COSTA del SOL (Andalousie): un peu d’histoire…

andalousie-originalDepuis le milieu des années 80, de nombreux truands français ont adopté le sud de la péninsule Ibérique. Se livrant une guerre sans merci, ils contrôlent tous les trafics. Et la nouvelle génération est encore plus violente que ses aînées

De lourds nuages ourlent la Costa del Sol d’un crêpe noir. Pendant la semaine sainte, qui précède Pâques, l’Andalousie s’offre souvent une pause lacrymale. Courte parenthèse: le Grand Sud espagnol affiche orgueilleusement trois cents jours de soleil par an.

«Le Turbulent», «le Bigleux», «Petit Momo» ou «Eddy»: plus de 200 voyous français profiteraient actuellement de cette exceptionnelle douceur de vivre, dans les cités balnéaires, de l’industrieuse Malaga à la précieuse Marbella, en passant par la très pieuse Séville, à l’intérieur des terres. Les plages, jalonnées de discothèques, desservies par autoroute, s’ouvrent face aux montagnes du Rif marocain. Régulièrement, barques de pêcheurs ou Zodiac chargés à ras bord livrent leur lot de kif. Or, depuis une bonne dizaine d’années, los bandidos franceses occupent une place de choix dans ce business. Ils n’ont pas seulement importé leur savoir-faire et leur faconde. Ils ont aussi emporté leurs inimitiés. Voilà pourquoi la région a tendance à se transformer en vaste cimetière sous la Lune. Enjeu de la guerre: l’or «gris» (le hasch du Maroc) et l’or «brun» (les filles d’Andalousie). Selon divers recoupements, 19 Français impliqués dans divers trafics en Andalousie ont ainsi été tués (ou ont disparu) depuis la fin de l’année 1996. La fièvre n’a cessé de monter ces derniers mois en Espagne.

A première vue, Ronda semble à l’abri de la frénésie côtière. Ce bourg touristique, situé dans l’arrière-pays montagneux de Marbella, vit replié sur ses célèbres arènes et ses ruelles pavées. Jean-Gilbert Para, 63 ans, a ouvert, voilà plusieurs années, une pizzeria en plein centre. Dans sa jeunesse, ce restaurateur français a bourlingué du Maroc aux Pays-Bas, où il a connu quelques ennuis passagers avec la justice. Marié à une Espagnole, il semblait aujourd’hui rangé. Mais, le 11 mars dernier, des inconnus attendaient Para sur le chemin qui mène à sa propriété. On ne retrouvera que son 4 x 4, quelques projectiles de 7,65 dans la portière et du sang sur les sièges. Propriétaire des murs du Playboy à Marbella (un puty club, comme on dit ici), Jean-Gilbert Para finalisait, selon ses proches, un projet hôtelier près de Ronda. Sa famille vient de lancer un appel à témoins pour tenter de le retrouver.

Un règlement de comptes de facture plus classique avait eu lieu sur la côte, le 5 mars. Vers 15 h 30, une fusillade éclate à Fuengirola. Des inconnus visent le conducteur d’une Mercedes, immatriculée à Paris. Le blessé, touché de cinq balles dans le bras, est finalement retrouvé, sous un faux nom, au centre de secours Mijas Costa. Les deux officiers de police français en poste dans la région identifient Samir Benbouabdellah, grâce à ses empreintes digitales. Ce Parisien de 19 ans a déjà un passé chargé. Il est notamment soupçonné d’avoir détourné un hélicoptère pour tenter de faire évader son frère de la prison de Fresnes (Val-de-Marne), en mai 2001. Un surveillant avait été grièvement blessé dans la fusillade.

Louis Carboni avait également misé sur une cavale espagnole. Il a été repéré à Marbella, avant d’être arrêté dans le nord du pays, le 12 janvier dernier. Dans la villa qu’il occupait: un bon kilo de cocaïne, deux billets d’avion pour la Bolivie et un fusil d’assaut. Le Corse, lui aussi, avait joué les filles de l’air: il a eu son quart d’heure de gloire, en juin 2001, en réussissant son évasion par hélicoptère de la prison de Borgo, près de Bastia. Le Marseillais Farid Berrhama s’était également mis au vert sur la Costa del Sol. Il a finalement été interpellé, en décembre 2001, à Torremolinos. Son charmant surnom – «Gremlin’s» – donne une idée de la retenue du personnage passé minuit…

Dernier épisode en date: l’arrestation de Fabrice Havot, le 18 avril dernier. Condamné en France à la perpétuité pour viols, torture et actes de barbarie, il tenait un commerce à Torremolinos.

Au fil des semaines, les malheurs des Français éclipsent dans la presse régionale les quelques assassinats imputés aux mafias russe et italienne, ainsi que les ennuis judiciaires du maire de Marbella: Jesus Gil a été écroué, le 16 avril, pour détournements de fonds publics. «Les Français développent une criminalité très violente, centrée sur l’économie de la drogue, confirme le commissaire central de la province, Florentino Villabona Madera. Les règlements de comptes débordent rarement de la communauté.»

Evadés, braqueurs, trafiquants, maquereaux, assassins… Qui sont-ils réellement, ces nouveaux frères de la côte? Les «aînés» ont découvert cet eldorado au milieu des années 1980 et s’y sont installés. Souvent issus de l’antédiluvien gang des Lyonnais, ils se nomment alors Lothoz, Gandeboeuf, dit «Christo», ou Vidal, surnommé «Momond Vidal». A cette époque, les Français n’inquiètent guère les autorités locales. Mais tout bascule le 9 novembre 1987 au matin. Ce jour-là, l’enlèvement d’une enfant de 6 ans, sur le chemin de l’école, claque comme un coup de tonnerre dans le ciel sans nuages de Marbella. «Oscar» (pseudonyme des ravisseurs) exige 13 millions de dollars des parents de Mélodie, la chanteuse d’opéra pop Kimera et le milliardaire libanais Raymond Nakachian. Heureusement, le 20 novembre, les policiers libèrent la fillette. Huit Français sont inculpés pour ce rapt. Le cerveau, Jean-Louis Camerini, avait repéré sa proie en se déguisant en clown lors d’une réception donnée par les Nakachian… La lourde condamnation du truand – à plus de vingt et un ans d’emprisonnement en 1992 – met temporairement un frein aux appétits français. Temporairement, car, le 29 avril 1998, l’un des «anciens», Jean-Pierre Gandeboeuf, est arrêté par les Stup de Marseille. Il sort d’un grand hôtel de Madrid où il vient de déjeuner avec les clients de la chambre 501, des Mexicains. On le soupçonne d’avoir financé un vaste commerce triangulaire entre l’Espagne, la Colombie et la France. Un «beau mec», disent les policiers: la fiche de Gandeboeuf, 59 ans, évoque pêle-mêle braquages, règlements de comptes et même… un bris de clôture.

Aujourd’hui, bon nombre d’aînés ne profitent plus que du soleil. Ils ont laissé le champ libre à la deuxième vague d’immigration, arrivée dans la seconde moitié des années 1990: celle des «réfugiés». Ils sont parisiens, lyonnais ou marseillais d’origine et tiennent toujours le haut du pavé. Ces aristocrates du braquage ont posé leurs valises en famille pour échapper aux foudres de la justice ou au feu des 11,43. Une fois sur place, ils se sont embourgeoisés, investissant dans le hasch. Jacques Grangeon était l’une des figures de cette bruyante communauté, qui recevait, à l’occasion, la jet-set du cinéma. Il a, depuis, passé l’arme à gauche. Une sale histoire.

