DNRED (Douane francaise): Hollande prend la pose devant une opération anti-drogue… ratée ! – Le Point

7764337469_marc-fievet-sur-rtl-le-6-septembre-2013Le 20 octobre, je faisais part de mes doutes sur cette opération en soulignant l’absence de Jean Paul Garcia, le patron de la DNRED lors de cette « enfumage » du service des communicants de François Hollande.

Aujourd’hui, on a la confirmation que la guerre des services continue de plus belle et l’OCRTIS qu’on qualifiait, il y a 25 ans,  de « suceurs de roue » se serait cette fois-ci fait refaire par les plus fins limiers de la DNRED.

D’apprendre que c’est un « aviseur » qui aurait déclenché cette opération me permet une fois encore de renvoyer le DI de Metz, l’excellent Gérard Schoen, qui niait sur les plateaux de télévision l’existence même des aviseurs comme contributeurs aux succès douaniers, dans les cordes de son esprit formaté.

A partir de la minute 4

Lucien AIME-BLANC et Gérard SCHOEN sur le plateau de Pièces à conviction avec Elise LUCET dans Retour sur l’affaire FIEVET-NS55 de la DNRED de la douane française

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Il est vrai qu’il avait été au casse pipe sur ordre de Jérôme Fournel, le DG de la Douane française.

J’avais également demandé d’assister à l’incinération de la saisie…En vain!

Lire: FRANCE (Douane Francaise – DNRED): Marc Fievet souhaite assister à l’incinération des 7 tonnes 100 de cannabis saisies à Paris

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Comment le président de la République en est-il arrivé à féliciter un service d’enquête ayant fait capoter une grosse opération anti-drogue ?

Explications.  Par

Publié le 07/11/2015 à 11:28 – Modifié le 07/11/2015 à 11:32 | Le Point.fr
 Couac : François Hollande a félicité un service d’enquête ayant fait capoter une grosse opération anti-drogue.
 Couac : François Hollande a félicité un service d’enquête ayant fait capoter une grosse opération anti-drogue. © AFP/ STEPHANE DE SAKUTIN

http://www.lepoint.fr/politique/hollande-prend-la-pose-devant-une-operation-anti-drogue-ratee-07-11-2015-1979986_20.php

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DOUANE FRANCAISE (DNRED): le témoignage de Marc Fievet, AKA « NS 55 DNRED », sur les ondes canadiennes

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Pour écouter:

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FRANCE (Douane Francaise – DNRED): Marc Fievet souhaite assister à l’incinération des 7 tonnes 100 de cannabis saisies à Paris

Le Président de la République à la DNRED

L’absence du Boss de la DNRED lors de la venue de François Hollande accompagné de son fidèle Michel Sapin, le ministre des Finances, en lieu et place du Ministre du Budget Christian Eckert me rend perplexe.

Bien sûr Hélène Crocquevieille,  la directrice générale des douanes, avait répondu présente.

Jean Paul Garcia n’a t-il pas refusé de cautionner  cette visite qui n’était qu’un coup de pub récupéré par les « politiques » toujours prêts à se mettre en valeur!

M’interpelle aussi le fait que l’on est saisi une telle quantité de cannabis sans avoir pu arrêter les narcos. Il suffisait de planquer autour de ces véhicules…Mais là, la tâche était peut-être trop dure pour nos encagoulés douaniers.

Enfin la douane a refilé la continuation de l’enquête à l’OCTRIS… Alors tous les espoirs sont permis.

Que le bon peuple de France se rassure, le président a dit: avec celle réalisée dans la région marseillaise cet été (6 tonnes de cannabis) »ces deux très grosses prises ont pu contribuer à porter un coup que j’espère fatal à des organisations criminelles... »

 

Je souhaiterais assister à l’incinération de cette Saisie exceptionnelle de 7,1 tonnes de résine de cannabis saisies à Paris

Marc Fievet – NS 55 DNRED

Dossier classé « SECRET DEFENSE » – Avis n° 2005-03 du 27 janvier 2005

NOR : CSDX0508078V – Vu la loi no 98-567 du 8 juillet 1998, et en particulier ses articles 4 (2e alinéa), 7 et 8 ;

http://www.admi.net/jo/20050211/CSDX0508078V.html

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FRANCE (Douane française): quant aux méthodes utilisées par la DNRED pour lutter contre le narcotrafic

saintes (Le dîner-conférence qui s’est tenu le 18 septembre 2015 au Relais du Bois St-Georges à Saintes (17100) a permis à Monsieur Jean Henri Hoguet, ancien directeur de la DNRED (Direction National du Renseignement et Enquêtes Douanières) de revenir sur les actions d’infiltration menées par son service pour lutter contre le narcotrafic et répondre aux souhaits de Michel Charasse, le ministre du Budget  (29 juin 1988 – 2 avril 1992) , qui souhaitait alors des résultats dans cette importante mission de la Douane française.

Marc Fievet, l’ancien agent de la DNRED infiltré dans les réseaux du narcotrafic, s’est exprimé longuement devant une assistance attentive et particulièrement intéressée par les moyens mis en œuvre par la Douane française pour lutter contre le narcotrafic.

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saintes 3L’exposé de l’agent NS 55 (Marc Fievet) a duré plus de deux heures trente et s’est terminé par une séance de dédicace de son livre « Dans la Peau d’un Narco ».

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L’excellent dîner servi dans la magnifique salle de restaurant du Relais du Bois St-Georges permit à l’ensemble des convives de continuer à s’informer de l’histoire hors norme de  l’agent infiltré.

Sur le Thème

DROGUES – NARCOTRAFIC – INFILTRATIONS

CONFÉRENCE (Gratuite) sur demande à

marcfievet@live.fr 

ou

06 84 30 31 81

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DOUANE FRANCAISE (DNRED – Renseignements, Enquêtes et actions d’infiltration): retour sur l’infiltration dans l’organisation Locatelli

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DNRED (Douane française): retour sur le « Narcotour » de l’agent infiltré NS 55

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DNRED (80 ans): ils sont venus, ils étaient tous là (ou presque)…

http://www.passion-horlogere.com/index.php/le-fonds-documentaire/les-articles-2/1923-exclusif-une-montre-pour-la-douane

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Messieurs Guy Gouin, Gérard Estavoyer, Joseph Le Louarn et Jean Henri Hoguet sont venus au siège de la DNRED pour fêter avec Jean Paul Garcia, l’actuel « boss » de la DNRED, et Hélène Crocquevieille, la directrice générale des Douanes, le 80 ème anniversaire du service de renseignement de la douane française.

Etait également présent le lotharingien Gérard Schoen, aujourd’hui DI à Metz.

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Quand le DI de la DNRED, Joseph Le Louarn, mentait effrontément… Mais ça, c’était hier!

De notre envoyé spécial à Toulouse Elles avaient infiltré sans contrôle un trafic de cocaïne, leurs victimes ont été libérées. Une grosse tonne de cocaïne vient de…

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2, mail Monique-Maunoury
TSA 90313
94853 Ivry-Sur-Seine Cedex

Téléphone : +33 9 70 28 10 00

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La DNRED s’appelait à l’origine la Direction nationale des enquêtes douanières (DNED). Elle lutte contre l’importation illégale de produits sensibles comme les stupéfiants et les armes ou ceux qui sont l’objet d’une contrebande importante (tabac, contrefaçons).

C’est en 1988 qu’a été adjointe une direction du renseignement.

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DNRED (Douane française): retour sur le « Narcotour »

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COCAINA: doble moral e hipocresía mundial

La doble moral y la hipocresía son la regla al hablar de la cocaína. El análisis y la reflexión, la excepción.

El informe de consumo de drogas de la Oficina de las Naciones Unidas contra la droga y el delito (UNDOC) de 2014, concluye que ningún dato estadístico permite inferir una reducción de la demanda de cocaína en los EE.UU. o Europa occidental. Al contrario. Los datos disponibles señalan un aumento de las cantidades vendidas y la ampliación del consumo debido al surgimiento de nuevos mercados en Europa Central y del Este. La demanda también ha aumentado en América del sur, en Chile, Uruguay, y particularmente en Argentina, que ahora está en la lista de los tres grandes consumidores mundiales junto a los EE.UU. y España.

Las incautaciones son otro de los temas abordados en el informe. Entre 2011 y 2012 estas pasaron de 362 a 418 toneladas en el ámbito geográfico de los productores suramericanos (Colombia, Perú y Bolivia), mientras que en Europa occidental se pasó de 63 a 71.2 toneladas. Entre el 2003 y el 2012 las incautaciones fueron en aumento en toda Suramérica, particularmente en Colombia, donde el número de toneladas decomisadas no ha dejado de aumentar desde el 2006. En cambio, en Europa Occidental, la cantidad de incautaciones se redujo considerablemente en el 2007 y el 2008. En realidad, el lentísimo aumento en las incautaciones europeas a partir del 2009 significa muy poco si se le compara con las incautaciones realizadas en Suramérica (ver: Cocaine, World Drug Report, 2014, p. 34).

Hasta aquí no hay ninguna novedad ni nada que no se haya dicho antes: las fiestas en Nueva York, Londres, Madrid, Paris, Frankfurt, Buenos Aires y Santiago de Chile se aderezan con el denodado polvo blanco y la gran mayoría de las incautaciones se realiza en los países productores y no en los países consumidores. La demanda mundial aumenta en vez de disminuir.

A pesar del carácter público de los informes sobre consumo global de drogas, y a pesar de que los consumidores de cocaína del mundo que han visitado a Colombia tienen la plena conciencia de que sus habitantes son muchísimo menos adictos a las drogas que sus compatriotas, la imagen del colombiano narcotraficante, el mito de los 48 millones de Pablos Escobares siguen cómodamente instalados en la conciencia global de la humanidad. Colombia: un paraíso en el que las cimas de las montañas están cubiertas por alcaloides cristalinos y no por nieves perpetuas.

Sé bien que no soy el único: quienes han visitado las cinco partes del mundo recordarán los rostros de asombro de quienes no creen que puede haber Colombianos que no consumen cocaína. La responsabilidad del problema se sitúa casi siempre en los países productores. Ni a los Estadounidenses ni a los Europeos les gusta escuchar que la droga no entra a los puertos o a los aeropuertos de sus países por obra y gracia del espíritu santo, sino que hay redes de corrupción entre sus autoridades portuarias, de carreteras y entre sus cuerpos policiales que facilitan la distribución y se lucran del negocio.

Por más difícil y doloroso que pueda resultar, es indispensable que los Colombianos nos esforcemos por conocer el negocio de las drogas y su impacto internacional. Tenemos el deber de aceptar la responsabilidad histórica de ser el país en el que el tráfico de cocaína se desarrolló como en ningún otro lugar del planeta, pero también tenemos el derecho de decirle al mundo que la responsabilidad de ese tráfico mundial es eso, mundial, y que Colombia ha sido sólo un eslabón de esa gran cadena que es el tráfico de estupefacientes.

Ahora bien, cuando el término ‘cocaína’ surge en las conversaciones entre Colombianos y extranjeros, el análisis y la reflexión son más bien excepcionales. La política, la economía y el funcionamiento de mafias que burlan las fronteras de los Estados como si jugaran golosa languidecen frente a los juicios morales: entre comentarios jocosos y recuerdos de buenas fiestas, la doble moral y la hipocresía empiezan a rodar como bolas de nieve que aumentan de tamaño en su vertiginoso recorrido.

Daniel Emilio Rojas | Elespectador.com

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DOUANE FRANÇAISE (DNRED – Renseignements, Enquêtes et actions d’infiltration): retour sur l’infiltration dans l’organisation Locatelli

Actualisé le 29 juin 2015 à 11 h 15

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Résumé d’une action d’infiltration de la DNRED au sein de l’organisation de

Claudio Pascuale Locatelli

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gibraltar55

Infiltration débutée en février 1993 :
Début février 1993, NS 55  est présenté à Gibraltar à Mario Marroni par  des membres des familles Victori et Sheldon, contrebandiers connus sur Gibraltar, signalés au chef d’échelon DNRED de Nantes Christian Gatard.

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Claudio Pasquale Locatelli

AKA

Mario Marroni

 Mariano Zizzi

Mario de Madrid

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Christian Gatard 

Photo: http://www.ouest-france.fr/jai-recrute-le-vrai-heros-du-film-gibraltar-1659460

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Signalement à Christian Gatard, chef d’Echelon DNRED à Nantes, de Mario Marroni.

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Le samedi 13 février 1993, Christian Gatard annonce à NS 55 qu’il descend  voir le mercredi 17 février 1993 Michel Rotard, le douanier sous couverture, associé du restaurant St Georges, et qu’il passera le voir en fin de journée.

rotard Restaurant Saint Georges – Estepona (Andalousie)

Michel Rotard (de profil), l’agent de la DNRED, avec Marc Fievet

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Le chef de l’échelon de la DNRED Nantes, Christian Gatard, s’intéresse à l’opération en projet avec Mario que NS 55 lui relate dans le détail.

NS 55 lui demande assistance pour l’aider à déménager du Saint Georges avec l’aide de douaniers français, pour éviter que les hommes de Carlos Ferran, le responsable du GAL ne puisse le positionner. En effet ce dernier pouvait utiliser les services du commissaire Ricardo Kohl d’Estepona pour éventuellement le rechercher. Carlos Ferran savait que NS 55 travaillait pour la douane française, suite aux informations transmises par la police espagnole et comme NS 55 commençait à perturber ses trafics (Saisie de 500 kgs de cannabis sur le Scarab de Daudet AKA Roger Martens par le SVA). Le narcotrafic des « GAL » était couvert par la police espagnole et la Guardia Civil en récompense des services rendus!

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M/V MELOR (Ex LARISSA)

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– Mars 1993 :

Signalement à Christian Gatard du premier chargement (1 600 kg de cannabis) par le M/V MELOR, pour le compte de Mario Marroni à destination du sud Italie (livraison au large de Brindisi). Christian Gatard ne signalera pas ce voyage aux autorités italiennes. Christian GATARD a alors précisé à NS 55 les raisons de ce non signalement en précisant que s’il faisait ce signalement auprès des autorités italiennes cela compromettrait  l’action d’infiltration en cours au sein de l’organisation de ce Mario Marroni (Locatelli).

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Intervention de Jean-Paul Garcia, attaché des douanes à Madrid, en charge des relations avec Malte, pour faire en sorte que le navire Melor qui après livraison s’était réfugié à Malte (port de La Valette) pour se mettre à l’abri d’une tempête, soit autorisé à quitter le port sans devoir passer les contrôles techniques exigées par la règlementation maritime et les autorités locales.

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Mars 1993 :

NS 55 doit se sortir seul de son action d’infiltration au sein de L’IRA débutée en avril 1992 avec les autorités anglaises du HM Customs Excise.

Signalement à Christian Gatard d’un chargement à destination de l’Angleterre de 12 tonnes de cannabis organisé par Marroni (chargement récupéré au large du Cap Vert). Cette livraison a échoué et à la suite de cet échec, NS 55 s’est rendu à Milford Haven, dans le sud du Pays de Galles en Cornouailles à la demande de Mario Marroni (Locatelli) pour demander à l’équipage de ramener le bateau Almeer 3 à Cadix (Espagne). Déplacement en Angleterre préalablement signalé à Christian Gatard pour que les autorités anglaises soient avisées.

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L'infiltrato di Julien Leclercq. The Informant, con Lellouche, Rahim e ScamarcioMY Poseidon

Signalement de l’acquisition par Mario Marroni (Locatelli) du Poséidon (Navire Hopital transformé en Yacht – 75 mètres) lors d’une réunion de travail (une journée entière) à Barcelone à Christian Gatard et Jo Le Squert: les photos et plans du navire ainsi que sa localisation dans une darse d’un chantier hollandais ont été communiqué lors de cette journée.

Lors de cette journée, NS 55 a informé ses interlocuteurs de tous les détails qu’il avait pu recueillir au contact de Mario Marroni.

NS 55 regrette que le dénommé Marroni n’ait pas encore été identifié…  Christian Gatard répond que la chose n’est  pas aisée car il devait prendre un maximun de précautions pour ne pas alerter les autres services.

Christian Gatard informe NS 55 qu’il ne peut pas lui envoyer des agents de l’échelon DNRED de Nantes pour l’aider à déménager.

– Avril 1993 :
Signalement du deuxième voyage de 2 000 Kgs de cannabis sur Cagliari (Sardaigne) en route vers Djibouti assuré par le Melor pour le compte de Marroni.

Alors que NS 55 lui avait demandé de faire « sauter » ce chargement; Christian Gatard refusera invoquant que, questionné par la Guardia di Finanza, il avait déjà répondu aux autorités italiennes qu’il ne connaissait pas le navire MELOR et qu’il ne connaissait pas Marc Fievet.

– Mai 1993 :
Marroni fait établir un passeport français au nom Charles Henri de Bossieu avec la photo de Marc Fievet (passeport établi en mai 1993). Ce passeport a été immédiatement signalé à Christian Gatard à qui une copie a été remise.

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– Juin 1993 : MELOR
Signalement à Christian Gatard du chargement de 32 000 Kgs de cannabis sur le Melor au large de Djibouti par transbordement à destination du Nord atlantique via le cap de bonne espérance.
NS 55 signale son voyage sur Le Caire pour arranger le transit du canal de Suez puis du voyage sur Djibouti pour présenter l’homme de confiance de Mario Marroni et le faire monter à bord du Melor. NS 55 a voyagé avec l’identité de Charles Henri de Bossieu et il est descendu au Sofitel de Djibouti.

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roissy

NS 55 fait un compte rendu à trois agents de la DNRED à son retour de Djibouti à l’aéroport de Roissy.

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mousson-so-nePour des raisons météorologiques (La mousson) et manque de puissance du moteur du Melor, le chargement  de 32 tonnes de cannabis afghan a été transféré sur un « supplyer » venu de Muscat (Oman), le transfèrement a été effectué derrière l’ile de Socotra (Yemen). Ce transfèrement a été signalé aux douanes françaises qui ont en outre été en mesure de suivre la marchandise grâce au télex ouvert au nom de Rio Plata ldt (la compagnie off shore de Gibraltar parfaitement connue des douanes) qui se trouvait à bord du Melor et qui a été transféré sur le supplyer avec l’homme de confiance de Marroni. Ainsi, par son intermédiaire, les douanes ont pu récupérer touts les éléments de contact ayant transités par ce télex (les factures avec la liste des numéros entrants et sortants ont été communiquées de la main à la main par NS 55 à Jean Paul Garcia, attaché des douanes françaises en Espagne.

(lire: GIBRALTAR, le film diffusé actuellement sur Canal +, s’est inspiré très librement de l’histoire de Marc Fievet.)

Les numéros contactés parleront: des échanges avec un télex dans le Var en France mais sur liste rouge…Et de nombreux échanges avec une grande banque de New York!


Sur ces 32 tonnes, 27 tonnes ont été saisies par les autorités canadiennes (Opération Cutknife II) et 5 tonnes par les autorités anglaises (Opération Schema).

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– Juillet/août 1993 :
Signalement d’un rendez-vous avec une personne d’origine australienne vivant sur la Côte d’Azur qui souhaitait recourir aux services de Locatelli pour transporter du cannabis. Ce rendez-vous s’est tenu à l’Hôtel Meurice à Paris. Joseph Le Louarn, le patron de la DNRED, refusera de couvrir le rdv avec les moyens parisiens (Dixit Christian Gatard), information qui n’a été donnée que la veille à NS 55. Christian Gatard fera descendre des hommes de Nantes et Lille  sans les « contacts » avec le portier et le personnel de cet hôtel. Au final, l’australien Graham et son acolyte Gil ne seront même pas pris en photo alors que NS 55 les a  rencontrés comme cela était prévu et signalé.

