FRANCE (14 Juillet): jour historique et soirée de honte pour la douane

La directrice générale de la Douane française Hélène Crocquevieille défilera-t-elle à la tête de ses douaniers?
DOUANE14

Le 14 juillet 2016 sera un jour historique pour la douane, car cela fait presque 100 ans qu’elle n’avait pas défilé sur les Champs-Élysées.

La dernière participation date du défilé de la victoire, le 14 juillet 1919, les bataillons douaniers s’étant particulièrement illustrés en temps de guerre pour la protection du territoire national.

Ce 14 juillet sera effectivement aussi un jour historique de honte pour la DGDDI, fort taiseuse, voire menteuse, dans le dossier de Marc Fievet, AKA NS 55 DNRED.

La projection du film « GIBRALTAR » sur la chaîne M6  21 H 00 devrait rafraichir la mémoire sélective de tous ces ministres du budget et DG successifs qui n’ont jamais eu le courage d’assumer les actions terrains de la DNRED.

auvigneFrançois Auvigne

Soirée de honte

Soirée de honte donc pour la douane française et en particulier pour l’ex DG, l’énarque inspecteur des finances François Auvigne, qui n’a pas su assuré la continuité du service de l’Etat. Jour de honte pour les successeurs de François Auvigne qui, tous trop occupés, au bon déroulement de leur carrière en quête de privilèges et autres prébendes, n’ont pas trouvé le temps de gérer le dossier NS 55 DNRED.

Voir ou revoir le reportage consacré à Marc Fievet

Au service des douanes, il s’est infiltré parmi les trafiquants de drogue, avant d’être « lâché » par ses employeurs. Une équipe de « Pièces à conviction » l’a rencontré en 2005, à sa sortie de prison.

Retrouver toutes les infos sur la vidéo sur : http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/affaire/v

ou sur: « GIBRALTAR », le jeudi 14 juillet 2016 à 21h sur M6

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Le dossier de Marc Fievet est toujours classé « Secret Défense »

SECRET DEFENSE

AVIS
Avis n° 2005-03 du 27 janvier 2005
NOR: CSDX0508078V

Vu la loi n° 98-567 du 8 juillet 1998, et en particulier ses articles 4 (2e alinéa), 7 et 8 ; Vu la lettre de saisine du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie en date du 16 décembre 2004 et la demande présentée le 17 novembre 2004 par Mme Sophie Clement, vice-présidente chargée de l’instruction au tribunal de grande instance de Paris, dans le cadre de l’instruction ouverte à son cabinet sur plainte de M. Marc Fievet concernant ses relations avec les douanes françaises ;

La Commission consultative du secret de la défense nationale, régulièrement convoquée et constituée, ayant examiné l’ensemble des documents classifiés qu’elle a recueillis au terme des investigations conduites par son président en vertu des pouvoirs que lui confèrent les articles 5 et 6 de la loi susvisée,
Emet un avis défavorable à la déclassification des pièces contenues dans le dossier établi au nom de M. Fievet, en sa qualité d’aviseur de la direction générale des douanes et droits indirects.

Fait à Paris, le 27 janvier 2005.
Pour la Commission consultative du secret de la défense nationale :
Le président,
P. Lelong

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=6686A6840C8BCEDB3986A4EB25B2F9E9.tpdila13v_1?cidTexte=JORFTEXT000000629551&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000000002264

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FRANCE  (Colmar): un réseau de trafic de cannabis démantelé

Dix-huit perquisitions, neuf personnes interpellées et au total 3 kg de cannabis saisis, telle est la conclusion d’une enquête menée par les gendarmes de la compagnie de Colmar.
Lire:

http://www.lalsace.fr/actualite/2016/07/10/un-trafic-de-cannabis-demantele-9-interpellations

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« GIBRALTAR », le jeudi 14 juillet 2016 à 21h sur M6

Inédits, Gibraltar, le jeudi 14 juillet 2016 à 21h sur M6

Le jeudi 14 juillet 2016 à 21h, M6 programmera le film français inédit « Gibraltar ».

gib lelouche

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UN: Dark Web revolutionising drug trafficking by making illegal narcotics much more accessible

UN wants tighter control over anonymous online markets on the Dark Web to prevent drug trafficking.

The United Nations (UN) is deeply concerned about the Dark Web and how anonymous online markets are attracting more users by making it much easier for people to access illegal drugs, while at the same time managing to avoid having direct contact with both criminals and law enforcement.

Read more:

http://www.ibtimes.co.uk/un-dark-web-revolutionising-drug-trafficking-by-making-illegal-narcotics-much-more-accessible-1569218

FRANCE: quant aux méthodes des régaliennes pour lutter contre le trafic de drogue

LCPNS55

Les invités d’Arnaud Ardoin – LCP

Emmanuel Fansten, journaliste à Libération, auteur de l’enquête – Dominique Perben, ancien Garde des sceaux et aujourd’hui avocat – Gilbert Collard, avocat, député RBM-FN du Gard et Secrétaire Général du Rassemblement Bleu Marine, auteur du livre  » Les dérives judiciaires : et si ça vous arrivait ?  » Paru aux Editions Eyrolles  – Marc Fievet, aviseur de la douane française, inscrit sous le matricule  » NS 55 DNRED « , auteur des livres  » Infiltré au coeur de la mafia  » paru aux Editions Hugo Doc, et  » Gibraltar « , paru aux Editions Michel Lafon.

http://www.lcp.fr/emissions/ca-vous-regarde
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Le narcotrafic, et tout ce qui en découle, ne semble pas être pris au sérieux par nos décideurs politiques qui continuent à laisser les régaliennes affectées à cette tâche, et ses différentes hiérarchies, faire « joujou » avec les moyens mis à leurs dispositions pour surtout dérouler des plans de carrière qui trop souvent vont privilégier des réussites personnelles à l’atteinte de résultats probants dans la lutte contre la drogue.
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« La lutte contre le trafic de stups a pris 10 ans de retard en une journée, à cause d’une guerre des chefs de service entre les douanes et l’Office« , résume un policier de terrain (INFO RMC).

L’OCRTIS et les « opérations Myrmidons » avec ses derniers exploits de se constituer en super protecteur de narcotrafiquants pour permettre de transmettre des fiches de renseignements aux services de police judiciaires et à des pays étrangers comme l’Espagne, l’Angleterre voire le Maroc.
La DNRED (Douane française) avec ses « saisies spectaculaires » pour lesquelles on assistera au déplacement totalement surréaliste du président Hollande accompagné de son fidèle Sapin et en l’absence de Jean Paul Garcia, le patron de la DNRED.
Les stups du « 36 » avec ses casseroles.
La Douane française et ses services « Cyberdouane » ( DARKNET: cocaïne, shit et armes en deux clics…Que fait la cyberdouane? ) et « CELTIC » ( Douane française: la CELTIC (cellule d’études et de lutte contre les trafics illicites par conteneurs ), la Gendarmerie, les Policiers municipaux, le TRACFIN et les Services Spéciaux…
Tous ces services s’emploient à nous expliquer chaque jour par des communicants performants qu’ils sont les meilleurs et que d’exploits en exploits ils nous protégeraient de ce fléau, alors qu’il n’en est rien.

Nos frontières sont de véritables passoires et la progression des saisies dans l’hexagone, territoire de consommation et de transit, n’est due qu’à l’augmentation de la demande et donc du business généré!

Comment ne pas être inquiet lorsque l’on apprend la saisie, par hasard, de  270 kilos d’héroïne pure dans un camion iranien qui est arrivé sans avoir été contrôlé à Flixecourt dans la Somme (FRANCE (Camion iranien): à Flixecourt(80), suite à la saisie de 260 kg d’héroïne, le patron d’  »Immo Ouest » est bouleversé !) , comme cette saisie par hasard (FRANCE (narcotrafic maritime): 230 kilos de cocaïne trouvés dans un conteneur de verre pour Saint-Gobain, pas contrôlé par la CELTIC) ces derniers jours.

