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NARCOTRAFIC (France): quand la cocaïne était rapatriée sous le regard bienveillant de l’OCRTIS et la DNRED

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les PIEDS NICKELÉS chez les narcotrafiquants

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C’est un des derniers tabous dans les affaires de stups : la provocation policière, ou comment monter un dossier de toutes pièces pour réaliser une grosse saisie ou faire tomber un réseau. Cette pratique, formellement proscrite par le code de procédure pénale, est difficile à établir faute d’éléments probants. C’est pourtant pour cette raison que la cour d’appel de Paris vient d’annuler l’intégralité d’une procédure visant un vaste trafic de drogue entre la…

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AIR COCAÏNE: la DNRED, l’OCRTIS, le TRACFIN avaient ils des informations sur cette affaire ?

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Depuis la fameuse saisie des camionnettes  lestées  de cannabis  qui permit à  François Hollande d’aller faire le beau avec son copain Michel Sapin au siège  de la DNRED pour encenser ce grand service dont le directeur, le DI Jean Paul Garcia, était  absent .
Comme sont absents aujourd’hui dans le dossier  » Air cocaïne  » nos services spécialisés en matière de stupéfiants.
Nos services spéciaux ne seraient ils  aujourd’hui  devenus que des « faire valoir » des politiques?

Que savent ils  réellement  sur le narcotrafic, sur le narco-terrorisme, sur l’ Aero-narcotrafic, sur l’évasion  fiscale …et surtout que font ils réellement pour lutter contre ces plaies societales actuelles ?

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FRANCE (OCRTIS): quant à la lutte contre le narcotrafic!

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ecusson-OCRTIS« L’OCRTIS est devenu le premier narcotrafiquant de France! »

dixit un ancien magistrat instructeur

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Magouille institutionnelle, dossiers montés et arrangés, les « suceurs de roues » n’ont guère évolué depuis l’époque de Mario Le Corff. (Marc Fievet -NS 55 DNRED)

LIRE: NARCOTRAFIC: quand Mario Le Corff de l’OCTRIS montait des opérations douteuses…Mais ça c’était hier!

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AFGHANISTAN: dans le Sud afghan, on fête une récolte de pavot exceptionnelle

afghanistanPublié le : 22/05/2016

NAQIL (Afghanistan) (AFP) – Les lassos fendent l’air, des cris de joie fusent. Cette année, dans le Sud afghan, on fête une récolte de pavot exceptionnelle qui laisse entrevoir des revenus confortables pour cette région pauvre où les talibans tiennent la dragée haute à l’armée.

En Afghanistan, le printemps est synonyme d’offensive des insurgés islamistes… et de récolte de pavot. Cette année encore, des centaines de petites mains ont fait route vers Naqil, dans la province d’Uruzgan, pour y recueillir la résine brune, matière première de l’opium et de l’héroïne.

La moisson s’annonce prometteuse et, au crépuscule, les hommes laissent éclater leur joie en s’adonnant au « jeu du lasso ». Au milieu de la foule, les participants font tournoyer une lourde corde puis assomment leurs adversaires. On rit, on chahute. Le public enturbanné est conquis et le vendeur de glaces à la framboise se frotte les mains.

« C’est le seul moment de l’année où on gagne de l’argent », explique Afzal Mohammed, un ouvrier agricole venu de Kandahar pour la récolte. « Ici, les gens travaillent pendant 15 jours et le reste de l’année ils n’ont pas d’emploi ». A en croire les habitants, nombre d’ouvriers agricoles venus récolter le pavot sont des talibans arrivés d’autres régions.

« Le monde entier a beau dire que sans pavot, il n’y aurait pas de guerre en Afghanistan, pour nous, sans pavot, il n’y aurait ni travail ni nourriture », se lamente Abdul Bari Tokhi, un chef tribal dont la famille possède plusieurs hectares de terres cultivées à Naqil.

Le succès de la récolte souligne la précarité de la situation économique de l’Afghanistan, où le chômage touche officiellement un actif sur cinq. Il met surtout en lumière l’échec des onéreuses campagnes d’éradication de la culture du pavot lancées par l’Occident après la chute des talibans en 2001.

Car l’Afghanistan reste le leader mondial incontesté en la matière. En 2014, l’année où l’Otan a mis fin à sa mission de combat, le pays a même connu sa meilleure récolte de pavot depuis 2002.

L’an dernier a vu une forte chute de la production, mais d’après l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, c’est davantage en raison de la sécheresse que des campagnes d’éradication. Alors, pour pallier le manque à gagner, les cultivateurs ont redoublé d’efforts cette année.

‘Etat de guerre’

D’ordinaire, les offensives des talibans sont en nette baisse durant la récolte de pavot, ce qui montre bien la main-mise des insurgés dans la culture de l’opium, juteux marché de 3 milliards de dollars.

« La récolte est sur le point de s’achever (…),….PAVOTAFGHAN

Des fermiers afghans récoltent le pavot dans un champ le 29 avril 2016 à Naqil © AFP RATEB NOORI

– See more at: http://www.goodplanet.info/actualite/2016/05/22/dans-le-sud-afghan-on-fete-une-recolte-de-pavot-exceptionnelle/#sthash.h7LiwVLI.dpuf

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HÉROÏNE AFGHANE: la police italienne met à jour les liens entre Daesh et la Camorra

| 26 mars 2016

La police italienne a arrêté à Naples un Irakien de 46 ans, Aziz Ehsan, qui faisait office d’officier de liaison entre Daesh et la “Camorra” (organisation mafieuse de Campanie).

Les officiels évoquent également des liens de Daesh avec “Cosa Nostra” en Sicile et la “Ndrangheta” en Calabre.

Depuis septembre 2014, Daesh contrôle le trafic d’héroïne afghane. Cependant, jusqu’à présent cette information n’avait été publiée que par le Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants, jamais par des autorités ouest-européennes

http://www.voltairenet.org/article190917.html

lire aussi:AFGHANISTAN: la famille Karzaï a confié le trafic d’héroïne à l’Émirat islamique

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DROGUE: le Maroc menace la sécurité de l’UE

Par
Une industrie florissanteUne industrie florissante

«Il ne fait aucun doute que les marchés des drogues illicites sont l’une des principales menaces pour la sûreté de l’UE», souligne le rapport 2016 sur les marchés des drogues dans l’Union qui note que le royaume est le principal pourvoyeur du Vieux Continent en résine de cannabis.

Retour de boomerang. Les pays européens comme la France soutiennent que le Maroc joue un rôle stabilisateur au Maghreb. Le royaume le leur rend bien. Pour les remercier de cette attention il les inonde de cannabis à tel point où des voix s’élèvent pour crier haut et fort que leur sécurité court un grand danger.
«Il ne fait aucun doute que les marchés des drogues illicites sont l’une des principales menaces pour la sûreté de l’UE», souligne le rapport 2016 sur les marchés des drogues dans l’Union qui note que le royaume est le principal pourvoyeur du Vieux Continent en résine de cannabis.
Ce document qui est une publication conjointe de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (Emcdda) et de l’Office européen de police (Europol) met en outre en exergue la connexion entre le trafic de drogue et le terrorisme. «Il existe des éléments probants» de certains liens entre des Groupes criminels organisés impliqués dans le trafic de drogue et des organisations terroristes soulignent ces deux organismes.

LIRE PLUS:

http://www.lexpressiondz.com/internationale/241950-le-maroc-menace-la-securite-de-l-ue.html

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COLOMBIA: cocaína por toneladas

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Estamos nadando en coca

 

Solo en una de las tantas regiones donde se cultiva, comercializa y trafica la coca en el país, solo en una caleta y en un solo operativo, la Policía y su Dirección Antinarcóticos decomisaron 9 mil 355 kilos del alcaloide, listo para ser sacado a través del Golfo de Urabá. El cargamento más grande descubierto en los últimos diez años y la prueba incontrovertible de que el narcotráfico sigue vivo y activo a lo largo y ancho del territorio nacional.

¿Qué pensar de otras zonas como Catatumbo, Putumayo e incluso Vichada y Guaviare, también marginales, fronterizas, vulnerables y con presencia de grupos armados ilegales y traficantes, en donde la escala de producción y almacenamiento de drogas ilícitas puede ser igual o mayor?

Se trata de escenarios limítrofes con países donde la corrupción está al orden del día: Venezuela y Brasil, por ejemplo, o donde los controles militares y policiales son bastante limitados: Ecuador y Panamá. A ello se suma la enorme penetración del narcotráfico, por supuesto, en la vida de las regiones colombianas.

Estas cantidades gigantescas de droga, además de hablar del crecimiento de los cultivos ilícitos en el país los dos últimos años (de 60 mil a 159 mil hectáreas, según informes cruzados de agencias de monitoreo), permiten dimensionar el complejo circuito económico que hay detrás:

Movilización de precursores (permanganato, ácidos clorhídrico y sulfúrico y anhídrido acético), destrucción de cientos de hectáreas de bosque nativo donde funciona la cadena siembra-recolección-elaboración de pasta, mano de obra (campesinos, “químicos”, “caleteros”), transportadores (flotillas de avionetas, lanchas rápidas y semisumergibles), funcionarios civiles y policiales involucrados y equipos de asesores contables y financieros dedicados a camuflar y mover capitales millonarios que deben ser “lavados” y filtrados a la economía legal.

Se trata de un universo criminal complejo que más que describir en detalle, hay que decir que se encuentra en plena operación, al parecer robustecido y dinámico, si se juzga el valor del cargamento incautado en Urabá, por ejemplo: unos 250 millones de dólares, puesto en los mercados internacionales.

