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Suivi des missions de la douane française sur le port du Havre, dans un laboratoire d’analyse ainsi que dans la cellule d’étude et de lutte contre le trafic illicite par conteneur. Cellule d’étude et de lutte contre le trafic illicite par conteneur.
La drogue était dissimulée dans deux conteneurs, dont l’un contenait des mangues et l’autre du raisin, rapporte le site 76actu.fr. En tout, c’est plus d’une tonne de cocaïne qui a été saisie entre mercredi 26 et vendredi 28 mai 2021, par les douaniers dans un même bateau qui était parti du Brésil, révèle Paris-Normandie.
Mercredi 26 mai 2021, les douaniers ont saisi dans le port du Havre dans un des conteneurs d’un navire arrivé du Brésil, 600 kg de cocaïne. Vendredi 28 mai 2021, un autre conteneur du même navire fait l’objet d’un nouveau contrôle. « Ils ont également trouvé de la cocaïne, un peu moins que dans le premier conteneur », indique une source judiciaire.
Les douaniers ont découvert dans un camion espagnol près de 500 kg de cannabis le jeudi 27 mai vers 4 h du matin au péage de Monnaie, au nord de Tours, sur l’autoroute A10.
Le camion contrôlé n’était pas signalé, et ils sont nombreux… mais le flair des gabelous a payé. Ils ont décidé d’intercepter un semi-remorque immatriculé en Espagne jeudi dernier sur l’autoroute A75 à hauteur de Coudes dans le Puy-de-Dôme.
Le semi-remorque était rempli de de palettes de feuilles de papier destinées au nord de la France. Mais deux palettes différentes stockées en fond de chargement ont attiré l’attention des agents. A l’intérieur de plusieurs cartons : 200 kg de résine et d’herbe de cannabis.
Mercredi, au pégage de Monnaie, la brigade de surveillance des douanes de Tours a saisi dans sa camion transportant du carrelage entre l’Espagne et la France, des cartons contenant des boules de la taille d’une orange, avec à l’intérieur du pollen de cannabis. D’autres boules ont aussi été saisies dans une caché aménagée à l’intérieur de la remorque. Au total, les douanes ont découvert 172 kg de pollen de cannabis.
En prime, le chauffeur routier de nationalité espagnole, a été condamné ce vendredi 28 mai à 3 ans de prison par le tribunal judiciaire de Tours pour importation, détention et transport de stupéfiants.
Saisie de 46,9 kg de pâte d’amphétamine dissimulés dans les portières d’une voiture arrêtée sur l’aire de Roncq de l’A22.
Le véhicule,en plaque espagnole, arrivait de Belgique.
Pas de chance, le chien de l’équipe cynophile qui accompagnait les gabelous a permis de découvrir planqués dans les portières arrières 46 paquets d’amphétamine.
En embuscade ou en contrôle aléatoire dans les Pyrénées-Orientales au Perthus, les douaniers de la BSI ont saisi lundi 17 mai 900 kg de résine de cannabis et 60 kg d’herbe.dans un poids lourd, dissimulés au milieu d’une cargaison de citrons.
Le directeur des douanes de Perpignan Benoît Godart
Le conducteur roumain interpellé a été condamné vendredi à cinq ans de prison, à 10 ans d’interdiction du territoire et à 1,5 million d’euros d’amende…qui ne sera jamais payée.
Le contrôle s’est déroulé sur l’aire du Charme, le long de l’A36 dans la nuit de jeudi à vendredi et plus de 400 kg d’herbe de cannabis ont été découverts dans un ensemble routier en provenance d’Espagne.
Plusieurs saisies de stupéfiants ont été réalisées, dont 1,18 kg de cocaïne cachés dans un véhicule, 40,40 kg d’herbe de cannabis dissimulés dans les roues de secours situées sous la remorque d’un camion découverts avec l’appui d’une équipe maître-chien et 30,62 kg de cocaïne dans une cache aménagée d’un véhicule .source
Article extrait du numéro spécial « Politique de la ville : 40 ans d’échecs payés par les Français ».
Sur le terrain. Olivier C., jeune policier de 27 ans, opère dans une cité de la banlieue parisienne. Il raconte son quotidien à Contribuables Associés.
« Des groupes de jeunes à plusieurs points stratégiques, chargés de surveiller toutes les personnes qui s’aventurent à pied ou en véhicule, avec des plaques d’immatriculation inscrites sur les murs pour identifier les véhicules banalisés de la Police nationale.
Des conducteurs de moto-cross ou de scooters sans casque traversent le quartier à longueur de journée durant les horaires d’ouverture des points de deal pour veiller au bon déroulement des ventes de produits stupéfiants.
Plusieurs chaises installées au pied des tours ou des canapés dans les halls avec des groupes d’individus en train de fumer la chicha en attendant le client.
Des consommateurs accros qui défilent et sont facilement identifiables par les services de police. Ils se présentent et passent leur commande aux fumeurs de chicha.
À la nuit tombée, plusieurs fois par mois, le quartier est en pleine ébullition.