Il est près de 23 heures, ce 5 octobre 1996, à Marbella, dans une villa au luxe tapageur. La silhouette athlétique de Grangeon, 45 ans, et celle de sa compagne, Catherine, une ancienne prostituée, se dessinent derrière la baie vitrée. Le couple n’a pas encore tiré les rideaux chamarrés. Trois hommes débouchent du chemin de terre à l’arrière de la propriété. Dans le jardin, ils masquent leur progression en se cachant derrière les troncs des palmiers. Une fois sur la terrasse, ils ouvrent le feu au kalachnikov sans faire le détail. Ils achèveront les victimes au pistolet, sans s’embarrasser des règles du «savoir-tuer», qui imposent d’épargner les compagnes. Grangeon s’apprêtait à acheter un club situé à l’entrée d’Estepona. L’établissement de bains est, depuis, tombé entre les griffes de l’un de ses concurrents français. Un sauna décidément très chaud: le 4 octobre 1997, soit un an après l’élimination de Grangeon, une rafale fauchait, sur le perron, un autre malfaiteur français, surnommé «Sumo»…

Homme d’entregent, Grangeon tentait de resserrer les liens entre Lyonnais, Marseillais et Parisiens. Ainsi avait-il facilité l’implantation de Michel Crutel. Ce spécialiste du braquage éprouvait le besoin de mettre une frontière entre lui et la justice française. On impute, en effet, à ce self-made-man les plus importants hold-up de ces dernières années, comme l’attaque de l’Airbus de Perpignan, en août 1996. Avec sa bande, surnommée «la Dream Team», il s’est spécialisé dans les attaques de sociétés de transport de fonds. Ce violent Blitzkrieg lui a valu un surnom qui sent bon le sable chaud: «le Militaire». Crutel semblait avoir trouvé son équilibre à la Casa Calandria, une villa de Marbella qu’il louait «3 500 euros par mois», selon un policier espagnol. Il avait même inscrit son fils et sa fille dans une école privée. Une nuit du printemps 1999, il a pris la route d’Algésiras, à une centaine de kilomètres de là, pour une ultime opération.

Algésiras. Ville ouverte à tous les trafics. L’inspecteur en chef Fernando Calleja, imperturbable patron de l’Udyco (l’unité de lutte contre le trafic de stupéfiants et le crime organisé), se souvient encore de ce 21 mai 1999. A 8 h 40, le gardien de l’hôpital Punta Europa appelle le commissariat. Dans un fourgon blanc, abandonné devant l’entrée, il vient de découvrir le corps d’un homme tout de noir vêtu, des cheveux aux baskets Nike. Il gît la tête tournée vers le rocher de Gibraltar, au fond de la baie. L’inconnu d’Algésiras a des papiers au nom de «Christian David», trop passe-partout pour être honnête. Il s’appelle en réalité Michel Crutel. Le caïd allait fêter ses 44 ans et venait de raser sa célèbre moustache.

Ce matin-là, Crutel avait tenté le diable pour quelques dollars de plus. Juché sur une échelle métallique, à la fraîche, il avait forcé la fenêtre d’un garage, dans une friche industrielle d’Algésiras. A l’intérieur, 293 kilos de cannabis dormaient dans des sacs de plastique. Mais Crutel n’a pas le pied-de-biche léger: le bruit réveille Antonio, le gardien, qui somnole de l’autre côté de la cour. Le voleur de hasch s’en aperçoit et tire. Antonio riposte à la Winchester. Crutel chute lourdement. Ses trois complices l’embarquent dans leur Citroën Jumper, qu’ils abandonnent devant l’hôpital, à 2 kilomètres de là. La dernière campagne du «Militaire» n’aura pas été la plus glorieuse.

Son avocat et ami Denis Giraud se souvient d’ «un garçon hors norme, qui savait rester simple». Crutel ou une vie faite d’embardées. A la fin des années 1970, jeune voleur sans envergure, il prête sa moto à son amie pour qu’elle l’essaie sur l’autoroute. Il la suit en voiture. La moto dérape. Elle meurt dans ses bras. «Depuis, son comportement avait quelque chose de suicidaire, se souvient l’un de ses fidèles, qui l’a connu à la centrale de Poissy, entre 1979 et 1981, lorsque l’équipe s’est formée. Dans la cour, il passait inaperçu avec sa tête de paysan berrichon. Il n’en rajoutait jamais.» «Pour moi, il y a comme un mirage espagnol, résume joliment cet ami de vingt ans. Tous ceux qui y sont descendus ont déconné. Ils ont vu passer tellement d’argent qu’ils se sont dit: pourquoi pas moi? Quitte à faire des entorses à la mentale [la loi du milieu].»

La loi du milieu relève plus du glaive que de la balance. Nordine Benali, dit «la Puce», en sait quelque chose, lui qui a aussi succombé à l’attrait du Grand Sud. Paname, début des années 1990. Nordine Benali, braqueur en devenir, se rapproche du caïd Claude Genova. Mais l’assassinat du parrain, en août 1994, bouscule tous les équilibres du grand banditisme. C’est, à son échelle, une réplique de l’attentat de Sarajevo, en 1914: il précipite deux blocs l’un contre l’autre, dans une guerre totale (voir L’Express du 2 novembre 2000). Pour les policiers, Nordine est impliqué dans les règlements de comptes sanglants de l’époque, armant le bras de son frère Djamel. Ses proches retiennent qu’il est aussi capable de recueillir une petite chatte abandonnée, baptisée Pénélope.

Quoi qu’il en soit, en 1995, Paris a changé de mains. Fidèles de Genova jusqu’à sa fin, Nordine et Djamel Benali se replient en grande banlieue: sur la Costa del Sol. L’Espagne s’impose comme une évidence pour ces frangins, qui ne se lassent jamais de revoir le film de Carlos Saura Vivre vite. A Marbella, où ils élisent domicile dans une résidence de luxe, ils croisent la route d’autres exilés français. La police les soupçonne, d’ailleurs, de l’assassinat de Jacques Grangeon et de sa concubine. Nordine et Djamel Benali clament leur innocence et vont tenter leur chance à l’intérieur des terres, à Séville. «La Puce» s’était pris d’affection pour ces ruelles tortueuses, pour les visages graves des vierges en azulejos qui ornent les murs, près de la plaza de toros. En 1997, les affaires reprennent. «La Puce» (devenu la Pulga, en espagnol) et Djamel lancent un petit club, situé près de Gran Plaza. Avec un brin de nostalgie, ils baptisent l’endroit El Baron, allusion à un célèbre établissement de nuit parisien, près des Champs-Elysées. Un contentieux entre associés français a eu raison, depuis, du Baron sévillan. L’établissement s’est refait une virginité, en devenant une tranquille bodega.

Le vent tourne en octobre 1998. Les Benali sont arrêtés lors d’un coup de filet policier baptisé «Victoria», l’une des plus importantes opérations antidrogue jamais réalisées en Andalousie. Les affaires du passé semblent, elles aussi, resurgir jusque dans ce bout d’Europe: Djamel est assassiné, le 17 décembre 1999, un vendredi de ramadan. «La Puce» apprend la nouvelle en prison, où il n’absorbe que de la nourriture lyophilisée par peur d’être empoisonné. Il résume l’affaire d’une jolie formule: «Avec la disparition de Djamel, j’ai perdu mon oeil de derrière.» Ce jour-là, Nordine jure d’arrêter la cocaïne pour ne pas trembler au moment de venger son frère. Il ne carbure plus qu’au thé et à la baguette beurrée.

Nordine ne tremble d’ailleurs pas lorsqu’il meurt, à son tour, dans la nuit du 4 au 5 octobre 2001. Il vient d’emménager à Los Pajaros, un quartier populaire du nord de la ville qui lui rappelle Gagny et Le Raincy (Seine-Saint-Denis), où il a grandi. Ce soir-là, le braqueur rentre d’un dîner dans une petite pizzeria, la Casa Nostra, sur les bords du Guadalquivir. Il a laissé son colt 45 dans son nouvel appartement, au quatrième étage de la rue Mirlo. Il arrête sa voiture le long d’une placette en terre battue. Nordine Benali dépose sur le trottoir les petites assiettes, soulignées d’un liseré jaune, qu’il a achetées dans la soirée. Il claque le coffre de l’Opel lorsqu’une voix l’appelle dans son dos: «Nordine, Nordine.» Un «accent français», diront les témoins. Nordine Benali se retourne: la voix porte une cagoule noire. «La Puce» s’écroule, touché de plusieurs balles. Il tente de se relever, lorsque le tueur revient terminer la besogne. Un ami espagnol tiendra à payer une partie des obsèques. Avec la mort de Nordine Benali, voyou à l’ancienne, une page du grand banditisme français en Espagne est tournée.

