AVISEUR INTERNATIONAL

Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81

AVISEUR INTERNATIONAL

NARCO-DISTRIBUTION: la vie professionnelle d’un grossiste de drogue français | VICE | France

octobre 28, 2015

Par Mazdak Vafaei Shalmani et Alice Papin


Stock de cocaïne de 166 kilos et d’une valeur de 10 millions d’euros caché dans les entrailles d’un bateau. Photo via
Wiki Commons.

Avant de commencer l’interview, l’homme avec lequel nous avons rendez-vous nous accueille. Affable, il nous met à l’aise ; puis il nous demande nos noms, prénoms, adresses et dates de naissance. S’il a besoin de ces informations, c’est pour vérifier auprès des services compétents que nous ne mentons pas. En gros : il veut être certain que nous ne sommes pas des flics. Son contact à la Police Nationale lui affirme que non. La tension descend d’un cran. Il raccroche.

Ça fait de nombreuses années que notre contact, importateur de drogues en gros, réapprovisionne régulièrement Paris et sa périphérie en psychotropes de toutes sortes. À côté de ça, selon ses dires, il mène une vie rangée. Sa routine n’a rien à voir avec celle des membres du gang Corleone dans le film de Coppola. Il ne faut pas imaginer les barons de la drogue en short Prada, affalés sur des transats, commentant à voix haute les derniers résultats sportifs devant leur piscine chlorée. Ils bossent et se taisent. Lorsqu’on lui demande ce qu’il fait, il répond : « Homme d’affaires ».

En 2010, sur les quelque 13 000 interpellations pour usage de drogues dures en France, 4 679 étaient liées à la cocaïne et au crack. L’Observatoire français des drogues et de la toxicomanie (OFDT) précise que parmi les Français âgés de 11 à 75 ans, environ 2,2 millions en ont déjà consommé. Quelque 450 000 en ont tapé pour la seule année 2014, soit 0,8 % de la population française. Fin 2008, on estimait que le marché européen du trafic de coke était évalué à 31 milliards d’euros. Aux États-Unis, il avoisinait les 34 milliards. Tous les mois, après avoir payé tous ses intermédiaires, notre contact se fait dans les 120 000 euros. Ce qui ne l’empêche pas de rouler en Renault Clio.

On a discuté ensemble environ 40 minutes ; principalement de drogue, d’argent et de travail.

Cocaïne interceptée à Orlando, Floride, sur un passager en provenance du Panama. Photo via Wiki Commons.

VICE : Qu’est ce que vous faites pour gagner votre vie ?
Le grossiste :
Je suis un homme d’affaires. Aujourd’hui j’investis dans plusieurs sociétés françaises, dont des sociétés nationales. Je dois en avoir une bonne vingtaine.

Et à la base, vous vendiez des produits illicites ?
Oui j’ai commencé très tôt, à l’âge de 15 ans. J’étais alors un simple dealer de drogue. Je vendais essentiellement du cannabis. C’est le cannabis qui m’a lancé car c’est ce qui est le plus accessible pour commencer. Il est très difficile de toucher à de la drogue dure quand on débute dans le milieu. Puis les années passent et la drogue dure vient s’ajouter au reste.

Vous avez donc gravi les échelons un à un.
Je n’ai pas vraiment suivi toutes les étapes. Je n’ai jamais été shouf par exemple [N.D.L.R. : ces jeunes chargés de prévenir les dealers de l’arrivée de la Police ]. Et je n’y suis pas monté palier par palier. Un plus grand m’a pris sous son aile ; il m’a tout appris.

Comment se passe un deal de drogue en gros ?
Tout commence lorsque je reçois un appel. On me prévient d’abord que la commande est prête. Des hommes à moi partent retrouver la marchandise dans tel ou tel coin de France, et notent sur un carnet la quantité qui est censée débarquer pour chaque ville. Cinq fournisseurs viennent alors chercher chacun leur part de marchandise pour la ramener dans les plus grosses villes de France : Paris, Nantes ou Bordeaux. Ces cinq fournisseurs alimentent ensuite les réseaux à l’intérieur même des grandes villes.

LIRE: http://www.vice.com/fr/read/la-vie-professionnelle-dun-grossiste-de-drogue-francais-347

Posté avec WordPress pour Android

0000000000000000000000000000000000000000000

FRANCE (Douane Francaise – DNRED): Marc Fievet souhaite assister à l’incinération des 7 tonnes 100 de cannabis saisies à Paris

Le Président de la République à la DNRED

L’absence du Boss de la DNRED lors de la venue de François Hollande accompagné de son fidèle Michel Sapin, le ministre des Finances, en lieu et place du Ministre du Budget Christian Eckert me rend perplexe.

Bien sûr Hélène Crocquevieille,  la directrice générale des douanes, avait répondu présente.

Jean Paul Garcia n’a t-il pas refusé de cautionner  cette visite qui n’était qu’un coup de pub récupéré par les « politiques » toujours prêts à se mettre en valeur!

M’interpelle aussi le fait que l’on est saisi une telle quantité de cannabis sans avoir pu arrêter les narcos. Il suffisait de planquer autour de ces véhicules…Mais là, la tâche était peut-être trop dure pour nos encagoulés douaniers.

Enfin la douane a refilé la continuation de l’enquête à l’OCTRIS… Alors tous les espoirs sont permis.

Que le bon peuple de France se rassure, le président a dit: avec celle réalisée dans la région marseillaise cet été (6 tonnes de cannabis) »ces deux très grosses prises ont pu contribuer à porter un coup que j’espère fatal à des organisations criminelles... »

 

Je souhaiterais assister à l’incinération de cette Saisie exceptionnelle de 7,1 tonnes de résine de cannabis saisies à Paris

Marc Fievet – NS 55 DNRED

Dossier classé « SECRET DEFENSE » – Avis n° 2005-03 du 27 janvier 2005

NOR : CSDX0508078V – Vu la loi no 98-567 du 8 juillet 1998, et en particulier ses articles 4 (2e alinéa), 7 et 8 ;

http://www.admi.net/jo/20050211/CSDX0508078V.html

0000000000000000000000000000000000000

FRANCE (Douane française): quant aux méthodes utilisées par la DNRED pour lutter contre le narcotrafic

saintes (Le dîner-conférence qui s’est tenu le 18 septembre 2015 au Relais du Bois St-Georges à Saintes (17100) a permis à Monsieur Jean Henri Hoguet, ancien directeur de la DNRED (Direction National du Renseignement et Enquêtes Douanières) de revenir sur les actions d’infiltration menées par son service pour lutter contre le narcotrafic et répondre aux souhaits de Michel Charasse, le ministre du Budget  (29 juin 1988 – 2 avril 1992) , qui souhaitait alors des résultats dans cette importante mission de la Douane française.

Marc Fievet, l’ancien agent de la DNRED infiltré dans les réseaux du narcotrafic, s’est exprimé longuement devant une assistance attentive et particulièrement intéressée par les moyens mis en œuvre par la Douane française pour lutter contre le narcotrafic.

°°°°°°°°°°°°°°°°

saintes 3L’exposé de l’agent NS 55 (Marc Fievet) a duré plus de deux heures trente et s’est terminé par une séance de dédicace de son livre « Dans la Peau d’un Narco ».

infiltre

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Afficher l'image d'origine

L’excellent dîner servi dans la magnifique salle de restaurant du Relais du Bois St-Georges permit à l’ensemble des convives de continuer à s’informer de l’histoire hors norme de  l’agent infiltré.

