FRANCE (Marseille): explosion des règlements de comptes en lien avec le trafic de drogue

C’était ce dimanche vers 17h30. Un jeune homme de 27 ans a été pris pour cible alors qu’il se trouvait à une terrasse de café dans le 16e arrondissement de Marseille. L’homme a été grièvement blessé aux jambes. Cette affaire s’ajoute aux 17 règlements de comptes recensés depuis le début de l’année. Selon nos informations, 18 personnes ont trouvé la mort dans la cité phocéenne et cinq autres ont été blessées. « Ces règlements de comptes sont principalement liés au trafic de stupéfiants », indique-t-on dans l’entourage du préfet de police de Marseille.

Cette nouvelle « jambisation », technique utilisée par les trafiquants de drogue pour intimider leurs adversaires, vient s’ajouter à la liste déjà longue de règlements de comptes depuis septembre dans la région.

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https://www.bfmtv.com/police-justice/a-marseille-explosion-des-reglements-de-comptes-en-lien-avec-le-trafic-de-drogue-1525204.html

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COKE en STOCK (CCXXIII): la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (52)

Retour à la saga originelle (on reprendra la mini-série sur le Honduras la semaine prochaine, si vous le voulez bien). On finit par tomber dans cette saga sur l’homme à la tête de chou, ou sur une sorte de monstre de Frankenstein : un des chefs de cartels qui s’est tellement fait refaire la tronche qu’il est devenu effrayant. Il s’appelle Juan Carlos Ramirez Abadia, alias « Chupeta », et c’est alors lui le grand organisateur du trafic au Brésil, dont on va retrouver la trace ici en dépouillant les minutes des procès de ses comparses. L’homme était un obsédé… des « calétas »: de grosses sommes d’argent qu’ils dissimulait dans ses propriétés (1). Avec lui, on va y découvrir toute une méthodologie qui force les policiers à prendre des risques pour les attraper. Cette fois on va éviter de peu une rencontre face à face entre un de leurs appareils et un de ceux des trafiquants !!!

Au début, dans les années 80-90, la drogue provenait de Colombie. Dans l’épisode précédent, je vous avais en rappelé un de ces fameux fournisseurs colombiens: avec son hélicoptère, Bell Ranger 206B, du trafiquant colombien Juan Carlos Ramirez Abadia, immatriculé PT-HBM. Le Bell N° 4175 enregistré au Brésil le 13 novembre 2001, l’ex N3100W américain. Un hélico vous avais-je dit, qui avait été vendu en 1994 par Luziair Inc, d’Orlando en Floride, une coquille vide derrière laquelle certains voient toujours l’œuvre de la CIA, ce qui est fort probable en effet. Mais avant de se faire véhiculer ainsi sa coke, notre colombien roi de la chirurgie plastique (il en avait sérieusement abusé au point d’être devenu aujourd’hui monstrueux !), avait utilisé des moyens plus conventionnels, comme je vous propose de le voir maintenant.

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http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-ccxxiii-la-decouverte-et-la-chute-des-fournisseurs-davions-52/

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CANADA (GRC – RCMP): saisie de cocaïne au port de Valleyfield

« Quelque 81 kilos ont été saisis par l’ASFC au Port de Valleyfield. La drogue était dissimulée dans la cale d’un navire en provenance de la Guyane », fait-on savoir sur le site web de la GRC.
Quatre personnes ont été arrêtées, dont deux accusées de complot d’importation de drogue en vue d’en faire le trafic, soit Roldan De Gorio Tito, 36 ans, de même que Nazir Ahmad HUSSAIN, âgé de 48 ans.

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https://www.journalsaint-francois.ca/saisir-de-cocaine-port-de-valleyfield/

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FRANCE (Gironde): les policiers découvrent 190 kilos de résine de cannabis dans une voiture à Podensac

Un trafiquant de drogue a été intercepté à la sortie de l’autoroute A62 à Podensac (Gironde) avec à bord de sa voiture revenant d’Espagne, 190 kilos de résine de cannabis.

