FRANCE 🇫🇷 (Enfants intoxiqués à la cocaïne) : « la moitié a moins de 6 ans » alerte une pédiatre du CHU de Toulouse

Des dizaines de mineurs hospitalisés pour des intoxications à la cocaïne entre 2010 et 2020 dont la moitié a moins de 6 ans. C’est l’édifiant bilan dressé par une récente étude menée par la pédiatre Isabelle Claudet, du CHU de Toulouse.

Même en 2020, année marquée par la pandémie de Covid-19, les empoisonnements ont continué de progresser. Cette année-là, le taux d’admission aux urgences pédiatriques pour ce motif était de 3,3 pour 100 000 admissions contre 2,8 pour 100 000 en 2019. 46% des enfants intoxiqués avaient moins de 6 ans, 16% de 6 à 13 ans, 38% plus de 14 ans. 

Des données qui ont été mises en parallèle avec les appels reçus dans les centres antipoison et de toxicovigilance sur la même période. Leurs données confirment cette tendance. En 10 ans, 48% des cas d’intoxication se sont produits les trois dernières années de l’étude entre 2017 et 2020. Le nombre total d’appels liés à une prise accidentelle de cocaïne par des enfants a été multiplié par 32.

Les cas les plus graves se sont produits les trois dernières années

Une drogue plus accessible

Pour Isabelle Claudet, cette augmentation d’enfants intoxiqués s’explique par la hausse de la consommation par les parents. « C’est beaucoup plus disponible qu’avant, ça circule beaucoup plus, avec une pureté qui a augmenté. La cocaïne est de meilleure qualité, pour un prix qui reste stable, voire a baissé.  » Elle est aussi beaucoup plus accessible, sa livraison s’étant « ubérisée » via « des centres d’appel dédiés. »

L’Occitanie, l’une des régions les plus exposée

La moitié des enfants intoxiqués a moins de 6 ans

Dans cette étude médicale, la moitié des enfants intoxiqués ont moins de 6 ans. « Je trouve inquiétant qu’en 2023, on ait autant de jeunes enfants qu’on retrouve dans nos unités intoxiqués à la cocaïne », alerte Isabelle Claudet. Plus des deux-tiers de leurs parents ont d’ailleurs avoué être des consommateurs réguliers.

Un tiers de ces enfants a donc fait l’objet d’un placement judiciaire selon l’étude. Les enfants intoxiqués « sont des enfants qu’on garde pour faire un bilan du contexte socio-familial, et prendre des mesures », souffle la pédiatre, qui affirme que « la plupart du temps, il y a un signalement qui est fait au Parquet. » « Après, en fonction de l’évaluation de la situation de la famille, ça peut aboutir à des placements des enfants, ou à des mises d’assistance des parents. »

L’importance de la prévention pour les parents

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST) : à Nancy et dans les Vosges, dix personnes ont été interpellées entre le 27 et le 29 mars par le JIRS de Nancy, pour avoir importé de la cocaïne et du cannabis d’Espagne et de Belgique

Les régaliens ont saisi 1,520 tonne de résine de cannabis, 5,6 kilogrammes d’herbe de cannabis, 53,4 kilogrammes de cocaïne ainsi que 6 armes et 458 700 euros en liquide.

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FRANCE 🇫🇷 (Essonne) : la police démantèle un “call-center” de cocaïne

Quatre hommes ont été interpellés en début de semaine dernière par les enquêteurs de la sûreté départementale pour avoir réceptionné, conservé et livré de la cocaïne à travers le département.

Tout était organisé minutieusement dans un petit « call-center ». Les clients devaient appeler pour se faire livrer de la cocaïne. La livraison était possible dans tout le département. Les quatre hommes avaient chacun leur rôle : « Il y avait un chef, deux nourrices aussi revendeurs, et un livreur »,

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST) : la politique mise en œuvre ne sert que les intérêts des services

Tous, oui tous, ministres en tête, sont devenus accrocs aux conférences de presse pour annoncer des saisies qu’ils disent toujours exceptionnelles, embarqués dans ces délires de communicants par des hauts-fonctionnaires qui ne pensent qu’à briller auprès d’eux.

C’est la réalité d’une situation devenue incontrôlable!