Las preguntas son obligadas: ¿cómo logran operar estas redes capaces aún de enviar cada semana toneladas de cocaína al exterior? ¿Dónde están y quiénes son sus enlaces políticos, empresariales y financieros? Colombia continúa contaminada y penetrada por el narcotráfico.

Si las guerrillas y las bandas criminales, sin discusión, están asociadas a este emporio narcotraficante (ya por el cobro de impuestos, ya por el control de rutas, ya por el envío mismo de droga), hablamos de la presencia actual y renovada de amenazas al Estado, su institucionalidad y su ciudadanía. Peor, incluso, hay que aceptar que valores sociales y culturales de ese submundo mafioso perviven y tienen efectos desastrosos.

El decomiso de más de nueve toneladas de cocaína, al parecer a alias “Gavilán”, segundo al mando del “clan Úsuga David”, no puede verse solo como un golpe policial importante, significativo, sino que debe mirarse, por el revés, para entender la fuerza que retoma el narcotráfico a las puertas del cierre de una negociación con las Farc.

Es imposible taparse los ojos ante la evidencia de que, como se ha dicho, y aunque haya que citarse de nuevo con incomodidad, “estamos nadando en coca”.

http://www.elcolombiano.com/opinion/editoriales/cocaina-por-toneladas-FX4167531

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FRANCE (Michel Neyret): la chute de l’ex-commissaire vue par trois anciens patrons de la police

neyretMichel Neyret devant le tribunal correctionnel de Paris, le 2 mai 2016. (ELISABETH DE POURQUERY / FRANCETV INFO)

Comment Michel Neyret, grand flic talentueux, admiré de tous, a-t-il pu franchir la « ligne jaune » au point de se retrouver jugé dans une affaire de corruption ? La question est centrale dans le procès de l’ex-numéro 2 de la police judiciaire lyonnaise, qui comparaît devant le tribunal correctionnel de Paris.Pour y répondre, Michel Neyret a été confronté, au début du procès, à un exercice délicat : commenter sa propre chute. Mercredi 18 mai, ce sont les témoins cités par le prévenu qui s’en sont chargés.
« J’ai été agréablement surpris par ses compétences alors qu’il sortait d’école »

Cheveux blancs clairsemés sur le crâne, vêtu d’un costume de velours noir, Michel Richardot, 74 ans, est le premier à parler. Il a rencontré le jeune et fringant Michel Neyret au Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Versailles dans les années 1970. « J’ai été agréablement surpris par ses compétences alors qu’il sortait d’école », se souvient-il.

En 1982, Michel Richardot devient directeur régional de la PJ lyonnaise, fonction qu’il exerce jusqu’en 1990. C’est lui qui fait venir Michel Neyret à Lyon, en 1983. Aujourd’hui encore, il est élogieux envers lui.

J’ai été impressionné par ses qualités. Je dois admettre que c’est de très loin le meilleur commissaire de police que j’aie connu de toute ma carrière.

Michel Richardot

devant le tribunal correctionnel de Paris

Grâce à lui, Michel Neyret est nommé dès 1984 à la tête de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Lyon. « Il était chargé d’un travail de recherche et intervention dans la criminalité », décrit Michel Richardot. Car dans la capitale des Gaules, la BRI a une spécificité : « l’enquête d’initiative ». « La brigade antigang mène des enquêtes en partant d’auteurs potentiels, en guettant le flagrant délit, pour tomber sur les malfaiteurs au moment propice, choisi dans la mesure du possible par les policiers », explique Richard Schittly, journaliste et auteur de Commissaire Neyret, chute d’une star de l’antigang.

« Ses résultats étaient exceptionnels »

Michel Neyret se révèle brillant. « Il avait le profil pour être très bon, je ne pensais pas qu’il serait aussi bon », commente Michel Richardot. A tel point qu’il reste à la tête de la BRI jusqu’en 2004, une durée anormalement longue. « Il devait partir en même temps que moi. Il est resté parce que ses résultats étaient exceptionnels. » Le constat de Michel Richardot est amer : « Il aurait fallu qu’il parte. Il faut savoir abandonner. »

Le président du tribunal, soucieux de comprendre, cherche des réponses dans cet aspect de la carrière de Michel Neyret.

« Pourquoi est-il resté ?

– Il n’avait pas envie de partir pour deux raisons. D’abord il était admiré, il avait des succès. Et il n’avait pas envie de partir parce qu’on ne lui a rien proposé. »

L’ex-chef de l’antigang lyonnais a pâti d’une absence de réseau personnel au sein de son univers professionnel, à en croire son ancien responsable. « Neyret, dans la police nationale, il est le fils de personne, il n’appartenait à aucun syndicat, à rien du tout », dit à plusieurs reprises Michel Richardot, qui déroule son raisonnement à la barre.

Comme il n’appartient à rien, personne ne l’a soutenu. Je dirais même que c’est le contraire. Tout le monde l’a enterré. Alors que lorsque vous parliez de Neyret, tout le monde l’admirait.

Michel Richardot

devant le tribunal correctionnel de Paris

De fait, Michel Neyret est devenu commissaire divisionnaire après vingt-sept ans de carrière, alors qu’en moyenne un policier y accède en quinze ans. Michel Richardot donne le sentiment d’un grand gâchis : « Il fallait le récompenser pour ses succès et éviter qu’il prenne des risques comme il a pris, ce qui l’a conduit à être ici aujourd’hui. » Pendant ce temps, Michel Neyret écoute, les yeux fermés, une main sur le visage, ou parfois la tête baissée, le regard rivé sur la moquette délavée de la salle.

« Rester vingt et un ans et deux mois à la BRI, c’est anormal »

« Qu’on l’ait gardé dix-neuf ans [à la tête de la BRI] est une faute, qu’on l’ait fait revenir, c’est pire encore », estime Michel Richardot. Pour comprendre cette critique en creux de la direction nationale de la police judiciaire, il faut se souvenir du parcours de Michel Neyret : après la BRI, il est muté deux ans à Nice en 2004. Puis il revient à Lyon en 2007 en qualité de directeur adjoint de la police judiciaire régionale.

« Rester vingt et un ans et deux mois à la BRI, corrige Pierre Richard, qui a le souci du détail, c’est anormal. » Ce témoin de 85 ans à la chevelure blanche brillante est l’un des tout premiers supérieurs de Michel Neyret. « Et on le renomme là où il était avant. C’est une ineptie ! » Pierre Richard, sous-directeur central de la PJ à la retraite, parle même d’une « faute professionnelle », « pire qu’une erreur ».

La direction centrale ne peut s’exonérer d’une grande responsabilité dans l’affaire qui nous occupe aujourd’hui.

Pierre Richard

devant le tribunal correctionnel de Paris

Peu après, interrogé par l’un des avocats de Michel Neyret, il précise : « Je ne dis pas que c’était fait volontairement, mais le résultat, c’est celui-là. » Gérard Girel, directeur du SRPJ de Lyon entre 1990 et 1995, apporte un autre éclairage à la dérive dans laquelle Michel Neyret s’est laissé entraîner, grâce à une question du président du tribunal. Une plongée dans un autre univers, qui l’a séduit.

« Si vous êtes directeur de la PJ et si votre adjoint va aider au tournage du film [Les Lyonnais, d’Olivier Marchal], vous en pensez quoi ?

– J’en pense que c’est pas bien. Il peut faire ça à la retraite, à la limite. Car ça confine à un mélange des genres. Ce sont des personnes d’un autre monde. Cela permet éventuellement des dérapages absolus. »

« Il fallait le faire partir pour qu’il puisse éviter de dériver »

Jusqu’où est allée cette dérive, et jusqu’à quel point l’ex-commissaire en est-il responsable ? Michel Richardot offre un début de réponse : « Le Neyret que j’ai connu et le Neyret que j’ai lu dans la presse, ce n’est pas le même. Il fallait le faire partir pour qu’il puisse éviter de dériver. La faute principale vient de Neyret, mais ceux qui l’ont dirigé auraient pu faire l’effort de le faire partir. »

Ce sera toutefois à la justice de trancher, et c’est un magistrat qui le rappelle. Christian Cadiot, dernier témoin de la journée cité par Michel Neyret, est venu pour « porter la mémoire de l’homme brillant et inestimable qu’[il a] connu ». Les deux hommes se sont rencontrés à Lyon, ville dans laquelle le premier était magistrat entre 1992 et 2002, « période lumineuse » de Michel Neyret, selon lui.

Pour Michel Neyret, il vous faudra faire la part du temps, le temps de l’engagement et celui de la dérive.

Christian Cadiot

devant le tribunal correctionnel de Paris

En prononçant cette phrase, Christian Cadiot, 64 ans, aujourd’hui conseiller à la Cour de cassation et qui se présente à l’audience comme un « vieux juge », s’adresse au président du tribunal les yeux dans les yeux. Michel Neyret encourt dix ans de prison.

http://mobile.francetvinfo.fr/societe/affaire/affaire-neyret/neyret-il-est-le-fils-de-personne-la-chute-de-l-ex-commissaire-vue-par-trois-anciens-patrons-de-la-police_1456123.html#xtref=acc_dir

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MALI: importante saisie de cannabis

Ghana-Burkina-MaliL’Office central des stupéfiants a mis la main sur 2,7 tonnes de cannabis dans un camion en provenance du Ghana, près de Bamako.

