SUISSE (Genève): Shimon Yelinek, homme d’affaires (trafiquant d’armes, de diamants et de drogue, participant au financement du terrorisme) client de HSBC

Shimon Yelinek, criminel polyvalent mais pour HSBC, un client sans histoire

Fiche de police sur Shimon Yelinekimage: http://s1.lemde.fr/image/2015/02/14/768×0/4576774_6_14f1_fiche-de-police-sur-shimon-yelinek_b8b7b94d5a0d1c2227d0d0d74d3c819e.jpg

Shimon Yelinek est un homme d’affaire Israélien basé au Panama. Derrière ce masque anodin se cache en vérité l’un des criminels les plus polyvalents que l’on trouve parmi les clients de HSBC à Genève : trafiquant d’armes, de diamants et de drogue, il a aussi participé au financement du terrorisme.

Son plus grand fait d’arme ? L’opération Otterloo.

Barco panameño Otterloo.Fin 2001, un chargement de 3 117 kalachnikovs et 5 millions de cartouches quitte le navire Otterloo, dans le port de Turbo, en Colombie. Achetées à l’armée du Nicaragua, les armes étaient destinées en théorie à la police du Panama. Yelinek s’arrange en fait pour les livrer aux Autodéfenses Unies de Colombie (AUC), un groupe paramilitaire d’extrême droite.

LIRE aussi: http://news.bbc.co.uk/hi/spanish/latin_america/newsid_2678000/2678657.stm

Ses compétences et son réseau de trafiquant d’armes, Yelinek, né en Israël en 1961, les développe en Afrique entre 1980 et 2001. Dans les années 80 et 90, Yelinek est le chef de la sécurité de Mobutu Sese Seko, le dictateur du Zaïre (actuelle République démocratique du Congo). C’est là qu’il se lie d’amitié avec Aziz Nassour, un diamantaire libanais. Proche collaborateur du dictateur Mobutu, ce dernier exporte à Anvers des pierres du Liberia et de Sierra Leone, entre autres. Tous deux sont ou seront clients de HSBC.

Al-Qaida a besoin de diamants

En 2000, Al-Qaida prend contact avec Aziz Nassour. La raison ? Le groupe terroriste désirait sortir son argent des banques pour acquérir des diamants, afin d’éviter d’éventuelles sanctions bancaires. Le groupe terroriste, qui avait déjà frappé les deux ambassades américaines de Tanzanie et du Kenya, avait besoin de préserver ses liquidités en préparation des attentats du World Trade Center, en septembre 2011. Le marché du diamant en Afrique de l’Ouest était une cible parfaite, comme le souligne un rapport de l’organisation non-gouvernementale Global Witnessvoile les étapes de cette affaire. En décembre 2000, deux membres d’Al-Qaida, Ahmed Ghailani et Fazul Abdullah Mohammed, approchent donc Nassour à Kinshasa. Ils sont notamment connus pour leur participation aux attentats contre les ambassades de Dar es Salaam et Nairobi en août 1998. Le contact se révèle prometteur.

À l’époque, Aziz Nassour montait une opération avec son cousin Samih Ossaily pour acheter des diamants au Revolutionary United Front (RUF). Soutenu par Charles Taylor, le RUF tentait de répliquer en Sierra Leone le coup d’état réussi de ce dernier au Liberia. L’affaire était donc conclue d’avance : le RUF avait besoin de vendre des diamants et Al-Qaida était preneur.

Les remords d’un diamantaire

Quel rôle Yelinek joua-t-il dans cette affaire ? Dans une des clauses de l’accord, Nassour s’engageait à procurer des armes au Président Taylor et aux rebelles qu’il soutenait, les RUF. Fin 2000, Nassour contacte son vieil ami Yelinek. Alors basé au Marriott de Miami et répondant au téléphone sous le nom de code « Sierra », le trafiquant israélien transmet la demande à son collègue Ori Zoller. Ancien membre des forces spéciales israéliennes, ce dernier exerce dans le commerce des armes au Guatemala. Le choix n’est pas sans raison : Zoller prend part à l’opération Otterloo qui est en train de se dérouler.

Des documents de la police belge, obtenus par Le Monde, ainsi que les emails échangés entre Yelinek et Zoller, dévoilent la composition et la technicité du deal. La cargaison devait notamment contenir des kalachnikovs, des lance-roquettes, des canons antiaériens et des canons antichars. Pour contourner l’embargo des Nations Unies sur les armes imposé au Liberia et à la Sierra Leone, Nassour se procure un certificat d’utilisation finale ivoirien. Utilisé dans les transferts internationaux, ce document sert à certifier que l’acheteur est bien le seul et l’unique utilisateur de la marchandise.

image: http://s1.lemde.fr/image/2015/02/14/768×0/4576773_6_0d7f_l-ex-president-du-liberia-charles-taylor-a_99613e4b55d400743574418ab6c45b94.jpg

L'ex-président du Liberia, Charles Taylor, à Accra (Ghana), en 2003. Il est l'un des instigateurs de la guerree civile de Sierra Leone. En 2012, le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, dépaysé à la Haye (Pays Bas), le reconnaît coupable de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre.

Cependant, l’affaire s’effondre. Début 2001, Ali Darwish, un diamantaire de Sierra Leone, décide de se repentir. Il avait notamment mis en lien Nassour avec Ibrahim Bah, confident du Président Charles Taylor et proche des rebelles du RUF. Il informe les autorités américaines du trafic d’armes illégal. Celles-ci n’agissent pas mais la confiance ne règne plus entre RUF, trafiquants et diamantaires.

Au même moment, la découverte du chargement de l’Otterloo fait scandale dans la presse latino-américaine. Yelinek est sous le feu des projecteurs. Après avoir été incarcéré au Panama entre 2002 et 2004 puis relâché grâce à des pots-de-vin virés de son compte HSBC, il disparaît dans la nature. Il refait surface en 2011. Il est alors le sujet d’une enquête de la Drug Enforcement Administration (DEA) et du Département du Trésor des Etats-Unis pour ses liens supposés avec le réseau de trafic de drogue colombien de Cifuentes Villa. Ce dernier est affilié au fameux et violent cartel mexicain de Sinaloa.

image: http://s2.lemde.fr/image/2015/02/14/768×0/4576772_6_ea70_scene-de-la-guerre-civile-au-liberia-en-2003_d6c671edb1e65452b1905acd378b0f27.jpg

Scène de la guerre civile au Liberia, en 2003, qui fut nourrie par les trafiquants de diamants et les trafiquants d'armes

Les données recueillies par Le Monde dans les documents « SwissLeaks » indiquent que Yelinek a pu maintenir des comptes chez HSBC Private Bank (PB) jusqu’en 2007. À cette époque, Yelinek possédait encore 860 000 dollars dans cette institution. Ses comptes étaient liés à des sociétés écrans : Ubicon Corp. et Fenco Holding Inc. Avec la collaboration de journalistes de la Süddeutsche Zeitung, Le Monde s’est procuré les certificats de constitution de ces entreprises. Possédant déjà des entreprises écrans au Panama, Yelinek a voulu varier. D’après les documents originaux, Ubicon Corp. et Fenco Holding Inc. furent créées en avril et juin 2004 dans les îles Vierges britanniques, respectivement au nom de Yelinek et sa femme, Limor Yelinek.

Malgré son profil de trafiquants d’armes et de blanchisseur d ‘argent pour le compte d’un cartel colombien, la filiale HSBC PB n’a pas ordonné la fermeture des comptes de Yelinek. Elle ne pouvait cependant pas ignorer les agissements de son client. Il avait été fiché à plusieurs reprises entre 2000 et 2011 par des agences de sécurité américaines, belges et latino-américaines.

Plus accablant encore pour HSBC, le Washington Post avait mentionné Yelinek dans l’enquête menée sur la filiale diamantaire d’Al-Qaida en Afrique de l’Ouest début 2000.

Après l’affaire Otterloo en 2001, son nom était partout dans la presse latino-américaine. HSBC PB semble donc fautive de complicité. Consciente ou pas ?

Cela reste à définir. Avec autant de signaux d’alertes, l’ignorance n’est cependant pas une excuse valable.

Aliaume Leroy

SOURCE et plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/02/14/shimon-yelinek-criminel-polyvalent-mais-pour-hsbc-un-client-sans-histoire_4576775_3212.html#FQhzFcTwgLAO4FAw.99

—————————————

* El  Otterloo

En los archivos de la Secretaría General de la Organización de Estados Americanos en Washington hay un informe de 40 páginas con siete anexos titulado: “Sobre el desvío de armas nicaragüenses a las Autodefensas Unidas de Colombia”. El documento 3687, de enero de 2003, confirma que Panamá sirvió de fachada para que los paramilitares recibieran en el golfo de Urabá 3 mil AK47 y 2 millones y medio de municiones traídas en el trasatlántico Otterloo.

Peloticas de goma declaradas en el manifiesto de aduanas ocultaban los fusiles. A finales de 1999 se configuró un canje de armas, en apariencia legal, entre la Policía Nacional de Nicaragua y GIR, una agencia privada de comercio de armas de Guatemala: la primera entregaba 5.000 fusiles AK y municiones de sus excedentes a cambio de pistolas y ametralladoras mini-Uzi de origen israelí. GIR encontró en Panamá a un interesado en los fusiles y municiones, el israelí-panameño Shimon Yelinek, quien a su vez presentó una orden de compra de ese arsenal por parte de la Policía Nacional local, que resultó falsa. El mismo Yelinek comisionó a la compañía marítima panameña Trafalgar Maritime Inc. para cargar 14 contenedores de armas en su único buque, el Otterloo, y transportarlos entre Nicaragua y Panamá, como declaró al zarpar el 3 de noviembre de 2001. Sin embargo, hizo travesía directa hacia Turbo, Colombia, donde lo recibieron dos días después empleados de Banadex, filial de la multinacional norteamericana Chiquita Brands, y lo descargaron otros de la naviera Turbana. El DAS de Colombia, disuelto entre otros motivos por su complicidad con el paramilitarismo, registró la llegada y no encontró nada irregular. El barco terminó anclado en Panamá en diciembre de 2001, después de ir a Venezuela y Surinam. El 14 de junio de 2002 el barco fue vendido por el panameño Julio Matute al colombiano Édgar Enrique Aarón Villalba, quien se lo habría llevado a Belice, mientras la naviera Trafalgar era disuelta. “El mejor gol que metimos”, celebró el después asesinado comandante paramilitar Carlos Castaño. Hubo cinco embarques similares hasta reunir 13 mil fusiles. Según la Fiscalía, el cartel de los Castaño llegó a contar con no menos de media docena de barcos, además de embarcaciones rápidas y aeronaves, que se movían hacia el istmo desde el Atlántico y el Pacífico.

fuente: http://www.elespectador.com/noticias/nacional/barcos-anclaron-guerra-colombia-articulo-521748

Lire aussi : SwissLeaks : qui sont les millionnaires africains de HSBC ?

Lire aussi : SwissLeaks en Afrique : des diamantaires en fuite

000000000000000000000000000000000000000000

UK (Angleterre) – Swiss leaks / HSBC: les barons de la banque et de la drogue, même « combat »!

GARCIAJean Paul Garcia de la DNRED (DOD-DED-DRD),

carpentier

Jean Baptiste Carpentier du TRACFIN

et

Résultat de recherche d'images pour "HM CUSTOM EXCISE"

nos « amis » de HM Customs Excise

ne savaient rien!

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Avatar de Marc FievetThe international informant

Le cas de la banque britanniqueHSBC constitue un exemple supplémentaire de la doctrine « trop grandes pour être incarcérées »1. En 2014, le groupe mondial HSBC employait 260 000 personnes, est présent dans 75 pays et déclare 54 millions de clients2. Au cours de la dernière décennie, HSBC a collaboré avec les cartels de la drogue du Mexique et de Colombie, responsables de (dizaines de) milliers d’assassinats avec armes à feu, dans le blanchiment d’argent pour un montant de 881 millions de dollars3. Les relations commerciales de la banque britannique avec les cartels de la drogue ont perduré malgré les dizaines de notifications et d’avertissements de différentes agences gouvernementales des États-Unis (dont l’OCC -Office of the Comptroller of the Currency-). Les bénéfices obtenus ont non seulement conduit HSBC à ignorer les avertissements mais, qui plus est, à ouvrir des guichets spéciaux dans ses locaux à…

Voir l’article original 3 010 mots de plus

FRANCE-NARCOTRAFIC: plus la répression est efficace, plus les prix grimpent – et plus les trafiquants s’en mettent plein les poches.

31 janvier 2015, par G.Moréas

Cocaïne, fric et flics

L’arrestation ces derniers jours de policiers de la PAF, mis en cause dans un trafic qu’ils sont censés surveiller ; la disparition d’une cinquantaine de kilos de cocaïne dans la salle des scellés de la brigade des stups du quai des Orfèvres, autant d’affaires récentes qui plombent la police. Une seule raison : le fric. En octobre dernier, c’était un ancien chef d’Interpol qui était mis sous les verrous en Équateur, et l’on se souvient des nombreuses arrestations parmi les autorités de l’aéroport de la station balnéaire de Punta Cana, en République Dominicaine, après la découverte de 682 kg de cette drogue dans un Falcon 50 français, en mars 2014.

https://i0.wp.com/moreas.blog.lemonde.fr/files/2015/01/Narcops.jpg

Le trafic de stupéfiants, et notamment celui de la cocaïne, génère de tels bénéfices que tous les intermédiaires s’enrichissent… en une traînée de poudre – du moins s’ils ne vont pas en prison. Quant aux « cocotrafiquants », le fric les rend omnipuissants. Devant ces kilos de drogue qui défilent sous leur nez et qui disparaissent en fumée dans les incinérateurs, certains flics craquent. Ils passent du côté obscur. Même s’ils ne sont que quelques-uns, ils font mal à la corporation. Mais, comme dit le directeur général Jean-Marc Falcone, « la police nationale fait le ménage dans sa propre institution ».

Sniff !

https://i0.wp.com/moreas.blog.lemonde.fr/files/2015/01/Prix-des-drogues-20131.jpg

En France, d’après l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, la cocaïne se revend 68 € le gramme, pour une pureté moyenne qui tourne autour de 35 %. Ce qui met le produit pur autour de 200 000 € le kilo alors qu’il est acheté aux cultivateurs l’équivalent de 2 à 3000 €. On imagine les retombées que cela engendre tout au long de la chaîne d’intermédiaires ! Évidemment, les narcotrafiquants sont les premiers à passer à la caisse. Pour la seule cocaïne, leur chiffre d’affaires annuel se situerait dans une Prix des drogues 2013 fourchette comprise entre 75 et 100 milliards de dollars (Rapport mondial sur les drogues de 2011). Un chiffre qui est d’ailleurs en baisse sur ces dix dernières années, notamment aux États-Unis, mais qui représente environ le quart du marché de l’ensemble des drogues. Même si l’on tient compte du prix du traitement (20 à 30% du prix d’achat), la marge est impressionnante. Certains analystes estiment que le trafic de drogue dans sa totalité équivaut à 1 % du PIB mondial. Selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (2009), les produits stupéfiants représenteraient environ un cinquième du produit du crime dans le monde et il faudrait un budget de 200 à 250 milliards de dollars pour couvrir les dépenses de santé annuelles liées à la consommation des « drogues illicites ». Je suppose que les drogues licites sont les médicaments ! Les moyens mis en œuvre pour lutter contre ce type de criminalité donnent le tournis. On a l’impression d’un petit monde qui s’agite en vase clos. Pour l’UE, les coûts cachés ou apparents liés aux produits stupéfiants oscilleraient entre 28 et 40 milliards d’euros par an. La cocaïne est la deuxième drogue la plus consommée en Europe. Quant à la France, elle dépenserait plusieurs milliards d’euros (je ne suis pas sûr qu’il soit tenu une comptabilité), dont une grande partie pour lutter contre l’importation de la « bigornette », comme disait Francis Carco dans La dernière chance, en 1935. En effet, via les Antilles et la Guyane, notre pays est en première ligne. Ainsi, le mois dernier, près de 30 tonnes de drogue ont été saisies lors d’une opération Interpol menée en Amérique centrale et dans les Caraïbes. En partie de l’héroïne et du cannabis, mais principalement de la cocaïne, pour une valeur estimée à 1,3 milliard de dollars. Cette opération baptisée Lionfish II a été menée conjointement par 39 pays, dont 4 de l’UE : l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et la France. Mais c’est la France qui a financé l’opération (je ne sais pas si l’UE participe). La partie opérationnelle est revenue à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) en coordination avec le secrétariat général d’Interpol. « L’opération a également permis de fermer une cinquantaine de laboratoires de fabrication de stupéfiants. La marine nationale colombienne a saisi un semi-submersible qui servait à transporter de la drogue, deux avions légers ont été saisis en Équateur et une vingtaine de pistes d’atterrissage dissimulées dans la forêt ont été détruites par les autorités colombiennes… », peut-on lire sur le site d’Interpol.

Comme on le sait, la cocaïne est cultivée et traitée dans le nord de l’Amérique Latine, essentiellement en Colombie, en Bolivie et au Pérou. Elle suit ensuite trois axes d’exportation « traditionnels », l’un vers les États-Unis et le Canada ; les deux autres vers l’Europe et l’Afrique (on peut se demander si la fin de l’embargo sur Cuba ne changerait pas la donne). L’UE est d’ailleurs fortement « attaquée » par des passeurs qui viennent d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique du Nord.