Le « triumvirat » dans une de ses dernières prestations

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En opposition, les propos tenus par le magistrat David Sénat sont accablants de vérité.

Trop souvent l’action publique se résume à la déploration du phénomène ou à l’autosatisfaction statique face aux quantités saisies, sans aucune vision dynamique qui verraient les réseaux attaqués en amont.

De fait, le discours public sur la cocaïne est depuis de nombreuses années dominé par la vacuité, et aussi une certaine forme de complaisance. La cocaïne, cette drogue jadis présentée comme étant celle des élites, des occurrences festives, des professions dites de haut niveau spécialement soumises au stress, est aujourd’hui devenue celle de la multitude, à la faveur d’une offre toujours plus abondante et de prix qui se sont de ce fait effondrés.

Au-delà des digues financières qui ont cédé, il faut surtout interroger les barrières morales qui se sont affaissées il y a déjà longtemps en se dissolvant dans un discours libéral et permissif dont les élites de ce pays ou certaines d’entre elles, ont été les promoteurs et les bénéficiaires à court terme. À moyen et long terme en effet, on doit en effet faire le constat d’un échec cuisant en termes de santé publique et de criminalité associée, constat qui nous voit nous indigner quand l’actualité nous rappelle que nous déplorons les conséquences d’un phénomène dont nous avons toléré ou plutôt chéri les causes.

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED – DOD) : quel changement après le procès des cadres de la DNRED ?

Ils étaient soupçonnés d’avoir gonflé artificiellement les chiffres de leurs saisies, en pactisant secrètement avec un trafiquant: six anciens responsables douaniers ont été jugés pour répondre d’un scandale révélé par la découverte d’un trafic de café contrefait.

L’affaire a fait resurgir une problématique qui a plusieurs fois ébranlé les douanes ou la police antidrogue ces dernières années: la gestion de certains informateurs.

Elle avait amené sur le banc des prévenus Jean Paul Garcia, l’ex-patron de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), et cinq de ses subordonnés dont l’énarque caviardeur Erwan Guilmin, Pascal Schmidt, le chef de la DOD au Havre et l’ancien directeur de la DOD, Vincent Sauvalère , deux indics et un entrepreneur du Havre.

Après ce jugement, Aviseur International a décidé d’enquêter pour savoir si les méthodes ont évolué depuis l’arrivée de Florian Colas aux manettes?

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FRANCE 🇫🇷 (DG de la douane – DNRED) : lettre ouverte au valet de plume Michel Baron (3 éme rappel)

A Roissy, on vient de constater avec effroi que ta politique du dédouanement ne faisait pas des merveilles. Sale coup pour la Douane, mais comme l’a dit Gabriel Attal, c’est pas une dérive individuelle qui jettera le discrédit sur l’ensemble des agents qui, chaque jour, luttent sans relâche contre tous les trafics…

Lyrique Gabriel Attal, mais, le « sans relâche » était vraiment de trop!

Comme tu ne me réponds pas, je te fais parvenir à nouveau cette lettre ouvert à toi adressée.

Mon cher Michel

Mon cher administrateur des douanes

Mon cher chef du bureau de la politique du dédouanement

Mon cher menteur

Mon cher tartuffe

Relisant tes écrits, j’ai pu constater que tu étais particulièrement performant dans l’art de la rhétorique mensongère.

Le 10 avril 2020, je t’avais écrit une lettre ouverte, que je t’ai envoyée à nouveau le 21 décembre 2021 mais tes nombreuses occupations ne t’ont pas permis de trouver le temps d’y répondre.

Ce 21 septembre 2022, je te la fais à nouveau parvenir, espérant que cette fois-ci, tu n’auras pas l’attitude d’un de tes prédécesseurs Gérard Schoen qui avait préféré s’enfuir en courant lorsque j’avais cherché à le rencontrer.

J’ai mis quelques photos pour te permettre de reconnaître tes semblables !

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Ô, mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, constater une fois encore tes savantes manœuvres pour dégager la responsabilité de l’administration des douanes ne m’ont permis que de faire un constat, accablant pour toi, comme pour tes prédécesseurs Elizabeth Melscoet, Thomas Charvet et le gredin Erwan Guilmin : vous êtes des menteurs institutionnels !