Car, après la vague des aînés et le flot des «réfugiés», le Grand Sud espagnol subit de plein fouet la déferlante des «héritiers». Issus de cités de banlieue, ils n’appartiennent pas à la voyoucratie traditionnelle. Ce sont des «libéraux» qui militent pour la dérégulation du marché et la suppression des intermédiaires. Souvent d’origine maghrébine, ils sont, d’ailleurs, plus à l’aise que les anciennes générations pour traiter directement avec les fournisseurs marocains. Il faut ensuite remonter la came au plus vite vers le nord pour éviter les balles perdues des concurrents. Comme les armateurs d’antan, ils affrètent donc leurs équipages, mais pour conduire des voitures rapides, rémunérant leurs chauffeurs 150 euros du kilo.

GOFAST260En novembre 2001, la police judiciaire de Versailles stoppe ainsi un convoi sur une aire d’autoroute, près de Poitiers. Trois voitures rentraient, pied au plancher, de Torremolinos pour livrer, en direct, les cités des Hauts-de-Seine et de Seine-Saint-Denis. Une BMW et un Renault Scénic ouvraient la voie à une Range Rover, chargée de 750 kilos d’ «aya», un cannabis de bonne qualité. La force prime sur la discrétion: les passeurs n’ont même pas pris la peine de jeter une couverture sur la marchandise.

Les «héritiers» ont retenu la leçon: il devient dangereux de construire des châteaux en Espagne. D’ailleurs, ils ne font que traverser l’Andalousie. A plus de 200 kilomètres à l’heure…

 

video et image:

-http://www.sortiespourtous.com/article-petit-voyage-europe-2014-121378533.html

-http://www.lexpress.fr/informations/los-bandidos-franceses_648091.html

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Lire ce témoignage d’un vécu sur la Costa del Sol

dans ce livre

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ESPAÑA: despedidad del Comisario Don Ricardo Ruiz Col

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COMISARIO DE POLICIA

Son adjoint à Estepona, Florentino Villabona Madera, a fait une belle carrière!

Vérifier: http://www.interior.gob.es/el-ministerio/directorio/servicios-centrales/direccion-general-de-la-policia1

lire: http://malacaseguridad.com/entrevista-a-florentino-villabona-madera-comisario-general-de-seguridad-ciudadana/

ENTREVISTA

Florentino Villabona Madera, Comisario general de Seguridad Ciudadana

 » El Intercambio de información y el apoyo mutuo son la base para establecer una colaboración fructífera »

25/04/2013

Seguritecnia entrevista al comisario principal Florentino Villabona que ha cosechado grandes éxitos profesionales a lo largo de su carrera dentro del Cuerpo Nacional de Policía, así como numerosos reconocimientos por su trayectoria.

Desde que fue nombrado comisario en 1997, ha ocupado cargos de responsabilidad como comisario provincial de Málaga y de la ciudad de Melilla, también jefe superior de Policía de ésta última y coordinador general de Seguridad en el Ayuntamiento de Málaga. Desde enero de 2012, Villabona está al frente de la Comisaría General de Seguridad Ciudadana, encargada, entre otras competencias, del control de la Seguridad Privada. Para el responsable policial, ese sector desempeña un papel de “socio insustituible” para las Fuerzas y Cuerpos de Seguridad. Por ello, aboga por que se produzcan avances legales tan reivindicados a lo largo de los últimos años como conceder el carácter de ‘agente de la autoridad´ a los vigilantes o ampliar los espacios de actuación del sector privado de la seguridad.

-¿Cuáles son los asuntos prioritarios actualmente para la Comisaría General de Seguridad Ciudadana?

 Los asuntos prioritarios en este momento son: optimizar los recursos policiales en el desarrollo de dispositivos, potenciar la transparencia de los procedimientos de actuación, actualizar continuamente el uso de medios y técnicas policiales, reorganizar las Brigadas de Seguridad Ciudadana homogeneizando las mismas en cuanto a estructuras, mejorar la prevención y la lucha contra la violencia en el ámbito familiar y de género, incrementar la prevención de hechos delictivos sobre las personas mayores y grupos vulnerables, potenciar la coordinación con organismos y entidades ajenas a la institución policial, y aumentar la seguridad objetiva y subjetiva de los turistas implementando el Plan Turismo Seguro.

– ¿Reforzará alguna de las Unidades que forman parte de la Comisaría General?

Entre otras, se va a consolidar la Brigada Móvil como la policía del transporte público de viajeros, incrementando el número de efectivos y, por consiguiente, el control de pasajeros en estaciones marítimas, de tren y autobuses.

En esa línea, queremos promover la colaboración con las empresas de transporte y las de Seguridad Privada que prestan servicio en el sector.

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Florentino Villabona recibió en su despacho a Javier Borredá y Ana Borredá, presidente y directora de Seguritecnia respectivamente.

Por otro lado, se van a completar las Unidades de Prevención y Reacción como Unidades especializadas en seguridad ciudadana y orden público. Ya se ha firmado la circular que define su estructura y funciones.

Por último, pretendemos promover el aumento de las zonas turísticas del Servicio de Atención al Turista Extranjero.

– Entre las competencias de la Comisaría General de Seguridad Ciudadana se encuentra el control de la Seguridad Privada. ¿Cuál es su opinión acerca de la aportación que hace este sector a la protección de la sociedad?

La Seguridad Privada se constituye, bajo el control de la Seguridad Pública ejercido por el Cuerpo Nacional de Policía, en instancia coadyuvante e indispensable para la prevención del delito y la protección de personas y bienes. La aportación que desde esta posición hace la Seguridad Privada a la sociedad es de suma importancia y trascendencia, y tiene un enorme valor para la tranquilidad y la seguridad, que está en la base de la calidad de vida y del progreso social. En este ámbito, el Cuerpo Nacional de Policía otorga a la Seguridad Privada un papel de socio insustituible para el mejor cumplimiento de su misión constitucional de proteger y servir los derechos y libertades de los ciudadanos.

– El Cuerpo Nacional de Policía presentó el año pasado su Plan Integral de Colaboración con la Seguridad Privada, Red Azul. ¿Qué valoración hace usted de este proyecto?

Desde la presentación del Plan Red Azul por parte del director general de la Policía, a día de hoy son más de 500 las adhesiones al mismo y miles las actuaciones recogidas a través de los distintos programas que conforman este plan. Con ello se van cumpliendo los fines previstos con el lanzamiento de este modelo interactivo de colaboración profesional basado en la bidireccionalidad y la reciprocidad.

En el Cuerpo Nacional de Policía creemos que el intercambio de información y el mutuo apoyo en sus respetivas actividades representan la base necesaria sobre la que poder establecer una verdadera y fructífera relación de colaboración entre los responsables de los servicios de Seguridad Privada y el Cuerpo Nacional de Policía. El convencimiento que expresó el director general de la Policía en el acto de presentación de Red Azul, al decir que “en seguridad, colaborar siempre suma, y no hacerlo, siempre resta”, se ha cumplido sobradamente, en su parte positiva, en estos meses de andadura. Estamos convencidos de estar en el buen camino y de haber encontrado una buena solución.

– Desde su punto de vista, ¿por dónde cree que deben ir los cambios que introduzca la reforma de la Ley de Seguridad Privada anunciada por el Ministerio del Interior para esta legislatura?

Pasados veinte años desde la promulgación de la vigente Ley de Seguridad Privada, y ante un sector ya maduro y completamente profesionalizado con presencia en todos los lugares y niveles de la vida del país y de sus ciudadanos, es de esperar que la futura Ley, consciente de estar ante una realidad completamente diferente a la de aquel momento histórico del año 1992 para la Seguridad Privada, no solo venga a poner solución a los problemas de funcionamiento detectados a lo largo de estas dos décadas pasadas, sino que presente una regulación novedosa que trate de anticiparse y resolver las necesidades venideras de la seguridad en España, constituyéndose como un marco normativo de referencia válido para el futuro de la Seguridad Privada en Europa.

