AVISEUR INTERNATIONAL

Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81

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NARCO BUSINESS: les chiffres de l’année 2012 montraient déjà l’ampleur du problème

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Dans le monde, environ 210 millions de personnes – soit 4,8 % de la population âgée de 15 à 64 ans ont consommé des substances illicites au moins une fois au cours des 12 derniers mois. Avec un chiffre d’affaires estimé entre 300 et 500 milliards de dollars, le trafic de drogue est devenu le deuxième marché économique au monde, juste derrière les armes ,mais devant le pétrole.

Les bénéfices et les sommes en jeu sont colossales. En effet, les profits des petits et grands trafiquants sont immenses. Le chiffre d’affaire du trafic de stupéfiant est de 243 milliards d’euros par an : si les trafiquants de drogues étaient un pays, leur PIB les classerait au 21è rang mondial, juste derrière la Suède. Malgré la répression, l’ONU estime que seuls 42% de la production mondiale de cocaïne est saisie (23% pour la héroïne). Dans certains pays de production ou de transit, comme le Mexique, ce sont de véritables contre-pouvoirs occultes qui font régner la terreur et corrompent les rouages de l’État. (1)

Le commerce de la  drogue comme marchandise prohibée est extrêmement lucratif : le marché de la drogue est celui qui connaît actuellement la plus forte expansion.

DE LA DANGEROSITÉ DE LA PROHIBITION ACTUELLE

La prohibition de l’alcool aux États-Unis en 1920 a eu comme conséquences:

  • Une augmentation des prix des produits alcoolisés,
  •  une détérioration  de la qualité des boissons, avec des risques sanitaires accrus,
  • une augmentation du trafic international,
  • une augmentation de la criminalité chez les consommateurs et chez les trafiquants,
  • la constitution de contre pouvoir avec des gangs à renommée internationale comme celui d’Al Capone,
  • le développement de la corruption dans tous les rouages de l’économie et de l’État,
  • un manque à gagner en impôts et taxe pour les États.

Devant l’inefficacité de l’interdiction sur la consommation d’alcool , en  1933,  le 21e amendement annule le 18e amendement de la prohibition de 1920. Non seulement la loi sur la prohibition de l’alcool n’a jamais atteint le but qu’elle s’était fixée, mais elle a favorisé une augmentation affolante de la criminalité.

Comment n’a-t-on pas tiré des leçons de cet épisode de l’interdiction de l’alcool aux USA? Avec le commerce illicite des drogues les  conséquences sont identiques mais démultipliées par la mondialisation. ( Au Mexique on évalue, en six ans, à 70 000 les victimes dues au trafic de drogue pour alimenter le marché nord-américain )

Il est temps que les États reprennent le contrôle de ce commerce mortifère.

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TRAITER LA TOXICOMANIE ET CONTRÔLER LE COMMERCE DES DROGUES

« Les drogues tuent quelque 200 000 personnes chaque année. Les usages problématiques de drogues représentant l’essentiel de la demande, l’un des meilleurs moyens de réduire le marché est de traiter la toxicomanie”, a déclaré M. Fedotov, de l’ONU.

Les causes profondes de la consommation de produits stupéfiants sont à rechercher dans le mode de fonctionnement de nos sociétés livrées à la mondialisation des échanges et à la libéralisation de l’ensemble des activités humaines. Il faut être lucide et regarder en face les dégâts que peut faire chez les plus fragiles , ces injonctions de réussite individuelle à tout prix, que distille sournoisement et quotidiennement notre environnement, que ce soit dans le domaine professionnel, ou dans la sphère privée. Une société de consommation qui exacerbe constamment la satisfaction pulsionnelle des désirs individuels  ne peut que conduire certains à trouver dans ces paradis artificiels ce qu’ils n’ont pas les moyens de réaliser ou de construire.

Le problème est que l’on ne veut pas admettre que la cause profonde de ces dérives est bien dans ces dysfonctionnements érigés en dogme dans ce monde ultra-libéral où règne une étrange alliance entre puritanisme et perversion. ( 2 ). On continue à maintenir le décor factice d’une société bourgeoise qui laverait plus blanc que blanc en interdisant  à l’individu toute possibilité de dérive individuelle (3 ) tout en prônant l’obligation de réussite individuelle  pour pouvoir  satisfaire les besoins et envies ( légitimes ou créées par la publicité ) de tout consommateur. (On se rappelle la déclaration de Jacques Séguela: «  Si à 50 ans on a pas une Rollex, on a raté sa vie » -«   les 4 vérités  »  – Cette phrase à bien des égards obscène,  prononcée le 13 février 2009, en pleine crise financière, à propos du Président de la République, par un publicitaire bien connu,  est symptomatique d’un état d’esprit  où la dictature des marques asservit  les individus ).

Cette exacerbation permanente des  désirs et des attentes des consommateurs rend de plus en plus difficile la maîtrise de ses pulsions et rend insupportable les frustrations. Il y a ceux qui trouvent le chemin de la réussite individuelle en restant dans les clous mais  nombreux sont ceux qui doivent utiliser des subterfuges légaux ou illégaux pour tenter d’arriver à leurs fins pour tomber ensuite  dans le piège de nouvelles dépendances: dépendance à des paradis artificiels pour les consommateurs, dépendance à un enrichissement facile et à une consommation de biens sans limite pour les trafiquants.

Il faudra bien qu’ un jour, l’État, dont un des rôles et de protéger tous les citoyens, reconnaisse les dysfonctionnements du système et prenne ses responsabilités en la matière en se donnant les moyens de « tirer le rideau » en traitant ouvertement cette « pandémie » et en contenant  la contagion vers les plus fragiles et les plus jeunes. Pour vider de sa substance le commerce illicite, il faut aussi contrôler la distribution des produits stupéfiants dans des officines médicalisées ou spécialisées tout en continuant à mener une lutte acharnée contre les trafics de drogues internationaux. C’est une bataille de longue haleine qui doit être coordonnée à l’échelle internationale.

S’attaquer à cette économie illicite et mortifère c’est aussi dessiner un horizon à ces quartiers abandonnés. Si on assèche le trafic de drogue, on enlève une énorme partie de l’économie de ces quartiers.  Tant qu’on n’aura pas  de réels projets économiques et éducatifs à offrir à ces quartiers pour  trouver ainsi les moyens de créer et de distribuer de la richesse autrement que par le trafic, la situation ne pourra pas évoluer dans ces villes comme Marseille où 30 % de la population vit sous le seuil de pauvreté et où 60 % des ménages ne paye pas d’impôts sur le revenu  faute de moyens (4). La question est bien plus large qu’une simple question répressive. C’est peut-être le seul message positive du passage de l’équipe ministérielle à Marseille.

En attendant, en  contenant ce commerce derrière le rideau de l’ illégalité on ne fait que laisser libre cours à cette activité, très lucrative pour certains mais aussi très dangereuse pour l’ensemble de la société.

 

  • L’auteur

    Enseignant, au cours de ma vie professionnelle, j’ai occupé diverses fonctions dans l’ Education Nationale.Pour mes études, et mon travail, j’ai bourlingué à Voiron, Aix-en-Provence, Paris, dans le 93, en Martinique, au Brésil, au Mexique et au Maroc. Depuis peu, je jette des bouteilles à la mer. Je consacre un peu de mon temps à écrire sur la nécessaire métamorphose de notre société vers un monde plus juste, décent et apaisé. Guy Valette

 

SOURCE: http://alternative21.blog.lemonde.fr/2013/04/28/commerce-de-la-drogue-on-se-trompe-de-cible/

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DNRED 🇫🇷 (Douane française): retour sur la visite à l’inspecteur des finances François Auvigne

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L’explication finale
Le NARCOTOUR vient de toucher Paris, la ville capitale, pour boucler son harassante boucle.
Arrivée dimanche 2 mars 2008 en milieu d’après-midi, l’équipe de tournage, qui accompagne NS 55,  n’a guère eu le temps de s’endormir.
Lundi matin, dès 5h30, alors que la nuit enveloppait en totalité la région parisienne, le camping car   s’est mis en route à la lueur de ses phares, en direction de la rue d’Assas, une rue bourgeoise et tranquille du centre de Paris.
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Une visite très matinale à laquelle NS55 DNRED tenait beaucoup.
Alors que l’horloge de la cabine du véhicule avait tout juste passé le cap des 6 heures du mat’, le pilote immobilisait son véhicule  « DOUANES INFOS » devant le domicile de François Auvigne, un ancien directeur général des douanes, au 43 rue d’Assas à Paris.
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Une longue attente débutait…
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Au final, malgré plusieurs tentatives, NS 55 DNRED ne parviendra pas à parler de vive voix à François Auvigne à qui il entendait demander des explications sur son attitude au moment où l’ex-infiltré des douanes attendait l’aide et le soutien de ses employeurs – ni même à le croiser.
François Auvigne, le très courageux inspecteur des finances, resta planqué chez lui, envoyant ses jeunes enfants épier NS 55 par les fenêtres… et son épouse, Sophie Auvigne (La Voix de France Info) finit par lui répondre à l’interphone que son mari ne souhaitait pas le rencontrer!
Difficile d’imaginer alors que quelques heures plus tard, après avoir rencontré Jean Paul  Garcia de l’A2, aujourd’hui le Boss de la DNRED, au siège à Montreuil durant plus de deux heures, Gérard Schoen que j’attendais le vendredi 7 mars 2008 pour lui demander des explications suite aux conneries émises, certainement sur ordre de Jérôme Fournel, sur un plateau de télévision, se sauva à ma vue et disparut en se planquant certainement derrière une porte cochère « amicale »…
Pourtant je cours vite, mais, là, Gérard, tu m’as bluffé!
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Gérard SCHOEN, le « pape » du contentieux des douanes françaises, semblait ignorer les actions de NS 55…
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Marc Fievet
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MEXICO: hay evidencia que exmilitares de EEUU y México entrenan cartel de Jalisco

The Wall Street Journal: Hay evidencia que exmilitares de EEUU y México entrenan cartel de Jalisco

El Cártel Nueva Generación es quizás la empresa criminal más audaz y viciosa de México, luego de que se capturó o mató a la mayoría de los líderes de los Zetas

El Cartel de Jalisco Nueva Generación ha matado a unos 50 funcionarios públicos en los últimos dos años solamente.

El Cartel de Jalisco Nueva Generación ha matado a unos 50 funcionarios públicos en los últimos dos años solamente.

Foto: J. Emilio Flores / La Opinión
PUBLICADO: May, 13, 2015 1:50 pm EST

Los integrantes del Cartel de Jalisco Nueva Generación (CJNG) han recibido formación estratégica y paramilitar por parte de ex militares de México, Guatemala y Estados Unidos, dijeron funcionarios y analistas en temas de seguridad a The Wall Street Journal.

“Exmiembros de los Kaibiles, un temido Ejército conformado por fuerzas especiales de Guatemala, y los veteranos militares mexicanos han dado formación estratégica y paramilitar a el cártel”, dijo Alejandro Solorio, el Comisionado de Seguridad Pública de Jalisco a la publicación.

Solorio dijo al diario norteamericano que los miembros del cártel que han sido capturados han dicho de que al menos un veterano de Estados Unidos– “un agresivo y muy salvaje marine de EEUU” – también ha estado entrenando a los pistoleros del grupo.

“Creemos que se le pagó una fortuna para darles entrenamiento”, comentó Solorio a The Wall Street Journal.

“Ellos [los del CJNG] tienen rangos y una jerarquía como en los ejércitos […] están muy unidos detrás de su líder y han hecho de la lealtad un valor supremo”, explicó Alfonso Quintero, un Capitán retirado de la Fuerza Aérea Mexicana.

El reporte que publica el medio estadounidense bajo la firma de Juan Montes y que cita reportes oficiales refiere que las armas del Cártel Nueva Generación provienen principalmente de los Estados Unidos y de  los mercados negros de América Central.

Menciona que además los soldados mexicanos han incautado fábricas improvisadas en las montañas de Jalisco, donde miembros del cartel ensamblan sus propios rifles de asalto.

El Cártel Nueva Generación es quizás la empresa criminal más audaz y viciosa de México, luego de que el gobierno capturó o mató a la mayoría de los líderes de los Zetas con sede en el noreste de México, dijeron funcionarios y analistas de seguridad al medio.

Las mismas fuentes dijeron que al igual que los Zetas, formado originalmente por desertores del Ejército, la Nueva Generación “favorece métodos paramilitares, y ha recibido entrenamiento táctico de mercenarios mexicanos y extranjeros”.

El incidente del helicóptero fue una declaración de guerra”, dijo Diego Petersen, un columnista del diario El Informador de Guadalajara al periodista de WSJ. “Los próximos meses van a ser muy duros en Jalisco”, agregó.

