce aujourd’hui qu’elle a acquis 99,9% des actions de la société Aéroport du Golfe de Saint-Tropez (AGST) appartenant au groupe Reybier, actionnaire majoritaire depuis près d’une quinzaine d’années ». On aurait pu s’attendre avec cette reprise en mains à une sécurité accrue… comme l’indiquait le nouveau directeur en octobre 2013 (ne serait-ce qu’en raison du flux d’été, par exemple) :  « de nombreux évènements obligent à réajuster les mesures de sécurité sur ce site qui compte en 2012, 6658 passagers pour 8065 mouvements. « Depuis les attentats du 11-Septembre, explique Pierre Fourques, tous les avions de plus de 15 tonnes sont contrôlés. Nous disposons aussi d’un poste inspection filtrage avec rayon X ». Le tonnage maximal autorisé sur cet aéroport est de 44 tonnes. Les plus petits modèles seraient donc épargnés ? Pas forcément, nous assure-t-on. Car même s’il n’y a pas de bureaux permanents sur cet aéroport pourtant international, des « contrôles aléatoires » de l’Inspection générale de l’aviation civile ; des douanes (Fréjus); et de la gendarmerie des transports aériens (Nice) sont régulièrement effectués ». Aie : des contrôles « aléatoires » seulement, a-t-on bien lu ; voilà qui réjouit d’emblée notre ami Marc Fievet… loin d’être persuadé de l’efficacité des douanes en général , et à la Môle en particulier. Un discours tenu en octobre, alors qu’en mars de la même année le Falcon de SN-THS venait déjà de se faire pincer… lui qui était bien connu sur place, pourtant… pour de nombreux voyages qui posaient question aux enquêteurs de la Gendarmerie.

afflelou aircraftCar lorsque les quatre larrons se font mettre à part à terre au sortir de leur avion  (ici en photo prise le 29 août 2011 à Biarritz-Anglet-Bayonne devant le Gulfstream de CDT VENTURES GROUP LLC) bourré de 700 kilos de coke, cela fait des mois qu’ils sont suivis, car un étrange manège a été repéré autour du même avion… et des mêmes pilotes. C’est cela que l’on retient aujourd’hui : ça a toujours tenu autour de la même équipe !!!  Tout d’abord au Bourget, le 9 décembre 2012, où le Falcon revient déjà de Puerto Plata, attendu de pied ferme par un douanier venu de Toulon, François Xavier-Manchet. L’homme est plutôt nerveux, et il a fait ouvrir des grilles pour que des berlines emportent au plus vite de lourdes valises descendues de l’avion. A bord, il y a les (mêmes) pilotes Fauret et Odos, mais aussi, déjà, Nicolas Pisapia, l’homme de main transparent de Franck Colin. Tout est suivi et filmé : les gendarmes sont sur la piste d’un trafic et cherchent à effectuer un flagrant délit, en laissant faire le trafic pour laisser croire aux trafiquants qu’ils agissent impunément. La présence d’un douanier de Toulon, François Xavier-Manchet, les intrigue : renseignement pris, c’est celui qui est en poste… à la Môle. Il n’a logiquement rein à faire au Bourget ! Et c’est le grand copain de Colin, que les enquêteurs soupçonnent d’être le chef du réseau de trafiquants. Les gendarmes du Golfe de Saint-Tropez ont en effet reçu un courrier anonyme en date du 7 janvier 2013 dans lequel son nom était cité. Elle indiquait que Xavier-Manchet avait aussi rédigé une déclaration douanière de 500 000 euros,  antidatée, faite au nom de… Franck Colin. Les gendarmes retrouveront chez le douanier 30 000 euros en espèce, dont l’intéressé justifiera la présence, selon son avocat. A la même époque rappelons-le, un autre Falcon le petit Falcon 10 de SN-THS (enfin pas le sien exactement) fait des aller-retours tour aussi étranges à St-Trond en Belgique, notamment le 10 décembre 2012, où des valises toujours aussi lourdes ont été déchargées et mises dans de grosses limousines, entrées elles aussi sur l’aérodrome. En somme, le même scénario, qui se répète. Le même Falcon qui voyage aussi vers la Roumanie comme j’ai déjà pu le montrer dans cette série.

aeroport plataIl y aurait donc plusieurs « points de départ de la drogue » en République Dominicaine ? C’est à Puerto Plata (à gauche l’aéroport Gregorio Luperón de la ville) également que Liana Guillon, lors de son voyage de noces, s’était retrouvée avec de la coke glissée dans son sac, le 29 avril 2012. Avec pas moins de 11 kilos !!! En  juin 2008, ou Céline Faye et Sarah Zaknoun avaient passé dix-huit mois de détention au même endroit… de quoi sérieusement alerter les services français sur des complicités dominicaines à Puerta Plata, il me semble, non ? L’affaire terrible et traumatisante de Liana Guillon montre comment la justice française aurait pu s’y prendre avec les pilotes ; condamnée à 8 ans là-bas, son rapatriement à été négocié avec les autorités dominicaines. Elle a été rapatriée le 15 août 2014 pour être incarcéré en France, en accord avec les juges dominicains (et deux ans de négociation !). Elle en est (enfin) sortie le  mercredi 21 janvier 2015 de la prison de Fresnes, bien traumatisée, obligée des porter un bracelet électronique : la fin du cauchemar pour elle. « Malgré sa libération tant désirée, la Française garde toutefois un goût d’amertume. Elle n’a toujours pas réussi à faire reconnaître l’innocence qu’elle clame depuis le début de sa terrifiante histoire. Alors que Liana Guillon et son mari venaient de profiter de leur “lune de miel” en République dominicaine, tout a basculé le 29 avril 2012 : ils ont été arrêtés juste avant d’embarquer dans l’avion du retour vers Paris, après la découverte de 11 kilos de cocaïne dans leur bagage à main. La suite est un cauchemar : pas l’ombre d’une enquête, aucune audition du couple – ce qui viole les droits élémentaires de la défense – pas de réelles expertises, beaucoup d’incohérences dans les éléments à charge, et finalement Liana Guillon condamnée à une lourde peine de huit ans de prison ferme pour trafic de drogue international. Autre décision surréaliste, le mari, Christophe, a été libéré au bout de cinq mois, tout simplement parce que seul le nom de son épouse était inscrit sur le bagage ». Le plus étonnant, dans l’affaire Air Cocaïne, c’est que le comité de soutien à Odos et Fauret n’a pas une seule fois fait allusion à ce cas-là. Alors qu’elle même avait bénéficié d’un comité fort efficace, qui avait relayé son sort auprès du ministère des affaires étrangères. En 2007, déjà, certains fourreurs faisaient été de bien étranges pratiques à l’aéroport de Puerta Plata. Même chose ici à Samana, ou le bakchich était quasi obligatoire selon des touristes. Le fameux Royaume de Danemark où tout est pourri…

geisse-rochMais il y a mieux encore, quand le système déboule jusqu’en France, avec « l’affaire des deux ripoux de la PAF« , arrêtés le 25 janvier 2015 en plein « flag » : ils venaient de « réceptionner » deux passeurs et leurs valises contenant 39 kg de cocaïne, en provenance de… Puerta Plata. « Au cours de leurs auditions » raconte le Parisien  « Clément Geisse, un gardien de la paix de 38 ans (ici à gauche, fort actif sur le net, il était aussi inscrit à des castings de figurant !), et Christophe Peignelin, 51 ans, brigadier-chef, affectés au terminal 2A de l’aéroport, ont reconnu avoir sécurisé, « à une dizaine de reprises », l’arrivée de « mules » transportant entre 40 et 60 kg de cette même drogue dans leurs bagages. Des passeurs de nationalité française, de retour de Punta Cana, principale station balnéaire du pays. Selon nos informations, les deux policiers auraient mis en place leur trafic début 2011. Au volant d’une voiture sérigraphiée, un des deux fonctionnaires se rendait sur le tarmac de l’aéroport afin de récupérer les mules directement à leur descente d’avion avec leurs bagages. Il leur permettait ensuite de contourner l’ensemble des contrôles de sécurité et notamment ceux des douanes, avant de les exfiltrer discrètement de l’aéroport. Les deux policiers assuraient ensuite la livraison de la drogue dans un endroit discret et déterminé à l’avance avec le commanditaire présumé de ces multiples importations. Ce dernier, Kamel Berkaoui, 39 ans — sérieusement blessé par balle au cours de son interpellation par un policier –, remettait également un téléphone portable « de guerre », à usage unique, aux policiers peu scrupuleux, avant chaque arrivée de ses passeurs (lire encadré). « Ces portables servaient aux fonctionnaires et aux passeurs afin qu’ils puissent se retrouver à la descente de l’avion, assure une source judiciaire. Les policiers corrompus ont avoué avoir perçu 80 000 € par couple de passeurs et jusqu’à 180 000 € pour un trio. Près de 500 kg de cocaïne ont ainsi pu être acheminés par cette filière et les deux agents de la PAF ont touché près de 500 000 € chacun en échange de leur précieux service », assure la même source ». Le dénommé Berkaooui se faisait appeler « Virenque« , on ne se demande même pas pourquoi !

ferrari douanes goodPlus inquiétant encore, le fait que l’un des deux douaniers (Clément-Roch Geisse) frimait tant qu’il aurait dû être placé auparavant sous surveillance (il arrivait au boulot en Maserati ou en Ferrari – la photo est du JDD – et postait celle-ci sur son compte Facebook !), et que les deux petits malins avaient accès aux fichiers de la police des douanes pour s’assurer de leurs « mules » : « les enquêteurs de l’OCRTIS et de la PJ de Versailles ont également établi que Clément Geisse, originaire de Bordeaux (Gironde), fasciné par le monde de la nuit, et un temps propriétaire d’une rutilante Ferrari et d’un petit bateau, avait été approché, en 2010, par Kamel Berkaoui, au cours d’une soirée dans un restaurant chic de la porte de Saint-Cloud, dans le XVIe arrondissement parisien. Un premier voyage, à vide, entre la République dominicaine et la France, avait ensuite été rapidement organisé pour vérifier la « fiabilité » des deux policiers. Le tandem prenait aussi la précaution de vérifier le nom des mules qu’il était chargé de réceptionner dans le Fichier des personnes recherchées (FPR) afin de s’assurer qu’elles n’étaient pas placées sous surveillance ».  On notera les coup du « voyage à vide » qui rappelle beaucoup celui de … Quito du trio de SN-THS. Lors de l’enquête, il n’y avait pas eu que Puerta Plata de cité, et l’enquête avait débuté dès 2011… mettant logiquement la police au courant d’un trafic sur place : ‘l’office des Stups qui s’intéressait à des déplacements suspects vers Punta Cana. Et la PJ parisienne qui enquêtait sur l’origine des quelque 500.000 € retrouvés dans le coffre de la Peugeot de Berkaoui, lors d’un contrôle inopiné à Paris en 2011. » En somme, pendant quatre ans on avait su, la Ferrari était visible sur Facebook, et rien n’aurait été fait ni tenté pour empêcher le trafic ??? Car on baignait en plein monde de truands, l’air de rien, avec  « Virenque »: « il est soupçonné d’avoir écoulé une partie de la cocaïne importée de République dominicaine auprès d’un certain James Hornec, membre de la famille des frères du même nom, présentés comme des parrains de la pègre parisienne »avait précisé le Parisien. Si depuis 2011 les policiers se doutaient d’un trafic d’une telle intensité à partir de vols commerciaux classiques, pourquoi n’ont donc t-ils pas surveillé cette « commande » d’avion privé vers les deux lieux de « départ » connus de la drogue, qui plus est avec une société d’aviation qui n’a jamais traversé l’Atlantique ? Avouez que ça ne tient pas debout ! Un douanier toujours bien mis raconte la radio Europe 1, qui ajoute une information passée inaperçue ailleurs : « ce dernier, d’allure toujours très soigné, selon des témoignages recueillis par Europe 1, affichait toujours un bronzage impeccable et faisait même retoucher ses uniformes pour qu’ils lui aillent parfaitement. Un policier avec beaucoup d’entre-gens, bien connu à Roissy, qui était également un fêtard invétéré, noctambule averti et d’ailleurs neveu d’un des rois de la nuit en France ». L’homme s’appelle en effet Clément Roch-Geisse, et il serait le neveu d’un autre Roch… dont on va entendre parler un peu plus loin…

pict aeroRappelons en effet qu’à ce moment-là, ce Falcon 50 d’Afflelou n’a jamais traversé l’Atlantique pour SN-THS (photo à gauche PICT-AERO), de même que Fauret et Odos (Fauret, lui, a été engagé quelques mois auparavant seulement : en juin 2012 seulement !). Un deuxième voyage à lieu fin février 2013, … avec toujours le même trio à bord, mais il se pose à Quito, où les pandores locaux font une descente qui semble refroidir les ardeurs des jet-setters et l’avion revient à vide, les douaniers français recevant de leurs collègues les photos de la fouille de l’appareil, qui n’a rien donné. Le troisième vol… les policiers et douaniers français sont aux taquets : cette fois, c’est sûr c’est la bonne, et tout est prêt pour coffrer tout le monde : au Bourget, mais aussi à Versailles, où l’avion, est un temps annoncé au retour,… et à la Môle. Le 26 mars, 6 jours après l’annonce de l »arrestation des 4 français à Punta Cana, les gendarmes vont cueillir chez lui Franck Colin, signe que tout était prêt déjà et que l’arrestation dominicaine les a pris de court : il était visiblement dans le collimateur. Lors de son interpellation il réclame de pouvoir accéder à son coffre-fort de la Société Générale : les policiers refusent. Il leur affirme que c’est pour « l’alimenter de 4 700 euros ». Selon lui, son coffre contiendrait  352 000 euros, provenant de « ses revenus immobilier en Roumanie » (on va voir lesquels un peu plus loin) mais la police n’en trouvera que 95 000. Lors de l’enquête, on découvrira que les trois vols n’avaient pas été réglés, ni par Pisapia, ni par Colin en tout cas : rien n’apparaît dans la comptabilité de SN-THS. Le premier vol pour Puerto Plata a bien été  pris en charge par CAPS SA, mais c’est par une société luxembourgeoise qui appartient à… Fabrice Alcaud ! SN-THS, qui a ce moment-là n’a plus un sou (cf  l’affaire du Falcon US loué) avance l’argent d’un voyage plus que douteux : quels est le but caché de la manœuvre ? Qu’espère en retour SN-THS ? Au passage, On apprend en revanche que Castany aurait touché 3000 euros pour chacun des trois vols…. pour les avoir apportés comme « broker ».

Tout converge donc vers Franck Colin, donc, dont le début de carrière nous replonge… dans le Var et les truands du coin et pas des moindres, ce qui vaut une large explication, qui va prendre un peu de temps en fait.  Car évoquer Franck Colin, au dossier judiciaire vierge à ce jour, il faut le noter, c’est revenir sur ce qui a pu l’influencer, et là, on ne comprend pas grand chose si on n’a pas suivi ces vingt cinq dernière années dans le sud de la France ainsi que dans le milieu des plaisirs de la jet-set, à Paris comme à St-Trop. Précisons bien que les personnes citées qui vont suivre n’ont rien à voir à priori avec l’affaire de Punta Cana, et qu’elles ne servent qu’à préciser le décor et l’ambiance générale qui baigne tout cette opération. Evitons les procès d’intention ridicules. Mais attachez vos ceintures, car ça risque d’être long. L’histoire de Franck Colin est en effet étroitement liée à ce milieu, et ce, dès son adolescence : « Frank Colin en sait quelque chose, lui qui, avant de connaître la fortune, a été videur de boîte de nuit. À 17 ans, déjà, il jouait les portiers pour Louis régnier, dit Loulou, le caïd local qui régnait à l’époque sur les nuits varoises. Quelques années plus tard, il transportera même les enveloppes des recettes des clubs pour le successeur de Loulou, Jean-Louis Fargette, surnommé savonnette pour sa propension à échapper à la justice... » Fargette, celui que Louis Régnier a fait entrer à la Bande des Trois Canards à Paris, où l’on trouvait par exemple Auguste Ricord (3)… de la French Connection. (Ricord Ricord-Auguste– ici à droite- aurait financé son « exfiltration » à lui vers l’Argentine grâce à l’argent de la carlingue, la gestapo française, installée rue Lauriston – la Carlingue, dirigée par Henri Lafont, de son vrai nom Henri Chamberlin) . Son surnom lui venait effectivement de sa science à éviter de se faire prendre. C’est aussi lui qui va prendre en grippe la députée FN Yann Piat, qui à l’Assemblée était membre de la commission d’enquête sur les tentatives de pénétration de la mafia et qui sera assassinée le 25 février 1994. Elle avait déjà quitté le FN après le jeu de mot sinistre de JM Lepen sur Durafour. Dans une lettre posthume, elle dénonçait le rôle néfaste de Fargette et de ses concurrents politiques. La mort de Piat (à gauche les enquêteurs sur la route des Oiseaux où elle a été exécutée) route piatverra ensuite un autre commanditaire que Fargette, Gérard Finale, le patron du bar Le Macama et deux de ses hommes de main Marco di Caro et Lucien Ferri, arrêtés le 15 juin 1994. Mais certains dont un journaliste du Canard Enchaîné, qui sera plus tard évincé du palmipède, évoquent des problèmes immobiliers varois, dont l’extension de l’aérodrome de Toulon-Hyères… en citant comme source  un obscur » général », soi-disant « ancien de la Direction du renseignement militaire« . Pure coïncidence, lors de l’enquête, il fait le dire, on a appris que « l’ancien pilote de chasse Pascal Fauret s’était lié d’amitié avec Bruno Odos, l’autre pilote impliqué dans l’affaire Air Cocaïne, sur la base aéronautique de Hyères dans les années 80 ». Colin, lui est déjà passé du côté « sécurité :  dès l’âge de 21 ans, il avait déjà créé une société de bodygards, appelée « Caméléon », qui affiche avoir eu comme clients les politiques Philippe Douste-Blazy et Charles Millon et comme vedettes George Clooney ou Mike Tyson… mais aussi de Jean-Roch, « le roi de la nuit« , le propriétaire du Bash, puis du VIP Room, sur les Champs-Élysées (on le voit ici en plein…. play-back raté). Le VIP room, un club qui existe aussi à St-Trop, et qui a des drôles de supporters… et le célèbre Jean-Roch, dont tout le monde a oublié le nom de famille !!!

Avec le fameux « Jean-Roch » (photo « 20 minutes »)boite de nuit roch, perçu comme son modèle, on revient également et en effet à la French Connection et à la France, via un livre bourré d’informations sur le milieu, « Parrains du siècle, destins et déclins » de Bruno Aubry qui nous évoque ici la famille de « Jean-Roch », dont son père, Nedo Pedri, originaire de Piazza al Serchio, en Toscane était aussi une « figure du milieu toulonnais«  comme on disait alors. Ce dernier est mort assassiné le 6 décembre 1982, au volant de sa Golf GTI à Piaza village toscan (dans une biographie édulcorée de « Jean-Roch », on peut lire « Alors qu’il a 16 ans, son père décède accidentellement » de plusieurs balles, ce qui peut plutôt surprendre !)…. Nedo a été en fait abattu en fait par les hommes de Fargette, justement, alors en cavale en Italie (4). « Nedo Pedri possède des brasseries fameuses, Le France et La Frégate, un garage, un salon de coiffure, des flippers et une ou deux sociétés financières. lediableA sa table réputée fort gastronomique, il invite volontiers de nombreux notables de la région. Il a une façade légale mais aussi des activités moins avouables qui lui ont fait croiser la route des voyous. Il est ainsi très proche d’un autre Toulonnais, également lié aux Régnier, Jean-Claude Kella, – ici à gauche- un ex de la French Connection, tombé aux Etats-Unis dès 1971 et dont le nom reviendra comme un leitmotiv dans plusieurs gros dossiers de trafic de stupéfiants. caprice2Nedo voit aussi de temps en temps Gilbert Hoarau  dit Le Libanais, un membre important du milieu marseillais, ou Roch Orsini, frère de Jean Orsini, autre grand trafiquant de came. » nous dit Alain Leauthier dans son livre  « Mort d’un voyou ». Fichier, on avait oublié tout çà, à ne jamais entendre que « Jean-Roch » et non…. Pedri. Kella, mort à Nice le 8 juillet 2014, surnommé « Le Diable », ami de Francis le Belge, et de  Louis Cirillo, l’envoyé de la famille mafieuse  Genovese, il faut le savoir, a passé 25 ans de sa vie en prison, dont une grande partie aux USA, avant de revenir… à Toulon (pour y écrire un livre passionnant, « l’Affranchi « ) ! L’homme du Caprice des Temps, premier grand voyage de la French Connection, de Marseille à la Floride !

caprice grande

44On a oublié en effet que le vrai nom du prince des nuits de St-Trop et de Paris est Jean-Roch Pedri (ou lui fait tout pour ne pas que ça remonte à la surface). A peine le père disparu, les deux fils vont profiter des règlements de compte entre caïds, éliminant à la fois Fargette et la députée Yann Piat, visiblement trop curieuse, pour faire fructifier leurs boites de nuit de la Côte d’Azur, devenues de plus en plus juteuses. « Si la réussite des frères Pedri junior provoque quelques jalousies, aucun nuage ne jointe à l’horizon. À Cannes, l’Hysteria fait le plein lorsque EIton John en personne vient y jouer du piano debout. Viendra le tour de stars internationales comme Vanessa Paradis, Mickey Rourke, Madonna ou Johnny Hallyday. « Jean-Roch » se fait un prénom, loin de ses racines italiennes : il devient le boss des nuits françaises. Le discockey roule sa bosse « all around the world » mixe à l’Amnesia de Boudou à Miami. Plus tard, les deux frères Pedri inaugurent le Bash, une boîte parisienne où se retrouvent les stars du ballon rond, nouvelles icônes d’un fool business dont les agents, comme Jean-Luc Barresi, Luciano D’Onafrio ou Alain Migliaccio (en photo ici avec Zidane, dont il affirme être le « grand frère »), sont les éminents représentants. Ils créent la marque VIP (Virtual In Paris) qui leur permettra d’ouvrir des discothèques et de réaliser des soirées au festival de Cannes sous le même label. »  C’est donc ça, le modèle de Franck Colin (à droite une photo de soirée au VIP de Cannes en 2005) ! benzema veyronComprenez qu’avec une telle formation, on puisse avoir quelques doutes, aujourd’hui, sur sa personne !!!

