AVISEUR INTERNATIONAL

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FRANCE (l’hallucinante libération du «trafiquant-indic»): en Dallozie, on va jusqu’à défier les lois…de l’équilibre


C’est l’histoire d’une incroyable boulette. Une grossière erreur de procédure qui pourrait être indirectement à l’origine de la libération inattendue de Sophiane Hambli, le «trafiquant-indic» au cœur du gigantesque scandale qui secoue la lutte antidrogue depuis trois ans. Dans sa dernière ordonnance, signée fin septembre, le juge des libertés et de la détention (JLD) saisi du cas Hambli a fondé sa demande de prolongation sur certains faits pour lesquels le trafiquant n’est pas mis en examen. Une irrégularité que s’est empressé de soulever son avocat, Hugues Vigier. Curieusement, la chambre de l’instruction n’a pas retenu ce motif mais évoqué des délais de détention trop longs pour justifier la libération soudaine de Sophiane Hambli. Etrange revirement, le trafiquant ayant envoyé ces derniers mois de nombreuses demandes de mise en liberté restées lettre morte, notamment parce qu’il est loin d’avoir atteint la durée légale d’une détention provisoire en matière criminelle, soit quasiment cinq ans. La chambre de l’instruction a-t-elle voulu couvrir cette erreur manifeste en libérant Hambli sous un prétexte fallacieux ? L’annonce de sa libération a en tout cas provoqué stupeur et sidération.
«On a libéré Pablo Escobar,s’insurge un avocat du dossier.
Le scandale judiciaire ne fait que commencer.»

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https://www.liberation.fr/france/2018/10/24/affaire-des-stups-l-hallucinante-liberation-du-trafiquant-indic_1687622

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FRANCE (Trafic de stups): «Est-on prêt à faire le ménage ?»

Avocat au barreau de Rouen, Hugues Vigier défend Sophiane Hambli depuis plusieurs mois. Il souligne l’incroyable paradoxe d’une procédure qu’il qualifie «d’affaire d’Etat» mais qui pourrait, sous peu, tomber intégralement pour des nullités juridiques.

Selon lui, c’est désormais au politique de se saisir du scandale des Stups en constituant, comme sur le dossier Outreau, une commission d’enquête parlementaire.

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https://www.liberation.fr/france/2018/10/24/trafic-de-stups-est-on-pret-a-faire-le-menage_1687627

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FRANCE (Douane Française): lorsque NS 55, l’agent infiltré de la DNRED, partait à Bogota

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Extrait de l’Archipel des Soumis écrit par Marc Fievet entre 2002 et 2003

Dans ce contexte, pour une fois, je ne suis pas mécontent de quitter l’Espagne pour la Colombie, même si je dois voyager en compagnie de Carlos Hernandez-Reumbeaut. Je pars à Bogotá pour négocier avec les « parrains » des cartels de Cali et Baranquilla l’enlèvement de quatre à cinq tonnes de cocaïne. À notre arrivée à l’aéroport de Bogotá, nous sommes attendus par deux gardes du corps qui nous font monter à l’arrière d’une Renault 7 -version colombienne de la Renault 5- et nous emmènent vers un immeuble de la 100ème avenue. Parfaitement en évidence, un pistolet mitrailleur, chargeur engagé, est négligemment posé devant le levier de vitesse de notre voiture.

Salle de conférence au 17ème étage d’un immeuble sur la 100ème avenue à Santa Fe de Bogota en Colombie

Cinq membres des cartels de Cali et Barranquilla nous attendent dans une salle de conférence digne des conseils d’administration les plus solennels. Longue table en bois massif ovale et fauteuils recouverts de cuir couleur vert foncé. Sagement assis, ils écoutent attentivement nos exposés et la description de nos moyens logistiques, puis manifestent leur satisfaction par des grognements appuyés faisant office de mots. Lors de cette réunion, personne ne représente Bipe et Cardell, les hommes de Gilberto Rodriguez Orejuela (à gauche sur la photo) que j’avais rencontré à Caracas, mais, le plus âgé des participant à cette table ronde n’est autre que Miguel, le frère de Gilberto (à droite sur la photo). Ce qui me paraîtra surprenant, c’est qu’ils agissent comme n’importe quelle « Cofradia (coopérative agricole) ».

De retour en Europe, j’accélère au maximum les préparatifs du voyage pour la Colombie en expliquant à Mario (Locatelli) que nos commanditaires sont pressés. Je me retiens bien sûr d’ajouter que Joseph Le Luarn, le successeur fossoyeur de Jean Henri Hoguet à la tête de la DNRED est également impatient. J’ai négocié pour un transfert de marchandise de bateau à bateau. Il faut accélérer le déroulement des opérations et modifier toutes les sécurités qui avaient été mises en place pour le Poseidon qui était normalement chargé de cette action.

Le 12 décembre le Pacifico quitte les chantiers de Gdansk (photo au radoub à droite) pour rejoindre Kiel en Mer du Nord. Ralf De Groot le fait visiter quatre jours plus tard à Raymond Leblanc, l’émissaire des trafiquants canadiens. Lors d’une visite de ce Leblanc à Fuengirola, j’avais demandé à Christian Gatard de vérifier le parcours de ce Canadien. Tout se met en place pour le plus vaste transport de drogue jamais réalisé par Mario. Nous sommes même certainement en train de pulvériser un sinistre record mondial.

J’avertis Gatard qui en bâille de plaisir. Rien qu’à imaginer les dix tonnes de cocaïne qu’on va saisir, il imagine déjà, sans aucun doute, les manchettes des journaux : « La plus grosse saisie du siècle… » et les honneurs qu’il ne manquera pas d’en tirer.

Au Liechstentein, blanchiment assuré!

La longue traversée que doit effectuer le Pacifico vers l’Amérique centrale me laisse le temps de faire un saut à Vaduz, au Liechtenstein, charmant paradis fiscal, pour y rencontrer un avocat que Mario (Locatelli) a sorti de sa boîte à malice et que le blanchiment d’argent ne rebute absolument pas.

En recomptant le million de dollars que je lui apporte, il me précise simplement: « –Attention, pour commencer, je ne pourrai vous absorber qu’un million de dollars par semaine. Merci de vérifier que les billets soient toujours remis à mon cabinet, correctement enliassés. »

Quand je pense que des milliers de policiers sont censés remonter les filières de l’argent sale à travers le monde entier et qu’ils n’y parviennent pas, paraît-il, je trouve que les contraintes imposées par l’avocat ne sont pas insurmontables.

Lorsque je fais part de mon étonnement à Christian Gatard en lui communiquant l’adresse de cet homme dit de loi, il passe rapidement à un autre sujet.

Début Janvier, je rencontre Jean Paul Garcia, l’attaché des douanes françaises en poste à Madrid. Je lui apporte les dernières factures que la compagnie anglaise Marconi m’a fait parvenir pour le règlement des factures de communication par satellites du télex embarqué sur le Melor.

Le 16 janvier 1994, dans le port de Paramaribo, le Pacifico qui est un navire de commerce tout à fait respectable, charge ainsi de la ferraille qui sera recyclé dans une usine du Canada. L’affréteur qui assure les enlèvements a prévu de nombreuses brèves escales à Georgetown, au Guyana, puis à Willemstadt au Curaçao, et enfin Puerto Odaz, au Venezuela avant de permettre au capitaine du Pacifico de retrouver son indépendance et son autonomie pour passer aux choses sérieuses.

Des petits avions bimoteurs venus de Colombie doivent larguer au lever du jour huit tonnes de cocaïne autour du Pacifico loin au large des côtes du Venezuela. L’équipage les récupèrera avec les Zodiacs embarqués à bord comme canots de sauvetage, lors de l’escale à Kiel.

L’opération n’est déclenchée que le 7 février 1994. Installé à Montréal, Mario (Locatelli) est régulièrement informé de la manœuvre par radio. Son compère Carlos Hernandez-Rembeault est aussi à Montréal et négocie l’enlèvement qui suivra cette première opération. Il tombe d’accord sur dix tonnes de cocaïne qui seront transbordées sur le Pacifico qui a déjà retenu du fret au départ de Philadelphie pour le Liban. Il est prévu qu’au passage en

Méditerranée, au sud de la Sardaigne ; le motor yacht Sea Harmony (photo ci-dessus à droite) récupérera la marchandise avant de la décharger sur Propiano.

Mais, pour l’heure, nous n’en sommes qu’au début des opérations et je suis chargé de superviser la partie technique du parachutage par téléphone depuis l’Espagne. Avisé de conditions météorologiques détestables je décide d’interrompre l’opération et j’interdis au pilote d’un avion-cargo un dernier largage de trois tonnes. J’estime que l’état de la mer que l’on me décrit ne permettrait plus de récupérer la marchandise.

Les narcotrafiquants se mettent au marketing…

Pierino Divito... (Photo: La Presse)

Pierino Divito

Au total, ce ne sont donc finalement que cinq tonnes quatre cents de coke – et non huit comme prévu – qui seront récupérées par l’équipage et cingleront vers le Canada, ce qui constitue tout de même un record. Autre grande première dans le monde du commerce illicite : non seulement les ballots de drogue sont livrés en même temps par plusieurs fournisseurs, mais la marchandise est également destinée à deux circuits différents: Carlos Hernandez-Rembeault pour l’organisation de Pierino Divito, et les Colombiens Bipe et Cardel.

Alors que le Pacifico approche de la Nouvelle-Écosse au Canada, les ballots de cocaïne reliés entre eux par un cordage sont jetés à la mer. Ils sont récupérés par un bateau de pêche, le Lady Terri Anne qui met aussitôt le cap sur le port de Shelburne. À peine arrivé à quai, le bateau est laissé au seul contrôle d’un homme d’équipage et ne sera envahi par une cohorte de policiers que plusieurs heures plus tard. La drogue est rapidement découverte et les responsables de la Gendarmerie Royale clament sur toutes les ondes : « C’est la plus grosse saisie jamais réalisée à ce jour dans le monde. »

Dans le même temps, suite aux informations données par Raymond Leblanc au gendarme Fournier, le Pacifico est arraisonné en haute mer et dirigé vers Halifax. Des enquêteurs hélitreuillés fouillent le bord, ne trouvent bien sûr plus de drogue, mais se régalent avec des télex dont ils attribuent l’origine au propriétaire supposé du navire: c’est-à-dire moi.

La situation devient parfaitement ubuesque

Alors qu’ils devraient me remercier, et m’offrir le champagne pour la formidable saisie record que je viens de leur servir sur un plateau, les Canadiens me condamnent!

En effet, dès le 7 février, sans même consulter les douanes françaises, les Anglais et les Canadiens font établir un mandat d’arrêt contre moi et contre Mario, m’imputant une conspiration depuis 1991, alors que je n’ai jamais mis les pieds au Canada.

Mon officier traitant de Nantes ne réagit pas.

C’est David May le représentant à Paris de la DEA, la Drug Enforcement Administration, qui monte à Londres fin mars pour prendre ma défense et demander aux douaniers anglais de suspendre les poursuites contre moi.

En revanche, la Douane et la DNRED, mes employeurs français, eux, ne semblent absolument pas concernés par ce qui arrive et se soucient comme d’une guigne du mandat lancé contre moi. Par contre, je rencontre bientôt le nouveau directeur de la DNRED, Bernard Puyanet, en compagnie de Gatard dans une brasserie de la place de la Bastille et il me promet une prime de trois millions de francs si je réussis à faire charger le Sea Harmony (ici à droite au mouillage) toujours en réfection à Saint-Martin.

