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Spanish police say they feel ‘impotent’ over tackling drug-smugglers
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Le chef mafieux présumé napolitain Antonio Lo Russo, au tribunal d’Aix-en-Provence, le 22 avril. (Photo Boris Horvat. AFP)
Antonio Lo Russo, considéré comme le chef du clan le plus puissant de la Camorra, a été remis le 6 mai 2015 en fin de matinée, aux autorités italiennes. Il a été transféré par hélicoptère depuis Aix-en-Provence jusqu’à Vintimille (Italie). En cavale depuis quatre ans, il avait été interpellé à Nice, le 15 avril, avec son cousin, Carlo Lo Russo, recherché pour tentative d’homicide. (LIRE plus: http://www.liberation.fr/societe/2014/05/07/antonio-lo-russo-grand-chef-mafieux-extrade-vers-l-italie_1012773)
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Par Christophe Cornevin
Mis à jour le 19/06/2015 à 17:52
DÉCRYPTAGE – Depuis les années 1980, l’Hexagone offre une base de repli idéale aux latitanti, parrains des mafias transalpines en cavale qui jettent leur dévolu sur la Côte d’Azur pour des raisons logistiques mais aussi pour ne jamais rester loin de leur base au risque de voir leur autorité s’écorner.
Le rude coup porté au clan Magnoli offre, en creux, une nouvelle preuve de la présence feutrée mais bien réelle de la «pieuvre» en France. Si les Siciliens de la Cosa Nostra semblent perdus dans les sables depuis qu’ils sont dans le viseur après l’assassinat du juge Falcone en 1992, la Ndrangheta calabraise, la Camorra napolitaine, dans une moindre mesure la Sacra Corona Unita venue des Pouilles, disposent de ramifications dans le sud du pays. Depuis les années 1980, l’Hexagone offre une base de repli idéale aux latitanti, parrains des mafias transalpines en cavale qui jettent leur dévolu sur la Côte d’Azur pour des raisons logistiques mais aussi pour ne jamais rester loin de leur base au risque de voir leur autorité s’écorner. Parfois, l’exil doré, prévu pour durer des années, tourne court.
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LE MONDE | 20.06.2015 à 10h08 • Mis à jour le 21.06.2015 à 12h10 | Par Franck Johannès

Le gouvernement a affirmé, samedi 20 juin, qu’il entendait supprimer une disposition contestée, relevée par Le Monde dans son édition datée du 21-22 juin, introduite in extremis dans le projet de loi sur le renseignement. Celle-ci a été glissée dans le texte le 16 juin, par Jean-Jacques Urvoas, l’habile président de la commission des lois de l’Assemblée, en commission mixte paritaire, l’instance chargée d’harmoniser les versions du Sénat et de l’Assemblée, alors qu’elle n’avait été votée par aucune des deux Chambres et que le gouvernement ne voulait pas. Les sénateurs, un peu interloqués, ont tous refusé de la voter, sauf un. Les représentants des députés ont, eux, adopté sans broncher une disposition qui faisait bien plaisir aux services spéciaux.
Il s’agit en effet de laisser les services de renseignement surveiller les étrangers de passage, certes après avis du premier ministre, mais sans contrôle de la future commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR). En clair, de poser un micro dans la chambre d’un diplomate, d’un chef d’Etat ou d’un journaliste, de glisser une balise sous sa voiture, de siphonner son disque dur ou d’épier discrètement ses conversations téléphoniques sans réel contrôle.
La disposition, discrètement inspirée par la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), serait passée inaperçue dans un texte très technique sans la forte colère de Jean-Marie Delarue, le très indépendant président de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), la commission de contrôle des écoutes, appelée à être remplacée par la CNCTR. Le conseiller d’Etat s’émeut de cette dérogation, qui malmène le principe constitutionnel d’égalité sur le sol français, aligne le droit sur les méthodes américaines et augure mal de la collaboration avec des services dont les moyens légaux sont puissamment renforcés.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/06/20/renseignement-le-cas-a-part-des-etrangers_4658456_3224.html#p4VqkCia5proW0q8.99
Par Antoine Cheron, Avocat.
Le 9 juin 2015, le projet de loi relatif au renseignement a été voté par le Sénat à 252 voix pour, 67 voix contre et 28 abstentions. Le texte ayant été adopté à une grande majorité par l’Assemblée Nationale le 5 mai dernier, les sénateurs ont eu à s’exprimer sur des questions de société aussi fondamentales que celles de la sécurité, de la défense des intérêts fondamentaux de la nation et de la garantie des droits et libertés des citoyens.Le texte constitue l’aboutissement d’un long processus dont les premières manifestations peuvent remonter aux condamnations prononcées contre la France par la Cour Européenne des droits de l’homme à partir des années 1990 [1].
La CEDH avait en effet considéré que « le droit français, écrit et non écrit, n’indique pas avec assez de clarté l’étendue et les modalités d’exercice du pouvoir d’appréciation des autorités dans le domaine considéré ». La France étant un Etat de droit, il devenait urgent pour le gouvernement d’encadrer l’activité de ses services de renseignement.
Dès lors, le législateur a poursuivi l’objectif d’établir un cadre juridique réglementant les services de renseignement dont les agents agissaient, selon divers rapports parlementaires, sans véritable cadre légal.
C’est ainsi que, à l’occasion de plusieurs lois intéressant la sécurité, diverses dispositions relatives au renseignement seront adoptées et intégrées notamment au Code de la sécurité intérieure. A ce titre, on peut citer la loi portant création de la délégation parlementaire au renseignement (loi du 9 octobre 2007), la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI) du 14 mars 2011, la récente loi du 18 décembre 2013 de programmation militaire pour les années 2014 à 2019 ou encore celle relative à la lutte anti-terrorisme du 3 novembre 2014.
Fixer des règles propres à encadrer l’activité des services de renseignement est donc devenu une préoccupation majeure du gouvernement. Ce texte sur le renseignement illustre l’ambition gouvernementale de couvrir par une seule loi l’ensemble des aspects liés à l’activité de renseignement.
Ce texte, qui donne enfin un cadre juridique complet à une activité qui n’en disposait pas, constitue indéniablement une avancée dans un Etat démocratique. Le texte n’est cependant pas indemne de tout reproche et plusieurs voix se sont élevées, notamment au sein des syndicats des professions juridiques, pour manifester leur mécontentement.
La loi votée par le Sénat comporte encore quelques points sensibles, spécialement en ce qui concerne les contrôles internes et externes du recours aux techniques de renseignement. Entre deux impératifs aussi essentiels que la nécessité de la sécurité nationale et la garantie des droits et libertés des citoyens, l’équilibre restera toujours un objectif difficile à atteindre.
Du point de vue de la technique juridique, le présent texte sur le renseignement crée au sein du Code de la sécurité intérieure un livre VIII intitulé « Du renseignement ». Il s’agit d’une nouveauté puisqu’il n’existe aujourd’hui qu’un livre II titre IV relatif aux « interceptions de sécurité », lequel est donc appelé à disparaitre.
La loi votée par le Sénat, qui modifie dans une certaine mesure le projet adopté par l’Assemblée nationale, ne fait pas l’unanimité : ses opposants la qualifient de liberticide et n’hésitent pas à la rapprocher du Patriot Act américain. Elle est actuellement en attente d’examen par la commission mixte paritaire afin d’aboutir à une version commune aux deux chambres du Parlement. Le vote définitif devrait quant à lui avoir lieu à la fin du mois.
