NARCO-BUSINESS (Coke en stock, (XIII) : … y’en a encore): des avions, et encore des avions

Et ça continue !!

par morice

On en découvre partout, de ces avions qui ne servent que pour les allers sans retour.

Et parfois, leur découverte, sagement rangé sur le parking d’un aéroport au bord de la jungle colombienne nous fait remonter tout un écheveau. C’est l’exemple du jour, qui nous fait comprendre qu’il y a bien quelqu’un, qui, quelque part, gère le tout et est attentif au moindre détail d’une expédition risquée à bord d’un petit bimoteur traversant l’Atlantique pour rejoindre la côte Ouest de l’Afrique. Une organisation tentaculaire, qui s’est chargée de fournir onze des appareils concernés sous seulement deux noms d’entreprises américaines, travaillant pour le même client vénézuélien. On a du mal à croire qu’il ne puisse s’agir que de simples trafiquants de drogue colombiens et quelques intermédiaires. Et surtout, depuis le début de cette enquête, on a tendance à retomber toujours sur les mêmes : le pilote colombien surpris avec 5,5 tonnes de coke à bord à Mexico a un frère, c’est celui qui atterrit au Sierra Leone avec 800 kgs !

Et tout cela continue allégrement: en décembre 2007, la police vénézuélienne effectue une perquisition dans un appartement. Elle va s’avérer extrêmement juteuse: on va y découvrir tous les principes de fonctionnement des narco-trafiquants. Trois personnes sont interpellées, toutes trois colombiennes : Oscar Mauricio Motta Pinero, Luis Fernandez Sanchez Mejias et Elkin Yeison Sanchez Salamanca, qui sont liés selon elle « aux activités de trafic de drogues narcotiques et de substances psychotropes « … Contre les deux l’état va requérir « selon le code criminel et les infractions visées aux articles 2, 4 et 6, à propos de la la loi organique contre le crime organisé, contre le blanchiment d’argent » l’enfermement immédiat des interpellés. Dans l’appartement, il y a en effet tout ce qu’il faut pour préparer dans le détail une expédition sur la côte Ouest Africaine ! A ce moment là, rappelons-le, Cessna 441 Conquest de Nouadhibou s’est déjà posé depuis huit mois ! Il y a bien un procédé, une méthode, mise en place toujours de la même façon, reposant sur des techniques telles que le transvasement d’essence à bord et l’emploi de téléphones satellitaires. Quant aux appareils sélectionnés, l’un d’entre eux fait l’unanimité chez tous les trafiquants.

 Le Cessna 441 Conquest II est véritablement l’avion type de toute cette histoire.

Le bimoteur a turbines pressurisé (grâce à ses petits hublots, il peut voler au delà de 35 000 pieds, soit 10 000 m) est le maître incontesté du trafic. Les statistiques nous indiquent en effet que les deux modèles Conquest se sont bien vendus dans le monde, le modèle 425 (pressurisé) nettement moins (9 exemplaires seulement en 2009). En novembre de la même année, on comptait 42 Conquest I à vendre sur les 208 encore actifs. Et 37 Conquest II sur les 313 encore en activité. Le modèle II a été construit à 353 unités seulement et a été arrêté en 1986… il y a 24 ans maintenant. Sans oublier la longue liste des avions qui se volent aux Etats-Unis comme ici se volent des voitures…. En voici au total 428 de répertoriés. On notera l’écrasante majorité américaine.. (la France en a 5, et le Venezuela qui en présente 2 seulement dans cette liste !!!).

Historiquement, en prime il a eu son importance, cet appareil. Quand on arrêtera finalement Manuel Noriega, on s’apercevra que le point de départ de son arrestation était cet avion. Le 23 septembre 1985, en effet, dans les marais des Everglades, un trafiquant poursuivi par un hélicoptère Blackhawk des narcotiques US se posait en catastrophe sur un bout de route non terminé, réservoir à sec. Et fuyait dans les marais, abandonnant son Cessna 441 avec à bord une tonne de cocaïne. L’officier de police Ken Kennedy, du Miami’s Drug Enforcement Administration allait rester célèbre sans même avoir arrêté quiconque ce jour-là : c’est lui qui avait été le premier arrivé sur l’appareil qui allait beaucoup « parler ». Il était parti de Bronsville Texas vers la Floride. Lui et son pilote, Tony Aizprua, arrêté des mois après, qui donnera le tout premier témoignage accusant Noriega. Le 3 septembre 91, six ans après la poursuite de son avion, Noriega sera arrêté et emprisonné. Entre temps, il avait touché 320 000 dollars de la CIA. Un autre pilote, le panaméen Floyd Carlton Caceres, fera tomber davantage encore Noriega en avouant être le lien avec le cartel de Medellin.

Dans l’inventaire à la Prévert qu’égrène le juge vénézuélien, on trouve tout l’arsenal nécessaire au trajet transatlantique : « un Garmin GPS modèle 296, avec son propre chargeur un sac de marque Black Garmin, un téléphone satellitaire Global Star avec son chargeur (je vous épargne les numéros de série décrits par le procureur !) ; un téléphone satellite Iridium et son chargeur propre, quatre radios de marque Motorola, modèle FB 200 ; une Radio ICOM (en VHF) modèle de la série ICM88, ont été également trouvés des cartes à l’échelle 1-100.000 (CNG-9, ONC, J25, J24 ONJ, ONLL26 , K-26 ONC, ONC F-27) ces cartes correspondent aux Venezuela, à la Colombie et là l’Amérique Centrale. Des photocopies d’en tête d’aéroports. Des manuels d’approche des pistes d’aéroport pour les villes de Valencia au Venezuela, Roatan au Honduras et de l’aéroport de Conakry en Guinée« . Il y a tout ce qu’il faut… même les avions, qui sont au nombre de trois…. et la citation du prochain objectif. Juste pile entre la Guinée Bissau et La Sierra Leone ! On peut supposer que le terrain réellement visé était plutôt Boké, ou Faranah !

