FRANCE (Montgiscard): six trafiquants de drogue interpellés par les gendarmes

gendarmerie jpgLes gendarmes viennent d’interpeller six trafiquants, dont cinq mis en examen parmi lesquels trois aussitôt placés en détention provisoire. Dans la nuit du 5 au 6 novembre 2015, des militaires de la brigade de gendarmerie de Montgiscard contrôlent sur une aire de covoiturage de la commune, deux individus, chacun à bord de son véhicule ; à l’intérieur de l’un d’eux est trouvé un sac contenant 5 kg d’herbe de cannabis. Les deux personnes sont immédiatement placées en garde à vue. Les investigations conduites avec le soutien de la brigade de recherches de Villefranche-de-Lauragais permettent d’impliquer un troisième comparse tout en précisant l’origine espagnole des substances illicites. Une information judiciaire est alors ouverte, les trois mis en cause sont mis en examen, deux d’entre eux placés en détention provisoire.

L’enquête poursuivie pendant plus de trois mois permet de désigner trois nouveaux complices, lesquels seront interpellés mardi dernier, 23 février, au cours d’une opération coordonnée de police judiciaire d’envergure menée par la compagnie de Villefranche-de-Lauragais avec le soutien de celle de Muret comme des équipes cynophiles de Castres et de Millau. Deux des délinquants arrêtés seront à leur tour mis en examen dont l’un placé en détention provisoire, soit au final, l’interpellation de 6 trafiquants, dont 5 mis en examen et trois détention provisoire.

FRANCE: un important réseau de stupéfiants démantelé à Sedan

CHARLES SIBILLE

Plus de 13 000 euros de stupéfiants dont de l’héroïne, de la cocaïne et des drogues de synthèse… Le butin saisi chez un Sedanais de 31 ans lundi est impressionnant.

Plus de 13 000 euros de stupéfiants dont de l’héroïne, de la cocaïne et des drogues de synthèse, 42 pieds de cannabis, du matériel de culture, 7 500 euros en liquide, un quad volé, des carabines long rifle, des produits de contrefaçons… Un véritable inventaire à la Prévert ! Le butin saisi par les enquêteurs de la Brigade de recherche de Sedan, épaulés par les militaires du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie, lors d’une perquisition au domicile d’un Sedanais de 31 ans lundi après-midi, est en effet impressionnant. Les marchandises ont été découvertes au sous-sol du domicile du dealer, à la tête d’un important réseau particulièrement bien structuré. Elles y étaient exposées, comme dans une véritable « supérette » de la drogue.

Interpellé en pleine transaction

L’opération, sous l’autorité du commandant Derozier de la compagnie de gendarmerie de Sedan, a été menée en toute discrétion puisque les enquêteurs se sont retrouvés à proximité de l’habitation, parmi plusieurs véhicules de clients. Ces derniers faisaient partie des trente-huit identifiés au cours de l’enquête qui a débuté courant 2015. «  Ça bouchonnait dans la cour. Le dealer a été interpellé en flagrant délit, en pleine revente de stupéfiants à plusieurs de ses clients, révèle le capitaine Patelet, de la compagnie de gendarmerie de Sedan. Depuis lundi, les investigations se succèdent à un rythme effréné. Les enquêteurs ont pu établir que le domicile de cet individu, situé à la périphérie de l’agglomération, était entre autres un lieu de distribution où venaient quotidiennement s’approvisionner des clients de l’ensemble du secteur. Ce qui lui permettait d’avoir des revenus et un train de vie soutenu sans exercer aucune profession. »

Ce trentenaire sedanais, au long parcours judiciaire, a été présenté ce jeudi 25 février en comparution immédiate devant le tribunal de grande instance de Charleville-Mézières. Ayant demandé le renvoi de l’audience, il sera jugé le 24 mars. Au regard de ses antécédents judiciaires, il a été placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Charleville-Mézières.

http://www.lunion.fr/669702/article/2016-02-25/un-important-reseau-de-stupefiants-demantele-a-sedan

Posté avec WordPress pour Android

000000000000000000000000000

OPERATIONS UNDERCOVER: qui se souvient de Fausto Cattanéo? A l’OCRTIS peut-être!

Afficher l'image d'origine«La lutte contre le crime organisé est impossible sans opérations undercover»

Fausto Cattanéo

°°°

Casquette de base-ball et lunettes de soleil sur la visière, Fausto Cattanéo, 58 ans, a repris sa tenue de commissaire de la police antidrogue suisse. Pendant plus de dix ans, le Suisse-Italien a enfilé les habits des «parrains» ­ Rolex en or, fringues de luxe italiennes, «bague à 55 000 francs suisses prêtée par un ami joaillier» ­ pour «traiter d’égal à égal» dans des palaces en Suisse, à Miami, Istanbul, Rio de Janeiro, avec langoustes, champagne à gogo et cigares cubains. Agent undercover (sous couverture), en opérations financées par l’Etat et contrôlées par la justice. Pour décapiter les mafias, le représentant masqué de la loi a dû s’acoquiner avec les hors-la-loi, pseudo- conseillers financiers ou avocats véreux, capables de blanchir des millions de narcodollars en Suisse.

Jusqu’au vertige!

Replié dans une modeste maison rose de la banlieue de Locarno (Suisse), le retraité du double jeu a accroché ses trophées : médailles et écussons des polices antidrogue américaine et européenne, «cravate en or» des carabiniers italiens, faux passeport au nom de Pierre Consoli, «mon oncle préféré», une photo de son pote «Sam» de la DEA (douanes américaines) et de «Consoli» enlacés devant un monticule de paquets bruns d’héroïne iranienne : «100 kilos! Ça vaut 4 millions de dollars», siffle l’agent. Une belle prise et un réseau démantelé, à l’issue d’une infiltration ponctuée de péripéties et de gages, de mensonges et d’improvisations.

Flic par hasard à 27 ans, ce fils de bûcheron et de cordon-bleu, surnommé «Tato» (le petit dernier de quatre enfants), a remisé ses «deux rêves de jeunesse», pilote d’avion ou cuisinier. Le voilà commissaire, agent de sécurité de la Swissair, «à côté du cockpit», bombardé chef du service antidrogue de Locarno en 1975. Contre son gré. «Je ne connaissais rien aux stupéfiants.» Mais le polyglotte (cinq langues) n’y a pas coupé. Ramasser les cadavres de toxicos lui a donné la rage et la «force» de s’attaquer aux filières via les blanchisseurs helvètes implantés à Lugano, grosse place financière qui brasse de l’argent sale, aux portes de l’Italie, à 50 kilomètres de Milan.

Afficher l'image d'origineA ses débuts, en 1980, un versement à Lugano de 6 millions de dollars de La Paz le met aux trousses de «Miss Bolivie» et d’un fils Suarez, puissante famille qui détient le monopole de la cocaïne. Le commissaire s’infiltre à Miami pour les tractations avec le fils Suarez, puis en Bolivie pour embarquer la marchandise. Sur une piste d’atterrissage aménagée à Cochabamba, «c’est l’équipe paramilitaire de Suarez, les Fiancés de la mort, des fascistes italiens, suisses et allemands dirigés par Klaus Barbie alias Altman, qui charge les 600 kilos de pâte de coca». Au procès, à Miami, Suarez Junior a pointé deux doigts en direction de Cattanéo et «a fait mine de tirer».

L’agent undercover qui s’éclipsait au moment des arrestations n’a jamais compris pourquoi la procureure Carla Del Ponte (aujourd’hui présidente du Tribunal pénal international) a versé au procès du fils de Pablo Escobar son «journal de bord d’infiltré» du cartel colombien, une pièce d’ordinaire confidentielle. Au risque de l’exposer. Trop «incontrôlable» et jusqu’au-boutiste aux yeux de la magistrate. L’ex-commissaire dénonce sa «frilosité» : «La lutte contre le crime organisé est impossible sans opérations undercover.» Avant d’atteindre Escobar junior, le flic a passé une année à manipuler son ambassadeur, Mario Calderón, à le «tenir en dépendance psychologique», à jouer sur son point faible, l’alcool, pour mieux le lui reprocher ­ «je ne veux pas travailler avec un type qui boit» ­, jusqu’à l’arrivage à Francfort de 390 kilos de coke cachés dans les doubles fonds de barils de bile de taureau destinés à l’industrie cosmétique.Afficher l'image d'origine

Sans protection de l’Etat, Fausto Cattanéo, qui n’a toujours pas d’adresse publique mais une boîte postale, reçoit encore des menaces des trafiquants. L’ex-agent se fait du mauvais sang, pas tellement pour sa grande carcasse ­ 1,80 m et 80 kg ­ mais pour sa blonde femme brésilienne, Isabel Maria, qui l’a aidé voilà dix ans à traquer les cartels de Rio de Janeiro lors de son ultime opération dite «Mato Grosso», sabordée par des magistrats helvètes. Une enquête «trop dérangeante» qui a révélé de sales pratiques de flics des stups français, brésiliens, suisses et italiens. En 1991, l’agent undercover s’est immiscé entre deux acheteurs, des Napolitains de la Camorra et les fournisseurs boliviens, par l’entregent d’un «chasseur de primes».

A Rio de Janeiro, il mise sur une livraison de cinq tonnes de cocaïne du Brésil en Europe, évoquée dans les conversations téléphoniques. Et tombe amoureux d’Isabel Maria, une vendeuse de bijoux, qui l’a démasqué : «Tu es agent secret, toi !» Elle l’aide ensuite à traduire les écoutes.

En janvier 1992, un commissaire de l’office des stups français (Ocrtis) se plaint de Cattanéo au ministère public fédéral suisse : «Trois chasseurs de primes ne veulent plus travailler avec lui car il fréquente une prostituée.» «Des ragots qui auraient dû être traités par le mépris», peste encore l’ex-flic. Or, ses supérieurs l’ont éjecté de l’opération Mato Grosso et relégué à l’Institut de criminologie de Lausanne. Il enrage, enquête, tombe sur une histoire de ripoux. Un indic lui balance une livraison à Nice de 50 kilos de cocaïne montés par des «collègues» des stups français et suisses, avec pour livreurs deux chasseurs de primes qui ont empoché les 800 000 dollars de la vente.

( FRANCE (OCTRIS année 1989): un grand cru pour Mario Le Corff)

Cattanéo trouve les preuves et les apporte au juge suisse chargé d’une enquête interne sur son cas. Il doit encaisser la riposte : «La presse et la rumeur ont colporté que j’avais enfilé les habits des trafiquants, quitté le commissariat pour entrer dans l’organisation criminelle… Ma mère de 82 ans et mon frère juge sont morts dans le doute.» En 1993, Cattanéo plonge dans une «dépression vertigineuse» et oscille au bord du suicide, face au lac Majeur, le doigt sur la détente de son calibre 9 de service. Broyé et ruiné, avec 350 francs suisses par mois, le flic pleure, impuissant, à des milliers de kilomètres d’Isabel Maria, menacée à Rio et qui se cache dans les favelas, «les endroits les plus malfamés mais les plus sûrs», pour échapper à ses tueurs. Il repart au Brésil, se marie et exfiltre sa belle à bord «d’un bus plein de contrebandiers», 3 000 km jusqu’à Asunción, au Paraguay.

Le 27 juin 1994, l’enquête interne démontre que Fausto Cattanéo a accompli sa mission «en toute légalité».

Réhabilité, le flic opte pour la retraite anticipée avec plein salaire, l’équivalent de 40 000 F par mois.

A Locarno, Isabel Maria tient une boutique de fringues et Fausto Cattanéo se dope au vélo tout-terrain, grimpe 20 km à flanc du mont Motti, pédale 10 000 bornes par an pour se «gonfler» et raconte tout dans un livre sur ses opérations undercover (1). «J’ai été envoyé au feu sans protection. Qui peut prétendre sortir indemne de ce grand jeu ? Pour être crédible, il faut jouer avec ses tripes», écrit le flic suisse, qui en veut à l’Etat de l’avoir laissé tomber. «On sort rarement intact de ce genre d’exercices schizophrènes.».Fausto-Cattaneo

photo MARC VANAPPELGHEM

(1) Fausto Cattanéo. Comment j’ai infiltré les cartels de la drogue. Editions Albin Michel.

Fausto Cattaneo en 8 dates

15 février 1943 : Naissance au village de Mecolcina, en Suisse italienne.

1969 : Ecole des commissaires de police.

1975 : Chef du service antidrogue de Locarno.

1988 : Représentant de la Suisse

à l’étranger pour les enquêtes sous couverture.

1992 : Conflit avec sa hiérarchie sur l’opération «Mato Grosso» au Brésil.

1992 : Envoyé à l’Institut de criminologie de Lausanne. Mariage avec la Brésilienne Isabel Maria.

1994 : Réhabilité par une enquête interne.

2001 : Livre sur ses opérations d’infiltration des cartels

http://www.liberation.fr/portrait/2001/03/10/une-vie-stupefiante_357355

LIRE aussi:

REMEMBER l'Opération COTUGRE et ses suites: Alessandro Troja a été tué le 17 octobre 1990C’est Alessandro Troja qui permit l’arrestation de Claudio Pasquale Locatelli avec 42 kilos de cocaïne dans le sud de la France par l’OCTRIS de Mario Le Corff.