“Cuando tratamos de devolver el golpe, lanzaron dos granadas contra nosotros”, dijo Alejandro Solorio, el Comisionado de Seguridad Pública de Jalisco a la publicación.

The Wall Street Journal refiere como miles de soldados, apoyados por vehículos blindados y policías federales, están desplegados en Jalisco para frenar al cártel, que de acuerdo con las autoridades ha obtenido cientos de millones de dólares por el contrabando de metanfetamina desde México y por la cocaína de América del Sur que se consume en México, los EEUU y en otros lugares.

”El gobierno del señor Peña Nieto argumentó que podría disminuir la violencia, derrotando a las bandas al confiar en los servicios de inteligencia y ataques quirúrgicos contra los jefes criminales […] Pero esto tuvo la consecuencia involuntaria de fragmentar a estos grupos en  carteles más pequeños y, a veces mortales, lo que llevó al gobierno de Peña Nieto, al igual que su predecesor, a enviar tropas a varios estados para asediar a las pandillas, incluyendo ahora Jalisco, uno de los motores económicos de México”, dice el reporte.

El reporte menciona cómo Guadalajara, famosa por ser la cuna del tequila y la música de mariachi, ha sido el hogar de poderosos narcotraficantes durante décadas. Dice que el Cártel de Guadalajara fue fundado por los traficantes del estado de Sinaloa que fueron empujados fuera de la región por las operaciones militares en la década de 1970 y se estableció en Jalisco. “El cártel dominó el comercio de narcóticos de México hasta el asesinato de un agente de control de drogas de Estados Unidos llevó a los EEUU y México para cooperar en su desmantelamiento en 1985?.

“Guadalajara es una importante área estratégica para el tráfico de drogas”, dijo Jorge Rocha, sociólogo e investigador en el Instituto Tecnológico de la Universidad de Guadalajara al WSJ. “Está cerca de los puertos del Pacífico y está bien comunicado con rutas de la droga se dirigen tanto a California y Texas”, explicó.

La publicación precisa que con su nombre, el Cártel Nueva Generación, pretende distinguirse del viejo “Cártel de Guadalajara”. Dice que este nuevo grupo se formó en 2010 tras el asesinato del jefe regional del Cártel de Sinaloa, quien controló Jalisco, Ignacio Coronel, a manos de las fuerzas federales.

El cártel primero se anunció para el público de México en 2011, cuando –que se hace llamar los “MataZetas”– cuando se atribuyó la responsabilidad por la muerte de 35 presuntos miembros de la pandilla rival en la ciudad portuaria oriental de Veracruz, dice The Wall Street Journal.

“Nueva Generación se ha fortalecido en los últimos meses, ya que las fuerzas federales debilitaron Los Zetas y a los Caballeros Templarios, que había controlado el estado de Michoacán, en la frontera de Jalisco”, dijeron funcionarios y expertos mexicanos al medio.

De acuerdo con los analistas consultados por el diario norteamericano, el cartel no tiene miedo de devolver el golpe a los funcionarios contra los intentos de capturar o matar a Nemesio “El Mencho” Oseguera y a otros líderes del cártel. “La violencia surgió a finales de febrero tras la detención de Abigail “El Cuini” Valencia, a quien las autoridades han identificado como el cerebro financiero del cártel” dijo Solorio.

Las autoridades han dicho que la banda ha matado a unos 50 funcionarios públicos en los últimos dos años solamente, incluyendo el secuestro y asesinato de un Diputado federal y el asesinato del Secretario de Turismo de Jalisco recién nombrado en 2013.

Sin embargo y a pesar de la larga historia de su ciudad con cárteles del narcotráfico, la reciente violencia ha puesto nerviosos a muchos en Guadalajara. ”Uno trata de vivir una vida normal […] Pero usted sabe que usted es vulnerable. Y eso da miedo”, dijo Dante Haro Reyes, jefe de un Consejo Ciudadano de Seguridad Pública de Guadalajara a The Wall Street Journal.

FUENTE: http://www.laopinion.com/wsj-hay-evidencia-que-exmilitares-de-guatemala-eeuu-y-mexico-entrenan-cartel-mexicano

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PERU: la cocaína peruana y sus nuevas rutas al exterior

Du travail pour la Celtic (Cellule d’études et de lutte contre les trafics illicites par conteneurs).

© France 3 La Havre-Baie de Seine

Un kilo del estupefaciente vale $1000 en el Perú y puede costar $45 mil en el Viejo Continente y $120 mil en Asia. Hay cuatro puntos de acopio en el país.

La cocaína peruana y sus nuevas rutas al exterior
Textos: Ricardo Velazco rvelazco@grupoepensa.pe web@grupoepensa.pe |
17 de Mayo del 2015 – 07:10

El 5 de diciembre de 2014, un contingente de la División de Investigaciones Especiales (Divinesp), liderado por el mayor PNP Marco Tataje Salas, irrumpió en un depósito ubicado en Huachipa. El titular de la Primera Fiscalía Antidrogas del Callao, Juan Mendoza Abarca, supervisó de cerca el operativo.

La Policía arrestó a doce personas y confiscó dos toneladas de cocaína en ladrillos de soya bajo el sello del rostro del inca Atahualpa.

La droga tenía como destino el puerto de Le Havre, ubicado al noroeste de Francia.

Correo tuvo acceso a documentación detallada que demuestra que este destino forma parte de las nuevas rutas desde donde operan las mafias ligadas al narcotráfico a nivel mundial.

LOS DESTINOS. El panorama completo lo encabeza Europa, al recibir el 79% de nuestra producción de cocaína. Le siguen América del Norte, con un nivel de recepción del 9%; África, con un 5%; y finalmente Asia, con un 4% del total.

Los puertos son escogidos con precisión por los mercaderes peruanos de la droga, que actualmente prefieren operar para el Viejo Mundo y no para realidades problemáticas como la de México.

Bélgica, Holanda, España, Italia, Lituania y, por supuesto, Francia reúnen las condiciones para que la carga ilegal llegue a salvo y se venda como pan caliente.

Allí, “la merca” puede alcanzar un valor cercano a los $45 mil por kilo.

Justamente, el pasado 14 de mayo, 199 kilos de cocaína fueron hallados por la Guardia Civil Española en el puerto de Valencia, España, y según un comunicado de la Policía de ese país, su origen sería territorio peruano.

Pero hay precios más altos. La cocaína de alta pureza que es enviada desde el Perú hasta los países de África y Asia alcanza los $120 mil, si su destino son países como Jordania o China.

Solo en América Latina, el precio por kilo de cocaína en todos los países es por lo menos el doble que en el Perú.

Un ejemplo particular es Colombia, también productor, donde el precio no baja de $3600 por cada kilo de cocaína.

OTRO SISTEMA. Sin embargo, difícilmente existen en el Perú las mafias y cárteles de la droga de los que tanto se ha hablado desde que el denominado “narcoporsche” del prófugo Gerald Oropeza López fuera blanco de balas y granadas el 1 de abril en San Miguel.

“Aquí lo que existe son ‘combos’, con gente que se junta y se divide funciones, como el financiamiento y la logística”, explica el fiscal Mendoza, y agrega: “Todos ellos ahora comparten rutas y hasta contenedores”.

La inversión, no obstante, resulta casi nula comparada con las ganancias obtenidas. En el Perú, comprar 1 kilo de cocaína en la zona del Huallaga puede valer únicamente mil dólares.

Por eso es que, según la Policía, los grandes capos y barones de la droga ya no existen en el Perú.

“Casi todos son brókers, nada más. El mismo Gerald Oropeza sería un bróker. La imagen de ‘Tony Montana’, un mafioso que pelea por el control de las rutas de narcotráfico entre Cuba y Miami no puede estar más alejada de Oropeza”, señala Nicolás Zevallos, investigador principal del Laboratorio de Criminalidad Social de la PUCP.

Estos brókers no solo son expertos en acondicionar camiones y barcos para el traslado de la mercancía, sino también son especialistas en captar a gente en la que puedan delegar responsabilidades de mando.

Cifras de la Dirincri indicaron que en 2014 se detuvo a 22 peruanos y 84 extranjeros con algún tipo de pertenencia a estos “combos” del tráfico de drogas.

CRÉANME, POR FAVOR. El golpe en Huachipa fue parte de una investigación que llegó a procesar a Manuel Angulo Lescano, suboficial de primera de la Dirección de Inteligencia de la Policía.

Para las autoridades que organizaron la intervención, esa no fue ninguna sorpresa. Sabían que había elementos de inteligencia protegiendo el “negocio” conducido por el uruguayo Rubén Clemente Batalla. Y lo sabían por un informante muy particular.

Fuentes de la Policía indicaron que a fines de 2008 un hombre se acercó a la Fiscalía Antidrogas y les hizo una oferta que no pudieron rechazar.

“Créanme, por favor. Yo sé muchas cosas, pero déjenme tranquilo. Les diré todo lo que sé”, dijo el sujeto, que terminó convirtiéndose en un colaborador eficaz. Un convenio secreto fue firmado entonces en conjunto con la Procuraduría Antidrogas.

La fuente recordó cómo es que el informante los aleccionó sobre los distintos modos de cargar la droga y sus diversos destinos.

A partir de 2010, la Drug Enforcement Administration (DEA) entró en contacto con él. “Todos los grandes golpes que dio la Dirandro en colaboración con la DEA entre 2010 y 2014 fueron por los datos que él nos pasó”, agregó la fuente.

No es para menos. Dicho informante había sido uno de los peces gordos que movieron toneladas de droga por el puerto del Callao entre 1998 y 2008.

Pero los problemas no tardarían en llegar. “Un día nos dijo que le habían avisado de un pase grande, pero entre policías”, recuerda la fuente.

Los agentes de la DEA determinaron que la vida del colaborador corría peligro y decidieron llevarlo con su familia a Panamá, donde vive desde enero.

fuente: http://diariocorreo.pe/ciudad/la-cocaina-peruana-y-sus-nuevas-rutas-al-exterior-587834/

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FRANCE (Corse): cocaïne, kalachnikov et marins complices sur les bateaux de la SNCM au service du banditisme

Avatar de Marc FievetThe international informant

Huit marins de la société de transport maritime, en redressement judiciaire, comparaîtront le 10 juin pour divers trafics.
Un navire de la SNCM dans le porte de Porto Vecchio, en Corse du sud, le 11 mai 2015.
Un navire de la SNCM dans le porte de Porto Vecchio, en Corse du sud, le 11 mai 2015. ( MAXPPP)

La SNCM n’avait pas besoin de ça. L’avenir de la compagnie, en redressement judiciaire, est plus qu’incertain et quelque 1 500 salariés attendent une offre de rachat solide. Mais le 10 juin s’ouvre le procès de huit d’entre eux, au tribunal correctionnel de Marseille (Bouches-du-Rhône). Ils sont soupçonnés d’avoir participé à un vaste trafic de drogues et d’armes entre la Corse et le continent, explique Le Parisien, dimanche 17 mai.

Les documents consultés par le journal « détaillent une organisation quasi mafieuse »« Une quarantaine de kilos de drogue, de toute nature, auraient ainsi transité…

Voir l’article original 278 mots de plus

FRANCE (Drogue): Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois, critique la justice trop laxiste vis-à-vis des dealeurs

Bruno_Beschizza_SarkozyLes auditeurs de France Info ont certainement écouté l’interview de Bruno Beschizza suite à la décision de l’état de renforcer le dispositif de sécurité à Saint-Ouen. Cette ville, plaque tournante du commerce souterrain de la drogue en région Parisienne, va recevoir le renfort définitif de plusieurs unités de CRS.

Si cette décision semble réjouir le Maire de Saint-Ouen William Delannoy, Bruno Beschizza semblait nettement plus sceptique au micro de France-Info. Le Maire d’Aulnay-sous-Bois indiquait en effet que, si la Police faisait son boulot, la justice était trop laxiste pour que cela soit suivi d’effet. Il cite ainsi deux cas :

  • Un dealeur arrêté à Aulnay-sous-Bois en possession de plusieurs dizaines de kilos de cannabis. Présenté au juge, il est relâché de suite
  • Un autre dealeur, toujours arrêté à Aulnay-sous-Bois pour le même motif. Présenté au juge, il est relâché de suite

Bruno Beschizza dénonce l’impunité de ces voyous à cause de juges trop complaisants à leur égard. Il est vrai que ces jugent n’habitent certainement pas dans les quartiers sensibles de la Seine-Saint-Denis.

source: http://aulnaycap.com/2015/05/15/bruno-beschizza-maire-daulnay-sous-bois-critique-la-justice-trop-laxiste-vis-a-vis-des-dealeurs/

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SANTO DOMINGO (República Dominicana): frustran envíos de cocaína en latas de guandules hacia NY y España

Lata de guandul rellena con cocaina

Por 07/05/2015

SANTO DOMINGO República Dominicana.- La Dirección Nacional de Control de Drogas (DNCD) y el Instituto Postal Dominicano (INPOSDOM) frustraron el envío de casi un kilo de cocaína a Nueva York y España, escondidos en una lata de guandules  y en tóneres de tinta para impresoras, respectivamente, en dos casos que son investigados por la agencia antinarcóticos.