Pour l’heure, la loi est articulée autour de 17 articles dont les principales mesures concernent les motifs de recours aux techniques de renseignement, les nouveaux outils et la procédure applicable aux techniques d’accès à l’information, la création d’une autorité administrative indépendante, l’ouverture d’un recours devant le Conseil d’Etat et enfin la protection administrative et juridique des agents des services de renseignement.
LIRE: http://www.village-justice.com/articles/Loi-sur-renseignement-respect-des,19863.html
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Criminel et mafieux pour les uns, bouc émissaire pour les autres, Ross Ulbricht, fondateur du site Silk Road, a été condamné à la prison à vie le 29 mai par un tribunal fédéral de Manhattan. La juge, inflexible, jugeant le système bâti par son auteur « terriblement destructeur pour la société ».
Silk Road, surnommé l’« eBay de la drogue », permettait notamment d’acheter du LSD, du cannabis, de l’héroïne… et drainait dans son sillage 100 000 clients selon le FBI, qui a arrêté Ross Ulbricht en 2013. Une chute symbole, mais qui n’a eu aucune incidence sur les achats de drogue en ligne l’année d’après : jamais autant de personnes ne s’en sont procuré sur Internet, selon le rapport 2015 de The Global Drug Survey, une étude mondiale et annuelle sur les consommateurs de drogues. Que ce soit sur des sites classiques ou surtout sur ceux du « Darknet », comme Silk Road, des sites cachés et non référencés sur la Toile où les échanges sont souvent libellés en bitcoin, une monnaie virtuelle au cours très volatil.
Lire : Comment le FBI a fait tomber Silk Road
Parmi les 100 000 personnes qui ont répondu à l’étude de The Global Drug Survey, 11 750 ont précisé avoir eu recours à des sites Internet en 2014. Parmi elles, 25,3 % l’ont fait pour la première fois cette année-là. Une augmentation considérable par rapport aux années qui l’ont précédée, note le quotidien britannique The Guardian.
Quand l’offre crée la demande
Selon le rapport mondial annuel sur les drogues des Nations unies en 2014, le recours au Darknet (« Web caché », selon la terminologie onusienne), « ne cesse d’augmenter ». L’ONU, qui souligne que Silk Road avait réalisé un chiffre d’affaires d’1,2 milliard de dollars (1,07 milliard d’euros) entre 2011 et 2013, indique qu’il « existe un marché de niche sur le “Web caché” pour les nouvelles substances psychoactives ainsi que pour le cannabis, l’héroïne, la méthylènedioxyméthamphétamine (MDMA) et la cocaïne de grande qualité. »
Un constat corroboré par The Global Drug Survey, qui place MDMA, cannabis et cocaïne en tête des substances achetées en ligne, notamment pour la qualité supposée des produits disponibles : seuls 27,1 % des sondés déclarant avoir été déçus par la qualité de leur commande, contre 74,2 % qui se sont approvisionnés de façon « traditionnelle ».
Risque pointé par l’étude : l’accès à un nombre accru de stupéfiants conduit à des achats multiples et à une inclination pour l’expérimentation (15 % des acheteurs).
Les résultats de l’enquête mettent aussi en lumière les avantages supposés du Darknet par rapport à d’autres circuits de distribution et d’achat. Quand on leur demande les avantages ou les problèmes qu’ils ont rencontrés en ligne, une majorité des « sondés » trouvent le Darknet plus fiable (la nature de la commande est respectée) et plus sûr que le coin de la rue, par exemple. Mais les risques de vol ou de saisie, ainsi que la volatilité des taux de change, et notamment de la monnaie virtuelle (le bitcoin), rendent le recours aux sites cachés périlleux au niveau financier. Curieusement, les acheteurs ne semblent pas craindre une arrestation ou des démêlés avec les autorités : la peur du gendarme n’a ainsi aucune incidence sur leur comportement.
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Dans le monde, environ 210 millions de personnes – soit 4,8 % de la population âgée de 15 à 64 ans ont consommé des substances illicites au moins une fois au cours des 12 derniers mois. Avec un chiffre d’affaires estimé entre 300 et 500 milliards de dollars, le trafic de drogue est devenu le deuxième marché économique au monde, juste derrière les armes ,mais devant le pétrole.
Les bénéfices et les sommes en jeu sont colossales. En effet, les profits des petits et grands trafiquants sont immenses. Le chiffre d’affaire du trafic de stupéfiant est de 243 milliards d’euros par an : si les trafiquants de drogues étaient un pays, leur PIB les classerait au 21è rang mondial, juste derrière la Suède. Malgré la répression, l’ONU estime que seuls 42% de la production mondiale de cocaïne est saisie (23% pour la héroïne). Dans certains pays de production ou de transit, comme le Mexique, ce sont de véritables contre-pouvoirs occultes qui font régner la terreur et corrompent les rouages de l’État. (1)
Le commerce de la drogue comme marchandise prohibée est extrêmement lucratif : le marché de la drogue est celui qui connaît actuellement la plus forte expansion.
DE LA DANGEROSITÉ DE LA PROHIBITION ACTUELLE
La prohibition de l’alcool aux États-Unis en 1920 a eu comme conséquences:
Devant l’inefficacité de l’interdiction sur la consommation d’alcool , en 1933, le 21e amendement annule le 18e amendement de la prohibition de 1920. Non seulement la loi sur la prohibition de l’alcool n’a jamais atteint le but qu’elle s’était fixée, mais elle a favorisé une augmentation affolante de la criminalité.
Comment n’a-t-on pas tiré des leçons de cet épisode de l’interdiction de l’alcool aux USA? Avec le commerce illicite des drogues les conséquences sont identiques mais démultipliées par la mondialisation. ( Au Mexique on évalue, en six ans, à 70 000 les victimes dues au trafic de drogue pour alimenter le marché nord-américain )
Il est temps que les États reprennent le contrôle de ce commerce mortifère.
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TRAITER LA TOXICOMANIE ET CONTRÔLER LE COMMERCE DES DROGUES
« Les drogues tuent quelque 200 000 personnes chaque année. Les usages problématiques de drogues représentant l’essentiel de la demande, l’un des meilleurs moyens de réduire le marché est de traiter la toxicomanie”, a déclaré M. Fedotov, de l’ONU.
Les causes profondes de la consommation de produits stupéfiants sont à rechercher dans le mode de fonctionnement de nos sociétés livrées à la mondialisation des échanges et à la libéralisation de l’ensemble des activités humaines. Il faut être lucide et regarder en face les dégâts que peut faire chez les plus fragiles , ces injonctions de réussite individuelle à tout prix, que distille sournoisement et quotidiennement notre environnement, que ce soit dans le domaine professionnel, ou dans la sphère privée. Une société de consommation qui exacerbe constamment la satisfaction pulsionnelle des désirs individuels ne peut que conduire certains à trouver dans ces paradis artificiels ce qu’ils n’ont pas les moyens de réaliser ou de construire.