 

http://marcfievet55.skyrock.com/3176736767-REMEMBER-l-Operation-COTUGRE-et-ses-suites-Alessandro-Troja-a-ete-tue.html

°°°

Le 27 novembre 1993, le commissaire Fausto Cattaneo, responsable du Service « Informations sur la drogue » de la police suisse, transmet un rapport à toutes les autorités judiciaires suisses compétentes, dont Carla Del Ponte, rapport qui restera sans suites. Malheureusement…


Un rapport dont le contenu a été repris dans un livre intitulé « Comment j’ai infiltré les cartels de la drogue », paru chez Plon en 2001 (dont a également été tiré le film Dirty Money, l’infiltré), où le commissaire Fausto Cattaneo explique que dans le cadre de l’opération Mato Grosso, infiltré parmi les trafiquants de drogue brésiliens auprès de qui il se fait passer pour un avocat mafieux, l’un d’eux, un certain Juan Ripoll Mary, lui parle de l’empire économique et financier de Silvio Berlusconi, qui serait impliqué dans le blanchiment d’argent des narcotrafiquants…

Source: http://adscriptum.blogspot.fr/2010/09/liceberg-silvio-berlusconi-la-partie.html

00000000000000000

FRANCE (Haute-Savoie): vendeur de vêtements de luxe le jour et de cocaïne la nuit dans les boîtes de Mégève, en Haute-Savoie

megeve_villageUn commerçant ayant pignon sur rue à Mégève, en Haute-Savoie, a été interpellé la semaine dernière par les gendarmes de la brigade de Chamonix dans le cadre du démantèlement d’un trafic de cocaïne à l’échelle nationale.

  • Par Anne Hédiard
  • Publié le 22/02/2016

Illustration © MAXPPP© MAXPPP Illustration

La compagnie de gendarmerie de Chamonix enquêtait sur un trafic de cocaïne à Mégève depuis l’été dernier. Il y a plusieurs semaines, son enquête s’est croisée avec celle des services de police du Val-de-Marne. Le commerçant, suspecté de fournir en cocaïne les consommateurs de la station (saisonniers et fêtards), était en effet approvisionné par un dealer de la région parisienne.

Dans la nuit du 15 au 16 février dernier, les deux hommes ont été interpellés dans le secteur de Mégève. Vers 1h30, les gendarmes ont intercepté le véhicule du principal dealer venu de la région parisienne avec, à son bord, plus de 600 grammes de cocaïne. La drogue était dissimulée dans le siège passager de la voiture.
Quelques minutes plus tard, les gendarmes faisaient irruption au domicile du commerçant de Mégève et le sortaient du lit pour l’interpeller. Il a, depuis, été incarcéré à la prison de Bonneville.

Plusieurs saisies de stupéfiants et d’argent ont été effectuées et au moins 5 consommateurs ont été interpellés dans les heures et jours qui ont suivi. L’enquête se poursuit. Une information judiciaire a été ouverte.

Un trafic à l’échelle nationale

Selon nos confrères d’Europe 1 qui ont révélé l’affaire, le trafic de cocaïne et de drogues de synthèse alimentait aussi bien la banlieue parisienne que les lieux branchés des stations alpines ou des restaurants de la Côte d’Azur.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/vendeur-de-vetements-de-luxe-le-jour-et-de-cocaine-la-nuit-dans-les-boites-de-megeve-en-haute-savoie-934441.html

00000000000000000000000000000000000000

FRANCE (HAUTE SAVOIE – Megève): un commerçant interpellé, 650 grammes de cocaïne saisis

gendarmerie jpgLes gendarmes de Chamonix ont procédé, dans la nuit de lundi à mardi, à l’arrestation d’un homme d’une trentaine d’années, originaire de la région parisienne, au volant de sa voiture alors qu’il circulait du côté de Combloux, à proximité de la très chic station de Megève. Cet homme était pisté depuis plusieurs mois, non seulement par la brigade des recherches de la gendarmerie chamoniarde, mais aussi par la police du Val de Marne où il est installé.

Dans sa voiture, les enquêteurs ont découvert 650 grammes de cocaïne (soit une valeur à la revente de plus de 60 000 €) et un peu de résine de cannabis. L’homme était semble-t-il venu approvisionner un réseau local de stupéfiants sur Megève. Un commerçant de cette commune, également pisté par les gendarmes, a été interpellé dans la foulée. Il est, lui, soupçonné d’avoir procédé à la revente de la drogue à l’échelle locale.

Plusieurs consommateurs réguliers ont également été arrêtés par les enquêteurs et entendus par la justice qui les a, pour l’heure, remis en liberté. Le commerçant mégevan a, lui, était incarcéré à Bonneville tandis que la tête de pont parisienne a été remise aux policiers de Créteil.

Plus d’informations dans le Dauphiné Libéré de demain.

http://www.ledauphine.com/haute-savoie/2016/02/21/megeve-un-commercant-interpelle-650-grammes-de-cocaine-saisis

Posté avec WordPress pour Android

0000000000000000000000000000000

FRANCE: un trafic de drogue démantelé dans le milieu de la jet set

Un trafic de drogue démantelé dans le milieu de la jet set 20 février 2016
 © AFP
Huit personnes ont été interpellées par les policiers et les gendarmes.

INFO EUROPE 1 -En plein milieu des vacances de février, Europe 1 vous révèle qu’un trafic de cocaïne et de drogues de synthèse – qui alimentait aussi bien la banlieue parisienne que les lieux branchés des stations alpines ou des restaurants de la Côte d’Azur – vient d’être démantelé. Huit personnes ont été interpellées par les policiers et les gendarmes. Les enquêteurs ont notamment saisi un kilo de cocaïne et des dizaines de milliers d’euros. Mais surtout , ils ont mis un terme à ce trafic très juteux qui visait surtout le monde de la nuit.

« C’est poudreuse et paillettes ». Les policiers de Créteil n’imaginaient pas que cette enquête les conduirait dans les hauts lieux de la jet set. Mais leur surveillance et les écoutes téléphoniques ont très vite montré que le principal dealer identifié à Vitry-sur-Seine n’alimentait pas seulement la banlieue parisienne. Il livrait de la cocaïne « bien au-delà », assure Thierry Galy, chef de la sûreté territoriale du Val-de-Marne : « très rapidement, on s’aperçoit que notre objectif principal sert des gros clients du monde de la nuit, en Savoie, Haute-Savoie, des régions qui alimente des stations huppées. Mais il y a aussi Cannes, Nice, Valauris… » En résumé, « c’est poudreuse et paillettes », reconnait Thierry Galy, qui parle « du monde de la nuit, de la jet set des boites de nuit ».

Huit suspects interpellés. Le principal dealer, identifié à Vitry-sur-Seine, a 36 ans. Il a été arrêté en flagrant délit mardi dernier près de Megève, alors qu’il s’apprêtait à livrer 600 grammes de cocaïne. La drogue était dissimulée dans le siège passager de sa voiture. Sur les huit suspects interpellés au total, cinq ont été présentés à la justice et sont mis en examen. Quatre d’entre eux ont été écroués vendredi soir, le cinquième est placé sous contrôle judiciaire.

Egalement des drogues de synthèse. Parmi les huit suspects interpellés, on trouve notamment le gérant d’une boutique de vêtements de luxe ayant pignon sur rue à Megève. Soupçonné d’écouler la drogue dans les boites de nuit branchées des stations alpines. Lui, ce sont les gendarmes de Chamonix qui l’ont arrêté. Ketamine, speed, MDMA… le réseau vendait aussi toute sorte de drogue de synthèse, ultra répandu dans les milieux festifs.

http://www.europe1.fr/faits-divers/un-trafic-de-drogue-demantele-dans-le-milieu-de-la-jet-set-2673061

Posté avec WordPress pour Android

000000000000000000000000000000000

FRANCE (Vierzon-Orléans): 770 kilos de cannabis saisis sur un « Go-fast »

Saisie de 770 kilos de résine de cannabis par la brigade de recherche de la gendarmerie d'Orléans © Archives, F3 CentreAprès un an et demi d’enquête, le GIGN et la section de recherche d’Orléans ont intercepté un Go fast transportant 770 kilos de résine de cannabis, pour une valeur marchande de 2 millions d’euros près de Vierzon, dans le Cher, relate FranceTVinfo ce jeudi.

La Porsche Cayenne interceptée transportait également des armes en grand nombre, pour une somme estimée à 55.000 euros, et une machine à compter les billets. Les enquêteurs ont ainsi annoncé avoir démantelé un réseau de trafic de stupéfiants orléannais

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/02/18/97001-20160218FILWWW00141-vierzon-orleans-770-kilos-de-cannabis-saisis.php

0000000000000000000000000000000

DARK NET: le marché de la drogue sur Internet en plein essor

topelementInternet joue un rôle croissant dans le commerce de la drogue en Europe, «repoussant les limites de l’approvisionnement» et préservant l’anonymat, s’inquiète l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT).

Selon une étude menée en 2015 parmi 100 000 internautes dans le monde, quelque 10% des sondés ont reconnu avoir acheté de la drogue sur le web. «La vitesse à laquelle les marchés des drogues se transforment grâce à Internet» présente «des défis majeurs aux services répressifs» qui tentent de traquer les abus, prévient le rapport. Si le gros du trafic «reste fermement enraciné dans le monde physique, les marchés virtuels repoussent aujourd’hui les limites de l’approvisionnement en drogues, offrant des options plus variées aux acheteurs potentiels», relève Alexis Goosdeel, directeur de l’OEDT.

Près de 650 sites

Selon ce rapport, la distribution d’«euphorisants légaux» ou de substances concernées par un certain flou juridique se fait ouvertement sur le «web visible», accessible via les moteurs de recherche communs. En Europe, quelque 650 sites permettent d’acheter les nouvelles substances psychoactives, des euphorisants souvent présentés comme des substituts aux drogues illicites existantes, mais parfois mortels, d’après le rapport annuel 2015 de l’OEDT.

La plupart des ventes en ligne de drogues illégales, telles la cocaïne ou l’héroïne, se déroulent cependant sur le «web invisible», dont l’accès est plus difficile, voire protégé par des logiciels de cryptage. En pleine croissance, «les marchés de la drogue en ligne risquent de perturber à terme le trafic de ces substances de la même manière que eBay, Amazon et PayPal ont révolutionné le commerce de détail», conclut M. Goosdeel.

http://www.lessentiel.lu/fr/hi_tech/story/Le-marche-de-la-drogue-sur-Internet-en-plein-essor-30131659

Posté avec WordPress pour Android

00000000000000000000000000000000

FRANCE (Paris – Douane française de la gare du Nord): l’armature de sa valise était en cocaïne

Stéphane Sellami | Publié le Jeudi 11 Févr. 2016, 20h36 | Mis à jour : 20h36

 
Gare du Nord (Xe). Un Brésilien a été présenté à un juge, ce jeudi, après son interpellation, lundi, vers 13 h 10 sur un quai de la gare du Nord (Xe). Il transportait environ 2,8 kg de cocaïne, (LP/Joffrey Vovos.)

C’est une planque inattendue à côté de laquelle les policiers auraient pu passer. Un Brésilien a été présenté à un juge, ce jeudi, après son interpellation, lundi, vers 13 h 10 sur un quai de la gare du Nord (Xe). Alors qu’il s’apprêtait à monter dans un train Thalys à destination d’Amsterdam aux Pays-Bas, ce voyageur, muni d’une valise, a été repéré par les agents des douanes, affectés au contrôle des passagers.

En ouvrant sa valise, les douaniers ont découvert deux bouteilles, censées contenir du rhum. Mais après avoir humé l’odeur émanant des bouteilles, les agents des douanes ont eu de sérieux doutes sur leur contenu. « Il ne s’agissait manifestement pas de rhum agricole, ironise un proche de l’affaire. Le liquide versé dans ces bouteilles a très vite réagi comme étant de la cocaïne. Il y en avait pour près de 800 g. Cette technique de dissimulation est connue depuis plusieurs années. »

Une technique assez rarePlacé en garde à vue dans les locaux de la brigade des stupéfiants (BS) de la police judiciaire, le trafiquant a fait valoir son droit au silence. Mais les policiers des stups ont poussé plus loin leurs investigations. En examinant de plus près la valise en sa possession, ils ont découvert que ces armatures étaient constituées, en réalité, de 2 kg de cocaïne polymérisée… « C’est un mode de dissimulation plus rare, ajoute la même source. Il faut disposer d’un laboratoire pour ensuite transformer cette drogue pour qu’elle redevienne consommable. »

http://m.leparisien.fr/paris-75/paris-l-armature-de-sa-valise-etait-en-cocaine-11-02-2016-5536823.php

Posté avec WordPress pour Android

000000000000000000000000000000

FRANCE (Justice): condamné pour trafic de drogue, il accuse les gendarmes d’avoir menti sur PV

Condamné pour trafic de drogue, il accuse les gendarmes d'avoir menti sur PVPar charentelibre.fr (AFP), Il y a 7 heures .

 

Un trafiquant présumé, condamné à douze ans de prison dans une affaire d’importation de cocaïne, a porté plainte pour faux contre les enquêteurs de la gendarmerie qu’il accuse de mensonges dans leurs procès-verbaux pour le faire tomber, a appris ce jeudi auprès de son avocat.

Déjà condamné dans le passé pour trafic de stupéfiants, Mohamed Hideur, 43 ans, avait écopé de 12 ans de prison début 2014, devant la 16e chambre correctionnelle à Paris. Il a fait appel et a été remis en liberté après une erreur de procédure.

