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FRANCE (Stups): révélations sur un trafic d’Etat

Par Emmanuel Fansten 22 mai 2016

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 Photo WITT.SIPA

Saisie record à Paris, le 17 octobre : 7,1 tonnes de cannabis sont saisies dans trois camionnettes boulevard Exelmans (XVIe arrondissement). Le lendemain, François Hollande se rend sur place, accueilli par Hélène Crocquevieille, la directrice générale de la Douane française en l’absence remarquée de Jean Paul Garcia, le « Boss » de la DNRED.

C’est un scandale qui risque de provoquer une déflagration au sommet de la police judiciaire. L’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis), François Thierry, est soupçonné d’avoir laissé entrer en France plusieurs dizaines de tonnes de cannabis au cours des dernières années, avec la complicité d’un des plus gros trafiquants européens, recruté par ses soins. Visage de la lutte antidrogue française depuis 2010, le commissaire avait pris l’habitude de poser devant ses plus belles saisies, aux côtés des ministres de l’Intérieur successifs, Claude Guéant, puis Manuel Valls et Bernard Cazeneuve. Que savaient ces derniers des méthodes de François Thierry ? Ont-ils cautionné ce trafic d’Etat ? De nouveaux éléments et un témoignage accablant recueilli par Libération dévoilent l’ampleur de ce système, dont l’existence pourrait mettre en péril des dizaines de procédures judiciaires. Contacté dimanche matin, le ministère de l’Intérieur n’a pas souhaité réagir avant la publication de notre enquête.

Le déclic

DNRED11Le système a déraillé brutalement le 17 octobre à Paris. Ce soir-là, la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) met la main sur 7,1 tonnes de cannabis entreposées dans trois camionnettes garées boulevard Exelmans, dans le XVIe arrondissement. Une saisie record pour la capitale. Le lendemain, François Hollande se déplace en personne au siège des douanes pour saluer ce «coup fatal» porté aux trafiquants. Mais l’enquête ouverte le jour-même par le parquet de Paris, confiée à la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs), va réserver quelques surprises. Une facture retrouvée dans une des camionnettes et des traces ADN permettent rapidement de remonter jusqu’à un certain Sofiane Hambli , bien connu des services de police. L’homme habite justement boulevard Exelmans, dans un penthouse de 300 m2 avec piscine intérieure, dont le loyer de 9 000 euros est réglé chaque mois en cash. Mais il a surtout la particularité d’être un indic de l’Ocrtis, dûment immatriculé au Bureau central des sources. Un informateur au pouvoir exorbitant, directement traité par le patron de l’Office, et capable d’importer chaque mois plusieurs tonnes de shit en «livraison surveillée». Cette technique d’enquête, très prisée des services de stups, permet de laisser passer de la drogue sous le contrôle d’un magistrat, afin de démanteler des réseaux de revendeurs à l’arrivée. Une technique légale. Sauf qu’en l’espèce, Sofiane Hambli  semblait bénéficier d’une protection en haut lieu, ce qui lui permettait de poursuivre ses activités sans jamais être inquiété.

L’affaire d’Exelmans est jugée d’autant plus sérieuse par le parquet que la drogue saisie à Paris fait partie d’un lot beaucoup plus important. Trois jours plus tôt, les douanes avaient déjà intercepté 1,9 tonne de cannabis sur l’autoroute A11, en direction de Nantes. Puis quelques jours plus tard, 6,2 tonnes sont saisies dans une fourgonnette en Belgique. A chaque fois, la marchandise a la même origine. Pour le seul mois d’octobre, plus de 15 tonnes sont donc passées par le même canal sans aucun encombre. Avant que les douanes, avisées par un mystérieux informateur, ne fassent capoter l’opération. Quel rôle a joué Sofiane Hambli dans ce trafic ? Et surtout, quelle était la nature de sa relation avec François Thierry pour bénéficier d’une telle impunité ? Après quatre mois de cavale, le trafiquant est finalement interpellé le 22 février en Belgique. Un témoin tellement exposé que le parquet a jugé bon d’envoyer les gendarmes d’élite du GIGN pour aller le chercher en hélicoptère lors de son extradition. Une première en Belgique, quelques jours avant le rapatriement de Salah Abdeslam dans les mêmes conditions. Entendu depuis à deux reprises par les enquêteurs, Sofiane Hambli est resté très évasif, laissant simplement entendre qu’il avait toujours agi sous les ordres de l’Ocrtis.

Le recrutement

Sophiane Hambli,Sofiane Hambli

Le parcours de Sofiane Hambli est à la mesure du scandale qui couve depuis la saisie record du boulevard Exelmans. L’homme peut en effet se targuer d’être le plus gros importateur de cannabis en France, ni plus ni moins.

Dès la fin des années 90, à seulement 20 ans, il est déjà considéré comme un des barons du trafic international entre le Maroc, l’Espagne et la France. Recherché pour l’importation de plusieurs tonnes de shit, il est condamné en 2002 à cinq ans de prison, puis à dix-huit ans pour avoir continué à trafiquer depuis sa cellule. Sur une écoute téléphonique, on l’entend menacer un de ses acolytes de «lui trouer les genoux avec une perceuse» après le vol présumé d’une tonne et demie de marchandise. Quelques mois plus tard, il parvient à s’évader de la prison de Metz lors d’un transfert et s’installe dans le sud de l’Espagne. Une période faste au cours de laquelle Sofiane Hambli se refait rapidement un nom dans l’élite du trafic international.

Mais après avoir échappé à plusieurs coups de filet, le Français est finalement arrêté en mars 2009 à côté de Marbella, en Andalousie, dans le cadre de l’opération «Baleine blanche», la plus grosse enquête jamais menée en Espagne sur le blanchiment lié au trafic de drogue. L’opération, qui porte sur un montant de 250 millions d’euros, permet d’interpeller une cinquantaine de personnes et de saisir plus de 200 propriétés et véhicules de luxe. En garde à vue, Sofiane Hambli essaiera d’effacer ses empreintes digitales en se frottant les doigts aux barreaux de sa cellule. Selon plusieurs sources, c’est lors de sa détention en Espagne qu’il aurait été recruté par François Thierry. «Tamponné», comme on dit dans le milieu.

Extradé en France, Sofiane Hambli est condamné en avril 2011 à treize ans de prison. Mais il a désormais une bonne avocate. Anne Claire V. n’est autre que la compagne de François Thierry. A l’énoncé du verdict, elle dénonce une «peine sévère». Mais à peine trois ans plus tard, l’avocate spécialisée en droit immobilier dans un grand cabinet d’affaires parvient à faire libérer le trafiquant. Contre toute attente, Sofiane Hambli bénéficie d’une remise de peine exceptionnelle suivie d’une libération conditionnelle, accordée par un juge d’application des peines de Nancy. Une mesure rarissime, réservée à certains repentis. Selon nos informations, Sofiane Hambli a dû s’acquitter au passage d’une amende douanière de 2 millions d’euros.

Qui a réglé cette somme ? Avec quel argent ? Et comment a été payée l’avocate ? Contactée par Libération, Anne Claire V. n’a pas souhaité s’exprimer. Seule certitude : Sofiane Hambli va désormais s’imposer comme le plus gros trafiquant de l’Hexagone grâce à la protection de François Thierry. «Un homme à la tête du troisième réseau d’Europe en termes de volume de trafic», selon un enquêteur spécialisé.

Le trafic

Jusqu’où l’Office central des stups était-il impliqué dans ce gigantesque scandale ? Et dans quelle mesure les magistrats ont-ils validé certaines procédures ? Un témoignage édifiant permet d’éclairer ce système de l’intérieur. Ancien indic de François Thierry, bien connu des autorités françaises, Stéphane V. a livré de nombreux éléments à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), chargée de l’enquête sur les méthodes des Stups. Il affirme notamment avoir été mandaté par François Thierry pour garder une villa à Estepona, dans le sud de l’Espagne, entre mars et avril 2012. Pendant près de trois semaines, a-t-il expliqué aux «bœufs-carottes», cinq hommes présentés comme des policiers français se relayaient pour charger et décharger sur la plage des dizaines de paquets remplis de drogue, récupérées sur des Zodiac venus du Maroc.

esteponaAu total, 19 tonnes auraient transité par la villa au cours de ce seul séjour. Une mission payée à Stéphane V. en cash par François Thierry. Il sera à nouveau sollicité plusieurs fois par le grand patron des Stups pour des opérations identiques, jusqu’en décembre 2014.

Selon ce témoin, jugé crédible par le parquet, le schéma était parfaitement rodé. La drogue était achetée en gros à Marbella. Une partie des équipes, préalablement identifiées par l’Ocrtis, était ensuite interceptée dans des «go-fast» à la remontée. Les autres pouvaient alors inonder le marché sans être inquiétées. La came étant payée au départ, rien n’était perdu. Une stratégie basée sur un double objectif : faire grossir la taupe de François Thierry tout en éliminant les équipes concurrentes, grosses saisies et convocation de la presse à l’appui.

Les conséquences

Difficile d’imaginer qu’un commissaire loué pour sa prestance, son professionnalisme et sa connaissance des dossiers ait pu agir de la sorte sans l’aval de sa hiérarchie. Combien d’équipes sont tombées dans les pièges tendus par l’Ocrtis ? Combien de livraisons surveillées ont été autorisées ces dernières années sur la foi d’informations tronquées ? Combien de suspects sont désormais potentiellement libérables par des avocats pugnaces ?

Toutes les procédures judiciaires dans lesquelles le nom de Sofiane Hambli apparaît risquent en tout cas d’être fragilisées. Comme en juillet 2015, quand la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a annulé l’ensemble d’une procédure ayant abouti à la saisie de 132 kilos de cocaïne par l’Ocrtis, dans l’affaire dite de la «coopérative». «Une provocation policière», avait estimé les magistrats pour motiver leur décision, soulignant le rôle «déterminant» de l’Office dans la mise en place du trafic. A l’époque, cet arrêt avait mis en émoi les services enquêteurs, inquiets de voir leurs méthodes soudainement retoquées par la justice. Cette nouvelle affaire, autrement plus sensible, risque de relancer sérieusement le débat.