Les alertes au ministre Christian Eckert (DROGUE (Douane française): lettre ouverte à Monsieur Christian Eckert, ministre du Budget) comme à la directrice générale de la Douane, Madame Hélène Crocquevieille (FRANCE (Douane française): lettre ouverte à madame Hélène Crocquevieille, directrice générale.) n’ont pas réussi à provoquer la moindre réaction à ce jour et les dernières décisions du ministre de l’intérieur comme la mise en place d’une section « anti-mules » en Guyane avec promesse de doublement des effectifs affectés à la lutte contre le narcotrafic ne sont pas à la hauteur des besoins ( OCRTIS (Guyane): vers la création d’une antenne de lutte contre les mules…).
Affecter une quinzaine de fonctionnaires pour tenter de limiter le transport de drogue via les « mules » ne sera qu’une énième « ligne Maginot » que les narcotrafiquants contourneront sans aucun problème.
Nos régaliennes continuent à se concurrencer, quand ce n’est pas à se tirer dans les pattes, au mépris de l’efficacité pour avant tout se faire mousser!

Comment ne pas être inquiet de cette non évolution dans les moyens mis en œuvre par nos décideurs qui de « machin » en « machin » ne savent plus que faire pour essayer encore de berner l’opinion publique sur la soit disant efficacité de nos services.
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FRANCE (Gendarmerie): des armes et de la drogue saisies lors d’un coup de filet

gendarmes-saisi-armes-drogueCela faisait plusieurs mois que les gendarmes enquêtaient sur un vaste trafic de stupéfiants, mené au départ de Bain-de-Bretagne, au sud de Rennes. Lundi 20 juin, ils sont passés à l’action.

A l’occasion d’un vaste coup de filet qui a nécessité 65 hommes et l’intervention du GIGN, les gendarmes ont interpellé onze personnes à Bain-de-Bretagne, mais aussi dans le Morbihan et en Loire-Atlantique.

LIRE: http://www.20minutes.fr/rennes/1874375-20160628-armes-drogue-saisies-lors-gros-coup-filet

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DARKNET: cocaïne, shit et armes en deux clics…Que fait la cyberdouane?

Quand Bernard Debré surfe sur le Darknet

Par LEXPRESS.fr , publié le 28/06/2016 à 13:11 , mis à jour à 13:16

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Champignons hallucinogènes, cannabis de synthèse, cocaïne… Bernard Debré a acheté plusieurs drogues sur le Darknet pour dénoncer leur facilité d’achat (capture écran vidéo).

Valeurs Actuelles

Le député LR Bernard Debré, en croisade contre les stupéfiants, a voulu prouver au gouvernement la facilité d’accès à certaines drogues. En achetant lui-même des produits illégaux.

Comment de la cocaïne, des champignons hallucinogènes et du cannabis se sont retrouvés ces jours derniers sur le bureau, à l’Assemblée nationale, de Bernard Debré, médecin et député LR de Paris? L’élu a relaté, ce mardi sur LCI, son incursion dans le marché des drogues sur Internet, pour montrer combien il était facile de se procurer des stupéfiants.

Accompagné d’un journaliste de l’hebdomadaire de droite Valeurs actuelleset de Serge Lebigot, président de l’association Parents contre la drogue, Bernard Debré, en croisade depuis longtemps contre les stupéfiants, a d’abord commandé du cannabis sur un site étranger, accessible à tous, sur « l’Internet de tout un chacun », comme il l’appelle.

« On paye avec la carte bleue et puis ça arrive par la Poste »

La démarche est très simple: « On va cliquer sur un site aux Pays-Bas et on va acheter de la drogue. (…) On paye avec la carte bleue et puis ça arrive par la Poste, avec un timbre hollandais », relate le député. Le colis a été livré chez le président de l’association. Bernard Debré décrit « un papier kraft, à l’intérieur il y a deux enveloppes en plastique, pour éviter l’odeur et les chiens renifleurs ».

Puis, les trois hommes ont fait une plongée dans le Darknet -le web souterrain, où se font la majeure partie des transactions illégales (drogues, armes, organes)- pour commander un gramme de cocaïne. Cette incursion nécessite d’être avec un utilisateur qui s’y connaît un minimum, puisqu’il faut utiliser un logiciel et brouiller régulièrement son adresse IP.

Des « kalachnikovs, du TNT, des faux billets, des organes à greffer »

Là, « c’est incroyable », décrit Bernard Debré. « Vous avez un supermarché de tout. Vous avez des kalachnikovs, du TNT, des faux billets, des organes à greffer. Et vous avez par exemple 30 à 36 000 sites de cocaïne. Et donc on a commandé de la cocaïne. Mais il faut payer par Bitcoins. (…) Ça a été livré: 1 gramme de cocaïne pour 80 et quelques euros ». Il achète aussi des champignons hallucinogènes. Incrédule, le trio a fait analyser les drogues reçues par un laboratoire de la police. Résultat: la cocaïne est « pure à 90% ». assemblee

Pour aller jusqu’au bout de sa démarche, l’élu et ses deux complices ont ramené les stupéfiants achetés jusqu’à l’Assemblée nationale, avant d’interpeller le gouvernement. « M. le Premier ministre, il est simple de se procurer sur Internet des drogues et de se les faire envoyer par voie postale. (…) Cocaïne, champignons hallucinogènes, marijuana et cannabis de synthèse: voici les drogues que l’on peut se procurer aussi facilement que l’on commande une paire de chaussures », avait déploré Bernard Debré, le 21 juin, dans l’Hémicycle, face à Manuel Valls.

Des policiers « cyberpatrouilleurs »

« Je demande que soit mis en place un véritable programme de lutte contre le trafic au sein de l’Union européenne (UE) », avait-t-il déclaré. L’élu s’était aussi opposé aux Bitcoins, la monnaie virtuelle légale en France. « Je demande qu’on les interdise. Ils servent surtout au trafic et au blanchiment d’argent. »

« Le trafic de drogue, c’est 12 millions d’euros au sein de l’UE (…) La cocaïne est la deuxième la plus consommée », avait abondé en son sens le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, également présent dans l’Hémicycle. « A l’office des stupéfiants, les policiers ont été formés comme ‘cyberpatrouilleurs’ et ont reçu l’habilitation du parquet de Paris pour être autorisés à se rendre sur les sites qui peuvent proposer des produits », avait aussi répondu le ministre à Bernard Debré.

En revenant sur ce débat, ce mardi sur LCI, Bernard Debré a déploré que « le Darknet dérégule même les dealers de drogue ne France. » « C’est l’ubérisation de la drogue », a-t-il ajouté.

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/cocaine-cannabis-armes-bernard-debre-fait-son-petit-marche-sur-le-darknet_1806882.html

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NARCOTRAFIC: les transports de la drogue

par Gérard Feldzer
samedi 25 juin 2016
écouter l’émission disponible jusqu’au 21/03/2019

Saisie record douanes françaises

© douanes françaises
Demain 26 juin, a lieu la journée Internationale contre l’abus et le trafic de drogues, sous l’égide des Nations Unies. Et qui dit trafic dit évidemment transport.

Au-delà de la santé les réseaux financent entre autres des conflits armés.

Pour Danièle Jourdain Menninger, Présidente de la Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues, et aux conduites addictives, les saisies sont impressionnantes mais l’imagination des trafiquants est sans limite et surtout leur absence de scrupules lorsqu’ils mettent en danger les mules.

Les mules sont des passeurs à qui les trafiquants font avaler des capsules de cocaïne censées être rejetées dans les selles, mais le risque est énorme. On a d’ailleurs déploré une passeuse martiniquaise victime d’une overdose suite à la rupture d’une des capsules.

Ecouter l’Interview complète de Danièle Jourdain-Meninger

Clément Vives, commissaire, chef de la Mission Anti-drogue à la Police Nationale, nous explique que les coopérations internationales sont essentielles, et que les moyens doivent être à la hauteur de ceux des trafiquants.

Ecouter l’Interview complète de Clément VIVES

J’ai moi-même été témoin, lorsque j’étais pilote de ligne sur un retour de Bogota -un vol de 10 heures- d’un passager qui se sentait mal, à l’arrivée. Il a avoué aux douaniers qu’il était accompagné par une dizaine d’autres mules.
Pour Nicolas Chiellino, chef du ciblage, du contrôle et de la contrebande aux douanes au sein de l’INRED, les trafiquants sont sans scrupule. Certains même n’hésitent pas à installer des implants mammaires à de pauvres femmes qui acceptent souvent sous la contrainte.

