BRASIL 🇧🇷: Receita Federal apreende quase meia tonelada de cocaína que iria para a Holanda

Ao menos 489 kg de cocaína foram apreendidos pela Receita Federal no Porto de Santos, no litoral de São Paulo.

As informações foram confirmadas ao G1 nesta segunda-feira (10) e, segundo a autoridade aduaneira, o carregamento tinha como destino o porto de Roterdã, na Holanda. Ninguém foi preso.

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FRANCE 🇫🇷 (Ile-de-france): la drogue commandée sur snapchat était livrée à domicile

Un homme de 28 ans a été arrêté ce week-end dans les Yvelines. Il livrait des produits stupéfiants pour des trafiquants qui utilisent le compte Califweed93.

C’est un livreur comme les autres, employé par une société dont les commandes se font essentiellement via le réseau social Snapchat.

A la différence près que cet homme de 28 ans travaille pour des trafiquants de drogue. Cet habitant de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis) s’est fait interpeller avec un complice de 24 ans, dans la nuit de vendredi à samedi, après une course-poursuite avec la police entre Les Mureaux et Orgeval (Yvelines). Tous deux doivent comparaître ce mardi devant le tribunal correctionnel de Versailles.

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EUROPE 🇪🇺 (narco-conso): l’Espagne 🇪🇸, deuxième plus gros consommateur de cocaïne de l’UE

Les réseaux sociaux et les applications de messagerie cryptée telles que WhatsApp ou Telegram sont une fenêtre pour les trafiquants de drogue. On parle d’ubérisation du marché.

En 2018, 3,5 millions de citoyens européens âgés de 15 à 64 ans auraient consommé de la cocaïne durant l’année. Pour le cannabis, le chiffre s’élève à 24 millions.

Les autorités espagnoles ont confisqué près de 41 tonnes de cocaïne en 2017. Un chiffre qui représente presque 30% du volume de cocaïne perquisitionné dans toute l’Union européenne.

La Belgique devance l’Espagne en termes de consommation, et est suivie par les Pays-Bas et le Royaume-Uni. Si la France est la première consommatrice de cannabis dans l’UE, elle atteint aussi des chiffres record au niveau de la consommation de cocaïne : plus de 1,5% des Français déclarent en avoir pris au cours de l’année.

L’Observatoire montre que les hauts lieux de consommation de cocaïne en Europe sont : Bristol, Amsterdam, Barcelone et Paris. Pour l’ecstasy, Barcelone se situe également dans ce classement des villes européennes avec Berlin, Lisbonne et Helsinki.

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CARACAS 🇻🇪 (Venezuela): autoridades incautan más de 200 kilogramos de cocaína en el estado Falcón al norte venezolano

CARACAS (Sputnik) — Más de 220 kilogramos de presunta cocaína incautaron los funcionarios de la Guardia Nacional Bolivariana (componente de la Fuerza Armada), en un vehículo que se trasladaba en la carretera del estado Falcón (norte), informó el comandante de la Región Estratégica de Defensa Integral (Redi), Favio Zavarse.

« En operativo conjunto desarrollado por la Guardia Nacional Bolivariana Falcón y Guardia Nacional Antidrogas en el PAC [punto de control] el Maicillal de la carretera Morón, Coro Estado Falcón, lograron detener 2 sujetos que transportaban oculto en el interior de un vehículo, 201 panelas de cocaína para un peso de 220,92 kg », señaló Zavarse en Twitter.

https://mundo.sputniknews.com/america-latina/201906101087575524-lucha-contra-narcotrafico-venezuela/

ESTEPONA 🇪🇸 (Vigilancia Aduanera): cae un grupo de seis narcotraficantes con 275 kilos de cocaína oculta en bananas

Agentes de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria, en una operación conjunta con agentes de Policía Nacional, han desarticulado un grupo criminal que importaba cocaína procedente de Centroamérica oculta en bananas.