Emmanuel Fansten

http://www.liberation.fr/france/2016/05/22/stups-revelations-sur-un-trafic-d-etat_1454417
Lire aussi :François Thierry : tuyaux, «tontons» et tonnes de shit
Lire aussi :«En tout, 19 tonnes de cannabis ont transité par la villa au cours de ce seul séjour»
LIRE aussi:
FRANCE (Grand Bal des « Faux-culs »): tous, du BCS en passant par la DCPJ, la DNRED, l’ IGPN, l’ OCRTIS, le SIAT et … le Parquet vont rivaliser dans le port de « faux-nez »
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LIRE ou Relire: « Cocaïne, fric et flics »
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AFGHANISTAN: dans le Sud afghan, on fête une récolte de pavot exceptionnelle

afghanistanPublié le : 22/05/2016

NAQIL (Afghanistan) (AFP) – Les lassos fendent l’air, des cris de joie fusent. Cette année, dans le Sud afghan, on fête une récolte de pavot exceptionnelle qui laisse entrevoir des revenus confortables pour cette région pauvre où les talibans tiennent la dragée haute à l’armée.

En Afghanistan, le printemps est synonyme d’offensive des insurgés islamistes… et de récolte de pavot. Cette année encore, des centaines de petites mains ont fait route vers Naqil, dans la province d’Uruzgan, pour y recueillir la résine brune, matière première de l’opium et de l’héroïne.

La moisson s’annonce prometteuse et, au crépuscule, les hommes laissent éclater leur joie en s’adonnant au « jeu du lasso ». Au milieu de la foule, les participants font tournoyer une lourde corde puis assomment leurs adversaires. On rit, on chahute. Le public enturbanné est conquis et le vendeur de glaces à la framboise se frotte les mains.

« C’est le seul moment de l’année où on gagne de l’argent », explique Afzal Mohammed, un ouvrier agricole venu de Kandahar pour la récolte. « Ici, les gens travaillent pendant 15 jours et le reste de l’année ils n’ont pas d’emploi ». A en croire les habitants, nombre d’ouvriers agricoles venus récolter le pavot sont des talibans arrivés d’autres régions.

« Le monde entier a beau dire que sans pavot, il n’y aurait pas de guerre en Afghanistan, pour nous, sans pavot, il n’y aurait ni travail ni nourriture », se lamente Abdul Bari Tokhi, un chef tribal dont la famille possède plusieurs hectares de terres cultivées à Naqil.

Le succès de la récolte souligne la précarité de la situation économique de l’Afghanistan, où le chômage touche officiellement un actif sur cinq. Il met surtout en lumière l’échec des onéreuses campagnes d’éradication de la culture du pavot lancées par l’Occident après la chute des talibans en 2001.

Car l’Afghanistan reste le leader mondial incontesté en la matière. En 2014, l’année où l’Otan a mis fin à sa mission de combat, le pays a même connu sa meilleure récolte de pavot depuis 2002.

L’an dernier a vu une forte chute de la production, mais d’après l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, c’est davantage en raison de la sécheresse que des campagnes d’éradication. Alors, pour pallier le manque à gagner, les cultivateurs ont redoublé d’efforts cette année.

‘Etat de guerre’

D’ordinaire, les offensives des talibans sont en nette baisse durant la récolte de pavot, ce qui montre bien la main-mise des insurgés dans la culture de l’opium, juteux marché de 3 milliards de dollars.

« La récolte est sur le point de s’achever (…),….PAVOTAFGHAN

Des fermiers afghans récoltent le pavot dans un champ le 29 avril 2016 à Naqil © AFP RATEB NOORI

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HÉROÏNE AFGHANE: la police italienne met à jour les liens entre Daesh et la Camorra

| 26 mars 2016

La police italienne a arrêté à Naples un Irakien de 46 ans, Aziz Ehsan, qui faisait office d’officier de liaison entre Daesh et la “Camorra” (organisation mafieuse de Campanie).

Les officiels évoquent également des liens de Daesh avec “Cosa Nostra” en Sicile et la “Ndrangheta” en Calabre.

Depuis septembre 2014, Daesh contrôle le trafic d’héroïne afghane. Cependant, jusqu’à présent cette information n’avait été publiée que par le Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants, jamais par des autorités ouest-européennes

http://www.voltairenet.org/article190917.html

lire aussi:AFGHANISTAN: la famille Karzaï a confié le trafic d’héroïne à l’Émirat islamique

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AFGHANISTAN: la famille Karzaï a confié le trafic d’héroïne à l’Émirat islamique

Selon les Nations unies, la production mondiale d’héroïne est de 430 à 450 tonnes, dont seulement 340 tonnes arrivent sur le marché, le reste étant détruit ou saisi [1].

Les pays producteurs sont : l’Afghanistan (au moins 380 tonnes), puis le Myanmar et le Laos (au moins 50 tonnes).

Selon John F. Sopko, inspecteur général spécial des États-Unis pour l’Afghanistan, les efforts de reconstruction de l’Afghanistan se sont effondrés face au développement de la culture des drogues et des organisations criminelles. Les producteurs afghans aurait gagné 3 milliards de dollars en 2013 [2].

Depuis 2010, les autorités russes accusent l’Otan d’exporter l’héroïne afghane vers l’Europe [3].

Le basculement du trafic des avions de l’Otan aux jihadistes de l’Émirat islamique atteste des liens entre les deux organisations. Il intervient juste après que la famille Karzaï ait quitté la présidence afghane (le 29 septembre 2014). [4]

L’Émirat islamique utilise des cocktails de drogues pour conditionner ses combattants selon des protocoles qui semblent avoir été définis par la CIA [5].

Selon le Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants (FSKN), plus de la moitié de l’héroïne consommée en Europe provient désormais d’Afghanistan, via l’Émirat islamique [6].

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[1] « Trafic de stupéfiants », Office des Nations unies contre la drogue et le crime, site consulté le 29 novembre 2014.

[2] « Explosion de la production d’opium et d’héroïne en Afghanistan », Réseau Voltaire, 10 juin 2014.

[3] « Pavot : la Russie met en cause la responsabilité de l’OTAN », Réseau Voltaire, 3 mars 2010.

[4] « L’opium, la CIA et l’administration Karzai », par Peter Dale Scott, Traduction Anthony Spaggiari, Réseau Voltaire, 10 décembre 2010. « Le partenaire afghan de Monti », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie), Réseau Voltaire, 9 novembre 2012.

[5] « Comment manipule-t-on des jihadistes ? Qui le fait ? », par Thierry Meyssan, Haïti Liberté (Haïti), Réseau Voltaire, 24 novembre 2014.

[6] « L’ÉI fournit 50% de l’héroïne consommée en Europe (FSKN) », Ria-Novosti, 26 novembre 2014.

http://www.voltairenet.org/article186098.html

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RUSSIE (Crime organisé): de hauts responsables russes recherchés par la justice espagnole

espagne05 Mai 2016

La justice espagnole recherche plusieurs hauts responsables russes dont un député du parti au pouvoir Russie unie dans le cadre d’une enquête sur les activités en Espagne de la mafia russe AFP

Plusieurs hauts responsables russes sont dans le collimateur de la justice espagnole qui enquête sur les activités de la mafia russe en Espagne. Parmi les personnes recherchées se trouve notamment un député du parti au pouvoir Russie Unie, Vladislav Reznik ainsi que sa femme Diana Gindin.

 Le juge chargé de cette enquête a émis le 22 janvier douze mandats d’arrêt en tout qui visent  aussi Nicolai Aulov, directeur adjoint de l’agence fédérale antidrogue et Igor Sobolevsky, ancien directeur adjoint du Comité d’enquête russe.

Dans un arrêt d’une cinquantaine de pages, le juge détaille leurs liens présumés avec Gennadios Petrov, qui aurait blanchi en Espagne des dizaines de millions d’euros de bénéfices tirés d’activités criminelles d’une organisation de la mafia russe, la Tambovskaya, se consacrant au trafic de drogue, d’armes, aux vols et aux enlèvements notamment. Petrov, désormais en fuite, s’était installé en Espagne à la fin des années 1990, et maintenait «des liens étroits avec le pouvoir économique, politique, judiciaire et policier en Russie, de même qu’avec des membres du milieu du crime organisé international afin de mener à bien des projets communs», lit-on dans l’arrêt.
Ainsi, a-t-il créé avec sa femme et son fils, depuis sa luxueuse villa en bord de plage de la station balnéaire de Calvi à Mallorca (Baléares, est) un réseau de sociétés investissant ces gains, notamment dans le secteur immobilier.

Le député Reznik intimement lié à la mafia ILLUSTRATION. La justice espagnole recherche plusieurs hauts responsables russes dont un député du parti au pouvoir Russie unie dans le cadre d'une enquête sur les activités en Espagne de la mafia russe

Vladislav Reznik, assure encore le juge, faisait partie de cette association de malfaiteurs et «contrôlait les activités criminelles», de groupes agissant en Russie «depuis ses résidences en Espagne». Dans ce pays il a acquis des immeubles, véhicules, embarcations. Il avait «un lien étroit tant au niveau personnel que pour affaires avec Gennadios Petrov», comme Nicolai Aulov. Petrov et l’un de ses associés auraient «utilisé le général Aulov pour faire des démarches au plus haut niveau des sphères administratives en Russie».

