« Refonder les opérations douanières », c’est l’objectif de Rodolphe Gintz…Mais… Sera-t-il plus compétent et courageux que ses prédécesseurs Duhamel, Auvigne, Mongin, Fournel et Crocquevieille qui n’ont su démontrer qu’incompétence caractérisée et lâcheté confirmée!
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Retour sur une action d’infiltration de la DNRED
GIBRALTAR – 1993

Infiltration débutée en février 1993 :
Début février 1993, Marc Fievet, enregistré comme NS 55 DNRED est présenté à Gibraltar à Mario Marroni par des membres des familles Victori et Sheldon, contrebandiers connus sur Gibraltar, et déjà signalés à Christian Gatard, chef d’échelon DNRED de Nantes.
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Claudio Pasquale Locatelli
AKA
Mario Marroni
Mariano Zizzi
Mario de Madrid
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Christian Gatard
Photo: http://www.ouest-france.fr/jai-recrute-le-vrai-heros-du-film-gibraltar-1659460
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Le signalement de Mario Marroni à Christian Gatard, chef d’Echelon DNRED à Nantes, sera effectué avec envoi des détails du faux passeport utilisé par Marroni.
Le samedi 13 février 1993, Christian Gatard annonce à NS 55 qu’il descend voir le mercredi 17 février 1993 Michel Rotard, le douanier sous couverture, associé du restaurant St Georges.
Restaurant Saint Georges – Estepona (Andalousie)
Michel Rotard (de profil), l’agent de la DNRED, avec Marc Fievet
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Le chef de l’échelon de la DNRED Nantes, Christian Gatard, s’intéresse à l’opération en projet avec Mario que NS 55 lui relate dans le détail.
NS 55 lui demande assistance pour l’aider à déménager du Saint Georges avec l’aide de douaniers français, pour éviter que les hommes de Carlos Ferran, le responsable du GAL ne puisse le positionner. En effet ce dernier pouvait utiliser les services du commissaire Ricardo Kohl d’Estepona pour éventuellement le rechercher. Carlos Ferran savait que NS 55 travaillait pour la douane française, suite aux informations transmises par la police espagnole et comme NS 55 commençait à sérieusement perturber ses trafics (Saisie de 500 kgs de cannabis sur le Scarab de Daudet AKA Roger Martens par le SVA).
Pour mémoire, le narcotrafic des « GAL » était couvert par la police espagnole et la Guardia Civil en récompense des services rendus!

M/V MELOR (Ex LARISSA)
Financé par John Short, narcotrafiquant anglais et par la Douane française.
Mars 1993 :
Signalement à Christian Gatard du premier chargement (1 600 kg de cannabis) par le M/V MELOR, pour le compte de Mario Marroni à destination du sud Italie (livraison au large de Brindisi).
Christian Gatard ne signalera pas ce voyage aux autorités italiennes qui aurait compromis l’action d’infiltration en cours au sein de l’organisation de ce Mario Marroni (Locatelli).
Intervention de Jean-Paul Garcia, attaché des douanes à Madrid, en charge des relations avec Malte, pour faire en sorte que le navire Melor qui après livraison s’était réfugié à Malte (port de La Valette) pour se mettre à l’abri d’une tempête, soit autorisé à quitter le port sans devoir passer les contrôles techniques exigées par la règlementation maritime et les autorités locales.

