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«Avec des amis, on voulait essayer le LSD, mais ce n’était pas facile d’en trouver», raconte Matthias. Sur le darknet en revanche, rien de bien sorcier.
La « face cachée » du Web contient un catalogue de pages inaccessibles sur les navigateurs que nous utilisons tous les jours. Parmi ces pages, de nombreux sites qui vendent des drogues directement livrées à domicile. Un système qui change le rapport aux revendeurs de drogue et aux stupéfiants.
Une simple enveloppe, petit format, dans la boîte aux lettres. C’est sous cette forme que Matthias, 26 ans, a reçu en juillet dernier dix buvards de deux cents microgrammes de LSD. L’étudiant avait fait une commande sur une plate-forme de vente impossible à trouver sur Google. Elle n’est atteignable que par Tor, un réseau particulier qui permet de parcourir le Web de manière anonyme.
La drogue était répartie dans les valises de trois passagers.
Jessy Xavier
C’est une nouvelle saisie de drogue record qui a été effectuée à l’aéroport Félix Eboué hier, dimanche 27 mars en fin d’après-midi.
Les services des Douanes ont mis la main sur 53kg de cocaïne dissimulés dans les valises de trois passagers.
Le père voyageait avec son fils et la petite amie de ce dernier. Chacun transportait plus d’une dizaine de kilos de cocaïne dans ses valises. Ce dimanche 27 mars en fin d’après-midi le chien des douanes permet de confondre le passager qui s’apprêtait à prendre l’avion d’Air France direction Orly. 17kg de cocaïne sont ainsi découverts.
Après vérification, deux autres passagers l’accompagnent, dans les valises des deux autres passagers on trouvera respectivement près de 17kg et 18kg de cocaïne, soit près de 53kg au total. La cocaïne était emballée sous forme de paquets, 45 paquets d’un peu plus d’un kilo chacun. Les paquets étaient en vrac dans les valises, une gelée à la forte odeur de camphre était placée sous l’emballage visiblement pour déjouer le flair des chiens. Le petit groupe venait de passer quelques jours en Guyane avant de reprendre son vol retour pour Paris, le père est entrepreneur dans la région marseillaise. L’enquête a été confiée à l’antenne de la police judiciaire de Guyane.
Surnommé « le roi Midas », cet homme est soupçonné d’avoir blanchi quatre milliards de dollars en 10 ans.
Les forces de sécurité mexicaines ont arrêté un homme présenté comme le grand argentier du cartel du baron de la drogue Joaquin «El Chapo» Guzman, qui aurait blanchi plus de quatre milliards de dollars en dix ans, a annoncé la police.Des forces d’élite «de la police fédérale et de l’armée mexicaine ont arrêté Juan Manuel Alvarez Inzunza, surnommé « le roi Midas » à Oaxaca», selon le communiqué de la police.
Selon les enquêteurs, cet homme de 34 ans dirigeait un réseau de sociétés et de bureaux de change par lesquels transitaient de 300 à 400 millions de dollars par an pour le compte du cartel d’«El Chapo», soit plus de 4 milliards de dollars en l’espace d’une décennie.
Arrêté pendant ses vacances
Alvarez Inzunza se livrait à ses activités dans les Etats de Sinaloa et Jalisco, mais il était en vacances à Oaxaca lorsqu’il a été arrêté, sans qu’aucun coup de feu n’ait été tiré, a indiqué la police.
Transféré à Mexico, il a été placé en détention provisoire, afin qu’il puisse être extradé vers les Etats-Unis.
Ses opérations de blanchiment d’argent s’étendaient en Colombie, au Panama et aux Etats-Unis.
Les douaniers ont interpellé une voiture dans laquelle ils ont découvert 2 kg d’héroïne.
Les quatre occupants, tous étrangers, ont été répartis dans différentes brigades du et placés en garde à vue pour une durée maximum de 96 heures, comme le veut la législation sur les stupéfiants.
Elles avaient infiltré sans contrôle un trafic de cocaïne Leurs victimes ont été libérées.
Toulouse de notre correspondant
Une grosse tonne de cocaïne vient de retomber sur le bout des pieds de Charles PASQUA et Nicolas SARKOZY, alors ministres de l’Intérieur et du Budget dont dépendent les douanes; ces Balladuriens avaient pu se proclamer champions de la lutte antidrogue après la saisie près de Toulouse, en janvier 1994, de deux stocks de 171 et 881 kilos de pure cocaïne colombienne.
Le tribunal correctionnel qui jugeait cette semaine les trois Italiens interceptés avec la marchandise vient de souffler sur ce qui n’apparaît plus désormais que comme un montage grand’guignolesque à visée auto-publicitaire. Les trois inculpés en question sont ressortis hier libres et acquittés du palais de justice de Toulouse.