Colin a baigné très tôt et très jeune dans cette ambiance de boîtes de nuit branchées où l’on sait que de la drogue circule, même si on s’en défend, et où aussi l’argent coule à flots, et où l’on rencontre toute sorte d’individus, dont des sportifs, ceux aux salaires faramineux, qui drainent derrière eux une faune interlope qui les dépasse. Il faut savoir, par exemple, que l’agent de footballeurs Migliaccio, cité dans l’ouvrage, qui est aussi l’agent d’un dénommé Zidane, a été condamné à cinq ans de prison et 13,6 millions d’euros d’amende par la justice espagnole, et qu’il est ensuite réfugié en Suisse (après avoir habité aux Baléares). A la presse, en juin 2015, il déclarait « ne pas se cacher »... il décrit ici son rôle «  J’ai inventé ce métier au début des années 80. A l’époque, il existait des impresarii qui prenaient des joueurs et qui les mettaient d’Amérique du Sud en France ou d’ex-Yougoslavie en Suisse. Ils pzidanerenaient leur commission et ne s’occupaient de rien. En 82, lorsqu’il y a eu le scandale des caisses noires de Saint-Etienne, j’ai demandé aux joueurs qui les conseillaient. Il n’y avait personne. J’ai alors créé un cabinet qui s’occupait vraiment de la carrière du joueur et pas seulement de le placer. C’est un métier qui demande énormément de déplacements. Je me suis installé à Lyon. » Cela ne l’empêche pas d’être à la fois lucide… et cynique  : « on le dit, parce qu’à la fin de leur carrière, ils ont une situation financière meilleure. Mais avant, ils gagnaient aussi moins. Désormais, n’importe quel international gagne 2 millions d’euros net au minimum. Avec un contrat de quatre ans, cela fait 8 millions. Cela permet de fm775TfF_YfzuUCsMtfKFeIQaire plus d’une connerie. Il faut que le joueur soit vraiment léger pour perdre tout son argent. » Et des « légers », Dieu sait s’il y en a, pourtant : en photo le désormais fameux Karim avec sa Bugatti Veyron (son prix est de 130 fois une Renault Clio) un de de ses nombreux trophées automobiles ! Et Dieu sait dans quoi ils investissent leur argent, ni à qui exactement ils le confient !!! L’entourage des footballeurs, tout un poème…  à un point qui dépasse l’entendement, avec leurs amis des cités jamais lâchés (un exemple simple ici (4))… En 2012, une enquête du très sérieux cabinet allemand Schips Finanz révélait que « la moitié des footballeurs européens finissent ruinés » : « le train de vie dispendieux des athlètes (achats de maisons, voitures de luxes, bijoux) n’expliquerait pas tout. La faillite de certains seraient plus souvent le fait de mauvais placements, d’investissements désastreux, de divorce coûteux et de la mauvaise influence d’agents et des conseillers peu scrupuleux.gulfstream 200 Bernie Kosar ex-star de la NFL (du football américain) raconte qu’au temps de sa splendeur sur les terrains de football américain, il faisait vivre de 20 à 25 familles avec son seul salaire. En 2009, treize ans après la fin de sa carrière, Bernie Kosar a tout perdu, jusqu’à sa splendide propriété« . En France, Bruno Bellone, garçon fort sympathique, surnommé « Lucky Luke », auteur de but magnifiques (et des plus chanceux !) avait -hélas- inauguré la descente aux enfers d’un sport, en perdant  tout. Son manager est parti un jour en lui laissant 5 millions de francs d’ardoises diverses et douze années pour s’en remettre :  » oui, un ami intime de mon père en qui j’avais entièrement confiance, m’a mal conseillé. Au final, de mauvais placements financiers m’ont fait perdre tout ce que j’avais gagné dans ma carrière. Pourtant, j’avais anticipé les choses, je ne voulais pas me retrouver sans rien après ma carrière. Et je pensais avoir fait les bons choix. J’ai passé douze années à manger mon pain noir ». Chez les footballeurs, les jets sont plus rares que les voitures, sauf chez CR7 (Christian Ronaldo) très fier de présenter récemment à la presse son nouveau joujou : un Gulfstream 200 Galaxy, (Astra Galaxy, avec l’aide de Yakolev !)) d Israel Aircraft Industries, immatriculé EC-KBC (ci-dessus à droite), n° de fabrication 145, un jouet – d’occasion – , ex  TAG Aviation Espana et ex Executive Airlines. Il été revenu en Espagne en février 2015. L’engin, un des 250 construits, vaut 23,5 millions de dollars neuf, la presse annonçait en novembre dernier 19 millions. Gag ultime, en 2011, un petit malin se faisant appeler « Cesar », (« Cesar Arevalo ») avait déjà tenté de le vendre et l’annonçait à 16 millions seulement, « avec 500 000 pour l’intermédiaire« … CR7 se serait-il fait… berner ? Le jour de sa livraison à TAG, en 2008, l’avion avait fait des siennes, et le lendemain encore avec de faux messages d’alerte.. en provenance des moteurs. Les pilotes, dont un commandant venu des Boeing 707 de l’armée, avaient été mis en cause dans le rapport final en ayant mal calculé le poids de l’avion au décollage.

cap d'agdeDes boites de nuit dont les propriétaires sont pour beaucoup des inconnus, car ils préfèrent rester eux-mêmes dans l’anonymat. La boîte « Amnesia » était celle de… André Baudou. Elle a été fermée un temps pour des affaires de stupéfiants. Si ce nom ne vous dit rien, voici quelques explications salutaires : « Avant de devenir le Beau-père de Smet, André Boudou était un inconnu du grand public. Dans les années 1970, il crée une société de promotion immobilière, participe au développement de la station balnéaire du Cap d’Agde, haut lieu du naturisme en France, et ouvre le Petit Liberty’s en 1974. Associé à Jacky Bonnieu, qui deviendra une autre figure de la nuit de la région montpelliéraine, Boudou fait de la boîte de nuit un lieu incontournable de la fête, grâce notamment à ses nombreux amis issus du monde du rugby, de la tauromachie et des clubs de motards. Bonnieu, de son côté, ouvre Le Liberty’s Beach, qui, selon les témoins de l’époque, inaugure la mode de nouveaux établissements de luit, aux dance floors immenses et aux intimes recoins. Surfant sur l’aménagement de la station balnéaire, amnesai miamiun chantier qui a débuté en 1969 sous l’égide de l’architecte Jean le Couteur, Jacky Bonnieu joue son va-tout et crée I’Amnesia en 1986, un temple du disco pouvant accueillir quelque 2 000 personnes sur une piste à ciel ouvert. Quatre ans pIus tard, ayant pour projet d’investir le milieu de la nuit de Montpellier et les plages privées, Bonnieu, qui connaît personnellement Johnny Hallyday, vend ses parts à Boudou avec lequel il fut naguère associé.  amnesia miami2En 1992, Boudou ouvre une deuxième Amnesia à Miami, la plus grande discothèque des États-Unis, dit-on. Installé depuis une quinzaine de mois en Floride, il a pris le temps de sonder le marché et d’investir dans la démesure à ciel ouvert. Pourquoi l’Amérique ? Pour des raisons personnelles, assure-t-il, pour s’éloigner de la France, « ce pays que je voyais devenir communiste depuis l’élection de Mitterrand ». Laeticia, sa fille, débute une carrière de mannequinat, pendant que son fils Grégory se prépare à assurer la relève ». On note ailleurs que l’Amnesy avait aussi des actionnaires :  « d’après « Aujourd’hui en France », 95 % du capital de cette société française est détenu par des actionnaires anonymes, basés dans des points de chute aussi exotiques que Tortola aux Caraïbes ou Nuie dans le Pacifique, via deux sociétés luxembourgeoises« , Ah tiens, Tortola… dans les  Îles Vierges britanniques (on se rapproche de St-Martin !)…

Chez Franck Colin, interrogé sur l’origine de ses revenus en liquide, l’explication est simple : « comment des sommes de cash si importantes peuvent-elles circuler en France ? Et ce, sans éveiller la curiosité des autorités ? En garde à vue, Franck Colin, un brin provocateur, donne quelques éléments de réponse. Le mis en cause raconte comment il gagne de l’argent en réglant, pour le compte de clients fortunés de Russie, du Koweït, ou des Émirats, leurs dépenses en espèces : banque« Ça pouvait être des maisons à 300 000 euros le mois, une quinzaine de voitures à 200 000 euros le mois, une soirée en discothèque à Saint-Tropez à 150 000 euros avec 200 et quelques bouteilles de Dom Pérignon ou du Cristal Roederer », fanfaronne-t-il. Et d’ajouter lors d’une autre audition : « Au port de Saint-Tropez, chaque été, vous avez des yachts, des vrais de 50, 60, 80 mètres, qui arrivent avant leur propriétaire et qui restent pour la saison. Quand ils arrivent, les bateaux, il y a 80 % de chances qu’il y ait du cash à l’intérieur, de 300 000 à 2 millions de dollars. Pour les avions, c’est pareil. Et, si je ne me trompe pas, il existe une loi qui oblige la venue d’un douanier pour compter les billets en vue d’une déclaration. » Des propos confirmés par son ami douanier, François Xavier-Manchet : « C’est la réalité, il m’est arrivé des dizaines de fois de faire ça. »  Des monceaux de billets acceptés tels quels par les Banques, semble-t-il, c’est ça le plus étonnant : à quoi sert donc Tracfin ???  Le magazine Le Point le confirme, en affichant un surprenant mail en provenance de la Société Générale, sa banque attitrée, qui affirme qu’il est bien devenu le « propriétaire de supermarchés en France et en Roumanie« … En fait de Roumanie, nous verrons bientôt que c’est dans un autre pays, en réalité : la presse n’est pas allée vérifier ces affirmations, pas plus que la banquière chargée du compte

500 000 euros  en liquide ? La somme rappelle un autre événement, qui touche cette fois à la vie politique : le 10 mai 2015, à Orly, Christophe  Letchimy, un martiniquais est intercepté. L’homme se prétend travailler dans le bâtiment. On ne sait s’il construit lui aussi des supermarchés, mais il a dans ses bagages 582 000 euros en billets. « Le 14 mai, une information judiciaire est ouverte pour « blanchiment de trafic de stupéfiants en bande organisée », « importation de stupéfiants », « trafic de stupéfiants » et « association de malfaiteurs ». Le lien avec la drogue a été établi grâce à un test qui révèle que les billets de banques trouvés dans la valise ont été en contact avec de la cocaïne, mais aussi de l’héroïne » indique 1ere Outremer. L’article précise qu’en ce cas, l’individu exercerait une autre fonction dans la nébuleuse du trafic de drogue : « de source policière, on qualifie cette affaire d’inhabituelle. En temps ordinaire, dans les affaires de drogues, ce sont généralement les convoyeurs qui se font interpeller, mais cette fois, l’homme arrêté pourrait être un « collecteur », celui qui récupère l’argent généré par la vente de la drogue. 582.000 euros, cela représente environ 20 kilos de cocaïne vendu en Europe. Selon les spécialistes, le collecteur est rémunéré au forfait ou au pourcentage de la somme transportée ».  Voilà qui n’est pas sans rappeler le courrier anonyme du  7 janvier 2013 reçu par les gendarmes de La Môle… . « L’homme âgé de 38 ans, entrepreneur en bâtiment, s’appelle Christophe Letchimy. Il n’est pas le neveu de Serge Letchimy, président du conseil régional de Martinique, bien qu’il ait, selon certaines sources, prétendu le contraire lors de son arrestation » a-t-on pu lire ici. Le démenti viendra vite, non sans humour, par le véritable neveu (le nom Lechtimy étant très répand là-bas). Mais peu de temps après, raconte L 1ere une  deuxième affaire survient, qui « commence  il y a huit jours après l’arraisonnement d’un voilier avec 86 kilos de Cocaïne, et 18 arrestations. Les deux martiniquais impliqués portent eux aussi  des noms connus : Séminor et René-Corail. L’un est le fils du conseiller général PPM de Fort de France, l’autre un parent vraiment très éloigné du  maire des Trois-Ilets. Cette affaire remonte jusqu’à la mafia italienne. Xénio Séminor est actuellement mis en examen et incarcé. Selon les autorités, les deux affaires n’ont aucun lien l’une avec l’autre. » Le conseil régional de Martinique, déjà dans la tourmente, n’avait pas besoin de çà en plus, visiblement.

Car on est loin d’en avoir fini avec ce milieu de noctambules qui semble avoir exercé une profonde influence sur le jeune videur de boîte toulonnais devenu serial entrepreneur à l’étranger.. Je vous propose de creuser un peu plus l’idée bientôt…. pour mieux cerner encore le problème. Celui de la fascination pour ce qu’on vient à peine d’aborder…

(1)  « Faut-il, pour allonger la piste de l’aérodrome de la jet-set, détourner le cours de la Mole? Dans l’arrière-pays de Saint-Tropez (Var), du côté de Cogolin, le projet des gestionnaires du site – une société basée au Luxembourg, elle-même détenue par une autre, sise aux îles Vierges et que préside l’industriel français et résident suisse Michel Reybier (autrefois propriétaire des saucissons Justin Bridou) – agite les conseils municipaux et les associations locales de défense de l’environnement.  L’aérodrome, qui avait un temps ouvert une ligne internationale saisonnière avec Zurich et Genève, accueille environ 7 000 vols par an. Il doit se conformer aux nouvelles normes de sécurité, impliquant une plus longue piste. Point d’allongement, point de Suisses. Conséquences néfastes sur l’eau potable, les crues ou les espèces rares: les opposants s’inquiètent, jusqu’à brandir le caractère rural mis en avant par le schéma de cohérence territoriale, défini par les collectivités. Et de rappeler que le local servant d’aérogare fut édifié sans permis de construire.  La rencontre chez le sous-préfet de Draguignan, le 20 juillet, n’a rien donné de concret. «Les gestionnaires de l’aérodrome connais- sent depuis longtemps ces normes, ils auraient déjà pu penser à sa reconversion», suggère l’association de défense de la Mole-Cogolin. En mars 1997, l’aviation civile avait interdit la piste à tout aéronef de plus de 5,7 tonnes et/ou plus de 10 passagers. Deux mois plus tard, un arrêté ministériel fermait bien le site à la circulation aérienne publique, mais l’ouvrait aux pilotes professionnels et aux 5,7 tonnes agréés. Détenteur, depuis dix ans, d’une délégation de service public, l’aérodrome bénéficie d’une subvention (383 000 euros en 2005) représentant 30% de son chiffre d’affaires. Est-elle utilisée au mieux du service public, s’interroge-t-on alentour? » lisait-on dans l’Express du 10 août 2006. Aujourd’hui tout est rentabilisé : ces riches propriétaires qui louent leurs propres avions  louent aussi leurs propriétés  !

(2) lire ici le texte paru dans le Canard Enchaîné au sujet de la Môle :

st trop caneton

(3) « Il sera arrêté en 1972 à Asunción au Paraguay en compagnie de Christian David dit « Le beau Serge » pour ensuite être extradé aux États-Unis où il purgera une lourde peine de prison. Il sera condamné à 22 ans de prison et il en purgera 10. Peu après sa sortie, en 1983, il retournera au Paraguay. Il y mourra en 1985′′ selon Wikipédia. Il apparaît aussi ici : http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/cadavres-dans-le-placard-de-Charly-7-.pdf

Extrait : « Le « Vieux » s’était entouré de vrais durs… Épluchons la liste des membres du gang en 1970 : Ricord donc, condamné à mort pour ses activités aux côtés de la Gestapo en France ; Lucien Sarti, recherché pour le meurtre d’un policier belge ; Christian David condamné à mort par contumace ; André Condemine, recherché, lui aussi, pour le meurtre d’un policier ; Jean Leonardi, recherché pour homicide ; François Chiappe, recherché pour deux assassinats, et Michel Nicoli, un truand français ancien membre du SAC. Naturellement, dans toutes les grandes villes d’Amérique latine, la vaste toile d’araignée tissée avec patience qu’était le réseau Ricord possédait ses correspondants. Affluant de tous côtés, l’argent était investi dans les restaurants et night-clubs de Buenos Aires, Sâo Paulo ou Caracas; »

(4) « Quand Karim Benzema rentre au bercail, il crèche chez son frère, Gressy, au Terraillon, dans l’appartement où il a grandi. Les gosses du quartier considéré par les policiers lyonnais comme « le plus dur de la région » se regroupent alors pour contempler et toucher la dernière voiture grand luxe du footballeur. La Ferrari, surtout, les a impressionnés. En 2011, après avoir tourné dans sa cité toute la nuit, Karim Benzema abandonne le bolide, réservoir vide, au pied des immeubles. Il ne reviendra jamais la chercher ». « A Lyon, il n’hésite pas à s’arrêter en double file pour aller s’acheter une montre à la bijouterie de luxe Maier. Les gens klaxonnent, en vain… « Il aime les boîtes où on rencontre que des mecs bizarres », explique un connaisseur de la nuit lyonnaise, « il reste un gamin de la rue ». Les responsables de l’Imprévu, une boite de nuit située à Massieux, à une trentaine de kilomètres de Lyon, le savent bien -. La place devant l’établissement lui est réservée »… (…) Mal conseillé, mal entouré, « Karim Benzema est déconnecté de la vie réelle et pense que tout s’achète », commente un journaliste sportif »...

