AVISEUR INTERNATIONAL

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED) : retour sur l’opération « Gisèle » et les stratagèmes douaniers

En préalable, avant de lire cet article, j’ai fait un tweet au Procureur Jacques Dallest, juge d’instruction à l’époque des faits

Je viens de relire le dossier « Gisèle » … abordé par Philippe Bordes dans « Enquête aux frontières de la loi ». Quelle différence entre les écrits de toutes sortes et la réalité! Une vérité judiciaire dérangeante.

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Le journal « Le Monde » du 7 octobre 1992 faisait paraitre cet article sous le titre:

Au tribunal correctionnel de Lyon – Le dérapage douanier de l' » Opération Gisèle « 

Le procès des cinq trafiquants britanniques

Ce PV-là est, à première vue, un modèle de PV, serein, précis, exhaustif :  » Ce jour, mercredi 6 juin 1990, (…) en service de contrôle de véhicules, place Carnot, à Lyon-2, à 5 h 20, heure légale, nous faisons les signaux réglementaires d’arrêt à l’adresse d’un camping-car immatriculé G 942 BLB, en vertu de l’article 61 du code des douanes. Ce véhicule sort du passage sous la gare de Perrache…  » La routine, qui transpire entre chaque ligne du prologue, est bientôt relayée par un hasard absolument munificent. Dans le camping-car en question, les chanceux gabelous  » tombent  » sur pas moins de 1 058 kg de résine de cannabis et interpellent, dans la foulée, cinq ressortissants britanniques : les deux occupants du véhicule, Alan Morgan, trente-cinq ans, et Michael Cook, quarante-deux ans, mais aussi, à leur hôtel lyonnais, James O’Dea, quarante-cinq ans, Terence Stuart, cinquante ans, et un simple comparse, Jeffrey Thurgood, trente et un ans.

L’affaire des Britanniques de Perrache, parmi lesquels trois sérieux récidivistes, est joliment bouclée.Effet d’annonce, choc des photos, poids des statistiques, félicitations, congratulations…  » Ce PV est un faux ! « , clament pourtant aujourd’hui, chacun à sa manière, les huit avocats des accusés. (comme ils avaient raison!)De fait, un  » flag  » de rêve peut cacher une opération d’infiltration poussée… à l’extrême.

Comme M. Jacques Dallest, juge d’instruction à Lyon, n’avait pas tardé à le découvrir en prenant en charge le dossier, la prise réalisée par les douaniers en uniforme n’était que l’ultime phase d’une enquête rapprochée, qualifiée d' » occulte  » par les avocats,  principalement menée par l’échelon de Lyon de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) sous le nom de code d' » Opération Gisèle « .

Bien plus qu’une  » livraison surveillée « , légalisée depuis longtemps, il s’agit d’une  » livraison contrôlée « , et même  » encadrée « , dans laquelle Jean-Pierre Cazé, contrôleur divisionnaire à l’antenne lyonnaise de la DNRED, a joué un rôle de premier plan. Et ambigu…

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N’étant pas abonné, je ne peux que vous dire qu’ayant été le transporteur maritime de cette opération, la relecture des écrits concernant les exploits douaniers de cette époque m’étonne encore.

C’est ce Motor Yacht qui a transporté 1 tonne  285 de cannabis (1 tonne 255 de savonettes et 30 kilos de pollen), chargée au large de l’île de Perejil dans le détroit de Gibraltar.

Ce Motor Yacht avait été rebaptisé en « Tancrède », immatriculé à Toulon par la fourniture d’un livret de francisation délivré par la DNRED

Motor Yacht Windarra

Enregistré à Gibraltar 🇬🇧 – Propriétaire Rio Plata Ltd, compagnie off-shore de Marc Fievet, financé par Marc Fievet et les opérations de la DNRED

A réalisé le transport pour l’échelon DNRED de Lyon d’une tonne 285 de cannabis du Maroc à Port la Nouvelle (Saisie fortuite place Belcourt à Lyon d’une tonne) – Opération d’achat-transport réalisée par Jean Pierre Cazet et Michel Ribatet.

Il manquait donc plus de 200 kilos de cannabis lors de la spectaculaire saisie…Mais, ouf, tout baigne puisque l’ on ne revient pas sur la chose jugée!

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FRANCE 🇫🇷 (Marseille) : près de 250 policiers mobilisés pour mener a bien une opération dans la cité de la Savine au nord de la ville

Des enquêteurs de l’OFAST, le RAID, des CRS… 250 policiers au total ont démantelé un vaste réseau de trafic de haschich, d’herbe de cannabis et de cocaïne dans la cité de la Savine à Marseille, dans le 15ème arrondissement.

Au total 19  personnes interpellées et placées en garde à vue, tous les lieux de stockage découverts. En plus des 450 kilos de cannabis , 258.100 euros ont été saisis ainsi que 235 grammes de cocaïne et un fusil à pompe.

Cette opération est le fruit de plus d’un an d’investigation et de surveillance.A Marseille de nombreux quartiers sont gangrenés par le trafic de drogue. Les réseaux se professionnalisent et deviennent plus violents, selon des spécialistes de criminologie.  D’après les derniers chiffres policiers, la ville compterait 156 « plans stups », c’est  à dire des points de deal.

Certains accueilleraient jusqu’à 2.000 clients par jour.

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QUID des consommateurs ?

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FRANCE 🇫🇷 (trafic de drogues) : le trafic irrigue la quasi-totalité de la délinquance et utilise aujourd’hui tous les réseaux sociaux

Lu dans FIGAROVOX/TRIBUNE 

EXTRAIT

Pour le délégué général de l’IPJ (Institut pour la Justice), Pierre-Marie Sève, la lutte contre le trafic de drogue est essentielle pour endiguer la montée de la délinquance, mais en venir à bout, nécessitera la mise en place de moyens colossaux.

Le trafic de drogue est également le financeur de phénomènes bien plus graves comme l’achat d’armes de guerre mais surtout le terrorisme.