Près de trois tonnes de cannabis, pour une valeur marchande estimée à environ 100 millions de francs CFA (plus de 152 000 euros). C’est la plus importante saisie de drogue des vingt dernières années dans la capitale malienne et sa périphérie.

© Crédit : Office central des stupéfiants du Mali

La drogue était dissimulée sous forme de balles de friperie et cachée dans un camion de transport, plus précisément dans un compartiment situé entre la locomotive et la remorque. Les trafiquants s’apprêtaient à décharger le contenu du camion à l’entrée de Bamako lorsqu’une unité de l’Office central des stupéfiants a débarqué. Armes au poing, le capitaine Moussa Touré et ses hommes ont immédiatement mis la main sur la marchandise. Au moins deux personnes ont été arrêtées.

Un réseau Ghana-Burkina-Mali démantelé

Les enquêtes ont commencé. On sait déjà que le camion venait du Ghana. Il a transité par le Burkina Faso avant d’entrer au Mali par le sud, plus précisément par la ville de Sikasso. « Nous venons de démanteler un réseau de trafiquants de drogue entre ces trois pays », a expliqué un enquêteur. A Accra, capitale du Ghana, des arrestations ont également eu lieu explique la même source.

→ A (RE)ECOUTER : Sahel-Sahara: une zone de trafics

Ce jeudi doivent avoir lieu de nouvelles auditions des suspects arrêtés au Mali. Et l’Office central des stupéfiants, qui travaille sans grands moyens, pourrait rapidement envoyer une mission au Ghana.

http://www.rfi.fr/afrique/20160519-saisie-record-cannabis-mali-drogue-office-central-stupefiants-ghana

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NARCO TRANS AFRIQUE: Daech assure le transport du haschich marocain vers l’Europe dixit Franco Roberti

franco-roberti « En Afrique du Nord, Daech assure le transport du haschich marocain vers l’Europe »

Daech et la mafia italienne ont travaillé ensemble dans le trafic du cannabis de l’Afrique du Nord vers l’Europe, a déclaré le chef des services anti-terroristes de l’Italie, Franco Roberti.
Dans une interview accordé au journal britannique The Independent, Roberti a affirmé que les services italiens de lutte contre la mafia ont trouvé des éléments qui prouvent que le crime organisé italien et des « terroristes présumés » ont travaillé ensemble dans le trafic de haschich.
lire plus:

http://diasporasaharaui.blogspot.fr/2016/04/franco-roberti-en-afrique-du-nord-daech.html?m=1

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FRANCE: Sken’ City, village de la drogue à gare du Nord

gare_du_nord_4_bis18 mai 2016 | Par La rédaction de Mediapart

Ils s’appellent Momo, Adrien, Charlie ou Jenny. Accros au crack ou au skénan, ils tiennent le pavé de Sken’ City, un quartier en plein Paris où tout tourne autour de la drogue. StreetPress a passé plusieurs semaines en leur compagnie. Suivez le guide.

lire plus:

https://www.mediapart.fr/journal/france/180516/sken-city-village-de-la-drogue-gare-du-nord

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FRANCE (Air Cocaïne): le fantôme de la coke arrêté

Par Guillaume Lamy
Publié le 17/05/2016
Alors qu’il était activement recherché dans le cadre de l’affaire “Air Cocaïne”, le Stéphanois Ali Bouchareb a été interpellé la semaine dernière près de Barcelone. C’est lui qui serait le cerveau du réseau d’importation entre la République dominicaine et la France.

Air Cocaïne (Ali Bouchareb) (jeudi 17 mai 2018)

©B-Gnet
En 2014, alors qu’il est pris en flag’ de déchargement d’une demi-tonne de cocaïne à Tarragone (Espagne), que deux mandats d’arrêt internationaux pèsent sur lui dans des dossiers de braquage et de stupéfiants et que des faux papiers sont retrouvés chez lui, dont l’un au nom de Rayan Hanouna, le cerveau présumé d’ « Air Cocaïne » , le Stéphanois Ali Bouchareb est relâché deux mois plus tard…
Article paru dans Lyon Capitale (le mensuel) de janvier 2016

Son ombre plane sur le Centre, un quartier plutôt tranquille de Firminy, à douze kilomètres au sud-ouest de Saint-Étienne. Teint mat, coupe en brosse ou cheveux gominés, selon l’effet recherché, la quarantaine, un petit mètre quatre-vingts. Voilà le peu d’informations qui a filtré jusqu’à maintenant. Quant à son nom, il hante toute la ville. Et bien au-delà.

La dernière fois qu’Ali Bouchareb a fait parler de lui, c’était à 750 kilomètres de cette cité-dortoir de Saint-Étienne, sur la Costa Dorada. À Tarragone précisément, à une grosse heure de route de Barcelone. Le 16 octobre 2014, Ali Bouchareb est à mille lieues d’imaginer que des enquêteurs français de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) et espagnols de la police judiciaire de Carthagène sont en planque dans la zone portuaire, à côté d’un entrepôt où deux conteneurs de poisson surgelé sont sur le point d’être déchargés. À l’intérieur des caisses de poisson, 420 kilos de cocaïne, répartis dans douze sacs de sport. Huit personnes sont arrêtées en flagrant délit, cinq Français et trois Espagnols. Parmi eux, un Lyonnais, membre présumé de la Dream Team (équipe de braqueurs baptisée ainsi par la police espagnole, en référence
aux basketteurs américains vainqueurs des JO de Barcelone en 1992), et deux frères de Firminy : Ali et Messaoud Bouchareb, duo jusqu’alors quasi inconnu. Qui ne croisait en tout cas pas dans les eaux transcontinentales du grand banditisme.

Montée en gamme

Au journal télévisé ce soir-là, aucun écho de la grosse prise de drogue et du démantèlement de ce réseau d’importation de cocaïne colombienne. David Pujadas lance un sujet sur l’exil des Français à l’étranger…, de quoi esquisser un sourire. Car Ali Bouchareb est introuvable depuis l’été 2008, après avoir été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Jusqu’à ce qu’il réapparaisse dans une énorme affaire de cocaïne en Espagne, qu’il soit libéré de nouveau et ne s’évapore encore dans la nature.

Petit retour en arrière, en 2007. La PJde Lyon est alors dirigée par le super-flic Michel Neyret (aujourd’hui renvoyé en correctionnelle dans une affaire de corruption qui a ébranlé la police lyonnaise en 2011*). C’est sous son commandement que les plus belles affaires de la police judiciaire sont exposées et que les plus grosses prises de stupéfiants nationales sont faites.

Le 7 février, près d’un centre commercial de Saint-Étienne, une quinzaine de personnes sont interpellées, dans des conditions mouvementées, au beau milieu d’une transaction de haschisch. Sur place, dans une voiture, les policiers mettent la main sur 600 000 euros en petites coupures – ce qui correspondrait à environ 600 kilos de cannabis. Le véhicule appartient à… Ali Bouchareb. 400 000 autres euros seront découverts dans une glacière enterrée dans le jardin d’un complice.

“Cette somme donne la mesure de l’économie souterraine générée par ces trafics, explique alors Michel Neyret**. Car il s’agissait d’hommes entre 30 et 40 ans, connus de la police pour des affaires de trafic de drogue, d’agressions et de “home-jacking”, mais dont la dimension dans le banditisme ne “justifie” pas de telles sommes.” En gros, les enquêteurs, qui considéraient jusque-là Ali Bouchareb comme un petit voyou, ont dû revoir leur copie. Le réseau alimentait l’ensemble du bassin clermontois.

Tête du réseau “Air Cocaïne” ?

Ali Bouchareb ne restera pas longtemps en prison. Après dix-huit mois de préventive, il est relâché à l’été 2008 par le juge des libertés et de la détention (JLD) de Lyon – à l’instar de deux autres présumés trafiquants de cocaïne et d’héroïne, Abdelkader Bessame et Kamel Mebarki. Bien que la décision ait été entérinée par la chambre d’instruction de la cour d’appel de Lyon, le syndicat de policiers Synergie s’insurge publiquement dans un communiqué. Les enquêteurs craignent que Bouchareb ne prenne la poudre d’escampette. L’Appelou met effectivement aussitôt les voiles afin qu’on ne puisse pas le retrouver. Il se terre probablement en Espagne ou en Italie. Jusqu’à ce 16 octobre 2014, près de Barcelone…

Lors de la perquisition de son appartement en Espagne, la police tombe sur de faux papiers, dont l’un au nom de Rayan Hanouna. Or, c’est ce fameux Rayan qui serait la tête du réseau d’importation de drogue du dossier Air Cocaïne en France, selon les mis en cause dans cette affaire, actuellement en cours d’instruction à Marseille.

“Non seulement le mec se fait prendre en flag’ avec une demi-tonne de cocaïne, mais en plus la police espagnole s’aperçoit que deux mandats d’arrêt internationaux pèsent sur sa tête pour des affaires de braquage et de stupéfiants, explique à Lyon Capitale Jérôme Pierrat, coauteur d’une enquête sur Air Cocaïne***. Il fait deux mois de prison et il est libéré. En France, ça a tellement surpris, c’était tellement anormal, que le ministère de la Justice a même déposé une plainte.” Avant de se demander si Bouchareb “n’[aurait] pas payé les policiers espagnols”.