Le problème de l’international Benzema étant son entourage proche, qui a déjà été pincé en go-fast après avoir déjà été condamné une première fois : « Si Karim Benzema s’est retrouvé mis en examen dans l’affaire de la sextape de Mathieu Valbuena, c’est, semble-t-il, en grande partie à cause de son entourage, en particulier un ami, également proche de son frère Gressy, un certain Karim Zenati. Ce dernier pourrait avoir servi d’intermédiaire entre les maîtres-chanteurs et Karim Benzema. L’attaquant du Real Madrid a grandi avec ce jeune homme (32 ans), dans le quartier de Bron-Terraillon, dans la région lyonnaise. Mais lorsque Benzema s’épanouit dans une carrière de footballeur, Zenati plonge, lui, dans la délinquance. Arrêté suite à un braquage en 2003, il est condamné à en 2006 à huit ans de prison. Il est également impliqué, en 2009, dans une affaire de transport de cannabis sur l’autoroute A7. Malgré ses démêlés judiciaires, les liens d’amitié entre les deux hommes ne se sont pas rompus. Benzema aurait ainsi rendu visite à Zenati en prison, selon lemonde.fr. »

Extrait d’un post de 2009  : « Au terme de d’une longue à garde à vue dans les locaux de la PJ de Lyon, deux individus interpellés sur l’autoroute A7 à bord d’une voiture revenant d’Espagne et chargée de 210 kg de cannabis, ont été présentés au parquet samedi en fin de matinée. Mis en examen pour détention et transport de stupéfiants ainsi que pour association de malfaiteurs, ils ont été placés sous mandat de dépôt. Une décision qui n’étonne pas leur défenseur Me David Metaxtas au vu de l’infraction et de leurs antécédents mais qui pose pour lui le problème de l’origine même de l’intervention de la DIPJ. Il entend déposer une requête en nullité auprès de la chambre de l’instruction dès ce lundi. Car tout débute avec un appel anonyme à l’hôtel de police le 17 novembre en début d’après midi. Un mystérieux informateur indique qu’Osman Tutak, 27 ans demeurant à Meyzieu et son ami Karim Zenati, 26 ans, résidant à Bron s’apprêtent à partir pour l’Espagne à bord d’une Audi TT blanche immatriculée en Allemagne. le dispositif se met en place et c’est parti pour une longue filature. Les enquêteurs de la DIPJ laissent le véhicule passer la frontière et le reprennent en chasse quelques heures plus tard à son retour sur le territoire national. C’est en pleine nuit sur une aire de station-service de Porte les Valence qu’ils décident d’intervenir. Les deux comparses ont le temps de prendre la fuite. S’engage alors une folle course poursuite sur une trentaine de kilomètres et se solde par l’interpellation des fuyards roulant depuis un moment avec une roue crevée. Ils n’étaient pas porteurs d’armes mais dans le coffre étaient bien rangés dans des sacs en jute, des « valises marocaines » dans le jargon, deux cent kilos de résine de cannabis. Assurément une opération réussie. D’autant que les malfaiteurs sont loin d’être des inconnus de la justice malgré leur jeune âge. Osman Tutak se trouvait en libération conditionnelle. En effet, il a été condamné en janvier 2006 à dix ans de réclusion par la cour d’assises du Puy de Dôme pour sa participation à un braquage commis le 2 décembre 2002 au préjudice d’une bijouterie de Clermont-Ferrand. Ce jour-là, un véritable commando de cinq personnes originaires de la banlieue lyonnaise n’a pas fait dans la dentelle. Tandis que deux hommes maintenaient en respect les passants avec un fusil à pompe, trois autres s’engouffraient dans le magasin pour gazer le personnel, défoncer les vitrines à coups de masse et faire main basse sur les objets de valeur. L’équipe a longtemps été soupçonnée par les gendarmes du Rhône de faire partie du gang des « enturbannés » à lui l’on a prêté pas moins d’une vingtaine de hold-up en moins d’un an. Karim Zenati n’est pas en reste question casier judiciaire. Il a été condamné en mars 2006 à 8 années de prison pour une série de braquages commis avec trois autres complices de son quartier de Bron -Teraillon. Les faits s’étaient déroulés au cours de l’hiver 2003 au préjudice d’une demi-douzaine de supérettes du Rhône, de la Loire et de l’Isère. Des attaques éclairs commises avec des armes de gros calibres. Tutatk et Zenati viennent de replonger en optant pour une délinquance moins violente mais sans doute plus lucrative ».

GhostofMomo

un bon document sur les mafieux corses
sur la Môle
quelques uns des visiteurs de la Môle
Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.
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PAYS-BAS: 1 tonne de cocaïne dissimulée dans une cargaison d’ananas

Des ananas (illustration).Publié à 20h46, le 22 décembre 2015,

La police néerlandaise a arrêté mardi quatre hommes après la découverte de cocaïne, cachée dans une cargaison d’ananas.Cachée dans une cargaison d’ananas. La police néerlandaise a arrêté mardi quatre hommes après la découverte d’une tonne de cocaïne pouvant valoir jusqu’à 30 millions d’euros, cachée dans une cargaison d’ananas. La police, qui a agi sur dénonciation, a fait une descente dans un entrepôt situé dans le centre de la commune de Raamsdonksveer, au Sud des Pays-Bas, où elle a mis la main sur la drogue, dissimulée dans des sacs censés contenir des ananas.

30 millions d’euros de cocaïne. Dans un communiqué, la police a estimé que les 1.100 kilos de cocaïne découverts représentaient une valeur de de 25 à 30 millions d’euros. Quatre hommes de 22 à 28 ans ont été arrêtés pour trafic de drogue et comparaîtront devant la justice le 24 décembre.

Une cachette déjà utilisée. Ce n’est pas la première fois que des ananas sont utilisés pour dissimuler de la cocaïne. Déjà au mois de juin, la police espagnole avait saisi à Madrid 200 kilos de cocaïne, cachés à l’intérieur d’ananas évidés, qui étaient arrivés par bateau en provenance d’Amérique centrale.

http://www.europe1.fr/international/pays-bas-de-la-cocaine-dissimulee-dans-une-cargaison-dananas-2640193

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AERONARCOTRAFIC ???: here’s where people are flying private jets

by Emily Jane Fox @emilyjanefox

private jet top

If you see a private plane in the sky, there’s a pretty good chance it’s coming from — or heading to — New York City.

Of the most traveled private jet routes in 2013, seven out of the top 10 were flown either in or out of New York, according to Knight Frank’s Wealth Report.

While jet setters were jumping in and out of the big apple most often, the report found that the most popular route was the trip from Moscow to the Cote d’Azur in the south of France.

The ranking of routes is based on data from NetJets, a subsidiary of Berkshire Hathaway (BRKA) that allows customers to charter or partially own private planes.

MORE: http://money.cnn.com/2015/03/04/luxury/top-ten-private-jet-routes/

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BIRMANIE (triangle d’or): Rangoun croît au milieu du trafic d’opium

Mis en ligne le 17.12.2015

Julie Zaugg et Clément Bürge Birmanie

Clément BürgeLe chemin de boue rouge zigzague entre les plantations de gingembre, d’avocats et de mangues.

Au-dessus: la crête des montagnes bleutées de l’Etat Shan, au nord-est de la Birmanie. En contrebas: les toits de tôle des maisons en bambou tressé du village de Ho Hwait, scintillants sous le soleil. Et, au détour d’un col, un vallon, couvert de pavots à opium. Les petites tiges vertes aux feuilles crénelées s’étalent à perte de vue, au milieu d’une forêt d’épis qui ont noirci sur leur tige.

«Le maïs sert à cacher les plantations de pavot», signale Hnin Sandar, une habitante de ce village où tout le monde cultive l’opium. Après la floraison, la sève violette contenue dans le bulbe du pavot sera récoltée à la main, puis séchée sous forme de boule.

Planté au bout d’une route en gravier qui serpente entre les rizières et les forêts de bambou, à une heure et demie de la ville la plus proche, Taunggyi, le village de Ho Hwait se situe dans la «zone noire», c’est-à-dire en territoire Pa-O, un groupe tribal armé qui contrôle une partie de l’Etat. Et se trouve aussi au cœur du Triangle d’or. Une région à cheval sur la Birmanie, la Thaïlande, le Laos et la Chine, qui génère une bonne partie de l’opium mondial.

La production de la pâte brune qui sert de matière première à l’héroïne a explosé ces dernières années. En 2014, la Birmanie en a généré 670 tonnes, contre 320 tonnes en 2006. Le pays est aujourd’hui le deuxième producteur mondial d’opium derrière l’Afghanistan.

La culture de cette plante psychotrope a déjà une longue histoire dans cette partie du monde. «Ce sont les troupes du parti politique du Guomindang, réfugiées dans le nord de la Birmanie après la prise de pouvoir par les communistes chinois en 1949, qui l’ont introduite», détaille Sai Lone, un humanitaire originaire de l’Etat Shan qui travaille pour Swissaid. Au départ de ces troupes, ce sont les minorités ethniques Wa et Kokant, en lutte contre le régime militaire birman, qui se sont emparées d’une partie du trafic de l’opium, comme l’ont fait, de leur côté, les milices créées par le gouvernement pour lutter contre les insurgés.

Cet équilibre précaire a été rompu au début des années 2000, quand les Wa et les Kokant, mis sous pression par Pékin, ont décrété une suspension de la culture du pavot, faisant ainsi chuter la production d’opium. Pas pour longtemps. «Ces interdictions ont alors engendré une migration des régions frontalières avec la Chine vers le sud de l’Etat Shan», raconte encore Sai Lone. La culture d’opium y a repris de plus belle dès 2006, cette fois dans les zones sous contrôle Shan et Pa-O.

Opium ou café?

Dans le village de Ho Hwait, plusieurs femmes se sont rassemblées dans une salle revêtue de linoléum bleu. Orné d’un petit temple bouddhiste, devant lequel sont posées des offrandes, cet espace sert de lieu de rencontre aux habitants. Assises en tailleur à même le sol, les femmes débattent du choix de remplacer une partie de l’opium par du café, sous l’égide d’un projet pilote de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime. «Il va falloir attendre encore deux ans avant que le café, planté en 2014, ne génère des profits, fait remarquer Hnin Sandar. En attendant, nous devons manger.»

Ces populations, qui pratiquent une agriculture de subsistance sur des coteaux escarpés à plus de 1500 mètres d’altitude, sont extrêmement pauvres. «Elles parviennent à faire pousser de quoi se nourrir durant huit mois de l’année, ensuite elles doivent générer de l’argent pour acheter à manger pour les quatre mois restants», souligne Akiko*, une travailleuse humanitaire japonaise.

Pour ces populations, la culture du pavot à opium représente plusieurs avantages: il pousse aisément, même en altitude, dans les sols de mauvaise qualité. Et l’opium peut être stocké durant de longs mois avant d’être monnayé petit à petit. Vendu en portion de 1,6 kilo valant de 600 000 à 1 million de kyats (entre 630 et 720 francs), il est facile à transporter. «Certains villages se trouvent à cinq jours de marche du prochain marché», précise Akiko.

«La plupart de ces paysans dépendent de l’opium pour 40 à 50% de leurs revenus, souligne Jochen Wiese, responsable du projet de substitution de café de l’ONU. Cela leur permet de gagner environ 1200 dollars par an.» Ce grand Allemand flegmatique aux airs de Bill Murray a passé vingt-huit ans à convaincre les cultivateurs de coca au Pérou de passer au café. Il veut réitérer l’exercice en Birmanie.

Dans la salle communautaire de Ho Hwait, les visages des femmes se sont subitement refermés. La discussion a pour objet les trafiquants qui viennent leur acheter l’opium. Qui sont-ils? «Je ne sais pas: ils viennent la nuit, nous ne voyons pas leur visage», lâche Ma Nang Kyu, une villageoise.

Des trafiquants protégés

«Les acquéreurs sont en général des hommes d’affaires locaux qui ont un pied dans l’économie formelle et un pied dans les trafics en tout genre: opium, méthamphétamine, jade, teck», note Patrick Meehan, un chercheur britannique qui s’apprête à publier une thèse sur ce sujet. La récolte d’opium est ensuite transformée en héroïne dans des laboratoires de fortune, puis acheminée de l’autre côté de la frontière chinoise, à pied et à dos de mules.

Elle arrive dans la province du Yunnan, frontalière de la Birmanie, puis est distribuée dans le reste du pays par des groupes liés aux triades de Hong Kong ou de Taiwan. «La demande a explosé en Chine ces dernières années, 90% de l’opium birman y est exporté», fait remarquer Tom Kramer, un expert de la drogue basé en Birmanie. L’Empire du Milieu compte désormais 1,3 million d’héroïnomanes.

Rien ne distingue le bureau de l’Armée de l’Etat Shan du Sud (SSA-S) des autres maisons qui bordent cette ruelle tranquille de Taunggyi, si ce n’est les barbelés qui l’entourent et le drapeau rouge orné d’un fusil et d’un sabre qui flotte sur le toit. A l’intérieur, le général Sai Oo sirote un thé sucré assis sur un grand canapé en similicuir gris, un talkie-walkie à la main. Ce groupe armé fondé en 1995 est l’une des principales factions ethniques en lutte contre le régime militaire.

«Le gouvernement protège les trafiquants et permet à l’héroïne de passer la frontière, dénonce le général. Lorsqu’il procède à des arrestations, ce n’est que du menu fretin, jamais les gros poissons.» La plupart des soldats ne reçoivent pas de salaire de l’Etat central et se financent en soutirant des pots-de-vin aux cultivateurs d’opium et aux trafiquants. Plusieurs observateurs locaux disent avoir vu des convois de l’armée accompagner les chargements de drogue jusqu’à la frontière.

Les factions rebelles, comme la SSA-S, et les milices progouvernementales ne sont pas non plus des oies blanches. «Ces formations récoltent un impôt auprès des cultivateurs d’opium dans les zones sous leur contrôle», détaille Tom Kramer. Cette taxe peut atteindre 20 millions de kyats (14 400 francs) par village et par saison.

Baron de la drogueHLEDAN CENTER, Rangoun Le complexe comprenant un centre commercial et des bureaux a été construit par l’entreprise Asia World, un conglomérat fondé par le baron de la drogue Lo Hsing Han et dirigé par son fils, Steven Law.

Le Hledan est l’un des centres commerciaux les plus chics de Rangoun. Une boutique Tissot y côtoie de petites échoppes vendant des nids d’hirondelle, des bracelets en jade et du thé à bulles. Des enfants sillonnent les couloirs, perchés sur des éléphants à roulettes électriques.

C’est l’une des dernières œuvres d’Asia World, un conglomérat fondé en 1992 par Steven Law. Cet homme d’affaires discret de 57 ans est le fils du baron de la drogue Lo Hsing Han, décédé en 2013. Ce dernier «avait reçu une concession de la part de l’ex-premier ministre birman Khin Nyunt lui permettant de pratiquer la culture et le trafic d’héroïne», selon un câble diplomatique américain publié par WikiLeaks. En 2008, les Etats-Unis l’ont accusé d’avoir, avec son fils, monté «un empire de la drogue».

Asia World se trouve derrière les principaux projets immobiliers de Rangoun. La firme a construit l’aéroport de la ville et l’exploite. On lui doit aussi le principal port de Rangoun, le Traders Hotel, un établissement de luxe, ainsi que la chaîne de supermarchés Asia Light. Elle a également construit un pipeline gazier et pétrolier qui relie la Birmanie à la Chine, et une bonne partie de Naypyidaw, la nouvelle capitale créée par le régime militaire en 2005.

Asia World n’est pas le seul conglomérat né de l’argent de la drogue à avoir investi dans l’économie birmane. A Rangoun, le coût moyen d’un appartement a augmenté de 600% en dix ans. A près de 750 dollars en moyenne le mètre carré, la location d’un logement y coûte plus cher qu’à Bangkok. «Cette bulle immobilière est alimentée par l’argent du trafic, précise Tom Kramer. La plupart des acquisitions se font en cash, sans reçu et à des prix défiant toute logique.»

Blanchiment dans l’immobilier

Sachant que la Birmanie produit environ 70 tonnes d’héroïne par an, les profits générés par ce trafic pourraient atteindre 2 milliards de dollars par an. «Cet argent a servi de capital de départ pour toute une série d’entreprises birmanes créées par des hommes d’affaires impliqués dans le trafic de drogue, explique Patrick Meehan. Ils ont par la suite utilisé ces firmes pour blanchir les profits tirés d’activités illicites en les investissant dans des projets immobiliers.»

Shwe Taung, une entreprise créée en 1990 par Aik Htun, un homme d’affaires shan que les Etats-Unis ont dans leur collimateur en raison de ses liens avec le trafic d’héroïne, en fait partie. La firme a construit un mall à Rangoun appelé Junction Square, des bureaux, des hôpitaux et une école. L’homme de 67 ans se trouve encore derrière Asia Wealth Bank, un établissement dont la licence a été révoquée en 2005 en raison de ses activités de blanchiment d’argent.

Le Hong Pang Group, créé par Wei Hsueh-kang, un ex-associé du baron de la drogue Khun Sa recherché par la justice américaine, a pour sa part construit une partie de l’autoroute Rangoun-Mandalay. Le milicien Kyaw Myint se trouve quant à lui derrière la banque Mayflower, accusée de blanchiment d’argent aux Etats-Unis et fermée par l’Etat birman en 2005. Il se concentre aujourd’hui sur sa société immobilière Chin Su et ses usines de papier. En 2010, il a été élu au Parlement régional de l’Etat Shan, aux côtés de cinq autres trafiquants, sous les couleurs du parti de la junte militaire, l’USDP.

L’aéroport de Rangoun est un étrange pot-pourri architectural. Le rectangle tout de verre et d’acier du terminal international trône à côté d’une pagode dorée d’où partent les vols domestiques. Construit par Asia World en 2007 pour 13,3 millions de dollars, il sera bientôt assorti d’un nouveau terminal. Il pourra alors accueillir 6 millions de passagers par an. Cela rapportera 120 millions de dollars par an au conglomérat de Steven Law, rien qu’en taxes de passagers.

* Prénom d’emprunt.

http://www.hebdo.ch/hebdo/cadrages/detail/rangoun-cro%C3%AEt-au-milieu-du-trafic-d%E2%80%99opium

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NARCOTRAFICO: el narco que importaba muebles chinos y fruta de Sudamérica | España | EL PAÍS

Robert Dawes, detenido en Málaga, lideraba una de las mayores bandas de narcos de Europa

Detención del narcotraficante Robert Dawes en Benalmádena Un momento de la detención de Robert Dawes en Benalmádena

El británico Robert Dawes, de 44 años y natural de Nottingham, ha protagonizado en los últimos años una especie de película de acción. Pero su papel no sería el de héroe, sino el de villano. Le seguían la pista la Guardia Civil, la Policía Judicial Francesa, la Agencia Británica contra el Crimen y Europol por liderar, supuestamente, la mayor organización de narcotráfico de Europa. Tenía en Málaga un entramado societario con el que supuestamente blanqueaba los beneficios del narcotráfico, para lo que se valía de muebles de China y contenedores de fruta de Sudamérica que importaba. Una operación conjunta de estos cuerpos de seguridad permitió su detención en Benalmádena (Málaga) hace unas semanas. El asalto a su mansión se produjo de madrugada con la participación de agentes de las Unidades Especiales de Intervención del instituto armado por su “peligrosidad”.

Dawes, actualmente encarcelado en una prisión francesa, era investigado desde 2007 por sus vínculos con el narcotráfico. La Guardia Civil lo acusa de abastecer a Europa de cocaína procedente de Sudamérica y de enviar heroína desde Turquía y Afganistán. La organización tenía conexión con al menos 13 países y con la mafia calabresa Ndrangheta, supuestos compradores de grandes cantidades de estupefacientes a este grupo delictivo. La droga se transportaba en contenedores por vía marítima, aeronaves comerciales y embarcaciones recreativas.

El supuesto narcotraficante ya había sido detenido en 2008 por una orden internacional española, tras huir a Dubái por la presión policial, aunque quedó en libertad tras pasar un tiempo entre rejas. En ese momento se estableció en la Costa del Sol. Residía con su familia en una mansión de Benalmádena, custodiado por un fuerte equipo de seguridad, atendido por personal de servicio y rodeado de lujo. Dawes vestía vaqueros y una sudadera en el momento de su arresto.

La organización, de estructura piramidal, se comunicaba con teléfonos y mensajes encriptados, algo que dificultaba su control. Para facilitar el trabajo, Europol creó un grupo con policías de varios países, liderado por la Guardia Civil, que se dedicó en exclusiva a seguir los pasos de Dawes y su banda. Las pesquisas se centraron en la Costa del Sol tras una gran operación en 2013 en el aeropuerto francés Charles De Gaulle. Se intervinieron 1.332 kilos de cocaína, transportada en 32 maletas, y se detuvo a seis personas, tres de ellos de la Ndrangheta. En Venezuela, fruto de este dispositivo, cayeron 27 personas, incluidos varios mandos militares.

 

Vista aérea de la finca donde se desarrolló la operación.

Los agentes, a lo largo de la investigación, han constatado reuniones del supuesto capo británico con representantes de los cárteles de Medellín (colombiano) y De los Soles (venezolano) en hoteles de Madrid. Dawes disponía en el litoral malagueño de un entramado societario con el que supuestamente blanqueaba los beneficios del tráfico de drogas, centrado en la importación de muebles desde China y de contenedores de fruta desde Sudamérica. En este último caso, se dirigían al Puerto de Algeciras, en Cádiz, y también se habrían utilizado para transportar estupefacientes.

La operación, bautizada con el nombre de Halbert IV, ha permitido desmantelar la estructura empresarial y financiera del grupo. Durante los registros se han intervenido 150 teléfonos móviles encriptados, 40 ordenadores portátiles, 30 discos duros de almacenamiento informático y 450.000 euros en metálico. Han sido decomisados, además, 19 inmuebles valorados en 5,5 millones de euros.