Sur les quinze personnes visées par cette enquête, six ont déjà été renvoyées devant un tribunal par le juge d’instruction, dont les époux Petrov et Reznik.
En 2008, la vaste opération qui avait conduit au démantèlement de l’organisation, avait permis aux policiers de saisir de nombreuses voitures de luxe et un tableau du peintre Salvador Dali.

http://www.leparisien.fr/international/crime-organise-de-hauts-responsables-russes-recherches-par-la-justice-espagnole-05-05-2016-5770287.php

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MOLDAVIE: beaucoup de Moldaves vont devenir très riche au cours des prochaines années grâce à la Cocaïne

TransnistrianRegionMapEn Moldavie, qui héberge rappelons-le en son sein l’incroyable Transnitrie, un trafic intense existe en effet, comme l’explique Wensley Clarkson dans  « Cocaine Confidential: True Stories Behind the World’s Most Notorious Narcotic » qui revient sur ces fameux avions Moldaves  « Le trafic de cocaïne en Moldavie, comme dans toutes les anciennes républiques soviétiques, a augmenté de façon spectaculaire depuis la disparition de l’Union soviétique. Les crimes économiques et liés à la drogue, résultats les plus visibles et prévisibles de la situation économique qui se détériore dans les pays nouvellement indépendants, ont submergé les ressources humaines et financières qui leur sont consacrées. Le rôle de la Moldavie en tant que point de transbordementconfidential pour les drogues illicites est au cœur de toutes les connexions de ce pays à la cocaïne.  Sammy affirme même qu’un certain nombre de pilotes locaux – à l’origine formés dans l’armée – ont récemment été embauchés par les barons de la coke colombienne pour déplacer un avion de ligne nouvellement acquis de la Moldavie vers la Roumanie, et ensuite vers la Guinée-Bissau, en Afrique de l’Ouest. ‘Tu vois ? Tout le monde est payé quand ils ont besoin de se déplacer de la cocaïne », dit Sammy. Ceci est seulement le début, mon ami. La Cocaïne va faire beaucoup de Moldaves très riches au cours des prochaines années. » La Moldavie, et le trafic d’armes de son enclave de la Transnitrie, cocaïne et armes étant étroitement liées. Un pays fort peu fiable, questions transactions économiques, donc, où tout se règle… en espèces !

air moldova airbusLa Moldavie, sujette à d’autres secousses avec l’implication d’hommes politiques véreux dans le circuit. L’histoire du trafic moldave est elle aussi une histoire à tiroirs, nous dit Moldova 24. C’est d’abord celle de la compagnie Air Moldova, justement, privatisée et vendue en 2000 à la société allemande Unistar Vencer, ou plus exactement Unistar Vencer s’était octroyé 49% des parts de l’entreprise. En fait c’était un beau tour de passe-passe.  Car le directeur de l’Administration de l’aviation moldave , Victor Topa, avait alors expliqué  fort sérieusement aux députés moldaves que la reprise d’Air Moldova par Unistar Vencer avait été accomplie par une augmentation des actifs de la société. Ce qui signifiait qu’Unistar avait ajouté des fonds dans les actifs d’Air Moldova et donc en était devenu propriétaire. Or  Unistar Vencer avait en fait comme propriétaire Victor Topa lui-même !!! Le terrain ayant été préparé depuis 1999 par le responsable en charge de laprivatisation des actifs des entreprises publiques, Vlad Filat, du  Parti libéral-démocrate de Moldavie (PLDM), alors futur premier ministre, un  fidèle ami de Victor Topa. Les avions d’Air Moldova ont ensuite été impliqués en Afrique dans des transports d’arme ou de drogue, payés en or ou en diamants, les pays où ils atterrissaient n’ayant pas de monnaie forte. Le nom d’un baron de la drogue était apparu auprès de celui de Victor Topa, lors de l’opération Cellmate, déclenchée par la DEA et l’UE. yak-42-air-moldova1C’était une entreprise familiale : c’est Viorel Topa, alors à la tête de la Caisse d’épargne moldave (BEM), a avait fourni des prêts à Air Moldova : un million de dollars avaient ainsi été transférés chez Victor, en utilisant les comptes d’Air Moldova. Un transfert effectué par une obscure société offshore nommée Sparks Corporation. Rattrapé par la justice, Topa, devenu aussi ministre des transports en 2001 se voyait poursuivi par le procureur Andrei Nastase. Mais l’affaire s’était réglée comme par miracle quand la famille de Anastase part s’installer à Francfort, dans une maison… offerte par Victor Topa. Entretemps ce dernier s’était emparé de la banque Victoria, après voir extorqué (par la menace) à sa propriétaire Galina Proidisvet les droits de 15% que sa famille possédait encore, d’une valeur de  9.000.000 de dollars. « En 2011, le magazine allemand Der Spiegel avait scandalisé l’opinion publique avec une histoire qui prétendait que l’avion du gouvernement de Theodor Heuss, utilisé par la chancelière allemande Angela Merkel, avaitété vendu avec l’aide de certains investisseurs Est-européens à l’Iran (un Airbus A-310 devenu EP-MMX pour Mahan Air). Le problème était que l’avion était devenu une partie de la flotte iranienne, en violation de l’embargo européen imposé à l’Iran. Ce qui est illégal et scandaleux. Plus intéressant encore, l’avion avait été vendu par une société enregistrée à Gibraltar, sous le nom d’Aero Flight Limited, dont le titulaire principal est Avalon Services Limited, enregistrée aux Bahamas. Le propriétaire d’Aero Flight inscrite à Gibraltar est nul autre que Victor Topa. Il est intéressant de voir comment la mvlad filat goodême société, Aero Flight Limited, était également le propriétaire de Victoria Aircraft Lease, dans laquelle Vitor Topa et Vladimir Orsovschi étaient autrefois gestionnaires. Cette entreprise fut plus tard rebaptisée German Medical Diagnostic GmbH, dont le propriétaire était le German Diagnose Centrer. Et maintenant, retour au régime de privatisation d’Air Moldova. Étrangement similaire à elle est la manière dont la République de Moldova a perdu ses actions à la Banque d’épargne en 2013. Ça avait été fait de la même manière, par une augmentation de capital. Nos héros ont utilisé une méthode qui a été prouvée comme fructueuse grâce aux actions de Topa et Filat depuis 2000. Comme nous l’avons dit, rien n’est accidentel lorsque beaucoup d’argent est en jeu. Tant le hold-up d’Air Moldova que la fraude de BEM ont eu lieu dans des conditions politiques instables. Dans les deux cas, Filat (ici à gauche) tenait les postes-clés qui lui ont permis de camoufler ces méfaits ».  En Octobre 2011, Victor Topa a été condamné à 10 ans de prison pour extorsion suivie par l’acquisition de biens, en grandes proportions (telles les actions de VictoriaBank), l’APB, puis a été recherché par l’intermédiaire d’Interpol. En septembre 2015 le ministère de la Justice de la République de Moldova a adressé aux autorités allemandes demandent l’extradition de Victor et Viorel Topa. Vlad Filat a été arrêté en octobre dernier seulement pour la disparition de… 1 milliard de dollars de trois banques moldaves, pas moins (la Banque des Economies, Unibank et la Banque sociale). Dont 250 millions versés en pots de vin sur le compte de « Fortuna United », le nom de deux coquilles vides appartenant à Filat aux Seychelles ! Pour beaucoup, dans ce pays parmi les plus pauvres d’Europe, c’est « la fraude du siècle » ! Pour d’autres, c’est le « hold-up de tout un pays« , dont on a fait fort peu de cas hélas, en France, ou… au Canada !!!

EXTRAIT de: http://www.centpapiers.com/grand-guignol-a-punta-cana-7/

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DROGUE: le Maroc menace la sécurité de l’UE

Par
Une industrie florissanteUne industrie florissante

«Il ne fait aucun doute que les marchés des drogues illicites sont l’une des principales menaces pour la sûreté de l’UE», souligne le rapport 2016 sur les marchés des drogues dans l’Union qui note que le royaume est le principal pourvoyeur du Vieux Continent en résine de cannabis.

Retour de boomerang. Les pays européens comme la France soutiennent que le Maroc joue un rôle stabilisateur au Maghreb. Le royaume le leur rend bien. Pour les remercier de cette attention il les inonde de cannabis à tel point où des voix s’élèvent pour crier haut et fort que leur sécurité court un grand danger.
«Il ne fait aucun doute que les marchés des drogues illicites sont l’une des principales menaces pour la sûreté de l’UE», souligne le rapport 2016 sur les marchés des drogues dans l’Union qui note que le royaume est le principal pourvoyeur du Vieux Continent en résine de cannabis.
Ce document qui est une publication conjointe de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (Emcdda) et de l’Office européen de police (Europol) met en outre en exergue la connexion entre le trafic de drogue et le terrorisme. «Il existe des éléments probants» de certains liens entre des Groupes criminels organisés impliqués dans le trafic de drogue et des organisations terroristes soulignent ces deux organismes.

LIRE PLUS:

http://www.lexpressiondz.com/internationale/241950-le-maroc-menace-la-securite-de-l-ue.html

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COLOMBIA: cocaína por toneladas

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Estamos nadando en coca

 

Solo en una de las tantas regiones donde se cultiva, comercializa y trafica la coca en el país, solo en una caleta y en un solo operativo, la Policía y su Dirección Antinarcóticos decomisaron 9 mil 355 kilos del alcaloide, listo para ser sacado a través del Golfo de Urabá. El cargamento más grande descubierto en los últimos diez años y la prueba incontrovertible de que el narcotráfico sigue vivo y activo a lo largo y ancho del territorio nacional.

¿Qué pensar de otras zonas como Catatumbo, Putumayo e incluso Vichada y Guaviare, también marginales, fronterizas, vulnerables y con presencia de grupos armados ilegales y traficantes, en donde la escala de producción y almacenamiento de drogas ilícitas puede ser igual o mayor?

Se trata de escenarios limítrofes con países donde la corrupción está al orden del día: Venezuela y Brasil, por ejemplo, o donde los controles militares y policiales son bastante limitados: Ecuador y Panamá. A ello se suma la enorme penetración del narcotráfico, por supuesto, en la vida de las regiones colombianas.

