FRANCE 🇫🇷 (narco-business) : déclaration de guerre à venir de Bruno Retailleau, avec des services aux intérêts antagonistes

Entre quatre et six milliards d’euros : c’est ce que générerait chaque année le trafic de drogue en France. Une rente économique massive qui porte en elle le risque de cette corruption qui a transformé tant de pays en narco-États.

Douaniers, policiers, dockers, agents pénitentiaires, élus locaux ou même magistrats sont désormais ciblés par le risque d’approche

Car pour les voyous, « chaque personne a un prix », s’inquiétait en mars dernier le procureur de Marseille, Nicolas Bessone, devant la commission d’enquête sénatoriale sur le narcotrafic. Le magistrat y décrivait une « corruption de basse intensité en forte augmentation », signe d’une « cartellisation » du pays.

À l’époque, le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti s’était empressé de reprocher des « propos délétères ».

Pourtant, l’Office anti-stupéfiants (OFAST) lui-même s’alarme dans son rapport annuel d’un « phénomène particulièrement inquiétant », généré par des groupes criminels dotés de véritables « services de renseignement autonomes » à même de cibler des « agents intermédiaires ayant une capacité en commun à accéder à des lieux ou à des données primordiales pour favoriser la réussite de l’entreprise criminelle. »

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FRANCE 🇫🇷 (Tribunal administratif) : qui parle de magistrats indépendants qui écartent des pièces capitales dans un dossier

En France, fort heureusement, on a acquitté François Thierry, mais dans une affaire d’infiltration de réseau de narcotrafic, bien qu’il soit reconnu que les services anglais et canadiens avaient tapé des opération intermédiaires à l’opération menée par la DNRED, la justice administrative évacue sans autre forme de procès toutes les demandes de réparation de Marc Fievet.

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AFFAIRE FIEVET – NS 55 contre Ministère du Budget

En 2013, les avocats de Marc Fievet lui ont écrit:

Nous venons de prendre connaissance du sens des conclusions que le Rapporteur Public prononcera à l’audience du Tribunal administratif de Paris.

Malheureusement, il conclura au rejet au fond de notre requête. A ce jour, nous n’en savons pas davantage sur le raisonnement retenu par le Rapporteur. Nous pouvons toutefois présumer qu’il n’a pas reconnu l’existence des fautes commises par l’État. Nous insisterons donc particulièrement sur ce point lors de nos observations à l’audience.

Ces conclusions ne lient pas le juge qui conserve son entier pouvoir d’appréciation. Toutefois, dans environ 85% des cas, elles sont suivies par le Tribunal.

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Le Rapporteur Public, M. HO SI FAT, a prononcé ses conclusions tendant, comme nous vous l’avions annoncé, au rejet de la requête.

Ainsi, après avoir rappelé les faits, il a considéré qu’aucune pièce du dossier n’établissait que vous aviez informé les Douanes des opérations intermédiaires ayant donné lieu à votre arrestation et qu’en conséquence, il ne pouvait être reproché à l’État de ne pas avoir assuré la protection fonctionnelle due aux aviseurs.

S’agissant des promesses illégales non tenues, le Rapporteur Public a estimé qu’aucune pièce ne permettait d’établir les assurances de minoration de peine qui vous avaient été données par l’État. Il en a conclu qu’aucune faute ne pouvait être retenue de ce chef.

Enfin, concernant le non paiement des rémunérations, il a considéré que l’existence de ces créances n’était pas établie.

Nous avons ensuite pris la parole pour contredire ces conclusions.

Nos observations se sont notamment focalisées sur les pièces figurant au dossier, que semble avoir écartées le Rapporteur Public.

Une réitération par écrit de ces éléments nous a semblé indispensable : vous trouverez ci-joint la note en délibéré – reprenant l’essentiel de nos observations orales – que nous avons adressée en urgence après l’audience au Président du Tribunal.

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EUROPE 🇪🇺 (le trafic maritime illicite) : c’est quoi le SEACOP ?

En exclusivité, l’interview de Dominique Bucas, directeur de Seacop par Victor Mendez Sanguos de Narcodiario (première partie)

Victor Mendez Sanguos de Narcodiario

SEACOP vise à contribuer à la lutte contre le trafic maritime illicite et les réseaux criminels associés sur l’axe transatlantique, dans le respect des droits de l’Homme.

Expliquez-nous, de manière générale, quel est le rôle de Seacop ?

Elle a été fondée en 2010 pour lutter contre le trafic international de cocaïne. Cela a commencé en Afrique de l’Ouest. Dès lors, en différentes phases, le projet a traversé les Caraïbes et atteint l’Amérique. Nous couvrons 30 pays très divers. Nous avons le Brésil et la Gambie, nous avons la Colombie… Il faut d’abord voir de quoi il s’agit. S’il s’agit du trafic de drogue, notamment de cocaïne, s’il s’agit, ces derniers temps, du trafic de bois…, mais derrière tout cela, il y a beaucoup de variables. Comment les drogues sont transportées, qui les manipule, quels sont les itinéraires, les changements et les tendances. Nous les avons vu opérer dans différents pays des deux côtés de l’Atlantique. Il y a une « fashion week » du trafic de drogue et chacun doit être conscient de l’image globale pour pouvoir apporter une réponse adaptée. Il y a des choses qui marchent et d’autres qui ne marchent pas. La première chose est de partager les connaissances. La deuxième tâche de Seacop est de créer des équipes de renseignement maritime sur l’immatriculation des navires. La Colombie le sait, le Brésil le sait, mais d’autres pays ne le savent pas, et nous devons leur apprendre, par exemple, à inspecter un bateau. C’est super compliqué. Même sur un petit voilier, il y a des cachettes où se cache la cocaïne. Cela s’enseigne, cela se partage entre les pays. Comment faire du profilage. Comment allons-nous savoir qu’un navire est suspect ? Il faut mélanger les informations, il faut réfléchir. Il faut avoir le nez du policier ou du douanier, qui comprend qu’un itinéraire puisse être étrange, par exemple pour un bateau de pêche. Nous avons un noyau qui lui est dédié. Nous formons également des formateurs, afin qu’à l’avenir, les collaborateurs locaux puissent former leurs propres collègues ou ceux des pays voisins, dans une perspective de durabilité. Et la troisième chose que nous faisons est de gérer les opérations. Nous n’avons pas la capacité juridique d’intervenir, mais nous avons la capacité d’organiser le processus, d’unir certains pays avec d’autres, de mener une opération dans laquelle ils échangeront des informations, se rencontreront et obtiendront des renseignements opérationnels.