Car aussi les enquêteurs tombent sur des manuels spécifiques du Beechcraft BE-200 Super 200, du Cessna C-441 « Conquest II » (toujours le même !) et d’un Cessna C-208 « Caravan », le nouveau venu des opérations, « trois avions récemment impliqués précédemment dans des trafics de drogue », selon la justice vénézuélienne, ce que confirme rapidement John Grillo, le Directeur de l’office anti-drogue, appelé aussitôt au téléphone. Mais également de la documentation sur les fréquences radio des aéroports en VOR, NDD, l’approche de fréquence radar, pas moins de vingt-trois téléphones cellulaires, deux lignes fixes de téléphone de marque AXESS, deux ordinateurs portables, et deux véhicules à moteur en stationnement dans le parking. Une Chevrolet, modèle Spark, immatriculée MEN-83V et une petite Mazda… immatriculée AFS-36U : on fait visiblement dans la discrétion en voiture chez les trafiquants !

Discrets en ville, ils préparaient consciencieusement le prochain vol, selon le schéma bien rodé maintenant ! Dans les ordinateurs portables saisis, un Modèle HP Pavillon FX 1000 et un Modèle HP Pavilion modèle DV 2000 … les commentaires en mails sur l’achat de l’achat d’un avion de Beech 200 à la Compagnie Pan Americano d’un montant de neuf cent mille dollars U.S (900 000 dollars !), et un autre Beech King Air 300 possédant l’inscription YV1675 (celui montré au début de l’article et saisi par la police). A l’intérieur également, des ordinateurs, « la description des zones d’atterrissage d’aéronefs et celle des aéroport non répertoriés, c’est à dire des « photos des pistes d’atterrissage clandestines » … A l’autre bout, en Afrique, un appareil s’est chargé de faire le repérage ! Toujours cette organisation impeccable ! Dans l’appartement, pas moins de 2 millions de dollars en monnaies diverses (colombienne, vénézuélienne, mexicaine, et diverses devises africaines). Les avions seront saisis, on retrouvera fortuitement la photo du c prise furtivement par un passager de l’aéroport de San Tomé Anzoategui,… sagement parqué derrière des grilles (cf. la photo en tête de l’article), en attente de revente ou de captation par l’armée ou la police vénézuélienne. Sans ce cliché, remarquez, je n’aurais jamais remonté cette filière…

La firme sollicitée par les trafiquants pour acheter leur Beechcraft est très intéressante : c’est une filiale de la Brink’s US, des transporteurs de fonds qui effectuent le trajet régulièrement entre le Vénézuela et les Etats-Unis ! Et qui utilise elle aussi des appareils similaires et de plus gros tels que les Beech 1900. A partir de San Tome, où, visiblement, d’autres avions sont parquésSan Tome, plutôt rustique comme aéroport. Très rustique, même. Un aérodrome où l’on retrouve le petit Let-410UVP TURbolet déjà entrevu à travers du pays pour les dessertes locales. Mais aussi un Cessna 208B YV0147, déjà vu à l’aéroport d’ Hato International Airport de Willemstad à Curaçao, dans les Antilles Néerlandaises.

L’avion qui a dû donner des idées à nos trafiquants.

En fait, San Tome est un endroit idéal… pour trafiquer : l’espace est grand, la tour de contrôle indigente, et les abords de l’aérodrome pas trop bien gardés on suppose avec une telle superficie. On y trouve beaucoup de petits bimoteurs…. ici le YV1340, un Piper PA-31-350 Navajo Chieftain, et le YV1988 un Piper PA-31-310 Navajo B.

Un endroit aussi où il semble y avoir des saisies nombreuses, entreposées sur place : le Cessna 402 visible avait été récupéré sur un aéroport clandestin, situé à à peine 12 miles nautiques de SaoTome ! Le plus gros est très intéressant : c’est le Gulfstream YV-1020 intercepté par les Cessna T-37 de l’armée Colombienne, le 26 septembre 2005 avec deux tonnes de drogue à bord. L’appareil avait été déclaré officiellement « détruit »... !!! Ce ne sont pas les petits bimoteurs qui manquent à San Tome. Ni les machines rares, tel cet étonnnant avion à demi-rentré dans un hangar : c’est la taille au-dessus celui-là.C’est un Grumman G-159, aux allures de petit HS-748, la dernière espèce fabriquée avant le Gulfstream à réaction. Un engin déjà vu en janvier 2005 à.. Opa Locka, en Floride.

Décidément, on y revient toujours : mêmes endroits et mêmes noms !

Celui-là nous intéresse davantage à vrai dire. Voilà qui nous relie à la même équipe que d’habitude, celle dénoncée ici sur plusieurs pages. Le 26 novembre 2006, un Gulfstream II N244DM, est en effet acheté par Sky Way Aircraft, par un dénommé Geoffrey J. Hodgson. Il est à la tête d’ HW Aviation, la firme qui possédait le fameux DC-9 N900SA (celui des 5,5 tonnes de coke de Mexico !) avant de le vendre à SkyWay-Royal Sons. Or ce même Hodgson va acheter avec Anthony Aiello un autre appareil, un Grumman Gulfstream II, le fameux N244DM, qui est ensuit exporté au Venezuela en septembre 2005 avec le N48PA … et capturé en décembre avec 4 tonnes de drogue à bord…. fabriqué en 1968, c’est l’ex-N4PG, N3PG, N7ZX, N8PG, N8PQ. Devenu le 10 mars 1998 « Hi Flite Inc », sous le numéro N244DM, et le 7 avril 2003 sous le registre de « Southport Aviation Inc », un broker de Belton, Misssouri, pour terminer le 17 septembre 2004 chez Anthony C. Aiello et le 07 novembre 2006 chez Sky Way Aircraft inc…

Voilà d’où nous vient cet étrange apparition ! Selon la FFA, l’avion avait comme adresse de propriétaire le 2755 International Dr, West Chicago, Illinois. La même que celle de Ramy El-Batrawi et Adnan Khashoggi, et leur société Genesis Aviation, à qui appartenait le N120NE, le sister-aircraft du N900SA… Tout est imbriqué dans l’histoire : Anthony Aiello et Geoffrey J. Hodgson sont aussi les dirigeants d’une firme de l’Illlinois appelée Scott Aviation… Genesis Aviation est installé à Van Nuys, où se situe un important atelier de refurbishing d’avion, avec peinture à l’appui. L’armée vénézuélienne, en tout cas, est bien présente sur place… à San Tome, enfin quand des événements plus importants ont lieu en tout cas. Comme quand des visiteurs de marque viennent ; lorsque par exemple le président Lula va venir visiter le pays, toute une flotte d’avions brésiliens de VIPs le suit :  l’A319CJ , le B732 et le E190 Legacy 1000

Mieux encore : la fameuse Aircraft Guaranty, toujours la même, avait aussi accordé son « N » à l’avion immatriculé N11ZD. Cela ne vous dit rien ? Oh, ce n’est pas évident et plutôt une histoire que l’on a laissé tomber, encore une. C’est le numéro d’un petit avion que l’on a retrouvé abandonné sur le parking de l’aéroport de Portland Airport le 11 Septembre 2001, un petit Socata Tampico TB-9. Toujours enregistré Aircraft Guaranty, aujourd’hui encore ! Abandonné par un saoudien appelé Khalid Alzeedi, détenant « Zidi Aviation », qui avait transporté cet été là un dénommé Ben Laden dans son avion. Et un autre tout aussi connu appelé Mohammed Atta.