Le problème est que l’on ne veut pas admettre que la cause profonde de ces dérives est bien dans ces dysfonctionnements érigés en dogme dans ce monde ultra-libéral où règne une étrange alliance entre puritanisme et perversion. ( 2 ). On continue à maintenir le décor factice d’une société bourgeoise qui laverait plus blanc que blanc en interdisant à l’individu toute possibilité de dérive individuelle (3 ) tout en prônant l’obligation de réussite individuelle pour pouvoir satisfaire les besoins et envies ( légitimes ou créées par la publicité ) de tout consommateur. (On se rappelle la déclaration de Jacques Séguela: « Si à 50 ans on a pas une Rollex, on a raté sa vie » -« les 4 vérités » – Cette phrase à bien des égards obscène, prononcée le 13 février 2009, en pleine crise financière, à propos du Président de la République, par un publicitaire bien connu, est symptomatique d’un état d’esprit où la dictature des marques asservit les individus ).
Cette exacerbation permanente des désirs et des attentes des consommateurs rend de plus en plus difficile la maîtrise de ses pulsions et rend insupportable les frustrations. Il y a ceux qui trouvent le chemin de la réussite individuelle en restant dans les clous mais nombreux sont ceux qui doivent utiliser des subterfuges légaux ou illégaux pour tenter d’arriver à leurs fins pour tomber ensuite dans le piège de nouvelles dépendances: dépendance à des paradis artificiels pour les consommateurs, dépendance à un enrichissement facile et à une consommation de biens sans limite pour les trafiquants.
Il faudra bien qu’ un jour, l’État, dont un des rôles et de protéger tous les citoyens, reconnaisse les dysfonctionnements du système et prenne ses responsabilités en la matière en se donnant les moyens de « tirer le rideau » en traitant ouvertement cette « pandémie » et en contenant la contagion vers les plus fragiles et les plus jeunes. Pour vider de sa substance le commerce illicite, il faut aussi contrôler la distribution des produits stupéfiants dans des officines médicalisées ou spécialisées tout en continuant à mener une lutte acharnée contre les trafics de drogues internationaux. C’est une bataille de longue haleine qui doit être coordonnée à l’échelle internationale.
S’attaquer à cette économie illicite et mortifère c’est aussi dessiner un horizon à ces quartiers abandonnés. Si on assèche le trafic de drogue, on enlève une énorme partie de l’économie de ces quartiers. Tant qu’on n’aura pas de réels projets économiques et éducatifs à offrir à ces quartiers pour trouver ainsi les moyens de créer et de distribuer de la richesse autrement que par le trafic, la situation ne pourra pas évoluer dans ces villes comme Marseille où 30 % de la population vit sous le seuil de pauvreté et où 60 % des ménages ne paye pas d’impôts sur le revenu faute de moyens (4). La question est bien plus large qu’une simple question répressive. C’est peut-être le seul message positive du passage de l’équipe ministérielle à Marseille.
En attendant, en contenant ce commerce derrière le rideau de l’ illégalité on ne fait que laisser libre cours à cette activité, très lucrative pour certains mais aussi très dangereuse pour l’ensemble de la société.
SOURCE: http://alternative21.blog.lemonde.fr/2013/04/28/commerce-de-la-drogue-on-se-trompe-de-cible/
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Parmi les drogues les plus prisées : l’héroïne. – REUTERS
Jusqu’à présent relativement épargnée par le narcotrafic, un fléau continental, l’Argentine est passée de pays de transit vers l’Europe ou l’Afrique à zone d’élaboration de stupéfiants ou de repli et d’investissement pour narcotrafiquants. Avec 10 000 kilomètres de frontières et 5000 kilomètres de côtes, et avec des forces de l’ordre notoirement corrompues jusqu’aux plus hauts niveaux, le pays est devenu un terrain de jeu prisé par la pègre. Les découvertes de laboratoires se multiplient, et le nombre des usagers augmente dans les quartiers pauvres. L’impact sur les couches les plus faibles de la société est énorme. La plupart des personnes interrogées par les enquêteurs de l’université catholique affirment être au courant de la situation.
L’Église ne cache pas son inquiétude. Selon les évêques, la situation se dégrade rapidement ; le pouvoir économique des narcotrafiquants s’impose de plus en plus et fragilise les structures de l’État. Les gens ont peur et se taisent. L’Église demande des mesures urgentes et invite les autorités à considérer la lutte contre ce fléau comme une affaire d’État. Elle envisage elle-même des parcours pastoraux destinés plus spécialement aux jeunes et aux adolescents. (avec OR/AFP)
source:http://fr.radiovaticana.va/news/2015/05/20/argentine__le_narcotrafic_en_pleine_expansion/1145508
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![[IMG_0154.jpg]](https://narconews.fr/wp-content/uploads/2015/05/34d21-img_0154.jpg?w=537&h=402)
François Auvigne, le très courageux inspecteur des finances, resta planqué chez lui, envoyant ses jeunes enfants épier NS 55 par les fenêtres… et son épouse, Sophie Auvigne (La Voix de France Info) finit par lui répondre à l’interphone que son mari ne souhaitait pas le rencontrer!
The Wall Street Journal: Hay evidencia que exmilitares de EEUU y México entrenan cartel de Jalisco
El Cártel Nueva Generación es quizás la empresa criminal más audaz y viciosa de México, luego de que se capturó o mató a la mayoría de los líderes de los Zetas
Los integrantes del Cartel de Jalisco Nueva Generación (CJNG) han recibido formación estratégica y paramilitar por parte de ex militares de México, Guatemala y Estados Unidos, dijeron funcionarios y analistas en temas de seguridad a The Wall Street Journal.
“Exmiembros de los Kaibiles, un temido Ejército conformado por fuerzas especiales de Guatemala, y los veteranos militares mexicanos han dado formación estratégica y paramilitar a el cártel”, dijo Alejandro Solorio, el Comisionado de Seguridad Pública de Jalisco a la publicación.
Solorio dijo al diario norteamericano que los miembros del cártel que han sido capturados han dicho de que al menos un veterano de Estados Unidos– “un agresivo y muy salvaje marine de EEUU” – también ha estado entrenando a los pistoleros del grupo.
“Creemos que se le pagó una fortuna para darles entrenamiento”, comentó Solorio a The Wall Street Journal.
“Ellos [los del CJNG] tienen rangos y una jerarquía como en los ejércitos […] están muy unidos detrás de su líder y han hecho de la lealtad un valor supremo”, explicó Alfonso Quintero, un Capitán retirado de la Fuerza Aérea Mexicana.
El reporte que publica el medio estadounidense bajo la firma de Juan Montes y que cita reportes oficiales refiere que las armas del Cártel Nueva Generación provienen principalmente de los Estados Unidos y de los mercados negros de América Central.
Menciona que además los soldados mexicanos han incautado fábricas improvisadas en las montañas de Jalisco, donde miembros del cartel ensamblan sus propios rifles de asalto.
El Cártel Nueva Generación es quizás la empresa criminal más audaz y viciosa de México, luego de que el gobierno capturó o mató a la mayoría de los líderes de los Zetas con sede en el noreste de México, dijeron funcionarios y analistas de seguridad al medio.
Las mismas fuentes dijeron que al igual que los Zetas, formado originalmente por desertores del Ejército, la Nueva Generación “favorece métodos paramilitares, y ha recibido entrenamiento táctico de mercenarios mexicanos y extranjeros”.