Nous disposons de bons renseignements, mais pas des moyens de faire le job derrière.. Nous devons donc tout planifier pour faire le meilleur travail possible.

Quelle est la principale menace à la sécurité dans l’Atlantique ?

La principale menace dans l’Atlantique est le trafic de cocaïne, mais je ferai deux nuances. Le premier est le flux habituel de l’Amérique vers l’Europe, en passant par l’Afrique. La circulation n’est pas toujours directe. 60 à 70 pour cent des trafics illicites documentés transitent par l’Afrique et ne peuvent être contrôlés faute de moyens. Cela donne aux dirigeants du narco-business une plus grande possibilité d’ouvrir la gamme, d’effectuer des transferts et de modifier la chaîne de transport. La première nuance concerne le trafic de cocaïne d’Ouest en Est qui peut emprunter différentes routes. Deuxièmement, inversez le trafic. Aujourd’hui, on sait qu’il existe un trafic de haschisch de l’Afrique vers l’Amérique et un échange contre de la cocaïne, car le prix à l’origine est le même. Ce trafic inversé inclut aussi les précurseurs, ainsi que le trafic de tabac, qui constitue un outil très intéressant pour les trafiquants de drogue afin de blanchir leurs avoirs. La troisième nuance est qu’aujourd’hui, et elle est liée à la deuxième, il existe d’autres trafics. Le trafic de bois par exemple, qui ne va pas vers l’Europe, mais majoritairement vers la Chine. C’est très douloureux pour les pays d’Amérique. Chaque année en Colombie, la superficie équivalente à Bogotá est déboisée. C’est énorme. C’est un trafic contre l’environnement. A cela, il faut ajouter le trafic d’êtres humains, de ressources naturelles, d’armes… Le trafic de cocaïne reste la principale menace, mais il est désormais mêlé aux autres trafics et routes.

« 60 à 70 pour cent des trafics illicites documentés transitent par l’Afrique et ne peuvent être contrôlés faute de moyens »

Les saisies ont diminué en 2024 d’environ 40 pour cent par rapport à 2023, où tous les records avaient été battus, si l’on parle de cocaïne, mais le prix reste stable. Qu’en pensez-vous ?

Je voudrais répondre que l’évaluation est positive, mais, d’abord, il reste quelques mois avant la fin de l’année. Pendant la période des ouragans, au moins dans les Caraïbes, il y a moins de transports en raison de ce risque. Nous verrons ce qui se passera d’ici décembre. En revanche, des saisies importantes ont eu lieu. Au Portugal, par exemple. En France aussi, 10 tonnes ont été saisies dans les Caraïbes, en Guyane il y en a eu deux importantes… Il y a aussi des petites saisies. Cela m’amène à deux conclusions. La première, c’est qu’il existe des bandes très solides qui font de belles expéditions. Et bien sûr, on ne peut pas tout saisir. De gros arrivages y transitent. Il y a une augmentation des quantités en gros et une diversification, pour une multitude de raisons, des expéditions en petites quantités. Il est possible que les chiffres diminuent, mais nous attendrons la fin de l’année. Il faut aussi voir que la qualité du produit augmente, avec le même kilo de cocaïne on peut faire plus de doses.

« Il existe une route de trafic de haschisch vers l’Amérique et un échange contre de la cocaïne, car le prix est le même »

Il existe de petits ports, comme celui de Marín, à Pontevedra, où il n’y a même pas de scanner de surface. Les trafiquants de drogue parient-ils sur eux ?

C’est une image que j’aime utiliser. Lorsque vous allez aux toilettes et que vous pressez le savon avec une main mouillée, le savon s’échappe. Même si vous avez beaucoup de force dans votre main, elle sautera ailleurs. C’est ce qui arrive avec la drogue. Nous avons besoin d’une coopération importante à saisir à deux mains. Le trafiquant de drogue, s’il voit une meilleure affaire, pariera là-dessus. Si demain il leur est plus intéressant de vendre des zamburiñas galiciennes, ils le feront. De plus, ils y vont facilement. Là où il y a un écart, ils y vont. Et les petits ports sont pour eux une opportunité. C’est très sûr. Lorsqu’il n’y a pas de surveillance, il est plus facile de faire sortir les stupéfiants. Les saisies se multiplient en Galice, en France, au Havre, ou dans d’autres ports et même si les cargaisons sont de plus faible tonnage, le marché est approvisionné.