Dans cette affaire, il est soupçonné d’avoir participé à un important réseau d’importation de cocaïne. Les gendarmes de la section de recherche de Paris avaient mis au jour plusieurs voyages en Belgique et aux Pays-Bas et un laboratoire clandestin de transformation de la drogue avait été découvert dans un appartement à L’Île-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Mohamed Hideur réfute toutes les constatations des enquêteurs à partir d’écoutes, d’images de vidéosurveillance et de sonorisation d’un véhicule, qui ont permis au juge d’instruction de l’impliquer dans six voyages en Belgique et aux Pays-Bas en 2011 et quatorze fois pour sa présence dans le laboratoire.

Images de mauvaise qualité, sons inaudibles, impossibilité qu’il soit sur certains lieux alors que des fiches de salaire attestent de sa présence au travail, il estime que les gendarmes ont travesti la réalité en toute connaissance de cause.

« Mon client peut comprendre que les enquêteurs se trompent quelquefois mais pas qu’il y ait plus d’une vingtaine de procès-verbaux contenant des éléments faux utilisés à charge », a indiqué son avocat, Me Yassine Bouzrou, qui a déposé plainte jeudi pour faux en écriture publique, afin d’obtenir la désignation d’un juge d’instruction.

Interrogée par l’AFP, la gendarmerie nationale a affirmé que « les enquêteurs n’ont fait que verser au dossier ce qu’ils ont constaté », estimant que la plainte relève de la « stratégie de défense ».

Dans son ordonnance, le juge d’instruction relevait que « les surveillances techniques qui se sont déroulées sur plusieurs mois ont permis aux enquêteurs de se familiariser tant avec sa voix qu’avec son apparence physique », a indiqué une source proche du dossier.

http://www.charentelibre.fr/2016/02/11/condamne-pour-trafic-de-drogue-il-accuse-les-gendarmes-d-avoir-menti-sur-pv,3016916.php

0000000000000000000000000000000000

BRÉSIL (Coke en Stock (CXIII)): on tire sur les avions, en vrai comme au cinéma, et la corruption est partout

bresil-3 10 février 2016

Le Brésil est une vieille connaissance, question trafic de cocaïne : en 1994, une article évoquait déjà ce « nouvel espace » qui s’offrait à lui. « La cocaïne n’a jamais été aussi bon marché, abondante et pure, au Brésil « avait-on pu lire à ce propos. Vingt ans plus tard, avec l’organisation de la coupe du monde de football en 2014 (désastreuse pour l’équipe brésilienne !) on s’attendait à une explosion de la consommation, et on n’a pas été déçu en effet, avec la prolifération des vols des petits Cessna venus du Pérou ou de la Bolivie, pour la plupart, dans les mois qui ont précédé. Au Brésil, la coke est aujourd’hui devenue tellement commune qu’elle apparaît dans les films, que attaque-filmcertains détournent sur You Tube en faisant croire à un nouveau scoop. La réalité, bien plus prosaïque et inquiétante est là : les narco-trafiquants sont bien implémentés dans le tissu politique du pays (voire même incrustés depuis des années), un bon nombre d’élus étant tombés sous le charme d’ambassadrices d’un genre spécial des caïds locaux de la drogue…

Commençons par un poursuite digne d’Hollywood. La scène a été filmée récemment, le 24attaque octobre dernier, au Brésil, par un jeune homme âgé de 25 ans, appelé Luiz Fernando Sampaio Puretz. On l’entend faire lui-même les commentaires sur la vidéo. Celle-ci commence par un drôle de bruit : celui d’une rafale de tirs, provenant des deux mitrailleuses 12,7 mm  qui équipent les Embraer Super Tucanos de la chasse brésilienne. Cela continue avec la poursuite d’un avion de tourisme par ce même Tucano, en difficultés, à l’évidence. Visiblement, le jeune homme venait de filmer l’interception d’un avion lié à un trafle endommagéeic de drogue. Confirmation dès le lendemain par le Centre Public d’Information de l’Armée de l’Air brésilienne qui par note du dimanche (25 octobre) indique « qu’un avion sans plan de vol et qui a pris une route connue pour être utilisé pour des activités illicites » et qu’il a été intercepté samedi dans la région de la municipalité de Japorã. Une vidéo postée par l’armée montre l’interception avec effectivement des tirs touchant l’aile gauche de l’avion. On retrouvera l’avion concerné au sol, avec effectivement l’aile gauche trouée comme une passoire.   (ci-contre à droite on aperçoit les dégâts). L’appareil, un Embraer 721 « Sertenajo » (un
Cherokee 32R Lance Piper construit sous licence au Brésil) immatriculé PT-EXP, avait  quand même réussi a fuir à basse altitude, quoique gravement endommagé, le long de la frontière, avant de retourner dans l’espace aérien brésilien et d’atterrir clandestinement à l’aéroport de Paranavai Edu Chaves, dans l’état de Parana, à environ 250 kilomètres de la frontière avec le Paraguay. avion visitéC’est là qu’il a été retrouvé abandonné par ses occupants.  Le plus étonnant était que le même appareil avait déjà été contrôlé par les douanes, mais au Paraguay, le 26 septembre 2012, retrouvé posé sur une route en pleine campagne, ce qui montrait une vidéo.

A bord, une cargaison de produits électroniques et certains médicaments (et non de la drogue) répartis en 17 colis, vraisemblablement de contrebande. Avaient été alors arrêtés  le pilote brésilien Atilon Bezerra de Alencar, et son compatriote Paulo Cesar Maidana, et trois paraguayens Walter Daniel Casco, Miltiade Galeano Espínola et Julio Leiva. A côté de l’avion, trois véhicules avaient été saisis. Un petit camion Kia, une camionnette Mitsubishi Montero, et une Toyota Corsa. Un trafic était établi, mais l’appareil n’avait donc pas été saisi, ce qui peut surprendre. L’avion poursuivi n’était donc pas un inconnu pour la police paraguayenne en tout cas ! Selon les enquêteurs il faisait partie de l’organisation du narcotrafiquant Esequiel Gomez de Souza, aujourd’hui en prison dans le pays. En  2012, De Souza avait réalisé le transport d’un volume étonnant de cocaïne : « Ezequiel Gomez de Souza, né dans la ville de Salto del Guaira, le 26 mars 1980, est l’élément clé qui a conduit la Senad à saisir la plus grande expédition de cocaïne  enregistrée dans le pays, samedi 10 novembre dernier, dans la ville de la Paloma, dans le département de Canindeyú (au Paraguay), où est tombé 1,748 kilogrammes de drogue. Il a également été le sommet de l’iceberg qui a conduit à la formation de l’exploitation agricole Águila Negra, (aigle noir) où le groupe effectuait un travail externalisé où redistribution de la cocaïne a été démantelée. »

avions paraguay

C’était un réseau fort structuré, de Souza fidélisant ses petits producteurs tout simplement… en les protégeant : »de Souza utilisait sa structure de contrebande pour travailler dans le commerce de la cocaïne. Plus l’entreprise avait des revenus élevés et moins les agences de sécurité la dérangeaient… Comme il assurait la « sécurité » de la cocaïne de Bolivie du Brésil les producteurs ont vu en lui un allié parfait. L’antidrogue locale avait bien découvert son commerce, mais sans connaître son infrastructure. Car cet homme savait comment résoudre le problème : par des mensualités de 20 000 dollars en espèces pendant plus d’un an ». Sur place, la police avait trouvé cinq petits avions de transport (des Cessna, mais aussi un rare Aerocomp Comp Air 10 – où avaient-ils déniché ce bidule aérien rarissime – et quatre grandes voitures de luxe. La ferme servait de centre de conditionnement pour partir au Brésil après être arrivé de la Bolivie.

0000838071

 

interceptionL’armée brésilienne tire donc sans trop discuter sur les avions des trafiquants, et ce depuis une loi lautorisant, datant de 2004. Plusieurs vidéos montrent comment ça se passe : une datant de 2006, où l’on peut voir un Cessna blanc à queue verte poursuivi par un avion militaire Tucano (A-29) forcé à se poser sur une route de terre. Mais on peut aussi facilement se faire avoir sur le net, avec ce genre de vidéos, si on ne fait pas attention. La preuve avec ce qui suit… Car une autre vidéo (floutée, ici à gauche) montre un Beechcraft Baron attaqué à la mitrailleuse par deux Tucanos après avoir été approché et avoir refusé d’obtempérer. La vidéo montrée par l’armée de l’air révélant la dimension sonore de l’événement singulier. On y distingue le Cessna Baron l’aile gauche fumante après la passe de tir, l’avion s’inclinant et se dirigeant vers le sol. Le problème de la vidéo, outre son étrange montage (des coupures ont été faites, visiblement) étant sa date : mise en ligne le 29 mai 2015, rien ne dit que la séquence montrée soit de cette date ou alentour.chute good Il semble en tout cas que lors de l’approche, l’un des Tucanos se soit fait tirer dessus, semble-t-il, par les occupants de l’avion de tourisme (il s’en écarte juste après). En prime, lorsque l’avion des trafiquants plonge, il émet une fumée  noire, ce qui fait penser à un traitement vidéo de post-production plutôt qu’à la réalité. Pas de trace de crash non plus à relever dans les registres, pas de date exacte visible : le cas reste intriguant. Le seul exemple relevé d’un Beechraft Baron 58 porteur de 560 kilos cocaïne est celui du N6037U, (modèle TH-1021) qui s’était écrasé le 5 mars 2011 après avoir volé trop bas dans la Sierra Serra Amolar dans le Pantanal (le Mato Grosso du sud). L’avion, récemment exporté devait porter l’immatriculation PR-PCR. Or l’avion du jour, visible ici, ne portait pas la même décoration que celui intercepté vu dans la vidéo. L’exemplaire arborant une décoration plus ancienne et originelle du B-55, comme ici le PT-JZD , le PR-CFS ou le PR-CGC. Le « flou » artistique apposé aux images par l’armée exclut en tout cas une immatriculation à l’américaine: on a bien deux lettres, puis trois, séparées par un tiret. Et en cherchant un peu plus, on découvre qu’on a bien failli se faire avoir… par une production filmographique de Roberto Carminati,  en forme de publicité pour les forces aéronavales brésiliennes (un film s’intitulant « Segurança Nacional« ), datant de 2010, dont un extrait est visible ici. On y distingue l’immatriculation du Beechcraft dans le film : « PT-KIL ». Un joli pied de nez ! La production n’a pas indiqué quel appareil a été utilisé, peut-être bien un des trois indiqués. Mais on avait eu au final un vrai « soap opéra », un superbe nanar, comme film, selon la critique !!! Pas malin du tout de balancer ça sur le net de cette façon ! Surtout venant dun… maquettiste !

traficUne autre vidéo encore, tout aussi impressionnante, mais bien plus réaliste celle-là, rappelle celle des trafiquants péruviens pris sur le fait en 2014 par de courageux journalistes d’investigation. Cette fois-ci, ça se passe de nouveau au Brésil, en 2013, avec une scène assez hallucinante qui ne sera révélée que l’année suivante. Celui de l’arrivée d’un hélicoptère et d’un transfert de 445 kilos de cocaïne du petit Robinson 66 (R-66) chargé à ras bords vers une voiture stationnée auprès, dont le coffre et les sièges arrières seront rempli de paquets de cocaïne. En échange, l’hélicoptère recevant des bidons d’essence, apportés en lisière de forêt près du lieu d’atterrissage. Le problème étant quand les policiers découvrent à qui appartient réellement l’hélicoptère (qui vaut quand même ses 970 000 dollars). Immatriculé PR-GZP, il est en effet la (co) propriété de Limeira Agropecuária, une entreprise qui appartient au jeune député Gustavo Perrella (de Solidarité-MG) helicoptero-apreendidoreprésentant le Minas Oeiras, à sa sœur et à un cousin. Or Gustavo n’est autre que le fils du sénateur Zeze Perrella (PDT-MG) ancien président de Cruzeiro, club de football brésilien. Tout de suite, la presse fait le buzz avec cette découverte. Un buzz alimenté par d’excellentes analyses, parfois. Ainsi cet article passionnant qui démontre que l’hélicoptère ne venait pas de très loin, obligatoirement (une analyse faite sans avoir vu la vidéo, signalons-le) : en ajoutant le poids de l’aéronef (581 kg), celui des pilotes (140 kg) et le poids de la cocaïne (445 kg) un petit malin avait calculé qu’on en était déjà à 1166 kg, la limite d’embarquement de l’hélicoptère. « Cela laissait seulement 59 kg pour le carburant. Avec 224 kg, selon de recherches, l’autonomie de la R-66 est de trois heures, en volant à 220 km / h. Ainsi, vous pouvez faire, jusqu’à atteindre la limite de la jauge…  666 km. Huuummm … Règle de trois: si, avec 225 kg de carburant, on peut voler 660 km, avec 59 kg, on vole un maximum de 173,8 kilomètres… ». Résultat, l’appareil ne avait pas venir de très loin…

scène trafic

Il n’était pas venu de très loin en effet… Mais la veille il était encore au Paraguay, ce qui est encore plus étonnant et plus intriguant. Selon la police, une recherche faite dans son GPS avait montré que l’hélicoptère était encore dans le pays voisin, le 23 novembre, à Pedro Juan Cabalero, endroit où il avait très certainement chargé la coke. Puis il s’est envolé vers le Brésil où la drogue avait été alors dissimulée. L’hélicoptère, sans sa cocaïne, avait été ensuite vu et enregistré dans l’aéroport de Campo de Marte. Le lendemain, cette fois avec la drogue à bord, il a fait une escale dans le Minas Gerais et s’est dirigé vers Espírito Santo. C’est quand il a atteint la ville de Afonso Claudio, dans la région montagneuse de Espírito Santo (ici à gauche), que la police fédérale était intervenue. alfonso claudioLa famille Perella pouvait-elle ignorer le sort de son hélicoptère pendant plusieurs jours, voilà bien tout le mystère. Au simple prix du carburant utilisé, par exemple, on a des doutes sur la totale liberté et l’autonomie laissée à son seul pilote. Le dénommé Rogério Almeida Antunes, un employé de la société de Perella qui avait avoué avoir reçu 60 000 dollars pour transporter la drogue, sans avouer de la part de qui, et qui accusait au passage le co-pilote de l’aéronef, Alexandre José de Oliveira d’avoir été l’initiateur du transfert de coke, lui aussi arrêté. Selon la police, la famille Perella lui aurait en effet laissé les clés de l’appareil, ce qui la disculpait, bien évidemment.  Le procédé semblait un peu gros. Mais toujours selon la police, l’étude des 11 téléphones cellulaires de la famille Perella aurait effectivement démontré que le pilote avait organisé « de son propre chef » (et celui du trafiquant sous les ordres duquel il avait agi), la famille n’ayant pas une seule fois évoqué en conversations le projet. La presse restera néanmoins dubitative relevant au passage des liens avec une personnalité plus haut placée encore, notamment « les relations intimes entre Perrela et le candidat potentiel à la présidence de la République, Aécio Neves  (le petit-fils de l’ancien président brésilien Tancredo Neves). Un rapport informe que le sénateur Zézé Perrela (PDT-MG) a également payé de son bureau et financé le carburant utilisé dans le célèbre hélicoptère. Zézé et Gustavo, père et fils, sont de plus en plus empêtrés dans l’affaire », avait-on pu lire. L’information étant reprise en boucle sur les chaînes Telesur et l’un des sites de « buzz » Etats-Unis, TMZ, car Neves a un poids considérable dans le pays : il a été battu de justesse par Dilma Rousseff, au second tour de l’élection présidentielle brésilienne de 2014… Pour la présidente alors en difficultés, l’affaire était plus qu’intéressante à suivre, on le comprend.