En los últimos ocho años, desde que comenzaron las pesquisas alrededor de Dawes, se han practicado 15 operaciones en distintos países de Europa y Sudamérica que han permitido la detención de 50 personas y la intervención de más de dos toneladas de droga, entre cocaína y heroína. Además de propiedades inmobiliarias, se han decomisado aviones y veleros. La Guardia Civil apunta que Nottingham (centro de Inglaterra), ciudad de origen del narcotraficante, es “la cuna de la delincuencia más peligrosa y violenta del Reino Unido”.

http://politica.elpais.com/politica/2015/12/11/actualidad/1449833891_167614.html

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British crime lord charged in connection with record 1.3 tonnes cocaine haul

CRIME boss Robert Dawes has been formally charged by the French authorities after they seized more than 1.3 tonnes of cocaine at Paris airport.

The cocaine was seized from a flight from Caracas, Venezuela which arrived at Paris’ Charles De Gaulle airport in September 2013. It is the largest seizure ever made in France.

Dawes, 43, was flown from Madrid to Paris where was formally charged by investigating magistrate Anne Bamberger last week and remanded into custody pending a trial. It is understood the French have been investigating Dawes using sophisticated phone taps for at least the past 12 months after intelligence indicated he was behind the huge haul. Britain National Crime Agency and Spain’s Guardia Civil have been assisting the French in their investigation.

Robert Dawes now faces trial in France as the organiser of the record cocaine haul

Robert Dawes now faces trial in France as the organiser of the record cocaine haul

Several key lieutenants of his organisation from the Mijas Costa in Spain, were arrested at the time the haul was seized in September 2013 and have remained in custody since. Dawes was arrested at his family’s villa in Benalmadena, Spain last month. He has a string of front companies in the UK, Spain, Dubai and Malta which have provided safe docking for money-laundering over the last 13 years.

Dawes arrest was captured on film by a swat team of Guardia Civil officers who arrested the British man at his Benalmadena villa. Officers raiding his property discovered a number of firearms, hundreds of new sim cards for mobile phones and a state-of-the-art command and control centre where he operated from.

The moment Guardia Civil officers led Robert Dawes away for extradition to France

The moment Guardia Civil officers led Robert Dawes away for extradition to France

French Interior Minister Manuel Valls, took a personal interest in the case when the bust was made revealing that some of the cocaine had been stored in at least 30 suitcases which had been tagged with the names of “ghost” passengers. This had been destined for Netherlands and the UK.

Investigators also seized another part of the load, around 400 kilos, from a lorry at the Luxembourg border which they believe was destined for the Italian mafia. Three Italians, and two British men connected to Dawes, were arrested at the time along with a number of National Guard officials in Venezuela who are believed to have helped the drug gang get the cargo past checks at Caracas airport.

Manuel Valls shows off the cocaine seizure in September 2013

French Interior Minister Manuel Valls shows off the cocaine seizure in September 2013

The French-led investigation has been supported by investigators from Spain’s Guardia Civil and the UK’s National Crime Agency.

As I have reported previously , Dutch, Spanish and British investigators are taking a keen interest as the process in France unfolds, as all still have the name of the British crime lord firmly on their list of cases unresolved. The merry-go-round has now started in earnest.

http://blog.carlfellstrom.com/tag/robert-dawes/

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FRENCH CUSTOMS: over two tonnes of cocaine seized on ship off French coast

French police stand guard next to the "Carib Palm" cargo ship on December 11, 2015 in Boulogne-sur-Mer, in the Pas-de-Calais region, after authorities seized a record-breaking 2.4 tons of cocaine from the vessel
AFP/Philippe Huguen – French police stand guard next to the « Carib Palm » cargo ship on December 11, 2015 in Boulogne-sur-Mer, in the Pas-de-Calais region, after authorities seized a record-breaking

Customs officials have seized at least 2.4 tonnes of cocaine from a cargo ship off France’s northern coast, a record for the country, officials said on Friday.

The « Carib Palm », a Moldovan-flagged freighter, had sailed from Colombia and was headed to Gdansk in Poland.

PHOTO: http://cdn2.shipspotting.com/photos/middle/9/0/8/844809.jpg

It docked at the northern French port of Boulogne-sur-Mer on Thursday night, a source close to the investigation said, confirming a report by France 3 television.

« The ship was intercepted yesterday (Thursday) at 6:30 pm at sea and at 8:00 pm was brought to the dock at Boulogne-sur-Mer, where the search operation began, » the finance ministry said in a statement.

« The drugs were concealed behind a metal partition. »

Finance Minister Michel Sapin described the drugs as « the largest seizure of cocaine » ever in mainland France. The haul has a street value of around 50 million euros ($55 million).

Customs officials were continuing to search the ship, which was carrying raw materials.

The 12 crew members, who are Turkish and Ukrainian, were being held by customs and were set to be formally detained.

https://en-maktoob.news.yahoo.com/lightbox/french-police-stand-guard-next-carib-palm-cargo-photo-194944174–finance.html

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FRANCE (Narcotrafique maritime): saisie historique en métropole de plus de deux tonnes de cocaïne

Publié le : vendredi 11 décembre 2015 |

Saisie historique en métropole de plus de deux tonnes de cocaïne

Patrouilleur garde-côtes de Boulogne-sur-Mer | © Douane
La drogue a été découverte à bord d’un cargo dérouté par le patrouilleur garde-côtes de Boulogne-sur-Mer.

Les services garde-côtes de la douane française viennent de réaliser la plus importante saisie de cocaïne jamais réalisée en métropole à ce jour.

La drogue, découverte à bord d’un cargo dérouté hier soir par le patrouilleur garde-côtes de Boulogne-sur-Mer, est en cours de pesée mais, selon les premières estimations, les quantités devraient dépasser deux tonnes.

Le navire a été intercepté hier à 18h30 en haute mer et a été ramené à quai à 20 heures à Boulogne-sur-Mer où les opérations de fouille ont débuté.

La drogue était dissimulée derrière une cloison métallique. Plusieurs personnes sont actuellement en retenue douanière.

Le parquet de Boulogne-sur-Mer est saisi de l’affaire.

Compte-tenu des quantités d’ores et déjà trouvées à bord, la prise est la plus importante à ce jour en métropole.

Contacts presse

  • Cabinet de Michel SAPIN : 01 53 18 41 13 sec.mfcp-presse@cabinets.finances.gouv.fr
  • Cabinet de Christian ECKERT : 01 53 18 45 04 / sec.sebud-presse@cabinets.finances.gouv.fr
  • Direction Générale des Douanes et Droits Indirects : 01 57 53 42 11 / dg-bic@douane.finances.gouv.fr
Auteur : Bureau de l’information et de la communication

http://www.douane.gouv.fr/articles/a12644-saisie-historique-en-metropole-de-plus-de-deux-tonnes-de-cocaine-

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articles

Over two tonnes of cocaine seized on ship off French coast

Yahoo News – ‎il y a 6 heures‎
Lille (France) (AFP) – Customs officials have seized at least 2.4 tonnes of cocaine from a cargo ship off France’s northern coast, a record for the country, officials said on Friday. The « Carib Palm », a Moldovan-flagged freighter, had sailed from

French police make record-breaking cocaine seizure near Calais

ABC Online – ‎il y a 6 heures‎
Customs officials have seized at least 2.4 tonnes of cocaine from a cargo ship off France’s northern coast, a record for the country. The Carib Palm, a Moldovan-flagged freighter, had sailed from Colombia and was headed to Gdansk in Poland. It docked

France makes record two tonne cocaine haul

The Local.fr – ‎il y a 10 heures‎
The drugs were brought in a ship travelling from Colombia and destined for Gdansk in Poland. This is a record amount in metropolitan France. « The ship was intercepted on Thursday at 18:30 in the open sea and was brought to the docks in Boulogne-Sur-Mer …
Over two tons of cocaine seized on ship off French coast

The Daily Star – ‎il y a 8 heures‎
French police stand guard next to the moored cargo ship « Carib Palm » on December 11, 2015at the Port of Boulogne-sur-Mer, in the Pas-de-Calais region, after authorities seized a record-breaking 2.4 tons of cocaine from the vessel on December 10.

France trumpets major cocaine seizure

TradeWinds (subscription) – ‎il y a 1 heure‎
They carried out the drugs bust at Boulogne-sur-Mer on the 1,520-dwt Carib Palm (built 1977) as stopped their on the way to Poland from Colombia, according to AFP. The drugs have a street value of about EUR 50m ($55m). The Moldovan-flag ship is …

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FRANCE (Boulogne-sur-Mer.): plus de 2 tonnes de cocaïne saisies par les douaniers

Capture d'écran Google maps

Le « Carib Palm » faisait route vers Gdansk. (Photo : Benoît Lobez)

photo:http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/shipping/23847-saisie-record-de-cocaine-au-large-de-boulogne-sur-mer

Plus de deux tonnes de cocaïne ont été saisies jeudi soir sur un cargo naviguant au large de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), a-t-on appris vendredi de source proche du dossier. Cette saisie pourrait valoir une cinquantaine de millions d’euros à la revente.

Le cargo «Carib Palm», battant pavillon moldave, en provenance de Colombie et à destination de Gdansk en Pologne, a été dérouté en début de soirée par un patrouilleur et ramené au port de Boulogne-sur-Mer, selon nos confrères de France 3 Nord-Pas-de-Calais. Lors du contrôle du navire, d’une longueur de 75 mètres environ, les agents de la douane ont découvert plus de deux tonnes de cocaïne. Trois membres d’équipage ont été placés en retenue douanière.Le parquet de Boulogne-sur-Mer est saisi de l’affaire.
La drogue dissimulée derrière une cloison métallique

Selon Michel Sapin, ministre des Finances et des comptes publics, et Christian Eckert, secrétaire d’État chargé du Budget, les garde-côtes de la douane française «ont réalisé ce matin la plus importante saisie de cocaïne jamais réalisée en métropole à ce jour».

«Le navire a été intercepté hier (jeudi) à 18h30 en haute mer et a été ramené à quai à 20 heures à Boulogne-sur-Mer où les opérations de fouille ont débuté. La drogue était dissimulée derrière une cloison métallique», a indiqué le ministère des Finances dans un communiqué.

JACQUES-OUDART FOURMENTIN

Port d’attache BOULOGNE SUR MER

Longueur HT 43,30 m Largeur HT 9,00 m

Creux 4,75 m Spécificité Grue de manutention, superstructure en aluminium, local plongeurs avec compresseur d’air

Puissance type moteur 2535 CV Capacité GO 36,6 m³ Capacité ED 8 m³

Equipage 22 personnes

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/12/11/97001-20151211FILWWW00157-boulogne-sur-mer-plus-de-2-tonnes-de-cocaine-saisies-au-large.php

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VENEZUELA (Narcotrafic): serait-ce la fin du cartel de « Los Soles » y de Maduro?

assembléeVENEZCoke en Stock (CVI) : une promesse de 800 kilos de coke et… la chute de la maison Maduro à la clé

Y aurait-il un lien direct entre le trafic de cocaïne et la vie politique, dans un pays ? On serait bien tenté de le croire, à constater l’étrange coïncidence entre la saisie d’un jet espérant transporter 800 kilos de cocaïne en Haïti et la claque électorale prise par le pouvoir actuel aux dernières élections vénézuéliennes (1). Car l’affaire, survenue le 11 novembre dernier, et dont on découvre aujourd’hui les arcanes, est bien plus grave encore qu’il n’y paraissait au départ. Ce jour-là des « proches » du président vénézuélien en exercice avaient été arrêtés en Haîti, à leur descente d’avion, un jet d’affaires privé, avait-on brièvement appris. Aujourd’hui on en sait un peu plus : c’est bien 800 kilos de cocaïne qui devaient être à bord au prochain voyage, et encore une fois, l’armée vénézuélienne qui était dans le coup : une participation dont je vous avais parlé, ici-même, mais cette fois-là, c’était bien la première fois qu’on s’approchait autant de la famille même de Nicolas Maduro, et même d’Huguito, le propre fils d’Hugo Chavez !!! Pas vraiment une bonne nouvelle pour le bien léger Nicolas Maduro à la veille des élections… qui viennent de se terminer par… la perte totale de la majorité à l’Assemblée Nationale. L’incroyable corruption du régime va-t-elle enfin éclater au grand jour, beaucoup l’attendent en effet… et avec elle, la dénonciation du trafic d’Etat de la cocaïne, d’un pays bel et bien devenu un narco-Etat.

assembléeVENEZ…..L’équipe de l’ineffable Michel Collon n’a toujours pas commenté, au moment où je vous écris, la défaite électorale cinglante (2). La seule chose que l’on trouve en se lançant dans l’investigation du blog du même nom c’est une théorie complotiste comme quoi le 7 décembre, il allait y avoir des attentats pour déstabiliser les électeurs, ces actions menées bien sûr par l’opposition. Manque de chance, les observateurs étrangers ont dit que ça c’était plutôt bien passé dans l’ensemble, malgré quelles velléités de bourrages d’urnes ici et là. Les personnes jetées en prison par Maduro comme opposants commencent donc à respirer :  « Il devient très difficile pour le gouvernement vénézuélien de cacher ses vraies couleurs », a confié Thor Halvorssen, président d’une fondation pour les droits de l’homme et proche de Leopoldo Lopez, un leader de l’opposition incarcéré. Critique de longue date de Chavez et de Maduro, Thor Halvorssen a indiqué que ces deux arrestations sont un autre exemple de la corruption qui prévaut au sein de l’administration Maduro. « Le gouvernement vénézuélien est une entreprise criminelle composée de cartels de drogue, d’un système financier qui blanchit de l’argent et de kleptocrates », a dit Thor Halvorssen à la télévision Fox New Latino. « Maduro, sa famille et ses hommes de main font que le cartel de Pablo Escobar parait désorganisé et petit en comparaison », a-t-il dit. « Le Venezuela utilise l’armée, le ministère des affaires étrangères et le secteur bancaire comme des accessoires à son lucratif business de drogue », a-t-il poursuivi. »  web-versionSi la charge paraît forte, on peut quand même rappeler qui l’a faite : Thor Halvorssen,  de son nom complet Thor Halvorssen Mendoza (ici à l’ONU),  est le créateur du mouvement de l’Oslo Freedom Forum, le président de l’Human Rights Foundation et il tient le Venezuela à cœur : son père, un moment injustement accusé de trafic de drogue pour le Cartel de Medelin a été torturé par la police vénézuélienne alors qu’il était innocent et sa mère, qui participait à un meeting pacifique a été tuée par balles… par des membres de la sécurité présidentielle. Les assassins après deux procès aux jugements contraires avaient été condamnés à 3 ans de prison, dont ils n’effectueront qu’à peine 6 mois… Halvorssen est en prime d’être tenace un homme vigilant : lorsque Lionel Messi était venu par exemple prétendre à aider le Gabon en serrant la main d’Ali Bongo, en opération de com complète de ce dernier, il avait sévèrement tacle le régime, en affirmant que la famille du président «est tristement célèbre pour son traitement de la trésorerie nationale comme un compte bancaire privé». Pour Michel Collon, il est vrai, Ali Bongo est bien un « héritier de dictateur« , mais pas Maduro, alors…. si l’on comprend bien.

YV2030Mais revenons d’abord sur le scénario décrit au début. Un petit jet avait quitté l’aéroport de Caracas le 8 novembre dernier et s’était arrêté à Marqueta jusqu’au 10 novembre. Il était reparti plus tard vers Port-au-Prince, avec aux commandes le capitaine Paul Urbano, avait -on appris (il est ici photographié par Reuters). Surprise à l’arrivée  ; la DEA US fait débarquer tout le monde, deux pilotes et quatre passagers, Efraín Campos et Francisco Flores, Jesfran Moreno, et Marco Uzcategui, suivis d’une fouille de l’avion qui découvre de la drogue à bord. Si l’on évoquait d’abord la présence à nord de 800 kg de cocaïne (3) , il s’avère que c’était ce qui avait été promis d’être acheminé du Honduras et non ce qu’il y avait dedans : où ne figurait que des échantillons de coke pour en montrer la qualité, soit un seul kilo à bord. L’avion n’avait en tout cas pas été inspecté lors de son décollage alors que les autorités avaient il y a quelques mois fait tout un barouf sur leurs contrôles aux aéroports ! Comme à l’habitude, c’était un informateur de la DEA qui avait attiré tout ce beau monde au Honduras, dans un premier temps. Et comme à l’habitude, tout avait été filmé, énonçant le deal pour 800 kilos, preuve de l’implication directe des personnes arrêtées. Comme seule réaction, le président Maduro avait parlé « d’embuscade impérialiste ».

Mais revenons donc d’abord à l’avion lui-même, avant d’examiner la personnalité de ses occupants. D’abord l’appareil, donc, hautement reconnaissable avec son train d’atterrissage bas, ses ailes droites et son cockpit à hublot de côté similaire à une vitre de portière de voiture : c’est bien un Citation I, apparu en 1971 dans les cieux : (beaucoup) plus lent que les Learjet, il avait vite été surnommé « Slowtation » ou « Nearjet » ! Des clichés le montrent arborant une immatriculation à un endroit inhabituel : sur les Citation de ce type, ce sont plutôt les réacteurs qui l’arborent.Ce pourrait être un… autocollant, la méthode habituelle pour les avions de trafiquants, dérobés ou achetés, ils sont en effet maquillés de la sorte. Mais on s’apercevra que non.  YP-55CP-1024x419On retrouve  assez vite son historique, qui est pour le moins tourmentée. L’avion, un Citation-I, numéro de fabrication 500-0215, a porté d’abord l’immatriculation YV-TOOO en 1975 puis est devenu YV-55CP, deux ans plus tard (il est photographié ici à droite  le 6 novembre 1979 par Peter Nicholson) . Il appartient depuis le début à la Banque de Maracaibo. Cette banque fermée (6 avaient fait faillite à l’arrivée de Chavez !), l’avion est revendu plus tard -à une date non précisée de prime abord-  à la Sabenpe, une une entreprise vénézuélienne fondée en 1980 et dédiée à la collecte, YV-55CPle transport et la récupération des déchets, dont le fondateur s’appelait Jose Domingo Santander. La société, dont le capital a un montant de trois milliards de bolivars, est en réalité gérée par les frères d’origine libanaise, Khaled Majed et Khalil Majzoun. Les profits réalisés lui permettent en 2003, de prendre le contrôle du principal producteur de thon vénézuélien, et de son usine de boîtes (Eveba) se ralliant à ce moment-là au régime de Chavez pour fonder tout un empire industriel. Eveba avait été rachetée à l’influente famille de Castro Iglesias, et l’homme qui avait grandement facilité la transaction était Diosdado Cabello. Les frères Majed et Majzoun Khalil étaient  en effet alors décrits par ‘opposition comme des proches de l’actuel président de l’Assemblée Nationale. On voit ici (ci-contre à gauche) l’appareil décoller de la base de Francisco de Miranda  le 24 juillet 2003 appartenant toujours à la Sabenpe. Il avait gardé son appellation YV-55CP. On remarquera que ce sont les réacteurs qui supportent alors l’immatriculation.

images

Sun_Channel_Kalil_Ferragud_Les liens avec les sociétés des frères Khalil avec le nouveau pouvoir n’ont fait que se renforcer, une fois Chavez en place. Les industriels l’ayant soutenu étant en effet largement récompensés en obtention de marchés nationaux. Majed Kalil (ici en photo avec Nara Farragut et Carlos Arroyo, du marketing d’AdSales), est un libanais d’origine, étroitement lié à José Vicente Rangel et son épouse, ainsi qu’à Diosdado Cabello comme on a pu le voir. « Les frères Khalil ont émergé et monté fortement en puissance durant les premières années de l’administration Chavez, qui a favorisé certaines entreprises avec d’importants contrats, des prêts et un accès facile aux licences en franchise de droits à l’importation. Ces compagnies privilégiées ont été aidés dans la mesure ou elles plaçaient leurs produits sur le marché local à travers des programmes sociaux financés par le gouvernement, à travers des organisations comme la Casa, le Programme des services agricoles ou Proal, le Programme des aliments stratégiques, que Khalil a investi » peut-on lire.