Dans la mer des Caraïbes, la « Méditerranée américaine », la lutte contre les trafiquants est menée par les forces armées de différents pays. Pour ce faire, plusieurs accords ont été passés, trop sans doute, au point de ne pas s’y retrouver. Ce qui favorise la suprématie américaine. En 2008, un accord a été signé entre le commandant supérieur (COMSUP) de Fort-de-France et le commandant régional américain. Nom de code : Narcops. Et en novembre 2011, une première opération conjointe d’envergure pour lutter contre le trafic à destination de l’Europe et de l’Afrique du Nord a été mise sur pied. La France dispose en permanence de deux bâtiments de guerre qui patrouillent le secteur avec chacun un hélicoptère embarqué. Parfois, un sous-marin nucléaire pointe son nez. En cas d’intervention sur un go fast, un tireur d’élite prend position pour neutraliser les moteurs. Puis il reste en appui pour protéger l’équipe d’intervention. En cas de nécessité, l’ordre d’ouvrir le feu doit venir de Matignon, via le Secrétariat général à la mer, qui assure la coordination interministérielle des actions de l’État en mer. Il faut dire que dans ce type d’opération, plusieurs ministères sont concernés : Défense, Intérieur, Justice, Finances et Santé. C’est une exception française. La police judiciaire est également très active. Il existe une antenne de l’OCRTIS à Fort-de-France et deux détachements, l’un à Pointe-à-Pitre, l’autre à Saint-Martin, et les gendarmes disposent d’un patrouilleur. Mais depuis quelques années c’est la Guyane qui inquiète. Elle a déjà pris sa place dans un trafic de « mules » à destination de la métropole. Mais cela pourrait bien évoluer, notamment en raison de sa proximité avec des pays trafiquants, comme le Surinam et le Venezuela, et aussi d’une présence policière moins forte. Dans ce département où 40 % des moins de 30 ans sont au chômage et où 44% des travailleurs sont fonctionnaires, il doit être difficile de rêver sa vie. Pour comprendre, comment on en est arrivé là, c’est-à-dire une situation inextricable malgré les moyens mis en œuvre, il faut jeter un coup d’œil en arrière… De 1860 à 1910, la coca et la cocaïne sont des denrées qui s’exportent mondialement, notamment par deux réseaux principaux partant des pays andins, l’un vers l’Allemagne et le reste de l’Europe, l’autre vers les États-Unis. Les Américains deviennent alors les plus grands consommateurs au monde. Le revirement est brutal. En 1915, les États-Unis se lancent dans une croisade solitaire contre ce fléau qui ravage l’Amérique, diabolisant l’Allemagne en le dépeignant comme l’empire de la drogue. Peu à peu, différents pays emboîtent le pas au géant américain, jusqu’à l’interdiction mondiale en 1950. En quelques décennies, un produit licite devient illicite et sa commercialisation échappe alors aux contrôles des États. Les filières légales disparaissent laissant la porte ouverte aux aventuriers et aux trafiquants de tout crin. Au retour de la guerre du Vietnam, de nombreux soldats américains sont devenus héroïnomanes. Aussi, en 1971, le président Nixon déclare la guerre à la drogue, notamment à l’héroïne. Georges Pompidou reçoit le message 5 sur 5 et Marseille perd ses labos de morphine-base. Dans le même temps, la consommation de cocaïne explose aux États-Unis. Comme un pied-de-nez – plus gentiment nommé la contre-culture. La justice moralisatrice se met en place et le nombre d’incarcération explose. Les prisons sont remplies de jeunes, surtout des Noirs et des Latinos au point que certains s’interrogent : existerait-il une raison cachée à cette pénalisation à outrance ? Un peu comme en France on utilise la pénalisation de la consommation de cannabis pour contrôler les jeunes des cités. Toute proportion gardée, bien sûr ! Même si la consommation mondiale semble stagner, peut-être à cause des drogues de synthèse, la guerre contre le trafic de cocaïne n’est pas prête d’être gagnée. Trop de fric en jeu. Et l’amusant, si l’on peut dire, c’est que plus la répression est efficace, plus les prix grimpent – et plus les trafiquants s’en mettent plein les poches. Y a pas de morale à mon histoire !

source: http://moreas.blog.lemonde.fr/2015/01/31/cocaine-fric-et-flics/

000000000000000000000000000

MAROC-FRANCE: la reprise de la coopération judiciaire permettra-t-elle enfin de poursuivre M6, drug Kingpin, pour narcotrafic ? (On peut rêver, non?)

Avatar de Marc FievetThe international informant

FranceMaroc
Publié le 31-01-2015 Modifié le 31-01-2015 à 18:27

La France et le Maroc reprennent leur coopération judiciaire

media
Le roi du Maroc, Mohammed VI.AFP/Abdhelhak Senna

La France et le Maroc ont annoncé la reprise de leur coopération judiciaire suspendue par Rabat il y a près d’un an. La mesure intervenait en représailles à la convocation par la justice française du chef du renseignement marocain, Abdellatif Hammouchi, en février 2014, pour des faits présumés de torture. Le gel de la coopération a entrainé le blocage de nombreux dossiers judiciaires entre la France et le Maroc, avec des conséquences non négligeables pour les binationaux, et les quelque 60 000 Français résidant dans le royaume.

Conséquence, en matière pénale tout d’abord, les extraditions de prisonniers sont gelées depuis près d’un an. Une dizaine de détenus français avait d’ailleurs observé une grève de la faim cet été, pour…

Voir l’article original 207 mots de plus

Coke en stock (LXXV) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie (Part 3)

ciaSUITE de

Coke en stock (LXXIII) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie (Part 1).

Coke en stock (LXXIV) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie ( part 2).

Coke en stock (LXXV) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie (3)
par morice
mardi 18 novembre 2014

Au sommet de la pyramide, il y a toujours quelqu’un. Et l’histoire est là pour nous remémorer des faits étonnants arrivés jadis à un magnat d’entreprise australien, lui-même héritier d’un empire de presse et qui s’était retrouvé un jour au milieu d’un énorme scandale de trafic d’héroïne entre l’Australie et les Etats-Unis, tout en réussissant à passer au travers des mailles du filet de la justice US. L’homme avait la désagréable habitude de mépriser tout le monde, de croire toutes les personnes puissent être soudoyées, et s’était promené des années entières au travers de douanes les sacs remplis de billets (il ne supportait que cela comme type de règlement, dans n’importe laquelle de ses transactions. Des habitudes qui ne sont pas sans nous rappeler les découvertes de juin dernier sur un petit aéroport d’Australie…
L’Australie, historiquement, a déjà eu une vague de survols d’avions de la drogue, à l’époque de la marijuana, qui a vite fait place à l’opium des voisins (Thaïlande, Birmanie, Laos). A la fin des années 70, déjà, avec de biens curieux DC-3 (de chez MacDougall Airways, d’Afrique du Sud) survolant le nord, dans la région de Marreba ; région dans laquelle on surprendra des policiers faisant partie du trafic. « En Janvier 1978, un avion léger a été repéré sur le radar entrer dans les Territoires du Nord à l’ouest de Darwin. Par coïncidence, un C-130 Hercules (A97-168) de l’escadron n ° 37 revenait d’un voyage à Butterworth et était sur le point de rentrer en Darwin en même temps. En l’absence d’opposants à combattre, le capitaine d’un avion de transport de la RAAF a été invité à suivre l’avion de mystère alors qu’il parcourait les terres intérieures. Finalement, le C-130 a rattrapé ce qui se révéla être un bimoteur Aero Commander 680E. Le pilote de l’avion léger s’est écrasé dans un enclos boueux à 14 kilomètres au nord-ouest de Katherine, puis mis le feu à l’appareil dans une tentative de dissimuler ce qu’il y avait à bord, à savoir 270 000 « bâtons de bouddha thaïlandais »( une haute qualité de cannabis) vqui aut près de 4 millions de dollars. Après s’être caché dans la brousse pendant 40 heures, le pilote – plus tard identifié comme étant le trafiquant de drogue, Donald Tait – a été découvert par la police et arrêté. Tait a ensuite été emprisonné pendant sept ans. » Anecdotiquement, un C-47 B de la RNZAF (d’avril 1945 à mai 1947) utilisé par Pukeko vendu aux Polynesian Airlines en 1972 et revenu en Nouvelle Zélande pour entraîner des pilotes australiens et reparti aux USA a fini comme avion transporteur de drogue dans le Caraïbes. Il est tombé à Aruba dans les antilles néerlandaises !

Des avions, des cargos et des yachts

Au début des années 2000, c’est un Piper PA23-250 immatriculé VH-PFD qui se faisait saisir par la police de Cairns, bien plus au sud, avec de la drogue à bord. Les Aero-Commander étaient largment préférés en Australie, pour leur aile haute (ils ingurgitaient moins de sable et de poussière) et l’un d’entre eux, un Aero Commander 560E montré désormais à l’Australian Aviation Museum, de Bankstown a un lourd passé d’avion de trafiquants de drogue. Mais c’est en 2012 que l’on découvrait que Joaquin « Chapo » Guzman, l’homme à la tête du cartel mexicain de Sinaloa avait décidé de faire du continent australien un de ses nouveaux objectifs et nouveau marchés de cocaïne. Les navires semblaient avoir sa préférence, avec la découverte de 50 kilos de cocaïne cachés dans une cargaison de caisses de bière mexicaine. En 2013, c’était un chargement de « crystal meth » qui était saisi venant de Chine via un cargo. Il y en avait pour 448 millions de dollars. Un yacht , le Raj, était saisi en août 2013 au Vanuatu, avec 370 millions de dollars de coke à bord : sa destination était encore l’Australie. Lors de l’atterrissage du fameux Swearingen, certains se sont souvenus des épidodes antérieurs du trafic d’héroïne, de cocaïne et de marijuana dans les années 80 : « la ville du Nord Quensland loin de Mareeba a déjà été liée à des cartels internationaux de la drogue appartenant à la CIA L’ aéroport de Mareeba, juste à un jet de pierre de Cairns aéroport international, a été construit par les États-Unis pendant la guerre mondiale. Au cours de ces cinq dernières années, des avions étranges, atterrissant souvent dans le milieu de la nuit, dont certains, selon les experts des compagnies aériennes, appartiennent à Air America, une compagnie aérienne de la CIA en propriété exclusive, sont utilisés expressément pour le convoyage de drogues et d’armes dans le monde entier ».

Tous enregistrés au Delaware, paradis US de l’irresponsabilité pénale

Pour en revenir à nôtre avion du jour, l’enquête a révélé, on l’a vu, un enregistrement de départ dans un état américain bien particulier. Le Delaware, où le pilote situait le propriétaire précédent de l’avion, et particulièrement Wilmington, est un endroit plutôt… curieux, repéré par des internautes subtils : « Mais le fait que ce club a un siège social dans le Delaware pourrait être un indice très important. Le Delaware est l’un des états les plus étranges aux États-Unis, en termes de droit des sociétés surtout si il vous arrive d’être dans l’entreprise de gestion d’actifs. Ces types d’entreprises, dans le Delaware, jouissent de la liberté et le secret similaire à des clients d’autres organisations très secrètes comme la Banque du Vatican ou des institutions financières dans les îles Caïmans. Là-bas, les avions et bateaux, inscrits dans le Delaware utilisent un moyen de minimiser leur responsabilité fiscale car les actifs sont enregistrés à titre de fiduciaire appartenant à une société plutôt qu’à une personne. Ce qui en fait un excellent endroit pour se cacher si cela est votre souhait »… démontrait notre internaute.

Les avions de la torture, inscrits eux aussi dans le Delaware

Ce qui nous relie encore une fois à la CIA. Des avions de « renditions » ont terminé leur carrière aussi en Australie : or ils étaient eux aussi enregistrés eux aussi à Wilmington, et l’un d’entre eux a fait un parcours d’enregistrements successifs qui ressemble étonnament au parcours effectué par notre fameux Swearingen : le N581GA, devenu N379P chez « Premier Executive Transport Services », un paravent répertorié de la CIA, avant de changer d’immatriculation deux fois de suite encore N8068V et N44982 (là sous le nom d’une entreprise de…. l’Oregon (ah tiens), puis de changer encore en N126CH (enregistré à Miami, ah tiens encore), avant de l’être à la Wilmington Trust Company (eh eh), dans le Delaware en 2006 (encore le même endroit !). Après encore, l’avion est devenu… australien (à quel hasard encore), immatriculé VH-CCC au nom de Crown Melbourne Ltd, à savoir un avion des casinos Crown . Ces avions de chez Crown surnommés des « high rollers », à savoir de grands rapporteurs d’argent (« roll » étant un rouleau de billets) car ils emportent des VIP en priorité, ont volé surtout vers le Cambodge et la Thaïlande ou la Malaisie entre 2010 et 2012. Des vols (5 au total) ont eu lieu aussi vers la Polynésie Française. Certains observateurs de Flight Radar les ont suivis, en Australie même vers d’étranges destinations dans le pays même. Crown qui détient 3 Gulfstream (le VH-CCC Gulfstream G-V (ici à gauche), MSN 581 construit en 1999 celui des rendition flights), le VH-CGF Glufstream G-IV, MSN 1083 construit en 1988 et le VH-CRQ Gulfstream G-V, MSN 603 de 2000 a annoncé récemment vouloir les remplacer par trois modèles Global Express XRS plus performants. Ou comment on passe des activités de casinos à la CIA… serait-on tenté de dire…

Le cas pendable des casinos Crown

Car, à l’évidence, les hôtels-Casino Crown jouent un drôle de jeu, à bien y regarder (pas celui-ci, en fait). C’est dans celui de Melbourne, en effet, que s’est tenue en janvier 2013 une bien étrange réunion. Une conférence sur la paix qui a faili tourner au punching ball entre participants. Celle de généraux de haut rang chinois, venus faire une conférence à laquelle assistait aussi le japonais Yoshiaki Nakagawa, lieutenant général de l’armée japonaise. Ce dernier s’était fait littéralement oralement agresser par le représentant chinois, le lieutenant-général Ren Haiquan, très agressif en effet ce jour-là. Pas une surprise, en fait. Les chinois agissent toujours ainsi, pour arriver à leurs fins, déclarant par exemple pendant des années qu’un bout d’île est à eux (Diaoyu pour les chinois) et Senkaku (chez les japonais), le martelant, ou menaçant (là cette fois du début d’une troisième guerre mondiale, car le discours d’Haiquan évoquait le début de la seconde). Le Casino Crown de Melbourne servirait-il de lieu d’écoutes discrètes, plusieurs s’en doutent. La revue DSI N°107 d’octobre 2014 de ne laisse pas entendre autre chose, à propos de la technique de « persuasion » chinoise, dans un article sous la plume du connaisseur Romain Mielcareck (page 54), évoquant l’intense guerre psychologique menée par les chinois. Lors de la réunion le colonel Dai Xu de l’aviation chinoise (en pleine modernisation) en avait rajouté une couche ajoutant que « le Vietnam, les Philippines et le Japon n’étaient que les chiens de garde des USA ». Le propos date et surprend, car il rappelle fortement la période tendue de la guerre du Viet-Nam !

Une bien étrange réunion chez Crown

L’empire Crown a deux facettes à vrai dire : un côté « entertainment » (les casinos) et un côté immobilier, celui des complexe de loisirs dotés d’un ensemble hôtelier (on dit « resorts », en anglo-saxon). Son dirigeant, James Douglas Packer (ici à gauche) la troisième fortune australienne, héritier des médias australiens (son grand père Franck, anobli par la reine, avait fondé l’Australian Consolidated Press et Nine Network) lorgne aujourd’hui vers le marché chinois des loisirs, et s’est associé récemment à Greeland, qui comme son nom ne l’indique pas est une société chinoise , pour construire ensemble un gigantesque casino et des appartements à Brisbane. Son concurrent direct Echo Entertainment Group annonçant au même moment une association avec le groupe Chow Tai Fook Enterprises et Far East Consortium (FEC Australia). L’empire Parker est installé aussi à Macao (avec « City of Dreams » et « Altira Macau », et les cubs « Mocha »). En 2002, Packer s’était rapproché de Tom Cruise, et de l’Eglise de Scientologie australienne, pour l’abandonner ensuite. Quels sont les liens exact du groupe avec la CIA, à ce jour, on l’ignore encore. Pour l’instant, il défraie régulièrement la chronique people, plutôt (voire ses ex aussi). Entre son Boeing 737 Business Jet personnel (dont on fait ici la visite), son yacht Z Ellerston (un Mangusta 165 acheté en France 50 millions de dollars) ou son autre yacht fabriqué à partir d’un brise-glace, l’Artic P, l’homme à de quoi sillonner le monde.

Le digne fils de son père ?