Es por eso que espero y deseo que la nueva regulación contemple, entre otros objetivos, la mejora de la eficacia en la prestación de los servicios de Seguridad Privada en lo relativo a organización y planificación, formación y motivación del personal de seguridad; la eliminación de las situaciones que dan lugar al surgimiento del intrusismo, tanto de las empresas como del personal; que dote al personal de Seguridad Privada del respaldo jurídico necesario para el ejercicio de sus funciones legales; y que acentúe al máximo los elementos de colaboración entre la Seguridad Privada y la Pública. Dicha coordinación no debe solo vertebrarse en el terreno operativo, sino que ha de ser consecuencia de un previo marco normativo que contemple debidamente esa interrelación, contribuyendo así a la seguridad de la sociedad. Es primordial que la sociedad perciba que la Seguridad Pública y la Seguridad Privada cooperan activamente en sus respectivos ámbitos de responsabilidad para la consecución de un único objetivo: la seguridad y protección de los ciudadanos.

Por otra parte, es evidente que el desempeño de las actividades y funciones profesionales propias de este sector ha de perfeccionarse, a tenor de la importancia del mismo, estando todavía está pendiente la regulación aplicable a los servicios que por ley tiene encomendada la Seguridad Privada, objetivo que debe abordarse con esta Ley. Por supuesto, la nueva Ley también deberá ocuparse de remarcar las actuaciones de control e inspección policial que corresponde realizar sobre el sector de la Seguridad Privada para velar por el correcto cumplimiento de la legislación sectorial.

– Una de las demandas del sector es poder prestar servicios de vigilancia en los espacios abiertos. ¿Cree usted que la reforma de la Ley de Seguridad Privada hará realidad esta petición?

En los últimos años se han producido avances notables en la consideración ciudadana y en el replanteamiento del papel del sector privado de la seguridad, reconociéndose, cada vez más, la importancia, eficacia y eficiencia de las alianzas público-privadas como medio para hacer frente y resolver los problemas acuciantes y variados de seguridad que se producen en la sociedad. Cada vez más, se considera a la Seguridad Privada un verdadero socio en el conjunto de medidas destinadas a la protección de la sociedad. Esta es una realidad incuestionable que no cabe desconocer y que seguramente será tenida en cuenta a la hora de abordar la nueva regulación legal de las actividades de Seguridad Privada en España.

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Esta incuestionable realidad también ha sido vista y reconocida por el conjunto de la ciudadanía española, como lo demuestra el notable hecho de que en estudios de opinión sobre la percepción de la Seguridad Privada, más de tres cuartas partes de los españoles entrevistados afirmen que aumenta su percepción de seguridad cuando van a un sitio o están en un lugar en el que hay Seguridad Privada, especialmente con la presencia de vigilantes, a los que ven como figuras de autoridad a las que se puede recurrir para pedir ayuda en caso de necesidad, señalando su predisposición a que la Seguridad Privada asuma nuevos ámbitos de actuación, como pueden ser los espacios abiertos, sólo limitados por el actual marco normativo vigente.

– ¿Considera que este sector está preparado para desempeñar algunas funciones que ahora están restringidas a las Fuerzas y Cuerpos de Seguridad?

En materia de seguridad, forma parte de la responsabilidad del Gobierno de la nación establecer el marco legal adecuado en el que puedan funcionar los organismos de Seguridad Pública y Privada. En consecuencia, y teniendo en cuenta el exitoso modelo español de Seguridad Privada, que resulta un recurso externo complementario a las Fuerzas y Cuerpos de Seguridad, la participación de ésta en funciones encomendadas a la Seguridad Pública, dado su actual grado de desarrollo y preparación, puede ser una fórmula a contemplar en la futura legislación.

– ¿Qué opina de la posibilidad de que los vigilantes de seguridad vuelvan a adquirir la condición de ‘agente de la autoridad’?

Dada la cada vez mayor participación y responsabilidad que asume este personal en la prestación de servicios de seguridad con clara vinculación o repercusión en la Seguridad Pública, una de las posibles novedades a incorporar en materia de personal en la futura legislación, y a la que ya he hecho alusión, es la referida a la tradicional reivindicación del sector de que el personal de Seguridad Privada pueda ser considerado, en los supuestos que contemple la nueva norma, como ‘agentes de la autoridad’, condición que perdieron con la Ley de 1992 y que, por razones de justicia, considero que resulta necesario replantearse.

– ¿Qué ideas le gustaría transmitir a los representantes de las empresas y trabajadores de la Seguridad Privada en cuanto a la relación que mantendrá con ellos la Comisaría General de Seguridad Ciudadana en esta nueva etapa?

Desde esta Comisaría General y desde el Cuerpo Nacional de Policía en su conjunto, las empresas y los trabajadores de la Seguridad Privada pueden tener la certeza de contar con nuestra consideración y apoyo a su trabajo, así como nuestro reconocimiento y agradecimiento por la valiosa colaboración que permanentemente nos prestan. Como dijo el comisario Esteban Gándara en el acto de presentación de Red Azul, “para crear hay que creer”, y el Cuerpo Nacional de Policía cree en la Seguridad P0rivada española.

http://www.seguritecnia.es/seguridad-publica/fuerzas-y-cuerpos-de-seguridad/el-intercambio-de-informacion-y-el-apoyo-mutuo-son-la-base-para-establecer-una-colaboracion-fructifera

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NARCOTRAFICO: Sevilla se consolida como distribuidora de hachís a Europa

El Guadalquivir acorta la distancia con África hasta convertirse en centro logístico en la ruta hacia Francia

Operación de la Guardia Civil de Isla Mayor contra el tráfico de hachís por el Guadalquivir
Operación de la Guardia Civil de Isla Mayor contra el tráfico de hachís por el Guadalquivir – EFE
MANUEL MARÍA BECERRO@manolobecerroSevilla – 14/05/2016 a las 08:28:31h. – Act. a las 08:28:41h.Guardado en:

El negocio de la droga sigue siendo tan redondo como preocupante en Sevilla capital y provincia. El narcotráfico está a la orden del día sin que la actuación (supuestamente) coordinada de las fuerzas y cuerpos de seguridad del Estado y la autoridad judicial impida su permanente repunte, con los riesgos que comporta (en términos de seguridad y salubridad públicas) la compraventa ilegal e incontrolada de estupefacientes.

Dentro del mapa nacional e internacional de la droga, Sevilla juega una baza geoestratégica esencial para la distribución europea del hachís por su cercanía al norte de África, reforzada por vía fluvial. De madrugada, toda la ribera del Guadalquivir se convierte en zona caliente para el transporte y desembarco de miles y miles de kilos procedentes del Magreb que parten río arriba en lanchas neumáticas, normalmente desde Sanlúcar de Barrameda.

LEER MAS:

http://sevilla.abc.es/sevilla/sevi-sevilla-consolida-como-distribuidora-hachis-europa-201605140828_noticia.html

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DOUANE FRANÇAISE: les douaniers interceptent 1,1 kg de cannabis

douanesLes douanes ont flairé le bon coup mercredi, vers 18 heures, à hauteur du péage Nord de Toulouse. Un automobiliste à bord d’une BMW Série 5 qui filait en direction de Bordeaux sur l’autoroute A 62 a stoppé sa course prématurément. Lors de cette intervention, les douaniers interpellent le conducteur âgé d’une trentaine d’années. Lors de la fouille de la berline, 1, 120 kg de résine de cannabis est saisie. L’automobiliste originaire de Langon, près de Bordeaux est alors transféré à la gendarmerie, dans les locaux du peloton motorisé de Croix-Daurade. Hier, l’enquête sur cette saisie de drogue commençait. L’automobiliste interpellé était simplement de passage en Haute-Garonne avant sa destination finale dans la région de Bordelaise. Simple transporteur ou vendeur de drogue au sein d’un réseau bien précis ? Ces questions demeuraient encore en suspens. Cet homme devait être transféré dans les locaux de la gendarmerie de Langon, où une unité d’enquête devait prendre le relais pour poursuivre les investigations.

http://www.ladepeche.fr/article/2016/05/13/2343734-les-douaniers-interceptent-1-1-kg-de-cannabis.html

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DNRED (trop occupée à pourchasser les producteurs français de cannabis): 260 kg d’héroïne (le mal absolu – absolute evil) saisis dans la Somme sont entrés sur le territoire sans problèmes !

dnredUne saisie record d’héroïne a été effectuée hier soir à Flixecourt dans la Somme, rapporte aujourd’hui Europe 1. La drogue aurait été découverte par un employé dans le faux-plancher d’un camion immatriculé en Iran lors de son déchargement. Le chauffeur du camion aurait été placé en garde à vue, selon la radio.