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https://actu.fr/nouvelle-aquitaine/podensac_33327/gironde-policiers-decouvrent-190-kilos-resine-cannabis-dans-une-voiture-podensac_18636296.html

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ROYAUME-UNI (nord Lincolnshire): la NCA a saisi 400 kilos de cocaïne au port de Killingholme


Les 400 kilogrammes de substances illicites, dissimulés au milieu d’oignons et de tomates, ont permis l’arrestation d’un Roumain de 45 ans, qui se trouvait avec son camion sur le bateau en provenance des Pays-Bas.

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https://www.illicit-trade.com/fr/2018/09/royaume-uni-30-millions-euros-cocaine/

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VIETNAM: sept morts et cinq personnes dans le coma après avoir consommé de la drogue lors d’un festival de musique

Ces personnes ont toutes participé à un festival de danse et de musique électronique intitulé « Voyage sur la lune ».

Sept jeunes Vietnamiens sont morts et cinq autres sont dans le coma après avoir consommé de la drogue lors d’un festival à Hanoï, a appris lundi de source policière.

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http://www.europe1.fr/international/vietnam-sept-morts-cinq-personnes-dans-le-coma-apres-avoir-consomme-de-la-drogue-lors-dun-festival-de-musique-3757463

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ALGÉRIE (Affaire de la cocaïne saisie au port d’Oran): l’enquête à l’arrêt depuis le mois d’août

L’opinion publique risque de devoir patienter encore pour connaître les dessous de l’affaire de l’introduction en mai dernier, via le port d’Oran, de sept quintaux de cocaïne par Kamel El Bouchi. L’enquête sur ce scandale dans laquelle sont impliquées plusieurs hautes personnalités est à l’arrêt depuis le mois d’août dernier.

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http://www.algeriemondeinfos.com/2018/09/16/affaire-de-cocaine-saisie-port-doran-lenquete-a-larret-mois-daout/

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AFRIQUE (La lutte contre la drogue): un défi colossal

Dar es Salaam, la capitale tanzanienne, accueille du 17 au 21 septembre la 28e réunion des chefs de services chargés au plan national de la lutte contre le trafic illicite des drogues en Afrique. Cette rencontre de toutes les délégations africaines de la Commission des stupéfiants (CND), organe directeur de l’office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) doit faire le point sur la situation dans chaque pays du continent. Une occasion pour élaborer et évaluer l’application des programmes de lutte contre la drogue et la criminalité organisée en Afrique.

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http://www.rfi.fr/afrique/20180916-lutte-contre-drogue-afrique-defi-colossal

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DIYARBAKIR: Turkish police seize over 7 tons of marijuana

Security forces seized more than 7.2 tons of marijuana in anti-narcotics raids across five districts of the southeastern province of Diyarbakır on Sept. 14, security sources said.

In a statement, the Diyarbakir Governor’s Office said local gendarmerie commando units, police special forces unit and local security teams began anti-narcotics operations in the Lice, Kulp, Silvan, Hazro and Kocaköy districts of Diyarbakır on Sept. 10 and finalized the simultaneous operations on Sept. 14.

Over 7.2 tons of marijuana, 669,478 cannabis roots and over 712 kg of powdered hashish were seized in the four-day operations.

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http://www.hurriyetdailynews.com/turkish-police-seize-over-7-tons-of-marijuana-136840

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KENYA: Police confiscate drugs worth Ksh 8 million during a drug bust in Nairobi\’s Utawala Estate

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NARCOS: dan fuerte golpe a una banda de traficantes que usó aviones y submarinos para traer cocaína a EEUU

Los integrantes de la banda

Los siete operadores de esta red que fueron arrestados el jueves son: Hugo Atienzo, de 55 años y residente de Azusa; Juan Antonio Brizuela, de 29 y habitante de Lompoc; Richard Dennis, de 54 y vecino de Studio City; Gerardo Mojarro, de 42 y de South Gate; Jesús Manuel Monrreal, de 33 y residente de Van Nuys; Jonathan Zamora, de 28 y de Cerritos; así como Amparo Yokasta Melo Peguero, de 44 años y quien fue detenida en su ciudad natal Boston.