Mars 1993 :
NS 55 doit se sortir seul de son action d’infiltration au sein de L’IRA débutée en avril 1992 avec les autorités anglaises du HM Customs Excise.
Signalement à Christian Gatard d’un chargement à destination de l’Angleterre de 12 tonnes de cannabis organisé par Marroni (chargement récupéré au large du Cap Vert). Cette livraison a échoué et à la suite de cet échec, NS 55 s’est rendu à Milford Haven, dans le sud du Pays de Galles en Cornouailles à la demande de Mario Marroni (Locatelli) pour demander à l’équipage de ramener le bateau Almeer 3 à Cadix (Espagne). Déplacement en Angleterre préalablement signalé à Christian Gatard pour que les autorités anglaises soient avisées.
MY Poseidon
Signalement de l’acquisition par Mario Marroni (Locatelli) du Poséidon (Navire Hopital transformé en Yacht – 75 mètres) lors d’une réunion de travail (une journée entière) à Barcelone à Christian Gatard et Jo Le Squert: les photos et plans du navire ainsi que sa localisation dans une darse d’un chantier hollandais ont été communiqué lors de cette journée.
Lors de cette journée, NS 55 a informé ses interlocuteurs de tous les détails qu’il avait pu recueillir au contact de Mario Marroni.
NS 55 constate que le dénommé Marroni n’a pas encore été identifié… Christian Gatard répond que la chose n’est pas aisée car il devait prendre un maximun de précautions pour ne pas alerter les autres services.
Christian Gatard informe NS 55 qu’il ne peut pas lui envoyer des agents de l’échelon DNRED de Nantes pour l’aider à déménager.
Avril 1993 :
Signalement du deuxième voyage de 2 000 Kgs de cannabis sur Cagliari (Sardaigne) en route vers Djibouti assuré par le Melor pour le compte de Marroni.
Alors que NS 55 lui avait demandé de faire « sauter » ce chargement; Christian Gatard refusera invoquant que, questionné par la Guardia di Finanza, il avait déjà répondu aux autorités italiennes qu’il ne connaissait pas le navire MELOR et qu’il ne connaissait pas Marc Fievet.
Mai 1993 :
Marroni fait établir un passeport français au nom Charles Henri de Bossieu avec la photo de Marc Fievet (passeport établi en mai 1993). Ce passeport a été immédiatement signalé à Christian Gatard à qui une copie a été remise.
Juin 1993 : 
Signalement à Christian Gatard du chargement de 32 000 Kgs de cannabis sur le Melor au large de Djibouti par transbordement à destination du Nord atlantique via le cap de bonne espérance.
NS 55 signale son voyage sur Le Caire pour arranger le transit du canal de Suez puis du voyage sur Djibouti pour présenter l’homme de confiance de Mario Marroni et le faire monter à bord du Melor.
NS 55 a voyagé avec l’identité de Charles Henri de Bossieu et il est descendu au Sofitel de Djibouti.
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NS 55 fait un compte rendu à trois agents de la DNRED à son retour de Djibouti à l’aéroport de Roissy.
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Pour des raisons météorologiques (La mousson) et manque de puissance du moteur du Melor, le chargement de 32 tonnes de cannabis afghan a été transféré sur un « supplyer » venu de Muscat (Oman), le transfèrement a été effectué derrière l’ile de Socotra (Yemen). Ce transfèrement a été signalé aux douanes françaises qui ont en outre été en mesure de suivre la marchandise grâce au télex ouvert au nom de Rio Plata ldt (la compagnie off shore de Gibraltar parfaitement connue des douanes) qui se trouvait à bord du Melor et qui a été transféré sur le supplyer avec l’homme de confiance de Marroni.
Les douanes ont pu récupérer tous les éléments de contact ayant transités par ce télex (les factures avec la liste des numéros entrants et sortants ont été remises en main propre à Jean Paul Garcia, attaché des douanes françaises à Madrid (Espagne).
Les numéros contactés parleront: des échanges avec un télex dans le Var en France mais sur liste rouge…Et de nombreux échanges avec une grande banque de New York!