Erwan Guilmin

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, sais tu que je ne peux accepter cette infamie savamment distillée par tes écris mensongers. Il m’est insupportable de constater qu’après avoir été encensé puis encouragé à infiltrer et infiltrer encore, tu ne souhaitais que flétrir tant de lauriers amassés. Mes actions qu’avec respect toute la hiérarchie de la DNRED admirait, mes informations précises qui tant de fois ont permis des saisies importantes, tant de fois valorisaient un service… aux actions que tu ne connais même pas ! Tu m’as trahi comme tu as trahi l’honneur de la douane tout entière en déformant sciemment l’action que j’ai menée suite aux volontés ministérielles de Michel Charasse.

Gérard Schoen

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, toi qui occupe un haut rang d’administrateur, comment peux tu l’occuper sans honneur? Tu as préféré emprunter les affabulations de tes prédécesseurs pour m’écarter de toutes réparations. Seras-tu un sprinter comme ce faquin de Gérard Schoen si tu me rencontrais ou préférerais-tu jouer les timides méprisants et dédaigneux, comme le fit Corinne Cleostrate, et t’éloigner sans me regarder ?

Corine Cleostrate

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, relire encore que toutes les turpitudes subies ne seraient la résultante que d’une erreur d’appréciation de ma part sur l’engagement de la douane sur lequel j’étais persuadé pouvoir compter, me trouble. En homme d’honneur que je suis, habitué à la parole donnée, il m’était difficile d’imaginer que tant de bassesses pouvait t’habiter.

Thomas Charvet

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, je te croyais honnête et factuel, n’hésitant pas à t’informer avant de m’emballer dans des écrits totalement infondés. Non, tu n’as rien demandé, te permettant alors de tordre le cou à la vérité des faits.

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, merci de transmettre mes meilleures civilités à ton entourage…douanier. »

Marc Fievet

Plus sur Marc Fievet

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FRANCE 🇫🇷 (SURV de la Douane) : les dernières saisies de stups en Côte-d’Or et dans les Pyrénées orientales

Les douaniers de Dijon (Côte-d’Or) ont saisi, vendredi 3 mars 2023, 281,7 kilos d’herbe de cannabis et 23 kilos de résine de cannabis dans un camion chargé de planches de bois. L’opération a eu lieu sur une aire de l’autoroute A36, près de Genlis.

Et les douaniers de Port-Vendres ont réalisé une saisie de  222 kilos d’herbe de cannabis et 4,9 kilos de résine de cannabis le mardi 7 mars 2023 dans la soirée.

En embuscade sur la route de la côte Vermeille à Port-Vendres,ils ont décidé de procéder au contrôle d’un camping-car. 

Le flair du chien a fait le reste!

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CARAÏBES (La Barbade 🇧🇧) : bien rencardé, le patrouilleur « La Combattante »intercepte un navire de pêche lesté de 1.700 kilos de cocaïne

Dans la nuit du vendredi 03 et du samedi 04 mars 2023 la marine nationale a intercepté un navire de pêche au large de la Barbade grâce au patrouilleur Antilles-Guyane La Combattante.

Cette intervention a été déclenchée suite à des renseignements internationaux

C’est Le Figaro et TWITTER qui nous informent que le patrouilleur français La Combattante a intercepté un navire de pêche lesté de 1 700 kilos de cocaïne.

Huit personnes à bord ont été interpellées.

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FRANCE 🇫🇷 (cocaïne): une tonne de drogue retrouvée sur une plage de la Manche

Une tonne de drogue a été retrouvée ce matin, dimanche 26 février 2023, sur une plage de la commune de Réville, dans la Manche. Les stupéfiants se trouvaient dans des sacs. La marchandise a été récupérée par les gendarmes.

Les stupéfiants étaient conditionnés en paquets étanches, avec des flotteurs, « une technique classique » dans ce type de trafic, indique la gendarmerie. Lors de leur transport, en cas de problème ou de contrôle, les ballots peuvent ainsi être mis à l’eau et récupérés plus tard.

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FRANCE 🇫🇷 (Brest) : deuxième saisie de cocaïne en une semaine en Bretagne

Le vraquier Nord Capella va poursuivre son déchargement au QR 6 de tourteaux de soja

La gendarmerie maritime de l’Atlantique a découvert 180 kg de cocaïne à bord d’un cargo qui, ayant appareillé du Brésil, venait de s’amarrer au port de Brest, le jeudi 16 février 2023.