Un homme très voyant donc…qui rapelle son père Kerry, en effet. Fils lui-même d’un homme frustre et inculte, devenu magnat de la presse (une sucess story à l’australienne ;, qui s’était terminée dans les griffes de Rupert Murdoch), persuadé qu’on pouvait acheter tout le monde sur terre, capable de saillies odieuses comme celle-ci sur les émeutes raciales aux USA : « l’éditeur était célèbre pour l’utilisation de ses intérêts dans les médias pour diffuser ses idées réactionnaires. « Dans un éditorial infâme du Telegraph, Frank Packer (ici à droite) ruminait sur la violence urbaine 1967 aux États-Unis. « Si à chaque fois que des révolutionnaires noirs décidaient de brûler et tuer, ceux qui maintiennent la loi tuaient 500 Noirs, les noirs pourraient décider de cesser de brûler et de tuer, » avait-il écrit. Kerry fonctionnait de la même façon à vue, comme son père : en octobre 1990, atteint d’une crise cardiaque à l’Australian Open Polo Championship de Sydney, il reste six minutes sans vie mais il est ressuscité par des infirmiers dans l’ambulance , une des rares à disposer à bord d’un défibrillateur. Dans les jours qui suivent, toutes les ambulances de la région reçurent des défibrillateurs semblables, qui devinrent vite des « Packerwhackers » pour les australiens. Une forme d’humanité tardive issue d’un égoïsme fondamental, venant d’un véritable tyran (au travail et domestique,) confronté à un cas auquel il n’avait jamais pensé auparavant. Kerry et sa femme méprisaient également leur propre fils (le fameux James, le futur héritier de l’empire, alors un enfant dyslexique) en l’appelant par exemple “Boofhead” (issu d’une vieille BD pour le père, signifiant attardé) et “Dummy » (crétin) pour la mère…

Un homme impliqué dans un trafic et un blanchiment

L’histoire de la famille relie les points évoqués ici entre eux. Kerry, le père héritier du magnat de la presse australienne, a été un temps suivi de près par le FBI. « Quand on a questionné Packer sur les 225 000 dollars qu’il avait reçu en 1980 de la faillite de l’investisseur du Queensland Brian Ray, qui a ensuite été accusé et acquitté de l’évasion fiscale, le magnat de la presse a déclaré que Ray lui avait prêté de l’argent après une mauvaise journée aux courses. « Je voulais qu’il paie en espèces parce que j’aime les espèces – je dois avoir une mentalité d’écureuil », avait-il dit en parlant du prêt de son partenaire d’affaires occasionnel. Les documents du FBI montrent que la commission royale était également intéressée par une transaction beaucoup plus importante – impliquant plus de 800 000 dollars apparemment envoyés de Hong Kong à la banque centrale nationale de Cleveland, Ohio ». On évoquait alors à demi mot du blanchiment d’argent sale : l’affaire se révélait pouvoir devenir un énorme scandale. Cela n’avait pas plu dans la famille, comme déballage, on s’en doute, même le personnage décrit dans la presse concurrente, fort peu reluisant, avait vu son identité réelle masquée : « Packer avait réservé une de ses colères mémorables pour le chef de la commission royale Frank Costigan (mort en 2005) , car très amer sur la compilation des résumés vagues et ouvertes cas qui lui avaient valu ensuite le surnom « d’écureuil » lorsqu’ils avaient été finalement divulgués à Fairfax. Le journal national The Times avait changé « Squirrel » (l’écureuil) en « Goanna » lors de la publication des événements, qui accusaient le suspect de crimes graves allant de la pornographie au trafic de drogue, et peut-être même à des assassinats. « Le style de vie Goanna est flamboyant et très coûteux », avait conclu le National Times ». La commission avait démontré en prime que le propre frère de Kerry, appelé Clyde, faisait partie du trafic, lui aussi. Les preuves réunies « détaillaient comment Clyde Packer, l’ancien politicien à la tête de NSW News devenu homme d’affaires expatrié, avait attiré l’attention de la Drug Enforcement Agency aux États-Unis, en 1977, lorsque son numéro de téléphone a été lié à une « grande organisation de distribution d’héroïne entre Los Angeles et Detroit ». Au final, ni l’un ni l’autre n’avaient pourtant été inculpés : pourquoi et comment donc la famille Packer avait-elle réussi à passer au travers du filet ? L’un des proches de Clyde, Ian Percival Coote, cité lui aussi dans le réseau par la DEA, avait été retrouvé mort dans d’étranges circonstances : on concluera à un suicide bien pratique. Packer ne sera même pas accusé d’évasion fiscale, aux Etats-Unis ! Un site effectue ici le recensement des côtés sombres de Kerry Packer. Il y a de quoi s’inquiéter en effet, de l’héritage laissé aujourd’hui à son fils… car il n’y pas que les souvenirs des alcoves d’Heidi Feiss de concernés. L’histoire des lingots d’or volés (pour 5,4 millions de dolars) révélée bien plus tard en dit long aussi sur ses méthodes… et ceux de sa propre secrétaire, Pat Wheatley, qui l’avait visiblement trahi. Au décès de cette dernière en 2008, la presse aura une phrase significative : « elle savait beaucoup sur les liens entre politiques et entreprises où des squelettes ont été enterrés, mais elle a gardé le silence ». Surnommée « Miss Moneypenny », elle avait quand même avoué se balader régulièrement avec 100 000 dollars en liquide dans son sac, au cas où… Kerry Packer aurait été inquiété à l’aéroport. Personne ne s’est jamais inquiété des sommes considérables en cash que trimballait partout le magnat australien ! Comprenez alors que de revoir autant de liasses au pays des kangourous ravivait le souvenir de l’ère Packer père !

Les fondements historiques du trafic

Les liens entre l’Australie et la CIA ne datent pas non plus d’hier, en fait. C’est en 1975 qu’on avait pu en voir les effets flagrants, avec le rôle trouble de John Kerr, Le gouverneur général, représentant du chef de l’État australien, la reine Élisabeth II, reine d’Australie ne l’oublions pas. John Kerr, (« sir » Kerr, il a été anobli lui aussi depuis) un pro-américain, un ancien des services spéciaux pendant la seconde guerre mondiale, avait tout d’abord participé à la fondation en 1966 de « Law Asia » (ou « lois d’Asie »), une organisation d’avocats d’Extrême-Orient anticommunistes, qui existe toujours, financés par la nébuleuse « Fondation d’Asie », fondée en 1954. En réalité, cette fondation était en fait l’un des fronts de la CIA les plus importants sur place, avec des bureaux et des représentants dans toutes les grandes capitales de l’Asie. Difficile d’imaginer qu’il n’en reste plus rien depuis. L’idée qui avait été établie à la base, était de servir avant tout à critiquer constamment la Chine, le Vietnam du Nord et la Corée du Nord, via notamment Radio Free Asia. Selon des sources, la CIA dira plus tard de Kerr qu’il « était notre homme » sur place. L’autre aspect de l’action américaine secrète était d’infiltrer les syndicats australiens pour défier tous les jours le parti travailliste alors au pouvoir. Cela jouera un rôle lors de la crise de 1975 où le Premier ministre Gough Whitlam, du Parti travailliste australien, sera révoqué par Kerr en personne après une longue crise politique. Aujourd’hui, c’est l’espionnage sur invitation à des « conférences » dans les casinos Crown qui semble plus efficace…

Des anciens d’Air America devenus banquiers !

Un autre aspect douteux du personnage, encore, étaient ses liens avec la Banque Nugent-Hand de Sydney, que la CIA utilisait pour blanchir de l’argent. Son fondateur n’était autre que Michael John Hand, un ancien pilote de la CIA, un ancien « green beret » qui avait volé avec Air America (on y revient !), le service aérien immortalisé dans le film avec Mel Gibson, fournisseur secret d’armes au Laos et à la Birmanie, avec au retour l’opium du Triangle d’Or pour financer ses activités là-bas. Michael Hand, après Air America, avait fondé sa propre banque avec Bernie Houghton et un avocat australien (on y revient aussi), Francis John Nugan. Et quelle banque ! « La Banque a également participé à des activités telles que ; le trafic de drogue, d’armes internationales, les liens avec le crime organisé (Hand avait enrôlé « Murray » Riley, un ancien policier devenu chef de gang !), dont le rôle était d’activer « le blanchiment d’argent pour le président Suharto, de fournir des services non spécifiés pour des Marcos, d’aider le Shah pour faire sortir l’argent de l’Iran, de canaliser l’argent de la CIA vers des partis politiques pro-américains et des opérations secrètes en Europe (on pense à Gladio), en essayant au passage le chantage sur un ministre de l’Etat australien qui enquêtait sur le crime organisé, d’effectuer le transfert de 2,4 millions de dollars au Parti libéral australien, et encore d’autres services « d’utilité sociale. » Il faut dire que la création même de la banque avait été rocambolesque : « la banque avait été créée avec une prétention frauduleuse de 1 million de dollars en capital : « Avec seulement 80 dollars dans le compte bancaire de l’entreprise et seulement 5 dollars dans le capital versé, Frank Nugan avait signé à sa propre entreprise un chèque personnel de 980 000 dollars pour acheter 490 000 parts de sa société. Il avait ensuite couvert son découvert massif lui-même, en signant un chèque de société pour le même montant « . Cela reposait sur une belle entourloupe ! Elle attirera des investisseurs pourtant, en leur promettant des rendements de 16% minimum (l’argent sale étant lessivé contre une taxe de 22% !). Comme façade sérieuse, la banque recrutera le vice Admiral Earl P. « Buddy » Yates comme président et surtout l’ex-responsable de la CIA, William Colby en personne comme conseiller ! Des précurseurs de Madoff, à coup sûr, tant la cavalerie interne servait à construire un système de type pyramidal, juteux on le sait que pour celui se tenant au sommet de la pyramide !

Une implication indéniable de l’armée US

Dans l’étude de la structure même de la banque Hugan, faite par des journalistes, on découvrait avec surprise l’intense degré d’implication de l’armée américaine et du pouvoir politique américain. L’équipe secrète de Nugan, décrite par le Major Général Secord, lors de son témoignage dans l’affaire des Contras, avait importé pour pas moins de 3 milliards de dollars avant 1976 en provenance de Thaïlande et de Bangkok prioritairement, via ce qui qui restait de la flotte importante des avions d’Air America. Un programme né au Laos en 1969 sous la direction du directeur de la CIA en personne, Theodore Shackley et son adjoint Thomas Cline, Secord étant le coordinateur des vols. L’un des clients de la banque Nugan étant Edwin Wilson, ancien agent de la CIA travaillant pour un programme secret de la Navy appelé « Task Force 157 » en fait le Naval Field Operations Support Group (le NFOSG, qui deviendra CENTRA SPIKE en 1993, et jouera un rôle important pour arrêter Pablo Escobar en Colombie). Une banque dont les liens avec l’armée ou les représentants de la loi US étaient évidents : ses bureaux utilisaient en Thaïlande le même immeuble que le bureau des narcotiques US, la DEA ! Parmi les personnes de haut rang citées comme responsables de l’opération, on trouvait Richard Armitage (ici à gauche), ancien baroudeur devenu l’assistant au secrétaire de la Défense sous Reagan (il sera mêlé plus tard à l’affaire Plame) : il était le « bursar » de l’équipe, autrement dit servait de porteur de valises de l’argent blanchi !!! On le soupçonnera d’avoir fait partie de l’infâmant programme Phoenix (lors de la défaite vietnamienne, il conduira les réfugiés… à Subic Bay !)… D’autres militaires ou anciens militaires complétaient le tableau : à la tête de la banque, lors de son effondrement, on trouvait ainsi le vice-amiral Earl F.Yates, qui avait été commandant du porte-avions John F.Kennedy. A la tête de la branche Philippines, on trouvait le général trois étoiles LeRoy Manor, et l’ancien Assistant Army Chief of Staff pour le Pacifique, le général Edwin Black. Complétait l’équipe l’ancien responsable de l’American Legion, Walter Mc Donald. L’ancien directeur de la CIA, William Colby étant « conseiller » de la banque. Un adjoint de Wislon, Frank Terpiil, avouera que le réseau existait depuis 1960, et qu’il avait comme point de départ… Miami, en Floride nous apprend le magazine « Agenda » d’octobre 1987, sous la signature de Henry E.Hardy (voir document PDF à la fin de cet article). En photo, Paul Helliwell de l’OSS, ancêtre de la CIA, celui qui avait financé l’armée de Chaing Kai-shek rencontrant Michael Hand et Frank Nugan. Heliwell avait financé en 1960 JM/WAVE, l’organisation derrière l’invasion de la Baie des Cochons. Au décès de JFK, il avait fondé aux Bahamas la « Mercantile Bankand Trust Company, » puis la « Castle Bank and Trust Company », les deux paravents bancaires de la CIA. Une enquête de Internal Revenue Service en 1973 l’avait obligé à les fermer, laissant le champ libre à Nugan.

Jusqu’aux Bermudes…

L’incroyable banque australienne était en effet liée à la Castle Bank & Trust des Bahamas, créée en 1960 par 1960s by Paul Helliwell, un ancien de l’Office of Strategic Services, donc, (le précurseur de la CIA !), qui avait jadis beaucoup aidé Chaing Kai-shek et Taïwan, en lui fournissant des armes en échange de l’héroïne (déjà ?) dans les avions du CAT, futur Air America, dont l’écroulement rapide en 1997 montrera les liens avec la CIA (un autre scandale, dans lequel par exemple John Fogerty et Creedence Clearwater Revival perdront un max d’argent (?). Helliwell avait aussi créé auparavant « Intercontinental Holding », une compagnie installée dans les îles Caïman, qui possédait de fait le fameux LearJet utilisé par Barry Seal pour transporter la coke, quand il ne volait pas avec son C-123 ; tout un petit monde alliant argent et coke voire héroïne venant d’Asie. Hand et Nugan iront même entre temps jusqu’à « importer » ce qui restait de l’armée Mhong de la Thailande pour l’installer dans les îles Turk and Caicos, en face même de Cuba, au cas où une autre invasion aurait été mise sur les rails par un président US plus belliqueux. Le suicide (douteux !) de Nugan (il sera retrouvé le 27 janvier 1980 dans sa Mercedes avec une balle de gros calibre dans la tête, à Lithgow, dans le New South Wales, un peu comme… Seal (abattu à la Nouvelle-Orleans le 19 février 1986) mettra à jour toutes ses opérations, obligeant son collègue Hand à se réfugier aux îles Fidji sous un faux nom, avant de rejoindre Vancouver, au Canada, et de disparaître sans laisser de traces dans New York même. On le cherche toujours. Sans oublier, à cet étrange affaire, peut-on ajouter aussi, le rôle de lobby militaire pour faire accepter aux australiens les fameux F-111, si décriés, après leur échec patent au Viet-Nam, pourtant. L’avion controversé tiendra 40 ans, pourtant, en Australie. On enterrera les derniers lors de leur retrait définitif…

Ecouler les surplus afghans et laver les billets

Alors d’où pouvait provenir ce trafic ? Avec la Thaïlande, pays dont la production s’est effondrée et à la législation féroce contre les trafiquants, c’est difficile à imaginer (la production afghane et thaïlandaise jouent les vases communiquants comme le dit Koutouzi dans son ouvrage : quand l’une est haute, l’autre descend. En ce moment, l’Afghanistan produit 90% de l’opium mondial et la Thaïlande plus que 10%. En revanche, le marché afghan pléthorique depuis la présence américaine (encore un autre hasard ?) est à écouler, et l’Australie est une des pistes possible comme consommatrice fort demandeuse. Et là, on retombe sur un autre problème connu : la circulation et le trafic d’opium au sein même de l’armée US, chose dont on peut apercevoir l’ampleur lors de faits divers sagement rangés dans la catégorie des événements à ne pas suivre, chez les journalistes. Ainsi pour la mort d’une gestionnaire de base militaire, retrouvée morte et un peu vote déclarée « suicidée » (une de plus ?). « Comme indiqué dans un précédent post, Ciara Durkin était un agent financier faisant partie base aérienne de Bagram en Afghanistan. Il n’y a pas longtemps, elle est morte mystérieusement. Avant son assassinat apparent, elle avait dit à sa sœur : « J’ai découvert certaines choses qui ne me plaisent pas et je me suis fait des ennemis à cause de cela. » Un autre soldat a dit à la famille que la drogue étaient endémique à Bagram, et qu’elle-même avait consommé de la drogue là-bas. Selon le soldat Santiago, elle avait vu les ventes de drogue qui se déroulaient dans une salle à la base, avec de grandes quantités d’argent comptant sur ​​une table. Le soldat a dit qu’elle croyait qu’elle a dû voir quelque chose qu’elle n’a pas approuvé, et elle l’a payé de sa vie .. Comme le chroniqueur de Kos, MichiganGirl, nous le rappelle, Seymour Hersh a fait un important exposé sur le commerce de ladrogue à Bagram .. (*)  » Même chose pour le sergent Juan Torres, retrouvé mort de la même façon.

Il y a un lien, à l’évidence, entre ce petit avion surgit du fond de l’histoire et les méthodes de la CIA. Rien n’a changé depuis plus de quarante ans. Le trafic de drogue est toujours une composante essentielle de l’agence américaine. Et c’est un petit bimoteur perdu en Australie qui vient de nous le rappeler.

(*) extrait : .. »La facile disponibilité de l’héroïne [en Afghanistan] représente également une menace pour le bien-être des troupes américaines. Depuis l’automne 2002, l’armée et un certain nombre de retraités fonctionnaires de la CIA me l’ont dit à propos de l’augmentation des rapports de consommation d’héroïne par des militaires américains en Afghanistan, dont beaucoup ont été là pendant des mois, avec peu de distractions. Un ancien officier de renseignement de haut niveau m’a dit que le problème ne venait pas des forces spéciales ou des unités de l’armée de combat qui étaient actifs dans le domaine, mais « des gars de la logistique » -les conducteurs de camion et les travailleurs de l’avitaillement et de maintenance qui sont en poste sur la grande base de Bagram, près de Kaboul. Cependant, je suis aussi dit qu’il y avait des préoccupations au sujet de l’héroïne dans les Marines. Les GI affectés à Bagram sont nominalement confinés à la base, pour des raisons de sécurité, mais les drogues, l’ancien officier de renseignement m’a dit, ont été fournies aux utilisateurs par des afghans locaux embauchés pour gérer les travaux subalternes. La haute direction du Pentagone a une « attitude tête-dans-le-sable », dit-il. « Il n’y a pas de désir de l’exposer et d’obtenir l’application en cause. Putain, ce que c’est difficile ! « , a-t-il ajouté, en parlant de l’héroïne. Le Pentagone, a qui j’ai demandé des précisions, a nié qu’il était préoccupé par l’usage de drogues à Bagram, mais a ensuite reconnu que « des procédures disciplinaires ont été engagées contre certains militaires américains en Afghanistan pour l’utilisation présumée de drogue. » Interrogé séparément sur les allégations contre les marines, le Pentagone a déclaré que certains Marines avaient été relevés de l’Afghanistan pour faire face à une procédure disciplinaire, mais a aussi blâmé plutôt l’alcool et de la marijuana plutôt que l’héroïne … »

-Le dossier des C-130 détournés :

http://www.fromthewilderness.com/fr…

-sur le cas de la famille Packer

livre référence : Paul Barry, The Rise and Rise of Kerry Packer (Sydney, Bantam, 1993)

0000000000000000000000000

Coke en stock (LXXIV) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie ( part 2)

Coke en stock (LXXIV) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie (2)par morice
lundi 17 novembre 2014

Si la première surprise de cette longue enquête a été constituée par le type même d’avion saisi, et sa provenance originelle, une deuxième nous attendait avec la personnalité d’un de ses deux pilotes. Car contrairement à ce qu’on avait pu apprendre dans les premières heures de son arrivée, le petit Swearingen ayant traversé le Pacifique ne l’avait pas fait avec le pilote déclaré à son arrivée en Australie. Mais avec un autre lascar, dont la personnalité se révélait plus que surprenante…