Des “plans sur la comète

Philippe Screve, l’avocat d’Ali Bouchareb, en doute fortement. Joint par téléphone entre plusieurs audiences aux quatre coins de la France, il rétorque que “la justice espagnole n’a pas l’habitude d’être laxiste, elle est encore moins réputée pour être aveugle”. “Il est donc hasardeux de tirer des plans sur la comète”, estime Me Screve. Connu pour être un redoutable procédurier (il a notamment fait libérer le présumé trafiquant stéphanois en 2008), celui qui est amicalement surnommé “l’avocat de la pègre lyonnaise” dans les prétoires de la région soutient mordicus que son client n’a pas le profil du gros trafiquant international qu’on veut bien lui faire endosser. Selon lui, Ali Bouchareb “n’était pas installé dans une délinquance d’habitude et n’avait pas un casier judiciaire long comme un jour sans pain. Il n’avait pas un profil qui le poussait à “travailler” dans les stups”.

À propos du deal de 600 000 euros à Saint-Étienne, l’avocat “n’[a] pas le souvenir d’une affaire dans laquelle il avait eu un rôle majeur, et qui aurait pu laisser penser qu’il pourrait, un jour, jouer les grands rôles”. “Je suis très étonné par ce qui se dit, étant donné qu’il est présumé innocent”, conclut Me Screve. Innocent, c’est aussi le mot qui ressort de la bouche de la famille Bouchareb.

Ambulancier aux mauvaises fréquentations

Ali Bouchareb est né en octobre 1971, dans une tour HLM du quartier du Centre, à Firminy, au bord de la nationale 88, à côté de petits ensembles et de pavillons de banlieue. Il suit sa scolarité à l’école du Stade, adjacente au site Le Corbusier, puis au collège Les Bruneaux. Il est élevé par ses parents avec ses deux sœurs et ses cinq frères. Son père travaille pour les Aciéries et forges de Firminy (qui deviendront plus tard Creusot-Loire, disparu en 1984). Pendant les vacances, la famille Bouchareb loue une maison pour s’échapper du quartier.

“On a eu une enfance parfaite. On a été très bien élevés”, estime l’une de ses sœurs, qui a accepté de témoigner. Ali passe même, avec succès, son diplôme d’ambulancier.

Il n’empêche. En juillet 2001, Messaoud Bouchareb n’a que 21 ans quand il fait parler de lui. Avec trois connaissances, il est soupçonné d’avoir brûlé une dizaine de voitures et d’en avoir volé une autre. Condamné à trois ans de prison, il prend la fuite, avant de se rendre à la police. En parallèle, il écope d’un an de prison pour avoir frappé le frère de l’un de ses complices. Quelques mois auparavant, l’ADN d’Ali, de neuf ans son aîné, traîne dans une sale affaire. Lors de la perquisition d’un appartement au Chambon-Feugerolles, les enquêteurs mettent la main sur un sac contenant un pistolet, des cagoules et des postiches. Ali Bouchareb écopera de dix-huit mois de prison ferme pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime. De source bien informée, leur nom circule aussi dans des dossiers de braquage de fourgons blindés.

Into the wild

Les frères Bouchareb ne referont plus parler d’eux. “On n’est plus en relation avec Ali, explique l’une de ses sœurs. Il a décidé de couper les ponts il y a plusieurs années. Il voulait passer à autre chose, on respecte son choix. Quand on dit de lui qu’il était voyou depuis son plus jeune âge, c’est faux. Il ne traînait pas dans le quartier. Ce n’était pas un délinquant. Il a peut-être rencontré des gens…, des mauvaises fréquentations.”

Une enquête pour importation de stupéfiants en bande organisée et association de malfaiteurs, dirigée par la juge d’instruction Christine Saunier-Ruellan, est en cours à Marseille. La fameuse affaire “Air Cocaïne”. L’ombre d’Ali Bouchareb plane sur ce volumineux dossier de 35 000 pages.

* Michel Neyret comparaît, en ce moment à Paris, pour violation du secret professionnel, corruption et trafic d’influence passif par personne dépositaire de l’autorité publique, détournement de scellés de stupéfiants, détention, offre ou cession de ces produits et association de malfaiteurs en vue de commettre une partie de ces délits.
** “Cannabis : des RMistes à la tête du réseau démantelé en Rhône-Alpes-Auvergne”, AFP, 8 mars 2007.
*** Jérôme Pierrat & Marc Leplongeon, L’Affaire Air Cocaïne – Mafia et jets privés, Seuil, octobre 2015.

http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Actualites/Drogues/Air-Cocaine-le-fantome-de-la-coke-arrete

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FRANCE (le crime organisé): puissance et impunité…par Fabrice Rizzoli et Thierry Colombié

Le crime organisé en France : puissance et impunité

fabrice-rizzoli-c-dans-l-air-france5-0Par Fabrice Rizzoli,

docteur en sciences politiques, président de Crim’HALT comme Alternative          

                     et

Thierry Colombié,

docteur en science économique à l’EHESS et spécialiste du crime organisé.

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Le « crime organisé en France » n’est pas un sujet d’étude : il n’existe pas de centre indépendant de recherche scientifique, ni de chaire universitaire. Il faut donc se baser sur la définition de la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée (dite Convention de Palerme, adoptée en 2000) qui définit le « groupe criminel » comme « un groupe structuré de trois personnes ou plus existant depuis un certain temps et agissant de concert dans le but de commettre une ou plusieurs infractions graves ou infractions établies conformément à la présente convention, pour en tirer, directement ou indirectement, un avantage financier ou un autre avantage matériel ». Cette définition reste assez vague, mais son objectif est avant tout d’exclure les actes de terrorisme, qui ne visent pas les gains financiers ou matériels pour eux-mêmes.

Certes, depuis 2010, la police judiciaire et la gendarmerie nationale émettent, par le biais du service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique de la criminalité organisée (SIRASCO) (1), un rapport annuel sur le crime organisé en France. Cependant, ces rapports sont longtemps restés confidentiels, jusqu’à la publication, le 17 novembre 2014, d’une synthèse du rapport 2013-2014 accessible au public ; les données du SIRASCO restent, quant à elles, malheureusement, confidentielles. La magistrature publie elle aussi très peu sur le crime organisé (2). La création de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC), en 2010, pour faciliter la mise en œuvre d’une politique de confiscation des avoirs criminels, a apporté un certain progrès en matière de publications de données, car l’agence produit un rapport d’activité. Malheureusement, les adresses des biens saisis demeurent confidentielles. Or, la démocratie et sa protection par l’activité judiciaire se vivent à visage découvert. Les procès sont publics. Comment comprendre le crime organisé si l’on ne voit pas la maison de Propriano appartenant au membre du gang corse de la Brise de mer condamné dans l’affaire du Cercle de jeux Wagram ? En Italie, la Direction d’investigation antimafia produit depuis 1991 un rapport d’activité semestriel de 200 pages, public et disponible sur Internet. Et l’agence italienne des biens confisqués (ANBSC) fournit quant à elle toutes les adresses des bien confisqués.

Les sources étant très rares et hétérogènes, nous partirons des rapports du SIRASCO, qui donnent la vision du crime organisé selon la police judiciaire, que nous confronterons au peu de sources concurrentes, généralement des journalistes « police/justice », à quelques exceptions près.

Caractéristiques du crime organisé français

Les rapports du SIRASCO sont divisés en trois grandes sections. La première section décrit les acteurs du crime organisé : les organisations criminelles. À première vue, la description des mafias italiennes, balkaniques et autres gangsters bulgares y alimente la représentation de l’invasion de la France par les organisations étrangères, un mythe fort répandu en France, mais plus encore aux États-Unis.

Néanmoins, on peut lire dans le rapport 2011 : « Il est possible d’établir une typologie spécifique des organisations criminelles françaises (donc par définition nées en France et essentiellement composées de ressortissants français) en soulignant le fait que leurs activités illicites représentent 75 % des infractions statistiquement considérées comme liées à la criminalité organisée, le quart restant étant commis par des ressortissants étrangers le plus souvent liés à des organisations criminelles étrangères. » (3) Pour paraphraser l’expression préférée des mafieux – « ici, c’est moi qui commande » –, en France, ce sont bien les gangsters français qui commandent !

En tête des organisations criminelles traditionnelles, appelées « grand banditisme » par la police et les journalistes, apparaissent les clans corses, en lien avec d’autres organisations criminelles avec lesquelles ils constituent un corps social appelé « les Corso-Marseillais ». L’arrestation, en juin 2010, des chefs du clan corso-marseillais Barresi-Campanella, arrêtés sur leur yacht Rodriguez dans le port de Golfe-Juan, démontre l’existence d’une « organisation de type mafieux sur le territoire national : structure pérenne et hiérarchisée, polyactivité criminelle, liens avec le tissu économique et social, corruption, systèmes de blanchiment sophistiqués et liens avec d’autres organisations criminelles. » (4) Sont également classées parmi les organisations traditionnelles, celles de la région de Grenoble, de Lyon, de Paris, du Nord. Par ailleurs, des organisations criminelles issues des banlieues sensibles – phénomène généralisé à l’ensemble du territoire national et spécifiquement français –, doivent leur arrivée dans le « gotha » du milieu au trafic de cannabis.

La seconde section du rapport du SIRASCO décrit les activités criminelles : le trafic de stupéfiants, avec un chiffre d’affaires estimé à deux milliards d’euros (5), le trafic d’armes,l’organisation du jeu, de la prostitution, etc.

En complément des données du SIRASCO, des études empiriques (6) démontrent que les criminels professionnels français se distinguent par une expertise en matière d’attaque de fourgons blindés, de gestion de parcs de machines à sous et d’infractions financières. Forts d’une expertise reconnue en Europe, les braqueurs français forment de nouveaux braqueurs, notamment en Espagne ou au Portugal (7). Loin d’être toujours un acte de prédation primaire, le braquage est souvent une escroquerie.