Ecouter l’Interview complète de Nicolas Chiellino

Pour les grosses quantités, c’est surtout le transport maritime qui est utilisé. Grâce à des complicités achetées dans les ports, la drogue est glissée dans des containers à l’insu des transporteurs ; on a ainsi démantelé récemment au Havre toute une organisation.

Mais il y a également des cargos qui sont concernés par le problème, et là il faut faire vite, car on ne peut pas bloquer indéfiniment un bateau de commerce.
Nicolas Chiellino nous explique  qu’il faut connaitre toutes les planques possibles. Des formations permanentes sont prodiguées à l’École des Douanes.

Les « Go Fast », bateaux capables d’atteindre 100 km/h, sont très utilisés pour acheminer le cannabis depuis le Maroc, le principal fournisseur de l’Europe. Les go fast routiers sont de grosses cylindrées qui roulent en convoi à plus de 200 kms/h, quitte à forcer les barrages.

Il faut beaucoup de moyens aux services des douanes, de police et de gendarmerie, Clément VIVES nous explique qu’il existe un « fond drogue » alimenté par l’argent confisqué ou saisi aux trafiquants ! On estime le marché de la drogue en France à plus de 2 milliards d’euros.

Devant de tels enjeux financiers, et de criminalité, on peut se poser la question de dépénaliser et règlementer un certain type de drogue.

Eric Piol, le maire de Grenoble, demande une véritable réflexion « dépassionnée » qui puisse à la fois éviter les dommages collatéraux (nuisances, sécurité des quartiers, financements illicites, achats d’armes,…) et en même temps qui puisse contenir, prévenir les consommations. L’expérience de la prohibition de l’alcool aux États-Unis, n’avait pas fait baisser les consommations, mais avait augmenté la criminalité.

Les services tentent d’assécher un océan avec une cuillère (Eric Piol).

Ecouter l’Interview complète d’Eric Piol

La réponse de Nicolas Chiellino est que cela ne résout pas le problème de la production, et des pays producteurs qui ne veulent pas lâcher une telle manne financière. Sans compter les paradis fiscaux qui alimentent le blanchiment par le secret bancaire.

Une fois de plus la finance prend le pas sur la moralité et la santé des citoyens.  

Ma séquence insolite de cette semaine concerne les « narco sous marins » et « narco torpilles ».
Face à la surveillance maritime et aérienne américaine, les trafiquants colombiens n’hésitent à construire des sous-marins ou semi-submersibles, capables d’emporter en toute discrétion 10 tonnes de cocaïne.

On a même découvert dans un chantier en Amazonie un sous-marin en construction pouvant emporter dix fois plus. Le coût de ce type de submersible est évalué à 2 millions de dollars pour une marchandise transportée qui en vaut 20 fois plus. Donc un seul voyage suffit, il est coulé à l’arrivé !

Et dernièrement ces trafiquants ont conçu des torpilles qui restent sous l’eau, tirées par de simples bateaux de pêche. S’ils se font repérer, ils larguent la torpille et placent une bouée émettrice d’un signal pour la récupérer plus tard. De la « narco technologie » en quelque sorte.

Mon coup de cœur est cette semaine pour la race canine
Côté face, il y a les trafiquants qui utilisent des chiens comme mules si j’ose dire, il leur font  avaler des capsules de drogues et les dépècent à l’arrivée. L’horreur absolue. Mais côté pile il y a ces chiens renifleurs, j’ai rencontré dans un salon spécialisé Stéphanie, maitre-chien au service des douanes.

Ecouter l’Interview complète de Stéphanie, maître-chien

Les douaniers, on le sait, ont du flair dans tous les sens du terme, mais la criminalité liée aux drogues et aux blanchiments a encore de beaux jours devant elle.

http://www.franceinfo.fr/emission/transportez-moi/2015-2016/les-transports-de-la-drogue-25-06-2016-13-59

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DRUGS: how the military benefits from Myanmar’s growing opium economy

Myanmar’s military government has, since the late 1980s, used the drug economy as a means to finance its own state-building objectives, rather than launch sustained efforts to dismantle it.


A soldier from the Ta-ang National Liberation Army, one of the ethnic rebel groups, burning a pile of seized drugs in Homain village, Nansam Township, Northern Shan State, Myanmar. (Photo: AAP).14 June 2016
Author:
Patrick Meehan recently completed his PhD in the Department of Development Studies at the School of Oriental and African Studies (SOAS), University of London.
For the past 10 years drug production in Myanmar has been on the rise. The amount of land used to grow poppy — from which the opium sap used to make heroin is derived — has more than doubled since 2006. According to the UN, Myanmar now accounts for more than 25 per cent of the global area under illegal poppy cultivation, making the country the second largest producer of illegal opium in the world after Afghanistan.carte birmanie-The vast majority of opium is produced by poor farmers in highland areas of Shan State close to the country’s borders with China, Thailand and Laos, which have been affected by decades of conflict between ethnic armed groups and the central government. In 2012, studies conducted by local researchers recorded opium cultivation in 49 out of Shan State’s 55 townships involving more than 200,000 households.Drugs play an ambiguous role in Myanmar’s borderlands. Drug abuse has taken far more lives than armed conflict in many communities over the past decade and the growing heroin epidemic across parts of Shan and neighbouring Kachin State is one of the main drivers of HIV/AIDS in Myanmar.

 

READ MORE: http://www.eastasiaforum.org/2016/06/14/how-the-military-benefits-from-myanmars-growing-opium-economy/

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FRANCE (Vitry-sur-Orne): 55 kg de cannabis saisis par les gendarmes

Vitry_sur_OrneLes gendarmes avaient commencé par saisir 20 kg de cannabis en janvier dernier, à Vitry-sur-Orne .

Plus sur: http://www.estrepublicain.fr/actualite/2016/06/14/55-kg-de-cannabis-saisis

photo:https://fr.wikipedia.org/wiki/Vitry-sur-Orne#/media/File:Vitry_sur_Orne.jpg

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FRANCE (Vosges): la gendarmerie a découvert 712 grammes d’héroïne, 105 grammes de cocaïne, 505 grammes de résine de cannabis

gendarmerie jpgLes gendarmes vosgiens viennent d’effectuer un joli coup de filet anti-stupéfiants en fin de semaine dernière, sur plusieurs communes du territoire.

Depuis six mois, les militaires surveillaient de près des individus impliqués dans un trafic de drogue.

Après plusieurs semaines d’observation, les enquêteurs sont passés à l’action en procédant, vendredi matin, à l’interpellation de quatre individus. Les gendarmes de la communauté de brigades de Capavenir Vosges, ceux de la brigade de recherches de Remontante-Epinal mais aussi du PSIG d’Epinal, Remiremont et Saint-Dié ont ainsi mis la main sur des individus âgés de 25 à une quarantaine d’années. Ce quatuor était domicilié sur les secteurs de Thaon-les-Vosges, Nomexy et Rambervillers.

lire sur: http://www.vosgesmatin.fr/edition-d-epinal/2016/06/14/vosges-quatre-trafiquants-de-drogue-arretes-apres-six-mois-d-enquete

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FRANCE (frontière franco-belge) : beau travail de douaniers pour les gendarmes nord mosellans

Un arrivage local de drogue stoppé à la frontière belge

Un arrivage local de drogue stoppé à la frontière belge

Les gendarmes ont réussi un joli coup à la frontière franco-belge en interceptant des trafiquants de drogue nord mosellans qui tentaient de revenir …

Lire sur: http://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-thionville-hayange/2016/06/14/un-arrivage-local-de-drogue-stoppe-a-la-frontiere-belge

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OCRTIS France: le Commissaire Vincent Le Beguec va-t-il faire évoluer les méthodes de travail de l’Office Central de la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants ?

OCRTIS1 FRANCE (OCTRIS année 1989): un grand cru pour Mario Le Corff

ET

Pour mémoire,

les drôles dessous d’une grosse saisie de cocaïne réalisée par l’OCRTIS

Mercredi, 4 Mai, 1994
L’Humanité

Le procès qui s’est ouvert hier à Grasse n’aurait été que celui de trafiquants pris dans le filet des stups si un commissaire suisse n’y était allé de quelques confidences explosives.