Los investigadores localizaron, en un contenedor procedente de Costa Rica, 275 kilos de cocaína distribuidos en paquetes ocultos en cajas de bananas.

Hay seis detenidos en Estepona, a los que se les imputa un delito de tráfico de drogas, que han ingresado en prisión por orden judicial.

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NARCOBUSINESS 🇲🇦: Mohammed VI, le « Pablo Escobar » du Maroc

Cannabis : l’enquête qui dérange

Le gouvernement refuse de collaborer avec l’ONUDC pour réaliser une nouvelle enquête sur la culture et la production de cannabis dans le Rif.

Si, depuis quelques années, les reportages journalistiques se multiplient dans le Rif, les données fiables et exhaustives sur la production de cannabis au Maroc restent rares. La dernière enquête menée par les autorités marocaines en collaboration avec l’ONUDC (Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime) a été réalisée il y a six ans (cartographie complète des cultures, calcul des rendements, enquête sociologique, etc.). Mais depuis 2005, plus rien…

Une nouvelle enquête conjointe devait être réalisée en 2010 afin d’actualiser ces données. Mais elle n’a pas vu le jour, comme le regrette l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), dans son rapport annuel rendu public le 2 mars dernier.

L’OICS « encourage le Gouvernement et l’UNODC à prendre toutes les mesures nécessaires pour que cette enquête soit réalisée dès que possible ».

Que s’est-il passé ?

Contacté par Lakome.com, le siège de l’ONUDC (basé à Vienne) s’explique :

“En 2010, les préparatifs pour la nouvelle enquête étaient bien avancés. Cependant, et malgré un accord initial, le gouvernement marocain n’est pas allé au bout de son engagement. Aucune explication supplémentaire n’a été fournie par le gouvernement ».

Egalement contacté par Lakome.com, le ministère de l’Intérieur n’a pas répondu à nos sollicitations.

Culture en hausse pendant la transition monarchique

Les chiffres du rapport 2010 de l’OICS (56 000 hectares de culture au Maroc en 2009) sont annoncés au conditionnel et correspondent aux chiffres distillés périodiquement par le ministère de l’Intérieur. Ils montrent que les campagnes d’éradication menées par les autorités semblent porter leurs fruits.

Estimée à 70 000 hectares en 1993, 90 000 hectares en 1999 ¹ et 173 000 en 2003, la culture de cannabis au Maroc serait retombée à fin 2010 à 46 000 hectares². Des données encourageantes mis qui, justement, interrogent sur le refus des autorités marocaines de mener cette nouvelle enquête conjointe.

Concernant la culture du cannabis, les rapports entre le Maroc et les différents organismes internationaux ont toujours été tendus, les autorités considérant les données récoltées comme étant « hautement confidentielles » rapporte l’OFDT ¹. La première enquête complète réalisée dans le royaume remonte à 1994. Deux ans plus tôt, Hassan II lançait sa « guerre contre la drogue » et l’Europe, qui examinait la demande marocaine d’adhésion à l’UE, commandait un rapport à l’Observatoire géopolitique des drogues (OGD).

La publication par le journal français Le Monde en novembre 1995, d’un article à propos de la version originale de ce rapport eu l’effet d’une véritable bombe.

Extraits : …

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STUPÉFIANTS 🇲🇦: si la Colombie avait son Escobar, le Panama son Noriega, le Maroc possède Mohammed VI

Si la Colombie avait son Escobar, le Panama son Noriega, le Maroc possède Mohammed VI qui protège et autorise la production de 2 000 tonnes de drogue par an à destination de l’Algérie et de l’Europe.

Dans un livre enquête intitulé ‘Parrains de cités’ écrit par Jérôme Pierrat, journaliste et collaborateur du Point, qui a enquêté depuis plus de dix ans au cœur de ces réseaux, il raconte comment de petits caïds venus du Maroc sont devenus des cadors du trafic de drogue en France.