Sur le Thème

DROGUES – NARCOTRAFIC – INFILTRATIONS

CONFÉRENCE (Gratuite) sur demande à

marcfievet@live.fr 

ou

06 84 30 31 81

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

DOUANE FRANCAISE (DNRED – Renseignements, Enquêtes et actions d’infiltration): retour sur l’infiltration dans l’organisation Locatelli

00000000000000000000000000000000000000000000

WORLDWIDE (alerte): moins chère, plus pure, l’héroïne revient en force

Par Philippe Broussard et Boris Thiolay, avec Henrique Valadares, publié le 16/10/2015 à 15:38


saisie-de-58-kilogrammes-d-heroine-a-djalalabad_5444535Saisie de 58 kilogrammes d’héroïne à Djalalabad, en novembre 2012. L’Afghanistan, à lui seul, produit 85% de la poudre consommée dans le monde. AFP PHOTO/Noorullah Shirzada

Des Etats-Unis à la Russie, cette drogue dérivée de l’opium fait des ravages. Comme au temps de la French Connection, l’Europe est touchée. L’Afghanistan inonde les marchés d’une poudre à bas prix, qui séduit de nouveaux clients. Un trafic dont filières mafieuses et terroristes tirent bénéfice.

Dès la sortie du métro, le parcours est balisé. Place du 8-Mai-1945, à côté de la mairie de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), des rabatteurs aiguillent le client potentiel. 300 mètres plus loin, les voies d’accès à la cité Cordon sont surveillées par les « choufs » (guetteurs), des mineurs en jogging et sweatshirt à capuche. Soudain, l’un d’eux hurle: « Pu! Pu! » Ce cri d’alerte – « Ça pue! » – signale l’arrivée d’une fourgonnette de police. A l’intérieur de la cité, les dealers remballent leur marchandise et les acheteurs s’éparpillent. Le business reprend dès que les flics ont tourné le dos. Pour se réapprovisionner, un vendeur va chercher des doses planquées dans le cimetière voisin.

« Une came disponible, parmi d’autres »

A l’image de la cité Cordon, une quinzaine de « fours » (points de vente) tournent à fond à Saint-Ouen, commune accolée aux XVIIe et XVIIIe arrondissements de Paris. Chaque jour, près de 2000 consommateurs – des jeunes banlieusards, des bobos, des salariés lambda – font leurs emplettes dans ce « supermarché de la drogue » à neuf stations de métro de la place de l’Etoile. La plupart d’entre eux sont là pour acheter de la résine de cannabis (10 euros la barrette de 2 grammes) ou de l’herbe (20 euros le sachet). Mais tous les types de stupéfiants sont en stock. Certains demandent de la « CC », la cocaïne, à 80 euros le gramme. D’autres cherchent « Hélène », alias H.: de l’héroïne. La plus dangereuse, la plus addictive des poudres. Moyennant 40 euros le gramme, Hélène arrive en quelques minutes…

Même tableau, trois stations de métro plus loin, à Saint-Denis: à deux pas de la basilique et du Stade de France, certains fours débitent des dizaines de grammes aux heures de pointe. 1 kilo a d’ailleurs été saisi, en avril, dans la cité Gabriel-Péri. « Il y a encore vingt ans, se défoncer à l’héro, c’était revendiquer une marginalité, des références culturelles: Baudelaire, William Burroughs, Lou Reed… explique Gérald, un musicien de 49 ans, dont quinze passés avec une seringue prête à l’emploi. Aujourd’hui, des jeunes consommateurs y arrivent presque par hasard, parfois sans le savoir. C’est une came disponible, parmi tant d’autres. » Lui-même continue, une ou deux fois par mois, de « chasser le dragon », technique consistant à inhaler la fumée libérée par la poudre chauffée sur une feuille d’aluminium.

Aux Etats-Unis, les autorités crient à l' »épidémie »

C’est ainsi: l’héroïne n’est pas seulement une drogue d’autrefois, estampillée années 1970, truands marseillais et French Connection. Ce film noir de 1972, ressorti en août dernier en version restaurée, renvoie à un temps lointain où elle se consommait avant tout par injection. Blanche ou brune, elle avait alors l’image d’une poudre tueuse de stars et de jeunes urbains plus ou moins marginalisés. L’émergence du sida, dans la décennie suivante, n’a fait qu’assombrir le tableau; l’héro et ses seringues sont apparues plus repoussantes encore, et nettement moins glamour, aux yeux des clients potentiels, qu’un sniff de cocaïne aux effets énergisants.

Cette époque-là est révolue. L’héroïne est bien de retour. Aux Etats-Unis, où les autorités crient à l' »épidémie ». En Russie, où le phénomène atteint des sommets. En Europe occidentale, où 1,3 million d’usagers dits « problématiques » sont recensés. En France, le nombre de personnes (11-75 ans) ayant expérimenté au moins une fois cette drogue dérivée de l’opium est passé de 500000 en 2010 à 600000 en 2014.

Prudent, le directeur de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), François Beck, rappelle que la population concernée demeure très inférieure à celle des adeptes de la cocaïne. Il préfère souligner la hausse de la consommation de l’ensemble des produits opiacés, notamment les médicaments détournés de leur usage. Il n’empêche, et l’Observatoire le relève dans ses études, l’héroïne attire de nouveaux consommateurs, habitués à passer d’une drogue à l’autre. « Dans les milieux festifs, son usage est dédramatisé, confirme Agnès Cadet-Taïrou, spécialiste du sujet à l’OFDT. En général, elle est sniffée ou inhalée à chaud. Seuls les héroïnomanes plus anciens utilisent encore des seringues. »

Si l’héroïne inquiète tant, c’est aussi parce que, après une période de relative pénurie (2010-2012), elle revient en masse sur le marché, en France comme à l’étranger. D’après l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), la production mondiale d’opium n’a jamais été aussi élevée depuis les années 1930. Les prix s’en ressentent, qui ne cessent de baisser. A Paris, il faut débourser entre 35 et 40 euros pour 1 gramme, c’est-à-dire de quoi faire trois ou quatre doses. A Amsterdam, au plus près des fournisseurs, le coût peut chuter à une dizaine d’euros. Idem aux Etats-Unis.

L’Afghanistan en surproduction

Toutes les régions productrices contribuent au phénomène. L’Asie du Sud-Est, avec son « triangle d’or » Birmanie-Laos-Thaïlande, alimente les marchés en « blanche » (la qualité supérieure) et profite du boom économique des pays voisins, la Chine en tête, où la demande est forte. Mais l’Afghanistan domine largement, en fournissant à lui seul 85% de l’héroïne consommée sur la planète. Sa spécialité: la brune, plus répandue et moins onéreuse que la blanche.

A l’origine, le pavot à opium avait pour fief la province du Badakhchan, dans le nord-est du pays. Mais, ces trente dernières années, sa production s’est développée ailleurs, au gré des conflits successifs. Résultat: l’héroïne est devenue le nerf de la guerre, voire un enjeu. « L’Afghanistan est entré en surproduction depuis l’invasion soviétique de 1979, témoigne Olivier Maguet, administrateur de Médecins du monde, qui a mené plusieurs missions à Kaboul. A l’époque, les Américains ont laissé les moudjahidines profiter du trafic pour financer leur lutte contre le communisme. » En une décennie, la production annuelle d’opium est ainsi passée de 250 à 1200 tonnes.