Que faisait Atta à Portland, dans le Maine ??? Atta avait pris le vol 11 d’American Airlines au départ de Boston le 28 août, deux semaines avant que ce vol ne se termine comme on l’a vu !

Khalid Alzeedi vivrait depuis au Maroc. Selon une chaîne de télévision (Channel 5) Khalid Alzeedi était en contact avec deux agents du FBI en août 201, rencontrés dans les suites Hilton…. Alzedi avait acheté son appareil à la société Outlaw Aircraft Sales of Clarksville, Tennessee, près de Nashville. Juste à côté de Fort Campbell, Kentucky, où se trouve l’Army’s 101st Airborne Division. A moins d’un mile de là, Air Scan (regarder la vidéo liée en bas de l’article)… le monde est donc bien plus petit qu’on ne pense… surtout aux USA !

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DOUANE FRANÇAISE: interpellé à Nice avec 3kg de cocaïne dans sa valise, qu’il devait livrer la drogue dans le Var

Les douaniers ont contrôlé mercredi un passager brésilien d’un vol Zurich-Nice.

Résultat: 3 kilos de coke en moins sur le marché !

Source: NICE Matin

 

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FRANCE (Nièvre): important trafic de drogue démantelé par les gendarmes de la communauté de brigades de Cosne-sur-Loire

Après onze mois d’une minutieuse enquête, diligentée par les gendarmes de la communauté de brigades de Cosne-sur-Loire, un important trafic d’héroïne et de cannabis vient d’être démantelé dans le nord du département de la Nièvre.

Cinq gros consommateurs et revendeurs qui alimentaient la région de Cosne-sur-Loire et des communes limitrophes du Cher ont été interpellés tôt, lundi et ce mardi matin, par une trentaine de militaires de la communauté de brigades de Cosne, de la brigade de recherches, du Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie, assistés par une équipe cynophile.

lire: http://www.lejdc.fr/cosne-cours-sur-loire/faits-divers/2017/11/07/un-important-trafic-de-drogue-demantele-dans-le-nord-de-la-nievre_12620105.html

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CELTIC (Douane Francaise): l’ICS (Import Control Systeme) a facilité la saisie de 750 kilos de cocaïne en Guadeloupe

La saisie résulte d’un ciblage, réalisé grâce à l’outil  » import control system  » (ICS), qui perme de mener des analyses de risque automatisées sur les déclarations de transport de marchandises, bien en amont de leur arrivée sur le territoire européen.

Avant l’arrivée d’une marchandise sur le territoire, les opérateurs transmettent aux douanes européennes des déclarations anticipées contenant plusieurs données, dont les noms de l’expéditeur et destinataire, et le type de marchandises. Ces déclarations sont ensuite traitées automatiquement sur la base de critères de sélection, mis en place notamment par le nouveau service d’analyse de risque et de ciblage de la douane française.

La CELTIC (cellule d’études et de lutte contre les trafics illicites par conteneurs)

Le conteneur chargé en riz est dans le collimateur des agents de la CELTIC installée sur le terminal français du port du Havre (Seine-Maritime) qui déclenche alors le contrôle par les douaniers de Guadeloupe sur le port de Jarry!

Le résultat: 33 sacs contenant chacun 20 pains de cocaïne, dissimulés dans 850 sacs de riz.

Pour la suite, c’est l’OCRTIS qui récupère le dossier!

 

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FRANCE (Marseille): un baron de la drogue interpellé avec Gérald Campanella

Gérald Campanella

Les policiers de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) avec leurs collègues de la direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Marseille (Bouches-du-Rhône), ont remonté la piste de Gérald Campanella, considéré comme un des pontes du milieu marseillais et condamné par « itératif défaut » à dix ans de prison.

Au cours des investigations pour le localiser, les policiers de l’OCLCO ont retrouvé la trace d’un certain Omar Z., décrit comme «une relation d’affaires» de Gérald Campanella. Présenté comme un «baron de la drogue» dans les Bouches-du-Rhône, il a été interpellé dans le Var alors qu’il était en cavale.

source: Le POINT – Le Parisien – France 3 région

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EUROPE (Douane): une pénurie de douaniers en vue avec le Brexit

Si la Grande-Bretagne opte pour une séparation complète, les déclarations en douane exploseront. Faut-il craindre, à partir de mars 2019, de longues files de camions devant les ports de la Manche et des kilomètres de poids lourds bloqués à l’entrée du tunnel? Peut-on imaginer des pénuries de denrées périssables en Grande-Bretagne? Les Britanniques commencent à le redouter, en cas de Brexit dur – c’est-à-dire faute d’accord sur futures relations commerciales entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE). «La sortie de l’Union fera exploser, d’environ 50.000 aujourd’hui à 130.000 en 2019, le nombre d’importateurs de …

Plus: http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/10/30/20002-20171030ARTFIG00307-une-penurie-de-douaniers-en-vue-avec-le-brexit.php

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DOUANE FRANÇAISE (BSI d’ Hendaye – Pays basque): des valises de cannabis trouvées dans un pick-up

Les douaniers ont arrêté un Britannique au péage de Biriatou, samedi.

Valeur marchande de la drogue qu’il transportait : 52 200 euros

Il était 8h15, samedi 28 octobre, lorsque les douaniers ont contrôlé un Ford Ranger au péage frontalier de Biriatou. Au volant du pick-up, un ressortissant britannique de 42 ans, transportant quatre valises, dont trois renfermant de l’herbe de cannabis, pour un poids total de 29 kg.