Afin que je puisse continuer à coopérer et à voyager, j’utilise mon passeport établi au nom de Charles-Henri de Bossieu et le divisionnaire Hervé Maignier, d’un aller retour à Jersey, s’est assuré que la photo y figurant est suffisamment sombre pour qu’on ne puisse pas comparer avec celle fournie par les Anglais pour le mandat d’arrêt. Me voilà tout à fait rassuré…Plus même, Hervé, lors de son déplacement à Jersey pour sécuriser cette identité, a désinformé les services de Jersey et téléphone aussi dès son retour à Nantes aux services anglais pour tenter d’obtenir des informations sur un certain Mark Van de Velde, une des identités que j’ai utilisée pour l’opération contre l’IRA.

La réponse des Anglais est formelle, Van de Velde est inconnu par les services de sa très gracieuse majesté! Par hasard, je réussis à faire dire à Jo Le Squere que les numéros de télex relevés sur les factures de Marconi remises à Jean Paul Garcia à Madrid, ont permis de savoir que mon navire, le Melor (ici à gauche au départ de Rotterdam), alors qu’il était chargé de plus de trente tonnes de cannabis afghan, était en communication avec un télex sur liste rouge dans le département du Var en France et avec une grande banque américaine de New York. Je ne pourrais pas obtenir le nom et l’adresse de ces correspondants !

Par ailleurs, une réunion est organisée par Christian Gatard et Hervé Maignier dans un hôtel du XVe arrondissement avec un agent du TRACFIN, service rattaché au ministère des Finances chargé du traitement du renseignement et de l’action contre les circuits financiers clandestins. C’est évidemment de l’ouverture de ma banque à Zagreb que je dois l’entretenir. Je m’aperçois très vite que cet agent est à mille lieux des réalités. Ficelé à ses certitudes, et à sa culture livresque, il ne me croit pas et préfère s’en tenir à ses dossiers. La fin de la réunion sera marquée par une démonstration éloquente de l’attitude de certains de nos chers fonctionnaires qui ne pensent avant tout qu’à leur petite carrière. J’osais suggérer à l’homme du TRACFIN de démissionner puisqu’il reconnaissait ne pas pouvoir agir efficacement; il s’exclama en se dressant debout:

Certainement pas!

L’humour ne semblait pas être apprécié par ce fonctionnaire de Bercy.

Ambassade des États-unis à Paris

Brusquement très demandé, je parviens pourtant à caler un rendez-vous avec mon « défenseur » David May à l’ambassade des Etats-Unis à Paris. Son homologue du bureau de Rome fait le déplacement pour me rencontrer à cette occasion et les deux hommes me prient d’effectuer pour eux une série de photos du Sea Harmony. Le même jour, à la demande de Hervé Maignier, je révèle aussi l’exact rôle du juge Domenico Catenacci à l’attaché de la police italienne à Paris. Puis je prends l’avion pour Saint-Martin via Pointe-à-Pitre. A mon retour je remets les photos du Sea Harmony à David May qui me donne chichement dix mille dollars après m’avoir fait signer un reçu de caisse pour une mission officielle parfaitement bidon au nom de Marc Fiévet alors que j’étais entré sous l’escorte de Jo Le Squere et Hervé Maignier à l’Ambassade américaine avec mon identité de Charles Henri De Bossieu.

La réunion à Pornic avec la DEA

Le 8 juin 1994, une nouvelle réunion au sommet se tient dans une villa du Pornic, sur la côte bretonne, à coté de Nantes. Christian Gatard ne vient pas, je le vois de moins en moins.

Ce sont Jo Le Squere et Hervé Maignier qui nous reçoivent David May et moi.

D’emblée, David May (photo à gauche) , mon « défenseur américain » m’informe:

-« Ce matin, à Tampa, en Floride, il y a quelque heures, dans nos bureaux, installés au Département de la Justice, nos agents de la DEA ont transmis tous les renseignements que vous nous avez fournis sous le nom de code NS55 au gendarme Michel Fournier, représentant de la Bathurst Drug Section de la Police Montée canadienne. Ces renseignements portent essentiellement sur l’organisation mafieuse de Mario, Claudio Locatelli de son vrai nom et sur ses trafics de drogue. La liste des numéros de téléphone qu’il utilise nous a été précieuse. Merci. »

Une fois de plus je me tourne vers Jo Le Squere:

Mais pourquoi nous n’arrêtons pas Mario tout de suite ? Pourquoi laisser les Canadiens prendre ça en main ? Vous voulez que je lui passe les menottes moi-même ?

David May, l’homme du DEA Paris s’énerve:

Mario, on l’arrêtera quand on voudra. C’est nous qui décidons.

Hervé Maignier renchérit:

Le cas échéant, si c’était utile dans l’intérêt du service, est ce que tu serais prêt à le descendre?

je crie alors:

Mais t’es cinglé…T’es complètement ravagé ! C’est hors de question…

Cette simple idée me donne envie de vomir. Je suis outré que l’on ose seulement envisager cette hypothèse, mais pour Hervé, il imagine cette option comme tant d’autres ! J’ai hâte de quitter les lieux et de me rendre à Marseille où j’ai rendez-vous avec Pino et Lucien. Je dois leur confirmer qu’après tous ces déboires leurs dix tonnes de drogue seront bien livrées en Corse par le Sea Harmony.

Quand et comment, je ne sais pas encore!

Les services pour « protéger » NS 55…ne le suivent plus!

Pour garantir ma sécurité, aucune couverture par les services qui ne me couvrira donc pas… Déjà que David May m’avait dit qu’il n’était pas envisageable de prévenir les Espagnols de mon infiltration, ne pas me suivre dans ces prises de contact n’était qu’une anomalie supplémentaire. Après un bon repas dans un restaurant au pied du château d’Anne de Bretagne à Nantes, j’appelle Mario (Locatelli) à partir du téléphone portable de l’agent DEA de Rome. Mario (Locatelli) m’informe avoir été en contact le jour même avec Gilberto (ici à droite), un des frères Rodriguez Orejuela….Gros poissons, puisque ce sont eux les successeurs de Pablo Escobar!

Les mecs du DEA sont satisfaits!

Je retourne sur la Costa del Sol, mais je repense, sans cesse, à notre dernière conversation dans le bureau de Christian Gatard à Nantes. J’ai dit à Jo Le Squere que j’irai jusqu’au bout et que je mettrais Pasqua au placard. David May est resté interloqué et sa suprême laideur, dont il use pour provoquer ses interlocuteurs par des manœuvres déstabilisatrices, ne me permettra pas de constater la moindre réaction…Mais, les gens du DEA connaissent bien les réseaux de Monsieur Pasqua. Les dernières informations recueillies à Marseille m’ont encore conforté dans ma position jusqu’au-boutiste ! Ce type qui est ministre de l’intérieur et qui vient, fort de sa position de ministre des cultes, de rencontrer Monseigneur Tauran, le ministre français des affaires étrangères du Vatican, le N° 3 du Pape, pour « s’occuper » de Jacques Gaillot, cet évêque impudent par les propos tenus dans son livre Coup de gueule contre l’exclusion contre lui, Charles Pasqua, le tout puissant magouilleur de la Vème république, ne mérite absolument pas la moindre réserve dans mon action. Bon d’accord, avec Jacques Gaillot, il ne va pas mobiliser l’arrière garde du SAC et refaire un « Auriol bis », mais sa position dominante de ministre va lui permettre d’obtenir la tête de Jacques Gaillot.

Ah, le terrible Monsieur Pasqua comme aimait à le dire François Mitterrand!

La DNRED connaît tout ça, et même plus, après tout que du normal pour un service de renseignement, comme sur la nébuleuse Tranchant, oui, oui, Georges Tranchant, l’ex député RPR, à qui d’ailleurs des douaniers, égarés sans doute, piquèrent un gros paquets de biffetons en partance pour la Suisse!

La DNRED connaît aussi Benjamin, l’un des fils qui faisait de la trésorerie… avec son jet!

Mais tout ça ne doit pas être révélé au grand public et nos gabelous sont d’une discrétion à toute épreuve!

Ah mon bon monsieur, au Bourget, ils savent quand il le faut s’absenter ! Discret, prudent, réservé, voire effacé jusqu’à l’insignifiance, telles sont les qualités indispensables du fonctionnaire de base…Surtout ne pas découvrir quelques turpitudes commises par nos puissants! Encore mieux que le « secret défense »! Pour un fonctionnaire, cela correspondrait à coup sûr à un arrêt de mort pour le moins dans sa trajectoire professionnelle s’il persistait dans le constat de tels méfaits… Pour souvenir, ce gabelou qui fut sanctionné pour avoir osé constater qu’une intellectuelle qui accompagnait un président de la République avait profité de son voyage pour s’approvisionner en poudre colombienne…

La Françoise Sagan se faisait aussi envoyer par la poste sa consommation et un jour, les agents de la DNRED qui ne pourront intervenir qu’après avoir eu l’accord de Jean Dominique Comolli, le DG de la Douane, saisissent 75 grammes de coke. Toi, le lecteur, tu penses que le procès verbal qui va être établi entrainera des poursuites…! Mais tu rêves! Non, seulement un classement sans suite par le parquet!

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Mario (Locatelli – photo à droite) a été arrêté en douceur le 6 septembre 1994 à Madrid. C’est Christian Gatard qui me l’a annoncé. Ça s’est passé dans un restaurant où il dînait avec son conseiller, le magistrat Domenico Catenacci, son cher avocat Pascuale Ciolla et sa fidèle secrétaire, la suissesse Heidi Hoffmann. Dans la valise de Domenico Catenacci qu’il avait à ses pieds, les policiers trouvèrent l’équivalent de 200 000 dollars et, vu sa « qualité », le magistrat Catenacci ne subit que quelques heures de retenue policière. L’avocat Pascuale Ciolla, lui, restera quelques semaines en détention.

Marc Fievet sera arrêté le 23 septembre 1994 à Fuengirola en Espagne par Interpol et découvrira que la DEA qui finalisait l’opération DINERO n’avait pas informé l’agent NS 55 de la DNRED! Marc Fievet attendra 33 mois pour arriver au Canada via Madrid et Londres, bénéficiant alors des meilleurs attentions carcérales.

Contraint par la Douane française à plaider coupable, sans avocat, Marc Fievet sera condamné par la Cour provinciale de Bathurst au Nouveau-Brunswick le 5 août 1997 à… perpétuité!

De retour en France, c’est la poudre d’escampette!

Le DG François Auvigne (photo à gauche), malgré les demandes réitérées de Jean Puons, le directeur de la DNRED pour faire respecter les engagements pris à l’égard de l’agent NS 55 et le faire libérer, refusera d’intervenir, n’ayant pas, d’après lui, à assumer les actions de ses prédécesseurs.

La continuité du service de l’Etat sera passée à la trappe par cet inspecteur des finances qui sera le seul, à ma connaissance, à demander à quitter son poste de DG de la Douane française!

Avec Christophe Pech de Laclause, son avocat français, Marc Fievet dépose plainte pour complicité de trafic de drogue et subornation de témoins contre X.

Pour Maitre Pech de Laclause: « Puisque Fiévet travaillait pour les douanes, son supérieur hiérarchique, et pourquoi pas le ministre du Budget, n’auraient-ils pas dû comparaître à ses côtés devant le tribunal canadien ?