C’est en perçant le faux plancher du camion que l’employé serait tombé sur des centaines de sachets de drogue. Il aurait ensuite alerté les gendarmes qui ont saisi au moins 260 kg d’héroïne, soit plus de quatre millions d’euros, selon Europe 1.

Une enquête a été ouverte par l’office central des stups (OCRTIS) de la direction centrale de la police judiciaire.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/05/13/97001-20160513FILWWW00159-260-kg-d-heroine-saisis-dans-la-somme.php

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FRANCE: saisie record de 260 kg d’héroïne dans la Somme dans un camion en provenance d’Iran

le 13 mai 2016,
Une énorme saisie d’héroïne a été réalisée jeudi soir dans la Somme. La drogue vaudrait au moins quatre millions d’euros.

INFO EUROPE 1 – C’est un record : au moins 260 kg d’héroïne ont été découverts jeudi soir à Flixecourt, dans la Somme, d’après les informations d’Europe 1. Les faits se sont déroulés dans une zone industrielle, alors qu’un employé décharge le contenu d’un camion immatriculé en Iran, et qui transportait des embrayages de voiture.

Une maladresse à l’origine de la découverte. L’employé a involontairement percé le faux plancher du camion, faisant tomber des centaines de sachets de poudre. Appelés sur place, les gendarmes ont reconnu la drogue, de l’héroïne, et commencé à compter cette saisie record. Au moins 260 kg de cette drogue, qui devra être expertisée, ont été découverts. Cela représente au moins quatre millions d’euros.

L’office central des stups (OCRTIS) de la direction centrale de la police judiciaire a été saisie de cette enquête. Le conducteur du camion a, lui, été placé en garde à vue.

http://www.europe1.fr/faits-divers/saisie-record-de-260-kg-dheroine-dans-la-somme-2744524

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DOUANE FRANCAISE (Interception d’un voilier en haute mer): saisie de 588 kg de cocaïne

Le 2 mai 2016, l’antenne caraïbe de l’OCRTIS (Direction interrégionale de police judiciaire Antilles Guyane), signalait le transport d’une importante quantité de cocaïne sur un voilier en provenance d’Amérique du sud. Agissant dans le cadre de l’Action de l’Etat en Mer sous l’autorité du Préfet de Martinique, la direction régionale garde-côtes des douanes des Antilles a été missionnée pour intercepter ce sloop dénommé « ALDABRA ».

Le 4 mai, deux vedettes garde-côtes, celle de Saint Martin « SUALOUIGA » et la vedette de Pointe à Pitre « PITERA », appuyées par l’hélicoptère RACAM, interceptaient l’ALDABRA à 56 miles nautiques à l’ouest des côtes de la Guadeloupe, dans la mer des Caraïbes.

Engagée immédiatement, la fouille du navire a permis de découvrir plusieurs centaines de pains de cocaïne pour un poids total de 588 kg. Convoyé par les douaniers jusqu’à Fort de France, le voilier est arrivé à la base navale le 5 mai à 17h00, heure à laquelle les personnes interpellées et les stupéfiants ont été remis à l’antenne de l’OCRTIS, chargée par le procureur de la République des investigations judiciaires.

http://www.douane.gouv.fr/articles/a12830-interception-d-un-voilier-en-haute-mer-saisie-de-588-kg-de-cocaine

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GUYANE: un réseau de drogue démantelé par les gendarmes

Un réseau de drogue démantelé

Un réseau de drogue démantelé

B.D. Mercredi 11 mai 2016
(DR)

Une opération de police judiciaire visant un trafic de drogue s’est déroulée lundi, dans le quartier de l’Anse à Kourou. Onze individus âgés de 20 à 25 ans ont été interpellés et placés en garde à vue.

Lors des perquisitions réalisées à leur domicile, les gendarmes ont saisi 40 grammes de résine de cannabis, quatre boulettes de cocaïne, trois armes, deux pistolets, un fusil à canon scié, une vingtaine de bijoux en or et 2 000 euros en espèces. L’enquête préliminaire qui a abouti à cette opération a commencé le mois dernier. Les gendarmes avaient constaté des rassemblements de personnes plus nombreux. Des surveillances ont permis d’identifier les trafiquants. Sur les onze individus placés en garde à vue, quatre identifiés comme des consommateurs ont été libérés, quatre autres feront l’objet d’une convocation devant la justice et les trois derniers, suspectés d’être les têtes du réseau, seront déférés au parquet en vue d’un jugement en comparution immédiate.

http://www.franceguyane.fr/actualite/faitsdivers/un-reseau-de-drogue-demantele-292979.php

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DOUANE FRANCAISE: la lutte contre le trafic de drogue maritime se renforce

La lutte contre le trafic de drogue maritime se renforce

Sa silhouette et son allure ne passent pas inaperçues en Mer du Nord. Nous embarquons à bord du navire d’interception des gardes-cotes. Ils patrouillent au quotidien dans ce couloir de navigation entre la France et l’Angleterre. 400 navires l’empruntent tous les jours. Cela représente un quart du trafic maritime mondial, c’est aussi un des trois prisés des trafiquants de drogue. En appui, un hélicoptère guide les douaniers et signale les navires suspects. Il vient de repérer ce remorqueur, le bateau est hollandais, il fait route vers Liverpool (Angleterre). « Il est souvent arrivé que les remorqueurs soient des bateaux plus ou moins sensibles en fonction de leur provenance. Ça veut dire qu’il peut être susceptible de transporter des marchandises de fraude, quelles qu’elles soient« , révèle Florent Jan, contrôleur des Douanes.

Presque 500 kg de saisie

Les gardes-cotes décident d’accoster le bateau, qui navigue toujours dans les eaux territoriales françaises. La manoeuvre est parfois périlleuse et l’approche délicate. A bord, les membres d’équipage coopèrent avec les douaniers. Ils acceptent une inspection complète du bateau. La lutte contre le trafic de drogue ne cesse de s’intensifier et porte ses fruits. En quatre mois, la direction régionale des Douanes du Havre a saisi près de 500 kg de stupéfiants, presque deux fois plus qu’en 2015.

http://mobile.francetvinfo.fr/societe/drogue/la-lutte-contre-le-trafic-de-drogue-maritime-se-renforce_1443262.html#xtref=acc_dir

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DOUANE FRANCAISE: opération anti-drogue en mer des Antilles et saisie de 588 kg de cocaïne

dnredDOUANE FRANCAISE (Interception d’un voilier en haute mer): saisie de 588 kg de cocaïne

http://m.la1ere.francetvinfo.fr/martinique/operation-anti-drogue-en-mer-des-antilles-et-saisie-de-588-kg-de-cocaine-358337.html

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DNRED: nouvelle culture de cannabis en France découverte par la douane

http://www.douane.gouv.fr/articles/a12826-nouvelle-culture-de-cannabis-en-france-decouverte-par-la-douane

FRANCE (NS 55 DNRED): le « SECRET DEFENSE »!

SECRET DEFENSEAVIS
Avis n° 2005-03 du 27 janvier 2005
NOR: CSDX0508078V

Vu la loi n° 98-567 du 8 juillet 1998, et en particulier ses articles 4 (2e alinéa), 7 et 8 ; Vu la lettre de saisine du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie en date du 16 décembre 2004 et la demande présentée le 17 novembre 2004 par Mme Sophie Clement, vice-présidente chargée de l’instruction au tribunal de grande instance de Paris, dans le cadre de l’instruction ouverte à son cabinet sur plainte de M. Marc Fievet concernant ses relations avec les douanes françaises ;

La Commission consultative du secret de la défense nationale, régulièrement convoquée et constituée, ayant examiné l’ensemble des documents classifiés qu’elle a recueillis au terme des investigations conduites par son président en vertu des pouvoirs que lui confèrent les articles 5 et 6 de la loi susvisée,
Emet un avis défavorable à la déclassification des pièces contenues dans le dossier établi au nom de M. Fievet, en sa qualité d’aviseur de la direction générale des douanes et droits indirects.