Plus

http://www.sudouest.fr/2017/11/03/pays-basque-des-valises-de-cannabis-trouvees-dans-un-pick-up-3917357-4044.php

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DOUANE FRANÇAISE (Guadeloupe): saisie de 700 kilos de coke dans…un container

Nouvelle saisie importante de drogue par les douaniers en Guadeloupe.

Cette fois, la poudre était cachée …dans un conteneur dissimulés dans 850 sacs de riz, 33 sacs contenant chacun 20 pains de cocaïne. sur le port de Jarry à Baie-Mahaut.

Pas d’arrestation pour l’instant.

Les ciblages de contrôle sont faits selon un système d’analyse de risque automatique à partir des déclarations de transport de marchandises, « bien en amont de leur arrivée sur le territoire européen », expliquent encore les douanes.

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DOUANE FRANÇAISE: la CELTIC (cellule d’études et de lutte contre les trafics illicites par conteneurs)

Lire sur: https://ns55dnred.wordpress.com/2014/10/07/douane-francaise-la-celtic-cellule-detudes-et-de-lutte-contre-les-trafics-illicites-par-conteneurs/

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DOUANE FRANCAISE (BSI des Hauts-de-France): les saisies de cigarettes pour octobre 2017 s’élèvent à 25 tonnes

Les douaniers ont saisi 12,4 tonnes de tabac dans deux camions étrangers circulant sur l’A16, au niveau de Dunkerque, portant à plus de 25 tonnes la quantité de tabac intercepté par les BSI de ce secteur au mois d’octobre 2017.

-Le 4 octobre, 10 tonnes de cigarettes de contrebande dans un conteneur en provenance de Singapour

-Le 10 octobre, 3 tonnes lors d’un contrôle d’une remorque au terminal ferry de Loon-Plage

-Le 19 octobre, dans le chargement d’un camion polonais circulant sur l’A16 dans le sens Belgique-France: 9 tonnes 601 kg de cigarettes

-Le 20 octobre, lors d’un autre contrôle sur l’A16, les douaniers ont saisi cette fois 2.808 kg de cigarettes dans un camion immatriculé en Hongrie

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DNRED (Douane francaise): les autorités portugaises saisissent plus d’une tonne de cocaïne sur renseignement de la DNRED (Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières)

Le navire AGAT (IMO: 8710687, MMSI: 620255000) de type a été construit en 1988 et navigue actuellement sous le pavillon . AGAT affiche une longueur hors tout de 115m et un maître-bau de 19m. Son tonnage est de 7876 tonneaux

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Le 27 octobre, un navire « roulier » transportant plus d’une tonne de cocaïne a été arraisonné par l’armée portugaise dans les eaux internationales. Cette saisie est le fruit d’un important travail de renseignement mené par la douane française, en collaboration avec ses partenaires britanniques et portugais.

Les investigations conduites par les enquêteurs de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) ont permis de déterminer que le navire «AGAT», battant pavillon comorien, transportait très probablement de la cocaïne en provenance d’Amérique latine. Il a donc été décidé de signaler ce navire au Centre international de coordination des enquêtes maritimes en matière de stupéfiants (MAOC-N) situé à Lisbonne.

Pendant deux jours, deux avions et un bâtiment de l’armée portugaise ont été mobilisés pour intercepter le navire alors qu’il s’approchait des côtes européennes.

Dans la perspective de fouilles complexes liées au type et à la taille du navire, la douane française a apporté un soutien technique aux autorités portugaises.

Trois spécialistes de la direction garde-côtes des douanes de Nantes et de la DNRED ont ainsi participé aux opérations.

Au total, 49 sacs contenant 1 138 kg de cocaïne ont été découverts à bord, dissimulés dans un compartiment situé sous le poste de commandement.

PLUS de photos: https://www.flickr.com/photos/douanefrance/38032996742/in/album-72157690047308246/

La coordination des renseignements et des opérations entre la douane française et ses partenaires a été assurée par l’officier de liaison de la douane au MAOC-N.

Cette affaire illustre l’efficacité de la coopération entre les services européens afin de lutter contre les trafics de stupéfiants.

source: douane.gouv.fr

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video:

http://www.tvi24.iol.pt/sociedade/31-10-2017/pj-apreende-mais-de-1-100-quilos-de-cocaina-a-bordo-de-navio

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FRANCE: retour sur le narcotrafic. …et sur Charles Pasqua, le SAC… Etc.Etc.

Audition de M. Ali Bourequat

Le 5 juin 1998, Monsieur Ali Auguste Bourequat a été auditionné en duplex,de son exil américain, par l’Assemblée générale de la Coordination radicale antiprohibitionniste (CORA), réunie à l’Assemblée nationale française.

Nous reproduisons ici la retranscription exacte de cette déposition.

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Thierry Meyssan —  » Bonjour monsieur Bourequat. « 

Ali Bourequat–  » Bonjour monsieur. « 

TM —  » Vous êtes en communication avec le Congrès de la CORA à l’Assemblée nationale à Paris. D’abord, pour que nos auditeurs vous situent, je vais vous demander de confirmer votre identité. Vous êtes bien monsieur Ali Bourequat ? « 

AB–  » Oui. Je suis Ali Auguste Bourequat. « 

TM —  » Vous êtes bien citoyen français. « 

AB–  » Je suis citoyen français de naissance. « 

TM —  » Vous avez été amené à prendre connaissance de secrets qui touchent au trafic des stupéfiants et au rôle de l’État dans ce trafic. Et, à la suite de cela, monsieur, vous avez estimé que votre vie, ainsi que celle de madame Jacqueline Hémard (1), étaient en danger en France et vous avez obtenu l’asile politique aux États-Unis, ceux-ci ayant considéré que votre vie était effectivement en danger en France. C’est cela ? « 

AB–  » C’est exact. Alors, pour mettre les choses au point. J’ai été kidnappé avec mes deux frères au Maroc et séquestré pendant dix-huit ans sans droit ni titre, sans jugement et sans accusation. Nous avons été libérés après dix-huit ans et demi d’incarcération dans le camp de la mort de Tazmamart à la suite d’une pression directe du président américain sur le roi du Maroc et nous avons été rapatriés en France, trois jours après notre libération (2). Au cours de notre détention, nous avons passé les premières années dans différentes prisons secrètes. Dans la première, où nous avons séjourné deux années, nous avons été incarcérés avec trois des quatre truands qui étaient membres des services secrets français et qui avaient participé à l’enlèvement et à la liquidation du leader de gauche marocain Mehdi Ben Barka (3). Et c’est par ces gens-là que j’ai eu tout un tas de renseignements sur l’implication directe du roi du Maroc avec les autorités françaises. Et cela touchait les plus hautes autorités françaises du fait que la drogue était transportée dans des avions militaires et atterrissaient dans les deux importantes bases militaires d’Évreux et de Tours. Alors, à la suite de cela, arrivé en France, j’ai commencé une enquête pour reconfirmer avec les contacts qui m’avaient été donnés. Et je suis tombé sur le réseau Hémard, qui est Pernod-Ricard (4) en réalité. « 

