Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
The Drug Enforcement Administration says a raid carried out with other law enforcement agencies in Colorado Springs on Sunday led to the capture of more than 100 immigrants who are in the U.S. illegally.
The DEA’s Rocky Mountain Division said in a post on X that 114 immigrants were arrested and placed « on buses for processing and likely eventual deportation. »
Actu-Juridique : La commission d’enquête du Sénat a révélé en mai 2024 que la France pourrait perdre la guerre contre le narcotrafic. Son rapport évoque « un point de bascule » entre les années 2010 et 2020. L’avez-vous ressenti, à Marseille ?
Dominique Laurens : Je le situe au moment du confinement [ordonné en France le 17 mars 2020]. On remarque vite qu’il n’y a aucune rupture de la chaîne d’approvisionnement, les trafiquants se réorganisent parfaitement. Là où l’on constatait un émiettement, ils se regroupent, se structurent, se concentrent sur la distribution. Cela s’accompagne d’affrontements durs : il faut capturer les parts de marché. Ils sont dans une logique commerciale, en utilisent ses codes, dont ceux des réseaux sociaux. Ils ont compris, probablement même avant nous, comment cela fonctionne. Ils créent “un Amazon de la drogue”. On l’a vécu de plein fouet à Marseille, précurseur de tout ce qu’il se passe sur le territoire national.
AJ : C’est effectivement ce qu’il va se produire ?
D.L : Oui. Les affrontements armés, la liquidation de concurrents, de leurs points de vente, ont essaimé partout. Les Marseillais se sont répandus, d’abord sur l’arc méditerranéen ; ils y ont éprouvé leurs méthodes. Et, dès 2023, celles-ci sont adoptées sur l’ensemble du territoire parce qu’il y a des enjeux financiers considérables. Parallèlement, on a des jeunes désœuvrés, prêts à tout pour entrer dans ces réseaux, qui deviennent des tueurs. Il n’y a qu’à voir la fusillade à Rennes le 17 avril : ceux qui sont suspectés d’avoir rafalé les habitations [au quartier Villejean, sur fond de trafic et guerre de territoires] sont presque des gamins. Ce sont les méthodes des Marseillais.
AJ : Avant 2020, il y avait tout de même des meurtres ?
D.L. : Ce n’était pas pareil. À l’époque, on liquidait le gros concurrent à la tête d’un réseau très structuré. À Marseille, on savait qui était susceptible d’être visé et sur quel secteur. Puis, tout a changé : maintenant, ils ne s’ennuient plus à monter des opérations de long terme, autant rafaler les points de vente. Ils chargent un adolescent de flinguer, et advienne que pourra ! C’est la raison pour laquelle on a tant de victimes collatérales, une maman, une adolescente de 15 ans, un petit bonhomme comme à Nîmes, peu importe ! L’essentiel est d’impressionner et de faire en sorte que les acheteurs ne s’y ravitaillent plus. Ils sont réorientés vers des endroits présentés comme plus sûrs ou se tournent vers les livraisons “Uber shit”, “Uber coke”, qui fonctionnent jour et nuit grâce à une main-d’œuvre pas chère, sans charges à payer. Les trafiquants s’adaptent mieux et bien plus rapidement que la police ou la gendarmerie.
AJ : Avec, aussi, le développement d’un système corruptif…
D.L. : Oui, et cela nous inquiète beaucoup. La corruption se répand au sein de la Pénitentiaire parmi les surveillants, mais aussi au sein même de notre institution avec des greffiers mis en cause [une fonctionnaire du tribunal de Marseille a été écrouée le 4 avril à Marseille].
AJ :Ce 4 avril, deux policiers de l’Office antistupéfiants de Marseille ont aussi été mis en examen pour trafic et blanchiment.
D.L. : Oui, et j’avoue que cela m’a stupéfiée car c’est un très beau service. Mais il y a de telles sommes d’argent en jeu…
AJ : A-t-on une idée des montants proposés par les corrupteurs ?
D.L. : Cela reste globalement assez bas de gamme. Les gardiens de prison, par exemple, sont dans des situations financières compliquées. Ils ne sont pas très bien payés, font souvent du célibat géographique qui les oblige à louer un deuxième logement, le métier est difficile avec une forte pression pesant sur eux dans leur quotidien, et tant d’argent en face…
AJ : Quand apparaissent les petites mains qui tuent pour 1 000 euros ?