“El incidente del helicóptero fue una declaración de guerra”, dijo Diego Petersen, un columnista del diario El Informador de Guadalajara al periodista de WSJ. “Los próximos meses van a ser muy duros en Jalisco”, agregó.
“Cuando tratamos de devolver el golpe, lanzaron dos granadas contra nosotros”, dijo Alejandro Solorio, el Comisionado de Seguridad Pública de Jalisco a la publicación.
The Wall Street Journal refiere como miles de soldados, apoyados por vehículos blindados y policías federales, están desplegados en Jalisco para frenar al cártel, que de acuerdo con las autoridades ha obtenido cientos de millones de dólares por el contrabando de metanfetamina desde México y por la cocaína de América del Sur que se consume en México, los EEUU y en otros lugares.
”El gobierno del señor Peña Nieto argumentó que podría disminuir la violencia, derrotando a las bandas al confiar en los servicios de inteligencia y ataques quirúrgicos contra los jefes criminales […] Pero esto tuvo la consecuencia involuntaria de fragmentar a estos grupos en carteles más pequeños y, a veces mortales, lo que llevó al gobierno de Peña Nieto, al igual que su predecesor, a enviar tropas a varios estados para asediar a las pandillas, incluyendo ahora Jalisco, uno de los motores económicos de México”, dice el reporte.
El reporte menciona cómo Guadalajara, famosa por ser la cuna del tequila y la música de mariachi, ha sido el hogar de poderosos narcotraficantes durante décadas. Dice que el Cártel de Guadalajara fue fundado por los traficantes del estado de Sinaloa que fueron empujados fuera de la región por las operaciones militares en la década de 1970 y se estableció en Jalisco. “El cártel dominó el comercio de narcóticos de México hasta el asesinato de un agente de control de drogas de Estados Unidos llevó a los EEUU y México para cooperar en su desmantelamiento en 1985?.
“Guadalajara es una importante área estratégica para el tráfico de drogas”, dijo Jorge Rocha, sociólogo e investigador en el Instituto Tecnológico de la Universidad de Guadalajara al WSJ. “Está cerca de los puertos del Pacífico y está bien comunicado con rutas de la droga se dirigen tanto a California y Texas”, explicó.
La publicación precisa que con su nombre, el Cártel Nueva Generación, pretende distinguirse del viejo “Cártel de Guadalajara”. Dice que este nuevo grupo se formó en 2010 tras el asesinato del jefe regional del Cártel de Sinaloa, quien controló Jalisco, Ignacio Coronel, a manos de las fuerzas federales.
El cártel primero se anunció para el público de México en 2011, cuando –que se hace llamar los “MataZetas”– cuando se atribuyó la responsabilidad por la muerte de 35 presuntos miembros de la pandilla rival en la ciudad portuaria oriental de Veracruz, dice The Wall Street Journal.
“Nueva Generación se ha fortalecido en los últimos meses, ya que las fuerzas federales debilitaron Los Zetas y a los Caballeros Templarios, que había controlado el estado de Michoacán, en la frontera de Jalisco”, dijeron funcionarios y expertos mexicanos al medio.
De acuerdo con los analistas consultados por el diario norteamericano, el cartel no tiene miedo de devolver el golpe a los funcionarios contra los intentos de capturar o matar a Nemesio “El Mencho” Oseguera y a otros líderes del cártel. “La violencia surgió a finales de febrero tras la detención de Abigail “El Cuini” Valencia, a quien las autoridades han identificado como el cerebro financiero del cártel” dijo Solorio.
Las autoridades han dicho que la banda ha matado a unos 50 funcionarios públicos en los últimos dos años solamente, incluyendo el secuestro y asesinato de un Diputado federal y el asesinato del Secretario de Turismo de Jalisco recién nombrado en 2013.
Sin embargo y a pesar de la larga historia de su ciudad con cárteles del narcotráfico, la reciente violencia ha puesto nerviosos a muchos en Guadalajara. ”Uno trata de vivir una vida normal […] Pero usted sabe que usted es vulnerable. Y eso da miedo”, dijo Dante Haro Reyes, jefe de un Consejo Ciudadano de Seguridad Pública de Guadalajara a The Wall Street Journal.
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El cártel Jalisco Nueva Generación está señalado hoy como el tumor más peligroso del cáncer del narcotráfico en México. La organización criminal logró ese dudoso primer puesto a raíz de los sucesos del pasado 1 de mayo en Guadalajara, capital de Jalisco,cuando llevó a cabo varios ataquessimultáneos contra fuerzas federales que dejaron 17 muertos y 19 heridos, además de gasolineras, coches y calles incendiadas y el miedo en el cuerpo de los jaliscienses. Entre los fallecidos figuran los seis militares de un helicóptero del ejército derribado por los narcos con un lanzacohetes RPG-7, de diseño soviético, un desafío al Estadoinédito en la historia de los cárteles mexicanos.
Su rápido ascenso, en tan sólo cinco años, también es algo fuera de lo común. Nueva Generación acaba de ser incluido por el Departamento del Tesoro de Estados Unidos en su lista negra de asociaciones narcotraficantes, pero la Procuraduría General de la República (PGR) ya lo recogía en su último mapa, de 2013, como uno de los nueve grandes cárteles existentes en México, junto al de Sinaloa, Pacífico, Juárez, Tijuana, Golfo, Los Zetas, La Familia Michoacana y Los Caballeros Templarios. Encabezado, según las autoridades, por Nemesio Oseguera Cervantes «El Mencho», opera en Jalisco, Colima, Michoacán, Guanajuato, Nayarit, Guerrero, Morelos y Veracruz, con cierta presencia en el Distrito Federal. La Comisión Nacional de Seguridad determina que tiene una fuerza aproximada de un cuarto de millar de sicarios, armas de largo alcance y suficiente entrenamiento para usarlas, y además, es uno de los que más droga exporta.
El analista Jorge Fernández Menéndez explicaba hace unos años en su columna de «Excélsior» que, lejos de ser nuevo, el cártel Jalisco Nueva Generación era «la transformación de una de las más viejas organizaciones del narcotráfico en México (comenzaron en el negocio de la marihuana en los 70), el llamado cártel de los Valencia, que luego se transformó en el cártel del Milenio». Juan Salgado, profesor del CIDE especialista en seguridad, dice que a partir de su nacimiento, en 2010, desintegrado el cártel del Milenio por la sucesiva detención de sus líderes, Nueva Generación se ha nutrido «en parte de los Beltrán Leyva, en parte del Golfo». Es decir, al igual que el fenómeno de fragmentación que ha dado lugar a grupúsculos violentos como Guerreros Unidos–responsables de la desaparición de 43 estudiantes de magisterio en Iguala el pasado septiembre–, se trata de un grupo que «proviene de la escisión de otros cárteles y que se compone en buena medida de mercenarios». Con una diferencia fundamental: organizado militarmente.
Para algunos analistas, Jalisco Nueva Generación desbancará en poder al cártel de Sinaloay supondrá un desafío difícil de ganar por el Estado; para otros, la lucha frontal que planteóa las fuerzas federales este mes es el principio de su fin. Por el momento, no hay Hércules que acabe con la hidra.
fuente: http://www.abc.es/internacional/20150512/abci-cartel-jalisco-narcotrafico-201505122036.html
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Du travail pour la Celtic (Cellule d’études et de lutte contre les trafics illicites par conteneurs).