Estas cantidades gigantescas de droga, además de hablar del crecimiento de los cultivos ilícitos en el país los dos últimos años (de 60 mil a 159 mil hectáreas, según informes cruzados de agencias de monitoreo), permiten dimensionar el complejo circuito económico que hay detrás:

Movilización de precursores (permanganato, ácidos clorhídrico y sulfúrico y anhídrido acético), destrucción de cientos de hectáreas de bosque nativo donde funciona la cadena siembra-recolección-elaboración de pasta, mano de obra (campesinos, “químicos”, “caleteros”), transportadores (flotillas de avionetas, lanchas rápidas y semisumergibles), funcionarios civiles y policiales involucrados y equipos de asesores contables y financieros dedicados a camuflar y mover capitales millonarios que deben ser “lavados” y filtrados a la economía legal.

Se trata de un universo criminal complejo que más que describir en detalle, hay que decir que se encuentra en plena operación, al parecer robustecido y dinámico, si se juzga el valor del cargamento incautado en Urabá, por ejemplo: unos 250 millones de dólares, puesto en los mercados internacionales.

Las preguntas son obligadas: ¿cómo logran operar estas redes capaces aún de enviar cada semana toneladas de cocaína al exterior? ¿Dónde están y quiénes son sus enlaces políticos, empresariales y financieros? Colombia continúa contaminada y penetrada por el narcotráfico.

Si las guerrillas y las bandas criminales, sin discusión, están asociadas a este emporio narcotraficante (ya por el cobro de impuestos, ya por el control de rutas, ya por el envío mismo de droga), hablamos de la presencia actual y renovada de amenazas al Estado, su institucionalidad y su ciudadanía. Peor, incluso, hay que aceptar que valores sociales y culturales de ese submundo mafioso perviven y tienen efectos desastrosos.

El decomiso de más de nueve toneladas de cocaína, al parecer a alias “Gavilán”, segundo al mando del “clan Úsuga David”, no puede verse solo como un golpe policial importante, significativo, sino que debe mirarse, por el revés, para entender la fuerza que retoma el narcotráfico a las puertas del cierre de una negociación con las Farc.

Es imposible taparse los ojos ante la evidencia de que, como se ha dicho, y aunque haya que citarse de nuevo con incomodidad, “estamos nadando en coca”.

http://www.elcolombiano.com/opinion/editoriales/cocaina-por-toneladas-FX4167531

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FRANCE (Michel Neyret): la chute de l’ex-commissaire vue par trois anciens patrons de la police

neyretMichel Neyret devant le tribunal correctionnel de Paris, le 2 mai 2016. (ELISABETH DE POURQUERY / FRANCETV INFO)

Comment Michel Neyret, grand flic talentueux, admiré de tous, a-t-il pu franchir la « ligne jaune » au point de se retrouver jugé dans une affaire de corruption ? La question est centrale dans le procès de l’ex-numéro 2 de la police judiciaire lyonnaise, qui comparaît devant le tribunal correctionnel de Paris.Pour y répondre, Michel Neyret a été confronté, au début du procès, à un exercice délicat : commenter sa propre chute. Mercredi 18 mai, ce sont les témoins cités par le prévenu qui s’en sont chargés.
« J’ai été agréablement surpris par ses compétences alors qu’il sortait d’école »

Cheveux blancs clairsemés sur le crâne, vêtu d’un costume de velours noir, Michel Richardot, 74 ans, est le premier à parler. Il a rencontré le jeune et fringant Michel Neyret au Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Versailles dans les années 1970. « J’ai été agréablement surpris par ses compétences alors qu’il sortait d’école », se souvient-il.

En 1982, Michel Richardot devient directeur régional de la PJ lyonnaise, fonction qu’il exerce jusqu’en 1990. C’est lui qui fait venir Michel Neyret à Lyon, en 1983. Aujourd’hui encore, il est élogieux envers lui.

J’ai été impressionné par ses qualités. Je dois admettre que c’est de très loin le meilleur commissaire de police que j’aie connu de toute ma carrière.

Michel Richardot

devant le tribunal correctionnel de Paris

Grâce à lui, Michel Neyret est nommé dès 1984 à la tête de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Lyon. « Il était chargé d’un travail de recherche et intervention dans la criminalité », décrit Michel Richardot. Car dans la capitale des Gaules, la BRI a une spécificité : « l’enquête d’initiative ». « La brigade antigang mène des enquêtes en partant d’auteurs potentiels, en guettant le flagrant délit, pour tomber sur les malfaiteurs au moment propice, choisi dans la mesure du possible par les policiers », explique Richard Schittly, journaliste et auteur de Commissaire Neyret, chute d’une star de l’antigang.

« Ses résultats étaient exceptionnels »

Michel Neyret se révèle brillant. « Il avait le profil pour être très bon, je ne pensais pas qu’il serait aussi bon », commente Michel Richardot. A tel point qu’il reste à la tête de la BRI jusqu’en 2004, une durée anormalement longue. « Il devait partir en même temps que moi. Il est resté parce que ses résultats étaient exceptionnels. » Le constat de Michel Richardot est amer : « Il aurait fallu qu’il parte. Il faut savoir abandonner. »

Le président du tribunal, soucieux de comprendre, cherche des réponses dans cet aspect de la carrière de Michel Neyret.

« Pourquoi est-il resté ?

– Il n’avait pas envie de partir pour deux raisons. D’abord il était admiré, il avait des succès. Et il n’avait pas envie de partir parce qu’on ne lui a rien proposé. »

L’ex-chef de l’antigang lyonnais a pâti d’une absence de réseau personnel au sein de son univers professionnel, à en croire son ancien responsable. « Neyret, dans la police nationale, il est le fils de personne, il n’appartenait à aucun syndicat, à rien du tout », dit à plusieurs reprises Michel Richardot, qui déroule son raisonnement à la barre.

Comme il n’appartient à rien, personne ne l’a soutenu. Je dirais même que c’est le contraire. Tout le monde l’a enterré. Alors que lorsque vous parliez de Neyret, tout le monde l’admirait.

Michel Richardot

devant le tribunal correctionnel de Paris

De fait, Michel Neyret est devenu commissaire divisionnaire après vingt-sept ans de carrière, alors qu’en moyenne un policier y accède en quinze ans. Michel Richardot donne le sentiment d’un grand gâchis : « Il fallait le récompenser pour ses succès et éviter qu’il prenne des risques comme il a pris, ce qui l’a conduit à être ici aujourd’hui. » Pendant ce temps, Michel Neyret écoute, les yeux fermés, une main sur le visage, ou parfois la tête baissée, le regard rivé sur la moquette délavée de la salle.

« Rester vingt et un ans et deux mois à la BRI, c’est anormal »

« Qu’on l’ait gardé dix-neuf ans [à la tête de la BRI] est une faute, qu’on l’ait fait revenir, c’est pire encore », estime Michel Richardot. Pour comprendre cette critique en creux de la direction nationale de la police judiciaire, il faut se souvenir du parcours de Michel Neyret : après la BRI, il est muté deux ans à Nice en 2004. Puis il revient à Lyon en 2007 en qualité de directeur adjoint de la police judiciaire régionale.

« Rester vingt et un ans et deux mois à la BRI, corrige Pierre Richard, qui a le souci du détail, c’est anormal. » Ce témoin de 85 ans à la chevelure blanche brillante est l’un des tout premiers supérieurs de Michel Neyret. « Et on le renomme là où il était avant. C’est une ineptie ! » Pierre Richard, sous-directeur central de la PJ à la retraite, parle même d’une « faute professionnelle », « pire qu’une erreur ».

La direction centrale ne peut s’exonérer d’une grande responsabilité dans l’affaire qui nous occupe aujourd’hui.

Pierre Richard

devant le tribunal correctionnel de Paris

Peu après, interrogé par l’un des avocats de Michel Neyret, il précise : « Je ne dis pas que c’était fait volontairement, mais le résultat, c’est celui-là. » Gérard Girel, directeur du SRPJ de Lyon entre 1990 et 1995, apporte un autre éclairage à la dérive dans laquelle Michel Neyret s’est laissé entraîner, grâce à une question du président du tribunal. Une plongée dans un autre univers, qui l’a séduit.

« Si vous êtes directeur de la PJ et si votre adjoint va aider au tournage du film [Les Lyonnais, d’Olivier Marchal], vous en pensez quoi ?

– J’en pense que c’est pas bien. Il peut faire ça à la retraite, à la limite. Car ça confine à un mélange des genres. Ce sont des personnes d’un autre monde. Cela permet éventuellement des dérapages absolus. »

« Il fallait le faire partir pour qu’il puisse éviter de dériver »

Jusqu’où est allée cette dérive, et jusqu’à quel point l’ex-commissaire en est-il responsable ? Michel Richardot offre un début de réponse : « Le Neyret que j’ai connu et le Neyret que j’ai lu dans la presse, ce n’est pas le même. Il fallait le faire partir pour qu’il puisse éviter de dériver. La faute principale vient de Neyret, mais ceux qui l’ont dirigé auraient pu faire l’effort de le faire partir. »

Ce sera toutefois à la justice de trancher, et c’est un magistrat qui le rappelle. Christian Cadiot, dernier témoin de la journée cité par Michel Neyret, est venu pour « porter la mémoire de l’homme brillant et inestimable qu’[il a] connu ». Les deux hommes se sont rencontrés à Lyon, ville dans laquelle le premier était magistrat entre 1992 et 2002, « période lumineuse » de Michel Neyret, selon lui.

Pour Michel Neyret, il vous faudra faire la part du temps, le temps de l’engagement et celui de la dérive.

Christian Cadiot

devant le tribunal correctionnel de Paris

En prononçant cette phrase, Christian Cadiot, 64 ans, aujourd’hui conseiller à la Cour de cassation et qui se présente à l’audience comme un « vieux juge », s’adresse au président du tribunal les yeux dans les yeux. Michel Neyret encourt dix ans de prison.

http://mobile.francetvinfo.fr/societe/affaire/affaire-neyret/neyret-il-est-le-fils-de-personne-la-chute-de-l-ex-commissaire-vue-par-trois-anciens-patrons-de-la-police_1456123.html#xtref=acc_dir

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MALI: importante saisie de cannabis

Ghana-Burkina-MaliL’Office central des stupéfiants a mis la main sur 2,7 tonnes de cannabis dans un camion en provenance du Ghana, près de Bamako.

