L’Office anti-stupéfiants (Ofast) a saisi plus d’une tonne de cocaïne en provenance de Colombie mercredi dernier à proximité du port du Havre (Seine-Maritime).
Plusieurs trafiquants ont été interpellés, sans plus de précisions pour le moment.
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L’Office anti-stupéfiants (Ofast) a saisi plus d’une tonne de cocaïne en provenance de Colombie mercredi dernier à proximité du port du Havre (Seine-Maritime).
Plusieurs trafiquants ont été interpellés, sans plus de précisions pour le moment.
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Mon cher Michel
Mon cher administrateur des douanes
Mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses
Mon cher menteur
Mon cher tartuffe
Relisant tes écrits, j’ai pu constater que tu étais particulièrement performant dans l’art de la rhétorique mensongère.
Le 10 avril 2020, je t’avais écrit une lettre ouverte, mais tes nombreuses occupations ne t’ont pas permis de trouver le temps d’y répondre.
Je te la fais à nouveau parvenir, espérant que cette fois-ci, tu n’auras pas l’attitude d’un de tes prédécesseurs Gérard Schoen qui avait préféré s’enfuir en courant lorsque j’avais cherché à le rencontrer.
J’ai mis quelques photos pour te permettre de reconnaitre tes semblables !
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Ô, mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, constater une fois encore tes savantes manœuvres pour dégager la responsabilité de l’administration des douanes ne m’ont permis que de faire un constat, accablant pour toi, comme pour tes prédécesseurs Elizabeth Melscoet, Thomas Charvet et le gredin Erwan Guilmin : vous êtes des menteurs institutionnels !
Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, sais tu que je ne peux accepter cette infamie savamment distillée par tes écris mensongers. Il m’est insupportable de constater qu’après avoir été encensé puis encouragé à infiltrer et infiltrer encore, tu ne souhaitais que flétrir tant de lauriers amassés. Mes actions qu’avec respect toute la hiérarchie de la DNRED admirait, mes informations précises qui tant de fois ont permis des saisies importantes, tant de fois valorisaient un service… aux actions que tu ne connais même pas ! Tu m’as trahi comme tu as trahi l’honneur de la douane tout entière en deformant sciemment l’action que j’ai menée suite aux volontés ministérielles de Michel Charasse.
Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, toi qui occupe un haut rang d’administrateur, comment peux tu l’occuper sans honneur? Tu as préféré emprunter les affabulations de tes prédécesseurs pour m’écarter de toutes réparations. Seras-tu un sprinter comme ce faquin de Gérard Schoen si tu me rencontrais ou préférerais-tu jouer les timides méprisants et dédaigneux, comme le fit Corinne Cleostrate, et t’éloigner sans me regarder ?
Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, relire encore que toutes les turpitudes subies ne seraient la résultante que d’une erreur d’appréciation de ma part sur l’engagement de la douane sur lequel j’étais persuadé pouvoir compter, me trouble. En homme d’honneur que je suis, habitué à la parole donnée, il m’était difficile d’imaginer que tant de bassesses pouvait t’habiter.
Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, je te croyais honnête et factuel, n’hésitant pas à t’informer avant de m’emballer dans des écrits totalement infondés. Non, tu n’as rien demandé, te permettant alors de tordre le cou à la vérité des faits.
Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, merci de transmettre mes meilleures civilités à ton entourage…douanier. »
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Cet homme de 40 ans, soupçonné d’être l’un des principaux trafiquant du pays, a été arrêté à Dubaï puis remis à la France mardi. Son nom est associé à l’un des conflits les plus sanglants entre « familles de la drogue » marseillaises.
Jusqu’à son arrivée à l’aéroport de Roissy, mardi 14 décembre, enquêteurs et magistrats chargés de la lutte contre le crime organisé croisaient les doigts dans l’attente de cette extradition, qui confirme un changement dans la coopération judiciaire avec cet émirat devenu, ces dernières années, un lieu de refuge de barons du narcotrafic et une place bancaire pour le blanchiment de sommes d’argent astronomiques. Un refuge, mais désormais plus un abri.