La France se distingue aussi par l’omniprésence de machines à sous clandestines appelées « baraques ». Ce sont des jeux placés dans un débit de boisson qui s’utilisent en apparence sans gains financiers pour le joueur, mais qui ont été modifiés par l’ajout d’un logiciel qui les transforme en des sortes de « bandits manchots » illégaux. Dans un rapport d’information de 2002, le sénateur François Trucy estimait que le nombre de ces faux flippers ou jeux vidéos pourrait atteindre 20 000 à 30 000, certaines sources étrangères évoquant jusqu’à 100 000 unités. Le gain annuel pour chaque machine serait compris entre 36 000 et 100 000 euros (8), dont 25 à 40 % pour le propriétaire de la machine. Par ailleurs, le crime organisé français est très impliqué dans le blanchiment, s’adaptant facilement à la mondialisation et à ses montages financiers sophistiqués visant à gérer en sous-main des casinos ou des hôtels. Toujours dans le rapport du SIRASCO, la police judiciaire affirme que : « la particularité du Sud-Est de la France, et notamment de la Corse, tient à l’interpénétration des activités légales et illégales. Il a été démontré que des chefs d’entreprises ayant une réelle activité économique se livrent à des malversations classiques du monde des affaires (abus de biens sociaux, fausses factures…), mais qu’ils appartiennent également à un groupe criminel organisé. » Un tel constat ne peut que conduire à une forte impunité.

De l’impunité du crime organisé en France ?

Le SIRASCO déclare avoir démantelé une organisation mafieuse, les Barresi-Capanella ; il affirme qu’il n’y a pas de « mafia française ». Ne pas reconnaître l’existence d’une mafia en France n’est-elle pas la première impunité conférée à ces acteurs mafieux ?

L’impunité se cache aussi derrière l’image d’une forte répression, qui ne l’est pas tant que cela. Ainsi, si certains « braqueurs » sont lourdement condamnés, d’autres le sont beaucoup moins. Il existe par exemple des braquages « donnés » aux « braqueurs » par l’entreprise de transport de fonds elle-même : « Délestée du butin, l’entreprise déclare le double à sa compagnie d’assurance et en refourgue une partie à un banquier occulte d’un parti politique… » (9) De même, la répression contre les machines à sous est peu efficace, car elle est confiée aux services des douanes, qui se contentent souvent de saisir les machines et d’infliger une amende. Rares sont les procès, au regard du nombre de machines à sous présentes sur le territoire. En outre, les « baraques » des débits de boisson seraient un moyen de corruption des « policiers voyous », ce qui expliquerait aussi l’essor de ce phénomène.

L’impunité est aussi très marquée en matière de trafic de stupéfiants. Les forces de l’ordre se concentrent sur les petits consommateurs. Si l’on prend comme exemple le cannabis – de loin le stupéfiant illégal le plus consommé (13,4 millions de Français l’ont expérimenté et il constitue 90 % des interpellations dans ce domaine, selon les chiffres 2013 de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies) –, le rapport de la Cour des comptes sur l’organisation et la gestion des forces de sécurité publique (juin 2011) démontre que la priorité de la politique de répression a été accordée, de fait, à la lutte contre l’usage au détriment de celle contre le trafic. La Cour souligne ainsi (p. 36) qu’entre 2002 et 2009, la constatation des infractions par les services de la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP) a connu une progression de 76 % pour l’usage simple, de 30 % pour l’usage avec revente et de seulement 8 % pour le trafic (10). Du point de vue géo-criminel, derrière les petits et moyens réseaux d’approvisionnement qui subissent la répression, se cache la criminalité organisée française basée en Espagne, puisque les trois quarts de la résine de cannabis saisie arrivent d’Espagne par camions (11).

L’impunité se manifeste encore dans le peu de procès intentés pour les assassinats commis par le crime organisé (moins de 4 % en Corse (12)). La condamnation d’un chef de clan corse en 2012 pour la tuerie des Marronniers – trois morts dans un café de Marseille en 2006, sur fond de guerre de territoire pour le placement de machines à sous – est uniquement due à une blessure par ricochet de l’un des tireurs présumés, qui avait permis d’identifier son ADN trouvé sur les lieux du crime.

De même, vu la faiblesse du nombre de condamnations, il semble que le racket n’existe pas en France. Pourtant, grâce aux récentes déclarations d’un « collecteur » d’argent, l’enquête baptisée « Calisson » a démontré un racket généralisé des boîtes de nuit d’Aix-en-Provence par les clans corses ; et le procureur d’évoquer un système mafieux… L’impunité en matière d’infractions financières est tout aussi importante, comme l’illustre la fraude à la taxe carbone épinglée dans le rapport 2012 de la Cour des comptes comme l’une des « plus élevées jamais identifiées par l’administration fiscale » (p. 149). Entre juin 2008 et juin 2009, le crime organisé aurait dévalisé le Trésor public de près de 1,6 milliard d’euros. Certains des responsables sont condamnés à des peines d’amende en millions d’euros qu’ils ne rembourseront jamais.

Enfin, l’impunité est presque totale en matière de blanchiment, comme dans tous les pays : « Corollaire des profits générés par le crime organisé, le blanchiment est une infraction difficile à démontrer, car il faut à la fois rechercher un critère de compétence (que les fonds transitent par la France ou que l’investissement soit réalisé en France) et démontrer le lien entre un flux financier et la commission d’une infraction ayant généré un profit. Cette caractéristique du droit pénal français explique le faible nombre de poursuites et de condamnations en France pour des affaires de blanchiment. » (13)

Les solutions existent

Pour lutter contre le blanchiment, il faut contourner la difficulté juridique et mettre en place une confiscation sans condamnation pénale du propriétaire (14). Ainsi, la justice peut saisir les biens recyclés qui sont au nom des complices non poursuivis pénalement. En Italie, la confiscation administrative antimafia permet de confisquer des milliards d’avoirs chaque année. Dans son rapport de 2012, la police judiciaire affirme que la notion de groupe ou d’organisation criminelle n’est pas définie en droit français, alors qu’elle est indispensable à la création d’un délit d’association criminelle qui permettrait de condamner des criminels professionnels pour leur seule appartenance à une association violente exerçant des activités commerciales. La seule commission parlementaire française sur le sujet avait proposé l’instauration du délit d’association mafieuse pour lutter contre les mafias étrangères… au début des années quatre-vingt-dix (15) !

On notera que le gouvernement Ayrault a signé un décret d’application de la loi sur les « coopérateurs de justice » qui datait de 2004, mais on ne connaît pas encore la valeur du texte. La « coopération » d’anciens criminels professionnels permettrait en effet une réelle connaissance de ce phénomène clandestin. Or, on ne combat que ce que l’on connaît. Elle permettrait aussi la réduction de l’impunité pour les crimes de sang commis par des professionnels. Sans le témoignage des hommes de main, les affaires de règlements de compte ne pourront être résolues. Or pour cela, l’État de droit doit protéger, sous certaines conditions, des criminels professionnels (et leurs familles) en rupture avec leur milieu, promis dans le cas contraire à une mort certaine, comme tout citoyen (et sa famille) qui décide de respecter les règles communes.

Enfin, la criminalité organisée n’étant pas en dehors de la société, l’implication de la société est indispensable à sa réduction. Or, la seule manière de faire participer la société civile dans cette prérogative régalienne est d’attribuer des biens confisqués à l’intérêt général. La villa du gangster corse doit devenir un centre culturel ou une école de la deuxième chance. Dans le cas contraire, les clans corses continueront à bénéficier d’un consensus social qui reproduira toujours le même rapport de force en faveur des « voyous » (16).

Pour un centre indépendant de recherches scientifiques sur le crime organisé En France, le sujet est laissé aux services d’État qui ont globalement ordre de ne pas communiquer (malgré des efforts récents) et aux journalistes « police/justice » qui ont seuls accès aux procès verbaux d’interrogatoires. Pendant longtemps, prendre connaissance de faits relatifs au crime organisé (meurtres, arrestations…) revenait à éplucher la presse locale à la rubrique « faits divers ». Depuis une dizaine d’années, le grand public découvre à la télévision et « en continu » le décompte des homicides en Corse et à Marseille… Mais où est la connaissance scientifique ?

Les institutions ne proposent pas de connaître un phénomène éminemment sociétal. C’est pourquoi il est urgent de créer un centre indépendant de recherches scientifiques sur le crime organisé.

Fabrice Rizzoli et Thierry Colombié

Notes

(1) Ce service commun à la police et à la gendarmerie a été créé en 2009, à la Direction centrale de la police judiciaire, avec pour vocation de centraliser, analyser et diffuser toutes les informations relatives à la criminalité organisée en France. En d’autres termes, c’est un service de renseignement criminel.

(2) Et lorsqu’un magistrat produit, en 2000, un rapport intéressant sur la Corse, là encore il reste (un temps) confidentiel : Bernard Legras, Rapport sur la criminalité organisée en Corse, juillet 2000. Il a été publié en 2002 par L’Investigateur, un magazine luxembourgeois

(http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20021014.OBS1343/l-integrale-du-rapport-legras.html). On retrouve des interventions de B. Legras dans le rapport de la Commission d’enquête sur le fonctionnement des forces de sécurité en Corse, no 1918, remis à l’Assemblée nationale le 10 novembre 1999.