De notre envoyé spécial à Grasse

Le procès qui s’est ouvert hier à Grasse (Alpes-Maritimes) pourrait avoir d’importantes répercussions. Tout démarre en février 1992 dans le département avec l’arrestation de plusieurs trafiquants de drogue. Ce jour-là, dans la petite ville de Cagnes-sur-Mer, des inspecteurs de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCTRIS) interceptent Vittorio Ceretta, un Calabrais de cinquante-deux ans, en train de remettre 63 kilos de cocaïne au conducteur d’un semi-remorque, Rosario Dioguardi, chargé de passer la frontière franco-italienne avec la marchandise.

Trois mois plus tard, nouveau coup de filet. 53 kilos de coke sont saisis et quatre autres personnes sont interpellées. Un couple d’Espagnols, Manuel et Manuella Munoz, ainsi que Drissia Bonacina et son époux suisse, Sergio Bonacina. Du beau travail donc, réalisé par les policiers français en relation avec leurs homologues brésiliens.

Tout irait pour le mieux et les autorités pourraient assurer que la répression du trafic porte ses fruits si Fausto Cattaneo, policier et suisse, commissaire de surcroît, ne dénonçait, dans un rapport en date du 27 novembre 1992 et adressé au Conseil d’Etat du canton du Tessin et au ministère public de la Confédération, les dessous de l’opération. A la lecture de ce volumineux rapport, on se dit effectivement que tout cela n’est pas bien propre.

Qu’écrit Cattaneo? Tout d’abord que la prise de cocaïne effectuée sur la Côte d’Azur est la ramification d’un trafic beaucoup plus important que le policier surnomme Mato Grosso, du nom de l’Etat brésilien dans lequel se fabrique une partie des produits acheminés par une filière colombienne. Le commissaire explique comment il a infiltré le réseau, parle de son travail avec les indics et les multiples problèmes qui ont surgi. Il raconte son contact avec un industriel brésilien lié à l’ex-président Collor et à Roméo Tuma, chef de la police, accusé de corruption et disposant de comptes bancaires à Genève «gérés, entre autres, par un fonctionnaire de la police genevoise».

Mais Cattaneo ne s’arrête pas là. Il dénonce également l’attitude et le rôle des services français – notamment d’un commissaire des stups parisien – accusés de l’avoir écarté de l’opération Mato Grosso: «Les services français et les indicateurs, ainsi que les éléments de la police fédérale brésilienne (…) se sont introduits entre fournisseurs et acheteurs en remplaçant les vrais trafiquants à l’origine du flux de drogue», écrit-il.

Et un peu plus loin, à propos de la cocaïne saisie près de Nice, on peut lire: «La drogue ne provenait pas des cartels colombiens ou des raffineries du Mato Grosso mais a été mise à disposition par la police brésilienne.» Les indicateurs ayant remis la cargaison avec l’accord des services français et brésiliens «ont encaissé environ 800.000 dollars qu’ils se sont partagés avec les fonctionnaires de police».

Le procès de Grasse, interrompu en milieu de matinée, après l’audition de trois témoins, pour cause d’enterrement du bâtonnier, ne pourra éviter de traiter des méthodes pour le moins surprenantes des enquêteurs. L’OCTRIS jure que ces pratiques lui sont étrangères, alors que deux des principaux accusés assurent que les indics ont été volontairement laissés en liberté. Il reste que le commissaire Cattaneo était absent et qu’il risque de le rester jusqu’à la fin du procès, prévue pour jeudi soir.

http://www.humanite.fr/node/78968

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Cent kilos de coke qui pèsent lourd

Jeudi, 5 Mai, 1994
L’Humanité

AU procès des trafiquants de cocaïne, à Grasse, c’était hier l’audition de Sergio Bonacina, considéré comme le chef du groupe appréhendé en deux temps dans la région niçoise, le 24 février et le 29 mai 1992, ainsi que 100 kilos de cocaïne. Sergio ne manque pas d’aplomb: «Les accusations de trafiquants portées contre moi viennent de la fantaisie de M. Cattaneo». Fausto Cattaneo est un commissaire suisse, auteur d’un rapport mettant en cause l’attitude des services français dans cette affaire, reliée selon lui à un trafic beaucoup plus important surnommé «Mato Grosso» et portant sur cinq tonnes de «coke».

Mais Cattaneo n’a pas été autorisé par sa hiérarchie à se présenter à la barre des témoins «pour des raisons de sécurité». Bonacina, de son côté, reconnaît s’être livré au Maroc au «trafic de stupéfiants mais, après ça, finito, basta!». Il avoue, en revanche, être un consommateur occasionnel de poudre blanche. Le président Acquaviva semble amusé par ses déclarations: «Vous avez pourtant une certaine stature dans les activités illicites.» L’homme nie tout. Il prétend être «un homme sous l’influence de sa femme». Mais cette dernière, présente dans le box des accusés, dit le contraire, se bornant à répéter que son mari en savait long sur toute l’opération et sur les contacts avec deux Sud-Américains, pourvoyeurs de drogue.

De ces deux Sud-Américains, il en fut longuement question lors de l’audition de Mario Le Corff, commissaire principal à l’Office central des stupéfiants. Ce dernier affirme que les prises effectuées en 1992 sur la Côte d’Azur n’ont rien à voir avec l’affaire «Mato Grosso». Pour lui, «le rapport Cattaneo relève de la mégalomanie». Tout s’est passé légalement, dans le cadre d’une livraison surveillée, c’est-à-dire sous haute surveillance policière, jusqu’à l’interpellation. Dans le cadre de l’enquête, plusieurs personnes étaient suivies. «Puis sont apparus des individus non identifiés que nous avons considérés comme étant sud-américains», dit le policier français. Malheureusement, ils ne seront jamais appréhendés, ce qui déclenchait de la part de la défense une vive polémique. Me Baudoux laisse entendre que les Sud-Américains travaillaient pour les policiers. Après deux jours de débats, le flou continue de régner dans ce procès. La seule certitude que l’on ait est que la Mafia est solidement implantée dans le sud de la France, région devenue privilégiée pour les trafics en tout genre entre l’Hexagone et l’Italie.

http://www.humanite.fr/node/79083

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Des trafics et une enquête qui intrigue

Samedi, 7 Mai, 1994
L’Humanité

Le procureur a requis des peines de douze à dix-huit ans de prison pour achat, importation et tentative d’écoulement de 117 kilos de cocaïne. La défense invoque un coup monté par les policiers français.

De notre correspondant régional.

ETRANGE procès en vérité que celui qui vient de se tenir dans les locaux du tribunal de Grasse, et dont le verdict a été mis en délibéré jeudi soir. Les personnes jugées l’étaient, selon l’acte d’accusation, pour achat, importation et tentative d’écoulement de stupéfiants. Le trafic portait sur 117 kilos de cocaïne. La France, et plus particulièrement la Côte d’Azur, n’étant qu’un lieu de transit avant l’acheminement vers l’Italie.

Des faits assez graves pour que le procureur de la République, Jean-Luc Cabaussel, requière des peines allant de douze à dix-huit ans d’emprisonnement, avec ce petit commentaire qui résume bien l’atmosphère: «Je suis toujours très satisfait de requérir face à des malfrats.»

Une phrase qui n’était pas gratuite. Depuis l’ouverture des débats, quelque chose semblait gripper la machine judiciaire. Plus exactement, un rapport établi par un commissaire suisse, Fausto Cattaneo, en partie corroboré par le numéro deux de la section antidrogue de l’office du procureur de la Confédération helvétique, Jacques-André Kaeslin.

Les deux hommes, dans deux notes séparées et officielles, soulignent les pratiques des services français et plus particulièrement de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCTRIS). Des révélations de taille comme celle lue par le procureur lui-même, à propos de la drogue saisie, qui «proviendrait des stocks de Marco Cavallero, numéro deux de la police fédérale des stupéfiants du Brésil, et aurait été importée, livrée et vendue par des informateurs».

Le procureur n’a pas soutenu la demande de supplément d’informations exigée par les avocats de la défense. «Ce serait énorme», dit-il: «Ce rapport, c’est un jet d’encre craché par un mollusque marin avant qu’il ne tombe dans l’épuisette.»