L’ histoire a commencé vers Caracas avec des James Bond des Douanes françaises infiltrant un réseau international de cocaïne.
Joseph Le Louarn en 2015
Elle s’est terminée prés de Toulouse par l’arrestation des malfrats et l’opportune disparition dans le feu de l’action des fonctionnaires infiltrés. Le 21 janvier 94, alors que LIBERATION racontait cet épisode, le patron national de ces services, Joseph Le Louarn, affirmait que cette version des faits n’était qu’une » affabulation rocambolesque » et que les très valeureux services policiers et douaniers de l ‘Etat ne devaient cette « prise historique » qu’à leur travail persévérant et à un « coup de fil anonyme ».
Savoir si le réseau était effectivement infiltré ou non est d’importance pour la justice. L’ article 67 bis du code des Douanes autorise bien le travail de taupes mais cette sorte d’opération ne vaut devant les tribunaux qu’à la condition expresse que toutes les autorisations, y compris celle de la
chancellerie, figurent dans la procédure pénale. Ce qui , en l’occurrence, n’était pas le cas.
Le président Ducassé était déjà fatigué de voir son procès patauger dans les contradictions. Il a fini par prendre le mouche en entendant les douaniers cités par les avocats avouer au tribunal que « oui « , finalement » qu’il s’agissait bien d’un coup monté depuis le début « . Du coup, il a fait citer le procureur de la République Francis Fréchet,, qui a confirmé à la barre avoir lui-même donné le feu vert avec l’accord de son ministère. Il précisait encore qu’il avait choisi de ne pas produire les documents adéquats lors de l’instruction dans le seul but de préserver la vie de ces fonctionnaires de la lutte antidrogue.
Silence dans le prétoire…
Le président Ducassé lui a alors incidemment fait remarquer qu’existe pourtant la « cancellation », l’entourloupe légale qui consiste par prudence à masquer le nom de ce genre d’agents très spéciaux. Le propos a paru se perdre dans les oreilles du procureur.
Les avocats des trois contrebandiers arguant de la « vérité nécessaire des actes de justice », sont tout de suite montés sur leurs grands chevaux rien ne permettait; selon eux, de juger du degré de responsabilité de leurs clients qui pourraient certes ressembler à des caïds de la cocaïne mais aussi n’être que trois lampistes manipulés dans un trafic organisé de bout en bout depuis la France. Le substitut du procureur avait réclamé dix ans de prison pour chacun des Italiens. Le tribunal a préféré faire comme si cette histoire n’avait jamais existé. Le parquet a décidé de faire appel.
Nicolas Pisapia en Skype. — MickaÎl Penverne / 20 Minutes
Mis à jour le 24/03/16
Le passager dans l’affaire «Air Cocaïne» attend son procès en appel qui démarre le 1er avril…
Il est un peu plus de 15 heures quand Nicolas Pisapia apparaît à l’écran. Dans la maison familiale, à Velaux, sa mère se précipite devant l’ordinateur. Tous les jours, c’est le même rituel : dès que le carillon de Skype retentit, Monique et Claude Pisapia s’installent devant la petite caméra et ajustent leurs lunettes, pour voir leur fils apparaître dans une petite fenêtre. C’est le seul contact qu’ils ont avec lui depuis trois ans. Il fait partie des quatre Français inculpés dans l’affaire « Air Cocaïne ».
Condamné à 20 ans de prison pour trafic de stupéfiants, Nicolas Pisapia vit en liberté surveillée à Punta Cana, en République Dominicaine. Son procès en appel doit démarrer le 1er avril à Saint-Domingue, la capitale. « Il y a eu beaucoup d’irrégularités en première instance, commence-t-il. Nous allons les dénoncer et développer nos arguments, point par point, pour démontrer que tout cela est faux ». Pour lui, ce dossier est une « affaire entre les policiers et les militaires » dominicains.
Au milieu d’une guerre
Le soir du 19 mars 2013, Nicolas Pisapa se trouve dans le salon VIP de l’aéroport de Punta Cana. Il attend d’embarquer à bord d’un Falcon 50, à destination de Saint-Tropez quand atterrit sur le tarmac un hélicoptère de la DNCD, le service de la police chargée de la lutte contre la drogue. Lui, le second passager, Alain Castany, et les deux pilotes de l’appareil, Bruno Odos et Pascal Fauret, sont aussitôt interpellés par des hommes en armes qui fouillent l’avion et trouvent à son bord plusieurs valises contenant près de 700 kg de cocaïne.