Fait à Paris, le 27 janvier 2005.
Pour la Commission consultative du secret de la défense nationale :
Le président,
P. Lelong

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=6686A6840C8BCEDB3986A4EB25B2F9E9.tpdila13v_1?cidTexte=JORFTEXT000000629551&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000000002264

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DROGUES (Cannabis, Héroïne, Cocaïne, Méthamphétamines etc.etc.): le coût de la politique de lutte contre les drogues en France et dans le monde

A défaut d’avoir une analyse exhaustive du coût de la guerre aux drogues en France dans le périmètre utilisé par la Commission mondiale des drogues, nous disposons de données objectives sur le coût direct de la politique gouvernementale de lutte antidrogues.

La dernière source d’information, difficilement contestable, est un rapport parlementaire publié en novembre 2014.

Une enquête parlementaire

Les données présentées ci-dessous sont issues du rapport d’information de la mission d’évaluation de la politique de lutte contre l’usage des substances illicites publié par l’Assemblée nationale le 20 novembre 2014. Ce rapport est le fruit du travail réalisé par des députés dans le cadre du Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques (CEC) de l’Assemblée nationale. Suite à la décision du Conseil d’Etat relative au projet de salle de consommation à moindre risque, le CEC avait en effet inscrit le 31 octobre 2013 à son programme de travail une évaluation de la politique de lutte contre l’usage des substances illicites, proposition formulée par le groupe SRC. Anne-Yvonne Le Dain et Laurent Marcangeli ont été désignés rapporteurs le 5 décembre 2013.

http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i2385.asp

La face émergée de l’iceberg

Les données collectées par la mission parlementaire d’information sont issues du document de politique transversale (DPT) annexé au projet de loi de finances 2014 et intitulé « politique de lutte contre les drogues et la toxicomanie » (rappel : un DPT permet d’individualiser le coût, pour l‘Etat, d’une politique publique). Le DPT 2014 regroupe ainsi les contributions de 26 programmes à cette politique publique. Dit autrement, il s’agit des crédits directement consacrés par l’Etat à la politique publique de lutte contre les drogues. Le coût total de ces programmes publics est de 1,185 milliard euros. Cet argent de l’Etat est dépensé dans trois directions.

Premier bloc : il s’agit des programmes qui traduisent l’activité répressive de l’Etat, en application de la loi de 1970 (répression des infractions à la loi sur les stupéfiants, de l’usage simple au trafic). Le poids budgétaire de cette activité répressive est de 850 millions d’euros, soit près des trois quarts des sommes totales consacrées par l’Etat à la lutte contre les drogues illicites (72%).

Détail

  • police : 225 millions
  • douanes : 252 millions
  • gendarmerie : 167 millions
  • services judiciaires : 101 millions
  • coopération : 48 millions
  • marine nationale : 21 millions

Il conviendrait d’ajouter à ces crédits traduisant l’activité répressive de l’Etat le coût des incarcérations en raison des ILS. Si l’on applique le ratio identifié par la Commission mondiale des drogues, un quart des 65 000 personnes détenues en France seraient donc en prison en raison d’une sanction pénale prise au titre de la loi du 31 décembre 1970, soit 16 000 personnes. Rappelons que le coût annuel moyen d’un détenu en France est de 30 000 euros. En appliquant ce coût moyen au nombre estimé de personnes en prison pour ILS, le coût total annuel pour le budget de l’Etat serait donc de 480 millions d’euros… qui seraient dès lors à ajouter aux montants précédents. Si l’on prend l’hypothèse minimaliste de 5% des détenus en France incarcérés pour usage simple (voir section 2, page 10), cela fait 3 250 détenus, soit un coût annuel total de 97,5 millions d’euros.

Second bloc : programmes de prévention de toutes les addictions (et pas seulement les produits classés comme stupéfiants) : 300 millions d’euros

  • enseignement élémentaire : 4 millions
  • enseignement secondaire : 274 millions
  • politique des sports : 9 millions
  • politique de santé publique : 11 millions

Troisième bloc : solde (35 millions)

  • animation interministérielle : 19 millions (notamment le fonctionnement de la MILDECA)
  • différents programmes transversaux (dont recherche)

A ces coûts directs imputés sur le budget de l’Etat, il convient d’ajouter le coût des dépenses de santé directement liées à la prise en charge des addictions et à la politique de Réduction des Risques. Ces coûts sont imputés sur le budget de l’Assurance-maladie à hauteur de 830 millions d’euros :

  • FNPEIS (dont le budget de l’expérimentation des salles de consommation à moindre risque)
  • CAARUD & CSAPA (les dispositifs médicosociaux dédiés aux usagers de drogues problématiques) : 375 millions (2013) – mais qui incluent aussi la partie alcoologie.
  • Filière hospitalière :
    • consultations hospitalières ou des équipes de liaison en addictologie : 100 millions (2012)
    • activité addictologie des autres établissements de santé : 285 millions (2011)
  • Prise en charge des traitements de substitution aux opiacés : 69 millions (2013) / NB : c’est la seule ligne de cette enveloppe « santé » qui concerne exclusivement les stupéfiants.

TOTAL coûts directs : 2 milliards euros = 0,1% PIB

[1] Office des Nations unies de lutte contre la drogue et la criminalité, l’agence spécialisée du système des Nations unies, et dont le siège est à Vienne.

[2] Pacte international relatif aux droits civils et politiques, adopté par l’Assemblée générale des Nations unies le 16 décembre 1966. Dans son article 6 consacré à la peine de mort, la convention précise que cette peine, dans les Etats où elle n’est pas abolie, ne peut être utilisée que pour « les crimes les plus graves ».

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Le coût mondial de la guerre aux drogues

Depuis une dizaine d’années, de nombreux instituts de recherches et organisations non gouvernementales publient des rapports documentant l’échec de la « guerre aux drogues », mais aussi son coût. En 2011, un groupe d’anciens responsables politiques de haut niveau, dont des anciens chefs d’Etat d’Amérique latine et l’ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, ont décidé de former la Commission mondiale des drogues (www.globalcommissionondrugs.org). Ce groupe, qui agit comme un think tank de haut niveau ciblant les décideurs publics actuels, collige régulièrement toutes les évidences produites pour documenter l’échec de la guerre aux drogues, et son coût ainsi que ses effets contreproductifs. Le dernier rapport produit par la Commission mondiale des drogues en septembre 2014 a brillamment synthétisé ce qu’il a appelé une « défaite » dans la guerre aux drogues. Source : http://www.globalcommissionondrugs.org/reports/.

Ce rapport présente « l’addition » d’une guerre ratée, au travers de six conséquences désastreuses pour le bien-être des individus, des communautés et des Etats. Les propos suivants reprennent in extenso les pages 12 et 13 du rapport de 2014.

UNE DÉFAITE!

La communauté internationale est plus que jamais aux antipodes d’un « monde sans drogues ». La production, l’offre et la consommation de stupéfiants continuent d’augmenter, malgré l’accroissement des ressources consacrées à la répression.

  • La « meilleure estimation » de l’ONUDC[1] du nombre de consommateurs dans le monde (usage pendant l’année précédant l’estimation) est passée de 203 millions en 2008 à 243 millions en 2012, ce qui représente, en quatre ans, une hausse en valeur absolue de 18 %, correspondant à une augmentation de la prévalence de l’usage de drogue en population générale de 4,6 % à 5,2 %.
  • La production illégale d’opium dans le monde a crû de plus de 380 % depuis 1980, passant de 1 000 tonnes à plus de 4 000 tonnes aujourd’hui. Simultanément, le prix de l’héroïne s’est effondré de 75 % en Europe depuis 1990, et de 80 % aux États Unis depuis 1980, malgré une augmentation du degré de pureté.
  • Le système international de contrôle des drogues « patauge », du propre aveu de ses représentants, face à la prolifération de nouvelles substances psychoactives (NSP). En 2013, le nombre de ces substances dépassait celui des drogues interdites en vertu du cadre international de contrôle des drogues.

UNE MENACE POUR LA SANTÉ PUBLIQUE ET LA SÉCURITÉ

L’application de lois punitives pour lutter contre la drogue attise la criminalité et accroît les risques sanitaires liés à l’usage de drogue, en particulier chez les personnes les plus vulnérables. En effet, la production, l’expédition et la vente au détail des drogues sont laissées entre les mains du crime organisé, et les usagers de stupéfiants sont criminalisés, au lieu d’être aidés.