Le hic demeurant effectivement le dernier  « saut de puce » effectué par l’hélico et détecté par notre calculateur amusé : « la police enquête pour savoir si l’aéroport Claudio a été utilisé comme une voie pour trafic de drogue, car il est déjà d’information publique que l’hélicoptère de la Limeira Agricultural Company, et du sénateur famille Zézé Perrela, saisi a Espírito Santo en transportant 445 kilogrammes de cocaïne novembre dernier, a touché terre à un moment donné avant dans le village de Sabarazinho (à seulement 14 km de l’aéroport minier de Claudio), trois heures avant d’entreprendre un voyage à un endroit précis dans la ville de Santo Afonso Claudio Espirito. La police a atteint une telle confirmation sur la base du suivi hélicoptère GPS, ainsi que dans le plan de vol noté les pilotes, saisi par la police fédérale de Espírito Santo, dans le sud-est, l’année dernière ». Le dossier s’épaississant avec celui du journaliste Lucas Ferraz, la « Folha de S. Paulo », qui a découvert et révélé qu’Aécio Neves « avait construit la piste de la ferme qui appartenait à son grand-oncle, en plus d’être à côté de la succession de la famille du candidat. La semaine dernière, Aécio Neves a admis qu’il l’a utilisé, même si l’espace n’a pas encore été approuvé par l’Agence nationale de l’aviation civile ». « Or l’investissement par le gouvernement et l’État pour la construction de la piste a été  de 14 millions de reals. Claudio possède 25 000 habitants et se trouve à 50 kilomètres de Divinópolis, où il y avait déjà une piste d’atterrissage et de décollage ». Bref, personne n’avait au départ compris pourquoi cette piste à cet endroit, une piste construite avec l’argent de l’Etat, alors qu’elle semblait plutôt d’usage privé.

sabarazinioPrivée, car très liée  la famille Neves. « Le village (de Sabarazinho, ici à gauche) est à 14 kilomètres de Claudio et c’est aussi l’endroit des exploitations familiales Tolentino, où est née Risoleta Neves, épouse de Tancredo Neves, la grand-mère d’Aécio Neves. Elle est mentionné dans l’enquête sur l’analyse des messages des pilotes qui ont été capturés par les stations de radios de base (RBS), qui sont les dispositifs qui font le lien entre les téléphones cellulaires et la compagnie de téléphone. Une information publiée par le portail  G1 en novembre 2013 a révélé que la police avait identifié et fermé un laboratoire de raffinage de cocaïne dans la ville de Claudio … Le site a été démantelé après une dénonciation anonyme où l’on a trouvé de la cocaïne et de la marijuana. Personne n’a été arrêté. Selon un rapport publié dans « Folha de S. Paulo », un des sénateurs parents d’Aécio Neves (PSDB-MG) était en liaison  avec l’aéroport de  Claudio.  La poudre de l’hélicoptère a été saisie le 24 novembre. Trois jours plus tard, le 27 novembre, après la révélation de la saisie dans les médias, le propriétaire a déposé une plainte à la police militaire de Divinópolis. Selon cette même police, la dénonciation a été faite de façon «anonyme». Le propriétaire dit qu’il a vu un hélicoptère survolant la région à basse altitude et a ensuite trouvé sur leurs terres 13 jerricans de 20 litres chacun, avec dedans une substance similaire au kérosène ». La théorie de notre calculateur se tenait donc : l’hélicoptère venait de pas très loin, car il avait été obligé de se ravitailler. Ce que la vidéo avait révélé. Et il l’avait fait sur des terres appartenant au clan Neves. Là où a existé un laboratoire de transformation de la cocaïne. Rien pour prouver quoi que ce soit, mais des présomptions fort embarrassantes pour un candidat à la présidence du pays !

baron saisiDans la foulée des investigations on avait déjà découvert le 15 août 2013  trois avions, saisis par la police fédérale, dans le sud du pays, avions qui auraient été utilisés pour transporter de la drogue entre la Bolivie et le Brésiavion saisi 3l. Des appareils confisqués en cours de peinture, avec encore leurs collants de masquage, tel ce Beech Baron ci-contre (à gauche), et un autre exemplaire aux moteurs en réfection. Les vieux Baron semblent avoir encore la cote, au Brésil. Les trafiquants voulaient être discrets semble-t-il en les présentant sous des immatriculations plausibles et non avec un simple adhésif. Selon la police « Opération White Bull» désignait « selon les trafiquants le fait de négocier la vente de cocaïne sans attirer l’attention ». Le 10 juin 2014, la PF (polie fédérale) a appréhendé les voitures de luxe, avions, bateaux, dans le respect des mandats de perquisition et de saisie de force et de la probation, durant l’opération « Athos », qui s’est tenue le mardi (10) dans cinq États: le Minas Gerais, à Sao Paulo, à Rio de Janeiro,  au Parana et à Santa Catarina. L’action a démembré une organisation criminelle liée au commerce de la drogue qui a apporté des produits de la Bolivie et du Paraguay à l’intérieur de São Paulo et de les a distribuées au Minas Gerais, à Rio de Janeiro et dans le Nord. » Dans la foulée encore, ferrariLe 14 juillet, par ordonnance de la Cour suprême (STF), la police saisissait également trois véhicules de luxe à Brasilia dans le deux résidences (Casa da Dinda et villa Collor) de l’ancien président et sénateur Fernando Collorde Mello (PTB): une Ferrari, une Porsche et une Lamborghini. Officiellement pour détournement d’agent public, provenant du scandale Petrobras. Or Colorde Mello n’est autre que l’ancien  et 32e président de la République du pays (de 1990 à 1992), et… un grand partisan de la privatisation du pays !!!

saisieEn mars dernier lors de l’Operação Elementar, c’était un yacht d’une valeur de 3,5 millions d’euros. et 15 voitures de luxe, dont des Ferrari et des Jaguar, qui étaient saisis à Brasilia. La police confirmant lors que parmi les personnes arrêtées il y avait quatre officiers de police du District Fédéral. Sandra Maria da Silveira et Paulo Barongeno, le chef de la division des opérations aériennes. Ils étaient chargés de protéger les membres de la bande, à travers les fuites d’informations confidentielles  qu’il distillaient ou en avertissant des témoins repérés. Un des agents arrêtés était un retraité de la police civile, l’agent Marcelo Toledo. Il avait déjà été nommé dans les enquêtes sur le fonctionnement du système de corruption signalé dans l’enquête n°650, de la Cour Supérieure de Justice. Un dossier dans lequel les deux agents cités avaient yachtfreiné les investigations visant l’agent de change Fayed Antoine Traboulsi, accusé de blanchiment d’argent. Traboulsi, un libanais né à Beyrouth le le 28 Février 1961 mais naturalisée brésilien, surnommé « le turc », contrôlait aussi les maisons de poker à Brasilia. Le yacht de 19 mètres de long saisi appartenait justement à Traboulsi (il s’appelle « Georgette » le prénom de sa mère !). Pour l’acheter le 12 Décembre 2012, à Sea Marine (1), qui l’annonçait en vente à 1,6 millions d’euros (le navire coûterait aujourd’hui autour de 1,4 millions), Fayed avait utilisé une société écran, selon l’enquête, pour faire un premier dépôt d’un montant de 275 000 euros, puis d’autres, à partir d’autres comptes. Dans des proportions étonnantes : à parti de 10 comptes courants de particuliers et d’entreprises pour réaliser 17 dépôts différents ; sur une période de 11 jours seulement !!!

imagesEt ce n’était pas tout. Lors de l’Opération Miquéias , avait même été arrêté Luciane Hoepers, une ex top modèle « miss bum bum » au Brésil » (je vous laisse découvrir ce que c’est), devenue « agent immobilier », soupçonnée elle aussi d’organiser tout un réseau en  blanchiment d’argent et en détournement de fonds de pension. Sur les magazines qui avaient fait sa gloire, la voici devenue « la muse de la corruption« . En fait elle servait d’appât pour politiciens véreux. Car la fameuse Luciane était bien liée à Fayed Antoine Traboulsi (2), l’organisateur du réseau, comme l’ont montré les écoutes téléphoniques qui ont révélé également plusieurs contacts du mannequin ou de ses amies avec des politiciens, dont les députés Goiás Samuel Belchior, Daniel Vilela et Leandro Vilela – tous du PMDB… Dans la liste de contact de la miss Bum Bum, il y avait le nom de presque tous les maires des municipalités ou des anciens maires des villes du Mato Grosso, du Mato Grosso du Sud, du Goiás, de Santa Catarina et de São Paulo !!! En 18 mois d’investigation, il avait été prouvé que le groupe autour de Traboulsi avait ainsi empoché plus de 70 millions d’euros avec ce système d’hameçonnage par belle interposée. interpol nunesUn système de séduction des hommes politiques qui était bien rodé explique Brasilia BR : « le schéma dévoilé par la police fédérale montre également la grande influence que le groupe criminel a eu sur les gouvernements locaux et les représentants de l’Etat. Les « pastinhas » comme on les appelle les lobbyistes, ont voyagé à travers le Brésil pour convaincre les politiciens d’investir des fonds publics dans des sociétés fictives, qui ont ensuite été fermées. Ainsi, le bénéfice était réparti entre les criminels et l’agent public. La propriété d’un représentant de l’Etat de Goiás, par exemple, était la recherche et la cible de la saisie. Les maisons au moins de sept maires ou d’ anciens maires ont également perquisitionnées par des agents dans neuf états et le District fédéral. »  submarineLes « pastinhas » avaient donc pour fonction de séduire les maires et les convaincre de prendre l’argent public sur de faux fonds de pension. Deux autres complices constamment cités dans les enquêtes sont Carlos Eduardo Rocha Marzola et Flávio de Carvalho Junior, ceux qui ont ouvert les comptes des sociétés écrans. Or à bien regarder, on aurait dû faire davantage attention au personnage. Louis Antoine Traboulsi avait en effet déjà été condamné en 2012 par la Securities and Exchange Commission à payer 760 000 euros pour pratique déloyale sur le Stock Exchange. Les ramifications du réseau s’étendant partout. Selon le magazine « Istoé » au moins deux commissaires de la police civile seraient parmi les détenus. Pour ajouter à cela, le même jour était arrêté le trafiquant de drogue Nunes, Mario Sergio Machado Nunes, connu sous le nom de « Goiano» et qui, selon les dernières enquêtes en cours, avait des liens avec le baron de la drogue colombien Pablo Escobar et Joaquin « El Chapo» Guzman, indiquaient les autorités. L’homme s’était surtout fait remarquer jusqu’ici en développant des sous-marins transporteurs de drogue pour échapper aux gardes-côtes… et c’est encore une autre question que celle de ces fameux sous-marins (pour l’instant, j’en resterai ici à l’étude du trafic par avion seulement).

(1) le chantier italien créé par la famille Radice (Roberto décédé en 2012 avait été ministre des Travaux Publics dans le premier gouvernement Berlusconi), en faillite en 2014, est passé sous contrôle chinois le 27 mars 2015.