TM —  » La famille Hémard est l’une des familles propriétaires de la société Pernod-Ricard ? « 

AB–  » Ils sont actionnaires parce que Ricard a absorbé Pernod. Je ne sais pas dans quelles années parce que je n’étais pas là. Et, Pernod fait partie du groupe maintenant Pernod-Ricard qui est une grosse boîte et la famille Hémard est une des parties prenantes de cette affaire. Mais avant, c’était Pernod simplement. Et, d’après monsieur Boucheseiche (5), qui était au service du SAC (6) pendant un certain temps, les laboratoires de transformation de cocaïne qui ont été installés au Maroc , il y en avait un à Tanger et un à Agadir. Le premier avait été installé à Tanger en 1962 et, un peu plus tard, a été installé celui d’Agadir. Et, ceux qui ont supervisé cette installation, ça a été les éléments de Pernod-Ricard. Et c’est comme ça que j’ai eu les noms d’Hémard. J’ai eu le nom de Charles Pasqua (7) et le nom de celui qui était dans la Main Rouge au Maroc -comment il s’appelle ? C’était un Corse : Joréduc. « 

TM —  » La Main Rouge, c’était un service secret… « 

AB–  » La Main Rouge -8-, c’est un organisme anti-terroriste, comme ils appelaient ça du temps du protectorat au Maroc. Et c’est eux qui avaient liquidé le libéral Lemaigre-Dubreuil (9). Mais cette Main Rouge agissait ouvertement avec la police française. « 

TM —  » À partir de quel moment, monsieur, avez-vous été en lien avec madame Jacqueline Hémard ? « 

AB–  » Quand j’ai découvert la piste, je n’ai découvert que les héritiers d’Hémard. J’ai pu prendre contact avec Éric Hémard qui est le propriétaire d’une petite usine de plastique à Maisons-Alfort qui lui a été donnée par son père. Cette usine a toujours été un paravent parce que c’était le paravent de la prostitution de la grande banlieue. Et c’est comme ça que j’ai connu madame Hémard. Quand j’ai connu madame Hémard, elle avait quelque chose à dire et elle avait très peur. Alors on s’était donné rendez-vous en Grèce et c’est là qu’elle m’a raconté comment son mari touchait de l’argent –comme ses frères– par la mère qui les réunissait une fois par an après avoir reçu ces Italiens de Naples, qui venaient la voir régulièrement. Ils recevaient 100 millions de francs anciens, c’est-à-dire 100 000 dollars chacun, qu’elle leur donnait en argent liquide. Ils se réunissaient l’été, en Suisse à l’hôtel Richemond où ils avaient un des beaux-frères qui a aussi une société paravent et qui fait des affaires avec l’Afrique, mais ce sont des affaires qui n’existent pas, c’est toujours une société paravent, et c’est lui le passeur de fonds en Suisse. Et, tous les mois d’août, ils tiennent une réunion de famille pour faire les comptes des transferts qu’ils ont là-bas. Et madame Françoise Hémard (10) entretient et contrôle un compte –je ne sais pas, il y a quelques milliards– à l’Union des Banques Suisses à Genève. Et tous, ils ont un compte là-bas, tous les héritiers Hémard. « 

TM —  » Qu’est-ce qui vous a fait croire, monsieur, une fois que vous aviez ces informations, que votre vie était en danger en France ? « 

AB–  » J’ai été menacé dans la rue quand je suis sorti de l’hôpital la première fois. La deuxième fois, j’ai été menacé sur les Champs-Élysées. Au cours d’une conférence de presse de notre avocat, le représentant du Journal Le Monde en a fait état publiquement et j’ai été convoqué par le commissaire Sabatier, qui était le chef de l’UAT, l’unité anti-terrorisme et à qui j’ai fait le rapport de ce qui m’est arrivé et les menaces dont j’ai été victime. Monsieur Sabatier m’avait donné des coordonnées à appeler au cas où j’aurais été encore menacé. Ce qui s’est passé. J’ai appelé monsieur Sabatier, il n’y a eu aucune réponse. J’ai été attaqué chez moi par un élément qui est le garde du corps du fils Hémard, j’ai appelé la police. J’ai été au commissariat. J’ai signé une main courante –c’est tout ce qu’on a fait– mais les menaces ont continué jusqu’après la conférence que nous avons eue à Stockholm, avec Amnesty International, quand je suis revenu. Pendant cette époque-là, quand j’étais à la conférence, madame Hémard avait déjà quitté son domicile et s’était réfugiée chez moi, avec sa sœur. Et, elle a été menacée, rue Lalo par trois personnes, qui se sont présentées au nom de la DST française, et qui lui ont dit qu’ils allaient lui faire son affaire. Elle a pris son enfant, elle a quitté la France, elle est partie en Belgique, et, de Bruxelles, elle a pris l’avion, elle s’est réfugiée aux États-Unis. Moi, j’ai eu le même problème en rentrant de Stockholm. J’ai été abordé par ces éléments-là de la DST. Et ils ne se sont pas cachés de me dire qu’ils étaient de la DST et que c’était dans mon intérêt de fermer ma gueule. Le commissaire Sabatier n’avait pas répondu à mes appels de détresse, comme monsieur Pasqua, ministre de l’Intérieur qui avait été saisi par lettre par mes avocats, ainsi que le président de la République et que tout cela était resté lettre morte, je n’avais plus qu’une issue, c’était de partir. Entre-temps, durant mon séjour à Paris, monsieur Hémard s’est permis de me menacer directement par téléphone. Tous ces enregistrements, je les ai fournis aux autorités américaines. Et il ne se cachait pas de me dire que sa mère avait parlé avec Pasqua et avec Borderie et qu’ils allaient me liquider et qu’ils allaient me faire mon affaire avec sa femme. « 