(3) SIRASCO, rapport 2011, p. 4. (Le rapport 2011 n’est pas disponible sur Internet, mais on en retrouve un résumé à l’adresse suivante :

http://www.europarl.europa.eu/document/activities/cont/201206/20120627ATT47751/20120627ATT4775 1FR.pdf, NdlR).

(4) SIRASCO, rapport 2011, p. 45.

(5) SIRASCO, rapport 2011, p. 26, rapports 2012 et 2013.

(6) Par exemple, Omicron, no 36, Rapport de recherche du projet Falcone sur la criminalité organisée en Europe (Milan, Paris, Barcelone), Observatoire milanais sur la criminalité organisée et Commission européenne, 2002 (http://issuu.com/mafias/docs/projet_falcone? e=1387218/3026380).

(7) Entretien de l’auteur avec des magistrats.

(8) Francois Trucy, Rapport d’information sur les jeux de hasard et d’argent en France, Sénat, Commission des finances, 13 février 2002.

(9) Thierry Colombié, Les Héritiers du Milieu, Paris, La Martinière, p. 34.

(10) Lire aussi Fabrice Rizzoli, Laurent Appel, « Essai sur la régulation de l’informel au regard du trafic de drogue », in L’organisation de la transgression : formaliser l’informel ? , Paris, L’Harmattan, février 2014 (www.mafias.fr/2015/01/16/publication-regulation-publique-des-drogues).

(11) Michel Gandilhon, Abdalla Toufik, Hélène Martineau, « Provenance et filières de trafic », in Jean-Michel Costes (dir.), Cannabis, données essentielles, Observatoire français des Drogues et des Toxicomanies, 2007, p. 60-65.

(12) http://www.corsematin.com/article/corse/elucidation-des-homicides-la-matiere-noire-de-letat.880189.html.

(13) SIRASCO, rapport 2011, p. 29.

(14) Fabrice Rizzoli, « La lutte contre le crime organisé : l’exemple d’une Europe de la justice et des peuples », Revue politique et parlementaire, no 1067, avril-juin 2013.

(15) Assemblée nationale, Rapport de la Commission d’enquête sur les moyens de lutter contre les tentatives de pénétration de la mafia en France, no 3251, remis le 27 janvier 1993, disponible sur Internet grâce à FLARE France : http://flarenetworkfrance.blogspot.fr/2011/10/1992-la-france-parlementaire-decouvre.html.

(16) L’exemple italien : Nicollo Mignemi et Fabrice Rizzoli, « La redistribution à des fins sociales des biens confisqués aux mafias en Italie : de l’informel mafieux au formel citoyen », in L’organisation de la transgression, op. cit. (www.laurent-mucchielli.org/public/Mignemi_et_Rizzoli_Biens_confisques_en_Italie.pdf).

Pour aller plus loin

Thierry Colombié, La French Connection, Paris, Non Lieu/OGC, mars 2012.

Cette recherche sociologique à partir d’entretiens avec des acteurs criminels est un travail unique en France. Thierry Colombié y définit le crime organisé en France non pas comme un ensemble de clans, mais comme « des firmes trafiquantes, des entreprises verticales travaillant en réseau et qui investissent massivement leurs profits dans la société légale par l’intermédiaire d’un maillon qui leur est indispensable : la corruption. » Ses travaux mettent aussi sur la voie d’un crime organisé français bien plus transnational qu’il n’y pa-raît. Le milieu français serait imbriqué dans l’histoire coloniale et l’approvisionnement de prostitués de par le monde. À l’aide de complicités politico-administratives, il est devenu un acteur majeur du trafic international d’héroïne : c’est la « French Connection »

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LIRE aussi: lettre ouverte à Monsieur Christian Eckert

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AIR COCAÏNE: le cerveau interpellé

Le commanditaire présumé de ce rocambolesque dossier de trafic de cocaïne est tombé cette semaine en Espagne.

La police dominicaine avait saisi 682 kg de cocaïne en mars 2013. Paru dans leJDD

La police dominicaine avait saisi 682 kg de cocaïne en mars 2013. (Reuters)

Le 19 mars 2013, alors qu’il allait décoller à destination de Saint-Tropez, un jet, appartenant à l’homme d’affaires Alain Afflelou, est arraisonné sur l’aéroport dominicain de Punta Cana avec quatre Français à son bord ainsi que… 682 kg de cocaïne.

Trois ans plus tard, le feuilleton « Air Cocaïne », déjà généreux en rebondissements divers – jusqu’à la surveillance du téléphone et la géolocalisation de l’ancien président Sarkozy –, vient de s’enrichir d’un nouvel épisode avec l’arrestation cette semaine, près de Barcelone, de l’homme considéré comme le commanditaire présumé. Christine Saunier-Ruellan, la juge d’instruction marseillaise, et les gendarmes de la Section de recherches (SR) de Paris risquent de devoir retarder la clôture de ce dossier hors norme.

Selon l’AFP, le réquisitoire définitif du parquet était même attendu pour jeudi. C’était sans compter sur le zèle de la police routière catalane qui, en début de semaine, a contrôlé un automobiliste français. Malgré ses faux papiers, Ali Bouchareb, né en 1967 à Firminy (Loire), a été démasqué. Il fait l’objet d’au moins trois mandats d’arrêt émis par la France dont un émanant de la JIRS de Marseille pour son rôle présumé de commanditaire des 682 kg de coke de Punta Cana.

En photo avec Benzema

Présenté comme un caïd lyonnais du trafic de stups, Bouchareb a fait ses classes dans le shit marocain – une condamnation à neuf ans de prison l’attend du côté de Lyon – avant de basculer dans le business encore plus……………………………………………………..

LIRE sur:  http://www.lejdd.fr/Societe/Le-cerveau-d-Air-Cocaine-interpelle-785683

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FRANCE (Vaucluse): saisie exceptionnelle d’héroïne

Police_nationale_logoLa police a découvert 12 kg d’héroïne aux domiciles d’un trio soupçonné d’avoir mis en place un important trafic…

Des semaines d’enquête pour une prise exceptionnelle. Trois individus ont été interpellés et douze kilos d’héroïne saisis à Cavaillon et Pernes-les-Fontaines, en début de semaine, par les policiers de la sûreté départementale du Vaucluse, rapporte La Provence.
Onze kilos d’héroïne empaquetés

Au cours de leurs investigations, les enquêteurs auraient d’abord identifié le responsable présumé d’un trafic de drogue : un Cavaillonnais de 41 ans, résidant chez un ami. Une ancienne petite amie est également soupçonnée d’avoir joué le rôle de nourrice dans cette affaire.

Au domicile de Pernes-les-Fontaine de cette dernière, 800 g de produits de coupe ont ainsi été découverts, mardi, mais surtout des clés ouvrant la porte d’un logement mitoyen. C’est dans ce logement que la police a retrouvé 11 kg d’héroïne empaquetés.

LIRE plus:

http://m.20minutes.fr/marseille/1845655-20160514-vaucluse-saisie-exceptionnelle-heroine-chez-trafiquants-presumes

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FRANCE: qui est Gilles Bénichou, l’escroc lyonnais qui a fait tomber Michel Neyret ?

Gilles Bénichou aux abords du tribunal correctionnel de Lyon (Rhône), le 8 avril 2014.france tv info

Gilles Bénichou aux abords du tribunal correctionnel de Lyon (Rhône), le 8 avril 2014. (MAXPPP)

Qui est Gilles Bénichou, l’escroc lyonnais qui a fait tomber Michel Neyret ?

Mis à jour le 12/05/2016 | 06:17 , publié le 12/05/2016 | 06:17

Sa chaise est obstinément vide. Mais à force d’en entendre parler, on croirait presque voir apparaître son visage à la Bruce Willis, crâne rasé et peau hâlée, sillonnée par les rides de la cinquantaine. « Gilles Bénichou semble absent parce que nous ne le voyons pas dans cette salle », a constaté l’un de ses avocats, Philippe Dehapiot, à l’ouverture du procès de Michel Neyret, lundi 2 mai. Drôle de formule pour souligner la bizarrerie de la situation : LE corrupteur présumé de l’ancien numéro 2 de la PJ lyonnaise, l’homme par qui le scandale est arrivé, a tout simplement fait faux bond à la justice. Au dernier moment. Sans prévenir ses conseils.

Le tribunal n’a pas émis de mandat d’amener pour contraindre Gilles Bénichou, remis en liberté sous contrôle judiciaire en juin 2012, à comparaître. Il aurait certainement fallu, pour cela, renvoyer le procès. Le prévenu serait toujours à Villeurbanne (Rhône), sa ville d’origine.

Il faut bien l’avouer : la nouvelle de son absence a provoqué une vague de déception sur les bancs de la presse. Les journalistes espéraient pouvoir comprendre la chute d’un grand flic en rencontrant à l’audience le voyou qui y a principalement œuvré. Gilles Bénichou n’est pas le seul escroc renvoyé devant le tribunal dans ce dossier (son cousin Stéphane Alzraa, en fuite, l’est aussi). Mais ce personnage haut en couleurs apparaît comme un maillon de la chaîne essentiel dans la dégringolade de l’ancien limier.
Une logorrhée compromettante

Dans cette affaire de corruption, les conversations téléphoniques de cet homme à la logorrhée stupéfiante sont centrales. Placé sur écoute dans le cadre d’un trafic de drogue international début 2011, Gilles Bénichou se vante auprès de son interlocuteur – impliqué dans ledit trafic – d’avoir « un joker » au sein de la police lyonnaise, qui « ne peut rien [lui] refuser ». Les enquêteurs identifient rapidement Michel Neyret.