Un trajet assez étonnant

Notre si reconnaissable Swearingen provenait du même lot d’avions destinés à devenir « invisibles » ou d’être repeints en gris neutre pour les C-130, sans aucun signe distinctif extérieur, comme j’ai pu vous le dire dans un article précédent . Des avions destinés aux opérations « discrètes » de la CIA !!! D’où les suspicions légitimes le concernant sur ses liens avec la CIA, dès son apparition en Australie, sur ce petit aérodrome peu connu. Un avion discret, lui aussi, que ce Merlin IIIA, qui, selon le journal australien (voir plan du trajet ci-desssus), avait fait un drôle de périple avant de rejoindre l’Australie : parti de Punta Gorda en Floride, via le Missouri et le Texas, puis la Californie (avec un arrêt à Tracy) et l’état de Washington, et l’Alaska (faisant un arrêt à Cold Bay, « un village de 108 habitants, un seul magasin et un hôtel et une seule piste d’atterrissage », note le journal), en volant ensuite vers Hawaii (à Hilo), les îles Marshall, Guam et les Philippines avant de longer la côte Est de l’Australie ! Le journal découvrant autre chose encore, de beaucoup plus intéressant à propos du mystérieux avion : l’Aero Club de l’Oregon (Oregonian Aeroclub LLC) où il était censé être inscrit n’existe même pas dans l’Etat d’Oregon, il n’a aucun site web, et pas davantage de contact !!! Le pilote, Bernard Stevermuer (ici à droite se rendant au tribunal), avait pourtant laissé cela comme adresse, dans sa fiche de pilote. L’homme, instructeur de parachutisme de 43 ans aurait acheté 400 000 dollars australiens l’appareil et l’aurait rapatrié lui-même de Floride( du moins c’est ce qu’on pensait). Il existe bien un Oregon Flying Club, mais il ne connaît pas l’appareil : les rédacteurs du journal australien l’ont contacté et on leur a répondu par la négative ! Tout cela en affichant pourtant une adresse, une simple boîte postale fictive, à l’évidence, située à Wilmington, dans le Delaware ! Un avion inscrit de nul part qui aurait fait un périple pareil (durant deux mois de vols en sauts de puce, sauf vers le centre du Pacifique !), mais pour quelle raison précise ? Le pilote, en tout cas, avait de l’argent sur lui (beaucoup d’argent) : « il souhaitait en effet démarrer une activité sur l’aéroport », en allongeant d’emblée 1,5 million avait-il dit à la police, étonnée de la somme, dont il aurait réglé la première traite avec 300 000 dollars en liquide. D’autres billets auraient été découverts dans sa voiture. Selon la police australienne, deux sociétés avaient financé son avion : Mortgage Kingdom et Five Dock. Inconnues au bataillon, elles aussi. La seconde est le nom d’une banlieue de Sydney ! Comme complice australiens, on lui a vite trouvé un joueur de poker Darren Rispen, surnommé « Buzz », et Yousseff Sammak, dit « Joey », un artisan décorateur de magasin en avec son entreprise « JB Shopfitters »… deux trafiquants de bien faible envergure pour s’allier à un tel trafic, manipulant une telle…billetterie.

Et un pilote qui l’est tout autant…

Rebondissement le 10 juillet ; lors de l’interrogatoire de Stevermuer, ce dernier avouait ne pas avoir fait le périple annoncé, et simplement s’être rendu aux Philippines pour chercher l’avion. Selon lui, c’est David Baddams, présenté comme le pilote de la société « Snow Goose International », qui avait traversé le Pacifique jusqu’aux Philippines et non lui. à bord du Swearingen. Une série d’échanges retrouvés sur Facebook confirmait rapidement les faits. Or selon le propre site de Snow Goose, « Baddams est un ancien pilote de la Navy possédant 40 ans d’expérience, dont celle du Sea Harrier, du BAE Hawk (deux avions anglais et non américaines) et du Douglas A4 Skyhawk ». Une société jeune, très jeune, puisque créée en 2013 et dont le seul pilote était… Baddams. Etrange société ! Sur le site annonçant le convoyage du Swearingen, on pouvait lire cette phrase particulière : « from departing Seattle to Guam, the aircraft was monitored by United States Air Traffic and then by Philippines Air Traffic into Clarke Field. At all times the aircraft flights were planned and approved by the appropriate authorities. Communication was always maintained by HF radio in accordance with international requirements », pour attester du vol dans les règles de l’appareil… et en disculper complètement le convoyeur. Rien en revanche sur l’autre rôle oublié par David Baddams, en fait le directeur des ventes pour Britten Norman-Pty Ltd, installé à Daedalus Airfield, Lee-on-the-Solent, dans l’Hampshire, qui avait annoncé il y a quelque temps la vente d’Islander à turbines « pour un nouveau client situé dans la région Asie-Pacifique », avec des avions construits désormais en… Roumanie. Rien non plus sur le résultat d »une plainte déposée par David Baddams et jugée le 8 avril 2013 sur un litige concernant un équipement de surveillance à bord d’un Britten-Norman de surveillance aérienne équipé par Airborne Australia Pty Limited de façon inadéquate, dont Baddams avait demandé le retrait. Et rien non plus de la part de la presse si peu inquisitrice pour retrouver sur le net la mise en vente d’une tourelle MX-15 HDi, ancien appareil de démonstration de chez L3 Wescam, rédigée à son nom !!!! Car l’engin vaut une fortune (ici elle équipe un AT-6 Hawker Beechraft de l’armée américaine, vu à Farnborough…et là elle est accrochée sous le MC-27J « Gunship » Praetorian…). A peine si on avait noté encore que le site internet cité par l’auteur de l’offre présentait une adresse fort particulière : c’est « Airborne Surveillance (US) Inc », dont l’adresse est à Coral Gables, dont on sait que c’est depuis toujours le fief… de la CIA !!!

Un pilote militaire et commandant d’escadrille de guerre !

Baddams, aujourd’hui paisible (?) retraité, n’a rien d’un dilettante : il a été en effet commandant de guerre d’une escadrille de Harrier, comme s’en souvient un de ces pilotes dans le magazine Classic Aircraft, lors du retrait de l’avion VTOL mythique (ça sert d’avoir des archives, voyez) :… « Pour un pilote, c’était presque le rêve ultime », dit Chris de sa première tournée avec l’escadrille 800, au début de ce qui était censé avoir lieu un déploiement aux Etats-Unis. « À la fin de 1998, Dave Baddams était notre commandant, lorsque nous sommes allés lors d’une soirée au restaurant avec les nouveaux pilotes. C’est quand alors l’Irak apparaissait dans les zones d’exclusion aérienne. Il nous a dit :« Hé, ne vous souciez pas de ce que vous entendez dans la presse, nous allons encore en Amérique, et puis le lendemain, il s’est avéré que le secrétaire à la Défense s’est levé au parlement et a envoyé le navire vers le sud » . Voilà un commandant qui était bien au courant de ce que les politiciens lui avaient promis de faire mais se gardait bien de le dire à ses hommes ! Histoire de les ménager ? « Nous souhaitions tous aller à gauche, vers l’Irak, plutôt qu’à droite, vers l’Amérique. ……. « Le navire était là pour faire un travail. Pour fournir la puissance de l’air de la mer et sur la terre, nous avons monté à bord, et pendant les deux ou trois premiers mois, nous étions a fond en train de délivrer une puissance aérienne sur place. Au cas où, nous emportions un couple de missiles air-air AMRAAM (Advanced Medium-Range Air-to-Air Missile). Nous nous sommes entraînés avec l’escadron pendant que nous nous dirigions vers l’Irak, en développant les tactiques que nous utiliserions là-bas, nous avons terminé en mars 1999, et sur ​​le chemin du retour la guerre du Kosovo a débuté . Comme nous sommes revenus à travers le canal de Suez, nous avons tournés à droite plutôt qu’à gauche. Tout le monde dit qu’ils se souvient de leur première tournée, mais pour moi, c’était était juste une grande période de six mois, tous à bord du navire [c’était l’Invincible]. ……. « [Au Kosovo] nous devions travailler notre façon de faire, d’abord au cours de sorties de nuit en partant du navire. (…) Lorsque nous sommes finalement davantage sortis pendant la journée, c’était très pratique d’aller jusqu’au dessus de Skopje et de voler vers un camion-citerne de temps en temps pour obtenir le plein d’essence (…). …… Nous opérions généralement dans la zone de 30 000 à 40 000 pieds – et ça tapait quand quand on atteignait juste en dessous des 40, mais avec un couple de missiles AMRAAM emportés, on pouvait quitter le navire sans être inquiété à 35 000 pieds (…)  » Une seule photo résume le personnage : elle est légendée ainsi… « le capitaine David Baddams sur le point d’être catapulté avec un chargement complet de missiles AMRAAM « live ». « Ce fut la seule fois que l’avion a été lancé avec cette charge et, malgré ce que des rumeurs avaient pu propager il n’y a pas eu de problèmes avec la capacité « bring-back » (de retourner à pleine charge) malgré des températures ambiantes élevées »… et c’est cet homme qui est venu livrer… le petit bimoteur suspect !!! Voilà un bien étrange retraité des deux Navy qui apparaît sur scène !

Un pilote étonnant, très lié à l’armée anglaise et australienne

Pas plus sur un rapport dithyrambique signé Baddams encore sur l’achat de F-35 par l’Australie, comme appareils pouvant utiliser sans problèmes les « Canberra-class LHD »… Sur Prune, qui semblait ne pas avoir flairé l’oiseau, on découvrait alors que notre homme avait bien été effectivement un pilote de la Navy australienne jusque 1984 (il avait dû s’éjecter à 21 ans d’un Skyhawk du VF805 Squadron (N°13-154906 -A4G 885), le 21 octobre 1980, après que son sabot de catapulte (*) se soit mal engagé sous son train avant, sur le pont du Melbourne – la séquence avait été filmée- **) date à laquelle il était passé sur la Navy anglaise, et qu’il avait commandé ensuite le Naval Air Squadron 800 anglais (démobilisé en 2004) sur de multiples fronts, notamment en Irak, à partir de l’Invincible et sur le Golfe, ainsi qu’au Kosovo… avant de former au Hawk Production Flight Test la plupart des 33 moniteurs de BAE Hawk, ou bien qu’il avait en août dernier encore servi de soutien logistique aérien au Nuship Landing Helicopter Dock (LHD) Canberra durant ses essais dans le port de Philippe Bay… Bref, un ancien militaire resté bien proche de ces derniers, aux talents multiples, taxé de « Top Gun-type fighter pilot extraordinaire » dans Prune, et encore très lié à l’armée et la marine, visiblement… Top Gun ? Oui, car c’est comme ça aussi que s’intitule l’organisation australienne regroupant des « as » pour faire découvrir le monde du jet à des civils novices, à bord d’un L-39, d’un bon vieux Jet Provost MK5 ou d’un CJ6A Nanchang, le pendant chinois du Yak 52 d’acrobatie (secousses assurées !). Avec au milieu de nos vétérans notre livreur de Swearingen, un peu plus bedonnant… pour 595 dollars, la sortie la moins chère… (en Nanchang bien sûr !). C’est un grand fan de l’aviation anglaise, en effet : il a été le premier le 23 octobre 1996, par exemple, à faire revoler pendant 58 minutes une belle restoration de British Aerospace d’un des premiers chasseurs embarqués à réaction anglais, construit en 1954, le superbe Sea Hawk WV908… avant de le voir repartir à Yeovilton. Drôle de pilote, donc, pour un drôle d’avion !!!

Car c’est ce vétéran confirmé, sinon un as, qui aurait servi de convoyeur pour un avion si petit, grâce à une société d’un seul membre actif (et une secrétaire)… spécialement créée pour l’occasion ? Etrange choix ! Avec ce pilote hors pair venu livrer aux Philippines un tel avion, on changeait déjà de catégorie là : qui aurait pu, dans un cartel de trafiquants, convaincre un tel pilote de venir livrer un tel avion âgé et délicat à piloter (il a été l’objet de plusieurs crashs dus à sa « susceptibilité » de vol)… alors qu’il avait encore des liens évidents avec l’armée ou la police ??? Et de le faire livrer là-bas et non en Australie même, n’était-ce pas pour lui éviter de graves ennuis s’il se faisait prendre au pays des Kangourous ? La drogue, avait-elle été chargée avant, ou après son arrivée aux Philippines ? Non décidément, cela ne semblait pas être une banale saisie de drogue, l’arrivée de ce petit bimoteur en terre australienne !

Comme lieu de transit (idéal !), un ancien aérodrome militaire US abandonné

Une enquête plus poussée sur le lieu d’atterrissage de l’ineffable Baddams nous donne une piste supplémentaire très intéressante. L’aéroport cité par le journal local comme étant celui « d »Angeles » aux Philippines, pose en effet, lui aussi, sacrément question, comme étant la dernière étape avant l’Australie. Car ce n’est autre en réalité que le Diosdado Macapagal International Airport, l’aéroport alternatif au Ninoy Aquino International Airport de Manille. Et c’est un aéroport civil un peu spécial, car il utilise en fait les terrains de l’anciennne Clark Airbase de l’US Airforce, hébergeant durant la guerre du Viet-Nam les Phantoms du 405th Fighter Wing, fermée en 1991, en raison de l’éruption du Mount Pinatubo (ici à droite les cendres la recouvrant), et aujourd’hui le seul aéroport philippin utilisant deux pistes parallèles. Une base militaire historique, installée pendant la seconde guerre mondiale, déjà. En 1973, la même base hébergeait deux squadrons de C-130E de les 21st Tactical Airlift Squadron et 776th Tactical Airlift Squadron (ici un énorme Galaxy venu se poser sur la base). La base, très peuplée (15 000 personnes !) étrangement, hébergeait aussi un club fermé de membres de la société des Chevaliers de Columbus… on ne peut plus réactionnaires. Autre particularité du site : située dans un creux, on ne distingue alentour que la queue des appareils les plus imposants s’y posant. Une discrétion à utiliser pour les modèles plus petits… comme celui venu de Floride ! (ici la visite guidée des vestiges de l’ancienne base militaire, un lieu idéal pour y dissimuler un trafic avec ces bâtisses abandonnées envahies par la jungle !). On trouve aussi sur place de vieilles bestioles volantes elles aussi abandonnées, ou en décrépitude, tels le 727-200 de Magestic (RP-C7110, ex Braniff), une firme américaine (on voit atterrir ici à Clark et ici en décoller le 21249, ex Express.net) et le 737-200 d’Air Philippines (RP-C8007). Parmi de véritables épaves, on remarquera surtout le B727-23F (RP-C5353) de Pacific East Asia Cargo, un Boeing sous numéro de fabrication 19131, qui présente un superbe curriculum, avec pas moins de 33 enregistrements différents depuis 1966, dont la fameuse « Wilmington Trust Company », en 1995, devenu le ZS-NPX de Phoenix Airways et Safair (toutes deux d’Afrique du Sud) la même année. Or la Wilmington Trust Company, avait justement acheté le Gulfstream V immatriculé N126CH, un avion de rendition (sous les labels N379P, N8068V et N44982), le 18 août 2006, pour le revendre sous l’immatriculation VH-CCC chez Crown, à Melbourne… la firme étant un paravent complet de la CIA !

Une deuxième base US à proximité

Mais il y avait autre chose, sur cette gigantesque base. Dans les clubs et bars autour, une prostitution tout aussi gigantesque et son corollaire habituel : le trafic de drogue, l’héroïne étant la plus répandue. La base ressemblait plus à un lupanar qu’à autre chose, au point qu’en 2010, une fois les militaires partis, il fallu songer à un programme d’aide à la reconversion des malheureuses filles qui vendaient leurs charmes (pour 200 pesos soit 26 dollars la passe), appelé Renew Foundation. Au milieu de cela, de très jeunes filles, évoquant également jusqu’à une prostitution enfantine. Deux bases US étaient atteintes par le fléau : « Clark et Subic également servi pendant de longues années un symbole de la commercialisation des femmes philippines comme « artistes » et « filles de l’accueil  » – euphémismes pour la prostitution, comme beaucoup de femmes d’un certain nombre de régions défavorisées du pays qui ont été séduites, trompées ou attirées dans le glamour des villes axée sur les cultures étrangères qu’ont apportées les bases et installations américaines » note Catwap (Coalition Against Trafficking in Women). On ne saurait mieux décrire l’endroit ! Dénonçant aussi, par la même occasion la présence d’une deuxième base, sous-marine celle-là, celle de Subic, qui connaissait les mêmes turpitudes.

Une deuxième base toute proche, elle aussi investie par la CIA

Subic était devenue une base Clark-bis en réalité, à partir de 1991 : « la CIA a perdu son énorme installation de télécommunication à la base aérienne Clark – la station de radio et relais régional lorsque le Sénat philippin a rejeté le 16 septembre 1991, la base du traité proposé pour son renouvellement. Avant 1970, déjà, selon un ancien agent de la CIA, la tentaculaire base navale de Subic a été le site du groupe « Opérations Chine »de la CIA et l’agence a même construit 100 maisons modernes et coûteuses, un grand immeuble de bureaux de deux étages et un grand entrepôt à Subic Bay « . (Smith, 1976) « Une ancien officier de la CIA, Janine Brookner, qui était en poste à Manille a décrit la ville de la capitale des Philippines comme « un lieu terrible » pour les agents de la CIA qui passaient beaucoup de temps dans les bars, les spectacles érotiques et les maisons closes. Ce fut parce que, selon elle, la procédure standard pour de recrutement d’objectifs de la CIA était « mettez les saoul, faites les baiser, et ensuite enrôlez-les à l’Agence (…) « Vous prenez soin d’eux », rappelle Brookner, « et ils vous racontent leurs peurs et les cauchemars … Je suis sympa avec les personnes tombées spus ma dépendance ». En fait, ses objectifs, en particulier les responsables du gouvernement philippin de haut rang, elle leur avait souvent fait des avances. » (Starobin, 1997).