Bucas, lors d’une opération – Narcodiario

Passons à l’Amérique du Sud. Quels sont les points qui vous préoccupent le plus ?

À l’heure actuelle, l’endroit le plus délicat est l’Équateur. J’ai eu la chance d’y mener un projet de décembre à juin. En Colombie, les mesures de sécurité se sont renforcées et les trafiquants de drogue parient sur la porte à côté, où règne un système parfaitement chaotique pour faire leurs affaires. Il y a une faiblesse importante. Le trafiquant de drogue cherche un vecteur de transport, et s’il existe une activité légale, il réussit bien. S’il n’y a pas d’affaires légales, vous ne pouvez pas cacher la marchandise. Ils se débrouillent très bien avec les bananes, 5 000 conteneurs de bananes par semaine quittent l’Équateur. C’est énorme. Une autre raison est son économie, qui est dollarisée, ce qui facilite l’échange de marchandises contre de l’argent. C’est le pays d’exportation le plus important. Deuxièmement, il faut être prudent avec le Suriname et la Guyane, qui sont des portes d’entrée vers l’Europe, pour deux raisons. L’une est bien sûr la jungle, car elle est impossible à surveiller, dans la zone frontalière avec le Venezuela. Le système politique du Suriname est très compliqué, et ces deux pays connaissent une croissance brutale de leur PIB à cause du pétrole. Donc, il y a des casinos, des investissements, ils sont très bons pour blanchir de l’argent. Aujourd’hui, l’Équateur, le Suriname et la Guyane, et demain, je crains que le Pérou ne devienne également un exportateur de cocaïne. Elle est déjà productrice et il faut surveiller de près le port de Chancay, en cours de construction par la Chine.

 » Je crains que le Pérou ne devienne un exportateur majeur de cocaïne grâce au nouveau port de Chancay que les Chinois sont en train de construire. »

La dynamique dans la région peut beaucoup changer en raison des liens avec ce pays et de l’importance du trafic maritime légal qui le traversera.

« L’Équateur exporte 5 000 conteneurs de bananes par semaine. « C’est parfait pour les trafiquants de drogue. »

Quelle est l’importance de l’Espagne dans Seacop ?

Seacop est un projet destiné aux pays d’origine et nous ne formons pas les pays de l’UE, mais nous travaillons beaucoup avec l’Espagne. Mon coordinateur pour l’Amérique est un policier espagnol (Alfredo Díaz) et nous travaillons main dans la main avec le parquet espagnol de Madrid. De là, ils gèrent le réseau ibéro-américain de procureurs, il y a une grande relation. Nous avons un réseau de formateurs de la police espagnole qui viennent former nos équipes et nous créons des liens. Ces jours-ci, je suis à Carthagène (Colombie) pour le lancement de l’initiative GRES-PORTS (Groupe d’intervention spécial-Ports), et viendront le procureur spécialisé de Valence et le responsable de l’initiative Empact, tous deux espagnols. Nous avons un excellent lien avec l’Espagne. Nous constatons que l’Espagne et la Galice continuent d’être des entrées très importantes pour approvisionner le marché européen.

Pouvez-vous expliquer les raisons ?

Il existe de nombreuses entrées de cargaisons de cocaïne en Espagne car il existe en Galice une certaine tradition consistant à gagner de l’argent avec des choses qui ne sont pas légales. De plus, la structure du littoral facilite l’entrée de marchandises illégales. Le trafic de cocaïne en provenance d’Afrique passe par les côtes, c’est une autre raison. La troisième raison est l’augmentation de la surveillance dans les ports du nord, qui entraîne une diversification des routes. Une raison de tradition, une raison d’itinéraire et une raison de diversification. De plus, des bateaux rapides relient désormais la Galice à l’Afrique. Ces bateaux semi-rigides à moteur hors-bord ont été retrouvés à trois reprises au Sénégal. Ils sont capables d’aller très loin pour effectuer le fameux transfert des navires qui traversent l’Atlantique, chargent les marchandises et remontent jusqu’en Galice, par exemple.

SOURCE

Bucas, durante la entrevista / Narcodiario

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FRANCE 🇫🇷 (Drogues) : en prison, un quart des détenus fume du cannabis au quotidien

Quelle est l’ampleur de l’usage des drogues en prison ? En 2023, l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) a mené une grande enquête visant à comprendre et quantifier le phénomène.


Selon une vision largement partagée – et en partie fantasmée – les drogues seraient omniprésentes et tolérées en prison afin d’« acheter la paix sociale ». Ce sujet suscite parfois l’indignation : la drogue étant interdite à l’extérieur, l’existence de drogues en prison est jugée d’autant plus « scandaleuse » qu’elle refléterait des conditions de vie plus permissives entre les murs qu’à l’extérieur.

Pour les professionnels qui travaillent en prison, les trafics et les consommations de drogues font partie de l’ordinaire du quotidien carcéral. Interdits mais néanmoins très présents, les usages de drogues sont encastrés dans des rapports sociaux complexes entre les détenus, les personnels de surveillance et le monde extérieur.

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FRANCE 🇫🇷 (Drogues) : augmentation continue du trafic et de la consommation

« Narco-État » : le terme est désormais très répandu pour qualifier un territoire où de colossales sommes d’argent issues du trafic de drogue structurent l’économie criminelle. Cette formule est parfois employée pour désigner certains pays européens, y compris la France, la Belgique et les Pays-Bas.

Certes, au regard des milliards d’euros produits par les entreprises, ces trois pays sont loin d’être des narco-États où tout l’appareil de production serait dédié à une activité criminelle. Il n’en demeure pas moins que le crime organisé est en plein essor en Europe et en France.