– Septembre 1993 :
Christian Gatard descend spécialement à Malaga pour annoncer à NS 55 lors d’un rdv au Parador de Malaga que Marroni n’est autre que Locatelli, lequel est en cavale et recherché par les autorités françaises en raison d’une évasion de la prison de Grasse, 4 ans plus tôt.
Lors de ce rendez-vous, NS 55 précise et confirme à Christian Gatard la mise en route d’une opération consistant, dans un premier temps, à charger + ou – 5 000 Kgs de cocaïne au large de la Colombie à destination du Canada puis, au retour, de recharger 10 tonnes de cocaïne prévues pour être déchargées à Propriano en Corse. Le bateau prévu pour réaliser ces opérations était le Poséidon, déjà signalé.

– Fin septembre/octobre 1993 :
Signalement de la prise en charge préalable par le Poseidon de cannabis au large de Tanger, pour livraison initialement au Canada mais finalement, dérouté vers l’Angleterre à la suite de difficultés liées à la maladie d’un membre de l’équipage.

– Novembre 1993 :
concordelafayetteDans le cadre du suivi de l’opération signalée plus haut, NS 55 de retour de Londres, rencontre Joseph Le Louarn (directeur de la DNRED, successeur de Jean Henri Hoguet) et Christian Gatard au Concorde Lafayette de Paris pour évoquer le voyage en « cours » du Poseidon ». La veille au soir, NS 55 a diné avec Hervé Maigner et la collaboratrice de Christian Gatard prénommée Nicole. Lors du rdv avec Le Louarn et Gatard, il a été abordé et convenu qu’il semblait indispensable que NS 55 réclame une rémunération à Locatelli en raison de la réussite des deux livraisons intermédiaires dont, notamment, celle qui devait délivrer 5 000 Kgs au Canada.

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Joseph Le Louarn

Joseph Le Louarn était d’accord pour blanchir 2 000 000 US$ que NS 55 estimait nécessaire de réclamer à Locatelli. Le nom du banquier Weber (ancien DG des douanes et alors directeur du Crédit Mutuel d’Alsace) avait été retenu pour assurer les opérations de blanchiment. NS 55 a demandé expressément à Joseph Le Louarn qu’il le fasse sortir de cette spirale infernale qu’il ne contrôlait plus.

Joseph Le Louarn n’a même pas relevé, lui rétorquant seulement que ce serait préférable qu’il fasse atterrir la quantité prévue à Propiano, sur Marseille où, là, lui a t’il dit, la Douane française disposait de moyens plus conséquents.

A la suite de cette réunion, c’est le douanier Francis Geoffroy qui a été chargé de  conduire NS 55 à Orly pour reprendre un avion sur Gibraltar où NS 55 devait présenter l’avocat de Locatelli dénommé Pascuale Ciolla au Banco Atlantico pour faire blanchir quelques milliards de lires destinés à l’acquisition du Pacifico, un cargo de 150 mètres.
NS 55 a signalé l’acquisition du Pacifico et les conditions de son acquisition à Messieurs Joseph Le Louarn et Christian Gatard lors de ce rendez-vous à Paris, après avoir, d’ailleurs, informé Christian Gatard du fait que Locatelli lui avait demandé depuis quelques semaines de lui trouver un Cargo marchand.

Les Douanes françaises (DNRED) connaissent l’ensemble du projet d’acquisition du Pacifico (photo de droite) dont, en particulier, le fait que Locatelli l’avait fait acheter par un Hollandais du nom de Ralph De Groot à Gdansk (Pologne).

Signalement de l’acquisition du Sea Harmony, à Palma de Majorque où NS 55 se déplace et communication à Christian Gatard de l’identité de toutes les personnes que NS 55 rencontre et de tous les renseignements que NS 55 peut glaner à cette occasion.

En particulier, le signalement d’ un dénommé Leblanc, ressortissant canadien, en visite à Benalmadena costa, qui d’ailleurs sera arrêté plus tard par les autorités canadiennes lors de la saisie du Pacifico.

– Novembre/décembre 1993 :

MS Avenger F-185

Lorsque le Poséidon a été arraisonné au milieu de l’Atlantique par l’Avenger, un destroyer anglais, Claudio Locatelli emmène NS 55 en « cavale » avec lui.

A Westland Lynx

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C’est John Hector du HM Customs-Excise qui sera le premier a être hélitreuillé

sur le Poséidon.L'infiltrato di Julien Leclercq. The Informant, con Lellouche, Rahim e Scamarcio

M/V POSEIDON

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pacificoL’EVE PACIFIQUE qui deviendra le PACIFICO dans un chantier de Gdansk (Pologne)

NS 55 prévient Christian Gatard, et reste en contact avec lui en lui demandant de dire aux autorités anglaises de ne pas le « ménager », vu la précarité de sa situation. Dans les semaines qui suivent, NS 55 informe Christian Gatard que  Claudio Locatelli, après l’arraisonnement du Poséidon par les autorités anglaises, a décidé de substituer au Poséidon,  le Pacifico et qu’il lui a fait acheter un yacht de 27 mètres à Palma de Majorque du nom de Sea Harmony auprès d’une compagnie off shore de Jersey.

NS 55 a fourni une photocopie de son passeport au nom de Charles Henri de Bossieu pour que sea harmony 1la transaction soit enregistrée à Jersey; Christian Gatard décide alors d’envoyer Hervé Maignier (Divisionnaire de la Douane, Echelon DNRED de Nantes) à Jersey pour faire noircir cette photocopie pour que la photo qui y figure ne permette pas aux autorités anglaises de le reconnaître et d’orienter les poursuites sur Marc Fievet – NS 55.

Hervé Maignier indiquera au téléphone qu’il a pu rencontrer les responsables du Customs de Jersey et réussir à rendre invisible la photo sur les documents enregistrant l’acquisition de ce yacht qui devait être utilisé pour transborder les 10 000 kilos de cocaïne du cargo Pacifico vers la Corse.

sea harmonyM/Y Sea Harmony

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– Février 1994 :
Lorsque le Pacifico a été intercepté en février 1994, par les autorités canadiennes, NS 55 a téléphoné à Christian Gatard à 03 H 00 pour l’en informer et sa  réponse a été: « Mais bon sang, c’est pas possible, vous êtes infiltrés… ».

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– Mars/juillet 1994 :
DEAA la suite de cette interception et ayant pris conscience que l’infiltration de NS 55 intéressait plusieurs Etats, il a été décidé avec Christian Gatard de rencontrer les responsables du DEA.

NS 55 a continué à donner les informations en sa possession sur Claudio Pasquale Locatelli directement aux enquêteurs du DEA Paris (David May), du DEA Rome et de la police italienne, à l’occasion de séances de travail qui se sont tenues 4 fois sur Paris et une fois sur Nantes, en présence des douaniers Jo Le Squert  et Hervé Maignier.

Le DEA savait depuis l'opération DINERO!

     DEA David May

Les agents du DEA n’informeront pas NS 55 que leur opération DINERO (DNRED: retour sur l’Opération Dinero.) est en cours sur l’organisation Locatelli depuis le milieu de l’année 1992.

A l’époque, le DEA a défrayé NS 55 de ses voyages à Saint Martin (WI) à hauteur de 10.000$ US en deux versements en cash faits devant les douaniers Le Squert et Maignier à l’ambassade américaine de Paris.

NS 55 était entré à l’ambassade avec son identité de Charles Henri de Bossieu accompagné de Le Squert et Maignier.

Ambassade des États unis à Paris

Le reçu de ces versements a été établi au nom de Marc Fievet, sans qu’il ne lui soit donné un double.

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Rencontre avec le nouveau patron de la DNRED, Bernard Pouyané en compagnie de Christian Gatard, courant mai, dans un café de la Bastille.

Bernard Pouyané  proposera 3.000.000 de francs à NS 55 s’il réussissait à faire charger quelques tonnes de cocaïne sur le Sea Harmony.

Marc Fievet restera infiltré dans l’organisation Locatelli jusqu’au 23 septembre 1994, date de son arrestation à Fuengirola par la police espagnole suite activation du mandat Interpol par les autorités anglaises et canadiennes.

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Marie-France Vergara du consulat de France de Séville visite Marc Fievet à la prison d’Alhaurin de la Torre suite demande de Jean Paul Garcia, attaché de la douane française à Madrid et lui demande de ne pas prendre d’avocat. Tout sera géré par Madrid dit-elle!

Jean Paul Garcia visite Marc Fievet à la Prison d’Alhaurin de la Torre (Malaga) et lui précise que c’est l’ambassade de France qui va gérer son dossier.

Jean Paul Garcia témoigne devant « l’audience nationale » en faveur de Marc Fievet lors du jugement devant décider de ses extraditions vers l’Angleterre et le Canada.

Michel Charasse (ex ministre du budget), contacté par Marc Fievet, ne fera rien.

Le directeur général de la douane française, Jean Luc Vialla, informé, laissera pourrir la situation.

Pierre Mathieu Duhamel, directeur de la douane française,  rencontre Madame Strachan, la directrice générale du « HM Customs-Excise » à Stockholm (Suède) pour aborder la situation de Marc Fievet.

Philippe Galy, attaché de la douane française à Londres visite de nombreuses fois Marc Fievet dans différentes prisons anglaises et pratiquera le chantage pour obtenir son plaidoyer de culpabilité en Angleterre. (Si vous ne plaidez pas coupable, on s’arrangera pour vous en faire prendre pour 10 ans! (SIC)).

Jean Puons, le DI de la DNRED, rencontre  Marc Fievet dans les prisons françaises et demande une intervention du DG François Auvigne.

François Auvigne, inspecteur des finances directeur général de la douane française, dit à Jean Puons qu’il ne veut plus entendre parler de ce Marc Fievet et refuse d’assumer les promesses émises par ses prédécesseurs écartant ainsi toute continuité du service de l’Etat!

ÉCOUTER:

INTERVIEW de Marc Fievet sur France Bleu Nord.

Lire et écouter:

Mais qui est donc l’énarque inspecteur général des finances François Auvigne? Un salaud qui s’est planqué derrière les textes? par Marc Fievet AKA « NS 55 DNRED ».

Écouter:

FRANCE (Bercy – Ministère des finances): confidences de NS 55 à bord d’un camping-car….

 « Le Choix de Yves Calvi » du 6 septembre 2013 en vidéo : pendant six ans, Marc Fiévet était un « aviseur » pour les Douanes Françaises, un agent infiltré dans les plus gros réseaux de trafics de drogue. Lâché par le Directeur de la douane française François Auvigne, un inspecteur des finances… » href= »https://ns55dnred.wordpress.com/2015/04/28/rtl-yves-calvi-et-jacques-pradel-ont-recu-le-vendredi-6-septembre-2013-marc-fievet-infiltre-au-coeur-de-la-mafia/ » rel= »nofollow »>FRANCE (RTL): Yves Calvi et Jacques Pradel ont reçu le vendredi 6 septembre 2013 : Marc Fievet, infiltré au coeur de la mafia.

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PLUS: https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Fievet

Toutes informations complémentaires et précisions supplémentaires sur cette opération en écrivant  à  marcfievet@live.fr

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FRANCE (RTL): Yves Calvi et Jacques Pradel ont reçu le vendredi 6 septembre 2013 : Marc Fievet, infiltré au coeur de la mafia.

 « Le Choix de Yves Calvi » du 6 septembre 2013 en vidéo : pendant six ans, Marc Fiévet était un « aviseur » pour les Douanes Françaises, un agent infiltré dans les plus gros réseaux de trafics de drogue. Lâché par le Directeur de la douane française François Auvigne, un inspecteur des finances lâche et incompétent, qui a refusé d’assumer les décisions prise par ses prédécesseurs.
Marc Fievet se bat aujourd’hui pour faire reconnaître la dérive « juridico-administrative » qui lui a fait faire plus de dix ans de prisons.
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Avec l’intervention de Jean-Henri Hoguet, ancien directeur à la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED).
RTL - Yves Calvi et Jacques Pradel ont reçu le vendredi 6 septembre 2013 :  Marc Fievet, infiltré au coeur de la mafia.

Bonjour à tous ! A la une de L’heure du crime, l’histoire vraie d’un « infiltré », dont la mission était de faire tomber un réseau international de trafic de stupéfiants, et qui se retrouve quelques années plus tard condamné à perpétuité !
 
Cet homme s’appelle Marc Fievet. Il est mon invité. Son nom est peu ou pas connu du public, mais son aventure a inspiré les scénaristes du film « Gibraltar », qui sort mercredi prochain au cinéma.
 
Pendant six ans, il  était connu sous le nom de code NS 55. Il a permis aux services des douanes; qui l’avaient recruté en 1988, de récupérer près de 100 tonnes de stupéfiants !
 
En septembre 1994, un bateau lui appartenant est arraisonné dans l’Atlantique, au large de l’Espagne, avec plus de 5 tonnes de cocaïne. Considéré comme le numéro 2 du réseau, il est condamné à perpétuité, extradé en France où sa peine est ramenée à 20 ans, dont dix ans incompressibles.
 
Depuis sa sortie de prison, Marc Fievet se bat pour être réhabilité. Sa vie a été détruite. Il veut laver son honneur et que l’Etat reconnaisse qu’il était en service commandé !

Jacques Pradel

Invités: Marc Fievet, son avocat, Christophe Pech de La Clause .

Pour écouter:

http://www.rtl.fr/emission/l-heure-du-crime/billet/vendredi-6-septembre-2013-infiltre-au-coeur-de-la-mafia-7764157204

RTL - Yves Calvi et Jacques Pradel ont reçu le vendredi 6 septembre 2013 :  Marc Fievet, infiltré au coeur de la mafia.

Maitre Christophe Pech de Laclause, Marc Fievet et Jacques Pradel à la fin de l émission

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FRANCE (Bercy – Ministère des finances): confidences de NS 55 à bord d’un camping-car…

et

avec Michel Charasse

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CANADA: un importateur de la mafia libéré d’office sous haute surveillance

giuseppe-torre-lors-arrestation-lavalGiuseppe Torre lors de son arrestation à Laval, en novembre 2006, dans le cadre de l’opération Colisée.

Publié le 27 avril 2015 à 20h01 | Mis à jour le 27 avril 2015 à 21h19

Un lieutenant de la mafia qui supervisait les importations de cocaïne à l’aéroport PET durant l’enquête Colisée est libéré d’office tout en étant assujetti à des conditions spéciales par la Commission des libérations conditionnelles du Canada.

Un importateur de la mafia libéré d’office sous haute surveillance »>Giuseppe Torre, 43 ans, qui avait été condamné à 9 ans et quatre mois de pénitencier en 2009 pour deux complots d’importation de 218 et de 38 kilos de cocaïne, ne devra posséder ou utiliser aucun dispositif de communication sans fil, sauf avec autorisation préalable, devra fournir toute information financière et ne pourra communiquer avec toute personne ayant un casier judiciaire ou faisant partie d’une organisation criminelle.

Au cours de sa sentence, Giuseppe Torre a tenté à deux reprises d’obtenir sa libération conditionnelle, en vain.

Durant l’enquête Colisée, Torre s’était retrouvé au centre d’un litige lorsque les dirigeants de la mafia, qui attendaient une importation de 118 kilos de cocaïne, se sont rendus compte que 100 kg avaient été ajoutés à leur insu, les responsables de cet ajout ne voulant vraisemblablement pas payer de taxes à l’organisation sur les kilos supplémentaires.

Devant les commissaires aux libérations conditionnelles, Torre a assuré que ce litige était aujourd’hui réglé.

C’est la cellule dirigée par Giuseppe Torre qui a notamment corrompu la douanière Marilyn Béliveau également accusée dans l’enquête Colisée.

Torre a oeuvré dans l’immobilier commercial durant plusieurs années et n’a pas toujours payé ses taxes et ses impôts, soulignent les commissaires aux libérations conditionnelles.

«Vous n’avez pas d’antécédent criminel mais votre association avec le crime organisé traditionnel italien (COTI) peut laisser croire à l’existence d’une criminalité cachée à travers les années. Selon l’information à votre dossier, il s’agit d’une criminalité de choix, nettement organisée et structurée», écrit la Commission des libérations conditionnelles du Canada dans une décision rendue le 14 avril.

Daniel Renaud

La Presse

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DNRED (DNED): mémoires de Jean-Pierre Cazé, infiltré dans les réseaux de la drogue

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DNRED échelon de Lyon .

Médaille remise aux agents de l’échelon de la DNRED de Lyon en 2000

pour fêter l’anniverssaire de sa création.

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Jean-Pierre Cazé est un ancien douanier d’un genre particulier. Jusqu’au début des années 90, son travail fut d’infiltrer les réseaux de trafiquants de drogue en France et au Maroc pour le compte du service français de renseignement des douanes. Il témoigne dans un livre intitulé Au cœur du trafic, Mémoires d’un douanier infiltré, chez Nouveau monde éditions. Il répond à nos questions. 

Afrique Drogue: Travailler en tant qu’infiltré dans un réseau de trafiquant de drogue, cela consiste en quoi?

Jean-Pierre Cazé: Il faut d’abord avoir des « aviseurs », autrement dit des informateurs. Ces gens-là connaissent une organisation frauduleuse ou criminelle sur le point d’importer, par exemple, en France une quantité importante de drogue ou qui détient une quantité importante de drogue. Et c’est par l’intermédiaire de cette personne que l’agent va pouvoir être présenté à cette organisation, sans bien sûr que ses membres sachent qu’il est fonctionnaire…Ce fonctionnaire va agir sous couverture, sous un nom d’emprunt, une profession d’emprunt. Et cet informateur, qui connaît bien les voyous, va présenter ce « nouvel ami », bien le présenter pour qu’il soit accepté par l’organisation. Et ensuite, ce fonctionnaire va  vivre complètement en immersion au sein de l’organisation.

A.D: Justement, vous l’avez fait à plusieurs reprises. Dans votre livre, vous parlez d’une opération d’infiltration, réussie au Maroc. Racontez-nous comment vous avez fait. 

J-P C: Cela a duré plusieurs semaines, même deux mois. C’était un contact que nous avions du côté de Tanger qui nous informait qu’une bande organisée était sur le point de faire acheminer vers la France environ une tonne de résine de cannabis. A cette époque, c’était une grosse quantité. On parlait plus souvent de prises de 5 ou 10 kilos. Et donc l’occasion m’était donnée de m’infiltrer dans cette organisation au Maroc et de leur présenter la chose en étant transporteur. Il faut savoir qu’au Maroc, ce n’est pas dur de trouver des stupéfiants, de la résine de cannabis. Mais ce qui est compliqué pour les fournisseurs marocains, c’est d’acheminer la marchandise en France. Moi, j’avais ma qualité de transporteur routier. J’avais sous mes ordres des chauffeurs, des civils, que nous avions recruté à cet effet, pour pouvoir acheminer les stupéfiants du Maroc en France et suivre la progression du Maroc jusqu’en France, jusqu’à ce que les acheteurs viennent récupérer la marchandise.

