AVISEUR INTERNATIONAL

Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81

AVISEUR INTERNATIONAL

FRANCE (narcotrafic maritime): la DACG (Direction des affaires criminelles et des grâces) a réuni l’ensemble des acteurs de l’action de l’Etat en mer pour des rencontres France – Espagne – Italie

Lutter contre le trafic de stupéfiants en haute mer

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L’action de l’État en mer : une compétence partagée

Du 25 au 27 novembre 2015 dans l’emprise de la base navale de Toulon, Robert Gelli, directeur des affaires criminelles et des grâces, a organisé des rencontres internationales sur la lutte contre le trafic de stupéfiants en haute mer.

Cette initiative, soutenue par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA) et organisée avec l’appui de la Préfecture maritime Méditerranée, a permis de réunir tous les acteurs institutionnels concernés par le transport de stupéfiants en mer en France, en Espagne et en Italie :magistrats, policiers, militaires, douaniers spécialisés dans le traitement de cette criminalité organisée ainsi que des représentants du secrétariat général à la mer et du ministère des affaires étrangères  français.

Contexte et enjeux

.Ce séminaire s’inscrit dans un contexte particulièrement dense. En effet, la lutte contre les trafics de stupéfiants en haute mer présente un .caractère éminemment international nécessitant une coopération forte de l’ensemble des Etats concernés, aux premiers rangs desquels figurent l’Espagne et l’Italie dans la zone Méditerranée. Par ailleurs, la lutte contre le trafic de stupéfiants a connu une activité particulièrement intense  depuis 2013 (arraisonnements du navire ADAM, du LUNA-S et du STINA en 2013, notamment). Enfin, l’immigration irrégulière par voie maritime a pris une dimension humaine et juridique particulière en Méditerranée, appelant une réponse adaptée.

Ainsi, le partage d’expérience acquise par chaque État et la coopération transfrontalière apparaissent essentiels pour l’appréhension desréseaux criminels transnationaux, dont le narcotrafic constitue l’une de leurs principales sources de financement.

Publics concernés et programme des rencontres

.Ce séminaire consacré à la lutte contre le trafic en haute mer a réuni, mercredi 25 novembre, les autorités françaises intervenant dans le dispositif interministériel de l’action de l’État en mer : autorités judiciaires (procureurs généraux et procureurs de la République  des ressorts concernés, magistrats du siège et du parquet des JIRS qui traitent ce contentieux)  et services spécialisés français de l’action de l’État en mer : secrétariat général de la Mer, Marine nationale, Douanes, services de police et ministère des affaires étrangères et du développement international.

.Jeudi 26 novembre, les participants français ont été rejoints par leurs homologues espagnols et italiens. Ils ont pu évoquer avec eux les évolutions récentes des trafics de stupéfiants en haute mer, préciser les dispositifs de chaque pays en la matière et échanger sur les stratégies communes à mettre en place pour intensifier les échanges et mieux lutter contre cette criminalité organisée.

 

Vendredi 27 novembre au matin, l’ensemble des participants était invité par la Marine nationale à bord d’une frégate pour une démonstration à la mer des capacités d’action des forces navales lors d’un arraisonnement d’un navire de narcotrafiquants.

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Les participants ayant souligné l’intérêt de ces rencontres et les échanges ayant été particulièrement denses et fructueux, Robert Gelli a, en conclusion, annoncé la pérennisation de ces journées d’échanges tous les 18 mois.

http://www.justice.gouv.fr/justice-penale-11330/lutter-contre-le-trafic-de-stupefiants-en-haute-mer-28518.html

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Etats-Unis: l’héroïne, nouveau front de la lutte antidrogue | Courrier international

heroine_krauzeDe Newton (New Hampshire) – Quand Courtney Griffin prenait de l’héroïne, elle mentait, disparaissait de chez elle et volait de l’argent à ses parents pour satisfaire une addiction qui lui coûtait 400 dollars [375 euros] par jour. Sa famille payait ses dettes, n’a jamais porté plainte et a gardé le secret sur sa toxicomanie jusqu’à ce que la jeune fille succombe à une overdose l’année dernière. Lors de ses funérailles, ses parents ont décidé de rendre publique la réalité : leur fille, belle et brillante, qui avait tout juste 20 ans, qui jouait du cor au lycée et rêvait de vivre à Hawaii, avait été renvoyée du corps des Marines pour usage de drogue. Elle a fini par faire une overdose au […]

Katharine Q. Seelye

http://www.courrierinternational.com/article/etats-unis-lheroine-nouveau-front-de-la-lutte-antidrogue

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DROGUE: Héroïne, drogue, rush, coma

Une drogue à très forte dépendance connue sous le nom de « fromage d’héroïne » est un mélange de goudron noir d’héroïne mexicaine (appelée « goudron noir » en raison de sa couleur) et d’un médicament contre le rhume, qu’on se procure sans ordonnance, comme le Tylenol PM.

La drogue ne coûte que quelques dollars la dose et des enfants rendus accros au fromage d’héroïne, dès l’âge de 9 ans, ont été dépêchés vers les salles d’urgence des hôpitaux pour sevrage de l’héroïne.

La combinaison de ces deux drogues peut provoquer des dysfonctionnements des fonctions vitales du corps, comme un ralentissement de la respiration et des battements cardiaques qui peuvent entraîner la mort. Depuis 2004, le fromage d’héroïne est responsable d’au moins quarante morts dans le nord du Texas, selon les autorités locales.

Ce que les dealers vous diront

Lorsque des adolescents ont été interrogés pour savoir la raison de leur première prise de drogue, 55 % ont répondu qu’ils l’avaient fait suite à des pressions de leurs amis. Ils voulaient être cool et populaires. Les dealers le savent.

Ils vont vous approcher comme un ami et vous proposer de vous « aider » avec quelque chose qui « va vous remonter ». La drogue vous « aidera à entrer dans le moule » ou « à avoir l’air cool ».

Les dealers, motivés par le profit, diront n’importe quoi pour que vous achetiez leurs drogues. Ils vous diront que l’héroïne vous protège contre l’anxiété ou que « l’héroïne sera ta meilleure défonce ».

Ils se fichent pas mal de savoir si les drogues détruisent votre vie du moment qu’ils sont payés. Ils ne se soucient que de l’argent. D’anciens dealers ont admis qu’ils considéraient leurs acheteurs comme des « pions sur un échiquier ».

Obtenez les faits sur la drogue. Prenez vos propres décisions.

lire

http://fr.drugfreeworld.org/drugfacts/heroin/the-destructive-effects-of-heroin.html

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AERONARCOTRAFIC: Coke en stock (CV) : deux « Air Cocaïne » ???

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 30 novembre 2015

Un peu étonnante, cette appellation « d’Air Cocaïne » pour le Falcon coincé depuis deux ans sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana (1) et ses occupants récemment lourdement condamnés (20 ans !) sur place. Pour moi, le vocable était celui, plutôt, que portait depuis 2009 l’extraordinaire Boeing 727 retrouvé calciné en plein désert au MaliLe début de cette série, justement, alors que nous voici au numéro 105, aujourd’hui, tiens. Les deux affaires ont-elles des liens ? Peut être bien, car derrière les deux des ramifications européennes existent bel et bien : on a bien affaire à une mafia internationale… aux assises françaises assurées, comme l’a dit d’ailleurs l’un des pilotes condamné récemment (1). Une mafia tellement puissante qu’elle peut défier des Etats ; ou s’accommoder des chefs d’Etats, comme elle l’avait fait visiblement avec Amadou Toumani Touré (ATT), et comme elle l’avait fait plusieurs décennies auparavant avec le président du Mexique… Carlos Salinas de Gortari, très lié à une certaine famille texane… Retour d’abord au Mali, avant d’évoquer des faits assez extraordinaires apparus ces dernières années…

cockpit_mali_boeing-354abL’affaire du transport d’un tonnage aussi conséquent de cocaïne fait en effet penser, dans une moindre mesure, à ceux effectués au temps de Pablo Escobar, dans les années 80, ou évoque aussi l’affaire trouble du 727 malien de 2009, dans laquelle les services secrets français semblent s’être beaucoup activés pour épargner dans un premier temps le président Amadou Toumani Touré (ATT), complice visiblement des narco-trafiquants. C’est la DGSE (malienne et non française) qui avait bloqué l’accès aux ruines fumantes de l’appareil, bloquant l’accès aux débris du Boeing 727, rappelons-le (mais quel était sa liberté exacte face à son homologue français, déjà bien présente dans le pays ?). Comme le précisait Wikileaks, en tout cas, on avait bloqué l’accès aux ruines encore fumantes (2) :

 

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Un agent plutôt trouble

On a retrouvé après les vestiges où les détails de l’identification de l’avion avaient été enlevés avec minutie, l’incendie n’ayant pas tout détruit… Les américains avaient fort peu apprécié, comme d’ailleurs les algériens : « en novembre 2009, lors d’une rencontre avec le commandant de l’Africom à Alger, le géArtemisia_annua-82637néral Ward, le Président algérien, Abdelaziz Bouteflika, avait qualifié le Président ATT d’ être l’ami des voleurs et des victimes en même temps’’ explique Mali Jet. Bref, ça se savait en haut lieu qu’ATT trafiquait !!!  Ici, en France, on se souvient surtout de l’effervescence montrée alors par le président français lors de l’affaire, venu faire la leçon au même ATT devant les objectifs des photographes et son souci premserge-daniel1-d0d66ier d’aller récupérer au plus vite Pierre Camatte, dont beaucoup faisaient dans la presse un membre (très discret) de la DGSE française, justement.  Venu là probablement pour observer le trafic, en se présentant comme un humanitaire bénévole désireux d’implanter sur place une plante capable de lutter contre le paludisme, l’Artemisia Annua (L’armoise annuelle ou qinghao). Le procédé étant lui-même controversé. A ce jour, l’homme n’a toujours pas confirmé l’assertion et la même plutôt catégotiquement démentie. Mais on se souvient ici du lapsus du coordonnateur national du renseignement à la présidence de la République, Bernard Bajolet, passé depuis à la tête de la DGSE...à son propos, lors d’une audition du Sénat. Venu prendre des renseignements sur les filières d’otages ou sur le trafic de drogue ??? (En photo Serge Daniel, le correspondant de RFI au Mali, en reportage dans le nord du pays en 2009, devant l’épave du fameux Boeing « Air Cocaïne » (N°1 ?) : le premier aussi à l’avoir décrite précisément et à s’être posé les bonnes questions au sujet de cet événement).

L’envoyé de Sarkozy fort actif sur place

En tout cas, le pouvoir en France à ce moment là s’intéresse beaucoup à la région, avec d’autres envoyés… officieux. En 2009, Bajolet était un ancien directeur général des services du département des Hauts-de-Seine, devenu conseiller à la présidence de la République sous Nicolas Sarkozy qui officiait alors à la tête des services secrets français, héritiers de la Françafrique de Foccard. gadoulet-2-daf10Lors de sa nomination en 2008 à la place du chiraquien Pierre Brochand, la presse l’avait présenté comme un « fidèle » du président Sarkozy.  Un autre personnage est aussi important à la même époque, qui avait quitté la DGSE en 2008, c’est Jean-Marc Gadoullet (ici à droite) un ancien colonel du 11e choc, arborant Croix de guerre et Légion d’honneur, très présent lors des prises d’otages au Sahel, son terrain de prédilection, grâce à ses contacts privilégiés avec Ahmada Ag Bibi, l’un des lieutenants d’Iyad Ag Ghaly, le chef d’Ansar Dine (ici à gauche (3)). Gadoullet, avec un tel répertoire et un tel agenda, devait être obligatoirement au courant de l’étendue du trafic. al_galy-2-56670Et notamment des passages réguliers de gros porteurs venus directement d’Amérique du Sud. Ses liens étroits, également, avec Mami Coulibaly, le patron de la DGSE malienne devait pour sûr lui avoir ouvert les yeux sur ce qui se tramait à Tarkint. Lorsque il négociera la libération de trois otages d’Areva, dont Françoise Larribe, devant le terrible Abou Zeid, rencontré à sept reprises, en annonçant un peu vite le paiement de 12 millions de rançon (et 20 voire 25 en octobre 2013 pour les autres otages), Gadoullet scellera de fait la chute de Coulibaly : ATT n’ayant pas supporté que le premier informé ait été Sarkozy, que le responsable malien avait appelé en premier, et non lui-même !!! Des responsables de la sécurité malienne parlant en priorité à Nicolas Sarkozy, pour quelle raison exactement ? Par seule défiance d’ATT, leur supérieur hiérarchique attitré ??? Quelle étrange procédure !

Les notables maliens noyés jusqu’au cou dans le trafic

mali_jet-d5190Mali Jet en fait ici le 10 mars 2014 un résumé affligeant, de cette implication présidentielle malienne dans le trafic, bien plus intense que ne le laissait entrevoir l’épave calcinée, simple bout d’un immense iceberg : « c’est en 2009, avec l’affaire ‘’Air Cocaïne’’ que la preuve de l’implication de l’ancien chef de l’Etat, ATT, dans le trafic de drogue, a été établie. Pour preuve, entre novembre 2009 et février 2010, au moins quatre atterrissages en territoire malien, d’avions bourrés de cocaïne, ont été autorisés par Koulouba (la présidence) ». L’accusation est en effet grave : c’est bien celle d’une collusion entre le pouvoir et les trafiquants : »le cas le plus médiatisé fut le Boeing 727 d’Air Cocaïne, calciné à Tarkint, au nord de Gao, après qu’on l’ait débarrassé de son contenu. baba_ould-c8353Selon ce rapport accablant, en novembre 2009, c’est le maire de Tarkint, Baba Ould Cheick (ici à droite), les officiels de Gao, et le maire Sadou Diallo, qui étaient présents pour accueillir les quelques tonnes de cocaïne qui furent toutes déchargées avant qu’on ne leur fit prendre une destination inconnue. Ce Baba Ould Cheick aurait également été présent lors de l’atterrissage d’un avion cargo sur la piste de Néma, près de la localité de Kita, à 76 km de Tombouctou, le 25 janvier 2010. Plusieurs tonnes de cocaïne ont été déchargées et il a fallu quatre rotations de six véhicules 4×4 pour transférer la drogue en un lieu non déterminé. Les véhicules auraient été escortés par des hommes d’AQMI lourdement armés ». Terrible révélation d’un trafic régulier de gros porteurs, avec un président qui fermait les yeux, au point de laisser des terroristes reconnus venir directement se servir à l’arrière des appareils. Incroyable scénario, digne d’Hollywood !

Pas un seul atterrissage, mais plusieurs !!!

nema-55242C’est un fait qu’il n’y avait pas eu un vol de fort tonnage de coke, mais plusieurs. Aujourd’hui, personne ne le nie plus. « Cet émissaire d’ATT, Baba Ould, a accueilli un autre appareil à Ain In Esseri, prés de Tinzaouten, le 9 février 2010. Mais le hic est que de tels atterrissages se seraient produits également au sud et à l’ouest du pays. En témoigne cet avion qui a déchargé, le 6 février, 4 tonnes de cocaïne prés de Kayes, en présence de plusieurs responsables locaux et de militaires basés à Nampala ; ces derniers ayant même balisé la piste. Rien n’indique dans le document que ces commis de l’Etat étaient mis au parfum du contenu de l’appareil dont le lieu et les conditions d’atterrissage étaient, quand-même, plus que suspects ». En somme, le trafic durait depuis des mois, voire des années : de gros porteurs avaient remplacés les « Mermoz » qui officiaient sur petits bimoteursou plutôt, comme au temps de Barry Seal aux USA, effectuaient des rotations alternées. Un jour un petit Cheyenne (ici un Piper PA-31T, modèle américain, N85GC, détenu il y a quelques temps maintenant par un français), un autre… un énorme Antonov ou un vieux Boeing… pour amener la coke. Rappelons ici cette analyse de l’adaptativité remarquable des trafiquants au fur et à mesure des saisies, ou les tarfis des pilotes pour faire le trajet du Venezuela à la côte Ouest africaine : entre 200 000 et 300 000 dollars l’expédition !!

Un gros porteur russe de prévu 

« L’un des avions de l’Organisation a été capturé en Sierra Leone en juillet 2008 avec des plus de 1.320 livres de cocaïne à bord. Les membres de l’équipage et leurs contacts locaux – trois Colombiens, deux Mexicains, deux Vénézuéliens et un homme de Guinée-Bissau – ont été condamnés en Sierra Leone en avril et extradés vers les États-Unis. L’arrestation fait suite à deux vols de cocaïne similaires, l’un d’un avion vénézuélien. Cet avion avait atterri en Mauritanie, sur la côte ouest de l’Afrique, et un autre d’un avion prêt à décoller pour l’Afrique du Venezuela, mais il est difficile de savoir si le même gang en était responsable. En 2009, l’Organisation a acheté un avion de fret en Moldavie qui est capable de transporter 7 tonnes de cocaïne à un moment, dit la DEA (c’était l’avion de Yaroshenko,un des pilotes de Viktor Bout, un énorme Ill-76). Le gang prévoyait d’utiliser l’avion pour des expéditions à travers l’Afrique de l’Ouest en utilisant les coordonnées de navigation par satellite. Des gangs africains feraient alors passer clandestinement la drogue en Europe. D’autres contrebandiers ont apparemment la même idée. Le 2 novembre, une tribu a trouvé la carcasse incendiée d’un Boeing 727 stationné dans le sable dans la région de Gao au Mali. Il y avait des barils vides de carburant à proximité (on notera quil n’y en avait plus sur les clichés…). Les enquêteurs pensent que l’avion venait du Venezuela et qu’il été utilisé pour la contrebande de drogues, Comme l’a dit Schmidt, le directeur régional de Office de l’ONU contre la drogue et le crime, lors d’une conférence le 16 novembre, selon le service fonctionnel de nouvelles Agence France-Presse. Le Mali n’a pas commenté les dires de Schmidt. En décembre, Antonio Maria Costa, chef de l’ONU Office contre la drogue et le crime, a appelé la découverte de la 727 « un nouvel exemple des liens entre la drogue, la criminalité et le terrorisme. » 

Des trafiquants liés à l’intelligentsia locale

3930024-5926720-a5311A noter qu’en Mauritanie, j’avais retrouvé en 2011 la trace d’un trafiquant français lié à Chbih Ould Cheikh Melainine (ici à droite), un élu local titulaire d’un « passeport pour la liberté », décerné en 2003 par le Parlement européen, et lié également à Mohamed Ould Haïdalla, le fils de Mohamed Khouna Ould Haïdalla, le lieutenant-colonel de l’armée, devenu président de la Mauritanie entre 1979 et 1984. Eric « Mika » Walter, alias « Amegan », en cheville avec un baron colombien et un trafiquant… algérien. On avait intercepté sa camionnette avec à bord 762 kilos de cocaïne (14 millions d’euros) correspondant à un « arrivage » par petit porteur bimoteur. Et là encore, même scénario  : « A bord du véhicule, deux espagnols : Miguel Calderon Angel et son compatriote Juan Carlos Perro, un mexicain, un sahraoui du nom de Bouya Ahmed, et le propriétaire du bus Mohamed Ahmedou. Tous seront arrêtés… et vite libérés. De quoi écœurer les policiers mauritaniens, ravis de leur prise. » avais-je écrit. « Deux autres personnalités ont été mises en cause. La première est un homme politique très connu, Chbih Ould Cheikh Melainine, incarcéré pendant des années sous le précédent régime. Ses accointances avec les rares protagonistes connus de l’affaire (dont le fils de l’ex-président) lui ont valu d’être longuement entendu par la police avant que le dossier le concernant ne soit « classé sans suite » avait écrit Le Monde le 31 avril 2007après l’arrivée du petit bimoteur à Nouadhibou. L’homme avait travaillé auparavant au sein de la SpoissonOFRIMA celle chargée des pêcheries (à gauche un extrait de « Le Dossier de la Mauritanie  » d’Attilio Gaudio). Sur sa page Wikipedia, aucune trace de son implication. Le Cridem criera à l’époque à la chasse aux sorcrières des journalistes quand ceux-ci évoqueront le cas de Chbih Ould Cheikh Melainine… : « l’affaire de la drogue, au lieu de livrer ses véritables contours à une opinion toujours sur sa faim, s’est tout simplement transformée en une cabale dirigée contre le maillon faible : la presse. Après avoir essuyé la colère des hommes d’affaires, les journalistes sont sous les griffes d’hommes politiques. La machine de la poursuite judiciaire n’a jamais aussi bien fonctionné pour terroriser le 4e pouvoir. Comme si on veut pousser les journalistes jusqu’au dernier retranchement. Cette manière d’agir s’apparente à une volonté délibérée d’étouffer la liberté de la presse« . Une presse qui savait prendre des photos pourtant : en 2012, un cliché montrait Chbih Ould Cheikh Melainine avec comme décor derrière lui le chef du hezzbollah Sayyed Hassan Nasrallah, et de Mohamad Mughniyeh, tué à Damas en 2008…

Et un français, Eric Walter, à la tête du réseau !

Walter avait pourtant tout déballé lors de son interrogatoire : embour saisie 2007n fait, « Eric Walter Ameganprénommé aussi Mika est un franco-congolais, âgé de 27 ans, au moment de son extradition, le 20 janvier 2009, par le Sénégal, vers la Mauritanie. Principal accusé dans les diverses affaires de transit de drogue qui secouent le pays, il se singularise, des autres détenus, par la densité et la précision de ses aveux. Il y livre les noms des réseaux avec lesquels il coopère, outre-Atlantique et en Guinée Bissau. Dans ses aveux, il participe à la séquestration puis à la torture de son complice Mini Ould Soudani avec l’aide de Sid ‘Ahmed Ould Taya, officier de police. Il reconnait avoir projeté de faire atterrir, en Mauritanie, un avion chargé de stupéfiants en provenance de l’Amérique Latine. » On apprend par la même occasion lors de la demande d’extradition d’Amegan du 20 avril 2009 d’où il est originaire exactement : « est autorisée l’extradition du nommé Eric Walter Amegan, né le 31 octobre 1972 à Paris XIV (France), de Augustin et de Bénédicte Géoffry, agent immobilier, demeurant à la Résidence Mangrove Saly, Mbour » dit le décret signé du premier ministre sénégalais Cheikh Hadjibou Soumaré et du président de la République, Abdoulaye Wade. Il habitait Mbour, un des hauts-lieux du trafic de drogue au Sénégal ! Là où on a retrouvé échoué un petit bateau avec encore à bord des tonnes de cocaïne, et un peu plus tard la maison des trafiquants qui attendaient d’être livrés.  « Le 27 juin 2007, la gendarmerie sénégalaise a saisi 1,2 tonne de cocaïne sur une plage de M’bour, à 100 km au sud de Dakar. Le 30 juin 2007, une autre cargaison de 1,2 tonne a été saisie dans une maison non loin du lieu de la première saisie. Sept personnes ont été arrêtées » note le rapport d’octobre 2007 de l’ONU « sur la situation du trafic de cocaïne en Afrique de l’Ouest »

Deux super-avocats pour le défendre !

