AVISEUR INTERNATIONAL

Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81

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FRANCE 🇫🇷 (SURV de la Douane) : les gabelous d’Arles tapent 337 kilos de haschich

Lundi 10 avril, dans la soirée, 337 kilos de résine de cannabis ont été saisis à Arles, dans les Bouches-du-Rhône, selon les informations rapportées par La Provence. C’est lors d’un contrôle routier que les douaniers ont constaté la présence de stupéfiants dans un véhicule.

Le conducteur, un ressortissant roumain, était à bord d’une voiture de type Peugeot 208 lorsqu’il a été interpellé. Les 337 kg de résine de cannabis étaient cachés sous une couverture, dans le coffre. 

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FRANCE 🇨🇵: Douane info

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Bercy est vérolé et gangrené par des êtres sans aucun scrupule et tout ce que nous apprenons aujourd’hui sur les banques, les évasions fiscales ou sur Mackinsey, nos services et nos hauts fonctionnaires le savaient et laissaient filer.

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PACIFIQUE : la douane fait sa pub !

La nouvelle recrue de la douane n’a pas d’uniforme mais un flair infaillible qui promet des sueurs froides à tout trafiquant de drogues. Cret, c’est son nom, a rejoint les rangs de la brigade cynophile qui lutte contre les stupéfiants à l’entrée comme à l’intérieur de nos frontières.

Méfiez vous de sa petite bouille de chien, car même sans uniforme, Cret au flair légendaire ne laisse rien passer. Formée en Nouvelle Zélande pendant 2 mois, elle détecte non seulement l’odeur de la drogue mais aussi de l’argent, et ce, sur tous les terrains.

Cret chien anti-stupéfiants au travail à l'aéroport de Tahiti Faaa
Cret chien anti-stupéfiants au travail à l’aéroport de Tahiti Faaa • ©Teupoo Fatupua Avae / Polynésie la 1ère

« Que ce soit le maritime, l’aérien, le postal… les envois rapides également. Donc on peut être amenés à être appelés par d’autres administrations, comme là… on peut prêter main forte à la police, à la gendarmerie, quand ils sont en manque d’effectifs. Donc oui effectivement on est amenés à travailler partout. » confie Thierry Amaru, Agent de constatation principal 1ère classe BSE de Faa’a

Cret, le chien anti-stupéfiant au travail 03
Cret, le chien anti-stupéfiant au travail 03 • ©Teupoo Fatupua Avae / Polynésie la 1ère

Le fléau de l’Ice

L’ice, la métamphétamine, est devenue depuis ces 10 dernières années, un fléau en Polynésie française. La crise covid en 2020, a réduit le trafic entre la Polynésie et l’International, les frontières ont même été fermées pendant quelques mois, ce qui a eu un impact direct sur l’importation de cette drogue. La rareté du produit a fait grimper la demande et les prix, le marché a ainsi repris de plus belle en 2021, avec 10 kilos saisis par les autorités. En 2022, les saisies doublent, aujourd’hui cela représente près de 10% du total des saisies sur l’ensemble du territoire français, triste record.
Entre les trafiquants et les forces de l’ordre, c’est un véritable jeu de cache-cache et de devinettes. La drogue peut ainsi être dissimulée à l’intérieur de jouets, de coussins ou encore de rames de paddle-surf

« Les 2 dernières grosses saisies ont été effectuées dans des sacs (…) de boxe. Et aussi dans des appareils électroniques. Des vidéos projecteurs, des enceintes, ou même des confiseries. »Selon Samuel Loiseau Contrôleur principal des douanes à l’aéroport de Faaa

Cret, le chien anti-stupéfiant au travail 02
Cret, le chien anti-stupéfiant au travail 02 • ©Teupoo Fatupua Avae / Polynésie la 1ère

Les trafiquants, rivalisent d’ingéniosité et prennent des risques pour l’appât du gain, car en Polynésie, le gramme d’ice se vend à prix d’or, entre 150 000 et 300 000 francs ici (entre 1000 et 3000 euros) contre 3000 francs (28€) en moyenne dans les autres territoires français. Pour lutter contre ce trafic, les deux brigades des douanes ont été renforcées l’année dernière. Au total, ils sont : 

 « 60 agents de surveillance, avec 3 équipes cynophiles. On a des agents formés également en matière de fouille de navires, donc on diversifie nos moyens, et on diversifie les différents vecteurs d’interventions. » selon Dominique Legaud Chef divisionnaire des douanes en Polynésie Française

Des moyens diversifiés qui nécessitent une synergie d’équipe, et un suivi. Tous les 3 mois, les chiens de la brigade cynophile reçoivent la visite de leur maître néo zélandais, pour mettre à jour leur formation.