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https://www.univision.com/los-angeles/kmex/noticias/narcotrafico/dan-fuerte-golpe-a-una-banda-de-traficantes-que-uso-aviones-y-submarinos-para-traer-cocaina-a-eeuu

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ESPAÑA – ADUANAS (DAVA): intervenido otro alijo de 500 kilos de cocaína en el puerto de Valencia

Una operación conjunta de la Guardia Civil de Valencia y la Dirección Adjunta de Vigilancia Aduanera (DAVA) ha permitido la incautación de 500 kilos de cocaína tras la inspección de varios contenedores desembarcados en los últimos días en el puerto de Valencia.

Criterios de inspección

Los especialistas de la Agencia de Tributaria y de la Guardia Civil disponen de un programa informático para seleccionar la documentación de las mercancías, con diferentes variables y criterios de búsqueda, y reducir así el número contenedores que abrirán para comprobar si llevan cocaína. Además, el puerto de Valencia dispone de un camión escáner que permite inspeccionar de forma más exhaustiva las mercancías para detectar droga, armas o productos no declarados.

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https://www.lasprovincias.es/sucesos/intervenido-alijo-kilos-20180917235023-ntvo.html

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FRANCE (l’impossible Prohibition): drogues et toxicomanie en France (1945-2017)

Parmi la sélection littéraire que nous vous avez présenté hier, il est un livre qui a particulièrement retenu notre attention : L’Impossible prohibition, drogues et toxicomanie en France (1945-2017), écrit par Alexandre Marchant et édité aux éditions Perrin.

Il s’agit d’une étude historique sur la drogue, sur ses réseaux, ses acteurs, ses consommateurs, et les politiques d’État visant à la combattre ou à « l’accompagner ». Une étude passionnante, et nécessaire, tant elle montre les difficultés (mais aussi une forme d’hypocrisie) à combattre le trafic de drogue notamment.

Pour présenter le livre, nous avons interrogé Alexandre Marchant, ci-dessous :

Breizh-info.com : Pourriez vous tout d’abord vous présenter à nos lecteurs ?

Alexandre Marchant : Je suis enseignant, professeur d’histoire-géographie dans un lycée de la région parisienne, et chercheur, ayant choisi d’explorer un sujet relativement neuf et peu prisé des historiens français : la drogue et tout ce qu’elle révèle sur l’histoire et le fonctionnement de nos sociétés. Ce livre est issu de ma thèse de doctorat, soutenue en 2014 à l’ENS de Cachan.

Breizh-info.com : Qu’est ce qui vous à amener à écrire ce livre, L‘impossible prohibition ?

Alexandre Marchant : D’abord, un intérêt ancien pour l’histoire des marges et les problématiques de déviance, de normes et de transgression. Quand je me suis inscrit en thèse, je cherchais un sujet qui pouvait s’y prêter et qui puisse mêler histoire sociale, culturelle et politique. L’idée d’écrire sur l’histoire de la drogue en France m’est donc venue rapidement. Il manquait singulièrement de travaux historiques sur une période pourtant cruciale : celle du déclenchement de la « guerre à la drogue », depuis les Etats-Unis, qui a nourri notre imaginaire avec son lot de films, et aujourd’hui de séries, sur les « narcos » et les « stups ».

Au bout de quelques recherches dans les archives, j’ai découvert tout un univers dont je n’avais alors qu’une vision déformée par les clichés : les nébuleuses trafiquantes, le monde des usagers et les problèmes auxquels ils sont confrontés, la laborieuse élaboration d’une politique publique en la matière, des militants, des débats

sans cesse rouverts sur la prohibition, la dépénalisation ou la légalisation… J’ai donc poursuivi jusqu’au bout cette enquête passionnante, puis la thèse s’est transformée en livre.