Mais il y aura plus étonnant encore car Walter, pourtant condamné en un premier temps à 15 ans de prison, (c’est 30 habituellement, mais il a avait eu comme défenseurs deux ténors français : Eric Dupont-Moretti et Jacques Vergès)., s’est retrouvé… libre à la suite d’une bien étrange intervention comme je l’avais aussi découvert : « Condamné à 15 ans comme sa victime, un décret présidentiel du 15 février 2011 leur accorde une réduction de peine de 5 ans. En profitera, également, Sid’Ahmed Ould Taya, correspondant d’Interpol en Mauritanie durant la période de commission des faits mais dont la peine initiale ne dépassait pas 7 ans. Il sortira de prison un peu plus tôt. Le 23 février, soit une semaine après la remise, l’ambassadeur de France à Nouakchott s’entretient avec le Ministre de la Justice, Abidine Ould Khaïry. Rien ne filtre de l’entrevue. Un premier pas est franchi, seulement deux mois après le séjour de Antonio Injai à Nouakchott et son audience avec le Président Mohamed Ould Abdel Aziz. Pourquoi s’arrêter en milieu de pente ? Le 13 juillet 2011, Eric Walter et 30 autres sur les 32 prévenus sont acquittés par la Cour d’appel de Nouakchott » s’émeut Adrar Info, qui fait un lien direct entre l’intervention de l’ambassadeur français et la libération d’Eric Walter ! « Cette étonnante mansuétude renforce en effet l’idée d’un pouvoir mauritanien décidément très lié aux réseaux de drogue du pays« , avais-je conclu.

La fuite d’ATT

ATT, en ce qui le concerne, a depuis fuit le pays pour se réfugier au Sénégal, où il a témoigné le 30 mars dernier devant des juges français sur une autre affaire : celle des fonds lybiens qui auraient été versés à Nicolas Sarkozy. Comme le rappelle en effet ici RFI Afrique, c’est en effet le malin Amadou Cheikh Bani Kanté, qui coordonnait le LAP, les fonds d’investissement libyens au Mali. A la lecture de cet affligeant dossier à charge, on comprend mieux l’intérêt ou le but de l’intervention française qui a suivi… le changement de président français et le départ pitoyable d’ATT, finalement lâché par l’Elysée, à savoir par un Sarkozy ulcéré… par l’attitude du chef d’état Malien, toujours tout sourire lors de ses rencontres.

Le rôle des USA et de l’Algérie dans l’affaire

base-secrete-americaine-c49a4Ce qui avait été la pierre angulaire de la discorde, c’était bien entendu le refus d’ATT de l’accord de réadmission sur l’immigration, ou celui de la base française à Mopti, mais aussi un fait oublié qui avait fort déplu à l’Elysée : « au même moment, les Américains renforçaient leur coopération militaire avec le Mali, notamment dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. Des manœuvres militaires entre les forces des deux pays se succédaient à un rythme soutenu, soit à Bamako et/ou dans les localités du nord. Ce n’était guère un secret, les Américains s’étaient confortablement installés à Gao. Cette présence américaine agaçait l’Elysée. Et ATT, à cause de cette présence américaine au nord, s’est retrouvé dans le collimateur de la France de Sarko et du voisin algérien (qui considérait le nord du Mali comme une arrière cour). » Des américains en fait fort bien équipés en moyens de surveillance, grâce à leurs avions espions déguisés en appareils civils, ceux dont je vous ai parlé ici, ou de leurs P-3 Orion décollant de leur base secrète algérienneLes algériens étant eux-mêmes équipés d’avions américains, des Beechcraft 1900 Hisar équipés par Raytheon (ils en ont 6 exemplaires), susceptibles aussi de détecter les trafics.

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Le choix d’ATT

Des américains au courant du trafic de drogue, et qui, à coup sûr, pistaient aussi les trajets transatlantiques des narco-trafiquants. Ayant capturé Viktor Bout à Bangkok en 2008, ils avaient aussi appris les projets du célèbre trafiquant en ce qui concerne l’usage d’un gros porteur russe (un Ill-76 et Antonov 12 pour faire le relais !) piloté par Konstantin Yaroshenko, pour effectuer les mêmes rotations que celles du Boeing du désert ! Le pauvre se fera lui aussi pincer  : lui aussi à pris 20 ans Qui donc exactement pouvait craindre de voir découvert l’incessant ballet d’avions gros porteurs se posant de nuit en plein désert malien, les soutes gorgées de coke ? Qui était au courant, et qui laissé faire ? Non, décidément, dans cette affaire, comme dans toute affaire ou la cocaïne se compte en tonnes, on n’arrête pas d’être surpris. Dans un premier temps, on songe à ATT lui-même. Or c’est justement lui qui a souhaité la présence américaine et non la française ! En 2009, il faut bien le constater, l’armée malienne balbutie toujours sa lutte contre le terrorisme contre AQMI. et à cette époque, le Mali a le soutien de l’équipe Bush. Et comme on sait que où il y a de la drogue, il y a la CIA qui suit… on imagine vite un scénario déplaisant pour Paris. Les avions espions US continueront à circuler au Mali, au point de ne plus afficher leur livrée « civile », et d’arborer le look militaire de la base dont ils sont issus. En janvier 2014, en pleine opération Serval, on verra ainsi un débarquer à Gao un U-28A du Special Operations Command, immatriculé 070821, (c’est justement l’ex Sierra Nevada Corporation, N821PE) qui appartient au 319e Special Operations Squadron installé à Hurlburt Field; Plus besoin de se dissimuler !

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Les bourdes américaines

toyota-2-b37ddEt en fait de formation, comme j’ai pu ici l’expliquer, les américains commettront de belles bourdes. En offrant notamment aux militaires maliens des Toyota que l’on retrouvera peu de temps après… chez l’adversaire, revendus une bouchée de pain à en révolter le New York Times, qui écrit, dépité, le 13 décembre « ce qui est pire, aujourd’hui, c’est que la rébellion islamiste utilise les soldats et les officiers formés par les américains qui ont fait défection de l’armée régulière du Mali l’an dernier, en emportant avec eux leur formation de la lutte contre le terrorisme, leurs compétences de combat avancés, ainsi que leur connaissance des méthodes de renseignement occidentaux. La France est maintenant à affronter un ennemi islamiste que les Etats-Unis ont involontairement aidé – et les Etats-Unis peinent aujourd’hui à offrir de l’aide » reprend l’opposition droitière à Obama. En ajoutant que « le coup d’Etat au Mali – effectué par un officier formé par les américains – a surpris le renseignement américain autant que les transfuges du Mali ont fait équipe avec d’ex-soldats libyens et des milices islamistes pour se fabriquer une oasis d’Al-Qaïda dans le nord du pays. Les mêmes unités formées par les USA qui avaient été considérées comme le meilleur espoir de repousser une telle avance se sont retrouvés à la fin, comme étant la clé de voûte dans la défaite militaire du pays », note encore amèrement le New-York Times. On peut lire ici une analyse similaire, que j’ai rédigée en janvier 2013.

L’intervention française, pour mettre fin au trafic

soldats français maliCar c’est bien le trafic de drogue, qui alimente les terroristes, ce à quoi on s’est (enfin) attaqué, lors de l’opération Barkhane… (lire ici le compte-rendu fait par Rand) avec bien du retard, il est vrai, la presse n’ayant pas échappé au non dit. L’Express mettra en cause nommément Baba Ould Cheikh le 21 mars 2013 seulement… révélant dans son article l’ampleur des dégâts dans la société malienne, et jusque dans la vie politique : « les narcos achetaient les élections locales et faisaient élire certains députés », raconte Mohamed Ould Mahmoud, consultant pour des ONG. Drapé d’un boubou blanc, ce membre d’une grande famille berabiche (arabe) de Tombouctou, poursuit : « Le régime d’ATT a laissé certains clans, liés au trafic, armer des milices pour combattre les rebelles touareg. Quitte à attiser les rivalités entre communautés et à faire du Nord une « narco région »… » Deux ans après, le problème était toujours présent semble-t-il, mais cela pointe davantage désormais vers les pays voisins, dont la Guinée Bissau, éternel mauvais élève de l’Afrique : « l’argent sale de la grande criminalité achète tout », s’inquiète ce fin connaisseur des questions de sécurité. « Le responsable d’un convoi de drogue touche 20 000 dollars et il peut garder le pick up. Un officier supérieur gagne lui un million de francs CFA (1520 €) par mois et un trafiquant peut lui en proposer beaucoup plus d’un coup s’il ferme les yeux. C’est par de tels moyens que les narcos ont pris possession de la Guinée Bissau » Une Guinée Bissau cet été en pleine tourmente politique, après des années de luttes intestines violentes.

La troublante rencontre Sarkozy-ATT

sarkozy-att-2-56d79Que s’est-il dit lors de la rencontre haute en couleurs entre Sarkozy et ATT lors du retour du premier en février 2010 de sa visite au Gabon, on ne le saura peut-être jamais, mais pour le site Mali Jet il aurait pur s’agir d’une forme de… chantage bien particulier : « comme si cela ne suffisait pas, Baba Ould allait encore faire parler de lui peu après, cette fois en tant qu’émissaire d’ATT auprès d’AQMI, afin de faire libérer un otage français, du nom de Pierre Camatte, suite à un chantage de déballage que le Président Sarkozy faisait peser sur les autorités maliennes. Le document n’informe pas sur le niveau d’information de Sarkozy par rapport à ces activités criminelles, encore moins s’il avait ou pas de quelconques intérêts directs ou indirects sur ce trafic de drogue de la dimension du cartel de Medellin. La plupart des suspects arrêtés ont été libérés sur ordre d’ATT ; le cas de Mohamed Ould Awainatt, un narcotrafiquant de Gao, en est une parfaite illustration. » images-5-17-583b2En somme, selon le magazine malien, Nicolas Sarkozy, très certainement, savait ce qui se passait sur place question trafic ; dans lequel un français avait été pris dans la nasse (Eric Vernet, gérant d’une petite affaire d’aviation dont les appareils faisaient aussi du convoyage d’or provenant des mines, comme on peut le lire ici). L’avion de Vernet avait été vu en Guinée Bissau emportant les fameux « sacs de ciment »…Mais Sarkozy été contraint de prendre langue avec un trafiquant notoire pour récupérer son envoyé. Il savait obligatoirement, donc ce que faisait ou dissimulait ATT, bien renseigné par la DGSE. Et donc aussi ce qu’il y avait dans les avions venus se poser dans le désert ! Peut-être qu’un jour aussi on retrouvera l’un des acteurs français de cette saga « d’Air Cocaïne N°1 », le fameux Éric Vernet… qui sait. Il court toujours, aujourd’hui, comme son ami Miguel Angel Devesa, l’ex flic ripoux espagnol, qui lui n’avait pas hésité à découper son complice Juan Carlos Soto Garcia, un Colombien, à la scie électrique… rappelons ici qu’ils ont tous été relâchés par la justice d’ATT !!! Dont le tronçonneur de trafiquant, aujourd’hui toujours en liberté, celui qui avait amené un camion citerne auprès du 727 posé à Tarkint pour lui permettre de redécoller : le kérosène, frelaté, avait mis fin aux espoirs des trafiquants ! J’ai moi-même traité le sujet de l’importance majeure du trafic de cocaïne au Mali lors d’une suite d’articles lisibles ici :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131180

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131319

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131320

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131321

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131348

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131435

Retour sur « Air-Cocaïne 2 »

punta_cana_falcon-cd446Quittons le Mali et revenons donc à l’un des principaux acteurs « d’Air Cocaïne II« , l’avion de Punta Cana, si on considère que le 727 incendié à Tarkint était l’Air Cocaïne I... C’est un internaute bien au fait de l’aviation, dont l’avatar est « Falcon » – est le même qui sévit chez Agoravox souvent sur le même ton souvent sarcastique mais toujours ultra-précis, car notre homme a de la bouteille question informations aéronautiques) qui nous glisse ici en forum une affirmation ramenant des années en arrière : « Alain Castany. Beaucoup ont relevé ses exploits de « courtier » (qu’il n’était pas) de la compagnie d’assurance Axa. Mais il y en a d’autres. Ce « serial entrepreneur », a monté et géré pas moins de 8 entreprises qui ont toutes fini en liquidation judiciaire. Regardons de plus près l’une d’entre elles, Global Aérofinance qui, de novembre 1989 à juin 2006, a acheté et revendu 26 avions et hélicoptères, dont les Caravelles F-BJTU et F-GJDM en septembre 1994 qui se sont retrouvés aux mains d’un cartel de narcotrafiquants colombiens ! Ces cartels ont acheté un total de 10 Caravelles, dont 2 autres à Francis Lagarde, repreneur de la compagnie Europe Aéro Service. Le prix officiel était de 1,9 million de dollars, plus 1 million versé discrètement aux colombiens sur un compte bancaire panaméen … »  En fait cette assertion est à relativiser : Castany, en broyer ne pouvait pas savoir nécessairement qui véritablement achetait les appareils, à moins de rencontrer les trafiquants en personne (on va voir que d’autres l’ont fait à sa place…), et en prime les appareils qui ont été vendus sont en plus passés entre plusieurs sociétés d’Amérique du Sud comme on va le voir : difficile d’assurer l’assertion faite sur le net. La charge semble donc un peu lourde. Mais elle a le mérite de faire revenir plus de trente ans en arrière…. et laisse subsister un gros doute dans l’esprit. Car effectivement, qu’il y ait eu ou non implication, des appareils français, les fameuses Caravelle, fleurons de l’industrie aéronautique des années 60 ont connu 30 ans plus tard une toute autre gloire, ou plutôt une triste fin, comme transporteurs de quantités astronomiques de cocaïne… plus de 10 fois par vol ce qu’emportait le Falcon saisi à Punta Cana ! Ce que révèle surtout l’affirmation, c’est que notre homme avait travaillé pour le sulfureux Lagarde… voilà qui nous ramène à la même chose, en fait. Mais il y a deux décennies et plus, déjà… ce qu’on va voir dans un autre épisode !

Des Caravelle ???

caravelle_F-BJTU-1-d1d05Car ce qu’il faut noter, plutôt, ce sont les appareils eux-mêmes dont la traque révèle de belles surprises. Revenons donc pour cela près de 20 ans en arrière. Six SE-210 (Super Caravelle 10B3) ont bien été louées par EAS (Europe Aéro Service) à partir de 1992 (F-GELP / F-BJEN / F-BJTU / F-BMKS / F-GDFY / F-GDFZ) à Air Charter International (ACI), filiale d’Air France. Lors de la fusion entre Air France et Air Inter en 1998, Air Charter (ici sa F-GDFY), créée au départ en 1966 sous le nom de SAFA, pour Societé Aérienne Française d’Affrètements, s’arrête défnitivement le 24 Octobre 1998 (elle était devenue entretemps Air Charter tout court). Le modèle immatriculé F-GDFY, une Caravelle fabriquée en 1964 a alors déjà cara_sec-8834cété vendue à SERCA Col en 1993, et a été vite revendue à LA Suramericanas l’année suivante, pour devenir SEC Colombia. Le 12 mars 1995 elle a été saisie à Bahia Kino par la police mexicaine, après la découverte de 1,5 tonne de coke à son bord. On remarquera sur la photo le contenu encore visible à travers les hublots non occultés et pas protégés. La Caravelle présentée comme « cargo » par la SEC n’avait rien d’un avion cargo !!! Le transport en vrac pouvait s’y avérer dangereux, font remarquer des internautes !

Pas si bête que ça, comme choix !

caravelle_F-BJTU_-2-29c65Un choix d’avion qui peut surprendre en effet. D’où venait l’intérêt des narcotrafiquants colombiens des années 80-90 pour la Caravelle française ? C’est le journal Libération qui nous l’explique ici : « Planeurs. Au milieu des années 90, les cartels sud-américains se sont pris d’une subite passion pour nos bonnes vieilles Caravelle. Avec leurs récurrents problèmes de pressurisation, elles étaient sur le point d’être radiées de l’espace aérien en Europe. Les compagnies qui en possédaient encore devaient s’en débarrasser au plus vite. Pour les narcotrafiquants, par contre, l’utilité de la Caravelle est double. D’abord, elle peut planer sur plusieurs centaines de kilomètres : moteur coupé, elle défie les contrôles radar. Ensuite, l’achat d’une Caravelle permet de blanchir un peu d’argent. De l’art de joindre l’utile à l’agréable. Entre 1993 et 1994, la plupart des Caravelle en activité ont ainsi pris le chemin de l’Amérique latine. Elles y ont connu un destin contrasté. Le 15 mars 1994, une Caravelle d’origine danoise explose lors d’un atterrissage à Bogota : à son bord, un stock de dynamite mal maîtrisé. Le 8 novembre 1995, une autre est retrouvée complètement détruite dans le désert californien, après avoir toutefois rempli sa mission : livrer 16 tonnes de cocaïne au cartel du golfe du Mexique ». Seize tonnes de coke !!! En réalité, c’est la moitié qui aurait été transporté, mais quand même, et la Caravelle de Bogota n’a pas explosé !

Les précurseurs du 727 malien 

Des Caravelle, et non des Falcon… qui auraient servi à transporter des quantités astronomiques de cocaïne. Les vraies précurseurs du Boeing du désert malien. On le sait, aujourd’hui, comme on a pu vous l’expliquer ici récemment. De retrouver autant d’années après une personne impliquée à l’époque dans ces reventes douteuses est sinon troublant, du moins très inquiétant. A près de trente ans d’intervalle, c’est une très mauvaise image qui resurgit, avec également l’apparition de plusieurs noms français comme têtes de réseau : la French Connection serait-elle de retour, ou pire, n’aurait-elle donc jamais cessé (il faut à nouveau y plonger pour tenter de comprendre ce qui se passe aujourd’hui) ? Les atermoiements d’ATT, les protections évidentes dont on bénéficié les acteurs de l’affaire de Tarkint, les ténors du barreau français déplacés pour les sortir de l’ornière sont très, très inquiétantes. Plus inquiétant encore, quand on apprend que l’un des principaux protagonistes, relâché par le pouvoir malien sur injonction présidentielle est libre comme l’air, et semble bel et bien recommencer ailleurs la même chose. Mais cela nous l’apprendrons dans les prochains épisodes de cette saga sans fin. On a tenté d’amalgamer à plusieurs reprises la guerre à la coke à celle contre le terrorisme, ou de faire un peu trop facilement des dealers touaregs des terroristes seuls : or une conclusion d’article sur la French Connection nous éclaire sur cet amalgame un peu vite fait : « malgré les coups portés, les policiers savent que la French Connection, ou ce qu’il en reste, demeure en sommeil. « La guerre contre la drogue est un peu comme la guerre contre le terrorisme », explique Walter Minnick, conseiller des affaires intérieures à la Maison Blanche en 1971. « Ce n’est pas une guerre qu’on peut gagner définitivement. Le but, c’est de contrôler le fléau. » Un fléau qui est de retour, à l’évidence.

GhostofMomo

(1) aux dernière nouvelles il devrait être vendu pour… pièces détachées !

(1) « On est jugé sur une histoire locale dominicaine de trafic de drogue international qui s’avère localement être un œuf clair, c’est à dire une histoire montée. Vous imaginez bien que lorsqu’on fait un coup de filet comme ça avec autant de drogue à la clef, c’est qu’en amont il doit y avoir un réseau énorme », explique Bruno Odos.

(2) Lire ici les trois documents fondamentaux : http://www.crethiplethi.com/wikileaks-president-of-mali-links-drug-trafficking-to-terrorism/usa/2010/ C’est dans le deuxième qu »apparaît l’ordre d’ATT de ne pas permettre d’accèder tout de suite à l’épave.

(3) disparu dès l’arrivée de l’armée française, il était réapparu le 29 juillet 2014, à la façon de Ben Laden, avec Kalachnikov et drapeau jihadiste derrière lui. On le soupçonnait alors dêtre réfugié en Algérie. La question de ses protections n’est toujours pas élucidée. J’avais alors parlé de « double jeu algérien ». Je ne m’étais donc pas trompé :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mali-le-double-jeu-algerien-1-129361

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mali-le-double-jeu-algerien-2-129431

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mali-le-double-jeu-algerien-3-129411

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mali-le-double-jeu-algerien-4-129487

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cv-deux-air-cocaine/

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DNRED (Douane française): lorsque NS 55 passait rue de charonne

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RENSEIGNEMENT (DNRED – TRACFIN): Enfin! Il existe désormais des officiers de liaison de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanière (DNRED) à la DGSI, à Tracfin et au centre de planification et de conduite des opérations (CPCO) et un agent de Tracfin est mis à la disposition de la DGSI

Lutte contre le terrorisme : Bercy évidemment à la rescousse

Franchement, ça en devient caricatural : on a à peine oublié le précédent billet qui narrait les récupérations toutes plus lamentables les unes que les autres des récents attentats pour faire passer tout et n’importe quoi, que déjà Bercy déboule en bousculant tout le monde, comme un gros patapouf arrivé après la curée en criant « moi aussi, moi aussi, laissez m’en un morceau ! ».

Et pour ce Ministère qui ne sait ni économiser, ni financer quoi que ce soit, il est « subitement » apparu qu’il fallait intervenir un grand coup pour attaquer les djihadistes au portefeuille.