(2) sa propre histoire étant un résume »L’histoire de Fayed Traboulsi au Brésil commence avec la guerre civile connue par le Liban dans les années 1980,  la violence faite à sa famille libanaise qui l’incite à quitter le pays et aller à São Paulo dans une tentative pour une vie meilleure. Il est aussi passé par Goiânia. Fils du colporteur Antoine Assaf Taboulsi Fayed a bientôt atterri dans la capitale du pays. Il a commencé à se faire de l’argent et rencontrer une brésilienne, alorsqu’ il travaillait comme gestionnaire dans les hôtels San Marco et Saint-Pierre. À ce moment, il changeait toujours l’argent chez le changeur Chaker Youssef Nasr, dans un bureau du Kubitschek Plaza Hôtel. Il avait été indiqué aux clients par son compatriote. L’histoire de Fayed commencent à changer le 19 Décembre, 1995, quand, vers environ 13h30, Chaker a été assassiné au cours d’un vol dans son propre bureau. La famille de la victime ne voulanit pas faire fonctionner l’entreprise,  Fayed a été approché par Chico Gordo, l’un des employés du changeur d’argent, pour reprendre et étendre l’échange des dollars. Le Libanais ne le savait pas, mais la mort de Chaker serait un tournant de sa vie. Fayed avait l’argent pour acheter la société. Avec Chico Gordo, l’ancien responsable du portefeuille de la clientèle. Simplement et rapidement, il est s’est retrouvé assis sur une entreprise qui gagnait des millions de dollars dans les années suivantes. A cette époque, Fayed Antoine Traboulsi a commencé, vraiment,  le change en dollars, en laissant de côté les petites quantités de change généralement occupés par des touristes venus visiter la capitale. Resté anonyme derrière un comptoir jusqu’à ce que, selon les personnes qui lui étaient proches il a commencé à être recherché par les politiciens et les hommes d’affaires pour réaliser des transactions et un pillage illégal. Pour cela, « le Turc » a réuni une équipe de prête-noms, qui ont été mis à la disposition des comptes courants de changeur de monnaie, ouverts dans différentes banques. Ces personnes étaient en charge de la réception des dépôts, des retraits et de donner de l’argent aux personnes  indiquées par Fayed. À ce jour, le changeur d’argent utilise toujours la tactique pour masquer les dépenses et les marchandises des millionnaires. Il a le pouvoir de donner juste un coup de téléphone et de déplacer des millions sans qu’un seul nom n’apparaisse dans toute la transaction. » Le Turc a agi librement et tranquillement dans la capitale pendant plus de 20 ans. Il a fait fortune, a gagné la confiance des politiciens, des hommes d’affaires et de nombreux policiers. Son influence chez certains délégués et les agents de la police civile était telle que le groupe a tenté de nuire à une enquête de l’Office lutte contre le crime organisé (Deco). Pourtant, le changeur d’argent a finalement arrêté en mars 2013. Fayed, cependant, réussi à se faire libérer au bout de quelques jours » (…)  À la fin de mars de cette année, le changeur d’argent a été condamné à six ans de prison, en régime fermé, suite à l’arrêt de la Cour pénale 1er de Wansbeck, le résultat des enquêtes de l’opération Departed. Au pénitencier de Papuda, il n’est même pas resté 24 heures reclus, pourtant. Une injonction signé par le juge Cicero Romao, de la Cour fédérale de district et dans les Territoires (TJDFT), a prononcé sa libération. Aujourd’hui, il  est simplement retenu par son passeport, car il lui est interdit de voyager à l’improviste par la justice. Son avocat est Antonio Carlos de Almeida Castro, l’kakay, un des meilleurs criminalistes dans le pays. »

PS : le trailer du navet est ici :

http://www.adorocinema.com/filmes/filme-202451/trailer-19533862/

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

°°°°

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cxiii-au-bresil-on-tire-sur-les-avions-en-vrai-comme-au-cinema-et-la-corruption-est-partout/

0000000000000000000000000000

BOLIVIE (Coke en Stock (CXI)): une véritable « école de kamikazes » de la coke !

cessNa1
6 février 2016

En octobre de l’année dernière, la Fuerza Especial de Lucha Contra el Narcotráfico (FELCN) bolivienne tirait la sonnette d’alarme. Elle en était déjà à 34 avions interceptés ou découverts dans l’année, contre 27 pour la totalité précédente. « Le contrôle de l’espace aérien est une préoccupation majeure du gouvernement » affirmait alors un responsable, appuyé par son ministre de l’Intérieur Carlos Romero qui parlait de s’équiper de radars argentins et français, un « lourd investissement », selon lui. Un investissement qui aurait servi à détecter en majorité des petits Cessna, modèle 206, tant cet avion est devenu emblématique du trafic dans le pays. Au final, le score des avions de la coke en Bolivie montera en effet à 65 au 26 décembre de l’année (1) ! Résumé des six premiers mois des divers atterrissages  (ou de crashs) d’avions chargés de cocaïne de l’année 2015 en Bolivie. Un vrai festival, dû en grande partie à une véritable école de jeunes kamikazes !!! 

Car il en a plu, en effet, des avions, cette année 2015 en Bolivie. A la clé, selon le responsable de la FELCN ce sont en effet plus de 18 tonnes de cocaïne qui ont été incinérées, principalement en provenance du Pérou. On peut y ajouter environ 60 tonnes de marijuana en provenance du Paraguay, pour un total de 2.300 personnes arrêtées sur des accusations de trafic illicite de substances dont 90% étant des Boliviens et 10% seulement des étrangers, toujours selon les chiffres officiels.

abandonnéOn commence l’année précédente, fin décembre 2014, avec un drôle d’avion : une carcasse vide en fait. Découverte par les Contre Narcos à Cuatro Cañadas : l’avion, un Cessna 210, n’aurait pas réussi à redécoller et aurait été dépecé sur place.  Seul reste le fuselage, complètement vide : tout l’intérieur et son moteur ont disparu ! L’avion un Cessna était immatriculé au Paraguay (ZP-BCE). L’avion avait été vu quatre jours avant (il avait atterri un dimanche)  en train de tenter de redécoller, mais il s’était ensuite embourbé sur place…

Le 15 janvier, pour démarrer l’année, un autre monomoteur, un Cessna 206 Stationair  immatriculé en Bolivie (CP-2897) est saisi avec 355 kilos de cocaïne sur une piste d’atterrissage clandestine d’Estancia San Pablo, Loreto, à 35 kilomètres au nord de Concepcion. Cette fois-là, l’interception a donné lieu à des tirs des troupes boliviennes pour empêcher l’avion de s’envoler. Deux pilotes boliviens ont été arrêtés, ainsi que le propriétaire de l’hacienda et deux complices arrivés dans deux camionnettes chargées en combustible et une moto. En fait un Toyota Hilux et une camionnette Chevrolet, et une moto Honda rouge. L’appareil est retrouvé planté le train avant et l’hélice fichés dans la terre. L’Estancia San Pablo est située à 1000 mètres à peine de la incautan-concepcionrivière Paraguay et son propriétaire est Augusto Ramon Ruiz Aguilera, qui a été arrêté en tant que pilote de l’appareil ainsi que Paulo Antonio Daza Cuellar comme co-pilote et Jorge Miguel Alvarez Parada, tous deux de nationalité bolivienne. De même, ont été arrêtés Oscar Ortiz, Ramon Augusto Mario Ruiz Aguilera et Frank Francisco Houser, tous Paraguayens. la drogue provenait de l’organisation du paraguayen et brésilien, cessna2Chimenes Jarvis Pavao, alors en prison à Tacumbú. Pava avait été arrêté en 2009, avec son compère Carlos Caballero, alias « Capilo » (qui était chauve !) lors d’un raid le 27 Décembre dans un Hôtel, où de l’argent et des armes de gros calibre avaient été trouvés lors de l’opération appelée Capricorne. Deux fusils M-4  et M-16, deux fusils à pompe, en plus de munitions.  L’Hôtel était situé à 35 kilomètres au nord de l’estancia 4 Filhos appartenant à Pavao, situé dans la ville de Yay Yau. Sur place, 10 000 dollars avaient été saisis et 5.000 reals.

cessNa1 Le 19 janvier, c’est encore un Cessna , modèle U206G Stationair qui est intercepté au sol par la FELCN près de la ville de Puerto Grether, près des rives de l’Ichilo, sur une piste d’atterrissage improvisée. Deux véhicules terrestres utilisés pour transporter de la drogue sont retrouvés à proximité, un 4×4 Hilux est une Nova… On retrouve également une trentaine de paquets de cocaïne sur place, laissés pour compte dans l’appareil, mais au moins trois dizaines de personnes présentes sur place ont fui avant l’arrivée de la police. L’avion est immatriculé CP-2666.

 

base_image
cp-2910Le 1er février c’est au Pérou qu’on retrouve un avion bolivien :  près de Puerto Ene, dans la province de Satipo El Commando. C’est en encore un  Cessna 206 Stationair  immatriculé CP-2910 et fabriqué sous le numéro U-20160, posé en travers d’une piste improvisée en pleine jungle (ci-dessus). A ses côtés les habituels bidons d’essence et de drogue. En même temps, au Brésil, à San Pablo, la police arrêtait quatre Boliviens porteurs de 10 kilos de cocaïne. En janvier, le même appareil avait décollé du centre-ville de Puerto. La police avait alors détruit l’avion (ici à droite) sur place.

fracasséDeux jours à peine plus tard, même chose mais en Bolivie avec là un atterrissage qui s’est passé visiblement encore moins bien. Un aéronef immatriculé au Paraguay ZP-BPO, est retrouvé dans des roseaux, à quelques mètres seulement d’une piste d’atterrissage clandestine,  dans la communauté de San Silvestre entre les villes de Minero et de Saavedra. L’avion est en miettes et des traces de sang à l’intérieur et sur la route indiquent que ça a mal dû se passer pour les occupants du petit Cessna 206 Stationair, encore un. A voir l’état de l’épave on se demande surtout comment il y a pu y avoir des survivants !

Rebelote au Satipo dans la région de Junin le 26 février, dans le secteur de Rio Tambo, où l’on retrouve un autre Cessna ayant piqué du nez après avoir atterri sur une piste clandestine. L’avion arbore cette fois l’immatriculation CP 2927 et lorsque l’armée intervient il a encore à bord ses 288 kilos de cocaïne : l’avion avait été suivi, notamment, par hélicoptère de l’armée. Un  représentant du procureur arrivé sur place autorise de réduire en cendres l’appareil et ordonne la destruction de la piste clandestine sur lequel il s’est posé (photos Peru21). Les hommes du commando, après avoir compté les paquets de coke, posent fièrement devant l’appareil avant qu’il ne soit embrasé.

commando

stolEn mars, toujours au Pérou avec un…   Cessna Stationair U206G, décidément emblématique, immatriculé CP-1851. Un hélicoptère de la EC-VRAEM parti effectuer une mission de reconnaissance, le 1 mars, à environ 13 heures a réussi à intercepter l’avion dans la zone peuplée du centre-ville de Boca Mantaro. L’avion s’est posé sur une piste d’atterrissage clandestine où les trafiquants de drogue y ont mis le feu eux-mêmes. Des bidons d’essence vides sont retrouvés autour des débris. L’avion porte les marques « Robertson STOL ». C’est à dire que c’est un Cessna aux volets modifiés pour atterrir et décoller court (STOL). Avec ces équipements, on peut se permettre bien des choses en effet. Ici le premier modèle installé sur un Cessna Cardinal. Robertson avait appelé sa conversion WREN au départ, plus complexe  (avec un petit plan canard à l’avant) elle permettait de véritables prouesses. J’avais appris cet appareillage dès 1963 dans Mécanique Populaire. L’équipement en STOL Robertson a beaucoup baissé. Sur un Cessna 180-185 déjà le kit Robertson oscille aujourd’hui entre 799 et 1399 dollars.

PT-KEU cessnaLe 7 mars, c’est la filière brésilienne qui réapparaît avec des trafiquants de Cotriguaçu (au Brésil dans le Mato Grosso) volent un Cessna 210 d’une compagnie de taxi aérien, pout effectuer leur trafic de drogue vers la Bolivie. L’opération Chacal déclenchée par les brésiliens découvre l’appareil prêt à partir. 16 hommes sont arrêtés, 3 arrivent à s’échapper.  « Selon la plainte, déposée auprès de la Cour spécialisée contre le crime organisé, l’enquête a commencé en septembre 2014, lorsque le GAECO intercepté une conversation de Djalma Paula da Silva, le «Chacal», nommé soupçonné d’être impliqué avec un groupe violent appelé »New Cangaço » (…) Pendant l’enquête’, le GAECO indique que l’organisation criminelle était sur le point de perpétrer une action avec falsification des véhicules volés et des appareilss, ainsi que de trafiquer de la drogue et de commettre des crimes. Dix interceptions téléphoniques et de nombreuses enquêtes sur le terrain, ont conduit à l’identification de plusieurs membres de l’organisation criminelle, ainsi que le mode de fonctionnement utilisé par le gang. le Selon GAECO, parmi les crimes les plus graves commis par cette organisation criminelle était le vol du Cessna 210L, d’enregistrement PT-KEU, survenu le 7 Mars, 2015, à Cotriguaçu et la saisie de 80 kg  de marijuana et des homicides »dans le Sinop . Les deux pilotes de la société de tourisme, Sidnei de Sousa et Johny Goncalves da Silva s’étaient vus braquer le 7 mars, au moment de décoller par deux malfrats qui leur avaient mis le pistolet sur la tempe avant de s’emparer de l’avion. Trafiquants, mais aussi braqueurs !