« Je n’ai rien à voir là-dedans, maintient Nicolas Pisapia. Je suis victime d’un règlement de comptes entre policiers et militaires » dominicains. Les quatre Français se seraient retrouvés, selon lui, au milieu d’une guerre de tranchée entre la DNCD et l’armée qui se disputeraient le contrôle de la lutte anti-drogue, et peut-être aussi une partie du trafic. « Quelques semaines plus tôt, une autre opération du même genre, menée cette fois par l’armée, avait conduit à la mise en cause de plusieurs membres de la DNCD, assure son avocat Julien Pinelli. Ce qui s’est passé le 19 mars, c’est une sorte de réplique ».
En plus des quatre Français, une quarantaine de Dominicains ont été interpellés lors de cette opération, ajoute-t-il, « principalement des membres de l’armée ». En outre, « aucun élément ne permet de lier » son client aux valises bourrées de cocaïne : « Il ignorait leur existence ». Nicolas Pisapia sera le seul à comparaître devant la justice dominicaine à partir du 1er avril. Depuis leur évasion, les deux pilotes sont en détention aux Baumettes, à Marseille. Et le second passager, Alain Castany, est hospitalisé à Saint-Domingue après un accident de la circulation.
Le dernier épisode de l’affaire – l’interpellation puis l’extradition de Christophe Naudin qui a été aidé à l’exfiltration des deux pilotes – fait craindre à Nicolas Pisapia un durcissement de la justice dominicaine. D’autant qu’il doit faire face au silence du Quai d’Orsay depuis le début de cette affaire. « On essaye de les faire bouger mais il ne se passe rien », s’agace Claude, 65 ans, ancien agent de la SNCF. « Il faut pourtant que la diplomatie fasse son travail », sanglote Monique, 68 ans, ancienne employée chez un grossiste en pharmacie.
Faute d’appui à Paris, ils ont participé à la création d’un comité de soutien à Velaux. L’association rassemble des proches et des habitants de la petite commune qui, comme Didier Debarge, sont « tombés de l’armoire » en apprenant la nouvelle de l’arrestation de leur fils. A force de communiqués, de réunions publiques et d’interventions dans les médias, elle a obtenu le soutien les deux députés du coin, Jean-Pierre Maggi (PS) et Christian Kert (LR), qui ont interpellé le gouvernement. Toujours sans réponse pour l’instant.
Les douaniers de Perpignan ont trouvé de l’herbe et de la résine de cannabis dans deux poids-lourds, lors de deux contrôles différents le week-end dernier dans les Pyrénées-Orientales.
Des sacs de jute saisis le week-end dernier – Douanes françaises
Les douaniers des Pyrénées-Orientales ont saisi pour plus de 4,6 millions d’euros de drogue le week-end dernier, à la frontière espagnole.
Première prise, le vendredi 18 mars : les douaniers contrôlent un poids-lourds allemand stationné sur une aire de l’autoroute A9 au sud de Perpignan. Dans ce véhicule, qui revient d’Espagne, les agents découvrent dix grands sacs de sport chargés d’herbe de cannabis. Ils sont dissimulés dans deux rangements à palettes, pour un poids total de 234 kg.
Mais pour les douaniers, ce n’est pas la seule découverte du week-end. Dimanche, ils interceptent du cannabis, cette fois-ci sous forme de résine. Positionnés sur l’autoroute A9 dans le sens Espagne/France, ils contrôlent un camion dont le chauffeur, de nationalité danoise, affirme voyager à vide.
Mais en ouvrant le camion, les agents constatent que les cavités de rangement présentent des dimensions anormalement réduites. Après avoir extrait les palettes, ils découvrent un double fond dissimulé par une plaque métallique. Derrière les parois : une dizaine de valises en toile de jute. A l’intérieur, près de 465 kg de résine de cannabis.
Le jeudi 17 mars 2016, Michel SAPIN, ministre des Finances et des Comptes publics, et Christian ECKERT, secrétaire d’Etat chargé du Budget ont présenté les résultats de la douane pour l’année 2015 en présence de la directrice générale des douanes et droits indirects, Hélène CROCQUEVIEILLE.
Une année 2015 sur tous les fronts
« Une fois de plus, la douane a démontré l’an passé qu’elle était à la hauteur des défis qui se présentaient à elle. Et des défis relevés, il y en a eu en 2015.
Le premier, peut-être le plus visible aux yeux de nos concitoyens, et certainement le plus sensible dans le contexte de l’année 2015, c’est la protection des Français et de notre territoire. La douane a participé activement à la lutte contre le terrorisme et au contrôle des frontières. Elle a su faire preuve d’une grande réactivité, d’un engagement sans faille et a obtenu des résultats significatifs. Pour renforcer encore sa capacité d’action, dans le cadre de la mobilisation contre le terrorisme, elle recrutera 1 000 agents supplémentaires en 2016 et 2017. Elle bénéficiera aussi d’une enveloppe de 45 millions d’euros sur 2 ans pour l’amélioration de son équipement et de ses outils de communication.