Après le retrait de l’armée soviétique et sept années de guerre civile, le régime radical des talibans (1996-2001) prend le relais. Comme dans toute transaction commerciale classique, il taxe le trafic à hauteur de 5 à 10%. En 2000, les « étudiants en religion » font mine d’interdire la culture du pavot afin d’amadouer la communauté internationale. En réalité, la production d’opium grimpe à 4600 tonnes par an. En 2001, l’intervention militaire de l’Otan contre Al-Qaeda et ses soutiens talibans n’inverse pas la tendance.

Certes, la CIA tente de faire pourrir sur pied les fleurs de pavot grâce à un champignon parasite, mais la manœuvre échoue. En 2007, sous la présidence de Hamid Karzaï, allié de l’Occident, l’Afghanistan établit même un nouveau record annuel: 8200 tonnes!

Afghanistan: l’équivalent des Yvelines planté de pavot

« Aujourd’hui, les profits tirés du trafic rapportent chaque année 3,5 milliards d’euros à l’économie locale, soit davantage que le budget de fonctionnement de l’Etat, estime Karim Pakzad, spécialiste de l’Afghanistan à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). Que ce soient les représentants d’un pouvoir corrompu, les insurgés talibans ou les seigneurs de guerre locaux, aucune des parties en présence ne veut s’en priver. »

La machine de mort tourne donc à plein régime. Au détriment, d’abord, de la population: plus de 1 million d’Afghans sur 38 millions sont dépendants. Selon l’ONUDC, la superficie des champs de pavot a augmenté de 7% entre 2013 et 2014, pour atteindre 2254 kilomètres carrés, soit la taille du département des Yvelines. Dans les provinces du Sud et de l’Est, sous contrôle des talibans, ces derniers tirent du trafic entre 10% et 15% de leurs revenus. Cette année, la production pourrait de nouveau franchir la barre des 7000 tonnes. Sans oublier que le pays compte des centaines de laboratoires clandestins de raffinage – notamment à Kaboul – capables de livrer quelque 400tonnes d’héroïne très pure.

Et la tendance n’est pas près de s’inverser. « Les producteurs profitent des recherches en agronomie pour utiliser de nouvelles graines à haut rendement », prévient le commissaire Clément Vivès, responsable de la Mission de lutte anti-drogue (Milad) au ministère de l’Intérieur.

La multiplication des circuits d’exportation prouve combien ce business est mondialisé . Le trafic d’opium et d’héroïne produits en Afghanistan rapporterait chaque année près de 70 milliards d’euros aux divers cartels qui en contrôlent la production et la distribution. Au passage, des groupes terroristes prélèvent leur dîme, comme l’indique un ancien cadre de l’Agence américaine de lutte contre la drogue (DEA), Edward Follis, dans l’entretien qu’il a accordé à L’Express.

Aux Etats-Unis, les cartels mexicains qui raflent la mise

Aux Etats-Unis, où le nombre d’usagers a doublé en six ans, ce ne sont pas les djihadistes mais les cartels mexicains qui raflent la mise. Et à grande échelle… Une opération menée d’avril à juillet par les gardes-côtes américains a abouti à la saisie de 2 tonnes d’héroïne. Il a fallu pour cela intercepter une trentaine d’embarcations et deux… sous-marins! Pour les mafieux mexicains, tout est une question de stratégie commerciale, voire de marketing. Leur chiffre d’affaires concernant la cocaïne étant en baisse et celui du cannabis perturbé par sa légalisation dans certains Etats, ils ont misé sur le retour en grâce de l’héroïne.

Explication de Christopher Wilson, spécialiste du sujet au Centre de recherche Wilson à Washington: « La forte demande s’explique d’abord par l’abus de médicaments opiacés, prescrits pour des douleurs aiguës, tels que l’OxyContin. Les gens les utilisent de plus en plus et en deviennent dépendants. Mais comme cela revient très cher, ils se tournent vers l’héro, bien plus abordable. »

Les cartels ont flairé le filon et inondé le marché de poudre brune (chiva) et de « black tar » (« goudron noir »), héroïne surnommée ainsi parce qu’elle se présente sous forme de pâte visqueuse ou de caillou. Pour s’assurer des parts de marché face aux Colombiens et aux réseaux concurrents, ils n’ont pas hésité à agrandir les plantations de pavot, ouvrir des laboratoires non loin de la frontière, enrôler des chimistes, améliorer la qualité des produits…

« Ces organisations, structurées comme des entreprises, ont vite cerné le profil des clients, précise Christopher Wilson. Ceux-ci ne vivent plus seulement en zone urbaine. Il y a aussi des gens installés en milieu rural, dans des endroits épargnés auparavant. » De récentes études montrent que l’héroïne attire de jeunes Blancs de la classe moyenne, alors que, dans les années 1960 et 1970, plus de 80% des usagers venaient des quartiers noirs. Le sujet préoccupe tant le pays qu’il fait débat dans la précampagne pour l’élection présidentielle de 2016. La candidate démocrate Hillary Clinton s’est d’ores et déjà engagée à lancer un plan de lutte estimé à 10 milliards de dollars.

En France, en zone rurale, un commerce de proximité

En France, de telles études manquent. Mais une évolution sociologique des consommateurs semble également se dessiner. L' »héro », à l’évidence, séduit un public moins « trash » que par le passé. « Des poly-usagers, qui vont d’une drogue à une autre et pratiquent le sniff », résume le commissaire Matthieu Pittaco, de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS). « Le public concerné n’est plus le même qu’avant, confirme un intermittent du spectacle d’une quarantaine d’années, très au fait des pratiques dans le milieu alternatif. On est sorti de la caricature des junkies prêts à braquer pour une dose. Au tarif actuel de 35 euros, c’est abordable et facile d’accès.

A Paris, certains dealers, souvent originaires d’Afrique francophone, se déplacent à domicile sur un simple coup de fil. » Ce nouveau public, parmi lesquels des habitués du milieu techno, n’a pas toujours en mémoire les ravages d’autrefois ni la connaissance des usages liés à cette drogue très dangereuse. Certains feignent même d’ignorer qu’il s’agit d’héroïne (mot à consonance négative) pour la désigner sous le nom de « rabla » (« poudre » en arabe), mais aussi de « horse » (cheval) ou de « smack ». Ils en apprécient les effets planants et apaisants. « Elle aide à sortir en douceur d’une prise de coke à la suite d’une soirée, confie un habitué. C’est utilisé en phase d’atterrissage, comme un antidouleur surpuissant. Sauf que la dépendance vient vite, très vite… »

Selon la police, les réseaux du marché français ne sont pas comparables à ceux du cannabis ou de la cocaïne. En milieu rural, où le nombre d’usagers va crescendo, le deal s’apparente plutôt à un commerce de proximité. « Nous avons affaire à des acheteurs-revendeurs, poursuit Matthieu Pittaco. Ils vont aux Pays-Bas pour leurs besoins personnels, reviennent avec un peu de tout et vendent pour rentrer dans leurs frais, voire gagner un peu d’argent. Bref, c’est ce que nous appelons un trafic de fourmis. » D’après la Mission de lutte antidrogue, 99,4% des saisies effectuées en France sont inférieures à 5 kilos. En règle générale, il s’agit d’héroïne brune. La « blanche », destinée à une clientèle plus aisée, ne représente que de 5 à 10% de la consommation nationale.

L’émiettement du trafic s’accompagne de disparités régionales: l’héroïne est fortement présente dans le nord et l’est de la France, autrement dit à proximité des pays d’approvisionnement (Pays-Bas, Belgique, Allemagne), beaucoup moins dans le sud-ouest (Bordeaux, Toulouse), où les toxicomanes utilisent avant tout des médicaments opiacés. Autre constat: la drogue ne cesse de gagner en « pureté », c’est-à-dire en taux d’héroïne pure. Or, plus ce dernier est élevé, plus le risque d’overdose est grand. Surtout pour un public de consommateurs occasionnels, comme celui des rave parties et autres soirées techno, moins vigilant que les « anciens » face aux charmes mortels de l’éternelle « Hélène ».