El portavoz de la DNCD, Darío Medrano, garantizó que todas las personas que resulten involucradas en esta modalidad del narcotráfico internacional serán apresadas y sometidas a la justicia, vía el Ministerio Público.

Los dos envíos fraudulentos fueron detectados en la sede del INSPODOM durante chequeos rutinarios que realizaban conjuntamente oficiales de la DNCD y un inspector del correo.

Posteriormente, el Instituto Nacional de Ciencias Forenses (INACIF) determinó que se trataba 239.27 y 630 gramos de cocaína pura.

La primera cantidad, consistente en una sustancia pastosa, que resultó ser cocaína, estaba dentro de una lata de guandules con coco cubierta por copias de documentos dentro de una caja de cartón.

Este envío estaba destinado a una supuesta señora residente en el 89-0180 st. Queens, Nueva York, Estados Unidos, remitido por otra presunta mujer domiciliada en el sector Cerro de Papatín, de la ciudad de Santiago.

TONERES

El segundo envío de los 630 gramos de un polvo blanco, que resultó ser cocaína,  estaba dentro de 32 tóneres para tinta que fueron  rellenados con la sustancia, los cuales eran enviados por un supuesto residente en el sector de Piantini, Distrito Nacional, a otra persona domiciliada en la calle Reclusa, sector Hospitalet de Hobregat,  Barcelona, España.

Ambos casos son investigados por la DNCD para determinar el origen del envío de estas sustancias y determinar el grado de responsabilidad en cada caso y someter a la justicia a los responsables.

fuente: http://www.noticiassin.com/2015/05/dncd-y-el-inposdom-descubren-dos-envios-de-cocaina-en-latas-de-guandules-y-toneres-de-tinta/

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BRUXELLES (UE): la Commission prend des mesures pour renforcer la coopération au sein de l’UE contre le terrorisme, la criminalité organisée et la cybercriminalité

Avatar de pintejpL' INTELLIGENCE CYBER par Jean-Paul Pinte

La Commission européenne a présenté aujourd’hui un programme européen en matière de sécurité pour la période 2015-2020, qui doit aider les États membres à coopérer contre les menaces qui pèsent sur la sécurité et donner plus de poids à notre action commune contre le terrorisme, la criminalité organisée et la cybercriminalité. Ce programme expose les mesures et outils concrets auxquels recourront toutes les parties prenantes pour garantir la sécurité et affronter plus efficacement ces trois menaces particulièrement préoccupantes.

Lire

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DNRED*: mise en examen d’un agent de l’échelon DNRED de Lille par le juge Stanislas Sandraps

http://www.lavoixdunord.fr/sites/default/files/articles/ophotos/20150508/182861199_B975489197Z.1_20150508074003_000_G4Q4FA2H8.1-0.jpgTrafic d’armes: un douanier lillois, lié à Claude Hermant, mis en examen

Publié le 08/05/2015 – Mis à jour le 08/05/2015 à 12:50

Nord Eclair

Un douanier de l’antenne lilloise de la DNRED (Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières) a été inculpé pour « acquisition et détention  » d’armes de guerre, qu’il aurait pu se procurer auprès de Claude Hermant.

Rebondissement dans le trafic d’armes présumé de Claude Hermant, une figure de la mouvance identitaire régionale, en prison depuis fin janvier. Le 30 avril, un douanier de l’antenne lilloise de la DNRED (Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières) a été mis en examen par le juge Stanislas Sandraps. Il a été inculpé pour «  acquisition et détention  » d’une ou plusieurs armes de catégorie A, c’est-à-dire des armes de guerre. Le fonctionnaire a été remis en liberté, sous contrôle judiciaire. Deux autres individus ont été mis en examen le 30 avril. Parmi eux figure un homme qui appartiendrait au banditisme de la métropole lilloise. Il a été écroué. L’autre personne a été relâchée, sous contrôle judiciaire.

Cet épisode met en lumière l’une des ramifications sensibles de l’affaire : les liens entre Claude Hermant et des services de sécurité . Il était un informateur de la gendarmerie. Et il aurait aussi été, d’après deux sources différentes, un indic de la DNRED. Une période révolue depuis un certain temps. Mais des relations se sont semble-t-il maintenues entre Claude Hermant et le douanier. Ce dernier se serait procuré une ou plusieurs armes auprès de lui, pour une raison ignorée.

D’après des proches du dossier, le fond de l’histoire reste toutefois le même : Claude Hermant aurait trafiqué des armes «  pour son propre compte  », pas sous couvert de la gendarmerie ou des douanes. Il aurait importé «  plus d’une centaine  » d’armes neutralisées depuis la Slovaquie, notamment par des colis. Puis il les aurait remilitarisées. Elles auraient été vendues dans les milieux délinquants, «  pas uniquement lillois  ».

Quelques-unes auraient atterri dans les mains d’Amedy Coulibaly, l’auteur de l’attentat de l’Hyper Cacher de Paris, en janvier. Il n’y aurait néanmoins pas de lien direct entre les deux hommes. «  Claude Hermant ne connaissait pas forcément la destination finale des armes.  » Le terroriste en aurait récupéré, à Charleroi (B), par un jeu de rebond entre différents intermédiaires. B. DU. ET FK. L.

source: http://www.nordeclair.fr/info-locale/trafic-d-armes-un-douanier-lillois-lie-a-claude-jna49b0n728074

*DNRED, un service de renseignement français..

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LEGALIZE: Drugs Will Save Ukrainian Economy – Branson

Sir Richard Branson

British billionaire, Virgin Galactic founder and fame-seeking celebrity Sir Richard Branson suggested the Ukrainian government legalize drugs, according to The Insider.

The world has been combating drugs for more than 50 years, and Ukraine has one of the worst records in this battle, the entrepreneur told the students of a Kiev university on Friday.

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Cardenal hondureño Oscar Rodríguez Maradiaga: « Dinero del narcotráfico está en bancos de EEUU y de Europa »

Cardenal Rodrìguez: Dinero del narcotráfico está en bancos de EEUU

 SAN ANTONIO, TEXAS – El cardenal hondureño Oscar Rodríguez Maradiaga, uno de los asesores del Papa Francisco, visitó la ciudad del Alamo y dos centros de detención de inmigrantes de Texas.

“Guatemala, El Salvador, Honduras, donde tanto las situaciones de violencia como las situaciones de pobreza han motivado este éxodo masivo de personas”, dijo el cardenal hondureño en conferencia de prensa sobre la crisis humanitaria que se vivió el verano del 2014 en la frontera de Estados Unidos y México.

Este lunes por la mañana, el cardenal visitó dos centros de detención de inmigrantes, acompañado del arzobispo de San Antonio Gustavo García-Siller, donde habló con menores en espera de ser reunidos con sus padres, informa el portal Telemundo 47

“Hay un secreto pero a voces, [del] que nadie quiere hablar y todo mundo lo sabe. El dinero del tráfico de la droga no está en América Latina, el dinero está en los bancos de este país (Estados Unidos) y en bancos de Europa”, continuó diciendo el cardenal sobre las problemáticas entre Latinoamérica y Estados Unidos.

Pero el cardenal no era ningún extraño para los líderes religiosos de San Antonio, pues la arquidiócesis de la ciudad se unió a la de Tegucigalpa, Honduras, en un esfuerzo por ayudar a las víctimas del huracán Mitch que destruyó gran parte de ese país en 1999.

El cardenal Rodríguez Maradiaga regresó a San Antonio con el propósito de llevarle un mensaje al Santo Pontífice sobre las realidades del mundo previo a su viaje a Estados unidos este otoño y para ayudarlo a reformar la iglesia católica.

http://tiempo.hn/nacion/item/29118-cardenal-rodriguez-dinero-del-narcotrafico-esta-en-bancos-de-eeuu

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FRANCE (Perpignan): un réseau de trafic de cocaïne démantelé


gendarmerie jpgTrois hommes ont été écroués à Perpignan et un kilo de cocaïne a été saisi dans le cadre du démantèlement d’un réseau de stupéfiants dans les Pyrénées-Orientales.

La Section de recherches de la gendarmerie à Montpellier vient de boucler une opération. Trois membres de ce réseau avaient été interpellés à Claira, non loin de Perpignan, lors d’une intervention menée par trente gendarmes du groupement des Pyrénées-Orientales et quinze du Peloton d’Intervention Inter-régional de Gendarmerie (PI2G) d’Orange.

lire sur  http://www.midilibre.fr/2015/04/30/un-reseau-de-trafic-de-cocaine-demantele-a-perpignan-3-personnes-ecrouees,1156051.php

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The DEA Has Been Secretly Buying Hacking Tools From an Italian Company

Written by Lorenzo Franceschi-Bicchierai April 15, 2015 // 02:00 PM EST

The software, known as Remote Control System or “RCS,” is capable of intercepting phone calls, texts, and social media messages, and can surreptitiously turn on a user’s webcam and microphone as well as collect passwords.

The DEA originally placed an order for the software in August of 2012, according to both public records and sources with knowledge of the deal.

The contract, which has not been previously revealed, shows that the FBI is not the only US government agency engaged in hacking tactics, but that the DEA has also been purchasing off-the-shelf malware that could be used to spy on suspected criminals.

This revelation comes just a week after USA Today uncovered a secret program with which the DEA collected the phone records of millions of Americans for more than 20 years, a program that pre-dated and inspired the NSA’s own bulk telephone collection program, suggesting that the drug agency is sort of a pioneer in the use of surveillance.

Surveillance tech experts say the DEA’s relation with Hacking Team is further proof that methods and tools once only reserved for the military, intelligence agencies and even cybercriminals—such as drones and StingRays—are becoming commonplace in law enforcement as well.

“Hacking software is yet another example of a technology created for the intelligence community that has secretly trickled down to law enforcement.”

“Hacking software is yet another example of a technology created for the intelligence community that has secretly trickled down to law enforcement,” Christopher Soghoian, the principal technologist at the American Civil Liberties Union and an expert of surveillance technology, told Motherboard.

And given the how powerful this spyware can be, Soghoian added, “we need a public debate over this invasive surveillance technology.”​

THE PAPER TRAIL

The contract, according to public records, was signed on August 20, 2012 for a total value of $2.4 million between the DEA’s Office of Investigative Technology and a government contractor named Cicom USA.

The records were uncovered by Motherboard and Pri​vacy International, a London-based digital rights group, in independent investigations.

The contract, which records show is slated to be completed in August of 2015, is identified only as “Remote Controlled Host Based Interception System.”

That system, according to sources, is none other than Hacking Team’s Remote Control System, also known as Galileo, which the company markets as “the hacking suite for governmental interception.”

“You cannot stop your targets from moving. How can you keep chasing them? What you need is a way to bypass encryption, collect relevant data out of any device, and keep monitoring your targets wherever they are, even outside your monitoring domain. Remote Control System does exactly that,” a company brochure boasts.

Cicom USA, Motherboard has learned, was simply a reseller for Hacking Team, a spyware-maker that’s been accused of selling its products to some governments with questionable human rights records. Some of those governments, such as Ethiopia, the United Arab Emirates, or Morocco, used Hacking Team’s software to target dissidents and journalists.

In light of those incidents, which were uncovered by researchers at the Citizen Lab at the University of Toronto’s Munk School of Global Affairs, the company was included in a blacklist of corporate “Enemies of the Internet” by Reporters Without Borders.

Despite speculation based on the fact that Hacking Team has an office in the US, there’s never been any evidence that the company had sold its products on American soil, even though CEO David Vincenzetti boasted of having clients in more than 40 countries, including the US, in a 2011 interview with Italian newsmagazine L’Espresso.

The connection between Cicom USA and Hacking Team was confirmed to Motherboard by multiple sources with knowledge of the deal, who spoke on condition of anonymity because they were not authorized to discuss the content of the contract.

Eric Rabe, a spokesperson for Hacking Team, did not confirm nor deny the existence of the contract with the DEA.

“We don’t identify our clients. I’m certainly not going to comment whether the DEA or anyone else has purchased Hacking Team software.”

“We don’t identify our clients. I’m certainly not going to comment whether the DEA or anyone else has purchased Hacking Team software,” he told Motherboard in a phone interview. And for the same reason, he added, he declined to clarify what was the relationship between Hacking Team and Cicom USA.

Alex Velasco, Cicom USA’s general manager, did not answer Motherboard’s request for comment.

But the connection between the two companies is clear. Cicom USA is based in Annapolis, MD, at the same exact address where Hacking Team’s US office is located, according to the company’s website. The phone number for Cicom USA listed in the contract with the DEA, moreover, is exactly the same one that was displayed on Hacking Team’s website until February of this year.