Le deuxième défi de la douane est de lutter contre toutes les formes de trafics. C’est un enjeu majeur pour l’ordre public, qui n’est parfois pas sans lien avec le financement du terrorisme. Les résultats de 2015 sont en nette progression : les saisies de cocaïne ont été multipliées par 2,5 ; celles de tabacs de contrebande ont augmenté de 50 %. Des résultats importants ont également été obtenus pour les saisies d’armes, dans la lutte contre les flux financiers illicites, la fraude fiscale ou la contrefaçon.
Enfin, en 2015, la douane a continué de déployer son énergie au service de l’activité économique nationale. C’était là son troisième défi : soutenir la compétitivité de nos entreprises et contribuer au développement de l’attractivité de notre territoire. Elle l’a fait, avec succès, en s’engageant dans la mise en oeuvre des 40 mesures concrètes de son plan « Dédouanez en France », à destination des entreprises et plateformes logistiques internationales. C’est en bonne partie grâce aux mesures mises en oeuvre par la douane que la France occupe le premier rang dans le classement mondial Doing Business de la Banque mondiale, pour ce qui touche au commerce transfrontalier.
Plus que jamais, la douane se modernise pour remplir ses missions avec efficacité dans un monde en transformation. Son premier gage de réussite, c’est d’abord l’énergie, l’expertise et la conscience professionnelle de l’ensemble des douaniers qui y oeuvrent chaque jour. Dans le cadre du projet stratégique
Douane 2018 et des moyens exceptionnels déployés par l’État pour appuyer l’action de la douane contre le terrorisme, ils sont un maillon essentiel des forces de sécurité du pays et un atout pour sa compétitivité.
Les résultats de la douane en 2015 témoignent de l’engagement et du travail accompli par les agents des douanes tout au long de l’année passée, dont la dynamique va se poursuivre en 2016. »
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Depuis les attentats du 13 novembre, les missions et les moyens de la douane ont évolué dans la lutte contre le terrorisme. Cela passe par le renforcement des contrôles aux frontières mais aussi la création d’un groupe opérationnel de lutte contre le terrorisme (GOLT), au sein de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières, chargé de centraliser et transmettre les informations recueillies aux différents services de lutte contre le terrorisme.
En 2015, 1.158 armes à feu ont par ailleurs été saisies, contre 828 en 2014. La douane prépare aussi le programme PNR (Passenger Name Record, registre européen des données des passagers aériens), qu’elle hébergera dans ses locaux à Roissy. Mais pour les syndicats, les 1.000 postes annoncés ne sont qu’une « mascarade » car les suppressions prévues sur 2016 et 2017 sont maintenues, « soit 500 suppressions ». Déplorant « 6.000 emplois » perdus en 20 ans, une intersyndicale (CGT, Solidaires, Unsa, USD-FO) appelle à une mobilisation le 24 mars.
L’information est confirmée par le parquet de Paris : l’ancien directeur des opérations (jusqu’en 2014) au sein de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) a été placé en garde à vue dans les locaux de la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) un service de la police judiciaire parisienne. La DNRED est une des 6 composantes de la communauté française du renseignement au même titre que la DGSI ou la DGSE. L’audition sous contrainte avait débuté mardi matin. Elle s’est terminée mercredi en fin d’après-midi. Le directeur n’a pas été déféré devant un magistrat à l’issue de sa garde à vue.
Les magistrats enquêtent sur les méthodes des services de lutte contre les stupéfiants. Après l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtris), ce sont les douanes qui font l’objet de la curiosité des juges. En janvier, ils ont perquisitionné les locaux de la DNRED, dans une atmosphère houleuse selon des témoins. La justice tente de savoir si les douanes, avisées par des indics, laissent entrer des tonnes de produits stupéfiants sur le territoire national puis procèdent à la saisie de la marchandise en en laissant une partie aux dealers-informateurs.
Ces livraisons sont encadrées par la loi. Mais elles peuvent susciter la convoitise ou la corruption de certains fonctionnaires. Dans un premier temps, les magistrats ont épluché le train de vie des douaniers mis en cause et n’ont pas pu démontrer d’enrichissement personnel à ce stade.
D’après les informations de M6, François Thierry devrait être prochainement muté de son service. Un départ précipité par une affaire judiciaire.
Publié le 19/03/2016 à 18:45 | Le Point.fr
Thierry, actuel commissaire divisionnaire de l’ Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), devrait être muté à la sous-direction antiterroriste (SDAT) dans les prochaines semaines. C’est en tout cas ce qu’affirme M6, qui va même jusqu’à expliquer que cette promotion serait en réalité due aux récents démêlés de l’office anti-drogue avec la justice.