Breizh-info.com : Votre livre, qui expose l’évolution du marché de la drogue en France dans la deuxième moitié du 20ème siècle, mais aussi le rapport au consommateur, évoque une impossibilité, quelles que soient les mesures prises, à anéantir ce marché. Pourquoi ?

La prohibition entretient en vérité le phénomène qu’elle est censée combattre. Sur le plan de l’offre, la situation ressemble à ce qui s’est passé aux Etats-Unis au temps de la prohibition de l’alcool qui a permis à Al Capone de bâtir son empire. La prohibition des drogues a stimulé l’activité d’organisations

criminelles toujours de plus en plus puissantes et violentes, maîtresses d’un marché incontrôlable car clandestin. Les bandits de la French Connection des années 1960 ont presque l’allure de débonnaires contrebandiers au regard des mafias et des cartels de la drogue qui leur ont succédé.

Quand elle s’abat quelque part, la répression ne fait que déplacer ou, pire, disperser le trafic, en dilatant toujours plus ces réseaux criminels extrêmement souples et dynamiques. Quand la French Connection a officiellement été démantelée au début des années 1970, ce qui est déjà un mensonge car la drogue revient à Marseille quelques années après, de nombreuses cellules de trafiquants ou de chimistes qui ont échappé aux coups de filet policiers sont allés poursuivre leurs activités en Italie, aux Etats-Unis, en Asie du Sud-Est… contribuant à la dispersion et à l’étalement des filières de trafic.

Quant à la lutte contre la demande, elle manque aussi ses objectifs. Criminalisés, les usagers s’enferment dans une trajectoire déviante, hésitent à démarcher le système de soins et finissent par sombrer dans la plus grande misère sanitaire et sociale, quand ils ne finissent pas en prison où ils ne seront guère soignés. Dans les années 1980, nombreux sont les héroïnomanes qui sont morts du sida dans l’ignorance collective, la honte de leur famille et le déni des autorités.

Quel que soit le rapport des autorités à la drogue (chasse féroce, tolérance, accompagnement) il semblerait qu’à chaque fois, cela se révèle un échec, pour contrôler les trafiquants, comme les consommateurs. Pourquoi ?

Il faudrait déjà que les autorités se mettent d’accord pour avoir une politique unifiée et cohérente en matière de drogue. Or la loi de 1970, mal ficelée, se contredit dans ses objectifs à la fois sanitaires et répressifs et les différentes autorités chargés de mettre en œuvre cette prohibition se tirent en permanence dans les pattes : policiers contre douaniers, magistrats contre médecins, ministère contre ministère… Chacun a sa propre vision du problème, ses propres moyens, ses intérêts et ces divergences ont été à l’origine de maints blocages et ont ruiné plus d’une fois l’efficacité de la lutte contre la drogue.

Mais la difficulté tient aussi à la place des substances psychoactives dans notre société qui est à repenser intégralement, d’autant plus que la plupart des substances psychotropes ont été (ou sont parfois encore) des produits pharmaceutiques, avec des frontières particulièrement floues entre drogues et médicaments qui tombent selon les types d’usage. Malgré leur dangerosité avérée, les « paradis artificiels » ou le « bonheur chimique » attireront toujours et il est utopique d’imaginer une société sans drogue. Le faire, c’est être inévitablement condamné à l’échec.

Breizh-info.com : Qu’est-ce qui a évolué, entre 1945 et aujourd’hui, sur le marché de la drogue ? Comment expliquer vous que la cocaïne par exemple, soit devenu presque banale aujourd’hui, alors qu’elle terrifiait quelques esprits il y a encore deux décennies (tout comme l’héroïne, toute une génération a été marquée par le film Trainspotting) ?