Contrôle douanier à l'aéroport Tahiti-Faaa
Contrôle douanier à l’aéroport Tahiti-Faaa • ©Teupoo Fatupua Avae / Polynésie la 1ère

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST) : la politique mise en œuvre ne sert que les intérêts des services

Tous, oui tous, ministres en tête, sont devenus accrocs aux conférences de presse pour annoncer des saisies qu’ils disent toujours exceptionnelles, embarqués dans ces délires de communicants par des hauts-fonctionnaires qui ne pensent qu’à briller auprès d’eux.

C’est la réalité d’une situation devenue incontrôlable!

Le « triumvirat » dans une de ses dernières prestations

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En opposition, les propos tenus par le magistrat David Sénat sont accablants de vérité.

Trop souvent l’action publique se résume à la déploration du phénomène ou à l’autosatisfaction statique face aux quantités saisies, sans aucune vision dynamique qui verraient les réseaux attaqués en amont.

De fait, le discours public sur la cocaïne est depuis de nombreuses années dominé par la vacuité, et aussi une certaine forme de complaisance. La cocaïne, cette drogue jadis présentée comme étant celle des élites, des occurrences festives, des professions dites de haut niveau spécialement soumises au stress, est aujourd’hui devenue celle de la multitude, à la faveur d’une offre toujours plus abondante et de prix qui se sont de ce fait effondrés.

Au-delà des digues financières qui ont cédé, il faut surtout interroger les barrières morales qui se sont affaissées il y a déjà longtemps en se dissolvant dans un discours libéral et permissif dont les élites de ce pays ou certaines d’entre elles, ont été les promoteurs et les bénéficiaires à court terme. À moyen et long terme en effet, on doit en effet faire le constat d’un échec cuisant en termes de santé publique et de criminalité associée, constat qui nous voit nous indigner quand l’actualité nous rappelle que nous déplorons les conséquences d’un phénomène dont nous avons toléré ou plutôt chéri les causes.

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GUYANE 🇬🇫 (aéroport Félix Eboué – Cayenne) : tous les passagers sont désormais contrôlés

Alors que les douaniers le demandaient depuis des années, « Ils » ont, enfin, fini par se décider !

Le nombre de passagers transportant de la drogue en provenance de Guyane est en chute libre, grâce au renforcement des contrôles mis en place par les autorités à l’automne 2022, selon les informations de franceinfo ce samedi 18 mars.

Depuis novembre dernier, tous les passagers sans exception sont contrôlés à l’aéroport Félix Eboué de Cayenne, de même que leurs bagages, sur les vols Air France et Air Caraïbes.

Ainsi, 3 147 passagers soupçonnés de faire passer de la cocaïne depuis Cayenne vers Paris ont été interdits temporairement de prendre un vol.

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED – DOD) : quel changement après le procès des cadres de la DNRED ?

Ils étaient soupçonnés d’avoir gonflé artificiellement les chiffres de leurs saisies, en pactisant secrètement avec un trafiquant: six anciens responsables douaniers ont été jugés pour répondre d’un scandale révélé par la découverte d’un trafic de café contrefait.

L’affaire a fait resurgir une problématique qui a plusieurs fois ébranlé les douanes ou la police antidrogue ces dernières années: la gestion de certains informateurs.

Elle avait amené sur le banc des prévenus Jean Paul Garcia, l’ex-patron de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), et cinq de ses subordonnés dont l’énarque caviardeur Erwan Guilmin, Pascal Schmidt, le chef de la DOD au Havre et l’ancien directeur de la DOD, Vincent Sauvalère , deux indics et un entrepreneur du Havre.

Après ce jugement, Aviseur International a décidé d’enquêter pour savoir si les méthodes ont évolué depuis l’arrivée de Florian Colas aux manettes?