Sur ces 32 tonnes, 27 tonnes ont été saisies par les autorités canadiennes (Opération Cutknife II) et 5 tonnes par les autorités anglaises (Opération Schema).
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Juillet/août 1993 : 
Signalement d’un rendez-vous avec Graham, une personne d’origine australienne, vivant sur la Côte d’Azur qui souhaitait recourir aux services de Locatelli pour transporter du cannabis.
Ce rendez-vous s’est tenu à l’Hôtel Meurice à Paris. Joseph Le Louarn, le patron de la DNRED, refusera de couvrir le rdv avec les moyens parisiens (Dixit Christian Gatard), information qui n’a été donnée que la veille à NS 55.
Christian Gatard fera descendre des hommes des échelons DNRED de Nantes et Lille sans les « contacts » avec le portier et le personnel de cet hôtel. Au final, l’australien Graham et son acolyte Gil ne seront même pas pris en photo alors que NS 55 les a rencontrés comme cela était prévu et signalé.
Septembre 1993 :
Christian Gatard descend spécialement à Malaga pour annoncer à NS 55 lors d’un rdv au Parador de Malaga que Marroni n’est autre que Locatelli, lequel est en cavale et recherché par les autorités françaises en raison d’une évasion de la prison de Grasse, 4 ans plus tôt.
Lors de ce rendez-vous, NS 55 précise et confirme à Christian Gatard la mise en route d’une opération consistant, dans un premier temps, à charger + ou – 5 000 Kgs de cocaïne au large de la Colombie à destination du Canada puis, au retour, de recharger 10 tonnes de cocaïne prévues pour être déchargées à Propriano en Corse.
Le bateau prévu pour réaliser ces opérations est le Poséidon, déjà signalé.
Fin septembre/octobre 1993 :
Signalement de la prise en charge préalable par le Poseidon de cannabis au large de Tanger, pour livraison initialement au Canada mais finalement, dérouté vers l’Angleterre (membre de l’équipage malade).
Novembre 1993 :
Dans le cadre du suivi de l’opération signalée plus haut, NS 55 de retour de Londres, rencontre Joseph Le Louarn (directeur de la DNRED, successeur de Jean Henri Hoguet) et Christian Gatard au Concorde Lafayette de Paris pour évoquer le voyage en « cours » du Poseidon. La veille au soir, NS 55 a diné avec Hervé Maigner et la collaboratrice de Christian Gatard prénommée Nicole. Lors du rdv avec Le Louarn et Gatard, il a été abordé et convenu qu’il semblait indispensable que NS 55 réclame une rémunération à Locatelli en raison de la réussite des deux livraisons intermédiaires dont, notamment, celle qui devait délivrer 5 000 Kgs de cocaïne au Canada.
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Joseph Le Louarn
Joseph Le Louarn était d’accord pour blanchir 2 000 000 US$ que NS 55 estimait nécessaire de réclamer à Locatelli. Le nom du banquier Weber (ancien DG des douanes et alors directeur du Crédit Mutuel d’Alsace) avait été retenu pour assurer les opérations de blanchiment.
Marc Fievet (NS 55) a demandé expressément à Joseph Le Louarn qu’il le fasse sortir de cette spirale infernale qu’il ne contrôlait plus.
Joseph Le Louarn n’a même pas relevé, lui rétorquant seulement que ce serait préférable qu’il fasse atterrir la quantité prévue à Propiano, sur Marseille où, là, lui a t’il dit, la Douane française disposait de moyens plus conséquents….
A la suite de cette réunion, c’est le douanier Francis Geoffroy qui a été chargé de conduire NS 55 à Orly pour reprendre un avion sur Gibraltar où NS 55 devait présenter l’avocat de Locatelli dénommé Pascuale Ciolla au Banco Atlantico pour faire blanchir quelques milliards de lires destinés à l’acquisition du Pacifico, un cargo de 150 mètres.
NS 55 a signalé l’acquisition du Pacifico et les conditions de son acquisition à Messieurs Joseph Le Louarn et Christian Gatard lors de ce rendez-vous à Paris.
Les Douanes françaises (DNRED) connaissaient l’ensemble du projet d’acquisition du Pacifico dont, en particulier, le fait que Locatelli l’avait fait acheter par un Hollandais du nom de Ralph De Groot à Gdansk (Pologne).
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Novembre/décembre 1993 :
MS Avenger F-185
Lorsque le Poséidon est arraisonné au milieu de l’Atlantique par l’Avenger, un destroyer anglais, Claudio Locatelli emmène NS 55 en « cavale » avec lui.

A Westland Lynx
C’est John Hector du HM Customs-Excise qui sera le premier a être hélitreuillé sur le Poséidon.
M/V POSEIDON
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L’EVE PACIFIQUE qui deviendra le PACIFICO dans un chantier de Gdansk (Pologne)
NS 55 prévient Christian Gatard, et reste en contact avec lui en lui demandant de dire aux autorités anglaises de ne pas le « ménager », vu la précarité de sa situation. Dans les semaines qui suivent, NS 55 informe Christian Gatard que Claudio Locatelli, après l’arraisonnement du Poséidon par les autorités anglaises, a décidé de substituer au Poséidon, le Pacifico et qu’il lui a fait acheter un yacht de 27 mètres à Palma de Majorque du nom de Sea Harmony auprès d’une compagnie off shore de Jersey.
Palma de Majorque
Signalement du Sea Harmony et communication à Christian Gatard de l’identité de toutes les personnes que NS 55 rencontre et de tous les renseignements que NS 55 peut glaner à cette occasion.