When asked whether this was just a coincidence, Rabe laughed.

“I don’t know about why that would be a coincidence,” he said, but declined to elaborate.

It’s unclear what the DEA has been doing with Hacking Team’s malware. But the relationship between the agency and Cicom USA—and thus, Hacking Team—appears to be ongoing. The most recent public record shows a payment from the DEA to Cicom USA made in September of 2014.

A spokesperson for the DEA did not respond to a series of specific questions on the contract and how the DEA is using this technology. Thomas L. Walden, the section chief of the DEA Office of Investigative Technology, also did not respond to a message requesting comment.

Hacking Team’s RCS software can be surreptitiously installed on a target’s computer or cellphone and monitor all activity, allowing police officers to spy on data that might otherwise be encrypted and out of their reach.

Software like this isn’t sold only by Hacking Team. The Italian company is just one of an ever-growing group of surveillance tech companies that market their products exclusively to governments, police departments, and spy agencies, such as the French VUPEN, or the German FinFisher and its parent company Gamma International.

This is exactly the kind of software that the DEA was looking for, according to an official call for tender or “request for Information” published by the agency in March, 2012.

“The DEA is seeking information from potential sources with a fully functional and operational product proven to be capable of providing a Remote Control Host Based Interception System for device or target specific collection pursuant to authorized law enforcement use,” the document reads.

Roughly a month later, on May 4, 2012. The DEA had what it was looking for. In another document, the agency announced that it was going to “solicit and negotiate” a contract with Cicom USA for the duration of at least four years.

Cicom USA, according to the DEA, emerged as the only company capable of providing the service required, based on market research conducted internally by the agency. The DEA did not respond to questions regarding this research.

It’s possible the DEA picked Cicom USA because the US Army had done the same a year prior. According to public records, the Army made a purchase order for a Remote Control System on March 2011. The order shows that the Army was supposed to pay $350,000 for the software, and further confirms Cicom USA’s connection with Hacking Team, given that Italy is listed as the country of origin of the product. (The Army did not respond to Motherboard’s questions regarding the contract.)

IS IT LEGAL FOR LAW ENFORCEMENT TO HACK TARGETS?

For surveillance experts, the big question is whether the DEA actually has legal authority to use spyware such as Hacking Team’s—and how, exactly, it is used. A DEA spokesperson said that the agency “always abides by the laws of the jurisdictions within which it operates.”

And added that “however, in this case, this is off-the-shelf technology, legally available for purchase by all and used throughout the world by many organizations.”

But experts are not convinced.

“The legal framework governing the use of such tools in the US is extremely unclear, meaning that the use of Hacking Team’s spyware is potentially unlawful,” Edin Omanovic, a researcher at Privacy International, told Motherboard.

“The use of Hacking Team’s spyware is potentially unlawful.”

The FBI is the only other US law enforcement agency that has been reported to use malware. The bureau has been using it since at least 2001 when FBI’s spyware Magic Lantern was revealed. But the precise legal authority, as well as the process that FBI agents use to get authorization, is still unclear, and very few cases where the bureau used malware have actually come to light.

In 2011, internal emails obtained by the Electronic Frontier Foundation revealed that in some past instances, FBI agents considered using malware known as « Computer and Internet Protocol Address Verifier » (CIPAV) without getting a warrant, or in other cases, hid key details on what the technology actually entailed in order to increase the chances the judge would approve it.

In any case, the bureau, after consulting with the Office of General Counsel and the National Security Law Branch finally appeared to settle on a “two-step request” legal process: get a search warrant to authorize the deployment of the software on a target’s computer, and then a subsequent order (known as pen register or trap and trace) to authorize the actual surveillance.

In 2013, a Texas judge stopped the FBI from using malware, rejecting the bureau’s warrant application because it was too vague and didn’t specify how the agents would actually install the software.

Soghoian, the ACLU surveillance tech expert, said that given the nature of this technology, and the fact that “Congress and the courts have been kept in the dark” about it, Americans should have more information on when and how the feds are using spyware.

“If law enforcement agencies can hack into your computer, turn on your webcam, turn on your microphone and steal documents from your computer, that’s the kind of thing that should get the attention of Congress. »

“Courts are not being told how agencies will get malware onto the computers of targets,” Soghoian said. “Similarly, law enforcement agencies have not discussed the use of this technique in any public Congressional hearings.”

“The American people deserve some answers and I think Congress needs to investigate this,” Soghoian told Motherboard.

Omanovic, from Privacy International, added that the US needs update the legal framework regarding hacking and the use of spyware by law enforcement agencies and establish “effective oversight mechanisms.”

Privacy International also released a ​dos​sier on Hacking Team on Wednesday, asking Italian authorities to look into the company and its practices in light of European export controls of surveillance technology. (Rabe said that the company « is in compliance with all export laws. »)

Some legal experts, however, argue that there’s nothing illegal about the use of spyware. Although there is no specific law that specifically covers hacking, Jonathan Mayer, a computer scientist and lawyer at Stanford University, said that law enforcement agencies are “broadly authorized” to conduct searches in the US, including using hacking techniques.

“They don’t need some special legislative grant of extra authority before they can hack,” Mayer told Motherboard, adding that a search warrant supported by probable cause and particularly describing what the agents seek is all they need.

But for critics, such as Soghoian or Privacy International, there still should be more transparency and a public debate.

“If law enforcement agencies can hack into your computer, turn on your webcam, turn on your microphone and steal documents from your computer,” Soghoian said, “that’s the kind of thing that should get the attention of Congress, particularly before this trickles down to local law enforcement agencies.”

This story has been updated to include a comment from Hacking Team’s Eric Rabe on his company’s compliance with export controls. And to clarify that FBI agents considered using malware without a warrant, according to documents obtained by the EFF. 

SOURCE: http://motherboard.vice.com/read/the-dea-has-been-secretly-buying-hacking-tools-from-an-italian-company

FRANCE (Libourne): 16 kilos de résine de cannabis cachés dans la voiture

Quand la Gendarmerie fait un travail de douanier, ça paye!

Lundi 27 avril 2015 à 17h51

Lundi matin, les gendarmes girondins ont intercepté àLibourne unmonospace pas tout à fait comme les autres. Il a fallu entièrement le désosser pour découvrir à l’intérieur une trentaine de petits pains de résine de marijuana.

Une soixantaine de kilos de résine de cannabis (illustration). Guillaume Ruoppolo © Maxppp

Ce lundi matin, à 6h30, les gendarmes de la Gironde ont intercepté une Renault Espace à Libourne, un véhicule qu’ils ont pris en filature. Il arrivait d’Espagne et s’apprêtait à partir en direction de Paris. Ils soupçonnaient son conducteur d’être à la tête d’un réseau de trafic de drogue.

De prime abord, le monospace n’avait rien de suspect. Mais les gendarmes n’ont pas hésité à le faire démonter entièrement pour trouver ce qu’ils cherchent. Et ils n’ont pas été déçus : une trentaine de petits pains de 500 grammes de résine de cannabis enroulés dans des sacs répartis dans l’habitacle, y compris à l’intérieur du tableau de bord. Au total, 16 kilos de drogue.

 Dix autres personnes originaire de la région ont été arrêtées dans la journée. Toutes sont suspectées d’etre liées de près ou de loin à ce trafic, un réseau qui alimentait en cannabis tout le Libournais depuis des mois. Leur garde-à-vue peut durer jusqu’à jeudi matin, en théorie.
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FRANCE: les narconews du 27 avril 2015

DOUANE FRANÇAISE
Sud Ouest
Bordeaux : les deux kilos de cocaïne étaient cachés dans le cacao

‎Ils ont été interpellés à la réception du colis qui contenait en fait plus de deux kilos de cocaïne cachée dans les noix évidées. Remis par les douanes aux enquêteurs de l’antenne bordelaise de l’Office central pour la répression du trafic illicite des

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GENDARMERIE NATIONALE

Le Dauphiné Libéré
Dix personnes incarcérées pour trafic de cocaïne

‎C’est un trafic de cocaïne implanté dans le secteur de Sisteron et touchant également les Hautes-Alpes que les gendarmes indiquent avoir démantelé. Les militaires de la brigade de recherches de Forcalquier se sont d’abord intéressés à un Sisteronais.

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COLOMBIA: duro golpe al narcotráfico – Cayeron más de 70 miembros del Clan Úsuga

https://berthoalain.files.wordpress.com/2009/10/colombie.gifLos detenidos están acusados por delitos como homicidio, extorsiones, narcotráfico y prostitución de menores. Las autoridades consideran que están cerca de capturar al líder « Otoniel » y desmantelar a la banda criminal

Un total de 72 miembros de la banda narcotraficante Clan Úsuga fueron capturados durante un megaoperativo que se llevó a cabo esta semana en distintos puntos de Colombia, en lo que ha sido un intento por cercar al líder de la organización, Dario Úsuga, alias « Otoniel ». De ellos, 65 eran requeridos por delitos como homicidio, extorsiones, narcotráfico y proxenetismo.

Según informó la Policía, entre los detenidos hay seis hombres que comandaban las operaciones de la banda, así como funcionarios públicos que facilitaban información a los criminales y una mujer que captaba menores de edad para que prestaran servicios sexuales a los líderes del clan

La operación policial comenzó el martes por la madrugada, de acuerdo con el diario colombiano El Tiempo, y se realizó en paralelo en los departamentos de Antioquia, Chocó, Valle del Cauca, Sucre, Córdoba y Atlántico, situados en el oeste y norte del país. También fueron incautadas armas de fuego, computadoras y memorias virtuales, que según la Policía contienen « importante información sobre las acciones ilegales del clan ».

En las últimas semanas, las autoridades han mantenido una ofensiva permanente contra el Clan Úsuga, la principal banda criminal de Colombia, luego de que en marzo el presidente Juan Manuel Santos ordenara aumentar las recompensas por información que lleve a la captura de sus líderes. En especial, las operaciones van dirigidas a dar con el paradero de « Otoniel », el cabecilla del grupo y con cuya captura las autoridades esperan desmantelar grupo.

El ministro de Defensa, Juan Carlos Pinzón, evaluó la operación y aseguró que dejó al Clan al borde de la fractura. « Buscamos romper de una vez por todas la espina dorsal de la estructura logística extorsionista y de homicidio del Clan Úsuga. Entre los capturados tenemos a alias ‘Lute’, contratista de la Alcaldía de Rio Sucio, a quien se le decomisó una subametralladora con silenciador, y a ‘Yarlington’, un asistente de la Fiscalía señalado de suministrar información de los procesos que se adelantaban en contra del Clan Úsuga », señaló.

El Clan Úsuga, también conocido como Los Urabeños o Autodefensas Gaitanistas de Colombia, surgió tras la desmovilización de unos 32.000 paramilitares de derecha durante el primer gobierno de Álvaro Uribe (2002-2006) y actualmente tiene influencia nacional.

De acuerdo con un informe revelado en marzo por el Alto Comisionado de las Naciones Unidas para los Derechos Humanos, grupos como el Clan Úsuga « son el reto principal en seguridad pública hoy en día » en el país, incluso más que las FARC.

Colombia vive un conflicto armado de más de medio siglo en el que han participado guerrillas, paramilitares y agentes del Estado, y que ha dejado oficialmente al menos 220.000 muertos y más de cinco millones de desplazados.

DNRED (DNED): mémoires de Jean-Pierre Cazé, infiltré dans les réseaux de la drogue

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DNRED échelon de Lyon .

Médaille remise aux agents de l’échelon de la DNRED de Lyon en 2000

pour fêter l’anniverssaire de sa création.

 ***

Jean-Pierre Cazé est un ancien douanier d’un genre particulier. Jusqu’au début des années 90, son travail fut d’infiltrer les réseaux de trafiquants de drogue en France et au Maroc pour le compte du service français de renseignement des douanes. Il témoigne dans un livre intitulé Au cœur du trafic, Mémoires d’un douanier infiltré, chez Nouveau monde éditions. Il répond à nos questions. 

Afrique Drogue: Travailler en tant qu’infiltré dans un réseau de trafiquant de drogue, cela consiste en quoi?

Jean-Pierre Cazé: Il faut d’abord avoir des « aviseurs », autrement dit des informateurs. Ces gens-là connaissent une organisation frauduleuse ou criminelle sur le point d’importer, par exemple, en France une quantité importante de drogue ou qui détient une quantité importante de drogue. Et c’est par l’intermédiaire de cette personne que l’agent va pouvoir être présenté à cette organisation, sans bien sûr que ses membres sachent qu’il est fonctionnaire…Ce fonctionnaire va agir sous couverture, sous un nom d’emprunt, une profession d’emprunt. Et cet informateur, qui connaît bien les voyous, va présenter ce « nouvel ami », bien le présenter pour qu’il soit accepté par l’organisation. Et ensuite, ce fonctionnaire va  vivre complètement en immersion au sein de l’organisation.