D.L. : En 2021 et 2022. Les trafiquants de drogue ont appliqué la doctrine du taylorisme. Plutôt que de saisir des missions les tueurs répertoriés qui demandaient beaucoup d’argent car ils se chargeaient de tout – filature, surveillance, recrutement de seconds, sécurité de l’environnement –, ils se sont dits “allons plus vite à bas prix”. Aujourd’hui, le tueur n’a plus besoin de trouver une voiture, des armes, le lieu d’exécution : tout lui est fourni. Il est appelé à 20 heures, on lui dit : “Tu trouveras le chauffeur et l’arme à telle adresse ; tu tires sur les individus à tel endroit, ils y sont.” Le gars s’y rend, rapporte les clichés ou la vidéo prouvant que le boulot a été exécuté, terminé ! C’est cloisonné, ils ne se connaissent pas, le véhicule est cramé, le gamin doit juste, si j’ose dire, être disponible 24 heures sur 24 pour d’un coup bouger, tuer, rentrer. Cette stratégie de cloisonnement permet aux donneurs d’ordre d’être très difficilement identifiables et leur assure que le job sera fait en une heure.
AJ : Estimez-vous, comme certains, que l’on a 20 ans de retard en matière de lutte contre la criminalité organisée et les narcotrafiquants ?
D.L. : Je ne dirai pas cela. Mais notre pays s’est tiré plusieurs balles dans le pied quand, dans l’organisation des services de police, il a été décidé de tout miser sur l’ordre public, c’est-à-dire sur la présence de forces de police et de gendarmerie dans “la rue”, sur le terrain. On a désarmé des services d’enquête.
AJ : Vous pensez à la réforme de la police judiciaire (nos articles des 11 octobre 2022 ici, 30 novembre 2022 ici et 16 janvier 2025 ici) ? Vous aviez tous, magistrats, avocats, policiers, manifesté votre inquiétude.
D.L. : On a complètement sabordé l’investigation, de manière lourde. On a mis du bleu dans la rue et les stocks d’enquête sont malheureusement là pour démontrer que ceux qui traitent les plaintes, et qui font tout ce qu’ils peuvent, ne sont plus assez nombreux. Autre problème, le recrutement par à-coups : on a engagé des policiers insuffisamment formés, pour les placer dans les situations les plus compliquées, sur les territoires les plus atteints. Faute d’effectifs de fonctionnaires dans certaines administrations, on fait désormais appel à des contractuels qui n’ont pas de carrière à préserver. Dernière balle dans le pied : avoir principalement misé sur les amendes forfaitaires délictuelles pour lutter contre la consommation de stupéfiants, démontrer ainsi qu’on lutte contre le trafic de drogue. Mais nous sommes à présent confrontés à un vrai problème de santé publique : on ne sait pas quoi faire des gens addicts au cannabis, à la coke, au crack et bientôt, j’en ai peur, au fentanyl.
AJ : Que pensez-vous du débat autour de la légalisation du cannabis ?
D.L. : C’est le type même de la fausse bonne idée. Le trafiquant se mettra à vendre de nouveaux produits comme le fentanyl ou des produits encore plus dosés, donc procurant un effet plus immédiat, plus fort, et toujours plus dangereux pour la santé physique et psychique.
AJ : Et la justice, dans tout cela, comment s’y retrouve-t-elle ?
D.L : Les Français ont le sentiment que l’on ne fait rien parce que la plainte de M. Dupont qui a été frappé par son voisin dort dans un service, parfois quatre à cinq ans, jusqu’à ce qu’on efface les stocks, seul moyen de rendre un peu d’espoir aux policiers. Judiciairement, en matière de stupéfiants, il nous est demandé de condamner rapidement, fermement. Nous sommes conscients des enjeux et c’est le sens de nos réquisitions des parquets. Les magistrats jugent sévèrement ces agissements, d’autant plus après le travail phénoménal des juges d’instruction. Moyennant quoi, le quantum des peines de prison a fortement augmenté, aboutissant à l’encombrement des établissements pénitentiaires.