RIMBeaucoup plus troublant, l’empire des frères Khalil s’est aussi étendu dans l’armée : « de nombreux contrats ont été obtenus avec le gouvernement. Grâce à sa compagnie Hardwell Technologies responsable des systèmes informatiques du Département de renseignement de l’armée vénézuélienne, il a obtenu le contrat pour l’installation de l’équipement radar et de la tour de contrôle du Maiquetia Simon Bolivar International Airport. La société Pacific Rim Energy a également été choisie pour des de travaux et de services pour le maire de la municipalité Libertador de Caracas, le Commandement général de la Marine, la Banque centrale du Venezuela et de l’état Inviobras Bolivar, en collaboration avec différents ministères tels l’éducation, la Défense, le tourisme ou l’économie populaire, entre autres organismes gouvernementaux ». La liste de ses clients comprend aussi Corporation de Guayana, Edelca (Electrification del Caroni), PDVSA ou il apparaît également. Tout ceci sans qu’il y ait eu un quelconque appel d’offres, nulle part : « Le député de l’Assemblée nationale, Juan Jose Molina, a indiqué que dans les activités menées dans la société Pacific Rim Energy (une société de production et distribution d’énergie,  d’accessoires électriques et d’éclairage, d’exploitation minière et de forage, entre autres) des frères Khalil n’avaient aucune année d’expérience. Et qe la société n’ avait alors que seulement deux employés de déclarés. » A ce stade on peut en effet évoquer clairement la prévarication, un des piliers du système Chaviste… du favoritisme, pour des sociétés souvent incompétentes dans le domaine recherché.

rodriguezPlus grave encore quand on découvre que Majed Khalil est lié au lieutenant Jose Antonio Morales Rodriguez, qui a servi comme directeur du Bureau du Secrétaire de la Présidence et qui a été mentionné par l’ancien magistrat Eladio Aponte, dans un des grands scandales qui a émaillé en 2012 le régime de Chavez.  Aponte est en effet l’un des hommes qui a ordonné la libération d’un trafiquant de drogue notoire, Pedro Magino Belicchi, arrêté avec pas moins de deux tonnes de cocaïne au Venezuela. L’homme était soupçonné de trafic de cocaïne au sein même des casernes de l’armée vénézuéliennes ! En 2012, Aponte avouera avoir agi sur ordre gouvernemental pour sa libération, d’où l’énorme scandale provoqué. Dans une terrible confession il avait avoué en effet qu’en tant que membre de la Commission judiciaire, il avait sciemment  écarté un grand nombre de juges qui ne voulaient pas suivre les décisions demandées par le gouvernement. « Le pire de tout,c’est quand Aponte a cité le cas  d’un lieutenant de l’armée qui avait été arrêté avec plus de 2 000 kilos de cocaïne. Aponte a déclaré que la cocaïne « dormait » tranquillement au quartier général de l’Armée vénézuélienne en attendant d’être transportée vers le centre du pays. Il a affirmé que le lieutenant était la main droite d’un haut commandant militaire qui était devenu l’aide de Dona Elena Frias de Chavez – la propre mère d’Hugo Chavez (Pedro José Magino Belicchi). L’homme, qui est actuellement attaché militaire au Brésil, a rapporté avoir reçu des appels téléphoniques de partout du Haut Commandement militaires vénézuéliens, y compris d’un capitaine nommé Morales (l’assistant personnel du Président de la République, Hugo Chavez) pour relâcher l’homme et le laisser tel quel ». Pour certains juges comme pour certains journalistes, ces révélations étaient « à vomir ». « Incroyable mais vrai: tout le haut commandement militaire, y compris le Président adjoint, appelant un juge de la Cour suprême à libérer un lieutenant qui a été capturé avec 2 000 kilos de cocaïne! Au sein d’une caserne de l’armée !!! » note l’article. Sidérant, en effet !

avion-décollage

Mais il n’y a pas eu que cela. Son partenaire dans la société, Tarek William Saab, et l’un des liens les plus importants des cellules régime fondamentaliste islamiques qui ont aidé des islamistes virulents, admirateurs du Hezbollah, à s’installer, notamment dans l’île de Margarita. Ils suivent les préceptes du Sheikh Abdulaziz Bin Ibrahim Al Ibrahim (la gigantesque mosquée de Caracas porte son nom, elle a été payée par les saoudiens), avec Hassan Majzoub, comme président du Venezuela’s Islamic Center. L’antisémitisme est une constante en effet du régime, comme le montre ce rapport (et celui-ci, sur le langage même de Chavez).   Tarek William Saab est depuis 2004 gouverneur de l’État d‘Anzoátegui dont le fief est BarcelonaSon visa américain  a d’ailleurs été révoqué pour ses liens avec ces extrémistes. base_image« Lorsque Rangel était vice-président, Majed était en charge du lobbying pour ouvrir des portes à l’étranger pour Chavez. » peut-on lire. Le 4 octobre dernier, Tarek William Saab avait été interrogé par Interpol, à sa descente d’avion à Mexico, à propos de drogue et du narcotrafic, et aussitôt, sur Twitter, l’homme avait parlé « d’agression contre le Venezuela » et de « provocation ». Selon lui, il était sur place pour participer à la « 12e Conférence des Instituts nommés par les droits de l’homme de l’ONU ». Plus tard,  un peu gêné, il déclarait qu’il avait été arrêté pour une autre raison, car « il n’avait pas renouvelé son visa américain depuis 2001 ». Sa nomination comme nouvel  Ombudsman (médiateur de la République), à la tête de la Commission pour la Vérité et la Justice chargée d’enquêter sur les meurtres, la torture, les disparitions et les violations des droits humains entre 1958 et 1998 avait été l’objet de critiques, vu ses postures… plutôt musclées (depuis il s’est acheté un costume). En février dernier, il démentait l’usage de la torture à la prison de la Sebin (Servicio Bolivariano de Inteligencia Nacional), malgré les témoignages opposés les dénonçant.

ramon-carrizales_16958Pour revenir au fameux jet, en 2004, le fils de son propriétaire d’origine, Domingo Alberto Santander, le revend à Marco Uzcategui, qui a pour amie une députée chaviste, Iris Varela. Encore une proche du pouvoir… Elle a été députée de 2001 à 2011, et est l’actuelle ministre des Affaires pénitentiaires, depuis le 26 juillet 2011 (ça devrait bientôt changer !) L’avion est alors enregistré aux archives du Ministère de l’Infrastructure, dont le responsable est alors le colonel Ramón Carrizales (ici avec Chavez). Cet ancien colonel de l’Armée vénézuélienne, diplômé de l’Académie Militaire du Venezuela en 1974,  admis à la retraite en 1994 et est devenu le ministre des Infrastructures de 2004 à 2006 puis a été ministre du Logement de 2006 à 2008 mais il a aussi été vice-président du Venezuela du 6 janvier 2008 au 25 janvier 2010, date à laquelle il a présenté sa démission pour « raisons personnelles ». Or un mystérieux incendie déclaré comme accidentel (et plutôt providentiel selon certains !) dans l’immeuble du ministère à Parque Central avait détruit les archives des avions qui y étaient stockés, dont ceux saisis pour trafic de drogue. Voilà qui était bien pratique ! Et entre temps, le colonel Ramón Carrizales était devenu le responsable de l’Etat d’Apure… là où ont lieu les atterrissages clandestins de « jets » qui emportent la cocaïne !

avion-narco-rampla-4Ce n’est pas la seule surprise. Le 23 février 2011, un surprenant avis judiciaire de saisie conservatoire du fameux avion est prononcé par la justice vénézuélienne (les archives ayant brûlé ?) . On apprend alors qu’il a changé d’immatriculation et qu’il est devenu l’YV2030 (ici à droite), « que sa valeur est estimée à 800 000 dollars et qu’il a été cédé à Alexander Vasquez Mendoza, citoyen, vénézuelien titulaire de la carte d’identité n°8.380.584, en sa qualité de directeur général de l’aéroport de Caracas, pour qu’il en prenne soin et le place sous la garde ». achatL’acte précise bien sûr qui sont les personnes qui s’opposent et s’écharpent alors comme propriétaires de l’avion : « Pacheco Laura Yepez citoyen en sa qualité de président de la société Construction et de Maintenance Company Coinspectra, CA, dûment inscrit au registre du commerce de la deuxième circonscription judiciaire du district et de l’Etat de Miranda Capital à compter du 3 Avril, 1989 , enregistré sous le n ° 26, Volume 122-A-Sgdo; et aux statuts modifiés en date du 11 Juin 2003, enregistrée sous le n ° 53 Volume 72- A-Sgdo; et Marco Tulio Uzcategui ». Tous deux sont impliqués dans les sérieux  litige à propos de l’appareil dont ils réclament l’un et l’autre propriétaires . En cherchant un peu, on retrouve même l’acte de transaction de Coinspectra, CA, qui date du 7  juin 2002, l’avion ayant été acheté 2 730 000 dollars exactement, , réglé en un seul chèque de la banque Banco Mi Casa Entidad de Ahorri y Prestamo; le vendeur étant bien Inversions Sabenpe CA. Passer de 2,3 millions à l’achat pour être revendu à 800 000, c’est une excellente affaire pour celui qui le récupère !!! Aurait-on assisté à une belle magouille judiciaire ?
C’est en tout cas bien le même avion : « il est précisé que la Cour a déménagé au hangar n ° 067 à la ligne C, où l’avion de marque Cessna Citation Jet 500 modèle, de série 500-0215, YV2030 acronyme, blanc avec des rayures d’or rouge et bleu, u qui est dans le hangar 067 rangée C  de l’aéroport de Caracas ».  Le motif de sa saisie est assez obscur en fait:  c’est un imbroglio à partir d’un défaut de paiement à un avocat d’entreprise, Humberto B. La Rosa, qui gérait justement la propriété de l’avion, installé au départ à l’aéroport situé près de la ville de Charallave, dans l’État de Miranda Oscar Machado Zuloaga. L’appareil est donc manifestement récupéré à la suite d’un accord passé par l’une des deux personnes citéJOSE-VICENTE-RANGEL-AVALOS-6es dans le litige, qui n’est autre que Marco Tulio Uzcategui. Son rival a abandonné. Derrière sa saisie se profilait aussi une sombre histoire de drogue reliée à divers services gouvernementaux, y compris l’ancien maire de la municipalité de Sucre, José Vicente Rangel Avalos (ici à gauche), qui avait à l’époque, la responsabilité du contrat de service avec la collecte des déchets. C’est le fils de l’ancien avocat et homme politique José Vicente Rangel  (vice-président, il avait remplacé Diosdado Cabello et a été ministre des affaires étrangères et de la Défense). Avalos a été lui aussi mêlé au trafic de drogue via sa relation avec Hector Tobia, un courtier d’assurance internationale, partenaire en affaires du père et du  fils Rangel qui lui servaient d’hommes de paille. L’homme à son bureau à Multicentro Empresarial Las Mercedes et vit à Prados del Este. Uzcatequi, lui, étant un homme fort proche de la famille présidentielle actuelle ; sa fille unique est en effet l’amie d’enfance et d’école des enfants de Cilia Flores, la première dame du pays !
avion haitiMais il y a d’autres moyens de récupérer des avions que ceux d’en modifier les actes d’achat… pour traficoter. En août 2013, le fameux avion réapparait à Barquisimeto, à Panama City (ici ça en est un autre), autorisé à nouveau à voler par l’autorité de l’aviation civile du pays. Lors de ce vol, le 30 et 31 août, on avait remarqué que son commandant de bord n’était autre que Víctor Daniel Álvarez, le même qui a été arrêté le 8 mai dernier  en République Dominicaine, au cours d’une tentative de vol raté sur l’avion de la banque Peravia, alors aux mains du banquier vénézuélien Jose Luis Santoro.. qui avait fui le pays par!s la faillite de son établissement et les accusations de fraude des autorités dominicaines (il s’incrustera longtemps sur le net avant de s’échapper : jusqu’en  juin 2015  un blog célébrait ses exploits de banquier !) !!! Et là encore, l’histoire est invraisemblable (à croire que le Venezuela y est abonné).  Selon les dominicains en effet, « José Luis Santoro castillan, président de la banque, Gabriel Jimenez Aray, le vice-président; et l’éxécutant Daniel Morales Santoro, s’étaient associés pour commettre divers crimes et blanchir des actifs totalisant 28,8 millions de dollars. Actuellement, ils sont recherchés par la justice de ce pays des Caraïbes. »Selon le site Acento, de la République Dominicaine «  Santoro est monté à bord du vol 107 de Copa Airlines à destination de Panama, où il vrochaers le Venezuela, et Jimenez a voyagé sur le vol 324 de la compagnie aérienne américaine Delta Airlines à destination d’Atlanta, en Georgie, aux États-Unis. » Un énorme escroquerie, encore une !  Fait sidérant, la plainte contre eux émanait au départ…  du Venezuela, même; ou plutôt du groupe – américain- Consortium Kaya Armoring qui avait remporté la construction de véhicules blindés pour la Banque centrale du Venezuela !!! Santoro n’est pas tout à fait un inconnu à vrai dire : en 1994, c’est lui qui avait fondé la Cámara Venezolana de Televisoras Independientes, dont il était devenu le vice-président !!  En réalité c’était une magouille bien montée depuis le début par une minuscule société américaine : la fameuse société Kaya Armoring, justement, qui avait en effet engrangé 3 591 000 dollars versés par la Central Bank of Venezuela (BCV) avec son contrat, déposés chez Santoro et depuis totalement évaporés… Or Consorcio Kaya Armoring Blindados Inc, est une firme de Floride… aujourd’hui inexistante !!! Derrière elle, il n’y avait que deux hommes , dont Javier Rocha, d’Onyx Armor Corp… un beau cas d’espèce que ce Javier..  il est aussi…charpentierLe pouvoir vénézuélien; à l’évidence, s’était fait escroquer, tout simplement  par deux hommes, en cheville avec des banquiers véreux !!!

citation2-1024x396Revenons donc à cette tentative (ratée) de « rapatriement »de l’appareil du banquier, car la suite de l’histoire dans l’histoire est fort surprenante. L’avion qui avait été visé par Victor Alvarez, avec ses complices, était un Cessna 550, tiens un modèle similaire à celui d’Haïti, immatriculé N61MA (à gauche en photo signée Juan Antonio Rodriguez, prise à Puerto Rico)…. Les quatre complices étaient arrivés à l’aéroport avions Joaquin Balaguer dans un Aero Commander AC90, immatriculé YV3962, piloté par Armando Gutierrez et Jorge Ygner. Un deuxième avion saisi, un Cessna, était piloté par Victor Alvarez et Alexander Lira. Le 10 mai, ils écopaient d’une peine de prison légère de trois mois… levée dès le 25 suivant par la Cour d’Appel dominicaine de la province de Santo Domingo, dirigée par Mary Perez,, la cour ayant «  constaté qu’il n’y avait eu aucune tentative de vol »…. à cette occasion, l’avocat des pilotes avait fait remarquer qu’on pouvait avoir confiance dans Alvarez : c’est un «  militaire retraité de la Force aérienne vénézuélienne » !!! Etaient-ils venus récupérer le Cessna Citation du banquier, et qui les avait bien envoyés, l’affaire demeure bien étrange ! Qui était de mèche avec qui, dans cette affaire, on se pose la question… sur l’entreprise de bâtiment à l’origine du dernier vol… haïtien !!!

Car même si ont ne possède aucun détails sur d’autres aéronefs en possession de l’entreprise incriminée, on peut remarquer l’existence de toute une organisation, l’exploitation du Citation réapparu a en effet conduit à la formation d’une nouvelle société appelée Coinspectra Aviacion, C.A. , bel et bien déclarée selon les documents de la FAA américaine. Or une autre société en Floride avait déjà été enregistrée en juillet 2009, possédant trois immeubles, avec les adresses de dizaines d’autres entreprises,  mais qui n’ont jamais exercé d’activités leur statut étant resté totalement inactif. Et comme responsables elles avaient toutes comme nom Uzcategui et Laura Pacheco… de Construction et de Maintenance Company Coinspectra, CA !!!

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neveuxMais ce sont aussi les passagers de l’avion qui retiennent l’attention dans cette affaire. Car outre Marco  Uzcategui en personne (de nouveau, dira-t-on !), les deux jeunes personnes à bord posent particulièrement problème : ce sont en effet deux neveux de Nicholas Maduro, pas moins (voir l’arbre généalogique Maduro-Flores ci-dessus). En réalité, ce n’est pas la première fois que des jeunes gens proches de Maduro et Flores sont impliqués dans le transport de drogue (pour s’y retrouver dans la famille, c’est ici). Des informations  ont circulé immédiatement sur le fait que Pablo Urbano Perez, et Pedro Miguel Rodriguez, soient deux pilotes de la Venezuelan Air Force. Il ne semble pas, le premier étant diplômé civil de la FAA : c’est en revanche bel et bien un ancien pilote de PDVSA, peut-être un ancien pilote militaire, tout au plus. Fait plus troublant, son certificat d’aptitude physique a piloter s’arrêtait en juin 2015... Fait tout aussi troublant, un ancien chef de la sécurité de Hugo Chavez réfugié aux USA avait révélé lors de son interrogatoire que Walter Jacob Gaviria Flores (le fils de Cilia et de Walter Gaviria), utilisait des jets appartenant à la compagnie nationale de pétrole PDVSA, justement  (ici  et ci-dessous le Bombardier Learjet 45 YV2565 à San Tomé (4)) pour transporter de la drogue, selon ABC News. Le chef de la sécurité avait alors impliqué aussi Huguito Chavez, le fils de l’ancien président Hugo Chavez et l’ancien ambassadeur cubain au Venezuela, German Sanchez Otero, et d’autres officiels cubains dans le transport de cocaïne. Il avait affirmé que les jets de PDVSA transportaient régulièrement des cargaisons de drogue vers Cuba pour qu’elles soient ensuite  acheminées vers les USA (4). L’opposition, en apprenant la saisie de l’avion et les noms des neveux pouvait alors ironiser, en jouant sur les mots : » el cartel de la los Soles, ou el cartel de los Flores «  ? Voir pourquoi pas les « turbulents neveux de l’oncle Picsou Maduro » ? Pourquoi donc un pays qui promettait tant socialement parlant a-t-il réussi à sombrer dans le pire des narco-trafics ? Qui a trompé les gens à ce point ? Les responsables seront-ils jugés un jour ?

 

learjet(1) je ne suis pas le seul à faire le lien : lire ici l’analyse de The National Interest.

« Le mauvais état de l’économie du Venezuela a officiellement laissé la porte ouverte pour la pénétration du commerce de la drogue dans le pays. Selon L’International Narcotics Control Strategy Report du Département d’Etat (en mars 2015), « Le Venezuela est un des principaux pays de transit de la cocaïne. La proximité du pays avec  des pays producteurs de drogue, une AML (Anti-Money Laundering) inefficace du régime, la coopération bilatérale limitée, et la corruption endémique dans le commerce et le gouvernement, incluant la police, ont continuer à rendre le Venezuela vulnérable au blanchiment d’argent et à d’autres délits financiers. Les principales sources de fonds blanchis sont générés par les organisations de trafic de drogue et la corruption dans le contrôle du régime de change du Venezuela. « 

(2) le premier billet signé Alex Anfruns est paru le 8 décembre. On le retrouve avec son collègue Philippe Menut chez Jacques Tourtaux, le « sanglier rouge » de Lille… ou le nostalgique du stalinisme, un énième confusionniste, ce qui n’a pas l’air de les déranger  : « Le Sanglier Rouge – le blog de Jacques Tourtaux, militant pseudo Anti impérialiste et ex militant de la CGT cheminot, National -Stalinien convaincu , nationalisme débridé, apologies de régimes totalitaires « non alignés » liens directs vers des sites d’extrême droite comme Alterinfo , La Voix de la Syrie (site de la négationniste Ginettte Skandrani) , alainindependant (site négationniste) voir la page  » cachée » **** jacques-toutaux.pro/links.html, basé a lille *** jacques-toutaux.pro/ pour le reste un ramassis perpétuel de copiés collés d’agence officielles des régimes de Poutine, d’Iran et de Syrie.. »

(3) des informations contradictoires subsistent à ce sujet : selon ACN, l’agence d’infos privée  vénézuélienne de l’Etat de  Carabobo, ne pas confondre avec l’agence cubaine (Agencia Cubana de Noticias):  « la plupart de la cachette de 800 kilos qu’aurait cherché à négocier les neveux de la première dame Cilia Flores était sur un yacht, de style dbanca andorrae catamaran, resté en République Dominicaine, vraisemblablement à La Romana; et aucun dans l’avion  le Citation 500. Cet avion avait seulement des échantillons de haute pureté de la cocaïne ».  Y-a-t-il eu confusion avec cet autre info anglaise émanant de The Times (of US and Americas), selon laquelle la fouille d’une maison en République Dominicaine, à Casa de Campo, où habitait l’un des neveux avait révélé 125 kg de cocaïne et 22 d’héroïne, dont une partie aurait été dissimulée dans un yacht de 135 pieds appelé The Kingdom (immatriculé Y0016 portant le drapeau de Nassau). Le hic, c’est que l’homme arrêté ce jour -là sur le bateau s’appelait Francisco Flores Suarez, qui aurait été confondu avec Franqui Francisco Flores de Freites, celui arrêté aux côtés d’Efrain Flores à Haiti.  floresLa confirmation de l’erreur arrivait le 21 novembre. Beaucoup plus intéressante, en revanche, était l’annonce de poursuites contre le trésorier de PDVSA, nommé Erick Flores Malpica dénoncé justement par Efrain Flores comme complice dans un énorme schéma de blanchiment d’argent. (4) Selon un  journal espagnol (ABC) en effet, le travail de Malpica dans l’opération était de blanchir de l’argent provenant de la vente de drogue à travers la compagnie pétrolière appartenant à l’État. Or Erik Flores Malpica avait aussi été nommé le 16 octobre 2012 « commissaire présidentiel pour les affaires économiques et financières« , alors que c’est lui aussi un autre neveu de la première dame… En mars dernier, les autorités andorranes et l’Espagne avaient accusé la Banca Privada d’Andorre de blanchiment d’argent dont l’origine était bien celle du pétrolier vénézuélien PDVSA. Son directeur Joan Pau Miguel, un temps en fuite, avait été arrêté le 13 mars (photo Cronica Business). Avec lui, c’est tout un énorme château de cartes qui s’était effondré. : on parle de 2 milliards de dollars de blanchiment de drogue ! Entraînant la chute de la maison Maduro !