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/alerte-a-l-heroine_1725138.html

000000000000000000000000000000000000000

WORLWIDE (opération Blue Amber): trois tonnes de cocaïne saisies lors d’une opération internationale

Afficher l'image d'origine
http://www.zdnet.fr/actualites/europol-a-cree-un-groupe-de-travail-pour-lutter-contre-la-cybercriminalite-internationale-39806505.htm
Par: rédaction
16/10/15 – 18h13  Source: Belga 
© thinkstock.
Les polices européennes, australienne, colombienne et américaine ont saisi 3 tonnes de cocaïne et interpellé 179 personnes, dans le cadre d’une opération internationale effectuée entre fin septembre et début octobre, indique vendredi Europol.L’opération, baptisée Blue Amber, impliquait les polices des 28 Etats de l’Union européenne, ainsi que les polices albanaise, australienne, bosnienne, colombienne, macédonienne, islandaise, monténégrine, norvégienne, serbe, suisse et américaine.

Trafic
Elle se focalisait sur le « démantèlement des activités de bandes criminelles actives dans l’immigration clandestine, le trafic de drogues, d’armes à feu et de véhicules », a encore précisé Europol. L’agence a contribué à coordonner l’opération depuis son quartier général de La Haye (Pays-Bas).

MDMA
Outre la cocaïne, 250kg de drogues synthétiques et 74 véhicules ont été saisis. En Australie, la police a, par exemple, mis la main sur 32kg de MDMA -plus communément appelée ecstasy- cachées dans des bouteilles envoyées par la poste depuis les Pays-Bas.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/2492518/2015/10/16/Trois-tonnes-de-cocaine-saisies-lors-d-une-operation-internationale.dhtml

00000000000000000000000000000000000000000000

NARCOS: le trafic de cocaïne en Colombie résumé en une infographie

La série Narcos, lancée par Netflix fin août dernier, a remis en lumière l’essor sans précédent du trafic de cocaïne en Colombie, au moment de l’apogée du cartel de Medellin. Une infographie retrace son histoire en 10 chiffres clés. 

Narcos, dont on vous analysait le générique la semaine dernière, repose en grande partie sur des faits historiques. La série a pour ambition de dépeindre trafic de drogue colombien depuis l’avènement de Pablo Escobar, en évoquant aussi ses lourdes conséquences aux États-Unis.

Parfois, les chiffres sont plus parlants que les mots. Cette infographie détaillée revient sur les méthodes du cartel de Medellin. Fondé par Escobar, il a industrialisé le trafic de cocaïne, qui s’est alors exportée comme jamais dans son histoire. Fini les planques dans les cages à poisson, désormais les hélicos, les camions et les trains prennent le relais.

https://i0.wp.com/image.slidesharecdn.com/slidesharefinal-150914160219-lva1-app6892/95/cokenomics-le-cartel-de-medelln-7-638.jpg

En regardant ces chiffres, on comprend mieux l’importance de la lutte du gouvernement américain contre le trafic de drogue en Colombie. Entre 1974 et 1980, la consommation de cocaïne est passée de 5.4 millions à 22 millions aux États-Unis ! Le cartel de Medellin devient le premier employeur colombien, avec 750 000 employés : mieux qu’Apple ou Amazon de nos jours. Son big boss, Pablo Escobar, se classe même 7ème fortune mondiale par Forbes en 1989.

Plus de 20 ans après sa mort (le 2 décembre 1993), le fantôme de Pablo Escobar plane encore aux États-Unis, où 90% des billets présentent des traces de cocaïne.

SOURCE et voir plus: http://biiinge.konbini.com/series/narcos-trafic-cocaine-colombie-resume-infographie/

00000000000000000000000000000000000

ITALIA (Narcotrafico): Il re dei narcos Pasquale Claudio Locatelli: «Violati i miei diritti» E vuole un altro processo

Pasquale Claudio Locatelli, condannato a 26 anni per traffico internazionale di stupefacenti: mai avvisato del procedimento. Il suo avvocato: così può tornare libero

Nel 1994 l’inchiesta portò a maxi sequestri di cocaina anche su una flotta navale gestita da Locatelli Nel 1994 l’inchiesta portò a maxi sequestri di cocaina anche su una flotta navale gestita da Locatelli
Pasquale Claudio Locatelli
Pasquale Claudio Locatelli

«La condanna definitiva risale addirittura a giugno 2012 ma l’ordine di carcerazione è stato eseguito solo il 7 agosto di quest’anno, contestualmente all’estradizione dalla Spagna – scrive l’avvocato nella sua istanza -. In sostanza – aggiunge – durante tutto il procedimento penale il mio assistito è venuto a conoscenza solo della sentenza definitiva nell’ottobre 2012, quando ha ricevuto una notifica nel centro penitenziario spagnolo di Puerto Santamaria. Quel che chiediamo al tribunale di Milano è quindi un incidente di esecuzione sulla pena, che secondo noi va congelata con una rimessione in termini».

Altro passaggio tecnico per dire che l’imputato-già condannato dovrebbe avere il diritto a un nuovo processo. Ma non c’era un avvocato, anche solo d’ufficio, incaricato di seguire la posizione dell’imputato numero 1 nei tre gradi di giudizio? «Sì, erano arrivate alcune notifiche a un legale di fiducia – dice ancora l’avvocato Felici -. Ma nei fatti Pasquale Claudio Locatelli non ha mai avuto conoscenza di tutto il suo procedimento e non ha mai volontariamente rinunciato a comparire. Non è mai stato messo, quindi, nelle condizioni di scegliere se assistere, o meno, al processo a suo carico». La sentenza del 2012 ha dato il via libera, ad agosto, all’estradizione dalla Spagna.

user_17_mammagiallapLocatelli è oggi detenuto nel carcere di Viterbo. Ma se i giudici chiamati a decidere a Milano sull’incidente di esecuzione della pena dovessero dargli ragione, la sorpresa sarebbe di rilievo: «In Spagna il mio assistito ha già scontato tutto – spiega il legale -. Se dovesse venire meno l’ultima condanna e si andasse a un nuovo processo dovrebbe essere rimesso in libertà, non sussisterebbe nessuna esigenza cautelare, visto che parliamo di fatti parecchio distanti nel tempo». La sentenza della Cassazione si riferisce agli albori della carriera da narcotrafficante in Italia: fatti dal 1989 al 1992 (di mezzo un arresto con evasione), con contestazioni per circa una tonnellata di cocaina smerciata nel Nord Italia e anche all’estero, utilizzando una base operativa a Milano.

DOUANE FRANCAISE: à Roissy…le malaise continue. Pourquoi ne pas entendre Joseph Le Louarn?