Le cargo Nord Capella, battant pavillon du Panama était dans le viseur de la gendarmerie maritime de l’Atlantique depuis pratiquement son départ du Brésil, il y a une dizaine de jours.

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STUPÉFIANTS : aujourd’hui le narcotrafic est devenu «too big to fail»

Déjà publié sur « Aviseur International » le 28 mars 2015.

Depuis rien n’a changé ni évolué dans le bons sens. En France, c’est la guerre à outrance qui ne fait qu’empirer la situation en confortant l’action des narcotrafiquants.

DICK MARTY

Docteur en droit, ancien procureur général du Tessin, conseiller aux Etats, conseiller d’Etat et membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, pour laquelle il a mené différentes enquêtes qui l’ont fait connaître sur la scène internationale.

Par Dick Marti

Pour lutter contre les narcotrafiquants, il est nécessaire de mener une importante action de sensibilisation au niveau mondial, selon Dick Marty. Et il faut progressivement s’acheminer vers un marché contrôlé dans lequel la réglementation est définie en fonction de la dangerosité de la substance et de l’âge du consommateur.

Après des décennies de faillites ruineuses dans la réponse sociale au problème des dépendances, on doit le dire clairement: le prohibitionnisme en matière de drogue et la criminalisation des consommateurs sont une voie sans issue.

Plus, ils ont directement contribué à produire le plus important phénomène criminel de tous les temps, qui alimente toutes sortes d’autres trafics. L’argent de la drogue et les pratiques des organisations criminelles infiltrent l’économie avec un effet de contamination morale et de diffusion à grande échelle de la corruption. Les enquêtes n’atteignent presque jamais les hauts étages du crime organisé. La répression des petits poissons sert en revanche, presque cyniquement, à entretenir un certain niveau des prix et à assurer des profits fabuleux à ceux qui gèrent les grands trafics.

L’argent facile de la drogue est en fait devenu un facteur économique de grande importance, ce qui explique aussi pourquoi on ne s’attaque pas à la racine du problème. Si l’on pense que le chiffre d’affaires du trafic de drogue est estimé à environ 300 milliards de dollars par année, il est évident que cet argent est désormais devenu un véritable facteur de portée géopolitique. Il entretient de nombreux conflits, permet de financer des achats massifs d’armes de plus en plus sophistiquées, conditionne les choix de nombreux gouvernements, influence les structures socio-économiques. J’ai entendu récemment un chercheur affirmer que si le trafic de drogue était éliminé, la plupart des familles des cités entourant Marseille ne seraient plus à même de payer leur loyer.

Des ressources énormes sont investies dans la répression, alors que le crime qui en contrôle le trafic prospère. Les institutions et la structure sociale de plusieurs pays ont été bouleversées par les narcodollars et les narcotrafiquants.

Nous sommes tous conscients qu’il n’existe pas de solution facile ni de solution idéale.

Je pense cependant que toute nouvelle solution présuppose que l’on soit conscient de ce qui est en train de se passer et du gâchis auquel a conduit la politique actuelle.

Une importante action de sensibilisation au niveau mondial est nécessaire. Ce travail est en cours depuis longtemps. En 1984 déjà, Milton Friedman, Prix Nobel d’économie, écrivait que la prohibition de la drogue favorisait le crime, sans en diminuer l’usage, et imposait un coût aberrant à la société. Une position analogue a été prise, par la suite, par la célèbre revue The Economist, ce qui fit sensation. D’anciens chefs d’Etat se sont réunis en groupe de travail et ont pris position en faveur d’une nouvelle politique de la drogue et contre l’actuel régime de prohibition. Il est à peine besoin de rappeler ici le rôle important joué par Ruth Dreifuss dans ce contexte. C’est un travail difficile, qui demande beaucoup d’énergie et beaucoup de temps.

Il faut ainsi convaincre les politiciens un peu partout dans le monde.

La politique actuelle de la drogue est en effet ancrée, je dirai cristallisée, dans des conventions internationales qu’on ne pourra modifier qu’avec l’accord des principaux pays. Or, la peur de la drogue et les discours guerriers qui prônent la répression ont toujours la faveur de nombreux politiciens. Ce genre de discours, en effet, se prêtent bien à des tirades démagogiques et populistes, aujourd’hui plus que jamais à la mode.