A.D : Comment faisiez-vous pour véritablement vous faire passer pour une personne impliquée dans le trafic de drogue, parce qu’il y a des codes, il y a des réflexes, il y a des choses que peuvent remarquer les trafiquants qui peuvent vous confondre…

J-P C: C’est tout ce qu’on appelait l’éducation de l’agent. Partir en infiltration, c’est toute une préparation en amont. Il faut changer sa manière de vivre, il faut changer sa manière de parler, son comportement, son aspect physique. On oublie tout, on est plus fonctionnaire, on est plus douanier. Moi, j’avais donc comme couverture camionneur qui avait une entreprise dont la situation était très mauvaise et qui voulait se refaire. Donc il me fallait de l’argent. Et j’acceptais de transporter des stupéfiants pour le compte de ces trafiquants. C’est comme ça que je devais me faire accepter. Mon aspect physique, c’était cheveux longs, le style un peu baroudeur.

A.D: Est-ce que, à un moment ou à un autre, vous avez pensé que vous alliez vous faire coincer?

J-P C: Je faisait tout, justement, pour ne pas me faire repérer. Mais c’est vrai qu’il ne faut pas faire d’erreur. Il y a des choses qu’il ne faut pas dire. On ne parle pas de cannabis, on ne parle par de haschich. On parle de n’importe quoi, de marchandise, de pommes de terre ou de chocolat…Il y a les attitudes aussi. Refuser un ou deux verres de bourbon, ça ne se fait pas non plus. En outre, j’avais appris absolument tout le fonctionnement des camions, toute la mécanique, justement pour que si on me posait des questions, je puisse répondre.

A.D : Est-ce que cela veut dire aussi parfois qu’il faut franchir la ligne rouge, pour être crédible vis-à-vis des trafiquants ?

J-P C: C’est une chose, dans la mesure du possible, qu’il ne faut jamais faire. Par exemple, il vont vous demander de consommer des stupéfiants pour voir si vous êtes bien de leur côté. C’est une chose qu’il faut toujours éviter. Moi je ne l’ai jamais fait, c’était ma ligne de conduite. C’est de toujours refuser mais avec des motifs valables.

A.D: Vous expliquez aussi qu’à plusieurs reprises vous avez été dans des situations où les trafiquants ou ceux qui voulaient acheter la marchandise que vous étiez censé transporter, ont demandé que vous leur montriez une partie de la marchandise afin qu’ils puissent l’emporter afin de prouver que vous étiez vraiment trafiquant et détenteur d’une grosse quantité de cannabis. Comment vous faisiez dans ces situations-là?

J-P C: C’était ça le gros problème. C’était la finalité de l’affaire. La marchandise était remontée en « livraison surveillée », était mise en dépôt. Et c’était le jour où les trafiquants venaient chercher la marchandise. Mais dans ce cas-là, ils n’arrivent pas comme ça avec un fourgon. Ils disaient: « Ok. Vous avez une tonne que vous avez ramenée. La tonne m’appartient, je l’ai payé. Maintenant, il faut que je sache vraiment de quel côté vous êtes, il faut qu’on soit sûr. Maintenant, vous allez lâcher par exemple, 25 ou 50 kilos. » Là, c’était un gros problème. On l’a fait une fois sur une affaire à Dijon. Ce qui nous a d’ailleurs valu de gros soucis ensuite avec la police et la justice. Pourquoi? Parce que, à cette époque, il n’y avait aucune loi encadrant cela. Aujourd’hui, un agent infiltré peut transporter de la marchandise, l’entreposer et même en céder à la fin, quand il ne peut pas faire autrement avant de remettre toute la marchandise.

A.D: Effectivement, vous avez mené ces opérations d’infiltration à une époque où ce n’était pas du tout encadré sur le plan législatif. Dans le livre, vous racontez que vous agissiez totalement sans filet et que cela vous a même valu d’être arrêté et de vous retrouver face à la justice, même si par ma suite vous avez été blanchi…

J-P C: Oui. C’est sur une affaire dans laquelle les trafiquants ont envoyé un homme de main chercher de la marchandise. Avant de la remettre, j’ai réussi à m’exfiltrer et à demander l’autorisation de mes supérieurs, qui m’ont donné l’autorisation. Donc j’ai « fait » 25 kilos, comme on dit dans le jargon du métier, pour que tout soit crédible. Et ils sont partis dans la nature. Et le lendemain, ils sont venus chercher le reste. Ils sont venus chercher 500 kilos sur 525 kilos. Et puis on a réussi à interpeller tous les trafiquants. Mais comme la loi n’avait pas encore été votée, on a eu les pires ennuis.

A.D: Aujourd’hui donc, le travail d’infiltration est encadré par la loi. Est-ce qu’elle couvre tous les cas de figure?

J-P C: Les fonctionnaires qui vont faire de l’infiltration sont toujours confrontés à ce qu’on appelle la mise à l’épreuve. C’est à dire que quand vous arrivez dans une organisation, on peut pour vous mettre à l’épreuve vous faire faire n’importe quoi. On peut vous dire: « ce soir on monte sur un braquage, tu seras chargé de conduire le véhicule ». Qu’est-ce qu’on fait? On se sauve ou on reste? Si on continue l’infiltration, on est obligé de participer au braquage. Le problème, c’est que s’il y a des problèmes, un blessé, voire un mort, qu’est-ce qui va se passer après? L’agent est en infiltration. Mais il est tout de même un peu complice…Donc je ne sais pas si la loi va assez loin.

A.D : Vous estimez que, aujourd’hui, pour lutter contre le trafic de drogue, on est obligé de faire de l’infiltration?

J-P C: C’est une technique qui est redoutable. Parce que quand vous êtes infiltré, vous entendez tout, vous voyez tout. Vous comprenez tout le système d’acheminement. Vous connaissez tous les personnages qui sont autour de l’affaire. Il est certain que quand vous avez un agent infiltré dans une organisation, il est sûr que cela fait mal parce que tout le monde tombe.

A.D: Avez-vous l’impression que le travail d’infiltration est devenu plus difficile par rapport à l’époque où vous la pratiquiez?

J-P C: J’ai fait cela pendant une vingtaine d’années. C’était une technique que nous avions empruntée aux américains. Cette méthode-là n’était pas connue. On avait une longueur d’avance sur les trafiquants. Aujourd’hui, ils savent qu’en France des agents pratiquent l’infiltration. Donc il est certain que les agents qui vont s’infiltrer, vont avoir un plus de mal à se faire accepter et à pouvoir pratiquer cette infiltration dans les circuits frauduleux.

Ecouter l’interview  diffusée sur rfi

source: http://afriquedrogue.blogs.rfi.fr/article/2012/05/06/memoires-dun-infiltre-dans-les-reseaux-de-la-drogue

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A l’époque, le ministre de tutelle de la Douane française était Michel Charasse.

Quand Michel Charasse était interviewé  par Elise Lucet***

L’interview de Michel Charasse par Elise Lucet

Quand Michel Charasse était interviewé  par Elise Lucet Dans une bibliothèque du Sénat.
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Elise Lucet:
Invité de Pièces à conviction, Michel Charasse, bonsoir…

Quand Michel Charasse était interviewé  par Elise LucetMichel Charasse:
Bonsoir.
Elise Lucet:
Vous êtes l’ancien ministre du budget de 1988 à 1992 et sénateur du Puy de dôme, c’est la raison pour laquelle, nous sommes exceptionnellement au Sénat pour réaliser cet interview…Euh, vous ne souhaitez pas parler de, de l’affaire Marc Fievet…Est-ce que je peux vous demander quels étaient vos rapports, lorsque vous étiez ministre du budget avec ces aviseurs, je crois que vous avez souhaité les rencontrer, pourquoi ?
Michel Charasse: Lorsque je suis arrivé au ministère du budget en  mai…juin 88 , l’administration des douanes  dont l’une des fonctions importantes est de lutter contre tous les trafics …de drogue, d’argent,  euh, contre-façon..etc. prenaient par an à peu près 5 tonnes de drogue. Lorsque j’ai quitté le ministère le 2 octobre 1992, nous étions à 35 tonnes par an. C’est à dire multiplier par 5, par 7 pardon…
Elise Lucet: Ouais !
Michel Charasse : En, en un peu plus de quatre ans………..Vous pensez bien que tout ceci a nécessité une organisation
Elise Lucet: Honhon !
Michel Charasse: Ou une réu.. Ou .une réorganisation….Bien entendu ce n’est pas moi qui est tout inventé, mais j’ai donné à la douane beaucoup de moyens…avec l’argent du contribuable, pour en faire une véritable arme contre les trafiquants et notamment les trafiquants de drogues
Elise Lucet: Et parmi ces armes, il y avait les aviseurs
Michel Charasse : Et parmi ces armes il y avait la collecte de renseignement et dans l’ensemble des renseignements, il y avait bien entendu les renseignements fournis par les aviseurs…
Elise Lucet : Beaucoup ?
Michel Charasse :  Des aviseurs plus nombreux, mieux organisés, des relais mieux organisés par l’intermédiaire des , des, des correspondants que la douane pouvait avoir à l’étranger sous couverture planquée ou officielle, attachés douaniers dans les ambassades etc. etc…Donc bien entendu, on a dû beaucoup, enfin beaucoup a été dû aux renseignements
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : Et c’est d’ailleurs parce que l’affaire a pris une ampleur importante pendant le temps où j’étais au ministère, en  particulier avec la technique de ce que l’on appelle les livraisons contrôlées, c’est à dire l’infiltration de nos aviseurs ou quelques fois de douaniers d’ ailleurs, dans les réseaux de drogue
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse:  Et de fonctionnaires donc, de la douane, dans les réseaux de drogue..Euh, qui a conduit à…  justement un incident grave. ..Euh…entre 90 et 92, qui s’est retrouvé devant le tribunal de Dijon, puisqu’à l’époque la législation française n’autorisait pas la livraison contrôlée,…le code pénal
Elise Lucet: Vous parlez des quatre douaniers qui ont été incarcérés.
Michel Charasse : Voilà, donc il y a eu l’affaire de Dijon  et ces douaniers ont failli être condamné et ..euh, ils ne l’ont pas été que parce que d’une part j’ai fait voter la légalisation des livraisons contrôlées….Comme je l’ai déclaré un jour, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre,
Elise Lucet : Oui
Miche Charasse : Quand on fait la guerre on fait la guerre…
Elise Lucet : Ouais…
Michel Charasse : On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet.
Elise Lucet: Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !
Miche Charasse: Donc, très bien euh…Il faut utiliser leurs méthodes, il faut aller les chercher là où ils sont.
Elise Lucet : Honhon.
Michel Charasse : Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin…
Elise Lucet : Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.
Michel Charasse : Etc… je parle, voilà, des gros. Ce sont des tueurs ! Par conséquent, on va pas attraper les tueurs en leur récitant des cantiques.
Elise Lucet : Alors, on en vient à la situation actuelle, si vous le voulez bien…
Miche Charasse : On tire d’abord et on discute après……………………….
Elise Lucet :……………….Euh, on va en venir à la situation actuelle si vous le voulez bien…
Michel Charasse : J’ai sur ce plan là, quand on a affaire à des tueurs, une notion  de l’Etat de droit qui est assez flexible…
Elise Lucet :.Michel Charasse, pour terminer, on a bien compris que vous ne vouliez pas parler du dossier de Fievet, mais est-ce qu’il y a en France … des aviseurs de la douane et là je parle pas forcément du moment où vous, vous y étiez, qu’on a laissé tomber…
Michel Charasse : ……………..A mon époque, je n’ai pas entendu dire qu’on avait laissé tomber qui que ce soit…
Elise Lucet : Donc, on laisse pas tomber les aviseurs ?
Michel Charasse :………Mais, on laisse tomber personne …Il faut laisser tomber personne. Lorsque vous êtes  engagé dans une bataille….Euh, et ben…Euh…Euh, vous faites le nécessaire pour sauver tous vos soldats…
Elise Lucet : C’est pas ce que Fievet a l’air de penser…
Michel Charasse : (6 secondes de silence).Chacun pense ce qu’il veut, moi je vous dis simplement que quand on voit les résultats qu’on voit, il faut bien que…euh, l’administration des douanes soit soutenue par son ministre et qu’elle soutienne tous ceux qui collaborent, fonctionnaires ou non à ses activités.
Elise Lucet : Michel Charasse, merci d’avoir répondu à nos questions.

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MADRID (Espagne): El Supremo condena a Marcial Dorado por blanqueo de 69 millones de euros procedentes del narcotráfico y el contrabando

domingo, 15 de febrero de 2015
El Supremo condena a Marcial Dorado por blanqueo de 69 millones de euros procedentes del narcotráfico y el contrabando

La Fiscalía se basó en las investigaciones realizadas por unidades de policia judicial de Vigilancia Aduanera-Aduanas.
En esa década de los noventa, los principales argumentos para la condena a seis años de cárcel por blanqueo y el decomiso de todos sus bienes se centran en operaciones realizadas. El contrabandista y narcotraficante ha movido 106 millones de francos suizos (69 millones de euros), de los cuales 51 fueron entrados en efectivo, en 16 cuentas abiertas en diferentes bancos helvéticos. Movimientos bancarios que la sentencia observa imposible “que solo procediesen de la venta de tabaco”, tal y como Dorado ha declarado en el juicio.

Ya en 1989, el célebre contrabandista de A Illa de Arousa había creado la primera sociedad suiza, Adlata A.G., para ocultar fondos bancarios depositados en una sucursal de Lugano utilizando a fiduciarios y testaferros como el gestor Luciano Cattaneo. En esta etapa también ha impulsado sus negocios vinícolas, de hidrocarburos, inmobiliarios y navales en España, Portugal y Marruecos y millonarias transacciones en paraísos fiscales como Panamá, Islas Vírgenes, Belice, Bahamas, Jersey y Liechtenstein.
Abrió cuatro cuentas en la Societé de Banque Suisse de Lugano donde entró, entre otras cantidades en metálico hasta que la entidad le ha comunicado que no admitía más efectivo, por lo que a partir de mayo de 1995 ha recurrido a un banco de Andorra donde ha abierto una cuenta con otro medio millón de euros, entre enero de 1991 y octubre de 1994. Aconsejado por el gestor de fortunas Vicenzo Liparulo, escogió el Banco Paribas de Ginebra desde donde ha movido más de un millón de euros en paraísos fiscales y un año después ha creado el grupo Programallo, con sede en Vilagarcía a cuyo nombre ha puesto todo su patrimonio,, incluido su chalé de A Illa, apreciado en 3,5 millones, en septiembre de 1997.

Así ha llegado gestionar un trust de 28 sociedades nacionales y extranjeras. “No hay por consiguiente duda de la importancia de la cantidad del dinero blanqueado; de lo inusual o desproporcionado del incremento patrimonial del sujeto; de la naturaleza y características poco comunes de las operaciones económicas llevadas a cabo con el uso de abundante dinero en metálico”, dice la sentencia. Además, incide en la nula justificación de los ingresos y “la debilidad de las explicaciones acerca del origen lícito de esos capitales por el señor Dorado”, que dijo que procedían de negocios de “duty free”.

Además de sacar a la luz el emporio societario con el que adquirió 204 propiedades (la mitad registradas en A Illa), en las que invirtió más de 20 millones de euros, el tribunal hizo en la sentencia un perfil nuevo del personaje al atribuirle una posición relevante en el narcotráfico que él siempre negó. Cuando aún no era delito., los jueces desmontan las alegaciones de su abogado, Manuel Tuero, que ha tratado “más de insinuar o sugerir que de probar” que el dinero lo había obtenido con el contrabando “Es verdad que Marcial Dorado fue un contrabandista de tabaco”, acepta el tribunal, que destaca que “incluso a nivel popular era conocido como el ‘rey del tabaco”. Subraya: “Pero esto no quiere afirmar que no se consagrara al narcotráfico”.

El tribunal recuerda los argumentos expuestos por Marcial Dorado en el juicio: “Pretendió justificar algo así como una ética del contrabandista: ‘puedo haber cometido otros delitos pero nunca, por razones éticas, el del tráfico de droga’, y afirmada aseveración casa mal con su condena firme por un delito de narcotráfico”. Dorado ha insistido en que la condena que ya estaba cumpliendo ha sido injusta porque él no sabía que un barco que ha vendido se acabaría utilizando en 2003 para transportar 5,7 toneladas de cocaína, pero el tribunal replica que se sentenciaron esos hechos ya .

El fallo —que Dorado recurrirá ante el Tribunal Supremo— confirma prácticamente la versión de la fiscalía antidroga de la Audiencia Nacional que se basó en la investigación del Servicio de Vigilancia Aduanera (SVA), dirigida por los mismos funcionarios que persiguieron a Dorado en sus épocas de contrabandista y que luego lo detuvieron en 2003. El tribunal ha admitido además como indicios de su relación con el tráfico de drogas un envío de madera desde Togo, en 2000, en un contenedor que supuestamente ocultaba un alijo de cocaína y en cuya investigación aparecieron dos empresas del holding de Dorado, además de movimientos bancarios con las sociedades vinculadas al narcotráfico.

Desde 2005, esta es la tercera condena a Marcial Dorado. En mayo de 1997, la primera ha considerado probado que — la época en la que Feijóo asegura que ha interrumpido la relación con él y en plena efervescencia de sus movimientos de capital — ha sobornado a guardias civiles con 5.020.000 pesetas para que colaboraran en operaciones de contrabando y fue condenado a dos años y cinco meses de prisión.

fuente: http://noticiassva.blogspot.fr/2015_02_01_archive.html

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SUISSE (Genève): Shimon Yelinek, homme d’affaires (trafiquant d’armes, de diamants et de drogue, participant au financement du terrorisme) client de HSBC

Shimon Yelinek, criminel polyvalent mais pour HSBC, un client sans histoire

Fiche de police sur Shimon Yelinekimage: http://s1.lemde.fr/image/2015/02/14/768×0/4576774_6_14f1_fiche-de-police-sur-shimon-yelinek_b8b7b94d5a0d1c2227d0d0d74d3c819e.jpg

Shimon Yelinek est un homme d’affaire Israélien basé au Panama. Derrière ce masque anodin se cache en vérité l’un des criminels les plus polyvalents que l’on trouve parmi les clients de HSBC à Genève : trafiquant d’armes, de diamants et de drogue, il a aussi participé au financement du terrorisme.

Son plus grand fait d’arme ? L’opération Otterloo.

Barco panameño Otterloo.Fin 2001, un chargement de 3 117 kalachnikovs et 5 millions de cartouches quitte le navire Otterloo, dans le port de Turbo, en Colombie. Achetées à l’armée du Nicaragua, les armes étaient destinées en théorie à la police du Panama. Yelinek s’arrange en fait pour les livrer aux Autodéfenses Unies de Colombie (AUC), un groupe paramilitaire d’extrême droite.

LIRE aussi: http://news.bbc.co.uk/hi/spanish/latin_america/newsid_2678000/2678657.stm

Ses compétences et son réseau de trafiquant d’armes, Yelinek, né en Israël en 1961, les développe en Afrique entre 1980 et 2001. Dans les années 80 et 90, Yelinek est le chef de la sécurité de Mobutu Sese Seko, le dictateur du Zaïre (actuelle République démocratique du Congo). C’est là qu’il se lie d’amitié avec Aziz Nassour, un diamantaire libanais. Proche collaborateur du dictateur Mobutu, ce dernier exporte à Anvers des pierres du Liberia et de Sierra Leone, entre autres. Tous deux sont ou seront clients de HSBC.