(4) voir ici en détail les appareils

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxviii-chavez-le-160616

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxiii-au-venezuela-160235

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxvii-au-venezuela-160116

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxii-le-venezuela-160618

http://www.alterpresse.org/spip.php?article15882#.VmYMBrzQbcc

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cvi-une-promesse-de-800-kilos-de-coke-et-la-chute-de-la-maison-maduro-a-la-cle/

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COLOMBIA: drug trafficking

Drug trafficking in Colombia
Some 4% of the world’s population has consumed cocaine in his or her life. That is almost 300 million people. Approximately half of this cocaine comes from Colombia.

Last year alone, at least 17 million people used the illicit drug, allegedly consuming between 700 and 800 tons of pure cocaine with a street value of at least $20 billion.

The demand for the drug comes primarily from the United States and Europe, but South America — particularly Brazil — has also grown into a major consumption market.

Prevalence of cocaine use per country

http://colombiareports.com/html/cocainepopularity.html

Full screen map

Almost all cocaine consumed across the globe comes from Colombia, Peru and to a lesser extent Bolivia; countries where coca — the crop used for cocaine — has been common for centuries and is consumed legally by chewing the leaves or making tea.

In Colombia, the coca used to produce cocaine is grown mostly in remote parts of the country where the state has long lacked control.

Because of the lack of state control, the necessary amount of land is available for all kinds of illegal or informal activity.

Colombian coca farmers use approximately an accumulated area of between 69,000 hectares (266.5 mi2) and 112,000 hectares (432 mi2) to produce the country’s cocaine.

The UN estimates that some 64,500 Colombian farming families, a population of more than 300,000, live off coca.

These families receive on average little less than $1,200 a month from selling coca, which sells at a little more than a dollar per kilo, depending on the region.

To produce one kilo of cocaine some 125 kilos of coca is needed, which would cost a local drug lab $137.50. Once the lab has turned the coca leaves first into coca paste, then into coca base and ultimately into real cocaine, the value will have increased to $2,269.

By the time it gets to the street in, for example the United States, that kilo of cocaine will provide $60,000 in revenue. In Australia this could be as much as $235,000.

A resilient industry

Authorities are trying to curb coca cultivation by eradicating plants and, until recently, spraying chemicals over areas where coca fields are most prevalent.

Nevertheless, Colombia last year had a potential cocaine production of 487 tons, more than half of what is consumed globally.

According to Colombia’s Defense Ministry, it destroyed more than 65,000 hectares of coca in 2014. This it likely inaccurate as it would be almost the entire area used for coca cultivation.

It is safe to expect that next year’s coca cultivation will only see an increase or decrease of several thousands of hectares.

Colombia does not have an extensive crop substitution program like Peru, meaning some farmers continue cultivating coca after their current harvest has been destroyed.

MORE: http://colombiareports.com/drug-trafficking-in-colombia/
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DOUANE FRANÇAISE: maintien du plan stratégique douanier (PSD)

NARCOTERRORISME: que les narcos se rassurent!

Hélène Crocquevieille, dans sa conception de la continuité du service de l’Etat,  continuera son plan de destruction de la Douane française en maintenant le plan stratégique douanier (PSD)

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Douanes : la parole du Président piétinée

Le 16 novembre, devant les députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles, le Président de la République a annoncé la création de 1000 emplois à la direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI), afin de lutter contre le terrorisme qui frappé si durement notre pays le 13 novembre dernier.

Pour la Douane, il s’agit d’un renversement majeur de politique, puisque depuis 1993, il n’était question pour notre administration que de suppressions de postes, quelle que soit la couleur politique du gouvernement : 6 000 postes ont ainsi été détruits en deux décennies.

L’intersyndicale douanière au complet se réjouit que cette mesure ait été annoncée. Nous dénonçons depuis des années que la destruction du service public douanier (suppressions de postes, fermetures de bureaux et de brigades) a pour conséquence de diminuer les contrôles exercés sur tous les trafics.

Armes, argent liquide, contrefaçons, tabac de contrebande, circulent ainsi avec de moins en moins de contraintes, sur un territoire qui s’apparente de plus en plus à un désert douanier.

Même s’ils sont habitués aux mauvaises nouvelles, les syndicats douaniers ont une nouvelle fois dû faire face à une déception de poids après l’annonce présidentielle. Très rapidement, les informations qui nous sont parvenues de notre ministère de tutelle, le ministère des finances et des comptes publics, indiquait qu’il ne s’agirait pas d’une création nette de 1000 emplois mais d’un tour de passe passe comptable indigne au regard de l’urgence de la situation : seuls 530 emplois seraient effectivement créés sur deux ans. Dans le calcul, le ministère intégrerait 470 emplois « non supprimés » (suppressions projetées en programmation pluriannuelle mais non votées par le Parement) sur la même période pour atteindre ce total de 1000.

Si elle était confirmée, cette décision serait une véritable insulte faite non seulement aux douaniers, mais aussi à l’ensemble des citoyens français. Les fédérations des syndicats du ministère ont demandé que des précisions leur soient communiquées à l’occasion du Comité technique ministériel du 26 novembre. Un refus du ministère leur a été opposé. Le seul rendez vous dont disposent les syndicats est celui du 2 décembre au matin avec la directrice générale des douanes. Cette même directrice générale qui a récemment annoncé le maintien de son plan stratégique douanier (PSD), au cœur duquel la suppression de nombreuses infrastructures douanières figure comme objectif.

Nous vous donnons donc rendez vous le 2 décembre à 14h au siège de la CGT Douanes à Montreuil, pour rendre compte de la déclinaison pratique de l’annonce de François Hollande. Nous espérons que l’administration ne confirmera pas le schéma de « créations-non suppressions » évoqué plus haut. Ceci constituerait ni plus ni moins qu’une invalidation complète de la parole de François Hollande, pourtant formulée de façon très solennelle devant l’ensemble de la représentation nationale. Le plan exceptionnel de lutte contre le terrorisme serait déjà invalidé de sa substance, quelques jours à peine après les terribles attentats qui ont frappé notre pays.


Contacts CGT : P.HOFFMANN (06.30.90.48.60), M.DONÀ (06.75.81.78.98)

http://www.snad.cgt.fr/actu/article/compte-rendu-de-la-reunion-du-2-decembre

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Compte-rendu de la réunion du 2 décembre

« Les mesures de sécurité mises en œuvre depuis les attentats du 13 novembre »ECQUERT CROCQUEVEILLE

La Directrice générale Hélène Crocquevieille, en écho aux propos tenus la veille par le secrétaire d’Etat Christian ECKERT, est revenue sur les engagements présidentiels en décidant de poursuivre son sinistre plan de destruction de la douane entrainant de facto non pas 1000 douaniers supplémentaires mais seulement 500…

 

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http://www.snad.cgt.fr/actu/article/compte-rendu-de-la-reunion-du-2-decembre

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FRANCE (narcotrafic maritime): la DACG (Direction des affaires criminelles et des grâces) a réuni l’ensemble des acteurs de l’action de l’Etat en mer pour des rencontres France – Espagne – Italie

Lutter contre le trafic de stupéfiants en haute mer

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L’action de l’État en mer : une compétence partagée

Du 25 au 27 novembre 2015 dans l’emprise de la base navale de Toulon, Robert Gelli, directeur des affaires criminelles et des grâces, a organisé des rencontres internationales sur la lutte contre le trafic de stupéfiants en haute mer.

Cette initiative, soutenue par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA) et organisée avec l’appui de la Préfecture maritime Méditerranée, a permis de réunir tous les acteurs institutionnels concernés par le transport de stupéfiants en mer en France, en Espagne et en Italie :magistrats, policiers, militaires, douaniers spécialisés dans le traitement de cette criminalité organisée ainsi que des représentants du secrétariat général à la mer et du ministère des affaires étrangères  français.

Contexte et enjeux

.Ce séminaire s’inscrit dans un contexte particulièrement dense. En effet, la lutte contre les trafics de stupéfiants en haute mer présente un .caractère éminemment international nécessitant une coopération forte de l’ensemble des Etats concernés, aux premiers rangs desquels figurent l’Espagne et l’Italie dans la zone Méditerranée. Par ailleurs, la lutte contre le trafic de stupéfiants a connu une activité particulièrement intense  depuis 2013 (arraisonnements du navire ADAM, du LUNA-S et du STINA en 2013, notamment). Enfin, l’immigration irrégulière par voie maritime a pris une dimension humaine et juridique particulière en Méditerranée, appelant une réponse adaptée.

Ainsi, le partage d’expérience acquise par chaque État et la coopération transfrontalière apparaissent essentiels pour l’appréhension desréseaux criminels transnationaux, dont le narcotrafic constitue l’une de leurs principales sources de financement.

Publics concernés et programme des rencontres

.Ce séminaire consacré à la lutte contre le trafic en haute mer a réuni, mercredi 25 novembre, les autorités françaises intervenant dans le dispositif interministériel de l’action de l’État en mer : autorités judiciaires (procureurs généraux et procureurs de la République  des ressorts concernés, magistrats du siège et du parquet des JIRS qui traitent ce contentieux)  et services spécialisés français de l’action de l’État en mer : secrétariat général de la Mer, Marine nationale, Douanes, services de police et ministère des affaires étrangères et du développement international.

.Jeudi 26 novembre, les participants français ont été rejoints par leurs homologues espagnols et italiens. Ils ont pu évoquer avec eux les évolutions récentes des trafics de stupéfiants en haute mer, préciser les dispositifs de chaque pays en la matière et échanger sur les stratégies communes à mettre en place pour intensifier les échanges et mieux lutter contre cette criminalité organisée.

 

Vendredi 27 novembre au matin, l’ensemble des participants était invité par la Marine nationale à bord d’une frégate pour une démonstration à la mer des capacités d’action des forces navales lors d’un arraisonnement d’un navire de narcotrafiquants.

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Les participants ayant souligné l’intérêt de ces rencontres et les échanges ayant été particulièrement denses et fructueux, Robert Gelli a, en conclusion, annoncé la pérennisation de ces journées d’échanges tous les 18 mois.

http://www.justice.gouv.fr/justice-penale-11330/lutter-contre-le-trafic-de-stupefiants-en-haute-mer-28518.html

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Etats-Unis: l’héroïne, nouveau front de la lutte antidrogue | Courrier international

heroine_krauzeDe Newton (New Hampshire) – Quand Courtney Griffin prenait de l’héroïne, elle mentait, disparaissait de chez elle et volait de l’argent à ses parents pour satisfaire une addiction qui lui coûtait 400 dollars [375 euros] par jour. Sa famille payait ses dettes, n’a jamais porté plainte et a gardé le secret sur sa toxicomanie jusqu’à ce que la jeune fille succombe à une overdose l’année dernière. Lors de ses funérailles, ses parents ont décidé de rendre publique la réalité : leur fille, belle et brillante, qui avait tout juste 20 ans, qui jouait du cor au lycée et rêvait de vivre à Hawaii, avait été renvoyée du corps des Marines pour usage de drogue. Elle a fini par faire une overdose au […]

Katharine Q. Seelye

http://www.courrierinternational.com/article/etats-unis-lheroine-nouveau-front-de-la-lutte-antidrogue

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DOUANE FRANÇAISE (DNRED): la grogne des douaniers après la mort d’un collègue, tué lors d’une opération (article préfacé par Marc Fievet)

DOUANELes moyens qu’avaient mis à l’époque le ministre du budget Michel Charasse  n’ont cessé de diminuer depuis son départ de Bercy et les DG « poules mouillées *» qui ont succédé à Jean Dominique Comolli à la tête de la Douane française  n’ont su que faire passer la pilule de l’austérité auprès des gabelous.
L’un des plus performants pour sabrer la douane fut sans aucun doute Francois Auvigne, cet inspecteur des finances, qui bien que ne connaissant pas la douane française en devint quelques temps son DG. Pour les autres…de l’inconsistant Jean Luc Viala en passant par le lobbyiste Pierre Mathieu Duhamel (DG, LVMH puis directeur du budget!), l’énarque François Mongin qui malgré le fait qu’il était le boss aussi de TRACFIN a souffert de cécité absolue en devenant Inspecteur général d’ HSBC, la banque qui aimait tant « baiser » le fisc français jusqu’à Jérôme Fournel, certes très opérationnel dans les inaugurations de galeries d’art et sublimant dans ses contacts avec le monde du luxe, mais qui n’aura pas non plus fait en sorte que la douane soit dotée des budgets indispensables pour atteindre les résultats que l’on est en droit d’attendre de ce service régalien en matière de lutte contre la narcotrafic.

Aujourd’hui, certes la Douane enregistre chaque année des progressions spectaculaires de saisies en matière de stups, mais … qui ne sont en réalité que la conséquente directe de l’explosion de l’ampleur du trafic.

Alors oui, Héléne Crocquevielle, « Il a, lui aussi, été une victime du terrorisme »  mais aussi des politiques menées par vos prédécesseurs sur ordres des ministres du budget.

Marc Fievet – NS 55 DNRED

* à la soumission totale aux volontés politiques au détriment de l’efficacité du service.

———————-

Gaël Vaillant, envoyé spécial à Marseille (Bouches-Du-Rhône)

Lunettes noires, brassards orange, la boule au ventre, une foule compacte de plus de 500 douaniers a assisté avant-hier, à Marseille, aux obsèques de Pascal Robinson, leur collègue tué lundi dernier d’une balle dans la tête par un présumé trafiquant d’armes lors d’une opération de routine. La cérémonie, présidée par le secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert, chargé des douanes, avait lieu en même temps que l’hommage aux victimes des attentats de Paris. « Il a, lui aussi, été une victime du terrorisme », justifie Hélène Crocquevieille, directrice générale des douanes.La grogne des douaniers après la mort d'un collègue, tué lors d'une opération© Maxppp La grogne des douaniers après la mort d’un collègue, tué lors d’une opération
« Nos petites voitures tremblent au-delà des 170 km/h »
A voir ses états de service, Pascal Robinson, décoré de la Légion d’honneur à titre posthume, était un agent exceptionnel, à la tête d’une des équipes marseillaises de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), l’élite de la profession. Parti du bas de l’échelle, il a « enchaîné les résultats remarquables et remarqués », selon Christian Eckert. Surtout, « Pascal personnifiait la douane », comme l’explique un de ses collègues. Débrouillard, modeste, sportif accompli, il enchaînait les journées de travail de 24 heures. « Il n’était pas un cow-boy. Il était précis, organisé et déterminé. Il tenait avant tout à la sécurité de son équipe », raconte son frère, Emmanuel Robinson. « En ce maudit lundi 23 novembre, il a payé de sa vie pour nous sauver », lance, entre deux sanglots, sa coéquipière chargée de lui rendre hommage pendant les obsèques.Ce parcours de héros de l’ombre démontre aussi les conditions de travail compliquées d’une profession méconnue. Pour combler le manque d’effectifs, de matériel ou d’appui administratif, Pascal Robinson bricolait sans cesse, faisait avec les moyens du bord. « Ainsi, à la veille d’une intervention, mon frère a dû fabriquer un bélier avec l’aide de notre père. C’était artisanal, de la bricole du dimanche, mais cela a permis de défoncer une porte », se souvient Emmanuel Robinson.Pour Vincent Thomazo, du syndicat Unsa-Douanes, l’exemple des « go fast », ces trafiquants qui remontent des chargements de drogue à 250 km/h de l’Espagne à la région parisienne, est le plus parlant : « Ils ont des 4 x 4 avec pare-buffle et le passager est équipé d’un fusil d’assaut quand nous n’avons que nos petites voitures qui tremblent au-delà des 170 km/h. » Un douanier, qui avait « boosté » sa moto personnelle avec l’aide d’un ami garagiste, se souvient avoir réussi à rattraper un go fast sur l’autoroute. « Mais quand ils ont sorti une kalach, qu’est-ce que je pouvais faire? On n’est pas des James Bond. »Pascal Robinson a lui aussi « hurlé » contre une voiture d’intervention pas assez puissante pour suivre les grosses cylindrées des trafiquants. Lui aussi, il a fini par utiliser son propre téléobjectif afin d’obtenir de meilleurs clichés. « La débrouille à tous les niveaux, cela permet d’avoir une certaine souplesse, d’aller plus vite dans les enquêtes », note son frère qui ajoute aussitôt : « Mais, pour Pascal, son métier et sa vie privée ne faisaient qu’un. » Sophie, sa compagne, est également douanière.« Les douaniers sont un peu les oubliés de la République », déplore encore Emmanuel Robinson. Pour preuve, c’est l’un des services qui a le plus souffert de la règle de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, instaurée en 2007.

« On perd un douanier par jour depuis dix ans »

« On perd un douanier par jour depuis dix ans. Les services sont complètement exsangues », s’emporte Vincent Thomazo, qui évoque « une profession en souffrance ». « On prend sur soi. C’est vrai que nous partons le lundi matin au boulot et, à cause d’une filature qui nous mène jusqu’en Espagne, nous ne revoyons notre femme et nos enfants que le jeudi soir. Mais c’est notre devoir », explique un agent. « C’est une profession muette, admirable car elle fait passer le service de la France avant ses préoccupations existentielles », commente le frère de la victime.

En ces temps d’état d’urgence, la douane est pourtant en première ligne contre le trafic d’armes de guerre qui alimente petite délinquance, grand banditisme et réseaux terroristes. « La mort de Pascal rappelle le rôle essentiel que les douaniers jouent pour la sécurité du territoire. Dieu sait dans quelles mains auraient fini les armes de ce trafiquant qui a assassiné mon frère », a lancé Emmanuel Robinson avant-hier devant le cercueil de son frère. Avant d’interpeller Christian Eckert : « Je sais que les moyens ne font pas tout, mais dans les arbitrages que vous ferez pour le prochain projet de loi de finances, en souvenir de mon frère et pour tous ses collègues, ne faites pas des douanes françaises le parent pauvre de la sécurité française. » Après son discours, nombre d’agents, soumis au devoir de réserve, l’ont discrètement remercié pour cette critique publique.

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/la-grogne-des-douaniers-apr%C3%A8s-la-mort-dun-coll%C3%A8gue-tu%C3%A9-lors-dune-op%C3%A9ration/ar-AAfN2wd?li=AAaCFan&ocid=SL5MDHP

Source : DOUANE FRANÇAISE (DNRED): la grogne des douaniers après la mort d’un collègue, tué lors d’une opération (article

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DROGUE: Héroïne, drogue, rush, coma

Une drogue à très forte dépendance connue sous le nom de « fromage d’héroïne » est un mélange de goudron noir d’héroïne mexicaine (appelée « goudron noir » en raison de sa couleur) et d’un médicament contre le rhume, qu’on se procure sans ordonnance, comme le Tylenol PM.