Depuis 1945, les usages se sont massifiés et les drogues viennent davantage du marché clandestin : après-guerre, prédomine toujours la figure de la toxicomanie iatrogène où le « drogué » a contracté sa dépendance à la suite d’un traitement médical et qui cherche à obtenir ses produits opiacés auprès de l’offre légale (ordonnances de complaisance pour des médicaments opiacés…). Les formes nouvelles de la toxicomanie (juvénile, récréative et rebelle…) se développent surtout à partir de la contre-culture des années 1960, même s’il faut se garder du cliché de l’apologie de la drogue par les hippies et les beatniks. Les usages de drogue sont toujours très diversifiés.

Le marché de la drogue évolue constamment et les produits sont souvent pris dans des cycles : la cocaïne était une drogue à la mode dans les années 1920 puis sa consommation a considérablement diminué avant de repartir de façon spectaculaire depuis les années 1980. L’héroïne aussi a connu une progression fulgurante en France dans les années 1970 avant de diminuer en grande partie grâce aux effets de la politique de réduction des risques vingt ans après.

Quand une drogue se banalise, plusieurs facteurs explicatifs s’entre-mêlent : sur le plan de l’offre, la cocaïne arrive en plus grande quantité et franchit désormais l’Atlantique par de multiples routes, en passant par l’Afrique de l’Ouest par exemple, avec de multiples relais offerts par des groupes criminels qui ont compris qu’elle était rentable, et les prix baissent, la rendant plus facile d’accès.

Mais la demande aussi est importante: la cocaïne, par ses effets, s’inscrit admirablement bien dans les pratiques contemporaines, là où l’héroïne et le LSD seyaient aux hippies rêveurs en partance vers Katmandou. La cocaïne une drogue de l’hyperactivité : on en prend pour être encore plus performant, travailler encore plus dur par-delà la fatigue physique, stimuler sa créativité, ou maximiser son euphorie au cours d’une fête… Elle donne l’impression d’être compatible avec un usage socialement intégré, de pouvoir maîtriser ses effets : illusion car tôt ou tard les effets de la dépendance et son cortège de problèmes de santé ou de problèmes relationnels se font sentir. La « lune de miel » dont parlait Claude Olievenstein à propos de toute découverte de drogue finit toujours par se dissiper.

Quant aux films sur la dépendance comme Trainspotting, ils sont toujours ambivalents dans ce qu’ils montrent, tout dépend de la réception. La marginalité et la transgression peuvent attirer certains individus, même parfaitement conscients des effets nocifs. Beaucoup d’héroïnomanes se sont identifiés au personnage de Bloody, dans les BD de Pierre Ouin, un punk hirsute, violent et ravagé par la drogue, un personnage en soi terrifiant mais qui correspondait à un style de vie dans lequel beaucoup d’usagers pouvaient se reconnaître.

Breizh-info.com : Est-ce que l’encadrement, y compris pour les drogues dures (salles de shoot à Paris) constitue une réponse adaptée selon vous ?

Ce n’est pas une solution miracle mais c’est dans l’immédiat la solution la plus adaptée aux problèmes de la marginalisation extrême de certains toxicomanes. Il s’agit de l’ultime étape d’une politique de réduction des risques qui a porté ses fruits. Dans les années 1980, beaucoup d’héroïnomanes en détresse ne démarchaient pas le système de soins, alors focalisé sur l’abstinence comme unique horizon. Ils mourraient en silence du sida ou d’overdose. Quand la réduction des risques a été généralisée en France dans les années 1990 (programme d’échange de seringues, substitution à la méthadone et au Subutex, reconnaissance des associations d’auto-support, ie d’usagers…), on a vu des milliers de toxicomanes invisibles se matérialiser, « capturés » par une politique de soins qui était conforme à leurs attentes.

Beaucoup ont été substitués et ont pu retrouver une vie normale, loin de la violence du marché criminel. Le nombre d’overdoses a fortement baissé. Les salles de consommation à moindre risque fonctionnent sur le même modèle : attirer une population encore plus marginalisée et invisibilisée, la sortir de la rue, « l’accrocher » avec un suivi médico-social et essayer de la mettre sur une trajectoire de soin et de substitution. Les expériences en Suisse ou au Canada ont donné de bons résultats, tout en suscitant évidemment de vifs débats, sur le thème moral de « l’encouragement » à la toxicomanie. Mais quand on parle d’efficacité d’une politique de soins (moins de morts, moins de dégâts…), il faut suspendre son jugement moral.