Parmi ces ‘Escobar’ du Rif, on retiendra Mohamed Benabdelhak dit le Bombé, 35 ans seulement et déjà grand parrain de la drogue, recherché depuis 2008 en France et en Belgique et en cavale au Maroc.

Le gouvernement marocain refuse d’arrêter et d’extrader ses trafiquants marocains identifiés et qui inondent l’Europe et l’Algérie en haschisch. Le point de repère de cette nouvelle french connexion c’est Creil, à une soixantaine de kilomètres de Paris. Vaste supermarché de la drogue qui abreuve tout le nord de la France et une partie de la Belgique et bien sûr l’Algérie.

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FRANCE 🇫🇷 (400 kg de méthamphétamines saisis): lorsque les saisies de drogue réalisées par les douaniers permettent à toutes les régaliennes de se faire « mousser »

Près de 400 kilos de méthamphétamines ont été saisis par la BSI de Lons le Saunier (Douane) dans un semi-remorque frigorifique qui circulait sur l’A39.

Le vice-procureur Jean Richert a dit que c’était un « coup extrêmement significatif » porté à ce trafic par la douane….

« La totalité des saisies d’amphétamines et de méthamphétamines pour l’année 2018, tous services confondus, était de 237 kilos », est-il rappelé dans un communiqué de la Jirs, oubliant de préciser que cette saisie de méthamphétamines et amphétamines a été réalisée sur des produits destinés au marché allemand.

Le chauffeur espagnol a déclaré qu’il ne savait pas que son 44 tonnes était lesté de 400 kilos de drogue. Comme quasiment tous les chauffeurs d’aujourd’hui qui se mettent à quai pour charger et attendent dans leur cabine que le chargement soit terminé, il n’a peut-être pas vérifié son chargement.

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CÔTE D’IVOIRE 🇨🇮 (Abidjan): belle opération policière réalisée grâce à la coopération internationale 🇫🇷 🇮🇹 🇨🇮

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Le destinataire final de la marchandise n’était pas la Camorra à Naples mais la ´Ndrangheta en Calabre.

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Deux autres expéditions depuis 2017 ont été effectuées avec le même mode opératoire.

Depuis 2012, le parquet antimafia de Naples bossait dessus sans arriver à faire tomber cette organisation.

Tous les destinataires de la ´Ndrangheta ont été identifiés…Certainement déjà en cavale, ils vont être serrés dans les semaines qui viennent!!!!

C’est Sylvain Coué, de la police française qui est l’officier de liaison, basé à Accra qui s’est félicité de la très bonne coopération, seul moyen pour obtenir de bons résultats.

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IRAN 🇮🇷 (Yazd Province): Police seize 322 kg of opium and 73 kilograms of hashish

According to Mohammadreza Mir-Heidari, after thorough intelligence activities, the police traced the narcotics shipment, including 322 kilograms of opium and 73 kilograms of hashish in two trucks, which were destined for the central and northern parts of Iran.

Two offenders were also arrested during the operation, Mir-Heidari said.

The provincial police official said the illegal cargo had entered Yazd from Iran’s eastern provinces, which border Afghanistan and Pakistan.

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AFGHANISTAN 🇦🇫: le processus de paix risque l’échec (1/2)

La responsabilité des Talibans

Le mollah taliban Abbas Stanikzai (au centre) lors de pourparlers inter-afghans à Moscou le 6 février 2019. (Source : Washington Post)

Où vont les négociations entre Talibans et Américains ?

Vers une « capitulation négociée » ? Un vrai processus de paix est-il possible en Afghanistan ? Encore faut-il que la rébellion souhaite faire des compromis et mette au second plan les intérêts particuliers qui la traversent, notamment le trafic de drogue. C’est l’une des clés pour sortir de quarante années de guerre civile, régionale et internationale.