Les chroniques parlementaires de ces dernières années démontrent, hélas, qu’à chaque fois que se pose un problème dans la société, il y a toujours de nombreuses voix, souvent majoritaires, pour proposer un durcissement des peines ou la création de nouvelles normes pénales. En Suisse, avant même de disposer d’une étude sérieuse quant aux conséquences sur la récidive de l’élimination des courtes peines de prison décidée lors de la dernière révision du Code pénal, il est devenu de bon ton, aussi bien à droite qu’à gauche, d’invoquer un retour à la case prison. C’est naturellement plus facile que d’essayer de comprendre les raisons profondes de certains comportements et de mettre au point les remèdes les plus efficaces. Il y a exactement deux cent cinquante ans, Cesare Beccaria publiait son ouvrage Dei delitti e delle pene. Il démontrait que ce n’est pas la sévérité de la peine qui retient une personne de commettre une infraction, mais bien le degré de probabilité de se faire prendre; un enseignement qui a maintenu une actualité étonnante. Cette vérité devrait être rappelée avec force aux décideurs d’aujourd’hui qui tendent à faire exactement le contraire: diminuer les moyens à la disposition de l’Etat pour le social, l’éducation et la prévention, et, par ailleurs, durcir la répression pénale.

La politique de la drogue exige une approche cohérente et crédible pour être efficace.

C’est loin d’être le cas aujourd’hui. La distinction entre substances légales et illégales apparaît aujourd’hui comme arbitraire, injuste et hypocrite. Je pense qu’il est nécessaire de mettre en œuvre une stratégie globale pour l’ensemble des substances psychotropes créant une dépendance. Cela ne veut nullement dire qu’on va traiter toutes les substances de la même façon. Il faut progressivement s’acheminer vers un marché contrôlé (cela existe déjà pour le tabac, l’alcool et les médicaments), dans lequel la réglementation est définie en fonction de la dangerosité de la substance et de l’âge du consommateur.

Dans de nombreux pays, les choses ont commencé à bouger. La distribution contrôlée d’héroïne a choqué au début, mais elle a démontré que, bien appliquée, elle contribuait à une réduction sensible des risques pour la santé, à une baisse de la criminalité et permettait une réintégration sociale qui ne paraissait guère possible auparavant. Quelques Etats ont libéralisé le cannabis. (…)

En matière d’addiction et sur la façon d’y faire face

J’ai beaucoup de doutes et, plus j’avance dans la connaissance de ce phénomène, plus les certitudes ont fondu comme neige au soleil. J’ai toutefois une conviction. La prohibition telle que nous l’appliquons est non seulement une faillite, mais elle entretient le phénomène criminel le plus important de tous les temps. Ce dernier a assumé une telle dimension que la lutte que nous menons actuellement contre le trafic de drogue ne peut pas et ne pourra jamais être gagnée.

Pourquoi? Parce que les intérêts du crime organisé sont aujourd’hui à ce point entremêlés avec ceux d’autres acteurs économiques, politiques et sociaux qu’une disparition des narcodollars entraînerait une réaction en chaîne désastreuse. Le directeur de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, Antonio Maria Costa, a affirmé que les narcodollars ont contribué à sauver de la faillite des établissements bancaires de première importance lors de la tempête qui s’est abattue sur les marchés financiers mondiaux en 2008. Je laisse la responsabilité de cette affirmation à son auteur, qui n’est en tout cas pas le dernier venu. Ce qui est vrai, en tout cas, c’est qu’avec le prohibitionnisme le narcotrafic est en fait devenu aussi, comme certaines banques, too big to fail!

Seul un changement de paradigme est à même de nous offrir une meilleure perspective d’avenir.

Il faut attaquer le trafic sur le terrain qui lui a assuré son fantastique succès, le marché. Ce marché que nous avons soutenu, financé, entretenu et qui a ainsi conféré une énorme plus-value à des substances qui n’avaient que peu de valeur. Au lieu d’essayer d’éliminer ce marché par des tentatives qui jusqu’à présent n’ont eu d’autre effet que de le renforcer, il faut l’accepter comme une réalité, il faut l’occuper et le réguler. C’est finalement ce qu’on a fait avec l’alcool et le tabac.