Le juge d’instruction marseillais Valéry Müller, qui avait lancé le 7 décembre 2020 un mandat d’arrêt international, a mis en examen M. Berrebouh, mercredi 15 décembre 2021, pour importation de stupéfiants en bande organisée, infractions à la législation sur les stupéfiants et association de malfaiteurs, pour des faits commis durant les trois premiers mois de 2016.
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14 décembre 2021
Par Xavier Raufer
Trafic de drogue – Ce mauvais diagnostic posé par la France sur le « tsunami » de cocaïne qui déferle sur l’Europe
La France et l’Union européenne doivent faire face à un vaste trafic transcontinental de
cocaïne livrée par tonnes et qui rapporte des milliards aux trafiquants et aux réseaux.
Expertise collective, complexe appareil de renseignement : un grand État peut-il se tromper de guerre ? Ô combien. Exemple énorme, la « guerre à la drogue » lancée en juin 1971 par Richard Nixon, qui crée en 1973 la DEA (Drug Enforcement Administration), outil fédéral spécifique.
Or cette « guerre » ne cible que le plus visible : le cannabis (des hippies ) et l’héroïne (drogue des Noirs et des vétérans-toxicomanes rentrés du Vietnam). La cocaïne ? La Maison blanche et de DEA la négligent, quoique Pablo Escobar & co. lancent alors sur l’Amérique du Nord un tsunami de « chlorhydrate de cocaïne » (nom savant de la drogue) puis de crack (protococaïne à fumer).
Washington corrige la colossale bévue en 1984 : à Miami, un jury fédéral inculpe Pablo Escobar et les chefs d’un cartel de Medellin actif mais impuni depuis dix ans.
Trop tard
Les États-Unis absorbent alors 400 tonnes de « coke » par an, les guerres de gangs (pour contrôler le gâteau) font 15 morts par jour (surtout, Noirs) et les cartels ont créé dans toute l’Amérique du Nord un maillage de distribution des drogues, toujours actif en 2021.
50 ans plus tard, l’Union européenne et la France font-t-elles la même bourde ?
C’est hélas possible car le gouvernement français cible par électoralisme ces petits dealers de cités dont le négoce reste le cannabis.
L’ « omniprésent » (ajouté par Marc Fievet) Gérald Darmanin et ses troupes multiplient ces futiles opérations coup de poing où l’on saisit quelques kilos d’un haschisch fumé, en France, à raison d’une tonne par jour ; et capturent des sous-fifres libérés à l’instant par la justice d’Eric Dupond-Moretti. Ce, quand sévit un colosse criminel, toujours plus riche et puissant.
Démonstration.
D’abord, les données du problème cocaïne pour la France et l’Europe.
Les chiffres ci-après étant tout sauf hyperboliques, plutôt au bas de la fourchette :
• Comparée aux autres stupéfiants, la cocaïne est une machine à fric inégalée. Livrée en gros en France, pure à ± 80%, les grossistes la payent en moyenne ± 32 000 €/kilo (32 millions d’€ la tonne). Puis la cocaïne est coupée (la tonne pure devient 1,5 t.) ; le prix, niveau demi-grossiste, passe à ± 45 000 €/kilo. Enfin, la vente de rue se fait vers 70€ le gramme, 40€ le 1/2 g.
Bien sûr, cette « accumulation primitive du capital » enrichit surtout le haut de la pyramide criminelle, caïds et cadres des gangs.
Exemple : ce caïd achète, pour sa clientèle régionale, 500kg de cocaïne en gros puis la revend à des patrons de « fours » (points de deal ) au prix du kilo coupé. Pour cette seule transaction, il gagne ± 6,5 millions d’euros. Moins ses frais : entretien du gang, logistique, avocats, corruptions diverses, train de vie… Bénéfice net de la seule opération (sans encombres policiers ou douaniers) : 6 millions d’€.
• Combien de cocaïne ainsi livrée en France, à bon port ?