A partir de là, l’Inspection générale des services (ex-IGPN), la police des polices, va avoir beaucoup d’éléments à se mettre sous la dent, tant Gilles Bénichou se montre bavard au téléphone, que ce soit avec son ami policier ou ses autres relations. Les bœufs-carottes découvrent avec effarement que Michel Neyret transmet des fiches de police….

LIRE:

http://mobile.francetvinfo.fr/societe/affaire/affaire-neyret/qui-est-gilles-benichou-l-escroc-lyonnais-qui-a-fait-tomber-michel-neyret_1444276.html#xtref=acc_dir

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NARCOTIQUES (France): comment Neyret fidélisait ses «tontons» avec de la drogue piochée dans les saisies

Michel Neyret lors de son procès le 9 mai.Ce mardi devant le tribunal correctionnel de Paris, l’ancien numéro deux de la PJ lyonnaise s’est expliqué sur la rémunération des indics avec de la drogue piochée dans les saisies. «Ces informateurs nous permettent d’avoir des informations précieuses. J’assume totalement cette démarche», s’est-il défendu.

Le temps d’une audience, Michel Neyret, qui a retrouvé plus d’aplomb, s’est à nouveau glissé dans ses habits de numéro deux de la PJ lyonnaise avant d’en avoir été évincé pour corruption. Le «super flic» qui, depuis plus d’une semaine, rend des comptes à la justice, devant le tribunal correctionnel de Paris, pour ses supposées relations troubles avec le milieu lyonnais est cette fois plus à l’aise. Certes, au cours de cette nouvelle journée de procès, ce mardi, le volet abordé ne constituait pas le cœur du dossier révélant les liaisons dangereuses de l’ancien limier avec un entourage douteux, mais il s’agissait d’évoquer les secrets maison de la police

LIRE:

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/05/10/01016-20160510ARTFIG00350-comment-neyret-fidelisait-ses-tontons-avec-de-la-drogue-piochee-dans-les-saisies.php

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DROGUES (Cannabis, Héroïne, Cocaïne, Méthamphétamines etc.etc.): le coût de la politique de lutte contre les drogues en France et dans le monde

A défaut d’avoir une analyse exhaustive du coût de la guerre aux drogues en France dans le périmètre utilisé par la Commission mondiale des drogues, nous disposons de données objectives sur le coût direct de la politique gouvernementale de lutte antidrogues.

La dernière source d’information, difficilement contestable, est un rapport parlementaire publié en novembre 2014.

Une enquête parlementaire

Les données présentées ci-dessous sont issues du rapport d’information de la mission d’évaluation de la politique de lutte contre l’usage des substances illicites publié par l’Assemblée nationale le 20 novembre 2014. Ce rapport est le fruit du travail réalisé par des députés dans le cadre du Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques (CEC) de l’Assemblée nationale. Suite à la décision du Conseil d’Etat relative au projet de salle de consommation à moindre risque, le CEC avait en effet inscrit le 31 octobre 2013 à son programme de travail une évaluation de la politique de lutte contre l’usage des substances illicites, proposition formulée par le groupe SRC. Anne-Yvonne Le Dain et Laurent Marcangeli ont été désignés rapporteurs le 5 décembre 2013.

http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i2385.asp

La face émergée de l’iceberg

Les données collectées par la mission parlementaire d’information sont issues du document de politique transversale (DPT) annexé au projet de loi de finances 2014 et intitulé « politique de lutte contre les drogues et la toxicomanie » (rappel : un DPT permet d’individualiser le coût, pour l‘Etat, d’une politique publique). Le DPT 2014 regroupe ainsi les contributions de 26 programmes à cette politique publique. Dit autrement, il s’agit des crédits directement consacrés par l’Etat à la politique publique de lutte contre les drogues. Le coût total de ces programmes publics est de 1,185 milliard euros. Cet argent de l’Etat est dépensé dans trois directions.

Premier bloc : il s’agit des programmes qui traduisent l’activité répressive de l’Etat, en application de la loi de 1970 (répression des infractions à la loi sur les stupéfiants, de l’usage simple au trafic). Le poids budgétaire de cette activité répressive est de 850 millions d’euros, soit près des trois quarts des sommes totales consacrées par l’Etat à la lutte contre les drogues illicites (72%).

Détail

  • police : 225 millions
  • douanes : 252 millions
  • gendarmerie : 167 millions
  • services judiciaires : 101 millions
  • coopération : 48 millions
  • marine nationale : 21 millions

Il conviendrait d’ajouter à ces crédits traduisant l’activité répressive de l’Etat le coût des incarcérations en raison des ILS. Si l’on applique le ratio identifié par la Commission mondiale des drogues, un quart des 65 000 personnes détenues en France seraient donc en prison en raison d’une sanction pénale prise au titre de la loi du 31 décembre 1970, soit 16 000 personnes. Rappelons que le coût annuel moyen d’un détenu en France est de 30 000 euros. En appliquant ce coût moyen au nombre estimé de personnes en prison pour ILS, le coût total annuel pour le budget de l’Etat serait donc de 480 millions d’euros… qui seraient dès lors à ajouter aux montants précédents. Si l’on prend l’hypothèse minimaliste de 5% des détenus en France incarcérés pour usage simple (voir section 2, page 10), cela fait 3 250 détenus, soit un coût annuel total de 97,5 millions d’euros.

Second bloc : programmes de prévention de toutes les addictions (et pas seulement les produits classés comme stupéfiants) : 300 millions d’euros

  • enseignement élémentaire : 4 millions
  • enseignement secondaire : 274 millions
  • politique des sports : 9 millions
  • politique de santé publique : 11 millions

Troisième bloc : solde (35 millions)

  • animation interministérielle : 19 millions (notamment le fonctionnement de la MILDECA)
  • différents programmes transversaux (dont recherche)

A ces coûts directs imputés sur le budget de l’Etat, il convient d’ajouter le coût des dépenses de santé directement liées à la prise en charge des addictions et à la politique de Réduction des Risques. Ces coûts sont imputés sur le budget de l’Assurance-maladie à hauteur de 830 millions d’euros :

  • FNPEIS (dont le budget de l’expérimentation des salles de consommation à moindre risque)
  • CAARUD & CSAPA (les dispositifs médicosociaux dédiés aux usagers de drogues problématiques) : 375 millions (2013) – mais qui incluent aussi la partie alcoologie.
  • Filière hospitalière :
    • consultations hospitalières ou des équipes de liaison en addictologie : 100 millions (2012)
    • activité addictologie des autres établissements de santé : 285 millions (2011)
  • Prise en charge des traitements de substitution aux opiacés : 69 millions (2013) / NB : c’est la seule ligne de cette enveloppe « santé » qui concerne exclusivement les stupéfiants.

TOTAL coûts directs : 2 milliards euros = 0,1% PIB

[1] Office des Nations unies de lutte contre la drogue et la criminalité, l’agence spécialisée du système des Nations unies, et dont le siège est à Vienne.

[2] Pacte international relatif aux droits civils et politiques, adopté par l’Assemblée générale des Nations unies le 16 décembre 1966. Dans son article 6 consacré à la peine de mort, la convention précise que cette peine, dans les Etats où elle n’est pas abolie, ne peut être utilisée que pour « les crimes les plus graves ».

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Le coût mondial de la guerre aux drogues

Depuis une dizaine d’années, de nombreux instituts de recherches et organisations non gouvernementales publient des rapports documentant l’échec de la « guerre aux drogues », mais aussi son coût. En 2011, un groupe d’anciens responsables politiques de haut niveau, dont des anciens chefs d’Etat d’Amérique latine et l’ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, ont décidé de former la Commission mondiale des drogues (www.globalcommissionondrugs.org). Ce groupe, qui agit comme un think tank de haut niveau ciblant les décideurs publics actuels, collige régulièrement toutes les évidences produites pour documenter l’échec de la guerre aux drogues, et son coût ainsi que ses effets contreproductifs. Le dernier rapport produit par la Commission mondiale des drogues en septembre 2014 a brillamment synthétisé ce qu’il a appelé une « défaite » dans la guerre aux drogues. Source : http://www.globalcommissionondrugs.org/reports/.

Ce rapport présente « l’addition » d’une guerre ratée, au travers de six conséquences désastreuses pour le bien-être des individus, des communautés et des Etats. Les propos suivants reprennent in extenso les pages 12 et 13 du rapport de 2014.

UNE DÉFAITE!

La communauté internationale est plus que jamais aux antipodes d’un « monde sans drogues ». La production, l’offre et la consommation de stupéfiants continuent d’augmenter, malgré l’accroissement des ressources consacrées à la répression.

  • La « meilleure estimation » de l’ONUDC[1] du nombre de consommateurs dans le monde (usage pendant l’année précédant l’estimation) est passée de 203 millions en 2008 à 243 millions en 2012, ce qui représente, en quatre ans, une hausse en valeur absolue de 18 %, correspondant à une augmentation de la prévalence de l’usage de drogue en population générale de 4,6 % à 5,2 %.
  • La production illégale d’opium dans le monde a crû de plus de 380 % depuis 1980, passant de 1 000 tonnes à plus de 4 000 tonnes aujourd’hui. Simultanément, le prix de l’héroïne s’est effondré de 75 % en Europe depuis 1990, et de 80 % aux États Unis depuis 1980, malgré une augmentation du degré de pureté.
  • Le système international de contrôle des drogues « patauge », du propre aveu de ses représentants, face à la prolifération de nouvelles substances psychoactives (NSP). En 2013, le nombre de ces substances dépassait celui des drogues interdites en vertu du cadre international de contrôle des drogues.