Près de trois tonnes de cannabis, pour une valeur marchande estimée à environ 100 millions de francs CFA (plus de 152 000 euros). C’est la plus importante saisie de drogue des vingt dernières années dans la capitale malienne et sa périphérie.

© Crédit : Office central des stupéfiants du Mali

La drogue était dissimulée sous forme de balles de friperie et cachée dans un camion de transport, plus précisément dans un compartiment situé entre la locomotive et la remorque. Les trafiquants s’apprêtaient à décharger le contenu du camion à l’entrée de Bamako lorsqu’une unité de l’Office central des stupéfiants a débarqué. Armes au poing, le capitaine Moussa Touré et ses hommes ont immédiatement mis la main sur la marchandise. Au moins deux personnes ont été arrêtées.

Un réseau Ghana-Burkina-Mali démantelé

Les enquêtes ont commencé. On sait déjà que le camion venait du Ghana. Il a transité par le Burkina Faso avant d’entrer au Mali par le sud, plus précisément par la ville de Sikasso. « Nous venons de démanteler un réseau de trafiquants de drogue entre ces trois pays », a expliqué un enquêteur. A Accra, capitale du Ghana, des arrestations ont également eu lieu explique la même source.

→ A (RE)ECOUTER : Sahel-Sahara: une zone de trafics

Ce jeudi doivent avoir lieu de nouvelles auditions des suspects arrêtés au Mali. Et l’Office central des stupéfiants, qui travaille sans grands moyens, pourrait rapidement envoyer une mission au Ghana.

http://www.rfi.fr/afrique/20160519-saisie-record-cannabis-mali-drogue-office-central-stupefiants-ghana

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NARCO TRANS AFRIQUE: Daech assure le transport du haschich marocain vers l’Europe dixit Franco Roberti

franco-roberti « En Afrique du Nord, Daech assure le transport du haschich marocain vers l’Europe »

Daech et la mafia italienne ont travaillé ensemble dans le trafic du cannabis de l’Afrique du Nord vers l’Europe, a déclaré le chef des services anti-terroristes de l’Italie, Franco Roberti.
Dans une interview accordé au journal britannique The Independent, Roberti a affirmé que les services italiens de lutte contre la mafia ont trouvé des éléments qui prouvent que le crime organisé italien et des « terroristes présumés » ont travaillé ensemble dans le trafic de haschich.
lire plus:

http://diasporasaharaui.blogspot.fr/2016/04/franco-roberti-en-afrique-du-nord-daech.html?m=1

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FRANCE (Camion iranien): à Flixecourt(80), suite à la saisie de 260 kg d’héroïne, le patron d’  »Immo Ouest » est bouleversé !

 

Après la saisie record d’héroïne jeudi dernier dans un camion arrivé d’Iran, le patron d’Immo Ouest, à Flixecourt, réagit. La marchandise avait passé tous les contrôles douaniers.

C’est un coup de projecteur dont se seraient bien passés les employés de la société de transport et de logistique Immo Ouest, basée sur la zone d’activités de Flixecourt, dans la Somme. Le jeudi 12 mai au soir, le site était complètement bouclé par les gendarmes après la découverte de 260 kg d’héroïne cachés dans le faux plancher d’un camion immatriculé en Iran. Le chauffeur, un Iranien de 38 ans qui a acheminé la cargaison jusqu’à l’entrepôt de Flixecourt, a depuis été incarcéré et mis en examen pour importation illicite de produits stupéfiants en bande organisée.

« L’employé n’avait jamais vu de drogue de sa vie »

Si le travail a repris normalement dès le vendredi, l’affaire a laissé des traces parmi les employés de la société, qui n’a pourtant rien à voir avec ce trafic de stupéfiants. « Le téléphone n’arrête plus de sonner, je suis aujourd’hui assailli de coups de fil de mes banquiers et de mes fournisseurs qui se demandent ce qu’il se passe », témoigne Jean-Charles Sarr, le directeur général d’Immo Ouest, qui s’inquiète aujourd’hui

LIRE plus:

http://m.courrier-picard.fr/region/flixecourt-80-saisie-de-260-kg-d-heroine-le-patron-ia0b0n779639

LIRE aussi: DROGUE (Douane française): lettre ouverte à Monsieur Christian Eckert, ministre du Budget

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FRANCE: Sken’ City, village de la drogue à gare du Nord

gare_du_nord_4_bis18 mai 2016 | Par La rédaction de Mediapart

Ils s’appellent Momo, Adrien, Charlie ou Jenny. Accros au crack ou au skénan, ils tiennent le pavé de Sken’ City, un quartier en plein Paris où tout tourne autour de la drogue. StreetPress a passé plusieurs semaines en leur compagnie. Suivez le guide.

lire plus:

https://www.mediapart.fr/journal/france/180516/sken-city-village-de-la-drogue-gare-du-nord

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DOUANE FRANÇAISE (BSI Besançon): un quintal de cannabis au péage de Villars-sous-Écot

douanesAu péage de Villars-sous-Écot, les douaniers ont intercepté un Estonien qui remontait d’Espagne avec 107 kg de résine de cannabis.

Plus:http://www.estrepublicain.fr/edition-belfort-hericourt-montbeliard/2016/05/17/un-quintal-de-cannabis-intercepte-par-la-douane

http://pleinair.net/actualites/item/62395-faits-divers-107-kilos-de-cannabis-saisis-sur-l-a36

 

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FRANCE (Air Cocaïne): le fantôme de la coke arrêté

Par Guillaume Lamy
Publié le 17/05/2016
Alors qu’il était activement recherché dans le cadre de l’affaire “Air Cocaïne”, le Stéphanois Ali Bouchareb a été interpellé la semaine dernière près de Barcelone. C’est lui qui serait le cerveau du réseau d’importation entre la République dominicaine et la France.

Air Cocaïne (Ali Bouchareb) (jeudi 17 mai 2018)

©B-Gnet
En 2014, alors qu’il est pris en flag’ de déchargement d’une demi-tonne de cocaïne à Tarragone (Espagne), que deux mandats d’arrêt internationaux pèsent sur lui dans des dossiers de braquage et de stupéfiants et que des faux papiers sont retrouvés chez lui, dont l’un au nom de Rayan Hanouna, le cerveau présumé d’ « Air Cocaïne » , le Stéphanois Ali Bouchareb est relâché deux mois plus tard…
Article paru dans Lyon Capitale (le mensuel) de janvier 2016

Son ombre plane sur le Centre, un quartier plutôt tranquille de Firminy, à douze kilomètres au sud-ouest de Saint-Étienne. Teint mat, coupe en brosse ou cheveux gominés, selon l’effet recherché, la quarantaine, un petit mètre quatre-vingts. Voilà le peu d’informations qui a filtré jusqu’à maintenant. Quant à son nom, il hante toute la ville. Et bien au-delà.

La dernière fois qu’Ali Bouchareb a fait parler de lui, c’était à 750 kilomètres de cette cité-dortoir de Saint-Étienne, sur la Costa Dorada. À Tarragone précisément, à une grosse heure de route de Barcelone. Le 16 octobre 2014, Ali Bouchareb est à mille lieues d’imaginer que des enquêteurs français de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) et espagnols de la police judiciaire de Carthagène sont en planque dans la zone portuaire, à côté d’un entrepôt où deux conteneurs de poisson surgelé sont sur le point d’être déchargés. À l’intérieur des caisses de poisson, 420 kilos de cocaïne, répartis dans douze sacs de sport. Huit personnes sont arrêtées en flagrant délit, cinq Français et trois Espagnols. Parmi eux, un Lyonnais, membre présumé de la Dream Team (équipe de braqueurs baptisée ainsi par la police espagnole, en référence
aux basketteurs américains vainqueurs des JO de Barcelone en 1992), et deux frères de Firminy : Ali et Messaoud Bouchareb, duo jusqu’alors quasi inconnu. Qui ne croisait en tout cas pas dans les eaux transcontinentales du grand banditisme.

Montée en gamme

Au journal télévisé ce soir-là, aucun écho de la grosse prise de drogue et du démantèlement de ce réseau d’importation de cocaïne colombienne. David Pujadas lance un sujet sur l’exil des Français à l’étranger…, de quoi esquisser un sourire. Car Ali Bouchareb est introuvable depuis l’été 2008, après avoir été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Jusqu’à ce qu’il réapparaisse dans une énorme affaire de cocaïne en Espagne, qu’il soit libéré de nouveau et ne s’évapore encore dans la nature.

Petit retour en arrière, en 2007. La PJde Lyon est alors dirigée par le super-flic Michel Neyret (aujourd’hui renvoyé en correctionnelle dans une affaire de corruption qui a ébranlé la police lyonnaise en 2011*). C’est sous son commandement que les plus belles affaires de la police judiciaire sont exposées et que les plus grosses prises de stupéfiants nationales sont faites.

Le 7 février, près d’un centre commercial de Saint-Étienne, une quinzaine de personnes sont interpellées, dans des conditions mouvementées, au beau milieu d’une transaction de haschisch. Sur place, dans une voiture, les policiers mettent la main sur 600 000 euros en petites coupures – ce qui correspondrait à environ 600 kilos de cannabis. Le véhicule appartient à… Ali Bouchareb. 400 000 autres euros seront découverts dans une glacière enterrée dans le jardin d’un complice.

“Cette somme donne la mesure de l’économie souterraine générée par ces trafics, explique alors Michel Neyret**. Car il s’agissait d’hommes entre 30 et 40 ans, connus de la police pour des affaires de trafic de drogue, d’agressions et de “home-jacking”, mais dont la dimension dans le banditisme ne “justifie” pas de telles sommes.” En gros, les enquêteurs, qui considéraient jusque-là Ali Bouchareb comme un petit voyou, ont dû revoir leur copie. Le réseau alimentait l’ensemble du bassin clermontois.

Tête du réseau “Air Cocaïne” ?