La drogue reste le premier facteur d’accumulation de richesse du crime organisé. Quelles sont les raisons qui font de la France un pays situé au cœur de la majorité des trafics sur le continent européen ?

France : augmentation continue du trafic et de la consommation

Pour dresser un état des lieux du trafic de drogue, les chercheurs s’appuient sur trois indicateurs : les saisies, les surfaces de production et les enquêtes de consommation. Ces informations peuvent être croisées avec les déclarations des trafiquants qui témoignent devant les tribunaux ou dans des livres.

À l’échelle mondiale, le cannabis est de loin la drogue la plus consommée, mais la consommation de cocaïne augmente de manière significative, le nombre de saisies ayant explosé dans le monde depuis 2014. Le marché de l’héroïne est relativement stable, tout comme celui des drogues de synthèse. La grande nouveauté est l’essor des opioïdes de synthèse.

La situation de la France, notamment en termes d’augmentation des saisies (cf. tableau ci-dessous), est en cohérence avec la géopolitique mondiale des drogues.

Ces 20 dernières années, l’offre de cocaïne s’est « démocratisée » et a fortement augmenté dans les quartiers urbains populaires comme dans les territoires ruraux. On observe une hausse de la consommation de cocaïne proportionnellement aux autres drogues.

Les prix médians de toutes les drogues sont relativement stables, mais la pureté des produits est de plus en plus élevée. Le cannabis consommé aujourd’hui en France contient 4 à 5 fois plus de THC que celui consommé il y a 20 ans. Le nombre de personnes interpellées pour trafic de stupéfiants en France est en forte augmentation depuis 20 ans (doublement de 2005 à 2009). 44 000 personnes ont été interpellées en 2020.

Le secteur de la drogue générerait en France environ 3 milliards d’euros de gains par an et impliquerait 240 000 personnes pour le seul trafic de cannabis. Un des principaux moyens de distribution des drogues en France demeure le consommateur-revendeur. Une partie d’entre eux constituent une multitude de petits réseaux d’usagers-revendeurs qui s’approvisionnent via un trafic de « fourmis », en particulier aux Pays-Bas ou en Espagne. Le reste de la drogue consommée en France est acheminée par des réseaux criminels qui profitent de la mondialisation de l’économie.

Géopolitique des drogues en France : des contraintes structurelles

Produites au Sud, les drogues sont consommées au Nord. Ni la France, ni la Belgique, ni les Pays-Bas ne sont en capacité de stopper leur arrivée. Le cannabis provient avant tout du Maroc, qui est l’un des principaux producteurs de résine de cannabis au monde. Cette production est un facteur de stabilité sociale dans la région du Rif, traditionnellement rebelle, très pauvre, où le cannabis fait vivre des centaines de milliers de personnes.

La culture du cannabis, une activité répandue au nord du Maroc. Carte Fabrizio Maccaglia, Atlas des mafias, ed. Autrement, 2014, p. 47, CC BY-NC-ND

Si le cannabis marocain arrive si aisément en France, c’est dans une vaste mesure parce que Paris et Rabat ont des intérêts géopolitiques communs dont la préservation se fait au détriment de la lutte contre le trafic. Les forces de l’ordre sont tributaires de ces intérêts géopolitiques qu’elles ne maîtrisent pas. D’une part, une partie de l’élite politique et administrative marocaine est impliquée dans le trafic de drogue à travers des schémas de corruption ; mais, d’autre part, le Maroc est un allié important de la France dans la lutte contre le djihadisme en Afrique du Nord et dans la lutte contre l’immigration clandestine. C’est pourquoi, en dépit d’actions répressives dans les deux pays (éradication des plants de cannabis au Maroc et saisies en France), le trafic de cannabis perdure.

Notons également que, depuis cinq ans, le Maroc est devenu un hub pour la cocaïne, bien qu’il n’en soit pas producteur.

La cocaïne arrive en France par différents moyens. La voie maritime du commerce mondial demeure prégnante. La drogue voyage par conteneurs, avec la complicité de sociétés de transport ou à leur insu selon la technique du rip off. Les saisies de cocaïne dans le port du Havre sont passées de 2,8 tonnes en 2019 à 3,8 tonnes en 2020 puis 11 tonnes en 2021. Les ballots de cocaïne peuvent aussi être largués en mer et récupérés par des trafiquants, selon une technique mise en place par les clans galiciens dans les années 1980.

Aujourd’hui, 15 à 20 % du marché français de cocaïne est alimenté par la Guyane et 55 % des quantités de cocaïne saisies à l’entrée en métropole proviennent des Antilles et de la Guyane réunies. En 2021, le nombre de passeurs interpellés en Guyane a augmenté de 75 % par rapport à 2017 : 608 passeurs avaient été interpellés en 2017, pour 921 kilos saisis, contre 1 065 passeurs et 2 tonnes en 2021. 50 passagers par avion en provenance de Kourou sont potentiellement des « mules » !

En outre, le trafic vers la France passe par les zones de stockage mises en place par les trafiquants dans les années 2000 en Afrique subsaharienne (500 kilos saisis en 1997, 5 tonnes en 2007), puis dans les Caraïbes. Les trafiquants français installés dans les Caraïbes ont créé une « autoroute de la cocaïne par voilier » comme le démontrent les saisies de cocaïne depuis 10 ans.

Les zones de transit de la cocaïne dans les Caraïbes et en Afrique. Carte de Pascale Perez, dans Crime trafics et réseaux, Ellipes, 2012, p. 61.