  • La production et la vente au détail clandestines aboutissent souvent à la mise sur le marché de drogues frelatées, dont la puissance et la pureté sont inconnues et qui s’accompagnent de risques nettement supérieurs. Deux exemples : l’héroïne contaminée par de l’anthrax ou la cocaïne coupée avec du lévamisole, un vermifuge.
  • Plus du tiers (37 %) des 1,8 million de personnes qui s’injectent des drogues en Russie sont infectées par le VIH. En raison d’un choix des autorités russes pour la criminalisation des utilisateurs, l’accès à des services vitaux de réduction des risques, tels les programmes d’échange d’aiguilles et de seringues (PES), est très restreint voire, dans le cas des traitements de substitution opiacés (TSO), totalement interdit.
  • Le régime actuel de contrôle des drogues a créé des obstacles légaux et politiques à la distribution d’opiacés aux fins d’atténuation de la douleur et de soins palliatifs. Plus de 5,5 milliards de personnes ont un accès gravement limité – ou n’ont aucun accès – aux médicaments dont ils ont besoin.
  • Les politiques restrictives augmentent le risque de mort prématurée par surdose ou réaction aiguë à la prise de drogues. En 2010, par exemple, plus de 20 000 morts par surdose de drogue illégale ont été dénombrées aux États-Unis. Or la naloxone, médicament en mesure de contrer les effets des surdoses d’opiacés, n’est toujours pas disponible partout (c’est le cas en France).

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DISCRIMINATION ET ATTEINTES AUX DROITS HUMAINS

Les approches politiques punitives en matière de drogues portent atteinte aux droits humains dans toutes les régions du monde. Elles conduisent à l’érosion des libertés civiles et des normes d’équité des procès, à la stigmatisation de personnes et de groupes – particulièrement les femmes, les jeunes et les minorités ethniques – et à l’imposition de peines abusives et inhumaines.

  • Bien que la peine de mort pour des infractions liées à la drogue soit illégale en vertu d’un pacte international[2], elle est encore appliquée dans 33 pays. Ainsi, au motif de telles infractions, plus de 1 000 personnes sont exécutées chaque année dans le monde.
  • L’application des lois contre la drogue a fait exploser le nombre de détenus (peines d’emprisonnement, détention provisoire ou internement administratif). De nombreuses personnes sont en outre internées dans des centres de détention obligatoire pour toxicomanes, en particulier quelque 235 000 personnes en Chine et en Asie du Sud Est.
  • Dans le monde, davantage de femmes sont emprisonnées pour des infractions liées à la drogue que pour tout autre crime. Une femme sur quatre derrière les barreaux en Europe et en Asie centrale a été incarcérée pour une telle infraction, et dans de nombreux pays d’Amérique latine cette proportion est encore plus élevée, comme en Argentine (68,2 %), au Costa Rica (70 %) et au Pérou (66,38 %).
  • L’application des lois antidrogue affecte les minorités de manière disproportionnée. Aux États-Unis, les Afro-américains constituent 13 % de la population, pourtant ils comptent pour 33,6 % des arrestations liées à la drogue et 37 % des personnes incarcérées pour des condamnations liées à la drogue. Des disparités raciales similaires ont été observées et documentées ailleurs, comme au Royaume-Uni, au Canada et en Australie.

UN STIMULANT POUR LE CRIME ET L’ENRICHISSEMENT DES CRIMINELS

Au lieu d’apaiser la criminalité, les politiques basées sur l’application des lois antidrogue la stimulent activement. La cherté des drogues illégales donne un motif de profit aux groupes criminels pour entamer le commerce de ces drogues et pousse certains usagers dépendants à commettre des crimes afin de financer leur consommation.

  • La prohibition des drogues a alimenté un marché mondial illégal de l’ordre de plusieurs centaines de milliards, selon l’estimation de L’ONUDC. D’après les données de 2005, la production aurait atteint une valeur de 13 milliards de dollars, le commerce de gros, 94 milliards, et la vente au détail, 322 milliards. La taille du marché mondial de gros des drogues dépasserait l’estimation équivalente pour les céréales, le vin, la bière, le café et le tabac combinés.
  • Les marchés de la drogue clandestins, non réglementés, sont violents par nature. Paradoxalement, les efforts d’interdiction couronnés de succès et les arrestations de chefs de cartels de la drogue et de trafiquants ont tendance à créer une vacance du pouvoir, qui entraîne à son tour un regain de violence, les acteurs restants se disputant les parts de marché libérées.
  • Le trafic de drogues illégales peut renforcer des groupes armés opérant dans des zones étrangères à l’État de droit. Le commerce de l’opium, par exemple, rapporte jusqu’à 500 millions de dollars par an à des groupes paramilitaires qui sévissent le long de la frontière du Pakistan et de l’Afghanistan.

UNE ENTRAVE AU DÉVELOPPEMENT ET A LA SÉCURITÉ ET UNE SOURCE DE CONFLITS

Les producteurs de drogue clandestins et les trafiquants prospèrent dans des régions du monde fragiles, affectées par des conflits et sous-développées, où l’exploitation de populations vulnérables est facile. Il est largement admis que la corruption, la violence et l’instabilité engendrées par les marchés non réglementés de la drogue constituent une menace pour la sécurité et le développement.

  • Les estimations du nombre de morts violentes liées au commerce illégal de la drogue au Mexique depuis la guerre contre le trafic déclarée en 2006 ont changé d’échelle, passant de 60 000 à plus de 100 000.
  • Les profits tirés des drogues illégales alimentent les instabilités régionales en contribuant à armer des groupes rebelles, paramilitaires et terroristes. Le détournement des investissements intérieurs et étrangers des priorités sociales et économiques vers les secteurs militaires et policiers a un effet néfaste sur le développement.
  • En Colombie, des produits chimiques toxiques ont été appliqués par pulvérisation aérienne sur une superficie d’un million d’hectares environ entre 2000 et 2007 dans le cadre d’efforts d’éradication de cultures illicites. Malgré leur effet destructeur sur les moyens de subsistance et les terres, le nombre de lieux de culture illégaux de coca s’est accru pendant la période.

DES MILLIARDS GASPILLÉS ET DES ÉCONOMIES MINÉES

Des dizaines de milliards sont dépensés chaque année pour appliquer les lois antidrogue. Bien que ces milliards profitent à l’industrie de la défense, ils représentent un coût secondaire désastreux, tant sur le plan financier que sur le plan social.

    • L’accent mis sur des stratégies contreproductives d’application des lois pour s’attaquer aux stupéfiants entraîne un « déplacement » des politiques. Autrement dit, il détourne l’attention et les ressources d’interventions sanitaires éprouvées, d’autres priorités policières et d’autres services sociaux.
    • Le commerce de drogues illégales crée un environnement hostile pour les affaires légales. Il décourage l’investissement et le tourisme, crée des conditions de volatilité sectorielle et de concurrence déloyale (associées au blanchiment d’argent) et perturbe la stabilité macroéconomique de certains pays impliqués dans la production et le transit.
    • Le commerce de drogues illégales affaiblit également la gouvernance. Une étude mexicaine de 1998 révélait que les trafiquants de cocaïne dépensaient une somme de l’ordre de 500 millions de dollars par an en pots-de-vin, soit davantage que le budget annuel du Bureau du Procureur général du Mexique. En 2011, les groupes de trafiquants de drogue mexicains et colombiens auraient blanchi jusqu’à 39 milliards de dollars procurés par les revenus tirés de la distribution de gros.

http://gdgr.fr/section-5-les-couts-de-la-guerre-aux-drogues

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NARCOS: tentative de trafic de drogue entre la Corse et la Colombie

Publié le 06 mai 2016

Le palais de justice à Marseille

© MaxPPP | Le palais de justice à Marseille (Illustration)

France 3 Corse ViaStella

Huit Corses et deux étrangers ont été condamnés, mardi 3 mai, à des peines allant de deux à sept années de prison par le tribunal de Marseille. Ils préparaient un trafic de cocaïne entre la Corse et la Colombie.