Les experts d’Anvers et Rotterdam, ports d’où la « coke » inonde l’Europe, disent en saisir 10%. La douane française étant performante, accordons-leur le (généreux) taux de saisie de 25%, 1/4 saisi, 3/4 livrés aux narcos. (C’est vraiment très généreux, bien que ce % pourrait être atteint si la CELTICS de la DNRED voyait ses effectifs renforcés et qu’un équipement performant était enfin installé – Marc Fievet).
Donc : 13 tonnes saisies par nos douanes en 2020, ± 40 t. livrées aux semi-grossistes. Là, le profit annuel du haut de la pyramide (de gros à demi-gros) est à ce seul niveau de ± 520 millions d’€. Voyons maintenant les profits cascadant du haut en bas du circuit de vente, du kilo en gros (± 32 000 euros) au 1/2 gramme en boîte de nuit (40 €) : ce profit total du négoce de la cocaïne en France (métropole) approche le milliard et demi d’€. Profit total annuel , soulignons-le, renouvelé chaque douze mois.
• Niveau Union européenne (et ses ± 4 millions de cocaïnomanes) le problème est pire.
D’abord, malgré tout l’activisme de Washington et les serments de régimes locaux corrompus ou/et impuissants, le cône nord de l’Amérique latine produit toujours plus de cocaïne ; le marché N°1 mondial des cartels, de la Colombie au Mexique, étant désormais l’Europe.
• Exemple, le port d’Anvers (Belgique) : 120 km 2 (Paris intra-muros : 105 km 2 ), 64
000 salariés directs (alentours, 80 000 autres vivent du port), 7,5 millions de conteneurs traités en 2020. 66 t. de cocaïne saisies en 2020 (sans doute 100 t. à Anvers, fin 2021). Rappel : en 2010, ± 50 t. de cocaïne étaient saisies pour toute l’Union européenne .
CORRUPTION
Combien de dockers, grutiers, douaniers, employés et fonctionnaires de la fourmilière d’Anvers, prêts à gagner 10 000€ à détourner les yeux ou prêter un badge d’accès ? 100 000€ pour une grosse « extraction » de drogue ? Pire à Rotterdam, inquiétant pour des ports français, Le Havre en tête. Ce, quand une chaîne logistique mondiale toujours plus automatisée et accélérée complique le travail des douanes ; la police étant toujours plus confrontée aux guerres de gangs visant au contrôle d’une telle mine d’or : fusillades, attentats à la bombe, jets de grenades, règlements de comptes, enlèvements, tortures, etc.
Là est le pire danger, pour l’Europe et la France : des caïds riches à milliards (les principaux
opèrent depuis le Maghreb, le Golfe, l’Andalousie, etc.), pouvant corrompre des élus et des fonctionnaires ; stipendier des pirates informatiques pour manipuler les structures portuaires ; infiltrer l’économie légale, l’immobilier etc., pour y recycler et blanchir leurs profits – et acquérir plus de puissance encore.
Tel est le défi lancé à la France et l’Union européenne, par le macro -trafic transcontinental d’une cocaïne livrée par tonnes et rapportant des milliards.
Un second article exposera le problème des micro -trafics en France même : » crack » au nord-est de Paris, guerres de la « coke » dans des ports français.
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Six personnes dont certaines seraient connues de la justice, ont été interpellées jeudi dernier (9 décembre 2021) par les hommes de l’OFAST (Office anti-stupéfiant) dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par le parquet de Fort-de-France.
Plus d’une tonne de cocaïne ainsi que de la résine de cannabis, des véhicules, de l’argent en espèces, des armes à feu et des munitions auraient été saisis.
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Soupçonné d’avoir tenté d’importer quatre tonnes de cannabis en France fin 2019 et interpellé au Maroc en octobre, Sophiane Hambli qui s’est dit victime de son statut d’ancien informateur de l’OCRTIS, devenu l’OFAST (Office des stups).
Il devrait être renvoyé devant le tribunal correctionnel.
Quand aux procès OCRTIS et DNRED, en attente, les magistrats slaloment entre de très nombreuses requêtes en nullité..