La juge d’instruction Sophie Clément rendra un non-lieu en 2006…

Dans ses conclusions, la magistrate reconnaît que Marc Fiévet ne s’est pas livré à un quelconque trafic de stupéfiants, puisqu’il était chargé d’infiltrer un réseau et donc… qu’il n’est pas un narcotrafiquant.

Pourtant Marc Fievet subira 3 888 jours d’enfermement dans 23 prisons d’Espagne, d’Angleterre, du Canada et de France!

Extrait de l’Archipel des Soumis, écrit par Marc Fievet entre 2002 et 2003


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FRANCE (Anti-drogues): alerte au Tsunami…

Le calendrier de la réorganisation des services a sans doute était reporté après les emballements médiatiques dans l’affaire Bennala!

Pourtant il est grand temps de pratiquer un ménage complet dans nos « institutions » régaliennes si l’on veut réellement éviter de nouveau un « Grand bal des faux-culs » auquel nous devrions assister dans les prochains mois.

Car, tous, j’écris bien tous, oui tous, du BCS (Bureau central des sources) en passant par la DCPJ, LA DNRED, l’ IGPN, l’OCRTIS, le SIAT et …. les Dalloziens du parquet vont rivaliser en petits arrangements, oublis, mensonges et autres carabistouilles comme dans le port de « faux nez » dans lequel ils subliment.

Marc Fievet – NS 55 DNRED


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FRANCE (DNRED / OCRTIS): quid de l’enregistrement de 2010 réalisé rue de Charonne par la DRD

C’est un enregistrement clandestin longtemps resté secret.

Une bande audio réalisée lors d’une réunion à la DRD (direction du renseignement des douanes), 18 rue de Charonne, met en cause François Thierry, ex-patron de la lutte antidrogue soupçonné d’avoir récupéré des valises de came à Roissy.

Cette bande audio explosive, versée à la justice et authentifiée par un huissier, révèle un nouvel épisode de la guerre des services au sommet de l’Etat et illustre les méthodes troubles de l’ancien patron de l’ Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) François Thierry.

En janvier 2016, tous les douaniers sont à nouveau entendus, dont Roger Combes, le patron de la DRD (Division des recherches) à l’origine de la réunion enregistrée en septembre 2010.«Avez-vous autre chose à déclarer avant que nous mettions fin à notre audition ?» lui demande ce jour-là le magistrat.«Je pense que François Thierry n’est pas honnête mais je ne suis rien par rapport à lui,répond Combes. Je n’ai jamais pu me livrer à ce point, personne ne m’aurait cru. J’ai conscience qu’en vous parlant sur les doutes que j’ai sur ces personnes qui ont eu ce type d’agissements pendant toutes ces années, je mets ma vie en péril.»

Déjà visé par plusieurs procédures judiciaires, François THIERRY est soupçonné d’avoir personnellement récupéré des valises de drogue à l’ aéroport de Roissy , en dehors de toute procédure judiciaire.

source

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DNRED (Douane française): lorsque NS 55 passait rue de charonne

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FRANCE (DNRED – Douane française – Bercy): Michel Charasse n’a vraiment rien fait pour assumer le service après vente de sa politique courageuse pour lutter efficacement contre les stups

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à Michel Charasse

Palais du Luxembourg

Cher ami,

Mes courriers, à vous adressés, n’ont pas la chance de bénéficier de réponses et cette relation épistolaire à sens unique me pèse; sachez que j’en souffre et qu’il m’est difficile de comprendre ce silence. Le secret défense serait il applicable à toutes les décisions et orientations que vous avez pu prendre pendant que vous étiez à Bercy ? Et votre soutien serait il, lui aussi classé secret défense.

Trouvez ci-joint une copie de deux des derniers courriers que j’ai fait parvenir au directeur régional des Douanes Françaises d’Ajaccio, Monsieur Christian Gatard. Vous pourrez constater qu’il m’est totalement insupportable de constater la trop grande frivolité des Douanes Françaises qui dans mon affaire ont accumulé bourdes sur bourdes au mépris du bon sens élémentaire.

Lorsque nous nous sommes rencontrés a Marbella, vous veniez de présenter a la Chambre des Députés le projet de loi, qui deviendra le 67 bis du code des douanes, assorti d’une amnistie pour les faits poursuivis par une justice sans aucun sens du discernement et vous étiez très satisfait de la prestation que vous aviez réalisé devant les parlementaires, permettant ainsi de sortir les gabelous des ennuis dans lesquels ils s’étaient embourbés. Je souhaiterai que ma situation soit étudiée avec le sens du discernement pour qu’enfin une solution soit trouvée à cet enfermement injuste et totalement ingérable et, bien que vous ne soyez plus aux Affaires, en prise directe apparente, vous restez une des personnalités incontournables de notre paysage politique et je ne peux imaginer que vous ne puissiez agir pour que je puisse enfin retrouver ma famille.

Je vous remercie par avance de ce que vous voudrez bien faire pour que prenne fin ce cauchemar et dans l’attente, peut être d’une réponse, je vous prie, cher ami, de bien vouloir recevoir mes sincères salutations.

Nantes, le 19 mai 2001

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Marc Francois-xavier Jean Philippe FIÉVET

41 711 P – B 116

44 316 – NANTES Cedex 03
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Réf.: N.S 122

à Christian GATARD

Directeur Régional des Douanes – AJACCIO

Mon cher Christian,

Ma fille Muriel sort du C.D. et m’a informé des derniers contacts qu’elle a eu avec ta hiérarchie. Madame CLEOSTRATE qui prend les appels destinés à ton DG CADIOUX, est toujours d’une suavité extraordinaire et promet qu’elle va s’informer et qu’elle rappellera Muriel pour l’informer………Mais quand? Jean PUONS, Le patron de la DNRED qui devait contacter mon avocat CH. PECH de LACLAUSE pour lui préciser la teneur de l’attestation que les Douanes Françaises devaient lui fournir pour qu’il puisse joindre cette dernière à la requête de suppression de la période de sûreté, n’a pas encore trouver un moment pour appeler mon avocat, ni pour envoyer l’attestation demandée. Pourtant Jean s’était montré formel lors de la conversation qu’il eut avec ma fille. « Je m’en occupe cette semaine. » (SIC). Dois je conclure que vous m’avez passé par pertes et profits, car cette attitude attentiste est particulièrement pénible et intolérable d’un service qui a su me mander ses meilleurs serviteurs pour me faire plaider coupable, aussi bien en Angleterre qu’au Canada où tu es toi-même venu. FaLIait – il que vous me vouliez du mal que de me faire revenir en France, ce soit disant pays des droits de l’homme ou les conditions d’incarcération sont la honte de l’administration de la place Vendôme. Les rapports, tous plus accablants les uns que les autres émis par nos élus n’ont permis que de conforter ce que pensaient déjà les autorités Canadiennes qui ont eu cette remarque lors d’un contact téléphonique que ma fille eut avec l’attaché de la GRC : « Il faut être fou ou idiot pour venir purger sa peine en France » et je n’ai pu encore constaté aucune amélioration de mes conditions de détention suite aux interventions …que vous n’avez jamais faites. Pourtant Jean PUONS me disait que des permissions me seraient accordées en attendant la résolution de mon affaire par le recours……Mais Jacques CHIRAC, le premier magistrat de France a rejeté ce recours sans motiver ce refus , pas plus d’ailleurs que les fonctionnaires de la place Vendôme.

Sans vouloir refaire l’historique des interventions que vous fîtes en Espagne, Angleterre et Canada, il apparaît chaque jour plus vraisemblable que vous n’avez jamais agi que pour vous protéger au mépris de ce qui pourrait m’arriver, n’hésitant jamais à user de moyens douteux pour me contraindre à ces plaidoyers de culpabilité qui, seuls pouvaient permettre mon silence sur l’action que j’ai mené pour le service de la DNRED.

Je te demande d’agir !

Toujours bien cordialement,

M.FX FIÉVET – NS 55

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Déjà à cette époque, Corinne Cleostrate faisait l’autruche! Un rôle dans lequel, elle a toujours excellé.

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Extrait n°1 d’un courrier à Christian Gatard – Directeur régional des Douanes Françaises – Ajaccio

Réf.: N.S 129 Nantes, le 23 mai 2001

« Que Madame CLEOSTRATE, sans doute très occupée à son propre parcours au sein de l’administration des Douanes, sache que les qualités qu’elle a su mettre en avant pour ne pas traiter mon dossier sont indignes d’un être humain…Mais Humain signifie t-il encore quelque chose chez cette dame. Qu’aujourd’hui, la DG soit fatiguée de ce dossier, je le comprends mais que cette DG ne s’en prenne qu’à elle même….puisqu’elle n’a jamais voulu accepter que la totalité de mon action soit jugée. Que Madame CLEOSTRATE sache aussi que ce n’est pas en rejetant ma famille que ce dossier s’arrangera, mais peut être estime-t-elle que cette dernière n’était bonne que pour être sous la menace des narcos-policiers du GAL Espagnol. Pour moi, son comportement a été inacceptable et indigne de la fonctionnaire qu’elle est.

Aurais je rêvé lorsque Jean PUONS me disait s’être rendu à la Chancellerie et au Parquet pour que soit pris en compte la réalité de ma situation ? Ou me mentait-il ?

Aurais je rêvé lorsque Jean PUONS vint en présence de mon avocat, à la prison de Villepinte, me dire qu’il était préférable de ne pas faire appel pour privilégier le recours en grâce? Ou ne me proposa-t-il cela que pour être sur que je n’aurais plus de recours juridique ?

Aurais je rêvé toutes vos interventions pour me contraindre à plaider coupable ?

Ce que je ne rêve pas, c’est la vie brisée de ma famille et ces 80 mois passés derrière les barreaux. Tant que j’étais à l’étranger, je pouvais l’accepter, ici, en France, jamais je ne le pourrais et aucun autiste du Dalloz ne pourra, s’il est humain, trouver les arguments pour m’en convaincre.

Je te sais attentif à l’évolution du dossier NS 55, merci d’agir pour que je sois enfin libéré. »

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Copie

Réf.: N.S 136

à Monsieur Jo LE SQUERE

Échelon DNRED – Nantes

Ami, bonjour!

Pour faire suite à la réaction d’humeur de Madame CLEOSTRATE, je te prie de trouver ci-jointe la copie du courrier que j’ai fait parvenir au directeur régional des douanes en poste à Ajaccio, Monsieur Christian GATARD, mon traitant alors que j’oeuvrais pour le plus grand plaisir de la DNRED comme agent infiltré.

J’ai également fait parvenir copie de cette lettre au D.G A. CADIOU, à Michel CHARASSE et à Jacques FLOCH, le député de Loire-Atlantique.

Je prévois de faire partir des copies aux Echelons DNRED Lyon, Toulouse, aux D.I. de Nantes, Lyon et Marseille pour être sur que mon courrier sera bien lu. En effet il s’avère que même mes courriers en recommandé disparaissent dans les murs de la D.G, comme d’ailleurs à Bercy et j’imagine mal devoir recourir au principe de la lettre ouverte pour que votre D.G, Monsieur Alain CADIOU puissent avoir accès à ma prose, fut elle peu agréable à « digérer ».

Toujours bien cordialement.

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FRANCE (trafic d’héroine): le routier iranien pris à Flixecourt dans la Somme en a pris pour 6 ans

Découverte surprise le 12 mai 2016 de 260 kilos d’héroïne, quand un chariot élévateur a crevé par accident le plancher du camion iranien, qui transportait de la fonte!

Le chauffeur, un Iranien de 38 ans qui a acheminé la cargaison jusqu’à l’entrepôt de Flixecourt d’Immo Ouest, a été condamné à 6 ans de prison.