La drogue irrigue la quasi-totalité de la délinquance et en constitue véritablement le système vasculaire.
Estimé à 3 ou 4 milliards d’euros et net d’impôts, le trafic de drogue fait vivre des dizaines de milliers de personnes dans toute la France et est en constante expansion.

Michel Aubouin, haut-fonctionnaire et préfet, a publié un livre «40 ans dans les cités» dans lequel il décortique le processus d’autonomisation des cités. Il annonce notamment que si un jour le gouvernement décidait de lutter contre le trafic de drogue, les cités pourraient entrer dans un mode insurrectionnel et «alors la France pourra trembler, car il ne s’agira plus d’opérations de maintien de l’ordre classiques mais d’opérations de guerre exigeant des moyens dont nous ne sommes pas sûrs de disposer».

Le ministre de l’Intérieur est prévenu, la guerre contre la drogue nécessitera de prendre des moyens encore jamais vus.

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ETATS-UNIS 🇺🇸 (aéro-narcotrafic) : « Wright Brothers Aircraft Title Inc. » et « Aircraft Guaranty Corporation » ont immatriculés plus de 2 000 avions dans plus de 160 pays différents

Peu importe qui est impliqué dans l’achat d’un aéronef par l’intermédiaire d’un fiduciaire, la FAA considère le fiduciaire comme le propriétaire de l’aéronef.

Le propriétaire est donc responsable de la conformité réglementaire. La responsabilité des propriétaires-fiduciaires en matière de conformité réglementaire n’est pas nouvelle; la FAA a souligné cela dans une clarification de politique en 2013, décrivant clairement ce qu’elle attend des propriétaires d’aéronefs qui sont également des fiduciaires aux fins d’aider un citoyen non américain à acheter un avion et à l’immatriculer aux États-Unis.

«La FAA ne considère pas le statut du fiduciaire en tant que propriétaire de l’avion en vertu d’un accord de fiducie comme ayant un effet différent sur ses responsabilités en matière de conformité réglementaire par rapport aux autres propriétaires d’un avion immatriculé aux États-Unis», a écrit l’agence. «La FAA a déterminé qu’il n’y a rien d’inhérent au statut de propriétaire fiduciaire d’un aéronef immatriculé aux États-Unis qui affecterait ou limiterait ses responsabilités en matière de conformité aux lois et réglementations applicables. La FAA n’a connaissance d’aucune raison de traiter un type de propriétaire – comme un fiduciaire sous une fiducie non citoyenne – différemment de tout autre propriétaire d’un aéronef civil inscrit au registre américain lorsqu’elle examine les questions de conformité réglementaire. »

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Debbie Mercer-Erwin

L’acte d’accusation contre « Wright Brothers Aircraft Title Inc. » et « Aircraft Guaranty Corporation » a précisé:

Premièrement, les défendeurs enfreignent les règlements de la FAA et du Département du commerce concernant l’immatriculation des aéronefs aux États-Unis, tout en dissimulant la véritable propriété et l’exportation de l’avion. Deuxièmement, lorsque les forces de l’ordre saisissent un aéronef immatriculé chargé de stupéfiants, les défendeurs se désinscrivent ou transfèrent autrement la propriété de l’aéronef.

Enfin, les défendeurs ont participé à une série de fausses transactions de vente d’avions afin de dissimuler le mouvement de fonds obtenus illégalement.

Debbie Mercer-Erwin qui est la propriétaire de « Wright Brothers Aircraft Title Inc. » et « Aircraft Guaranty Corporation », a été accusé d’avoir « aidé » des narcos à enregistrer des avions aux États-Unis.

Les ‘Marshalls américains’ ont perquisitionné les bureaux d’Oklahoma City de « Wright Brothers Aircraft Title » avant Noël et ont arrêté Debbie Mercer-Erwin et sa fille Kayleigh Moffett.

Les deux ont été libérées avant la nouvelle année.

Les procureurs fédéraux ont accusé Debbie Mercer-Erwin, Moffett et six autres personnes extérieures à l’entreprise de sept chefs d’accusation différents.

Divers accusés sont accusés d’avoir géré un projet complexe de Ponzi de 350 millions de dollars, et d’avoir aidé des trafiquants de drogue à se désenregistrer et à modifier les registres de propriété d’aéronefs et/ou à ne pas enregistrer les exportations d’aéronefs et à participer à une série de fausses transactions d’aéronefs. (Les projets de Ponzi incitent les investisseurs à faire des investissements et à verser des bénéfices aux investisseurs précédents avec des fonds d’investisseurs plus récents).

350 millions de dollars d’activités criminelles

Plusieurs de ces avions ont été utilisés par des cartels de la drogue en Colombie, au Venezuela, en Équateur, au Belize, au Honduras, au Guatemala et au Mexique pour faire passer de grandes quantités de cocaïne aux États-Unis. L’acte d’accusation allègue en outre que le produit illicite des ventes ultérieures de drogue a ensuite été transporté sous forme d’espèces des États-Unis vers le Mexique et utilisé pour acheter encore plus d’avions et de cocaïne. Les achats d’aéronefs ont généralement été effectués  en transférant des fonds provenant des services de change et / ou des banques au Mexique à des sociétés écrans opérant aux États-Unis en tant que vendeurs / courtiers d’aéronefs.

Ces aéronefs étaient détenus en fiducie par « Aircraft Guaranty Corporation » au profit de sociétés ou de particuliers étrangers. Debbie Mercer-Erwin, Moffett et Federico Machado, propriétaire de « South Aviation » et « Pampa Aircraft Financing » ont été accusés d’avoir participé à un stratagème de fraude lié à l’acquisition d’aéronefs.

Les actes d’accusation indiquent que Machado a recruté des investisseurs pour investir dans des dépôts d’achat d’avions pour des transactions de vente qui n’ont jamais eu lieu. Les investisseurs auraient placé leurs fonds sur un compte bloqué détenu par « Wright Brothers Title Company ». La société dirigeait un projet de Ponzi et investissait l’argent à des fins personnelles.