Subic, située à quelques encâblures de là

Or à Subic bay, en 2006, les responsables de la ville, du Subic Bay Metropolitan Authority, avait été joint par Gary Jackson, alors le président de… Blackwater, qui désirait y installer une base pour ces mercenaires, une installation au nom de Satelles Solutions Inc, groupe philippin formé pour l’occasion par une subdivsion de Greystone, elle-même société dans le giron de Blackwater. Selon les documents d’enregistrement de Satelles, Greystone Ltd devait contrôler la société avec un total de 10,4 millions en actions souscrites. Chez le reste des actionnaires, ceux qui avaient souscrit des actions sont Mary Grace Agoncillo, Frances Yuyucheng, Clarisse Oben-Evangelista, Romeo Redelicia et Ramberto Saavedra. Un total de 294 000 dollars devaient été recueillis auprès de la société pour la location de la propriété. La société s’était engagée à investir 200 000 dollars et prévoit d’embaucher 20 employés initialement. Selon le SBMA, la société serait d’utiliser un champ de tir existant à l’intérieur du Freeport temporairement jusqu’à ce qu’elle se trouve un endroit approprié ». Mais en 2007, le Virginian Pilot indiquait que la controverse avait forcé Blackwater à abandonner ses plans pour Subic Bay : « Les plans de la société militaire privée basée à NC Moyock, pour ouvrir une branche asiatique aux Philippines ont été mis au rebut …« Nous ne poursuivons plus une installation aux Philippines, a dit Anne Tyrrell, un porte-parole de l’entreprise. Les plans de l’entreprise pour un centre de formation jungle des compétences de survie sur le site de l’ancienne base navale américaine de Subic Bay ont suscité des craintes, suite à une enquête d’un membre éminent du Sénat philippin l’été dernier ».

De bien étranges investisseurs

A noter que parmi ceux prêts à investir figurait pourtant un général, Ramberto Saavedra, des forces armées des Philippines. Mais aussi Romeo Redelicia, le directeur de Yes International Resources Ltd, (à droite une annonce de Yes Cameroun) une compagnie de recrutement de travailleurs installé à Winnipeg, aux USA. Chose surprenante, on retrouve également notre homme comme « consul général » de l’étrange « dominion du Melchizedek »… « une micronation créée en 1986 par Evan David Pedley et son fils Mark Logan Pedley afin de favoriser à grande échelle le blanchiment d’argent » nous apprend Wikipedia ! Une escroquerie caractérisée, qui perdure depuis… 1995 au moins ! Le schéma de fonctionnement étant du type Ponzi, dûment démontré et dénoncé dès 1998 par la Securities and Exchange Commission américaine. Que venait faire cet investisseur dans cette galère ? Dans le groupe de partenaires de Blackwater, on trouvait pourtant une spécialiste des investissements, Frances T. Yuyucheng, de chez Romulo, une société philippine regroupant pas moins de 90 avocats d’affaires ! Que peut-il donc y avoir autant de pourri, à ce point, au royaume des Philippines, à ne pas s’apercevoir à ce point de ce qu’on préparait à Subic Bay ? Jackson sera poursuivi et condamné en 2013 à plusieurs mois de probation et une amende de 5000 dollars pour violation de la législation sur les armes, une peine bien allégée par rapport à ce qui avait été annoncé auparavant. Le cas avait été exemplaire… pour démontrer les liens étroits unissant Blacckwater à la CIA : « mais dans le cas enterré par la Cour fédérale, les avocats de la défense ont fait valoir que les accusés avaient acquis secrètement les armes au nom de la CIA, et ne devraient donc pas être poursuivis, pour avoir suivi les indications du gouvernement. La défense a présenté des témoignages d’anciens fonctionnaires de la CIA qui ont dit qu’ils savaient que Blackwater avait agi selon direction de l’agence, et ont déposé des requêtes en documents et des preuves du rôle de la CIA dans le deal d’armes effectué. Le ministère de la Justice a nié que le C.I.A. avait joué un rôle dans la direction des achats d’armes de Blackwater, et a cherché à bloquer la défense d’avoir accès aux fichiers de la CIA ».. révélait le 21 février 2013 le New-York Times. Blackwater avait agi, et agi toujours, selon les ordres de la CIA. Aux Philippines, c’était donc bien un terrain d’entraînement de la CIA qui devait être établi à Subic Bay ! Déjà, en 1989, la presse l’avait annoncé : « aux Philippines, la CIA s’est trouvée une seconde maison »… cela devait conduire à une créature voisine de celle de Ben Laden, en la personne d’Abu Sayyaf… qui a fait depuis allégeance à l’Etat Islamique !

La révélation

Le 14 mars suivant, Erik Prince, l’ancien PDG de Blackwater, plutôt amer, vidait son sac devant la presse : « le travail de Blackwater a commencé avec la CIA lorsque nous avons fourni les instructeurs et les installations spécialisées dont l’Agence manquait », a dit Prince au reporter Eli Lake. « Dans les années qui ont suivi, la société est devenue une extension virtuelle de la CIA, parce qu’on nous a demandé maintes et maintes fois d’effectuer des missions dangereuses, que l’Agence, ne pouvait ou ne voulait pas effectuer en interne. »[La] CIA a couramment utilisé Blackwater pour des missions dans le monde entier, » expliquent les avocats de l’entreprise dans des documents de la défense. « Ces efforts ont été faits en vertu des contrats écrits et non écrits et au travers de demandes occasionnelles. À de nombreuses reprises, la CIA a payé Blackwater rien que pour son assistance. Blackwater a également utilisé et recruté des officiers et agents de la CIA et fourni une couverture aux officiers et agents de la CIA opérant dans des missions secrètes et clandestines. À bien des égards, Blackwater, ou dans certaines parties de Blackwater, étaient une extension de la CIA ». Au moins, désormais c’était clair. Blackwater n’était que le bras armé de la CIA !

Des tueurs recrutés

Parmi les choses que ne voulait plus faire la CIA… il y avait ce qu’avait dénoncé la commission Church : des assassinats. Selon « The Terrifying Background of the Man Who Ran a CIA Assassination Unit »de Conor Friedersdorf (2012) « l’implication présumée d’un enquêteur fédéral, Enrique Prado dans sept meurtres, lorsqu’il il était en charge de meurtres secrets confiés à une société privée. C’était l’un des plus grands secrets de l’ère post-11 Septembre : peu de temps après les attentats, le président Bush a donné la permission à la CIA de créer une unité d’assassinat top secrète pour trouver et tuer des agents d’Al-Qaïda. Le programme a été maintenu par le Congrès pendant sept ans. Leon Panetta et le législateur on en a parlé en 2009, et ont révélé que la CIA a engagé la société de sécurité privée Blackwater pour aider à l’exécuter. « Le mouvement a été historique », dit Evan Wright, journaliste du National Magazine Award Qui a écrit « la série Generation Kill ». Il semble avoir marqué la première fois que le gouvernement des États-Unis a confié un service d’assassinat secret à une entreprise privée ». Sachant comment la CIA avait financé les mêmes activités en Amérique du Sud, pendant des décennies, ça devenait un peu plus clair, alors, de trouver de l’héroïne à cet endroit…

(*) les catapultes montées sur les porte-avions australiens étaient plus courtes que les américaines, et ne faisaient que 28 m de long. Pour y remédier, on avait ajouté un peu de pression de vapeur, mais le décollage y demeurait plus risqué que sur les porte-avions US.

(**) et amplement documentée, comme ici sur cinq pages (?) dans le magazine de la Navy australienne sous le titre « The rescue of SBLT David Baddams « , vue d’un Wessex Mk 31B de sauvetage .

SOURCE: http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxiv-la-cia-l-158784

000000000000000000000000000000000

DNRED (Douane française): saisie de 250 kg de cocaïne au large de la Martinique

Publié le : vendredi 7 novembre 2014
Saisie de 250 kg de cocaïne au large de la Martinique
Saisie de 250 kg de cocaïne au large de la Martinique | © Douane
Saisie effectuée à bord d’un voilier, fruit d’une collaboration des services douaniers français (DNRED) et des services de police britannique (NCA).

Michel SAPIN, ministre des Finances et des Comptes publics, et Christian ECKERT, secrétaire d’Etat chargé du Budget, tiennent à féliciter les services douaniers français de l’importante saisie, le 3 novembre 2014, de près de 250 kg de cocaïne, à bord d’un voilier battant pavillon de la Grande-Bretagne.

Fruit de plusieurs mois d’enquête en collaboration avec les services britanniques, cette saisie a été conduite conjointement par l’échelon de la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED) de Fort-de-France et le service de police britannique National Crime Agency (NCA).

Après plusieurs jours de surveillance ayant mobilisé un large dispositif aéro-maritime, les agents des douanes ont procédé au contrôle d’un sloop de 12 mètres, dans les eaux internationales à plus de 120 miles nautiques au large de la Martinique (220 km). Grâce à l’action simultanée de deux vedettes de la Direction Régionale Garde-côtes des douanes d’Antilles-Guyane DF31 et DF44, les services douaniers ont pu déjouer le plan de fraude mis en place par une organisation criminelle structurée. Malgré les conditions de mer difficiles, les deux occupants du voilier ont pu être appréhendés en toute sécurité avant même qu’ils n’entament leur traversée transatlantique.

A l’issue de la procédure douanière, les stupéfiants d’une valeur de plus de 16 millions d’euros, ainsi que les personnes mises en cause, ont été remis à la disposition de l’autorité judiciaire à Fort-de-France.

Cette saisie illustre une nouvelle fois l’excellente coopération existante au sein de la zone Caraïbes entre les services français et étrangers chargés de la lutte contre la fraude. Cette saisie spectaculaire prolonge une série de succès communs en 2014 obtenus grâce à la coopération entre la douane française et les services britanniques.

En 2013, la douane française avait déjà saisi plus de 7,2 tonnes de cocaïne.

0000000000000000000000000000

Roberto Saviano, infiltré dans les archives policières, pour écrire « EXTRA PURE » par Marc Fievet (NS 55 DNRED)

J’ai acheté ce livre voici quarante huit heures.

Je me suis précipité sur les pages qu’il consacre à Claudio Pasquale Locatelli que j’ai bien connu, à Roberto Severa que j’ai connu , à Loredana Ferraro que j’ai bien connue, à Pasquale Ciolla que j’ai bien connu , à Heidi que j’ai bien connue et que j’ai présentée à Locatelli, au magistrat Domenico Catenacci que j’ai connu et à qui Locatelli offrait mensuellement une valise d’argent et quelques sorties dans les clubs de Marbella accompagné de Skora (Tiens, il n’apparait pas dans le récit de Roberto Saviano).

Pourquoi n’a-t-il pas parlé de l’OCTRIS et du commissaire Mario Le Corff?
Pourquoi n’a-t-il pas parlé de Carlos Hernandez Rumbault?
Pourquoi n’a-t-il pas parlé des contacts pris à Zagreb avec l’aide des services officiels de Croatie?
Pourquoi n’a-t-il pas parlé des opérations menées par la GRC-RCMP? (5 TONNES 400 de cocaïne saisies sur le Cargo PACIFICO) ?
Pourquoi n’a-t-il pas parlé des opérations menées par le HM Customs and Excise contre le POSEIDON (saisie de 6 tonnes de cannabis) et arrestation de Bobby Mills, l’ex boyfriend de Heidi?

Il y a des raccourcis et des erreurs dans le récit de Roberto Saviano!

J’ai constaté que toute son « enquête » sur l’ opération Dinero et sur Claudio Pasquale Locatelli ne s’était inspirée que des sources officielles du DEA, du FBI, de la Guardia Civil, de la Policia espagnole, des Carabinieri etc. etc. omettant de parler de l’action de la DNRED (Douane française).

Pourquoi n’a-t-il pas posé des questions à Jean Paul Garcia, le patron de la DNRED (Douane française)?

Pourquoi n’est-il pas venu me poser des questions sur les 16 mois que j’ai passé, lors de mon infiltration, auprès de Claudio Pasquale Locatelli ?

Pourquoi, l’implication de la Guardia Civil, de la Policia espagnole (Gouvernement Felipe Gonzalez – Ministre Rafael Vera) dans le financement du GAL via le narcotrafic n’apparait pas?  Pourquoi n’a-t-il pas parlé du commissaire Ricardo Kohl d’Estepona?

Pourquoi le financement des dernières années de l’ IRA par le narcotrafic n’apparait pas?

Pour qui roule Roberto Saviano ?

Etait-il chargé de réécrire l’histoire de ces trente dernières années en matière de lutte contre le narcotrafic dans le seul but de glorifier ses seuls amis policiers?

Alors, ce livre « EXTRA PURE (Zéro, zéro, zéro ) » ne serait-il qu’un résumé de son « infiltration » dans des archives policières choisies?

marc-fievet-sur-rtl-le-6-septembre-20131

Marc Fievet

NS 55 DNRED

PLUS http://marcfievet55.skyrock.com/3201997813-L-histoire-vraie-de-Marc-Fievet-qui-a-inspire-le-film-Gibraltar.html

SECRET DEFENSE

Le secret défense s’applique au dossier de Marc Fievet 

(http://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Fievet)

00000000000000000000000000000000000

 RTL - Yves Calvi et Jacques Pradel ont reçu le vendredi 6 septembre 2013 :  Marc Fievet, infiltré au coeur de la mafia.Bonjour à tous ! A la une de L’heure du crime, l’histoire vraie d’un « infiltré », dont la mission était de faire tomber un réseau international de trafic de stupéfiants, et qui se retrouve quelques années plus tard condamné à perpétuité !

Cet homme s’appelle Marc Fievet. Il est mon invité. Son nom est peu ou pas connu du public, mais son aventure a inspiré les scénaristes du film « Gibraltar », qui sort mercredi prochain au cinéma.

Pendant six ans, il  était connu sous le nom de code NS 55. Il a permis aux services des douanes; qui l’avaient recruté en 1988, de récupérer près de 100 tonnes de stupéfiants !

En septembre 1994, un bateau lui appartenant est arraisonné dans l’Atlantique, au large de l’Espagne, avec plus de 5 tonnes de cocaïne. Considéré comme le numéro 2 du réseau, il est condamné à perpétuité, extradé en France où sa peine est ramenée à 20 ans, dont dix ans incompressibles.

Depuis sa sortie de prison, Marc Fievet se bat pour être réhabilité. Sa vie a été détruite. Il veut laver son honneur et que l’Etat reconnaisse qu’il était en service commandé !

Pour écouter:

http://www.rtl.fr/emission/l-heure-du-crime/billet/vendredi-6-septembre-2013-infiltre-au-coeur-de-la-mafia-7764157204

000000000000000000000000000000

DNRED (un peu de son histoire): c’était hier!

dnredL’INTEGRITE ET L’EFFICACITE LIBEREES

Après 84 jours de prison, M. Ribatet, chef de l’antenne lyonnaise de la DNRED est libre.
Il n’a pas donné ses informateurs
Un lamentable épisode de la guerre des polices qui pose la question des moyens juridiques de la lutte anti-drogue
Jeudi, 6 Juin, 1991

MICHEL RIBATET, le dernier des douaniers incarcérés à Dijon depuis le 13 mars, est enfin sorti de prison mardi vers 19 heures. Patron de l’antenne de Lyon de la Direction nationale des enquêtes et recherches douanières (DNRED), il avait été incarcéré en même temps que son surbordonné, Pierre Tardy, et qu’un inspecteur de Dijon, Jacques Dorey. Tous trois avaient été inculpés de «détention, transport, acquisition et cession de stupéfiants». Ils avaient rejoint en prison Jean-Pierre Caze, inspecteur divisionnaire à Lyon, qui avait infiltré un réseau de trafiquants de cannabis en provenance du Maroc et avait été écroué le 6 mars pour les mêmes raisons.

Il s’agit d’une bien lamentable affaire qui pose d’abord la question des moyens juridiques reconnus à la douane, responsable de la quasi-totalité des 22 tonnes de drogue saisies l’an dernier par l’ensemble des services français.

Dans l’affaire de Dijon la PJ a mis à profit les trois jours de garde à vue dont elle dispose après les 24 heures de rétention douanière, non pas pour poursuivre le travail des douaniers, mais pour retourner contre eux les trafiquants qu’ils avaient arrêtés.

Au centre de l’affaire, la saisie par les douaniers lyonnais de 535 kg de résine de cannabis, le 6 décembre 1990, au péage de Pouilly-en-Auxois (Côte-d’Or) sur l’autoroute A6. Cette saisie intervenait après celle d’une tonne de drogue à Lyon le 6 juin 1990 ( marchandise transportée par Marc Fievet-NS55 DNRED jusqu’au port de Port La Nouvelle sur le Motor Yacht TANCREDE) , et en précédait une autre de 520 kilos, le 20 décembre, sur le parking d’Isardrôme près de Vienne.

photo Port la Nouvelle: http://www.sea-seek.com/images/b/bc/Port_La_Nouvelle.jpg

VOIR ou revoir: https://ns55dnred.wordpress.com/a-propos/

En tout 2,5 tonnes saisies.

De quoi donner des boutons à la PJ lyonnaise qui va convaincre le juge Bartoletti – on peut d’ailleurs se demander pourquoi ce magistrat a ainsi foncé dans cette guerre des polices – d’ouvrir une information sur les douaniers et leurs méthodes: l’infiltration des réseaux de drogue qui, bien que reconnue par la Convention de Vienne de lutte contre le trafic, n’est pas intégrée au droit français.

LIRE: https://ns55dnred.wordpress.com/2014/06/29/quand-on-constate-la-lachete-des-directeurs-generaux-de-la-douane-francaise-les-denommes-pierre-mathieu-duhamel-et-francois-auvigne/

Le héros de "Gibraltar" attaque l'Etat

Reportage : C.Le Goff/F.Le Moal/O.Lecointe/S.Malin

via : api.dmcloud.net

Les douaniers et leur chef, M. Hoguet, patron de la DNRED ont expliqué au magistrat, en gros, ces méthodes et leur efficacité. Ils n’ont pas tout dit. C’est clair. Pour le juge demeure « un problème d’argent et de paiement des informateurs». Il veut savoir «d’où provient l’argent et ce qu’il est devenu» car il ne peut discerner «ni le début ni la fin de la chaîne» et reconnaît qu’il n’a pu «percer le mystère de l’organisation qui avait conduit à la saisie». Il se serait heurté, selon ses propres mots, à un «refus total de collaboration» de la part des inculpés. M. Ribatet et les siens ont protégé leur «construction», le réseau de leurs informateurs et agents – les douaniers les appellent des aviseurs – au sein de cet important réseau d’importation de cannabis marocain en Europe. En se taisant ils ont protégé le travail en cours et, aussi et surtout, la vie de ces hommes. Le nom d’un de ces aviseurs n’a-t-il pas été publié dans certains journaux? C’est son silence qui a valu à M. Ribatet 84 jours de prison.