Un kilo del estupefaciente vale $1000 en el Perú y puede costar $45 mil en el Viejo Continente y $120 mil en Asia. Hay cuatro puntos de acopio en el país.

El 5 de diciembre de 2014, un contingente de la División de Investigaciones Especiales (Divinesp), liderado por el mayor PNP Marco Tataje Salas, irrumpió en un depósito ubicado en Huachipa. El titular de la Primera Fiscalía Antidrogas del Callao, Juan Mendoza Abarca, supervisó de cerca el operativo.
La Policía arrestó a doce personas y confiscó dos toneladas de cocaína en ladrillos de soya bajo el sello del rostro del inca Atahualpa.
La droga tenía como destino el puerto de Le Havre, ubicado al noroeste de Francia.
Correo tuvo acceso a documentación detallada que demuestra que este destino forma parte de las nuevas rutas desde donde operan las mafias ligadas al narcotráfico a nivel mundial.
LOS DESTINOS. El panorama completo lo encabeza Europa, al recibir el 79% de nuestra producción de cocaína. Le siguen América del Norte, con un nivel de recepción del 9%; África, con un 5%; y finalmente Asia, con un 4% del total.
Los puertos son escogidos con precisión por los mercaderes peruanos de la droga, que actualmente prefieren operar para el Viejo Mundo y no para realidades problemáticas como la de México.
Bélgica, Holanda, España, Italia, Lituania y, por supuesto, Francia reúnen las condiciones para que la carga ilegal llegue a salvo y se venda como pan caliente.
Allí, “la merca” puede alcanzar un valor cercano a los $45 mil por kilo.
Justamente, el pasado 14 de mayo, 199 kilos de cocaína fueron hallados por la Guardia Civil Española en el puerto de Valencia, España, y según un comunicado de la Policía de ese país, su origen sería territorio peruano.
Pero hay precios más altos. La cocaína de alta pureza que es enviada desde el Perú hasta los países de África y Asia alcanza los $120 mil, si su destino son países como Jordania o China.
Solo en América Latina, el precio por kilo de cocaína en todos los países es por lo menos el doble que en el Perú.
Un ejemplo particular es Colombia, también productor, donde el precio no baja de $3600 por cada kilo de cocaína.
OTRO SISTEMA. Sin embargo, difícilmente existen en el Perú las mafias y cárteles de la droga de los que tanto se ha hablado desde que el denominado “narcoporsche” del prófugo Gerald Oropeza López fuera blanco de balas y granadas el 1 de abril en San Miguel.
“Aquí lo que existe son ‘combos’, con gente que se junta y se divide funciones, como el financiamiento y la logística”, explica el fiscal Mendoza, y agrega: “Todos ellos ahora comparten rutas y hasta contenedores”.
La inversión, no obstante, resulta casi nula comparada con las ganancias obtenidas. En el Perú, comprar 1 kilo de cocaína en la zona del Huallaga puede valer únicamente mil dólares.
Por eso es que, según la Policía, los grandes capos y barones de la droga ya no existen en el Perú.
“Casi todos son brókers, nada más. El mismo Gerald Oropeza sería un bróker. La imagen de ‘Tony Montana’, un mafioso que pelea por el control de las rutas de narcotráfico entre Cuba y Miami no puede estar más alejada de Oropeza”, señala Nicolás Zevallos, investigador principal del Laboratorio de Criminalidad Social de la PUCP.
Estos brókers no solo son expertos en acondicionar camiones y barcos para el traslado de la mercancía, sino también son especialistas en captar a gente en la que puedan delegar responsabilidades de mando.
Cifras de la Dirincri indicaron que en 2014 se detuvo a 22 peruanos y 84 extranjeros con algún tipo de pertenencia a estos “combos” del tráfico de drogas.
CRÉANME, POR FAVOR. El golpe en Huachipa fue parte de una investigación que llegó a procesar a Manuel Angulo Lescano, suboficial de primera de la Dirección de Inteligencia de la Policía.
Para las autoridades que organizaron la intervención, esa no fue ninguna sorpresa. Sabían que había elementos de inteligencia protegiendo el “negocio” conducido por el uruguayo Rubén Clemente Batalla. Y lo sabían por un informante muy particular.
Fuentes de la Policía indicaron que a fines de 2008 un hombre se acercó a la Fiscalía Antidrogas y les hizo una oferta que no pudieron rechazar.
“Créanme, por favor. Yo sé muchas cosas, pero déjenme tranquilo. Les diré todo lo que sé”, dijo el sujeto, que terminó convirtiéndose en un colaborador eficaz. Un convenio secreto fue firmado entonces en conjunto con la Procuraduría Antidrogas.
La fuente recordó cómo es que el informante los aleccionó sobre los distintos modos de cargar la droga y sus diversos destinos.
A partir de 2010, la Drug Enforcement Administration (DEA) entró en contacto con él. “Todos los grandes golpes que dio la Dirandro en colaboración con la DEA entre 2010 y 2014 fueron por los datos que él nos pasó”, agregó la fuente.
No es para menos. Dicho informante había sido uno de los peces gordos que movieron toneladas de droga por el puerto del Callao entre 1998 y 2008.
Pero los problemas no tardarían en llegar. “Un día nos dijo que le habían avisado de un pase grande, pero entre policías”, recuerda la fuente.
Los agentes de la DEA determinaron que la vida del colaborador corría peligro y decidieron llevarlo con su familia a Panamá, donde vive desde enero.
fuente: http://diariocorreo.pe/ciudad/la-cocaina-peruana-y-sus-nuevas-rutas-al-exterior-587834/
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La SNCM n’avait pas besoin de ça. L’avenir de la compagnie, en redressement judiciaire, est plus qu’incertain et quelque 1 500 salariés attendent une offre de rachat solide. Mais le 10 juin s’ouvre le procès de huit d’entre eux, au tribunal correctionnel de Marseille (Bouches-du-Rhône). Ils sont soupçonnés d’avoir participé à un vaste trafic de drogues et d’armes entre la Corse et le continent, explique Le Parisien, dimanche 17 mai.
Les documents consultés par le journal « détaillent une organisation quasi mafieuse ». « Une quarantaine de kilos de drogue, de toute nature, auraient ainsi transité…
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Les auditeurs de France Info ont certainement écouté l’interview de Bruno Beschizza suite à la décision de l’état de renforcer le dispositif de sécurité à Saint-Ouen. Cette ville, plaque tournante du commerce souterrain de la drogue en région Parisienne, va recevoir le renfort définitif de plusieurs unités de CRS.
Si cette décision semble réjouir le Maire de Saint-Ouen William Delannoy, Bruno Beschizza semblait nettement plus sceptique au micro de France-Info. Le Maire d’Aulnay-sous-Bois indiquait en effet que, si la Police faisait son boulot, la justice était trop laxiste pour que cela soit suivi d’effet. Il cite ainsi deux cas :
Bruno Beschizza dénonce l’impunité de ces voyous à cause de juges trop complaisants à leur égard. Il est vrai que ces jugent n’habitent certainement pas dans les quartiers sensibles de la Seine-Saint-Denis.