Machado aurait détourné des fonds vers une mine de minéraux au Guatemala.

En février 2020, les autorités béliziennes ont saisi un avion contenant 2310 kg de cocaïne, ce qui en fait la plus importante saisie de drogue jamais réalisée dans le pays. Selon les documents déposés, plusieurs autres «aéronefs immatriculés par le défendeur ont été saisis ou détruits lors de la contrebande de drogue».

Criminalité transnationale

Le procureur américain par intérim, Nicholas J. Ganjei, a déclaré: « La menace posée par la criminalité transnationale ne peut être sousestimée. Le public américain peut s’attendre à ce que le district oriental du Texas soit implacable dans sa lutte contre la menace parfois invisible, mais toujours dangereuse, du crime organisé transnational. »

« L’acte d’accusation dans cette affaire démontre que les personnes qui choisissent de contourner les réglementations fédérales relatives à l’immatriculation et à la propriété des aéronefs seront poursuivies dans toute la mesure de la loi« , a déclaré Todd Damiani, agent spécial en charge, Région du Sud, Département américain de Bureau des transports de l’inspecteur général.

S’ils sont reconnus coupables, les accusés risquent une peine de prison allant d’un minimum de 10 ans à la prison fédérale à perpétuité pour les accusations de complot de drogue et jusqu’à 20 ans pour les infractions de blanchiment d’argent, d’exportation et de fraude électronique.

Cependant, les autorités soulignent que tous les accusés restent innocents jusqu’à ce que leur culpabilité soit établie. «Il est important de noter qu’une plainte, une arrestation ou un acte d’accusation ne doit pas être considéré comme une preuve de culpabilité et que toutes les personnes accusées d’un crime sont présumées innocentes jusqu’à ce que leur culpabilité soit prouvée hors de tout doute raisonnable», selon le document du procureur américain. Bureau, District Est du Texas.

Personne de « Wright Brothers » n’était disponible pour répondre aux questions de « Corporate Jet Investor » au sujet des allégations.

Les spécialistes des transactions de l’Oklahoma affirment que « Wright Brothers » est l’une des six sociétés les plus actives impliquées dans les transactions aériennes. Le site Web de « Aircraft Guaranty Corporation » affirme que la société «contrôle plus d’un milliard de la valeur des avions. Avec plus de 2 000 avions immatriculés dans plus de 160 pays différents ».

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST) : confinement et trafic de stupéfiants

J’avais prévu d’intervenir dans ce débat! Je m’étais arrangé pour m’arrêter dans un parking avec une bonne couverture 4G et je me suis connecté avec le serveur dédié…

Connexion établie, mais coupée 10 secondes après sans aucune possibilité de reconnexion !

C’est vrai que la lutte anti-stups n’est qu’affaire d’experts désignés !

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À quoi ressemblera le « monde d’après » du trafic de stupéfiants ? Conférence sur l’évolution de la délinquance liée aux drogues en temps de confinement, avec Stéphanie Cherbonnier (Police nationale) et Thierry Colombié (expert).

Le Rendez-vous de la recherche en visioconférence avait pour objectif de présenter les conséquences de la crise sanitaire sur le trafic de stupéfiants et sur l’activité des services de police.

Pour traiter ce sujet, l’Institut a convié Stéphanie Cherbonnier, contrôleuse générale de la Police nationale et cheffe de l’office anti-stupéfiants (OFAST), et Thierry Colombié, économiste, spécialiste du crime organisé.La séance a été animée par Christophe Soullez, chef de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). Ce résumé a été rédigé par Juliette Papon, étudiante du Master 2 Droit et stratégies de la sécurité de l’Université Paris II Panthéon-Assas (association A2S).

La  crise sanitaire du Coronavirus et la période de confinement de la  population qui été décidée par le gouvernement ont, au moins durant un  temps, considérablement bouleversé le paysage criminel.

Fermeture des frontières, attestations de sorties, multiplication des contrôles, baisse de la demande et de l’offre… la situation a modifié les pratiques des trafiquants et des consommateurs, ainsi que la nature des crimes et délits enregistrés depuis deux mois.

Malgré une chute estimée entre 30% et 40% pendant le confinement, le trafic et la revente de produits  stupéfiants ont connu des évolutions remarquables et le marché s’est immédiatement restructuré – parvenant à assurer les 60 % restant.

De la même manière, les services de lutte contre le trafic de stupéfiants, et notamment les services spécialisés de la police  judiciaire, ont du s’adapter à cette nouvelle configuration.

Quelles sont les conséquences de ces crises sur ces organisations et sur les services de police, à court et long terme ?

On en parle « chez vous », avec deux spécialistes du sujet, le mardi 16 juin de 18h à 20h.

Accès libre via l’application Zoom.

Contexte

La crise sanitaire du Coronavirus et la période de confinement de la population ont considérablement bouleversé le paysage criminel. La fermeture des frontières, les attestations de sorties, la multiplication des contrôles ou encore la baisse de la demande et de l’offre, ont modifié les pratiques des trafiquants et des consommateurs, ainsi que la nature des crimes et délits enregistrés sur ces deux mois.

Intervention de Stéphanie Cherbonnier

Durant le confinement, quatre phases ont été observées.Tout d’abord, la première phase est la désorganisation des trafics avec une rupture quasiment immédiate des approvisionnements. Le vecteur routier est le principal vecteur d’approvisionnement de cannabis en France depuis le Maroc et l’Espagne (90 % du cannabis est importé par la voie routière). Pour la cocaïne, l’arrêt progressif du trafic aérien (fermeture de l’aéroport d’orly) a coupé la voie d’approvisionnement par le système des passeurs (communément appelés «mûles»), depuis la Guyane notamment. Cependant, certains distributeurs/consommateurs avaient anticipé la crise, on a donc vu se former, avant le confinement, des files d’attente devant les points d’approvisionnement. Une véritable stratégie d’entrave a été mise en place par les forces de sécurité (police/douane/gendarmerie), de manière à limiter l’arrivée de produits sur le territoire. Durant le confinement on a observé un mouvement de ralentissement global du trafic de l’ordre de 30%. Toutefois, la fermeture des frontières n’a pas totalement empêché la poursuite, à moindre mesure, de l’approvisionnement des marchandises.