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FRANCE 🇫🇷 (DG de la douane – DNRED) : lettre ouverte au valet de plume Michel Baron (3 éme rappel)

A Roissy, on vient de constater avec effroi que ta politique du dédouanement ne faisait pas des merveilles. Sale coup pour la Douane, mais comme l’a dit Gabriel Attal, c’est pas une dérive individuelle qui jettera le discrédit sur l’ensemble des agents qui, chaque jour, luttent sans relâche contre tous les trafics…

Lyrique Gabriel Attal, mais, le « sans relâche » était vraiment de trop!

Comme tu ne me réponds pas, je te fais parvenir à nouveau cette lettre ouvert à toi adressée.

Mon cher Michel

Mon cher administrateur des douanes

Mon cher chef du bureau de la politique du dédouanement

Mon cher menteur

Mon cher tartuffe

Relisant tes écrits, j’ai pu constater que tu étais particulièrement performant dans l’art de la rhétorique mensongère.

Le 10 avril 2020, je t’avais écrit une lettre ouverte, que je t’ai envoyée à nouveau le 21 décembre 2021 mais tes nombreuses occupations ne t’ont pas permis de trouver le temps d’y répondre.

Ce 21 septembre 2022, je te la fais à nouveau parvenir, espérant que cette fois-ci, tu n’auras pas l’attitude d’un de tes prédécesseurs Gérard Schoen qui avait préféré s’enfuir en courant lorsque j’avais cherché à le rencontrer.

J’ai mis quelques photos pour te permettre de reconnaître tes semblables !

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Ô, mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, constater une fois encore tes savantes manœuvres pour dégager la responsabilité de l’administration des douanes ne m’ont permis que de faire un constat, accablant pour toi, comme pour tes prédécesseurs Elizabeth Melscoet, Thomas Charvet et le gredin Erwan Guilmin : vous êtes des menteurs institutionnels !

Erwan Guilmin

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, sais tu que je ne peux accepter cette infamie savamment distillée par tes écris mensongers. Il m’est insupportable de constater qu’après avoir été encensé puis encouragé à infiltrer et infiltrer encore, tu ne souhaitais que flétrir tant de lauriers amassés. Mes actions qu’avec respect toute la hiérarchie de la DNRED admirait, mes informations précises qui tant de fois ont permis des saisies importantes, tant de fois valorisaient un service… aux actions que tu ne connais même pas ! Tu m’as trahi comme tu as trahi l’honneur de la douane tout entière en déformant sciemment l’action que j’ai menée suite aux volontés ministérielles de Michel Charasse.

Gérard Schoen

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, toi qui occupe un haut rang d’administrateur, comment peux tu l’occuper sans honneur? Tu as préféré emprunter les affabulations de tes prédécesseurs pour m’écarter de toutes réparations. Seras-tu un sprinter comme ce faquin de Gérard Schoen si tu me rencontrais ou préférerais-tu jouer les timides méprisants et dédaigneux, comme le fit Corinne Cleostrate, et t’éloigner sans me regarder ?

Corine Cleostrate

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, relire encore que toutes les turpitudes subies ne seraient la résultante que d’une erreur d’appréciation de ma part sur l’engagement de la douane sur lequel j’étais persuadé pouvoir compter, me trouble. En homme d’honneur que je suis, habitué à la parole donnée, il m’était difficile d’imaginer que tant de bassesses pouvait t’habiter.

Thomas Charvet

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, je te croyais honnête et factuel, n’hésitant pas à t’informer avant de m’emballer dans des écrits totalement infondés. Non, tu n’as rien demandé, te permettant alors de tordre le cou à la vérité des faits.

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, merci de transmettre mes meilleures civilités à ton entourage…douanier. »

Marc Fievet

Plus sur Marc Fievet

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FRANCE 🇫🇷 (Douane) : portrait de Bocar – Contrôleur des douanes, au parcours atypique

Le portrait a disparu du site de la Douane

A seulement 35 ans, Bocar a déjà été militaire de l’armée de terre, informaticien en douane avant de devenir chef d’équipe au sein d l’unité de surveillance la plus importante par sa taille de France. Un parcours atypique rendu notamment possible grâce à un mécanisme de recrutement sans concours appelé PACTE, peu connu du grand public. 