A.D: Justement, vous l’avez fait à plusieurs reprises. Dans votre livre, vous parlez d’une opération d’infiltration, réussie au Maroc. Racontez-nous comment vous avez fait. 

J-P C: Cela a duré plusieurs semaines, même deux mois. C’était un contact que nous avions du côté de Tanger qui nous informait qu’une bande organisée était sur le point de faire acheminer vers la France environ une tonne de résine de cannabis. A cette époque, c’était une grosse quantité. On parlait plus souvent de prises de 5 ou 10 kilos. Et donc l’occasion m’était donnée de m’infiltrer dans cette organisation au Maroc et de leur présenter la chose en étant transporteur. Il faut savoir qu’au Maroc, ce n’est pas dur de trouver des stupéfiants, de la résine de cannabis. Mais ce qui est compliqué pour les fournisseurs marocains, c’est d’acheminer la marchandise en France. Moi, j’avais ma qualité de transporteur routier. J’avais sous mes ordres des chauffeurs, des civils, que nous avions recruté à cet effet, pour pouvoir acheminer les stupéfiants du Maroc en France et suivre la progression du Maroc jusqu’en France, jusqu’à ce que les acheteurs viennent récupérer la marchandise.

A.D : Comment faisiez-vous pour véritablement vous faire passer pour une personne impliquée dans le trafic de drogue, parce qu’il y a des codes, il y a des réflexes, il y a des choses que peuvent remarquer les trafiquants qui peuvent vous confondre…

J-P C: C’est tout ce qu’on appelait l’éducation de l’agent. Partir en infiltration, c’est toute une préparation en amont. Il faut changer sa manière de vivre, il faut changer sa manière de parler, son comportement, son aspect physique. On oublie tout, on est plus fonctionnaire, on est plus douanier. Moi, j’avais donc comme couverture camionneur qui avait une entreprise dont la situation était très mauvaise et qui voulait se refaire. Donc il me fallait de l’argent. Et j’acceptais de transporter des stupéfiants pour le compte de ces trafiquants. C’est comme ça que je devais me faire accepter. Mon aspect physique, c’était cheveux longs, le style un peu baroudeur.

A.D: Est-ce que, à un moment ou à un autre, vous avez pensé que vous alliez vous faire coincer?

J-P C: Je faisait tout, justement, pour ne pas me faire repérer. Mais c’est vrai qu’il ne faut pas faire d’erreur. Il y a des choses qu’il ne faut pas dire. On ne parle pas de cannabis, on ne parle par de haschich. On parle de n’importe quoi, de marchandise, de pommes de terre ou de chocolat…Il y a les attitudes aussi. Refuser un ou deux verres de bourbon, ça ne se fait pas non plus. En outre, j’avais appris absolument tout le fonctionnement des camions, toute la mécanique, justement pour que si on me posait des questions, je puisse répondre.

A.D : Est-ce que cela veut dire aussi parfois qu’il faut franchir la ligne rouge, pour être crédible vis-à-vis des trafiquants ?

J-P C: C’est une chose, dans la mesure du possible, qu’il ne faut jamais faire. Par exemple, il vont vous demander de consommer des stupéfiants pour voir si vous êtes bien de leur côté. C’est une chose qu’il faut toujours éviter. Moi je ne l’ai jamais fait, c’était ma ligne de conduite. C’est de toujours refuser mais avec des motifs valables.

A.D: Vous expliquez aussi qu’à plusieurs reprises vous avez été dans des situations où les trafiquants ou ceux qui voulaient acheter la marchandise que vous étiez censé transporter, ont demandé que vous leur montriez une partie de la marchandise afin qu’ils puissent l’emporter afin de prouver que vous étiez vraiment trafiquant et détenteur d’une grosse quantité de cannabis. Comment vous faisiez dans ces situations-là?

J-P C: C’était ça le gros problème. C’était la finalité de l’affaire. La marchandise était remontée en « livraison surveillée », était mise en dépôt. Et c’était le jour où les trafiquants venaient chercher la marchandise. Mais dans ce cas-là, ils n’arrivent pas comme ça avec un fourgon. Ils disaient: « Ok. Vous avez une tonne que vous avez ramenée. La tonne m’appartient, je l’ai payé. Maintenant, il faut que je sache vraiment de quel côté vous êtes, il faut qu’on soit sûr. Maintenant, vous allez lâcher par exemple, 25 ou 50 kilos. » Là, c’était un gros problème. On l’a fait une fois sur une affaire à Dijon. Ce qui nous a d’ailleurs valu de gros soucis ensuite avec la police et la justice. Pourquoi? Parce que, à cette époque, il n’y avait aucune loi encadrant cela. Aujourd’hui, un agent infiltré peut transporter de la marchandise, l’entreposer et même en céder à la fin, quand il ne peut pas faire autrement avant de remettre toute la marchandise.

A.D: Effectivement, vous avez mené ces opérations d’infiltration à une époque où ce n’était pas du tout encadré sur le plan législatif. Dans le livre, vous racontez que vous agissiez totalement sans filet et que cela vous a même valu d’être arrêté et de vous retrouver face à la justice, même si par ma suite vous avez été blanchi…

J-P C: Oui. C’est sur une affaire dans laquelle les trafiquants ont envoyé un homme de main chercher de la marchandise. Avant de la remettre, j’ai réussi à m’exfiltrer et à demander l’autorisation de mes supérieurs, qui m’ont donné l’autorisation. Donc j’ai « fait » 25 kilos, comme on dit dans le jargon du métier, pour que tout soit crédible. Et ils sont partis dans la nature. Et le lendemain, ils sont venus chercher le reste. Ils sont venus chercher 500 kilos sur 525 kilos. Et puis on a réussi à interpeller tous les trafiquants. Mais comme la loi n’avait pas encore été votée, on a eu les pires ennuis.

A.D: Aujourd’hui donc, le travail d’infiltration est encadré par la loi. Est-ce qu’elle couvre tous les cas de figure?

J-P C: Les fonctionnaires qui vont faire de l’infiltration sont toujours confrontés à ce qu’on appelle la mise à l’épreuve. C’est à dire que quand vous arrivez dans une organisation, on peut pour vous mettre à l’épreuve vous faire faire n’importe quoi. On peut vous dire: « ce soir on monte sur un braquage, tu seras chargé de conduire le véhicule ». Qu’est-ce qu’on fait? On se sauve ou on reste? Si on continue l’infiltration, on est obligé de participer au braquage. Le problème, c’est que s’il y a des problèmes, un blessé, voire un mort, qu’est-ce qui va se passer après? L’agent est en infiltration. Mais il est tout de même un peu complice…Donc je ne sais pas si la loi va assez loin.

A.D : Vous estimez que, aujourd’hui, pour lutter contre le trafic de drogue, on est obligé de faire de l’infiltration?

J-P C: C’est une technique qui est redoutable. Parce que quand vous êtes infiltré, vous entendez tout, vous voyez tout. Vous comprenez tout le système d’acheminement. Vous connaissez tous les personnages qui sont autour de l’affaire. Il est certain que quand vous avez un agent infiltré dans une organisation, il est sûr que cela fait mal parce que tout le monde tombe.

A.D: Avez-vous l’impression que le travail d’infiltration est devenu plus difficile par rapport à l’époque où vous la pratiquiez?

J-P C: J’ai fait cela pendant une vingtaine d’années. C’était une technique que nous avions empruntée aux américains. Cette méthode-là n’était pas connue. On avait une longueur d’avance sur les trafiquants. Aujourd’hui, ils savent qu’en France des agents pratiquent l’infiltration. Donc il est certain que les agents qui vont s’infiltrer, vont avoir un plus de mal à se faire accepter et à pouvoir pratiquer cette infiltration dans les circuits frauduleux.

Ecouter l’interview  diffusée sur rfi

source: http://afriquedrogue.blogs.rfi.fr/article/2012/05/06/memoires-dun-infiltre-dans-les-reseaux-de-la-drogue

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A l’époque, le ministre de tutelle de la Douane française était Michel Charasse.

Quand Michel Charasse était interviewé  par Elise Lucet***

L’interview de Michel Charasse par Elise Lucet

Quand Michel Charasse était interviewé  par Elise Lucet Dans une bibliothèque du Sénat.
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Elise Lucet:
Invité de Pièces à conviction, Michel Charasse, bonsoir…

Quand Michel Charasse était interviewé  par Elise LucetMichel Charasse:
Bonsoir.
Elise Lucet:
Vous êtes l’ancien ministre du budget de 1988 à 1992 et sénateur du Puy de dôme, c’est la raison pour laquelle, nous sommes exceptionnellement au Sénat pour réaliser cet interview…Euh, vous ne souhaitez pas parler de, de l’affaire Marc Fievet…Est-ce que je peux vous demander quels étaient vos rapports, lorsque vous étiez ministre du budget avec ces aviseurs, je crois que vous avez souhaité les rencontrer, pourquoi ?
Michel Charasse: Lorsque je suis arrivé au ministère du budget en  mai…juin 88 , l’administration des douanes  dont l’une des fonctions importantes est de lutter contre tous les trafics …de drogue, d’argent,  euh, contre-façon..etc. prenaient par an à peu près 5 tonnes de drogue. Lorsque j’ai quitté le ministère le 2 octobre 1992, nous étions à 35 tonnes par an. C’est à dire multiplier par 5, par 7 pardon…
Elise Lucet: Ouais !
Michel Charasse : En, en un peu plus de quatre ans………..Vous pensez bien que tout ceci a nécessité une organisation
Elise Lucet: Honhon !
Michel Charasse: Ou une réu.. Ou .une réorganisation….Bien entendu ce n’est pas moi qui est tout inventé, mais j’ai donné à la douane beaucoup de moyens…avec l’argent du contribuable, pour en faire une véritable arme contre les trafiquants et notamment les trafiquants de drogues
Elise Lucet: Et parmi ces armes, il y avait les aviseurs
Michel Charasse : Et parmi ces armes il y avait la collecte de renseignement et dans l’ensemble des renseignements, il y avait bien entendu les renseignements fournis par les aviseurs…
Elise Lucet : Beaucoup ?
Michel Charasse :  Des aviseurs plus nombreux, mieux organisés, des relais mieux organisés par l’intermédiaire des , des, des correspondants que la douane pouvait avoir à l’étranger sous couverture planquée ou officielle, attachés douaniers dans les ambassades etc. etc…Donc bien entendu, on a dû beaucoup, enfin beaucoup a été dû aux renseignements
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : Et c’est d’ailleurs parce que l’affaire a pris une ampleur importante pendant le temps où j’étais au ministère, en  particulier avec la technique de ce que l’on appelle les livraisons contrôlées, c’est à dire l’infiltration de nos aviseurs ou quelques fois de douaniers d’ ailleurs, dans les réseaux de drogue
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse:  Et de fonctionnaires donc, de la douane, dans les réseaux de drogue..Euh, qui a conduit à…  justement un incident grave. ..Euh…entre 90 et 92, qui s’est retrouvé devant le tribunal de Dijon, puisqu’à l’époque la législation française n’autorisait pas la livraison contrôlée,…le code pénal
Elise Lucet: Vous parlez des quatre douaniers qui ont été incarcérés.
Michel Charasse : Voilà, donc il y a eu l’affaire de Dijon  et ces douaniers ont failli être condamné et ..euh, ils ne l’ont pas été que parce que d’une part j’ai fait voter la légalisation des livraisons contrôlées….Comme je l’ai déclaré un jour, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre,
Elise Lucet : Oui
Miche Charasse : Quand on fait la guerre on fait la guerre…
Elise Lucet : Ouais…
Michel Charasse : On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet.
Elise Lucet: Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !
Miche Charasse: Donc, très bien euh…Il faut utiliser leurs méthodes, il faut aller les chercher là où ils sont.
Elise Lucet : Honhon.
Michel Charasse : Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin…
Elise Lucet : Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.
Michel Charasse : Etc… je parle, voilà, des gros. Ce sont des tueurs ! Par conséquent, on va pas attraper les tueurs en leur récitant des cantiques.
Elise Lucet : Alors, on en vient à la situation actuelle, si vous le voulez bien…
Miche Charasse : On tire d’abord et on discute après……………………….
Elise Lucet :……………….Euh, on va en venir à la situation actuelle si vous le voulez bien…
Michel Charasse : J’ai sur ce plan là, quand on a affaire à des tueurs, une notion  de l’Etat de droit qui est assez flexible…
Elise Lucet :.Michel Charasse, pour terminer, on a bien compris que vous ne vouliez pas parler du dossier de Fievet, mais est-ce qu’il y a en France … des aviseurs de la douane et là je parle pas forcément du moment où vous, vous y étiez, qu’on a laissé tomber…
Michel Charasse : ……………..A mon époque, je n’ai pas entendu dire qu’on avait laissé tomber qui que ce soit…
Elise Lucet : Donc, on laisse pas tomber les aviseurs ?
Michel Charasse :………Mais, on laisse tomber personne …Il faut laisser tomber personne. Lorsque vous êtes  engagé dans une bataille….Euh, et ben…Euh…Euh, vous faites le nécessaire pour sauver tous vos soldats…
Elise Lucet : C’est pas ce que Fievet a l’air de penser…
Michel Charasse : (6 secondes de silence).Chacun pense ce qu’il veut, moi je vous dis simplement que quand on voit les résultats qu’on voit, il faut bien que…euh, l’administration des douanes soit soutenue par son ministre et qu’elle soutienne tous ceux qui collaborent, fonctionnaires ou non à ses activités.
Elise Lucet : Michel Charasse, merci d’avoir répondu à nos questions.