AJ : Vous avez été sollicitée par les parlementaires dans le cadre de leurs travaux sur la lutte contre le trafic de drogue et la grande criminalité. Le 10 avril, ils se sont notamment prononcés pour la création d’un Parquet national anticriminalité organisée, le Pnaco (1). Qu’en pensez-vous ?
D.L. : Si le Pnaco obtient des résultats que la Junalco [Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée] n’arrivait pas encore à produire – redonner du sens à toutes ces informations qui se croisent entre Marseille, Lille, Rennes, etc., à toutes ces affaires susceptibles d’être liées –, alors cela aura des effets positifs. Typiquement, dans l’affaire Mohamed Amra (2), le Pnaco aurait pu faire travailler, ensemble, les Juridictions interrégionales de Lille et Marseille. En France, il n’existe pas 112 têtes de pont de la criminalité organisée, donc le Pnaco se concentrera sur les principales et centralisera les investigations, à condition que celles-ci soient menées par une police judiciaire aux effectifs renforcés. Sinon, c’est mort.
AJ : Lundi, 25 suspects ont été arrêtés dans le cadre des attaques contre le personnel et les établissements pénitentiaires. Quelle est votre analyse ?
D.L : Je ne dispose pas d’éléments sur l’enquête en cours. Mais, pour avoir vu les vidéos diffusées sur Telegram, j’ai retrouvé les mêmes images que celles qu’adressent les narcos aux familles pour les intimider ou annoncer un meurtre. C’est leur marque de fabrique, les caractéristiques des narcos, y compris en termes de publicité et de visibilité données à leurs actions qui se propagent sur les réseaux cryptés avant que la police soit informée. Leur but : obtenir un effet de sidération, terroriser. Et déstabiliser l’Etat.
(2) Le criminel Mohamed Amra s’est évadé le 14 mai 2024 à hauteur du péage d’Incarville (Eure). Les gardiens pénitentiaires Fabrice Moello et Arnaud Garcia ont été tués.Amra a été arrêté le 22 février 2025 en Roumanie.
Au cours de la nuit, sur les deux départements visés, 7,4 kg de cannabis, 5,6 kg de cocaïne, 1,6 tonne de tabac et 1.033 litres d’alcool fort de contrebande ont été saisis. Le tout réparti en huit constatations douanières et 33 infractions relevées par la gendarmerie.
Le camion a été détourné sous la menace par plusieurs hommes, qui ont ensuite pris la fuite avec la marchandise. Mais l’histoire ne s’arrête pas là : dans les heures qui suivent, des appels sont passés à la police et à la gendarmerie. Au bout du fil, des individus non identifiés fournissent des informations très précises sur le véhicule volé, jusqu’aux coordonnées GPS. Les trafiquants ayant équipé le camion d’une balise (une pratique courante dans ce genre d’affaire).
Cette action s’inscrit dans le cadre des enquêtes menées par l’Audience nationale et le parquet antidrogue, suite à la troisième phase de l’opération Hadès, qui a révélé l’existence de ce passage secret.
Par ailleurs, cette opération a conduit à l’arrestation d’un député parlementaire de Ceuta, Mohamed Ali Daas, ainsi que deux agents de la Garde civile, actuellement en détention pour des accusations de trafic de drogue.
Des sources concordantes et des observateurs avertis dévoilent un schéma inquiétant : des groupes armés sévissant au Sahel sont non seulement financés et équipés par la junte algérienne, mais également entraînés par des agents des renseignements algériens agissant sous les ordres d’un régime aux abois. Cette instrumentalisation du terrorisme constitue une menace directe pour la sécurité et la stabilité de l’ensemble de la région.
Plus grave encore, le trafic de drogue qui transite par le Sahel, alimentant les caisses des groupes terroristes et corrompant les institutions, serait en grande partie contrôlé par cette même junte mafieuse qui dirige l’Algérie d’une main de fer. Ce lien incestueux entre le pouvoir algérien, le terrorisme et le narcotrafic explique en grande partie l’hostilité viscérale d’Alger à toute initiative de stabilisation durable au Sahel. Un Sahel pacifié et prospère menacerait directement les intérêts obscurs de cette junte.
Les faits, loin d’être isolés, dessinent une stratégie pernicieuse. L’histoire récente offre des exemples concrets de cette obstruction systématique.