Fassent que ces virtuoses de la glisse dallozienne n’oublient pas une porte…
OOOO
La police judiciaire d’Orléans et la brigade de recherche et d’intervention (BRI) ont interpellé quatre personnes soupçonnées de trafic de drogue dans la nuit du 16 au 17 novembre 2021.
Les fonctionnaires ont saisi 34,2 kg d’héroïne et plusieurs milliers d’euros en numéraire dans un entrepôt à Saint-Benoît-sur-Loire (Loiret). Une opération qui fait suite à l’ouverture d’une information judiciaire par le parquet le 28 octobre 2021.
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Chargé de mission auprès de Dominique Strauss-Kahn, ministre de l’Économie et des Finances, à qui Fievet avait écrit de sa prison canadienne de Renous, François Auvigne avait envoyé Messieurs Gatard de Marseille et Roux de Washington DC pour convaincre Fievet de Plaider coupable au Canada en faisant préciser que l’on arrangerait sa situation dès son retour en France
François Auvigne, lorsqu’il devint le Directeur général de la Douane française , a démontré une couardise consternante en refusant d’assumer les engagements pris auprès de Marc Fievet par les dirigeants de la DNRED et par les envoyés douaniers venus rencontrer Fievet au Canada sur sa demande,. Ces faits confirment que chez ces gens-là, l’honneur n’existe pas .
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Lundi 15 novembre, dix individus ont été interpellés à Avignon, Entraigues et surtout Cavaillon (Vaucluse), dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue, apprend-on ce jeudi.
L’information a été confirmée par le ministre de l’Intérieur en personne, Gérald Darmanin, relayant un article du Dauphiné libéré.
«Des munitions et de la drogue ont été saisies. Merci à nos policiers pour cette importante opération contre ce fléau», s’est félicité le patron de la place Beauvau.
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Les forces de l’ordre ont interpellé 23 personnes, mardi, au petit matin, dans le cadre d’un démantèlement d’un trafic qui sévissait à la cité des Oliviers dans le 13e arrondissement de Marseille. Le réseau est « totalement démantelé » selon la police judiciaire.
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Les enquêteurs de la Sureté départementale, de la police judiciaire et de la BRI (Brigade de recherche et d’intervention) ont mené une importante opération, à Mulhouse (Haut-Rhin), dimanche 14 novembre 2021. Ils ont saisi 110 kilos de cannabis et interpellé une dizaine de trafiquants, suite à une enquête conjointe de plus d’un an.
Une trentaine de policiers ont interpellé les trafiquants, lors d’une remontée en Go fast depuis l’Espagne. Les malfaiteurs étaient disséminés sur l’autoroute A 39, sur une trentaine de kilomètres, au moment des interpellations. Il a fallu une vingtaine de policiers de la sécurité publique et du raid pour interpeller deux d’entre eux notamment.
Selon la procureure de la république du tribunal judiciaire de Mulhouse et les chefs des services de police : « C’est une enquête exemplaire, car on a interpellé la tête du réseau et notamment la personne qui s’occupait de l’importation depuis l’Espagne et de la personne qui revendait sur Mulhouse. »
Une affaire importante, car ce sont des dealers expérimentés, dont le trafic est ainsi interrompu dans le quartier de Bourtzwiller à Mulhouse et bien au-delà. Tous ont été présentés au juge d’instruction et mis en examen.
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Ce Français d’origine algérienne de 33 ans qui vivait à Marseille (Bouches-du-Rhône) a été arrêté ce dimanche 14 novembre à l’aéroport de Casablanca par les autorités marocaines sur la base d’un mandat d’arrêt européen et d’Interpol.
Une information qui a été confirmée ce lundi soir par le parquet de Marseille dans un communiqué de presse.