crash fossé

Le 2 avril, un Cessna T210N Turbo Centurion paraguayen  -enregistré ZP-BPZ -, après avoir ravitaillé au beau milieu d’une rizière a tenté de rejoindre une piste de fortune, mais trahi et déstabilisé par l’humidité du sol s’est planté au bord d’un fossé de drainage « Les occupants se sont enfuis et ont laissé l’appareil apparemment utilisé pour transporter de la drogue » note la presse. Et mieux encore quand on apprend « qu’il n’est pas exclu que le crash a été provoqué par une mauvaise manœuvre de son pilote présume en état d’ébriété, car à l’intérieur du l’appareil plusieurs canettes de bière ont été trouvées pleines et vides. Une aile du Cessna a été partiellement carbonisée, ce qui suggère que les trafiquants ont tenté probablement de le brûler avec l’intention d’effacer des preuves qui pourraient les trahir ». Des pilotes complètement saouls, maintenant, preuve que le procédé est devenu commun et se fait avec une rare inconscience !!! L’avion avait été photographié le 8 janvier 2011 sur l’aéroport de Florianópolis Hercílio Luz Int’l au Brésil… Le Centurion, plus puissant, peut emporter jusqu’à 700 kilos.

navajo essenceTrois ans auparavant, le 12 avril 2012, c’est une très belle prise qu’avaient réalisé les boliviens de  La Fuerza Especial de Lucha Contra el Narcotráfico (Felcn) en trouvant 6 avions dans deux hangars de l’aéroport El Trompillo en liaison avec les  forces antinarcos du Paraguay, pour saisir 1 748 kilos de cocaïne et arrêter des trafiquants dont le bolivien Marco Antonio Roca Alí alias ‘Presi’ et le frère de  Jorge Roca Suárez surnommé ‘Techo ‘e paja » Un reportage télévisé visible ici  fait la visite d’un des hangars, on y distingue une véritable flotte de Cessna, mais aussi deux bimoteurs de type Navajo. cocaine cessnaOn y distinguait notamment un Cessna T210M Turbo Centurion immatriculé CP-2574 et un Piper PA-31 Navajo Cheftain, ainsi qu’un Cessna 402 Utiliner. Or le 12 avril, revoici le fameux Cessna CP-2574 saisi… retrouvé au Paraguay, lors de la campagne  « Falcon VII »  des forces du pays, sur une piste clandestine, des bidons d’essence et de cocaïne à ses côtés (photo à gauche)… dans l’avion, il y a encore 200 kilos de cocaïne en paquets, portant le sigle de leur fabricant (ci-contre). Trois paraguayens arrêtés un peu plus loin dans leur deux 4×4 (SUV  et Pickup) sont lestés de 100 000 dollars… un laxisme évident sur la gestion ou la revente des avions saisis est flagrant. Mais il n’y a pas que cela. Il y a aussi les pilotes, pour la plupart très jeunes, a constaté la Police bolivienne…
ortiz

On trouve vite d’où ils sortent. A Viru-Viru, c’est aussi la découverte d’une véritable « école de jeunes kamikazes », comme le dit si justement El Tribuno le 13 juillet 2015. L’épidémie véritable de vols de cocaïne a une source évidente !!! « Les diplômés de 11 écoles à Santa Cruz et Beni, jouent à la roulette russe avec le trafic de drogue. Santa Cruz de la Sierra est la seule ville en Bolivie avec deux aéroports internationaux avec Viru Viru (et El Trompilo qu’il  remplacé, ici son approche en Cessna 206, et ici une autre vue). Ce dernier est entouré de hangars appartenant à la Force aérienne bolivienne, et 11 petites écoles de compagnies aériennes , où des centaines de jeunes du pays voisin, de la Colombie, du Pérou, du Brésil et d’autres pays du Cône Sud (cf Argentine, Chili, Uruguay) sont formés en tant que pilotes privés. Le nombre disproportionné d’académies ouvertes à Viru Viru a frappé l’agence de lutte contre la drogue. Peu de temps avant qu’elle ne soit déplacée de son poste en mai 2014, l’ancienne directrice de la Commission nationale pour le développement et la vie sans drogues du Pérou (Devida) Carmen Masias, avait pesté contre ces centres de formation liés aux vols des narcotrafiquants entre la Bolivie. Capture d’écran 2016-01-18 à 17.04.56Dans l’une des écoles d’aviation à Santa Cruz de la Sierra, Sky Team, a été formé Carlos Ernesto Torrico Ortiz, 18 ans, l’un des pilotes boliviens qui a été arrêté 9 juin dernier à ans le Salta Forrestal. Joaquin V. Gonzalez (alias « Anta »), pris avec quatre kilos de cocaïne, après l’atterrissage de son Cessna, un avion immatriculé en Bolivie. Son partenaire, le Nil Suarez Torrez, 19 ans, est également un pilote d’avion formé à Beni Ailes Flight Training, un centre de formation de Trinidad, la capitale du Beni. A Santa Cruz, en 2011, il a été formé comme pilote  par Jesus Guzman, fils d’El Chapo, qui, jusqu’à son arrestation en février 2014, a piloté pour le cartel mexicain de Sinaloa. Cette information a été confirmée par Hugo Moldiz, ancien ministre du gouvernement de la Bolivie…  » Terrible résumé de la situation !!! Ici un vol complet entre Viru Viru et el Trompilo. Sky Team utilisait encore un C-46 (CP-1319), jusque 2012, date à laquelle il s’est écrasé, à Viru Viru. Ici, juste après la chute de l’appareil, qui datait de… 1945 !!! L’enquête affirmera qu’il s’agissait d’une erreur de pilotage, l’avion, après que son pilote ait demandé à revenir sur l’aéroport, étant monté trop abruptement avant de retomber, ce qu’on distingue en effet sur la vidéo. Le C-46 n »est pas vraiment un anion d’acrobatie… à bord, le copilote il y avait le sénateur Gerald Ortiz (CN), accompagné à bord par son fils  Jared Ortiz blessé dans l’accident. A bond aussi le père du sénateur, Luis Ortiz Fernández et un mécanicien Mario Terrez avaient perdu la vie.

0000709468On s’amuse décidément beaucoup en Cessna à Santa Cruz. Mais pas que ça : »Erick Mendez Donoso Osman (ici à droite), l’un des instructeurs les plus expérimentés de les aéroclubs de Santa Cruz de la Sierra, a connu une fin tragique dans la province de Salta (en Argentine) il y a huit mois. C’était l’un des pilotes qui s’étaient écrasés dans un avion de trafiquants, le 19 novembre 2014, après avoir jeté des balles de 250 kilos de cocaïne dans un champ de la San Severo. Mendez Donoso avait travaillé à Petrobras et pour les ministères de la Bolivie jusqu’au 23 septembre 2011, quand il a été condamné dans une affaire de fraude et de racket. Il avait fait appel de la sentence après qu’ un tribunal ait confirmé la décision le 5 novembre 2012 et l’avait envoyé pour  trois ans en prison à Santa Cruz. La peine devait se terminer en novembre 2015, mais le pilote chevronné est mort un an plus tôt à Salta Avant de percuter le sol près de la ferme de San Severo le 19 novembre 2014, avec 250 kilos de cocaïne, l’avion que pilotait Erick Mendez Osman Donoso avait déjà fait deux autres vols vers le site de l’accident, l’un le 8 août de la même année et l’autre quelques jours plus tard. » Il n’était pas le seul à agir ainsi. « Bilbao Roman Mayube était un autre pilote expérimenté qui a été tué le 22 août 2012 à Beni. Ce jour-là, la municipalité de San Joaquin  célébrait son 303 e anniversaire et Bilbao, avec son Cessna 206 (immatriculé CP-2175), effectuait des acrobaties aériennes. Lors de l’une de ses acrobaties, l’avion a percuté une maison près de la foule, s’est écrasé et a provoqué trois décès au solMayube avait été emprisonné en mars 2009, après l’atterrissage sur une piste d’atterrissage clandestine à Pajoso entre Villa Montes et Yacuiba, avec un avion chargé de 375 kilos de cocaïne d’une grande pureté qui devait « bombarder » dans l’est de Salta. Le pilote avait déjà été condamné pour trafic de drogue en 1984 et 1994 et c’était un fugitif. Bien qu’il ait été jugé et emprisonné à Palmasola pendant deux ans Mayube était retourné aux aéronefs pour piloter à San Joaquin. L’avion que la Force spéciale contre le trafic de drogues (FELCN) de Bolivie avait saisi en mars 2009 était le même Cessna 206 que la police avait donc de nouveau saisi le 9 juin dernier à Salta Forrestal. » C’était effectivement le CP-2558, vu ici ci-dessous :

aviioneta

L’avion avait été effectivement déjà capturé en 2009, près de la ville de Tarija, il portait alors comme immatriculation CP-2558, restée la même, donc, et avait à bord avec 375 kilos de cocaïne « d’une haute pureté » selon la presse, d’une valeur d’environ  2 millions de dollars US. Les trafiquants avaient ce jour là perdu la cargaison, et l’avion et l’équipage de l’appareil avaient saisis, les deux pilotes envoyé  à la prison de Palmasola  par ordonnance du juge Estrella Montaño. Leurs noms ? Roman Mayube Bilbao,  le copilote étant ce jour-là Willy Ricaldi Rossi. L’avion, bleu et blanc avec un liseré rouge, noir et doté avait été repeint en des tons de marron et de blanc, une décor plus récente en effet. Cette fois-ci, il avait été découvert près de Campo Pajoso, au bord de la frontière avec l’Argentine. Le journal EL Tribuno avait proposé à ses lecteurs la comparaison, confondante :

0000709418

Le nid de « kamikazes » de la coke engage aussi parfois des pilotes étrangers. « Seulement 17 pilotes peuvent entrer dans l’une des nombreuses écoles de pilotage de Santa Cruz de la Sierra. Les cours sont de trois à huit mois et le coût, avec toutes les dépenses incluses sont de 30 à 40 000 dollars.cessan jeune pilote Assistent à ces écoles non seulement des garçons de nationalité bolivienne (13% des pilotes privés qui a été reçus dans les écoles de Santa Cruz et Beni sont des ressortissant colombiens) et un pourcentage vient aussi du Pérou du Brésil et de l’Equateur, selon les dossiers de la Direction générale de l’aviation civile.crash novembre Certains membres du Congrès du pays voisin ont commencé à montrer leurs préoccupations pour les jeunes pilotes capturés. Le Cône Sud, avec des avions anciens et dangereux à piloter présente un record du monde dans les accidents aériens, nécessitant des accords régionaux urgents pour arrêter l’épidémie. » En novembre 2014, un avion de Elorza Servicios Aéreos, société aérienne de Santa Cruz, s’écrasait (photo ici à droite) avec à bord un jeune pilote de Beni, Hirmes Jesús Suárez. Le 11 juin 2015 encore, un Cessna CP-1942 se posait à nouveau à Salta Forestal près de la ville de Joaquín V. González, avec à bord de la drogue provenant de Bolivie (icià gauche).  Les deux pilotes, âgés à peine de 18 et 19, de nationalité bolivienne, avaient emporté avec eux 4 kilos de cocaïne.

Le contrôle de ces appareils n’est pas fait par le gouvernement : on ne se demande même pas, par exemple, où partent les 600 000 litres par mois d’av-gas (essence d’aviation pour moteurs à pistons), qui sert à toutes ces écoles, note l’article. Le contrôle des importations d’appareils n’existe pas non plus : « en Bolivie, l’importation des aéronefs américains, déclarés comme rebuts ayant dépassé leur vie utile, reste constant, à un taux de cent unités par an » note l’auteur de l’article. « Un meilleur contrôle des frais de scolarité des pilotes, des expéditions de carburant d’aviation et des plans de vol sont les autres questions qui restent en suspens. Pas de dossiers de consommation, les aérodromes brûlent  par mois entre 500 et 600 mille litres de AV-gas, le carburant utilisé par les avions. Et la demande accrue est enregistrée à Santa Cruz de la Sierra. Le manque de contrôle sur l’utilisation du carburant facilite également les opérations des trafiquants, qui ont également pratiquement l’espace aérien libéré par la faible couverture radar du pays ». 

Un amer constat s’impose. C’est le laxisme du pouvoir en place qui a permis tout ce gâchis de jeunes vies, nous dit la presse bolivienne : « entre 2012 et 2014, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) de la Bolivie a autorisé l’importation et l’exploitation de vol de plus de 200 avions, qui avaient été rejetés aux États-Unis en raison de son âge, et ont fini détournés, dans 50% des cas, pour transporter de la drogue par voie aérienne. Cela a été révélé par un document interne qui a émergé de la FAA elle-même, des ministères et des Travaux publics du pays voisin, avec des commandes d’un audit externe et une enquête criminelle montrant de graves manquements aux obligations dans ce corps. Le journal EL Tribuno (La Tribune) a examiné les droits contenus dans le rapport et a constaté que 70% des avions accidentés ou saisis dans le nord de l’Argentine, depuis 2008, correspondent aux aéronefs qui ont été importés de la Floride (États-Unis) à Santa Cruz de la Sierra et Beni (Bolivie). L’autre 30% est divisé entre les aéronefs qui sont entrés dans les mêmes conditions au Paraguay ou volés dans les aéroclubs en Argentine. Lors des deux dernières années, ont disparu huit avions Cessna, qui sont aujourd’hui pour la plupart  dans des réseaux de narcotrafiquants, et ils peuvent transporter jusqu’à 500 kilos. Le lundi 6 juillet, les forces de sécurité ont saisi dans le Paraguay dix avions qui ont été utilisés pour la contrebande de drogues. Tous ces avions avaient été importés des États-Unis et ont eu accès irrégulièrement à Asuncion et d’autres villes du Paraguay, avec de faux documents et la complicité de fonctionnaires. Le rapport interne de l’air de la DGAC, qui peut être vu à la tribune numérique, expose le poids de la corruption et de collusion pour assurer l’impunité pour les réseaux de trafic de drogue transnationaux  dans les pays du Cône Sud. Dans le document, les vérificateurs internes du corps, ont noté que malgré les instructions qui ont été données en 2011 pour freiner l’importation des aéronefs, cela a continué, lors ses deux dernières années. L’Autorité a autorisé l’entrée de plus de 200 avions « archaïques » avec 30, 40 et même plus d’années d’utilisation, à condition qu’is subissent un examen complet en Bolivie. Les vérifications techniques, mécaniques et documentaires qui convenaient n’ont t jamais été respectées et les résultats ont été rapidement visibles ».