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A L’époque, j’avais adressé un courrier au ministre Christian Eckert…

Monsieur le ministre,

La dernière importante saisie d’héroïne, 260 kilos, seulement due au hasard, par les forces régaliennes vient une fois encore de nous démontrer que nos frontières sont de véritables passoires.

Qu’un camion, immatriculé en Iran, puisse se balader en Europe avec un tel chargement est inacceptable sachant que nous disposons des moyens nécessaires capables de contrôler pour le moins la totalité de ces camions plaqués avec cette origine.

L’Iran est un des pays de transit de l’héroïne vers les Balkans et le reste de l’Europe. Vous le savez et pourtant rien n’est vraiment décidé pour bloquer ces entrées de marchandise particulièrement dangereuse pour nos populations addictes à ces produits.

Quand il s’est agi de lutter contre les produits de contrefaçons, Pierre Mathieu Duhamel, ex DG de la Douane française, revenant d’un « pantouflage » chez LVMH pour devenir directeur du Budget de la France avait su sortir une directive pour que les forces douanières réorientent leurs actions contre la contrefaçon et cela au détriment de la lutte contre le narco-trafique.

Je vous demande instamment de bien vouloir demander à Guillaume Robert, le directeur de votre cabinet, puisque c’est lui qui est à la manœuvre, de sortir une directive pour réorienter l’action douanière avec mise en application immédiate.

La cellule d’études et de lutte contre les trafics illicites par conteneurs (CELTIC) pourrait prendre en charge ces contrôles sachant que nous disposons déjà de dispositifs de surveillance vidéo qui peuvent alerter de manière automatique.

Je suis certain que Madame Hélène Crocquevieille, la directrice générale de la douane française comme Monsieur Jean Paul Garcia de la DNRED ne feront aucune difficulté pour appliquer et motiver les agents des BSI et autres échelons DNRED.

Marc Fievet – NS 55 DNRED

DROGUE (Douane française): lettre ouverte à Monsieur Christian Eckert, ministre du Budget

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Pas de réponse!

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CAMPO de GIBRALTAR: sa longue histoire de trafics

Après un film et différents livres sur le narcotrafic écrits par Marc Fievet… Le journal le Monde s’intéresse à cette zone géographique du Sud de la péninsule ibérique, en omettant de parler de l’historique de la contrebande et du narcotrafic existant dans ces lieux.

Lire que « depuis des mois, l’Espagne fait face au sentiment d’impunité des trafiquants de drogue et à leur radicalisation. Fini le temps où les membres des clans familiaux, héritiers des contrebandiers de tabac entre l’Espagne et Gibraltar, attendaient que la nuit tombe pour agir, transportaient la marchandise dans les cales de bateaux de pêche et la jetaient par-dessus bord lorsqu’ils apercevaient la police. » n’est pas le reflet de la réalité.

GIBRALTAR et la Costa del Sol sont depuis plus de 45 ans une zone de « non droit » réservée aux différents groupes d’Espagnols, de Français, d’Anglais, d’Irlandais de l’IRA, de Bataves, de Belges, d’Allemands, d’Italiens, de Croates, de Serbes, d’Albanais, de Turcs, de Russes et de Maghrébins qui sont dans ce business.

Accompagnés parfois par des mercenaires d’Etats 

Il faut savoir que durant plus d’une décennie, le narcotrafic cornaqué par le GAL bénéficiait de la protection de la « Policia » et de la « Guardia civil » et les TIR, lestés en cannabis, qui arrivaient de Tanger sur Algeciras n’étaient jamais contrôlés. Quand à la coke, elle arrivait directement dans les marinas de la Costa del Sol (La Duquessa, Estepona, Puerto Banus), voire à Gibraltar à Marina Bay.

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Je ne comprends pas qu’un Journal aussi sérieux que « le Monde » ne se soit pas rapproché du journaliste Olivier Jordan Roulot qui a passé plus de deux ans à étudier le parcours de Marc Fievet, l’agent infiltré NS 55 ,de la Douane française, en poste sur cette zone.

Olivier Jordan Roulot aurait pu dire à Sandrine Morel que ce qu’elle décrit comme une nouveauté est en fait une réalité depuis plus de 30 ans.

Abondent les témoignages d’officiers de la DNRED de la Douane française, de l’OCRTIS, du SVA espagnol, d’anciens HM-Custom officers et du DEA.

« Le BARON », avec le journaliste Michel Martin ROLAND, raconte sa vie aventureuse dans les années 80 sur la Costa del Sol. Ce livre démontre également l’ampleur et la narco-logistique existant déjà sur zone.

Non, ce n’est pas nouveau, cette situation existe depuis des décennies et toutes les « politiques » menées n’ont servi à rien, si ce n’est qu’à dépenser un pognon de dingue!

 

Le temps ne serait-il pas venu de prendre des décisions courageuses pour mettre un terme à ces activités souterraines que l’on commence à considérer comme indispensable!

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FRANCE (Lutte antidrogue): après les dérapages non contrôlés de la DNRED et de l’OCRTIS, en route vers un nouveau cadre législatif

«C’est toute la politique pénale menée ces dernières années en matière de trafic de stupéfiants qui doit être interrogée.

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Dans une lettre datée de mardi, que Libération a pu consulter, le Syndicat de la magistrature (SM) interpelle à nouveau la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, sur les pratiques en matière de lutte antidrogue.

C’est le troisième courrier adressé par le syndicat à la chancellerie depuis que la polémique a éclaté.

En octobre, 70 policiers de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) avaient déposé leur arme de service pour dénoncer les poursuites visant plusieurs de leurs collègues, dont le plus gradé d’entre eux, François Thierry, mis en examen pour «complicité de trafic de stupéfiants»par deux juges d’instruction de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris. Dénonçant une «doctrine judiciaire fluctuante» et un «climat délétère», les policiers avaient alors menacé de «ne plus acter» dans les procédures conduites par les juges parisiens, accusés d’instruire «uniquement à charge».

Le statut des informateurs sera abordé

Depuis, pour calmer le jeu, la chancellerie a mis en place un groupe de travail interministériel réunissant, sous l’égide de la Direction des affaires criminelles et des grâces, des représentants de la police nationale, de la gendarmerie nationale et des douanes.

Autre serpent de mer dans les enquêtes pénales : le statut des informateurs, qui apparaît toujours aussi problématique en dépit des tentatives successives d’encadrement.

Quid des infiltrés?

LIRE PLUS

http://www.liberation.fr/france/2018/07/04/lutte-antidrogue-vers-un-nouveau-cadre-legislatif_1664047

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DNRED (Douane française): Apolcalypse now »

Au printemps 2017, l’état-major de la DNRED subit une purge. Jean-Paul Garcia, le Boss de la DNRED et deux de ses adjoints sont démis de leurs fonctions et placardisés.

Magalie Noël, la numéro trois du service de renseignement, est mise en examen pour « complicité d’importation et détention en bande organisée de marchandise contrefaite, escroquerie en bande organisée et détournement de fonds publics ».

Pascal Schmidt, le responsable de l’antenne du Havre, est poursuivi pour les mêmes faits, ainsi que pour « corruption passive, destruction de preuves et faux et usage de faux ».

En août 2017, Erwan Guilmin, le patron déchu de la DOD (Direction des Opérations Douanières), le service phare de la DNRED, est lui aussi mis en examen.

Deux mois plus tard, comme le révèle alors L’Express, c’est le tour de son prédécesseur à ce poste, Vincent Sauvalère, parti en 2014 à l’Office européen de lutte antifraude de Bruxelles, où il dirige l’unité « tabac et contrefaçons ».

Jean Paul Garcia vient d’être mis en examen par la juge d’instruction parisienne Aude Buresi pour « détournement de fonds publics par négligence »

L’administration, qui avait envoyé Jean Paul Garcia témoigner à Madrid en 1995 pour tenter d’éviter les extraditions de Marc Fievet, AKA NS 55 vers l’Angleterre et le Canada, a octroyé à Jean Paul Garcia la protection fonctionnelle [l’assistance juridique apportée à un fonctionnaire].

Pour Marc Fievet, les faits ont été revus et réécris par l’administrateur civil Thomas Charvet et l’administrateur des douanes Michel Baron pour éviter à la Douane française de prendre en charge les frais de justice et d’assumer le préjudice important subi par Marc Fievet (3888 jours de détention en Espagne, en Angleterre, au Canada et en France), au mépris du bon sens élémentaire.

Le dossier de Marc Fievet est toujours classé « secret défense ».

source: L’EXPRESS

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FRANCE (Narcotrafic): qui pour réellement lutter contre les méfaits de la drogue?

L’OCRTIS  qui semble être le seul service a avoir été chargé d’émettre un rapport sur ce que devrait être le futur service chargé de la lutte anti narcotrafic demande que son rôle de coordinateur soit renforcé avec, toujours coté Police, l’OCRGDF (Office central de répression de la grande délinquance financière) et le SIRASCO, le Service d’Information, de Renseignement et d’Analyse Stratégique sur la Criminalité Organisée.

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QUID de la Gendarmerie, des 1000 communautés de brigades et 700 brigades territoriales autonomes, des 8 commandements de la Gendarmerie ou COMGEND, qui sont établis dans les départements (DOM) ou communautés (COM) d’outre-mer : Nouvelle-Calédonie et îles Wallis-et-Futuna, Polynésie française, La Réunion, Mayotte, Guyane, Martinique, Guadeloupe et Saint-Pierre-et-Miquelon?

QUID de la Douane Française, de ses 8 338 agents de la SURV (terrestres, marins, aériens, aéroports)?

QUID de la DNRED, la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières et de ses 715 agents répartis en trois directions:

la Direction du renseignement douanier (DRD), la Direction des enquêtes douanières (DED), la Direction des opérations douanières (DOD).

La DNRED est chargée de:

  • collecter, centraliser, traiter et diffuser le renseignement d’origine douanière,
  • lutter contre les grands réseaux internationaux de contrebande (stupéfiants, tabac, armes, biens culturels, contrefaçons) en mettant en œuvre, si les enjeux le justifient, des techniques d’investigation spécialisées,
  • coordonner les activités opérationnelles menées avec les partenaires étrangers de la douane française.

Au sein de la communauté française du renseignement et dans le cadre du Conseil national du renseignement, la DNRED est prioritairement chargée des domaines suivants :

  • la lutte contre les activités criminelles et les flux financiers clandestins (principalement la lutte contre les narco-trafics),
  • la lutte contre le terrorisme et son financement, en appui de la DGSE, de la DGSI et de TRACFIN,

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Parce que l’OCRTIS estime que « La lutte contre le trafic de stupéfiants mobilise de nombreux acteurs qui peuvent poursuivre des stratégies divergentes, voire concurrentes […] et que La coordination est lacunaire au niveau territorial et perfectible au niveau central […]« , faisant allusion aux stratégies de la Gendarmerie et de la Douane, qui joueraient leur partition en solo, l’OCRTIS suggère que son rôle de coordinateur soit renforcé allant même jusqu’à écrire qu’il est urgent de réinstaurer un contexte de collaboration authentique entre services…

De qui se fout-on?

Voila des décennies que l’OCRTIS se tire la bourre avec douaniers et gendarmes profitant du fait que systématiquement toutes les affaires de stups tombaient pour « traitement » dans son escarcelle. De coups tordus en coups véreux, sans oublier les coups de vice, les coups pendables, les coups fourrés et autres coups de jarnac que l’OCRTIS savaient parfaitement mettre en œuvre pour le plus grand bien du déroulement des carrières de ses successifs dirigeants, imaginer qu’aujourd’hui ce seul service soit aux manettes pour diriger la lutte anti-narcotrafic me semble tout simplement impensable.