La drogue est avant tout un problème de santé et il faut l’appréhender en tant que tel. 

Certes, ce changement d’orientation fondamental de la politique de la drogue n’est pas facile et n’est pas sans risque; des erreurs seront inévitables. Des expériences intéressantes sont en cours et les désastres que l’on nous a annoncés ne se sont pas produits. Comme l’a bien dit récemment un chercheur français, l’ampleur de la catastrophe actuelle est telle que le risque de faire pire est très faible.

En fait, il ne s’agit ni d’imaginer ni de réaliser une société sans drogue, celle-ci n’a jamais existé. Le véritable défi est d’accepter l’existence des drogues et d’apprendre à vivre avec. La régulation du marché – avec le contrôle de la production et de la distribution en tenant compte de la dangerosité des substances – permettrait de diminuer sensiblement les profits des narcotrafiquants. Mais cela contribuerait également à diminuer fortement les risques pour les consommateurs puisque, par exemple, la plupart des morts dues à la consommation de drogues ne sont en fait pas provoqués directement par la substance, mais par le fait qu’elle est frelatée.

Les ressources financières que l’on économiserait dans le domaine de la répression et du système pénitentiaire permettraient d’intervenir avec plus d’efficacité sur la demande.

Non plus avec le gendarme et la prison, mais avec une action de prévention cohérente.

Persister sur la voie actuelle serait en revanche reconnaître la victoire du crime organisé et lui assurer un avenir confortable. Le marché illégal de la drogue continuera à être florissant et à être présent partout, dans tous les milieux, même dans les structures les plus fermées et les mieux surveillées.

Les narcodollars, comme évoqué plus haut, alimentent une corruption économique et morale aux plus hauts niveaux. Cette corruption est à mon avis la menace la plus grave pour nos démocraties. Oui, plus grave que le terrorisme.

Extraits d’une conférence publique donnée à l’Université de Genève par Dick Marty.

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FRANCE 🇫🇷 (Le Havre) : les policiers ont procédé le 10 février 2023 à l’interpellation d’une personne après la saisie de 13 kilos d’héroïne, d’1,6 kilo de résine de cannabis et de 37 kilos de produit de coupe

Saisie aussi de 2 presses et divers matériels en lien avec le conditionnement.

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LA RÉUNION 🇷🇪 (OFAST – SAINT DENIS) : des consommateurs bien insérés dans le tissu économique seraient inquiétés

Un trafic de cocaïne Dubaï-Réunion impliquant des cols blancs en cours de démantèlement

C’est un dossier de trafic de stupéfiants moins ordinaire que d’habitude qui serait entre les mains d’un juge d’instruction dionysien.

Ce mardi, une petite dizaine d’interpellations auraient été réalisées sous la houlette de l’OFAST, l’Office anti-stupéfiants, en collaboration avec le commandement de la gendarmerie ainsi que la section de recherches et le groupe interministériel de recherches (GIR).

Selon les informations de ZINFOS974, des auditions sous le régime de la garde à vue seraient en cours à la caserne de la Redoute et dans différentes brigades de gendarmerie de l’île.

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Un coup de filet sur des trafiquants supposés de drogue dure a eu lieu ce mardi à La Réunion à la suite d’une enquête préliminaire longue et minutieuse.

Interpellées puis placées sous le régime de la garde à vue ce mardi comme nous vous le révélions ce mercredi après-midi, cinq personnes ont été présentées au palais de justice de Saint-Denis. Leur passage devant le juge d’instruction et le juge des libertés s’est terminé à 20 heures. 

Trois d’entre elles passeront une première nuit en prison, il s’agit de trois hommes. Les deux premiers, dont Karim (…) sont considérés comme les têtes du réseau. Ils ont tous les deux demandé un délai avant de passer devant le juge des libertés. Ils sont donc placés en détention provisoire en attendant l’audience différée qui doit intervenir sous quatre jours maximum. 