Côté Douane on se félicite de cette libération et on met sur le compte de la mauvaise humeur du magistrat l’interdiction jusqu’à nouvel ordre d’exercer signifiée aux douaniers libérés. Mais on relève surtout que l’intégrité de ces fonctionnaires n’est pas contestée par le juge qui n’a pu établir leur enrichissement personnel. Ils demeurent ce qu’ils ont toujours été, au dessus de tout soupçon de ce point de vue essentiel: ce ne sont pas des ripoux.

charasse_michel81015eDepuis le 28 mai, jour où le magistrat fit perquisitionner à la DNRED de Lyon, ce dernier avait refusé ses plateaux repas, n’avalant que de l’eau, du lait et des jus de fruit. Les douaniers ont été constamment soutenus par leur hiérarchie, l’ensemble des syndicats, et par leur ministre de tutelle, Michel Charasse. Plusieurs manifestations de soutien s’étaient tenues dans toute la France, notamment devant le palais de justice de Dijon. Une autre était prévue hier.

Les syndicats de douaniers, satisfaits de la libération de M. Ribatet, ont annulé leur journée d’action et de grève annoncée pour le 11 juin. Pour la CGC, dont le douanier lyonnais est adhérent, «cette décision n’est que justice». Satisfaction également à la CGT qui souligne: «Le problème reste entier quant aux missions de la douane, ses moyens pour les remplir et leur cadre juridique». Cette question a été publiquement posée par André Lajoinie, au nom du groupe communiste à l’Assemblée, dans une lettre au ministre de la Justice Henri Nallet.

De source bien informée, un protocole intégrant au droit et procédures français les moyens reconnus par la Convention de Vienne pour lutter contre le trafic aurait été élaboré par les ministères de la Justice, de l’Intérieur et des Finances (Douane). Mais en ce qui concerne l’attribution de la qualification d’officier de police judiciaire aux douaniers, ce qui leur permettrait de conduire jusqu’à la clôture de l’instruction judiciaire les affaires qu’ils réalisent, le blocage du ministère de l’Intérieur demeure total.

Jean-Michel Cordier

– See more at: http://www.humanite.fr/node/23165#sthash.oyAn5AgH.dpuf

0000000000

MAROC – Narcotrafic: complicité de l’armée marocaine avec le narcotrafic dénoncé dans un nouveau livre

Lire aussi: MAROC: l’une des richesses du roi, c’est le commerce international de la drogue (Narcotrafic)..

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

A qui profite l’argent du cannabis ?

La liberté de la presse progresse au Maroc. Un site, Le gri-gri, ose publier un article très complet sur une grosse branche du marzen, le business industriel du haschich entre le royaume et l’Europe. Avec un blanchiment moyen de 120 000 euros tous les deux jours, c’est un potentiel d’environ 22 millions d’euros annuel (près de 32 millions CHF) pour une seule filière approvisionnant quatre pays. L’enquête a révélé que 5 millions d’euros avaient transité par les banques suisses, le reste est passé par des comptes israéliens ou a été converti en or pour le retour au bled.

Une entreprise qui ne connaît pas la crise

Ce montant astronomique doit encore être augmenté des frais généraux et des salaires des employés européens pour arriver à une estimation valable du chiffre d’affaire, probablement plus de 25 millions d’euros. Voilà ce qu’un réseau peut collecter et sortir de l’économie légale européenne, voilà ce que nous coûte la prohibition du cannabis. On imagine qu’avec de telles liquidités, il est aisé « d’acheter la route » comme disent les trafiquants pour parler de corruption.

Artisanat ou industrie ?

On pourrait penser que ce réseau est particulièrement gros et livre des marchés très dynamiques. Pas du tout. Un rapport du Health Research Board (HRB) pour 2003 estime à 374 millions d’euros annuel le marché de la résine de cannabis en Irlande, un pays de seulement 4 millions d’habitants. Il faudrait donc quinze filières comme celle décrite dans Le gri-gri rien que pour couvrir le marché de la lointaine Irlande. Ou bien cette filière n’est qu’artisanale, ce qui explique qu’elle est démantelée, et il existe bien plus gros. Ou bien de nombreux entrepreneurs au Maroc et en Europe se livrent au même trafic de fourmi. Certainement un mélange des deux.

Peu de pressions internationales

Tant tous les cas, ces sommes doivent profiter à beaucoup de patrons, banquiers, policiers, douaniers, hommes politiques au Maroc, c’est sans doute la principale ressource du pays après les devises des travailleurs immigrés. Dans un pays pauvre et corrompu, le marzen n’a pas de peine à se développer. Mais pour des volumes et des sommes pareilles, il faut aussi des complicités en Europe. Comment ce petit pays pourrait-il tenir tête à ses puissants voisins ? Pourtant, Mohamed VI est courtisé par tous les dirigeants européens alors que son pays nous pompe chaque année des milliards d’euros hors taxes.

L’économie gangrenée

L’argent du hasch est perdu pour l’impôt en Europe mais il permet au Maroc de payer les nombreuses entreprises européennes, surtout françaises, qui travaillent dans ce pays. Les entrepreneurs européens impliqués dans l’import ou le blanchiment réinvestissent leurs profits, souvent dans leurs entreprises qui deviennent florissantes au prix d’une concurrence déloyale pour les entrepreneurs honnêtes du même secteur. Les banquiers, pas seulement suisses, peuvent-ils encore se passer de ces capitaux flottants souvent disponibles pour des opérations à haut risque ? L’argent du hasch pervertit notre économie à haut niveau, nous sommes loin de l’imagerie d’Epinal des gangs de cités qui survivent grâce au shitstème. Bien au-dessus d’eux, on construit des routes, des usines ou des armes avec l’argent qu’ils collectent en bout de chaîne.

Des solutions ?

Pour justifier la prohibition, on peut disserter des heures sur le syndrome amotivationnel des ados qui abusent du joint, on peut ergoter sur les taux de THC, on peut s’empoigner sur la liberté de disposer de son corps et de son esprit… mais chaque année qui passe sans solution pragmatique gangrène un peu plus notre économie. Une dépénalisation de la consommation privée des adultes et de l’autoproduction pourrait diviser en deux le marché noir sans paraître trop incitatif pour la jeunesse puisqu’il n’y a pas de commerce, donc risque de prosélytisme. Une réglementation de la production et de la distribution à but non lucratif peut être envisagée, ces clubs seraient un recours au marché noir pour les adultes. Un marché réglementé comme pour le tabac et l’alcool aurait le plus d’impact économique mais ne garantirait pas forcément une bonne répartition socio-géographique des emplois. Il n’a jamais été question d’un marché libre, sans restriction d’age, de publicité, de santé publique.

Les solutions existent, plus de 100.000 Suisses ont signé l’initiative populaire pour un marché réglementé, cela correspondrait à environ un million de Français si ce système de démocratie directe existait dans ce pays. Ce processus est assez long et incertain, il ne concerne qu’un pays, il doit servir d’exemple mais à long terme. Devrons-nous attendre dix ans pour réformer cette aberration destructrice ? Oui, si nous ne faisons pas davantage entendre nos arguments partout où c’est possible.

Laurent Appel

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Maroc : à qui profite le kif ?

Le procès qui s’est ouvert au tribunal de Bobigny le 5 septembre 2005 met à jour les coulisses d’un trafic de hasch, de devises et de lingots d’or. Le Gri-Gri révèle l’implication de magnats marocains et de commerçants du Sentier.

Longtemps, les autorités marocaines ont rabâché une version : le trafic de cannabis est organisé par des mafias étrangères exploitant des paysans du Rif sous-payés. Seulement, en France, pas moins de cinq procédures judiciaires contredisent cette rengaine. À en croire les enquêtes policières qui ont disséqué le fonctionnement de ce juteux commerce, les gros bonnets sont des magnats marocains de l’import-export associés à des commerçants du Sentier, temple parisien de la fringue, originaires du Royaume.

Le 5 septembre, une de ces procédures a abouti à l’ouverture d’un procès fleuve à Bobigny, en banlieue parisienne. Les 26 prévenus, pour la plupart des Marocains, sont accusés d’avoir participé au blanchiment de l’argent du haschich et à son rapatriement sous forme de devises et de lingots d’or vers leur pays d’origine. Entre 100 000 et 140 000 euros tous les deux jours

Une filière entièrement pilotée à distance par des négociants basés au Maroc.

Parmi eux, les C., une famille de Nador, propriétaire d’échoppes de tissus et de cybercafés dans plusieurs villes du Royaume. Une couverture, soupçonne la justice française. Dans leurs arrière-boutiques, ces commanditaires délivrent leurs instructions au jour le jour à leurs intermédiaires basés sur l’autre rive de la Méditerranée. Leur station-service située à Nador sert de plaque tournante. À l’aller, les tonnes de résine de cannabis y sont embarquées à bord de camionnettes, de 4×4, voire de bus. Direction la France, la Belgique, l’Allemagne, et les Pays-Bas.

Au retour, c’est aussi là que les billets et lingots d’or sont déchargés. La fraîche est alors investie dans l’immobilier et dans la culture du chanvre. Et l’or, refourgué aux bijoutiers. Plus intrigant, A. T., l’un des accusés-clés de ce procès (qui comparaît libre !), n’est autre que le bras droit d’un personnage fort connu : …. Soupçonné de blanchiment d’argent par la justice française, ce Franco-Marocain a été arrêté en avril 2004 à l’aéroport de New York et discrètement extradé vers Paris. Très proche, sous le règne d’Hassan II, de Mohamed Médiouri, puissant patron de la sécurité du Palais royal, il est le fils de …, un richissime homme d’affaires du Royaume qui a fait fortune dans le négoce de la ferraille et des engins de travaux publics. Un patriarche si influent qu’il a obtenu que son fils et son acolyte soient défendus par P. H., une star du barreau parisien, également avocat de M. R. (né au Maroc et ami de la couronne), de L. G. et de feu A. S.

D’après les écoutes téléphoniques, A. T., employé de … dans son magasin du Sentier, joue également les coursiers pour le compte de son patron, faisant la navette entre Paris et Lyon pour rapporter des sacs de sport bourrés de billets. Des sommes qu’il confie illico aux bons soins de M. C., collecteur en chef présumé du réseau, basé à Paris. Ce plombier de formation est soupçonné d’avoir organisé le ramassage, le blanchiment et l’expatriation hors de France de la totalité de l’argent issu de la vente du hachisch. Look gentillet, tempérament réservé, ce Marocain de 29 ans a toutes les qualités pour remplir sa discrète mission. De jour comme de nuit, il sillonne l’Hexagone et même l’Europe à bord de sa Mercedes pour récupérer le magot. En province, il ne se déplace jamais pour moins d’un « mètre », soit 100 000 euros dans le jargon des trafiquants. Début 2003, il aurait ainsi collecté 3,2 millions d’euros en deux mois.

Une fois l’argent récolté, l’efficace M. C. s’en débarrasse dans les 48 heures. Le grisbi est d’abord stocké à Clichy-la-Garenne chez A. B. dit le « Boupastélé » (le boulanger en arabe). Un modeste commerçant, en apparence, qui possède tout de même un million d’euros, trois boulangeries et une demi-douzaine d’appartements.

Puis une partie des espèces est écoulée via des comptes bancaires suisses et israéliens. Au total, 5 millions d’euros auraient transité vers le « pays propre », nom de code désignant la Confédération helvétique. Là, détail troublant, dans le dossier apparaît un nom donnant un tout autre relief à l’affaire : J. M.. Du fait de ses liens avec S. H., autre sommité marocaine, ce banquier suisse fait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par le juge d’instruction Philippe Courroye pour blanchiment de capitaux provenant de crimes et délits dans le cadre de l’enquête sur les ventes d’armes à l’Angola.

Quant au reste du pactole, M. C. en convertit une grande partie en or. Chaque semaine, il commande entre 30 et 50 « fèves » auprès de deux agents de change de la Bourse et du Panthéon, à Paris, également poursuivis dans ce procès.

Dernière étape, l’expédition des devises restantes et des lingots vers le Maroc. Le trésor est planqué dans les portières et sièges des voitures confiées à des passeurs marocains, visiblement sélectionnés pour leur allure de bon père de famille. Le principal d’entre eux, A. M.. Bien qu’il soit surnommé « Khadafi », ce retraité de 62 ans, père de 6 enfants, n’a rien d’un bandit de grand chemin : petite moustache, lunettes rondes, visage poupin et aspect bonhomme. Et pourtant, il aurait transporté plus de 600 lingots. C’est lui qui, fin avril 2003, sera arrêté avec 400 000 euros camouflés dans sa vielle fourgonnette Mercedes.

Une interpellation qui permettra aux policiers de démanteler la branche française de ce réseau. Mais ils ne parviendront pas à remonter jusqu’aux commanditaires marocains. Seuls quatre mandats d’arrêts seront délivrés à l’encontre de membres du clan C.. Des mandats restés lettre morte. Plus curieux encore, malgré l’ampleur du trafic, aucun flic, ni douanier, ni gendarme du Royaume n’est inquiété. La complicité des douanes de Tanger ou d’ailleurs reste encore et toujours la partie la plus immergée de l’iceberg.

Les amis du gri-gri

SOURCE: http://www.chanvre-info.ch/info/fr/A-qui-profite-l-argent-du-cannabis.html

Avatar de Marc FievetThe international informant

Abdelaziz Bennani Bennani, général dénoncé par l’auteur

Un ancien officier de l’armée marocaine, Abdelila Issou, âgé de 49 ans, raconte dans ses mémoires le business obscur du Général Bennani, le chef de l’Etat Major des troupes marocaines opérant au Sahara Occidental. Selon lui il aurait ouvert les portes aux cartels colombiens pour qu’ils puissent introduire la cocaïne en Espagne.
Diplômé à l’Académie Royale militaire de Meknès, il a fini par travailler pour les services secrets espagnols, CNI, avant de s’exiler en Espagne en 2000.
Dans son livre « Mémoires d’un soldat marocain La Face cachée du royaume enchanté », Issou dénonce la corruption de la plus haute hiérarchie militaire marocaine en apportant des preuves accablantes de la complicité de l’armée marocaine avec le trafic de drogue.
Le lieutenant Abdelillah Issou commandait une unité qui patrouillait entre Cap Malabata, entre Tanger et Ceuta. Sa tournée commençait tous les jours à 21h02…

Voir l’article original 152 mots de plus

GIBRALTAR, le film diffusé actuellement sur Canal +, s’est inspiré très librement de l’histoire de Marc Fievet

Quelques opérations parmi d’autres!

Eté 1993

Quelques problèmes en mer d’Oman!

ile-de-Socotra

L’intervention américaine en Somalie perturbe les plans de Claudio Pascuale Locatelli. Des avions de l’US Air force ne cessent de survoler la zone où le cannabis afghan enlevé dans la région de Gwadar, sur la côte ouest du Pakistan, devait être transféré à bord du Melor, entre l’extrême Est du Yémen et le Nord de l’île de Socotra.

Le cargo iranien qui avait chargé  dans le port pakistanais n’a pu attendre le Melor et a improvisé en transférant les trente-deux tonnes  à bord d’un discret boutre local qui attend sagement le navire Melor dans la zone de Obock, au nord-est de Djibouti, sans attirer l’attention des pilotes américains.

Obock.8

D’un saut d’avion, NS 55 (Marc Fievet) va rejoindre l’équipage en escale à Djibouti avant l’opération de chargement, et s’assure que tout est en ordre.

Le transbordement  s’effectuera le 14 juillet  1993 sans problème.

MELORM/S Melor finançé à l’origine par la Douane française pour l’opération « Claudine » menée avec le British Customs Excise

mer-d-Oman-golf-d-Oman-golf

Malheureusement le Melor n’a qu’un « Brons » de 360 CV et ne peut affronter les vagues , le vent et les courants de la mousson qui s’est établi dans l’océan indien.

mousson-so-ne

Claudio Pascuale Locatelli trouve la solution en nolisant un « supplyer » à Mascate.

supplyer

Gil, le  responsable de la marchandise, a suivi avec le télex du Melor pour assurer la continuité des communications. Toutes les factures qui arrivent à la compagnie Rio Plata ltd de Gibraltar seront transmises à Jean Paul Garcia, attaché de la Douane française à Madrid, aujourd’hui en 2014 directeur de la DNRED;

Les numéros contactés parleront: des échanges avec un télex dans le Var en France mais sur liste rouge…Et de nombreux échanges avec une grande banque de New York!

Le TRACFIN n’ a certainement pas eu les moyens de s’exprimer!

Début novembre 1993 en atlantique nord

Europe-mers-d-Europe-Océan-Atlantique-Amérique-du-Nord

27 tonnes pour le Canada

Ricky Anthony Parsons, rentre au port de Clarenville-St Jones, au Nouveau Brunswick.  Son bateau, le « M/V Cutknife II » est chargé de vingt-sept tonnes de cannabis afghan qu’il a récupéré sur le supplyer  en eaux internationales. La Royal Canadian Mounted Police (RCMP)  saisit la cargaison.

5 tonnes pour l’Angleterre

Le 3 novembre, un bateau de pêche, le  » Schema  » est arraisonné par les douanes anglaises à Bideford, en Cornouailles. Il y a cinq tonnes de cannabis afghan à bord.

***************************************************

Le scénariste de « Un prophète » et « Braquo » règle ses comptes avec le cinéma français et revient sur le tournage du film Gibraltar diffusé en ce moment sur Canal +

vendredi 10 janvier 2014 – 16h45

Interrogé par nos soins à l’occasion de la diffusion prochaine de « Braquo » saison, 3,  Abdel Raouf Dafri, le scénariste des deux « Mesrine » ou encore du film de Jacques Audiard, « Un prophète », s’est exprimé sur le système de production des films français et du traitement réservé aux scénaristes dans l’hexagone.