Que les accusés ne soient pas des enfants de choeur, ou plutôt de «Marie», selon les termes d’un défenseur, personne ne semblait le nier, sauf peut-être ceux qui attendent de connaître leur sort.

Selon Interpol, deux d’entre eux, Vittorio Ceretta et Stefano Fasanotti, seraient membres de la N’Dranghetta calabraise et un troisième larron, Renato Macri, appartiendrait à une organisation mafieuse dans le Piémont. Sergio Bonacina n’est pas non plus un inconnu pour les stups de différents pays et son épouse Drissia vivait auparavant avec un «mauvais garçon» en cheville avec des trafiquants basés en Amérique latine.

Mais l’audition de plusieurs policiers en qualité de témoins et notamment de Mario Le Corff, commissaire principal à l’Office central des stupéfiants, devait jeter le trouble.

A l’écoute de ces fonctionnaires, on avait une sensation de non-dit. Comme si certaines pratiques n’avaient pas à être évoquées. Comme si, la fin justifiant les moyens, seules importaient les «prises» record de drogue. Qui étaient les Sud-Américains, fournisseurs repérés dans cette affaire, jamais arrêtés ni photographiés de face contrairement aux autres protagonistes?

Je ne sais pas, répondait Le Corff, qui répétait devant le tribunal que dans cette procédure, aucun indicateur n’avait été utilisé. Mais selon Fausto Cattaneo (absent à l’audience), il s’agirait d’informateurs et il donne leurs noms. Mais le procureur, une fois de plus, s’est refusé à en tenir compte, ne serait-ce que pour que la lumière soit faite. «Ce rapport ne vient pas du ciel mais de l’enfer dans lequel se morfond Fausto Cattaneo.»

Les défenseurs avaient alors beau jeu de demander dans leurs plaidoiries si «l’efficacité de la répression permet tout», si la justice «allait servir le droit ou la pyromanie policière» ou encore de dénoncer «le mur de l’Etat policier».

Au mois de février déjà, à Marseille, dans un procès portant sur une saisie de 5 tonnes de hasch, les avocats des prévenus avaient invoqué un coup monté par l’OCTRIS… Ni la justice ni la police n’auraient à gagner à couvrir de tels agissements. Car si quelques «mules» tombent grâce à ces stratagèmes, ils n’ont pas d’effet sur les cartels qui continuent de proliférer tandis que les narcodollars pénètrent toujours plus l’économie mondiale.

C’est dire si le verdict du tribunal de Grasse, prévu pour le 24 mai, est attendu. Avec crainte ou espoir, c’est selon…

http://www.humanite.fr/node/79247

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UNDERCOVER: Robert Mazur, alias Bob Musella, a infiltré pendant 18 mois le cartel de Medellín au temps de Pablo Escobar

J'ai infiltré pendant 18 mois le cartel de Medellín au temps de Pablo EscobarLe cartel de Medellín utilisait les moyens aériens afin de créer et d’acheminer la cocaïne aux États-Unis et y développer un marché de la drogue. (Robert Mazur)

Robert Mazur, alias Bob Musella, a blanchi l’argent du cartel colombien tout en enquêtant pour l’IRS. Il raconte son histoire incroyable.

En partenariat avec « Ulyces ».

Les propos ayant servi à réaliser cette histoire ont été recueillis par Arthur Scheuer au cours d’un entretien avec Robert Mazur. Les mots qui suivent sont les siens.

Je viens d’une famille italo-américaine pauvre, et nous vivions dans un quartier pauvre de Staten Island, à New York. Le premier appartement dans lequel j’ai habité comportait trois chambres. Quatre familles y logeaient : mes grands-parents, les deux sœurs de ma mère, moi, mon frère, mon père et ma mère.

Mes parents travaillaient très dur, mon père cumulait deux ou trois emplois à la fois. Ils désiraient plus que tout aider leurs enfants à avoir une meilleure vie que la leur. Déjà à l’époque, leur objectif était de nous tenir éloignés de la mauvaise graine du quartier dont j’ai plus tard, en tant qu’agent infiltré, prétendu faire partie. Ils tenaient à faire de mon frère et moi les premiers membres de la famille à entrer à l’université. C’est arrivé.

IRS_logo_blue_PDNos économies étaient maigres quand j’ai fait mes premiers pas à la fac, et j’avais besoin d’un job pour payer mes livres. J’ai décroché un entretien par l’intermédiaire de l’université me permettant de devenir ce qu’ils appelaient un étudiant « coopté » au sein d’une organisation. Il s’agissait d’une unité spéciale de l’IRS (https://fr.wikipedia.org/wiki/Internal_Revenue_Service).

À l’époque, on l’appelait la « division du renseignement », c’est elle qui s’était chargée de monter le procès d’Al Capone.

Suivre le cash

flucasUne fois engagé, je travaillais deux jours par semaine, le week-end et l’été. Mon rôle se limitait à porter les valises des gars, je n’ai rien fait de très important et je n’ai traité aucun dossier. Je faisais des photocopies, de la retranscription d’entretiens, je n’étais pas sur le terrain. Un des dossiers les plus importants concernait Frank Lucas, le plus gros trafiquant d’héroïne de Manhattan (photo de droite) (plus sur: http://users.skynet.be/dosscrim/franklucas/index.html). Nous étions chargés de poursuivre la banque au sein de laquelle il blanchissait de l’argent. Ironie du sort, son nom était la Chemical Bank, la « banque chimique ».

LIRE sur:

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160603.OBS1849/j-ai-infiltre-pendant-18-mois-le-cartel-de-medellin-au-temps-de-pablo-escobar.html

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AFRIQUE: base de transit, de transformation et maintenant, de production de stupéfiants


Depuis peu, l’Afrique de l’Ouest est devenue la plaque tournante du trafic international de drogue. Cette enquête fait la lumière sur ces réseaux et leurs répercussions politiques et sociales dévastatrices.
➜ Ces dix dernières années, le trafic international de drogue a connu un développement fulgurant en Afrique de l’Ouest, au point de faire de la région l’une des principales plaques tournantes pour les narcotrafiquants internationaux. Depuis l’Amérique latine, région productrice, entre 60 et 250 tonnes de cocaïne transitent chaque année par la Guinée-Bissau, le Mali, le Sénégal ou le Cap-Vert avant d’inonder l’Europe, premier marché consommateur. Un trafic extrêmement lucratif, qui générerait plus de 400 milliards de dollars par an. Face à cette tendance, l’un des bureaux régionaux de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime s’est installé à Dakar, haut lieu du narcotrafic.

Immobilisme

Mais le combat reste très inégal, d’autant que la drogue profite quelquefois à ceux qui tiennent les rênes du pouvoir. C’est le cas en Guinée-Bissau, où plusieurs hauts gradés de l’armée sont même impliqués dans des meurtres politiques, ou dans le nord du Mali, où les mouvements séparatistes et islamistes collaborent avec les trafiquants pour financer leur achat d’armes. Outre la violence et l’exacerbation des écarts de richesse, cette situation a fait exploser la toxicomanie dans des régions aux infrastructures quasi inexistantes. Comment les autorités nationales et internationales entendent-elles lutter contre cette mafia mondialisée, qui tire profit du défaut de démocratie, du manque de moyens et de l’instabilité politique des pays d’Afrique occidentale ? Entre Bissau, Dakar et Bamako, cette enquête de terrain interroge les acteurs de la lutte contre le narcotrafic – membres de rares brigades anti-drogue, magistrats et journalistes d’investigation -, montrant combien l’immobilisme et le manque de volonté politique encouragent ce fléau.

➜ L’organe international de contrôle des stupéfiants présente son rapport pour l’année 2015. Une donnée connue de longue date se confirme : l’Afrique est bel et bien une porte d’entrée, une zone de transit pour tous types de drogues qui sont ensuite acheminées vers les Etats-Unis, l’Europe et l’Asie. Fait nouveau, le continent devient aussi une zone de fabrication de drogues de synthèses.