La Gendarmerie ne pipe mots…Logique puisqu’elle fait partie de la grande muette!

La Douane semble être aux abonnés absents dans ce combat futur et Rodolphe Gintz, son directeur général, pourtant aficionado de Twitter, ne s’exprime pas. Gérald Darmanin, qui sait profiter des avions douaniers pour ses déplacements, ne donne pas l’impression que ce combat anti-narcotrafic lui incombe.

Verra-t-on demain les avions et les bateaux de la flotte aéronavale douanière mis à disposition de l’OCRTIS quand ils seront enfin opérationnels?

A la mondialisation des trafics doit répondre une approche globale de l’État, indispensable à la maîtrise des quartiers de reconquête républicaine souligne encore l’OCRTIS!

Cette mondialisation n’a rien de nouveau, seule cette prise de conscience semble nouvelle et opportune pour récupérer le contrôle des opérations. Attention danger!

Mieux vaudrait alors créer un service englobant les services dédiés à la lutte anti-narcotrafic composés de douaniers, gendarmes et policiers en une espèce de GIR à compétence nationale et internationale.

Que je sache la DEA (Drug Enforcement Agency) remplit parfaitement ce rôle pour les Etats Unis d’Amérique démontrant aujourd’hui un rôle prépondérant dans la lutte anti-narcotrafic au niveau mondial.

« Il est urgent de réinstaurer un contexte de collaboration authentique entre services » insiste le rapport… Et bien, qu’un seul service nouveau soit créé pour enfin obtenir l’efficacité qui a fait grandement défaut depuis trop longtemps.

Marc Fievet

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DNRED (Douane française): il y a 30 ans, Christian Gatard rencontrait Marc Fievet pour la première fois à Gibraltar

30 déjà!

le 5 mai 1988, Christian Gatard, le chef de l’échelon DNRED de Nantes atterrissait dans la matinée à Malaga avec un avion du BAN de la Douane française.

Il s’agissait pour lui de rencontrer Marc Fievet à La Rotonde, un bar situé en face de l’aéroport de Gibraltar. Le rendez-vous était prévu à 14 h 00.

Marc Fievet était arrivé vers 13 h 30, histoire de vérifier l’environnement et accueillit Christian Gatard sur le trottoir entre poste frontière et La Rotonde.

Entretien d’une heure pour que Marc Fievet devienne le correspondant de la Douane Française sur la Costa del Sol. Infiltré à partir de 1988 dans cette plaque tournante de la drogue, Marc Fievet, alors âgé de 43 ans, officie pendant six ans dans ces réseaux, il contribue à la saisie de 100 tonnes de drogue durant son activité et permettra l’arrestation de 97 vrais narcotrafiquants. Mais, il est à son tour interpellé, en 1994, puis condamné à perpétuité au Canada pour trafic de drogue sans que Paris ne vienne à son secours autrement qu’en lui envoyant des émissaires pour lui dire de plaider coupable. Transféré en France, il ne sort de prison qu’en 2005, après dix ans et demi d’incarcération suite à la lâcheté de François Auvigne, un inspecteur des finances devenu quelques mois Directeur Général de la Douane Française.

La DNRED, dirigée par Jean Henri Hoguet soutenu par le ministre Michel Charasse, obtint des résultats importants dans sa lutte contre le narcotrafic durant toute cette période.

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Bon anniversaire à tous ceux qui ont encore en mémoire les succès douaniers enregistrés!

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Plus d’infos avec le témoignage de Jean Henri Hoguet et Yves Bonnet.

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ÉTATS-UNIS (Narco-terrorisme): Haji Juma Khan a été libéré discrètement le mois dernier…Circulez, il n’y a rien à savoir!

En octobre 2008, le ministère de la Justice et la Drug Enforcement Administration ont annoncé l’arrestation de Haji Juma Khan pour trafic de stupéfiants et de terrorisme.

Sa capture, ont-ils dit, a porté un coup sévère aux talibans et à la relation symbiotique entre le groupe d’insurgés et les trafiquants de drogue afghans…

Pourtant, à l’insu de tous, sauf des observateurs les plus proches de la guerre d’Afghanistan en grande partie oubliée, Khan a été libéré discrètement de la garde du Federal Bureau of Prisons le mois dernier. Après avoir passé près de 10 ans au Metropolitan Correctional Centre de Lower Manhattan, les conditions de sa libération – comme presque tout le reste de son cas – restent entourées de secret.

Le secret reflète la relation conflictuelle du gouvernement américain avec Khan. Avant son arrestation, le trafiquant présumé de drogue a

travaillé avec la CIA et la DEA, a reçu des paiements du gouvernement, et, à un moment donné, a visité Washington et New York.

Depuis 2012, les dossiers déposés dans l’affaire Khan sont sous scellés.

Par conséquent, il est impossible de déterminer s’il a plaidé coupable à l’une des accusations portées contre lui, qu’il ait été condamné à une peine ou qu’il ait été condamné à verser une restitution aux victimes ou, le mois dernier, qu’il ait été expulsé ou autorisé de rester aux États-Unis.

Toute cette ambiguïté suggère que la relation de Khan avec le gouvernement ne s’est pas terminée avec son arrestation.

Les accusations portées dans l’acte d’accusation initial comportaient une peine minimale obligatoire de 20 ans. Sa libération signale qu’il a probablement coupé une autre affaire, offrant la coopération dans l’espoir d’obtenir une réduction de peine.

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Le bureau du procureur des États-Unis pour le district sud de New York et la DEA ont tous deux refusé de discuter de la libération de Khan.

L’avocat de Khan, Steve Zissou, n’a pas non plus commenté le cas de son client.

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Haji Juma Khan
Haji Juma Khan, 64 ans, vient de la province afghane de Nimruz, à la frontière avec l’Iran et le Pakistan. Les responsables de l’application de la loi ont décrit Khan comme «le plus grand chef de la drogue en Afghanistan et le leader de l’une des plus grandes organisations de trafic de drogue en Asie centrale». La Maison Blanche a déclaré qu’il était parmi les «plus importants trafiquants de drogue du monde». Selon les enquêteurs, ils avaient des liens avec les talibans, fournissant de l’argent et des armes aux militants alors qu’ils dirigeaient un empire qui échangeait des tonnes d’héroïne et d’opium.

En 2008, le DEA a attiré Khan à Jakarta, en Indonésie, où il a été arrêté et emmené à New York. Son dossier est devenu une signature en vertu d’une nouvelle loi sur le «narcoterrorisme», présentée dans des communiqués de presse et des témoignages du Congrès comme un modèle pour cibler la menace à la sécurité nationale que représentent le terrorisme et le trafic de drogue.

Ahmed Wali Karzai

Gretchen Peters, auteur de «Seeds of Terror: comment les drogues, les voyous et le crime remodèlent la guerre en Afghanistan», a déclaré que le cas de Khan «éclaire les priorités concurrentes des différentes agences américaines».

« La Drug Enforcement Administration est chargée de lutter contre le trafic de drogue. Vous voyez certaines agences du gouvernement américain, à savoir souvent la CIA, se mettre au lit, embaucher ou mettre sur leur liste de paie des personnes impliquées dans le trafic de drogue, que ce soit Ahmed Wali Karzai ou Haji Juma Khan « , a déclaré Peters à The Intercept. .

Haji Bagcho Sherzai

Après l’effondrement du gouvernement taliban, les forces américaines ont été forcées de confronter la réalité que l’Afghanistan n’était pas simplement une autocratie religieuse, mais aussi un narco-État qui génère entre 2 000 et 9 000 tonnes d’opium chaque année. Une poignée de trafiquants ont dominé l’économie de la drogue, y compris Haji Bagcho Sherzai, Haji Bashir Noorzai et Haji Juma Khan. Chacun de ces trois hommes serait visé par le DEA et les procureurs fédéraux; Sherzai et Noorzai ont été jugés et condamnés par un tribunal fédéral et condamnés à la prison à vie. Khan est l’exception: son cas n’a jamais été jugé, et le résultat reste secret.

Le cas de Khan, comme la guerre en Afghanistan même, a traîné pendant des années. Pourtant, on ne sait pas quelle fin, s’il y en a une, a été servie.

Haji Bashir Noorzai
En 2017, la superficie des terres afghanes ensemencées d’opium était plus élevée que jamais sur près de 328 000 hectares (environ 810 505 acres), selon l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime.

À Nimruz, la province natale de Khan, la culture du pavot a augmenté de 116 pour cent par rapport à l’année précédente.

Plus de 14 000 soldats américains restent stationnés en Afghanistan; le Pentagone a prévu que la guerre coûtera 45 milliards de dollars cette année seulement. Lundi, un Américain a été tué et un autre blessé dans une opération de combat dans l’est de l’Afghanistan; également tué ou blessé étaient un nombre inconnu de troupes afghanes.

SOURCE: The Intercept.com

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Et pendant que la DEA et la CIA libérent un « narcoterroriste », des « illustres » sont réunis à Paris!

Dans un contexte international où la lutte contre le terrorisme et son financement sont au cœur des priorités de sécurité internationale, M. Gérard COLLOMB, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Mme Nicole BELLOUBET, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, MM. Jean-Yves LE DRIAN, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Bruno LE MAIRE, ministre de l’Economie et des Finances, et Gérald DARMANIN, ministre de l’Action et des Comptes publics, ont convié leurs homologues dans quelque 70 Etats et les responsables de près de 20 organisations internationales, régionales et agences spécialisées. Chaque ministre français animera une table ronde au cours de laquelle il invitera ses interlocuteurs à faire un état des lieux et à proposer des solutions concrètes.

Bruno DALLES,

directeur de TRACFIN

Corinne CLEOSTRATE,

directrice nationale du renseignement et des enquêtes douanières

Cette rencontre ministérielle sera précédée, le 25 avril, par une journée d’échanges entre les experts de la lutte contre le financement du terrorisme dans les Etats et au sein des organisations invités. Cette journée prendra la forme de trois tables rondes successivement animées par M. Bruno DALLES, directeur de TRACFIN, en présence de MM. Bernard EMIE et Laurent NUNEZ, respectivement directeurs généraux de la sécurité extérieure et de la sécurité intérieure, et de Mme Corinne CLEOSTRATE, directrice nationale du renseignement et des enquêtes douanières, puis par M. François MOLINS, procureur de la République, et Mme Mireille BALLESTRAZZI, directrice centrale de la police judiciaire, et enfin par M. Emmanuel MOULIN, directeur de cabinet de M. Bruno LE MAIRE.

Conférence de lutte contre le financement de Daech et d’Al-Qaïda (Paris, 25-26 avril 2018)

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FRANCE (Douane Française – DNRED): journée de promulgation des résultats 2017

Par Marc Fievet, AKA NS 55 DNRED

C’était  jour de fête à Gennevilliers.

Gérald Darmanin et Rodolphe Gintz ne tenaient que des propos aimables pour nos valeureux douaniers qui lors de cette année 2017 auraient battu des records, malgré la politique de démantèlement mené tambour battant par Bercy et son bras armé, Rodolphe Gintz, le successeur de Jérôme Fournel et Hélène Crocquevieille, les fossoyeurs de la douane de ces dernières années.