« La justice s’intéresse depuis plusieurs mois au fonctionnement de certaines sections de l’OCRTIS, et des relations entretenues entre les responsables de ces groupes, et les indicateurs qui fournissent les informations permettant les saisies », explique M6. Certains fonctionnaires seraient en effet soupçonnés de ne pas avoir coopéré entièrement avec la justice dans le cadre d’une saisie de sept tonnes de cannabis fin 2015 dans le 16e arrondissement de Paris. Dans cette affaire, un ex-patron des douanes avait été placé en garde à vue le 17 mars.
« Dysfonctionnements supposés »
En poste depuis six ans à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants, François Thierry est connu dans les médias depuis plusieurs années comme le visage de la lutte anti-drogue. D’après des sources policières, la mutation de ce fonctionnaire respecté et médiatique permettrait « d’apaiser les tensions internes et externes » autour du service, et de « renouer des relations de confiance avec certains magistrats qui rechignaient parfois à saisir un office, peut-être victime d’égarements de certains de ses cadres ». Une promotion qui n’empêcherait pas cependant François Thierry d’être entendu prochainement devant les juges pour expliquer les « dysfonctionnements supposés de son futur-ex service », explique M6.
Une étude de l’Organisation Mondiale de la Santé a réalisé un classement de la consommation de cannabis par pays et par âge.
L’étude s’intéressait plus globalement au comportement des jeunes de quinze ans face à la drogue, et ce, dans plus de quarante-deux pays (en Europe, au Canada et en Israël). Alors que la moyenne internationale situe à 15% la part de la population âgée de quinze ayant déjà consommé du cannabis, la France explose le record avec un taux moyen de 29% pour les garçons et 26% pour les filles. Il n’est pas simplement question d’expérimentation dans ces chiffres mais bien de consommation régulière, puisque là encore les petits français…
Ces dockers étaient placés en garde à vue depuis lundi avec quatre autres personnes. Tous sont soupçonnés d’avoir participé à un trafic de drogue entre l’Amérique Latine et le port du Havre
Huit personnes ont été mises en examen au Havre. Les chefs de mise en examen sont l’importation de stupéfiants en bande organisée, l’association de malfaiteurs, le blanchiment d’argent.
Quatre hommes sont en détention provisoire. parmi eux, deux dockers de 26 et 35 ans, un ancien docker de 29 ans et un proche de ces hommes. Les deux autres personnes mises en examen, dont deux dockers, sont placées sous contrôle judiciaire.
L’enquête se poursuit pour remonter le réseau du trafic de cocaïne.
Interview de François Gosselin, procureur de la République du Havre
par France 3 Baie de Seine
Le Havre : interview de F. Gosselin, procureur de la République
Stéphane Sellami | Publié le Vendredi 18 Mars 2016
Les premiers faits datent de 2009 : plusieurs agents de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) auraient remis 120 kg de résine de cannabis, ainsi qu’une prime de 55 000 €, à un de leurs indics pour le rémunérer après l’interception d’un go-fast transportant 600 kg de drogue en Charente-Maritime.
Un ancien haut gradé de la direction des douanes a été entendu en début de semaine dans le cadre d’une enquête où cinq douaniers et trois indics sont mis en examen.
Voilà une affaire qui risque de faire tache au lendemain de l’annonce des saisies records en matière de cocaïne enregistrées par les douanes en 2015, rapport annuel présenté, jeudi, par Michel Sapin…
En 2014, los servicios aduaneros franceses se habían incautado de 6,6 toneladas de cocaína.
23:54 hrs. Miércoles 16, Marzo 2016
AFP
Las aduanas francesas, que desvelan sus resultados anuales este jueves, requisaron cerca de 17 toneladas de cocaína en 2015, un récord que duplica el mejor resultado anual anterior, anunciaron a la AFP.
En 2014, los servicios aduaneros franceses se habían incautado de 6,6 toneladas de cocaína.
Este resultado se debe a varias requisas excepcionales, algunas en cooperación con servicios internacionales.
En abril, fueron recuperadas 2,25 toneladas de cocaína, con un valor de 70 millones de euros, en un velero en las Antillas tras dos años de investigación de agentes franceses, británicos y españoles.
En diciembre, el mercante « Carib Palm », con bandera moldava fue interceptado a la altura del puerto atlántico francés de Boulogne-sur-Mer cuando se dirigía a Gdansk (Polonia). A bordo, disimuladas detrás de una pared en el cuarto de máquinas, transportaba 2,4 toneladas de cocaína, de un valor total de 80,5 millones de euros tal cual y casi 500 millones de euros cortada.
Disimulada en medio de gambas o de botes de betún en contenedores llegados a Le Havre, el codiciado polvo blanco puede viajar sencillamente en una maleta facturada en un avión de línea.