Un plus grand emploi de la force en Afghanistan. C’est ainsi que l’administration Trump, comme l’administration Obama avant elle, a d’abord pensé changer la donne dans le pays. Si des représentants du Pentagone ont systématiquement utilisé des éléments de langage pour faire croire qu’une telle approche aller fonctionner à terme. Mais les services de renseignement n’ont pas caché pas leur pessimisme depuis plusieurs mois, et avec eux, nombre d’analystes réalistes qui ont suivi les 17 ans de guerre afghane. Le dialogue actuel entre Américains et Talibans visant à lancer un véritable processus de paix inter-afghan, ne pouvait être que la conséquence logique d’une telle situation.

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MEXICO 🇲🇽: encuentran 140 kilogramos de cocaína en un tráiler en Villa de Arista

Personal militar destacamentado en el Puesto Militar de Seguridad, ubicado en el entronque de Villa de Arista, logró el aseguramiento de aproximadamente 140 kilogramos de cocaína.

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NARCOTRAFIC (financement du terrorisme): la situation théorique générale…

Le trafic de drogue attire les groupes terroristes en raison de sa rentabilité élevée, de risques relativement faibles, ainsi que du peu de barrières à l’entrée sur le marché. 

Le trafic renfloue les caisses, et les liquidités peuvent ensuite être utilisées pour l’achat d’armes, la formation de nouvelles recrues, la propagande et pour d’autres objectifs.

Il arrive moins fréquemment que les barons de la drogue connaissent une situation « inverse » en s’engageant dans une campagne de terreur à l’encontre des autorités publiques qui menacent leurs activités – au Mexique notamment. Selon les chercheurs, de cette situation naît ainsi une alliance stratégique entre terroristes et narcotrafiquants. Les premiers peuvent assurer la protection des routes, tandis que les seconds permettent d’utiliser leurs ressources logistiques dans la préparation d’attentats ou d’interventions armées.

Les effets indirects du trafic de drogues sont pourtant les plus forts. Les régions où sont produits les narcotiques connaissent également une consommation active. L’Etat consacre alors de grandes ressources pour lutter contre ce fléau, pour la réhabilitation des toxicomanes et pour le développement économique et sanitaire de régions « dangereuses ».

Cela se fait souvent au détriment de l’éducation – ce qui peut pousser une population pauvre et mécontente dans les bras des extrémistes. En plus de ces effets délétères, des actions dures et violentes sont souvent commises par les forces de sécurité dans leur tentative d’éradiquer les cultures de narcotiques.

Les dépenses en énergie et en ressources, pour s’opposer au trafic de drogues, privent les forces de sécurité de la possibilité de combattre efficacement les groupes radicaux.

… qui ne s’applique pas vraiment en Asie centrale!

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ASIE CENTRALE 🇰🇬 🇹🇲 : quel est le lien entre trafic de drogues et terrorisme ? 

Le trafic de drogue,moteur du terrorisme en Asie centrale ?

Alors que certaines agences des États-Unis ne se lassent pas de souligner les importants revenus que représentent le transport et la vente de narcotiques pour les organisations terroristes, des scientifiques s’opposent à cette vision, pointant les différences fondamentales existant entre les groupes terroristes et les groupes de narcotrafiquants, à la fois dans leur forme et dans les buts qu’ils poursuivent.

Les politologues américains Maria Omelicheva et Lawrence Markowitz ont décidé de sortir des sentiers battus. 

Pour élucider l’implication réelle du commerce d’opiacés afghans sur les activités terroristes en Asie centrale, ils se sont appuyés sur les statistiques régionales et les renseignements des systèmes d’information géographique. Leur travail « Le trafic de drogues impacte-t’il le terrorisme ? Les opiacées afghans et la violence terroriste en Asie centrale » (« Does Drug Trafficking Impact Terrorism? Afghan Opioids and Terrorist Violence in Central Asia ») est paru dans les pages du journal universitaire Studies in Conflict & Terrorism en septembre 2017.