Un autre individu est positionné dans les étages supérieurs avec les doses sur lui, mais en petite quantité en cas d’interpellation, se charge de vendre de la résine de cannabis, de l’herbe, de l’héroïne ou de la cocaïne en fonction de la demande. Cela ne dure que quelques instants.
Quand la quantité s’amenuise, il va se réapprovisionner chez une « nourrice », qui conserve la drogue en grande quantité chez lui.
À la nuit tombée, plusieurs fois par mois, le quartier est en pleine ébullition. Les mouvements sont limités et l’éclairage public subit des coupures programmées.
Une livraison par un go-fast va avoir lieu pour réapprovisionner le trafic.
Aucune sanction !
Bienvenue au cœur d’un quartier livré à lui-même.
Si le site est classé en QRR (quartier de reconquête républicaine), il sera fait appel à des renforts supplémentaires de policiers pour tenter de mettre un coup d’arrêt à ces trafics.
À la sortie du quartier, les acheteurs sont contrôlés par des policiers en véhicule sérigraphié ou banalisé.
Si la dose est découverte, l’acheteur sera verbalisé via la nouvelle amende forfaitaire délictuelle d’un montant de 150 euros.
De quoi remplir les caisses de l’État, les tableaux statistiques des commissaires de police et réduire les procédures judiciaires qui sont très coûteuses et ne débouchent sur aucune sanction.
Démanteler le point de deal prend plusieurs mois voire des années.
Lorsque les policiers entrent dans le quartier, les guetteurs donnent l’alerte en sifflant et tous les oiseaux s’envolent.
Au pied de l’immeuble, les jeunes se laissent contrôler plus ou moins facilement et ne sont jamais trouvés porteurs de substances sur eux.
Démanteler le point de deal est un travail difficile, qui prend plusieurs mois voire des années. Il est impossible d’obtenir des informations de la part des habitants qui vivent sous la loi du silence et dans la peur de subir des violences.
Quid de la nouvelle plateforme « moncommissariat.fr » mise en place par le ministère de l’Intérieur pour signaler les points de deal ? Les délinquants vivent désormais selon l’adage « Pour vivre heureux, vivons cachés ».
La présence policière nuit au bon fonctionnement du commerce local et les trafiquants ont bien compris qu’il fallait maintenir le calme au sein du quartier pour ne pas être dérangé.
En cas d’incident ou d’émeute, à la suite d’une interpellation qui tourne mal ou du démantèlement d’un réseau, des forces mobiles sont envoyées par le préfet pour des périodes allant d’une à trois semaines.
Les CRS procèdent à quelques interpellations et apaisent les tensions.
Plus personne n’est visible jusqu’à leur départ, le plus rapide possible pour le réseau, et le commerce reprend ses droits.
Une annonce mal vécue !
Le président de la République a annoncé le « Beauvau de la sécurité » fin janvier [2021, NDLR], pour une durée de quatre mois avec des réunions thématiques tous les 15 jours.
L’objectif ? Trouver comment retisser le lien police/population, revoir la doctrine du maintien de l’ordre, renforcer le statut des policiers, etc.
99,6 % des interventions se déroulent sans incident.
L’annonce de la mise en place d’une plateforme pour dénoncer les discriminations commises par les fonctionnaires de police a été très mal vécue par l’institution.
À chaque affaire de violences commises par quelques-uns, c’est sur l’ensemble de la Police nationale que l’opprobre est jeté, alors que 99,6 % des interventions se déroulent sans incident.
Les politiques lâchent et discréditent complètement les agents chargés de la protection des personnes, des biens et des institutions. Un sondage de 2017, avant l’élection présidentielle, indiquait que 52 % des policiers votent pour le Rassemblement National.
La pression du chiffre : Ce ne sont pas les renforts supplémentaires de policiers, la mise à disposition temporaire des unités mobiles, ou le « Beauvau de la sécurité » qui permettront de juguler la criminalité ou la délinquance dans les quartiers.
Encore moins la pression du chiffre imposée par les commissaires de police aux effectifs présents sur le terrain. Il est plus intéressant de verbaliser ou d’interpeller les clients que le vendeur lui-même.
Le vendeur représentera un bâton dans les tableaux statistiques alors que les multiples clients, facilement identifiables, garniront gracieusement les comptes bancaires des commissaires de police via des primes de résultats exceptionnels par des tableaux bien remplis.
Plus qu’une politique répressive, c’est par une politique de prévention efficace que le travail doit se faire. La reconquête des quartiers doit s’appliquer par un retour des services publics.
Là où la République est absente, le séparatisme apparaît et des micro-sociétés se forment.
Depuis début mai, une grande opération anti-drogue est menée sur l’A75. A l’aide d’un camion à rayons X, douaniers et gendarmes espèrent saisir des stupéfiants en transit par le Cantal. En quelques minutes, l’intégralité du contenu des poids lourds interceptés est scannée.