Considéré comme un importateur important de résine de cannabis dans le département des Bouches-du-Rhône, le trafiquant présumé était recherché dans le cadre d’une information judiciaire du chef d’assassinat en bande organisée. Un règlement de comptes mortel survenu le 3 aout 2020 sur l’autoroute A7, au nord de Marseille. Un jeune homme âgé de 19 ans avait été abattu de plusieurs balles au thorax et au visage d’une arme de type kalachnikov alors qu’il circulait à bord d’une Clio noire. Son frère avait été grièvement blessé. L’enquête avait été confiée à l’époque à la direction territoriale de la police judiciaire de Marseille.
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La marchandise avait été saisie sur le port du Havre, dans l’un des conteneur de la société du chef d’entreprise incriminé aujourd’hui.
Toujours selon des sources proches de l’enquête, des intervenants extérieurs, vraisemblablement de présumés trafiquants originaire de Martinique et d’Amérique Latine seraient impliqués dans l’affaire.
Auraient-ils forcé la main du jeune chef d’entreprise ?
C’est l’une des questions que se posent les enquêteurs.
La Martinique étant comme souvent, utilisée comme l’un des territoires rebond à l’instar de Saint-Vincent, Sainte-Lucie, pour faire transiter la drogue produite en Amérique du Sud vers l’Europe.
L’enquête est pilotée par l’OFAST de Nanterre, en région parisienne, avec le soutien de l’OFAST Caraïbe basé au Fort Saint-Louis.
A noter que le petit frère du chef d’entreprise interpellé lui aussi, a été remis en liberté hier. À ce stade de l’enquête, rien ne lui aurait été reproché.
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C’est après la découverte de cocaïne sur le port du Havre dans un conteneur en provenance de Martinique que la JIRS de Paris a sollicité l’OFAST de Martinique.
Les magistrats et les enquêteurs ce sont intéressés à deux frères, jeunes chefs d’entreprise martiniquais, qui ont lancé une petite affaire il y a 5 ans environ. Une affaire fructueuse avec un produit exportable.
Reste à savoir maintenant pourquoi la marchandise a été retrouvée dans l’un des conteneurs de cette société. Les enquêteurs ont mis en place mardi une opération qui a permis d’interpeller les deux frères.
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BIENVENUE chez les cireurs de pompes ministérielles !

Darmanin et le fiasco annoncé de la «guerre» contre la drogue
Les chiffres sont impressionnants mais, en fait, ils ne pèsent pas bien lourd. Mais pas bien lourd du tout ! Je dirais même Minable !
Par Jonathan Bouchet-Petersen
D’après le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, toujours prompt à s’envoyer des fleurs et à mettre en scène son action, 57 tonnes de cannabis ont été saisies au premier semestre 2021, soit une augmentation de 37 % par rapport à 2020. Suffisant selon lui pour décréter avoir «gagné une bataille» dans «la guerre contre les stupéfiants». Si cette autocongratulation sied probablement à l’électorat droitier qu’il a pour rôle de rassurer et de draguer, cette fuite en avant sécuritaire suscite surtout une nette montée de la violence autour des lieux de deal.
Pas une semaine en effet sans que l’actualité vienne l’illustrer tristement. Dans cette surenchère propre à la «guerre», les habitants des quartiers touchés par les trafics de drogues n’ont rien gagné. Et la consommation n’a par ailleurs pas baissé, pas plus que les prix n’ont augmenté. Pas étonnant, alors que nulle part dans le monde la «guerre» contre la drogue, a fortiori le cannabis et ses millions de fumeurs français, ne fut victorieuse pour les Etats qui ont opté pour cette stratégie. Si même le confinement n’a pas fait baisser le trafic, ce n’est pas la guéguerre de Darmanin qui va y arriver, d’autant que la forte croissance des livraisons à domicile calées sur Snapchat ou WhatsApp échappent largement à cette croisade en surface.
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Le candidat de La France insoumise veut « renverser la situation » en traitant en priorité les filières à l’origine du trafic de drogue. « Le problème n’est pas à traiter sur le terrain du deal », a-t-il estimé sur BFMTV ce jeudi matin.
« Tout cela révèle l’organisation désastreuse de la police. »
C’est la leçon que Jean-Luc Mélenchon a tiré sur BFMTV ce jeudi des violences qui ont éclaté en début de semaine à Lyon et à Alençon, avec la lutte contre le trafic de drogue en toile de fond.