Al-Qaida a besoin de diamants

En 2000, Al-Qaida prend contact avec Aziz Nassour. La raison ? Le groupe terroriste désirait sortir son argent des banques pour acquérir des diamants, afin d’éviter d’éventuelles sanctions bancaires. Le groupe terroriste, qui avait déjà frappé les deux ambassades américaines de Tanzanie et du Kenya, avait besoin de préserver ses liquidités en préparation des attentats du World Trade Center, en septembre 2011. Le marché du diamant en Afrique de l’Ouest était une cible parfaite, comme le souligne un rapport de l’organisation non-gouvernementale Global Witnessvoile les étapes de cette affaire. En décembre 2000, deux membres d’Al-Qaida, Ahmed Ghailani et Fazul Abdullah Mohammed, approchent donc Nassour à Kinshasa. Ils sont notamment connus pour leur participation aux attentats contre les ambassades de Dar es Salaam et Nairobi en août 1998. Le contact se révèle prometteur.

À l’époque, Aziz Nassour montait une opération avec son cousin Samih Ossaily pour acheter des diamants au Revolutionary United Front (RUF). Soutenu par Charles Taylor, le RUF tentait de répliquer en Sierra Leone le coup d’état réussi de ce dernier au Liberia. L’affaire était donc conclue d’avance : le RUF avait besoin de vendre des diamants et Al-Qaida était preneur.

Les remords d’un diamantaire

Quel rôle Yelinek joua-t-il dans cette affaire ? Dans une des clauses de l’accord, Nassour s’engageait à procurer des armes au Président Taylor et aux rebelles qu’il soutenait, les RUF. Fin 2000, Nassour contacte son vieil ami Yelinek. Alors basé au Marriott de Miami et répondant au téléphone sous le nom de code « Sierra », le trafiquant israélien transmet la demande à son collègue Ori Zoller. Ancien membre des forces spéciales israéliennes, ce dernier exerce dans le commerce des armes au Guatemala. Le choix n’est pas sans raison : Zoller prend part à l’opération Otterloo qui est en train de se dérouler.

Des documents de la police belge, obtenus par Le Monde, ainsi que les emails échangés entre Yelinek et Zoller, dévoilent la composition et la technicité du deal. La cargaison devait notamment contenir des kalachnikovs, des lance-roquettes, des canons antiaériens et des canons antichars. Pour contourner l’embargo des Nations Unies sur les armes imposé au Liberia et à la Sierra Leone, Nassour se procure un certificat d’utilisation finale ivoirien. Utilisé dans les transferts internationaux, ce document sert à certifier que l’acheteur est bien le seul et l’unique utilisateur de la marchandise.

image: http://s1.lemde.fr/image/2015/02/14/768×0/4576773_6_0d7f_l-ex-president-du-liberia-charles-taylor-a_99613e4b55d400743574418ab6c45b94.jpg

L'ex-président du Liberia, Charles Taylor, à Accra (Ghana), en 2003. Il est l'un des instigateurs de la guerree civile de Sierra Leone. En 2012, le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, dépaysé à la Haye (Pays Bas), le reconnaît coupable de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre.

Cependant, l’affaire s’effondre. Début 2001, Ali Darwish, un diamantaire de Sierra Leone, décide de se repentir. Il avait notamment mis en lien Nassour avec Ibrahim Bah, confident du Président Charles Taylor et proche des rebelles du RUF. Il informe les autorités américaines du trafic d’armes illégal. Celles-ci n’agissent pas mais la confiance ne règne plus entre RUF, trafiquants et diamantaires.

Au même moment, la découverte du chargement de l’Otterloo fait scandale dans la presse latino-américaine. Yelinek est sous le feu des projecteurs. Après avoir été incarcéré au Panama entre 2002 et 2004 puis relâché grâce à des pots-de-vin virés de son compte HSBC, il disparaît dans la nature. Il refait surface en 2011. Il est alors le sujet d’une enquête de la Drug Enforcement Administration (DEA) et du Département du Trésor des Etats-Unis pour ses liens supposés avec le réseau de trafic de drogue colombien de Cifuentes Villa. Ce dernier est affilié au fameux et violent cartel mexicain de Sinaloa.

image: http://s2.lemde.fr/image/2015/02/14/768×0/4576772_6_ea70_scene-de-la-guerre-civile-au-liberia-en-2003_d6c671edb1e65452b1905acd378b0f27.jpg

Scène de la guerre civile au Liberia, en 2003, qui fut nourrie par les trafiquants de diamants et les trafiquants d'armes

Les données recueillies par Le Monde dans les documents « SwissLeaks » indiquent que Yelinek a pu maintenir des comptes chez HSBC Private Bank (PB) jusqu’en 2007. À cette époque, Yelinek possédait encore 860 000 dollars dans cette institution. Ses comptes étaient liés à des sociétés écrans : Ubicon Corp. et Fenco Holding Inc. Avec la collaboration de journalistes de la Süddeutsche Zeitung, Le Monde s’est procuré les certificats de constitution de ces entreprises. Possédant déjà des entreprises écrans au Panama, Yelinek a voulu varier. D’après les documents originaux, Ubicon Corp. et Fenco Holding Inc. furent créées en avril et juin 2004 dans les îles Vierges britanniques, respectivement au nom de Yelinek et sa femme, Limor Yelinek.

Malgré son profil de trafiquants d’armes et de blanchisseur d ‘argent pour le compte d’un cartel colombien, la filiale HSBC PB n’a pas ordonné la fermeture des comptes de Yelinek. Elle ne pouvait cependant pas ignorer les agissements de son client. Il avait été fiché à plusieurs reprises entre 2000 et 2011 par des agences de sécurité américaines, belges et latino-américaines.

Plus accablant encore pour HSBC, le Washington Post avait mentionné Yelinek dans l’enquête menée sur la filiale diamantaire d’Al-Qaida en Afrique de l’Ouest début 2000.

Après l’affaire Otterloo en 2001, son nom était partout dans la presse latino-américaine. HSBC PB semble donc fautive de complicité. Consciente ou pas ?

Cela reste à définir. Avec autant de signaux d’alertes, l’ignorance n’est cependant pas une excuse valable.

Aliaume Leroy

SOURCE et plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/02/14/shimon-yelinek-criminel-polyvalent-mais-pour-hsbc-un-client-sans-histoire_4576775_3212.html#FQhzFcTwgLAO4FAw.99

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* El  Otterloo

En los archivos de la Secretaría General de la Organización de Estados Americanos en Washington hay un informe de 40 páginas con siete anexos titulado: “Sobre el desvío de armas nicaragüenses a las Autodefensas Unidas de Colombia”. El documento 3687, de enero de 2003, confirma que Panamá sirvió de fachada para que los paramilitares recibieran en el golfo de Urabá 3 mil AK47 y 2 millones y medio de municiones traídas en el trasatlántico Otterloo.

Peloticas de goma declaradas en el manifiesto de aduanas ocultaban los fusiles. A finales de 1999 se configuró un canje de armas, en apariencia legal, entre la Policía Nacional de Nicaragua y GIR, una agencia privada de comercio de armas de Guatemala: la primera entregaba 5.000 fusiles AK y municiones de sus excedentes a cambio de pistolas y ametralladoras mini-Uzi de origen israelí. GIR encontró en Panamá a un interesado en los fusiles y municiones, el israelí-panameño Shimon Yelinek, quien a su vez presentó una orden de compra de ese arsenal por parte de la Policía Nacional local, que resultó falsa. El mismo Yelinek comisionó a la compañía marítima panameña Trafalgar Maritime Inc. para cargar 14 contenedores de armas en su único buque, el Otterloo, y transportarlos entre Nicaragua y Panamá, como declaró al zarpar el 3 de noviembre de 2001. Sin embargo, hizo travesía directa hacia Turbo, Colombia, donde lo recibieron dos días después empleados de Banadex, filial de la multinacional norteamericana Chiquita Brands, y lo descargaron otros de la naviera Turbana. El DAS de Colombia, disuelto entre otros motivos por su complicidad con el paramilitarismo, registró la llegada y no encontró nada irregular. El barco terminó anclado en Panamá en diciembre de 2001, después de ir a Venezuela y Surinam. El 14 de junio de 2002 el barco fue vendido por el panameño Julio Matute al colombiano Édgar Enrique Aarón Villalba, quien se lo habría llevado a Belice, mientras la naviera Trafalgar era disuelta. “El mejor gol que metimos”, celebró el después asesinado comandante paramilitar Carlos Castaño. Hubo cinco embarques similares hasta reunir 13 mil fusiles. Según la Fiscalía, el cartel de los Castaño llegó a contar con no menos de media docena de barcos, además de embarcaciones rápidas y aeronaves, que se movían hacia el istmo desde el Atlántico y el Pacífico.

fuente: http://www.elespectador.com/noticias/nacional/barcos-anclaron-guerra-colombia-articulo-521748

Lire aussi : SwissLeaks : qui sont les millionnaires africains de HSBC ?

Lire aussi : SwissLeaks en Afrique : des diamantaires en fuite

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UK (Angleterre) – Swiss leaks / HSBC: les barons de la banque et de la drogue, même « combat »!

GARCIAJean Paul Garcia de la DNRED (DOD-DED-DRD),

carpentier

Jean Baptiste Carpentier du TRACFIN

et

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nos « amis » de HM Customs Excise

ne savaient rien!

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Avatar de Marc FievetThe international informant

Le cas de la banque britanniqueHSBC constitue un exemple supplémentaire de la doctrine « trop grandes pour être incarcérées »1. En 2014, le groupe mondial HSBC employait 260 000 personnes, est présent dans 75 pays et déclare 54 millions de clients2. Au cours de la dernière décennie, HSBC a collaboré avec les cartels de la drogue du Mexique et de Colombie, responsables de (dizaines de) milliers d’assassinats avec armes à feu, dans le blanchiment d’argent pour un montant de 881 millions de dollars3. Les relations commerciales de la banque britannique avec les cartels de la drogue ont perduré malgré les dizaines de notifications et d’avertissements de différentes agences gouvernementales des États-Unis (dont l’OCC -Office of the Comptroller of the Currency-). Les bénéfices obtenus ont non seulement conduit HSBC à ignorer les avertissements mais, qui plus est, à ouvrir des guichets spéciaux dans ses locaux à…

Voir l’article original 3 010 mots de plus

FRANCE-NARCOTRAFIC: plus la répression est efficace, plus les prix grimpent – et plus les trafiquants s’en mettent plein les poches.

31 janvier 2015, par G.Moréas

Cocaïne, fric et flics

L’arrestation ces derniers jours de policiers de la PAF, mis en cause dans un trafic qu’ils sont censés surveiller ; la disparition d’une cinquantaine de kilos de cocaïne dans la salle des scellés de la brigade des stups du quai des Orfèvres, autant d’affaires récentes qui plombent la police. Une seule raison : le fric. En octobre dernier, c’était un ancien chef d’Interpol qui était mis sous les verrous en Équateur, et l’on se souvient des nombreuses arrestations parmi les autorités de l’aéroport de la station balnéaire de Punta Cana, en République Dominicaine, après la découverte de 682 kg de cette drogue dans un Falcon 50 français, en mars 2014.

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Le trafic de stupéfiants, et notamment celui de la cocaïne, génère de tels bénéfices que tous les intermédiaires s’enrichissent… en une traînée de poudre – du moins s’ils ne vont pas en prison. Quant aux « cocotrafiquants », le fric les rend omnipuissants. Devant ces kilos de drogue qui défilent sous leur nez et qui disparaissent en fumée dans les incinérateurs, certains flics craquent. Ils passent du côté obscur. Même s’ils ne sont que quelques-uns, ils font mal à la corporation. Mais, comme dit le directeur général Jean-Marc Falcone, « la police nationale fait le ménage dans sa propre institution ».

Sniff !

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En France, d’après l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, la cocaïne se revend 68 € le gramme, pour une pureté moyenne qui tourne autour de 35 %. Ce qui met le produit pur autour de 200 000 € le kilo alors qu’il est acheté aux cultivateurs l’équivalent de 2 à 3000 €. On imagine les retombées que cela engendre tout au long de la chaîne d’intermédiaires ! Évidemment, les narcotrafiquants sont les premiers à passer à la caisse. Pour la seule cocaïne, leur chiffre d’affaires annuel se situerait dans une Prix des drogues 2013 fourchette comprise entre 75 et 100 milliards de dollars (Rapport mondial sur les drogues de 2011). Un chiffre qui est d’ailleurs en baisse sur ces dix dernières années, notamment aux États-Unis, mais qui représente environ le quart du marché de l’ensemble des drogues. Même si l’on tient compte du prix du traitement (20 à 30% du prix d’achat), la marge est impressionnante. Certains analystes estiment que le trafic de drogue dans sa totalité équivaut à 1 % du PIB mondial. Selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (2009), les produits stupéfiants représenteraient environ un cinquième du produit du crime dans le monde et il faudrait un budget de 200 à 250 milliards de dollars pour couvrir les dépenses de santé annuelles liées à la consommation des « drogues illicites ». Je suppose que les drogues licites sont les médicaments ! Les moyens mis en œuvre pour lutter contre ce type de criminalité donnent le tournis. On a l’impression d’un petit monde qui s’agite en vase clos. Pour l’UE, les coûts cachés ou apparents liés aux produits stupéfiants oscilleraient entre 28 et 40 milliards d’euros par an. La cocaïne est la deuxième drogue la plus consommée en Europe. Quant à la France, elle dépenserait plusieurs milliards d’euros (je ne suis pas sûr qu’il soit tenu une comptabilité), dont une grande partie pour lutter contre l’importation de la « bigornette », comme disait Francis Carco dans La dernière chance, en 1935. En effet, via les Antilles et la Guyane, notre pays est en première ligne. Ainsi, le mois dernier, près de 30 tonnes de drogue ont été saisies lors d’une opération Interpol menée en Amérique centrale et dans les Caraïbes. En partie de l’héroïne et du cannabis, mais principalement de la cocaïne, pour une valeur estimée à 1,3 milliard de dollars. Cette opération baptisée Lionfish II a été menée conjointement par 39 pays, dont 4 de l’UE : l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et la France. Mais c’est la France qui a financé l’opération (je ne sais pas si l’UE participe). La partie opérationnelle est revenue à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) en coordination avec le secrétariat général d’Interpol. « L’opération a également permis de fermer une cinquantaine de laboratoires de fabrication de stupéfiants. La marine nationale colombienne a saisi un semi-submersible qui servait à transporter de la drogue, deux avions légers ont été saisis en Équateur et une vingtaine de pistes d’atterrissage dissimulées dans la forêt ont été détruites par les autorités colombiennes… », peut-on lire sur le site d’Interpol.

Comme on le sait, la cocaïne est cultivée et traitée dans le nord de l’Amérique Latine, essentiellement en Colombie, en Bolivie et au Pérou. Elle suit ensuite trois axes d’exportation « traditionnels », l’un vers les États-Unis et le Canada ; les deux autres vers l’Europe et l’Afrique (on peut se demander si la fin de l’embargo sur Cuba ne changerait pas la donne). L’UE est d’ailleurs fortement « attaquée » par des passeurs qui viennent d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique du Nord.

Dans la mer des Caraïbes, la « Méditerranée américaine », la lutte contre les trafiquants est menée par les forces armées de différents pays. Pour ce faire, plusieurs accords ont été passés, trop sans doute, au point de ne pas s’y retrouver. Ce qui favorise la suprématie américaine. En 2008, un accord a été signé entre le commandant supérieur (COMSUP) de Fort-de-France et le commandant régional américain. Nom de code : Narcops. Et en novembre 2011, une première opération conjointe d’envergure pour lutter contre le trafic à destination de l’Europe et de l’Afrique du Nord a été mise sur pied. La France dispose en permanence de deux bâtiments de guerre qui patrouillent le secteur avec chacun un hélicoptère embarqué. Parfois, un sous-marin nucléaire pointe son nez. En cas d’intervention sur un go fast, un tireur d’élite prend position pour neutraliser les moteurs. Puis il reste en appui pour protéger l’équipe d’intervention. En cas de nécessité, l’ordre d’ouvrir le feu doit venir de Matignon, via le Secrétariat général à la mer, qui assure la coordination interministérielle des actions de l’État en mer. Il faut dire que dans ce type d’opération, plusieurs ministères sont concernés : Défense, Intérieur, Justice, Finances et Santé. C’est une exception française. La police judiciaire est également très active. Il existe une antenne de l’OCRTIS à Fort-de-France et deux détachements, l’un à Pointe-à-Pitre, l’autre à Saint-Martin, et les gendarmes disposent d’un patrouilleur. Mais depuis quelques années c’est la Guyane qui inquiète. Elle a déjà pris sa place dans un trafic de « mules » à destination de la métropole. Mais cela pourrait bien évoluer, notamment en raison de sa proximité avec des pays trafiquants, comme le Surinam et le Venezuela, et aussi d’une présence policière moins forte. Dans ce département où 40 % des moins de 30 ans sont au chômage et où 44% des travailleurs sont fonctionnaires, il doit être difficile de rêver sa vie. Pour comprendre, comment on en est arrivé là, c’est-à-dire une situation inextricable malgré les moyens mis en œuvre, il faut jeter un coup d’œil en arrière… De 1860 à 1910, la coca et la cocaïne sont des denrées qui s’exportent mondialement, notamment par deux réseaux principaux partant des pays andins, l’un vers l’Allemagne et le reste de l’Europe, l’autre vers les États-Unis. Les Américains deviennent alors les plus grands consommateurs au monde. Le revirement est brutal. En 1915, les États-Unis se lancent dans une croisade solitaire contre ce fléau qui ravage l’Amérique, diabolisant l’Allemagne en le dépeignant comme l’empire de la drogue. Peu à peu, différents pays emboîtent le pas au géant américain, jusqu’à l’interdiction mondiale en 1950. En quelques décennies, un produit licite devient illicite et sa commercialisation échappe alors aux contrôles des États. Les filières légales disparaissent laissant la porte ouverte aux aventuriers et aux trafiquants de tout crin. Au retour de la guerre du Vietnam, de nombreux soldats américains sont devenus héroïnomanes. Aussi, en 1971, le président Nixon déclare la guerre à la drogue, notamment à l’héroïne. Georges Pompidou reçoit le message 5 sur 5 et Marseille perd ses labos de morphine-base. Dans le même temps, la consommation de cocaïne explose aux États-Unis. Comme un pied-de-nez – plus gentiment nommé la contre-culture. La justice moralisatrice se met en place et le nombre d’incarcération explose. Les prisons sont remplies de jeunes, surtout des Noirs et des Latinos au point que certains s’interrogent : existerait-il une raison cachée à cette pénalisation à outrance ? Un peu comme en France on utilise la pénalisation de la consommation de cannabis pour contrôler les jeunes des cités. Toute proportion gardée, bien sûr ! Même si la consommation mondiale semble stagner, peut-être à cause des drogues de synthèse, la guerre contre le trafic de cocaïne n’est pas prête d’être gagnée. Trop de fric en jeu. Et l’amusant, si l’on peut dire, c’est que plus la répression est efficace, plus les prix grimpent – et plus les trafiquants s’en mettent plein les poches. Y a pas de morale à mon histoire !

source: http://moreas.blog.lemonde.fr/2015/01/31/cocaine-fric-et-flics/

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MAROC-FRANCE: la reprise de la coopération judiciaire permettra-t-elle enfin de poursuivre M6, drug Kingpin, pour narcotrafic ? (On peut rêver, non?)