Présentant un copieux projet de loi visant à mettre enfin de l’ordre dans toutes ces libertés échevelées dont les Français disposent joyeusement pour acheter, vendre, et commercer sans rendre de comptes à personne, le ministre des Finances, un certain Michel Sapin, s’est expliqué de la subtile stratégie que son ministère va employer pour gêner les terroristes :

LIRE sur http://news360x.fr/lutte-contre-le-terrorisme-bercy-evidemment-a-la-rescousse/

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Avatar de Marc FievetThe international informant

French Finance Minister Michel Sapin, the Finance ministry's anti-money laundering panel TRACFIN head Bruno Dalles and Jean-Paul Garcia, director of the National Customs Intelligence and Investigations Directorate - DNRED, attend a press conference on the fight against the financing of terrorism on November 23, 2015 at the Economy Ministry in Paris. AFP PHOTO / ERIC PIERMONT

French Finance Minister Michel Sapin, the Finance ministry’s anti-money laundering panel TRACFIN head Bruno Dalles and Jean-Paul Garcia, director of the National Customs Intelligence and Investigations Directorate – DNRED, attend a press conference on the fight against the financing of terrorism on November 23, 2015 at the Economy Ministry in Paris. AFP PHOTO / ERIC PIERMONT

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Bruno Dalles (TRACFIN)  et  Jean-Paul Garcia (DNRED)

« C’est le sens de la présence à mes côtés de Bruno Dalles, qui est à la tête du service chargé du renseignement financier, Tracfin, et…

Voir l’article original 948 mots de plus

DNRED (Douane Française): Jean-Paul Garcia, directeur de la DNRED, a créé cet automne un réseau de correspondants locaux « terrorisme », en lien avec les services de terrain de l’Intérieur.

Comment Bercy s’attaque au financement des terroristes

Publié le 23-11-2015

Assécher les finances de Daech est difficile mais Bercy s’est bien armé pour traquer le financement du terrorisme en France.

Michel Sapin a détaillé les initiatives de Bercy pour renforcer la lutte contre le financement du terrorisme. (c) ERIC PIERMONT / AFPMichel Sapin a détaillé les initiatives de Bercy pour renforcer la lutte contre le financement du terrorisme. (c) ERIC PIERMONT / AFP

Le nerf de la guerre, c’est l’argent et donc tracer l’argent aide à traquer les terroristes. Tel était le message, ce matin, du ministre des Finances Michel Sapin, qui tenait, après les attentats du 13 novembre, à montrer la contribution de son ministère au combat contre le terrorisme en détaillant ses initiatives pour renforcer la lutte contre son financement. Dans cette lutte, il y a deux volets: d’un côté essayer d’assécher les finances de Daech, de l’autre tenter de compliquer le financement d’attentats pour les djhadistes en Europe.

Le premier sujet, très international, est surtout l’affaire des militaires –les alliés se sont récemment mis à bombarder les installations pétrolières de l’Etat islamique (EI)- et des diplomates -qui doivent mettre la pression sur la Turquie, haut lieu de contrebande, sur les monarchies du Golfe, qui comptent de fortunés « mécènes » de l’EI, sur la Suisse dont le port-franc de Genève est soupçonné de faciliter le trafic d’antiquités, sur le Royaume-Uni, qui reconnaît lui-même que « la City est un exportateur net de finance terroriste ». « La France est à l’offensive sur ces sujets dans toutes les instances internationales, au sein de l’Union européenne, dans les G20 mais c’est forcément laborieux », commente Sapin… et ça dépasse largement le cadre de Bercy.

Elargir le radar aux sommes modestes

En revanche, le ministère des Finances s’emploie à avancer sur la lutte financière pour contrer la préparation d’attentats en France ou traquer ceux qui les ont perpétrés. Problème: commettre un massacre ne coûte pas très cher. Il suffit de quelques milliers d’euros pour acheter au noir un fusil d’assaut, fabriquer des explosifs artisanaux, louer des voitures, payer deux ou trois nuits d’hôtel, acheter des mobiles jetables… Du coup, le financement ne provient souvent pas de Syrie ou d’Irak mais est plutôt bricolé avec les moyens du bord par les jihadistes sur place. Ce constat avait déjà été fait suite aux attentats de janvier, qui avaient conduit Michel Sapin à produire, le 18 mars, un plan d’action avec trois séries de mesures. L’idée aujourd’hui est d’accélérer son application et de le renforcer, notamment via le prochain projet de loi sur la transparence de la vie économique, au 1er semestre 2016.

D’abord, il s’agit, de « réduire l’anonymat dans l’économie qui permet aux terroristes de préparer leur logistique sans risquer d’être repérés ». Depuis septembre, le plafond de paiement autorisé en cash dans les commerces a ainsi été baissé de 3.000 à 1.000 euros et, à partir de janvier 2016, il faudra présenter une pièce d’identité dès 1.000 euros de conversion de devises à un bureau de change contre 8.000 euros aujourd’hui. A partir de janvier 2016 également, les banques devront automatiquement signaler à Tracfin, la cellule en charge de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme de Bercy, tout retrait ou dépôt d’espèces de plus de 10.000 euros, et les nouveaux comptes de paiement de type « Nickel », ouvrables chez le buraliste en toute discrétion, seront aussi rattachés au fichier FICOBA de l’administration des finances publiques qui recense tous les comptes bancaires nationaux … rendu accessible prochainement en direct aux officiers PJ de police et gendarmerie.

Cibler les cartes de crédit anonymes

Le ministre a rajouté une nouvelle mesure, suite aux enquêtes post-attentats qui ont révélé l’usage par certains terroristes de cartes bancaires prépayées. Ces cartes d’un nouveau type, non liées à un compte bancaire, sont achetables en ligne ou dans le commerce puis rechargeables. Elles fonctionnent comme des cartes de crédit permettant retraits, achats et même transferts d’argent, mais sans possibilité de découvert. Au départ destinées aux interdits bancaires, aux personnes modestes qui veulent éviter tout agio, aux méfiants qui refusent de donner leurs coordonnées bancaires sur le Web, elles s’avèrent très pratiques pour les trafics en tous genres car leur usage peut rester anonyme jusqu’à un montant de 2.500 euros d’opérations par an. Bercy prépare donc un décret pour durcir leurs conditions et limiter leur utilisation.

Autre train de mesures, celles visant à « renforcer les capacités de gel des avoirs des acteurs ou financeurs du terrorisme ». A l’heure actuelle, les ministères des Finances et de l’Intérieur peuvent ordonner le gel pour six mois renouvelables des comptes bancaires de suspects. Bercy veut étendre cette possibilité aux avoirs immobiliers et mobiliers (véhicules notamment)… et aussi bloquer tout versement de prestations sociales (!)

Mieux mutualiser les renseignements

Enfin, et c’est probablement le point critique, le gouvernement s’est décidé à imposer une meilleure coopération entre services de renseignements de tous ordres, qui se superposent en strates et ne partagent pas volontiers leurs informations, au point de risquer des ratages. Michel Sapin et Bernard Cazeneuve ont ainsi convenu, en janvier dernier, d’affecter des officiers de liaison, chargés de faire le lien entre les services de renseignements financiers de Bercy, en l’occurrence Tracfin mais aussi la discrète Direction du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) (qui s’intéresse à la contrebande, aux trafics et fraudes, aux circulations de valises de billets…), avec les services de renseignement de l’Intérieur (DGSI), la police, la gendarmerie, et même l’état-major de l’armée.

GARCIA« Ces efforts de coordination représentent une avancée primordiale, souligne Jean-Paul Garcia (photo à gauche), directeur de la DNRED, qui a créé cet automne un réseau de correspondants locaux « terrorisme », en lien avec les services de terrain de l’Intérieur. L’amélioration est très nette dans les échanges, les recoupements, et nous pouvons fournir des informations utiles très complémentaires sur l’environnement financier des suspects. »

« Après les attentats du vendredi 13 novembre, Tracfin a été averti dès samedi matin de l’identité des tueurs présumés, renchérit Bruno Dalles (photo à droite FRANCE (Ministère des finances): Bruno Dalles, est passé de la SNDJ au TRACFIN), directeur de l’organisme. Nous avons travaillé tout le week-end, en mobilisant les banques qui ont un devoir de communication, pour éplucher leur situation financière et constituer un dossier à disposition de la police… qui lui a permis d’avancer dans l’enquête menant finalement à l’assaut à Saint-Denis ». Pour aller plus loin, Sapin a annoncé que son prochain projet de loi prévoira d’élargir les pouvoirs de Tracfin. D’abord ses agents pourront bientôt consulter directement le « Fichier des personnes recherchées » (FPR). L’accès à ce fichier de police, qui comprend notamment les fameuses « fiches S » des personnes soupçonnées de radicalisation, était jusqu’ici « extrêmement limité » a souligné Sapin, devant passer par les « officiers de liaison ». Autre nouveauté, Tracfin sera désormais autorisé à directement communiquer des informations aux établissements financiers et leur signaler des personnes suspectes afin qu’ils puissent « faire preuve de vigilance renforcée ». Ces derniers devraient notamment se montrer plus regardants sur l’octroi de crédits à la consommation, une pratique courante des jihadistes. En janvier, il avait ainsi été révélé qu’Amedy Coulibaly, l’auteur de la tuerie de l’épicerie casher de la Porte de Vincennes, avait obtenu un crédit de 6.000 euros auprès de Cofidis, en donnant un faux employeur et un numéro de téléphone  non attribué.

Avec cet arsenal, Bercy pense avoir fait le maximum, à son niveau, pour traquer le financement du terrorisme. Mais la portée de l’action est limitée tant que la coopération internationale reste si timide. Sapin compte se rendre prochainement à Washington pour discuter du sujet avec son homologue Jack Lew.

http://www.challenges.fr/challenges-soir/20151123.CHA1893/comment-bercy-s-attaque-au-financement-du-terrorisme.html

LIRE ou relire: NARCOTRAFIC: ou comment obtenir des « indulgences »* pour les dealers?

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SANTO DOMINGO: Grand guignol à Punta Cana ( suite 5)

drogue silandra

19 novembre 2015

Tout n’a donc pas été « orchestré »comme on a pu le lire, mais tout a été fabriqué dans le sens de faire mousser des gens, et pas nécessairement les deux pilotes dans cette histoire. L’extrême droite agit toujours ainsi, on l’a vu, et ça se confirme encore une fois à Punta Cana. Et tout se retrouve dans le vocabulaire employé pour « vendre » aux médias une opération et s’en targuer. Là encore, on retrouve donc Christophe Naudin à la manœuvre. Il est en effet venu annoncer fièrement aux médias que lors de l’opération barbouzarde que lui et ses amis, des anciens de l’Aéronavale,  » « on a fait le travail de l’État« . C’est le rêve de tout homme d’extrême droite en effet que de se substituer à un état toujours jugé comme « faible ». J’ai beaucoup lu le forum du Gaulois qui a dépasse les 600 pages sur l’affaire de Punta Cana. Il est plein d’enseignements. Beaucoup d’anciens militaires, plutôt orientés à droite (toute ?)  y sont apparus, tenant des propos similaires. Le 20 août, j’y avais relevé cette perle signée « Jean-Charles » :

« Nos autorités politiques » ?

Vous voulez rire !!

Ce ne sont pas des bras cassés, comme ceux qui nous « gouvernent » actuellement ,qui auront les couilles de faire leur travail consistant pourtant à défendre deux de leurs ressortissants dans un pays qui semble totalement ignorer et même bafouer les règles du droit international…..

Nos autorités politiques…… Laissez moi rire….. bien que l’occasion ne soit pas la meilleure pour çà….

Je pense que pour que le problème ait des chances d’être réglé il va falloir attendre que les français osent enfin se doter de véritables dirigeants enfin dignes de leurs fonctions…

Ça risque de faire long, je sais….mais il me semble que c’est la seule chance pour ces deux pilotes de revenir vite en France….. »

france2Un propos bien représentatif, d’autres posts évoquant la « trahison » des autorités françaises à propos des deux hommes, fiertés de leur pays, puisqu’ils « avaient porté l’arme nucléaire » selon leur avocat. N’ayant jamais vu de bombe nucléaire sous un Alpaha Jet ou un Crusader, j’avais mis en doute l’assertion. C’est l’ami Falcon qui m’a rappelé qu’à une époque on avait bel et bien fait des essais de bombinette atomique sous un Etendard IV, à mon grand étonnement (1) . Il n’empêche : si on imaginait ce genre de pilote comme étant obligatoirement fort raisonné, et pas simplement une machine à tuer sans distinctions, on déchante un peu à voir l’attitude des deux  revenants de Punta Cana, notamment Brunos Odos lors de sa mémorable prestation à France 2. Prêts à entonner avec leurs soutiens « une trahison des élites » chère à l’extrême droite… entretenue par une mise en scène de « l’exfiltration » des deux mêmes pilotes (terme résolument militaire, choisi exprès) car un petit malin a aussi mis en ligne sur le même forum des photos venues certainement de proches des anciens de l’Aéronavale montrant un trio étonnant de touristes à bord d’un voilier… piloté par Christophe Naudin.bateau rapide Odos et Fauret, décrit par ce même Naudin comme « recueillis en mer » (« j‘ai recueilli en mer Bruno Odos et Pascal Fauret et après je les ai exfiltrés jusqu’à Saint-Martin« ) ont donc été emmenés jusque Saint-Martin sur un bateau de croisière, loué ou prêté sur place? La photo des deux pilotes « exfiltrés » par un « commando« , tous fiers à bras avec leurs gilets de sauvetage, à bord d’un canot de touristes, est donc une photo de propagande organisée. C’est celle d’une excursion vers l’île de Saona, (l’adresse est ici) dont on a dramatisé la prise de vue.  Car c’est tranquillement à bord d’un voilier de croisière que la seconde partie du voyage du retour s’est faite et non en hors-bord rapide. En photo, on a retrouvé le promène-couillons dominicains qui leur a permis de se faire passer pour des touristes. C’est bien le même bateau rapide pour touristes comme l’indiquent les détails soulignés par les flèches.).

Les autorités dominicaines ayant été bernées par la géolocbarge bac Punta del Maralisation des téléphones portables des deux pilotes, donnés à des tiers restés dans les alentours de l’hôtel où ils étaient consignés. Sur France 3, Naudin pouvait donc parader, et glauser sur l’Etat français qui n’a « pas su faire ce qu’il a fait, lui »: une croisière d’extradition. Mieux encore, quand on apprend quel  a été leur compagnon de virée ! On retrouve le même canot rapide accosté à Punta del Mar, d’où ils sont donc partis, juste à côté d’un bac… militaire, arborant un drapeau tricolore indéterminé (français ?), visible ici à droite. Sur leur esquif, l’un d’entre eux à accroché un petit drapeau français bien visible devant l’objectif. On soigne la mise en scène, à coup sûr !!! En tout cas, ils sont visiblement partis d’un endroit où étaient aussi présent des militaires !!!

escapade nautiqueCar un troisième individu est apparu depuis (d’abord flouté, comme sur notre premier épisode, puis montré, ici à droite). Le sommet de l’aventure, à coup sûr, et pas non plus un intellectuel, à ce qu’il a pu écrire sur sa propre personne dans « Paroles d’Actu » là encore un faux nez du FN  sur le net : fondé par Nicolas Roche, alias « Phil Defer », le site consacre la majeure parti de ses « actus »… au Front National ! On y trouve par exemple des liens directs vers Joffrey Bollée  le directeur de cabinet de F. Philippot. Élu au Comité Central du Front National; l’individu s’intitule lui-même « décodeur bleu marine N°1″ ou DBM pour répandre la propagande frontière.  Et c’est souvent gratiné, en effet, on appelle ça du « fact-checking » aux USA, une pratique inaugurée par le TeaParty. En somme, commenter façon extrémiste l’actualité.  Le quatrième individu en petit chapeau blanc de touriste de l’expédition, celui qui tient en main le téléphone satellitaire (on pense à un Thuraya) se présente donc ainsi : « je n’ai pas fait d’études. Je ne supportais pas ce monde carcéral que l’on appelle « éducation nationale ». Ça commence fort en effet, puis il explique ce qu’il est devenu après ce désintérêt pour l’éducation : un soldat, pardi ! « À dix-sept ans, je me suis demandé comment servir mon pays du mieux possible. J’ai donc pris mon sac et suis parti m’engager dans la Légion étrangère. Après quelques mois passés au sein de cette nouvelle famille, j’ai signé pour cinq ans au sein de l’Armée de Terre (j’y ai servi huit ans en tout). Engagé comme deuxième classe en tant que pilote de chars Leclerc, je terminerai chef de patrouille pour une mission de six mois au Liban. »

malinowskiC’est donc bien ça : l’un des « marins » recrutés pour amener les deux fugitifs sur le 14 mètres de Naudin est un ex-légionnaire devenu conducteur de chars de plus de 50 tonnes ! Surprenant, non ? Mais ce n’est pas ça le plus surprenant. Ce qui laisse véritablement par terre, c’est qu’il s’agît de… Pierre Malinowski, le fameux assistant parlementaire de Jean-Marie (photographiés ensemble ici à gauche), décrit à l’épisode précédent ! Voilà aussi qui en dit long sur les choix du « menhir« , lui-même ancien parachutiste !!! Et voilà qui commence à faire beaucoup d’extrême-droitistes au m2 dans cette histoire ! En regardant bien, sur le petit bateau à moteur on en distingue même un de plus, barbu, à gauche sur la photo : le pilote de l’embarcation. Ils sont donc 5 à bord avec celui qui la prend, la photo. Un homme qui pourrait très bien être Chauprade en personne, vu ce qu’il a expliqué depuis sur la fuite organisée. Pour mémoire, et pour comparer au nouveau venu, Pascal Fauret l’un des deux pilotes de Punta Cana, s’était engagé lui à  18 ans, le 8 mai 1978, comme élève pilote dans la Marine Nationale. La « communauté d’esprit » est aussi à chercher là.

Une communauté qui a choisi, dès le départ de scinder les accusés de Punta Cana en deux camps bien distincts. On a pu lire ici et là que l’accident provoqué par une moto (invraisemblable aussi celui-là : aurait-on essayé d’attenter à sa vie ?) touchant Castany avait empêché son départ avec les deux pilotes. Or il n’en a jamais été question : la lecture attentive des modifications de l’article de Wikipedia sur le sujet est à ce sujet sans appel en effet. On y découvre aussi du trollage d’article à partir de la même adresse IP l concerne lui en priorité :  « je viens de reverter un utilisateur Careful149 (d · c · b) qui n’intervient manifestement que pour Castany. Comme par hasard créé aujourd’hui et sans présentation. L’idée persistante est de le faire passer pour un pilote alors que ce n’est pas le cas. Est-ce une perruque de ton IP anonyme? » peut-on lire. Visiblement, c’est bien Castany, le broker, l’élément le plus « gênant » des quatre, Pisapia étant partout présenté comme un simple homme de main. Or ce fameux Castany, personne du comité de défense ne souhaitait, bien avant la fuite, le rapatrier comme l’indique un participant à la page Wiki : « bonjour Hilti99, je le sais parce que je suis dans le comité de soutien cité en référence dans l’article. Je n’en suis donc pas sure, j’en suis certaine à 100% !!! Je vous informe donc que le comité de soutien composé de plus de 2000 personnes, soutenu lui même par le SNPL, par AIR FRANCE, et par les affaires étrangères, ne soutient pas du tout PISAPIA et CASTANY. Ces deux là ne touchent aucun financement de quoi que ce soit pour se loger, nourrir ou se défendre. A l’inverse les liens du comité avec l’ambassade sont forts, et jamais les 4 co accusés ne sont reçus en semble : uniquement Pascal et Bruno. De même, les élus français font bien la différence. Simplement, et c’est normal, la protection consulaire est due à tous les compatriotes français, coupables ou innocents ». Etonnante participation qui affirme que le gouvernement français via son ambassade avait déjà aussi… choisi un camp ! De là à en déduire un petit coup de main, ou de fermer les yeux…

Les voilà donc en tout cas en train d’essayer de retrouver en pleine mer le bateau à voiles qu’à dégoté notre as de la sécurité. Il a vu bien grand, notre videur de poubelles fan de biométrie : après avoir hésité tout d’abord en faveur d’un Bavaria 40 ou 41, on découvre, grâce à ses barres arrières doublées, son profil bien plus bas sur l’eau et sa largeur qu’il s’agît plutôt d’un Sun Odyssey 469 de chez Janneau (ils ont voyagé « français » cocorico !), un engin de 14 mètres de long (c’est en effet un 50 pieds) déplaçant 10 tonnes doté de 3 ou 4 cabines (selon l’aménagement souhaité par le client) et doté de presque 1002 de toile… qui ne semble pas avoir été vraiment utilisée. Un bateau à voiles  donné pour 10 personnes et occupé par trois seulement, visiblement : drôle de choix.  En fait, c’est plutôt le moteur Yanmar de 54 cv qui semble avoir fait la traversée… vers Saint Martin, en cinq bonnes journées de retour, car, à l’évidence, le bateau a démarré là son périple. Les vérifications des aménagements intérieurs confirment bien que l’on est à bord d’un Odyssey, avec sa cuisine linéaire à droite de la descente de pont... et ses trois lits double… : on n’a pas lésiné sur le confort (à moins que d’autres « ex-agents soient montés à bord ?). S’il s’agît d’une location, les tarifs sont de 2500 euros la semaine, chez un loueur des îles Vierges au départ de Tortola. En tablant large sur deux, pour l’aller Tortola-Bahihaye (la côte de St-Domingue, puis direction St-Martin et retour à Tortola, on compte donc 5000 euros, pas plus (la pleine saison d’hiver n’est pas encore arrivée !). De Marin en Martinique, c’est à peu près les mêmes tarifs. Le bateau paraît largement disproportionné, donc : aussi songe-t-on plutôt qu’à un engin loué, à un bateau prêté par un des nombreux « amis » (corses ?) que possède le FN  sur place, à Saint-Martin. Au quel cas la note de frais aurait fondu de 5000 euros… Une autre photo prise de la vedette accompagnatrice confirme bien notre découverte : c’est bien un Sun Odyssey 469 qui leur a servi. à s’échapper :

compar

Le forum de Paroles de Gaulois nous a apporté plein de renseignements et des photos inédites de l’expédition, dont celle ci-dessus (quant à leur origine, cela mélange les amis de la famille). Ci-dessous, les photos extraites du forum ayant mis en ligne celles faites par les fuyards durant leur expédition comparées aux dépliants publicitaires) :

bateau décrit

garminComme autres équipements, les lascars avaient un GP Garmin 72H, qu’une de leurs photos montre en gros plan, et pour entrer en relation avec le bateau rapide de touristes un talkie-walkie, type Kenwood ou Sencor SMR 20. On est loin de l’équipement « militarisé » de mercenaires ou de spécialistes de la DGSE. On parle « exfiltration », mais on la réalise avec un bateau d’excursion pour touristes, un voilier de vacances et des gadgets à 100 euros maxi chacun. On est loin, très loin, de la somme totale annoncée par Naudin pour les frais de l’expédition, même en comptant les tickets d’avions, même pris au dernier moment (on apprendra un peu plus loin qu’ils avaient été gracieusement offerts par des pilotes de ligne compatissants…).