Quelles sont aujourd’hui les nouvelles drogues qui arrivent, ou qui s’apprêtent à arriver sur le marché français ? Ne va-t-on pas vers des drogues de plus en plus puissantes et dangereuses ?

Parmi les drogues de synthèse, la métamphétamine, star de la série Breaking Bad, fait des ravages aux Etats-Unis et en Asie. Assez curieusement, elle n’a pas encore pris en Europe. Peut-être est-ce pour demain ? Mais il est parfois vain de jouer les Cassandre : l’arrivée du crack en France au tournant des années 1980-1990 avait été anticipée avec beaucoup de crainte, après ce qui avait pu être observé aux Etats-Unis, et finalement son usage est resté relativement circonscrit.

Les drogues ne sont cependant pas de plus en plus puissantes : la méthamphétamine a été créée dans l’entre-deux-guerres. Et la dangerosité dépend de la qualité du produit (et du chimiste) comme des produits de coupe parfois nocifs que les dealers mettent dans leurs doses pour augmenter leurs ventes et leurs marges. Attention donc au cliché du « ça ira de pire en pire ».

Breizh-info.com : Sur la drogue, son histoire, son actualité, avez vous des livres autres que le votre à conseiller à nos lecteurs pour compléter ? Ou des films qui vous ont intéressé sur la question ?

Je recommanderai La catastrophe invisible. Histoire sociale de l’héroïne, publié en février dernier chez Amsterdam. Il s’agit du travail d’une équipe de chercheurs dirigée par le sociologue Michel Kokoreff (et dont j’ai d’ailleurs fait partie…). L’ouvrage explore davantage, grâce à un impressionnant travail de collecte d’entretiens avec les « survivants », l’univers souterrain des usages et le drame qu’ont vécu les héroïnomanes pendant les années Sida.

Quant aux films, j’ai un faible pour French Connection de William Friedkin (1971) pour son petit côté suranné, et la documentation minutieuse d’une véritable affaire (l’Affaire Angelvin de 1962). Mais certains films contemporains restituent fort bien les effets pervers et les échecs de la guerre à la drogue, sans être trop « hollywoodiens », comme Traffic de Steven Soderbergh (2000) ou Sicario de Denis Villeneuve (2015). Quant à la description de la dépendance et de la descente aux enfers du point de vue du consommateur, Requiem for a dream de Darren Aronofsky (2000) est d’une puissance visuelle et sonore inégalée.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

source:https://www.breizh-info.com/2018/09/16/102329/laurent-marchant-impossible-prohibition-drogues

 

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FRANCE (narco-business): les meilleurs lobbyistes de ce dynamique marché ne seraient-ils pas les responsables de la politique inefficace menée depuis des décennies?

Apparemment, les autorités s’inquièteraient de l’explosion du marché de la cocaïne en France sans pour autant changer d’un iota la politique menée depuis 30 ans!

On est dans le mur depuis longtemps, mais pour les innombrables services qui « vivent » de ce business, la seule rengaine, c’est: « Pourvu que ça dure! »

Pour Vincent Le Beguec, le successeur de François Thierry à la tête de l’OCRTIS: « C’est un marché très dynamique, car il y a une augmentation importante de la production dans les trois pays andins qui produisent 98% de la cocaïne consommée dans le monde : Bolivie, Pérou et surtout Colombie », où les surfaces cultivées ont triplé ces cinq dernières années« .

Produit illicite le plus consommé en France après le cannabis, selon l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT), la cocaïne compte dans l’Hexagone plus de 2 millions d’expérimentateurs et pas loin de 500.000 usagers.

Promotion sociale

La cocaïne touche désormais tous les milieux après avoir été promue par des vedettes du « show-bizz » et autres célèbres journalistes présentateurs de l’audiovisuel dans des « coming-out » incertains qui n’hésitent pas à se vanter d’avoir eu recours à cette poudre « magique » pour faire le « taf »!