D’ordinaire et selon le cas général, les organisations terroristes ne s’occupent pas délibérément du trafic de drogue, mais prennent plutôt le contrôle d’un business florissant sur « leur » territoire. Le Hezbollah et les Talibans en sont des exemples. Les deux organisations sont localisées dans des régions où des champs de stupéfiants sont cultivés depuis de nombreuses décennies et dont le réseau international de distribution, qui s’est intensifié depuis les années 2000, opère désormais indépendamment de leurs objectifs politiques.

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Novastan reprend et traduit ici un article publié initialement par Fergana News.

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ARGENTINA 🇦🇷 (Buenos Aires): cayó la banda de « Los Zapateros paraguayos » con 300 kilos de droga

La policía de la provincia de Buenos Aires, aprehendió en las últimas horas a nueve personas que se dedicaban al negocio de la droga en la zona del conurbano bonaerense y CABA. Entre los elementos incautados se hallan: 300 kilos de droga (marihuana y cocaína), sustancia de estiramiento, balanzas, dinero en efectivo y vehículos.

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FRANCE 🇫🇷 (Castaner-Parly): «La coopération est le secret de la victoire»

Publié vendredi, 07 juin 2019 ‐ Le Figaro

À l’occasion des dix ans du rattachement de la gendarmerie nationale au sein du ministère de l’Intérieur, Christophe Castaner et son homologue aux Armées, Florence Parly, détaillent en exclusivité pour Le Figaro la complémentarité des forces civiles et militaires face aux menaces qui pèsent sur la France.

LE FIGARO. – La gendarmerie a quitté il y a dix ans le giron des Armées pour rejoindre celui de l’Intérieur. Avec le recul, quels avantages voyez-vous à ce rattachement?

Christophe CASTANER. – D’abord, la loi de 2009 est une avancée. Ce n’est pas un reniement. Au contraire. Il s’agissait de gagner en cohérence pour plus de sécurité, en donnant au ministre de l’Intérieur un champ de vision à 360 degrés. La gendarmerie porte un maillage territorial dense que n’avait pas forcément la police. La délinquance ne se limite pas aux zones urbaines. Voilà pourquoi j’ai décidé, par exemple, que quatre quartiers de reconquête républicaine (QRR) soient en zone gendarmerie: …

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OCAD ou OCIAD 🇫🇷 (la nouvelle dénomination de L’OCRTIS, l’Office des stups): c’est bonnet blanc et blanc bonnet

Lu dans

Par Brendan Kemmet

L’Office des stups ne semble plus devoir quitter la spirale des révélations compromettantes.

Le ménage est fait par une magistrate qui a découvert qu’un policier de l’office avait fait surveiller le numéro de son épouse. Selon nos informations, le patron de l’OCRTIS l’a d’abord caché à la magistrate.

Quand à l’été 2016 Vincent Le Beguec a franchi les portes vitrées coulissantes de la rue des Trois-Fontanot à Nanterre, il n’envisageait peut-être pas l’ampleur du chantier qui l’attendait à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS). Libération écrivait alors que le commissaire avait pour « lourde tâche de redorer l’image d’un service ébranlé par les méthodes de son ancien patron ». Moins de trois ans après, le successeur de François Thierry se retrouve à son tour en difficulté et en proie aux critiques des magistrats spécialisés qui mettent en cause sa loyauté.
Déjà secoué par « l’affaire Hambli », du nom du principal indic de l’ancien patron du service, lui-même sous le coup de deux mises en examen à Bordeaux et Lyon, l’office des stups ne semble pas devoir quitter la spirale des révélations compromettantes. Il y a d’abord eu cette hiver la mise en cause d’un expérimenté chef de groupe, suspecté d’avoir informé son indic des allées et venues d’un rival qui l’avait floué.