Bocar rentre dans la vie active très jeune, à 18 ans. Dans sa famille, personne n’est militaire, mais c’est pourtant après un stage en régiment médical qu’il décide de devenir militaire et intègre l’ALAT (l’aviation légère de l’armée de terre). Pendant trois ans, il est chef de soute au sein du 1er régiment d’hélicoptère de Combat basé à Phalsbourg. Ainsi, il gère notamment les embarquements et les débarquements des commandos. 

Après plusieurs années de service, il rentre dans sa ville natale de Belfort et change de voie en intégrant cette fois la filière informatique. Il devient d’abord vendeur dans un magasin spécialisé puis suit une formation pour devenir technicien d’assistance en informatique. 

C’est justement au cours de cette formation qu’il apprend qu’un poste d’informaticien est proposé par la Douane, sans nécessité de passer le concours traditionnellement requis pour obtenir ce type de poste. Depuis 2006, ce nouveau mode de recrutement dans les corps de catégories C des trois fonctions publiques, appelé PACTE (parcours d’accès aux carrières de la fonction publique territoriale, hospitalière et d’Etat), permet aux personnes sans qualification ou diplôme de bénéficier d’un dispositif de formation , en tout point comparable avec ce qui peut être proposé dans le secteur privé, mais avec une différence notable : la possibilité de se voir proposer un emploi de titulaire dans la fonction publique. 

En 2010, Bocar devient ainsi le deuxième informaticien en douane recruté sans concours par voie de PACTE. Un nouveau métier qui l’emmène exercer au Havre, ou il est responsable de plus 430 postes informatiques répartis sur 16 sites différents et utilisés par plus de 400 douaniers. Une expérience que Bocar qualifie lui-même de « magnifique ». 

Mais l’attrait de l’uniforme est plus fort, et Bocar décide de passer le concours interne de contrôleur de la surveillance des douanes (catégorie B) qu’il obtient au premier essai en 2013. Après une formation à l’école des douanes de La Rochelle, Bocar devient en 2014 chef d’équipe au sein de la brigade du terminal T2E, la plus grande brigade de France  par le nombre de ses personnels (plus de 120 agents). Depuis 8 ans, Bocar exerce au sein d’une équipe de 14 collègues et vit son métier avec fierté et passion. Son engagement et son dynamiste sont reconnus de tous. 

Souvent à l’origine de constatations marquantes et de contentieux insolites, il garde en mémoire notamment cette affaire de cocaïne dissimulée à l’intérieur de plusieurs noix de coco, la soudure était tellement bien faite qu’il était aisé de ne rien remarquer et de passer à côté. Au total, 2 kilos de cocaïne sont  saisis par Bocar et son équipe. 

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Personne à la DG pour se poser la seule question importante!

Comment Bocar a t-il pu faciliter l’entrée de ces valises de coke devant l’ensemble de ses collègues ?

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NARCO-BUSINESS : du darkweb aux applications Android « sécurisées »

La guerre contre les dealers en ligne fait plus que jamais rage, et les autorités ferment régulièrement des « marketplaces » illégales sur le darkweb. Mais les vendeurs de drogue ont trouvé une nouvelle parade.

Des applis dédiées au commerce de la drogue

Mais dans le même temps, des trafiquants de drogue se sont regroupés pour former des « communautés underground » plus petites et plus discrètes via des canaux de communication alternatifs. Afin d’échapper aux radars des autorités, et donc à une fermeture telle qu’a connu Hydra, ces groupes préfèrent utiliser des messageries instantanées cryptées comme WhatsApp et Telegram… et créer leurs propres applications mobiles Android.

D’après Resecurity, cette nouvelle tendance est à l’oeuvre depuis juin 2022. Les analystes ont eu accès à plusieurs APK d’applications trouvées sur des smartphones appartenant à des suspects impliqués dans le trafic de drogue. Selon eux, ces nouveaux outils permettent aux dealers et aux « consommateurs » de « communiquer plus facilement » (en temps réel), tout en les « protégeant » davantage, grâce à un chiffrement de bout en bout. Des applis « personnalisées », plus « discrètes » et « sécurisées », en somme.