Certes les résultats des différentes saisies pourraient paraître spectaculaires, alors qu’elles ne correspondent qu’à une explosion de la consommation des stupéfiants illicites et donc du narcotrafic destiné à répondre à la demande.

Les succès enregistrés en matière de contrefaçon n’arrivent pas à provoquer chez moi le moindre sentiment de satisfaction, considérant que la Douane n’a pas à être une police économique mise à disposition de LVMH et consort depuis le passage du DG Pierre Mathieu Duhamel au sein de LVMH New York. Que ne dirait-on pas si nos gendarmes et policiers se mettaient au service du grand capital et des banques pour préserver leurs avantages et les intérêts des actionnaires en facilitant l’évasion fiscale qui est une des raisons d’être de ces entreprises. Certes LVMH fabrique encore un peu en France, mais si peu…Alors que fiscalement, que se passe-t-il Gérald Darmanin?

Pour le tabac, la contrebande prospère chaque jour et du coup la lutte contre ce phénomène sera une priorité a précisé Gérald Darmanin. Plus de 238 tonnes de tabac ont été saisis l’an dernier sur le sol français, soit une baisse de 8% par rapport à 2016.

En Ile-de-France, c’est près de 22 tonnes de tabac qui ont été confisqué l’an dernier. « Avec l’augmentation du prix du tabac il y aura une augmentation de l’intérêt à la fraude donc pour moi la lutte contre la contrebande de tabac sera une priorité en 2018 » dit Jean-Roald L’hermitte. Ouf, on est sauvé!  Mais, dimanche, j’ai reçu un appel d’un de mes amis qui passait en Espagne par Biriatou et qui me dit:  « les douaniers contrôlent à la sortie de France, toi qui connait, tu peux m’expliquer…le trafic de cigarettes et d’alcool, c’est dans le sens Espagne-France!« …Faudra m’expliquer pour que je lui explique!

Pour moi, comme pour beaucoup de citoyens de ce pays, les stups restent une des plaies de notre société, de nos société et je constate que la plus haute hiérarchie se gargarise avec des résultats très loin en dessous de ceux qu’il aurait fallu atteindre pour seulement commencer à être efficace dans la lutte contre la drogue.

Aujourd’hui, Hubert Avoine, qui a travaillé pendant des années en secret pour l’ OCRTIS, (Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants) et auteur de L’Infiltré, de la traque de Chapo Guzman au scandale français des stups (éd. Robert Lafont), était l’invité du Grand Journal de 18h sur Sud Radio. Parlant des résultats 2017 de la Douane française et des saisies de cocaine s’élevant à plus de 9 tonnes, il constate:

« On parle de saisie, mais qu’a-t-on fait des réseaux ? Qui a-t-on arrêté ? Qu’a-t-on démantelé ? », s’est interrogé Hubert Avoine, pour qui « le trafic est en train de se développer parce que la société tend vers cela ».

« Il y a plus de consommation, c’est indéniable, donc les saisies sont en comparaison de la demande, a-t-il ajouté. Il semble que la consommation de cocaïne est en hausse. On la rencontre dans des endroits où c’était assez peu courant. On avait l’habitude de la voir plus sur les Champs-Élysées qu’en banlieue, aujourd’hui, on la voit un peu partout. »

Écoutez son interview sur:

https://www.sudradio.fr/faits-divers/saisie-record-de-cocaine-qua-t-fait-des-reseaux-qua-t-demantele

En ce qui me concerne, autre époque, puisqu’il ne s’agissait pas d’El Chapo, mais des frères Orijuela, les premiers successeurs de Pablo Escobar, j’ai travaillé pendant 6 années pour la DNED, puis la DNRED à partir de 1988 en commençant d’abord par faire du renseignement à Gibraltar avant d’être amené à débuter des actions d’infiltrations qui m’ont amené au plus haut niveau de la hiérarchie du narcotrafic des années 1990. Les résultats furent spectaculaires puisqu’en 6 ans, l’agent NS 55 que j’étais devenu, agissant sous mon vrai nom ou empruntant diverses identités parfaitement connues des autorités douanières françaises comme Charles Henri De Bossieu et William Blazenko, a permis la saisie de 105 tonnes de drogues illicites (Plus de 5 tonnes de cocaïne et 100 tonnes de cannabis) dans diverses opérations menées en Atlantique nord et dans l’océan indien.

En récompense, l’agent NS 55, sur les conseils appuyés des émissaires de Bercy, a dû plaider coupable d’actions de narcotrafic devant les juridictions anglaises et canadiennes, récoltant au passage une condamnation à perpétuité!

La Direction Générale de la Douane française, en parfaite oie blanche, ayant refusé d’assumer les actions terrains de son service de renseignement, n’a pas hésité à laisser entendre que l’agent NS 55 s’était mis à son compte…! Propos démenti par la juge d’instruction parisienne, Sophie Clément qui a rendu le 16 mai 2006 un non-lieu explosif puisqu’elle assure: « Il n’y a pas lieu de poursuivre quiconque pour complicité de trafic de drogue car « les investigations entreprises, les auditions réalisées, l’étude des documents figurant en procédure, ne permettent pas de caractériser à l’encontre de Marc Fiévet les faits de trafic de stupéfiants ». Cette décision de justice est toujours refusée par les administrateurs Thomas Charvet et Michel Baron qui n’ont su que s’enfermer dans la réécriture de faits dont ils ignorent la réalité.

Alors, certes les résultats enregistrés démontrent l’importance de la présence douanière sur le terrain, sans pour autant donner pleine satisfaction puisque la mission régalienne première de la Douane ne fait plus partie de ses priorités.

Au train ou vous allez, à quand la privatisation des missions régaliennes douanières?

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FRANCE (Anti-stups): les infiltrés seraient-ils condamnés à n’être que des mythomanes et des fusibles pour les hautes hiérarchies policière et douanière

Article d’ Emmanuel Fansten , revu par Marc Fievet, AKA NS 55 DNRED

Hubert Avoine, 55 ans, est cet ancien infiltré qui en octobre 2015, date de sa première lettre au procureur de la République de Paris, François Molins, dénonçait les étranges méthodes de l’ OCRTIS (office central de la répression des trafics illicites) et de son ancien boss, François Thierry.

Il avait informé et précisé, ‘textos’ de François Thierry à l’appui, qu’il avait été mandaté, en avril 2012, pour garder une villa à Estepona, en Andalousie dans le sud de l’Espagne, où il avait constaté que des policiers avaient chargé et déchargé 19 tonnes de cannabis destinées au marché français. Pour cette mission, Hubert Avoine avait été payé 32 000 euros en billets usagés, sans le moindre reçu.

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Mais d’où vient ce cash?

De la trésorerie générale ou de la vente de stups?

Décidément c’est une habitude chez nos régaliens, j’ai en mémoire le cash en livres sterling (billets usagés) anglaises qu’avait remis à mon épouse le divisionnaire de la douane française Hervé Maignier de l’échelon de Nantes, venu spécialement à Malaga pour lui remettre dans un parking en sous-sol de l’aéroport…pour « faciliter » mon plaidoyer de culpabilité au Canada.        Marc Fievet

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Après le premier témoignage d’Hubert Avoine dans le journal Libération, sous pseudo, au printemps 2016, plusieurs pontes de la PJ avaient d’abord laissé entendre en off que l’ancien infiltré était un mythomane, la police ne trempant pas dans ce genre de magouilles.

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Marc Fievet avait aussi été traité de mythomane par certains hauts fonctionnaires de Bercy et de la DG de la Douane française, qui n’ont pas hésité à refuser le témoignage de son officier traitant Christian Gatard dans toutes les réponses produites par Thomas Charvet, administrateur civil et Michel Baron, administrateur des douanes. Dans ce témoignage destiné à être produit en justice Christian Gatard, l’ancien chef d’Echelon de la DNRED à Nantes écrivait:

« Officier traitant de Marc Fievet de 1988 à 1994, j’atteste de l’exactitude des faits relatés de son action au sein de l’organisation LOCATELLI. Je certifie l’exactitude des éléments et des faits pour en avoir été le témoin ou en avoir été informé en ma qualité d’officier traitant de Marc Fievet durant cette période. Je tiens à ajouter que Marc Fievet a toujours fait preuve de la plus grande loyauté à l’égard des douanes françaises notamment dans le cadre de son infiltration au sein de l’organisation LOCATELLI qui l’a exposé à de très nombreux dangers.« 

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Depuis, le commissaire François Thierry a été mis en examen pour «complicité de trafic de stupéfiants» et la procédure distincte basée sur les révélations d’Avoine, dépaysée à Lyon, inquiète au plus haut niveau. Pour preuve, cette écoute téléphonique versée au dossier judiciaire, qui relate une conversation enregistrée le 23 août 2017, la veille de l’audition fatidique du commissaire Thierry.

C’est le magistrat Patrick Laberche (ici en photo avec François Hollande), ancien procureur à la section antiterroriste du parquet de Paris, bras droit du patron des Stups, qui contacte un certain Rick, le correspondant auprès de l’office de la DEA, l’agence antidrogue américaine.

«Salut Rick, ça va ? attaque Laberche. Tu as le bonjour de François.

Il va bien ?

Oui, ça va. On a discuté beaucoup hier soir. Euh… Ouais, il a l’air assez offensif, assez combatif. […] Il est prévu qu’il soit entendu jeudi par le juge d’instruction […].

Ouais.

Voilà, donc je lui ai donné le document que tu m’as transmis mais c’est pas pour qu’il le remette, hein, parce qu’il a bien compris que, euh, c’était un truc qui devait rester confidentiel comme tu l’avais écrit, mais c’est pour constituer ses dossiers, si tu veux, pour faire un panorama de tous les dossiers de manière un peu exhaustive dans sa tête, quoi.»

Quel est donc ce document confidentiel ?

Transmis par les Américains pour « étoffer » la défense de François Thierry, ce document auquel la justice ne semble pas avoir eu accès semble très sensible puisqu’il apparait clairement qu’Hubert Avoine a également travaillé pour le compte du département américain de la Justice, comme en attestent des documents authentifiés par Libération.

Barbouzes

Cette collaboration fait d’ailleurs l’objet d’une question sibylline de Patrick Laberche au cours de la même conversation. «Dans le dossier Avoine, comme… ça n’a pas changé, la situation a pas changé par rapport à ce qu’on avait dit il y a quelque temps, hein ? Tu te souviens ?» s’enquiert le bras droit du patron des Stups auprès de son interlocuteur. «Je peux te dire entre nous qu’Avoine a travaillé pour le FBI, pas pour la DEA, OK ? Il aurait dû savoir la différence», rétorque le dénommé Rick.

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En 1994, Marc Fievet rencontrait régulièrement David May du bureau DEA de Paris. Ce fonctionnaire lui avait remis 10.000 US dollars en billets usagers pour défraiement d’une mission à Saint Martin aux Caraïbes, mais s’est opposé à tous témoignages réclamés par la justice…

Quelle était la provenance de ces liasses de petites coupures remises en présence du douanier Jo Lesquert, adjoint de Christian Gatard, dans les locaux de l’Ambassade américaine?

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Une distinction fondamentale aux yeux des Américains : alors que la DEA n’hésite pas à recourir à des barbouzes pour certaines de ses missions, le FBI agit dans un cadre juridique beaucoup plus strict, sous le contrôle étroit du département de la Justice.

Un nouveau front qui pourrait pousser les magistrats français à se rapprocher de leurs homologues américains.

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ESPAGNE (Andalousie): qui sont les narcotrafiquants sur la Costa del Sol?