Quelle promotion servie à cette drogue!  Sont-ils inconscients? 

Mais, qu’ils la ferment!

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CEUTA (Africa): interceptan 110 kilos de hachís que transportaba en una moto de agua

Según informaron desde la Comandancia local de la Benemérita ayer a través de un comunicado a los medios, un operador del Sistema Integrado de Vigilancia del Estrecho (SIVE) detectó la presencia de la moto acuática, provista de matrícula y ocupada por un solo tripulante, procedente de Marruecos.

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https://m.malagahoy.es/malaga/Interceptan-kilos-hachis-transportaba-moto_0_1282672025.html

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FRANKREICH: Zoll (DNRED – CELTICS) findet über 750 Kilo Kokain in der nordfranzösischen Hafenstadt Le Havre

Zollbeamte haben in der nordfranzösischen Hafenstadt Le Havre 752 Kilo Kokain in einem Container aus Südamerika sichergestellt.

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https://www.stern.de/panorama/zoll-findet-ueber-750-kilo-kokain-in-frankreich-8360016.html

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DOUANE FRANÇAISE: près d’Angers. 3 kg d’héroïne saisis au péage de Corzé

Lors d’un contrôle sur l’A11, les douaniers ont saisi 3 kilos d’héroïne.

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https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/angers-49000/pres-d-angers-3-kg-d-heroine-saisis-au-peage-de-corze-5970155

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COKE en STOCK (CCXXII): la réorientation du trafic, le Honduras comme première destination aérienne (3)

L’épidémie de crashs d’avions bourrés de cocaïne avait été sans précédent en ce début d’année, le double du rythme habituel, au Honduras. Derrière tout cela devait se dissimuler une organisation sans failles, pour justifier ce trafic sans précédent. Surprise, on en découvre un pan important au milieu de cet été, avec la découverte en pleine jungle d’une véritable base de narco-trafiquants, avec une énorme piste d’atterrissage et des dizaines de bidons d’essence pour ravitailler les avions. Une découverte qui pose sacrément question, celle de la surveillance des lieux, que ce soit par les radars honduriens qui n’ont pas vu passer les appareils, ou celle des avions de surveillance Orion de l’US Southern Command, autorisés à survoler le pays, pourtant si prompts à montrer les débarquements de drogue vus de leur caméras thermiques. Une découverte qui pose en effet beaucoup de questions, car en prime deux avions découverts dans cette véritable base de narcos son disons… spéciaux, comme on va le découvrir.

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http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-ccxxii-la-reorientation-du-trafic-le-honduras-comme-premiere-destination-aerienne-3/

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FRANCE (Le Havre): quand la CELTIC (cellule de lutte contre le trafic illicite par conteneurs) déclenche le contrôle d’un conteneur et tape 752 kilos de coke

Le conteneur arrivait d’Amérique du Sud.
A l’ouverture du conteneur, les agents découvrent la présence de sacs de sport positionnés en lieu et place de cartons de marchandises licites.
Les sacs contenaient au total 752 kg de cocaine.
C’est la technique de transport de stupéfiants dite du Rip Off qui a été utilisée. Cette pratique, bien connue, consiste à glisser dans un conteneur de marchandises parfaitement légal et enregistré, un sac contenant des marchandises illicites avant son départ du port d’origine, que des complices récupèrent à son arrivée au port de destination.
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FRANCE (Saint-Etienne): un trafiquant interpellé à Cayenne avec 5 kilos de cocaïne

Un homme a fait plusieurs milliers de kilomètresen avion, sous escorte des force de l’ordre, pour être présenté ce vendredi à un magistrat de Saint-Etienne, qui l’a mis en examen puis incarcéré dans le cadre d’une affaire de trafic de stupéfiants.

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http://www.activradio.com/saint-etienne-un-trafiquant-interpelle-a-cayenne-avec-5-kilos-de-cocaine/

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