Ensuite les trafiquants se sont adaptés aux nouvelles contraintes et ils ont mis en place une stratégie de contournement. Nous avons constaté un recours important aux réseaux sociaux (Snapchat, WhatsApp) pour des commandes, via un système de drive ou de livraison à domicile. Nous avons parlé d’«ubérisation» du trafic. Des saisies importantesde stupéfiants ont été observées pendant le confinement avec le développement de la culture «indoor» . Pendant longtemps, cette culture était plutôt cantonnée à l’Outre-Mer et depuis quelques années, on assiste une augmentation forte de ces cultures en métropole. Les saisies réalisées ces dernières années portent sur de nombreux plants de cannabis, pouvant aller de 500 à 1000 pieds. On parle de Cannabis Factory (industrialisation du phénomène). Le matériel est parfois acquis sur le darknet et de grands moyens logistiques sont déployés pour produire. Les techniques utilisées sont celles d’organisations criminelles, leur production génère des profits colossaux.La troisième phase est celle de la pénurie, effectivement, nous étions en flux tendu puisque le stock de produits permettait de tenir environs une dizaine de jours, au-delà la pénurie était assez inéluctable. On estime une augmentation de la violence de l’ordre de 20%, résultant des conquêtes et reconquêtes de territoires notamment dans de nombreuses villes de province (Rennes, Strasbourg ou Bordeaux) et une augmentation de 40 à 60% des prix, tous produits confondus. L’augmentation des prix a été moins observée dans les régions frontalières (Perpignan, Lille), où les consommateurs pouvaient encore s’approvisionner, pour de plus petites quantités en Espagne ou aux Pays-Bas. Enfin, la dernière phase est la reprise du trafic juste avant le déconfinement, des saisies majeures ont été réalisées par des services de la douane et de la police. La crise a bénéficié aux organisations les plus structurées. Elles avaient la capacité de mettre en œuvre des importations malgré le ralentissement de l’ensemble des vecteurs d’approvisionnement. Il y a eu une augmentation de la demande, pas forcément plus de nouveaux consommateurs mais une demande plus forte de quantité chez les consommateurs. Durant le confinement l’OFAST a développé la collecte de renseignements, en faisant appel à tous les capteurs (sources humaines, services locaux, recours à la technique). La coopération internationale durant cette période a joué un rôle majeur, nous avons continué à beaucoup échanger avec nos homologues d’Espagne, de Belgique, des Pays-Bas, du Brésil et de Colombie.

Intervention de Thierry Colombié

Trois remarques préliminaires doivent être évoquées. Premièrement, on ne parle pas de «fermeture des frontières» mais d’une «restriction des échanges commerciaux». Deuxièmement, la plupart des usagers ont été confinés et n’ont ni pu rejoindre leur point de vente, ni se rendre en soirée pour acheter leurs marchandises.Troisièmement, jusqu’à la veille du confinement, personne ne savait quelle serait la durée de ce dernier, ce qui a accentué un sentiment d’impuissance et une volonté pour les consommateurs d’anticiper la pénurie. Ainsi, cela pose des problèmes, pour les trafiquants, de logistique pour s’approvisionner en produit et, pour les forces de l’ordre, pour adopter des stratégies efficaces. Toutefois, nous avons pu voir que les trafiquants ont su s’adapter, par exemple, en janvier, lorsque se profilait la pandémie, les réseaux criminels ont importer des marchandises pour avoir plus de stocks pour anticiper la crise sanitaire. Il y a le commerce de gros, de demi gros, de détail, filière par produit, filières annexes et connexes. Tout est organisé, en effet, post confinement, on peut voir que les choses sont comme avant, rien n’a fondamentalement changé, au contraire les réseaux ont pu apprendre de leurs erreurs. Par ailleurs, à cause de cet arrêt temporaire des approvisionnements, des dealers se sont retrouvés au chômage technique, et ont pu avoir tendance à créer des troubles à l’ordre public.La crise a révélé deux phénomènes. D’une part, l’«ubérisation» avec l’«uberweed» ou l’«ubercoke». Grâce à l’air numérique, nous commandons avec notre téléphone et nous sommes livrés à notre domicile. Cela met en évidence l’explosion des circuits courts. D’autre part, au-delà des cités, dans les zones péri-urbaines et rurales, on a des réseaux qui existent depuis très longtemps, qui sont peu visibles, ce sont les cannabiculteurs. En outre, pendant le confinement des usagers se sont tournés vers la kétamine. Produite par l’Asie, il y aujourd’hui, une grosse production aux Pays-Bas.