Une nuit de janvier 2010, dans le sud de l’Espagne, plusieurs policiers français assistent à la livraison d’une cargaison de cannabis en provenance du Maroc. Le début des ennuis pour l’un d’eux, le commissaire François Thierry, aujourd’hui poursuivi pour « complicité de trafic de stupéfiants ».

LIRE la suite

http://mobile.lemonde.fr/police-justice/article/2018/02/28/du-rififi-sur-la-costa-del-sol_5263440_1653578.html?xtref=

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Souvenirs d’Estepona

Lire

https://ns55dnred.wordpress.com/2017/09/30/narcotrafic-costa-del-sol-gal-policia-guardia-civil-le-trombinoscope-des-annees-90/

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FRANCE (Policiers, Douaniers, Gendarmes): la drogue les rend fous

Par Georges Moréas

Les tribulations des agents en charge de la lutte contre les narcotrafiquants n’ont cessé de nous étonner ces deux dernières années .

Vu de l’extérieur, on a l’impression que nos régaliennes se livrent à une course au trésor dans laquelle les coups de Jarnac sont comme des pratiques rituelles. Mais il semble bien que la encore récente mise en examen de l’ancien patron de l’office des stups, François Thierry, va apporter un coup de projecteur sur les méthodes utilisées, tant par les enquêteurs que par la justice, et peut-être même un coup d’arrêt.

Sans remonter à la création de l’OCRTIS (office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants), le plus ancien office après celui de la fausse monnaie (OCRFM), les turpitudes actuelles qui font l’actualité démarrent bien loin de chez nous, en République dominicaine, lors de cette fameuse nuit du 19 au 20 mars 2013, au moment où un avion privé appartenant à la SA Alain Afflelou, le Falcon F-GXMC, est stoppé in extremis sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana.

Dans le même temps, en France, gendarmes et douaniers du Var peaufinent un plan d’intervention. Des mois de surveillance pour ce moment tant attendu : l’arrestation en flag d’une équipe de la « French cocaïne ».

Dans quelques heures, lorsque le Falcon va atterrir sur la piste de l’Aéroport international du Golfe de Saint-Tropez, tout sera plié.

« Aéroport international »… un titre bien ronflant pour un terrain intimiste qui a accueilli moins de 8 000 passagers en 2016.

Les enquêteurs ont flairé le gros coup, mais pour éviter de se voir dessaisir au profit de l’OCRTIS, ils ont préféré minimiser l’affaire, en symbiose avec le TGI de Draguignan.

Et là, ils sont sur des charbons ardents, prêts à cueillir le fruit de leur labeur. Ils ne savent pas encore que de l’autre côté de l’Atlantique, les policiers dominicains, assistés d’un détachement local d’agents de la DEA (Drug enforcement administration), ont investi l’appareil.

Comment la DEA a-t-elle été informée ?  Un esprit tordu ou particulièrement réaliste pourrait imaginer une fuite venant de France…

En tout cas, le tuyau est bon : 26 valises bourrées de cocaïne. Plusieurs dizaines d’employés des services de l’aérogare sont interpellés, ainsi que les deux pilotes français, Pascal Fauret et Bruno Odos, et leurs deux passagers.

Une affaire qui tombe à pic pour les autorités du pays dont l’objectif est d’éliminer la corruption dans les services de l’État.

Personne ne sait comment l’affaire a été éventée, ou personne n’ose le dire à haute voix, mais le juge de Draguignan et les gendarmes du Var sont priés de transmettre leurs éléments, pour le premier à la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille (JIRS) et pour les seconds à l’OCRTIS.

Il faut bien reconnaître que nous, simples spectateurs, en apprenant cette histoire, nous sommes restés sur notre faim, même si les moyens financiers énormes et paramilitaires utilisés plus tard pour exfiltrer les deux pilotes français nous ont laissés sur le cul.

Mais qui a organisé tout ça ?

On saura peut-être bientôt qui se cachait derrière cette organisation criminelle, puisque le procès doit prochainement démarrer devant les assises de Marseille… D’autant que l’un des accusés, Frank Colin, un bodyguard du showbiz, soutient qu’il avait été infiltré dans le réseau par les enquêteurs de la DNRED (Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières) .

Cela n’a évidemment rien à voir, mais en 2015, ce sont justement les douanes françaises qui obtiennent un tuyau béton. On ne sait trop comment, un « aviseur » sans doute ! Dans des camionnettes en stationnement dans les beaux quartiers de la capitale, ils découvrent 7 tonnes de résine de cannabis.

Une super prise qui vaut les félicitations de François Hollande accompagné du ministre Michel Sapin à la DNRED. C’est la DG de la douane française Hélène Crocquevieille qui accueillera le président…

L’office des stups (OCRTIS) est saisi de l’enquête, sans moufeté, jusqu’au moment où un cadre de renseignement des enquêtes douanières confie au procureur François Molins le rôle majeur joué dans cette affaire par un certain Sofiane Hambli, enregistré au bureau des sources comme un informateur de l’OCRTIS.

Un beau et riche mec que ce Sofiane, qui depuis des années est l’indic du commissaire François Thierry.

Cela date du temps où celui-ci était le chef du service interministériel d’assistance technique (SIAT), qui justement gère le bureau des sources. Sofiane aurait été infiltré dans le réseau.

L’Office est dessaisi et l’enquête est confiée entre autres à la section de recherches de la gendarmerie de Paris qui va fouiller partout. Perquises à la DNRED et à la DG de la Douane française. Le TRACFIN sera épargné. ..

Car, comment expliquer qu’un tel stock de stups circule dans la capitale sous l’œil bienveillant des policiers spécialisés dans la répression du trafic ? Pas évident ! Sept tonnes quand même !

Pour sa défense, après avoir tenté de noyer le poisson, François Thierry déclare qu’il s’agissait d’une « livraison surveillée » et que ce plan avait été mis en place avec l’accord du parquet de Paris – et je suppose de sa hiérarchie. Mais sa défense n’a pas convaincu les juges de sa bonne foi. Après une audition-fleuve, ils ont décidé de le mettre en examen pour complicité de trafic de stupéfiants en bande organisée. Une mise en examen sans contrôle judiciaire et sans interdiction d’exercer pour des infractions qui relèvent de la cour d’assises, cela montre l’hésitation d’une justice qui elle aussi s’emmêle les pinceaux dans la chasse aux narcotrafiquants.

Il faut dire qu’en matière de stups, à force de ruses, de menteries et de manipulations, en vérité, personne n’y comprend plus rien. Ni les enquêteurs, ni les magistrats, ni même les truands. Mais ceux-ci s’en fichent, tant qu’ils s’en mettent plein les poches.

Comme l’a dit à peu de chose près un douanier après la mise en examen récente de deux hauts responsables des enquêtes douanières à la suite de la saisie invraisemblable de 43 tonnes, non pas de drogue mais de café frelaté dans le port du Havre (tandis que 77 tonnes de marchandise non identifiée passaient à travers les mailles du filet), et la découverte de 700 000 € en espèces, la tendance est forte de s’inventer des affaires et des indics pour gonfler les résultats et éventuellement empocher les primes qui vont avec .

Ils ne sont pas les seuls intéressés. Ainsi, l’AGRASC (Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués), reverse le produit des avoirs confisqués aux trafiquants de drogue à la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca). Et la Mildeca répartit ces fonds (en moyenne 12 millions par an) entre la gendarmerie, la police, la justice, et pour une faible partie, pour assurer ses propres missions.

Le trafic de drogue représenterait 1% du PIB mondial. Pour l’Union européenne, les coûts cachés ou apparents de ce trafic oscilleraient entre 30 et 40 milliards d’euros par an. La France, à elle seule, y consacrerait un budget (non comptabilisé) de plusieurs milliards.

Du fric partout qui tourne dans un petit monde de bons et de méchants.

Comme une multinationale avec ses règles propres qui tourne bien, et qui tourne en rond.

La prohibition des produits stupéfiants s’appuie à la fois sur un critère moral (c’est mal !) et sur un critère plus concret, la protection de la santé publique (c’est pas bon !). C’est sur ces fondements, l’un subjectif, l’autre justificatif, que s’est peu à peu constitué un système dérogatoire au droit commun pour réprimer le trafic de stupéfiants.

Ainsi, l’encadrement juridique de la livraison surveillée, infraction qui semble à la base des faits reprochés à François Thierry, remonte à 1991.

 

Le M/Y Windarra, rebaptisé Tancrède qui avait servi à convoyer plus d’une tonne de cannabis jusqu’au port de Port la Nouvelle lors de l’opéreation montée par l’Échelon DNRED de Lyon.

lire plus: DNRED (DNED): mémoires de Jean-Pierre Cazé, infiltré dans les réseaux de la drogue

Cette année-là, en février, des agents de la DNRED se retrouvent derrière les barreaux pour avoir « accompagné » une cargaison de produits stupéfiants, selon une technique qu’ils pratiquent de longue date. C’est un coup d’assommoir ! Le 19 décembre de la même année, pour couper court aux poursuites, les parlementaires adoptent une loi qui amnistie tous les faits identiques commis par des agents de l’État et qui, surtout, modifie le code de la santé publique et le code des douanes, en régularisant la livraison surveillée. Le texte prévoit qu’une simple information au procureur suffit lorsqu’il s’agit de surveiller l’acheminement de produits stupéfiants, mais qu’il est nécessaire de recueillir son accord ou celui d’un juge d’instruction, lorsque les enquêteurs doivent aller plus loin, comme en acquérir ou en livrer, ou lorsqu’ils sont amenés à fournir des moyens aux trafiquants pour assurer leur négoce.

Cette loi de 1991 rejoint d’ailleurs les accords de Schengen du 14 juin 1985 et la convention des Nations Unies du 19 décembre 1988 qui invitent les États à permettre le recours aux livraisons surveillées.

Depuis, il y a eu la loi de 2004, voulue par le ministre de l’Intérieur de l’époque, dit ministre du chiffre, qui a sacrifié pas mal de nos principes à l’efficacité. Une efficacité toute relative puisque des moyens d’enquête jusque-là prohibés sont devenus monnaie courante, le plus souvent en utilisant le prétexte de la lutte antiterroriste.

Au point qu’aujourd’hui, à lire les différents articles du code de procédure pénale consacrés au sujet, on a l’impression que la chasse aux narcotrafiquants donne tous les droits : surveillances techniques tous azimuts, acquisition de produits stupéfiants, fourniture de moyens aux trafiquants, infiltration du réseau par un OPJ ou un APJ spécialement habilité, lequel bénéficiera alors de l’impunité pour les délits qu’il pourrait être amené à commettre pour assurer sa mission (art. 706-82), etc.

Autant de libertés dans les moyens à utiliser, autant de pouvoirs d’investigation, autant de dérogations au droit du commun des citoyens, ne peuvent se faire sans un contrôle sérieux. Et dans la mesure où il s’agit d’actes de police judiciaire, et non de police administrative, tout cela doit se faire sous l’œil attentif du magistrat de l’ordre judiciaire, garant des libertés publiques. Or, au vu des affaires qui s’accumulent, il est permis de penser que certains procureurs ont détourné le regard.