FRANCE (narcotrafic aérien): un douanier placé en garde à vue pour importation de cocaïne

Publié: 13 octobre 2015

 

Trafic de cocaïne. Un fonctionnaire des douanes est soupçonné d’avoir été une pièce maîtresse d’un réseau de trafiquants de cocaïne entre la République Dominicaine et la France. Il vient d’être arrêté.

lire sur FRANCE (narcotrafic aérien): un douanier placé en garde à vue pour importation de cocaïne

0000

L’enquête tronquée sur les ripoux de la Douane et leurs comptes cachés à Andorre
À l’aéroport de Roissy, des douaniers subtilisaient des valises d’argent depuis 1997. ©

archives maxppp

L’enquête tronquée sur les ripoux de la Douane et leurs comptes cachés à Andorre

Principale révélation choc : c’est peut-être depuis… quinze ans, voire vingt, que les douaniers de la BSE, chargés de contrôler les bagages des voyageurs à l’embarquement, volaient l’argent envoyé aux cartels sud-américains par les mafieux européens pour rémunérer les envois de drogue.

lire sur http://www.sudouest.fr/2015/04/12/l-enquete-tronquee-sur-les-ripoux-de-la-douane-1889033-4697.php

—————————-

Douaniers ripoux de Roissy: qui a trempé dans la magouille ?

Bobigny – Jusqu’où remontera l’enquête sur les douaniers « ripoux » de Roissy ‘ Deux ans après l’arrestation de sept agents accusés d’avoir volé des millions d’euros dans les valises de trafiquants de drogue, l’instruction semble patiner, face à l’omerta qui entoure ce dossier sans précédent………

…………..En comptant sur le témoignage d’une éphémère responsable des surveillances à Roissy, aujourd’hui en poste à Nantes, qui s’était à l’époque opposée aux fouilles en l’absence des passagers. Aujourd’hui, « elle a toute l’image de la douane sur son dos« , assure l’un des ex-douaniers.

Apportera-t-elle des éléments compromettants aux enquêteurs, qui ont reçu récemment une lettre anonyme documentée sur l’implication de certains gradés ‘ « Il faut que les anciens responsables des douaniers soient entendus« , pour « faire la lumière sur les responsabilités situées plus haut« , plaide Me Goldman.

« Soit la hiérarchie des douanes savait et n’a rien dit, car ça l’arrangeait. Soit elle ne savait pas et elle est incompétente« , estime la source proche du dossier. Avant d’ironiser: « les douanes ne sont pas réputées pour leur incompétence« .

LIRE sur http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/douaniers-ripoux-de-roissy-qui-a-trempe-dans-la-magouille_1631796.html

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

« Il faut que les anciens responsables des douaniers soient entendus« 

Afficher l'image d'origine

Joseph Le Louarn, ex DI de Roissy, ex DI DNRED, devrait pouvoir apporter des informations sur le fonctionnement de la douane française à Roissy.

L’a-t-on seulement questionné?

Mais, obtenir la vérité d’un tel menteur sera difficile!

0000000000000000000000000000000

 

EUROPE: les investissements italiens

https://leshommesdelantimafia.files.wordpress.com/2015/09/italian-ocgs-page-001.jpg
From Illegal Markets to Legitimate Businesses: The Portfolio of Organised Crime in Europe

Aim of Project OCP – Organised Crime Portfolio (www.ocportfolio.eu) – is to carry out an exploratory study of the economics of organised crime in Europe, and in particular to address three research questions, which are covered by the three sections of the final report:

• Where organised crime proceeds are generated, from which illicit markets (Part 1);
• Where these proceeds are then invested in the legitimate economy, in which regions, assets and business sectors (Part 2);
• The extent to which these proceeds are confiscated by European authorities (Part 3).

The project focuses on seven EU member states (Finland, France, Ireland, Italy, the Netherlands, Spain and the United Kingdom), represented by OCP partners, and for which provides an in-depth analysis. However, the report also presents a broader examination of the situation in Europe as a whole.

Project OCP has been carried out with the financial support from the Prevention of and Fight against Crime Programme of the European Union – European Commission, DG Home Affairs, and has been developed by an international consortium of eight partners: Transcrime – Joint Research Centre on Transnational Crime (www.transcrime.it) of the Università Cattolica del Sacro Cuore di Milano and the Università degli Studi di Trento (Italy), coordinator of the project; Police University College (PCF – Finland); Agence de Gestion et de Recouvrement des Avoirs Saisis et Confisqués (AGRASC – France); An Garda Síochána – Criminal Assets Bureau (CAB – Ireland); Guardia di Finanza (GDF – Italy); Universiteit Utrecht (UU – The Netherlands); Universidad Rey Juan Carlos (URJC – Spain); Durham University (UDUR – United Kingdom).

The report constitutes an important tool for both public and private institutions to improve the assessment of the risks of organised crime infiltration and to strengthen the tracing and the confiscation of criminal assets in Europe.

Authors (in alphabetical order): Monica Angelini, Francesco Calderoni, Diana Camerini, Marta Chinnici, Yulia Chistyakova, Jeltsje Cusveller, Marco Dugato, Joras Ferwerda, Luca Giommoni, Jarmo Houtsonen, Pilar Laguna, Marina Mancuso, Jerónimo Márquez, Jesús Palomo, Sarianna Petrell, Michele Riccardi, Nuria Ruiz, Alexandre Salha, Ernesto U. Savona, Cristina Soriani, Priscilla Standridge, Brigitte Unger, John Walker, David Wall.

SOURCE: http://www.transcrime.it/pubblicazioni/the-portfolio-of-organised-crime-in-europe/

00000000000000000000000000000000000000000

Panorama mundial del consumo y la producción de drogas

Según la UNODC, entre 167 y 315 millones de personas, es decir del 3,6% al 6,9% de la población mundial, han consumido drogas (sin receta) al menos una vez en 2011

00000000000000000000000000000000000000000000000000

La organización yihadista Estado Islámico (EI) podría financiarse a través del narcotráfico, alerta periodista francés

Policías afganos y los sospechosos arrestados por llevar heroínaEuropa pronto tendrá que hacer frente al narcotráfico que lleve a cabo la organización yihadista Estado Islámico (EI), posiblemente para financiar sus propias actividades en el continente, advirtió el analista político francés y fundador del portal Red Voltaire, Thierry Meyssan.

« Los europeos no tardarán mucho en tener un enorme problema del que –no sé por qué– no hablan: el tráfico de drogas organizado por el EI« , dijo a Sputnik Nóvosti.
00000000000000000000000000000000000000000000000000000000000
00000000000000000000000000000000000000000000000000

NARCOTRAFICO: ¿Colombia y las FARC unidas contra el narcotráfico?

Así lo afirmó el presidente Juan Manuel Santos, quien asegura que la medida está incluida en el pacto firmado en Cuba

¿Colombia y las FARC unidas contra el narcotráfico?
Presidente de Colombia, Juan Manuel Santos. (Foto: Reuters)

El acuerdo de paz entre el Gobierno colombiano y las FARC « cambia el panorama » global de la lucha contra el narcotráfico, dijo el miércoles el presidente Juan Manuel Santos.

« Imaginen lo que significa… que las FARC, que ha sido la operación militar que ha protegido a los narcotraficantes y que ha protegido las plantaciones de coca, se cambien de bando y que acordemos que nos ayuden a erradicar el narcotráfico de Colombia« , dijo Santos en inglés durante una actividad organizada por la agencia Reuters.

El pacto de la semana pasada establece que los guerrilleros que ahora protegen a carteles y cultivos de coca se unirán al gobierno en lucha contra el narcotráfico, señaló el mandatario.

« Lo que eso significa para la región, lo que significa para México, para América Central, para Nueva York, para Estados Unidos, para el mundo », agregó.

Señaló que durante las negociaciones insistió en que ese punto estuviese sobre la mesa.

« Cuando logramos un acuerdo sobre ese asunto, una de las primeras llamadas telefónicas que recibí fue del Secretario General de las Naciones Unidas, y la segunda llamada fue del Secretario de Estado de Estados Unidos », recordó.