« On observe le développement d’applis mobiles personnalisées pour des achats et des communications sécurisées, ainsi que pour l’envoi d’instruction aux livreurs. Les trafiquants de drogue sont propriétaires de leurs infrastructures de communication et peuvent facilement les détruire ou les effacer en cas de problème », note Resecurity dans son rapport. L’entreprise de cybersécurité a notamment identifié 7 « drug shops » passant ainsi par des APK d’applications Android « saisies par les forces de l’ordre » depuis, dont les noms sont rarement évocateurs : Yakudza, TomFord24, 24Deluxe, PNTS32, Flakka24,- 24Cana et MapSTGK. Ces 7 applis tournent sur le même moteur, connu sous le nom de « CMS M-Club » dans le dark web, « ce qui indique l’implication d’un seul et même développeur ».

source et plus

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FRANCE 🇨🇵 (Justice) : Attal communique et donne ses consignes

Après l’arrestation de Bocar, un douanier en poste à Roissy, le ministre des Comptes publics, Gabriel Attal, a demandé « la fermeté la plus totale ». « Je refuse qu’une dérive individuelle jette le discrédit sur l’ensemble des agents qui, chaque jour, luttent sans relâche contre tous les trafics », a ajouté le ministre en charge des douanes, dans un communiqué.

Il est seulement regrettable que ce sont les flics de la P.J. de Versailles qui ont mis fin au trafic!

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FRANCE 🇫🇷 (SURV de la Douane) : les dernières saisies de stups en Côte-d’Or et dans les Pyrénées orientales

Les douaniers de Dijon (Côte-d’Or) ont saisi, vendredi 3 mars 2023, 281,7 kilos d’herbe de cannabis et 23 kilos de résine de cannabis dans un camion chargé de planches de bois. L’opération a eu lieu sur une aire de l’autoroute A36, près de Genlis.

Et les douaniers de Port-Vendres ont réalisé une saisie de  222 kilos d’herbe de cannabis et 4,9 kilos de résine de cannabis le mardi 7 mars 2023 dans la soirée.

En embuscade sur la route de la côte Vermeille à Port-Vendres,ils ont décidé de procéder au contrôle d’un camping-car. 

Le flair du chien a fait le reste!

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FRANCE 🇫🇷 (Essonne) : environ 100 kilos de cocaïne, des armes et … Bocar, un douanier corrompu

Illustration Les policiers ont saisis 141 kg de cocaïne

« Ce sont les caïds de la Grande Borne qui alimentaient évidemment d’autres réseaux au-delà de l’Essonne »

C’est Le Parisien qui nous informe qu’une une vaste opération antidrogue a été menée à Grigny, Viry-Chatillon (Essonne) et à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle (Val-d’Oise).

Une dizaine de personnes ont été interpellées, mercredi après-midi par les enquêteurs de la Direction régionale de la police judiciaire de Versailles, suspectées de prendre part à une affaire de trafic de drogue de cité aux dimensions hors normes.

Le douanier d’élite payé 50 000 euros par mois ?

La drogue était acheminée par avion depuis le Mexique avec la complicité d’un douanier de l’aéroport de Roissy.

Bocar aurait été payé 50 000 euros par mois pour aider à la sortie de la marchandise. « L’homme de nationalité française, d’origine sénégalaise, aurait investi dans la construction de maisons dans ce pays et en Mauritanie », explique une source proche du dossier.

Comme toujours, bien que sollicitée ce jeudi, l’administration des douanes n’a, pour l’heure, fait aucun commentaire.

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CARAÏBES (La Barbade 🇧🇧) : bien rencardé, le patrouilleur « La Combattante »intercepte un navire de pêche lesté de 1.700 kilos de cocaïne

Dans la nuit du vendredi 03 et du samedi 04 mars 2023 la marine nationale a intercepté un navire de pêche au large de la Barbade grâce au patrouilleur Antilles-Guyane La Combattante.

Cette intervention a été déclenchée suite à des renseignements internationaux

C’est Le Figaro et TWITTER qui nous informent que le patrouilleur français La Combattante a intercepté un navire de pêche lesté de 1 700 kilos de cocaïne.

Huit personnes à bord ont été interpellées.

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FRANCE 🇫🇷 (Surv de la Douane – BSI de Dijon) : le camion frigorifique transportait 645 kilos de haschich

Le vendredi 17 février, près de Semur-en-Auxois, les douanIers ont intercepté sur l’autoroute A6 un camion à bord duquel étaient dissimulés 645 kilos de résine de cannabis.

Interrogé, « le chauffeur déclare transporter des pièces détachées d’automobile » , mais les gabelous décident néanmoins de procéder à l’ouverture du camion. 