Pourtant, l’utilisation de ces moyens est placée sous leur responsabilité. Leur utilisation n’est pas destinée à un maillage de la population pour détecter des suspects, comme cela peut-être le cas en matière de lutte antiterroriste, mais pour effectuer des enquêtes judiciaires destinées à identifier des personnes ou des entreprises qui se livrent au trafic de stupéfiants et à en apporter les preuves à la justice. L’article 706-32 est clair : ces moyens juridiques dérogatoires sont réservés « aux seuls fin de constater les infractions d’acquisition, d’offre ou de cession de produits stupéfiants » pour en identifier les auteurs et complices et effectuer les saisies. Et même si nombre de policiers expriment leur ras-le-bol devant la paperasse qui s’accumule sur leur bureau, dans une enquête judiciaire, chaque acte nécessite la rédaction d’un procès-verbal. Si l’on dénie la procédure pénale, alors, il faut agir en dehors des magistrats et en assumer les risques.

Je ne connais pas le fond de l’affaire, mais je crois que si le commissaire Thierry était venu devant ses juges avec un épais dossier contenant la procédure de l’enquête préliminaire établie par ses hommes, il n’y aurait pas eu d’affaire. Et pas de billet sur le blog POLICEtcetera

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OCRTIS France: une OPÉRATION MAIN PROPRE s’impose!

Certes la question est complexe mais elle se pose néanmoins, et de plus en plus, aux yeux de l’opinion publique

Quand plus personne n’acceptera de jouer le vilain rôle de policier, en les rendant responsables involontaires par négligence des délits et crimes du Milieu de la drogue, on trouvera toujours des « experts » prêts à démontrer que toutes ces dérives étaient évitables.

Les NARCOS, quand à eux, se frottent les mains!

Les services, déjà paralysés par cet « Etat-de-Droit » mis en avant par des Dalloziens scrupuleux qui se prononcent aujourd’hui contre la police, sont absents alors que le narcotrafic s’amplifie !

Les résultats seront à terme les mêmes que dans les Etats corrompus, mais que dégâts!

Une variante pour éviter cet épilogue: on envoie les magistrats capturer eux-mêmes les trafiquants, en temps réel et non judiciaire.

Peut-être demanderont-ils alors la création d’un corps spécial de police pour faire le sale boulot et se réserver celui, plus confortable et moins risqué de « Poncius Pilatus ».

Que les nombreux magistrats effarés, qui ont raison gardée, réagissent eux-aussi…Ce serait mieux que le « mur des cons »!

En mémoire, les propos tenus par Michel Charasse, interwievé par Elise Lucet!

Miche Charasse :Comme je l’ai déclaré un jour, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre! Quand on fait la guerre on fait la guerre…!

Elise Lucet: Oui…

Michel Charasse: On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet.

Elise Lucet: Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !

Miche Charasse: Donc, très bien…Il faut utiliser leurs méthodes, il faut aller les chercher là où ils sont.

Elise Lucet: Oui

Michel Charasse: Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin…

Elise Lucet: Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.

Michel Charasse: Etc… je parle, voilà, des gros. Ce sont des tueurs ! Par conséquent, on va pas attraper les tueurs en leur récitant des cantiques.

Elise Lucet: Alors, on en vient à la situation actuelle, si vous le voulez bien…

Miche Charasse: On tire d’abord et on discute après……………………….

Elise Lucet:……………….Euh, on va en venir à la situation actuelle si vous le voulez bien…

Michel Charasse: J’ai sur ce plan là, quand on a affaire à des tueurs, une notion de l’Etat de droit qui est assez flexible…

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DOUANE FRANÇAISE (DNRED – SNDJ – SARC): résultats français de l’opération internationale « PANGEA X  » qui s’est déroulée du 12 au 19 septembre 2017 dans une centaine de pays

En France, l’opération PANGEA X a associé les services de police, de gendarmerie, la douane ainsi que les autorités de régulation et de contrôle compétentes en matière de médicaments et de santé publique (OCLAESP[1] , DNRED[2] , SNDJ[3] , ANSM[4] , DCPJ[5] /OCLCTIC[6] , DGGN/SCRC-C3N[7] ), avec le concours d’une partie des acteurs privés de l’Internet.

Le dispositif national de contrôle douanier a mobilisé la totalité des directions régionales des douanes, la douane judiciaire (SNDJ), la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), ainsi que le service national de ciblage douanier (SARC) chargé du ciblage d’expéditeurs et de dénominations commerciales à risque en matière de produits de santé.

L’opération internationale « PANGEA X  » s’est déroulée du 12 au 19 septembre 2017 dans une centaine de pays.

Elle a donné lieu à un grand nombre d’arrestations et de constatations dans le monde entier, ainsi qu’à la saisie de milliers de médicaments potentiellement dangereux.

En France, l’opération a permis la saisie de plus de 433 000 produits de santé illicites et 1,4 tonne de produits de santé en vrac.

Plus de 70 % des produits saisis proviennent d’Asie (principalement d’Inde et de Singapour).

La majorité de ces produits est constituée de médicaments dépourvus d’autorisation de mise sur le marché, de médicaments détournés de leur usage et utilisés comme stupéfiants, de produits dopants (stéroïdes, hormones de croissance, etc.), de crèmes éclaircissantes pour la peau mais aussi de principes actifs pharmaceutiques en vrac.

Le Service Commun des Laboratoires du ministère des finances a effectué près de 130 analyses scientifiques concernant, entre autres, des produits dopants (dans 22 % des cas), des médicaments érectiles (14 % des cas), des psychotropes et stupéfiants (13 % des cas) et des médicaments variés (26 % des cas).

Au total, 185 sites internet illégaux de vente de faux médicaments ont été identifiés au cours de l’opération :

174 sites internet illégaux ont été identifiés par la douane.
27 enquêtes, portant principalement sur des médicaments (notamment érectiles), des produits en vrac (sous forme de poudre ou comprimés) et des produits dopants, ont été ouvertes.

11 sites internet illégaux de vente de médicaments identifiés par l’OCLAESP et le SCRC/C3N ont fait l’objet de procédures judiciaires.

Ces mêmes sites ont également fait l’objet d’un signalement aux autorités étrangères. Les infractions principalement visées sont d’une part l’exercice illégal de la profession de pharmacien mais également l’offre, la cession et la vente de substance ou plante inscrite en liste I et II ou classée comme psychotrope (ou vénéneuses) sur un réseau de télécommunication destiné à un public indéterminé.

PANGEA est la plus vaste opération de ce type menée sur Internet. Elle est coordonnée par Interpol, l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD), le Permanent Frum on International Pharmaceutical Crime (PFIPC), le Head of Medecine Agencies Working Group of Enforcement Officers (HMA/WGEO) et appuyée par les industriels du médicament.

En France, l’opération PANGEA X a associé les services de police, de gendarmerie, la douane ainsi que les autorités de régulation et de contrôle compétentes en matière de médicaments et de santé publique (OCLAESP[1] , DNRED[2] , SNDJ[3] , ANSM[4] , DCPJ[5] /OCLCTIC[6] , DGGN/SCRC-C3N[7] ), avec le concours d’une partie des acteurs privés de l’Internet.
Parmi les médicaments illicites, l’opération PANGEA X s’est axée sur le Fentanyl et ses dérivés
Dans un contexte international de recrudescence du trafic et de la consommation récréative de fentanyloïdes depuis environ cinq ans et d’apparition en France depuis début 2015 de cas de décès qui leur sont imputables, 16 nouveaux dérivés du fentanyl ont été inscrits le 8 septembre 2017 sur la liste des stupéfiants (arrêté du 5 septembre 2017 du Directeur général de la santé pris sur proposition de l’ANSM). La réglementation applicable aux stupéfiants permet en effet aux autorités de lutter plus efficacement contre leur trafic.

L’ANSM rappelle que ces produits présentent un risque grave pour la santé publique, compte tenu de leur potentiel d’abus et de dépendance et du risque d’overdose mortelle.

Les médicaments et les produits médicaux falsifiés constituent un réel danger pour la santé des consommateurs. La mise en vente de produits de santé sur Internet est réglementée. Seul le circuit des pharmacies d’officine et de leurs sites autorisés pour la vente en ligne de médicaments, régulièrement contrôlé par les autorités sanitaires, apporte des garanties sur la qualité, l’efficacité et la sécurité des médicaments achetés. À cet effet, le site du Conseil de l’Ordre National des Pharmaciens donne de précieux conseils

L’ANSM rappelle qu’en achetant des médicaments sur internet en dehors des circuits légaux, les consommateurs s’exposent à utiliser des produits dont la qualité n’est pas assurée, dont les conditions de transport ne sont pas garanties et dont le bénéfice/risque n’a pas été évalué.

[1] Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique
[2] Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières
[3] Service national de douane judiciaire
[4] Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
[5] Direction centrale de la police judiciaire
[6] Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication
[7] Service central du renseignement criminel / centre de lutte contre les criminalités numériques

Contact presse

  • Douane – Service de presse: 01 57 53 42 11

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NARCOTRAFIC (Costa del Sol – GAL, Policia, Guardia civil): le trombinoscope des années 90

Carlos Gaston Ferran, dit « Le Grand »

lors d’un séjour en Algérie dans sa jeunesse.


Jean Gilbert Para, un proche collaborateur de Charles Ferran, disparu le 11 mai 2002, dans la région de Ronda en Andalousie. (Son 4X4 a été retrouvé criblé de balles!)

Il était copropriétaire avec Carlos Ferran, Edouard ´Doudou´ Mari-Chica et Abdel Omar (Adiel OUANOUGLU) »Le Chacal » du ´My Lady Palace´ y ´Play Boy´ de Marbella et d’autres établissements similaires à Torremolinos et Benalmádena. Il gérait aussi un restaurant Plaza del Socorro à Ronda.



Adiel OUANOUGLU ou Abdel OMAR, dit « Le Chacal »
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enregistré par les autorités françaises de la DNRED et de l’OCRTIS sous l’identité de Alain David Benhamou.

« C’est un personnage qui a fait bénéficier la DNRED (Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières, NDLR) comme d’autres services français d’un carnet d’adresses très étoffé« , expliquait Jean-Michel Pillon, chef de bureau au sein de la direction des douanes lors d’une audition devant la brigade financière en mars 2016

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Alain David Benhamou dit ´Doudou´ Mari-Chica

Le beau-frère de Carlos Ferran

ici à Marbella


Ricardo RUIZ COOL, commissaire de Police à Estepona (Andalousie) dans les années 90, chargé de la sécurité des GAL sur la Costa del Sol, était un contact très proche de Carlos Ferran. Il mettait à sa disposition le fichier de la Police Nationale espagnole et sécurisait les rendez-vous de Carlos Ferran avec Rafael Vera, le ministre espagnol de la sécurité.

Son adjoint à Estepona, Florentino Villabona Madera pourrait, j’en suis certain nous parler de cette grande époque, s’il n’est pas frappé d’amnésie sélective. Aujourd’hui, il est « Director Adjunto Operativo (DAO) de la Policía »!


Le GAL

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Felipe Gonzalez (au centre), le fondateurs du GAL et ses meilleurs collaborateurs Rafael Vera (à gauche) et José Barrionuevo.

ESPAGNE (les années sombres du terrorisme et du narcotrafic d’Etat): retour sur les cloaques de Felipe Gonzalez, José Barrionuevo, José Luis Corcuera, Rafael Vera et des mercenaires du GAL

LIRE: NARCO-TERRORISMO (G.A.L.): los mercenarios de la OAS en España.

ET aussi: http://www.lexpress.fr/informations/la-veritable-histoire-des-gal_602551.html

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Toutes les structures mises en place et la logistique criminelle ont perduré et sont encore d’actualité.
Les contacts et ramifications avec différents services spéciaux sont toujours d’actualité!

DOUANE FRANÇAISE: quand la DNRED tenait un restaurant à Estepona en Andalousie

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