Nous n’en sommes qu’à la moitié de l’année, avec ce tableau effarant : demain, nous étudierons la suite de ces crashs à répétition en Bolivie ou d’avions boliviens au Paraguay ou au Brésil…

(1) Courrier International, dans son édition du 3 février, constate et déplore le même tableau, en titrant « Pérou-Bolivie, Le grand retour du trafic massif de cocaïne par avion« …

on peut relire :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xxxix-en-bolivie-une-91607

LOS MAYORES TRAFICANTE DE DROGA DEL MUNDO ENTRE PARAGUAY Y B…

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cxi-en-bolivie-une-veritable-ecole-de-kamikazes-de-la-coke/

Posté avec WordPress pour Android

0000000000000000000000000000000000000

FRANCE (Affaire « Sonia »): quant à la gestion des informateurs

Affaire « Sonia », la gestion des informateurs

Si les enquêteurs sont parvenus rapidement à remonter la piste menant au lieu de nomadisation d’Abdelhamid Abaaoud et ensuite à sa « planque » (à ne pas confondre avec un appartement conspiratif…) de Saint-Denis, cela a été rendu possible par le recueil d’un signalement essentiel adressé aux autorités via le numéro vert 197 mis en place dès les attentats perpétrées, les appels à témoins, la diffusion des photographies des suspects dans les médias, au renseignement scientifique et renseignement technique. Cela confirme la réflexion de Freud : « Celui qui a des yeux pour voir et des oreilles pour entendre constate que les mortels ne peuvent cacher aucun secret. Celui dont les lèvres se taisent bavarde avec le bout des doigts ; il se trahit par tous les pores. C’est pourquoi la tâche de rendre conscientes les parties les plus dissimulées de l’âme est parfaitement réalisable. »

JPEG

Lors d’événements graves, de nombreux citoyens peuvent être désireux d’apporter leur concours aux services. Peu avant la seconde guerre mondiale, l’American legion désireuse de lutter contre l’espionnage et la subversion avait proposé de créer un service de renseignement reposant sur ses très nombreuses sections réparties à travers tout le territoire des États-Unis. Chaque section se proposait de remettre manuels d’instruction et insignes à chacun de ses membres qui serait appelé à diligenter des enquêtes pour ensuite établir un rapport qui serait remis au Federal Bureau Investigation. Il n’était pas question pour le gouvernement de laisser s’implanter un service parallèle (un pays proche du nôtre l’a fait et cela lui a plutôt été profitable), mais il convenait de ménager les patriotes. Hoover fit une contre proposition. Il proposait de mettre à sa place une liaison visant à établir le contact entre les légionnaires et les agents spéciaux affectés aux différentes antennes locales maillant le territoire. Chaque légionnaire détenteur d’informations pourrait remettre celle-ci directement à l’antenne concernée, qui à son tour se chargerait de l’enquête. Cette proposition fut finalement acceptée en novembre 1940 lors du congrès de l’American legion d’Indianapolis.

Les policiers ne travaillent pas toujours sur commission rogatoire, il opèrent aussi en « préliminaire » et nombre d’affaires s’engagent en l’absence de plainte ou de requête du parquet. Le fonctionnaire ne peut être partout à la fois et ne peut pour différentes raisons infiltrer certains milieux. Sans informateurs, un service est sourd et aveugle. Les informateurs sont à la base du renseignement et tout service se doit à disposer d’un réseau capable de l’alerter d’un délit en préparation ou à diriger les investigations pour en interpeller les auteurs et les complices. Les différents services recherchent leurs sources en fonction de leurs besoins : hôteliers, concierges, garagistes, imprimeurs, armuriers, loueurs de voitures, tenanciers de boites de nuit, etc., et parmi des milieux dont le citoyen est loin de se douter.

L’informateur dans le propos nous concernant n’est pas à confondre avec un délateur ou une « balance » (l’argot policier dispose d’une dizaine de mots pour désigner ceux-ci), il s’agit d’un acte citoyen responsable visant à épargner directement ou indirectement des vies et dont l’informateur ne retire aucun bénéfice (cas « Sonia »). L’emploi des informateurs s’appuie sur une jurisprudence du 6 juillet 1894 et le service n’est pas tenu à en révéler le nom à la justice, du moins légalement. Il suffit au fonctionnaire de rédiger un « blanc », c’est à dire une note sans mentionner sa source. Dans la réalité des faits, le fonctionnaire veut se couvrir et mentionne le nom de sa source en faisant de facto un témoin dont le nom apparaîtra dans la procédure. C’est comme cela que l’identité, l’adresse et le numéro de téléphone de « Sonia » se sont retrouvés consignés dans le PV d’audition ! Quand bien même le fonctionnaire réaliserait tardivement les conséquences de sa bévue, il lui est impossible de revenir à un état antérieur. Le PV est joint à la procédure. Là où le bât blesse, c’est que toutes les personnes mises en examen et les parties civiles peuvent avoir accès au dossier via leur avocat et que certains proches de l’enquête n’éprouvent aucun problème de conscience à violer le secret de l’instruction et à informer des journalistes se rendant complices de la mise en danger de la vie d’autrui.

« Sonia » souhaiterait pour des raisons de sécurité pouvoir bénéficier de nouveaux documents d’identité, mais aucun texte ne le lui permet. Le statut de repenti adopté en 2004 est entré en application en 2014, les modalités sont du ressort de la Commission nationale de protection et de réinsertion et la gestion assurée par le Service interministériel d’assistance technique. Le code pénal dispose de deux niveaux de protection pour les témoins : la possibilité de domiciliation (commissariat ou gendarmerie notamment) et le témoignage sous « X » pour les faits punis d’au moins trois ans d’emprisonnement. Lors d’une confrontation, le témoin peut être entendu à distance et sa voix modifiée. Comment apprécier des faits quand on ne connait pas le lien de subordination direct ou indirect entre le mis en examen et le témoin ?

L’informateur est la cheville ouvrière des services. La police judiciaire dispose d’environ 2 000 informateurs « réguliers » et autant sont immatriculés comme aviseurs auprès des douanes et un millier auprès de la gendarmerie. Ce chiffre reste faible par rapport au nombre de la population, plus de 66 millions d’habitants plus les rats des villes et ceux des champs. Au début du XIX° siècle, Fouché pouvait compter sur 10 000 « écouteurs à gages » en région parisienne, 5 000 en province et cinq cents à l’étranger. Parmi les professions les plus représentées ont trouvaient : le personnel de maison, les cafetiers, les prostituées, les petits commerçants, les repris de justice et les oisifs fréquentant les cercles. Les employés de la voirie de la ville de Paris, par exemple, recevaient la somme de 100 francs pour la dénonciation d’un émigré clandestin… Quand je vous disais que ce ne sont pas les moyens qui manquent mais la volonté, en voilà un exemple direct.

Les récentes affaires, Merah et compagnie, ont braqué l’éclairage sur la difficulté qu’il y a à contrôler un informateur. Si le B.A BA consiste à éplucher les antécédents du « cousin », il n’est pas toujours facile pour le service de savoir où il met les « pieds ». Le recours aux indicateurs n’est pas exempt de risque, on les surnomme d’ailleurs les « casseroles » ! Recruter un informateur est une affaire délicate mais ce qui est encore plus difficile, c’est de le guider secrètement, de le protéger, de se prémunir des retours de « manivelle ». Leurs informations sont à utiliser avec une extrême prudence. Précisons que l’informateur n’« appartient » pas à un fonctionnaire, il appartient à un service et depuis la loi Perben (2004) il est immatriculé. Le fonctionnaire dispose d’un carnet relationnel dans lequel il doit noter toutes les rencontres, qu’il s’agisse de source occasionnelle ou de sources immatriculées.

La manipulation d’informateurs nécessite : patience, esprit critique, humilité, de l’expérience et une extrême prudence, faute de quoi le traitant pourra aller à la « faute » et être à l’origine d’un scandale qui rejaillira sur tout le service. Il est parfois préférable de se passer des services d’un informateur qui pourrait se révéler nuisible, voire dangereux. Ce risque est d’autant plus à craindre que le traitant n’est pas familiarisé avec le milieu en question. Plongez un universitaire frais émoulu dans le milieu du trafic d’armes ou du terrorisme et vous ne tarderez pas à constater qu’il sera immédiatement « détronché ». Il faut dans ce cas envoyer un « agent » hors cadre sous fausse identité.

Une affaire peut occuper un informateur pour quelques heures ou plusieurs années, tout dépend de la nature de l’affaire, du milieu à infiltrer, de la prudence de l’informateur et de la sécurité des rencontres avec son traitant. Le terrorisme est dépendant de « milieux » divers ou d’accointances pour se procurer : des armes, des faux-papiers, des « planques », et des subsides provenant de trafics et d’escroqueries divers et variés. La création d’une cellule autarcique n’est pas encore à leur portée.

Le traitant se doit de « cultiver » l’informateur, cela s’apparente parfois au travail de psychologue, de confesseur, il faut écouter leurs petits problèmes sans oublier lors de la rencontre suivante de s’enquérir d’une amélioration quelconque de leurs tracas. Cultiver la relation c’est parfois rendre un petit service afin de rendre l’informateur redevable (principe du don et contre-don), mais ce petit jeu peut parfois conduire devant le conseil de discipline. Tout est affaire de jugement. Il est bon de savoir que celui qui incite autrui à commettre un délit ou un fait délictuel est considéré comme complice (art 121-7 CP). Les faits sont d’autant plus graves lorsque la provocation a été accompagnée de dons, promesse, menace, abus d’autorité ou de pouvoir, de machination ou artifice coupable. Le provoqué pourrait ensuite invoquer une contrainte morale et prétendre que sa volonté n’a pas été recueillie librement. Cela pourrait suffire à faire disparaître l’élément moral de l’infraction.

Le décret du 18 mars 1986 portant sur le code de déontologie de la police nationale fait mention des méthodes de provocation active ; dans le cas où le fonctionnaire ne se borne pas à constater une infraction préexistante à sa venue. Il est arrivé dans certaines affaires que le policier ait été sanctionné alors qu’il avait lui même été provoqué par un informateur ! Il suffit que l’action policière n’ait pas été déterminée par la volonté du fonctionnaire. En clair, un fonctionnaire peut surveiller les opérations et même intervenir dans une affaire, mais il ne saurait être question d’inciter un informateur à organiser un délit. Dire que cela est toujours respecté aurait un côté angélique irréel. La hiérarchie qui a le devoir de veiller au contrôle de ses services n’en est pas toujours informée, ou pire, il lui arrive de fermer les yeux, mais il s’agit le plus souvent d’une non exploitation des informations. Certains d’entre-vous le regretteront sûrement, rien ne vaut un bon « pot de miel » pour attirer l’ours et l’obliger à sortir de sa tanière. Et « croyez » moi, les astuces ne manquent pas, des délinquants pourtant chevronnés sont tombés dans des pièges que certains lecteurs qualifieraient un peu trop hâtivement de ridicules, et certaines pratiques ne manquent pas de sel… Petite phrase du jour : l’aveugle ne peut parler que de ce qu’il a entendu et le sourd de ce qu’il a vu.

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/affaire-sonia-la-gestion-des-177418

0000000000000000000000000000000

EGYPTE (Air Cocaïne): Christophe Naudin reste en prison

http://www.lalsace.fr/actualite/2016/02/06/air-cocaine-christophe-naudin-reste-en-prison

Posté avec WordPress pour Android

FRANCE (opération Virus): que savait le TRACFIN des opérations de l’HSBC Private Bank??

Le 10 octobre 2012, un coup de filet de de l’Office des stups et de l’OCRGDF (Office central de répression de la grande délinquance financière) aboutissait à la saisie de près de deux millions d’euros en liquide et de dix lingots d’or. (DR.)

En fuite, le « superviseur » du trafic de stupéfiants a été arrêté mardi à Marrakech.

Trois autres mandats d’arrêt sont en attente d’exécution.

Il avait échappé au coup de filet du 10 octobre. Sofiane Nedjam, 35 ans, s’était déjà envolé vers le Maroc quand les policiers étaient venus le chercher dans son fief des Yvelines. Sa cavale s’est achevée mardi soir à Marrakech. Le Franco-Algérien, interpellé en possession d’une batterie de téléphones portables et de 50.000 euros en liquide, est depuis placé sous écrou extraditionnel.

Ce mercredi 10 octobre, après de longs mois de surveillances et d’écoutes téléphoniques, les policiers de l’Office des stups et de l’OCRGDF (Office central de répression de la grande délinquance financière) lançaient l’opération « Virus ». En pistant l’argent d’un réseau structuré de trafic de résine de cannabis entre le Maroc et l’Ouest parisien, les enquêteurs ont mis au jour une filière originale de blanchiment entre Paris et Genève, orchestrée par une fratrie originaire de Casablanca, les Elmaleh. Une bonne partie de l’argent du deal était d’abord remise à des notables parisiens adeptes de la fraude fiscale au terme d’un ahurissant ballet de sacs plastique remplis de billets échangés dans les rues de la capitale.