FOCUS sur l’office anti-stupéfiants

Le trafic de stupéfiants génère d’autres infractions, comme le trafic d’armes, les homicides volontaires ou encore les règlements de compte. La mise en place d’un plan national de lutte contre les stupéfiants permet de mieux structurer cette lutte. C’est dans ce contexte que l’OFAST a été créé. Il s’agit d’une mesure phare du plan annoncé le 17 septembre 2019 par trois ministres à Marseille.Le but de cet office est d’articuler les acteurs entre eux puisqu’une multitude d’acteurs (douanes, police, gendarmerie) travaillent ensemble pour lutter efficacement pour ce fléau mondial. Pour être efficace, il faut coordonner nos forces et travailler ensemble.Depuis le 1erjanvier 2020, l’office est devenu un service à compétence nationale (SCN). L’agence est directement rattachée au directeur central de la police judiciaire. L’OFAST est devenu le chef de file de la lutte contre les stupéfiants en France. Ainsi, cette agence sert à réceptionner des informations au niveau national et international mais aussi à envoyer des informations et à apporter son expertise aux autres services sur le territoire. L’office anti-stupéfiants ne doit plus être perçu comme un concurrent mais permet de produire et partager des renseignements.L’OFAST comptera à la fin de l’année 2020, cent soixante-dix enquêteurs et l’objectif est de parvenir à deux cent quarante enquêteurs en 2022 (plan triennal de renforcement).La lutte contre le trafic de stupéfiants nécessite une approche globale qui inclut la lutte contre le blanchiment issu de ces trafics. En effet, Thierry Colombié évoque l’affaire «Virus», et énonce que sans blanchiment, il n’y a pas de trafic et sans corruption, il n’y a pas de crime organisé.On ne peut pas travailler tout seul sur le blanchiment, il faut travailler avec des partenaires, tels que l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) ou le Service d’enquêtes judiciaires des finances (SEJF) au sein de Bercy.
Pour conclure, le but principal de l’OFAST est de décloisonner les structures et les compétences pour inscrire la lutte sur le long terme.

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Voir aussi

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FRANCE 🇫🇷 (Le Havre) : l’info était bonne, les policiers de l’OFAST saisissent plus de 600 kilos de coke

Un conteneur chargé de cocaïne et de café expédié du Guatemala faisait l’objet d’un suivi des agents de l’OFAST suite à une info transmise par un service de police étranger qui avait été prise très au sérieux.

Le conteneur qui renfermait cette cargaison de cocaïne, passé par Rotterdam  au Pays-Bas puis par Anvers en Belgique a été débarqué mercredi, dans le port du Havre.

Chargé par un transporteur, il a été suivi par les policiers qui ont attendu la livraison pour interpeller trois hommes. Des exécutants connus des services qui sans aucun doute ne sont pas les donneurs d’ordre.

Travailler sur info de services étrangers…C’est bien!

Mettre en place les moyens de contrôler toutes les entrées de conteneurs sur les ports français seraient mieux!  Que je sache, Gérald Darmanin, vous savez que la DNRED dispose de la CELTICS qui ne demande qu’à s’exprimer! Encore faudrait-il que les capacités de ce service, en sous effectifs reconnus, soient revus à la hausse. Mais, malheureusement je n’ai pas constaté que mesdames Isabelle Braun-Lemaire et Corinne Cleostrate se préoccupaient de renforcer les effectifs de la SURV!

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST – DDSP du Pas-de-Calais) : à Coquelles, saisie de 90 kg de cocaïne dissimulés dans une camionnette

À la suite d’un renseignement déposé sur la plateforme moncommissariat.fr, un véhicule «logiquement promis à l’Angleterre», a été intercepté vers 3H00 du matin à Coquelles, commune qui abrite le départ du tunnel sous la Manche, a expliqué la Direction départementale de la Sécurité publique (DDSP) du Pas-de-Calais.

Dans une trappe à l’intérieur du van, les policiers ont découvert des pains de cocaïne. Le conducteur, «qui serait de nationalité italienne», a été interpellé.

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moncommissariat.fr

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FRANCE 🇫🇷 (Seine-et-Marne) : 800 kg de cannabis saisis et 6 hommes interpellés par la PJ et la BRI de Versailles

Les policiers de la DRPJ et la BRI de Versailles ont saisi 800 kilos de cannabis ce samedi et ont interpellé six individus qui ont été placés en garde à vue, après de longues semaines d’enquête. La drogue arrivait d’Espagne.

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FRANCE 🇫🇷 (Haute-Garonne): le luxueux train de vie d’une famille à Toulouse dans le collimateur du GIR

QUID du TRACFIN ?

Au bout de plusieurs mois d’enquête, les fonctionnaires du service économique et financier de la police judiciaire de Toulouse et ceux du GIR (Groupe d’Intervention Régional *) découvrent que plusieurs sociétés de construction de maison servaient à blanchir de l’argent en payant en liquide des employés.

Le 2 mars 2021, huit personnes ont été interpellées. Six d’entre-elles ont été mises en examen, dont cinq placées en détention, pour blanchiment, travail dissimulé, abus de biens sociaux et faux et usage de faux.

Près de 530 000 euros blanchis

A l’aide de sociétés-écrans, en l’occurrence des entreprises de BTP,  d’importantes sommes, près de 530 000 euros, ont été blanchies, notamment par le biais du paiement de salariés non-déclarés.

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  • Les Groupes interministériels de recherches (GIR), anciennement Groupes d’intervention régionaux, ont été créés par la circulaire interministérielle du 22 mai 2002, afin de constituer une force réunissant tous les services concernés par la lutte contre l’économie souterraine et les différentes formes de délinquance organisée qui l’accompagnent. Outre des policiers et des gendarmes, ils peuvent accueillir des agent des douanes, des impôts, de l’URSSAF ou encore de l’inspection du travail. La dimension interministérielle des GIR favorise l’action pluridisciplinaire et l’échange de renseignements entre administrations et elle constitue une valeur ajoutée à l’action répressive traditionnelle. L’objectif des GIR – au-delà de l’interpellation des individus et la saisie de produits ou marchandises illicites priorité des services d’enquête – est l’identification et la saisie du patrimoine acquis avec le bénéfice de leurs trafics.

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FRANCE 🇫🇷 (nouvelles du front) : les derniers ‘exploits’ de Gérald Darmanin

LOIR-et-CHER (La Ferté-sous-Jouarre) : 250 gendarmes pour un spectaculaire coup de filet anti-drogue square Montmirail

Pas moins de 250 militaires mobilisés, dont le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN), pour procéder à une vingtaine d’interpellations simultanément à La Ferté-sous-Jouarre, à Rebais à Coulommiers et à Sarcelles (Val-d’Oise) et dans le Loir-et-Cher.