Ali Bouchareb ne restera pas longtemps en prison. Après dix-huit mois de préventive, il est relâché à l’été 2008 par le juge des libertés et de la détention (JLD) de Lyon – à l’instar de deux autres présumés trafiquants de cocaïne et d’héroïne, Abdelkader Bessame et Kamel Mebarki. Bien que la décision ait été entérinée par la chambre d’instruction de la cour d’appel de Lyon, le syndicat de policiers Synergie s’insurge publiquement dans un communiqué. Les enquêteurs craignent que Bouchareb ne prenne la poudre d’escampette. L’Appelou met effectivement aussitôt les voiles afin qu’on ne puisse pas le retrouver. Il se terre probablement en Espagne ou en Italie. Jusqu’à ce 16 octobre 2014, près de Barcelone…

Lors de la perquisition de son appartement en Espagne, la police tombe sur de faux papiers, dont l’un au nom de Rayan Hanouna. Or, c’est ce fameux Rayan qui serait la tête du réseau d’importation de drogue du dossier Air Cocaïne en France, selon les mis en cause dans cette affaire, actuellement en cours d’instruction à Marseille.

“Non seulement le mec se fait prendre en flag’ avec une demi-tonne de cocaïne, mais en plus la police espagnole s’aperçoit que deux mandats d’arrêt internationaux pèsent sur sa tête pour des affaires de braquage et de stupéfiants, explique à Lyon Capitale Jérôme Pierrat, coauteur d’une enquête sur Air Cocaïne***. Il fait deux mois de prison et il est libéré. En France, ça a tellement surpris, c’était tellement anormal, que le ministère de la Justice a même déposé une plainte.” Avant de se demander si Bouchareb “n’[aurait] pas payé les policiers espagnols”.

Des “plans sur la comète

Philippe Screve, l’avocat d’Ali Bouchareb, en doute fortement. Joint par téléphone entre plusieurs audiences aux quatre coins de la France, il rétorque que “la justice espagnole n’a pas l’habitude d’être laxiste, elle est encore moins réputée pour être aveugle”. “Il est donc hasardeux de tirer des plans sur la comète”, estime Me Screve. Connu pour être un redoutable procédurier (il a notamment fait libérer le présumé trafiquant stéphanois en 2008), celui qui est amicalement surnommé “l’avocat de la pègre lyonnaise” dans les prétoires de la région soutient mordicus que son client n’a pas le profil du gros trafiquant international qu’on veut bien lui faire endosser. Selon lui, Ali Bouchareb “n’était pas installé dans une délinquance d’habitude et n’avait pas un casier judiciaire long comme un jour sans pain. Il n’avait pas un profil qui le poussait à “travailler” dans les stups”.

À propos du deal de 600 000 euros à Saint-Étienne, l’avocat “n’[a] pas le souvenir d’une affaire dans laquelle il avait eu un rôle majeur, et qui aurait pu laisser penser qu’il pourrait, un jour, jouer les grands rôles”. “Je suis très étonné par ce qui se dit, étant donné qu’il est présumé innocent”, conclut Me Screve. Innocent, c’est aussi le mot qui ressort de la bouche de la famille Bouchareb.

Ambulancier aux mauvaises fréquentations

Ali Bouchareb est né en octobre 1971, dans une tour HLM du quartier du Centre, à Firminy, au bord de la nationale 88, à côté de petits ensembles et de pavillons de banlieue. Il suit sa scolarité à l’école du Stade, adjacente au site Le Corbusier, puis au collège Les Bruneaux. Il est élevé par ses parents avec ses deux sœurs et ses cinq frères. Son père travaille pour les Aciéries et forges de Firminy (qui deviendront plus tard Creusot-Loire, disparu en 1984). Pendant les vacances, la famille Bouchareb loue une maison pour s’échapper du quartier.

“On a eu une enfance parfaite. On a été très bien élevés”, estime l’une de ses sœurs, qui a accepté de témoigner. Ali passe même, avec succès, son diplôme d’ambulancier.

Il n’empêche. En juillet 2001, Messaoud Bouchareb n’a que 21 ans quand il fait parler de lui. Avec trois connaissances, il est soupçonné d’avoir brûlé une dizaine de voitures et d’en avoir volé une autre. Condamné à trois ans de prison, il prend la fuite, avant de se rendre à la police. En parallèle, il écope d’un an de prison pour avoir frappé le frère de l’un de ses complices. Quelques mois auparavant, l’ADN d’Ali, de neuf ans son aîné, traîne dans une sale affaire. Lors de la perquisition d’un appartement au Chambon-Feugerolles, les enquêteurs mettent la main sur un sac contenant un pistolet, des cagoules et des postiches. Ali Bouchareb écopera de dix-huit mois de prison ferme pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime. De source bien informée, leur nom circule aussi dans des dossiers de braquage de fourgons blindés.

Into the wild

Les frères Bouchareb ne referont plus parler d’eux. “On n’est plus en relation avec Ali, explique l’une de ses sœurs. Il a décidé de couper les ponts il y a plusieurs années. Il voulait passer à autre chose, on respecte son choix. Quand on dit de lui qu’il était voyou depuis son plus jeune âge, c’est faux. Il ne traînait pas dans le quartier. Ce n’était pas un délinquant. Il a peut-être rencontré des gens…, des mauvaises fréquentations.”

Une enquête pour importation de stupéfiants en bande organisée et association de malfaiteurs, dirigée par la juge d’instruction Christine Saunier-Ruellan, est en cours à Marseille. La fameuse affaire “Air Cocaïne”. L’ombre d’Ali Bouchareb plane sur ce volumineux dossier de 35 000 pages.

* Michel Neyret comparaît, en ce moment à Paris, pour violation du secret professionnel, corruption et trafic d’influence passif par personne dépositaire de l’autorité publique, détournement de scellés de stupéfiants, détention, offre ou cession de ces produits et association de malfaiteurs en vue de commettre une partie de ces délits.
** “Cannabis : des RMistes à la tête du réseau démantelé en Rhône-Alpes-Auvergne”, AFP, 8 mars 2007.
*** Jérôme Pierrat & Marc Leplongeon, L’Affaire Air Cocaïne – Mafia et jets privés, Seuil, octobre 2015.

http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Actualites/Drogues/Air-Cocaine-le-fantome-de-la-coke-arrete

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FRANCE (le crime organisé): puissance et impunité…par Fabrice Rizzoli et Thierry Colombié

Le crime organisé en France : puissance et impunité

fabrice-rizzoli-c-dans-l-air-france5-0Par Fabrice Rizzoli,

docteur en sciences politiques, président de Crim’HALT comme Alternative          

                     et

Thierry Colombié,

docteur en science économique à l’EHESS et spécialiste du crime organisé.

thierry_colombie

Le « crime organisé en France » n’est pas un sujet d’étude : il n’existe pas de centre indépendant de recherche scientifique, ni de chaire universitaire. Il faut donc se baser sur la définition de la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée (dite Convention de Palerme, adoptée en 2000) qui définit le « groupe criminel » comme « un groupe structuré de trois personnes ou plus existant depuis un certain temps et agissant de concert dans le but de commettre une ou plusieurs infractions graves ou infractions établies conformément à la présente convention, pour en tirer, directement ou indirectement, un avantage financier ou un autre avantage matériel ». Cette définition reste assez vague, mais son objectif est avant tout d’exclure les actes de terrorisme, qui ne visent pas les gains financiers ou matériels pour eux-mêmes.

Certes, depuis 2010, la police judiciaire et la gendarmerie nationale émettent, par le biais du service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique de la criminalité organisée (SIRASCO) (1), un rapport annuel sur le crime organisé en France. Cependant, ces rapports sont longtemps restés confidentiels, jusqu’à la publication, le 17 novembre 2014, d’une synthèse du rapport 2013-2014 accessible au public ; les données du SIRASCO restent, quant à elles, malheureusement, confidentielles. La magistrature publie elle aussi très peu sur le crime organisé (2). La création de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC), en 2010, pour faciliter la mise en œuvre d’une politique de confiscation des avoirs criminels, a apporté un certain progrès en matière de publications de données, car l’agence produit un rapport d’activité. Malheureusement, les adresses des biens saisis demeurent confidentielles. Or, la démocratie et sa protection par l’activité judiciaire se vivent à visage découvert. Les procès sont publics. Comment comprendre le crime organisé si l’on ne voit pas la maison de Propriano appartenant au membre du gang corse de la Brise de mer condamné dans l’affaire du Cercle de jeux Wagram ? En Italie, la Direction d’investigation antimafia produit depuis 1991 un rapport d’activité semestriel de 200 pages, public et disponible sur Internet. Et l’agence italienne des biens confisqués (ANBSC) fournit quant à elle toutes les adresses des bien confisqués.

Les sources étant très rares et hétérogènes, nous partirons des rapports du SIRASCO, qui donnent la vision du crime organisé selon la police judiciaire, que nous confronterons au peu de sources concurrentes, généralement des journalistes « police/justice », à quelques exceptions près.

Caractéristiques du crime organisé français

Les rapports du SIRASCO sont divisés en trois grandes sections. La première section décrit les acteurs du crime organisé : les organisations criminelles. À première vue, la description des mafias italiennes, balkaniques et autres gangsters bulgares y alimente la représentation de l’invasion de la France par les organisations étrangères, un mythe fort répandu en France, mais plus encore aux États-Unis.

Néanmoins, on peut lire dans le rapport 2011 : « Il est possible d’établir une typologie spécifique des organisations criminelles françaises (donc par définition nées en France et essentiellement composées de ressortissants français) en soulignant le fait que leurs activités illicites représentent 75 % des infractions statistiquement considérées comme liées à la criminalité organisée, le quart restant étant commis par des ressortissants étrangers le plus souvent liés à des organisations criminelles étrangères. » (3) Pour paraphraser l’expression préférée des mafieux – « ici, c’est moi qui commande » –, en France, ce sont bien les gangsters français qui commandent !