Un camion à rayons X
Pour l’occasion, la douane s’est dotée d’un camion à rayons X. Il n’en existe que 4 France mais sa technologie est un vrai gain de temps lors des contrôles : « L’opérateur dans le camion-scanner a des images radiographiques du poids-lourd, de son contenu et de sa structure, assure le colonel Philippe Aubry, Commandant du groupement de Gendarmerie du Cantal. Là où il faudrait une fouille intégrale qui peut prendre des heures, en 5 minutes nous pouvons scanner un camion en intégralité. C’est un gain de temps énorme pour le service qui fait le contrôle et pour le routier aussi. »
Intercepté par les motards de la gendarmerie, ce chauffeur espagnol n’est pas inquiet : « Il y a beaucoup de contrôles sur la route, mais c’est assez inhabituel de tomber sur un contrôle aux rayons X comme celui-ci, explique-t-il en anglais. Mais je n’ai rien à cacher et mon entreprise est tout à fait légale. »
« Les trafiquants ne gagneront pas et les policiers et les gendarmes qui sont en deuil aujourd’hui auront les moyens de continuer de lutter contre ces trafics« , a déclaré Gérald Darmanin, ajoutant que « le trafic des stupéfiants c’est vraiment la mère des batailles contre la délinquance, c’est celle qui provoque des cambriolages, des agressions sur la voie publique, des morts sur la route« .
« Je ne peux pas accepter de baisser les bras »
Pour le ministre, c’est cette « hyper-présence » des policiers et des gendarmes déployés pour lutter contre ces trafics qui provoquent « une instabilité chez les trafiquants qui répondent […] et je crois que le drame d’Avignon est l’une de ces réponses ».
« Je ne peux pas accepter de baisser les bras », a ajouté le ministre de l’Intérieur.
Le 29 avril, les agents de la brigade de Millau procèdent au contrôle d’un semi-remorque frigorifique, immatriculé aux Pays-Bas, à la barrière de péage du viaduc de Millau sur l’A75. Le chauffeur indique effectuer un trajet Espagne – Pays-Bas et le CMR révéle qu’il s’agit d’un chargement de granulés plastiques destinés à l’industrie.
Les douaniers , toujours suspicieux et souvent bien rencardés décident de poursuivre les investigations au siège de l’unité.
Là, bingo ! Ils découvrent 100 sachets transparents rectangulaires, contenant chacun plus ou moins 9 kg de pollen de cannabis pour un poids total brut de 929 kg de pollen de cannabis
En embuscade, la nuit du 9 avril, alors que la DG Isabelle Braun-Lemaire dormait profondément, les douaniers de terrain de la BSI de Nogent sur Oise ont ciblé un véhicule type monospace qui se dirigeait vers la région parisienne. Après avoir rattrapé le véhicule, ils ont trouvé 3 kilos de MDMA.
Vendredi 30 avril, peu avant 10 heures, à l’occasion d’une opération, les douaniers de la BSI ont procédé à l’interpellation d’un chauffeur de camion en provenance d’Espagne dont le véhicule était lesté de 929 kilos de résine de cannabis.
Le chauffeur, d’origine polonaise en provenance d’Espagne, se rendait, au Pays-Bas.
Une autre inquiétude grandit : que les bassins connaissent une « dérive havraise », où la criminalité organisée a mis le pied dans le port avec la complicité des dockers les plus jeunes.
Pour Guy Jean-Baptiste : « Le renseignement est particulièrement difficile à obtenir dans un port en raison notamment de la puissance des corporations qui y travaillent », relève le directeur des douanes à Marseille.
« Ce n’est pas un scoop qu’il est difficile de travailler sur le port » souffle en écho le patron de la police judiciaire Éric Arella, « pour des raisons que vous connaissez et sur lesquelles je ne m’étendrai pas »
Extrait d’ une enquête d’Olivier-Jourdan Roulot etXavier Monnier à lire dans le numéro de mai de GQ (en kiosques cette semaine)
» J’ajouterai qu’hormis l’omerta établie par la peur de représailles qui peuvent aller jusqu’à l’élimination pure et simple de celui qui rencarderait les autorités, qu’elles soient douanières ou policières, le flou de la Perben 2 vis à vis des repentis qui n’offrent aucune garantie à ces derniers et l’exemple accablant de la lâcheté et du manque d’honneur des DG de la Douane Française, toujours en mémoire suite au lâchage de Marc Fievet, cet agent free-lance infiltré pour le compte de la DNRED et adoubé par le ministre Michel Charasse ne peut encourager des vocations. Ce serait suicidaire ! »
La lutte anti-drogues cible principalement les consommateurs et tend à automatiser la sanction avec des amendes, « au détriment des mesures sanitaires », selon une note publiée mardi par l’Observatoire français des drogues et toxicomanies.
« En Allemagne, on consacre plus de fonds à lutter contre le trafic qu’à interpeller des usagers »
En FRANCE, aucune protection pour ceux qui luttent contre le narcotrafic
Malgré le témoignage de Jean Paul Garcia, attaché douanier en poste à Madrid, devant les magistrats espagnols, précisant que l’agent infiltré Marc Fievet serait plus utile dehors qu’incarcéré…Les autorités douanières françaises, au manque d’honneur avéré, l’ont laissé partir pour un périple carcéral de 3888 jours à travers l’ Espagne, l’Angleterre, le Canada et la France.