Las FARC nacieron en 1964 como una guerrilla campesina. En ocasiones anteriores, gobierno y FARC han fracasado en sus intentos por concretar la paz para Colombia.

El gobierno colombiano y la guerrilla de las FARC se aprestan a reanudar el viernes las negociaciones de paz luego del reciente anuncio conjunto que la firma de un acuerdo podría ser firmado en marzo próximo.

Santos prometió a los colombianos ratificar lo acordado con las FARC en Cuba en un referéndum.

Fuente: AP

http://elcomercio.pe/mundo/actualidad/colombia-y-farc-unidas-contra-narcotrafico-noticia-1844912

0000000000000000000000000000000000000000

BOLIVIA: operação secreta da DEA norte-americana contra Evo Morales

DEADans la grande tradition interventionniste étasunienne.
Souvenons nous, dans l’affaire des Contras au Nicaragua, la cour internationale de justice qui avait condamné les USA s’est vu répondre que les États-Unis n’étaient pas soumis aux jugements de la Cour…

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Avatar de Marc FievetThe international informant

Agentes da DEA (Drug Enforcement Administration)
Bolívia denuncia operação secreta da DEA norte-americana contra Evo Morales
© flickr.com/ US Coast Guard photo by Petty Officer 2nd Class Rob Simpson
11:48 21.09.2015(atualizado 11:50 21.09.2015)

O ministro da Presidência da Bolívia, Juan Ramón Quintana, denunciou neste domingo (20) uma operação secreta dos EUA que estaria atualmente em curso no país andino para forjar uma ligação entre o narcotráfico e o Presidente Evo Morales.

« Atualmente há uma operação secreta em marcha contra o Presidente Evo Morales na Bolívia que é financiada, articulada e organizada por agências de inteligência e de segurança dos Estados Unidos », disse Quintana em entrevista ao programa El Pueblo Es Noticia, transmitido pela rede estatal de mídia boliviana.

De acordo com o ministro, a campanha difamatória contra o chefe de Estado boliviano na última década é ligada à longa história de “conspiração” da…

Voir l’article original 312 mots de plus

AERO-NARCOTRAFIC (Coke en stock): prendre vingt ans à St-Domingue… via St-Trop !

dnredLes douanes françaises étaient au courant du chargement et attendaient, en France, l’avion pour effectuer une saisie record, mais elles ont visiblement été doublées par les douanes dominicaines… DEA

ou

la DEA américaine, qu’elles avaient dû informer : cette sombre affaire est aussi quelque part celle d’une trahison, à un certain niveau.

« La DEA comme le HM Customs Excise sont des spécialistes de ce type de trahison. NS 55 DNRED »

——————–

Avatar de Marc FievetThe international informant

La République Dominicaine, pays lui aussi en fort mauvais état, on l’a vu dans l’épisode XVIII de notre longue saga, nous avait emmené bien loin déjà, à suivre les appareils des trafiquants. Le pays, géographiquement, oriente ceux qui en décollent vers bien des destinations : l’Europe, avec des jets comme celui que louait Afflelou et qui a fait lui aussi la une des journaux, cet été encore, avec ces  « zones d’ombres » ou les USA vers la Floride, le vivier de la contrebande de coke depuis des lustres, ou vers… le Honduras, via un petit crochet au Vénézuela, le temps d’embarquer la cocaïne descendue de la Colombie voisine. C’est par ce troisième cas d’école que je vous propose de commencer. Par un vol spectaculaire… ou plutôt plusieurs. Dont celui qui pose de sérieux problèmes aujourd’hui, deux pilotes français, soutenus aujourdhui par le Syndicat National des…

Voir l’article original 7 355 mots de plus

Le Pouvoir de la drogue dans la politique Mondiale

Moncomble Yann

2_ Le Pouvoir de la drogue dans la politique mondiale - Moncomble Yann - photos A

Le capitalisme de la drogue… de banques à banques. « Comment blanchir des narco-dollars ? »

C’est ainsi que débute une remarquable étude parue dans Science et Vie Economie Magazine de novembre 1989, sous la signature de Mohsen Toumi. Nous la lui empruntons car c’est clair, net et précis.

« Le 18 septembre dernier, les représentants de quinze pays riches se sont réunis à Paris pour renforcer la coordination internationale contre le « blanchiment » de l’argent de la drogue. Nos responsables politiques se sont en effet aperçus que la lutte portait surtout sur le trafic des produits eux-mêmes et très peu sur les circuits financiers.

Et que, au-delà de la guerre contre les intermédiaires et les producteurs (comme en Colombie), il serait au moins aussi efficace de frapper les gros trafiquants au tiroir-caisse. « Il faut dire qu’il y a de quoi faire : l’ensemble du trafic de stupéfiants aurait généré, en 1988, 500 milliards de dollars. Soit l’équivalent du PIB de la France en 1985 !

Ce chiffre repose bien entendu sur l’estimation du volume physique de drogue consommée. Et dans ce domaine on ne peut qu’extrapoler à partir des saisies effectuées. Les autorités américaines et françaises estiment, dans le cas de l’héroïne, que ces saisies représentent tout juste 5 % de la production mondiale. Au total, l’an dernier, la consommation de feuilles (coca, marijuana, haschisch) aurait atteint 30 000 tonnes et celle de poudre (cocaïne et héroïne) 800 tonnes.

En multipliant ces quantités par les prix de vente au détail pratiqués un peu partout dans le monde, on obtient des montants variant entre 300 et 500 milliards de dollars. M. Kendall, secrétaire général d’Interpol penche plutôt pour le second chiffre (1). Mais quel que soit leur montant, ces narco-dollars représentent une énorme masse d’argent liquide. Et c’est là que commencent les problèmes pour tous ceux qui perçoivent la majeure partie de ce pactole.

C’est-à-dire les transformateurs de produits-base, les transporteurs et les grossistes. Le premier est tout bêtement un problème physique : comment stocker et transporter une telle quantité de billets ?

Il paraît difficile de se déplacer à longueur de journée avec un fourgon blindé en guise de porte-feuille et, naturellement, il est suspect d’effectuer toute une série de transactions en liquide. D’ailleurs, dans de nombreux pays, au-delà d’un certain montant, les paiements en cash ne sont pas admis. Impossible, par ailleurs, de déposer une valise entière de billets à la banque ; c’est la meilleure manière d’éveiller les soupçons, du moins dans les grands établissements qui ont pignon sur rue. Deuxième problème : cet argent, s’il reste liquide, ne rapporte rien. Il faut donc l’investir et le placer.

« D’où la nécessité de le « blanchir », c’est-à-dire à la fois de lui faire changer de nature (le transformer en monnaie scripturale), de lui donner une apparence respectable (en dissimuler l’origine délictueuse) et de l’utiliser de manière profitable (le transformer en actifs mobiliers ou immobiliers).

L’Expression de « blanchiment » n’est pas récente : elle remonte à l’époque de la prohibition aux Etats-Unis, où les revenus des ventes d’alcool illicite, tous en billets de banque, étaient investis dans des blanchisseries de quartier, légalement inscrites au Registre du commerce. Le système était simple. À l’époque, il était tout à fait possible d’acheter une boutique en liquide.

L’avantage était double :

d’une part l’argent « sale » était investi dans un commerce légal, d’autre part, les clients payant tous en espèces, il était facile d’augmenter la recette normale de la semaine en y ajoutant les bénéfices provenant du trafic d’alcool.

Le gérant portait le tout à sa banque qui n’y voyait que du feu. « Aujourd’hui, il existe de nombreux et souvent meilleurs moyens pour blanchir les narco-dollars. Pour commencer, le vieux système de la « blanchisserie » du temps de la prohibition est encore utilisé.