plan bateau

Mais il nous a a aussi apporté des détails qui en disent long sur la façon de présenter l’aventureuse expédition, for amateur plutôt que professionnelle :  » Naudin a expliqué que le voilier, en cours de route, s’était retrouvé à cours de gasoil. « Le choix a donc été fait de faire toute la route au moteur, sans doute pour éviter de tirer des bords dans l’alizé. Et sur 500 miles, le réservoir du voilier s’est vidé avant d’arriver à Saint Martin, c’est bien normal car un voilier bien que doté d’un moteur, est fait avant tout pour naviguer à la voile. Naudin dit aussi qu’ils ont fait une escale discrète pour acheter du gasoil. Cette escale a peut-être eu lieu à Tortola (british) plutôt qu’à St Croix (U.S.) puisque Fauret de son côté a dit que pendant tout le temps passé dans les eaux américaines, ils n’étaient pas tranquilles. » La capacité en gas-oil de l’Odyssey est de 240 litres. Un forum US estime la consommation, d’un Yanmar 54 à 1,1 gallon par heure (4,16 litres de gasoil) ce qui donne 57 heures ininterrompues (deux jours) : avec une escale à Tortola, effectivement, et avec 2 fois 240 litres, ça fait bien 4 jours a moteur… ce sont tout sauf de fins régatiers ! Enfin me direz-vous, on ne va pas demander à des aviateurs de se transformer du jour au lendemain en des Tabarly ! la réflexion du posteur amène une autre interrogation : si effectivement une escale a été tentée à Tortola, les passagers du 14 mètres avaient intérêt à avoir leurs papiers en règle. Ce qui ferait aussi de Christophe Naudin le fournisseur des faux passeports dont ils ont été munis pour prendre ensuite l’avion, en deux fois, en prime. Selon le même Naudin, ils auraient récupérées leurs cartes d’identité véritable : pourquoi pas, mais en ce cas, on ne peut que supposer une complicité dominicaine, car la justice locale avait à coup sûr dû les confisquer, comme procédure classique d’assignés à résidence. Si les coûts de location, victuailles ou mazout et tickets d’avions en vols commerciaux de dernière minute paraissent peu élevés pour la facture totale de l’opération, les 100 000 euros annoncés par le même Naudin incluraient donc comme frais annexes du graissage de patte. Exactement ce que laissait entendre l’ancien général à la télévision dominicaine : cette fuite ne peut pas s’expliquer sans corruption à un stade de sa réalisation.

bateaux comparés

prise drogue SeqoyahUne corruption et peut-être bien aussi une protection… de la Marine française ? C’est à quoi on aboutit en effet comme réflexion, à regarder l’étonnant dispositif déployé dans l’arc antillais par les français, mais aussi les américains les canadiens et les anglais. Car dans le secteur, les semaines précédentes, sinon les jours qui précédaient, un navire de la Royale, la frégate Ventôse, a réalisé un score mémorable de saisie de coke. Une vidéo d’interception de bateau à voiles suspect, mise en ligne à la suite de l’intervention du 3 octobre dernier montre en effet l’efficacité des marins pour prendre possession ce jour-là de 808 kg de cocaïne, saisis à bord d’un 15 mètres arborant faussement  pavillon américain. L’annonce médiatique évoquant ce voilier « arraisonné samedi 3 octobre 2015 au matin par la frégate de surveillance « Le Ventôse », dans le cadre d’une action de coopération internationale associant la France, les États-Unis et le Canada. Les moyens des forces armées aux Antilles et de la Douane ont été mobilisés sous l’autorité du Préfet de la Martinique, délégué du Gouvernement pour l’action de l’État en mer ». « Le fruit d’une enquête menée sur une année par les agents de la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED) y était-il ajouté. Le voilier, siglé « Sequoyah – Oklahoma City ». « Listé grâce au concours d’un avion de patrouille maritime CP 140 Aurora des forces armées canadiennes et d’un Falcon 50 de la Marine nationale, le voilier Sequoyah a été intercepté le 3 octobre 2015 au matin par la FS Ventôse. La cargaisosilandran saisie à son bord du sloop s’élève à 808 kg de cocaïne pure. » L’engin était en fait un Beneteau de 51.5 pieds (15 mètres), pour 11 passagers, de type Cyclades, comme le modèle en location sur lîle de Tortola ou Saint Martin, visible ici (pour 4395 dollars la semaine). Un engin fort semblable au yacht de touristes de nos trois compères ! Un bateau de ce type; le « Knot Guilty » fabriqué en 2008 était en vente à Antigua (au nord de la Guadeloupe) pour 169 000 dollars. Il était également proposé en location par Virgin Island Sailing. Le 6 suivant, c’était un go-fast que la frégate avait intercepté avec trente-trois ballots de marijuana, pour un poids de près de 800 kg avec l’aide des USA (« la Joint Inter Agency Task Force South ») Et le 13,  à 400 milles nautiques (740 km) des Antilles c’est un bateau belge (d’un modèle bien plus ancien semble-t-il) qui commençait à entamer sa traversée pour l’Europe que le Ventose avait encore intercepté avec 535 kg de cocaïne pure à bord. « ’équivalent après coupage de « plus de 2,6 millions de sachets de 1 gramme sur le marché de détail », selon le communiqué de la Préfecture.

Là encore, le Falcon 50 de surveillance de la Marine avait joué un rôle prépondérant (2). « Cette opération est la 4e prise en moins de 15 jours réalisée par les forces armées aux Antilles, pour un volume de près de 2,1 tonnes de stupéfiants interceptés. Elle porte le bilan total de cette année 2015 à 8,3 tonnes de drogue interceptées en mer par l’action conjointe des services français dans la zone maritime Antilles, dont 6,3 tonnes par les frégates de la Marine nationale » écrit France-Antilles. voilier

drogue silandraEn avril, l’interception de trois individus à bord du voilier  avait été plus mouvementée : « cette opération est le fruit d’une enquête de deux ans menée par le renseignement douanier français, en lien avec des services espagnols et britanniques. Elle a mobilisé un avion et deux vedettes garde-côtes des douanes mercredi vers 21H00 (heure locale), à quelque 200-220 kilomètres au large de la Martinique. » Les suspects avaient tenté de filer, grâce à la puissance de leur voilier  (eux au moins semblaient savoir naviguer !) : « Il a fallu une bonne demi-heure pour arraisonner le « Silandra » , du fait de sa grande pointe de vitesse poussée par son énorme surface de voile. Il tentait d’échapper à ses poursuivants. Ce qui ne les a pas empêché d’appréhender les trois occupants de l’embarcation en toute sécurité, comme l’ont confirmé Éric Corbaux, le procureur de la République, Gisèle Clément, directrice régionale des garde-côtes pour les Antilles-Guyane, Simon Riondet, chef de l’OCRTIS pour la Caraïbe et Michaël Lachaux, patron de la DNRED et l’amiral représentant le préfet, délégué de l’État pour l’action en mer. » Pas évident en effet : « Les trois suspects, qui se trouvaient à bord d’un voilier de 20 mètres, ont refusé de se soumettre au contrôle. Nous avons dû faire stopper le bateau de nuit, par une mer déchaînée », a raconté à l’AFP Michaël Lachaux, de la DNRED. Dans le bateau, le « Silandra », qui voyageait sous un faux pavillon américain, les forces de sécurité ont trouvé pas moins de 80 ballots dans lesquels la cocaïne était conditionnée. « Il y en avait partout », a-t-on commenté aux douanes ». Selon les douaniers, à bord «  il y en avait partout »… ce que montrent en effet les photos de la saisie (voir ici la vidéo). Selon le Parisien, le Silandra reliait à une autre engeance encore : « les enquêteurs surveillaient un bateau acheté 500 000 euros en liquide, le «Silandra» dont le nouveau propriétaire espagnol était connu pour avoir appartenu à l’organisation séparatiste basque ETA dans les années 80« .  L’homme étant José Luis Folgueras Álvarez,  avec comme compagnon l’espagnol Luis Roberto Sánchez Arija et le vénézuélien  Juan Carlos Yovera. (DNRED (Douane française): la DED permet la saisie de 2,25 tonnes de cocaïne)

Ce jour-là, c’est un Cessna 406  « Vigilant » des douanes (ici le F-ZBGD) qui avait repéré le yacht. La France possède 14 avions de ce type. On peut ici en voir un à l’œuvre en train d’intercepter un go-fast semi-rigide puis un deuxième revenants d’Espagne à vide. Un bateau de cette taille et de cette allure payé en liquide : on croît rêver ! Tout en se disant que des valises de billets peuvent aussi servir à acheter des transporteurs à cocaïne : yachts de 50 pieds, petits bimoteurs à turbopropulseurs, go-fast ou … Boeing 727, pour les plus gourmands !

seizure irlandLes opérations de saisie de coke sont bien le fait d’une coopération entre pays : l’un des plus beaux exemples étant la  longue poursuite en septembre 2014 d’un autre voilier, le Makayabella, un voilier de 60 pieds (18,90m de longueur) battant pavillon des Îles Vierges britanniques, parti du Venezuela et arrêté au large de… l’Irlande, après une surveillance commencée au Portugal puis en Martinique : « la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED), basée à la Martinique. Le groupe de travail fonctionne en collaboration avec un siège international à Lisbonne (Portugal), qui surveille les navires suspects dans les eaux territoriales européennes. Ce bateau faisait l’objet de surveillance, entre autres par les douaniers de Martinique depuis le mois d’août 2013 ». A bord, il y avait une tonne de cocaïne ! Dawne Powell, 56 ans, James Hill, 31 ans, David Webster, 44 ans, et Philip McElhone, 29 ans, arrêtés, seront condamnés à 11 ans de prison. Le couple Powell détenait un autre bateau, le Sea Breeze, acheté 18 000 livres en cash par son mari Stephen, condamné lui à 16 ans de prison. Ils avaient fait preuve d »un bel amateurisme  : le second navire (un 7 mètres à moteur) devait servir à transvaser les 41 ballots de coke et les amener à terre, mais il était bêtement tombé en panne d’essence et avait dû appeler les secours du bateau de sauvetage du RNLI de Rosslare le 19 septembre. La grand-mère de la famille faisait partie de l’équipe !!! Le bateau (un sloop en aluminium) avait été construit… en France, à Antibes (par Ferru Yachting), en 1986, et avait été acheté 140 000 livres (173 000 euros) par les trafiquants anglais du Yorkshire à John Nicholson et Susan Bruce, organisateur de croisières. Le bateau sera racheté par un irlandais 70 000 euros seulement ; le grand gagnant de l’affaire ?

atr72_air_caraibes_grand_casse-b6834Une fois arrivé en vue de Saint-Martin, c’est le débarquement et la montée dans un premier avion pour nos fuyards. Un ATR42 d’Air Caraïbes, pour se rendre à… Fort de France-Lamantin, et prendre un long courrier Airbus A330-300 de Corsair (3) pour rentrer un métropole. En bénéficiant de l’aide, là encore de personnes navigantes selon le Monde « Pour le vol retour vers la métropole, l’équipe de M. Naudin aurait, selon nos informations, utilisé des billets réservés au personnel (les « GP » dans le jargon, pour « gratuité partielle » [ les « GP », même si les choses se sont un peu améliorées, voyagent souvent dans des conditions à la limite de la fraude avec la complicité du personnel de bord]) de la compagnie Air Caraïbes grâce à la complicité d’un commandant de bord, qui les aurait fait monter à bord sans passeport. « Il n’y a pas eu de fraude documentaire », a seulement détaillé de son côté M. Naudin. »… Comme pilotes, on peut penser à quelques uns qui sont liés au Front National, tel l’ineffable William Gachignard, copilote âgé de 43 ans chez Air France,  le porte-parole du fort conservateurs Syndicat national des pilotes de ligne mais aussi conseiller municipal «Bleu Marine» à Compiègne; mais sous le prénom de François… ou bien de Patrick Mignon,  » Commandant de Bord à Air France sur 777, 30 ans de service, 20.000 heures de vol, ancien Instructeur, Contrôleur et Officier de Sécurité des Vols, » venu expliquer ici pourquoi il a fait grève, en oubliant de préciser sa deuxième casquette. Ou sa troisième, vu qu’il est passé lui du FN à Debout la France de Dupont-Aignan, qui, il est vrai ne trouve pas Marine LePen détestable, loin de là. Il est venu sur Boulevard Voltaire, site complotante d’extrême droite (4) pour défendre les deux pilotes. A noter que Air Caraïbes et Corsair ont failli avoir le même patron, Jean-Paul Dubreuil, pilote lui-même de Beechcraft à ses heures. A ses tous débuts,dans les années 80, alors gérée par famille Rossi, la compagnie appelée Corse Air International volait  sur quatre Caravelle SE-210. C’est le A-330 de Dubreuil, aujourd’hui 157e fortune française, qui est devenu le célèbre « Air Sarko One » avant de devenir celui de l’actuel président Hollande. Lors de la tentative de rachat, l’homme de fer de Dubreuil, Marc Rochet, s’était heurté à une question tabou chez les pilotes de Corsair (dont le PDG est un ancien d’Air France) : la productivité, la même qui plombe aujourd’hui Air France et ses syndicalistes FN du SNPL… ironie du sort, de son licenciement par Air France, le PDG  de Corsair avait argué de la perte de ses tickets de vols gratuits ….

clostermannLes pilotes et le FN ? Décidément, c’est la saison des amours : on trouve encore un autre commandant de bord à Air France… et qui possède un nom prestigieux, puisqu’il s’agit de Jacques Clostermann, le propre fils du héros du « Grand Cirque » (décidément, après les guignols voici les clowns !). « Cet ancien pilote de chasse (sur Mirage III), devenu commandant de bord chez Air France, est passé par le RPR puis le Rassemblement Bleu Marine. Il se définit comme un gaulliste souverainiste et social. Pas question toutefois de renier son engagement pour Marine Le Pen. «Je souhaite son accession à l’Élysée et Gilbert Collard est le cordon ombilical qui relie Mon Pays la France au RBM, puisqu’il est président d’honneur de Mon pays la France et secrétaire général du RBM et moi-même je suis administrateur du RBM», explique-t-il. De fait, le RBM se veut une structure d’accueil d’autres mouvements «attachés à la souveraineté de la France et aux valeurs de la République», comme le SIEL (Souveraineté Indépendance et Libertés) animé par Karim Ouchikh, ou le PEC (Patrie et Citoyenneté) présidé par Bertrand Dutheil de La Rochère (5) ancien chevènementiste » écrit l’Express. Renseignement pris, on reste effaré par la tenue de son blog, qui véhicule tous les poncifs extrémistes, notamment islamophobes, et soutient ouvertement Vladimir Poutine. Ou met en ligne sur Twitter une belle couverture signée Minute, sur laquelle figure… Aymeric Chauprade,  qui parle « d’élimination » des français candidats au Jihad… chez Agoravox, j’avais évoqué ici Jacques Clostermann, il était venu soutenir l »UFJ de Philippe Karsenty, l’ami de la furie Pamela Geller, avec  Christian Roger, ancien leader de la patrouille de France (en 1966 sur Fouga ; c’est lui, accroupi !). J’avais alors écrit : « on sait que ça vole bas, au FN, il devrait pouvoir servir à quelque chose…. (6)

Capture d’écran 2015-11-07 à 20.49.57Tout ce déploiement des forces et ces prises réussies quelques jours à peine avant la promenade de santé de nos deux pilotes anciens de l’Aéronavale nous amène à une réflexion évidente, que d’autres ont indiqué également sur le net en termes simples : « ce qui est certain, c’est que personne n’a jugé utile de les prendre en chasse, si les Américains avaient voulu les rattraper, ils l’auraient fait sans aucune difficulté car ils disposent de moyens énormes sur la zone caraïbe, et la croisière n’aurait jamais atteint Saint Martin «  nous a dit « Dany7 ». Et il ne semble pas avoir tort en effet, tant il est impossible à un voilier de ce genre de ne pas subir de surveillance sur le trajet où  a navigué, et ce sur plus de 700 km. Personne à ce jour n’a fait le lien entre la saisie du 3 octobre et la fuite des deux aviateurs à peine deux semaines après, à bord d’un bateau similaire, dans un endroit où plusieurs forces nationales passent leur temps à scruter la mer à l’affût du moindre transfert douteux. Jusqu’à quel point la Marine française ignorait-elle la présence de ce bateau pour ne pas l’avoir intercepté ?ventôse

Le Ventôse:

Depuis juillet 2014, le nouveau commandant de la Ventôse est le capitaine de frégate Yves-Pierre Pilfert, un ancien plongeur-démineur de formation, en remplacement du  CF Savoyant, entré à l’Ecole navale en 1993. Il avait reçu en 2012 la croix de Chevalier de la Légion d’honneur pour son travail à la tête du groupement des plongeurs démineurs de la Manche.   En 2000, déjà, Pilfert avait effectué un stage dans les Antilles contre le narco-trafic, avant même de devenir démineur : c’est un problème qu’il connaît donc très bien.

Une vidéo indiquée par l’ami Fievet soulève des interrogations: c’est celle qu’a enregistrée Philippe Labro sur le sujet. Lui aussi ne comprend pas trop pourquoi ce voilier a pu autant voguer sans être inquiété… semble-t-il, terminant de façon ironique et attristée sur son peu d’espoir de voir un jour la vérité apparaître dans cette incroyable affaire !!!

UnknownCar de tout cela il ressort une chose évidente : l’envahissement des idées du FN au sein même de l’armée, et spécialement de la Marine Nationale (*).

(*) Un article de presse paru en novembre 2013 dans le Figaro Magazine consacré aux« Réseaux secrets du Front national », avait montré qu’il y avait matière à s’inquiéter en effet :  « l’article rappelle évidemment le rôle de l’amiral Jean-Yves Waquet, ancien pacha du Redoutable, « rallié au FN depuis 2008 et candidat à la mairie de Toulon en mars prochain », qui « s’occupe des dossiers de défense pour Marine Le Pen ». (Lire notre article sur le programme Défense du FN).« En coulisses, poursuit l’article, plusieurs piliers du monde militaire travaillent discrètement pour Jean-Yves Waquet. Il est en lien avec quelques officiers supérieurs en activité qui l’ont contacté spontanément. L’amiral est surtout épaulé par un tandem de choc, composé d’un ancien combattant d’Indochine et d’un ancien officier de la DGSE. Le premier, ami de longue date de Jean-Marie Le Pen, cultive ses relations parmi ses ex-comparses. « Nous sentons le pouls des armées en direct », dit-il. Le second, fin connaisseur de l’Asie, rallié à Marine Le Pen depuis 2008, reçoit toutes les études des think tank sur la défense. Les deux sont des membres actifs de plusieurs associations d’anciens combattants, ou de militaires comme la très influente Association de soutien à l’armée française (Asaf), présidée par le général Henri Pinard-Legry, un invité régulier de Radio Courtoisie. Ils soutiennent les critiques virulentes contre les restrictions budgétaires émises par le général Vincent Desportes, ou par les Sentinelles de l’Agora, un groupe d’officiers, relayé notamment par le général Jean-Claude Thomas »…  L’article, cité par le vigilant Daniel Merchet, ajoutait un chapitre après cette mise en garde. Un chapitre aujourd’hui… prophétique : « enfin, le Figaro Magazine nous apprend qu’Aymeric Chauprade, spécialiste de géopolitique exclu de son enseignement au Collège interarmées de défense en 2009, a fait son coming-out, en apparaissant, « pour la première fois », à la tribune de l’université d’été du FN, le 14 septembre. Selon le Fig Mag, Aymeric Chauprade conseille Marine Le Pen « depuis quatre ans ». Ce blog avait, en son temps, critiqué la sanction visant cet intellectuel, sans partager ses convictions. Il nous a confirmé, avant la campagne présidentielle, qu’il s’apprêtait à rejoindre Marine Le Pen, mais ne souhaitait pas alors rendre publique cette information »….  aujourd’hui, il semble passé à l’action, fort de ses soutiens dans  l’armée…

étendard bombe(1) C’est en effet étonnant, mais compréhensible : les marins s’étaient sentis exclus de cette capacité-là, réservée alors aux seuls Mirage IV de l’armée de l’air. Voici ce qu’en a pensé Jean-Louis Saget, pilote d’essai chez Dassault :  « l’Armée de l’air avait donc la bombe atomique sur le Mirage IV. et les marins nous avaient demandé dans le creux de l’oreille: Est-ce que vous ne pourriez pas nous la monter sous l’aile de l’Étendard ? Elle faisait quand même pas loin de 1500 kg!
On l’a mise sous l’aile droite, et sous l’aile gauche on a mis un bidon de 13001, ce qui fait que l’Étendard était catapulté à 11,51, sensiblement au-delà de ses masses normales de catapultage. On avait fait les essais, c’était techniquement pensable, pas facile, mais techniquement pensable. Ça faisait une grosse dissymétrie, ensuite il n’était pas questiobombe atom étendardn d’apponter dans cette configuration. C’est comme ça qu’un jour Goupil s’est fait catapulter devant le général de Gaulle qui passait sur le porte-avions. Ils balancent l’avion avec sa bombe atomique. Évidemment, les aviateurs qui étaient là, tout à fait surpris, de Gaulle, pas au courant… Alors on se catapultait à Bedford avec 11,51, et en plus on avait du vent arrière sur la catapulte, je peux vous dire qu’on avait 5,5 g à chaque coup ! On était chaque fois à la charge limite. Ça s’est bien passé, les qualités de vol étaient bonnes. L’Étendard est un avion finalement très sain, on pouvait lui faire des tas de misères ! ». E
n photo ci-dessus la bombe atomique, dissimulée dans un pot de roquettes. [Melun, octobre 1997]. Et surprise au détour de la biographie de Pascal Fauret, que découvre-t-on ? Ceci « Pilote de chasse – Chef de patrouille – Qualification appontage de nuit – Qualification  nucléaire –Super-Etendard (SUE) »

(2) « En dehors des côtes françaises de la métropole et de la zone Antilles/Guyane, les Falcon 50 de la marine sont aussi régulièrement déployés en Afrique de l’ouest et dans l’océan Indien ».