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Sofiane Hambli, l’un des narcos les plus recherchés, avec une notification rouge émise par Interpol, a été arrêtée ce vendredi au Maroc, selon le média mobachir.ma .
La Police Judiciaire a localisé l’inculpé d’appartenance à une bande criminelle et de trafic international de drogue, dans la clinique privée ‘Salam’ à Tanger, rue Abdel Rahman Youssoufi, selon ce même média.
Hospitalisé suite aux nombreuses blessures reçues, Sofiane Hambli n’a opposé aucune résistance.
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Comment expliquez-vous l’absence de soutien des responsables politiques vis-à-vis de Fiévet ?
Les dits « responsables » se sentent éventuellement concernés par les actions qu’ils ont conduites ou autorisées ou qui sont intervenues durant leur mandat, mais rarement pour celles qui sont intervenues des années auparavant. A fortiori lorsque la majorité politique a changé.
Pensez-vous que cette affaire puisse remettre en cause le système des aviseurs ?
Plus qu’un aviseur, Fiévet était un infiltré. Il est clair que ne pas soutenir un infiltré ne peut que tarir le recrutement.
L’aviseur normal ne doit pas s’attendre à une protection particulière. Il donne une information, on l’exploite et si il y a un résultat il sera rémunéré en fonction de celui-ci. Tout ce qu’on lui garantit, c’est de conserver son anonymat.
Marc Fiévet estime que certains de ses signalements n’ont pas débouché sur une intervention des douanes…
C’est vraisemblable et c’est normal. Toutes ces affaires sont internationales, elles mettent en jeu de nombreux services et les informations doivent transiter par des chaines hiérarchiques relevant de plusieurs pays.Vous pouvez ajouter le facteur temps, souvent essentiel, le facteur météo, la chance ou la malchance, pour comprendre que donner une info et réaliser une affaire sont deux choses différentes.
Comment se situe la France, en matière de lutte contre le trafic international ?
En Europe , je crois que nous sommes parmi les gens qui comptent, comme les Britanniques. Il faut tout de même savoir que l’on estime que l’on n’arrête que 5 à 10% de la drogue et qu’il a été jusqu’ici impossible de faire mieux. Beaucoup de pays font plus mal ! C’est le problème de la demande qu’il faudrait traiter, car il est illusoire de croire que l’on règlera la question en jugulant l’offre, ce qui est impossible dans un monde de plus en plus ouvert, avec des États aux motivations souvent antagonistes. Croit-on résoudre l’alcoolisme en supprimant l’alcool ?
Que faudrait-il changer pour accroître l’action des douanes en la matière ?
Le problème ne concerne pas que la douane, mais aussi la police et la gendarmerie. Il faut développer le renseignement aux plans national et international. L’échange de renseignements se heurte à de nombreuses difficultés : égoïsme des services qui travaillent d’abord pour eux mêmes, rivalités entre services, confidentialité des sources, rémunération des indics,etc.
Après le triste exemple Fiévet, il faudrait se donner les moyens d’avoir des infiltrés, de s’en occuper, de leur fournir protection. Ce qui implique des moyens considérables, notamment juridiques. Je doute qu’on en prenne le chemin, car les efforts à consentir ne peuvent être garantis au niveau des résultats à en escompter.
Publié le 09 décembre 2007, par David Servenay
Dans la peau d’un narco infiltré au coeur de la mafia de Marc Fiévet et Oliver-Jourdan Roulot, éditions Hugodoc
Au service de l’État à travers la douane, 1954-1996 de Jean-Henri Hoguet, éditions l’Harmattan
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La police m’avait pourtant fait partir !
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Le Reportage de la Rédaction par Benjamin Illy
Dans son dernier rapport, Europol, l’agence européenne de police, constate que l’épicentre du marché de la cocaïne en Europe s’est déplacé vers le Nord, notamment vers Anvers, en Belgique. Son port gigantesque est très perméable et année après année les saisies de drogues y battent des records.