Cocaïne à l’Ouest, héroïne à l’Est, drogues de synthèse et marijuana partout. Le continent africain est toujours une porte d’entrée pour tous types de drogues. « Le trafic de cocaïne demeure une préoccupation majeure », pointe le rapport. La Guinée-Bissau, la Gambie ou encore le nord du Mali sont des zones d’arrivées et de transit connues, mais, signe que ce dossier est ultrasensible, aucun de ces pays n’est cité dans le rapport. Seul le Cap-Vert est présenté comme une plaque tournante du trafic de cocaïne, une demi-tonne a été saisie.

Dans ce rapport, aucun lien n’est établi entre les cartels d’Amérique latine et les groupes jihadistes présents en Afrique de l’ouest. De plus, il ne donne aucun détail sur l’argent généré par ce trafic.

Changement de méthode

Les trafiquants d’Amérique latine ont changé de méthode. Moins de grosses cargaisons, c’est via des colis plus petits que la cocaïne est acheminée en Afrique, notamment de l’Ouest. La multiplication des vols commerciaux depuis le Brésil explique en partie cette augmentation : 120 kilos saisis à Lagos en 2014, 286 kilos à Lomé.

Autre élément, la confirmation que l’Afrique, notamment de l’Est est une zone de transit de l’héroïne. Les saisies ont fortement augmenté en Tanzanie, au Kenya, en Egypte. Dans ce dernier pays, 260 kilos ont été saisis en 2013 et plus de 600 kilos en 2014.

Dernier point qui inquiète, l’Afrique de l’Ouest, notamment au Nigeria, en Côte d’Ivoire et Guinée, est devenue une zone de fabrication de drogues de synthèse. Dix laboratoires ont été démantelés l’an dernier. Plus de 100 kilos de méthamphétamine en provenance du Mali ont été saisis au Sénégal.

Pour fabriquer ces drogues, il faut des produits chimiques, par exemple de l’éphédrine. Des produits légaux et qui sont importés en toute légalité sur le continent africain. Pour le moment, les contrôles pour savoir quelle est la destination finale de ses produits sont insuffisants.

➜[Reportage Et Documentaire] « HD »

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FRANCE (Besançon): importante saisie de drogue à Planoise

Publié le 08 juin 2016

Drogue
© Photo sûreté départementale (police)

Franck Menestret et Nicolas Elandaloussi

60 kilos de résine de cannabis, 2 kilos 6 de cocaïne, 600 grammes d’herbe, de l’argent et des armes ont été saisis jeudi dernier par les hommes de la sureté départementale (Police) et par le GIR (gendarmerie) ;  3 personnes ont été placées en détention provisoire.

C’est une nouvelle grosse saisie de stupéfiants qui vient d’être réalisée par les policiers Bisontins, en collaboration avec les hommes du groupement d’intervention régional de la gendarmerie (GIR).

lire plus: http://m.france3-regions.francetvinfo.fr/franche-comte/besancon-importante-saisie-de-drogue-quartier-planoise-1018861.html

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FRANCE (Complément d’enquête sur la drogue): la guerre perdue – Le direct débutera ce jeudi 9 juin 2016 à 22h45

paris-customs-find-71-tons-of-cannabisFrançois Hollande et Michel Sapin, au siège de la DNRED, sont reçus  par la DG de la Douane Française, Hélène Crocquevielle.

DNRED (Douane francaise): Hollande prend la pose devant une opération anti-drogue… ratée ! – Le Point

FRANCE (Grand Bal des « Faux-culs »): tous, du BCS en passant par la DCPJ, la DNRED, l’ IGPN, l’ OCRTIS, le SIAT et … le Parquet vont rivaliser dans le port de « faux-nez »

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Un trafic de drogue au plus haut niveau. Des tonnes de cannabis arrivées du Maroc par bateaux pneumatiques et remontant vers la France via des « go fast » − dont la police n’interceptait qu’une partie. Alors que l’affaire Neyret continue de défrayer la chronique, cette nouvelle affaire d’indics pourrait devenir un scandale d’Etat. Après une saisie record de 7 tonnes de cannabis, la police des polices enquête sur les méthodes des stups français.

Pour s’assurer de grosses saisies, des policiers auraient permis à certains « dealers-indics » d’écouler des dizaines de tonnes par an.francois-thierry-ocrtisFrançois Thierry

Sophiane Hambli,Des révélations publiées par Libération le 23 mai pointent le rôle central de l’ancien chef de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS). C’est (https://fr.wikipedia.org/wiki/Sofiane_Hambli ) photo de droite, un ancien indic de François Thierry qui affirme avoir été payé en cash par l’ex-numéro 1 de la lutte antidrogue lui-même. En tout, 19 tonnes de cannabis auraient transité par une villa au sud de l’Espagne où « cinq hommes présentés comme des policiers français se relayaient pour charger et décharger sur la plage des dizaines de paquets remplis de drogue » récupérés sur des Zodiac venus du Maroc.

michelneyretQuand les flics franchissent la ligne rouge

Comment combattre efficacement le trafic de drogue ? En côtoyant au plus près les trafiquants « pour mieux les connaître », comme l’a plaidé l’ex-commissaire Michel Neyret à son procès ? L’ancien numéro 2 de la police judiciaire lyonnaise comparaissait en mai pour corruption et trafic de stupéfiants. Il est accusé d’avoir protégé certains de ses informateurs en échange de cadeaux et de voyages, et de s’être servi sur des saisies de drogue afin de rémunérer des indics.

Prohibition ou légalisation ?

Faut-il pratiquer la tolérance zéro, ou légaliser un trafic impossible à endiguer ? Jamais le narcotrafic ne s’est si bien porté. En France, la vente de cannabis atteint des records. Faut-il suivre l’exemple de certains Etats américains comme le Colorado, et mettre fin à la prohibition ? L’industrie de la marijuana y pèse 1 milliard de dollars ! Alléchés par ce « marché » lucratif, les loups de Wall Street s’engouffrent dans le business de l’herbe.

Un « héros » du narcotrafic

Au Mexique, où les cartels ont déjà fait 100 000 morts en dix ans, « Complément d’enquête » est parti sur les traces du plus puissant des narcotrafiquants : El Chapo, roi de l’évasion, baron de la drogue devenu milliardaire et considéré comme un héros par une bonne partie de la population.

Le 9 juin, « Complément d’enquête » vous raconte comment la drogue a gagné le combat.

Au sommaire

OCRTIS1OCRTIS : des méthodes stupéfiantes

Où se situe la ligne rouge quand on lutte contre le trafic de drogue ? Les stups peuvent-ils aider leurs indics à écouler du cannabis ? « Complément d’enquête » sur les liaisons dangereuses qui unissent policiers et dealers.

Une enquête de Matthieu Fauroux, Violaine Vermot-Gaud et Xavier Puypéroux, suivie d’un entretien avec Patricia Tourancheau, journaliste à l’Obs.

De l’herbe à Wall Street

Aux Etats-Unis, les fonds d’investissement les plus respectables ne se posent aucun problème moral : la vente de la drogue, c’est l’avenir ! Portrait de Douglas Anderson, 52 ans, talentueux homme d’affaires de Wall Street qui se lance dans le business de l’herbe, en toute légalité.

Un reportage de Baptiste des Monstiers, Christophe Kenck et Michel Pignard, suivi d’un entretien avec Emmanuelle Auriol, économiste.

El Chapo, sombre héros

« Complément d’enquête » au Mexique sur les traces du narcotrafiquant Joaquin Guzman, dit El Chapo. Portrait de ce baron de la drogue devenu milliardaire, admiré par la population.

Un reportage d’Yvan Martinet,Yann Moine et Olivier Broutin, suivi d’un entretien avec Stéphane Peu, adjoint au maire de Saint-Denis (93).

La rédaction de « Complément d’enquête » vous invite à commenter l’émission sur sa page Facebook ou sur Twitter avec le hashtag #Cdenquete.

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/complement-d-enquete/complement-d-enquete-du-jeudi-9-juin-2016_1480673.html

lire aussi:

OCRTIS France: la défense des Stups part en fumée (ça part en sucette!)

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FRANCE (narco-distribution): « Allô livraison de cocaïne, j’écoute ? »

STÉPHANE SELLAMI|09 juin

Quand les méthodes de livraison à domicile inspirent les acteurs du trafic de stupéfiants… Plusieurs services de police parisiens viennent de mettre un terme, coup sur coup, au juteux business de deux équipes de trafiquants, très structurées, dans la capitale et en banlieue. Début mai, les enquêteurs du 3e district de police judiciaire (DPJ) ont mis en jour les agissements d’un dealeur spécialisé dans la livraison à domicile de cocaïne et de résine de cannabis.