(3) « D’après nos informations, Christophe Naudin, qui est aussi fin connaisseur dans le domaine des faux papiers et l’usurpation d’identité, était même assis à côté d’eux, à bord des avions qui les ont ramenés à Paris. D’abord sur le premier vol, un vol Air Caraïbes entre Saint-Martin, île franco-néerlandaise des Antilles, et Fort-de-France, en Martinique. Puis sur le second, en direction de la France, un vol Corsair entre Fort-de-France et Orly, arrivé samedi matin ». 

images(4) « fondé par Dominique Jamet, ancien rédacteur en chef au Quotidien de Paris et ancien rédacteur de nombreux journaux (France-Soir, L’Événement du jeudi, Marianne…), est partisan d’une liberté d’expression totale hormis les appels à la haine, à la torture et au meurtre. Au début des années 1980, il a été membre des Comités d’action républicaine de Bruno Mégret/ En juillet 2012, il a rejoint le parti politique Debout la République et en est élu vice-président le 16 novembre 2013. Il sera à la tête de la liste présentée par ce parti aux élections européennes en Île-de-France en 2014 ». Le gag, c’est qu’en 1997, Mignon avait combattu Dupont-Aignan  (qui a aussi été RPR, ne l’oublions pas :  « c’était en 1997. Le jeune Nicolas Dupont-Aignan, qui a ravi la mairie d’Yerres deux ans plus tôt, se présente sous le sigle RPR aux élections législatives. Il a parmi ses adversaires un certain Patrick Mignon, militant Front national. Ce dernier obtient près de 15% des suffrages. Pas assez pour empêcher NDA de l’emporter au second tour face au sortant socialiste. Depuis, les cartes ont été rebattues. L’adversaire FN d’hier est devenu aujourd’hui un allié de Nicolas Dupont-Aignan qui présentait mardi matin les huit candidats que son parti Debout la République (DLR) a investi dans l’Essonne. Patrick Mignon, habitant de Gif-sur-Yvette, est candidat DLR dans la 5e circonscription ».

(5) lié familièrement à Ludovine Dutheil de La Rochère, de la « Manif pour tous » : « elle a lâché un nom à particule pour un autre. Ludovine Dutheil de La Rochère, née Mégret d’Étigny de Sérilly, est la présidente de la Manif pour tous, VRP de la famille MST (mocassins-serre-tête) sur les plateaux de télé où Frigide lui avait chauffé (!) la place. Une barjot de Dieu « aux convictions religieuses traditionalistes », selon son ancien directeur à la revue Commentaire. « Je me situe dans l’Église catholique pleinement et entièrement », répondait-elle dans un portrait que lui consacrait Libération en juin 2013. « Catho tradi, non. Disons plutôt classique, portée par de très fortes convictions chrétiennes avec, parfois, un très fort dogmatisme », rectifie un proche cité par la Croix. » Que ce monde extrême-droitiste est donc petit !!!

(6) Comme le précise ici Peter Davies dans « The National Front in France: Ideology, Discourse and Power » (sorti en 2012) , le père de Clostemann, mort en 2006 avait déjà été récupéré par le FN, bien avant sa disparition : « Au pouvoir, les premiers élus FN n’ont pas eu peur d’agir. Non seulement cela, mais nous pouvons détecter un énorme symbolisme dans les mesures politiques spécifiques. Par exemple, seulement un mois après les élections municipales de de conseillers FN à Marignane sont créées deux nouvelles commissions, qui prennent  la responsabilité du «tourisme» et des «vétérans». La second e décision particulièrement digne de mention, reflétant comme il le fait le respect et la vénération du FN pour tous les Français qui ont combattu et se sont sacrifiés pour la nation. De la même façon, la tâche triviale de renommer des ronds-points , on pourrait  lefaire valoir, a révélé beaucoup sur la philosophie des élus FN. En mars 1996, la presse a révélé qu’un groupe de ronds-points sur l’avenue du 8 Mai à Marignane devaient être renommé d’après quatre soldats morts pour la France: Pierre Clostermann, le général  général, le Maréchal Koenig et Raoul Salan. Cette décision semble confirmer la volonté du conseil d’honorer de grands héros nationaux et, en effet, de révéler ses penchants ».

 

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/grand-guignol-a-punta-cana-5/

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NARCO TERRORISME: l’infiltration reste le moyen le plus efficace pour démanteler une organisation quoiqu’en dise Gérard Schoen, DI de la Douane Française

Pourquoi l’infiltration reste le moyen le plus efficace pour démanteler une organisation narco terroriste (et l’utilisation de drones n’y changera rien)

E. Follis témoigne de sa carrière au sein du service de lutte antidrogue de la brigade des stupéfiants (DEA). Pendant 27 ans, il a négocié des marchés de plusieurs millions de dollars à bord de jets privés, acheté des kilos de cocaïne, est devenu intime avec les plus gros trafiquants de drogue, qui étaient parfois des agents d’Al-Qaida ou des membres de cartels.

Publié le 11 Novembre 2015
Pourquoi l’infiltration reste le moyen le plus efficace pour démanteler une organisation narco terroriste (et l’utilisation de drones n’y changera rien)

Atlantico : L’infiltration est comme un art selon vous. Qu’est ce qui est le plus difficile lorsque l’on est infiltré dans une organisation terroriste comme les narcotrafiquants ?

Edward Follis : J’ai toujours voulu travailler dans l’univers de la police. Quand j’étais chez les marines j’ai travaillé avec la police militaire et c’est là où j’ai commencé les infiltrations. J’ai toujours été fasciné par les drogues, non pas pour en consommer bien entendu. J’étais fasciné par les trafiquants de drogues et leur façon de fonctionner. On rencontre tous les types de criminels dans le marché de la drogue, que ce soit aux Etats Unis ou à l’étranger. Après un diplôme en criminologie je suis devenu un agent de la DEA [Drug Enforcement Administration].

L’infiltration est le moyen le plus fort et le plus méthodique pour comprendre les trafiquants de drogues et les terroristes et leur façon de fonctionner. C’est la façon la plus sûre de pénétrer pour démanteler ces narcotrafiquants dans n’importe quel pays dans le monde. Lorsque l’on est à l’intérieur d’un groupe on a une vue plus claire, compréhensive et plus détaillée qu’à l’extérieur. Vu de l’intérieur on peut constater les faiblesses autant que les forces d’une organisation ainsi que du leader de l’organisation. On a de meilleures possibilités de démanteler l’organisation.

Lorsque l’on est infiltré il faut totalement se fier à son intuition et la petite voix dans sa tête parce qu’il y a tellement de tourments autours. Il faut faire confiance à sa propre intelligence. De plus on ne peut pas gagner la confiance de quelqu’un si on ne leur offre pas une petite partie de soi. Eux même donnent une partie d’eux même en retour encore plus grande. Si on ne fait pas attention pendant une certaine période on peut commencer à développer une véritable relation avec l’ennemi. Il faut toujours mettre des barrières, des paramètres sur soi-même.

Je me suis construit mes propres barrières intellectuelles. Même au moment où le danger était extrême je restais toujours conscient de qui j’étais. C’est comme le jonglage, il faut être suffisamment proche tout en restant très éloigné. En prenant trop de distance on ne peut plus rentrer dans leur monde et être efficace. Il faut donc s’investir au maximum.

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Atlantico: Les nouvelles technologies ont tout bouleversé dans le renseignement. Pour vous piloter un drone c’est comme jouer à un jeu vidéo : en appuyant sur un bouton on tue des personnes. Comment l’infiltration va-t-elle être affectée par celles-ci ?

Edward Follis :Il faut se souvenir de ceci: nous sommes dans un monde de guerre. Il y a la Syrie, des dictatures, Birmanie, des tueries de masse, un nombre énorme d’ennemis qui ont essayé de prendre le contrôle de l’horreur et de profiter du malheur des autres. C’est pour cela qu’il est très important que l’Ouest de l’Europe, l’Australie, les Etats Unis, le Canada continuent à respecter le droit. Quand le droit est absent, nous sommes en plein chaos. Quand le chaos arrive, le pire chez l’être humain arrive et les plus faibles en souffrent. Notre système judiciaire c’est ce qui nous définit en tant qu’individus en Europe de l’Ouest, aux Etats Unis, au Canada. L’utilisation de nouvelles technologies pour tuer ne revient qu’à se débarrasser de quelques personnes. Ce n’est pas le genre de procédé admissible dans un tribunal. Au contraire, tous les infiltrés doivent avoir une passion  qui peut les amener devant un jury et accepter de témoigner. Il faut avoir envie d’être sur une estrade après avoir prêté serment. Si on ne veut pas faire ça, c’est le moment d’être un garde du corps ou tout autre job. Il faut avoir la volonté de côtoyer les bandits, être dans la même pièce qu’eux, gagner leur amitié, comprendre leur fonctionnement, leur financement, comment ils blessent des gens, comment ils transportent de la drogue, tout leur business model. Après tout cela il faut aller dans un tribunal et témoigner devant un juge.

Les nouvelles technologies étaient souvent utilisées pour le maintien de l’ordre. Elles peuvent capturer des dialogues, des infos, des images, des vidéos. Mais pour que les nouvelles technologies soient utilisées pour le maintien de l’ordre, avec notamment l’enregistrement d’une conversation, il faut une autorisation judiciaire. C’est alors admissible, mais il faut quelqu’un derrière les nouvelles technologies. Il faut surtout se rappeler qu’il est difficile d’avoir une influence réelle dans un groupe ou une organisation criminelle.

 On ne peut pas rejeter l’élément humain ainsi que le côté procédural. Les militaires eux oui bien entendu ils peuvent tout démolir, absolument rien laisser. Ils peuvent tout démolir ça ne pose pas de soucis.
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Atlantico: Après avoir lutté toute votre vie contre le trafique de drogue quel bilan peut on faire ? Où en est-on ? Va-t-on réellement en finir un jour avec ?

Edward Follis : L’héroïne, la méthamphétamine, la LSD, l’ecstasy, toutes ces drogues volent des âmes. Elles détruisent totalement la vie des gens. Parce qu’une fois addicts, ils ne pensent à rien d’autre dans leur vie. A chaque moment de leur vie. Elles détruisent tout sur leur passage : des vies, des carrières, des familles, des corps. Les drogues dites plus douces comme l’alcool, le café, la marijuana, n’ont pas le même impact. Les gens peuvent l’observer. Je pense qu’aux Etats Unis avec la marijuana médicale qui devient de plus en plus à la mode, cela devient logique qu’elle devienne légale. Elle doit être régulée par nos représentants et notre gouvernement. Je ne connais absolument personne qui a un minimum de jugeote qui voudrait que les drogues dures soient légales puisqu’elles détruisent les gens.

Je pense que l’éducation et la prévention sont absolument impératives. Elles vont équiper des gens avec un savoir. Mais combien de personnes peuvent réellement contrôler leurs pulsions ? Tout le monde a une addiction. Ça peut être l’alcool, les cigarettes, des films, l’internet, des jeux vidéo, un voyage, foot, baseball. Les gens ont une satiété. Le problème c’est quand on satisfait son appétit avec des drogues dures. Ces moments de satisfaction peuvent aboutir à un esclavage. Pas besoin d’être un scientifique pour savoir ça. Quand j’étais petit, j’avais déjà de la peine pour les addicts. Ce sont toutes les organisations de narco terrorisme qui en profitent. Il n’est pas possible de prendre de la drogue sans être totalement addict. Je suis très fier d’avoir pu passer ma vie dans une mission aussi noble que la lutte antidrogue.

Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-infiltration-reste-moyen-plus-efficace-pour-demanteler-organisation-narco-terroriste-et-utilisation-drones-changera-2413679.html#idXGCR3KtHsXjmH8.99

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Gérard Schoen à partir de la minute 4.15

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TURQUIE: deux tonnes de Captagon, la « drogue des jihadistes » saisies

La police antidrogue a mis la main sur 10,9 millions de comprimés de Captagon dans la province de Hatay, rapporte le quotidien turc Hürriyet ,citant le ministère de l’Intérieur vendredi.

Des pilules de Captagon au bureau des forces de sécurité intérieure à Beyrouth (Liban), le 11 juin 2010.
Des pilules de Captagon au bureau des forces de sécurité intérieure à Beyrouth (Liban), le 11 juin 2010. (JOSEPH EID / AFP)

Mis à jour le 20/11/2015

Résistance à la fatigue, déshinibition… Près de 11 millions de comprimés de Captagon, une drogue utilisée par certains jihadistes en Syrie, ont été retrouvés dans la province d’Hatay en Turquie, près de la frontière syrienne, rapporte le quotidien Hürriyet, qui cite le ministère de l’Intérieur turc, vendredi 20 novembre.

Les policiers ont saisi un premier lot de 7,3 millions de comprimés dissimulés dans 1 300 filtres à huile de moteur mercredi. Produits en Syrie, ils étaient destinés aux pays du Golfe. Le second lot a été découvert le lendemain dans un dépôt. Deux Turcs et un Syrien soupçonnés d’être des trafiquants ont été placés en garde à vue.
Facile à fabriquer et rentable

Le Captagon est l’une des drogues les plus populaires au Moyen-Orient et son commerce représente également une importante source de revenus pour certains groupes prenant part à la guerre qui déchire la Syrie depuis 2011. Lancé dans les années 1960, il contient de la fénétylline, un stimulant de synthèse que l’organisme humain métabolise en amphétamine.

Facile à fabriquer, il suffit de connaissances basiques en chimie et d’un peu de pratique pour produire le stupéfiant dans un laboratoire clandestin. De plus, « un sac de 200 000 pilules rapporte un demi-million de dollars, alors qu’il ne faut que quelques milliers de dollars pour le produire », explique un spécialiste libanais des mouvements jihadistes, interrogé dans un reportage d’Arte.

Cependant, le Captagon n’est sans doute pas utilisés par tous les islamistes, puisque contraire avec les préceptes du groupe Etat islamique, « L’Etat islamique est contre l’usage des drogues. Certains ont été châtiés pour avoir fumé une simple cigarette », indiquait le spécialiste de l’Etat islamique Romain Caillet à francetv info en mai.

http://www.francetvinfo.fr/monde/terrorisme-djihadistes/deux-tonnes-de-captagon-la-drogue-des-jihadistes-saisies-en-turquie_1184641.html

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NARCOFINANCEMENT: comment la Belgique est devenue le sanctuaire du désastre

Il serait temps de s’occuper « vraiment » de l’économie de la drogue messieurs du TRACFIN et de la DNRED !

Perquisition rue Delaunoy à MolenbeekComment la Belgique est devenue le sanctuaire du désastre

Par Pierre Vermeren

FIGAROVOX/TRIBUNE – Alors que plusieurs des terroristes ayant commis les attentats de Paris appartiennent à une filière basée à Bruxelles, Pierre Vermeren analyse le rôle de la Belgique comme base arrière du djihadisme.


Normalien et agrégé d’histoire, Pierre Vermeren est professeur, spécialiste de l’histoire du Maghreb contemporain à l’université de Paris-I Panthéon-Sorbonne et membre du laboratoire IMAF (Institut des mondes africains). Il a vécu au Maroc, en Égypte et en Tunisie. Derniers ouvrages publiés: Idées reçues sur le monde arabe, Le Cavalier Bleu éditions, 2012 et De la guerre d’Algérie aux printemps arabes, Odile Jacob, novembre 2015.


Depuis des années, la Belgique, qui subit le terrorisme islamiste, est pointée du doigt par les services de renseignement européens et maghrébins. Elle abriterait des foyers de radicalisation et de narcotrafic à Bruxelles, à Anvers et en Wallonie. Les autorités marocaines sont très inquiètes devant la radicalisation hors de contrôle de leurs ressortissants, qui versent dans le crime organisé, le salafisme voire le chiisme, en rupture complète avec leur islam. Les géographes questionnent la dynamique de la communauté marocaine de Belgique, majoritaire dans les berceaux du grand Bruxelles, alors qu’à l’inverse de la France et de l’Espagne, la Belgique n’a pas de passé colonial marocain. Pourquoi la Belgique compte-t-elle plus de 500 000 Marocains, 1 habitant sur 20, et pourquoi sont-ils nombreux à verser dans un radicalisme hors de contrôle? L’histoire, l’origine et les activités des Marocains de Belgique expliquent le sanctuaire salafiste de Molenbeek, le Moulin du ruisseau.

En mars 1912, la France place l’Empire chérifien sous «protection», et concède le nord du pays, le «Rif», à l’Espagne. Ce Maroc espagnol est coupé en deux: le pays jebala arabophone à l’Ouest, le pays berbère du Rif à l’Est. Cette montagne méditerranéenne pauvre et très peuplée vit d’expédients et de trafics marchands, à l’instar de la Corse ou de la Kabylie. Des dizaines de milliers de Rifains s’embauchent chaque année en Oranie française pour travailler la vigne ou dans les mines de la région. Les Espagnols laissent faire. Quand, après la Grande guerre, ils se décident à «pacifier» la région, leur armée se fait massacrer à Anoual en juillet 1921 (12 000 morts). Avec les armes récupérées, Abdelkrim proclame un Etat, la République du Rif, et son armée. En cinq ans de guerre, l’Espagne se déchaîne contre les Rifains, qui reçoivent les surplus de gaz moutarde bradés par l’Allemagne. Mais rien ne venant à bout des Rifains, ils portent la guerre au Maroc français. Lyautey est destitué, remplacé en urgence par Pétain, qui mobilise une armada franco-espagnole ultra moderne, qui débarque à Al Hoceima, répétition du 6 juin 1944. Les Rifains, écrasés par des centaines de milliers d’hommes, reprennent leur exode saisonnier vers l’Oranie. Toutefois, Franco sait les utiliser par dizaines de milliers dans sa guerre d’Espagne pour nettoyer et conquérir au couteau les tranchées et les villes républicaines.

Lorsque la guerre d’Algérie ralentit puis interdit la migration vers l’Algérie en 1956, la misère s’abat sur le pays, poussant les plus téméraires vers le Nord. Les houillères françaises du nord en plein boum embauchent des milliers de Marocains du Rif, où ils rejoignent les kabyles. A l’inverse de ces derniers, originaires de la région la plus francophone d’Algérie française, les Rifains berbérophones, voire hispanophones, ne pratiquent qu’un français minimaliste. Ils se réfugient dans leur religion austère et conservatrice, hermétique au réformisme musulman qui gagne le Maroc français. Pire, à l’indépendance du Maroc, quand le Rif se soulève pour ses libertés, le Rif fait l’objet d’une guerre livrée par les forces armées royales d’Oufkir et du futur Hassan II, en 1958 et 1959, aidées par l’armée française. Le Rif reçoit cette fois du napalm. On relève des milliers de morts. La haine que se vouent les Rifains et le roi du Maroc est si forte qu’en 38 ans de règne (1961-1999), Hassan II ne se rend pas dans le Rif, refuse d’y investir et d’équiper le pays. Il ne lui laisse que le monopole du kif accordé par son père.

Peuple abandonné et livré à lui-même, les Rifains émigrent comme leurs aînés. Ils s’installent dans le nord, puis suivent l’emploi vers les houillères de Wallonie, et enfin dans les Flandres et aux Pays-Bas en plein boom. Le Benelux et le Nord Pas de Calais comptent en 2015 près d’1,5 millions de «Marocains», en majorité Rifains. Après 1968 et la chute de la French Connection, les chimistes corses passés dans le Rif transforment le chanvre en pâte base pour l’exportation. La commercialisation du haschisch suit l’émigration rifaine, ouvrant les portes des marchés européens en Espagne, en France et au Benelux. Avec Anvers, la Belgique devient une plaque tournante. Le commerce et le trafic de drogue deviennent inséparables, et ces activités pallient les licenciements qui frappent en masse mineurs, sidérurgistes et salariés du textile. Les Rifains se concentrent dans des quartiers qui s’homogénéisent à Roubaix, Tourcoing, Bruxelles-Molenbeek, Rotterdam, Liège… Une partie de cette jeunesse belge frappée par le chômage et la crise se tourne vers le fondamentalisme religieux, alors que la police belge n’a aucune expérience en la matière, à l’inverse de la police française plus expérimentée, et qui laisse travailler les services marocains auprès de leurs ouailles.

Austérité ancestrale et culture insulaire, hostilité viscérale au régime marocain et à son islam, rejet de l’Etat qui rappelle la Sicile, liberté religieuse à tous vents, réseaux mafieux structurés par 40 ans de business (10 milliards de $ de chiffre d’affaires annuel) au profit des maffias du Rif et de leurs obligés, du Maroc au Benelux, liberté de mouvement depuis Schengen, absence de surveillance policière efficace, antécédents historiques désastreux, ressentiment, culture de la violence dans un univers hostile, chômage de masse… la base arrière de Molenbeek a une très longue histoire. Pour la première fois, il va peut être falloir poser la question de l’économie de la drogue.

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DNRED (Douane française): comment calcule-t-on le prix de la drogue en France?

Une saisie de plus de 79 kilos de cocaïne par les douanes françaises.
S’il n’existe évidemment pas de marché officiel du cannabis ou de la cocaïne, les autorités françaises disposent d’un barème officieux pour donner une valeur aux saisies. Mais celle-ci reste approximative.


 

Explications.

http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/comment-calcule-t-on-le-prix-de-la-drogue-en-france-926147.html

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AERO-NARCOTRAFIC: retour sur le Boeing 727 d’un autre prince saoudien, prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud

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ilfattoquotidiano.fr

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Coke en stock (VIII) : le 727 du prince saoudien

Première publication le vendredi 25 février 2011

Et de quatre ! Non, de cinq, si l’on remonte un peu plus loin dans l’histoire. Car l’idée de remonter de Colombie des poids astronomiques de drogue par avion n’est pas totalement nouvelle, à vrai dire. Ni même la sorte d’avion qui le permet. Il y a plus de dix ans déjà, un appareil similaire à celui qui s’est écrasé au Mali avait déjà tenté de le faire. Là encore, on a déjà tout oublié le concernant. Logique, quand on se remémore son propriétaire. Il est en effet des personnes, qui bénéficient assez vite de l’omerta de la presse si on les prend en situation délictueuse. Car l’individu a le bras très long, et peut se permettre de n’être condamné que par contumace et ne jamais avoir à se livrer. C’est le cas de certains princes saoudiens parmi ceux qui conduisent cette planète, assis sur leur matelas de pétrole qui parfois ne leur suffit pas. C’est le cas incroyable d’un prince saoudien déjà oublié, trafiquant de drogue récidiviste à ses heures.