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PARAGUAY: desmantelan estructura internacional de tráfico de cocaína en zona de Capitán Bado

Desmantelan estructura internacional de tráfico de cocaína en zona de Capitán Bado

Según divulgó la Secretaría Nacional Antidrogas, agentes especiales de dicha institución, en coordinación con el Ministerio Público y la Fuerza de Tarea Conjunta (FTC) realizaron ayer una operación antidroga que derivó en la intercepción de una avioneta cargada con cocaína, además de la detención de cinco personas, entre ellas dos de nacionalidad boliviana. La incursión también permitió la incautación de vehículos, equipos de comunicación y dinero en efectivo.

La Operación, denominada “Halcón VII” fue el resultado de las tareas de inteligencia de la SENAD, en coordinación con el Ministerio Público y con un importante apoyo operativo de la FTC. De esa forma, este mediodía, un grupo operativo se apostó en una pista clandestina ubicada en la Colonia Aguará, distrito de Capitán Bado, departamento de Amambay, donde según informes recabados, se produciría la entrega de un alijo de drogas provenientes de Bolivia.

En un momento dado, descendió una avioneta Cessna con matrícula boliviana pilotada por dos ciudadanos bolivianos y con una carga de cocaína. Una vez aterrizado, se produjo la incursión de los antidrogas con el apoyo de un helicóptero de la Fuerza Aérea. En la cabecera de la pista se encontraban tres ciudadanos paraguayos que tenían dos camionetas, aguardando para recibir el cargamento. Todos fueron aprehendidos sin producirse heridos

Seguidamente, en presencia del fiscal interviniente Abg. Carlos Alcaraz, procedieron al pesaje de las evidencias que totalizaron 200 kilogramos de cocaína. Fueron incautados, además de la avioneta y las camionetas, un aparato de posicionamiento por GPS, radio aire tierra, varios bidones de combustible de aviación y unos 100 mil dólares americanos en efectivo, que debían ser entregados a los bolivianos como pago por la droga.

En total fueron detenidos cinco presuntos narcotraficantes, dos bolivianos y tres paraguayos. Entre los compatriotas fue capturado el supuesto jefe de la organización en Paraguay y uno de los extranjeros sería el brazo derecho del líder en Bolivia. Según los datos manejados, el cargamento debía ser destinado a Río de Janeiro, Brasil.

DETENIDOS

  • Miguel Alvia Yolvio, boliviano, 58 años, alias “viejito” (piloto)
  • Manuel Rueda Garzón, boliviano, 48 años, alias “Tarija” presunto brazo derecho del líder en Bolivia.
  • José Miguel Acosta Zarza, paraguayo, 29 años, presunto líder en Paraguay.
  • Marcial Sanguina Candia, paraguayo, 34 años.
  • Mauricio Vázquez Dávalos, paraguayo, 29 años.

El fiscal interviniente, Abg. Carlos Alcaraz dispuso la remisión de los detenidos y evidencias hasta la Base de Operaciones de la SENAD en Asunción. Dicho traslado se realizará vía aérea, mañana a primera hora del día.

fuente: http://www.cronica.com.py/2015/04/12/desmantelan-estructura-internacional-de-trafico-de-cocaina-en-zona-de-capitan-bado/

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CORSE: l’ île de Beauté et …paradis des « affaires »

Avatar de Marc FievetThe international informant

Jeux, prostitution, trafic de drogue: pour les parrains mafieux, la Corse est le paradis des « affaires ». Mais pour qu’elles prospèrent comme ils l’entendent, ils ont besoin du plus grand laxisme administratif, doublé de la plus grande bienveillance policière et judiciaire. Ce qui explique, d’une part, les accointances du « milieu » avec des soutiens haut placés en métropole et, d’autre part, l’intrication du combat indépendantiste et des actions criminelles commanditées par des truands désireux d’asseoir leur mainmise sur l’île de Beauté. De la French Connection à l’assassinat du préfet Érignac, des bases africaines de la mafia corse aux cercles de jeu parisiens, l’enquête de Pierre Péan retrace la guerre ouverte entre hors-la-loi et tenants de l’ordre républicain qui sévit depuis les années 1930.

Livre Compromissions par Pierre Péan : La République et la mafia corse.

http://www.leblogtvnews.com/2015/04/livre-compromissions-par-pierre-pean-la-republique-et-la-mafia-corse.html

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Voir l’article original

NARCO-BUSINESS: l’implication du pouvoir… et des banques

Banques, Banquiers, Narcotrafiquants: que savent réellement le TRACFIN et la DNRED ?.

par morice
vendredi 10 avril 2015

Les généraux sont en cause, on l’a vu. Mais pour mettre à l’abri leurs fortunes longuement amassées, ils ont dû faire appel à des banques. Celles du blanchiment, qui sont bien entendu les mêmes que celles des trafiquants. La coke, et l’argent qu’elle génère, corrompt tout (*), au plus haut niveau. Jusqu’aux chefs d’Etat, parfois, ou bien leur famille, comme en Colombie. A ce stade, il n’y a plus à parler d’éthique. C’est à celui qui va empocher la mise le premier, car le flux est tel que tout le monde en profite. Devant cette chienlit qui envahit tous les rouages d’un Etat, certains se lèvent et résistent, comme un certain juge, qui, en France, avait fait front devant les mafieux. Son équivalent hondurien, Julian Aristides Gonzalez, a connu hélas le même sort… mais depuis quelque temps, ça se lézarde, et des rats quittent le navire vénézuélien. Et viennent raconter, une fois avoir mis leur famille à l’abri, les turpitudes d’un régime qui parle un double langage constant.

Un document implacable

Un excellent rapport de mai 2011 de l’ OFDT (**), signé David Weinberger, de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) nous dresse un tableau éloquent de la tendance générale du circuit de cocaïne désormais autour du Venezuela : « depuis 2005 et 2006, du fait des bouleversements régionaux susmentionnés, les États vénézuéliens du Zulia, du Táchira mais surtout d’Apure, limitrophes de la Colombie, deviennent ainsi, les principaux lieux de départ de la cocaïne colombienne vers le marché nord-américain, notamment au moyen du vecteur aérien. Si le crash d’un DC9 à Playa del Carmen avec 5,5 t de cocaïne à son bord en 2005 a marqué les esprits, il n’en reste pas moins exceptionnel car le trafic par les airs est majoritairement le fait de petits avions qui ne rejoignent que très rarement le Mexique sans escale. Ils atterrissent généralement dans des zones où l’espace aérien est moins contrôlé, comme en République Dominicaine et Haïti jusqu’en 2009, puis au Honduras, au Guatemala, au Costa Rica ou au Belize. » Exactement ce que je vous ai décrit ici en de multiples épisodes de la série « Coke en Stock » ! « Ces États, dotés de faibles moyens, sont désormais profondément déstabilisés par la mainmise partielle des organisations criminelles, notamment mexicaines, qui acheminent la drogue vers le nord par la voie terrestre ou maritime ». L’emprise de l’argent de la coke devenant le principal levier de corruption des hommes politiques dans ces pays.

Des avions, mais aussi des bateaux et des containers

Car il n’y a pas bien sûr que les avions pour transporter la drogue : « cependant, le moyen le plus usité reste celui des containers. Ceux-ci partent des grands ports vénézuéliens comme Maracaibo pour acheminer la drogue dans le monde entier, notamment vers le Panama et le cône sud du continent américain. Selon l’ONUDC, plus de la moitié de la drogue saisie en 2013 au Brésil proviendrait du Venezuela. Mais les portes-containers transitent généralement aussi en Colombie et il est donc difficile d’identifier le lieu précis de chargement de la drogue. Hormis ces routes, l’ONUDC observe, depuis 2005, une nette augmentation du trafic transatlantique destiné à l’Europe en provenance du Venezuela. Jusqu’en 2009, de nombreuses saisies maritimes ont été opérées, comme celle du Doña Fortuna arraisonné au milieu de l’Atlantique avec cinq tonnes de cocaïne (un petit bateau de pêche (ici à droite) ayant contenu 5 tonnes de cocaïne d’une valeur de 250 millions d’euros. En 2009, une frégate anglaise, l’HMS Iron Duke, avait arraisonné le MV Cristal (à gauche) au large des Caraïbes, il contenait lui aussi la même quantité en 212 ballots de cocaine de 26kg chacun..) ,  « mais depuis 2011 plus aucune saisie maritime majeure n’a été réalisée. Il semblerait que les trafiquants privilégient aussi les routes transatlantiques aériennes par avions privés au départ du Venezuela. La saisie la plus médiatisée est sans nul doute celle surnommée « Air Cocaïne », concernant un Boeing 727, chargé de plusieurs tonnes de drogues, retrouvé incendié au Mali en 2009  (c’est le point de départ fondamental de toute cette série !). Les radars vénézuéliens avaient détecté l’avion entrant dans l’espace aérien vénézuélien, avant de perdre sa trace dans la région d’Apure où vraisemblablement le Boeing a pris possession du chargement illicite. L’aéronef fut de nouveau observé au niveau de Valencia se dirigeant vers l’Atlantique. Fait notable, les pilotes vénézuéliens, deux frères, se trouvaient aussi à bord de l’avion retrouvé à Playa del Carmen (qui avaient donc été relâchés ou avaient bénéficié de complicités dans la police mexicaine…). Et ce n’est pas un cas isolé puisque nombre d’avions s’envolent depuis les aéroports côtiers du Venezuela vers l’Afrique mais aussi directement vers l’Europe. Ainsi, en 2011, les pilotes d’un jet privé ont été obligés par une dizaine de membres de la Garde nationale vénézuélienne de transporter 1,2 t de cocaïne qui a été interceptée aux Iles Canaries (Espagne). C’est le fameux Gulfstream 9H-FED Global Express 9234 qui a été ici l’objet ici d’une étude plus approfondie dans l’épisode précédent). » Partant des zones de stockage à la frontière colombienne, la cocaïne est chargée dans les aérodromes de Valencia et Barcelona, ou dans les ports de Maracaibo, La Guaira et Puerto Cabello. Les avions et les navires traversent alors l’Atlantique pour atteindre l’Afrique de l’Ouest, en passant notamment par l’archipel des Bijagos (Guinée-Bissau) et le Cap-Vert : cette route est surnommée l’« autoroute 10 » car elle longe approximativement la latitude 10″… l’autoroute maritime ou aérienne de la drogue !!

Pas seulement le Venezuela, d’impliqué, le Mexique aussi

Une implication qui cache de belles malversations, des deux côtés, le côté gouvernemental mexicain n’étant pas beaucoup plus reluisant nous dit Anabel Hernandez : « on pensait que l’avènement du président Fox en 2000 changerait la donne, et ce fut l’inverse : « les Gens pensaient que Fox serait un gouvernement de transition, mais ce n’est jamais arrivé. Tous les groupes mexicains de pouvoir, à la fois légaux et illégaux, demeurent intouchables, et dans de nombreux cas, ils se connectent et se réunissent pour blanchir de l’argent.  Lorsque (Vicente) Fox est devenu président, il a changé radicalement les règles du jeu : au lieu de continuer à protéger tous les cartels de la drogue, ce que les administrations du PRI ont fait pendant des décennies, il a décidé de protéger seulement un seul cartel, celui de Sinaloa. C’est le gouvernement qui libéré « Chapo » Guzmán (Joaquín Guzmán) de la prison ; il ne s’est pas échappé dans un panier à linge, comme la version officielle le dit. La vérité est, et je le sais, parce que j’ai une copie du casier judiciaire, comme quoi un fonctionnaire travaillant pour l’administration de Vicente Fox a aidé Chapo Guzmán à sortir de prison : il lui a ouvert la porte principale et lui a dit : « Monsieur, vous pouvez y aller »  Une très grave accusation !!! Un pouvoir qui serait donc à la botte des cartels ? On songe alors aussi inévitablement au crash d’avion du 4 novembre 2008 (celui du Learjet 45 XC-VMC), en pleine capitale, incendiant tout un quartier, un « accident » fort opportun pour les trafiquants de drogue : celui ayant tué le ministre de l’intérieur mexicain Juan Camilo Mouriño du gouvernement de Felipe Calderon. Mourino ayant décidé auparavant de s’attaquer en priorité aux cartels de cla cocaïne. La commission d’enquête avait néanmoins conclu à un accident de pilotage, le Learjet ayant été pris selon elle dans les turbulences d’un gros 767-300 qui l’avait précédé. Officiellement s’entend…

Le frère d’Alvaro Uribe également dans la tourmente

Cette complicité manifeste avec les Cartels n’a pas de frontières : en Colombie aussi, le pouvoir a fait allégeance aux trafiquants. La famille du président Uribe en personne étant elle aussi mouillée, comme le révèle un ancien procureur tenace, Flavio Buitrago, le 27 mars dernier :  « en plus de ses propres liens présumés avec les paramilitaires d’Uribe, son frère Santiago Uribe a conduit un groupe paramilitaire appelé les douze Apôtres, qui a été actif durant les années 1990 et, selon les témoignages, qui s’est formé dans une ferme appartenant à la famille Uribe. Les autorités colombiennes ont ouvert une enquête sur Santiago Uribe en 1996, et les efforts pour empêcher l’enquête ont été réprimandé par la Cour suprême. Alors que l’ancien président a nié toute connaissance de son existence, Dolly Cifuentes, la petite amie de longue date de frère Jaime Uribe, a été extradée aux États-Unis en 2012 et a plaidé coupable à des accusations de trafic de drogue en 2013.