La controverse soulevée par Abdel Raouf Dafri suite à la sortie du film Gibraltar

Lauréat d’un César pour Un prophète, Abdel Raouf Dafri est sans conteste l’un des grands noms du scénario en France. Mais il est également connu pour ses propos sans langue de bois. Ainsi, interrogé par nos soins sur le travail des scénaristes en France, il n’a pas pris de gants pour dévoiler le fond de sa pensée et livrer une vision virulente du système.

Morceaux choisis :

– « Aux Etats-Unis, le scénario c’est ce qu’il y a de plus sacré. »

– « Qu’est-ce que c’est que raconter une histoire ? Aujourd’hui en France, on a perdu ça ! »

– « La plume c’est comme la bouche : si t’as rien à dire, ferme ta g….e ! »

– « En France on ne valorise pas l’écrit »

– « Quand vous regardez le cinéma français, vous pleurez ! »

– « On fabrique du Doliprane. »

Propos recueillis par Clément Cusseau / Cadrage : Constance Mathews


la video: http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18629966.html

#Posté le lundi 09 juin 2014 23:54

Modifié le mardi 10 juin 2014 00:07

La controverse suite à la sortie du film Gibraltar et ma réponse publiée sur Allociné
La controverse suite à la sortie du film Gibraltar et ma réponse publiée sur AllocinéRéponse de Marc Fiévet, suite à la polémique autour du tournage de Gibraltar, dans son intégralité
 

Bonjour à toutes et à tous, je m’appelle MARC FIÉVET, je suis l’homme qui a inspiré le film « GIBRALTAR » après la parution de mon livre « L’AVISEUR ».

Suite aux vidéos mises en ligne sur Allocine (celles d’Abdel Raouf Dafri et Julien Leclercq) et la controverse soulevée, j’estime nécessaire d’apporter quelques précisions supplémentaires sur le film produit par Dimitri Rassam et réalisé par Julien Leclercq, avec dans le rôle de Marc Duval, Gilles Lellouche, dans le rôle de l’officier recruteur des douanes françaises et agent traitant, Tahar Rahim et dans le rôle du narco Claudio Pasquale Locatelli – considéré comme le Copernic du narcotrafic mondial par Roberto Saviano dans son dernier livre Zero, zero, zero – Riccardo Scamarcio.

Le  scénario initial tiré du livre « L’Aviseur » que j’ai écrit, et qui a inspiré l’écriture par Abdel Raouf Dafri, du scénario auquel j’ai participé et pour lequel j’ai signé un contrat de consultant, n’a pas été respecté par le réalisateur et ne correspond en rien à ce qui devait être tourné…

En effet comment aurais-je pu accepter d’être présenté comme ce Marc Duval, tenancier d’un « bar à tapas » de troisième zone, incapable de faire marcher son business et s’entêtant toutefois à garder un voilier qu’il n’était pas capable d’assumer financièrement ?

Comment aurais-je pu accepter que le réalisateur Julien Leclercq tourne des scènes qui n’ont strictement rien à voir avec la réalité de mon vécu ?

Comment aurais-je pu accepter de voir sali le rôle que j’ai joué auprès des autorités régaliennes et des opérations undercover des services de lutte contre le narcotrafic ?

J’ai rencontré le réalisateur Julien Leclercq pour la première fois lors de la projection privée à laquelle j’ai assisté, accompagné de mes avocats, le 15 juin 2013. Je lui ai immédiatement demandé pour quelles raisons la scène de ma rencontre avec le ministre Michel Charasse ne figurait pas dans le film (alors qu’elle se trouvait dans le scénario d’Abdel Raouf Dafri)?  Après un bafouillage, il m’expliqua que c’était une question de coût !

Fichtre, tourner une scène dans un bureau avec un ventru à bretelles fumant le « Cohiba » aurait au moins démontré la volonté politique des actions d’infiltration. Mais c’était trop cher !

Ce sera l’unique rencontre que j’aurais eu avec ce « grand » professionnel.

Ce qui me navre, c’est que je suis présenté dans ce mauvais film comme un pauvre mec aux abois et pis encore, comme un mauvais agent d’infiltration. Pourtant, si l’on en croit les propos de :

Christian Gatard (le douanier joué par Tahar Rahim) interviewé par Ouest France le 7 octobre 2013:

« Marc Fiévet a été très productif et très professionnel en matière de renseignements. Il travaillait de manière rigoureuse avec une production dense, riche et intéressante sur les individus et les mouvements de bateaux. Il a rencontré plusieurs fois le ministre, Michel Charasse, et les Douanes lui ont même financé l’achat d’un restaurant près de Marbella. Notre coopération opérationnelle a duré six ans et malheureusement il a été arrêté par les Britanniques, à la demande des Canadiens. »

À la question « Pourquoi a-t-il été arrêté ? » :
« Au fil du temps, il s’est infiltré dans les réseaux et a été, entre autre, en relation avec un gros baron de la drogue, Claudio Locatelli. Il a participé à de nombreuses opérations, notamment six tonnes de cocaïne au Canada. Bien que les Britanniques aient profité des renseignements de Marc Fievet, ils avaient une dent contre lui au sujet d’une livraison de cocaïne pour l’IRA qui n’avait pas eu lieu et ils l’ont « flingué ».
Grâce à lui, on les avait informés de cette livraison, ils étaient très intéressés, ils espéraient arrêter des membres de l’IRA et ont donné des instructions précises.
Marc Fievet devait attendre en pleine mer la livraison par avion, en provenance du Vénézuela. Mais, dans la zone concernée, les Américains ont procédé inopinément à des contrôles renforcés et le largage n’a donc pas eu lieu.
Après un mois d’attente, Marc Fievet est reparti et les Anglais ont été très désappointés.
Cet épisode est d’ailleurs relaté dans le film de manière déformée. Après son arrestation, il n’a pas été soutenu par la France. Il aurait peut-être pu bénéficier d’une remise de peine suite à son rapatriement du Canada, deux ans après sa condamnation, mais le directeur général des douanes avait changé ainsi que le ministre. »

Que pensez-vous du film ?
« Il est assez violent. Heureusement, ces meurtres n’ont pas existé ! Il y a des invraisemblances. On me fait faire des contrôles en Espagne alors que c’est impossible. Il y a des choses aménagées par rapport à la réalité.
Je n’ai pas un mauvais rôle, mais le film ne retrace pas les nombreux échanges qu’on a eus avec Marc Fievet. J’ai toujours des contacts avec lui et une certaine admiration, car il fallait du courage pour faire ce qu’on lui demandait. »

Interrogé à mon tour le 18 octobre 2013 par Ouest France

Comment avez-vous rencontré Christian Gatard ?
« J’étais en recherche d’emploi, il m’a contacté par téléphone puis nous nous sommes rencontrés à Gibraltar. J’ai accepté de travailler pour les douanes car c’était une activité d’observation dans laquelle je pensais pouvoir m’intégrer et obtenir des résultats. J’estimais que j’étais en capacité de donner le change afin d’éviter le danger et de pouvoir passer au travers des suspicions et de la paranoïa des narco-trafiquants.
Nous avions des résultats exceptionnels. Cela a bien marché jusqu’à un changement de politique en mars 1993. Nicolas Sarkozy devenu ministre du budget du gouvernement Balladur a donné pour directive de supprimer toutes les actions d’infiltration, mais moi, j’étais déjà infiltré dans l’organisation dirigée par Claudio Locatelli, baron de la drogue. Les responsables des douanes avec lesquels j’étais en relation ont été mutés.
À l’époque, je naviguais sur un bateau, financé à 50 % par les douanes françaises et pour le reste par des narco-trafiquants anglais. N’étant pas informé de cette nouvelle orientation politique, j’ai continué mon activité et fin juin, j’ai organisé à l’hôtel Meurice un rendez-vous avec deux financiers d’un trafic de quatre-vingts tonnes de cannabis. J’ai avisé Christian Gatard pour que soit mis en place un dispositif afin de les identifier. La direction parisienne a refusé de mettre à disposition des hommes pour soutenir l’équipe nantaise et le dispositif a échoué. »

Quelles ont été vos relations avec Christian Gatard ?
« Christian Gatard me disait d’être prudent, mais j’étais axé sur la culture du résultat et infiltré à un niveau tel que je ne pouvais plus reculer. Je me suis retrouvé sous la coupe de Locatelli qui m’a mis à l’abri avec ma famille à un moment où j’étais menacé ; les douanes françaises que j’avais sollicitées m’avaient laissé tomber.
Christian Gatard a ensuite été muté à Marseille et a reçu l’ordre de ne plus suivre mon affaire. Il a cependant été sollicité par sa hiérarchie pour se rendre au Canada après mon arrestation pour me dire que je devais plaider coupable, que je serai après rapatrié en France et qu’on solliciterait une grâce présidentielle.
Quand je suis rentré, le directeur général des douanes de l’époque a refusé d’intervenir et d’assumer la continuité du service de l’Etat. De son côté, Michel Charasse, que j’avais rencontré cinq fois, n’est pas intervenu auprès de Jacques Chirac pour que je sois gracié. Ce sont eux les deux responsables.
Christian Gatard ne m’a pas laissé tomber, on a travaillé ensemble pendant six ans et je ne vois pas pourquoi je lui en voudrais. On se rencontre de temps en temps et c’est toujours un plaisir, même si cela provoque chez moi un retour d’adrénaline et me renvoie des années en arrière. »

Que pensez-vous du film Gibraltar ?
« Il ne reflète pas du tout la réalité, ce n’est pas mon histoire. Je passe pour une vieille tâche. On oublie les relations politiques, il n’y a plus d’adoubement. La chronologie n’est pas du tout respectée et (lors de la promo de sortie du film faite par Gilles Lellouche) Je suis présenté par les médias comme un narco-trafiquant repenti, ce qui est faux. »

Au début, j’ai eu un contrat de coscénariste et j’ai participé aux quatre premiers scénarios (il y en a eu sept). Après j’ai été écarté et je n’ai plus eu de nouvelles. Je n’ai pas été approché par Julien Leclercq, le réalisateur, ni par Gilles Lellouche qui joue mon personnage.

Comment aurais-je pu approuver le rôle du personnage censé me représenter, tel que le joue Gilles Lelouche, alors même que ce dernier s’est refusé à toute rencontre avec moi, arguant du fait qu’il ne voulait pas être « subjugué » ou « déçu ».

Un acteur, pour moi, lorsqu’il joue le rôle d’un individu bien réel qui a inspiré un scénariste,  doit respecter le profil de celui qu’il incarne à l’écran. Et s’il a la chance que ce dernier soit vivant et qui plus est consultant sur le film, le minimum semble au moins qu’il accepte de passer quelques jours avec lui sur le tournage. Au lieu de cela, et c’est Gilles Lellouche lui-même qui le précisera lors d’une interview le 7 septembre 2013 avec Charlotte Bouteloup (Télématin-France 2),  il réécrivait les dialogues et revoyait la mise en scène avec Tahar Rahim lors des soirées à l’hôtel, pendant le tournage en Andalousie. L’acteur a donc arrangé le scénario et les dialogues à sa façon, avec l’aval du prétendu réalisateur.

Dans ces conditions, les états d’âme de Gilles Lellouche sont surprenants.

Alors, pourquoi ce film qui ne représente en rien la réalité ? C’est la question que je me pose et que je pose à Dimitri Rassam !

Pourquoi avoir changé le scénario, le titre du film et le nom du personnage principal ?

J’ai appris de la bouche même d’Abdel Raouf Dafri (qui le tient de Dimitri Rassam avec lequel il a eu une conversation téléphonique assez houleuse à ce sujet) que le changement de mon nom en Marc Duval venait d’informations transmises à SND (le distributeur du film) par un agent de la DST (La Direction de la Surveillance du territoire était un service de renseignements du ministère de l’Intérieur, au sein de la Direction générale de la Police)… Ce mystérieux agent aurait informé la société SND que je serais un individu sulfureux… Et qu’il valait mieux changer mon nom.

Dafri n’en a pas cru un mot, s’est brouillé définitivement avec le producteur et le réalisateur et a tourné le dos au film, 8 jours avant le début du tournage.

Personnellement, je pense qu’il vaut mieux en rire quand on sait que la DST n’existait déjà plus à l’époque de la mise en chantier du film, car remplacée par la DCRI (Direction centrale du Renseignement intérieur) au 1er juillet 2008, et que la postface de mon livre, Infiltré, au coeur de la mafia, fut écrite par un ancien patron de la DST qui « connait la chanson »!

Marc Fievet

http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18630521.html

000000000000000000000000000000000000

Opération DINERO: le résumé actuel de l’opération du DEA écarte pour toujours la DNRED!

Les « historiens » du DEA semblent refaire l’histoire de cette opération à laquelle a participé la DNRED!

Operation Dinero (1994)
Operation Dinero, a joint DEA/IRS (Internal Revenue Service) operation, was launched by the DEA’s Atlanta Division in 1992. In this investigation, the U.S. Government successfully operated a financial institution in Anguilla for the purpose of targeting the financial networks of international drug organizations. In addition, a number of undercover corporations were established in different jurisdictions as multi-service “front”businesses designed to supply “money laundering” services such as loans, cashier’s checks, wire transfers, and peso exchanges, or to establish holding companies or shell corporations for the trafficking groups. Believing these services were legitimate, the Cali mafia engaged the bank to sell three paintings, a Picasso, a Rubens, and a Reynolds. These paintings, estimated to have a combined value of $15 million, were seized by the DEA and IRS in 1994. The operation resulted in 116 arrests in the United States, Spain, Italy, and Canada and the seizure of nine tons of cocaine, and the seizure of more than $90 million in cash and other property. The two-year joint enforcement operation was coordinated by the DEA, IRS, INS, FBI, and international law enforcement counterparts in the United Kingdom, Canada, Italy, and Spain.

SOURCE: http://www.justice.gov/dea/about/history/1994-1998.pdf

0000000000000000000000000000000000000000000000

MAROC: l’une des richesses du roi, c’est le commerce international de la drogue (Narcotrafic).

Avatar de Marc FievetThe international informant

Maroc: révélations accablantes de l’ex-officier des services secrets marocainsVu ses révélations accablantes sur les vérités de la monarchie marocaine et ses services d’espionnage dans les enlèvements, la torture et le trafic de drogue, on vous présente la traduction intégrale de l’interview de l’ex-officier marocain des services secrets comme publiées dans le journal Echourouk “Echoroque”http://www.echoroukonline.com/ara/articles/209832.html

Quelles sont les raisons qui vous ont poussés à quitter les services secrets marocains, et quelles sont les tâches qu’on vous a consignés?

Maroc: révélations accablantes de l’ex-officier des services secrets marocainsTous d’abord je dois remercier le journal d’Echoroque et son équipage d’avoir offert cette occasion qui est rare dans mon pays bien-aimé à cause des pratiques sordides du Makhzen qui impose la censure contre toutes les voies libres qui demandent le changement, la liberté et la vraie démocratie.

Revenons à votre question, l’une des raisons qui m’a poussé à quitter les services secrets marocains est l’absence d’une loi qui encadre ces services et définit leur mission. Au même temps, il…

Voir l’article original 1 716 mots de plus

East Lancasshire (UK) – Narcobusinessman Darren Bowling involved in a conspiracy to supply class A and class B drugs and money laundering

Lancashire Telegraph: Businessman Darren BowlingA ‘NOTORIOUS’ drug dealer was living a luxury lifestyle while peddling thousands of pounds of cocaine and cannabis.

Businessman Darren Bowling was involved in a conspiracy to supply the drugs which spread across the North West and the entire country, police said.

Investigators said breaking up the gang represented a ‘massive dint’ in the importation and selling of class A and B drugs in East Lancashire.

Police said Bowling had been living in a luxury €1.5million villa in Malaga, complete with swimming pool and had properties in Bulgaria as

well as a converted barn in East Lancashire.

Lancashire Telegraph: Businessman Darren BowlingThe 48-year-old drove a Porsche Cayenne with a personal number plate 36 BOW and also had a brand new Volkswagen Golf.

He owned his own storage company in Hapton as well as a car sales business in Burnley and had a stake in a popular town centre bar.

But despite all of this, police said they had never seen him do a hard day’s work.

Officers said Bowling teamed up with Paul Bell, 49, from Cheadle, and alleged dealer Michael Donnelly, to set up an underground drugs business.

Donnelly has not been seen since he fled the United Kingdom to South Africa via Dubai in September last year.

Bowling, who admitted, conspiracy to supply class A and class B drugs and money laundering, was living the life of a millionaire while organising drug deals police said.

Speaking after the hearing Det Insp Martin Kane, who led the year-long serious and organised crime unit investigation, said: « In my experience of investigating organised crime, Darren Bowling was certainly one of those individuals that lived a fantastic luxury lifestyle from the proceeds of crime.

« From our investigation, we know that he owns property in Spain and Bulgaria and has a converted barn-style house in Barrowford. He owns the Castle Mill premises, Mojitos bar and the Castle Car Sales and he drove around in a Porshe.

« But we never saw him do a hard day’s work, despite him owning all these things.

« There is no doubt Bowling has become a very wealthy man over the years from importing and supplying cocaine into the United Kingdom and Lancashire. »

Dennis Bury, who co-owned Mojitos bar with Bowling, of Colne Road, Barrowford, said he bought his business partner’s share as soon as the allegations against him came to light.

He said: “Mojitos has nothing more to do with Bowling. That company ceased trading and Dennis Bury Ltd bought it.

“I wanted nothing to do with him and I had no idea what was going on.”

The police’s Operation Victor investigation, which saw officers seize more than 2kgs of cocaine, 15kgs of amphetamine, cannabis and £200,000 in cash, came to a head in January.

They had been monitoring Bowling’s activities, which included him frequently heading to his properties in Spain to arrange for cocaine to be imported to the UK.

He would then meet up and talk with his co-conspirators to organise deals.

Also involved in the conspiracy was Mark Waring, 39 of Peel Mount, Blackburn. He was described as a courier for Donnelly and pleaded guilty in December 2013 to possession with intent to supply 2kgs of cocaine and production of cannabis. He was sentenced to seven years imprisonment.