TM —  » Monsieur Bourequat, nous avons eu connaissance de votre déposition et de celle de madame Hémard devant la justice américaine. Dépositions à la suite desquelles vous avez obtenu l’asile politique (11). « 

AB–  » Oui. « 

TM —  » Dans ces dépositions, vous accusez nommément une personnalité française de préparer votre élimination. « 

AB–  » Exactement. « 

TM —  » Pouvez-vous nous répéter très précisément quelle a été votre déposition devant la justice américaine ? « 

AB–  » Je ne peux pas vous le dire. « 

TM —  » Pouvez-vous nous dire son contenu tout au moins. « 

AB–  » Le contenu, ça a été que j’ai été menacé par ces gens-là et par une autorité officielle française. « 

TM —  » Quelle est cette autorité monsieur ? « 

AB–  » Cette autorité, c’est la DST. « 

TM —  » Vous aviez donné le nom d’une personnalité gouvernementale française dans votre déposition. Est-ce que vous pouvez nous la répéter ? « 

AB–  » Cette autorité, c’est monsieur Charles Pasqua, ministre de l’Intérieur à l’époque. « 

TM —  » Votre déclaration a été jugée recevable par la justice américaine et les autorités spécialisées, le DEA, ont considéré que l’ensemble de votre témoignage était corroboré et vous avez donc obtenu l’asile politique aux États-Unis. Ce qui a conduit les États-Unis à considérer que, dès lors, la France n’est plus une démocratie mais un régime dont il convient de protéger certains ressortissants. « 

AB–  » Oui. Il y en a plusieurs qui sont dans le même cas. Je ne suis pas le seul. Il y a actuellement cinq personnes qui sont réfugiées aux États-Unis, qui ont été menacées et il y a même des juges qui ont directement menacé ces personnes. Il y a eu même une action directe sur le sol américain par un consul français pour l’enlèvement d’une fillette. « 

TM —  » Lorsque nous avons eu connaissance de votre déposition, c’était il y a deux ans je crois, nous avons joint le cabinet de monsieur Pasqua pour lui demander sa version des faits. Nous n’avons pas eu monsieur Pasqua lui-même mais ses collaborateurs qui ont totalement démenti vos allégations. Alors, … « 

AB–  » Bien sûr ils vont les démentir. Monsieur Pasqua ne va pas vous dire ce qu’il a été faire au Maroc avec cinquante-neuf sénateurs. Il ne va certainement pas vous dire ça monsieur Pasqua. Monsieur Pasqua ne vous dira certainement pas quelles sont ses relations avec le roi du Maroc et cela depuis longtemps. Il ne vous le dira certainement pas. Monsieur Pasqua ne vous dira pas qu’est-ce que sont devenus les éléments du SAC dont une partie ont organisé une police privée chez Pernod-Ricard et une autre partie ont créé une société de protection qu’ils appellent une société de gardes du corps et ils agissent pour la liquidation des gens. Moi j’ai une preuve que la famille Hémard a proposé la liquidation de quelqu’un pour 12 000 francs. Et ça par l’intermédiaire de la police qu’ils ont, une police privée, qui a été organisée par monsieur Pasqua au sein de Pernod-Ricard. Ça de toute façon, c’est très connu. Bien sûr ils ne vont pas reconnaître ces faits-là, bien sûr la France ne va pas reconnaître qu’elle nous a persécutés. Jusqu’à présent mes frères sont persécutés. Monsieur Alain Juppé (12) a fait un référé pour nous expulser des appartements qui ont été mis à notre disposition quand nous avons été libérés. Mais moi j’avais déjà quitté. Comment se fait-il que tout Premier ministre qu’il est, il me poursuit en justice pour m’expulser d’un appartement que je n’occupe pas alors que j’étais depuis un an déjà aux États-Unis ? Et maintenant c’est mes frères qui sont persécutés par l’actuel gouvernement par l’intermédiaire de quoi… on a mis la société PSR, qui est la société de Paris Services Réservations (13) qui appartient à madame Ménage. On sait qui est madame Ménage, on sait qui est monsieur Ménage (14). « 

TM —  » Pardon, monsieur Bourequat… « 

AB–  » On persécute mes frères. Alors toutes ces persécutions, c’est quoi, c’est ça l’État de droit ? Tout cela, parce que… , pourquoi ? Nous sommes des Arabes ? « 

TM —  » Monsieur Bourequat…Pardon… « 

AB–  » Je l’ai dit moi. Je l’ai écrit au président de la République. Je lui ai dit, je suis persécuté pourquoi ? Parce que je ne suis pas fils de Marie, je suis fils de Fatima ? « 

TM —  » Monsieur Bourequat, un instant s’il vous plaît.  » AB–  » Oui… « 

TM —  » Nous avons bien entendu votre déposition et les accusations que vous portez. Est-ce que vous avez essayé d’interpréter les éléments que vous rapportez et est-ce que vous avez, à vos yeux, trouvé un sens politique, organisationnel à ces liens qui existent entre certains responsables politiques français et l’État du Maroc ? Comment envisagez-vous ces liens politiques ? « 

AB–  » D’abord, il y a des intérêts privés, comme les intérêts de monsieur Giscard d’Estaing (15). Monsieur Giscard d’Estaing et sa famille ont des intérêts énormes au Maroc. Il y a Maroc Phosphore, il y a Maroc Chimie. Ce sont deux importantes sociétés de transformation de phosphate dans lesquelles monsieur Giscard d’Estaing et son frère ont des intérêts énormes. Bon, à part cela. Monsieur Giscard d’Estaing était propriétaire d’un grand domaine qui était mitoyen de celui du roi dans le Ouled Dzaim, dans cette région où il y a de grandes propriétés agricoles, c’est dans cette même région que monsieur Chirac (16) est propriétaire d’une propriété que le roi lui a offerte après son élection (17). « 

TM —  » Vous confirmez cet élément ? « 

AB–  » Oui, je le confirme et c’est la propriété de son frère, le prince Moulay Abdel Allah, il a séquestré cette propriété à ses héritiers et il l’a offerte à monsieur Chirac. D’autre part avant d’être président de la République, monsieur Chirac avait une villa qui était mitoyenne du palais d’été de Shkirat à Rabat. « 