A finales de marzo, los aduaneros de Niza descubrieron 21 kg de cocaína en el aeropuerto, en una maleta abandonada en la cinta de entrega de equipaje. Los traficantes habían utilizado el nombre de un viajero presente en el vuelo para intentar importar droga desde la República Dominicana.
L’année dernière, 16,8 tonnes de cocaïne ont été interceptées par les services de la douane. Un record qui dépasse de plus de deux fois et demie les saisies des années précédentes. Metronews s’est procuré en avant-première les chiffres des saisies de cocaïne. On vous explique pourquoi la poudre blanche tombe mieux dans les filets des douaniers.
Saisie le 11 décembre 2015 de 2,306 kg de cocaïne par les douaniers français à proximité de Boulogne-sur-Mer.
Douanes Francaises / AFP
L’année de tous les records. Les douaniers n’ont jamais saisi autant de cocaïne en un an, va annoncer ce jeudi matin le ministre des Finances, Michel Sapin. Un chiffre sera au cœur des commentaires, celui des prises de cocaïne. L’année dernière, 16,8 tonnes de poudre blanche ont été interceptées par les services douaniers. C’est 2,5 fois plus qu’en 2014. Jamais, de toute l’histoire moderne des douanes, créées en 1791, autant de cocaïne n’était tombée dans les filets des gabelous
Plusieurs raisons. Tout d’abord, des prises importantes qui ont fait « gonfler » les chiffres. En avril, les douaniers ont saisi plus de 2 tonnes de cocaïne à bord d’un voilier aux Antilles. Autre interception majeure, celle d’un cargo dans le détroit du Pas-de-Calais en décembre dernier. Au total, 2,4 tonnes de cocaïne ont échappé aux trafiquants, soit la plus importante saisie de cocaïne réalisée en métropole. Enfin, autre prise remarquable : plus de deux tonnes interceptées dans un remorqueur en Ecosse au printemps, sur renseignement de la douane française.
En Colombie, reprise de la production de coca
Sur les 16,8 tonnes saisies l’année dernière, 11 l’ont été grâce aux informations de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED). « On saisit plus car a priori, la cocaïne circule davantage. Et donc, on a plus de tuyaux », explique un haut responsable des douanes à metronews. Selon lui, la cocaïne tend à inonder le marché en raison du ralentissement des programmes d’éradication des plantations de coca en Colombie. « Nous en avons la preuve par les satellites américains. Ce pays est historiquement un des principaux pays producteurs. Depuis l’échec de leurs programmes, on se doute qu’ils ne font pas pousser des coquelicots », poursuit cette source douanière.
Les douaniers ont aussi adapté leurs méthodes de travail aux trafiquants et se sont recentrés sur une logique de démantèlement. « Avant, on était focalisé sur les mules (des « passeurs » qui ingèrent la drogue en capsule pour passer les frontières, ndlr). Aujourd’hui, on préfère remonter jusqu’à l’appartement où les trafiquants préparent les paquets pour faire tomber toute une partie du réseau », ajoute notre source.
La logistique du dernier kilomètre
Les routes de la cocaïne n’ont pas tellement changé depuis ces dix dernières années. La principale étant Amérique du Sud / Antilles / Métropole. En revanche, les trafiquants adaptent leurs moyens de transports aux positions de contrôle des douaniers. Et plutôt que d’utiliser d’importants cargos ou des conteneurs, les narcotrafiquants sont davantage tentés par des petits navires de pêcheurs, voire des navires de plaisance de type voiliers. La discrétion, plutôt que les grandes quantités ? « En avril, on a saisi 2,25 tonnes à bord d’un voilier aux Antilles. On s’est rendu compte qu’ils n’avaient pas tenté de dissimuler la marchandise. Il y en avait partout dans le bateau. Et plus inquiétant encore, lorsqu’on les interroge, on comprend qu’ils n’en sont pas à leur premier voyage », commente un douanier.
Les « narcos » n’hésitent pas non plus à infiltrer les navires marchands pour y dissimuler les stupéfiants. « Ce sont généralement des petits remorqueurs que les trafiquants parviennent à terroriser. Quand les policiers les interrogent, ils sont persuadés que leur famille restée au pays va être tuée s’ils lâchent un nom. » Les complicités vont même jusqu’en France, au sein des entreprises de livraison. Une importante partie de la drogue passe aujourd’hui par les colis postaux. « Les organisations criminelles investissent les sous-traitants de grandes enseignes de livraison (comme UPS, Fedex ou DHL) pour récupérer les colis et les livrer à l’adresse désirée », détaille-t-on. Un type de logistique surveillé de très près par les douaniers. Cette année, ces derniers comptent d’ailleurs multiplier les filatures pour s’attaquer durablement à ces réseaux de livraison du dernier kilomètre.
2015 a été marquée par des résultats jamais atteints, avec 16,8 tonnes de cocaïne interceptées. Un membre de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières commente ce bilan historique.