Pour gérer sa « petite entreprise », cet homme de 23 ans, originaire de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), s’était tout simplement adjoint les services d’une « réceptionniste » d’appels téléphoniques. Cette dernière, domiciliée dans le XXe arrondissement, répondait quotidiennement aux appels des clients désireux de se faire livrer leur dose de cocaïne.

LIRE sur: http://www.leparisien.fr/faits-divers/allo-livraison-de-cocaine-j-ecoute-09-06-2016-5867643.php

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FRANCE (aire d’autoroute de Verdun Saint-Nicolas): dans un bus avec 3,5 kg d’héroïne !

gendarmerie jpg06/06/2016 à 18:58, actualisé à 19:00 Vu 1152 fois

Samedi 4 juin à 16 h, le Peloton motorisé (PMO) de la gendarmerie de Verdun accompagné du PSIG a procédé à un contrôle routier. Ils ont en effet arrêté un bus sur l’aire d’autoroute Saint-Nicolas sur l’A4.

Dans une valise située dans la soute de l’autocar, se trouvaient environ 3,5 kg d’héroïne.

Deux ressortissantes portugaises ont été interpellées dans cette affaire. Elles venaient du Luxembourg et se dirigeaient vers le Portugal.

plus sur: http://www.estrepublicain.fr/edition-de-verdun/2016/06/06/dans-un-bus-avec-3-5-kg-d-heroine-sur-l-aire-d-autoroute-de-verdun-saint-nicolas

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HEROINA: los señores turcos de la droga

 Andrés Mourenza Quality

Una noche tibia en la costa de Marbella. Un Renault 7 aparcado junto al mar. Al fondo se divisan las luces del Peñón. Un porrillo. Cuatro amigos. Y a cada calada, mayor sensación de libertad. Atrás queda una cadena perpetua por militancia política, allá en Turquía. “No quiero volver, no quiero morir en otro país que no sea este”. Rauf aspira del canuto y su mirada regresa a aquella noche de inicios de los ochenta. La noche estrellada, la brisa del estrecho. “España era entonces el paraíso. Podíamos entrar sin visado, y se vivía mucho mejor que en el norte de Europa. La droga se conseguía fácil y la heroína se vendía cara”. Rauf (que oculta su verdadero nombre) fue uno de los testigos de cómo su compatriota se hizo con el mercado de la heroína en una España que se inyectaba en vena los primeros años de libertad y democracia.

Fuero los babas (padres o padrinos mafiosos) de esa generación, formada por hombres como Urfi Çetinkaya, los integrantes del clan Baybasin o Sedat Sahin, los que ascendieron de las calles del barrio en Turquía hasta convertirse en los barones de la droga en Europa. Pero, ¿cómo pudieron estos delincuentes que no eran especialmente brillantes y algunos de los cuales apenas sabían leer y escribir extender de tal manera su reinado?

Autores como Ryan Gingeras consideran que, del mismo modo en que el petróleo forjó estados como Arabia Saudí, Irán y Azerbaiyán, “resulta imposible entender la construcción de la moderna República de Turquía sin tener en cuenta el papel de las fuerzas locales, nacionales y transnacionales relacionadas con los flujos de heroína que atraviesan Asia Menor”. Muchos otros creen esta afirmación exagerada, pero no hay duda de que la posición geográfica de Turquía, como broche del llamado Creciente de Oro de la producción de opio (Afganistán, Pakistán e Irán) y enlace con el mercado europeo, ha jugado un papel trascendental.

En un día se incauta lo que en España en un año

Los señores turcos de la droga

A.M.

Desde las audaces operaciones de los noventa, como el envío del buque Kismetim-1 cargado con 3,1 toneladas de base de morfina y el Lucky-S, con 2,5 toneladas de morfina y otras 11 de hachís, las tácticas de los turcos se han vuelto más prudentes, ramificando sus rutas de entrada a Europa, especialmente desde que en 2013 la heroína volvió a fluir a tutiplén desde Afganistán para una Europa que cada vez se puede permitir menos drogas de diseño. A pesar de lo cual, las incautaciones dan cuenta de la magnitud que ha vuelto a adquirir el narcotráfico: este viernes se decomisaron 308 kilos en la capital, Ankara, y 152 en Van, provincia fronteriza con Irán.

Más en un día que España en todo un año. “Pongamos que, cada año, entran 100 toneladas de heroína, morfina u opio en Turquía —explica un miembro de las fuerzas de seguridad—. Unas 5 ó 10 las incauta la policía. Otras 5 se envían en barco a Ucrania, otras pasan a través de Bulgaria, otras por Grecia y desde ahí se hacen envíos más pequeños, algunos precedidos de vehículos con alijos menores para que la policía los detenga a ellos y no a la carga superior”.

Algunos chivatazos logran capturas mayores como el que se rumorea que estuvo tras el decomiso de un total de 2,5 toneladas en tres alijos hallados en Atenas y la frontera greco-turca durante el verano de 2015. La heroína, se sospecha, pertenecía a una operación conjunta entre el mafioso holandés Dino Soerel y el propio Çetinkaya y se cree que quien dio la voz de alarma fue el traficante Ali Ekber Akgün, disidente de la organización del primero y acogido por el clan turco de los Sahin. Este hecho motivó un ajuste de cuentas entre diversas bandas turcas y kurdas que en los últimos dos años han dejado un reguero de al menos una docena de asesinatos a lo largo y ancho del globo: Panamá, Málaga, Ámsterdam, Estambul…

Es la muestra que desde su silla de ruedas, “El Paralítico” Çetinkaya ha seguido rigiendo su imperio (aunque algunas fuentes apuntan a que está muriendo y que se prepara su sucesión) como también han seguido haciendo otros narcos turcos que, curiosamente, han dado de igual forma con sus huesos en una silla de ruedas: Abdullah Baybasin, Cemal Nayir o Cumhur Yakut.

En 1970 dos cuestiones traían de cabeza a los diplomáticos estadounidenses en Estambul y Ankara, según se desprende de los cables que enviaban al Departamento de Estado. Una eran los hippies, con Turquía como una de las primeras paradas del viaje que les llevaban al interior de Asia. La otra era la producción de opiáceos, pues el presidente Richard Nixon estaba convencido de que la mayor parte de la heroína que se consumía dentro de EEUU y por parte de sus soldados en Vietnam era de origen turco. En Anatolia, el cultivo de adormidera, iniciado durante el siglo XIX, alcanzó tal importancia que incluso una de sus provincias se llama “Opio” (Afyon, en turco) y aún hoy la pasta que se extrae de sus bulbos, el hashas, se utiliza para la elaboración de dulces.

El Gobierno turco regulaba la producción, destinada al sector farmacéutico, pero a menudo los agricultores colocaban sus excedentes en el mercado negro, entonces controlado por el grupo de traficantes marselleses y corsos de la French Connection. Sin embargo, un año más tarde, en 1971, los militares turcos daban uno de sus habituales golpes de estado, cosa que aprovechó Washington —siempre en buena sintonía con los generales del país euroasiático— para convencer al nuevo Gobierno de Ankara de que decretase la prohibición total del cultivo de adormidera. Esta decisión supuso el inicio del fin para la mafia gala de la heroína, que se vio privada de suministros, y el inicio del auge de la turca.

En esa década, Urfi Çetinkaya fue uno de los millones de turcos que abandonaron el mundo rural de Anatolia para emigrar a Estambul en pos del mito que aseguraba que sus calles estaban cubiertas de oro. La mayoría se dio de bruces con la realidad de una ciudad hostil. Pero él, en los bajos fondos de los barrios de Taksim y Aksaray, se las arregló para hacer fortuna con las loterías ilegales y el contrabando de cigarrillos y armas.

Heroína a cambio de armas

Turquía se desangraba mientras los grupos de izquierda y de derecha se tiroteaban por las calles en un clima creciente de violencia. Perfecto para hacer negocios. “Según nuestra información, las drogas salen de nuestro país y, en su lugar, entran armas. Pero el contrabando es un tema tabú dado que sabemos que algunos mandos militares y de aduanas están involucrados”, indica un informe de los servicios secretos turcos de la época.