Quand on arrive aux abords des entrepôts et des conteneurs à perte de vue, micro en main, pour parler de trafic de drogue aux employés du port d’Anvers, la réponse est souvent la même : « Non, non je ne veux pas parler ». Sujet sensible donc.
Selon le rapport publié début septembre par Europol, plus de 65 tonnes de cocaïne ont été saisies sur le port d’Anvers en 2020. Un chiffre multiplié par environ 14 depuis 2013.
Et pour 2021, même si l’année n’est pas terminée, le record est déjà battu. Les douanes belges nous l’annoncent : 80 tonnes ont été saisies depuis le mois de janvier. Les principaux pays expéditeurs sont la Colombie, l’Équateur, le Brésil notamment, l’Amérique du Sud plus globalement. La drogue s’échappe ensuite vers les Pays-Bas, puis le reste de l’Europe.
La clé du trafic est la corruption, confirme Joris Van Der Aa, journaliste à Gazet Van Antwerpen (GVA), un journal belge néerlandophone. Depuis vingt ans, il couvre les affaires criminelles liées au trafic de drogue à Anvers. C’est une référence et une encyclopédie en la matière. Il nous raconte que les mafias « payent des gens« , dockers, agents de sécurité, personnels qui interviennent sur les quais, « de temps en temps le chef d’une entreprise ».
Les employés peuvent-ils dire non aux trafiquants ? Il précise que « parfois des travailleurs du port sont menacés ou intimidés, mais dans la plupart des cas ils sont payés. Un travailleur qui met un conteneur sur une place favorable pour les trafiquants, peut gagner cent mille euros ».
Le trafic au Port d’Anvers a des conséquences en ville, avec une montée des violences. Joris Van Der Aa note ces dernières années des dizaines « de jets de grenade, des tirs sur des maisons ». Il s’agit de règlements de compte entre groupes criminels, « des groupes albanais, italiens, la Moccro Mafia -mafia des Pays-Bas composée de ressortissants marocains- est aussi présente à Anvers ».
La police fédérale belge mobilise en ce moment 20 % de ses effectifs sur des affaires de trafics de drogue. Un constat : le niveau de violence augmente sous l’influence directe des cartels sud-américains. Ils ont déjà importé ici leurs méthodes de corruption pour faire circuler la marchandise, mais l’inquiétude d’Eric Van Duyse, porte-parole du Parquet Fédéral de Belgique, va plus loin :
On a découvert des photos, des images, des vidéos, qui glaçaient le sang. De personnes décapitées, de salles de torture, une criminalité dont on imaginait parfois qu’elle pouvait exister mais on n’avait jamais de preuve. Là, nous avons une série de preuves éclatantes. Cela a débouché rien que sur le territoire belge sur plus de trois cents interpellation.
Un coup de filet, mais le travail est loin d’être terminé, sur le port d’Anvers. Les douanes belges le reconnaissent : 80 à 90 % de la drogue arrivant d’Amérique du Sud leur échappe. Les quantités sont phénoménales. 40 % de toutes les saisies de cocaïne en Europe sont réalisées à Anvers.

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A Beauvau, on continue à utiliser la lutte contre la drogue comme arme de propagande pour Gerald Darmanin, le locataire des lieuxLes guerres de territoires que se livrent les réseaux de trafiquants de drogue ont fait 16 morts depuis le début de l’été à Marseille. Un enquêteur de la brigade des stups qui travaille depuis sept ans dans les cités des quartiers nord nous livre les dessous de cette lutte sanglante.
Comment expliquer ces « réglos » en série ?
À Frais-Vallon, les Oliviers, Campagne Lévêque, la Castellane, la Paternelle, les guerres de territoires ont toujours existé. La « vague » d’homicides constatée depuis quatre mois est un phénomène bien connu des enquêteurs locaux.
Dans ces cités gangrénées par les trafics, on tue « soit pour récupérer un point de vente, soit c’est du « carottage », quelqu’un qui a volé une nourrice ou de l’argent… » explique ainsi un enquêteur de la brigade des stupéfiants qui souhaite rester anonyme.