LE FIGARO. – Cette explosion des saisies de cocaïne vous surprend-elle?
Erwan G. – Pas du tout. C’est à la fois excellent puisque cela montre l’efficacité de nos services mais aussi inquiétant car nous ne saisissons pas tout. Les investigations menées sur les dernières prises records indiquent que les navires interceptés avaient déjà fait d’autres voyages, d’autres traversées transatlantiques donnant une idée de l’intensité des trafics. Ils …
L’inspection générale de la Police nationale (IGPN), la police des polices, vient d’être saisie d’une enquête sulfureuse visant l’Office central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS).
Enquête de la police des polices sur la disparition de plusieurs tonnes de cannabisCrédit Image : AFP / FRED DUFOURCrédit Média : Damien Delseny
C’est l’enquête qui dira si c’était véritablement pour « remercier », mais ce qui est certain c’est que depuis quelques jours, l’IGPN, la police des polices, a été chargée de faire la lumière sur les liens qui existent entre l’un des plus gros trafiquants de cannabis français, arrêté le mois dernier en Belgique, et l’office central de lutte contre le trafic de drogue.
Des gardes à vue au plus haut niveau ?
L’affaire agite la police judiciaire depuis plusieurs semaines, et les intéressés eux mêmes s’attendent à des remous, avec des gardes à vue, sans doute même du patron de cet office et des perquisitions. Les juges en charge de l’enquête sur la saisie du mois d’octobre sont persuadés que les policiers leur ont caché des éléments de cette livraison surveillée. Et que la quantité, déjà énorme, saisie cachait en fait une cargaison cinq fois supérieure.
Des pratiques tolérées et encadrées par la loi
La livraison surveillée consiste en quelque sorte à effectuer une filature de la drogue depuis le Maroc jusqu’en France, de manière à identifier les équipes qui viennent récupérer la marchandise. Au mois d’octobre dernier, la procédure a été respectée.
Mais le vrai problème, c’est la découverte de l’origine du tuyau : un trafiquant bien connu, qui serait donc aussi le « tonton » de la police. Alors les questions qui se posent aujourd’hui sont simples : l’office des « stups » peut-elle lutter contre le trafic en s’associant avec l’un de ses barons ? Et les policiers peuvent-ils, pour pécher au gros, devenir les associés momentanés d’une importation de cannabis ?
Les points de revente se sont en particulier développés dans les entrées de cités HLM. Service photo La Voix du Nord
L’ampleur prise par le deal de rue dans la métropole lilloise inquiète les autorités. Les quartiers sud de Lille sont les plus touchés par la multiplication des réseaux. Martine Aubry a tiré la sonnette d’alarme. Les habitants, notamment dans les cités HLM, subissent de plein fouet le phénomène.
On connaissait le boulevard du shit, à Hem, près de Roubaix. Voilà désormais les boulevards de la poudre, à Lille. De la porte de Valenciennes au boulevard de Metz, dans les quartiers populaires au bord du métro et du périphérique sud, elle s’écoule en quantité astronomique : une tonne d’héroïne vendue par an sur cet axe, soit onze millions d’euros de bénéfice (!), d’après une évaluation confidentielle menée par la police en 2015.
Un trafic d’héro et de coke démantelé fin décembre, boulevard de Metz, drainait par exemple 200 clients quotidiens. Spécialité lilloise, l’héroïne y est la moins chère de France. Cocaïne et cannabis abondent aussi. Certes, la capitale nordiste est une plaque tournante historique. Mais depuis quelques années, elle a pris une ampleur inédite.
« Il y a eu une explosion, avec de multiples petits points de revente », constate Bruno Dieudonné, procureur-adjoint de Lille. Ils se sont en particulier développés dans les entrées de cités HLM. « C’est très inquiétant, on n’a jamais vu ça », déplore François Dreux, responsable de la sécurité du bailleur social Lille Métropole Habitat. La montée en puissance lilloise n’a pas fait trop de bruit. Elle hisse pourtant sa métropole et la région au sommet national : « On a rejoint, voire dépassé, le binôme de tête, PACA et la banlieue parisienne », estime Romuald Muller, chef de la DIPJ (direction interrégionale de la police judiciaire) de Lille.
Aubry écrit à Cazeneuve
En 2014, 10 400 personnes ont ainsi été interpellées dans le Nord pour des affaires de drogues, principalement de l’usage. Un volume équivalent à la Seine-Saint-Denis, et supérieur aux Bouches-du-Rhône (9 000) (Source : observatoire national de la délinquance et des réponses pénales) . « Le Nord Pas-de-Calais connaît une diversité de trafics qui n’existe nulle part en France, décrypte Romuald Muller. Il y a d’abord une multitude de micro-réseaux. Plus inquiétant encore, on est devenus une zone de stockage et de redistribution pour d’autres régions. Enfin, il y a du transit de drogues et un essor de la cannabiculture. »
Face à la dérive, Martine Aubry a envoyé, le 15 mai dernier, un courrier alarmant à Bernard Cazeneuve afin d’obtenir à Lille un plan antidrogue comme à Saint-Ouen (93).