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Acheteurs, rabatteurs, guetteurs, vendeurs sont dans le viseur du gouvernement. Dans une interview accordée au « Parisien », le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve dévoile plusieurs mesures ce jeudi 14 mai pour lutter contre le trafic de stupéfiants à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) dans le nord de Paris. Des mesures qui viennent après la manifestation des habitants, le week-end dernier, pour dire stop à la violence. L’objectif est de dissuader les acheteurs de se rendre dans la ville, en s’attaquant directement à la demande. Depuis mercredi, policiers et agents des douanes sont déployés et 56 acheteurs ont été contrôlés.
« On ne peut pas tolérer que des gens qui viennent de l’extérieur de cette banlieue contribuent à faire prospérer ce genre de trafic » explique à France 2 Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l’Intérieur.
Renforcement des contrôles
Une cinquantaine de CRS seront présents en permanence alors que la vidéo-surveillance va être renforcée avec l’installation de 12 caméras. Ces dernières semaines, cinq jeunes ont été blessés par balle dans la ville.
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Pour enrayer le trafic de drogue qui gangrène la ville de Saint-Ouen, la police a décidé de s’attaquer aussi aux clients, avec une première opération menée mercredi, a annoncé Bernard Cazeneuve dans un entretien au Parisien jeudi.
« Une opération conjointe de la police et des douanes est déployée depuis hier (mercredi, ndlr) après-midi à Saint-Ouen. Elle cible non seulement les vendeurs mais aussi les consommateurs », déclare le ministre de l’Intérieur.
Et
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L' INTELLIGENCE CYBER par Jean-Paul Pinte
La Commission européenne a présenté aujourd’hui un programme européen en matière de sécurité pour la période 2015-2020, qui doit aider les États membres à coopérer contre les menaces qui pèsent sur la sécurité et donner plus de poids à notre action commune contre le terrorisme, la criminalité organisée et la cybercriminalité. Ce programme expose les mesures et outils concrets auxquels recourront toutes les parties prenantes pour garantir la sécurité et affronter plus efficacement ces trois menaces particulièrement préoccupantes.
A la Une de l’heure du crime, les révélations d’un journaliste d’investigation sur un des plus grands secrets de la République…
Comme le secret est en train d’être éventé, on peut dire aussi qu’il s’agit d’un des grands tabous de la cinquième République : l’existence d’un groupe ultra secret de tueurs professionnels qui exerceraient, au nom de la France une sorte de droit de représailles de l’Etat, face à ses ennemis, par exemple les terroristes qui menacent depuis de longues années nos institutions…La décision de créer ce groupe au sein du service action de la DGSE aurait été prise après l’affaire du Rainbow Warrior, au milieu des années 80. Les Présidents de la République qui ont succédé à François Mitterrand ont toujours nié officiellement l’existence de ce groupe, baptisé « Alpha » dont certains membres ont accepté de parler à mon invité, Vincent Nouzille qui publie son enquête dans un livre qui vient de paraître aux éditions Fayard.
Avec lui, nous allons revenir sur cette guerre de l’ombre dont les échecs ou les victoires ne sont jamais officiellement revendiqués..
Vincent Nouzille a passé trois ans à recueillir les témoignages d’anciens ou d’actuels membres des services de renseignements français. Il en sort un ouvrage époustouflant, où la réalité semble parfois dépasser la fiction.
C’est en 2002 qu’un événement lui met la puce à l’oreille : deux agents de la DGSE sont arrêtés en Espagne, alors qu’ils transportaient des faux passeports et un vrai arsenal de guerre… Ces agents, bien plus secrets que des agents secrets, faisaient partie de la « Cellule alpha »… Une appellation que le journaliste a tenté de comprendre, et de mettre à jour. Une cellule constituée d’une dizaine d’électrons libres, capables de mener des doubles vies sans éveiller l’attention, et de tuer sans poser de questions. Ce dispositif, créé sous Mitterrand, a été utilisé par tous les présidents depuis.
A commencer par François Hollande…

En 2002, la France faisait libérer des espions arrêtés en Catalogne. Ils n’ont jamais comparu.
«Disparition de l’Officier traitant et de son agent.» Durant quelques heures, en avril 2002, le général Philippe Rondot a bien cru avoir perdu toute trace de deux agents de la DGSE en Espagne. C’était très ennuyeux parce qu’ils étaient partis pour un «exercice Alpha», et dans les notes de Rondot, le code «Alpha» désignait les équipes préparées aux opérations «Homo» (lire ci-contre), c’est-à-dire aux assassinats ciblés. Mystérieux exercice. Les agents «disparus» étaient en réalité sous les verrous. Et le général s’est chargé de régler l’épineux dossier jusqu’à leur libération six mois plus tard.
En prenant, comme toujours, des notes.
Les deux hommes avaient été interpellés, lourdement armés, en avril 2002, dans une ville voisine de Barcelone. Ils sont restés écroués durant six mois jusqu’à ce que le général Rondot vienne, lui-même, se porter garant. Sortis de prison, ils ont totalement disparu, sans comparaître à leur procès.
Le Periódico de Catalunya a révélé, hier, photos à l’appui, l’identité des deux agents qui figureraient toujours sur le fichier des personnes recherchées par Interpol. Christian Piazzole et Richard Pérez sont vraisemblablement des «alias» inscrits sur de «vrais faux» passeports.*

Selon les notes de Philippe Rondot, ces agents se livraient à un «exercice Alpha», «Alpha» étant le nom de code des équipes préparées aux homicides, au sein du service action de la DGSE. Conseiller du ministre de la Défense au moment des faits, Alain Richard, puis de Michèle Alliot-Marie lorsqu’il se rend à Barcelone, le général relève, peu avant le procès des agents en 2004, que la justice espagnole ne croit pas à la version française : «Les armes étaient réelles, et l’agent ne savait pas que c’était un exercice», note Rondot. Les armes saisies sont, selon la presse espagnole qui en publie les photos, de type «Chacal» ou «sicario». C’est un équipement de tueur à gage : une arme de guerre démontable avec viseur télescopique, plusieurs pistolets, des silencieux, et un dispositif GPS…
A Barcelone, le général Rondot a été introduit auprès du procureur général par le responsable de l’unité antiterroriste de la Guardia Civil. Mais la presse catalane évoquait, hier, l’intervention de l’ex-ministre de l’Intérieur espagnol Mariano Rajoy, actuel président du Parti populaire (PP). Des «pressions» confirmées par l’ancien conseiller à l’Intérieur du gouvernement catalan Xavier Pomés. En France, c’est Michèle Alliot-Marie, l’actuelle garde des Sceaux, qui, selon les notes de Rondot, était à la manœuvre pour sortir les agents en leur évitant de s’expliquer devant la justice.
Alain Richard et l’ancien Premier ministre Lionel Jospin ont démenti avoir «envisagé ou encouragé» des projets «d’assassinats ciblés» après le 11 septembre 2001, comme l’avait noté Rondot.