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HAUTE-SAVOIE – Un réseau de trafic de drogue démantelé à Sallanches

Les huit prévenus, âgés de 17 à 59 ans, sont suspectés d’avoir organisé un véritable réseau de revente de résine et d’herbe de cannabis et de cocaïne entre septembre 2020 et mars 2021. Sept mois d’investigations quotidiennes menées conjointement par les gendarmes de la Communauté de brigades de Sallanches et leurs camarades de la Brigade de recherches de Chamonix furent nécessaires pour venir à bout de ce trafic.

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BASSIN D’ARCACHON – démantèlement d’un trafic de drogues à Lège-Cap-Ferret
Au terme de plusieurs mois d’enquête, les gendarmes de la communauté des brigades de Lège-Cap-Ferret ont, mardi 2 mars, interpellé deux trafiquants de drogues agissant sur le Nord bassin et auditionné plusieurs de leurs consommateurs.

Les perquisitions effectuées à leur domicile ont permis la découverte de 1,06 kilo de cocaïne, 573 g d’herbe de cannabis, 5 chambres de culture et 2 750 euros en numéraire.

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HÉRAULT (Trafic de drogue aux Hauts-de-Massane à Montpellier) – Une opération coup de poing au cœur du « four »

Un vaste dispositif d’intervention et de sécurisation avait été déployé pour investir trois étages de parking livrés aux trafiquants.

Soixante policiers, dont deux unités de CRS, des Bacs et des hommes de la compagnie départementale d’intervention, des policiers municipaux… Il fallait bien cela ce mercredi après-midi pour mener une opération coup de poing au cœur du « four », désignant dans le jargon un point de distribution de drogue de taille industrielle.

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PUY-DE-DÔME (Issoire) –  Un trafic de drogue démantelé

L’opération a mobilisé près de 80 gendarmes du département mardi matin.

Elle a permis l’interpellation de 8 hommes et une femme. Plus de 6 kilos de résine de cannabis, cocaïne et héroïne, 10 000 euros en liquide, des armes a feu ont été saisis.

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GARD (Alès) – La police démantèle un point de vente de drogue aux Cévennes

Derrière la tour de la pharmacie, quartier des Cévennes, un point de vente de drogue très actif a été démantelé.

Fabriquée à l’aide de bâches, de barrières métalliques, de chariots de supermarché, la structure équipée de chaises, abritait les dealers et permettait d’accueillir discrètement les clients.

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FRANCE 🇫🇷 (Gérald Darmanin) : inspecteur gadget du trafic de drogue et protecteur des FDO

Gérald Darmanin a annoncé l’ouverture d’une plateforme permettant à chacun de signaler à la police et à la gendarmerie les points de deal à proximité de chez lui.

Un gadget déjà dépassé par le phénomène Ubershit

Avec le confinement, les livraisons de drogue à domicile se développent. Il n’est plus besoin ici d’un lieu où se rencontrent dealers et clients.

La livraison à domicile est en plein essor depuis le début de la crise sanitaire. On a maintenant l’habitude de se faire livrer ses courses ou son repas… Mais saviez-vous que le phénomène se développe aussi chez les trafiquants de drogue ? Notamment depuis la mise en place du couvre-feu à 18 heures. Ce phénomène baptisé Ubershit par les forces de l’ordre, est une nouvelle forme de délinquance prise très au sérieux notamment par le parquet de Grenoble.

Pour lutter contre le trafic, les enquêteurs se font passer pour des acheteurs.

L’article 230-46 du Code de procédure pénale permet aux cyberpatrouilleurs de la police judiciaire et de la section de recherche de la gendarmerie, sous contrôle du procureur de la République, de contacter les trafiquants et de leur commander des stupéfiants. Mais il s’agit d’une action très délicate qui ouvre sur de multiples recours en défaut de procédure.

La simplification du Code de procédure pénale est nécessaire pour faciliter, dans le respect du droit de chacun, les opérations de police. Malheureusement, le projet de réforme de la justice présenté cette semaine aux médias par la garde des Sceaux, n’en prend pas le chemin.

FRANCE 🇫🇷 (Douane française – DNRED) : l’histoire d’un homme ordinaire devenu presque par hasard agent secret

Après avoir épuisé tous les recours en France, mes avocats ont adressé une requête à la Cour Européenne (CEDH) pour jugement inéquitable (maintien du secret défense sur mon dossier). La requête a été rejetée au bout de 4 ans sans explications et sans avoir motivé ce refus.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST): les exploits de janvier 2021 des Gendarmes et des Policiers (quid des douaniers?)

Lutte contre les stupéfiants

a. Quantités saisies en janvier 2021

8 tonnes de cannabis ont été saisies en janvier 2021 contre 5 tonnes en décembre 2020 soit + 59 %.

781 kg de cocaïne ont été saisis en janvier 2021 contre 1,2 tonnes en décembre 2020 soit – 37 %.

 98 kg d’héroïne ont été saisis en janvier 2021 contre 163 kg en décembre 2020 soit – 40 %.

b. Trafics démantelés et personnes interpellées en janvier 2021

• 1 388 trafics ont été démantelés contre 1 026 le mois dernier, soit une hausse de + 35,3 %.

• 1 496 trafiquants ont été mis en cause en janvier 2021 contre 1 464 mis en cause en décembre 2020, soit une hausse de + 2,2 %.

c. AFD dressées

Entre le 1er septembre 2020 et le 28 février 2021, 44 124 infractions ont été relevées par les forces de l’ordre dont 3 744 en Seine-Saint-Denis, 3 978 dans les Bouches-du-Rhône et 1 893 dans le Nord.

6 mois après sa mise en œuvre, le bilan est donc très positif.

d. Opérations de démantèlement de points de deal

Dans le cadre de la mise en œuvre du plan national de lutte contre les stupéfiants, une cartographie répertoriant 3 952 points de deal sur le territoire national a été dressée (au 1 er décembre 2020).