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FRANCE 🇫🇷 (Port-Vendres) : le chien des douanes flaire 250 kilos de haschich dans un chargement de chips

Les douaniers de Port-Vendres (Pyrénées-Orientales) ont contrôlé lundi un fourgon en provenance d’Espagne et mis la main sur 250 kilos de cannabis dissimulés dans des cartons de chips.

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FRANCE 🇫🇷 (Nouvelle-Aquitaine) : le DI de la Douane Serge Puccetti à l’encensoir

Alors que le manque de personnels se fait de plus en plus sentir, Serge Puccetti évite le sujet en glorifiant les diverses saisies en Nouvelle-Aquitaine, qui ne sont qu’un pâle reflet des trafics qui transitent par sa région.

Quand Serge Puccetti annonce que la Douane est engagée dans la lutte contre la fraude et la protection du territoire, il a raison, engagée elle l’est mais il oublie de préciser que la Douane n’est plus en mesure d’assurer le « Job » pour lequel cette régalienne est destinée.

En effet, il oublie que depuis les années 1990, les effectifs sont en baisse constante alors que la population a augmenté de façon significative.

22.000 douaniers à l’époque pour 55 millions d’habitants alors qu’aujourd’hui il ne reste plus que 16.500 douaniers pour 67 millions d’habitants!

Cherchez l’erreur!

Serge Puccetti, faudra m’expliquer comment les gabelous peuvent continuer leur mission alors qu’ils ne sont plus en nombre nécessaire pour faire face à la croissance permanente des trafics illicites !

Aujourd’hui, il arrive même que des signalements précis ne peuvent être vérifiés par manque d’agents.

C’est une réalité !

Mais pour un DI, l’important n’est il pas de plaire à Montreuil ?

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FRANCE 🇫🇷 (Brest) : deuxième saisie de cocaïne en une semaine en Bretagne

Le vraquier Nord Capella va poursuivre son déchargement au QR 6 de tourteaux de soja

La gendarmerie maritime de l’Atlantique a découvert 180 kg de cocaïne à bord d’un cargo qui, ayant appareillé du Brésil, venait de s’amarrer au port de Brest, le jeudi 16 février 2023.

Le cargo Nord Capella, battant pavillon du Panama était dans le viseur de la gendarmerie maritime de l’Atlantique depuis pratiquement son départ du Brésil, il y a une dizaine de jours.

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FRANCE 🇫🇷 (Douane) : les fossoyeurs sont aux manettes !

Et les opérationnels ne sont plus que quantité négligeable!

Par contre, des directeurs, là, il y a l’embarras du choix. Il y a des mi-temps, même des quart-temps et des absents !

Qu’Isabelle Braun-Lemaire les envoie sur le terrain en BSI et autres SURV pour regonfler les effectifs!

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STUPÉFIANTS : aujourd’hui le narcotrafic est devenu «too big to fail»

Déjà publié sur « Aviseur International » le 28 mars 2015.

Depuis rien n’a changé ni évolué dans le bons sens. En France, c’est la guerre à outrance qui ne fait qu’empirer la situation en confortant l’action des narcotrafiquants.

DICK MARTY

Docteur en droit, ancien procureur général du Tessin, conseiller aux Etats, conseiller d’Etat et membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, pour laquelle il a mené différentes enquêtes qui l’ont fait connaître sur la scène internationale.

Par Dick Marti

Pour lutter contre les narcotrafiquants, il est nécessaire de mener une importante action de sensibilisation au niveau mondial, selon Dick Marty. Et il faut progressivement s’acheminer vers un marché contrôlé dans lequel la réglementation est définie en fonction de la dangerosité de la substance et de l’âge du consommateur.

Après des décennies de faillites ruineuses dans la réponse sociale au problème des dépendances, on doit le dire clairement: le prohibitionnisme en matière de drogue et la criminalisation des consommateurs sont une voie sans issue.

Plus, ils ont directement contribué à produire le plus important phénomène criminel de tous les temps, qui alimente toutes sortes d’autres trafics. L’argent de la drogue et les pratiques des organisations criminelles infiltrent l’économie avec un effet de contamination morale et de diffusion à grande échelle de la corruption. Les enquêtes n’atteignent presque jamais les hauts étages du crime organisé. La répression des petits poissons sert en revanche, presque cyniquement, à entretenir un certain niveau des prix et à assurer des profits fabuleux à ceux qui gèrent les grands trafics.