Ce rival a été enlevé, séquestré et sévèrement battu, selon les révélations du Monde que Mediapart a détaillées. Le policier est soupçonné d’avoir « glissé » discrètement une demande de facturation détaillée (fadet) dans une enquête sans aucun rapport et menée par une juge d’instruction, appartenant à la Juridiction interrégionale spécialisée de Rennes (JIRS).

En découvrant l’affaire, la juge bretonne a dessaisi l’OCRTIS des quatre dossiers qu’elle lui avait confiés, mais elle ne s’est pas arrêtée là. Comme l’a dévoilé Europe 1, elle a demandé au chef des « stups » de justifier l’ensemble des demandes de « fadet » et de géolocalisation réalisées dans le cadre de ses procédures menées avec le prestigieux office de Nanterre. Et elle a eu une surprise en découvrant qu’un autre policier a fait surveiller le numéro de son épouse.

Ce qui pourrait n’être qu’une dérive individuelle, une erreur de Post-it mélangés, comme l’a expliqué le fonctionnaire, se double d’un aspect plus embarrassant pour les relations policiers-magistrats déjà sérieusement mises à mal depuis quatre ans. Depuis la saisie de 7 tonnes de cannabis lors d’une opération ratée de l’OCRTIS dirigé alors par François Thierry et dont la justice semble avoir tout ignoré…

Après la [fausse] saisie, le 18 octobre 2015, de sept tonnes de cannabis à Paris. © Reuters

Selon les informations recueillies par Mediapart, quand, mi-avril, la juge d’instruction rennaise a demandé à qui était attribué le numéro litigieux, le commissaire Le Beguec a d’abord répondu qu’il s’agissait de celui « d’un policier de son service ». La magistrate est alors revenue à la charge en exigeant l’identité du policier. Le patron de l’OCRTIS a fini par reconnaître qu’il ne s’agissait en réalité pas d’un fonctionnaire de son service, mais bien de l’épouse d’un fonctionnaire de son service. « On a menti à un magistrat, commente une source judiciaire. C’est particulièrement grave. »

Le parquet de Nanterre a été saisi. Il précise qu’il a « reçu la semaine dernière un courrier du tribunal de grande instance de Rennes » et « étudie les suites à lui donner ». Contacté, Vincent Le Beguec n’a pas répondu aux sollicitations de Mediapart. Quant à la direction générale de la police nationale, elle n’a pas souhaité non plus faire de commentaires, arguant d’une enquête en cours.

En juillet 2017, le commissaire Le Beguec avait semblé plutôt désemparé au moment de rendre compte d’un entretien avec sa supérieure, Mireille Ballestrazzi, alors directrice centrale de la police judiciaire. Il s’entretenait avec son adjoint de l’époque, lui-même placé sous écoutes judiciaires dans l’affaire Hambli. « On n’arrête pas là maintenant les conneries ? s’interrogeait M. Le Beguec. Qu’est-ce qu’il faut, alors, c’est pas encore assez, un procureur adjoint, un JLD [juge des libertés et de la détention] qui sont également dans le dossier ? Enfin bon… des fois j’arrive plus à comprendre. »

Il fait là référence à deux magistrats mis en cause dans la procédure lyonnaise de François Thierry car soupçonnés d’avoir permis la fausse garde à vue d’un indic. Surtout, Vincent Le Beguec concluait : « J’en ai au moins profité pour bien lui [la directrice de la PJ] redire que la JIRS, c’était même pas la peine de penser qu’on allait travailler avec eux… » Le commissaire parlait alors de la JIRS de Paris. Désormais, son service est aussi confronté à la défiance de celle de Rennes.

Jérôme Bonet, le patron de la DCPJ

La perspective d’un changement de nom de l’Office des stups, comme l’a révélé Mediapart, suffira-t-elle à rétablir la confiance avec les magistrats ? Cette réforme imposée à marche forcée par l’Élysée doit aboutir avant l’été. D’ores et déjà, il semble que la sortie de l’OCRTIS de la police judiciaire n’est plus au goût du jour.