En tête des organisations criminelles traditionnelles, appelées « grand banditisme » par la police et les journalistes, apparaissent les clans corses, en lien avec d’autres organisations criminelles avec lesquelles ils constituent un corps social appelé « les Corso-Marseillais ». L’arrestation, en juin 2010, des chefs du clan corso-marseillais Barresi-Campanella, arrêtés sur leur yacht Rodriguez dans le port de Golfe-Juan, démontre l’existence d’une « organisation de type mafieux sur le territoire national : structure pérenne et hiérarchisée, polyactivité criminelle, liens avec le tissu économique et social, corruption, systèmes de blanchiment sophistiqués et liens avec d’autres organisations criminelles. » (4) Sont également classées parmi les organisations traditionnelles, celles de la région de Grenoble, de Lyon, de Paris, du Nord. Par ailleurs, des organisations criminelles issues des banlieues sensibles – phénomène généralisé à l’ensemble du territoire national et spécifiquement français –, doivent leur arrivée dans le « gotha » du milieu au trafic de cannabis.

La seconde section du rapport du SIRASCO décrit les activités criminelles : le trafic de stupéfiants, avec un chiffre d’affaires estimé à deux milliards d’euros (5), le trafic d’armes,l’organisation du jeu, de la prostitution, etc.

En complément des données du SIRASCO, des études empiriques (6) démontrent que les criminels professionnels français se distinguent par une expertise en matière d’attaque de fourgons blindés, de gestion de parcs de machines à sous et d’infractions financières. Forts d’une expertise reconnue en Europe, les braqueurs français forment de nouveaux braqueurs, notamment en Espagne ou au Portugal (7). Loin d’être toujours un acte de prédation primaire, le braquage est souvent une escroquerie.

La France se distingue aussi par l’omniprésence de machines à sous clandestines appelées « baraques ». Ce sont des jeux placés dans un débit de boisson qui s’utilisent en apparence sans gains financiers pour le joueur, mais qui ont été modifiés par l’ajout d’un logiciel qui les transforme en des sortes de « bandits manchots » illégaux. Dans un rapport d’information de 2002, le sénateur François Trucy estimait que le nombre de ces faux flippers ou jeux vidéos pourrait atteindre 20 000 à 30 000, certaines sources étrangères évoquant jusqu’à 100 000 unités. Le gain annuel pour chaque machine serait compris entre 36 000 et 100 000 euros (8), dont 25 à 40 % pour le propriétaire de la machine. Par ailleurs, le crime organisé français est très impliqué dans le blanchiment, s’adaptant facilement à la mondialisation et à ses montages financiers sophistiqués visant à gérer en sous-main des casinos ou des hôtels. Toujours dans le rapport du SIRASCO, la police judiciaire affirme que : « la particularité du Sud-Est de la France, et notamment de la Corse, tient à l’interpénétration des activités légales et illégales. Il a été démontré que des chefs d’entreprises ayant une réelle activité économique se livrent à des malversations classiques du monde des affaires (abus de biens sociaux, fausses factures…), mais qu’ils appartiennent également à un groupe criminel organisé. » Un tel constat ne peut que conduire à une forte impunité.

De l’impunité du crime organisé en France ?

Le SIRASCO déclare avoir démantelé une organisation mafieuse, les Barresi-Capanella ; il affirme qu’il n’y a pas de « mafia française ». Ne pas reconnaître l’existence d’une mafia en France n’est-elle pas la première impunité conférée à ces acteurs mafieux ?

L’impunité se cache aussi derrière l’image d’une forte répression, qui ne l’est pas tant que cela. Ainsi, si certains « braqueurs » sont lourdement condamnés, d’autres le sont beaucoup moins. Il existe par exemple des braquages « donnés » aux « braqueurs » par l’entreprise de transport de fonds elle-même : « Délestée du butin, l’entreprise déclare le double à sa compagnie d’assurance et en refourgue une partie à un banquier occulte d’un parti politique… » (9) De même, la répression contre les machines à sous est peu efficace, car elle est confiée aux services des douanes, qui se contentent souvent de saisir les machines et d’infliger une amende. Rares sont les procès, au regard du nombre de machines à sous présentes sur le territoire. En outre, les « baraques » des débits de boisson seraient un moyen de corruption des « policiers voyous », ce qui expliquerait aussi l’essor de ce phénomène.

L’impunité est aussi très marquée en matière de trafic de stupéfiants. Les forces de l’ordre se concentrent sur les petits consommateurs. Si l’on prend comme exemple le cannabis – de loin le stupéfiant illégal le plus consommé (13,4 millions de Français l’ont expérimenté et il constitue 90 % des interpellations dans ce domaine, selon les chiffres 2013 de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies) –, le rapport de la Cour des comptes sur l’organisation et la gestion des forces de sécurité publique (juin 2011) démontre que la priorité de la politique de répression a été accordée, de fait, à la lutte contre l’usage au détriment de celle contre le trafic. La Cour souligne ainsi (p. 36) qu’entre 2002 et 2009, la constatation des infractions par les services de la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP) a connu une progression de 76 % pour l’usage simple, de 30 % pour l’usage avec revente et de seulement 8 % pour le trafic (10). Du point de vue géo-criminel, derrière les petits et moyens réseaux d’approvisionnement qui subissent la répression, se cache la criminalité organisée française basée en Espagne, puisque les trois quarts de la résine de cannabis saisie arrivent d’Espagne par camions (11).

L’impunité se manifeste encore dans le peu de procès intentés pour les assassinats commis par le crime organisé (moins de 4 % en Corse (12)). La condamnation d’un chef de clan corse en 2012 pour la tuerie des Marronniers – trois morts dans un café de Marseille en 2006, sur fond de guerre de territoire pour le placement de machines à sous – est uniquement due à une blessure par ricochet de l’un des tireurs présumés, qui avait permis d’identifier son ADN trouvé sur les lieux du crime.

De même, vu la faiblesse du nombre de condamnations, il semble que le racket n’existe pas en France. Pourtant, grâce aux récentes déclarations d’un « collecteur » d’argent, l’enquête baptisée « Calisson » a démontré un racket généralisé des boîtes de nuit d’Aix-en-Provence par les clans corses ; et le procureur d’évoquer un système mafieux… L’impunité en matière d’infractions financières est tout aussi importante, comme l’illustre la fraude à la taxe carbone épinglée dans le rapport 2012 de la Cour des comptes comme l’une des « plus élevées jamais identifiées par l’administration fiscale » (p. 149). Entre juin 2008 et juin 2009, le crime organisé aurait dévalisé le Trésor public de près de 1,6 milliard d’euros. Certains des responsables sont condamnés à des peines d’amende en millions d’euros qu’ils ne rembourseront jamais.

Enfin, l’impunité est presque totale en matière de blanchiment, comme dans tous les pays : « Corollaire des profits générés par le crime organisé, le blanchiment est une infraction difficile à démontrer, car il faut à la fois rechercher un critère de compétence (que les fonds transitent par la France ou que l’investissement soit réalisé en France) et démontrer le lien entre un flux financier et la commission d’une infraction ayant généré un profit. Cette caractéristique du droit pénal français explique le faible nombre de poursuites et de condamnations en France pour des affaires de blanchiment. » (13)

Les solutions existent

Pour lutter contre le blanchiment, il faut contourner la difficulté juridique et mettre en place une confiscation sans condamnation pénale du propriétaire (14). Ainsi, la justice peut saisir les biens recyclés qui sont au nom des complices non poursuivis pénalement. En Italie, la confiscation administrative antimafia permet de confisquer des milliards d’avoirs chaque année. Dans son rapport de 2012, la police judiciaire affirme que la notion de groupe ou d’organisation criminelle n’est pas définie en droit français, alors qu’elle est indispensable à la création d’un délit d’association criminelle qui permettrait de condamner des criminels professionnels pour leur seule appartenance à une association violente exerçant des activités commerciales. La seule commission parlementaire française sur le sujet avait proposé l’instauration du délit d’association mafieuse pour lutter contre les mafias étrangères… au début des années quatre-vingt-dix (15) !

On notera que le gouvernement Ayrault a signé un décret d’application de la loi sur les « coopérateurs de justice » qui datait de 2004, mais on ne connaît pas encore la valeur du texte. La « coopération » d’anciens criminels professionnels permettrait en effet une réelle connaissance de ce phénomène clandestin. Or, on ne combat que ce que l’on connaît. Elle permettrait aussi la réduction de l’impunité pour les crimes de sang commis par des professionnels. Sans le témoignage des hommes de main, les affaires de règlements de compte ne pourront être résolues. Or pour cela, l’État de droit doit protéger, sous certaines conditions, des criminels professionnels (et leurs familles) en rupture avec leur milieu, promis dans le cas contraire à une mort certaine, comme tout citoyen (et sa famille) qui décide de respecter les règles communes.

Enfin, la criminalité organisée n’étant pas en dehors de la société, l’implication de la société est indispensable à sa réduction. Or, la seule manière de faire participer la société civile dans cette prérogative régalienne est d’attribuer des biens confisqués à l’intérêt général. La villa du gangster corse doit devenir un centre culturel ou une école de la deuxième chance. Dans le cas contraire, les clans corses continueront à bénéficier d’un consensus social qui reproduira toujours le même rapport de force en faveur des « voyous » (16).

Pour un centre indépendant de recherches scientifiques sur le crime organisé En France, le sujet est laissé aux services d’État qui ont globalement ordre de ne pas communiquer (malgré des efforts récents) et aux journalistes « police/justice » qui ont seuls accès aux procès verbaux d’interrogatoires. Pendant longtemps, prendre connaissance de faits relatifs au crime organisé (meurtres, arrestations…) revenait à éplucher la presse locale à la rubrique « faits divers ». Depuis une dizaine d’années, le grand public découvre à la télévision et « en continu » le décompte des homicides en Corse et à Marseille… Mais où est la connaissance scientifique ?

Les institutions ne proposent pas de connaître un phénomène éminemment sociétal. C’est pourquoi il est urgent de créer un centre indépendant de recherches scientifiques sur le crime organisé.