L’argent facile de la drogue est en fait devenu un facteur économique de grande importance, ce qui explique aussi pourquoi on ne s’attaque pas à la racine du problème. Si l’on pense que le chiffre d’affaires du trafic de drogue est estimé à environ 300 milliards de dollars par année, il est évident que cet argent est désormais devenu un véritable facteur de portée géopolitique. Il entretient de nombreux conflits, permet de financer des achats massifs d’armes de plus en plus sophistiquées, conditionne les choix de nombreux gouvernements, influence les structures socio-économiques. J’ai entendu récemment un chercheur affirmer que si le trafic de drogue était éliminé, la plupart des familles des cités entourant Marseille ne seraient plus à même de payer leur loyer.

Des ressources énormes sont investies dans la répression, alors que le crime qui en contrôle le trafic prospère. Les institutions et la structure sociale de plusieurs pays ont été bouleversées par les narcodollars et les narcotrafiquants.

Nous sommes tous conscients qu’il n’existe pas de solution facile ni de solution idéale.

Je pense cependant que toute nouvelle solution présuppose que l’on soit conscient de ce qui est en train de se passer et du gâchis auquel a conduit la politique actuelle.

Une importante action de sensibilisation au niveau mondial est nécessaire. Ce travail est en cours depuis longtemps. En 1984 déjà, Milton Friedman, Prix Nobel d’économie, écrivait que la prohibition de la drogue favorisait le crime, sans en diminuer l’usage, et imposait un coût aberrant à la société. Une position analogue a été prise, par la suite, par la célèbre revue The Economist, ce qui fit sensation. D’anciens chefs d’Etat se sont réunis en groupe de travail et ont pris position en faveur d’une nouvelle politique de la drogue et contre l’actuel régime de prohibition. Il est à peine besoin de rappeler ici le rôle important joué par Ruth Dreifuss dans ce contexte. C’est un travail difficile, qui demande beaucoup d’énergie et beaucoup de temps.

Il faut ainsi convaincre les politiciens un peu partout dans le monde.

La politique actuelle de la drogue est en effet ancrée, je dirai cristallisée, dans des conventions internationales qu’on ne pourra modifier qu’avec l’accord des principaux pays. Or, la peur de la drogue et les discours guerriers qui prônent la répression ont toujours la faveur de nombreux politiciens. Ce genre de discours, en effet, se prêtent bien à des tirades démagogiques et populistes, aujourd’hui plus que jamais à la mode.

Les chroniques parlementaires de ces dernières années démontrent, hélas, qu’à chaque fois que se pose un problème dans la société, il y a toujours de nombreuses voix, souvent majoritaires, pour proposer un durcissement des peines ou la création de nouvelles normes pénales. En Suisse, avant même de disposer d’une étude sérieuse quant aux conséquences sur la récidive de l’élimination des courtes peines de prison décidée lors de la dernière révision du Code pénal, il est devenu de bon ton, aussi bien à droite qu’à gauche, d’invoquer un retour à la case prison. C’est naturellement plus facile que d’essayer de comprendre les raisons profondes de certains comportements et de mettre au point les remèdes les plus efficaces. Il y a exactement deux cent cinquante ans, Cesare Beccaria publiait son ouvrage Dei delitti e delle pene. Il démontrait que ce n’est pas la sévérité de la peine qui retient une personne de commettre une infraction, mais bien le degré de probabilité de se faire prendre; un enseignement qui a maintenu une actualité étonnante. Cette vérité devrait être rappelée avec force aux décideurs d’aujourd’hui qui tendent à faire exactement le contraire: diminuer les moyens à la disposition de l’Etat pour le social, l’éducation et la prévention, et, par ailleurs, durcir la répression pénale.

La politique de la drogue exige une approche cohérente et crédible pour être efficace.

C’est loin d’être le cas aujourd’hui. La distinction entre substances légales et illégales apparaît aujourd’hui comme arbitraire, injuste et hypocrite. Je pense qu’il est nécessaire de mettre en œuvre une stratégie globale pour l’ensemble des substances psychotropes créant une dépendance. Cela ne veut nullement dire qu’on va traiter toutes les substances de la même façon. Il faut progressivement s’acheminer vers un marché contrôlé (cela existe déjà pour le tabac, l’alcool et les médicaments), dans lequel la réglementation est définie en fonction de la dangerosité de la substance et de l’âge du consommateur.