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FRANCE 🇫🇷 (Ofast) : les premières narco-news de ce 5 février 2023

Toulouse. Neuf
arrestations : 570 000
€ de drogues, un
pactole, des voitures et un pistolet saisis

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Un juteux trafic de
drogue démantelé à
Toulouse : l’équivalent
de 570.000 euros de cocaïne et d’héroïne saisi

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Un important point de
deal démantelé près
de Lyon, plus de 1,3
million d’euros de drogue saisie

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Trafic de drogue : 11 personnes interpellées à Clermont-Ferrand

Du 1er au 3 février, à Clermont-Ferrand, une vaste opération de sécurisation et de
lutte contre le trafic de drogue a permis…

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Carpentras : Les CRS déployés dans trois quartiers pour lutter contre
le trafic de drogue

Ils vont multiplier les contrôles pour gêner le trafic de drogue

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED – Douane Française) : rappel sur la lâcheté des hauts fonctionnaires de Bercy et Montreuil

Le  scénario du film GIBRALTAR, tiré du livre « L’Aviseur » que j’ai écrit et qui a inspiré l’écriture d’Abdel Raouf Dafri, auquel j’ai participé, n’a en rien été respecté par le réalisateur Julien Leclercq et ne correspond en rien à ce qui devait être tourné…

Jérôme Fournel aux manettes

Je reste encore surpris que l’on ait pu écarter la réalité de mon action auprès de la DNRED de la Douane française, qui n’a rien à voir avec le rôle tenu et joué par Gilles Lelouche, qui lui aussi, s’est refusé à me rencontrer… mais on doit assurément ces modifications au DG de la Douane de l’époque, Jérôme Fournel qui a été jusqu’à s’en vanter auprès de Jean Paul Garcia, le directeur de l’A2 à cette même période.

L’incohérence des scènes filmées n’a pas échappé au public.

A Voir ou revoir ce reportage sur l’affaire Fievet

Avec les témoignages de:

Jean-Henri Hoguet – ancien patron de la DNRED de la Douane Française

et

d’Yves Bonnet – ancien patron de la DST

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Depuis de nombreuses lettres ouvertes ont été envoyées à deux énarques intellectuellement corrompus qui n’ont pas hésité à réécrire les faits pour dégager la Douane française et la DNRED de toutes responsabilités.

à Thomas Charvet

à Michel Baron

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FRANCE 🇫🇷 (Paris) : dans la capitale française, comme dans la plupart des grandes villes européennes, la « coke » coule à flots.

La réalité et le résultat des politiques menées

Quelques dizaines de minutes suffisent pour en prendre commande sur une messagerie cryptée type WhatsApp ou Signal et la faire porter chez soi comme une pizza. En matière de stupéfiants aussi, « l’ubérisation » a révolutionné le marché.

« Un c’est 70, deux c’est 120 ». Le livreur présente quelques boulettes à la jeune femme qui l’a rejoint au bas de son immeuble du très chic VIe arrondissement de Paris. Sous le plastique, de la cocaïne venue tout droit d’Amérique du Sud.

Ce soir, la cliente se contentera d’un seul gramme. Sitôt empochés les 70 euros, Gérard (prénom modifié) enfourche son scooter et file vers sa prochaine livraison.

« C’est comme tous les livreurs à domicile, ceux qui ‘speedent’ avec des courses ou des sushis », s’amuse le jeune dealer, « je reçois des commandes et je tourne dans Paris »

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FRANCE 🇫🇷 OFAST [Dnred Douane – Gendarmerie – Police] : janvier, le mois des bilans

Aviseur international’ ne reprendra pas, cette année, l’ensemble des articles et communiqués de l’ensemble de nos régaliennes et des services de communication de nos différents ministères.

Tous ne pouvant nous informer que d’une progression des saisies qui ne correspond qu’a l’explosion du trafic destiné à satisfaire des consommateurs chaque jour plus nombreux.

Les méthodes et politiques mises en œuvre ne sont pas à la hauteur des enjeux sociétaux du futur puisque seules la prohibition et l’aggravation des sanctions sont retenues pour lutter contre ce fléau.

En 2004, Le député Jean-Luc Warsmann présentait, dans un rapport remis au ministre de l’intérieur, 44 mesures pour améliorer la lutte contre le trafic des stupéfiants. Selon ce rapport il précisait qu’il était nécessaire de renforcer les moyens de lutte en amont sur les routes de la drogue, qu’ il’ faudrait également mutualiser davantage les moyens de lutte entre les pays européens et généraliser les enquêtes sur le patrimoine et les ressources des trafiquants.