L’achat d’un commerce, dans lequel les clients paient en liquide, est une valeur sûre.

Encore que, selon les spécialistes, il est difficile de faire la part dans ces investissements de ce qui provient de la drogue, ou d’autres formes de délinquance. « Certains capitaux d’origine douteuse utilisent aussi le monde du show-business pour se refaire une virginité. Le procédé est apparemment très développé en Italie, en France et en Belgique. La « tournée triomphale » de la vedette (qui en réalité fait un bide partout) permet de mettre sur un compte en banque tout l’argent « sale » qui est présenté officiellement comme la recette des spectacles.

De même, certaines sociétés créées dans des paradis fiscaux servent de relais pour recueillir les recettes de films diffusés dans de nombreux pays. S’il est impossible de vérifier le nombre exact de spectateurs, il est facile en revanche de recycler ainsi de l’argent douteux.

« Plus sérieux, car portant sur des sommes nettement plus importantes, le système du casino. Le principe est simple : on achète pour 500 000 dollars (par exemple) de jetons dans un casino.

On ne joue à rien mais quelques heures plus tard on échange les plaques contre un chèque du casino, de même montant, que l’on va tout simplement déposer sur son compte. Officiellement, il s’agira, en cas de contrôle, d’un gain au jeu. Le système fonctionne très bien dans sa variante internationale. Après avoir échangé un gros paquet de billets contre des jetons qu’on n’utilise pas, grâce à un simple télex on peut transférer la somme dans un casino américain ou moyen-oriental appartenant à la même chaîne.

Là on va prendre ses jetons, on ne joue toujours à rien et on va tranquillement les changer contre un chèque à la caisse en sortant. Rien à dire.

Et l’argent est bel et bien blanchi. Même si ces méthodes permettent de traiter de gros montants, le blanchiment bancaire est, de loin, celle qui permet actuellement d’en recycler la majeure partie.

Certaines affaires ont permis depuis quelques mois aux autorités internationales de se faire une idée assez précise sur les mécanismes mis en œuvre. Comme on va le voir, les trafiquants ont su largement exploiter la mondialisation des transferts de capitaux qui caractérise la finance moderne.

Aéroport de Los Angeles, 27 novembre 1986. Craignant un attentat à la valise piégée, la police décide de faire sauter trois valises laissées dans un coin par leur propriétaire. Elles se révèlent inoffensives : elles contiennent deux millions de dollars en petites coupures ! La police américaine a, sans le savoir, mis la main sur un transfert de narco-dollars. Partout dans le monde, des passeurs transportent l’argent liquide, en utilisant les mêmes chemins et les mêmes techniques que pour transporter la drogue. L’objectif est de pouvoir déposer cet argent dans une banque. Mais pas n’importe quelle banque :il faut un guichet complaisant pour accueillir les liasses suspectes. En réalité, il existe principalement deux catégories de banques susceptibles d’accepter de tels dépôts : les banques installées dans des paradis fiscaux, qu’elles soient ou non filiales de grandes banques internationales, et les banques suisses.

« Les places financières offshore que sont les Bahamas, Panama, les îles Vierges, les îles Caïmans, Chypre, etc., ne sont pas vraiment regardantes sur la nature et l’origine des fonds qui sont déposés à plein tombereau.

Les autorités de ces petits Etats ont parfois permis aux banques de disposer de postes de débarquement spéciaux dans les aéroports, sans contrôles policier ou douanier contraignants.

Aux îles Vierges britanniques, une filiale de la vénérable Barclay’s Bank a même installé un héliport privé.

Dans tous ces endroits de la zone caraïbe, les trafiquants peuvent donc déposer tranquillement leurs liquidités en provenance directe de Colombie ou de Miami.

À ces paradis fiscaux, il faudrait ajouter toute une série de places financières où le fait de déposer une valise entière de billets de banque n’étonne personne : toute l’Amérique centrale, certaines place du Moyen-Orient (le Souk El Manach à Koweit, le Liban), la Malaisie, l’île Maurice, Hong Kong…

« La Suisse, c’est bien connu, offre depuis longtemps une entrée libre et illimitée pour l’or et les devises de toutes provenances. Il se réalise chaque année en Suisse 65 milliards de dollars de transactions diverses en billets, soit 8 % de l’ensemble de ces transactions dans le monde ! Et certaines affaires récentes ont mis en évidence le rôle particulièrement actif de quelques-unes des principales banques du pays dans le recyclage de narco-dollars : l’Union de banque suisse et le Crédit Suisse.

« Le système helvétique comporte deux phases. Dans un premier temps, les passeurs déposent de grosses quantités de narco-dollars chez un intermédiaire qui peut être un avocat, un notaire ou un agent de change.

En Suisse, ces professions ont la particularité de pouvoir fonctionner comme un établissement financier sans être soumis à la législation bancaire. Un passeur peut donc tout à fait légalement déposer une caisse entière de billets de banque dans le cabinet d’un avocat. Cette première opération correspond à ce que les spécialistes appellent le « prélavage ».

Dans un deuxième temps, après avoir perçu ses honoraires, cet avocat va déposer ces sommes dans des banques réputées, sans être obligé de révéler l’identité de son client. L’argent ainsi déposé sur un compte numéroté, en vertu du fameux secret bancaire suisse, est bon pour le service : on pourra effectuer des virements de compte à compte sur toute la surface du globe.

La Suisse, outre ces facilités, est très prisée en raison de la qualité du service offert : les transferts peuvent se faire en quelques heures seulement. « Mais pour justifier ces virements, encore faut-il pouvoir fournir des raisons honorables. Ces justifications constituent la seconde étape du blanchiment. Les techniques utilisées sont toujours assez simples quant à leur principe mais complexes dans leur mise en œuvre : les virements sont multipliés d’un point à l’autre du globe au profit de multiples intermédiaires ou hommes de paille. …

– –

Lien :  Le Pouvoir de la drogue dans la politique mondiale -Moncomble Yann –

00000000000000000000000000000000000000000

NARCOTRAFIC: de la cocaïne dans des sacs de riz d’un programme alimentaire de l’ONU

24 Sept. 2015, 00h10 | MAJ : 24 Sept. 2015, 00h44
Quelque 920 sacs de riz imprégné de cocaïne ont été interceptés le week-end dernier dans le port de Rosario, en Argentine
Quelque 920 sacs de riz imprégné de cocaïne ont été interceptés le week-end dernier dans le port de Rosario, en Argentine
STR/TELAM/AFP
Pour passer de la cocaïne d’Amérique du Sud en Afrique, des trafiquants argentins et colombiens ont trouvé une nouvelle méthode : imprégner de drogue du riz destiné à un programme de l’ONU de lutte contre la faim.Le chargement -920 sacs- a été intercepté le week-end dernier dans le port de Rosario, en Argentine, a annoncé mercredi le directeur général des douanes du pays, Guillermo Michel, jugeant le procédé «sophistiqué et innovant».
Un coup d’essaiD’après les enquêteurs, les trafiquants comptaient d’abord envoyer la marchandise au Brésil, première étape d’un long périple avec l’Europe comme destination finale. Il y avait au plus 30 kg de cocaïne. «C’était certainement un essai, et si cela avait fonctionné, ils auraient continué avec des quantités plus importantes», a estimé le fonctionnaire argentin.