A inicios de 1981, el hotel Vitosha de Sofía (Bulgaria) fue escenario de la reunión de algunos de los más importantes capos turcos, liderados por “Oflu” Ismail Hacisüleymanoglu, y representantes de familias italianas, albanesas y sirias, con la aparente intención de repartirse el terreno de juego en Europa.

El opio fluía en cantidades cada vez mayores desde Afganistán para financiar la guerra de los muyahidines contra el gobierno prosoviético de Kabul y, sólo unos meses antes, la bota de los militares se había impuesto nuevamente en Turquía, enviando al exilio a miles de militantes de la ultraderecha y de las diversas izquierdas. Muchos de ellos eran expertos en el manejo de armas y algunos terminaron por reciclarse en el crimen organizado. Primero fue el cobro del impuesto revolucionario en nombre de los grupos políticos a los que pertenecían, luego se pasó a extorsionar a otros miembros de su comunidad —un estudio de la organización Halkevi en 2002 reveló que el 65 % de los negocios el noreste de Londres pagaban a diversas bandas de kurdos y turcos en concepto de “protección”— y se terminó en el lucrativo negocio de la heroína.

Aquellos que habían pertenecido a grupos ultraderechistas como los Lobos Grises lo tuvieron más fácil, pues aunque sobre sus espaldas pesaban numerosos crímenes, los militares turcos no olvidaban la labor prestada a la patria en su lucha contra el comunismo. “La policía hacía la vista gorda porque sabía que éramos Lobos Grises, que ayudábamos a Turquía”, reconoce un antiguo pistolero.

Gángsters con gobernantes

Así, algunos obtuvieron su particular patente de corso para iniciarse en el tráfico de estupefacientes. Un caso paradigmático es el de Abdullah Çatli, alias “el Jefe”, dirigente de la ultraderecha y colaborador de Ali Agca –el terrorista turco que intentó asesinar al Papa Juan Pablo II-. Residió en varios países europeos, donde se le encargó el asesinato de diversos miembros del grupo armado kurdo PKK y de la organización armenia ASALA. A cambio se le pagaba en heroína y pasaportes diplomáticos.

Tras penar en cárceles de Suiza y Francia acusaciones de narcotráfico, el nombre de Çatli reapareció en los telediarios en noviembre de 1996: había fallecido en Turquía al chocar el vehículo en el que viajaba acompañado por un subinspector de policía y un diputado del partido gobernante, el centroderechista DYP. El escándalo de Susurluk, como se llamó a estos hechos, “sirvió para sacar a la luz que ciertas personas infiltradas en el Estado se servían de métodos extraoficiales e ilegales para defender sus intereses”, explica el exministro Fikri Saglar, uno de los diputados que dirigió la comisión de investigación parlamentaria sobre el caso.

Las relaciones llegaron a ser tan espurias que un eminente diputado como el islamista Halit Kahraman fue detenido por la policía alemana y el senador nacionalista Kudret Bayhan por la alemana, ambos cargados de morfina y heroína. Incluso un tribunal alemán acusó en 1997 a la viceprimer ministro turca, Tansu Çiller, de estar implicada en el narcotráfico.

“El primer ministro Mesut Yilmaz decía que la policía turca era la más eficaz del mundo pues en Turquía se efectuaba el 34 % de las incautaciones de heroína de todo el mundo –relata Saglar-. Pero eso sólo da una idea de la dimensión del problema. En 1996 decomisamos 25 toneladas de heroína, pero se cree que en total pasaron por Turquía 500 toneladas”.

La excusa de la cooperación entre el Estado turco y organizaciones criminales era que esos gángster vinculados en muchos casos a la ultraderecha ayudaban en el conflicto contra los kurdos. Pero la guerrilla kurda tampoco se quedaba corta en su utilización de la droga, apoyándose para ello en mafiosos como Behçet Cantürk o Hüseyin Baybasin. Ambos nacieron en Lice, una localidad de gestos adustos que es también uno de los principales centros de cultivo de marihuana en Turquía y el lugar donde fue fundado el Partido de los Trabajadores del Kurdistán (PKK), la organización armada del nacionalismo kurdo en Turquía.

Los contactos con el PKK —organización a la que el propio Baybasin reconoció financiar— y de este grupo con ASALA le dieron acceso a grupos armenios que controlaban importantes puntos de acceso de la droga a Turquía a través de Siria, Azerbaiyán e Irán, así como a la distribución en ciudades de Francia, Bélgica, Holanda, Alemania e Inglaterra, donde las diásporas kurda y armenia tienen fuerte presencia. En este último país, Baybasin llegó a ser conocido como “el Emperador” y, según la policía británica, a finales de los 1990 controlaba el 90 % de la heroína que se distribuía en el Reino Unido.

Al calor de la guerra sucia y la corrupción imperante durante los noventa en Turquía, todas las fronteras y límites se desdibujaron. “Incluso la mafia rusa decidió en 1992 que la vía de entrada de la heroína fuese Turquía antes que Rusia, pues el conflicto con el PKK (en la zona suroriental del país, fronteriza con Irán) facilitaba su llegada a Europa”, sostiene Saglar: “Pese a que en esa zona regía el estado de excepción, los camiones de la droga pasaban sin ser molestados y eran protegidos al mismo tiempo por oficiales del Ejército y militantes del PKK”.

La leyenda de « El Paralítico »

El propio Urfi Çetinkaya, quien en el reparto de las mafias se hizo con el control de la Península Ibérica, se apoyaba en los clanes kurdos en Europa a la vez que en su país posaba orgulloso junto a un general del Ejército y al diputado Kamer Genç, del partido socialdemócrata SHP, como muestra una foto de la época. Quizás ahí radica la respuesta a la pregunta que el ministro del Interior español, Jaime Mayor Oreja, se hacía en el año 2000: “¿Pero este hombre vive en la legalidad?”. El baba turco, apodado “El Paralítico” desde que una bala lo postrase en una silla de rueda en 1988, escapó a la Justicia española pese a haber sido detenido in fraganti hasta en cuatro ocasiones. Sobrevivió al juego del perro y el gato con la policía española y a la vida de pistolas sin licencia, putas y bares de copas desde los que se compraban y vendían los cargamentos sin tocar la droga o se lavaba el dinero en pisos adquiridos en La Manga del Mar Menor.

Fue el propio Çetinkaya —aseguran en su entorno— el que en 1995 ordenó matar en Madrid a Ekrem Turmus, del que sospechaba pese a ser su primo carnal: durante cuatro días sus hombres lo torturaron y desgajaron poco a poco sus extremidades, para después quemar su cadáver y dárselo de comer a los perros en un vertedero de Valdemingómez.

A su vuelta a Turquía, a finales de los noventa, Çetinkaya se preciaba: “En España me conocen tanto como conocen al Rey”. Los turcos lo detuvieron en 1999 y nuevamente en 2000, y la Fiscalía llegó a pedir por él 420 años de cárcel, pero supo esquivar a la Justicia cuando le convenía y desaparecer cada vez que lo buscaban. Todavía, logró que el Estado turco le pagase 10.000 euros por haber violado sus derechos durante un juicio.

Rauf da otra calada a su porro. Aunque él, asegura, no se involucró en el narcotráfico de los turcos en España, sí que movió por los mismos bajos fondos y finalmente tuvo que regresar a Turquía. Ahora vive en un barrio humilde de Estambul, una casa vieja que huele a sueños rotos y a promesas incumplidas. Otros, cuyos negocios de la droga aún siguen sembrando las calles de cadáveres, viven en lujosos chalets. Algunos incluso se han dejado respetables barbas de hombres devotos —en sintonía con los tiempos políticos que corren en Turquía— y cuando mueren miles de personas acuden a sus funerales, presididos por representantes políticos y empresariales. Sus vecinos, entre los que reparten dinero y para los que construyen colegios, les profesan respeto y el poder les teme, pues sus palabras pueden segar carreras. Como siempre, los nombres de los generales son los que adornan las avenidas de la historia. Los soldados, en cambio, abonan anónimos y silenciosos las cunetas.

http://politica.elpais.com/politica/2016/06/04/actualidad/1465056253_502817.html

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