De nouvelles routes s’ouvrent en envoyant la cocaïne par bateau en Russie et en Ukraine. Cette cocaïne revient ensuite sur le marché occidental par camion, comme en témoignent les saisies de cocaïne impliquant des organisations serbes et monténégrines. La guerre actuelle semble toutefois avoir provisoirement interrompu cette route.

La route « Amérique du Sud-Europe de l’Est » pour livrer la cocaine en Europe de l’Ouest. Carte Pascale Perez dans Crime trafics et réseaux, ed. Ellipes, 2012, p. 61.

La France est également le terminal de la route de la soie… de l’héroïne. Fabriquée essentiellement en Afghanistan, l’héroïne traverse toute l’Europe pour arriver en France à travers Milan puis la Suisse.

Enfin, en ce qui concerne les drogues de synthèse, le trafic est moins documenté mais il fait l’objet d’un « trafic de fourmis », en particulier en provenance des Pays-Bas (et de la province belge du Limbourg) devenus le principal producteur d’ecstasy au monde.

La force des organisations criminelles françaises

L’émergence des organisations trafiquantes des quartiers populaires est confirmée. Investies dans la vente de tous les stupéfiants soit en gros, soit en détail, elles gèrent 4 000 grands points de deal en France dans les grandes métropoles comme dans les villes moyennes.

Ces dernières années, on observe leur mainmise croissante sur le marché de la cocaïne, la diversification des produits revendus dérivés du cannabis (variétés hybrides, huiles, résines, concentrés) et le recours de plus en plus fréquent aux livraisons à domicile via des « centrales d’achat » recourant aux techniques propres au marketing direct (packaging, promotions, carte de fidélité…) par l’entremise des réseaux sociaux.

Pour protéger leur système, les coteries trafiquantes françaises n’hésitent plus désormais à employer des armes de guerre lors des règlements de comptes. Les enlèvements et séquestrations liés au trafic de stupéfiants sont devenus une pratique courante en France : 129 en 2020, 128 en 2022, soit une fois tous les trois jours, les chiffres réels étant sans doute plus élevés, toutes les victimes ne se signalant pas au regard de leurs activités.

La violence systémique déjà évoquée s’accompagne parfois d’une véritable force de corruption. À Canteleu, dans la banlieue de Rouen, une bande avait acquis un tel pouvoir d’intimidation qu’elle exerçait des pressions sur la mairie afin que celle-ci ferme les yeux sur ses activités. Les affaires de corruption des forces de l’ordre se succèdent. Sur la corruption du personnel politique, nous manquons de données judiciaires mais des sources existent.

Les narco-comptoirs du nouveau banditisme français

Les réseaux dits « de cité » sont très organisés et efficaces en matière de logistique. Ils ne sont plus les petites mains des anciens gangsters français, qui dépendaient de l’approvisionnement de ces derniers. Dans les années 1990/2000, les caïds des cités devaient se rendre en Espagne pour discuter avec un narco-courtier de l’ancienne génération pour obtenir du cannabis. Depuis vingt ans, les narco-bandits des cités ont acquis une dimension transnationale en s’approvisionnant directement en Colombie et au Maroc, où ils sont parfois propriétaires des champs de cannabis.

Des barons français du narcotrafic sont présents à Saint-Domingue, à Dubaï ou au Maroc, et gèrent leur trafic à distance. Aujourd’hui, les cartels colombiens peuvent même envoyer des chimistes en France pour reconstituer la cocaïne dans un laboratoire de fortune.

Enfin, les narcos français scellent des alliances avec des mafias internationales, comme dans le cas de « joint-ventures » entre les gangs des cités et la mafia calabraise ou avec des cartels internationaux de la drogue.

Ce phénomène d’alliance est favorisé par le fait que la France est aussi une terre de repli, de blanchiment et parfois de trafic de drogue pour les organisations étrangères. Par exemple, la mafia albanophone joue un rôle important dans le trafic d’héroïne, particulièrement dans la région Rhône-Alpes, où elle tient 90 % du trafic d’héroïne.

Les données analysées ici révèlent la relative inefficacité du dispositif répressif en France. En plus du débat sur la légalisation des drogues, une des pistes qui pourrait être privilégiée est la confiscation des avoirs criminels générés par le trafic.


Cet article, rédigé à l’aide de la revue de presse quotidienne du site crimorg.com a été co-écrit avec Mehdi Ajerar, spécialiste de la géopolitique du crime organisé et du terrorisme. Mehdi Ajerar a rédigé, à l’Université Paris 8, un mémoire de géopolitique sur les représentations criminelles du trafic de drogue à Saint-Ouen à l’Université Paris 8. Il est titulaire d’un master 2 de criminologie au CNAM et membre de l’association Crim’HALT.

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FRANCE 🇨🇵 (DNRED) : entretien avec Sébastien Tiran

Par Nicolas Moinet, Professeur des universités a l’IAE de Poitiers, chercheur au
CÉRÉGÉ (UR 13564) et chercheur associe au CR 451.


La Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED) est chargée de mettre en œuvre la politique du renseignement, du contrôle et de la lutte contre la fraude en matière douanière. Disposant de pouvoirs spécifiques définis
par le Code des douanes, la DNRED exerce son activité sur l’ensemble du territoire
douanier national. Elle est depuis 2014 l’un des six services spécialisés de
renseignement du premier cercle de la Communauté nationale du renseignement.
Elle met ainsi en œuvre les pouvoirs du Code de la sécurité intérieure.