Elle décrit au ministre de l’Intérieur « l’une des situations les plus enracinées du pays » et un « développement préoccupant de ces trafics dans plusieurs secteurs » : les Aviateurs (Bois-Blancs), la rue Pierre-Legrand (Fives), la place Catinat (Vauban), la rue Jules Guesde (Wazemmes), le boulevard Hoover (centre). Les trois quartiers de la ZSP (zone de sécurité prioritaire), créée en 2012, sont les principaux gangrenés : de « larges pans » de Lille-Sud, du Faubourg-de-Béthune et surtout de Moulins, où le phénomène est jugé « très critique ».
La police, notamment la sécurité publique, a beau multiplier les démantèlements, les réseaux renaissent sans arrêt. « On vide la mer avec une passoire, se désole un policier. Les enjeux financiers sont trop énormes ». « Un point de deal peut rapporter jusqu’à 15 000 euros par jour », détaille Didier Perroudon, patron de la police du Nord.
Signe d’une prise de conscience, Bernard Cazeneuve a annoncé à Lille, en septembre, le plan antidrogue réclamé par Martine Aubry : hormis des renforts de CRS pendant trois semaines à Lille-Roubaix-Tourcoing, partis ensuite à Calais, rien n’a vu le jour.
Métropole lilloise, Maubeuge et Bassin minier : le trio de tête des trafics régionaux
Sans surprise, la métropole lilloise concentre de loin le plus grand nombre de trafics de la région, analyse Romuald Muller, directeur de la DIPJ (direction interrégionale de la police judiciaire) de Lille.
Dans le détail, les quartiers sud de Lille arrivent en tête, suivie de Roubaix et Tourcoing.
Plus inattendu, s’il fallait étalir un classement régional, Maubeuge se place en deuxième position. « C’est une porte pour alimenter l’Est de la France. Et il y a la proximité avec la Belgique, en particulier Charleroi, où se trouve une forte criminalité organisée. »
Encore un cran en-dessous, vient le bassin minier. « Il y a des micros-réseaux. Mais beaucoup de consommateurs s’approvisionnent dans l’agglomération lilloise. Il existe toutefois du stockage pour revendre ailleurs, comme l’a montré la saisie de 360 kilos de résine de cannabis, à Hénin-Beaumont, en 2015. »
Coup de tonnerre sur le port du Havre. Depuis lundi, huit personnes sont en garde à vue, parmi lesquelles cinq dockers. Les suspects sont soupçonnés d’être impliqués dans un vaste trafic de cocaïne.
Le port du Havre. (Sipa)
La technique utilisée? Celle du « rip off ». Un classique en matière de trafic de stups. Cette méthode consiste à repérer un conteneur dans le port de départ, de l’ouvrir puis d’y déposer des sacs à l’arrière, avant de refermer le tout avec un faux scellé. Au port d’arrivée, les trafiquants n’ont plus qu’à récupérer la marchandise qui a voyagé dans le conteneur d’une société totalement étrangère au business. Encore faut-il pouvoir compter sur des complicités. Et sur un port, difficile de faire quoi que ce soit sans la complicité des dockers…
« Il faut tout une logistique, décrypte un policier spécialisé. La première étape intervient au moment du déchargement. Une fois le conteneur repéré dans le bateau, il faut que le grutier, celui qui pilote le ‘chevalier’, soit dans la combine pour déposer le conteneur dans un endroit le plus discret possible. Ensuite, il faut qu’une équipe au sol vienne briser les plombs, se servir et remettre de nouveaux scellés. Enfin, intervient un troisième niveau pour faire sortir la drogue de l’enceinte du port… »
« Ruses de sioux »
Plusieurs dossiers d’implication de dockers du Havre dans le trafic de cocaïne sont déjà à l’instruction depuis 2013. Seront-ils joints à celui qui vient de s’ouvrir au TGI du Havre? Pendant de longs mois, les policiers de l’OCRTIS (Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants) ont dû utiliser des « ruses de sioux » – selon l’expression d’une source proche du dossier – pour opérer des surveillances sur le port même et accumuler des preuves contre les suspects. Au moins cinq passages auraient ainsi été établis.
Huit personnes ont été interpellées lundi, confirme au JDD le procureur de la République du Havre. Parmi elles, cinq sont des dockers, et un sixième l’a longtemps été avant d’être licencié pour vol aggravé. La somme de 200.000 euros en espèces a été saisie.