Avatar de Marc FievetThe international informant

FranceMaroc
Publié le 31-01-2015 Modifié le 31-01-2015 à 18:27

La France et le Maroc reprennent leur coopération judiciaire

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Le roi du Maroc, Mohammed VI.AFP/Abdhelhak Senna

La France et le Maroc ont annoncé la reprise de leur coopération judiciaire suspendue par Rabat il y a près d’un an. La mesure intervenait en représailles à la convocation par la justice française du chef du renseignement marocain, Abdellatif Hammouchi, en février 2014, pour des faits présumés de torture. Le gel de la coopération a entrainé le blocage de nombreux dossiers judiciaires entre la France et le Maroc, avec des conséquences non négligeables pour les binationaux, et les quelque 60 000 Français résidant dans le royaume.

Conséquence, en matière pénale tout d’abord, les extraditions de prisonniers sont gelées depuis près d’un an. Une dizaine de détenus français avait d’ailleurs observé une grève de la faim cet été, pour…

Voir l’article original 207 mots de plus

ESPAGNE: nos amis du SVA! Nuestros amigos de la Agencia tributaria (Servicio De Vigilancia Aduanera (SVA)).


SVA persecución en el Estrecho

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El buque de operaciones especiales Fulmar es un patrullero de altura de manufactura española, utilizado actualmente por el Servicio de Vigilancia Aduanera (SVA) de la Agencia Estatal de Administración Tributaria, entro en servicio en la flota del SVA en 2006.

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CANADA : vaudeville carcéral pour Pierino Divito, suite logique chez les tartuffes!

PARODIE de Justice à BATHURST – NB Canada
En juin 1998, la Justice canadienne…poursuit Carlos Hernandes Rumbaut et…acquitta ce narcotrafiquant avec l’aide de la GRC/RCMP en octobre !Parodie de justice à Bathurst-NB Canada!
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 Pierino Divito – Photo: La Presse

Pierino Divito... (Photo: La Presse)Une décision pourrait être prise aujourd’hui au sujet de la détention de Pierino Divito, 75 ans, condamné à 18 ans de prison en 1994 pour l’une des plus importantes importations de cocaïne de l’histoire du Canada.

Le dossier du septuagénaire a connu des rebondissements dignes d’un vaudeville, vendredi. À la suite d’une démarche en Cour supérieure de son avocat, Me Clemente Monterosso, les Services correctionnels canadiens auraient accepté de libérer le trafiquant le jour même, mais auraient voulu l’envoyer en maison de transition en raison de conditions qui lui sont toujours imposées.

«Mon client veut habiter chez un membre de sa famille. Il a refusé de signer le formulaire de libération. Il a dit à la directrice: Cela fait 20 ans que je suis en prison. Vous n’allez pas me causer des problèmes pour 20 jours», a raconté à La Presse Me Monterosso, selon qui la sentence de son client prendra fin le 27 mars.

Selon l’avocat, les responsables des Services correctionnels doivent se réunir d’urgence aujourd’hui pour discuter de la situation. «Nous ne pouvons commenter le dossier en raison de la réglementation sur la protection des renseignements personnels», nous a laconiquement répondu leur porte-parole Serge Abergel. Parallèlement à tout ça, Me Monterosso doit de nouveau se présenter devant le juge André Vincent de la Cour supérieure, aujourd’hui.

Le litige provient du fait qu’entre 2005 et 2012, Divito a été emprisonné aux États-Unis pour une autre affaire d’importation de cocaïne en Floride; les autorités carcérales considèrent que ces sept ans ne doivent pas être pris en considération dans sa sentence canadienne de 18 ans.

Pierino Divito a été arrêté en 1994 au Nouveau-Brunswick, en compagnie de son fils Michael, pour avoir tenté d’importer de Colombie, par bateau, 5420 kg de cocaïne évalués à 500 millions de dollars.

Daniel Renaud
La Presse

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REMEMBER

La Justice canadienne…ou les tartuffes en action!

La JUSTICE canadienne....

lire: http://marcfievet55.skyrock.com/3180527447-La-JUSTICE-canadienne.html

R. v. Rumbaut, 1998 9816 (NB QB)

1998-10-05

IN THE COURT OF QUEEN’S BENCH OF NEW BRUNSWICK

TRIAL DIVISION

JUDICIAL DISTRICT OF BATHURST

Date: 19981005

Docket: B/M/118/97

BETWEEN:

HER MAJESTY THE QUEEN

-and-.

CARLOS MIGUEL HERNANDEZ RUMBAUT

BEFORE:                                    The Honorable Mr. Justice Alexandre Deschênes

HELD AT:                                    Bathurst, N.B.

DATE OF TRIAL:                        January 26, 27, March 2, 3, 4, 9, 10, 11, 12, 13, May 1, June 2, 3, 4, 5, 8, 10, 15, 16, 17, 18, 19, 22, 23, 24, August 21, 24, 25, 26, 27, 28, 31, September 1, 3,8, 10, 11, 1998.

DATE OF DECISION                 October 5, 1998

APPEARANCES:

Michel J. Bertrand, Esq., and G. Scott Ellsworth, Esq., for the Crown

Scott F. Fowler, Esq., for the accused

[Page 2]

Deschênes, J.:

The accused Carlos Miguel Hernandez Rumbaut is charged as follows:

CARLOS MIGUEL HERNANDEZ RUMBAUT, stands charged that between the 20th day of December, A.D., 1990, and the 22nd day of February, A.D., 1994, both dates inclusive, at or near Shippagan and Lameque, in the County of Gloucester and the Province of New Brunswick, at or near Bouctouche and St-Edouard, in the County of Kent and the Province of New Brunswick, at or near Plaster Rock, in the County of Victoria and the Province of New Brunswick, at or near the City of Moncton, in the County of Westmorland and the Province of New Brunswick, at or near the City of Montreal, in the District of Montreal and Province of Quebec, at or near Shelburne and Province of Nova Scotia, and elsewhere within Canada, he did unlawfully conspire with Pierino DIVITO, Mike DIVITO, Eusébe GAUVIN, Raymond LEBLANC, Roberto SORENTI, Pierre DUGUAY, Jürgen KIRCHHOFF, Marc FIEVET, Claudio LOCATELLI and Alfredo CHIERCHIA, or some one or more of them, and with persons unknown, to import a narcotic into Canada, to wit: Cocaine, contrary to and in violation of Section 5(1) of the Narcotic Control Act, thereby committing an indictable offence contrary to and in violation of Section 465(1)(c) of the Criminal Code of Canada and amendments thereto.

For the purposes of this trial, the accused has made several admissions, the most important being related to the tape recordings containing intercepted private communications and their authorizations.

Exhibit 173 is a large box containing 223 cassettes of intercepted private communications while exhibit 174 contains several binders of the transcription of those intercepted conversations.

[Page 3]

Apart from a few authorizations which were contested but were declared valid, the validity of the authorizations to intercept the private communications was not in issue nor was the fact that the interceptions were carried out in accordance with the authorizations. It was also agreed that the statutory requirements as to notice of intention to produce were met.

With respect to the taped conversations, the accused did not take issue with the integrity, authenticity or accuracy of the tapes, nor their continuity; in fact, the only issue raised by the accused related to the voice identification of one Claudio Pasqual Locatelli (known as Mario), one Marc Fievet and the accused, which, the Crown alleges, is the person identified as Jose Luis on some of the taped conversations.

The Crown produced evidence which clearly identified the voices of Mr. Locatelli and Mr. Fievet on those taped conversations so that the only remaining issue on voice identification was whether or not the voice of Mr. Jose Luis is in fact the voice of the accused. It was also specifically admitted by the accused that all persons shown to be speaking on such transcripts as their names appear are in fact the persons as identified in the transcripts and that the Crown would not have to produce evidence of voice identification.

With respect to the transcripts, the accused agreed that they should be considered as evidence and not simply as an aid to the taped conversations and that all translations from any language to the English language was in fact a correct translation.

[Page 4]

It should also be noted at this time that although the accused did not formally admit that there was a conspiracy to commit an indictable offence as described in the indictment, the accused did concede on several occasions throughout the trial that the admissible evidence to support such a conclusion was overwhelming. In order to reach the only real issue in this case, namely, the identity of the accused Carlos Rumbaut as an offender, I intend to briefly discuss the question relating to the existence of the conspiracy to import cocaine in Canada but, before doing so, it would be wise to outline generally the legal principles I intend to follow in reaching my decision.

THE LAW

  1. a)      The indictment

The indictment filed against the accused has already been recited.

The relevant parts of s. 465 of the Criminal Code read as follows:

« 465(1)      Except where otherwise expressly provided by law, the following provisions apply in respect of conspiracy:

(c)     Everyone who conspires with anyone to commit an indictable offence … is guilty of an indictable offence and liable to the same punishment as that to which an accused who is guilty of that offence would, on conviction, be liable; »

The indictment alleges that the accused conspired to commit the indictable offence of importing into Canada a narcotic, namely cocaine, contrary to s. 5(1) of the

[Page 5]

Narcotics Control Act which prohibits the importation of cocaine into Canada except as authorized by the Act or its regulations.

  1. b)      Elements of the offence

Because there is no definition of conspiracy in the Criminal Code, a common law definition must be used. In R. v Hillier, reflex, (1993) 109 Nfld. & P.E.I.R. 92, Green J. provides a useful summary of the essential elements of the offence of conspiracy:

I take the law to be that a conspiracy, for the purposes of the criminal law, consists of an agreement between or among two or more persons to do an unlawful act or to effect a legal object by unlawful means. It is often said that it is the agreement that is the « gist » of the offence »: Paradis v. R 1933 75 (SCC), [1934] S.C.R. 165 at 168. To establish the actus reus of the offence, therefore, the Crown must prove an agreement as well as the fact that the specific accused is a party to that agreement. The agreement need not be a contract in the commercial sense with proof of offer acceptance and consideration: R. v. Ryan reflex, (1986), 61 Nfld. & P.E.I.R. 338 (NF S.C., T.D.). Accordingly, it is not necessary to show that any particular party benefitted [sic] as a result of, or furnished anything in return for, the assent of the others.

Inasmuch as the act of agreeing involves mental assent there is therefore a mental element inherent in proof of the actus reus. It is the act of agreeing which constitutes the actus reus. It is not therefore sufficient to prove that more than one person had the same or similar intention to commit an unlawful act. There must be an agreement to commit the unlawful act in concert in pursuit of a common goal; « conscious parallelism » is not enough. See R. v. Cotroni; Papalia v. The Queen (1979), 45 C.C.C. (2d) 1 (S.C.C.).

I adopt the following general propositions with respect to the requirements for an agreement in the law of conspiracy, which are set out in Goode, Criminal Conspiracy in Canada (1975) at p. 13:

« First, the mere fact that two persons pursue the same illegal end does not render them conspirators…. Second, there is no requirement that there be any formal agreement, by word

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or deed. Third, the « agreement » may be express or it may be tacit. Fourth, mere knowledge or discussion of, or acquiescence in a plan of criminal conduct is not, of itself, sufficient. Last, there is no requirement that the parties actually physically meet, or perhaps, even know of each others existence. »

The mental element inherent in proof of the actus reus is different from the mental element necessary to establish the mens rea. In R. v. Carrier (1977) 12 Nfld. & P.E.I.R. 189 Gushue, J.A. of the Newfoundland Court of Appeal stated at 191:

« To establish the criminal offence of conspiracy, it must be proved that there were two or more participating parties with a common design to effect the commission of an unlawful act …Intention is also significant, but it must be not merely an intention to agree, but one to put the common design into effect. »

In R. v. O’Brien 1954 42 (SCC), [1954] S.C.R. 666, Rand, J. described the position as follows at 672:

« …in conspiracy, there is not only agreement to do the act proposed signified by words or other means of communication, but also the coexistent intent in each to do it.

Thus, it is possible that a person could voluntarily agree with another to do an act (the intention to agree being essential to establishing the fact of agreement and hence the actus reus) but have no intention to actually carry it out (thereby lacking the mens rea for the offence). There is nothing on the facts of this case to indicate that any of the accused, if they apparently agreed, nevertheless in fact had no intention to carry out the purpose of the conspiracy. Accordingly, in this case, a conclusion that a particular accused in fact agreed to do the illegal acts alleged will carry with it a conclusion that he intended to do those things. The presumption that a person intends the natural consequences of his acts will apply. (End of quotation)

  1. c)      Proof of the conspiracy
  2.    v Carter, (1982) 67 C.C.C. 2d 568 provides a three-stage process in the proof of a conspiracy:

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The trial judge must bear in mind that in order to convict an accused upon a charge of conspiracy the jury, or other trier of fact, must be satisfied beyond a reasonable doubt that the conspiracy alleged in the indictment existed, and that the accused was a member of it. In deciding the issue of membership for the purpose of determining guilt or innocence on the charge contained in the indictment, the hearsay exception may be brought into effect, but only where there is some evidence of the accused’s membership in the conspiracy directly admissible against him without reliance upon the hearsay exception raising the probability of his membership. It is not necessary that the directly admissible evidence be adduced first before any evidence of the acts and declarations of other conspirators may be received. The exigencies of the trial would make a chronological separation of the evidence impossible. At the end of the day, however, before the hearsay exception may apply, such evidence on the threshold issue of membership of the accused in the conspiracy must be present. In charging the jury on this question, the trial judge should instruct them to consider whether on all the evidence they are satisfied beyond a reasonable doubt that the conspiracy charged in the indictment existed. If they are not satisfied, then the accused charged with participation in the conspiracy must be acquitted. If, however, they conclude that a conspiracy as alleged did exist, they must then review the evidence and decide whether, on the basis of the evidence directly receivable against the accused, a probability is raised that he was a member of the conspiracy. If this conclusion is reached, they then become entitled to apply the hearsay exception and consider evidence of the acts and declarations performed and made by the co-conspirators in furtherance of the objects of the conspiracy as evidence against the accused on the issue of his guilt. This evidence, taken with the other evidence, may be sufficient to satisfy the jury beyond a reasonable doubt that the accused was a member of the conspiracy and that he is accordingly guilty. They should be told, however, That this ultimate determination is for them alone and that the mere fact that they have found sufficient evidence directly admissible against the accused to enable them to consider his participation in the conspiracy probable, and to apply the hearsay exception, does not make a conviction automatic. They should be clearly told that it is only after they have become satisfied beyond a reasonable doubt on the whole of the evidence on both issues, that is, the existence of the conspiracy and the accused’s membership in it, that they may convict, and that it is open to them, if they think it right or if they are not satisfied, to acquit the accused, even after reaching their initial determination of probable membership in the conspiracy which enabled the application of the hearsay exception. (pp. 575-576)

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In R. v. Viandante, reflex, (1995) 40 C.R. (4th) 353 at 359, the three-step process is summarized as follows:

1)            The jury must be satisfied beyond a reasonable doubt « on all evidence » that the conspiracy charged in the indictment existed.

2)            They must then review the evidence and decide « on the basis of the evidence directly receivable against the accused » whether the accused was probably a member of the conspiracy.

3)            Finally, the jury can apply the hearsay exception and consider evidence of acts and declarations performed and made by co-conspirators, in furtherance of the conspiracy, to determine, along with other evidence, that the accused was, beyond a reasonable doubt, a member of the conspiracy. (See also comments of McIntyre, J. in R. v Kirchhoff, (1995) 172 N.B.R. 2d 193 at p. 215-216 and of Landry, J. in R. v Shalala, Q.L. Ref.: 1998 N.B.J. # 78 delivered January 28, 1998)

ANALYSIS

The first question to be determined is whether I am satisfied beyond a reasonable doubt « on all the evidence » that the conspiracy charge in the indictment existed. As Green, J. put it in Hillier (supra): « At this stage, I am entitled to examine all relevant admissible evidence, including acts and declarations of alleged co-conspirators, whether or not in furtherance of the alleged conspiracy, to determine, without reference to the identify of the parties involved, whether a conspiracy, in the sense of a combination of two or more persons to do an unlawful act, existed. » To put it differently, at this point, the identity of the conspirators is of no moment and I must consider whether the evidence presented establishes that a conspiracy existed amongst some faceless persons to import cocaine into Canada.

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As mentioned previously, the accused conceded that the evidence establishing the existence of a conspiracy to import cocaine in Canada was overwhelming and it is. Little time will be spent on this aspect of the case for reasons which will become readily apparent.

Although direct evidence of an agreement to commit an unlawful act is rarely available in conspiracy cases, this case is as close as one can get.

Although the perpetration of the substantive offence does not necessarily provide evidence of an alleged conspiracy, I feel the discussion on this issue should start with the seizure made by the R.C.M.P. in Shelburne, Nova Scotia, on February 22, 1994. On that day, the Lady Teri-Anne met with a large vessel of Cypriot registry some 12 miles near the coast of Nova Scotia at 2:00 o’clock in the morning to take possession of some six tons of cocaine valued at more than one billion dollars. Upon its arrival at the Shelburne harbor, the Lady Teri-Anne and its crew were arrested and the cocaine seized.

The conversations between the crew of the Lady Teri-Anne and certain crew members of the Pacifico made it quite clear that the two vessels were meeting at a pre-arranged destination for an unlawful purpose. Surveillance evidence (exhibit 209) and the subsequent seizure of the cocaine and other items, as well as the items seized on board the Pacifico, established that the unlawful purpose was the importation of a large amount of cocaine originating from South America. The intercepted communications between François Gauvin, Eusèbe Gauvin, Raymond LeBlanc, Pierino Divito, Mike

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Divito, Roberto Sorenti, and Alfredo Chierchia reveal that the New Brunswick group was recruited by a Montreal group to do the legwork in retrieving the large amount of cocaine. The New Brunswick group was responsible for the rental of the equipment and required vessel to make the rendezvous possible, a rendezvous which was being organized by a Montreal group headed by one Pierino Divito who, in turn, was dealing with a group from overseas headed by one Claudio Locatelli and Marc Fievet. In fact, a consideration of conversations contained in tapes # 169 to 218 alone casts the net of conspiracy on all the speakers thereon.

As early as May 1993, taped conversations between the Montreal group themselves as well as the New Brunswick group, coupled with the surveillance being effected by the R.C.M.P. made it abundantly clear to the authorities that the Montreal group, with the concert of a group from overseas were arranging to import cocaine in Canada and that the targeted area for the importation was the north shore of New Brunswick, a task to be made possible with the help of several residents of the Acadian Peninsula.

In order to bring this agreement to import cocaine to fruition, one Kirchhoff purchased a large vessel for a sum exceeding two million dollars; all indications are that it was financed, it appears, by one Marc Fievet.

Raymond LeBlanc, who was working with the New Brunswick group, flew overseas in November 1993 and boarded the Pacifico, whose captain was Kirchhoff,

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obviously to ensure the orderly transshipment of drugs from the Pacifico onto the Lady Teri-Anne and on to the shore of a location free of ice, namely Shelburne, Nova Scotia.

While overseas accompanying Mr. Kirchhoff and the Pacifico, Raymond LeBlanc made telephone contacts with Mr. Pierino Divito and Mr. Claudio Locatelli on February 8, 1994. There is almost nothing concealed in that conversation in the sense that the speakers are exchanging information on an area in international waters where the narcotics are going to be picked up by the Pacifico. In fact, some four or five days later, the narcotics were dropped into the sea near the Pacifico and intercepts of private conversations between Locatelli and Marc Fievet are revealing as to some of the problems encountered by the Pacifico in retrieving the narcotics because of bad weather. In any event, the Pacifico made it to its rendezvous with the Lady Teri-Anne and the unloading took place.

In considering the evidence as a whole, I am satisfied beyond a reasonable doubt that a conspiracy as charged in the indictment did take place.