Depuis le 1 er janvier, 301 opérations visant au démantèlement de points de deal ont été menées sur l’ensemble du territoire national (dont 57 en quartiers de reconquête républicaine). Le premier département est de loin les Bouches-du-Rhône avec 98 opérations menées.

Lors de ces 301 opérations, 647 personnes ont été interpellées.

Ces opérations ont conduit aux saisies suivantes :

  • Plus de 1,2 tonne de cannabis
  • 15 kg de cocaïne
  • 6 kg d’héroïne
  • 43 armes
  • Et 1,5 millions d’euros d’avoirs

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Affaires marquantes du mois dans la lutte contre le trafic de stupéfiants

POLICE NATIONALE

DDSP69 – OFAST – DTPJ LYON – « go fast » en provenance d’Espagne

  • Saisie de 376 kg de cannabis.
  • Occupants de véhicules interpellés.

Sûreté départementale 28 – interception d’un go-fast

  • Interpellations de 3 individus.
  • Saisie de 280 kg de résine de cannabis et 8 véhicules au titre des avoirs criminels.

OFAST – FIPN – OCLCO, OCRGDF, DSPAP, DDSP 78 Démantèlement d’un réseau de trafics de stupéfiants en Seine-Saint-Denis (93)

  • Interpellation de 10 objectifs dont 8 écrous.
  • Saisie de 600 grammes de TNT, 600 grammes de pentrite RDX, 4 détonateurs et 3 systèmes de mise à feu, 31 000 euros, 4 montres de luxe Rolex, 6,5 kg de produits stupéfiants (cannabis et cocaïne), 21 armes de guerre avec chargeurs, 2 000 munitions et 6 véhicules.

Sûreté départementale 59 – Démantèlement d’un point de deal à Lille-Sud (59)

  • Interpellation de 9 individus.
  • Saisie de près de 20 000 euros, 20 g de cocaïne et 267 g d’héroïne.

OFAST – Toulouse – BR MURET – Interception d’une importation de 421 kg de cannabis en provenance d’Espagne • Interpellation de 6 individus.

  • Saisie de 418 kg de résine de cannabis, 3,5 kg d’herbe de cannabis et 14 800 €.

SDPJ 93 – Lutte contre les trafics de stupéfiants à Bondy (93) et Paris 20e

  • Interpellation de 8 individus.
  • Saisie de 22 kg d’herbe cannabis, de 350 g de cocaïne, de 1,1 kg de kétamine et d’une arme de poing

SAIP La Courneuve (93) – trafic d’héroïne (point de deal recensé au niveau ministériel)

  • Interpellation de 3 individus.
  • Saisie de 301 g d’héroïne, 18 g de méthamphétamine et de 605 €.

SAIP Fresnes (94) – secteur la « vallée aux renards » à Fresnes

  • Interpellation de 8 individus.
  • Saisie de 7,5 kg de cannabis (dont 1,5 kg de résine).

ST 92 – Bagneux (92) – trafic de stupéfiants à Bagneux (secteur Pierre Plate)

  • Interpellation de 12 individus.
  • Saisie de 48 075 €, une quarantaine de kilos de cannabis et 2 armes de poing.

SDPJ 94 – Val-de-Marne (94) – trafic de stupéfiants région parisienne

  • Interpellation de 10 individus.
  • Saisie de 64,6 kg de cannabis dont 35,8 kg de résine, 2 armes dont un AK 47 et 12 500 €.

SAIP 20 – BSP – PARIS

  • Interpellation de 3 individus.
  • Saisie de 34 kg de cannabis dont 31,3 kg de résine.

ST 94 – Trafic de stupéfiants à Villejuif (94)

  • Interpellation de 9 individus.
  • Saisie de 7,7 kg de cannabis dont 4,3 kg de résine et 2 armes.

SAIP 19 – Paris 19 e – lutte contre le trafic de produits stupéfiants

  • Saisie de 6,9 kg d’herbe de cannabis, 1,5 kg de résine, 920 g de cocaïne, 920 g de MDMA, 445 cachets d’ecstasy, 10 920 € et 1 arme de poing.

ST 93 – Romainville et Gagny (93)

  • Interpellation d’1 individu.
  • Saisie de 7,5 kg de cocaïne et 14 100 €, 1 gilet pare-balles, 3 trackers, une trentaine de cartouches de protoxyde d’azote vendues à l’unité 30 €.

Saint-Ouen (93) – Levallois-Perret (92) et Nogent-sur-Oise (95) – sur commission rogatoire

  • 22 interpellations pour trafic de stupéfiants.
  • Saisie de 7 750 kg de résine et d’herbe de cannabis confondus, près de 60 000 € en numéraire, 2 véhicules et 1 arme de poing de calibre 7,65.
  • Un compte bancaire supportant une provision de près de 70 000 € a également été bloqué.

GENDARMERIE NATIONALE

Brigade de recherches de Vire – Trafic de stupéfiants à Vire (Calvados)

  • Interpellation de 6 individus.
  • Saisie de 12 kg de résine de cannabis, 1 kg d’herbe, 125 g de cocaïne, 38 000 €.

Section de recherches de Dijon – Trafic de drogue à Saint-Florentin (Yonne)

  • Interpellation de 6 trafiquants.
  • Saisie de 39 kg d’héroïne, 2,5 kg de cocaïne, près de 2 000 cachets d’ecstasy, 4 600 €, 1 véhicule, 1 arme à feu.

Brigade de recherches de Saint-Nazaire – point de deal à Montoir-de-Bretagne

  • Interpellation de 12 individus.
  • Saisie de plus de 500 g de résine de cannabis, 300 g d’héroïne, 350 g d’herbe, 2 armes de poing, 1 moto volée et 3 400 €.

Brigade de recherches de Vierzon – point de deal à Aubigny-sur-Nère (Cher)

  • Interpellation de 3 trafiquants.
  • Saisie de 1,5 kg d’herbe, 200 g de résine, 1 300 €.