Le cas d’Iyad Ag Ghaly, figure notoire du terrorisme sahélien, n’est pas une exception. Ses liens étroits et anciens avec la junte algérienne ne sont un secret pour aucun service de renseignement occidental. Financés et équipés par la junte algérienne, ses groupes sont entraînés par des agents des renseignements algériens qui sont à la solde d’une junte militaire de généraux prenant en otage le régime algérien aux ordres de forces obscures de narcotrafiquants. Cette connexion profonde illustre la cynique stratégie algérienne de maintenir une influence, même indirecte, sur les dynamiques sécuritaires régionales, quitte à soutenir des acteurs dont l’agenda est diamétralement opposé à la paix et au développement.
Depuis des années, beaucoup d’observateurs ont dévoilé le jeu trouble de ces généraux algériens dans leur pays, au nord du Mali et au-delà, dans toute la région sahélienne. La junte en question est, en effet, complice des groupes terroristes salafistes et des narcotrafiquants d’Al Qaeda au Maghreb et dans le Sahel.
Ainsi se dévoile le véritable visage de la junte qui règne sur cet État voyou. La déstabilisation du Sahel, son soutien aux groupes terroristes et son contrôle présumé des routes de la drogue sont directement imputés à son implication dans la création systématique de dangers et risques majeurs pour la sécurité régionale et internationale.
Türkiye’s Interior Minister Ali Yerlikaya announced on Tuesday that 801.5 kilograms of methamphetamine were seized during a police operation in Istanbul.
Two suspects, described as drug traffickers, were apprehended.
Autrefois l’un des pays les plus sûrs d’Amérique latine, l’Equateur traverse désormais une grave crise sécuritaire. Les narcotrafiquants l’ont ciblé comme point de passage clé pour l’exportation de la cocaïne, créant une atmosphère de peur généralisée.
Dans la nuit de samedi 26 au dimanche 27 avril, vers 2h30 du matin, alors qu’ils sont entre deux interventions, les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de Nice remarquent un véhicule suspect sur l’autoroute A8. Ils décident alors d’effectuer un banal contrôle routier et découvrent 18 kg de cocaïne à l’intérieur.
D’après Éric Garbar, directeur du centre d’expertise sur la traite des êtres humains pour la police judiciaire fédérale belge, les réseaux sociaux jouent un rôle clé dans le recrutement de ces mineurs. « Les trafiquants utilisent Telegram, YouTube, WhatsApp et même des chaînes cryptées pour attirer ces jeunes vulnérables », explique-t-il à la RTBF.
Deux profils distincts émergent : des mineurs locaux, souvent déscolarisés et issus de quartiers défavorisés de Bruxelles, et des mineurs étrangers non accompagnés (MENA), en provenance d’Algérie, du Maroc, de Tunisie ou d’Afghanistan.
Les statistiques policières révèlent que près de 65% des interpellations pour trafic de drogue à Bruxelles concernent des mineurs, avec une augmentation constante depuis cinq ans.
Agentes de la Guardia Civil han detenido este sábado en el Puerto de Ceuta a dos personas e intervenido 637,16 kilogramos de resina de hachís en el interior de una caravana que pretendía cruzar el estrecho hasta Algeciras.
Estos controles abarcan desde el seguimiento inicial, bien en su pase por la aduana terrestre con Marruecos de « El Tarajal » o desde puntos « que pudieran ser indiciarios de carga de estupefaciente en el entorno de la propia ciudad ».
Selon une source du média Badil, Youssef Morad, accusé de trafic international de drogue et de blanchiment d’argent, informé de la décision de son incarcération, a quitté le Maroc quelques heures avant le prononcé de son jugement. La cour d’appel de Fès a ordonné son placement en détention, ainsi que celui d’un policier en service dans la ville de Nador, annulant la décision de libération rendue par le juge d’instruction de la deuxième chambre du tribunal de première instance.
Dans la nuit du jeudi 24 avril, la brigade territoriale de Fimela, agissant avec précision et réactivité, a intercepté 170 kilogrammes de chanvre indien entre les villages de Loul Sessène et Fayil, dans le département de Fatick.
El Grupo de Investigación de la Guardia Civil de Cazalla de la Sierra (Sevilla) ha desarticulado una organización criminal dedicada a la venta de droga en la Sierra norte de Sevilla. En el marco de la Operación Achale, han detenido a diez personas y hay otra investigada.