I base my conclusion here on the insurmountable inferences which must be drawn from the hundreds of telephone conversations between members of several groups from May 1993 up to February 22, 1994 which, when considered together along with the surveillance evidence introduced by consent, clearly indicate that an agreement existed between more than two people to engage in the importation of cocaine in Canada. The nature and tenor of most, if not all, of those conversations involving all these persons show that their activities were undertaken in ways to avoid detection by the authorities.

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Viewed in their totality and taking into account the relationship between certain persons in terms of time and reasons for the contacts, the evidence as a whole does not admit of any other rational conclusion but that a conspiracy existed amongst a large group of persons to import cocaine in Canada. Different persons and different groups played different roles but, as Green J. put it in Hillier (supra), « what is clear is that all were knowledgeable of the intentions and general roles of the others and provided assistance to each other to further the common understood purpose ».

During the trial, the accused agreed to the identity of the unindicted co-conspirators (except for Fievet and Locatelli) named in the indictment so as to eliminate the necessity for the Crown to call voice identification evidence. Fievet and Locatelli were clearly and unequivocally identified on the taped conversations by police officers who had developed a familiarity with their voices through extensive personal contact with both of them. In terms of membership of such unindicted co-conspirators in this conspiracy, the Court is quite satisfied that all of them were in fact probable members of this conspiracy to import cocaine in Canada. Fievet and Locatelli had important roles to play in terms of financing the huge operation and in the overall planning internationally while Kirchhoff was the captain of the Pacifico who agreed to transport the drugs. The Divitos appeared to head the Canadian/Montreal group responsible to organize the manpower to put the plan in operation with the help of Sorenti and Chierchia while the Gauvins, Raymond LeBlanc and Pierre Duguay formed the New Brunswick group who agreed to do the legwork necessary to assure the pickup at sea and delivery of the drugs on Canadian soil.

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There were other participants such as one unknown called « Pipe », another « Mario » (not Locatelli) and one Jose Luis whom the Crown alleges is the accused.

It should be noted here that if this Court should be called upon to consider the acts and declarations of any co-conspirators as evidence to convict the accused, the Court would only do so after connecting the co-conspirators with the conspiracy on the basis of evidence directly admissible against the unindicted co-conspirators in question.

  1. c)      Probable membership in this conspiracy

As mentioned previously, this Court is satisfied that all named unindicted co-conspirators referred to in the indictment were in fact members of the conspiracy as alleged.

The accused, however, takes issue with the Crown’s allegation that he was a member of that conspiracy and has put the Crown to the task of proving his identity as an offender. In essence, that is probably the most important issue to be resolved here because, as should be readily apparent, if the Court is not satisfied by a preponderance of evidence that the accused was probably a member of this conspiracy to import cocaine in Canada, the Court is not entitled to consider any other evidence that might be otherwise admissible under the co-conspirator’s exception to the hearsay rule. If the Court should arrive at that conclusion (i.e. that the evidence on voice identification falls short of proving that the voice of Jose Luis is that of the accused), the Court could not make any

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use of declarations of the speaker referred to as Jose Luis in the taped conversations nor of the acts or declarations of the other co-conspirators.

At the second stage, I must consider the issue of the accused Rumbaut’s probable membership in this conspiracy on an individual basis without reliance on or reference to any evidence that might otherwise be receivable pursuant to the co-conspirator’s exception to the hearsay rule. I can only rely upon acts or declarations or statements directly admissible against the accused. In doing so, however, I am entitled « to view that conduct or those statements in the context in which they occurred, including the actions of the other alleged co-conspirators: R. v Filiault & Kane reflex, (1981) 63 C.C.C. (2d) 321 (Ont. C.A.), affirmed reflex, (1984), 15 C.C.C. (3d) 352 (S.C.C.) »… so that the actions and declarations of the other alleged co-conspirators, while not admissible directly against a particular accused, can be relied upon as providing a context or background against which the acts and declarations of the accused himself can be interpreted. » (See Hillier (supra), p. 116)

At this point in time, it would be wise to recall that I must consider the acts and declarations directly admissible against the accused on the issue of his probable membership in this conspiracy. Of course, I am not allowed to consider any of the declarations of Jose Luis until such time as I am satisfied that Jose Luis is in fact the accused.

What then are the acts, taken in their proper context, directly admissible against the accused on the issue of probable membership?

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On this issue, the Crown has produced considerable evidence of surveillance done in the Montreal area from at least nine R.C.M.P. officers such as Martel, Côté, Hamelin, Benoit, Monfette, Laporte, Lapointe, Raté and O’Bertin. One after the other, they established that the accused was in Montreal between February 7, 1994 up to February 18, 1994 and that during that time, he was seen on numerous occasions in the company of other co-conspirators such as Locatelli, the Devitos and Roberto Sorenti. He was seen with them driving around Montreal, in the lobby of the Sheraton, the Four Seasons and the Meridien hotels, in several restaurants and at a cardiology centre where, presumably, Pierino Divito was confined with a heart problem. The accused was even seen entering a hotel room occupied by Locatelli once or twice, a room where the phone had been wiretapped.

The evidence also suggests that the accused entered and left Venezuela in late January 1994 when the Pacifico, Mr. Kirchhoff and Mr. LeBlanc were presumably there, although there is no evidence that a meeting took place between the individuals concerned.

The Crown also produced evidence that upon his arrest in Switzerland in the fall of 1996, the accused had in his possession a passport (exhibit # 226) and another document (exhibit # 225) which confirm his National Identification Number, his address, his place of birth, and the particulars of his vehicle. This evidence, as will be seen later, relate much more to the issue of voice identification or the identity of the accused as the

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offender, and it is only in that context that it has relevance to the issue of the accused’s probable membership in this conspiracy.

The Crown’s main contention with respect to the evidence of acts directly admissible against the accused in its proper context is that the accused was probably a member of this conspiracy by reason of his association with the co-conspirators who were, during that time, putting everything in motion to ensure that this importation scheme was brought to a successful conclusion. The co-conspirators were meeting and they were on the phone, and the accused was with them or in close proximity to them.

This was a clear invitation by the Crown to have the Court decide the accused’s probable membership in this conspiracy on the basis of his presence or association with several co-conspirators at a time and under circumstances when the co-conspirators were probably very busy putting everything in motion for the importation of this large amount of cocaine which was about to take place very shortly. The Court was, in essence, being asked to infer that, by reason of his association with co-conspirators, the accused was probably acting in concert with the others in the agreement or conspiracy to import cocaine in Canada.

With respect, I cannot make such inferences.

There is no evidence whatsoever here, at this point, that the accused became a party to this conspiracy nor any evidence that he, by word or deed, acting alone or in association with others, participated in or assisted the objects of the conspiracy. Other

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than the fact of his association with some of the co-conspirators in Montreal, there is no evidence whatsoever that the accused was, in any way, in any of the affairs of the conspiracy or that, while in Montreal or in Venezuela, he did any act or said anything in relation to the matters with which he is charged.

In my view, there is nothing in the evidence being considered up to this point to support the inference that the accused was concerned in the affairs of a conspiracy to import cocaine in Canada.

It is trite law that a person’s mere association with conspirators during the currency of a conspiracy does not raise a prima facie case that the person was himself a party to the conspiracy. (R. v Harris, (1947) 89 C.C.C. 231 (Ont. C.A.)).

The evidence produced here simply does not support the inference sought by the Crown, namely that the accused was aware of the planned importation and that he agreed to assist it.

The circumstances surrounding the association of Mr. Rumbaut with Locatelli, Sorenti and the Divitos may be highly suspicious but fall woefully short of proof of involvement even on a balance of probabilities.

But what about the words or utterances or declarations of the accused as evidence directly admissible against him on the issue of probable membership? As mentioned previously, I cannot at this stage consider the declarations of one Jose Luis on several

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taped conversations as evidence of declarations of the accused until I am satisfied that Jose Luis is in fact the accused. I must now deal with the issue of voice identification.

VOICE IDENTIFICATION ISSUE

As a start, one should note that the Crown must prove the identity of the accused as the offender beyond a reasonable doubt; considering my ruling with respect to acts of the accused directly admissible against him, it is obvious that if the Crown is not successful in convincing this Court that the voice of Jose Luis is the voice of the accused, it will undoubtedly suffer a serious blow in proving its case against the accused. That is not to say, however, that the Crown must convince me beyond a reasonable doubt that the voice of Jose Luis is the voice of the accused. As any other individual item of evidence which goes to the identity of the accused and which constitutes the Crown’s case, the standard of proof on voice identification is proof by a preponderance of evidence. At the end of the day, however, it will be incumbent upon the Court, when considering the evidence on voice identification along with the evidence as a whole, to find guilt only if it is satisfied beyond a reasonable doubt of the identity of the accused as the offender. For example, in some cases, the voice identification evidence may not carry much weight for many reasons but other circumstantial evidence may well be sufficient to convince the Court beyond a reasonable doubt that the voice on a taped conversation is indeed that of the accused and that the identity of the accused as the offender has been proven. On the other hand, it is also conceivable that in an appropriate case, a court could be satisfied on a balance of probabilities that a voice on a taped conversation is that

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of the accused but not so convinced beyond a reasonable doubt on the issue of the identity of the accused as the offender upon considering the evidence in its entirety.

  1. i)      The law

The general principles which govern the law on voice identification are relatively simple and are summarized in MacFarlane, Frater and Proulx’s Drug Offences in Canada (3d Ed.) ch. 21, par. 21.1620 as follows: (I will leave out references to case law and textbooks)

21.1620   There are a number of methods by which the parties to a private communication may be identified. They include the following:

(a)         A lay witness who is familiar with the voice of the accused is entitled to express an opinion as to the identity of the parties to a private communication: … even where the witness heard the tapes before listening to the person.

(b)         Evidence arising from the tapes themselves (such as the use of names, addresses, events, etc. which tend to identify the speaker).

(c)         Physical surveillance which was simultaneous to the interception of the private communications (for instance, where the evidence establishes that there was only one person in the residence being « tapped »).

(d)         Direct evidence, i.e., someone who can testify that he or she was personally with and observed the accused at the time that the accused was engaged in the private communication.

(e)         Voice prints (more properly called spectrographic analysis).

It is important to note at the outset that this is not the usual case of voice identification where a lay witness, albeit a police officer, identifies a voice on a tape

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recording as being the voice of the accused on the basis of the witness’ familiarity with the voice of the accused through personal contacts with the accused. On the contrary, police officer Llamas, the main Crown witness on the issue of voice identification, never spoke to the accused prior to giving his evidence at this trial. He did, however, listen in on numerous live telephone conversations of a person he believed was the accused, conversations which were being wiretapped in Spain in 1994 and conversations of the same person which he has since then listened to on numerous occasions as reproduced on the Spanish tapes.

In effect, Cst. Llamas « familiarized » himself with a voice which he believes is the voice of the accused but he has never spoken with the accused. He then listened in open court to the voice of one Jose Luis reproduced on tape recordings which were obtained in Canada through wiretaps in the Montreal area. His evidence was that the voice of Jose Luis on the Canadian tapes was the same voice which he believes is the voice of the accused with which he became familiar by the methods already described.

Llamas’ belief that the voice he familiarized himself with was the voice of the accused Rumbaut, not being based upon personal familiarity with the accused’s voice, was grounded entirely upon circumstantial evidence. It is therefore necessary for the Court to take a close look, from an objective standpoint, at the admissible circumstantial evidence to determine if such evidence is sufficient to allow this Court to reasonably infer that the voice with which Mr. Llamas familiarized himself is in fact the voice of the accused. Of course, if the Court is not satisfied that the voice with which Mr. Llamas familiarized himself in Spain is in fact the voice of the accused, the evidence of Mr.

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Llamas that the voice of Jose Luis is the same voice with which he is so familiar is of no moment and of no relevance.

The circumstantial evidence adduced by the Crown upon which the Crown relies to convince the Court that the voice which Officer Llamas is « familiar » with is the voice of the accused can be summarized as follows:

  1. In the context of an international drug investigation, the Spanish authorities were asked by the English authorities to investigate a certain telephone number which the latter believed had some connection with one Carlos Miguel Hernandez Rumbaut. The phone number was provided to the Spanish National Telephone Company in order to obtain the name and address of the person to whom the number « belonged ». Llamas testified that he was informed by the phone company that the phone number was registered to a female named Romanillos who resided at 40 Sextante Street, Aravaca, Madrid. (Aravaca address)
  2. With that information, the Spanish authorities commenced surveillance around the Aravaca residence and wiretapped its phone in July 1994. It became obvious after a while that the person they thought would be residing there did not live there at all. In fact, the accused was never seen around the place. Before the wiretaps were ended however, Llamas testified that the person he believed was the accused’s son made a call to a particular number and talked to a person he believed was the accused. Llamas testified that he determined that he was « intercepting one Carlos Hernandez Rumbaut by hearing conversation of one Mrs. Paloma Osona and some children as well as Mr.

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Rumbaut and family members who called periodically » at the Aravaca address and that « he identified Mr. Rumbaut’s voice for the first time in a conversation he had with his son and after that as a result of the characteristic tones of his voice » (those are the exact words used by Officer Llamas at the trial of this action). Llamas also testified that he concluded that the son was talking to his father Mr. Rumbaut because the son referred to him as « Papa » and further testified that the son was residing at the Aravaca address but not Mr. Rumbaut.

  1.          Llamas then used the number the « son » had been calling and went to the phone company again. They informed him that the phone was registered in the name of a person who was not Carlos Rumbaut and that the phone number related to an address known as Donoso Cortes, number 45, apartment 301 in Madrid (the Cortes address). After receiving that information, the surveillance team set out to determine if that was where the accused resided and obtained a wiretap order.
  2.          Llamas testified that he recognized the same voice which he had intercepted at the Aravaca address, namely a voice which he believed was that of Carlos Hernandez Rumbaut. He said he listened to as much as 200 conversations emanating from that phone at the Cortes address and specifically remembered that on one of them one of the speakers was identified as Carlos.

He also testified that on October 17, 1994 and November 22, 1994, while he was listening to live conversations of Mr. Rumbaut, he was in contact with his surveillance team around the Cortes address and advised them to keep a lookout as he believed Mr.

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Rumbaut would be exiting the building. As it turns out, Officer Aranda, who was a member of that surveillance team, testified that on those same dates, he had in fact observed the accused come out of the front door at 45 Cortes.

  1.    Llamas also testified that he had consulted data banks over which the Spanish police have control as well as municipal records which confirmed the same national identification number (D.N.I.) for the accused as the one referred to on a document found in the accused’s possession when he was arrested in Switzerland in September 1996 as well as on the accused’s passport. He also confirmed (along with Officer Aranda) that the accused’s reference to a particular license plate of a Mercedes Benz on a document found in his possession coincided with the license plate number of a Mercedes Benz parked in parking place number 301 at the Cortes address.

Before commenting on Officer Llamas’ evidence in which he compared Jose Luis’ voice with the « familiar » voice he heard and taped in Spain, I wish to comment on the quality and admissibility of the circumstantial evidence adduced by the Crown in light of the hearsay rule of evidence and lack of evidence on certain aspects of the case.

With respect to the quality of the circumstantial evidence adduced, it is my view that generally speaking it was unreliable and untrustworthy. Both Officers Llamas and Aranda took the witness stand without a single note to backup any of their testimony and without any portions of the Spanish tapes upon which Officer Llamas had relied, in some measure, to become familiar with the voice he contends is the voice of the accused. Most of the evidence consisted of assertions made by Mr. Llamas which could not effectively

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be challenged by the accused because no factual background upon which the witness relied was produced. As an example, Llamas testified that his conviction that the voice he was familiarizing himself with was the accused’s voice was grounded, in large measure, on discussions between the accused and members of the accused’s family on taped conversations. There was not a piece of evidence to prove that the accused even had a family nor a single tape produced to allow the accused to challenge the facts which apparently allowed Llamas to conclude that he was in fact familiarizing himself with the accused’s voice. Because of the absence of taped conversations from Spain, it was also impossible for the accused and indeed the fact finder to verify if, in fact, one of the speakers on a particular tape had mentioned the word « Carlos » or if indeed the speaker which owned the « familiar » voice had a strong South American accent or used the same expressions as Jose Luis consistently did. None of this could be challenged nor verified as to its accuracy. The same comments apply with respect to Llamas’ evidence with respect to his actions and those of Officer Aranda on October 17 and November 22, 1994. The scenario depicted appeared to be embellished to establish a connection between the person Llamas was listening to and the person Officer Aranda saw coming out of the Cortes apartment building on the same dates. None of this factual background could effectively be verified and one must wonder why, in a period of over six months of surveillance, no one ever saw the accused either entering apartment 301 and coming out of apartment 301. After all, 45 Cortes was a large apartment building which housed between 50 to 100 apartments.

A considerable amount of the evidence adduced was hearsay evidence and inadmissible to prove the truth of the contents thereof:

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  1.          The evidence that the English authorities believe that the telephone number they were providing to the Spanish authorities was somehow related to the accused is hearsay evidence and not admissible to prove that such number was in fact related to the accused.
  2.          The information provided to Llamas by the phone company to the effect that the phone number was registered in the name of a specified person living at the Aravaca address is hearsay evidence and cannot be used as presented to prove its contents.
  3.          Officer Llamas’ evidence that he believed that the accused was in fact speaking with his son at one point and that such conversations were basically the starting point of his belief that the person was in fact the accused is a groundless statement as there is no admissible evidence before this Court that Mr. Rumbaut had a son or a wife or a daughter.
  4.          The information provided to Llamas that the phone number dialed by the accused’s son was registered in the name of a specific person and was related to the 45 Cortes address is hearsay evidence and inadmissible when presented with a view to proving the truth of the information provided by the phone company.

This is also an appropriate time to briefly discuss some weaknesses with respect to the evidence found in the possession of the accused in Switzerland to establish a connection between the accused and the person Officer Llamas believed to be the accused. The weakness of that circumstantial evidence (i.e. for example the address in

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the passport referring to the Aravaca address) becomes obvious when one considers that because of the hearsay rule, there is no admissible evidence before this Court that the wiretapped phone number was in fact a phone located at the Aravaca address, nor is there, for that matter, any admissible evidence before this Court to establish that the phone number presumably dialed by the « son » of the accused was in fact the number of a phone located at the Cortes apartment building, apartment 301, where presumably the accused resided and, as alleged, was using the wiretapped phone located therein consistently.

If one eliminates the inadmissible hearsay evidence and the unreliable evidence from the evidence to be considered on the issue of whether or not sufficient evidence was produced on a balance of probabilities to establish that the voice with which Officer Llamas familiarized himself with was in fact the voice of the accused, it is this Court’s view that the Crown has failed at the task. Briefly put, this Court is of the view that Officer Llamas’ assertions that the voice he intercepted and familiarized himself with at the Aravaca address and the Cortes address are simply not grounded upon sufficient reliable, verifiable or admissible evidence and are therefore deprived of the degree of trustworthiness necessary for this Court to accept such assertions. In the Court’s view, the admissible and reliable evidence left to be considered on this issue falls short of establishing that which the Crown sought to establish.

Apart from the difficulties just identified, there are other major difficulties with the Crown’s evidence on voice identification even assuming for the purposes of this

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discussion that I accept that the voice which Officer Llamas familiarized himself with in Spain was in fact the voice of the accused.