La drogue ne coûte que quelques dollars la dose et des enfants rendus accros au fromage d’héroïne, dès l’âge de 9 ans, ont été dépêchés vers les salles d’urgence des hôpitaux pour sevrage de l’héroïne.

La combinaison de ces deux drogues peut provoquer des dysfonctionnements des fonctions vitales du corps, comme un ralentissement de la respiration et des battements cardiaques qui peuvent entraîner la mort. Depuis 2004, le fromage d’héroïne est responsable d’au moins quarante morts dans le nord du Texas, selon les autorités locales.

Ce que les dealers vous diront

Lorsque des adolescents ont été interrogés pour savoir la raison de leur première prise de drogue, 55 % ont répondu qu’ils l’avaient fait suite à des pressions de leurs amis. Ils voulaient être cool et populaires. Les dealers le savent.

Ils vont vous approcher comme un ami et vous proposer de vous « aider » avec quelque chose qui « va vous remonter ». La drogue vous « aidera à entrer dans le moule » ou « à avoir l’air cool ».

Les dealers, motivés par le profit, diront n’importe quoi pour que vous achetiez leurs drogues. Ils vous diront que l’héroïne vous protège contre l’anxiété ou que « l’héroïne sera ta meilleure défonce ».

Ils se fichent pas mal de savoir si les drogues détruisent votre vie du moment qu’ils sont payés. Ils ne se soucient que de l’argent. D’anciens dealers ont admis qu’ils considéraient leurs acheteurs comme des « pions sur un échiquier ».

Obtenez les faits sur la drogue. Prenez vos propres décisions.

lire

http://fr.drugfreeworld.org/drugfacts/heroin/the-destructive-effects-of-heroin.html

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DNRED (Douane française): Christian ECKERT a rendu hommage à Pascal ROBINSON, agent des douanes tué dans l’exercice de ses fonctions

Hommage à Pascal Robinson tué dans l’exercice de ses fonctions

Publié le : vendredi 27 novembre 2015 |

Hommage à Pascal Robinson tué dans l'exercice de ses fonctions
Pascal Robinson a été fait, à titre posthume, Chevalier de la Légion d’Honneur. Sa disparition endeuille sa famille et toute la communauté douanière.

Le 23 novembre 2015, à Toulon, alors qu’ils effectuaient une opération douanière de lutte contre le trafic d’armes, des agents de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières de Marseille se sont présentés au domicile du destinataire d’un colis contenant une culasse d’arme automatique. En descendant de son appartement pour réceptionner le colis, le destinataire présumé a fait feu immédiatement sur les agents des douanes. L’un d’eux est décédé et l’autre blessé au bras.

Dans la course poursuite qui s’est engagée, un policier de Marseille a également été blessé.

Dans un message qu’ils ont immédiatement adressé aux agents des douanes, le ministre des Finances et des Comptes publics, Michel SAPIN, et le secrétaire d’Etat chargé du Budget, Christian ECKERT, ont fait part de leur soutien aux agents des douanes. La directrice générale des douanes et droits indirects, Hélène CROCQUEVIEILLE, a fait part de son émotion et de l’émotion ressentie par toute la communauté douanière.
Le 27 novembre 2015 à Marseille, Christian ECKERT a rendu hommage à Pascal ROBINSON, l’agent des douanes tué dans l’exercice de ses fonctions au cours de l’opération du 23 novembre 2015.

Le Ministre a rappelé son grand professionnalisme et ses qualités humaines, sa loyauté et sa capacité d’entraînement auprès de ses collègues. Il a tenu à saluer le courage exemplaire de ce fonctionnaire, rappelant que les douaniers sont engagés quotidiennement dans des missions de sécurité au service du public, parfois hélas au péril de leur vie. Il a témoigné de la reconnaissance de la Nation à leur égard.

Pascal ROBINSON avait été distingué en 2009 de la médaille de la Défense nationale, et en janvier 2014 de la médaille d’honneur des douanes. Aujourd’hui, à titre posthume, il a été fait Chevalier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur. Sa disparition endeuille sa famille et toute la communauté douanière.

Communiqués de presse ministériel

http://m.zonebourse.com/actualite-bourse/APE-Agency-for-State-of-France–M-SAPIN-C-ECKERT-Christian-ECKERT-a-rendu-hommage-a-Pascal-ROB–21475968/

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AERONARCOTRAFIC: Coke en stock (CV) : deux « Air Cocaïne » ???

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 30 novembre 2015

Un peu étonnante, cette appellation « d’Air Cocaïne » pour le Falcon coincé depuis deux ans sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana (1) et ses occupants récemment lourdement condamnés (20 ans !) sur place. Pour moi, le vocable était celui, plutôt, que portait depuis 2009 l’extraordinaire Boeing 727 retrouvé calciné en plein désert au MaliLe début de cette série, justement, alors que nous voici au numéro 105, aujourd’hui, tiens. Les deux affaires ont-elles des liens ? Peut être bien, car derrière les deux des ramifications européennes existent bel et bien : on a bien affaire à une mafia internationale… aux assises françaises assurées, comme l’a dit d’ailleurs l’un des pilotes condamné récemment (1). Une mafia tellement puissante qu’elle peut défier des Etats ; ou s’accommoder des chefs d’Etats, comme elle l’avait fait visiblement avec Amadou Toumani Touré (ATT), et comme elle l’avait fait plusieurs décennies auparavant avec le président du Mexique… Carlos Salinas de Gortari, très lié à une certaine famille texane… Retour d’abord au Mali, avant d’évoquer des faits assez extraordinaires apparus ces dernières années…

cockpit_mali_boeing-354abL’affaire du transport d’un tonnage aussi conséquent de cocaïne fait en effet penser, dans une moindre mesure, à ceux effectués au temps de Pablo Escobar, dans les années 80, ou évoque aussi l’affaire trouble du 727 malien de 2009, dans laquelle les services secrets français semblent s’être beaucoup activés pour épargner dans un premier temps le président Amadou Toumani Touré (ATT), complice visiblement des narco-trafiquants. C’est la DGSE (malienne et non française) qui avait bloqué l’accès aux ruines fumantes de l’appareil, bloquant l’accès aux débris du Boeing 727, rappelons-le (mais quel était sa liberté exacte face à son homologue français, déjà bien présente dans le pays ?). Comme le précisait Wikileaks, en tout cas, on avait bloqué l’accès aux ruines encore fumantes (2) :

 

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Un agent plutôt trouble

On a retrouvé après les vestiges où les détails de l’identification de l’avion avaient été enlevés avec minutie, l’incendie n’ayant pas tout détruit… Les américains avaient fort peu apprécié, comme d’ailleurs les algériens : « en novembre 2009, lors d’une rencontre avec le commandant de l’Africom à Alger, le géArtemisia_annua-82637néral Ward, le Président algérien, Abdelaziz Bouteflika, avait qualifié le Président ATT d’ être l’ami des voleurs et des victimes en même temps’’ explique Mali Jet. Bref, ça se savait en haut lieu qu’ATT trafiquait !!!  Ici, en France, on se souvient surtout de l’effervescence montrée alors par le président français lors de l’affaire, venu faire la leçon au même ATT devant les objectifs des photographes et son souci premserge-daniel1-d0d66ier d’aller récupérer au plus vite Pierre Camatte, dont beaucoup faisaient dans la presse un membre (très discret) de la DGSE française, justement.  Venu là probablement pour observer le trafic, en se présentant comme un humanitaire bénévole désireux d’implanter sur place une plante capable de lutter contre le paludisme, l’Artemisia Annua (L’armoise annuelle ou qinghao). Le procédé étant lui-même controversé. A ce jour, l’homme n’a toujours pas confirmé l’assertion et la même plutôt catégotiquement démentie. Mais on se souvient ici du lapsus du coordonnateur national du renseignement à la présidence de la République, Bernard Bajolet, passé depuis à la tête de la DGSE...à son propos, lors d’une audition du Sénat. Venu prendre des renseignements sur les filières d’otages ou sur le trafic de drogue ??? (En photo Serge Daniel, le correspondant de RFI au Mali, en reportage dans le nord du pays en 2009, devant l’épave du fameux Boeing « Air Cocaïne » (N°1 ?) : le premier aussi à l’avoir décrite précisément et à s’être posé les bonnes questions au sujet de cet événement).

L’envoyé de Sarkozy fort actif sur place

En tout cas, le pouvoir en France à ce moment là s’intéresse beaucoup à la région, avec d’autres envoyés… officieux. En 2009, Bajolet était un ancien directeur général des services du département des Hauts-de-Seine, devenu conseiller à la présidence de la République sous Nicolas Sarkozy qui officiait alors à la tête des services secrets français, héritiers de la Françafrique de Foccard. gadoulet-2-daf10Lors de sa nomination en 2008 à la place du chiraquien Pierre Brochand, la presse l’avait présenté comme un « fidèle » du président Sarkozy.  Un autre personnage est aussi important à la même époque, qui avait quitté la DGSE en 2008, c’est Jean-Marc Gadoullet (ici à droite) un ancien colonel du 11e choc, arborant Croix de guerre et Légion d’honneur, très présent lors des prises d’otages au Sahel, son terrain de prédilection, grâce à ses contacts privilégiés avec Ahmada Ag Bibi, l’un des lieutenants d’Iyad Ag Ghaly, le chef d’Ansar Dine (ici à gauche (3)). Gadoullet, avec un tel répertoire et un tel agenda, devait être obligatoirement au courant de l’étendue du trafic. al_galy-2-56670Et notamment des passages réguliers de gros porteurs venus directement d’Amérique du Sud. Ses liens étroits, également, avec Mami Coulibaly, le patron de la DGSE malienne devait pour sûr lui avoir ouvert les yeux sur ce qui se tramait à Tarkint. Lorsque il négociera la libération de trois otages d’Areva, dont Françoise Larribe, devant le terrible Abou Zeid, rencontré à sept reprises, en annonçant un peu vite le paiement de 12 millions de rançon (et 20 voire 25 en octobre 2013 pour les autres otages), Gadoullet scellera de fait la chute de Coulibaly : ATT n’ayant pas supporté que le premier informé ait été Sarkozy, que le responsable malien avait appelé en premier, et non lui-même !!! Des responsables de la sécurité malienne parlant en priorité à Nicolas Sarkozy, pour quelle raison exactement ? Par seule défiance d’ATT, leur supérieur hiérarchique attitré ??? Quelle étrange procédure !

Les notables maliens noyés jusqu’au cou dans le trafic

mali_jet-d5190Mali Jet en fait ici le 10 mars 2014 un résumé affligeant, de cette implication présidentielle malienne dans le trafic, bien plus intense que ne le laissait entrevoir l’épave calcinée, simple bout d’un immense iceberg : « c’est en 2009, avec l’affaire ‘’Air Cocaïne’’ que la preuve de l’implication de l’ancien chef de l’Etat, ATT, dans le trafic de drogue, a été établie. Pour preuve, entre novembre 2009 et février 2010, au moins quatre atterrissages en territoire malien, d’avions bourrés de cocaïne, ont été autorisés par Koulouba (la présidence) ». L’accusation est en effet grave : c’est bien celle d’une collusion entre le pouvoir et les trafiquants : »le cas le plus médiatisé fut le Boeing 727 d’Air Cocaïne, calciné à Tarkint, au nord de Gao, après qu’on l’ait débarrassé de son contenu. baba_ould-c8353Selon ce rapport accablant, en novembre 2009, c’est le maire de Tarkint, Baba Ould Cheick (ici à droite), les officiels de Gao, et le maire Sadou Diallo, qui étaient présents pour accueillir les quelques tonnes de cocaïne qui furent toutes déchargées avant qu’on ne leur fit prendre une destination inconnue. Ce Baba Ould Cheick aurait également été présent lors de l’atterrissage d’un avion cargo sur la piste de Néma, près de la localité de Kita, à 76 km de Tombouctou, le 25 janvier 2010. Plusieurs tonnes de cocaïne ont été déchargées et il a fallu quatre rotations de six véhicules 4×4 pour transférer la drogue en un lieu non déterminé. Les véhicules auraient été escortés par des hommes d’AQMI lourdement armés ». Terrible révélation d’un trafic régulier de gros porteurs, avec un président qui fermait les yeux, au point de laisser des terroristes reconnus venir directement se servir à l’arrière des appareils. Incroyable scénario, digne d’Hollywood !

Pas un seul atterrissage, mais plusieurs !!!

nema-55242C’est un fait qu’il n’y avait pas eu un vol de fort tonnage de coke, mais plusieurs. Aujourd’hui, personne ne le nie plus. « Cet émissaire d’ATT, Baba Ould, a accueilli un autre appareil à Ain In Esseri, prés de Tinzaouten, le 9 février 2010. Mais le hic est que de tels atterrissages se seraient produits également au sud et à l’ouest du pays. En témoigne cet avion qui a déchargé, le 6 février, 4 tonnes de cocaïne prés de Kayes, en présence de plusieurs responsables locaux et de militaires basés à Nampala ; ces derniers ayant même balisé la piste. Rien n’indique dans le document que ces commis de l’Etat étaient mis au parfum du contenu de l’appareil dont le lieu et les conditions d’atterrissage étaient, quand-même, plus que suspects ». En somme, le trafic durait depuis des mois, voire des années : de gros porteurs avaient remplacés les « Mermoz » qui officiaient sur petits bimoteursou plutôt, comme au temps de Barry Seal aux USA, effectuaient des rotations alternées. Un jour un petit Cheyenne (ici un Piper PA-31T, modèle américain, N85GC, détenu il y a quelques temps maintenant par un français), un autre… un énorme Antonov ou un vieux Boeing… pour amener la coke. Rappelons ici cette analyse de l’adaptativité remarquable des trafiquants au fur et à mesure des saisies, ou les tarfis des pilotes pour faire le trajet du Venezuela à la côte Ouest africaine : entre 200 000 et 300 000 dollars l’expédition !!

Un gros porteur russe de prévu 

« L’un des avions de l’Organisation a été capturé en Sierra Leone en juillet 2008 avec des plus de 1.320 livres de cocaïne à bord. Les membres de l’équipage et leurs contacts locaux – trois Colombiens, deux Mexicains, deux Vénézuéliens et un homme de Guinée-Bissau – ont été condamnés en Sierra Leone en avril et extradés vers les États-Unis. L’arrestation fait suite à deux vols de cocaïne similaires, l’un d’un avion vénézuélien. Cet avion avait atterri en Mauritanie, sur la côte ouest de l’Afrique, et un autre d’un avion prêt à décoller pour l’Afrique du Venezuela, mais il est difficile de savoir si le même gang en était responsable. En 2009, l’Organisation a acheté un avion de fret en Moldavie qui est capable de transporter 7 tonnes de cocaïne à un moment, dit la DEA (c’était l’avion de Yaroshenko,un des pilotes de Viktor Bout, un énorme Ill-76). Le gang prévoyait d’utiliser l’avion pour des expéditions à travers l’Afrique de l’Ouest en utilisant les coordonnées de navigation par satellite. Des gangs africains feraient alors passer clandestinement la drogue en Europe. D’autres contrebandiers ont apparemment la même idée. Le 2 novembre, une tribu a trouvé la carcasse incendiée d’un Boeing 727 stationné dans le sable dans la région de Gao au Mali. Il y avait des barils vides de carburant à proximité (on notera quil n’y en avait plus sur les clichés…). Les enquêteurs pensent que l’avion venait du Venezuela et qu’il été utilisé pour la contrebande de drogues, Comme l’a dit Schmidt, le directeur régional de Office de l’ONU contre la drogue et le crime, lors d’une conférence le 16 novembre, selon le service fonctionnel de nouvelles Agence France-Presse. Le Mali n’a pas commenté les dires de Schmidt. En décembre, Antonio Maria Costa, chef de l’ONU Office contre la drogue et le crime, a appelé la découverte de la 727 « un nouvel exemple des liens entre la drogue, la criminalité et le terrorisme. » 

Des trafiquants liés à l’intelligentsia locale

3930024-5926720-a5311A noter qu’en Mauritanie, j’avais retrouvé en 2011 la trace d’un trafiquant français lié à Chbih Ould Cheikh Melainine (ici à droite), un élu local titulaire d’un « passeport pour la liberté », décerné en 2003 par le Parlement européen, et lié également à Mohamed Ould Haïdalla, le fils de Mohamed Khouna Ould Haïdalla, le lieutenant-colonel de l’armée, devenu président de la Mauritanie entre 1979 et 1984. Eric « Mika » Walter, alias « Amegan », en cheville avec un baron colombien et un trafiquant… algérien. On avait intercepté sa camionnette avec à bord 762 kilos de cocaïne (14 millions d’euros) correspondant à un « arrivage » par petit porteur bimoteur. Et là encore, même scénario  : « A bord du véhicule, deux espagnols : Miguel Calderon Angel et son compatriote Juan Carlos Perro, un mexicain, un sahraoui du nom de Bouya Ahmed, et le propriétaire du bus Mohamed Ahmedou. Tous seront arrêtés… et vite libérés. De quoi écœurer les policiers mauritaniens, ravis de leur prise. » avais-je écrit. « Deux autres personnalités ont été mises en cause. La première est un homme politique très connu, Chbih Ould Cheikh Melainine, incarcéré pendant des années sous le précédent régime. Ses accointances avec les rares protagonistes connus de l’affaire (dont le fils de l’ex-président) lui ont valu d’être longuement entendu par la police avant que le dossier le concernant ne soit « classé sans suite » avait écrit Le Monde le 31 avril 2007après l’arrivée du petit bimoteur à Nouadhibou. L’homme avait travaillé auparavant au sein de la SpoissonOFRIMA celle chargée des pêcheries (à gauche un extrait de « Le Dossier de la Mauritanie  » d’Attilio Gaudio). Sur sa page Wikipedia, aucune trace de son implication. Le Cridem criera à l’époque à la chasse aux sorcrières des journalistes quand ceux-ci évoqueront le cas de Chbih Ould Cheikh Melainine… : « l’affaire de la drogue, au lieu de livrer ses véritables contours à une opinion toujours sur sa faim, s’est tout simplement transformée en une cabale dirigée contre le maillon faible : la presse. Après avoir essuyé la colère des hommes d’affaires, les journalistes sont sous les griffes d’hommes politiques. La machine de la poursuite judiciaire n’a jamais aussi bien fonctionné pour terroriser le 4e pouvoir. Comme si on veut pousser les journalistes jusqu’au dernier retranchement. Cette manière d’agir s’apparente à une volonté délibérée d’étouffer la liberté de la presse« . Une presse qui savait prendre des photos pourtant : en 2012, un cliché montrait Chbih Ould Cheikh Melainine avec comme décor derrière lui le chef du hezzbollah Sayyed Hassan Nasrallah, et de Mohamad Mughniyeh, tué à Damas en 2008…

Et un français, Eric Walter, à la tête du réseau !

Walter avait pourtant tout déballé lors de son interrogatoire : embour saisie 2007n fait, « Eric Walter Ameganprénommé aussi Mika est un franco-congolais, âgé de 27 ans, au moment de son extradition, le 20 janvier 2009, par le Sénégal, vers la Mauritanie. Principal accusé dans les diverses affaires de transit de drogue qui secouent le pays, il se singularise, des autres détenus, par la densité et la précision de ses aveux. Il y livre les noms des réseaux avec lesquels il coopère, outre-Atlantique et en Guinée Bissau. Dans ses aveux, il participe à la séquestration puis à la torture de son complice Mini Ould Soudani avec l’aide de Sid ‘Ahmed Ould Taya, officier de police. Il reconnait avoir projeté de faire atterrir, en Mauritanie, un avion chargé de stupéfiants en provenance de l’Amérique Latine. » On apprend par la même occasion lors de la demande d’extradition d’Amegan du 20 avril 2009 d’où il est originaire exactement : « est autorisée l’extradition du nommé Eric Walter Amegan, né le 31 octobre 1972 à Paris XIV (France), de Augustin et de Bénédicte Géoffry, agent immobilier, demeurant à la Résidence Mangrove Saly, Mbour » dit le décret signé du premier ministre sénégalais Cheikh Hadjibou Soumaré et du président de la République, Abdoulaye Wade. Il habitait Mbour, un des hauts-lieux du trafic de drogue au Sénégal ! Là où on a retrouvé échoué un petit bateau avec encore à bord des tonnes de cocaïne, et un peu plus tard la maison des trafiquants qui attendaient d’être livrés.  « Le 27 juin 2007, la gendarmerie sénégalaise a saisi 1,2 tonne de cocaïne sur une plage de M’bour, à 100 km au sud de Dakar. Le 30 juin 2007, une autre cargaison de 1,2 tonne a été saisie dans une maison non loin du lieu de la première saisie. Sept personnes ont été arrêtées » note le rapport d’octobre 2007 de l’ONU « sur la situation du trafic de cocaïne en Afrique de l’Ouest »

Deux super-avocats pour le défendre !