Sept Colombiens soupçonnés de liens avec le cartel del Norte del Valle, quatre Argentins et un Guatémaltèque ont été arrêtés lors du coup de filet de la police argentine. L’Argentine est essentiellement un pays de transit et de blanchiment de l’argent de la drogue, provenant des régions andines et destinée au marché européen.

Leparisien.fr

0000000000000000000000000000000000000

DNRED (Douane française): retour sur le « Narcotour » de l’agent infiltré NS 55

0000000000000000

COLOMBIE (narcotrafic): Les forces de l’ordre colombiennes et mexicaines ont saisi près de deux tonnes métriques de cocaïne camouflées dans des contenants d’encre en poudre.

Fernando Vergara / The Associated Press

BOGOTA – Les policiers de l’aéroport d’El Dorado, à Bogota, ont été alertées par un chien renifleur, Mona, qui a détecté la drogue dans une cargaison destinée à l’État mexicain de Sinaloa.

Leurs homologues mexicains ont ensuite trouvé une quantité comparable de drogue dans une cargaison arrivée quelques heures plus tôt.

La Colombie est le principal fournisseur de drogues vers les États-Unis. Les narcotiques arrivent dans la rue par l’intermédiaire des cartels mexicains.

La cocaïne avait été mélangée à l’encre en poudre et devra maintenant en être extraite.

source: http://journalmetro.com/monde/837287/la-colombie-saisit-deux-tonnes-de-cocaine/

000000000000000000000000000000000

Le rapport mondial sur les drogues (2015)

 

ONUDC.jpgLe rapport 2015 de l’Office des Nations unies contre la Drogue et le Crime est en ligne. D’après les données les plus récentes, la situation générale mondiale en matière de production et d’usage de drogues illicites et de leurs conséquences sanitaires a peu évolué. Les conséquences sanitaires de l’usage illicite de drogues restent un sujet de préoccupation mondial, car une large majorité des usagers problématiques de drogues n’ont toujours pas accès à un traitement. De plus, la hausse de la culture mondiale de pavot à opium et de la production d’opium jusqu’à des niveaux records devrait encore avoir des répercussions importantes sur le marché mondial des opiacés. Cela suscite des inquiétudes quant à l’ampleur du défi que présentent les groupes criminels organisés de plus en plus complexes et évolutifs pour les services de détection et de répression.

Sur la France, lire aussi « 

Les drogues à 17 ans : analyse par région » (OFDT)

 

0000000000000000000

NARCOTRAFIC (Internet): l’économie informelle et le trafic de drogues sur Internet, en pleine expansion, n’ont pas délaissé le bitcoin comme monnaie d’échange, malgré la fermeture de Silk Road.

Le bitcoin et l’ombre de l’économie informelle

Nessim Ait-Kacimi / Journaliste

BITCOIN« Nous avons gagné la guerre sur les drogues grâce à bitcoin. » Ross Ulbrich, le fondateur de Silk Road, le supermarché en ligne des drogues qui a été fermé par les autorités fin 2013, avait de quoi être satisfait. Entre 2012 et septembre 2013, la croissance de ses ventes a été de 600 %, de 14,4 millions de dollars à près de 90 millions. Selon Nicolas Christin de Carnegie Mellon, en 2012, les transactions en bitcoins sur le site représentaient entre 4,5 % et 9 % des volumes traités sur toutes les Bourses mondiales du bitcoin.

Une myriade de sites

Depuis la chute de Silk Road, le marché des drogues en ligne autrefois concentré sur un nombre réduit d’acteurs (Black Market Reloaded, Atlantis, Open Vendor Database, Farmer’s Market) s’est morcelé en une myriade de sites, des centaines mais de plus petite taille. Il est très « résilient » à l’adversité : les actions de la justice, les opérations de piratage n’ont que des effets limités et transitoires sur son développement. Une étude (1) a passé en revue les 35 principaux sites de ventes de drogues pour évaluer leurs volumes. Ces derniers sont estimés entre 300.000 et 500.000 dollars par jour, et jusqu’à 650.000 dollars lors des journées fastes. Champion toute catégorie, Silk Road a généré à lui seul près de 214 millions de dollars durant son activité. A titre de comparaison, Bitpay, un des principaux services de paiement pour les entreprises, a généré pour 160 millions de dollars de transactions en bitcoins en 2014.

Le cannabis, la cocaïne et l’ecstasy représentent plus de 70 % des ventes sur ces sites. C’est un petit nombre de vendeurs qui réalisent l’essentiel des bénéfices : 2 % gagnent plus de 100.000 dollars sur la période (220 jours) et une trentaine plus de 1 million de dollars. 1 % des vendeurs représente plus de la moitié des volumes alors que 70 % des vendeurs parviennent à vendre pour moins de 1.000 dollars de stupéfiants. Autour de 20 % des drogues proposées sur le site ont été acquises dans la perspective d’une revente ultérieure . « L’importance de Silk Road vient de la façon dont il a révolutionné la distribution et le commerce des drogues. Même si les grands cartels ne vont pas vendre du jour au lendemain leurs centaines de kilos sur ces sites, ils y voient un moyen de diversifier leur distribution. Les marchés en ligne des drogues sont l’innovation qu’attendait l’économie informelle depuis des années », selon l’étude.

Conséquence, l’afflux d’argent sale vers le bitcoin n’est pas prêt de se tarir. Dans les six mois suivant la fermeture de Silk Road, l’offre de drogues sur Internet a bondi de 176 % selon Digital Citizens Alliance. Cette offre rencontre une demande importante. En effet, selon un sondage du Global Drug Survey, le pourcentage de personnes déclarant avoir acheté au moins une fois des drogues au sens large (alcool, tabac, cannabis, drogues de synthèse…) sur Internet va de 5 % (Suisse) à 14 % (France, Etats-Unis) et même 22 % au Royaume-Uni. Le rapport de la Rand Corporation présenté au gouvernement américain estimait que les Américains ont dépensé chaque année autour de 100 milliards de dollars pour acheter des drogues durant la dernière décennie. Si, ne serait-ce que 1 % de ces sommes transitait par le biais de sites Internet, cela représenterait 1 milliard de dollars, soit plus du quart du marché du bitcoin, estimé au total à 3,5 milliards de dollars. Du fait de son statut de premier arrivé dans la sphère des nouvelles monnaies bitcoin s’est imposée très vite comme la devise de transaction de tous ces sites.

Des plus-values importantes

En outre, jusqu’à fin 2013, son cours n’a pratiquement pas cessé de monter, offrant des plus-values importantes, à ceux qui la détenaient. Elle était à la fois un bon placement et une monnaie de transaction. Elle garantit une certaine discrétion (hors des circuits financiers et bancaires classiques), mais loin d’être totale. C’est la raison pour laquelle, ont émergé des solutions. Ainsi, conçu spécialement pour le « darkweb », « Bitcoin Fog » veut créer un « brouillard » impénétrable : il rend le bitcoin 100 % anonyme avec très peu de possibilité de remonter à son utilisateur. D’autres crypto-monnaies (darkcoin…) ont été conçues spécialement pour cette économie informelle florissante. Quand les sites sont fermés par la justice, les bitcoins saisis sont parfois remis dans le circuit. Ainsi, le FBI a vendu aux enchères une grande partie des bitcoins qu’il avait confisqués lors de l’affaire Silk Road.

N. A.-K., Les Echos

(1) « Measuring the longitudinal evolution of the online anonymous marketplace ecosystem ».

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/journal20150825/lec2_finance_et_marches/021274256699-le-bitcoin-et-lombre-de-leconomie-informelle-1147545.php?SUASLzHWPdzggaSJ.99

000000000000000000000000000000000000000000000