 Lorsqu’on dévoile les noms des trois pilotes arrêtés par la police de Guinée Bissau, Carmelo Vásquez Guerra, Carlos Luis Justiniano Núñez et Daniel Aguedelo Acevedo, une étrange impression apparaît : l’un d’entre eux nous dit quelque chose. Le premier cité a en effet un frère. Michael Vásquez Guerra, qui, le 21 avril 2006, avait lui aussi dû lui aussi faire un atterrissage d’urgence à Ciudad del Carmen, dans l’Etat du Campeche, au Mexique sur la route du Vénézuela. A bord de ce DC-9 immatriculé N900SA, les policiers mexicains avaient saisi 128 valises noires, représentant 5,5 tonnes de cocaïne. Un record ! Mais à la limite, ce n’est pas ça qui avait le plus choqué. Non, c’était la livrée extérieure de l’avion, celui de la très officielle SNA américaine (« System of National Accounts »), une subdivision de la Transportation Security Administration (TSA). L’avion était enregistré lui en Floride au nom de Sky Way appartenait de droit à la compagnie charter de Floride « Royal Sons Inc ».

 « Royal Sons Inc », la même firme que j’ai citée dans l’épisode rocambolesque de la mort d’un agent de la CIA à Houston, l’incroyable Roland Carnaby, membre de l’Association of Former Intelligence Officers (les anciens de la CIA). L’organisateur de transferts de voitures américaines vers l’Irak et qui possédait des entrepôts dans le port juste à côté de Karam LLC et de… Royal Sons. Karam, le nom de l’entreprise qu’avait créé à Orlando, en Floride, un dénommé Mohammed Atta, un ressortissant « français » habitant « Marseilles » (sic) selon sa fiche locale d’entrepreneur  ! Mieux encore : le hangar à Venice détenu par Royal Sons avait auparavant appartenu à Huffman Aviation, là ou Atta prenait ses cours de pilotage ! Décidément le monde de la Floride est bien petit ! Le monde des trafiquants de drogue est étonnant, et la Floride un siège mondial !

Le DC-9 avait encore intrigué pour deux autres raisons : ses logos « officiels » du gouvernement américain, et à son arrivée, visiblement, des militaires mexicains qui l’attendaient. Quelques minutes après avoir arrêté les trois pilotes, en effet, le général mexicain Carlos Gaytan tenait une bien étrange conférence, pleine d’erreurs et de contradictions, dans laquelle il indiquait que « le pilote », hélas, s’était échappé ! La conférence tournait au gag, car pendant qu’il le faisait, l’un des pilotes, justement, vu par plusieurs journalistes, fendait les rangs des soldats pour s’échapper ranquillement derrière eux, à pied. Le général précisant alors, pour rattraper sa bévue, qu’il avait réussi à capturer… un co-pilote ! A ce stade de magouilles éhontées, on se dit que l’on n’est pas dans un cas de figure de simple vendeurs de drogue, mais bien de ce qui semble être une protection ressemblant comme deux gouttes d’eau à une totale immunité diplomatique. Ce qui sera confirmé un peu plus loin. Celui qui partait tranquillement ce jour là de l’aéroport sans être inquiété était, vous l’avez deviné, Michael Vásquez Guerra.

Pendant la conférence de presse surréaliste, les journalistes remarquaient aussi une chose : à côté du DC-9 stationnait, avant que l’armée ne déplace le DC-9 un Falcon 20… Or ce Falcon était mexicain, ou en tout cas arborait une numérotation mexicaine : XB-IYK. Il était arrivé plusieurs jours avant, avec deux pilotes militaires dont le comportement avait étonné. Ils avaient tenté de soudoyer les responsables de la tour de contrôle pour qu’ils acceptent l’atterrissage express du DC-9, au prétexte d’ennuis hydrauliques. Le bon vieux plan des trafiquants de drogue pour imposer un atterrissage imprévu. Ce qui fut fait, à vrai dire. C’est au nom de ses ennuis que les militaires interdiront aux personnes présentes de monter à bord en « raison d’explosion possible » et saisiront la drogue. En France, certains savaient tout de cette histoire : selon les services de renseignement français, en effet, l’avion pisté par leurs services devait transvaser son chargement venu de Colombie vers un appareil plus petit » venu d’Arabie Saoudite ». Une vieille histoire datant de 1999 qui remontait à la surface… Avait-on eu affaire à un faux Falcon Mexicain ? Le 15 août 2007, un spotter retrouve le fameux appareil. Il s’intitule XC-HID, et appartient désormais à la Police mexicaine, après avoir été XC-DIP de la Banco Nacional de Crédito Rural et le fameux YB-IYK…Décidément on s’enfonce dans les gouvernements et non pas dans un circuit de simples trafiquants ! Le 11 juillet qui suivait, on apprenait que le président urugayen Ramón Vázquez Rosas achetait lui aussi aux français un Falcon 20, pour 26 millions de dollars. Le même qu’Hugo Chavez !

L’avion lui-même posé à Ciudad del Carmen avait lui aussi beaucoup à dire. Agé, (il avait été construit en 1996 et avait donc quarante ans !), le DC-9 avait appartenu auparavant à TWA (sous le numéro N1061T), Tracinda Investment(numéro N241TC), le chanteur de country (genre variété) Kenny Rogers, le temps d’une tournée, (avec le N9KR), mais aussi sous le registre de Southmark Corporation (N89SM), puis repeint aux couleurs de l’équipe de football américainSeattle Seahawks (N40SH), et enfin sous le nom d’HW Aviation, avant d’être vendu à une firme appelée Skyway…

 Skyway, qui en avait acheté deux, de DC-9 (ici en photo tous les deux à St Peterburg !). Le N900SA et le N120NE (vu ici à Van Nuys, endroit connu pour maquiller les appareils ! ), destiné selon elle a tester un tout nouveau procédé de communication entre le sol et les avions, et de pouvoir faire même de l’internet à plus de 30 000 pieds d’altitude. Evidemment, la firme avait décroché avec un pareil intitulé un contrat avec l’armée et s’était associée à des investisseurs, notamment des koweitiens et des banquiers d’Arabie Saoudite. Surfant sur la grande peur du 11 septembre, la firme, dont les trois dirigeants sont le mari, sa femme et leur fils, allait alors engranger 40 milions de dollars d’investissements de 2002 à 2005, louer à Tampa un énorme hangar de « réparations » …. et ne jamais rien produire ni réparer ! Son projet de transmissions était du flan complet ! En mai 2005, elle se déclare en faillite, embarquant avec elle « 24 investisseurs du Proche Orient lésés »annonce brutalement la presse. Parmi ceux-ci, l’homme à la tête de la Kuwaiti National Guard, le prince Miteb Bin Abdullah Bin AbdulAziz Al Saud. Dont l’armée est entraînée par l’US Army.

Le patron, Brent Kovar, et son associé James S. Kent, ancien des services spéciaux de l’armée, ne seront reconnus comme fraudeurs que le 18 mars 2009 par le gendarme de la Bourse, la SEC Securities and Exchange Commission. Pourquoi donc avoir attendu si longtemps ? On cite le chiffre de 1,8 millions de dollars détournés, sur le dos de 18 investisseurs. Selon la SEC, ce sont 76,65 millions de dollars d’actions qui avaient été levées, pour 12 millions de profits pour Kovar… Parmi les investisseurs, une firme, ’DuPont’ qui avait injecté en 2004 plus de 7 millions de dollars avec en prime un des deux DC-9, une société associée à un autre fond d’investissement intitulé « Red Sea Management » … le nom d’emprunt presque pas transparent des « saoudiens » dans l’affaire. Le second DC-9, le 120NE était devenu Genesis Aviation en 2004. Genesis, un clone de Skyway, faisant partie des sociétés de Floride en forme de poupée russe et n’ayant qu’une boîte aux lettres telles que Royal Sons, Express One International et United Flite Inc, toutes mouillées dans les « renditions flights ». On nage toujours dans un marigot à crocodiles, en Floride.

Mais il y a mieux encore derrière Skyway. Au conseil d’administration, il reste toujours le fondateur : James R. Bath, au milieu de tas d’affaires et de relations, qui a créé Skyway Aircraft Leasing Ltd en changeant le nom de sa firme précédente, Cotopax Investments, enregistré en 1980 aux îles Cayman. Cette année là, il est devenu le seul membre du conseil d’administration : deux membres l’avaient quitté pour former chacun leur société, respectivement « Cayhaven Corporate Services » et « Bird », qui vont vite fusionner pour devenir « I.C., Inc ». Or c’est justement le nom de la société qui va servir d’écran à Olivier North pour ses trafics d’armes et de drogue pour alimenter les Contras ! L’éclatement de l’entreprise était bien une volonté commune de cacher quelque chose. D’ailleurs, quand le 7 mars 1987 North est dénoncé, James R. Bath supprime aussitôt les noms de ses anciens associés de ses registres. La société de Bath est étroitement liée au pouvoir en place. Logique, G.W.Bush et James Reynolds Bath ont fait ensemble leur service militaire dans la Guarde Nationale, ce qui leur évitait d’aller au Viet-Nam. Ce sont tous deux deux « champagne pilots » de leur base de F-107 dans lesquels ils ne montèrent jamais. Sauf pour la photo. Ils ne mirent jamais les pieds à la base non plus d’ailleurs. Les deux seuls généraux qui ont essayé de le dire sont morts brutalement. Un pur hasard, bien entendu.

 Au sortir de son service militaire, James R. Bath va être un temps banquier : à la BCCI (lui aussi), qui va s’effondrer et fonder une compagnie de revendeur d’avions JB&A Aviation. A la BCCI, il s’est acoquiné avec Ghaith Rashad Pharaon, un multimililardaire saoudien de Rhyad enrichi par le pétrole et rival d’Adnan Khashoggi. Pharaon, un homme ayant fait ses études en France, au lycée Janson-de-Sailly ! Propriétaire du château de Montfort, dans le Périgord. A un moment de la débâcle de la BCCI, en 1991, le FBI cherchera à saisir le yacht de Ghaith Rashad Pharaon, sans jamais parvenir à le faire avant 2006. On se dit que l’état US a bien une dent contre lui. Pensez-donc : le 4 juin 2008, le Pentagone a accordé un contrat de 8 millions de dollars à Pharaon ! Via sa société pakistanaise de fourniture d’ essence, Attock Refinery Ltd, pour fournir les bases américaines en Afghanistan ! L’année précédente, Attock avait fourni pour 40 millions de dollars de kérosène aux américains ! Le 11 juin 2006, pourtant, on avait appris que le yacht Le Pharaon avait été investi par le FBI au large de la Sicile, près de l’île de Pantelleria. Parmi ceux qui avaient révélé au grand jour les liens douteux de la famille Bush avec la famille saoudienne, le sénateur Kerry, très actif sur ce front. James R. Bath était en effet aussi aux Etats-Unis le représentant de Khalid bin Mahfouz, le propre beau-frère de Ben Laden. Kent étant en liaison avec le sénateur Mel Martinez, et avec Charlie Christ, le remplaçant de… Jeb Bush en Floride ! Un bien joli petit monde ! Khalid bin Mahfouz était membre lui aussi de la Bank of Credit and Commerce International (BCCI) ! Pharaon, serré par le juge Van Ruymbeke en 2003 pour la vente d’un superbe immeuble, l’hôtel de Coislin, situé place de la Concorde, à Paris.

En 1999, un événement ahurissant va se produire avec la firme : c’est à la fois une bombe médiatique et la préfiguration d »un système qui nous ramène au crash du Mali : la boucle est bouclée. Un avion piloté par le personnel de Skyway International se retrouve bloqué au sol à Paris au Bourget : la police française a découvert à bord deux tonnes de cocaïne. A bord, il y a le prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud. Voilà pourquoi les services français se doutaient qu’un Falcon saoudien allait venir, pour sûr, au Mexique ! Diplomatiquement, c’est fort délicat, on le conçoit : on marche alors sur des œufs ! Le prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud, gendre du vice-ministre saoudien de la Défense du pays, possédait son propre avion « royal », celui de la famille régnante, et c’était justement un Boeing 727 ! Géré par Skyway ! Or, justement, c’est cet appareil qui devait servir au transport des deux tonnes de coke venant de Colombie. Le 16 mai 1999 le Boeing 727 atterrissait au Bourget, et les deux tonnes de drogues étaient débarquées discrètement à Noisy-le-Sec dans la résidence française du prince saoudien. La police française en retrouvera 800 kilos seulement. Pour obtenir la drogue, il avait rencontré directement Oscar Eduardo Campuzano Zapata, Juan Gabriel Usuga Norena et Carlos Alfonso Ramon Zapata -les membres du cartel de la drogue de Medellin-, à Marbella, où le roi Fahd possédait une énorme résidence. Les princes saoudiens, de vulgaires trafiquants ? Pour des bloggueurs ayant de l’humour, c’est bien la « French Deconnection » !! !

 Le 10 Mai 2007, le prince se voyait condamné au tribunal de Paris à dix années de prison par contumace, avec ses dix co-inculpés. La condamnation est plutôt discrète dans la presse. Parmi les autres condamnés à 10 ans : Mario Oller-Martinez, Jean-Francois Tixador, Wilson Rodrigo Jimenez Montanez, Humberto Gomez Maya et Edgar Augusto Gutierrez Guevara. Seul Jose Maria Clemente avait hérité de 5 ans. A l’autre bout de la sentence parisienne, Oscar Campuzano, Carlos Ramon and Juan Usuga, trois colombiens, faisant partie des personnes recherchées, seront arrêtés par la police américaine… à Miami. Et pas avec n’importe qui. Dans le lot, le FBI met la main sur l’ancienne petite amie du prince, qui, logiquement, a des choses à dire.

Parmi les informateurs du FBI on trouvait l’omniprésent Baruch Vega ! Celui qui retournera Victor Patino Fomeque, un ancien chef de bande du cartel de la Vallée du Nord colombienne mais aussi ancien membre de la Police Nationale colombienne ! Les deux derniers avaient vu leur peine réduite car ils avaient décidé d’aider la justice américaine : ils ne firent que trois ans de prison. Les repentis, l’arme fatale des réseaux. Durant le procès, une des écoutes avait montré qu’avec son 727, Le prince avait promis de pouvoir ramener de 10 à 20 tonnes de drogue en une seule fois ! A Noisy, il y en avait déjà pour 15 millions de dollars de l’époque avec deux tonnes ! Voilà qui n’est pas sans rappeler le crash malien…

Le 30 août 2005, épiloque de l’affaire : Doris Mangeri Salazar, est condamnée à 24 ans et 4 mois de prison et Ivan Lopez Vanegas à 23 ans : Doris est l’ancienne petite amie du prince, et Ivan un des colombiens qui a servi d’intermédiaire avec les barons de la drogue du pays. Ils avaient été arrêtés tous deux le 17 juillet 2002 à Coral Gables, en Floride. Revoilà le nom déjà cité ! Or, il intervient ailleurs historiquement : dans les archives de Jim Garrison , le procureur intègre à qui on doit d’énormes avancées sur l’assassinat de Kennedy, on tombe régulièrement sur cette ville. Clay Shaw, impliqué selon Garrisson dans l’assassinat, avait comme contact Sergio Arcaha Smith, un agent du FRD (Frente Revolucionario Democratico), une association bidon d’anticastristes créée entièrement en mai 1960 par la CIA. Or, de novembre 1960 jusqu’à Octobre 1961 la boîte postale de contact entre la CIA et Arcacha était celle des bureaux du FRD à… Coral Gables ! S’il y a bien un fief d’anticastristes maqués jusqu’au cou avec la CIA, c’est bien à Coral Gables  !

Et qui trouve-t-on aussi à Coral Gables ? Wackenhut, auprès de qui Blackwater passe pour un clan de louveteaux !!! La présence à sa tête de personnes comme Clarence M. Kelley, ancien directeur de la National Security Agency, le directeur de la Defense Intelligence Agency, le général Joseph Carroll, celui de L’US. Secret Service, James J. Rowley ou encore de Bobby Ray Inman, ancien directeur de la CIA et conseiller de Bush père, ou de l’ancien secrétaire à la défense et de la CIA Frank Carlucci, indique tout de suite qu’on n’a pas affaire à des marioles. Wackenhut est apparu, rappelons-le dans l’affaire des tueurs du Brabant, en Belgique ! Et dans les années 80, comme par hasard c’est Wackenhut qui est au premier plan de lutte anti-communiste en Amérique du Sud ! Wackenhut, l’ancêtre de Blackwater est dans le secteur depuis toujours !

Lors du procès de la belle, on avait appris le circuit utilisé pour l’acheminement : la drogue venait bien de Colombie, était cachée dans des camions de pommes de terre… siglés de l’ONU (!) et avait passé la frontière vénézuelienne sans encombre ! Sidérant ! L’avion du prince était parti de La Maqueita, à Caracas, pour arriver en Arabie Saoudite (on ne donne pas le détail des aéroports-relais utilisés). Bref, il avait inauguré 10 ans avant le parcours communément utilisé aujourd’hui ! Dans un sens, ce prince saoudien est un visionnaire ! On y avait appris aussi pourquoi en 1984 le prince, alors qu’il faisait ces études à Miami avait quitté rapidement le pays : il avait été tout simplement déjà pris dans un trafic de cocaïne avec un petit Cessna dans le Mississipi ! Il avait été condamné… mais la Cour de justice du Mississipi ne pouvait plus rien prouver : le jugement avait disparu de ses archives !!! Encore un curieux hasard ! C’est fou dans ce genre d’affaires ce qu’il peut y en avoir !

 On y avait appris aussi comment il s’était fait prendre notre si bon prince : dans le coffre de sa petite amie Doris Mangeri Salazar, au comportement bien étrange, plusieurs photos l’avaient montré en plein désert, en compagnie des trafiquants,notamment Juan Gabriel Usuga et Carlos Ramon, en train d’organiser avec lui une dernière réunion pour organiser le transfert dans son avion personnel ! La précédente avait eu lieu au « Cyclops Cattle Ranch » près de Medellin. Pris sur le fait, documents photographiques à l’appui que la belle gardait jalousement dans son coffre personnel ? De quoi faire chanter un prince saoudien quand elle le désirerait ? Deux ans plus tard, le jugement est cassé en appel et les deux condamnés libérés. Aujourd’hui, en 2009, personne n’est donc plus en prison ! La belle travaillait pour qui ? Certainement pas pour elle…

La dernière fois qu’on avait vu un Boeing royal en France c’était à Mulhouse, le 14 avril 2005,repeint à neuf. On ne sait si le prince était à bord, au quel cas il aurait pu être arrêté. Le 13 novembre 2007 on apprenait qu’un autre prince de la famille royale, le Prince Mohamed Bin Issa Al Jaber of Saudi Arabia venait de se commander un airbus A380, vendu 320 millions de dollars. Il possédait lui aussi un 727 à son sigle, MBI, pour Mohamed Bin Issa. Et un Bombardier BD-700-1A11 Global 5000. également. (pour faire ses petites courses, certainement). On ignore si c’est pour y mettre des pommes de terre au dessus de ses valises… en juin 1994, c’est lui qui avait apporté 500 millions de dollars dans le parc Disney qui était en difficulté. L’ami de Patrick Balkany ne lésine pas. Il « pèse », il est vrai, 5,3 milliards de dollars !

 L’histoire abracadabrantesque du prince saoudien dealer à été racontée dans « La Coke Saudienne : au coeur d’une affaire d’Etat » (Editions Flammarion), écrit par Fabrice Monti, ancien membre de cabinet du ministère de l’intérieur au Quai des Orfevres. Le livre décrit clairement une véritable « guerre de la drogue » entre la DEA américaine et le Quai des Orfevres. Une guerre sans merci, où les intérêts divergent complètement sur les buts et les attenants. Un ouvrage fondamental qui éclaire sur les circonvolutions de cette guerre à la drogue aux multiples facettes. « Le livre raconte l’intrigue où de grands trafiquants appartenant au cartel colombien de Medellin, interceptés et retournés par la police de Floride, auraient donné leurs acolytes de France et le maître d’oeuvre saoudien impliqués. Par-delà les péripéties, le dénouement partiel, l’auteur fixe son intérêt sur le prince saoudien resté jusqu’ici indemne de toute sanction. Deux nations sont en jeu dans la relation d’un échange entre le ministre saoudien de l’Intérieur, le prince Nayef Ibn Abdel Aziz et l’ambassadeur de France à Ryadh, Bernard Poletti. L’auteur cerne l’enjeu, à savoir le projet de contrat de sécurité entre les deux pays, assurant par l’entremise des moyens mis en oeuvre par les grandes sociétés françaises Thalès et Alcatel et le groupe européen EADS (lesquels viennent de remporter de gros marchés en Libye au cours de la visite du président Chirac) la sécurité des frontières, la surveillance et la défense de 5000 kms du périmètre saoudien (SBGDMSA). » C’est vrai ça, en définitive « que pourraient faire les justices françaises, américaines et suisses d’un aussi encombrant prévenu que le prince Nayef Al-Shaalan ?« conclut le livre ! Voilà notre prince devenu subitement hindou : un véritable intouchable ! Il fallait surtout le voir trouver de belles excuses pour tenter de concilier islamisme et usage ou trafic de drogue…

Quand à notre pilote, Carmelo Vásquez Guerra, le frère de l’autre, il est décidément aussi fort que lui : détenu quelque temps dans les cellules de la po lice judiciaire du pays, il a été relâché par un juge bissau- guinéen, mais ça vous le savez déjà depuis les épisodes précédents ! Le revoilà libre, comme son frère !!! Incroyable fratrie qui traverse impunément toutes les geôles du monde !! Et quant à l’aspect historique, nos découvertes ont montré que cet appareil n’a pas non plus été véritablement le pionnier du transport en gros porteur à réaction de quantités importantes de drogue. Mais cela, on a bien le temps d’y revenir dans les épisodes qui vont suivre…

PS : le reportage de la série « Royal Inquest« , d’Atlas Medi Corp, dirigé par le prolifique réalisateur Bruce David Klein, véritablement très saisissant, est visible ici. Il mérite d’être visionné (ou même téléchargé) ! Ménagez vous les 48 minutes nécessaires pour le regarder entièrement ! A s’étonner pourquoi n’a-t-on jamais évoqué le sujet en France… dans « Faites entrer l’accusé« , par exemple ! Pourquoi donc ? A, c’est vrai, il y a ça…

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-viii-le-727-du-88727

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AERO-Narcotrafic (Air Cocaïne): « La tentative de récupération politique »

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DNRED (Douane française): Les douaniers oubliés dans l’arrêté du 21 octobre 2015 relatif à l’habilitation au sein de services spécialisés d’officiers ou agents de police judiciaire pouvant procéder aux enquêtes sous pseudonyme

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ARRETE
Arrêté du 21 octobre 2015 relatif à l’habilitation au sein de services spécialisés d’officiers ou agents de police judiciaire pouvant procéder aux enquêtes sous pseudonyme