Shaun McDonald, 37, of Colshaw Road, Manchester, was a courier for Bell, who had only been out of prison for a short while after being sentenced to 20 years in 2003 for being part of a gang that imported drugs with a street value of £200million, when he got involved with the conspiracy.

McDonald admitted being in possession with intent to supply 15kgs of amphetamine and money laundering in October 2013 and was sentenced to three years four months behind bars.

Stephen Barton, 42, of Brandy House Brow, Blackburn, was a customer of Donnelly and was found guilty of conspiracy to supply class B drugs at Preston Crown Court. He was cleared of charges of possessing criminal property.

Barton stood trial alongside Melvin Harrison, 52, of Causey Foot, Nelson, who faced two charges of concealing criminal property. He was an employee of Bowling who had worked for the family company for 27 years.

The court heart how he admitted creating a hide from a cardboard box with a metal container inside for his boss at Castle Storage, Hapton but denied he knew or suspected the cash inside to be ‘dirty’ drugs money. He was found not guilty on both charges.

Det Insp Kane said: « This investigation is another example of Lancashire’s serious and organised crime unit’s relentless effort to combat the supply of controlled drugs.

« Drugs like cocaine cause misery to communities. The amount of cocaine and the scale of the supply of it on the streets of Lancashire can never be underestimated.

« We are now continuing to investigate the properties and wealth Bowling has amassed over the years to support proceeds of crime proceedings later this year. »

The gang will be sentenced on October 10.

source:http://www.lancashiretelegraph.co.uk/news/11428803._Notorious__East_Lancs_cocaine_kingpin_s_life_of_luxury/?ref=var_0

000000000000000000000000000000000000000000000

MIAMI NEWS (USA): Diego Perez Henao, colombian Narcotics Kingpin, sentenced to 360 Months in Prison

http://diarioadn.co/actualidad/colombia/extradici%C3%B3n-a-ee-uu-de-alias-diego-rastrojo-1.74146

August 6, 2014
Contact: Public Information Officer
Number: 954-660-4602

AUG 06 (MIAMI) – Mark R. Trouville, Special Agent in Charge, Drug Enforcement Administration (DEA), Miami Field Division, Wifredo A. Ferrer, United States Attorney for the Southern District of Florida, and George L. Piro, Special Agent in Charge, Federal Bureau of Investigation (FBI), Miami Field Office, announce that U.S. District Judge Patricia A. Seitz sentenced Diego Perez Henao, a/k/a “Diego Rastrojo,” 43, a Colombian national, to 360 months in prison. Perez Henao was also ordered to forfeit $1,000,000 to the United States.

Perez Henao had been indicted by a federal grand jury on February 8, 2011, and previously pleaded guilty on January 24, 2014, to a single count of conspiring with others to manufacture and distribute five or more kilograms of cocaine from 1993 until February 2011, knowing that the cocaine would be imported into the United States.

Perez Henao acknowledged that he was involved in the manufacture, investment or shipment of in excess of 81,100 kilograms of cocaine during the timeframe of his conspiracy.  He further acknowledged that he controlled numerous armed workers in his organization and used both airplanes and semi-submersibles to ship the cocaine north from South America to points in Central America and Mexico – en route to its eventual destination of the United States.

Following Perez Henao’s indictment, the U.S. Department of State offered a reward of up to $5 million for information leading to his capture. Perez Henao was ultimately captured by Venezuelan authorities in Venezuela on June 3, 2012. The Venezuelan authorities sent Perez Henao to Colombia, which in turn extradited Perez Henao on August 28, 2013, to the United States to face the current charges.

DEA Special Agent in Charge Mark R. Trouville stated, “Diego Perez Henao, one of the last leaders of the North Valley Cartel, was responsible for smuggling more than 80 tons of cocaine into the United States.  He used violence and intimidation to line his greedy pockets at the expense of his own people and had no regard for those who would consume this addictive poison. Today’s sentencing is a reminder that there is no place to hide, the DEA along with our domestic and international law enforcement partners will continue to pursue and prosecute those who engage in drug trafficking into our borders.”

“For over a decade, Perez Henao – one of the most powerful and prolific drug lords in recent history – controlled dozens of heavily-armed workers in his drug trafficking organization and oversaw the manufacture and distribution of over 80 tons of cocaine into the United States,”  said U.S. Attorney Ferrer. “Perez Henao will now spend the next three decades of his life in prison.  With this sentence, one of the largest cartel heads in Colombian history was brought to justice.”

“Diego Perez-Henao was a notorious, international drug kingpin who for years profited from the shipment and sale of illegal drugs,” said Ken Sena, Acting Assistant Special Agent in Charge, FBI Miami. “His illicit career was brought to an end through close cooperation with our law enforcement partners.”

The indictment of Perez Henao is the result of an ongoing Organized Crime Drug Enforcement Task Force (OCDETF) led by DEA and FBI. The principal mission of the OCDETF program is to identify, disrupt and dismantle the most serious drug trafficking, weapons trafficking and money laundering organizations, and those primarily responsible for the nation’s illegal drug supply.
This investigation was conducted by the DEA, FBI, the DEA Andean Region and their Colombian law enforcement partners. The case was prosecuted by the U.S. Attorney’s Office for the Southern District of Florida.

SOURCE: http://www.justice.gov/dea/divisions/mia/2014/mia080714.shtml

00000000000000000000000000000000000000000000000

BROOKLYN, N.Y.(USA): Leader of Maritime International Drug Transportation Organization Arraigned in Brooklyn

August 18, 2014
Contact: Public Information Officer
Number: 212-337-2906

The defendant allegedly transported thousands of kilograms of cocaine by boat and submarine

AUG 18 (BROOKLYN, N.Y.) – Earlier today, Jair Estupinan-Montano was arraigned at the federal courthouse in Brooklyn, New York, on charges relating to international narcotics trafficking. Estupinan- Montano was arrested in Panama on October 14, 2013, on a provisional arrest warrant issued from the Eastern District of New York.

The arraignment was announced by Loretta E. Lynch, United States Attorney for the Eastern District of New York, and James J. Hunt, Acting Special Agent in Charge, Drug Enforcement Administration (DEA), New York Division.

According to court filings, prior to his arrest, Estupinan-Montano was the leader of a narcotics trafficking organization responsible for transporting shipments of cocaine from Colombia to locations in Central America and Mexico for ultimate delivery to the United States. Estupinan-Montano allegedly worked closely with the violent “Los Rastrojos” drug trafficking organization, a paramilitary organization that employed hundreds of individuals and controlled drug trafficking along the Pacific coast of Colombia.

Estupinan-Montano was responsible for arranging boats and submarines that transported the cocaine from Colombia to other members of his organization in Central America, who then transported the cocaine north to be sold to Mexican cartels for eventual shipment to the United States. A detention memo filed today by the government details that, between 2010 and 2012, the United States Coast Guard seized two ships and a semi-submersible vessel that had been sent from Colombia by Estupinan-Montano. In total, those vessels contained over 7,200 kilograms of cocaine when they originally left South America.

“Evoking Jules Verne, the defendant Estupinan-Montano relied on boats and submarines to ferry his illegal cargo, and was an essential link in the flow of illegal narcotics from Colombia to the United States,” stated United States Attorney Lynch. “The illegal narcotics trade is a scourge, both in the United States and throughout the world. With the help of our international allies, we will continue to strike at those who enrich themselves off this violent industry wherever they are found.” Ms. Lynch thanked the New York Drug Enforcement Task Force, comprised of officers and agents of the DEA, New York City Police Department and the New York State Police; the DEA’s Bogota Country Office and Panama Express Task Force; the United States Coast Guard; the Department of Justice Office of International Affairs; and the Republic of Panama for their help in investigating and capturing Estupinan-Montano.

The defendant was arraigned this afternoon before United States Magistrate Judge Steven M. Gold at the federal courthouse in Brooklyn. The charges in the indictment are merely allegations, and the defendant is presumed innocent unless and until proven guilty.

The government’s case is being prosecuted by Assistant United States Attorneys Tyler Smith, Amir Toossi, Justin Lerer, and Robert Polemeni.

The Defendant:
Jair Estupinan-Montano
Age: 31
COLOMBIA

E.D.N.Y. Docket No. 12-CR-793 (SLT)

Dallas (USA): Dallas Man Sentenced to Serve 25 Years in Federal Prison on Drug Trafficking and Money Laundering Convictions

AUG 18 (DALLAS) —A Dallas man who pleaded guilty to felony offenses stemming from his role as a major participant in a marijuana distribution conspiracy operating in north Texas was sentenced this morning in federal court in Dallas, announced U.S. Attorney Sarah R. Saldaña of the Northern District of Texas.

Andres Hernandez, Jr., a/k/a “Gordo,” 34, was sentenced by U.S. District Judge Sam A. Lindsay to serve a total of 300 months in federal prison.  Hernandez pleaded guilty in September 2013 to one count of conspiracy to distribute 100 kilograms or more of marijuana and one count of money laundering.  Judge Lindsay sentenced him to 25 years on the drug conspiracy conviction and 10 years on the money laundering conviction, to run concurrently.

Hernandez and others were arrested on November 1, 2012, following a law enforcement operation led by the Drug Enforcement Administration (DEA) and the North Texas High Intensity Drug Trafficking Area (HIDTA) task force, during which federal search warrants were executed at various locations, including Hernandez’s residence on W. Colorado Blvd. in Dallas.  At his residence, law enforcement located approximately 20 pounds of marijuana, digital scales and a loaded firearm.  Hernandez has remained in custody since his arrest.
According to documents filed in the case, Hernandez admitted that on multiple occasions between January 2011 and the date of his arrest, he received multi-pound quantities of marijuana from several supply sources, including co-defendants Serviano Contreras, a/k/a “Seven” and “Junior,” 27, and Virgilio Espinosa Delacruz, a/k/a “Chaparro,” 41.  Hernandez admitted that he stored this marijuana both at his residence and at the residence of co-defendant Benicio Pena, Jr., a/k/a “Nene,” 63, on Lourdes Street in Dallas.  Contreras, Delacruz and Pena pleaded guilty to their respective roles in the conspiracy and are serving federal prison sentences of 48 months, 44 months, and 42 months, respectively.

Hernandez admitted that he routinely distributed multi-pound quantities of marijuana to co-defendants Jarvis Holmes, 43; Claudia Castillo, 21; Jerry Cardenas, 32; Lamont Morgan, 35; Roberto Lopez Delacruz, 27; and Paul Santoy, 28.  They each pleaded guilty to their roles in the conspiracy.  Holmes was sentenced to 51 months; Cardenas, 48 months; Morgan, 46 months; Roberto Delacruz, 16 months; and Santoy, 15 months.  Claudio Castillo is scheduled to be sentenced on November 17, 2014.

Hernandez further admitted that in March 2012, an individual purchased a parcel of land located in Barry, Texas, using $28,854 in cash provided by Andres Hernandez’s wife, Griselda Hernandez, 34. That same day, that individual deeded the property to Andres and Griselda Hernandez.  Andres Hernandez admitted that the cash used to purchase the property included drug proceeds.  Griselda Hernandez also pleaded guilty to her role in the conspiracy and was sentenced to 57 months in federal prison. Assistant U.S. Attorney Phelesa Guy was in charge of the prosecution.

SOURCE: http://www.justice.gov/dea/divisions/dal/2014/dal081814.shtml

000000000000000000000000000000000000000000000000000

Vermont (USA): Bunthan Sam Sentenced to 10 Years for Conspiracy to Distribute Heroin

Bunthan Sam Sentenced to 10 Years for Conspiracy to Distribute Heroin

AUG 18 (BURLINGTON, Vt.)- Michael J. Ferguson, Acting Special Agent in Charge of the Drug Enforcement Administration for New England and The Office of the United States Attorney for the District of Vermont stated that Bunthan Sam, 35, of Chicago, Illinois, was sentenced to 120 months in prison, having pleaded guilty to the charge of conspiracy to distribute at least 100 grams of heroin. United States District Judge William K. Sessions III, sitting in Burlington, also sentenced Sam to 4 years of supervised release.

Court records show that Sam, who went by the alias Adam or Taun, sold heroin in the Burlington area over a period of about two years. He obtained this heroin from suppliers in Chicago and Connecticut. Sam was arrested on the conspiracy charge in Chicago on July 24, 2013, and incarcerated thereafter.

Court records further show that Sam is a member of a larger group with ties to Chicago; Lowell, Massachusetts; and Connecticut that distributed an especially strong form of heroin in the Burlington area from about mid-2011 through the time of the arrest of Sam’s brother, codefendant Chandara Sam, on April 10, 2013. Chandara Sam, who went by the alias Po, was taken into custody in White River Junction, after selling approximately 40 grams of heroin to an individual cooperating with law enforcement. Some of the heroin sold by the conspiracy was known as Chi town or Chi, short for Chicago, and has caused several overdoses in the last several years. The Vermont State Police Drug Task Force began an investigation into Sam’s heroin ring in December 2011.

In January 2013, members of the Essex Police Department and the Drug Enforcement Administration arrested two individuals, Edward Chavin, also known as Tommy, and Christopher Nason in the Handy’s Suites in Essex. Chavin was found in possession of more than 100 grams of heroin. He and Nason were subsequently indicted for conspiracy to distribute 100 grams or more of heroin, and both have pleaded guilty. The Handy’s Suites raid occurred following a heroin overdose in a nearby room. Investigation revealed that Chavin, Nason, and the Sams were part of the same heroin ring, and that Chavin had been transporting heroin from Chicago to the Burlington area for nearly a year prior to his arrest.

In early June 2014, one of conspiracy leaders, codefendant James Nastri, of Deep River, Connecticut, was convicted of conspiracy to distribute at least 100 grams of heroin following a jury trial before Judge Sessions in Burlington.

Court records further reveal that Bunthan Sam possessed handguns at various points during the Vermont heroin trafficking conspiracy. Sam also has a criminal history that includes numerous prior felony offenses, violent offenses, and several instances of unlawful weapons and firearms activity.

For his crime, Sam faced a maximum penalty of 40 years in prison. In sentencing Sam, Judge Sessions noted the devastating impact heroin has had on Vermont communities, citing specifically the potency of the heroin Sam sold. Judge Sessions further noted that Sam had continued to sell heroin after learning that a person had overdosed on the Chi-town heroin and after Lowell, Massachusetts police pulled him over and seized a firearm from his vehicle, resulting in a felony charge.

The investigation was a collaborative effort of the Vermont State Police Drug Task Force; the Drug Enforcement Administration; the Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms, and Explosives; the Essex, Burlington, and South Burlington Vermont Police Departments; and the Lowell, Massachusetts Police Department.

SOURCE: http://www.justice.gov/dea/divisions/bos/2014/bos081814.shtml

000000000000000000000000000000000000000

La guerre à la drogue et la DEA : le gâchis d’argent public par excellence. Mais, si l’on cesse ces inepties gouvernementales, à quoi les occupera-t-on ces budgétivores?

DEALa guerre à la drogue et la DEA : le gâchis d’argent public par excellence

Publié le 20 août 2014 dans Amérique du Nord

Par Kevin Saab.

De nombreux éditorialistes de Contrepoints ont déjà démontré en long et en large la futilité du plan gouvernemental de Guerre à la Drogue actuellement en place aux États-Unis (cf ici, ici). J’aimerais cependant prendre le temps de démontrer encore une fois au lecteur dubitatif, en faisant appel à son bon sens de contribuable, pourquoi une telle approche prohibitive n’est qu’un gigantesque bûcher d’argent public.

Pour ce faire, plongeons sans tarder dans les dossiers de la Drug Enforcement Administration (DEA), la fameuse agence fédérale créée par Nixon en 1973 pour chapeauter le programme de Guerre à la Drogue (« War on Drugs » en version originale).

Dotée de 2,867 milliards de dollars de budget et de 11 025 employés pour 2014, la DEA pointe allègrement à 260 000 dollars de dépenses par employé. Un chiffre difficilement justifiable au vu des résultats obtenus. Ainsi de 2005 à 2013, la DEA affirme avoir saisi des actifs et des drogues ayant causé aux trafiquants des pertes de 25,7 milliards de dollars. C’était sans oublier les lois les plus basiques de l’économie et la relation entre le prix, l’offre et la demande. Pour faire simple, à chaque fois que la DEA crée 1 $ de perte marchande au gang A en saisissant sa marchandise, le gang B se frotte les mains en voyant disparaître un concurrent sans avoir à tirer un coup de feu, une fois n’est pas coutume dans ce milieu, avant de saisir la balle au bond et de venir combler le vide. Si les coups de filet se multiplient et que l’offre vient réellement à se tendre un peu plus, on peut potentiellement assister à une augmentation des prix et à une baisse des consommateurs potentiels. Sans vouloir entrer dans un débat technique d’économiste sur l’élasticité de la demande de drogue en fonction du prix, on peut aisément comprendre qu’il est naïvement simpliste d’affirmer que causer 25,7 milliards de pertes à certains trafiquants, revient à causer 25,7 milliards de pertes à tous les trafiquants, loin de là.

flic credits Elvert Barnes (licence creative commons)

Pour atteindre ce montant de saisies entre 2005 et 2013, la DEA a dépensé sur la période près de 23,2 milliards de dollars. Bref, pour chaque $1 dépensé, la DEA a à peine stoppé $1,11 de revenu aux trafiquants. Une efficacité douteuse pour une agence gouvernementale qui broie à elle-seule près de 3 milliards de dollars par an.

Enfin, selon l’inventaire du très sérieux Cato Institute, les dépenses annuelles totales, locales et fédérales, résultant de la lutte contre la drogue totalisaient pas moins de 41,3 milliards de dollars en 2010. À l’heure où les États-Unis attendent (encore) un déficit d’environ 500 milliards cette année, il est vraiment temps de tirer une croix sur cet (autre) héritage coûteux et inutile de l’ère Nixon qu’est la « Guerre à la Drogue ».

source/ https://www.contrepoints.org/2014/08/20/177593-la-guerre-a-la-drogue-et-le-dea-le-gachis-dargent-public-par-excellence

00000000000000000000000000000000000000000000