En revanche, gendarmes et douaniers auront un rôle renforcé et un magistrat de liaison devrait s’installer à demeure au sein de la nouvelle structure. Quant au nom de cette dernière, les hautes sphères policières hésitent entre « office central de lutte anti-drogue » (OCAD) et « office central interministériel anti-drogue » (OCIAD). Même si rien n’est gravé dans le marbre. Là encore, le suspense perdure, la direction générale de la police nationale se disant soumise à la « période de réserve électorale », jusqu’aux élections européennes.Si vous avez des informations à nous communiquer, vous pouvez nous contacter à l’adresse enquete@mediapart.fr. Si vous souhaitez adresser des documents en passant par une plateforme hautement sécurisée, vous pouvez vous connecter au site frenchleaks.fr.

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INTERNATIONAL: de la géopolitique des drogues illicites

Mais s’il a fallu des millénaires à l’humanité pour distinguer quelles étaient les «plantes magiques», un siècle seulement lui a été nécessaire pour en identifier, isoler, voire reproduire les principales substances actives. L’histoire et la géographie des drogues changent brusquement à partir du XIXe siècle avec les progrès de la pharmacologie et de la médecine allopathiques, l’internationalisation des échanges, l’expansion de la civilisation industrielle, les bouleversements sociaux et culturels que celle-ci véhicule et les nouvelles représentations collectives qui en émergent en Occident2.

Très vite, les États dominants s’entendent sur un régime de contrôle international des drogues instaurant les mécanismes de régulation de certaines drogues, dites «légales» (les «médicaments»), et en prohibant parallèlement d’autres, dites «illégales» (les «stupéfiants»). De fait, ce régime a créé deux marchés transnationaux qui se répartissent l’ensemble des drogues répertoriées sur la planète. Ces marchés sont interconnectés à plusieurs niveaux mais chacun d’entre eux dispose de ses dynamiques propres. Celles-ci sont notamment déterminées par les acteurs historiques distincts qui se sont chargés du contrôle immédiat de chacun des marchés: pour les médicaments, l’industrie pharmaceutique et les médecins allopathes, qui constituent une oligopole sous tutelle de l’État; pour les stupéfiants, la police (la douane, etc.) et une série d’agents disparates, les «trafiquants», fréquemment issus de la pègre et éventuellement liés aux services de sécurité («secrets») des États.

Même si le premier marché n’est pas dénué d’intérêt du point de vue géopolitique, c’est avant tout le second qui nous intéresse ici.

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NARCOTICS 🇺🇸🇨🇴🇫🇷🇬🇧 (la naissance de la guerre à la drogue): une obsession américaine?

En 1961, la Convention internationale sur les stupéfiants de l’Organisation des Nations unies (ONU) définit la drogue comme un «fléau pour l’individu qui constitue aussi un danger économique et social pour l’humanité». Ce n’est pas pour autant qu’une guerre à la drogue est déclarée: le texte ne vise qu’à unifier et clarifier l’ensemble des mécanismes de régulation du commerce international des stupéfiants et à prohiber les usages non médicaux des substances listées.

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PHILIPPINES 🇵🇭 (Guerre anti-drogue): le président Rodrigo Duterte refuse une enquête de l’ONU

La présidence philippine a rejeté ce 8 juin l’appel à une enquête sur les violations des droits humains lancé par onze experts des Nations unies.

Ces derniers avaient appelé la veille les Etats-membres du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à ouvrir une enquête sur les graves violations des droits humains, soulignant notamment « le nombre impressionnant de personnes tuées par la police dans le cadre de la soi-disant lutte contre le trafic de drogue ».

Cet appel des experts de l’ONU « est non seulement idiot mais une ingérence inadmissible dans la souveraineté des Philippines », a déclaré dans un communiqué le porte-parole de la présidence philippine Salvador Panelo.

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