Ana Maria Cifuentes, la nièce de Alvaro Uribe, a été placée en bonne place sur la liste du Département du Trésor américain et été identifiée comme un membre du clan Cifuentes Villa, qui aurait aidé le cartel de Sinaloa à blanchir l’argent et pour la contrebande de plus de 30 tonnes de cocaïne aux États-Unis en plus de travailler avec d’autres groupes actifs dans le trafic de drogue ». Le président en Teflon, celui sur lequel toutes les accusations avaient glissé, rattrapé aujourd’hui par le passé de sa famille proche (***) ? Sans oublier le passé fort trouble de son propre père Alvaro (****)

Le rôle des banques dans le trafic

De grandes banques impliquées

De grandes banques sont bien complices de délinquants très organisés pour dissimuler les revenus de la coke. « Anabel Hernández nous rappelle qu’il y a eu une enquête très complexe réalisée par la DEA sur un réseau de blanchiment d’argent du cartel de Sinaloa. Deux hommes d’affaires, un brésilien et un portugais, ont créé un système pyramidal de l’investissement frauduleux ; ou chaîne de Ponzi, qui comprenait des centrales d’énergie renouvelable inexistantes dans le seul but de transférer des millions de dollars à partir de différents comptes bancaires. C’est comment ils ont réussi à mélanger l’argent de la fraude financière avec l’argent du trafic de drogue, rendant ainsi pratiquement impossible de retracer l’origine et la destination de cet argent.  La DEA a passé cinq années à enquêter sur ce cas, en essayant démêler l’écheveau, et l’argent de la drogue a été finalement trouvé. Les cartels de la drogue ont développé des moyens très sophistiqués pour blanchir de l’argent. Et cela ne peut être détruit par des balles ou des bombes, mais avec de la volonté. Les banques impliquées dans cette enquête, par exemple, sont Wachovia, Wells Fargo et Bank of America ». Toutes trois impliquées, rappelons-le dans les affaires douteuses de Viktor Bout, toujours emprisonné aux USA !!!

Un double langage constant

Le gouvernement vénézuélien emploierait donc un double langage, fustigeant devant la presse les trafiquants de drogue alors qu’il en serait l’un des principaux bénéficiaires : cette impression est corroborée par l’exemple par une visite d’un journaliste du New-York Times, William Neuman, venu enquêter en 2012 sur les fameuses pistes de l’Apure, soi-disant « détruites » par le gouvernement : « le gouvernement vénézuélien a claironné un nouveau coup majeur contre les trafiquants de drogue, exhibant les barils saisies de cocaïne liquide, les avions de la drogue récupérées, les laboratoires de cocaïne pillés et la destruction des pistes d’atterrissage. Mais une visite ce mois-ci dans une région éloignée des vastes plaines de l’Ouest du Venezuela, où un groupe de guérilla colombien a transformé l’endroit en l’un des aéroports les plus fréquentés de transit du monde pour le mouvement de la cocaïne aux États-Unis, a montré que acclamations triomphantes du gouvernement sont largement surestimées. Profondément dans la large savane, une piste d’atterrissage clandestine que le gouvernement avait dit avoir désactivée dans un raid récent de l’armée est apparue être de retour dans les affaires. Les restes de deux petits avions incendiés par l’armée en septembre avaient été déblayés. Les trafiquants travaillant avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie, qui fonctionnent avec une aisance surprenante de ce côté de la frontière, semblait avoir récupéré la bande de terre pour continuer les navettes leur vols secrets de drogue colombienne vers les utilisateurs de la cocaïne aux États-Unis. Aucun signe que les soldats aient fait à l’explosif des trous dans la piste ou d’autres mesures prises pour les empêcher d’être utilisées à nouveau. Vers la même époque, la Colombie, avec l’aide des États-Unis, a commencé à resserrer la surveillance de son espace aérien. En conséquence, les trafiquants sont passés au travers de la frontière de l’Apure, où une piste d’atterrissage peut être façonnée dans la prairie plate en quelques heures en faisant glisser un tronc derrière une camionnette pour lisser le sol. Vous pouvez détruire un aérodrome ici et ce n’a pas d’importance « , a déclaré un habitant, debout à côté d’un trou de huit pieds de profondeur soufflé par les soldats dans une piste près de la rivière Cinaruco, le long des plaines qui s’étendent sur des miles. « Ils peuvent en faire une autre juste à côté. »(ici à gauche une piste clandestine découverte par l’armée faisant 1,4 km de long, près de la rivière Juriepe, dans la municipalité Agustín Codazzi Pedro Camejo, dans l’État d’Apure….). Rappelons qu’un avion de type Gulfstream a toujours besoin de 1800 m de piste (en dur !) pour décoller… mais de moins de la moitié pour se poser.

L’Apure, le centre nerveux du trafic

Mais peut-être que l’attraction principale pour les trafiquants est que la présence du gouvernement fédéral sur de grandes parties de Apure, l’État le plus pauvre dans le pays, est arrivée à son maximum. Dans de nombreuses régions, les habitants le disent, le vrai pouvoir est détenu par les FARC, qu’ils ont décrit comme pouvant se déplacer dans l’Etat en toute impunité. Un résident vivant dans le parc national Santos Luzardo, une pittoresque réserve riche en faune, a déclaré que le mois dernier deux membres des FARC ont patrouillé le secteur sur des motos, en demandant aux agriculteurs s’ils avaient entendu des avions (des motos qui sont parfois piégées par les FARC, comme le montre l’article ci-joint, en lien, ou celui-ci).  La préoccupation qui les concernait, apparemment, c’était le fait que des trafiquants utilisaient une piste d’atterrissage à proximité sans avoir à payer. Les guérilleros recueillent également de l’argent de la protection des entreprises, le business des entreprises locales, celle les éleveurs et les zones de pêche le long de certaines parties de longue frontière du Venezuela avec la Colombie. Un résident a dit que un petit groupe de membres des FARC s’est présenté dans une ferme en décembre et leur camp a été mis en place pendant une semaine, en l’utilisant comme base pour patrouiller la zone et éventuellement protéger les vols de drogue. Le propriétaire n’a pas le choix d’accepter ou non les guérilleros, même si ceux-ci apportent leur propre nourriture. Les résidents ont également exprimé leur peur et leur méfiance aux autorités du gouvernement (ci-contre la destruction d’une piste de narco-trafiquants, montrée aux médias). La plupart ont dit qu’ils croyaient que les fonctionnaires et les soldats locaux étaient de mèche avec les trafiquants et que de donner des informations sur les activités des trafiquants seraient suivies de représailles. Les résidents ont dit qu’ils avaient appris à coexister avec les trafiquants, comme ils s’étaient tout simplement habitués au son fréquents des avions volant à basse altitude la nuit. Mais beaucoup ont dit qu’ils ressentaient de la peur et de l’intimidation. « Ils savent tous ce qui se passe, mais personne ne dit rien, rien du tout » dit un homme à propos des contrebandiers qui utilisent une piste d’atterrissage locale. « Qu’est-ce qui devrait fait à ce sujet ? Celui qui devrait faire quelque chose est le gouvernement. Ils devraient patrouiller constamment la zone ». On le voit bien, l’Apure est bien une zone de non-droit, ou celle du laxisme gouvernemental, voire de sa collusion avec les maquillages d’avions incendiés présentés comme « abattus » !!!

Des documents accablants

Bref, impossible de nier l’implication d’un gouvernement fermant autant les yeux sur un tel trafic, d’une telle intensité ! En 2008, cette proximité de Chavez et des Farcs avait été mise à jour avec la parution de documents, des échanges de courriers entre Chavez et Manuel Marulanda, le chef des Farcs, notamment. Une aide financière de 300 millions de dollars avait été accordée, selon ce qu’avaient fini par dire les disques durs des ordinateurs de Paul Reyes. Des annonces aussitôt démenties par Caracas. Placés au pied du mur, certains continueront à le nier. Seul Michel Collon, en 2011, par exemple, affirmera que les aveux de Makled n’en étaient pas, car ils avaient été faits en échange de remises de peine aux USA. Ce grand ami de Dieudonné et de Meyssan semble ignorer tout de l’intensité du trafic et des mensonges du pouvoir vénézuélien, qu’il soutient, quoi qu’il puisse faire. Un partisan, incapable de recul sur la situation du pays, aveuglé par sa haine des USA. A ce stade, Collon n’est qu’un prosélyte d’un pouvoir à la dérive et de ses mensonges (en 2008, Chavez avait affirmé, rappelons-le, « avoir perdu tout contact avec les Farcs » !)…

L’équivalent du juge Michel, assassiné également

Un homme pourtant le savait et avait combattu cette proximité sordide entre généraux et trafiquants, l’avait dénoncée, mais il en est mort : l’équivalent exact, en France, du juge Michel et de son combat contre les truands. J’avais évoqué déjà son nom et son admirable figure dans Coke en stock, (XV) : « le Honduras, du côté de chez Swan » : « L’épilogue de ses entrées massives de drogue se situe un matin devant une école, le 8 décembre 2009 : celle où arrivait Julian Aristides Gonzalez, l’ancien général à la tête de l’antidrogue, un homme intègre et droit… abattu lâchement en pleine rue de 11 coups de pistolet, juste après avoir déposé sa petite fille. Une exécution dans les règles des cartels, menée à moto » (comme le juge Michel en France, dont un film relate l’histoire en ce moment même). « L’homme devait prendre sa retraite dans deux mois, et venait sur l’année de saisir plus de 5 tonnes de cocaïne ! Les trafiquants rappelaient à leur façon que c’étaient bien eux les maîtres du pays. Selon Julian Aristides Gonzalez, Hugo Chavez en personne était impliqué dans le trafic. « Soit le gouvernement vénézuélien est incapable, soit il est complice », avait-il déclaré peu de temps avant sa mort au Time. Ce qui résume parfaitement la question ! «  Un nombre incalculable de fonctionnaires, dont beaucoup sont des militaires en activité, trempent dans le narcotrafic. Les services d’intelligence étrangers s’y intéressent de plus en plus », assure Mildred Camero, l’ex-présidente de la Commission nationale contre l’usage des drogues (Conacuid), à l’actuel Bureau national de l’antidrogue (ONA). De 1999 à 2005, pendant les six premières années d’Hugo Chavez au pouvoir, cette ancienne juge a lutté contre un fléau sans cesse grandissant. Selon l’ONU, 51% de la drogue qui entre en Europe provient désormais du Venezuela, converti en 5e exportateur mondial de cocaïne. Dans un livre intitulé « Chavisme, narcotrafic et militaires » (paru en 2014) Mildred Camero dénonce et cite les 13 généraux et députés socialistes qu’elle considère comme étant les principaux narcotrafiquants vénézuéliens. Certains figurent sur la fameuse liste Clinton (Specially Designated Narcotics Traffickers) des entreprises et personnes recherchées par les Etats-Unis pour leur participation au narcotrafic, dont le général en chef des forces armées et gouverneur de la région de Trujillo, Henri Rangel Silva, le capitaine de corvette et gouverneur de la région de Guarico, Ramon Rodriguez Chacin, ou encore l’ancien maire de Caracas, Freddy Bernal. Le Département du Trésor américain leur reproche d’avoir soutenu les guérillas colombiennes, en protégeant leurs chefs au Venezuela ou en leur échangeant des armes contre de la drogue ». Mildred Camero, rappelons-le, avait été nommée en 1999 par Hugo Chavez à la tête de la CONACUID, et a été contrainte de démissionner six ans plus tard. Carlos Tablante avait suggéré son nom au gouvernement dans les premiers jours de Chávez, alors qu’il semblait encore vouloir lutter contre la corruption, ce qui n’a pas fait long feu…