Mais il y aura plus étonnant encore car Walter, pourtant condamné en un premier temps à 15 ans de prison, (c’est 30 habituellement, mais il a avait eu comme défenseurs deux ténors français : Eric Dupont-Moretti et Jacques Vergès)., s’est retrouvé… libre à la suite d’une bien étrange intervention comme je l’avais aussi découvert : « Condamné à 15 ans comme sa victime, un décret présidentiel du 15 février 2011 leur accorde une réduction de peine de 5 ans. En profitera, également, Sid’Ahmed Ould Taya, correspondant d’Interpol en Mauritanie durant la période de commission des faits mais dont la peine initiale ne dépassait pas 7 ans. Il sortira de prison un peu plus tôt. Le 23 février, soit une semaine après la remise, l’ambassadeur de France à Nouakchott s’entretient avec le Ministre de la Justice, Abidine Ould Khaïry. Rien ne filtre de l’entrevue. Un premier pas est franchi, seulement deux mois après le séjour de Antonio Injai à Nouakchott et son audience avec le Président Mohamed Ould Abdel Aziz. Pourquoi s’arrêter en milieu de pente ? Le 13 juillet 2011, Eric Walter et 30 autres sur les 32 prévenus sont acquittés par la Cour d’appel de Nouakchott » s’émeut Adrar Info, qui fait un lien direct entre l’intervention de l’ambassadeur français et la libération d’Eric Walter ! « Cette étonnante mansuétude renforce en effet l’idée d’un pouvoir mauritanien décidément très lié aux réseaux de drogue du pays« , avais-je conclu.

La fuite d’ATT

ATT, en ce qui le concerne, a depuis fuit le pays pour se réfugier au Sénégal, où il a témoigné le 30 mars dernier devant des juges français sur une autre affaire : celle des fonds lybiens qui auraient été versés à Nicolas Sarkozy. Comme le rappelle en effet ici RFI Afrique, c’est en effet le malin Amadou Cheikh Bani Kanté, qui coordonnait le LAP, les fonds d’investissement libyens au Mali. A la lecture de cet affligeant dossier à charge, on comprend mieux l’intérêt ou le but de l’intervention française qui a suivi… le changement de président français et le départ pitoyable d’ATT, finalement lâché par l’Elysée, à savoir par un Sarkozy ulcéré… par l’attitude du chef d’état Malien, toujours tout sourire lors de ses rencontres.

Le rôle des USA et de l’Algérie dans l’affaire

base-secrete-americaine-c49a4Ce qui avait été la pierre angulaire de la discorde, c’était bien entendu le refus d’ATT de l’accord de réadmission sur l’immigration, ou celui de la base française à Mopti, mais aussi un fait oublié qui avait fort déplu à l’Elysée : « au même moment, les Américains renforçaient leur coopération militaire avec le Mali, notamment dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. Des manœuvres militaires entre les forces des deux pays se succédaient à un rythme soutenu, soit à Bamako et/ou dans les localités du nord. Ce n’était guère un secret, les Américains s’étaient confortablement installés à Gao. Cette présence américaine agaçait l’Elysée. Et ATT, à cause de cette présence américaine au nord, s’est retrouvé dans le collimateur de la France de Sarko et du voisin algérien (qui considérait le nord du Mali comme une arrière cour). » Des américains en fait fort bien équipés en moyens de surveillance, grâce à leurs avions espions déguisés en appareils civils, ceux dont je vous ai parlé ici, ou de leurs P-3 Orion décollant de leur base secrète algérienneLes algériens étant eux-mêmes équipés d’avions américains, des Beechcraft 1900 Hisar équipés par Raytheon (ils en ont 6 exemplaires), susceptibles aussi de détecter les trafics.

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Le choix d’ATT

Des américains au courant du trafic de drogue, et qui, à coup sûr, pistaient aussi les trajets transatlantiques des narco-trafiquants. Ayant capturé Viktor Bout à Bangkok en 2008, ils avaient aussi appris les projets du célèbre trafiquant en ce qui concerne l’usage d’un gros porteur russe (un Ill-76 et Antonov 12 pour faire le relais !) piloté par Konstantin Yaroshenko, pour effectuer les mêmes rotations que celles du Boeing du désert ! Le pauvre se fera lui aussi pincer  : lui aussi à pris 20 ans Qui donc exactement pouvait craindre de voir découvert l’incessant ballet d’avions gros porteurs se posant de nuit en plein désert malien, les soutes gorgées de coke ? Qui était au courant, et qui laissé faire ? Non, décidément, dans cette affaire, comme dans toute affaire ou la cocaïne se compte en tonnes, on n’arrête pas d’être surpris. Dans un premier temps, on songe à ATT lui-même. Or c’est justement lui qui a souhaité la présence américaine et non la française ! En 2009, il faut bien le constater, l’armée malienne balbutie toujours sa lutte contre le terrorisme contre AQMI. et à cette époque, le Mali a le soutien de l’équipe Bush. Et comme on sait que où il y a de la drogue, il y a la CIA qui suit… on imagine vite un scénario déplaisant pour Paris. Les avions espions US continueront à circuler au Mali, au point de ne plus afficher leur livrée « civile », et d’arborer le look militaire de la base dont ils sont issus. En janvier 2014, en pleine opération Serval, on verra ainsi un débarquer à Gao un U-28A du Special Operations Command, immatriculé 070821, (c’est justement l’ex Sierra Nevada Corporation, N821PE) qui appartient au 319e Special Operations Squadron installé à Hurlburt Field; Plus besoin de se dissimuler !

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Les bourdes américaines

toyota-2-b37ddEt en fait de formation, comme j’ai pu ici l’expliquer, les américains commettront de belles bourdes. En offrant notamment aux militaires maliens des Toyota que l’on retrouvera peu de temps après… chez l’adversaire, revendus une bouchée de pain à en révolter le New York Times, qui écrit, dépité, le 13 décembre « ce qui est pire, aujourd’hui, c’est que la rébellion islamiste utilise les soldats et les officiers formés par les américains qui ont fait défection de l’armée régulière du Mali l’an dernier, en emportant avec eux leur formation de la lutte contre le terrorisme, leurs compétences de combat avancés, ainsi que leur connaissance des méthodes de renseignement occidentaux. La France est maintenant à affronter un ennemi islamiste que les Etats-Unis ont involontairement aidé – et les Etats-Unis peinent aujourd’hui à offrir de l’aide » reprend l’opposition droitière à Obama. En ajoutant que « le coup d’Etat au Mali – effectué par un officier formé par les américains – a surpris le renseignement américain autant que les transfuges du Mali ont fait équipe avec d’ex-soldats libyens et des milices islamistes pour se fabriquer une oasis d’Al-Qaïda dans le nord du pays. Les mêmes unités formées par les USA qui avaient été considérées comme le meilleur espoir de repousser une telle avance se sont retrouvés à la fin, comme étant la clé de voûte dans la défaite militaire du pays », note encore amèrement le New-York Times. On peut lire ici une analyse similaire, que j’ai rédigée en janvier 2013.

L’intervention française, pour mettre fin au trafic

soldats français maliCar c’est bien le trafic de drogue, qui alimente les terroristes, ce à quoi on s’est (enfin) attaqué, lors de l’opération Barkhane… (lire ici le compte-rendu fait par Rand) avec bien du retard, il est vrai, la presse n’ayant pas échappé au non dit. L’Express mettra en cause nommément Baba Ould Cheikh le 21 mars 2013 seulement… révélant dans son article l’ampleur des dégâts dans la société malienne, et jusque dans la vie politique : « les narcos achetaient les élections locales et faisaient élire certains députés », raconte Mohamed Ould Mahmoud, consultant pour des ONG. Drapé d’un boubou blanc, ce membre d’une grande famille berabiche (arabe) de Tombouctou, poursuit : « Le régime d’ATT a laissé certains clans, liés au trafic, armer des milices pour combattre les rebelles touareg. Quitte à attiser les rivalités entre communautés et à faire du Nord une « narco région »… » Deux ans après, le problème était toujours présent semble-t-il, mais cela pointe davantage désormais vers les pays voisins, dont la Guinée Bissau, éternel mauvais élève de l’Afrique : « l’argent sale de la grande criminalité achète tout », s’inquiète ce fin connaisseur des questions de sécurité. « Le responsable d’un convoi de drogue touche 20 000 dollars et il peut garder le pick up. Un officier supérieur gagne lui un million de francs CFA (1520 €) par mois et un trafiquant peut lui en proposer beaucoup plus d’un coup s’il ferme les yeux. C’est par de tels moyens que les narcos ont pris possession de la Guinée Bissau » Une Guinée Bissau cet été en pleine tourmente politique, après des années de luttes intestines violentes.

La troublante rencontre Sarkozy-ATT

sarkozy-att-2-56d79Que s’est-il dit lors de la rencontre haute en couleurs entre Sarkozy et ATT lors du retour du premier en février 2010 de sa visite au Gabon, on ne le saura peut-être jamais, mais pour le site Mali Jet il aurait pur s’agir d’une forme de… chantage bien particulier : « comme si cela ne suffisait pas, Baba Ould allait encore faire parler de lui peu après, cette fois en tant qu’émissaire d’ATT auprès d’AQMI, afin de faire libérer un otage français, du nom de Pierre Camatte, suite à un chantage de déballage que le Président Sarkozy faisait peser sur les autorités maliennes. Le document n’informe pas sur le niveau d’information de Sarkozy par rapport à ces activités criminelles, encore moins s’il avait ou pas de quelconques intérêts directs ou indirects sur ce trafic de drogue de la dimension du cartel de Medellin. La plupart des suspects arrêtés ont été libérés sur ordre d’ATT ; le cas de Mohamed Ould Awainatt, un narcotrafiquant de Gao, en est une parfaite illustration. » images-5-17-583b2En somme, selon le magazine malien, Nicolas Sarkozy, très certainement, savait ce qui se passait sur place question trafic ; dans lequel un français avait été pris dans la nasse (Eric Vernet, gérant d’une petite affaire d’aviation dont les appareils faisaient aussi du convoyage d’or provenant des mines, comme on peut le lire ici). L’avion de Vernet avait été vu en Guinée Bissau emportant les fameux « sacs de ciment »…Mais Sarkozy été contraint de prendre langue avec un trafiquant notoire pour récupérer son envoyé. Il savait obligatoirement, donc ce que faisait ou dissimulait ATT, bien renseigné par la DGSE. Et donc aussi ce qu’il y avait dans les avions venus se poser dans le désert ! Peut-être qu’un jour aussi on retrouvera l’un des acteurs français de cette saga « d’Air Cocaïne N°1 », le fameux Éric Vernet… qui sait. Il court toujours, aujourd’hui, comme son ami Miguel Angel Devesa, l’ex flic ripoux espagnol, qui lui n’avait pas hésité à découper son complice Juan Carlos Soto Garcia, un Colombien, à la scie électrique… rappelons ici qu’ils ont tous été relâchés par la justice d’ATT !!! Dont le tronçonneur de trafiquant, aujourd’hui toujours en liberté, celui qui avait amené un camion citerne auprès du 727 posé à Tarkint pour lui permettre de redécoller : le kérosène, frelaté, avait mis fin aux espoirs des trafiquants ! J’ai moi-même traité le sujet de l’importance majeure du trafic de cocaïne au Mali lors d’une suite d’articles lisibles ici :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131180

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131319

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131320

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131321

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131348

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131435

Retour sur « Air-Cocaïne 2 »

punta_cana_falcon-cd446Quittons le Mali et revenons donc à l’un des principaux acteurs « d’Air Cocaïne II« , l’avion de Punta Cana, si on considère que le 727 incendié à Tarkint était l’Air Cocaïne I... C’est un internaute bien au fait de l’aviation, dont l’avatar est « Falcon » – est le même qui sévit chez Agoravox souvent sur le même ton souvent sarcastique mais toujours ultra-précis, car notre homme a de la bouteille question informations aéronautiques) qui nous glisse ici en forum une affirmation ramenant des années en arrière : « Alain Castany. Beaucoup ont relevé ses exploits de « courtier » (qu’il n’était pas) de la compagnie d’assurance Axa. Mais il y en a d’autres. Ce « serial entrepreneur », a monté et géré pas moins de 8 entreprises qui ont toutes fini en liquidation judiciaire. Regardons de plus près l’une d’entre elles, Global Aérofinance qui, de novembre 1989 à juin 2006, a acheté et revendu 26 avions et hélicoptères, dont les Caravelles F-BJTU et F-GJDM en septembre 1994 qui se sont retrouvés aux mains d’un cartel de narcotrafiquants colombiens ! Ces cartels ont acheté un total de 10 Caravelles, dont 2 autres à Francis Lagarde, repreneur de la compagnie Europe Aéro Service. Le prix officiel était de 1,9 million de dollars, plus 1 million versé discrètement aux colombiens sur un compte bancaire panaméen … »  En fait cette assertion est à relativiser : Castany, en broyer ne pouvait pas savoir nécessairement qui véritablement achetait les appareils, à moins de rencontrer les trafiquants en personne (on va voir que d’autres l’ont fait à sa place…), et en prime les appareils qui ont été vendus sont en plus passés entre plusieurs sociétés d’Amérique du Sud comme on va le voir : difficile d’assurer l’assertion faite sur le net. La charge semble donc un peu lourde. Mais elle a le mérite de faire revenir plus de trente ans en arrière…. et laisse subsister un gros doute dans l’esprit. Car effectivement, qu’il y ait eu ou non implication, des appareils français, les fameuses Caravelle, fleurons de l’industrie aéronautique des années 60 ont connu 30 ans plus tard une toute autre gloire, ou plutôt une triste fin, comme transporteurs de quantités astronomiques de cocaïne… plus de 10 fois par vol ce qu’emportait le Falcon saisi à Punta Cana ! Ce que révèle surtout l’affirmation, c’est que notre homme avait travaillé pour le sulfureux Lagarde… voilà qui nous ramène à la même chose, en fait. Mais il y a deux décennies et plus, déjà… ce qu’on va voir dans un autre épisode !

Des Caravelle ???

caravelle_F-BJTU-1-d1d05Car ce qu’il faut noter, plutôt, ce sont les appareils eux-mêmes dont la traque révèle de belles surprises. Revenons donc pour cela près de 20 ans en arrière. Six SE-210 (Super Caravelle 10B3) ont bien été louées par EAS (Europe Aéro Service) à partir de 1992 (F-GELP / F-BJEN / F-BJTU / F-BMKS / F-GDFY / F-GDFZ) à Air Charter International (ACI), filiale d’Air France. Lors de la fusion entre Air France et Air Inter en 1998, Air Charter (ici sa F-GDFY), créée au départ en 1966 sous le nom de SAFA, pour Societé Aérienne Française d’Affrètements, s’arrête défnitivement le 24 Octobre 1998 (elle était devenue entretemps Air Charter tout court). Le modèle immatriculé F-GDFY, une Caravelle fabriquée en 1964 a alors déjà cara_sec-8834cété vendue à SERCA Col en 1993, et a été vite revendue à LA Suramericanas l’année suivante, pour devenir SEC Colombia. Le 12 mars 1995 elle a été saisie à Bahia Kino par la police mexicaine, après la découverte de 1,5 tonne de coke à son bord. On remarquera sur la photo le contenu encore visible à travers les hublots non occultés et pas protégés. La Caravelle présentée comme « cargo » par la SEC n’avait rien d’un avion cargo !!! Le transport en vrac pouvait s’y avérer dangereux, font remarquer des internautes !

Pas si bête que ça, comme choix !

caravelle_F-BJTU_-2-29c65Un choix d’avion qui peut surprendre en effet. D’où venait l’intérêt des narcotrafiquants colombiens des années 80-90 pour la Caravelle française ? C’est le journal Libération qui nous l’explique ici : « Planeurs. Au milieu des années 90, les cartels sud-américains se sont pris d’une subite passion pour nos bonnes vieilles Caravelle. Avec leurs récurrents problèmes de pressurisation, elles étaient sur le point d’être radiées de l’espace aérien en Europe. Les compagnies qui en possédaient encore devaient s’en débarrasser au plus vite. Pour les narcotrafiquants, par contre, l’utilité de la Caravelle est double. D’abord, elle peut planer sur plusieurs centaines de kilomètres : moteur coupé, elle défie les contrôles radar. Ensuite, l’achat d’une Caravelle permet de blanchir un peu d’argent. De l’art de joindre l’utile à l’agréable. Entre 1993 et 1994, la plupart des Caravelle en activité ont ainsi pris le chemin de l’Amérique latine. Elles y ont connu un destin contrasté. Le 15 mars 1994, une Caravelle d’origine danoise explose lors d’un atterrissage à Bogota : à son bord, un stock de dynamite mal maîtrisé. Le 8 novembre 1995, une autre est retrouvée complètement détruite dans le désert californien, après avoir toutefois rempli sa mission : livrer 16 tonnes de cocaïne au cartel du golfe du Mexique ». Seize tonnes de coke !!! En réalité, c’est la moitié qui aurait été transporté, mais quand même, et la Caravelle de Bogota n’a pas explosé !

Les précurseurs du 727 malien 

Des Caravelle, et non des Falcon… qui auraient servi à transporter des quantités astronomiques de cocaïne. Les vraies précurseurs du Boeing du désert malien. On le sait, aujourd’hui, comme on a pu vous l’expliquer ici récemment. De retrouver autant d’années après une personne impliquée à l’époque dans ces reventes douteuses est sinon troublant, du moins très inquiétant. A près de trente ans d’intervalle, c’est une très mauvaise image qui resurgit, avec également l’apparition de plusieurs noms français comme têtes de réseau : la French Connection serait-elle de retour, ou pire, n’aurait-elle donc jamais cessé (il faut à nouveau y plonger pour tenter de comprendre ce qui se passe aujourd’hui) ? Les atermoiements d’ATT, les protections évidentes dont on bénéficié les acteurs de l’affaire de Tarkint, les ténors du barreau français déplacés pour les sortir de l’ornière sont très, très inquiétantes. Plus inquiétant encore, quand on apprend que l’un des principaux protagonistes, relâché par le pouvoir malien sur injonction présidentielle est libre comme l’air, et semble bel et bien recommencer ailleurs la même chose. Mais cela nous l’apprendrons dans les prochains épisodes de cette saga sans fin. On a tenté d’amalgamer à plusieurs reprises la guerre à la coke à celle contre le terrorisme, ou de faire un peu trop facilement des dealers touaregs des terroristes seuls : or une conclusion d’article sur la French Connection nous éclaire sur cet amalgame un peu vite fait : « malgré les coups portés, les policiers savent que la French Connection, ou ce qu’il en reste, demeure en sommeil. « La guerre contre la drogue est un peu comme la guerre contre le terrorisme », explique Walter Minnick, conseiller des affaires intérieures à la Maison Blanche en 1971. « Ce n’est pas une guerre qu’on peut gagner définitivement. Le but, c’est de contrôler le fléau. » Un fléau qui est de retour, à l’évidence.

GhostofMomo

(1) aux dernière nouvelles il devrait être vendu pour… pièces détachées !

(1) « On est jugé sur une histoire locale dominicaine de trafic de drogue international qui s’avère localement être un œuf clair, c’est à dire une histoire montée. Vous imaginez bien que lorsqu’on fait un coup de filet comme ça avec autant de drogue à la clef, c’est qu’en amont il doit y avoir un réseau énorme », explique Bruno Odos.

(2) Lire ici les trois documents fondamentaux : http://www.crethiplethi.com/wikileaks-president-of-mali-links-drug-trafficking-to-terrorism/usa/2010/ C’est dans le deuxième qu »apparaît l’ordre d’ATT de ne pas permettre d’accèder tout de suite à l’épave.

(3) disparu dès l’arrivée de l’armée française, il était réapparu le 29 juillet 2014, à la façon de Ben Laden, avec Kalachnikov et drapeau jihadiste derrière lui. On le soupçonnait alors dêtre réfugié en Algérie. La question de ses protections n’est toujours pas élucidée. J’avais alors parlé de « double jeu algérien ». Je ne m’étais donc pas trompé :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mali-le-double-jeu-algerien-1-129361

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mali-le-double-jeu-algerien-2-129431

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mali-le-double-jeu-algerien-3-129411

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mali-le-double-jeu-algerien-4-129487

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cv-deux-air-cocaine/

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