NOR: INTC1513051A
Version consolidée au 01 novembre 2015

La garde des sceaux, ministre de la justice, et le ministre de l’intérieur,
Vu le code de procédure pénale ;
Vu le décret n° 2003-390 du 24 avril 2003 modifié portant création des directions interrégionales de la police judiciaire et relatif à l’organisation des services territoriaux de police judiciaire de la police nationale ;
Vu le décret n° 2003-734 du 1er août 2003 portant création et organisation des services déconcentrés de la direction centrale de la police aux frontières ;
Vu le décret n° 2008-633 du 27 juin 2008 modifié relatif à l’organisation déconcentrée de la direction centrale de la sécurité publique ;
Vu le décret n° 2009-1727 du 30 décembre 2009 relatif à l’inspection générale de la gendarmerie nationale et modifiant le code de la défense (partie réglementaire) ;
Vu le décret n° 2012-328 du 6 mars 2012 relatif à l’organisation territoriale de la direction centrale de la police aux frontières ;
Vu le décret n° 2013-728 du 12 août 2013 modifié portant organisation de l’administration centrale du ministère de l’intérieur et du ministère des outre-mer ;
Vu le décret n° 2013-784 du 28 août 2013 modifié relatif aux missions et à l’organisation de l’inspection générale de la police nationale ;
Vu le décret n° 2014-445 du 30 avril 2014 relatif aux missions et à l’organisation de la direction générale de la sécurité intérieure ;
Vu l’arrêté du 5 août 2009 modifié relatif aux missions et à l’organisation de la direction centrale de la police judiciaire ;
Vu l’arrêté du 30 décembre 2009 modifié relatif aux attributions et à l’organisation de l’inspection générale de la gendarmerie nationale ;
Vu l’arrêté du 1er février 2011 modifié relatif aux missions et à l’organisation de la direction centrale de la police aux frontières ;
Vu l’arrêté du 1er février 2011 modifié relatif aux missions et à l’organisation de la direction centrale de la sécurité publique ;
Vu l’arrêté du 6 mars 2012 modifié relatif à l’organisation territoriale de la direction centrale de la police aux frontières ;
Vu l’arrêté du 12 août 2013 modifié portant organisation de la direction générale de la gendarmerie nationale ;
Vu l’arrêté du 28 août 2013 modifié relatif à l’organisation de l’inspection générale de la police nationale ;
Sur la proposition du directeur général de la police nationale, du directeur général de la sécurité intérieure et du directeur général de la gendarmerie nationale,
Arrêtent :

Sont autorisés à procéder aux actes définis par les articles 706-2-2, 706-35-1, 706-47-3 et 706-87-1 du code de procédure pénale les officiers et agents de police judiciaire spécialement habilités à cette fin, affectés à l’un des services ou unités suivants :
1. Services et unités relevant de la direction centrale de la police judiciaire :
– la sous-direction antiterroriste ;
– la sous-direction de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière ;
– la sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité ;
– les directions régionales et interrégionales de la police judiciaire.
2. Services et unités relevant de la direction centrale de la sécurité publique :
– les directions départementales de la sécurité publique ;
– les sûretés départementales ;
– les circonscriptions de sécurité publique.
3. Services et unités relevant de la direction centrale de la police aux frontières :
– l’office central pour la répression de l’immigration irrégulière et de l’emploi d’étrangers sans titre au sein de la sous-direction de l’immigration irrégulière et des services territoriaux ;
– l’unité de coordination opérationnelle de la lutte contre le trafic et l’exploitation des migrants ;
– les brigades mobiles de recherche ;
– la brigade des chemins de fer.
4. Services et unités relevant de l’inspection générale de la police nationale :
– la division nationale des enquêtes ;
– les délégations de l’inspection générale de la police nationale à Paris, Lille, Lyon, Marseille, Bordeaux, Rennes, Metz et Fort-de-France ;
– le bureau de l’inspection générale de la police nationale à Nice.
5. La direction générale de la sécurité intérieure.
6. Services et unités relevant de la préfecture de police :
– à la direction du renseignement : la sous-direction chargée de la lutte contre l’immigration irrégulière et le travail illégal des étrangers ;
– à la direction régionale de la police judiciaire : la sous-direction des brigades centrales, la sous-direction des affaires économiques et financières et la sous-direction des services territoriaux ;
– à la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne : la sûreté régionale des transports au sein de la sous-direction régionale de la police des transports et les sûretés territoriales au sein des directions territoriales de sécurité de proximité.
7. Services et unités relevant de la direction générale de la gendarmerie nationale :
– la sous-direction de la police judiciaire ;
– le service technique de recherches judiciaires et de documentation ;
– les sections de recherches de la gendarmerie départementale et des gendarmeries spécialisées ;
– les sections d’appui judiciaire ;
– les brigades départementales de renseignements et d’investigations judiciaires ;
– les brigades de renseignements et d’investigations judiciaires de la gendarmerie d’outre-mer et des gendarmeries spécialisées ;
– les brigades de recherches de la gendarmerie départementale et des gendarmeries spécialisées.
8. Services et unités relevant de l’inspection générale de la gendarmerie nationale :
– le bureau des enquêtes judiciaires.

Les officiers et agents de police judiciaire jugés aptes, après une formation spécifique, à procéder aux actes définis par les articles 706-2-2, 706-35-1, 706-47-3 et 706-87-1 du code de procédure pénale sont spécialement habilités à cet effet par le procureur général près la cour d’appel dans le ressort de laquelle ils exercent habituellement leurs fonctions après agrément accordé, selon le cas, pour la police nationale, par le directeur central de la police judiciaire, le directeur central de la sécurité publique, le directeur central de la police aux frontières, le directeur, chef de l’inspection générale de la police nationale, le directeur général de la sécurité intérieure, le directeur de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne, le directeur régional de la police judiciaire de Paris, le directeur du renseignement de la préfecture de police, pour la gendarmerie nationale, par le sous-directeur de la police judiciaire de la direction générale de la gendarmerie nationale, par le chef de l’inspection générale de la gendarmerie nationale, en fonction de leur service ou unité d’affectation.
Cette habilitation ainsi que l’agrément peuvent être retirés à tout moment par les autorités les ayant délivrés ou accordés. Le retrait de l’agrément rend caduque l’habilitation.

A abrogé les dispositions suivantes :

Arrêté du 19 septembre 2011

Art. 1, Art. 2

ARRÊTÉ du 11 juin 2014

Art. 1, Art. 2, Art. 3

A modifié les dispositions suivantes :

– Arrêté du 30 mars 2009

Art. 3, Art. 1, Art. 4, Art. 2, Art. 5

L’arrêté du 24 juin 2013 relatif à l’habilitation d’officiers ou agents de police judiciaire mettant en œuvre des techniques d’enquêtes sous pseudonyme portant sur les infractions mentionnées au sixième alinéa de l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse lorsque celles-ci sont commises par un moyen de communication électronique est abrogé.

Les habilitations délivrées en application des articles 706-2-2,706-35-1 et 706-47-3 du code de procédure pénale et en cours de validité à la date de publication du présent arrêté demeurent valables.

Le directeur général de la police nationale, le directeur général de la sécurité intérieure, le directeur général de la gendarmerie nationale et le directeur des affaires criminelles et des grâces sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 21 octobre 2015.

Le ministre de l’intérieur,

Bernard Cazeneuve

La garde des sceaux, ministre de la justice,

Christiane Taubira

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000031393686

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AERO-NARCOTRAFIC (Air cocaïne): quant aux éventuelles retombées politiques suite à l’évasion des pilotes – Pour NS 55 DNRED, parler d’exfiltration signifierait-il qu’il s’agissait d’une opération menée par, pour ou sous couverture de services français…

L’ opération d’exfiltration ne serait-elle qu’un complot d’extrême droite qui n’est qu’une infime partie de l’iceberg?

catagny 2009

L’extrême droite française, on le sait, est prête à tout pour arriver à ses fins. L’occasion s’est présentée récemment de faire un « coup » pendable à un gouvernement qu’ils haïssent. L’occasion, c’est bien entendu le retour extravagant des deux pilotes condamnés à 20 ans de prison en République Dominicaine, et qui sont revenus sur le sol français d’une manière qui a surpris tout le monde. Pourquoi ont-ils eux-mêmes accepté cette méthode, qui les a poussés à le faire, on les laissera en juger eux-mêmes. Ils disent aujourd’hui souhaiter se présenter devant la justice française, néanmoins, qui leur promet pourtant d’être mis en examen pour avoir participé à un trafic de drogue (1) qui a démarré bien avant l’affaire sur l’aérodrome de la Môle (2), celui qui dessert toute la jet-set de Saint-Tropez Revenir se jeter dans la gueule du loup est plutôt rare, et c’est cependant bien à quoi on vient d’assister… à la surprise générale !

catagny 2009Tout est hors norme dans cette affaire : le volume de coke saisi, près de 700 kilos, l’avion utilisé (appartenant à Afflelou a-t-on pu lire, mais c’est un peu plus compliqué que cela), le nombre de pilotes à bord, puisqu’un troisième s’était invité à bord : Alain Castany, le pilote habituel d’un autre avion étonnant… celui, un temps, d’Alexandre Balkany, (on distingue ici à gauche ses cheveux blancs,à bord du F-GMMC, de Saint-Ex Aero, photographié au Bourget en juin 2009) l’homme avait enfilé au dernier moment une des deux vestes des pilotes pour tenter de se ranger parmi ceux qui en cas d’arrestation, doivent bénéficier du doute, on le sait, en cas de cargaison délictueuse.( C’est donc qu’il savait la cargaison sans facture et documents d’origine – NS 55 DNRED) (à droite on le voit également dans le HB-VWW de Dralla SA, le 8 mars 2012;, l’ex Saint-Ex F-GMMC (3)) Mais aussi la justice dominicaine, qui a réussi à arrêter une cinquantaine de personnes pour en relâcher pas mal et en disculper bien d’autres, pour rejeter au final l’ensemble des responsabilités sur les seuls quatre français, alors qucastany balkanye l’on sait à quel point le pouvoir en place est corrompu et noyé jusqu’au trognon dans le trafic : il n’y a pas si longtemps, un gigantesque coup de filet avait mené au responsable du trafic de coke local, qui n’était autre que le chef de l’antidrogue du pays, Francisco Guerrero Hiraldo: il a été extradé depuis aux Etats-Unis. L’ancien directeur en personne de la DNCD de 2006 à 2008, qui a fini par être démasqué comme étant lui-même un trafiquant, dont les Etats-Unis, qui travaillaient étroitement avec lui avec la DEA demande aussitôt l’extradition pour être jugé en Amérique et non dans son pays d’origine. L’enquête menée sur la DNCD avait révélé qu’Hiraldo possédait des millions de dollars sur des comptes bancaires et plusieurs de ses propriétés ont été confisqués depuis.

Son complice étant Quirino Paulino, un capitaine de l’armée !!! Ziraldo a été condamné à 4 ans de prison le 4 juin dernier seulement ! 

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Hors norme aussi, le forum associé à l’affaire sur un site français, ‘Parole de Gaulois », qui affiche la couleur dès l’entrée (« Le Gaulois du XXI siècle est un français qui ne se reconnait plus dans son pays et qui a décidé de le crier haut et fort », clame-t-il), et qui a atteint il y a peu les 600 pages de débats, entre les partisans de « tous coupables », pilotes compris et une belle frange d’ex de l’aéronavale venus polluer les discussions avec une défense bec et ongles de leurs deux anciens collègues. 4 arrêtésUn forum a (longuement) parcourir, pour y découvrir plein de choses intéressantes sur les personnes mises en cause, d’où ressort avant tout les aventures précédentes des deux restés sur place : l’aide d’un homme inculpé pour trafic par une juge française, et un ancien broker de Caravelle (et oui, et pas n’importe lesquelles, vous allez être bientôt surpris), également pilote du fils Balkany (voir ci-dessus) à qui vient d’arriver un bien étrange accident sur place (se faire renverser par une moto !). Aujourd’hui, il se retrouve plutôt virulent envers ses deux collègues d’infortune, s’estimant lâché et surtout craignant lors du procès d’appel subir les conséquences de la fuite de ses deux anciens collègues de cellule… sur le fameux forum, une rapide enquête ayant mobilisé 46 participants affiche 72% de partisans de « tous coupables » parmi les 4 arrêtés à Punta Cana… (la photo de l’arrestation provient du Point).

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naudinHors norme également, la mise en scène et la manipulation de leur exflitration par un habitué des écrans de TV sous le registre d’expert en sécurité. Un homme qui a laissé derrière lui pas mal de traces, et de casseroles, dont celle en 2013 d’une retentissante affaire de surveillance ratée au sein de la firme IKEA, ou un souvenir impérissable lors d’une enquête d’Elise Lucet sur les  « « Fabricants de peur », ces fameux « Spin Doctor » à l’américaine dont est si friande la chaîne privée française BFM, surnommée depuis quelques mois déjà BFN, tant elle privilégie à l’antenne les idées nocives du mouvement politique de Jean-Marie LePen, dont on a oublié qu’il passait toutes ses vacances d’hiver… Punta Cana, et ce, depuis des dizaines d’années (on y trouve plutôt habituellement Rihanna, mais bon) ! Naudin, qui en mars 2014 avait carrément écrit au au Président de la République Dominicaine Danilo Medina Sánchez, en termes fleuris : « je vous accuse de ne pas intervenir et d’autoriser officiellement un déni de justice. Combien de temps encore, allez-vous tolérer cette situation ? » avait-il dit. Au passage, il avait dans la même lettre déjà disculpé les deux pilotes seulement, affirmant que les 26 valises n’appartenaient qu’aux deux autres individus de l’affaire… ce qui consistait à les charger sans aucune hésitation : en voilà un qui avait déjà clairement choisi son camp, en tout cas.

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Chauprade hôtelSidérante encore la deuxième récupération de l’opération par un individu qui s’est empressé de se montrer en photo au milieu des deux revenants (le cliché provient de son compte internet) un ex-toujours compagnon de Marine lePen (au FN  ce n’est jamais simple : viré par sa patronne pour propos ant-islam, il continue à la soutenir en Twitts islamophobes rageurs), un homme très proche des militaires, qu’il formait au  Collège interarmées de défense (CID) avant là aussi d’être exclu pour dérives lexicales sur le 11 Septembre par le ministre des armées de l’époque (l’ineffable et transparent Hervé Morin, qui avait été ensuite désavoué !). L’homme en question DEAs’appelle Aymeric Chauprade, qui a aussi reconnu avoir été pendant quatre ans le « conseiller » du président précédent de la République Dominicaine (Leonel Fernández) au moment où celui-ci s’attirait les foudres de la DEA américaine, pour ses mauvais résultats à propos du trafic de cocaïne et son laxisme évident sur le contrôle du trafic, malgré des discours lénifiants sur ses capacités à enrayer ce même trafic (4) . Dans Paris-Match du 29 octobre, le même Chauprade fanfaronne en déclarant et en revendiquant : « j’étais le chef de l’équipe 1« clame-t-il, en posant en fier à bras.  Ce qui laisse supposer… une deuxième, celle de Naudin bien sûr !

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Sidérant encore, le mode opératoire consistant à prendre un avion commercial  comme si de rien n’était pour le vol de retour vers la France, ou plutôt même deux, faits via Air Caraïbes puis via Corsair (du même groupe…vendéen de Jean-Paul Dubreuil !). Une opération rendue seulement possible par l’octroi de faux papiers, des faux passeports (5) dont Naudin ne souhaite rien dire sur l’origine. Le même Naudin, qui chiffrait complaisamment il n’y a pas si longtemps le nombre de « faux permis de conduire à 30 000  » et le tarif de la réalisation des faux papiers : « selon Christophe Naudin, le prix de faux papiers s’échelonne selon la qualité de 300 euros pour une mauvaise imitation de permis de conduire à 1.500 euros pour très bonne vraie-fausse carte de séjour valable dix ans. » Le même avait clamé partout en 2011 que cette FRAUDE « coûtait des milliards d’euros à la France !!! Un expert en fraude sur BFM utilisant sans vergogne des faux papiers (il était dans l’avion de retour avec les deux pilotes !) avouez qu’il y a de quoi sourire… « Ils ont fait le voyage grâce à des cartes d’identité refaites récemment, selon les informations de France 2, » écrit France TV-Info.

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bouquinSurprenant encore l’absence de réaction gouvernementale;  telle celle d’un Laurent Fabius, qui ne souhaite peut-être pas trop en ce moment se retrouver à la une des journaux, au quel cas il ne serait pas seul, et celle d’un ouvrage (« Air Cocaïne, mafias et jets privés ») sorti sur l’affaire qui ne contient que fort peu de choses que l’on ne sache déjà, et qui a surtout servi à renforcer l’idée de deux pilotes plutôt innocents (6) ce dont la justice française prendra en compte à sa juste valeur, je pense, maintenant qu’ils sont revenus sur le sol français. Des pilotes (7) ayant fui un pays souverain et venus faire deux extravagantes apparitions sur les écrans… la seconde d’un surréalisme total, le ténébreux pilote s’en prenant à l’infortuné présentateur en termes cinglants et virulents qui lui ont valu de vives remarques sur le net, et la première apparition en compagnie d’un des ténors français du barreau… En 2011, cet avocat avait défendu Eric_Walter_Amegan_5_7celui qui était considéré comme le cerveau français du circuit de coke par avion vers l’Afrique de l’Ouest, qui avait arrêté en Mauritanie, puis relâché quelque temps après et depuis cet été – et ça c’est nouveau également (8) -, qui est à nouveau recherché par le gouvernement mauritanien, revenu sur sa décision, semble-t-il berné par des juges dont on avait grassement payé la mise en liberté de leur prisonnier. Celui-là court toujours, on le pense réfugié au Sénégal, dans son fief de Saly, qui a été aussi le lieu de villégiature d’un certain Michel Neyret… ou même pourquoi pas en France, qui sait…

demande mauritanie

Il travaillait en cheville avec d’autres français, dont un fort particulier qui mérite une nouvelle explication.  L’homme, lui aussi un temps arrêté au Mali et lui aussi relâché (c’est une manie ou quoi ?), est en train de remettre en place, discrètement, dans un pays voisin, une structure mafieuse similaire à celle qui l’avait mené à venir en aide à au moins deux reprises, avec sa propre société d’aviation, a des trafiquants utilisant des jets pour amener la cocaïne à la tonne sur le territoire africain (notamment en Guinée Bissau). Car cela continue depuis, sans interruption, malgré la guerre ou la chasse au terroriste. Il faut savoir en effet que même pendant l’opération militaire française Barkhane, au Mali, lancée en aout 2014, deux autres appareils ont réussi à se poser à proximité de l’endroit où le fameux Boeing 727 avait été découvert en novembre 2009, ces deux-là avec à bord avec environ 600 kilos de cocaïne, alors que les militaires français étaient déjà sur place… avec leurs moyens de surveillance aériens, dont des Bréguet Atlantic II et des Predators flambant neuf (9) ! C’est dire le degré d’organisation des trafiquants, et leur maîtrise de la corruption à tous les niveaux : du départ, au Venezuela ou en République Dominicaine, à l’arrivée sur la côte Ouest de l’Afrique, jusqu’aux profondeurs du Mali !!!

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télévision dominicaineBref, il va falloir que vous sachiez les attenants exacts de ce qui vient de se passer, ce que je vous propose de découvrir dans les jours à venir… en plusieurs épisodes, tant il y a à dire et expliquer sur ce fléau qu’est la circulation de la cocaïne dans le monde entier et dont cette surprenante affaire n’est qu’un petit bout d’iceberg émergeant.

« Entre 50 et 60 % de la cocaïne qui circule en France aurait transité par la République dominicaine, selon l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants » (10). Hier encore, l’ancien général dominicain Antonio Valentín Jáquez López, venu donner son avis sur l’opération a eu cette phrase symptomatique :  « Les éléments et les caractéristiques de cette affaire nous conduisent à penser que cette est une opération de trafic de drogue et de crime organisé », a déclaré l’ancien responsable de la Direction nationale des enquêtes (DNI). Selon l’expert, une manœuvre de cette nature ne pouvait pas être exécutée de façon unilatérale si des dominicains n’avaient pas participé à sa coordination logistique »… Vous n’êtes donc pas encore au bout de vos surprises ! Loin de là !!!

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(1) selon le quotidien le Monde en date du 28 octobre :  « l’enquête française a été ouverte en mars 2013, dans la foulée de l’interception du Falcon 50 que les deux pilotes français s’apprêtaient à faire décoller de l’aéroport de Punta Cana avec 680 kg de cocaïne à bord. Elle a été confiée à la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille. La juge d’instruction chargée de l’enquête travaille toutefois sur un trafic plus vaste encore que celui sur lequel s’est penchée la justice dominicaine. Il concerne une dizaine de vols transatlantiques au départ de Punta Cana ou de Quito en Equateur (…) Une dizaine de personnes sont actuellement mises en examen pour importation de stupéfiants en bande organisée et association de malfaiteurs. Dans ce volet français de l’affaire dite « Air Cocaïne », on retrouve les principaux protagonistes du dossier dominicain – dont les deux pilotes – mais aussi François-Xavier Manchet (http://www.varmatin.com/la-mole/air-cocaine-le-douanier-toulonnais-remis-en-liberte.1654695.html), un douanier français, basé dans le Var ou encore les responsables d’une société de location d’avions, la Société nouvelle trans hélicoptère service (SNTHS). »

(2) Selon Var-Matin, « les policiers dominicains et l’agence américaine anti-drogue surveillaient de près les rotations du jet privé, au-dessus de l’Atlantique. Sa piste était retrouvée dans le Var, dans un aéroport plutôt connu pour les déplacements de VIP et d’hommes d’affaires, à moins de vingt kilomètres de Saint-Tropez. L’aéroport de La Môle aurait vu se poser ce Falcon 50, « cinq ou six fois en 2012 », apparemment pour des vols intérieurs. »

(3) l’avion est devenu depuis N88ME, on peut le voir ici avec son immatriculation provisoire en  auto-collant, une photo prise par un spotter au Robin Hood (Doncaster Sheffield) Airport le 26 mars 2013.