Des captures encourageantes

Ce que le juge admirable avait énoncé, un autre vient de le confirmer de façon éclatante en janvier dernier, juste après la découverte de nombreux cas de transferts de quantités importantes de drogue via les avions aperçus en Apure et sérieux revers pour les trafiquants avec les arrestations importantes. En premier celle au Honduras de Jose (« Chepe ») Miguel Handal, – ici à gauche- arrêté récemment (le 13 mars 2015) dans l’hôpital de San Pedro Sula. Celui qui, justement organisait l’arrivée au Honduras des avions venant de l’Apure, et des envois par cargos au Guatemala fà destination des cartels des Zetas ou de Sinaloa. En même temps, un second coup était porté aux transferts aériens avec l’annonce de l’arrestation du dénommé Germán Arturo Rodríguez Ataya, surnommé « El Gago » le pilote attitré des Farcs. Surpris dans l’hacienda de la Manga de Coleo de Elorza, près de la municipalité de Rómulo Gallegos, en plein Apure. Il venait juste d’effectuer le 23 décembre qui précédait un vol qui s’était terminé sur une piste clandestine près de Cinaruco, selon le journaliste Javier Mayorca. Un proche de Germán Briceño Suárez, alias « Grannobles » (ici à droite sur la photo, avec El Gago superposé), un des principaux leaders des Farcs. La surprise étant que l’homme avait déjà été arrêté en 2005 dans le district de l’Arrosa, accusé de transporter à la fois des guérilleros et de la drogue pour les frères Rios. il s’était échappé et vivait depuis en Apure, ayant créé depuis une société pétrolière dont il était le financier, habitant alors Ciudad Ojeda, près de Lagunillas dans l’état de Zulia.

La présence prouvée des Farcs en Apure

Car un autre document du Colombian Post avait révélé cette omniprésence des FARC en Apure :  « la semaine dernière, un rapport des services de renseignement affirme que cinq commandants de la guérilla marxiste des FARC colombiens sont stationnés au sud-ouest du Venezuela, concentrés dans l’État d’Apure, Selon un rapport de la Direction de renseignement militaire vénézuélienne (DIM). Le document officiel, mis à la disposition de la PanAm Post, mentionne également l’existence de pistes d’atterrissage secrètes situés dans plusieurs Etats du Venezuela et utilisés dans le trafic des cargaisons de drogue. La surveillance militaire vénézuélienne révèle que les commandants en question appartiennent à la 10e front des Forces armées révolutionnaires, et qu’ils jouissent de contrôle effectif sur les communautés dans lesquelles ils sont basés. « Plusieurs personnes ont été vus portant des tenues de camouflage, portant de grandes et de petites armes, des insignes faisant allusion aux FARC … [Ils] ont mis en place différentes règles et mobilisé au cours de patrouilles deux jour et nuit, dans divers véhicules, $y compris des 4×4 Toyota et des motos tout-terrain, « le texte officiel dit. Un des officiers supérieurs des FARC, Jaime Alberto Parra Rodríguez (alias Mauricio Jaramillo, ici à droite), est décrit comme commandant du Bloc de l’Est des FARC, et il a son camp de base opérant dans la région de Rómulo Gallegos. Le deuxième patron de guérilla être identifié et localisé est « Polanco, » qui contrôle vraisemblablement les zones d’ Achaguas, de Guachara, de Yagual et d’Aguarito. Le document mentionne un autre dirigeant de haut niveau, sous le pseudonyme « Gollo, » qui concentre les témoignages de la population entière de Capanaparo, Tres Bocas, Paso Arauca, et Cunaviche, ainsi que l’ensemble du trafic de stupéfiants au Venezuela par l’intermédiaire de la frontière colombienne. Dans la carte fournie par les autorités vénézuéliennes, un autre commandant sous le nom de « Bouddha » est basé dans la ville de San Juan de Payara, avec trois autres agents des FARC. Au cours des enquêtes menées par les services de renseignement, le « Bouddha » a été vu en compagnie de Pedro Leal, plus de Peter Camejo, mais aussi avec un membre du parti au pouvoir socialiste uni du Venezuela (PSUV)… » Un sixième commandant communiqué par le DIM, alias Chapulín, opérait dans Elorza, l’un des centres de population les plus importants de l’Apure. Cependant, il a été tué dans une fusillade avec l’armée colombienne dans la zone de la frontière en 2014″. A noter que l’ELN, autre mouvement d’opposition est aussi présent à proximité de l’Apure… notamment ses chefs, Antonio Garcia et Nicolas Rodriguez Bautista, alias “Gabino.”

Une terrible défection

Mais ce n’était rien encore avant la défection d’un personnage venu dénoncer tout un système mafieux à la tête du pays. Il s’appelle Leamsy Salazar, et son propos a du poids, beaucoup de poids, car avant de devenir le garde du corps principal de Diosdado Cabello, l’homme fort à la tête du pays et de l’Assemblée Nationale, il avait été pendant dix ans celui de Chavez en personne, sous le nom ronflant de « Lieutenant Commander Salazar ». Or le voici à faire défection en janvier dernier, rejoignant les Etats-Unis après des contacts pris au préalable avec la DEA, prétextant son voyage de lune de miel pour fuir le pays et se réfugier aux USA. A peine débarqué, le voilà qui déballe tout, accusant notamment Diosdado Cabello d’être à la tête du trafic de drogue du pays, pas moins. Des révélations fracassantes, auxquelles il en ajoute une autre dont beaucoup d’observateurs se doutaient : selon lui, Chavez était décédé deux mois avant qu’on n’annonce sa disparition ! D’où les histoires « d’embaumement » qui tardait et qui ne sera en définitive pas effectué… officiellement. Histoire de préparer la mise en place d’un Maduro pas très au point pour assurer sa succession, et calmer les ardeurs des militaires, ceux à la tête du cartel de Los Soles, justement, fort tentés par un coup d’Etat qui ne devrait plus beaucoup tarder maintenant.

En attendant, d’autres événements aller renforcer cette idée, à la fois de l’imminence d’un coup d’Etat, de l’éviction d’un Maduro bien trop transparent et d’un renforcement du trafic de drogue, géré de main de maître par l’armée, qui n’aura donc effectivement jamais abattu de quelconque avion de la drogue…

(*) « Le luxe corrompt tout, dit Rousseau, et le riche qui en jouit, et le pauvre qui le convoite »

(**) l’indispensable analyse :

http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/efdxdwr5.pdf

(***) certains ont payé cher d’avoir révélé ses liens. Début 2010, on découvre la plus grande fosse commune de Colombie, dans la commune La Macarena, département du Meta. Un des témoins raconte : «  Le commandant de l’Armée nous avait dit que c’étaient des guérilléros tués au combat, mais les gens de la région nous disent qu’il s’agit pour la plupart, de responsables sociaux et syndicaux, de paysans et des défenseurs de communautés, qui tous avaient disparu sans laisser de traces ». Des corps pour la plupart mutilés, ayant subi d’horribles sévices. À San Onofre, Sucre, dans une propriété connue sous le nom de « El Palmar », le chef paramilitaire « Rodrigo Cadena » jetait les cadavres des victimes, et même des victimes encore vivantes, aux caïmans qui se trouvaient dans un bassin. (….) C’est comme ça que les victimes de la torture étaient jetées aux caïmans. Beaucoup de personnes ont ainsi totalement disparu, jetés en pâture aux caïmans, ou jetés dans les fleuves ou à la mer, ou brûlés dans des fours crématoires. Salvatore Mancuso, par exemple, avait avoué que pour éviter la découverte du corps du leader indigène Kimi Pernía, il l’avait fait déterrer de la fosse et jeter dans le fleuve Sinú. D’autres paramilitaires racontent que pour cacher ses crimes, le même Mancuso avait ordonné d’enlever la terre d’une fosse située dans une propriété à Ralito, et de la vider de ses cadavres que son groupe avait remplis. Des enquêteurs disent qu’aujourd’hui, les « Aigles Noirs », héritiers des paramilitaires, déterrent le contenu de plusieurs fosses et le jettent dans les fleuves. (…) Les témoignages de paramilitaires et les résultats des équipes de médecins légistes ont permis de conclure que les groupes d’Autodéfenses Unies de Colombie, non contents d’avoir élaboré une méthode d’équarrissage des êtres humains, ont poussé l’horreur jusqu’à son extrême limite : ils ont donné des « cours » en se servant de personnes vivantes emmenées dans leurs camps d’entraînement. Francisco Villalba, le paramilitaire qui avait dirigé sur le terrain les atrocités d’El Aro (Antioquia), où 15 personnes ont été torturées et massacrées pendant 5 jours, révèle les détails de ces « cours » : « Il s’agissait de personnes que l’on amenait en camions, elles étaient en vie et attachées (…) chacune était livrée à un groupe de cinq (…) les instructions étaient de leur couper un bras, la tête… de les découper vivantes ». Une délégation britannique venue inspecter les fosses affirmera : Dans ses conclusions, la délégation a déclaré : « Après avoir entendu de pareils témoignages, nous estimons que l’armée colombienne est responsable de la majorité des violations des droits humains contre la population civile », et que : « l’activité paramilitaire persiste, particulièrement dans les régions rurales, de même que les liens étroits entre les paramilitaires et l’armée sont une évidence. » Un des militaires repentis, Francisco Enrique Villalba Hernández qui avait rendu responsable le président Uribe en personne du massacre d »El Aro, le 25 octobre 1997, a lui-même été assassiné à La Estrella près de Medellin, en avril 2009.

(****) « Álvaro Uribe Vélez a été dénommé « précurseur de l’ Etat Narcotrafiquant  » par l’un des centres de recherche les plus importants en matière de trafic international de stupéfiants, « The Narco News » (http: // www.narconews.com), depuis qu’en 1997 et 1998, les douaniers des États-Unis en Californie ont arrêté trois avions suspects à destination de la Colombie qui, comme les douaniers le découvrirent, transportaient 50 tonnes de permanganate de potassium, un composant chimique nécessaire dans la fabrication de la cocaïne.

Selon un document signé par le chef de la DEA Donnie R. Marshall le 3 août 2001, les avions se rendaient à Medellín, Colombie, au nom d’une entreprise appelée GMP Produits Chimiques. Les 50 tonnes du composant chimique destinées à GMP étaient suffisantes pour fabriquer 500 tonnes d’hydrochlorate de cocaïne, d’une valeur de 15 milliards de dollars. Conformément au rapport de 2001 de la DEA, le patron de GMP Produits Chimiques était Pedro Juan Moreno Villa, chef de campagne et ex-secrétaire de gouvernement lorsqu’Uribe était Gouverneur d’Antioquia. De 1995 à 1997, Moreno était secrétaire de gouvernement et bras droit d’Uribe. Pendant ces années, selon le chef de la DEA Marshall, « entre 1994 et 1998, GMP a été le plus grand importateur de permanganate de potassium en Colombie ».

De 1980 à 1982, la première charge publique d’Álvaro Uribe a été Directeur de l’agence d’Aéronautique Civile de Colombie. Virginia Vallejo, dans son livre « En Aimant Pablo, en détestant Escobar », rend compte de la relation entre Uribe et Pablo Escobar et note qu’Uribe comme directeur de l’Aéronautique Civile a joué un rôle clef pour l’octroi de permissions massives de vol accordées au cartel de Medellín, sans lesquelles le cartel n’aurait jamais pu faire ses envois immenses de drogue aux Etats-Unis et n’aurait jamais pu accumuler son immense fortune. Uribe a eu pour second César Villegas quand il était directeur de l’Aéronautique Civile. Or celui-ci a été condamné à 5 ans de prison pour ses liens avec le Cartel de Cali puis assassiné pour taire son témoignage. (journal « el Tiempo » de Colombie 17/03/2002).

Quand dans « Tranquilandia » (l’Opération Yarí) la police et l’armée colombienne ont désactivé le plus grand laboratoire de fabrication de cocaïne trouvé jusqu’à ce jour en Colombie, ils mirent la main sur un hélicoptère Hughes 500, immatriculé HK 2704 X, propriété d’Aerofotos Amortegui Ltda, entreprise qui appartenait à la famille Uribe. Álvaro Uribe prétend que cet hélicoptère avait été vendu auparavant mais qu’il avait oublié de déclarer la vente ».

source: http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxvi-l-implication-165185

FRANCE: quand un ancien DG de la douane française entrait chez HSBC et devenait inspecteur général, chef du groupe Audit France et membre du comité exécutif.

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