Bonjour M. Tiran. Avant d’entrer plus avant dans le monde méconnu du
renseignement douanier et son importance dans la guerre économique, pouvez-vous nous présenter succinctement votre parcours ?

Sébastien Tiran : Je suis issu, comme une forte majorité des agents de la DNRED, du corps des inspecteurs des douanes que j’ai rejoint il y a 24 ans. J’ai suivi un parcours douanier assez diversifié dans l’administration centrale et dans le réseau douanier a l’étranger, plus précisément a Washington auprès du poste de l’attaché douanier. J’ai également travaillé pour des directions territoriales dont une très importante pour les Douanes, à savoir Roissy Charles de Gaulle. J’ai également occupé deux postes interministériels à Matignon. Enfin, je suis entré à la DNRED il y a 8 ans comme « chef opérations », ce qui consiste a valider l’ensemble des dispositifs opérationnels du service. En 2021, j’ai été nommé adjoint du directeur puis directeur par intérim de Florian Colas devenu Directeur Général des Douanes et des droits indirects en avril 2024. Et le 1er juillet de cette même année, j’ai été nommé directeur de la DNRED. En résumé, dans un univers
douanier ou la palette des missions est large, mon axe essentiel a été celui de la
lutte contre la fraude, domaine dans lequel s’inscrit en priorité la DNRED.

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED) : les douaniers tapent 130 kilos de cocaïne au péage de Saint-Arnoult-en-Yvelines

reportage douanes autoroute A1

L’opération a eu lieu en début de soirée ce 8 octobre.

C’est Le Parisien qui nous informe que les douaniers ont intercepté un poids lourd immatriculé en Hongrie contenant plus de 130 kilos de cocaïne. Les deux occupants, deux hommes d’une cinquantaine d’années, ont été placés en retenue administrative avant d’ être remis à l’OFAST;

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FRANCE 🇫🇷 (Nice) : un ‘go fast’ intercepté avec plus de 17 kilos de coke

Nouveau coup de filet anti-drogue contre le réseau Sparrow de Cannes

Les policiers niçois ont intercepté un « go fast » arrivant d’Espagne avec plus de 17 kilos de cocaïne à bord. Trois jeunes hommes ont été présentés à un juge d’instruction ce mardi 8 octobre.

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FRANCE 🇫🇷 (DOUANE – DR de Perpignan) : saisie de 195 kilos de haschich par les douaniers de la BSI de Narbonne

Lors du contrôle d-un camion bulgare, chargé de vin et de chips à destination de l’Allemagne, les douaniers ont découvert 5 valises marocaines posées sur des cartons en milieu de chargement. Le chien des douaniers ne s’était pas trompé en marquant l’arrêt.

A l’intérieur, un total de 194,820 kg de résine de cannabis.

Le chauffeur après une retenue douanière, a été remis à l’ OFAST de l’antenne de Perpignan.

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FRANCE 🇫🇷 (DGDDI) : la Douane dévoile sa nouvelle stratégie douanière de lutte contre les flux financiers illicites

Service communication et presse

Paris, le 07 octobre 2024

N°006

La Douane dévoile sa nouvelle stratégie douanière de lutte contre les flux financiers illicites

La Douane française a dévoilé ce lundi 7 octobre à Bercy, sa nouvelle stratégie de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT). Cette nouvelle stratégie s’inscrit résolument dans la stratégie nationale de LCB-FT définie par le Conseil d’orientation de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (COLB), avec l’ambition de renforcer la place particulière de la Douane dans le dispositif national. Cette stratégie nationale s’appuie également les recommandations formulées par le GAFI dans le cadre de l’évaluation mutuelle de la France qui a eu lieu en 2022.

Forte du constat que « l’argent est le nerf de la guerre », cette nouvelle doctrine vise à chercher d’où vient et où va l’argent associé à tous les trafics que la Douane est chargée de combattre (stupéfiants, contrefaçons, tabacs, biens culturels, espèces protégées etc.). Pour y parvenir, la Douane compte mobiliser tous ses moyens humains, matériels et juridiques. Elle compte aussi associer tous les acteurs étatiques et institutionnels investis dans ce combat, c’est pourquoi elle a réuni à Bercy plus de 170 spécialistes, douaniers et partenaires, pour présenter et commenter sa nouvelle doctrine et renforcer la coopération opérationnelle.

Pour atteindre cet objectif, la Douane renforce ses moyens humains, matériels et dispose d’un nouvel arsenal législatif :

– coopération internationale et interministérielle accrue pour détecter, saisir afin de faire confisquer les avoirs criminels ;

– possibilité pour les douaniers de constater des opérations de blanchiment douanier y compris lors des phases de transport et de collecte réalisées sur le territoire national. Il s’agit d’un apport conséquent de la loi n°2023-610 du 18 juillet 2023 visant à donner à la douane les moyens de faire face aux nouvelles menaces ;

– autre apport de cette loi, les actifs numériques, comme les cryptomonnaies, sont désormais inclus dans le champ d’application du délit de blanchiment douanier ;

– enfin, cette loi a élargi la possibilité pour les douaniers de retenir l’argent liquide en circulation sur le territoire national, lorsqu’ils suspectent un lien avec des activités criminelles ;

Ainsi, les capacités d’intervention de la Douane ont été renforcées pour mieux appréhender les réseaux de collecteurs.

La Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), à travers son département Blanchiment et trafics de biens culturels, se spécialise dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Elle collabore, notamment, avec le département Cyberdouane pour contrer l’usage illicite des cryptomonnaies en particulier sur le Dark Net.