Brigade de recherches Salon de Provence – Lutte contre les points de deal à Salon de Provence

  • Interpellation de 8 individus.
  • Saisie de 2,5 kg de cannabis, 550 g de cocaïne, 6 armes, 1 gilet pare-balles, 1 détecteur de balise, 3 véhicules, 3 000 €.

Brigade de recherches de Pornic – trafic de stupéfiants à Pornic (44)

  • Interpellation de 12 individus.
  • Saisie de 1 kg de cannabis, 100 g de cocaïne, 1 arme de poing, 12 000 €, un véhicule.

Brigade de recherches de Pithiviers (45) – point de deal de Pithiviers (45)

  • Interpellation de 3 individus.
  • Saisie de 660 g d’héroïne, 1 000 €.

Brigade de recherches de Belley – point de deal à Ambérieu-en-Bugey (01)

  • Opération judiciaire contre un point de deal actif.
  • Interpellation de 10 individus.
  • Saisie de 12 kg cannabis, 3 500 € numéraire, 4 véhicules Brigade de recherches de Marchenoir – Trafic de stupéfiants (héroïne et cocaïne) à Authon (41)
  • Interpellation de 3 individus.
  • Saisie de 500 g d’héroïne, 100 g d’ecstasy, 40 g de cocaïne, 1 chambre de culture, 2 véhicules.

source

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FRANCE 🇫🇷 (Procès « Kercado 3 ») : en appel, les frères Blanchedent font durer le suspense via @letelegramme

Roberto et Ricardo Blanchedent étaient, cette fois, bien présents au procès en appel de Kercado 3, ce jeudi 4 mars, à Rennes. Mais l’avocat de l’un était absent et l’autre a demandé une expertise médicale. Les deux frères seront jugés le 4 juin.

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FRANCE 🇫🇷 (drogue) : ouverture d’une plateforme pour signaler les points de deal près de chez soi

Gérald Darmanin a annoncé ce mercredi l’ouverture d’une plateforme pour signaler à la police et à la gendarmerie les points de deal près de chez soi. Chaque citoyen pourra faire ce signalement sur « moncommissariat.fr » et en zone gendarmerie sur « ma brigade numérique ». plus

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Police Contre la Prohibition

 
@collectifPCP
En fait la plateforme pour les points de deal n’est PAS du tout un site dédié. C’est une ligne ajoutée aux possibilités de signalements sur un site qui existe depuis l’année dernière. Avec une invitation à tchater avec un des 12 policiers… ou à faire le 17. Tout ça pour ça.

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FRANCE 🇫🇷 (info TRACFIN) : le trafic de drogue dégage chaque année en France des recettes évaluées à 5 ou 6 milliards d’euros.

Un flot croissant d’argent sale qui fait le bonheur de la finance internationale et que les dispositifs antiblanchiment (TRACFIN) ne parviennent pas à endiguer.

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CONSTAT

Après nos cyber-services dans l’incapacité de supprimer les innombrables offres d’armes, de stups et de propositions pédocriminelles, qui pullulent sur TWITTER, le TRACFIN, lui aussi en difficulté pour tenter d’enrayer le blanchiment devenu institutionnel. Est-ce une constante chez nos régaliennes qui ne semblent démontrer compétence et performance qu’à posteriori et perdent leur temps en procédures et attente d’autorisations des cascades d’échelons hiérarchiques au mépris de l’efficacité.

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ESPAGNE 🇪🇸 (Alicante): démantèlement d’un laboratoire de production de cocaïne capable de produire 600 kilos de cocaïne par mois

Des agents de la police nationale d’Alicante ont démantelé une organisation criminelle à Almoradí, dédiée à la production et à la distribution de grandes quantités de stupéfiants.
Au cours de l’opération, un laboratoire clandestin de traitement du chlorhydrate de cocaïne a été démantelé avec une capacité de production de 600 kilos par mois de cette drogue.

Grande quantité de produits chimiques
La police a pu vérifier que l’organisation stockait une grande quantité de produits chimiques (précurseurs), ainsi que le matériel nécessaire pour établir le laboratoire clandestin, situé dans un entrepôt à Almoradí.
source

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST – SURV de la Douane – BSI de Bourges): le « flair douanier » a permis de saisir 918 kilos de pollen de cannabis

Les douaniers de la brigade de surveillance intérieure de Bourges ont sélectionné parmi le flot des véhicules un poids-lourd immatriculé en Roumanie, et l’ont ensuite invité à se diriger vers le péage de Bourges afin de procéder à la fouille de sa remorque.

Lors de l’inspection de la remorque les douaniers découvrent un chargement composé de caisses en bois, fermées et vissées. L’ouverture des caisses a ensuite permis d’identifier très rapidement la présence de pollen de cannabis conditionné dans des valises en toile de jute synthétiques.

La fouille complète du camion révélera la présence de près de 918 kilos de pollen de cannabis.

À l’issue de la procédure douanière le conducteur a été remis à la section de recherche de la Gendarmerie de Bourges.

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FRANCE 🇫🇷 (Marseille): 100 policiers en renfort pour lutter contre les réseaux de stupéfiants en 2021 et… 200 plus tard…

Le ministre de l’Intérieur entend montrer qu’il est « attentif à la situation de Marseille », avec le renfort annoncé de 300 policiers pour les Bouches-du-Rhône, mais seulement 100 en 2021….

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FRANCE 🇫🇷 (SURV de la Douane BSI Roissy-C.D.G) les douaniers saisissent 42 kilos de tiges de Kaht

Le jeudi 18 février, lors du contrôle des valises, les douaniers de Roissy-Chardes De Gaulle repèrent  dans le tunnel à rayons X des objets suspects.

Les deux valises arrivaient en soute par un vol de Brucxelles. Ils tombent alors sur 42 kg de tiges de Khat.

L’Éthiopien résidant aux Pays-Bast ignorait que le khat était interdit en France.

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