L’enquête a duré trois ans. Trois années pendant lesquelles les enquêteurs de la police judiciaire d’Ajaccio et de Marseille écoutaient et suivaient les protagonistes d’un projet de trafic de cocaïne entre la Colombie, l’Espagne et la Corse.
Un hélicoptère pour larguer la drogue

Le plan consistait à faire passer la cocaïne par le Venezuela, avant d’emprunter un bateau pour l’Espagne et enfin de larguer la drogue depuis un hélicoptère au milieu du Parc naturel de Corse. Mais les prévenus n’ont pas eu le temps de concrétiser ce projet.

Huit Corses, un Espagnol et un Colombien ont été condamnés à des peines allant de deux à sept ans de prison pour « association de malfaiteurs » en vue d’importer de la cocaïne sur le territoire corse

http://m.france3-regions.francetvinfo.fr/corse/tentative-de-trafic-de-drogue-entre-la-corse-et-la-colombie-dix-personnes-condamnees-991337.html

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WORLDWIDE (Le trafic de drogue ne s’est jamais aussi bien porté): le point sur les réseaux mondialisés de cocaïne, héroïne et méthamphétamine

cargodrogueLIRE:

http://m.rtl.be/info/815371

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FRANCE (Assassinat de Villeurbanne): loin de Neyret mais le trafic de cocaïne en arrière-plan

secret-defenseDeux individus ont été mis en examen pour meurtre en bande organisée par une juge d’instruction lyonnaise ce mardi dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Lali L.

La police judiciaire est allée vite dans ce dossier. Vendredi soir, vers 21h15, Lali L., 38 ans et bien connu des services de police, était abattu à Villeurbanne par deux hommes à moto qui ont tiré avec une arme de petit calibre.

Peu avant ce règlement de comptes sommaire, une altercation avait éclaté dans un bar avec deux autres individus. La concordance des deux évènements a d’abord lancé les enquêteurs sur une tentative d’enlèvement qui aurait mal tourné selon une source proche du dossier.

L’arrière-fond du trafic de cocaïne

Le lendemain de son décès, l’ensemble de la presse le désignait comme étant un indicateur de l’ancienne star de la PJ de Lyon, Michel Neyret. Les lecteurs pouvaient ainsi aisément faire un lien entre sa mort et sa qualité d’indicateur. De manière assez invraisemblable dans les annales de la presse judiciaire, il faut bien le dire, un truand était ainsi qualifié publiquement d’indic des services de police.

Le PV des Renseignements Généraux

Enfin, un PV qui a circulé dans le milieu et dans de nombreuses prisons lyonnaises évoque le rôle de Lali L. Ce document daté du 19 janvier 2012 retranscrit l’audition d’un brigadier-chef des Renseignements Généraux de l’Isère. Interrogé sur Lali L., le policier préfère opposer le « secret-défense ».

« J’ai vu que votre dossier concernait Lali L. »  commence-t-il par répondre avant d’ajouter: « je préfère vous dire tout de suite que tout ce qui concerne les notes de contact établies sur cet individu est couvert par le confidentiel-défense. Si vous voulez avoir accès aux notes de contact que j’ai pu établir sur cet individu, il faut demander la levée du confidentiel-défense et demander la copie des notes confidentielles que j’ai pu faire. Je précise que toutes les notes de contact avec des informateurs immatriculés et qui concernent la DIPJ de Lyon que j’ai pu faire ont été transmises à M. Catto [ex, directeur interrégional de la PJ de Lyon] ou par M. Neyret par la voie hiérarchique ».

LIRE tout l’article:

https://www.lyonmag.com/article/80213/assassinat-de-villeurbanne-loin-de-neyret-mais-le-trafic-de-cocaine-en-arriere-plan

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SANTO DOMINGO (Air Cocaïne): Christophe Naudin, « bien seul » face à la justice dominicaine

naudin-bien-seul-face-a-la-justice-dominicaineChristophe Naudin, en détention provisoire en République dominicaine pour son implication dans l’affaire « Air Cocaïne », contestait mardi son extradition devant la justice.

Christophe Naudin, costume sombre, chemise blanche et cravate rouge à rayures bleues, est menotté. Six hommes de l’unité spéciale de transfert des détenus à haut risque l’entourent. Il comparait ce mardi devant la chambre criminelle de la cour d’appel de Saint-Domingue, qui doit se prononcer sur la légalité de son extradition, dans la nuit du 3 au 4 mars dernier d’Egypte vers la République Dominicaine.  Il lui est reproché d’avoir aidé à organiser la fuite des deux pilotes de l’affaire « Air Cocaïne« , fin octobre.

LIRE plus:http://m.nouvelobs.com/societe/20160503.OBS9790/air-cocaine-christophe-naudin-bien-seul-face-a-la-justice-dominicaine.html#

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DNRED (Douane française – Hauts de France): les douaniers ont découvert une «forêt» de cannabis dans une ferme abandonnée

dnredLe cannabis était cultivé « indoor » dans un bâtiment spécialement aménagé d’une ferme promise à la démolition.

Plusieurs mois d’enquête ont été nécessaires aux agents de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) de Calais pour réaliser une importante saisie de cannabis « indoor », mardi 27 avril 2016, à la suite d’une visite domiciliaire menée sur ordonnance du juge des libertés et de la détention, à GRANDE-SYNTHE (NORD).

LIRE plus:http://www.douane.gouv.fr/articles/a12823-importante-plantation-de-cannabis-demantelee-par-la-douane-dans-la-banlieue-de-calais

http://m.20minutes.fr/lille/1838743-20160503-nord-douaniers-decouvert-foret-cannabis-ferme

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DOUANE FRANCAISE (Landes): Un pizzaïolo andalou, une prostituée colombienne et 50 kg de cannabis

douanesMis à jour le 03/05/16

Un faux couple s’est fait arrêter sur l’A63 alors qu’il était au coeur d’un trafic de cannabis…

Un pizzaïolo andalou, une prostituée colombienne et 50 kg de résine de cannabis. L’histoire est racontée par Sud Ouest, ce mardi matin. Jeudi, sur l’A63 au niveau de Dax, cet Andalou de 32 ans s’est fait arrêter par les douaniers avec une cinquantaine de kilos de résine de cannabis.

Il était accompagné d’une ressortissante colombienne de 32 ans, travaillant dans une maison-close de Malaga. La femme était présente pour constituer un faux couple afin de ne pas éveiller les soupçons, un couple étant moins suspect qu’un homme seul.

Jugé lundi en comparution immédiate, l’Espagnol, qui en était à son septième voyage entre la région nantaise et l’Andalousie pour rembourser ses dettes, a écopé de trois ans de prison et d’une amende douanière de 100.000 euros.

lire:http://m.20minutes.fr/bordeaux/1838583-20160503-landes-pizzaiolo-andalou-prostituee-colombienne-50-kg-cannabis

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DOUANE FRANCAISE (Coquelles): les extincteurs contenaient héroïne et cocaïne, le chauffeur condamné


Les douaniers ont découvert deux extincteurs dans lesquels se trouvaient pour l’un 5
301
grammes d’héroïne et pour l’autre 5
866
grammes de cocaïne.
Les douaniers ont découvert deux extincteurs dans lesquels se trouvaient pour l’un 5 301 grammes d’héroïne et pour l’autre 5 866 grammes de cocaïne.

Le patron d’une société de transport installée en Irlande reçoit un appel téléphonique des services des douanes de Coquelles le 22avril. Ils lui demandent de venir afin de récupérer son ensemble routier. Ce dernier a été immobilisé et dans la remorque se trouvait de la viande de porc. Il se présente quelques heures plus tard au volant d’un autre tracteur, mais il est tout d’abord maintenu en retenue douanière avant de se retrouver en garde à vue.

Dans la nuit du 21 au 22 avril, son camion au volant duquel se trouve l’un de ses chauffeurs, Nandor Szoverfi, Roumain de 33 ans, se présente à l’embarquement au tunnel sous la manche. Là, il est contrôlé au scanner qui détecte une masse suspecte dans le coffre, sous la remorque. Les douaniers vont découvrir deux extincteurs dans lesquels se trouvaient pour l’un 5 301 grammes d’héroïne et pour l’autre 5 866 grammes de cocaïne.

LIRE: http://m.lavoixdunord.fr/region/coquelles-les-extincteurs-contenaient-heroine-et-ia33b48581n3481387

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