Fabrice Rizzoli et Thierry Colombié

Notes

(1) Ce service commun à la police et à la gendarmerie a été créé en 2009, à la Direction centrale de la police judiciaire, avec pour vocation de centraliser, analyser et diffuser toutes les informations relatives à la criminalité organisée en France. En d’autres termes, c’est un service de renseignement criminel.

(2) Et lorsqu’un magistrat produit, en 2000, un rapport intéressant sur la Corse, là encore il reste (un temps) confidentiel : Bernard Legras, Rapport sur la criminalité organisée en Corse, juillet 2000. Il a été publié en 2002 par L’Investigateur, un magazine luxembourgeois

(http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20021014.OBS1343/l-integrale-du-rapport-legras.html). On retrouve des interventions de B. Legras dans le rapport de la Commission d’enquête sur le fonctionnement des forces de sécurité en Corse, no 1918, remis à l’Assemblée nationale le 10 novembre 1999.

(3) SIRASCO, rapport 2011, p. 4. (Le rapport 2011 n’est pas disponible sur Internet, mais on en retrouve un résumé à l’adresse suivante :

http://www.europarl.europa.eu/document/activities/cont/201206/20120627ATT47751/20120627ATT4775 1FR.pdf, NdlR).

(4) SIRASCO, rapport 2011, p. 45.

(5) SIRASCO, rapport 2011, p. 26, rapports 2012 et 2013.

(6) Par exemple, Omicron, no 36, Rapport de recherche du projet Falcone sur la criminalité organisée en Europe (Milan, Paris, Barcelone), Observatoire milanais sur la criminalité organisée et Commission européenne, 2002 (http://issuu.com/mafias/docs/projet_falcone? e=1387218/3026380).

(7) Entretien de l’auteur avec des magistrats.

(8) Francois Trucy, Rapport d’information sur les jeux de hasard et d’argent en France, Sénat, Commission des finances, 13 février 2002.

(9) Thierry Colombié, Les Héritiers du Milieu, Paris, La Martinière, p. 34.

(10) Lire aussi Fabrice Rizzoli, Laurent Appel, « Essai sur la régulation de l’informel au regard du trafic de drogue », in L’organisation de la transgression : formaliser l’informel ? , Paris, L’Harmattan, février 2014 (www.mafias.fr/2015/01/16/publication-regulation-publique-des-drogues).

(11) Michel Gandilhon, Abdalla Toufik, Hélène Martineau, « Provenance et filières de trafic », in Jean-Michel Costes (dir.), Cannabis, données essentielles, Observatoire français des Drogues et des Toxicomanies, 2007, p. 60-65.

(12) http://www.corsematin.com/article/corse/elucidation-des-homicides-la-matiere-noire-de-letat.880189.html.

(13) SIRASCO, rapport 2011, p. 29.

(14) Fabrice Rizzoli, « La lutte contre le crime organisé : l’exemple d’une Europe de la justice et des peuples », Revue politique et parlementaire, no 1067, avril-juin 2013.

(15) Assemblée nationale, Rapport de la Commission d’enquête sur les moyens de lutter contre les tentatives de pénétration de la mafia en France, no 3251, remis le 27 janvier 1993, disponible sur Internet grâce à FLARE France : http://flarenetworkfrance.blogspot.fr/2011/10/1992-la-france-parlementaire-decouvre.html.

(16) L’exemple italien : Nicollo Mignemi et Fabrice Rizzoli, « La redistribution à des fins sociales des biens confisqués aux mafias en Italie : de l’informel mafieux au formel citoyen », in L’organisation de la transgression, op. cit. (www.laurent-mucchielli.org/public/Mignemi_et_Rizzoli_Biens_confisques_en_Italie.pdf).

Pour aller plus loin

Thierry Colombié, La French Connection, Paris, Non Lieu/OGC, mars 2012.

Cette recherche sociologique à partir d’entretiens avec des acteurs criminels est un travail unique en France. Thierry Colombié y définit le crime organisé en France non pas comme un ensemble de clans, mais comme « des firmes trafiquantes, des entreprises verticales travaillant en réseau et qui investissent massivement leurs profits dans la société légale par l’intermédiaire d’un maillon qui leur est indispensable : la corruption. » Ses travaux mettent aussi sur la voie d’un crime organisé français bien plus transnational qu’il n’y pa-raît. Le milieu français serait imbriqué dans l’histoire coloniale et l’approvisionnement de prostitués de par le monde. À l’aide de complicités politico-administratives, il est devenu un acteur majeur du trafic international d’héroïne : c’est la « French Connection »

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LIRE aussi: lettre ouverte à Monsieur Christian Eckert

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DOUANE FRANÇAISE: saisie de drogue sur un navire au large de la Basse-Terre en Guadeloupe

DOUANEPar Olivier Lancien

Publié le 15 mai 2016

Un beau coup de filet du service départemental des douanes de la Guadeloupe.
Les douaniers ont intercepté, hier, un bateau à la dérive au large des côtes de la Basse-Terre. Un navire qui leur paraissait suspect. A bord, trois hommes, mais il y a aussi plusieurs ballots de stupéfiants. Les 3 individus ont été interpellés et remis à la DIPJ, la direction interrégionale de la police judiciaire du Morne Vergain aux Abymes. La drogue a été saisie.
C’est l’OCRTIS, l’office central pour la répression des trafics illicites de stupéfiants, en Martinique, qui devrait reprendre le dossier.
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FIGARI (Corse): la douane saisit 250 000 euros, un homme mis en examen

figariPublié le Samedi 14/05/2016

Un homme d’une trentaine d’années, arrêté à l’aéroport de Figari vendredi 6 mai, a été mis en examen et laissé libre hier, dans la nuit, pour blanchiment de fraude fiscale et non déclaration de la somme aux douanes.

Vendredi 6 mai, Jean-Charles Audisio a été arrêté à l’aéroport de Figari en début d’après-midi avec une valise contenant 250 000 euros.

LIRE sur: http://www.corsematin.com/article/ajaccio/la-douane-saisit-250-000-euros-un-homme-mis-en-examen.2001391.html

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AIR COCAÏNE: le cerveau interpellé

Le commanditaire présumé de ce rocambolesque dossier de trafic de cocaïne est tombé cette semaine en Espagne.

La police dominicaine avait saisi 682 kg de cocaïne en mars 2013. Paru dans leJDD

La police dominicaine avait saisi 682 kg de cocaïne en mars 2013. (Reuters)

Le 19 mars 2013, alors qu’il allait décoller à destination de Saint-Tropez, un jet, appartenant à l’homme d’affaires Alain Afflelou, est arraisonné sur l’aéroport dominicain de Punta Cana avec quatre Français à son bord ainsi que… 682 kg de cocaïne.

Trois ans plus tard, le feuilleton « Air Cocaïne », déjà généreux en rebondissements divers – jusqu’à la surveillance du téléphone et la géolocalisation de l’ancien président Sarkozy –, vient de s’enrichir d’un nouvel épisode avec l’arrestation cette semaine, près de Barcelone, de l’homme considéré comme le commanditaire présumé. Christine Saunier-Ruellan, la juge d’instruction marseillaise, et les gendarmes de la Section de recherches (SR) de Paris risquent de devoir retarder la clôture de ce dossier hors norme.

Selon l’AFP, le réquisitoire définitif du parquet était même attendu pour jeudi. C’était sans compter sur le zèle de la police routière catalane qui, en début de semaine, a contrôlé un automobiliste français. Malgré ses faux papiers, Ali Bouchareb, né en 1967 à Firminy (Loire), a été démasqué. Il fait l’objet d’au moins trois mandats d’arrêt émis par la France dont un émanant de la JIRS de Marseille pour son rôle présumé de commanditaire des 682 kg de coke de Punta Cana.

En photo avec Benzema

Présenté comme un caïd lyonnais du trafic de stups, Bouchareb a fait ses classes dans le shit marocain – une condamnation à neuf ans de prison l’attend du côté de Lyon – avant de basculer dans le business encore plus……………………………………………………..

LIRE sur:  http://www.lejdd.fr/Societe/Le-cerveau-d-Air-Cocaine-interpelle-785683

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DROGUE (Douane française): lettre ouverte à Monsieur Christian Eckert, ministre du Budget

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Monsieur le ministre,

La dernière importante saisie d’héroïne, 260 kilos, seulement due au hasard,  par les forces régaliennes vient une fois encore de nous démontrer que nos frontières sont de véritables passoires. Qu’un camion, immatriculé en Iran, puisse se balader en Europe avec un tel chargement est inacceptable  sachant que nous disposons des moyens nécessaires capables de contrôler pour le moins la totalité de ces camions plaqués avec cette origine.

L’Iran est un des pays de transit de l’héroïne vers les Balkans et le reste de l’Europe. Vous le savez et pourtant rien n’est vraiment décidé pour bloquer ces entrées de marchandise particulièrement dangereuse pour nos populations addictes à ces produits.

Quand il s’est agi de lutter contre les produits de contrefaçons, Pierre Mathieu Duhamel, ex DG de la Douane française, revenant d’un « pantouflage » chez LVMH pour devenir directeur du Budget de la France avait su sortir une directive pour que les forces douanières réorientent leurs actions contre la contrefaçon et cela au détriment de la lutte contre le narco-trafique.

Je vous demande instamment de bien vouloir demander à Guillaume Robert, le directeur de votre cabinet, puisque c’est lui qui est à la manœuvre, de sortir une directive pour réorienter l’action douanière avec mise en application immédiate.

La cellule d’études et de lutte contre les trafics illicites par conteneurs (CELTIC) pourrait prendre en charge ces contrôles sachant que nous disposons déjà de dispositifs de surveillance vidéo qui peuvent alerter de manière automatique.

Je suis certain que Madame Hélène Crocquevieille, la directrice générale de la douane française comme Monsieur Jean Paul Garcia de la DNRED ne feront aucune difficulté pour appliquer et motiver les agents des BSI et autres échelons DNRED.

Marc Fievet – NS 55 DNRED

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