Dans de nombreux pays, les choses ont commencé à bouger. La distribution contrôlée d’héroïne a choqué au début, mais elle a démontré que, bien appliquée, elle contribuait à une réduction sensible des risques pour la santé, à une baisse de la criminalité et permettait une réintégration sociale qui ne paraissait guère possible auparavant. Quelques Etats ont libéralisé le cannabis. (…)

En matière d’addiction et sur la façon d’y faire face

J’ai beaucoup de doutes et, plus j’avance dans la connaissance de ce phénomène, plus les certitudes ont fondu comme neige au soleil. J’ai toutefois une conviction. La prohibition telle que nous l’appliquons est non seulement une faillite, mais elle entretient le phénomène criminel le plus important de tous les temps. Ce dernier a assumé une telle dimension que la lutte que nous menons actuellement contre le trafic de drogue ne peut pas et ne pourra jamais être gagnée.

Pourquoi? Parce que les intérêts du crime organisé sont aujourd’hui à ce point entremêlés avec ceux d’autres acteurs économiques, politiques et sociaux qu’une disparition des narcodollars entraînerait une réaction en chaîne désastreuse. Le directeur de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, Antonio Maria Costa, a affirmé que les narcodollars ont contribué à sauver de la faillite des établissements bancaires de première importance lors de la tempête qui s’est abattue sur les marchés financiers mondiaux en 2008. Je laisse la responsabilité de cette affirmation à son auteur, qui n’est en tout cas pas le dernier venu. Ce qui est vrai, en tout cas, c’est qu’avec le prohibitionnisme le narcotrafic est en fait devenu aussi, comme certaines banques, too big to fail!

Seul un changement de paradigme est à même de nous offrir une meilleure perspective d’avenir.

Il faut attaquer le trafic sur le terrain qui lui a assuré son fantastique succès, le marché. Ce marché que nous avons soutenu, financé, entretenu et qui a ainsi conféré une énorme plus-value à des substances qui n’avaient que peu de valeur. Au lieu d’essayer d’éliminer ce marché par des tentatives qui jusqu’à présent n’ont eu d’autre effet que de le renforcer, il faut l’accepter comme une réalité, il faut l’occuper et le réguler. C’est finalement ce qu’on a fait avec l’alcool et le tabac.

La drogue est avant tout un problème de santé et il faut l’appréhender en tant que tel. 

Certes, ce changement d’orientation fondamental de la politique de la drogue n’est pas facile et n’est pas sans risque; des erreurs seront inévitables. Des expériences intéressantes sont en cours et les désastres que l’on nous a annoncés ne se sont pas produits. Comme l’a bien dit récemment un chercheur français, l’ampleur de la catastrophe actuelle est telle que le risque de faire pire est très faible.

En fait, il ne s’agit ni d’imaginer ni de réaliser une société sans drogue, celle-ci n’a jamais existé. Le véritable défi est d’accepter l’existence des drogues et d’apprendre à vivre avec. La régulation du marché – avec le contrôle de la production et de la distribution en tenant compte de la dangerosité des substances – permettrait de diminuer sensiblement les profits des narcotrafiquants. Mais cela contribuerait également à diminuer fortement les risques pour les consommateurs puisque, par exemple, la plupart des morts dues à la consommation de drogues ne sont en fait pas provoqués directement par la substance, mais par le fait qu’elle est frelatée.

Les ressources financières que l’on économiserait dans le domaine de la répression et du système pénitentiaire permettraient d’intervenir avec plus d’efficacité sur la demande.

Non plus avec le gendarme et la prison, mais avec une action de prévention cohérente.

Persister sur la voie actuelle serait en revanche reconnaître la victoire du crime organisé et lui assurer un avenir confortable. Le marché illégal de la drogue continuera à être florissant et à être présent partout, dans tous les milieux, même dans les structures les plus fermées et les mieux surveillées.

Les narcodollars, comme évoqué plus haut, alimentent une corruption économique et morale aux plus hauts niveaux. Cette corruption est à mon avis la menace la plus grave pour nos démocraties. Oui, plus grave que le terrorisme.

Extraits d’une conférence publique donnée à l’Université de Genève par Dick Marty.

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