Los Mossos d’Esquadra detuvieron en abril de 2002 en Barcelona a un marsellés con un rifle de mira telescópica y una pistola. Unas horas después arrestaron a otro hombre relacionado con él. Ambos trabajaban para los servicios de espionaje franceses. Su jefe era el general Philippe Rondot, famoso por haber capturado en 1994 al terrorista Chacal. Rondot y el Gobierno engañaron a la Fiscalía para lograr la liberación de los agentes, a la vez que un general francés aprovechó el desfile de las Fuerzas Armadas del 12 de octubre de 2002 en Madrid para conversar con miembros del Ejecutivo español e interceder por los detenidos. Seis días después, y fruto de esas presiones, ambos fueron excarcelados y jamás acudieron al juicio.
http://elpais.com/diario/2009/11/29/domingo/1259470355_850215.html
http://blogs.libertaddigital.com/enigmas-del-11-m/el-11-m-y-el-gal-5226/
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« La Suisse est accueillante pour toutes les mafias. La mafia italienne se remarque peut-être plus car elle importe la cocaïne tandis que les Russes et les Ukrainiens y déposent leur argent et investissent », estime l’auteur de « Gomorra ».
Même si l’activité criminelle sur territoire suisse reste discrète – « il n’y a pas de juges, de journalistes ou des prêtres assassinés » – il existe une présence physique de la mafia, assure-t-il.
Roberto Saviano explique le calme régnant sur le territoire helvétique par une volonté d’éviter les remous. « La Suisse est une sorte de zone franche pour la mafia », estime le journaliste et écrivain italien, qui y voit l’existence d’un accord tacite entre clans.
« Ici vous ne tuez pas, vous ne faites pas la guerre et vos problèmes vous les réglez dans votre pays ». Une situation similaire à Milan, « où l’on tire très peu ».
Les conflits et règlements de comptes mafieux se retrouvent confinés dans les territoires d’origine, « parce que là-bas une balle ne vaut rien », raconte Roberto Saviano. « Si je tire à San Luca (capitale de la mafia calabraise, ndlr), ça ne fera pas les gros titres. Si je tire ici (en Suisse) c’est l’ouverture garantie de tous les journaux télévisés européens. Et ça tous les mafieux le savent ».
Soit la Suisse fait ce pas, soit elle sera dévorée
La médiatisation de l’existence d’une cellule de la Ndrangheta à Frauenfeld (TG) l’an dernier « a eu le mérite d’ouvrir les yeux des Suisses ». Si des membres supposés sont toujours en liberté, « ce n’est pas de la corruption », explique-t-il en visant le système judiciaire. « Il n’existe pas en Suisse de délit d’association de malfaiteurs ».
Un constat qu’il partage avec Michael Lauber, le procureur général de la Confédération, qui a lancé en début d’année un appel à réformer le Code pénal suisse sur les organisations criminelles.
http://www.rts.ch/info/suisse/6764218-la-suisse-est-une-zone-franche-pour-la-mafia-italienne.html
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Le procureur a requis des peines de douze à dix-huit ans de prison pour achat, importation et tentative d’écoulement de 117 kilos de cocaïne. La défense invoque un coup monté par les policiers français.
ETRANGE procès en vérité que celui qui vient de se tenir dans les locaux du tribunal de Grasse, et dont le verdict a été mis en délibéré jeudi soir. Les personnes jugées l’étaient, selon l’acte d’accusation, pour achat, importation et tentative d’écoulement de stupéfiants. Le trafic portait sur 117 kilos de cocaïne. La France, et plus particulièrement la Côte d’Azur, n’étant qu’un lieu de transit avant l’acheminement vers l’Italie.
Des faits assez graves pour que le procureur de la République, Jean-Luc Cabaussel, requière des peines allant de douze à dix-huit ans d’emprisonnement, avec ce petit commentaire qui résume bien l’atmosphère: «Je suis toujours très satisfait de requérir face à des malfrats.»
Une phrase qui n’était pas gratuite.
Depuis l’ouverture des débats, quelque chose semblait gripper la machine judiciaire. Plus exactement, un rapport établi par un commissaire suisse, Fausto Cattaneo, en partie corroboré par le numéro deux de la section antidrogue de l’office du procureur de la Confédération helvétique, Jacques-André Kaeslin.
Les deux hommes, dans deux notes séparées et officielles, soulignent les pratiques des services français et plus particulièrement de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCTRIS). Des révélations de taille comme celle lue par le procureur lui-même, à propos de la drogue saisie, qui «proviendrait des stocks de Marco Cavallero, numéro deux de la police fédérale des stupéfiants du Brésil, et aurait été importée, livrée et vendue par des informateurs».
Le procureur n’a pas soutenu la demande de supplément d’informations exigée par les avocats de la défense. «Ce serait énorme», dit-il: «Ce rapport, c’est un jet d’encre craché par un mollusque marin avant qu’il ne tombe dans l’épuisette.»
Que les accusés ne soient pas des enfants de choeur, ou plutôt de «Marie», selon les termes d’un défenseur, personne ne semblait le nier, sauf peut-être ceux qui attendent de connaître leur sort.
Selon Interpol, deux d’entre eux, Vittorio Ceretta et Stefano Fasanotti, seraient membres de la N’Dranghetta calabraise et un troisième larron, Renato Macri, appartiendrait à une organisation mafieuse dans le Piémont. Sergio Bonacina n’est pas non plus un inconnu pour les stups de différents pays et son épouse Drissia vivait auparavant avec un «mauvais garçon» en cheville avec des trafiquants basés en Amérique latine.
Mais l’audition de plusieurs policiers en qualité de témoins et notamment de Mario Le Corff, commissaire principal à l’Office central des stupéfiants, devait jeter le trouble.
A l’écoute de ces fonctionnaires, on avait une sensation de non-dit. Comme si certaines pratiques n’avaient pas à être évoquées. Comme si, la fin justifiant les moyens, seules importaient les «prises» record de drogue. Qui étaient les Sud-Américains, fournisseurs repérés dans cette affaire, jamais arrêtés ni photographiés de face contrairement aux autres protagonistes?
Je ne sais pas, répondait Le Corff, qui répétait devant le tribunal que dans cette procédure, aucun indicateur n’avait été utilisé. Mais selon Fausto Cattaneo (absent à l’audience), il s’agirait d’informateurs et il donne leurs noms. Mais le procureur, une fois de plus, s’est refusé à en tenir compte, ne serait-ce que pour que la lumière soit faite. «Ce rapport ne vient pas du ciel mais de l’enfer dans lequel se morfond Fausto Cattaneo.»
Les défenseurs avaient alors beau jeu de demander dans leurs plaidoiries si «l’efficacité de la répression permet tout», si la justice «allait servir le droit ou la pyromanie policière» ou encore de dénoncer «le mur de l’Etat policier».
Au mois de février déjà, à Marseille, dans un procès portant sur une saisie de 5 tonnes de hasch, les avocats des prévenus avaient invoqué un coup monté par l’OCTRIS… Ni la justice ni la police n’auraient à gagner à couvrir de tels agissements. Car si quelques «mules» tombent grâce à ces stratagèmes, ils n’ont pas d’effet sur les cartels qui continuent de proliférer tandis que les narcodollars pénètrent toujours plus l’économie mondiale.
C’est dire si le verdict du tribunal de Grasse, prévu pour le 24 mai, est attendu. Avec crainte ou espoir, c’est selon…
PIERRE BARBANCEY
LA HONTE !
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modifié le 12/04/2015 à 14h34 par THIERRY LéVêQUE
L’enquête sur une affaire de vol d’argent de la drogue par des douaniers de l’aéroport de Roissy va s’achever sans avoir fait la lumière sur un système frauduleux d’une ampleur sidérante.
À l’aéroport de Roissy, des douaniers subtilisaient des valises d’argent depuis 1997.