Le « chaînon manquant » entre banquiers et trafiquants

Ces mêmes fraudeurs voyaient ensuite leurs comptes en Suisse être débités au profit des trafiquants qui retrouvaient leurs millions, par un système de compensation, sous forme de biens immobiliers ou de parts de sociétés, en Espagne, au Maroc ou dans les Émirats.

Un temps occultés par la personnalité des fraudeurs, dont sept ont été mis en examen parmi lesquels Florence Lamblin, élue écologiste du 13e arrondissement de Paris, les enjeux du dossier « Virus » se tournent désormais vers l’étranger. D’abord vers la Suisse où deux des frères Elmaleh, Nessim, 38 ans, un as de l’ingénierie financière employé à la HSBC Private Bank, et Meyer, 48 ans, président aujourd’hui déchu de la société fiduciaire genevoise GPF S.A., ont été écroués. Pour l’instant, les magistrats helvétiques n’ont rien transmis à leur collègue parisien, le juge d’instruction de la JIRS (juridiction interrégionale spécialisée) Baudoin Thouvenot. Pas plus le compte rendu des auditions des deux frères que la copie d’un « petit cahier à spirales » dans lequel l’assistante de Meyer Elmaleh était censée noter toutes les transactions, y compris les noms des bénéficiaires des opérations de compensation.

En attendant, c’est au Maroc que l’enquête a rebondi cette semaine avec l’arrestation de Sofiane Nedjam. Ce dernier, qui a gravi depuis l’adolescence tous les échelons de la carrière de trafiquant de stup, était, selon plusieurs sources policières, le « superviseur » en France du réseau : réception des go fast, ces bolides gavés de cannabis qui remontent la drogue depuis l’Espagne pour approvisionner les cités de Trappes, Mantes et Garges-lès-Gonesse (Yvelines et Val-d’Oise) ; gestion des flux financiers dont une partie reprenait la route vers l’Espagne et le Maroc, l’autre intégrant le circuit de la « Elmaleh connection ». Deux de ses complices, franco-algériens également et basés au Maroc, sont aussi visés par des mandats d’arrêt. Pour l’instant sans résultat.

Bénéficieraient-ils de protections auprès des autorités marocaines? Certaines sources policières s’interrogent. D’autant qu’un quatrième larron réfugié au Maroc fait, lui aussi, l’objet d’un mandat d’arrêt international, ce qui ne l’a pas empêché pas de couler des jours tranquilles à Casablanca jusqu’à ces derniers temps. L’homme aurait pris la tangente très récemment pour Israël. Simon P., franco-marocain d’une cinquantaine d’années, est un ami d’enfance de Meyer Elmaleh. Il serait le « chaînon manquant » entre les banquiers suisses et les trafiquants franco-algériens bien introduits dans le royaume, notamment auprès des producteurs de la région du Rif, dans le nord du pays.

Interrogé en Suisse, Meyer Elmaleh a reconnu, explique son avocate Me Josiane Stickel-Cicurel, que « cet ami de longue date lui avait proposé, il y a deux ou trois ans, des opérations de compensation : ‘J’ai des clients qui disposent de cash, est-ce que tu as des clients qui ont besoin de cash?’ Mais jamais cela ne lui a traversé l’esprit que son ami, qui a une entreprise au Maroc, puisse le tromper et le pousser à toucher à l’argent de la drogue. »

Titulaire notamment d’un diplôme de gestionnaire de fortune obtenu à Genève, Meyer Elmaleh avait épousé en 1989 la fille du fondateur de la GPF S.A., une des plus importantes sociétés de gestion de fonds de la place genevoise. Une belle ascension sociale pour celui qui était né pauvre dans la médina de Casablanca. Dans un long article publié en 2011 dans la revue marocaine VH Magazine, Albert Elmaleh, un de ses frères aînés, contait la success story familiale : un père analphabète qui s’échine « pour 20 dirhams par semaine » dans une fabrique de sacs de jute, une mère qui travaille depuis l’âge de 13 ans, six frères et une sœur qu’on habillait « grâce à des colis venus des États-Unis », mais aussi un formidable désir de réussite. « Mon père nous disait : ‘Mon fils, si tu n’avances pas, tu recules. Ne t’arrête jamais!' »

Stéphane Joahny – Le Journal du Dimanche

samedi 03 novembre 2012

http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/L-affaire-Virus-rebondit-au-Maroc-573163

0000000000000000000000000000000000000

DNRED: qu’en est-il du soutien de Christian Eckert?

marc-fievet-sur-rtl-le-6-septembre-20131Les policiers de la PJ parisienne sont allés perquisitionner les locaux de la DNRED sur commission rogatoire du juge d’instruction, Beaudoin Thouvenot, de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris.

Une information judiciaire avait été ouverte le 13 février 2012 pour trafic de stupéfiants et détention de marchandises prohibées, association de malfaiteurs et blanchiment.

Au départ de l’affaire un certain Javier M. 59 ans, un colombien mis en examen pour « trafic de drogue en bande organisée ». Il affirme, preuve à l’appui, que les douaniers ont joué les apprentis sorciers en organisant eux-mêmes l’importation de la drogue.

Au cœur du dossier : l’importation de 30 kg de cocaïne.

En réalité, Javier M, serait un aviseur (informateur) de la Direction nationale des renseignements et des enquêtes douanières (DNRED).

°°°°°°°°°°°°°

Souvenirs, souvenirs pour NS 55!

Dans les années 80,  Michel Ribatet, chef d’échelon de Lyon,  Pierre Tardy, agent de la DNRED Lyon,  Jacques Dorey, inspecteur à Dijon et Jean-Pierre Caze, inspecteur divisionnaire de Lyon, tous agents de la DNRED, s’étaient déjà confrontés à la Justice et la Police.

Le Ministre Michel Charasse les avaient alors soutenus.

°°°°°°°°°°°°

Toutes informations dans le livre!

infiltre2————

——————

Lire aussi: DNRED (un peu de son histoire): c’était hier!

000000000000000000000000000000000000000000

DARKNET (drugs trade): Sellers offer ‘dog-proof’ packages of drugs in return for bitcoins

Afficher l'image d'origineBitcoins are the ­untraceable ­online currency that allow websites users to maintain their anonymity.

 

————————————

The illegal drug ­business is like any other trade and criminals are using the internet to find ­customers and sell their wares.

READ: http://www.independent.ie/life/darknet-drugs-trade-sellers-offer-dogproof-packages-of-drugs-in-return-for-bitcoins-34385733.html

00000000000000000000000000000000000

AFRICA: transshipment of narcotics Is threat to good governance

In 2013, United Nations Office on Drugs and Crime (UNDOC) conducted a West Africa Threat Assessment that estimated the yearly value of only cocaine transiting through West Africa as US$ 1.25 billion- significantly more than the annual national budgets of countries in the region.

download-13.jpgIt also revealed that the prevalence rate of cannabis use in West and Central Africa as 12.4% which higher than Africa 7.5% and the global average 3.9%.

Moreso, these development pose serious threats to good governance, peace and stability, economic growth and public health.

The use of these dangerous drugs have also triggered numerous conflicts and misunderstandings in the region.

It is obvious that, some of the drugs such marijuana have been in the region before West Africa became a major transit point. The response against this devastating menace has been the same from one government to another in West Africa.

As drug consumers being dealt with as the same as traffickers, characterised by tough punitive measures with its attendant violation of human rights.

However, menace has opened a window to corruption and also creating unnecessary burden on the overwhelmed criminal justice system.

As part of its efforts to help address this cankar, the West African Civil Society Institute(WACSI) with the support from Open Society Initiative for West Africa(OSIWA) organised a regional Consultation on Drugs Policy Reform in West Africa in Accra.

Under theme: The Road to the United Nation’s General Assembly Special Session ( UNGASS) on the World Drug Problem”.

In an interview with Nana Afadzinu, Executive Director of West African Civil Society Institute (WACSI) she noted that , West African citizens, especially the youth and children have the right to be safe from the scourge of drug trafficking.

According to her, the manner in which drug consumers are being dealt the same as traffickers, characterised by tough punitive measures violate the human rights.

This she said, it has become imperative for West African governments and civil society to engage in strategic and productive consultations on drug policy reforms.

The two day programme was aimed at providing an opportunity for government officials and national law enforcement agencies in order to discuss policy issues necessary reforms identified at the national- level meetings.

However, she cited the following key outcomes of the regional consultative meeting:
To clearly identified milestones and challenges under the current drug policy measures in the region.
To invigorate and create regional momentum for drug policy reforms in West Africa.

And to develop a West African common position towards the United Nations General Assembly Special Session (UNGASS)that calls for human rights and public health oriented drug policies with emphasis on harm reduction.

The meeting attracted 11 West African countries including Benin, Cape Verde, Côte D’Ivoire, Ghana, Guinea, Guinea Bissau, Liberia, Mali , Nigeria, Senegal and Sierra Leone.

By: Isaac Kofi Dzokpo/ NewsGhana.com.gh

http://www.newsghana.com.gh/transshipment-of-narcotics-is-threat-to-good-governance/

Posté avec WordPress pour Android

00000000000000000000000000000000

NARCO-TERRORISME: la production d’opium finance aussi Daech

En 2014, les champs de pavots afghans ont permis la production de 6 400 t d’héroïne.
Afficher l'image d'origine

24/01/2016

L’Afghanistan est le premier producteur mondial d’opium depuis les années 1990, fournissant plus des trois quarts de l’héroïne consommée sur la planète. Confidentielle à la veille de l’invasion soviétique en 1979 – 200 tonnes par an – cette production n’a cessé de croître, malgré l’interdiction de la culture du pavot, en 2000, par le Mollah Omar. En 2014, 6 400 tonnes d’opium ont été confectionnées, selon les estimations de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUCD), qui table tout de même sur une forte baisse de près de moitié pour 2015, pour raisons climatiques. « La production d’opium fait partie de l’économie de guerre. Il faudrait vraiment la paix et un Etat fort pour assurer la sécurité et lutter contre ce marché », détaille Karim Pakzad, chercheur à l’Iris spécialiste de l’Afghanistan. Autrement dit, comme l’opium a permis aux moudjahidines de nourrir en partie leur lutte contre les Soviétiques ou aux insurgés de faire face à la coalition de l’OTAN dès 2000, elle offre aujourd’hui des financements aux Talibans, qui prélèvent entre 10 et 20 % des revenus via un impôt. Pour un pactole global qui se compte en milliards d’euros chaque année.

Avide de croissance, l’État islamique a tout fait pour toucher sa part du magot, surtout avec l’affaiblissement progressif d’Al-Qaida. « Pour beaucoup, Daech se cantonne à la Syrie et à l’Irak, mais son influence est bien plus vaste. En Afghanistan, les talibans les plus radicaux ou le mouvement islamiste d’Ouzbékistan, au nord, se sont ralliés à cette organisation, lui donnant accès aux revenus de ce trafic. » Dans une interview accordée à L’Express , Edward Follis, ancien de la DEA qui a œuvré en Afghanistan, évoquait un milliard de dollars de revenus par ce biais pour l’État Islamique en 2015. Une somme surestimée selon Karim Pakzad, mais qui pourrait gonfler à terme.

http://www.estrepublicain.fr/actualite/2016/01/24/la-production-d-opium-finance-aussi-daech

0000000000000000000000000000000000

CARAIBES (Martinique): 6 martiniquais écroués pour trafic de cocaïne entre Fort de France et Paris

OCRTISMartinique 1ère

Publié le 22/01/2016 | 18:46, mis à jour le 22/01/2016 | 18:46

2 femmes et 6 hommes ont été mis en examen par un juge d’instruction de Fort de France, ce vendredi (22 janvier) pour trafic de cocaïne.

Six de ces trafiquants sont écroués pour trafic par voie de colis postaux entre Fort-de-France et Paris.

Au premier semestre 2014, les enquêteurs soupçonnent un trafic de cocaïne entre Fort de France et Paris. Ils ne tardent pas à avoir des preuves car en septembre 2014, 16 kilos de cocaïne sont saisis au fret de l’aéroport d’Orly (Val-de-Marne en région Île-de-France), auprès d’un couple en provenance de Fort de France. Les enquêteurs placent progressivement huit personnes sous surveillance, notamment à Fort de France pour trafic de cocaïne par voie de colis postaux.
Huit Arrestations au petit matin
Mercredi (20 janvier) les enquêteurs estiment qu’ils ont suffisamment de preuve, grâce en particulier, aux écoutes téléphoniques. Ils procèdent avec des sections spéciales de la police et de la gendarmerie, à l’interpellation des suspects : Deux femmes et six hommes, âgés de 28 à 45 ans.Pas de trace de drogue, sur les lieux, à l’exception de quelques grammes visiblement destinés à une consommation personnelle. En revanche, les forces de l’ordre récupèrent 28 000 euros en espèces au domicile de l’un des trafiquants.
160 kilos de cocaïne « exportés »Après près de 48 heures de garde à vue, les suspects ont été mis en examen pour trafic de drogue. Deux personnes sont placées sous contrôle judiciaire. Les six autres font l’objet d’une détention provisoire au centre pénitentiaire de Ducos dès ce vendredi (22 janvier). Tous n’ont pas le même degré de responsabilité dans l’organisation de ce trafic de cocaïne.

À l’issue de 18 mois d’enquête, l’Office Central pour la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS) vient ainsi de démanteler une équipe qui a « exporté », 160 kilos de cocaïne entre Fort de France et Paris depuis 2014. Les autorités en ont récupéré 58 au cours de ces derniers mois.

00000000000000000000000000000000000