Jean-Michel Pillon, ancien directeur des douanes de Perpignan et directeur rĂ©gional des douanes d’Occitanie basĂ© Ă Toulouse (« renouvelĂ© dans son emploi jusqu’au 30 avril 2024 » par arrĂŞtĂ© du 17 juin 2022 publiĂ© au Journal officiel) a-t-il utilisĂ© ses fonctions, et son accès Ă un prĂ©cieux fichier d’Ă©vadĂ©s fiscaux, la liste Falciani (du nom d’un lanceur d’alerte employĂ© par HSBC Ă Genève, et contenant 9 000 noms d’Ă©vadĂ©s fiscaux fournis aux services fiscaux français en 2008) pour aider le gouvernement espagnol Ă affaiblir le mouvement indĂ©pendantiste catalan, dans son « opĂ©ration Catalogne », lancĂ©e en septembre 2012 ?
Deux mĂ©dias catalans (la radio RAC1 et le quotidien La Vanguardia) l’affirment après une enquĂŞte menĂ©e conjointement. Comme le prĂ©cise La DĂ©pĂŞche du Midi, le parquet espagnol enquĂŞte dĂ©sormais sur cette sombre affaire franco-espagnole.
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DNRED (Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières): lorsque Jean Michel Pillon « traitait » directement avec « le Chacal »
ESPAGNE 🇪🇸 : l’ « espion français » au service de l’Espagne n’était autre que Jean Michel Pillon, l’ex-directeur des douanes d’Occitanie
ContactĂ© par le commissaire Enrique Garcia Castano, qu’il a connu lorsqu’il a ‘travaillĂ©’ contre le groupe terroriste basque ETA, avec la participation du GAL, Jean Michel Pillon a Ă©laborĂ© un dossier de 31 pages sur Xavier Trias et l’a remis au commissaire espagnol.
Le document établit l’existence d’un compte en Suisse estimé à 13 millions d’euros.
Problème : le document est falsifié.
Le maire de Barcelone, proche de Carles Puigdemont n’a pas de compte en Suisse.
Surnommé « l’espion français »
Le dossier et les fausses preuves sont communiqués à la presse sans que personne ne prenne le soin de vérifier la véracité des informations. Le journal conservateur El Mundo, très hostile au nationalisme catalan, publie les fausses révélations à sa une, en octobre 2014, à quelques semaines des élections municipales que Xavier Trias perdra pour quelques poignées de votes.
Mais le travail du directeur de la douane ne s’arrête pas là . Toujours selon La Vanguardia, il a fait croire dans un autre document que le fils de Jordi Pujol, président de la Catalogne pendant 23 ans, apparaissait dans la liste Falciani, qui réunissait les noms de milliers de titulaires de comptes en Suisse dans la banque HSBC. Celui que la presse catalane appelle désormais « l’espion français » a été chargé d’autres missions sans que l’on en connaisse les résultats.
Selon le journal barcelonais, Jean Michel Pillon aurait reçu pour ces différents travaux autour de 50 000 euros pris sur l’enveloppe des fonds réservés du ministère espagnol de l’intérieur. Si, à l’époque, Xavier Trias avait mis quelques mois à prouver qu’il n’avait pas de compte en Suisse, c’est la première fois qu’on apprend qu’un étranger a participé à cette sombre opération.
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