Llamas testified that he gained familiarity with the accused’s voice by listening to numerous live conversations and their reproduction on numerous tape recordings. He referred to some characteristics or peculiarities with respect to that voice. In particular, he said that the person speaking had a strong or heavy South American accent and not the typical Spanish accent and that he would very often end his sentences by the expression « O.K. » or « Okay » and used expressions habitually used by South Americans. The taped conversations resulting from the Canadian wiretaps on which Jose Luis is speaking were all played for him in court and, at every occasion, he identified the voice of Jose Luis as the same voice with which he was familiar, namely the voice contained on the Spanish tapes. Yet, as mentioned before, Mr. Llamas did not have with him any of the tapes or copies thereof as they related specifically to that voice so as to allow the fact finder or indeed the accused to verify for themselves Mr. Llamas’ assertions that the voice of Jose Luis was the same voice as the one heard and recorded in Spain or at least contained some of the characteristics on which Mr. Llamas was relying to make his assertions. Mr. Llamas tried to justify the absence of any background material or tapes as a backup for his assertions on the ground that the Spanish authorities were still involved in an investigation and that to produce such material could jeopardize an ongoing investigation. The Court does not accept that evidence as it fails to see the logic of it. Surely, some of the tapes involving the familiar voice could have been produced without jeopardizing anyone or anything.

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The facts are, in addition, that Canadian authorities never took any measures whatsoever, at any time, to obtain such material (i.e. documentary evidence with respect to plate number, D.N.I. numbers or the taped conversations which contained excerpts of this « familiar » voice). On the whole, the evidence did not really establish that the bringing into Canada of such material could in any way jeopardize an ongoing investigation in Spain.

The frailty of the voice identification evidence was also exposed to a certain degree while Mr. Llamas was listening to the Canadian interceptions with a view to establishing that the voice of one Jose Luis was the same voice with which he was « familiar », namely that of the accused.

Mr. Llamas had just been asked to advise the Court when he felt he heard a voice he could identify. When tape # 138 (Exhibit # 173) was played (See Volume 13, tab 138 in Exhibit # 174), Mr. Llamas listened very carefully to the speakers. He was not following a transcribed version of the conversations which was between four persons, namely two identified males, one Mario (identified clearly as Claudio Locatelli by another witness during the trial) and Jose Luis. After listening to the conversation for a short while, Mr. Llamas recognized a voice with which he was familiar when the speaker said, « Si, si, si, muy temprano ». The speaker’s voice, as it turns out, was not that of Jose Luis at all but that of one Claudio Locatelli (Mario). The error, although isolated and not fatal per say, clearly illustrates the dangers associated with identifying a person by identifying a voice.

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For all those reasons, the Court is of the view that there is insufficient reliable and admissible evidence from which a trier of facts can reasonably find that the voice of Jose Luis is the voice of the accused. This, of course, means that the Court cannot consider the declarations of Jose Luis as the declarations of the accused directly admissible against the accused on a question of the probable membership of the accused in the conspiracy alleged in the indictment.

Considering my ruling on the voice identification issue, what then are the acts and declarations directly admissible against the accused on the issue of his probable membership in this conspiracy? As mentioned previously and for the reasons elaborated, I cannot take into account any of the declarations, utterances or statements of one Jose Luis on any of the tape recordings entered as evidence in this case. In addition, I have already commented on the weaknesses of the circumstantial evidence related to the acts or conduct of the accused which were directly admissible against him on the issue of probable membership. In essence, I came to the conclusion that taken in their proper context, the accused’s acts or conduct may certainly raise suspicions but were not sufficiently probative to convince this Court, on a balance of probabilities, that the accused was a probable member of this conspiracy. The Crown has failed to prove probable membership of the accused in the alleged conspiracy.

My conclusion that the Crown has failed to prove probable membership of the accused is, of course, fatal to the Crown’s case and means that the accused must be acquitted of the charge laid against him; a verdict of acquittal is hereby entered.

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In closing, however, I wish to add that even if I had concluded that the accused was a probable member of this conspiracy, I am far from being convinced that the Crown would have succeeded in establishing the identity of the accused as the offender beyond a reasonable doubt. At the end of the day, looking at the evidence in its entirety, the Court would still have to be convinced beyond a reasonable doubt that the accused’s identity as a conspirator was proven by the Crown. In this Court’s view, the admissible evidence adduced by the Crown on the issue of the accused’s identity alone would have fallen woefully short of establishing identity beyond a reasonable doubt.

[S]                                                     

Alexandre Deschênes, J.C.Q.B.

Bathurst, N.B.

October 5, 1998

SOURCE:http://caselaw.canada.globe24h.com/0/0/new-brunswick/court-of-queen-s-bench-of-new-brunswick/1998/10/05/r-v-rumbaut-1998-9816-nb-qb.shtml

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La juge d’instruction parisienne, Sophie Clément a rendu le 16 mai un non-lieu explosif.

Lu dans « Le Parisien » du 23 mai 2006

LES FAITS DIVERS
Drogue

Marc Fievet contre-attaque

LA SITUATION est ubuesque, condamné au Canada à la prison à perpétuité pour trafic de drogue avant d être transféré en France, où sa peine a été « réduite » en 1999 à vingt ans de prison, Marc Fiévet, aviseur des douanes (NDLR indicateur) vient d’être « blanchi » par la justice française. l’agent NS55, soupçonné d’avoir importé plusieurs tonnes de cocaïne en Grande-Bretagne et au Canada, avait déposé plainte contre son administration pour « complicité de trafic de stupéfiants » et « subornation de témoin». Considéré comme l’un des meilleurs aviseurs de toute sa génération, adoubé par Michel Charasse, alors ministre du Budget, il assure avoir été « lâché » par l’Etat français.

La justice en désaccord avec l’administration

La juge d’instruction parisienne, Sophie Clément a rendu le 16 mai un non-lieu explosif: elle assure qu’il n’y a pas lieu de poursuivre quiconque pour complicité de trafic de drogue car « les investigations entreprises, les auditions réalisées,. l’étude des documents figurant en procédure, ne permettent pas de caractériser à l’encontre de Marc Fiévet les faits de trafic de stupéfiants ». Elle estime, par ailleurs,, qu’il n’y a pas lieu non plus de poursuivre pour « subornation de témoins » le personnel des douanes, qui avait convaincu l’agent de plaider coupable dans le but d’obtenir une libération rapide après son transfert en France, car il ne pouvait imaginer que cet engagement ne serait pas suivi d’effet après l’arrivée- du nouveau directeur des douanes ».
Marc Fiévet qui’ a passé douze ans en prison, dont huit en France, estime que les douanes ne l’ont pas « couvert » lors de son arrestation. L’administration assure, elle, que l’agent NS55 aurait caché des opérations « intermédiaires ». Une version démentie par l’instruction. L’ancien directeur de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), Jean Hoquet, a affirmé à la juge qu’il n’avait «jamais entendu la DNRED dire que ce dernier avait tenté de faire du trafic pour son propre compte ». Il confirme que plusieurs responsables des douanes sont allés rendre visite à Marc Fiévet en Espagne, puis en-Angleterre et au Canada : « On lui a dit de plaider coupable et qu’ensuite on le ferait rapatrier en France pour arranger les affaires », assure le haut fonctionnaire.
Cependant, M. Hoquet assure qu’il s’est passé ensuite « quelque chose de tout à fait inhabituel » : le nouveau directeur général des douanes, qui ne connaissait pas l’affaire, devait intervenir auprès du ministre des Finances, qui devait lui même avertir le ministère de la Justice pour tenter d’obtenir – via le parquet – sa remise en liberté. « Une peine symbolique, comme par exemple cinq ans avec sursis », précise l’ex patron de la DNRED. Une promesse faite à l’agent infiltré qui n’a jamais été tenue.
La situation a scandalisé M. Hoguet : « Si je suis sorti de ma réserve, ç’est que je trouve inadmissible ce qui s’est passé (…). Cest la première fois que je rencontre un tel comportement qui fait que la continuité de l’Etat n’est pas assurée ou assumée ». L’avocat de l’aviseur, Me Christophe Pech de Laclause, entend bien s’appuyer sur cette ordonnance pour relancer la procédure de révision du procès au Canada et engager la responsabilité de l’Etat français. Pendant ce temps, les tracas se poursuivent pour Fiévet libéré- le 26 mai 2005, il est « conditionnable » jusqu’en 2013: Le parquet vient de lui interdire de rendre visite à sa famille à Malaga. Il considère en effet que le sud de l’Espagne est une région où prospèrent les trafiquants de drogue…

CHRISTOPHE DUBOIS

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Coke en stock (LXXV) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie (Part 3)

ciaSUITE de

Coke en stock (LXXIII) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie (Part 1).

Coke en stock (LXXIV) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie ( part 2).

Coke en stock (LXXV) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie (3)
par morice
mardi 18 novembre 2014

Au sommet de la pyramide, il y a toujours quelqu’un. Et l’histoire est là pour nous remémorer des faits étonnants arrivés jadis à un magnat d’entreprise australien, lui-même héritier d’un empire de presse et qui s’était retrouvé un jour au milieu d’un énorme scandale de trafic d’héroïne entre l’Australie et les Etats-Unis, tout en réussissant à passer au travers des mailles du filet de la justice US. L’homme avait la désagréable habitude de mépriser tout le monde, de croire toutes les personnes puissent être soudoyées, et s’était promené des années entières au travers de douanes les sacs remplis de billets (il ne supportait que cela comme type de règlement, dans n’importe laquelle de ses transactions. Des habitudes qui ne sont pas sans nous rappeler les découvertes de juin dernier sur un petit aéroport d’Australie…
L’Australie, historiquement, a déjà eu une vague de survols d’avions de la drogue, à l’époque de la marijuana, qui a vite fait place à l’opium des voisins (Thaïlande, Birmanie, Laos). A la fin des années 70, déjà, avec de biens curieux DC-3 (de chez MacDougall Airways, d’Afrique du Sud) survolant le nord, dans la région de Marreba ; région dans laquelle on surprendra des policiers faisant partie du trafic. « En Janvier 1978, un avion léger a été repéré sur le radar entrer dans les Territoires du Nord à l’ouest de Darwin. Par coïncidence, un C-130 Hercules (A97-168) de l’escadron n ° 37 revenait d’un voyage à Butterworth et était sur le point de rentrer en Darwin en même temps. En l’absence d’opposants à combattre, le capitaine d’un avion de transport de la RAAF a été invité à suivre l’avion de mystère alors qu’il parcourait les terres intérieures. Finalement, le C-130 a rattrapé ce qui se révéla être un bimoteur Aero Commander 680E. Le pilote de l’avion léger s’est écrasé dans un enclos boueux à 14 kilomètres au nord-ouest de Katherine, puis mis le feu à l’appareil dans une tentative de dissimuler ce qu’il y avait à bord, à savoir 270 000 « bâtons de bouddha thaïlandais »( une haute qualité de cannabis) vqui aut près de 4 millions de dollars. Après s’être caché dans la brousse pendant 40 heures, le pilote – plus tard identifié comme étant le trafiquant de drogue, Donald Tait – a été découvert par la police et arrêté. Tait a ensuite été emprisonné pendant sept ans. » Anecdotiquement, un C-47 B de la RNZAF (d’avril 1945 à mai 1947) utilisé par Pukeko vendu aux Polynesian Airlines en 1972 et revenu en Nouvelle Zélande pour entraîner des pilotes australiens et reparti aux USA a fini comme avion transporteur de drogue dans le Caraïbes. Il est tombé à Aruba dans les antilles néerlandaises !

Des avions, des cargos et des yachts

Au début des années 2000, c’est un Piper PA23-250 immatriculé VH-PFD qui se faisait saisir par la police de Cairns, bien plus au sud, avec de la drogue à bord. Les Aero-Commander étaient largment préférés en Australie, pour leur aile haute (ils ingurgitaient moins de sable et de poussière) et l’un d’entre eux, un Aero Commander 560E montré désormais à l’Australian Aviation Museum, de Bankstown a un lourd passé d’avion de trafiquants de drogue. Mais c’est en 2012 que l’on découvrait que Joaquin « Chapo » Guzman, l’homme à la tête du cartel mexicain de Sinaloa avait décidé de faire du continent australien un de ses nouveaux objectifs et nouveau marchés de cocaïne. Les navires semblaient avoir sa préférence, avec la découverte de 50 kilos de cocaïne cachés dans une cargaison de caisses de bière mexicaine. En 2013, c’était un chargement de « crystal meth » qui était saisi venant de Chine via un cargo. Il y en avait pour 448 millions de dollars. Un yacht , le Raj, était saisi en août 2013 au Vanuatu, avec 370 millions de dollars de coke à bord : sa destination était encore l’Australie. Lors de l’atterrissage du fameux Swearingen, certains se sont souvenus des épidodes antérieurs du trafic d’héroïne, de cocaïne et de marijuana dans les années 80 : « la ville du Nord Quensland loin de Mareeba a déjà été liée à des cartels internationaux de la drogue appartenant à la CIA L’ aéroport de Mareeba, juste à un jet de pierre de Cairns aéroport international, a été construit par les États-Unis pendant la guerre mondiale. Au cours de ces cinq dernières années, des avions étranges, atterrissant souvent dans le milieu de la nuit, dont certains, selon les experts des compagnies aériennes, appartiennent à Air America, une compagnie aérienne de la CIA en propriété exclusive, sont utilisés expressément pour le convoyage de drogues et d’armes dans le monde entier ».

Tous enregistrés au Delaware, paradis US de l’irresponsabilité pénale

Pour en revenir à nôtre avion du jour, l’enquête a révélé, on l’a vu, un enregistrement de départ dans un état américain bien particulier. Le Delaware, où le pilote situait le propriétaire précédent de l’avion, et particulièrement Wilmington, est un endroit plutôt… curieux, repéré par des internautes subtils : « Mais le fait que ce club a un siège social dans le Delaware pourrait être un indice très important. Le Delaware est l’un des états les plus étranges aux États-Unis, en termes de droit des sociétés surtout si il vous arrive d’être dans l’entreprise de gestion d’actifs. Ces types d’entreprises, dans le Delaware, jouissent de la liberté et le secret similaire à des clients d’autres organisations très secrètes comme la Banque du Vatican ou des institutions financières dans les îles Caïmans. Là-bas, les avions et bateaux, inscrits dans le Delaware utilisent un moyen de minimiser leur responsabilité fiscale car les actifs sont enregistrés à titre de fiduciaire appartenant à une société plutôt qu’à une personne. Ce qui en fait un excellent endroit pour se cacher si cela est votre souhait »… démontrait notre internaute.

Les avions de la torture, inscrits eux aussi dans le Delaware

Ce qui nous relie encore une fois à la CIA. Des avions de « renditions » ont terminé leur carrière aussi en Australie : or ils étaient eux aussi enregistrés eux aussi à Wilmington, et l’un d’entre eux a fait un parcours d’enregistrements successifs qui ressemble étonnament au parcours effectué par notre fameux Swearingen : le N581GA, devenu N379P chez « Premier Executive Transport Services », un paravent répertorié de la CIA, avant de changer d’immatriculation deux fois de suite encore N8068V et N44982 (là sous le nom d’une entreprise de…. l’Oregon (ah tiens), puis de changer encore en N126CH (enregistré à Miami, ah tiens encore), avant de l’être à la Wilmington Trust Company (eh eh), dans le Delaware en 2006 (encore le même endroit !). Après encore, l’avion est devenu… australien (à quel hasard encore), immatriculé VH-CCC au nom de Crown Melbourne Ltd, à savoir un avion des casinos Crown . Ces avions de chez Crown surnommés des « high rollers », à savoir de grands rapporteurs d’argent (« roll » étant un rouleau de billets) car ils emportent des VIP en priorité, ont volé surtout vers le Cambodge et la Thaïlande ou la Malaisie entre 2010 et 2012. Des vols (5 au total) ont eu lieu aussi vers la Polynésie Française. Certains observateurs de Flight Radar les ont suivis, en Australie même vers d’étranges destinations dans le pays même. Crown qui détient 3 Gulfstream (le VH-CCC Gulfstream G-V (ici à gauche), MSN 581 construit en 1999 celui des rendition flights), le VH-CGF Glufstream G-IV, MSN 1083 construit en 1988 et le VH-CRQ Gulfstream G-V, MSN 603 de 2000 a annoncé récemment vouloir les remplacer par trois modèles Global Express XRS plus performants. Ou comment on passe des activités de casinos à la CIA… serait-on tenté de dire…

Le cas pendable des casinos Crown

Car, à l’évidence, les hôtels-Casino Crown jouent un drôle de jeu, à bien y regarder (pas celui-ci, en fait). C’est dans celui de Melbourne, en effet, que s’est tenue en janvier 2013 une bien étrange réunion. Une conférence sur la paix qui a faili tourner au punching ball entre participants. Celle de généraux de haut rang chinois, venus faire une conférence à laquelle assistait aussi le japonais Yoshiaki Nakagawa, lieutenant général de l’armée japonaise. Ce dernier s’était fait littéralement oralement agresser par le représentant chinois, le lieutenant-général Ren Haiquan, très agressif en effet ce jour-là. Pas une surprise, en fait. Les chinois agissent toujours ainsi, pour arriver à leurs fins, déclarant par exemple pendant des années qu’un bout d’île est à eux (Diaoyu pour les chinois) et Senkaku (chez les japonais), le martelant, ou menaçant (là cette fois du début d’une troisième guerre mondiale, car le discours d’Haiquan évoquait le début de la seconde). Le Casino Crown de Melbourne servirait-il de lieu d’écoutes discrètes, plusieurs s’en doutent. La revue DSI N°107 d’octobre 2014 de ne laisse pas entendre autre chose, à propos de la technique de « persuasion » chinoise, dans un article sous la plume du connaisseur Romain Mielcareck (page 54), évoquant l’intense guerre psychologique menée par les chinois. Lors de la réunion le colonel Dai Xu de l’aviation chinoise (en pleine modernisation) en avait rajouté une couche ajoutant que « le Vietnam, les Philippines et le Japon n’étaient que les chiens de garde des USA ». Le propos date et surprend, car il rappelle fortement la période tendue de la guerre du Viet-Nam !

Une bien étrange réunion chez Crown

L’empire Crown a deux facettes à vrai dire : un côté « entertainment » (les casinos) et un côté immobilier, celui des complexe de loisirs dotés d’un ensemble hôtelier (on dit « resorts », en anglo-saxon). Son dirigeant, James Douglas Packer (ici à gauche) la troisième fortune australienne, héritier des médias australiens (son grand père Franck, anobli par la reine, avait fondé l’Australian Consolidated Press et Nine Network) lorgne aujourd’hui vers le marché chinois des loisirs, et s’est associé récemment à Greeland, qui comme son nom ne l’indique pas est une société chinoise , pour construire ensemble un gigantesque casino et des appartements à Brisbane. Son concurrent direct Echo Entertainment Group annonçant au même moment une association avec le groupe Chow Tai Fook Enterprises et Far East Consortium (FEC Australia). L’empire Parker est installé aussi à Macao (avec « City of Dreams » et « Altira Macau », et les cubs « Mocha »). En 2002, Packer s’était rapproché de Tom Cruise, et de l’Eglise de Scientologie australienne, pour l’abandonner ensuite. Quels sont les liens exact du groupe avec la CIA, à ce jour, on l’ignore encore. Pour l’instant, il défraie régulièrement la chronique people, plutôt (voire ses ex aussi). Entre son Boeing 737 Business Jet personnel (dont on fait ici la visite), son yacht Z Ellerston (un Mangusta 165 acheté en France 50 millions de dollars) ou son autre yacht fabriqué à partir d’un brise-glace, l’Artic P, l’homme à de quoi sillonner le monde.