TM —  » Bien… Monsieur Bourequat… « 

AB–  » Et ça, c’est confirmé. Beaucoup de gens l’ont vu là-bas. On a même contacté des gens qui ont travaillé là-bas, qui ont servi monsieur Chirac dans plusieurs de ses déplacements et dans plusieurs de ses séjours. Alors, ce ne sont pas des choses qu’on a dit, ou des choses… Moi je n’étais pas là de toute façon. Moi, je ne suis né que le 30 décembre 1991 et ces renseignements m’ont été donnés. Les gens ne vont pas mentir à ce point-là. Et puis, de toute façon, la position du gouvernement français le prouve. Pourquoi le gouvernement français nous persécute ? Pourquoi le gouvernement français nous a ignorés pendant dix-huit ans et ensuite il nous persécute si ce n’était pas à la demande du roi du Maroc. Mais nous sommes citoyens français. « 

TM —  » Monsieur Bourequat, un instant s’il vous plaît… « 

AB–  » Pourquoi la France nous ignore ? C’est une honte pour un pays de droits comme la France qui a été le berceau des droits de l’homme de persécuter ses citoyens. Pourquoi ? C’est de la discrimination raciale. « 

TM —  » Monsieur Bourequat nous comprenons très bien votre douleur pour qu’elle ait pu justifier votre expatriation et nous entendons bien vos accusations même si, ici donc, les personnes mises en cause ont globalement démenti sans pour autant apporter quelque explication que ce soit à vos allégations et nous savons bien entendu également que la justice américaine a elle considéré que les éléments que vous apportiez étaient corroborés à ses yeux, suffisamment tout au moins, pour vous accorder, à vous et à madame Hémard, l’asile politique. Nous vous remercions de cet entretien. « 

AB–  » Elle n’est plus madame Hémard, elle est madame Bourequat actuellement. « 

TM —  » Félicitations monsieur. « 

AB–  » Merci. Et ce que je voudrais demander à l’Europe, c’est que l’Europe prenne en considération… parce que ce problème de drogue, il n’y a pas une volonté européenne… « 

TM —  » Monsieur Bourequat, vous avez jeté un grand trouble dans cette salle, vous imaginez. Nous allons discuter de cela. Laissez-nous digérer un petit peu votre intervention et nous n’hésiterons pas à vous rappeler si nécessaire. Merci de cette intervention. « 

AB–  » Je vous en prie. « 

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– 1 Jacqueline Pile, alors épouse d’Éric Hémard.

– 2 Cf. Dix-huit ans de solitude : Tazmamart, par Ali Bourequat, éd. Laffon, 1993.

– 3 El-Mehdi Ben Barka (1920-1965) : Homme politique marocain, secrétaire général de l’Union des forces populaires (UNFP). Exilé, condamné à mort par contumace, il fut enlevé à Paris, en octobre 1965, par des agents des services secrets marocains et leurs complices français, et disparut.

– 4 Pernod-Ricard. Société de holding, leader mondial des produits anisés et des préparations de fruits. Capitalisation boursière : 17, 26 milliards de francs. Chiffre d’affaires consolidé (1996) : 16,81 milliards de francs.

– 5 Georges Boucheseiche fut membre de la section française de la Gestapo pendant l’Occupation nazie, ultérieurement recruté par les réseaux gaullistes de Jacques Foccart, il participa aux enlèvements du colonel Argoud et de Mehdi Ben Barka. Il fut arrêté au Maroc par le colonel Ahmed Dlimi et placé au secret à Tazmamart, en 1972, après l’élimination du général Oufkir.

– 6 SAC (Service d’action civique) : police secrète, créée en marge du parti gaulliste, pour lutter contre le terrorisme des partisans de l’Algérie française. Le SAC a été dissous par ordonnance prise en Conseil des ministres, le 3 août 1982, après la tuerie d’Auriol.

– 7 Charles Pasqua. Homme politique français. Il travailla pour la société Ricard (1952-67) dont il fut notamment directeur des ventes et de l’exportation. Sur le plan politique, il fut entre autres vice-président du SAC (1965-69), et ministre de l’Intérieur (1986-88 et 1993-95).

– 8 La Main Rouge était un escadron de la mort, créé par les services secrets français, en 1952, sous l’autorité du colonel Marcel-André Mercier, pour éliminer le terrorisme au Maghreb, qu’il soit indépendantiste ou colonialiste. Elle s’illustra d’abord en Tunisie, puis au Maroc et en Algérie. Elle n’hésita pas à poursuivre ses cibles en Belgique, Allemagne, Italie, Suisse, et aux Pays-Bas. On lui prête plus de trois cents meurtres. Elle était liée aux services  » stay behind  » de l’OTAN.

– 9 Jacques Lemaigre-Dubreuil, époux de Simone Lesieur, héritière des huiles Lesieur. Il fut, à la fin des années trente, l’un des financiers du CSAR, un puissant complot d’extrême droite connu sous le nom de  » La Cagoule « . Pendant la seconde guerre mondiale, il développa son entreprise en négociant avec les deux camps. Dans les années cinquante, il évolua vers la droite libérale. Propriétaire de Maroc-Presse, il fut assassiné par la Main Rouge, le 11 juin 1955, probablement sur ordre du président du Conseil, Edgar Faure.

– 10 Françoise Sanson, veuve de Jean Hémard, est actuellement administratrice de la holding Pernod-Ricard.

– 11 C’est après avoir rencontré le président Carter et avoir déposé devant la Commission des droits de l’homme du Congrès des États-Unis, qu’Ali Bourequat a obtenu l’asile politique avec le soutien de la DEA et du Département d’État.

– 12 Alain Juppé : Homme politique français. Il a accompli toute sa carrière dans l’ombre de Jacques Chirac. Il fut notamment Premier ministre (1995-97) et président du parti gaulliste, le RPR.

– 13 Paris Services Réservation (PSR).

– 14 Gilles Ménage. Homme politique français. Il fut notamment directeur de cabinet du président Mitterrand (1988-95).

– 15 Valéry Giscard d’Estaing. Homme politique français. Il fut notamment président de la République (1974-81).

– 16 Jacques Chirac. Homme politique français. Il fut notamment président du parti néo-gaulliste, le RPR (1976-94), Premier ministre (1974-76), président de la République (depuis 1995). – 17 Cf. Le Canard enchaîné du 31 janvier 1996.