« Il y a aussi ceux qui étaient en prison et qui essaient de reprendre leurs points de vente à la sortie, c’est tout ça qui est mélangé. Pour savoir exactement ce qu’il s’est passé pour tel ou tel règlement de comptes, c’est très compliqué ».
L’enquêteur ne croit pas aux vertus des passages par la case prison. « Aujourd’hui, la prison c’est un lieu de rencontre! ». « La répression comme elle est faite ne fonctionne pas. J’entends parler de guerre contre les stupéfiants, nous, à la brigade des stups, on est tous morts de rire. »
Il y a aucune guerre contre les stupéfiants, c’est une guerre de com.
Lors de sa venue à Marseille le 2 septembre, Emmanuel Macron a préconisé une politique de « harcèlement des trafics », annonçant le renfort de 200 policiers en 2022, pour « pilonner les quartiers ».
Ces descentes de flics pour faire tomber des points de vente sont sans effet sur les trafics, selon l’enquêteur de la brigade des stups. Pour preuve, la dernière opération coup de poing qui a permis de saisir 30 kilos de drogue à Campagne-Lévêque ces derniers jours.
« Combien d’interpellés ? zéro ! ça ne sert à rien, on leur a pris 30 kilos mais ils font 70 et 100.000 euros/jour… ils n’en ont rien à faire. Même si vous interpellez le guetteur qui a 15 ans et le charbonneur qui en a 17, ça ne va pas casser le réseau… Derrière, la réponse pénale est très faible, quand il y en a une ».
En fait, pour lui, la saisie de stups n’est pas le plus important. Pour frapper fort et désorganiser un réseau, il faut identifier et « taper » tous les maillons de la chaîne, du livreur jusqu’au gérant de point.
« Dernièrement sur Tarascon, on a pris 11 personnes, du guetteur au jusqu’au patron, le point n’a pas rouvert à ce jour », assure l’enquêteur, qui ne se fait pas pour autant d’illusion. « Bien sûr qu’il va réouvrir, mais là, vous avez de l’impact ».
À Marseille, un point de vente qui tombe rouvre… quasi instantanément. « Ma plus grosse saisie, c’est 324 kilos sur une cité, une heure et demi après, le point était rouvert parce qu’on a tapé que dans les approvisionneurs pas dans la hiérarchie », raconte l’enquêteur de la brigade des stups. « Si vous enlevez les têtes, pour se réorganiser c’est très compliqué. Je ne dis pas que ça ne se remontera pas, mais ça va prendre du temps ».
Si les descentes régulières sont à ses yeux nécessaires, la vraie solution pour lui, c’est une présence policière permanente au pied des immeubles.
« Si on veut faire la guerre, il faut se donner les moyens, mettre une compagnie de CRS, à l’année, nuit et jour, 365 jours par an, 24 heures sur 24, dans chaque cité, et il n’y a plus de réseaux, plus de deals. Aujourd’hui, on met des CRS mais de 10h à 16h, et à 16h quand ils s’en vont, le point de vente rouvre… »
La guerre contre les trafics de drogue doit se livrer « à la source ». À Marseille, les trafics s’organisent principalement autour de l’herbe et de la résine de cannabis. 90 % du shit arrive du Maroc.
« Tout le monde sait que ça vient de là-bas, alors qu’est-ce qu’on attend ?, interroge l’enquêteur, c’est bien de faire une guerre contre les stups, mais si on ne va pas à la source, ça ne sert à rien… c’est de la com. Si on veut vraiment s’attaquer au fond du problème, il faut verrouiller les frontières, c’est diplomatique. »
Le constat est amer. Le policier, qui a fait dix ans de Bac avant d’entrer aux stups, est allé voir le dernier film de Cédric Gimenez BAC Nord qui cartonne au cinéma. « C’est romancé, mais c’est totalement ça, ça colle à la réalité, j’ai vu des scènes que j’ai vécues », confie-t-il.
À Marseille, la réalité dépasse tristement la fiction !