© archives maxppp
Y a-t-il un trésor secret des douaniers français constitué sur toute la planète avec l’argent de la drogue ? Cette question posée par l’arrestation, fin 2012, de sept agents de la Brigade de surveillance extérieure (BSE) de l’aéroport de Roissy n’aura pas de vraie réponse.
Après deux ans d’investigations, « l’instruction touche à sa fin et le dossier devrait être rapidement communiqué au parquet » pour le règlement en vue du procès en correctionnelle, a dit à « Sud Ouest » un porte-parole du parquet de Bobigny.
Dans le dossier « Harpagon »
La police et la justice avaient perçu d’emblée la mesure du scandale baptisé Harpagon, comme le montre un rapport daté du 23 juin 2012 et remis à la direction de l’OCRTIS (l’office anti-drogue), qui fait la synthèse des éléments d’enquête.
Un des suspects a déclaré avoir commis son premier vol en 1997. Un autre a expliqué avoir commencé en 2002 et un troisième… en 1994, relève ce rapport.
Ce dernier a admis avoir alors été « initié par un ancien », ce qui indique que les vols duraient sans doute depuis au moins deux décennies.
Un autre suspect a donné une idée de l’ampleur des sommes en admettant une quinzaine de vols de valises depuis 1998.
Les poursuites n’iront donc pas au-delà des suspects à l’origine de l’affaire. Cet aboutissement paraît tronqué quand on prend connaissance d’un rapport de police de 2012, que « Sud Ouest » s’est procuré.
Principale révélation choc : c’est peut-être depuis… quinze ans, voire vingt, que les douaniers de la BSE, chargés de contrôler les bagages des voyageurs à l’embarquement, volaient l’argent envoyé aux cartels sud-américains par les mafieux européens pour rémunérer les envois de drogue.
Ceux-ci adoptent de plus en plus souvent cette méthode pour faire voyager l’argent, évitant les circuits financiers, donc l’électronique et les ordinateurs du renseignement. Le pot aux roses a été découvert par hasard.
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Des millions placés en Andorre
Tout commence le 12 avril 2012, quand une valise contenant 640 000 euros en grosses coupures provenant du trafic de drogue et destinée à la République dominicaine disparaît mystérieusement à Roissy. Chez les policiers français de l’OCRTIS (Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants), c’est la stupéfaction. Ils suivaient, grâce à une information, la piste de deux trafiquants, espérant ainsi mettre au jour toute la filière.
Ce sont des soldats perdus qui ont continué leur guerre contre les cartels par d’autres moyens que ceux que leur donnait la loi.
Les policiers examinent les enregistrements de vidéosurveillance de la zone de tri des bagages du terminal 2C. Un douanier peut y être vu se faisant remettre trois valises suspectes avant leur embarquement en soute, puis n’en ramener que deux. Les enquêteurs constatent que cet agent appelle un de ses collègues, qui prend l’avion le soir même pour Toulouse. Il est appelé à son arrivée par un numéro de la principauté d’Andorre, micro-État et paradis fiscal pyrénéen dont les co-princes sont le roi d’Espagne et le président français. Les conversations sont écoutées : l’argent est plus tard déposé dans une banque, où un conseiller propose même des placements avantageux.
Les policiers arrêtent trois douaniers le 19 juin 2012, et leurs premières déclarations amènent quatre autres interpellations le lendemain. De fortes sommes en espèces sont saisies. Six des sept suspects passent aux aveux. Les recherches effectuées en Andorre donnent des résultats effarants : six des douaniers y possèdent des comptes créditeurs de plusieurs centaines de milliers d’euros et leurs historiques montrent qu’ils y ont déposé et retiré dans le passé des millions d’euros en espèces, sans que cela effarouche outre mesure les banquiers andorrans.
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Une maîtresse coûteuse
Le douanier de la valise de Roissy, le seul à ne pas avoir de compte en Andorre, justifie son comportement par la nécessité d’entretenir une maîtresse en Thaïlande. Il avoue notamment un envoi dans ce pays de 270 000 euros, et déclare : « Quand on a une maîtresse là-bas, il faut payer très souvent pour l’entretenir. »
Les premiers juges d’instruction lancent des commissions rogatoires en Thaïlande, en Côte d’Ivoire et à Hongkong, où des pièces saisies en perquisition prouvent que les douaniers y avaient blanchi une partie de leur trésor via des comptes bancaires et des appartements. Le résultat de ces demandes d’aide de la justice est à ce jour inconnu. La procédure s’enlise au fil des mois et des changements de juge d’instruction du tribunal de Bobigny.
Un fait déroutant est pourtant très vite apparu : le vol d’argent de la drogue était un système qu’on se transmettait à la douane. Un des suspects a ainsi expliqué aux juges avoir été initié en 2003, à son arrivée à la brigade. Cinq autres douaniers lui ont alors payé des vacances aux Pays-Bas et en Espagne, propices à une mise en condition et à une « formation ». Au retour, il a ouvert un compte en Andorre.
L’ancienneté du dispositif laisse penser que plusieurs « générations » de douaniers se sont ainsi enrichies, elle fait entrevoir des personnes peut-être encore en poste à la douane et inconnues des policiers. Les charges d’« association de malfaiteurs en vue de préparer des crimes, vols en bande organisée et blanchiment en bande organisée » auraient donc pu concerner des dizaines de douaniers. Ça ne s’est pas produit, et les sept suspects ont été libérés après moins d’un an de détention provisoire.
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Dossier dérangeant
Le dossier est-il dérangeant ? Cette timidité judiciaire fait évidemment les affaires de l’avocat des suspects, Daniel Merchat. « Que des pratiques illégales aient existé au-delà de la prescription n’a aucun intérêt. Je considère que l’élargissement des investigations au-delà de 2002 est une perte de temps et un gaspillage de l’argent public », a-t-il déclaré à « Sud Ouest ».
À ses yeux, les douaniers ont fait quelque part leur métier. « Ils ont estimé que dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, compte tenu de ce qu’ils percevaient comme de l’inertie, il était plus efficace de priver les trafiquants du produit de leur business, c’est-à-dire de leur argent. Ce sont des soldats perdus qui ont continué leur guerre contre les cartels par d’autres moyens que ceux que leur donnait la loi. » La douane a mené une enquête administrative dont le résultat n’est pas public. Un porte-parole nous avait déclaré en 2014 avoir « entièrement redéfini les méthodes de travail pour limiter tout risque de nouveaux agissements frauduleux » et avoir lancé « au plan national une démarche de maîtrise des risques déontologiques ». Il s’agit de « comportements totalement isolés », considérait-il.
Compte tenu des délais habituels, le procès ne devrait pas se tenir avant fin 2015, voire début 2016.
source: http://www.sudouest.fr/2015/04/12/l-enquete-tronquee-sur-les-ripoux-de-la-douane-1889033-4697.php

Que savait Jean Paul Garcia?
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Que savait Jean Baptiste Carpentier?
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LIRE aussi:
FRANCE: Histoire secrète de la corruption sous la 5e République.
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British billionaire, Virgin Galactic founder and fame-seeking celebrity Sir Richard Branson suggested the Ukrainian government legalize drugs, according to The Insider.
The world has been combating drugs for more than 50 years, and Ukraine has one of the worst records in this battle, the entrepreneur told the students of a Kiev university on Friday.