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NOUVELLES CALÉDONIES: les douaniers trouvent 578 kilos de cocaïne sur un voilier

Le bâtiment de la marine nationale B2M d’Entrecasteaux a procédé à l’interception d’un voilier, l’Amira Najia, le 20 octobre. Ramené à quai à Nouméa, les douaniers y ont découvert 507 paquets pour un poids total de 578 kilogrammes de cocaïne. Un Hollandais, un Polonais et un Péruvien ont été arrêtés.

Source: Parquet de Nouméa

FRANCE: bras de fer entre le trafiquant de drogue présumé et les gendarmes

ON EST DES CHAMPIONS!

C’est une affaire pleine de rebondissements qui n’en finit pas d’empoisonner la justice et la gendarmerie. En juin 2016, Mohamed Hideur est condamné en appel à Paris à 12 ans de prison pour trafic de drogue, une peine similaire à celle obtenue deux ans plus tôt en première instance.

Or, le 21 juin dernier, la cour de cassation a annulé l’arrêt de la cour d’appel de Paris.

Une décision rarissime.

La Cour d’appel doit examiner mercredi matin la demande de remise en liberté du trafiquant présumé de 44 ans. Même s’il reste en prison, l’homme de 44 ans devra être rejugé une troisième fois.

LIRE la suite

http://m.leparisien.fr/faits-divers/bras-de-fer-entre-le-trafiquant-de-drogue-et-les-gendarmes-24-10-2017-7352589.php

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BRÉSIL (port de Santos): à la suite de renseignements transmis par la DNRED (Douane Française), la Police fédérale brésilienne intercepte un chargement de 936 kilos de cocaïne qui devait partir en France

Sur renseignements de la DNRED, la Police fédérale a saisi 936 kilos de cocaïne qui se trouvaient déjà à bord d’un porte-conteneur encore dans le port de Santos (État de Sao Paulo).

Les deux containers lestés étaient chargés avec de la pâte de cellulose.

La saisie a été rendue possible grâce à la coopération douanière entre le Brésil et la DNRED (Douane Française).

 

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FRANCE (HYÈRES): 42 kilos de cannabis découverts et saisis par la police dans une serre de fruits et légumes

Drôle de découverte en fin de semaine dernière dans le quartier Macany à Hyères pour la brigade de sûreté urbaine de la ville.

Généralement réservée aux cultures de fruits et légumes locaux, une des serres du secteur avait pour finalité une production beaucoup plus lucrative et rapide.

Lire la suite

http://www.varmatin.com/faits-divers/42-kilos-de-cannabis-decouverts-et-saisis-par-la-police-dans-une-serre-de-fruits-et-legumes-177774

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MARSEILLE (France): le rappeur Jul placé en garde à vue pour avoir consommé du hachis

Le rappeur Jul a été placé en garde à vue dimanche soir à Marseille après avoir été intercepté en excès de vitesse sur l’autoroute sous l’emprise de stupéfiants, indiquent à 20 Minutes des sources policières, confirmant une information de La Provence.

Plus:

http://www.20minutes.fr/faits_divers/2156171-20171023-marseille-rappeur-jul-place-garde-vue

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FRANCE (Bordeaux): histoire de poudre blanche, de magie noire et de connerie humaine

Persuadés d’être invisibles, ils acheminaient de la cocaïne de la Guyane

Des passeurs qui multiplient les trajets entre la Guyane et la métropole pour transporter, après les avoir ingurgitées, des boulettes de cocaïne, jusque là, c’est du grand classique! Mais où l’on touche à la connerie humaine, c’est quand ces braves mules affirment avoir un truc imparable: elles sont invisibles.

Même les douaniers n’ y peuvent rien!

Impossible de repérer leur silhouette et l’intérieur de leur corps est tout simplement indétectable.

Pas de bol, les mules avaient oubliés une sacoche avec 10 000 euros, elle, bien visible et se sont fait serrées!

Nos quatre mules comparaissent en personne à Bordeaux pour un jugement aux yeux de tout le monde!

 

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DOUANE FRANÇAISE (La Rochelle): la saisie de cannabis dans un camion du Maroc sur l’autoroute A 10

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MAROC (argent du haschich): Rabat rappelle son ambassadeur en Algérie

 Rabat – Le Maroc a annoncé samedi avoir décidé du rappel pour consultation de son ambassadeur à Alger, en réaction à des déclarations du ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, accusant des entreprises marocaines de « blanchir l’argent du haschich » en Afrique.

Qualifiant dans un communiqué les déclarations de M. Messahel de « gravissimes« , le ministère marocain des Affaires étrangères a également indiqué avoir convoqué vendredi soir le chargé d’affaires de l’ambassade d’Algérie pour lui faire part du « caractère irresponsable, voire enfantin » des propos visés.

LA VIDEO:

 Lire l’article:

http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/maroc-et-argent-du-haschich-rabat-rappelle-son-ambassadeur-en-algerie_1954511.html

PLUS:

Côté marocain, le site le 360 parle d’une «sortie stupéfiante» et rapporte les termes du communiqué du ministère des Affaires étrangères du Maroc. Ce dernier condamne des «déclarations gravissimes», le caractère «irresponsable», «enfantin» des propos du ministre algérien. Le site marocain, proche du pouvoir chérifien, n’a pas de mots assez durs pour fustiger les responsables algériens.

http://geopolis.francetvinfo.fr/les-banques-du-maroc-accusees-par-l-algerie-de-blanchir-l-argent-de-la-drogue-165315

Rabat réagit aux déclarations de Messahel sur le Maroc et l’argent du haschich

LIRE: http://www.rfi.fr/afrique/20171021-rabat-reagit-declarations-messahel-le-maroc-argent-haschich

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ALGÉRIE: pour Abdelkader Messahel, les banques marocaines blanchissent l’argent du hachis et RAM ne transporte pas que des passagers…

Quelle mouche a piqué le ministre des Affaires étrangères Abdelkader Messahel, pour qu’il charge aussi violemment le voisin Marocain, l’accusant tout bonnement de blanchir l’argent du haschisch ?

Cette hallucinante et grave accusation, le chef de la diplomatie algérienne, l’a tenu ce vendredi 20 octobre, devant les chefs d’entreprises qui étaient réunis à l’université d’été du FCE, qui se tient à la Safex (Alger).

Abdelkader Messahel, qui avait décidément gros sur le cœur, a également attaqué Royal air Maroc précisant que cette compagnie aérienne, ne transportait pas que des passagers, sous entendu qu’elle servait de livreur de drogue en Afrique.

Source: Le Matin d’Algérie

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