Le rapport préconisait également de construire un dispositif de confiscation des avoirs résultants du trafic de stupéfiant en France comme à l’étranger. Enfin, le rapporteur estimait nécessaire de modifier les indicateurs d’activité de la lutte contre le trafic de stupéfiants.

Ça c’était en 2004 et depuis….les lobbyistes des régaliennes n’ont eu qu’une seule idée en tête, assurer aux services des résultats toujours en progression et rendus plus faciles du seul fait de la loi du marché.

Comment lutter efficacement contre les drogues ?

Lors de la session extraordinaire qui s’est tenue du 19 au 21 avril 2016, l’Assemblée générale des Nations unies a acté l’échec de la « guerre contre les drogues ». Conçue pour réduire drastiquement l’offre de stupéfiants, la mobilisation d’importants moyens militaires et policiers n’a en effet pas produit les effets escomptés. On espérait que la contraction de l’offre se traduirait par une hausse des prix et une diminution de la qualité susceptibles de décourager la consommation de drogue. C’est le contraire qui s’est produit : les prix des stupéfiants ont baissé alors même que leur concentration en principes actifs augmentait.

“La mise en œuvre de politiques associant prohibition et répression a produit d’importants dommages collatéraux.”

Le coût de la « guerre contre les drogues » est par ailleurs sans rapport avec la taille du marché concerné : 1 000 milliards de dollars sont dépensés chaque année pour lutter contre le narcotrafic, dont le chiffre d’affaires annuel est estimé à 300 milliards de dollars. La mise en œuvre de politiques associant prohibition et répression a enfin produit d’importants dommages collatéraux allant de la hausse spectaculaire des incarcérations aux États-Unis à l’augmentation rapide des contaminations par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) en Russie et dans les pays d’Europe de l’Est.

Afin de limiter les ravages liés aux stupéfiants, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une nouvelle approche faisant de la préservation de la santé et de la sécurité des individus le principal objectif des politiques de contrôle des drogues. Elle a ainsi rompu avec la « ligne dure » qui s’était progressivement imposée sous l’influence des États-Unis.

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Bonne année 2023 à tous mes lecteurs, en espérant que le bon sens finisse par l’emporter.

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EUROPA 🇪🇺: : detienen red que introducía cocaína en Europa y tenía nexos en Colombia y Venezuela

(EFE).- Una operación entre España y Francia permitió desarticular una organización acusada de introducir cocaína en Europa mediante veleros procedentes de América, con quince detenidos y mil kilos de esta droga incautados, informaron este martes la Policía y la Guardia Civil españolas.

La mayor parte de la cocaína, 740 kilos, fue incautada en diciembre pasado en uno de los veleros que fue abordado en alta mar al noreste de las islas Azores por fuerzas policiales de ambos países embarcadas en un buque de la Armada Española.

El resto fue localizado en un «piso franco» que dos hermanos franceses, que presuntamente lideraban la organización, tenían en el centro de París, según estas fuentes.

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FRANCE 🇨🇵 (DNRED- Surv de la Douane) : les douaniers interceptent 580 kilos de cocaïne au péage de Saugnac-et-Muret

C’est par Sud-ouest que nous apprenons que les douaniers, certainement bien rencardés, ont fait la ‘découverte’ de 580 kilos de cocaïne lundi 12 décembre, en fin d’après-midi, à la barrière de péage de Saugnac-et-Muret, à la frontière des Landes et de la Gironde.

Il y a beaucoup de trafics qui viennent ou vont vers l’Espagne, indiquait récemment Serge Puccetti, directeur interrégional des Douanes de Nouvelle-Aquitaine lors d’une opération de contrôle des flux au péage de Virsac, sur l’A10

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FRANCE 🇫🇷 (Loon-Plage – OFAST) : les douaniers ont trouvé 160 kilos de cannabis, de la cocaïne, de l’héroïne et de la kétamine dans un seul camion

Information Delta FM

Un routier roumain de 32 ans a été arrêté et contrôlé par les douaniers alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour l’Angleterre.

A bord de son camion, les gabelous ont découvert 160 kilos de cannabis, 34 kilos de cocaïne, plusieurs kilos d’héroïne et une grosse quantité de kétamine.

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