– Le maillage douanier régional joue un rôle crucial dans la surveillance et l’analyse des flux financiers locaux, par la détection de nombreuses infractions à l’obligation déclarative d’argent liquide sur tous les vecteurs de transport.

– La douane développe aussi son réseau d’équipes maître/chiens spécialisées dans la détection d’argent liquide « les cash-dogs ». L’objectif étant d’augmenter le nombre d’équipes opérationnelles afin d’améliorer ses capacités de détection à court terme et sur tout le territoire.

– Créé en mai 2024, l’Office national anti-fraude (ONAF) lutte contre les fraudes aux finances publiques en identifiant les flux financiers illicites et en saisissant les avoirs criminels. Il coopère étroitement avec des organismes internationaux comme EUROPOL, ainsi qu’avec des juridictions spécialisées (JIRS et JUNALCO), pour démanteler les réseaux de fraude et de blanchiment d’argent, en mettant l’accent sur les cryptoactifs et les fraudes transnationales.

En 2023 et 2024, les douaniers ont saisi des millions d’euros d’avoirs illégaux, issus d’activités criminelles. De nombreuses opérations menées par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) et l’Office national anti-fraude (ONAF) ont permis de démanteler des réseaux de blanchiment d’argent, notamment grâce à une surveillance accrue des flux financiers transfrontaliers et à l’analyse approfondie des déclarations de capitaux.

« Le Premier ministre a fait de la sécurité des Français une priorité de notre action. La Douane représente le bras armé de mon ministère, aux côtés des autres services de l’Etat. Ses agents sont en première ligne pour assurer la protection et la tranquillité de nos concitoyens, en luttant contre tous les trafics illégaux qui pourrissent la vie des Français dans les villes, les villages et dans les quartiers.

Depuis de nombreuses années leur professionnalisme, leur innovation et leur engagement permettent une efficacité dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Face à une menace qui s’intensifie, cet effort doit être perpétué et même accentué. La Douane pourra compter sur mon engagement total dans cette lutte, pour combattre, endiguer et éradiquer ces trafics », indique Laurent Saint-Martin, ministre du Budget et des Comptes publics.

En 2023, la douane française a relevé 2393 cas de manquement à l’obligation déclarative, 204 cas de blanchiment et saisi ou identifié et proposé à la saisie 163,27 millions d’avoirs criminels.

En 2024, les résultats sont prometteurs. Le nombre de cas de blanchiment douanier notifiés est en augmentation par rapport aux années précédentes. L’Office National Anti-Fraude (ONAF) a déjà identifié et proposé à la saisie un montant plus élevé d’avoirs criminels.

– 292 délits de blanchiment douanier ont été notifiés, pour un total de 14,11 millions (contre 7,10 millions en 2019 et 7,74 millions en 2023)

– 175,2 millions d’euros d’avoir criminels identifiés et proposés à la saisie par l’ONAF – soit déjà plus qu’en 2023.

Pour ce qui concerne les manquements à l’obligation déclarative, 1 667 manquements, pour une contre-valeur de 43,9 millions d’euros, ont été constatés entre le 1er janvier 2024 et le 31 août de cette même année, contre 1 489 constatations en 2023, le tout pour une contre-valeur de 39,5 millions.

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FRANCE 🇫🇷 (SURV de la Douane) : entre le 12 juillet et le 9 août 2022, les douaniers avaient saisi lors de plusieurs contrôles plus de 1 700 kilos de cocaïne dissimulés dans des armoires, canapés et des fauteuils expédiés, sous couvert de déménagement de la Martinique vers la métropole

Cette équipe de joueurs de poker avait trouvé le moyen de se financer en menant l’activité la plus rémunératrice du monde du crime.

Tous liés à des cercles de jeux, ces trafiquants de cocaïne faisaient venir la marchandise sous couvert de déménagement.

L’un de ces trafiquants de drogue, âgé de 45 ans, a été remis en liberté, mercredi 2 octobre par la chambre de l’instruction de Paris, grâce à un coup de bluff judiciaire. Cette dernière a confirmé la décision du juge des libertés prise mi-septembre. L’avocat du trafiquant, Me Tarek Koraitem, avait obtenu sa libération en ne se présentant pas au débat. « Un coup un peu tordu parce qu’en appel, l’absence de conseil vaut une remise en liberté », commente une source proche du dossier.

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ÎLES CANARIES 🇪🇸 (Nord est Lanzarote) : le patrouilleur 🇫🇷 « DPF-3 » et le navire « PETREL » du SVA 🇪🇸 ont intercepté le cargo RAS lesté avec plus de 4 tonnes de coke

Le cargo « Ras », long de 70 mètres, battant pavillon tanzanien 🇹🇿, alors qu’il naviguait à environ 130 milles au nord-est de Lanzarote, transportait plus de 4.000 kilogrammes de cocaïne.

L’interception et le contrôle du cargo a été effectué par l’équipage du navire d’opérations spéciales du SVA (Surveillance douanière espagnol) « Petrel », en collaboration avec le patrouilleur douanier français « DPF-3″, au cours de l’opération « Pascal-Lino 2024 »

Les dix membres d’équipage du « RAS » ont été arrêtés.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST Rennes) : 41 kilos de coke saisis avec du fric et des bagnoles…suite à un bon tuyau

Les enquêteurs, qui agissaient sur commission rogatoire d’une juge vannetaise, auraient profité d’un go fast pour faire tomber le réseau. Saisie de 41 kilos de cocaïne. et  découverte de 85 000 € en liquide.