(4) Il avait été interpellé juste après sa réélection de  par le sénateur Wilton Guerrero, le représentant la province Peravia où un assassinat fort étrange s’était produit : « le 5 août (2008), sept cadavres criblés de balles ont été retrouvés en bordure d’un champ de canne à sucre à proximité de cette ville réputée pour ses mangues et ses pâtes de fruits. Parmi les victimes, menottées et ligotées, se trouvaient un Vénézuélien, plusieurs Colombiens et un Dominicain. Seul le Nicaraguayen Holi Gomez a survécu, se faisant passer pour mort. Blessé de trois balles, « il fait mine d’être fou pour ne pas répondre aux questions », dit un enquêteur. Les autorités ont qualifié ce massacre à la Al Capone de « règlement de compte du narcotrafic international« . Le seul témoignage est celui de la domestique de la maison où résidaient les victimes à Ojo de Agua, un village près de Bani. Selon cette employée, Mercedes Carvajal, les assassins, lourdement armés, portaient des gilets pare-balles de la Direction nationale du contrôle de drogues, l’agence chargée de la lutte contre le trafic de stupéfiants. Ils ont chargé plusieurs sacs à bord d’un camion. Selon un enquêteur, ces sacs contenaient 1 200 kilos de cocaïne, qui venaient d’arriver par bateau, et plus de 200 000 dollars ». Le sénateur a révélé qu’il avait remis, il y a deux ans, un épais dossier au ministre de l’intérieur et au conseiller juridique du président, détaillant les complicités des autorités de sa province avec les narcotrafiquants. Aucune suite n’avait été donnée à ses démarches ».(4) les deux se connaissent très bien  » Nous nous connaissons bien et depuis longtemps. J’ai édité son «Histoire de l’identité individuelle» aux éditions Ellipses et je l’ai fait inviter en République Dominicaine, en 2010, lorsque j’étais conseiller du président Leonel Fernandez. Nous avons été amenés à nous intéresser à cette affaire «Air Cocaïne» par des biais différents: lui en tant qu’expert en aviation, moi en tant qu’élu des français de l’étranger. Nous partageons la même conviction : ces deux pilotes sont innocents ». Un peu plus loin il affirme : « nous avons travaillé en binôme. L’idée était de monter deux équipes distinctes: l’une en République Dominicaine pour l’exfiltration Terre-Mer et l’autre pour le retour en métropole. J’étais le chef de l’équipe 1 -Dans l’ordre chronologique de réalisation- et Christophe celui de l’équipe 2. Nous avons formé nos équipes séparément, en évitant de se donner les détails parce que plus il y a d’étanchéité plus l’opération est préservée ».

(5) dans le forum déjà décrit, en page 571 du 20 octobre, un intervenant au nom de Yannix avait posté cette phrase : « pour ma part, au vu de la merdouille dans laquelle ils sont, je ferais appel aux comités de soutien pour payer les faux passeports et un voyage vers l’une des 193 nations (selon l’ONU) qui n’a pas de convention d’extradition avec la RD ou la RF. Ce à quoi il lui avait été répondu « Voilà une idée qu’elle est bonne. Complicité de faux et usage de faux, complicité d’association de malfaiteurs. Voilà de quoi re-remplir les prisons… » 

(6)  Présentés comme tels, mais avec une phrase intrigante laissée à l’opinion du lecteur à propos de Pascal Fauret : « le 21 janvier 2013, Pascal Fauret a envoyé un très étrange SMS au dirigeant de la SNTHS, Pierre Marc Dreyfus : «  Vu ce midi avec Alain Castany. Le vol (déjà payé) attendra la réouverture de la Môle prévue vers le 15 février.  Le conditionnement du chargement a été revu à une dimension plus pratique, son acheminement « plus classique », et une liste de passager « plus vacances ».  Nature du chargement confirmée, provenance : m’en parler ! Je rentre chez moi commander la piscine. »  C‘est à la page 38 du livre « L’affaire Air Cocaïne : Mafia et jets privés ». Visiblement, Fauret s’attendait donc avant de partir à un « chargement », en prime « conditionné ».

63750367dn(7) ce ne sont pas n’importe qui en effet :  « les deux hommes, âgés d’une cinquantaine d’années, sont tous deux d’anciens pilotes de chasse chevronnés de l’aéronavale française. Ils ont été décorés à plusieurs reprises pour les services qu’ils ont rendus à la France lors de différentes opérations, notamment la médaille d’Or de la Défense nationale pour leurs actions en ex-Yougoslavie ou bien dans le Golfe. Comme le précise Ouest France, Pascal Fauret a obtenu le grade de lieutenant de vaisseau en 1991 et a fini commandant dans la marine en 1997. Bruno Odos, lui, était au service de la marine de 1981 à 1990 avant d’intégrer l’armée de l’air jusqu’en 1999. Des parcours prestigieux ». Un commandant de marine avait en 2010 un salaire oscillant entre 3000 et 3500 euros par mois. Pour le calcul des retraites, la participation à des opérations spéciales ouvre droit à des bonus, nous dit en plus le service des armées …

(8) « Nouakchott a sollicité le concours d’Interpol pour l’arrestation du français Eric Walter Amegan, libéré par les autorités mauritaniennes, en vertu d’une grâce présidentielle accordée par le Chef de l’Etat mauritanien le 15 avril 2011. On se souvient, le scandale d’Amegan et consorts, avait entraîné la radiation de quatre magistrats, soupçonnés d’avoir libéré des personnes condamnées pour un très important trafic de cocaïne. La Cour suprême avait annulé cette décision et ordonné la remise en prison des prévenus. Mais entretemps, trois d’entre eux avaient fui : deux Mauritaniens, Mini Ould Soudani et Sid’Ahmed Ould Taya, et le franco-africain, Eric Walter Amegan, au parcours pour le moins surprenant, objet de l’appel lancé par Nouakchott auprès d’Interpol. » Amegan avait pourtant entretemps déjà avoué (à des policiers français) être à l’origine de l’arrivée de l’avion de Nouadhibou, chargé de plus de 600 kilos de coke, en mai 2007. Parmi les personnes incriminées, Sidi Ahmed Ould Taya, qui n’est autre quel le commissaire de police mauritanien… chargé de la coordination avec Interpol !!!

« Immédiatement, les autorités mauritaniennes demandent son extradition. Mais l’homme a manifestement des relations. D’après une source policière française, Francis Spizner, ténor du barreau parisien et avocat de plusieurs dirigeants africains dont Théodore Obiang Nguema et Abdoulaye Wade, intervient auprès de la présidence sénégalaise pour empêcher cette extradition, affirmant qu’Amegan risque la peine de mort en Mauritanie. Le décret d’extradition sera pourtant bien signé le 20 avril 2009 par le chef de l’Etat et le Premier ministre sénégalais. Le procès s’ouvre début 2010, à Nouakchott. Décidément doté d’un bon carnet d’adresse, Eric Walter Amegan est défendu par deux avocats français bien connus, Jacques Vergès (cf mort le 15 août 2013 à Paris) et Eric Dupond-Moretti. Peine perdue. Il est condamné le 11 février 2010 à 15 ans de prison. Six autres personnes écopent de peines de prison, dont Sid’Ahmed Ould Taya, un commissaire de police, un ancien correspondant d’Interpol en Mauritanie, et l’homme d’affaires Mini Ould Soudani. L’affaire semble alors bel et bien terminée.  Pourtant, Amegan bénéficie d’une étonnante mansuétude. Le 15 février 2011, il bénéficie ainsi d’une mesure de grâce présidentielle qui réduit de 15 à 10 ans la condamnation à la réclusion criminelle. Puis le 11 juillet 2011, coup de théâtre, il est acquitté par la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Nouakchott, ainsi que de nombreux co-accusés poursuivis dans le cadre de ce dossier. Il est libéré le lendemain et n’a pas été revu depuis ». Plus intrigante encore, la rencontre de l’ambassadeur français Michel Vandepoorter, le 12 septembre 2008, juste après le coup d’Etat, avec son auteur le  Général Mohamed Ould Abdel Aziz, avait fait l’objet de bien des interrogations: le sort d’Amenant avait-il été évoqué ce jour-là ? D’aucuns le pensent.

(9) selon le Point, numéro spécial N°7 de juillet-août 2015, « Le vrai pouvoir des Mafias » page 200.

(10) selon Blandine Kreiss, l’ambassadrice française en République Dominicaine, « L’Ocrtis estime que 60% de la drogue découverte en France transite par la République dominicaine. Tout ce qui vient de Colombie, du Pérou, remonte et passe par la République dominicaine et Haïti. C’est une zone de rebond vers l’Europe. Paris est relié directement à Saint-Domingue par Air France, Air Caraïbes, sans compter les vols charters. Les Antilles françaises, la Martinique et la Guadeloupe sont dans notre environnement régional proche. En 2013, 10 tonnes ont été saisies ici et quasiment rien en Haïti. Outre les liaisons aériennes, le gros du trafic se fait par voie maritime, avec des volumes transportés pouvant aller jusqu’à 1,5 tonne sur des bateaux de plaisance et encore plus sur des conteneurs ». A noter que pour leur retour, les deux pilotes avaient pris un vol… Air Caraïbes… et qu’auparavant, ils avaient utilisé un bateau de plaisance..

Un résumé de l’affaire depuis le début

http://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/Actualite/Punta-Cana-Saint-Trop-ligne-de-coke-605539

une mise au point récente :

http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/justice-proces/proces-air-cocaine/l-article-a-lire-pour-comprendre-l-affaire-air-cocaine_1148847.html#xtor=AL-79-%5Barticle%5D-%5Bconnexe%5D

source: http://www.centpapiers.com/l-operation-dexfiltration-ne-serait-elle-quun-complot-dextreme-droite-qui-nest-quune-infime-partie-de-liceberg/

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NARCO-TERRORISME: le Captagon, la drogue de Daech et des princes saoudiens

En moins d’une semaine, les douanes ont saisi plusieurs tonnes de pilules de Captagon, une drogue à base d’amphétamine très répandue dans les pays du Golfe et prisée par les djihadistes.
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par Yannick Van der Schueren
Deux tonnes de pilules de Captagon et des poussières de cocaïne, le tout dans 40 valises. Au Liban, les Stups ont fait mouche avec cette saisie record. Au Royaume wahhabite en revanche, l’arrestation lundi à Beyrouth du prince saoudien Abdel Mohsen ben Walid ben Abdelaziz pour trafic de drogue fait tache. L’émir a été pris la main dans ses (gros) sacs, en partance pour Riyad à bord d’un jet privé.

Les frasques du jeune souverain de 29 ans lui vaudront-elles la décapitation dans son pays? Probablement pas, Sa Majesté a des relations. Et au pays de toutes les interdictions, le Captagon est légion. Cinquante-cinq millions de ces comprimés supprimant la douleur et la fatigue tout en boostant les performances sexuelles sont saisis chaque année en Arabie saoudite, selon un rapport des Nations Unies.

Très prisée dans les pays du Golfe, cette drogue stimulante produite à partir d’une molécule amphétaminique nommée Fénéthylline est aussi très appréciée des djihadistes du groupe Etat islamique (Daech). Plus de coups de barre, plus de sentiments (des fois qu’ils en aient encore), plus faim, plus mal et même plus peur. Idéal pour commettre l’indicible tout en restant de bonne humeur. Daech, qui prohibe pourtant officiellement le recours aux paradis artificiels, en a fait l’une de ses spécialités.

Production «délocalisée» en Syrie

Juteux trafic

LIRE sur http://mobile2.tdg.ch/articles/13412787

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DOUANE FRANCAISE (DNRED): le témoignage de Marc Fievet, AKA « NS 55 DNRED », sur les ondes canadiennes

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Pour écouter:

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DNRED – DEA – HM Customs Excise – SVA: Infiltrating Drug Cartels Made Me Lose My Faith in Police and the State

By Leonardo Bianchi
Gianfranco Franciosi. Photo courtesy of Rizzoli

This article originally appeared on VICE Italy

Ten years ago, Gianfranco Franciosi was a just talented mechanic working in his small town’s shipyard in northern Italy. All that changed one morning in 2005, when Spanish kingpin Elías Piñeiro Fernandez made his way through the shipyard. Piñeiro Fernandez at the time was a mobster working closely with the Di Lauro clan (one of the most powerful Camorra clans in Italy) and largely operating as the intermediary between Colombian narcos and the European market.
It turned out that Piñeiro Fernandez needed Franciosi to build boats that would move Colombian cocaine around Europe. Instead of taking the money and starting a career within the drug cartel, Franciosi decided to report the whole thing to the Italian police, becoming in this way the first ever civilian to work undercover for the Italian anti-narcotics forces. He spent the next six years infiltrating the drug cartels, traveling through South America, getting arrested in France and taking part in risky operations on the high seas.

In 2011, Piñeiro Fernandez got arrested and Franciosi, along with his family, were granted a witness protection scheme. But the program was so badly operated that Franciosi ended up pressing charges against the Italian Ministry of Internal Affairs.

Franciosi’s story was first told by Italian journalist Federico Ruffo on the Italian TV show Presadiretta in early 2014. A few months ago, Ruffo and Franciosi turned it all into a book called Gli orologi del Diavolo [The Devil’s Watches]. The title refers to the Rolex watches the Spanish kingpin used to give to his racketeers as a present. Franciosi’s watch had come with a threat: « I’m going to give you another one on the day that I’ll kill you, » Piñeiro Fernandez had told him. I called Franciosi to talk about this episode and many others.

VICE: Hi Gianfranco. Can you tell me how it all started?
Gianfranco Franciosi: Back in 2002, I met a man who I later found out was part of the Magliana Gang [a crime syndicate based in Rome, particularly active throughout the late 1970s until the early 1990s]. I’d been building him dinghies for two years – he pretended they were for diving but apparently he used them for drug trafficking. One day, I turned on the TV and he was on the news. He had been killed in Rome by a local mafia gang.

As soon as I got over the initial shock, I called a good friend of mine who was a police officer. He told me to calm down. I had done nothing illegal myself and everything seemed to have been settled anyway. One morning, a couple of years later, I got to my shipyard and found two men waiting for me. As it turned out they were Elías Piñeiro Fernandez and Raffaele – a Di Lauro affiliate who is now fugitive.

This time around, they told me what they needed my boats for straight away. What’s more, they asked me to build special compartments in the boats to hide drugs and bigger fuel tanks for longer journeys. I went straight to the anti-narcotics burreau and reported everything: they told me to pretend everything was cool and to build the dinghy, so that’s what I did.


The cover of Gianfranco’s book. Photo courtesy of Rizzoli

Is that when you started working undercover?
Not exactly. At that point I was not an infiltrator, but an informer. What I had to do then was to build this boat and let the police place the tools to control the boat’s movements. My first job was simply to deliver the boat, take the money and try to collect information. That should have been all, nobody had asked me to be an infiltrator at that point.

What happened next?
In 2007, I delivered the first boat, in which the police had placed their bugs and GPS trackers. Six months later, the Italian police and the Spanish police made their first big drug seizure. Since the dinghies kept being intercepted, Elias decided to replace the Spanish pilots: he blamed them, not the boats. He came to me asking to teach another pilot how to control the boat. I went to the police again, and they told me to go for it.

So you started teaching to the Spanish pilots, and in that way the police managed to collect names. Have you ever been asked to transport a load of drugs?
I taught these smugglers how to control the dinghies, and a while later they asked me to transport the drugs myself because their trips were always unsuccessful. It was then that I became an infiltrator – unofficially. And it was due to this lack of formality that I ended up in prison in France.

That was when Elías Piñeiro asked you to deliver a boat to him in person and the French police stopped you offshore in Marseille. You had to spend nearly eight months in prison in Toulon-la-Farlède to avoid compromising all the work the police had done.
These were terrible months. I lost everything: my family, my faith. I became a bad person; I just wanted to take revenge both on the Italian government and on the traffickers – I didn’t even know which side to take. Fortunately, I can look after myself, otherwise I would have probably starved.

That experience changed my life completely. Today I can’t go to France, because I would get arrested if I did. I have been banished forever from the country, even after my real identity was made official.

Once you were released from prison, you started working undercover properly. In 2008, you played a major role in the Albatross operation, which led to the discovery of the « mothership » used by the traffickers and the seizure of a huge amount of cocaine.
I remember having a strong sense of freedom and satisfaction for what I had done, at least initially. The same night, I was told that Elías had not been on board and was therefore still at large. I felt like dying: I expected that he would have me killed, because at that point it was clear I had been collaborating with the police forces the whole time.

But the Spanish police, alongside with the Italian police, staged my escape. They reported that a dinghy flying the Italian flag had managed to escape the ambush. That’s what saved me.

Can you describe the mobsters you worked with? People tend to think about them as over-the-top Scarface types.
It’s kind of the opposite, at least publicly. It’s not like you’re going to see them drinking champagne in front of everyone. But when they’re somewhere safe, where no one can see them, then they start to act like your typical Tony Montana. But Elias did not tolerate drug use: If he ever caught one of his men snorting cocaine, he’d immediately kick them out.

In the book, you say that the mobsters used to visit you at the shipyard quite often.
That’s true. One day Elias’ brother, Jose Maria Fernandez Pinero, came to the shipyard together with some Spanish guy; the Spaniard said something that upset Nero – that was his nickname – so he stabbed him in the hand.

Another thing you mention in the book is that, after the first trip to South America, you started to « feel sympathy, perhaps even affection » towards these guys.
When Elias got arrested I was in a safe place and I have to admit I felt almost sorry for him. I mean, there have been times that it felt like I was talking to a friend– sometimes when he needed to vent he’d even tell me about some problem he’d had with his wife. If you spend so much time with someone, it is normal to build a connection.

One of the boats Franciosi built for the traffickers. Screengrab from a video on his Facebook page.

Let’s talk about the witness protection program. When did you start to realise that it wasn’t working?
Not long after we were put under protection. My bank account was frozen and overnight I found myself broke. I had to make ends meet with just 500 Euros [£372} – 500 Euros for the whole family. We had to pay bills and buy new clothes, because we were left with nothing. It took four days just to get the forms to apply for the money we needed to buy clothes.

A week later, in the house the police had put us into, I slipped on the balcony and dislocated my ankle. I needed to go to the hospital but I was told we couldn’t get out. Ten days later, they explained that our social security numbers had been canceled and that the new ones weren’t working. If we had gone to the hospital, our identity would have been exposed and me and my family would have needed to be transferred again. To make it short, it did not take much to figure out that the program was filled with problems.

Things only got worse from then on, right?
Yes, I gradually came to understand that it wasn’t just a matter of laws and their enforcement. Our family made a joint decision to quit the program, because our children were so burdened by the whole thing they were developing psychological issues.

Obviously there are many other things that led us to abandon the program and run away, including the fact that traffickers had already found us. What I want to know is what condition I’m in at the moment. If I am out of danger, I want it to be put into writing so I can decide what to do with my life. Am I safe now? Unfortunately, nobody has been able to answer that question yet.

Since you decided to go public with your story, you’ve gained a certain amount of media exposure. Does that translate into some form of « protection »?
It was my salvation. Going back to my hometown, after my story came out, I at least got a sense of who is behind me. But every day that goes by, my life is more and more at risk. My friends gave me a gravestone, as a joke, because I always say that I’m a dead man walking and I won’t even be able to afford one, since I get no money from the state.

If you were asked to do it all over again, would you?
When people invite me to speak at schools or universities, I don’t want to go because I feel that I’m sending the wrong message. I think I would do it all over again but the truth is that I wouldn’t recommend the same to a young person. If it were my son, I wouldn’t let him do what I did. I’d tell him to say a big « fuck off » to the police and the government and go on his way because that kind of life will get you in deep, deep shit.

source: http://www.vice.com/en_uk/read/gianfranco-franciosi-interview-876

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and: http://marcfievet55.skyrock.com/3215846691-When-Marc-Fievet-becomes-a-spy-for-French-customs.html

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AERO-NARCOTRAFIC: l’interview

Les internautes scandalisés par l’attitude de Bruno Odos, l’un des pilotes « Air cocaïne », au JT de France 2

Publication: 27/10/2015 22h20 CET Mis à jour: 28/10/2015 14h53 CET
 JUSTICE – Les deux pilotes français, condamnés à 20 ans de prison pour trafic de cocaïne en République dominicaine, ont refusé de dévoiler les conditions de leur évasion rocambolesque vers France et s’en remettent désormais à la justice française.

Invités à s’exprimer pendant le journal télévisé de France 2 mardi 27 octobre, les deux hommes ont expliqué avoir été aidés « par des amis, des gens exceptionnels et quand ça nous a semblé jouable, on est partis ». « Je préférais l’action à la résignation », a avancé Pascal Fauret qui était sur le plateau du 20H.

Interrogé en duplex, Bruno Odos s’est cependant montré moins avenant face à Julian Bugier (voir la vidéo en tête d’article). Refusant de répondre à une première question sur « la peur, l’angoisse » pendant sa fuite, le pilote a déclaré: « Avant de poser la question de pourquoi on est partis, il faudrait aussi demander pourquoi on est resté », assurant s’être conformé à « tout ce qui [leur] avait été demandé » en République dominicaine « jusqu’à ce que [leur] confiance soit trahie ».

Alors que le journaliste a tenté d’en savoir plus sur les moyens utilisés pour s’échapper et les coûts de cette opération, Bruno Odos a estimé que ces thèmes « ne [l’intéressaient pas], ça n’a pas d’intérêt ». « Laissez moi terminer, a-t-il ensuite demandé à Julian Bugier qui voulait lui poser une nouvelle question, tout ça je m’en moque ».

Une fois la parole donnée à Pascal Fauret, Bruno Odos a de nouveau coupé l’entretien. « Vous m’avez demandé d’être chez moi, à votre disposition, alors si vous n’avez pas de questions à me poser, je vais retourner à mes occupations », a-t-il annoncé face au journaliste qui essayait « d’équilibrer les prises de parole ».

Une attitude qui a scandalisé bon nombre d’internautes. Sur Twitter, plusieurs messages critiquant la « condescendance », l' »impolitesse » ou encore l' »agressivité » de cet invité ont été publiés parmi les élans de soutien à Julian Bugier pour « son calme » et son professionnalisme », comme vous pouvez le voir ci-dessous.

video: http://www.huffingtonpost.fr/2015/10/27/video-bruno-odos-pilote-air-cocaine-jt-france-2-internautes-scandalises_n_8402326.html

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Toute l’actualité sur http://www.bfmtv.com/ Bruno Odos, l’un des deux pilotes qui se sont échappés de République dominicaine, a témoigné mercredi sur BFMTV. L’ancien militaire n’avait pas participé à la conférence de presse organisée mardi par ses avocats en présence de l’autre pilote Pascal Fauret. Bruno Odos s’est voulu combatif: « je n’ai pas peur à partir du moment où je n’ai rien à me reprocher » mais il admet rester « prudent et attentif à tout ce qui se passe « . Le pilote demande que « sa vérité soit entendue » par la justice et il reste persuadé qu’elle servira à l’enquête.

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