Le digne fils de son père ?

Un homme très voyant donc…qui rapelle son père Kerry, en effet. Fils lui-même d’un homme frustre et inculte, devenu magnat de la presse (une sucess story à l’australienne ;, qui s’était terminée dans les griffes de Rupert Murdoch), persuadé qu’on pouvait acheter tout le monde sur terre, capable de saillies odieuses comme celle-ci sur les émeutes raciales aux USA : « l’éditeur était célèbre pour l’utilisation de ses intérêts dans les médias pour diffuser ses idées réactionnaires. « Dans un éditorial infâme du Telegraph, Frank Packer (ici à droite) ruminait sur la violence urbaine 1967 aux États-Unis. « Si à chaque fois que des révolutionnaires noirs décidaient de brûler et tuer, ceux qui maintiennent la loi tuaient 500 Noirs, les noirs pourraient décider de cesser de brûler et de tuer, » avait-il écrit. Kerry fonctionnait de la même façon à vue, comme son père : en octobre 1990, atteint d’une crise cardiaque à l’Australian Open Polo Championship de Sydney, il reste six minutes sans vie mais il est ressuscité par des infirmiers dans l’ambulance , une des rares à disposer à bord d’un défibrillateur. Dans les jours qui suivent, toutes les ambulances de la région reçurent des défibrillateurs semblables, qui devinrent vite des « Packerwhackers » pour les australiens. Une forme d’humanité tardive issue d’un égoïsme fondamental, venant d’un véritable tyran (au travail et domestique,) confronté à un cas auquel il n’avait jamais pensé auparavant. Kerry et sa femme méprisaient également leur propre fils (le fameux James, le futur héritier de l’empire, alors un enfant dyslexique) en l’appelant par exemple “Boofhead” (issu d’une vieille BD pour le père, signifiant attardé) et “Dummy » (crétin) pour la mère…

Un homme impliqué dans un trafic et un blanchiment

L’histoire de la famille relie les points évoqués ici entre eux. Kerry, le père héritier du magnat de la presse australienne, a été un temps suivi de près par le FBI. « Quand on a questionné Packer sur les 225 000 dollars qu’il avait reçu en 1980 de la faillite de l’investisseur du Queensland Brian Ray, qui a ensuite été accusé et acquitté de l’évasion fiscale, le magnat de la presse a déclaré que Ray lui avait prêté de l’argent après une mauvaise journée aux courses. « Je voulais qu’il paie en espèces parce que j’aime les espèces – je dois avoir une mentalité d’écureuil », avait-il dit en parlant du prêt de son partenaire d’affaires occasionnel. Les documents du FBI montrent que la commission royale était également intéressée par une transaction beaucoup plus importante – impliquant plus de 800 000 dollars apparemment envoyés de Hong Kong à la banque centrale nationale de Cleveland, Ohio ». On évoquait alors à demi mot du blanchiment d’argent sale : l’affaire se révélait pouvoir devenir un énorme scandale. Cela n’avait pas plu dans la famille, comme déballage, on s’en doute, même le personnage décrit dans la presse concurrente, fort peu reluisant, avait vu son identité réelle masquée : « Packer avait réservé une de ses colères mémorables pour le chef de la commission royale Frank Costigan (mort en 2005) , car très amer sur la compilation des résumés vagues et ouvertes cas qui lui avaient valu ensuite le surnom « d’écureuil » lorsqu’ils avaient été finalement divulgués à Fairfax. Le journal national The Times avait changé « Squirrel » (l’écureuil) en « Goanna » lors de la publication des événements, qui accusaient le suspect de crimes graves allant de la pornographie au trafic de drogue, et peut-être même à des assassinats. « Le style de vie Goanna est flamboyant et très coûteux », avait conclu le National Times ». La commission avait démontré en prime que le propre frère de Kerry, appelé Clyde, faisait partie du trafic, lui aussi. Les preuves réunies « détaillaient comment Clyde Packer, l’ancien politicien à la tête de NSW News devenu homme d’affaires expatrié, avait attiré l’attention de la Drug Enforcement Agency aux États-Unis, en 1977, lorsque son numéro de téléphone a été lié à une « grande organisation de distribution d’héroïne entre Los Angeles et Detroit ». Au final, ni l’un ni l’autre n’avaient pourtant été inculpés : pourquoi et comment donc la famille Packer avait-elle réussi à passer au travers du filet ? L’un des proches de Clyde, Ian Percival Coote, cité lui aussi dans le réseau par la DEA, avait été retrouvé mort dans d’étranges circonstances : on concluera à un suicide bien pratique. Packer ne sera même pas accusé d’évasion fiscale, aux Etats-Unis ! Un site effectue ici le recensement des côtés sombres de Kerry Packer. Il y a de quoi s’inquiéter en effet, de l’héritage laissé aujourd’hui à son fils… car il n’y pas que les souvenirs des alcoves d’Heidi Feiss de concernés. L’histoire des lingots d’or volés (pour 5,4 millions de dolars) révélée bien plus tard en dit long aussi sur ses méthodes… et ceux de sa propre secrétaire, Pat Wheatley, qui l’avait visiblement trahi. Au décès de cette dernière en 2008, la presse aura une phrase significative : « elle savait beaucoup sur les liens entre politiques et entreprises où des squelettes ont été enterrés, mais elle a gardé le silence ». Surnommée « Miss Moneypenny », elle avait quand même avoué se balader régulièrement avec 100 000 dollars en liquide dans son sac, au cas où… Kerry Packer aurait été inquiété à l’aéroport. Personne ne s’est jamais inquiété des sommes considérables en cash que trimballait partout le magnat australien ! Comprenez alors que de revoir autant de liasses au pays des kangourous ravivait le souvenir de l’ère Packer père !

Les fondements historiques du trafic

Les liens entre l’Australie et la CIA ne datent pas non plus d’hier, en fait. C’est en 1975 qu’on avait pu en voir les effets flagrants, avec le rôle trouble de John Kerr, Le gouverneur général, représentant du chef de l’État australien, la reine Élisabeth II, reine d’Australie ne l’oublions pas. John Kerr, (« sir » Kerr, il a été anobli lui aussi depuis) un pro-américain, un ancien des services spéciaux pendant la seconde guerre mondiale, avait tout d’abord participé à la fondation en 1966 de « Law Asia » (ou « lois d’Asie »), une organisation d’avocats d’Extrême-Orient anticommunistes, qui existe toujours, financés par la nébuleuse « Fondation d’Asie », fondée en 1954. En réalité, cette fondation était en fait l’un des fronts de la CIA les plus importants sur place, avec des bureaux et des représentants dans toutes les grandes capitales de l’Asie. Difficile d’imaginer qu’il n’en reste plus rien depuis. L’idée qui avait été établie à la base, était de servir avant tout à critiquer constamment la Chine, le Vietnam du Nord et la Corée du Nord, via notamment Radio Free Asia. Selon des sources, la CIA dira plus tard de Kerr qu’il « était notre homme » sur place. L’autre aspect de l’action américaine secrète était d’infiltrer les syndicats australiens pour défier tous les jours le parti travailliste alors au pouvoir. Cela jouera un rôle lors de la crise de 1975 où le Premier ministre Gough Whitlam, du Parti travailliste australien, sera révoqué par Kerr en personne après une longue crise politique. Aujourd’hui, c’est l’espionnage sur invitation à des « conférences » dans les casinos Crown qui semble plus efficace…

Des anciens d’Air America devenus banquiers !

Un autre aspect douteux du personnage, encore, étaient ses liens avec la Banque Nugent-Hand de Sydney, que la CIA utilisait pour blanchir de l’argent. Son fondateur n’était autre que Michael John Hand, un ancien pilote de la CIA, un ancien « green beret » qui avait volé avec Air America (on y revient !), le service aérien immortalisé dans le film avec Mel Gibson, fournisseur secret d’armes au Laos et à la Birmanie, avec au retour l’opium du Triangle d’Or pour financer ses activités là-bas. Michael Hand, après Air America, avait fondé sa propre banque avec Bernie Houghton et un avocat australien (on y revient aussi), Francis John Nugan. Et quelle banque ! « La Banque a également participé à des activités telles que ; le trafic de drogue, d’armes internationales, les liens avec le crime organisé (Hand avait enrôlé « Murray » Riley, un ancien policier devenu chef de gang !), dont le rôle était d’activer « le blanchiment d’argent pour le président Suharto, de fournir des services non spécifiés pour des Marcos, d’aider le Shah pour faire sortir l’argent de l’Iran, de canaliser l’argent de la CIA vers des partis politiques pro-américains et des opérations secrètes en Europe (on pense à Gladio), en essayant au passage le chantage sur un ministre de l’Etat australien qui enquêtait sur le crime organisé, d’effectuer le transfert de 2,4 millions de dollars au Parti libéral australien, et encore d’autres services « d’utilité sociale. » Il faut dire que la création même de la banque avait été rocambolesque : « la banque avait été créée avec une prétention frauduleuse de 1 million de dollars en capital : « Avec seulement 80 dollars dans le compte bancaire de l’entreprise et seulement 5 dollars dans le capital versé, Frank Nugan avait signé à sa propre entreprise un chèque personnel de 980 000 dollars pour acheter 490 000 parts de sa société. Il avait ensuite couvert son découvert massif lui-même, en signant un chèque de société pour le même montant « . Cela reposait sur une belle entourloupe ! Elle attirera des investisseurs pourtant, en leur promettant des rendements de 16% minimum (l’argent sale étant lessivé contre une taxe de 22% !). Comme façade sérieuse, la banque recrutera le vice Admiral Earl P. « Buddy » Yates comme président et surtout l’ex-responsable de la CIA, William Colby en personne comme conseiller ! Des précurseurs de Madoff, à coup sûr, tant la cavalerie interne servait à construire un système de type pyramidal, juteux on le sait que pour celui se tenant au sommet de la pyramide !

Une implication indéniable de l’armée US

Dans l’étude de la structure même de la banque Hugan, faite par des journalistes, on découvrait avec surprise l’intense degré d’implication de l’armée américaine et du pouvoir politique américain. L’équipe secrète de Nugan, décrite par le Major Général Secord, lors de son témoignage dans l’affaire des Contras, avait importé pour pas moins de 3 milliards de dollars avant 1976 en provenance de Thaïlande et de Bangkok prioritairement, via ce qui qui restait de la flotte importante des avions d’Air America. Un programme né au Laos en 1969 sous la direction du directeur de la CIA en personne, Theodore Shackley et son adjoint Thomas Cline, Secord étant le coordinateur des vols. L’un des clients de la banque Nugan étant Edwin Wilson, ancien agent de la CIA travaillant pour un programme secret de la Navy appelé « Task Force 157 » en fait le Naval Field Operations Support Group (le NFOSG, qui deviendra CENTRA SPIKE en 1993, et jouera un rôle important pour arrêter Pablo Escobar en Colombie). Une banque dont les liens avec l’armée ou les représentants de la loi US étaient évidents : ses bureaux utilisaient en Thaïlande le même immeuble que le bureau des narcotiques US, la DEA ! Parmi les personnes de haut rang citées comme responsables de l’opération, on trouvait Richard Armitage (ici à gauche), ancien baroudeur devenu l’assistant au secrétaire de la Défense sous Reagan (il sera mêlé plus tard à l’affaire Plame) : il était le « bursar » de l’équipe, autrement dit servait de porteur de valises de l’argent blanchi !!! On le soupçonnera d’avoir fait partie de l’infâmant programme Phoenix (lors de la défaite vietnamienne, il conduira les réfugiés… à Subic Bay !)… D’autres militaires ou anciens militaires complétaient le tableau : à la tête de la banque, lors de son effondrement, on trouvait ainsi le vice-amiral Earl F.Yates, qui avait été commandant du porte-avions John F.Kennedy. A la tête de la branche Philippines, on trouvait le général trois étoiles LeRoy Manor, et l’ancien Assistant Army Chief of Staff pour le Pacifique, le général Edwin Black. Complétait l’équipe l’ancien responsable de l’American Legion, Walter Mc Donald. L’ancien directeur de la CIA, William Colby étant « conseiller » de la banque. Un adjoint de Wislon, Frank Terpiil, avouera que le réseau existait depuis 1960, et qu’il avait comme point de départ… Miami, en Floride nous apprend le magazine « Agenda » d’octobre 1987, sous la signature de Henry E.Hardy (voir document PDF à la fin de cet article). En photo, Paul Helliwell de l’OSS, ancêtre de la CIA, celui qui avait financé l’armée de Chaing Kai-shek rencontrant Michael Hand et Frank Nugan. Heliwell avait financé en 1960 JM/WAVE, l’organisation derrière l’invasion de la Baie des Cochons. Au décès de JFK, il avait fondé aux Bahamas la « Mercantile Bankand Trust Company, » puis la « Castle Bank and Trust Company », les deux paravents bancaires de la CIA. Une enquête de Internal Revenue Service en 1973 l’avait obligé à les fermer, laissant le champ libre à Nugan.

Jusqu’aux Bermudes…

L’incroyable banque australienne était en effet liée à la Castle Bank & Trust des Bahamas, créée en 1960 par 1960s by Paul Helliwell, un ancien de l’Office of Strategic Services, donc, (le précurseur de la CIA !), qui avait jadis beaucoup aidé Chaing Kai-shek et Taïwan, en lui fournissant des armes en échange de l’héroïne (déjà ?) dans les avions du CAT, futur Air America, dont l’écroulement rapide en 1997 montrera les liens avec la CIA (un autre scandale, dans lequel par exemple John Fogerty et Creedence Clearwater Revival perdront un max d’argent (?). Helliwell avait aussi créé auparavant « Intercontinental Holding », une compagnie installée dans les îles Caïman, qui possédait de fait le fameux LearJet utilisé par Barry Seal pour transporter la coke, quand il ne volait pas avec son C-123 ; tout un petit monde alliant argent et coke voire héroïne venant d’Asie. Hand et Nugan iront même entre temps jusqu’à « importer » ce qui restait de l’armée Mhong de la Thailande pour l’installer dans les îles Turk and Caicos, en face même de Cuba, au cas où une autre invasion aurait été mise sur les rails par un président US plus belliqueux. Le suicide (douteux !) de Nugan (il sera retrouvé le 27 janvier 1980 dans sa Mercedes avec une balle de gros calibre dans la tête, à Lithgow, dans le New South Wales, un peu comme… Seal (abattu à la Nouvelle-Orleans le 19 février 1986) mettra à jour toutes ses opérations, obligeant son collègue Hand à se réfugier aux îles Fidji sous un faux nom, avant de rejoindre Vancouver, au Canada, et de disparaître sans laisser de traces dans New York même. On le cherche toujours. Sans oublier, à cet étrange affaire, peut-on ajouter aussi, le rôle de lobby militaire pour faire accepter aux australiens les fameux F-111, si décriés, après leur échec patent au Viet-Nam, pourtant. L’avion controversé tiendra 40 ans, pourtant, en Australie. On enterrera les derniers lors de leur retrait définitif…

Ecouler les surplus afghans et laver les billets

Alors d’où pouvait provenir ce trafic ? Avec la Thaïlande, pays dont la production s’est effondrée et à la législation féroce contre les trafiquants, c’est difficile à imaginer (la production afghane et thaïlandaise jouent les vases communiquants comme le dit Koutouzi dans son ouvrage : quand l’une est haute, l’autre descend. En ce moment, l’Afghanistan produit 90% de l’opium mondial et la Thaïlande plus que 10%. En revanche, le marché afghan pléthorique depuis la présence américaine (encore un autre hasard ?) est à écouler, et l’Australie est une des pistes possible comme consommatrice fort demandeuse. Et là, on retombe sur un autre problème connu : la circulation et le trafic d’opium au sein même de l’armée US, chose dont on peut apercevoir l’ampleur lors de faits divers sagement rangés dans la catégorie des événements à ne pas suivre, chez les journalistes. Ainsi pour la mort d’une gestionnaire de base militaire, retrouvée morte et un peu vote déclarée « suicidée » (une de plus ?). « Comme indiqué dans un précédent post, Ciara Durkin était un agent financier faisant partie base aérienne de Bagram en Afghanistan. Il n’y a pas longtemps, elle est morte mystérieusement. Avant son assassinat apparent, elle avait dit à sa sœur : « J’ai découvert certaines choses qui ne me plaisent pas et je me suis fait des ennemis à cause de cela. » Un autre soldat a dit à la famille que la drogue étaient endémique à Bagram, et qu’elle-même avait consommé de la drogue là-bas. Selon le soldat Santiago, elle avait vu les ventes de drogue qui se déroulaient dans une salle à la base, avec de grandes quantités d’argent comptant sur ​​une table. Le soldat a dit qu’elle croyait qu’elle a dû voir quelque chose qu’elle n’a pas approuvé, et elle l’a payé de sa vie .. Comme le chroniqueur de Kos, MichiganGirl, nous le rappelle, Seymour Hersh a fait un important exposé sur le commerce de ladrogue à Bagram .. (*)  » Même chose pour le sergent Juan Torres, retrouvé mort de la même façon.

Il y a un lien, à l’évidence, entre ce petit avion surgit du fond de l’histoire et les méthodes de la CIA. Rien n’a changé depuis plus de quarante ans. Le trafic de drogue est toujours une composante essentielle de l’agence américaine. Et c’est un petit bimoteur perdu en Australie qui vient de nous le rappeler.

(*) extrait : .. »La facile disponibilité de l’héroïne [en Afghanistan] représente également une menace pour le bien-être des troupes américaines. Depuis l’automne 2002, l’armée et un certain nombre de retraités fonctionnaires de la CIA me l’ont dit à propos de l’augmentation des rapports de consommation d’héroïne par des militaires américains en Afghanistan, dont beaucoup ont été là pendant des mois, avec peu de distractions. Un ancien officier de renseignement de haut niveau m’a dit que le problème ne venait pas des forces spéciales ou des unités de l’armée de combat qui étaient actifs dans le domaine, mais « des gars de la logistique » -les conducteurs de camion et les travailleurs de l’avitaillement et de maintenance qui sont en poste sur la grande base de Bagram, près de Kaboul. Cependant, je suis aussi dit qu’il y avait des préoccupations au sujet de l’héroïne dans les Marines. Les GI affectés à Bagram sont nominalement confinés à la base, pour des raisons de sécurité, mais les drogues, l’ancien officier de renseignement m’a dit, ont été fournies aux utilisateurs par des afghans locaux embauchés pour gérer les travaux subalternes. La haute direction du Pentagone a une « attitude tête-dans-le-sable », dit-il. « Il n’y a pas de désir de l’exposer et d’obtenir l’application en cause. Putain, ce que c’est difficile ! « , a-t-il ajouté, en parlant de l’héroïne. Le Pentagone, a qui j’ai demandé des précisions, a nié qu’il était préoccupé par l’usage de drogues à Bagram, mais a ensuite reconnu que « des procédures disciplinaires ont été engagées contre certains militaires américains en Afghanistan pour l’utilisation présumée de drogue. » Interrogé séparément sur les allégations contre les marines, le Pentagone a déclaré que certains Marines avaient été relevés de l’Afghanistan pour faire face à une procédure disciplinaire, mais a aussi blâmé plutôt l’alcool et de la marijuana plutôt que l’héroïne … »

-Le dossier des C-130 détournés :

http://www.fromthewilderness.com/fr…

-sur le cas de la famille Packer

livre référence : Paul Barry, The Rise and Rise of Kerry Packer (Sydney, Bantam, 1993)

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