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FRANCE 🇫🇷 (Échirolles) : encore du ‘taf’ pour Eric Vaillant, le procureur de Grenoble

L’immeuble le Carrare à Echirolles (Isère), est devenu un point de deal, devant un arrêt de tramway, en plein centre de la ville. Au centre assis sur une chaise, un chouffeur, le 20-08-24.

Les policiers sont venus frapper aux portes dès 8 heures, ce mardi 24 septembre au matin. Les habitants de l’immeuble Le Carrare, un bâtiment investi par des dealers en plein centre-ville d’Echirolles (Isère), dans la banlieue proche de Grenoble, ont été sommés d’évacuer leur logement dans les soixante-douze heures, et pour une durée d’au moins trois semaines.

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FRANCE 🇫🇷 (œcuménisme à Marseille) : l’OFAST en renfort ou… pour piquer les infos de la DNRED et des gendarmes ?

C’est RTL qui nous annonce que l’OFAST (Office anti-stupéfiants qui a repris l’OCRTIS) vient d’ouvrir une antenne uniquement dédiée au trafic par voies maritimes sur le Port de Marseille.

9 policiers auront pour mission de détecter les mouvements suspects et de renforcer l’échange de renseignements avec les douanes et la gendarmerie maritime, afin de « taper » le bon conteneur, voir la bonne valise de croisiériste.

Les policiers de l’OFAST pourront s’appuyer sur une « cross portuaire », cellule de renseignements opérationnelle sur les stupéfiants qui va réunir chaque mois les différentes autorités sur le Port.

Pour éviter qu’ils se perdent, ‘Aviseur international’ est heureux d’offrir une carte de Marseille aux enquêteurs de l’OFAST, voire aux futurs infiltrés à la DNRED ou à la Gendarmerie maritime.

Je me souviens à Nantes, à l’Échelon DNRED, on était obligé de sortir lorsqu’on abordait sérieusement une opération. L’attaché police avait de très grandes oreilles et des qu’il savait ou imaginait quelque chose, il répercutait à sa hiérarchie! J’ai des témoins en retraite qui peuvent confirmer!

Mais çà c’était hier! Aujourd’hui, ils sont tous « copains comme cochons » et les policiers ont oubliés les « facéties » de David Cugnetti , aujourd’hui parti comme directeur à Perpignan et de son directeur Erwan Guilmin, le DOD de la DNRED, qui fit péter les 7 tonnes du Bd Exelmans!

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COLOMBIA 🇨🇴 (Puerto de Caragena) : grâce aux renseignements des services français, saisie de 2.386 kilos de coke qui devait partir pour Barcelona 🇪🇸

La cargaison de coke avait été ajoutée à une livraison de café en provenance du Pérou.

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ARTE (Le dessous des cartes) : des routes qui changent

En 2022, on estimait que le commerce illégal de drogues représentait un marché de 250 milliards de dollars dans le monde.

Entre l’achat des matières premières à moindre coût dans des pays pauvres et la revente de produits transformés aux consommateurs, les trafiquants de marijuana, cocaïne, héroïnes, fentanyl ou amphétamines réalisent des profits colossaux. 

Pour mieux comprendre, « Le dessous des cartes » vous emmène sur les routes de la drogue. L’économie de la drogue fait des ravages tout au long de son parcours. Que ce soit chez les cultivateurs modestes du Maroc, d’Afghanistan ou de Colombie ; dans les pays par lesquels la drogue transite et ou les trafiquants prospèrent, comme au Mexique ou en Albanie ; ou enfin dans les pays où les produits finissent leur course et où des centaines de milliers de consommateurs meurent chaque année.

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FRANCE 🇫🇷 (MSC – Mediterranean Shipping Company) : quant au secrétaire général du palais de l’Élysée Alexis Kohler

A Olbia, en Sardaigne, je regarde le « MSC Orchestra » et ne peux m’empêcher de penser à Alexis Kohler;

Alors que MSC devenait une force dominante du commerce mondial, elle est également devenue un canal privilégié de trafic de cocaïne pour les gangs des Balkans. Soupçonné de l’avoir favorisée depuis le ministère des finances, à Bercy, voire depuis le secrétariat général de l’Élysée, Alexis Kohler (qui s’était mis à son service comme directeur financier en 2016-2017), a été mis en examen en septembre dernier pour « prise illégale d’intérêt.

Nous reproduisons ci dessous (en accès libre) une remarquable enquête de l’agence américaine Bloomberg du 16 décembre dernier qui explorait l’infiltration de la compagnie maritime Italo-Suisse des cousins d’Alexis Kohler par des trafiquants de cocaïne.

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FRANCE 🇫🇷 (DR de Montpellier) : les gabelous tapent 122 kilos 500 de haschich au péage de Sain- Jean-de-Védas

La saisie a été effectuée dans la nuit du 11 au 12 septembre., après la découverte dans un fourgon, d’un double plancher.

Les deux occupants en provenance d’Espagne ont été interpellés et placés en retenue administrative…pour commencer.

Depuis, ils sont à l’ombre pour deux et trois ans avec maintien en détention.

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FRANCE 🇫🇷 (cité des papes) : les agents de la DNRED interceptent près d’une tonne de cannabis ainsi que 4 kilos de cocaïne

Cinq personnes ont été placées en garde à vue au commissariat d’Avignon. Tel est le bilan d’une opération menée au milieu de la nuit du 15 au 16 septembre.

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