UNE MENACE POUR LA SANTÉ PUBLIQUE ET LA SÉCURITÉ

L’application de lois punitives pour lutter contre la drogue attise la criminalité et accroît les risques sanitaires liés à l’usage de drogue, en particulier chez les personnes les plus vulnérables. En effet, la production, l’expédition et la vente au détail des drogues sont laissées entre les mains du crime organisé, et les usagers de stupéfiants sont criminalisés, au lieu d’être aidés.

  • La production et la vente au détail clandestines aboutissent souvent à la mise sur le marché de drogues frelatées, dont la puissance et la pureté sont inconnues et qui s’accompagnent de risques nettement supérieurs. Deux exemples : l’héroïne contaminée par de l’anthrax ou la cocaïne coupée avec du lévamisole, un vermifuge.
  • Plus du tiers (37 %) des 1,8 million de personnes qui s’injectent des drogues en Russie sont infectées par le VIH. En raison d’un choix des autorités russes pour la criminalisation des utilisateurs, l’accès à des services vitaux de réduction des risques, tels les programmes d’échange d’aiguilles et de seringues (PES), est très restreint voire, dans le cas des traitements de substitution opiacés (TSO), totalement interdit.
  • Le régime actuel de contrôle des drogues a créé des obstacles légaux et politiques à la distribution d’opiacés aux fins d’atténuation de la douleur et de soins palliatifs. Plus de 5,5 milliards de personnes ont un accès gravement limité – ou n’ont aucun accès – aux médicaments dont ils ont besoin.
  • Les politiques restrictives augmentent le risque de mort prématurée par surdose ou réaction aiguë à la prise de drogues. En 2010, par exemple, plus de 20 000 morts par surdose de drogue illégale ont été dénombrées aux États-Unis. Or la naloxone, médicament en mesure de contrer les effets des surdoses d’opiacés, n’est toujours pas disponible partout (c’est le cas en France).

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DISCRIMINATION ET ATTEINTES AUX DROITS HUMAINS

Les approches politiques punitives en matière de drogues portent atteinte aux droits humains dans toutes les régions du monde. Elles conduisent à l’érosion des libertés civiles et des normes d’équité des procès, à la stigmatisation de personnes et de groupes – particulièrement les femmes, les jeunes et les minorités ethniques – et à l’imposition de peines abusives et inhumaines.

  • Bien que la peine de mort pour des infractions liées à la drogue soit illégale en vertu d’un pacte international[2], elle est encore appliquée dans 33 pays. Ainsi, au motif de telles infractions, plus de 1 000 personnes sont exécutées chaque année dans le monde.
  • L’application des lois contre la drogue a fait exploser le nombre de détenus (peines d’emprisonnement, détention provisoire ou internement administratif). De nombreuses personnes sont en outre internées dans des centres de détention obligatoire pour toxicomanes, en particulier quelque 235 000 personnes en Chine et en Asie du Sud Est.
  • Dans le monde, davantage de femmes sont emprisonnées pour des infractions liées à la drogue que pour tout autre crime. Une femme sur quatre derrière les barreaux en Europe et en Asie centrale a été incarcérée pour une telle infraction, et dans de nombreux pays d’Amérique latine cette proportion est encore plus élevée, comme en Argentine (68,2 %), au Costa Rica (70 %) et au Pérou (66,38 %).
  • L’application des lois antidrogue affecte les minorités de manière disproportionnée. Aux États-Unis, les Afro-américains constituent 13 % de la population, pourtant ils comptent pour 33,6 % des arrestations liées à la drogue et 37 % des personnes incarcérées pour des condamnations liées à la drogue. Des disparités raciales similaires ont été observées et documentées ailleurs, comme au Royaume-Uni, au Canada et en Australie.

UN STIMULANT POUR LE CRIME ET L’ENRICHISSEMENT DES CRIMINELS

Au lieu d’apaiser la criminalité, les politiques basées sur l’application des lois antidrogue la stimulent activement. La cherté des drogues illégales donne un motif de profit aux groupes criminels pour entamer le commerce de ces drogues et pousse certains usagers dépendants à commettre des crimes afin de financer leur consommation.

  • La prohibition des drogues a alimenté un marché mondial illégal de l’ordre de plusieurs centaines de milliards, selon l’estimation de L’ONUDC. D’après les données de 2005, la production aurait atteint une valeur de 13 milliards de dollars, le commerce de gros, 94 milliards, et la vente au détail, 322 milliards. La taille du marché mondial de gros des drogues dépasserait l’estimation équivalente pour les céréales, le vin, la bière, le café et le tabac combinés.
  • Les marchés de la drogue clandestins, non réglementés, sont violents par nature. Paradoxalement, les efforts d’interdiction couronnés de succès et les arrestations de chefs de cartels de la drogue et de trafiquants ont tendance à créer une vacance du pouvoir, qui entraîne à son tour un regain de violence, les acteurs restants se disputant les parts de marché libérées.
  • Le trafic de drogues illégales peut renforcer des groupes armés opérant dans des zones étrangères à l’État de droit. Le commerce de l’opium, par exemple, rapporte jusqu’à 500 millions de dollars par an à des groupes paramilitaires qui sévissent le long de la frontière du Pakistan et de l’Afghanistan.

UNE ENTRAVE AU DÉVELOPPEMENT ET A LA SÉCURITÉ ET UNE SOURCE DE CONFLITS

Les producteurs de drogue clandestins et les trafiquants prospèrent dans des régions du monde fragiles, affectées par des conflits et sous-développées, où l’exploitation de populations vulnérables est facile. Il est largement admis que la corruption, la violence et l’instabilité engendrées par les marchés non réglementés de la drogue constituent une menace pour la sécurité et le développement.

  • Les estimations du nombre de morts violentes liées au commerce illégal de la drogue au Mexique depuis la guerre contre le trafic déclarée en 2006 ont changé d’échelle, passant de 60 000 à plus de 100 000.
  • Les profits tirés des drogues illégales alimentent les instabilités régionales en contribuant à armer des groupes rebelles, paramilitaires et terroristes. Le détournement des investissements intérieurs et étrangers des priorités sociales et économiques vers les secteurs militaires et policiers a un effet néfaste sur le développement.
  • En Colombie, des produits chimiques toxiques ont été appliqués par pulvérisation aérienne sur une superficie d’un million d’hectares environ entre 2000 et 2007 dans le cadre d’efforts d’éradication de cultures illicites. Malgré leur effet destructeur sur les moyens de subsistance et les terres, le nombre de lieux de culture illégaux de coca s’est accru pendant la période.

DES MILLIARDS GASPILLÉS ET DES ÉCONOMIES MINÉES

Des dizaines de milliards sont dépensés chaque année pour appliquer les lois antidrogue. Bien que ces milliards profitent à l’industrie de la défense, ils représentent un coût secondaire désastreux, tant sur le plan financier que sur le plan social.

    • L’accent mis sur des stratégies contreproductives d’application des lois pour s’attaquer aux stupéfiants entraîne un « déplacement » des politiques. Autrement dit, il détourne l’attention et les ressources d’interventions sanitaires éprouvées, d’autres priorités policières et d’autres services sociaux.
    • Le commerce de drogues illégales crée un environnement hostile pour les affaires légales. Il décourage l’investissement et le tourisme, crée des conditions de volatilité sectorielle et de concurrence déloyale (associées au blanchiment d’argent) et perturbe la stabilité macroéconomique de certains pays impliqués dans la production et le transit.
    • Le commerce de drogues illégales affaiblit également la gouvernance. Une étude mexicaine de 1998 révélait que les trafiquants de cocaïne dépensaient une somme de l’ordre de 500 millions de dollars par an en pots-de-vin, soit davantage que le budget annuel du Bureau du Procureur général du Mexique. En 2011, les groupes de trafiquants de drogue mexicains et colombiens auraient blanchi jusqu’à 39 milliards de dollars procurés par les revenus tirés de la distribution de gros.

http://gdgr.fr/section-5-les-couts-de-la-guerre-aux-drogues

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WORLDWIDE (Le trafic de drogue ne s’est jamais aussi bien porté): le point sur les réseaux mondialisés de cocaïne, héroïne et méthamphétamine

cargodrogueLIRE:

http://m.rtl.be/info/815371

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FRANCE: un ancien braqueur soupçonné de trafic de cocaïne

Les enquêteurs de la BSU de Sanary ont interpellé un dealer présumé de cocaïne dans l’ouest

Un ancien braqueur soupçonné de s’être reconverti dans le deal de cocaïne a été interpellé en début de semaine à Six-Fours. Un profil jugé suffisamment sensible pour entraîner la mobilisation d’un important dispositif policier, issu du commissariat de Sanary-sur-Mer, dans la nuit de lundi à mardi.

Avant de lancer leurs filets, avec le renfort de leurs collègues de la brigade anticriminalité (Bac), les policiers de la brigade de sûreté urbaine (BSU) de Sanary pistaient cet individu depuis plusieurs mois. Écoutes téléphoniques, filatures, etc.

Le suspect devait être déféré au TGI de Toulon ce mercredi.

lire l’article:

http://www.varmatin.com/faits-divers/un-ancien-braqueur-soupconne-de-trafic-de-cocaine-46856

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