M/Y Sea Harmony
En particulier, le signalement d’ un dénommé Leblanc, ressortissant canadien, en visite à Benalmadena costa, qui d’ailleurs sera arrêté plus tard par les autorités canadiennes lors de la saisie du Pacifico.

NS 55 a fourni une photocopie de son passeport au nom de Charles Henri de Bossieu pour que la transaction soit enregistrée à Jersey; Christian Gatard décide alors d’envoyer Hervé Maignier (Divisionnaire de la Douane, Echelon DNRED de Nantes) à Jersey pour faire noircir cette photocopie pour que la photo qui y figure ne permette pas aux autorités anglaises de le reconnaître et d’orienter les poursuites sur Marc Fievet – NS 55.
Hervé Maignier indiquera au téléphone qu’il a pu rencontrer les responsables du Customs de Jersey et réussir à rendre invisible la photo sur les documents enregistrant l’acquisition de ce yacht qui devait être utilisé pour transborder les 10 000 kilos de cocaïne du cargo Pacifico vers la Corse.
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Février 1994 :
Le Pacifico a été intercepté en février 1994, par les autorités canadiennes. NS 55 a téléphoné à Christian Gatard à 03 H 00 pour l’en informer et sa réponse a été: « Mais bon sang, c’est pas possible, vous êtes infiltrés… ».
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Mars/juillet 1994 :
A la suite de cette interception et ayant pris conscience que l’infiltration de NS 55 intéressait de nombreux Etats, il a été décidé avec Christian Gatard de rencontrer les responsables du DEA.
NS 55 a continué à donner les informations en sa possession sur Claudio Pasquale Locatelli directement aux enquêteurs du DEA Paris (David May), du DEA Rome et de la police italienne, à l’occasion de séances de travail qui se sont tenues 4 fois sur Paris et une fois sur Nantes, en présence des douaniers Jo Le Squert et Hervé Maignier.

DEA David May
Les agents du DEA n’informeront pas NS 55 que leur opération DINERO (DNRED: retour sur l’Opération Dinero.) est en cours sur l’organisation Locatelli depuis le milieu de l’année 1992.
A l’époque, le DEA a défrayé NS 55 de ses voyages à Saint Martin (WI) à hauteur de 10.000$ US en deux versements en cash faits devant les douaniers Le Squert et Maignier à l’ambassade américaine de Paris.
NS 55 était entré à l’ambassade avec son identité de Charles Henri de Bossieu accompagné de Le Squert et Maignier.
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Le reçu de ces versements a été établi au nom de Marc Fievet, sans qu’il ne lui soit donné un double.
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Rencontre avec le nouveau patron de la DNRED, Bernard Puyanet en compagnie de Christian Gatard, courant mai, dans un café de la Bastille.
Bernard Puyanet proposera 3.000.000 de francs à NS 55 s’il réussissait à faire charger quelques tonnes de cocaïne sur le Sea Harmony.
Marc Fievet, infiltré dans l’organisation Locatelli jusqu’au 23 septembre 1994, date de son arrestation à Fuengirola par la police espagnole suite activation du mandat Interpol par les autorités anglaises et canadiennes, restera 3888 jours dans des prisons espagnoles, anglaises, canadiennes et françaises.
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Marie-France Vergara du consulat de France de Séville visitera Marc Fievet à la prison d’Alhaurin de la Torre suite à la demande de Jean Paul Garcia, attaché de la douane française à Madrid.
Jean Paul Garcia visitera Marc Fievet à la Prison d’Alhaurin de la Torre (Malaga) et lui précisera que c’est l’ambassade de France qui va gérer son dossier.
Jean Paul Garcia témoignera devant « l’audience nationale » en faveur de Marc Fievet lors du jugement devant décider de ses extraditions vers l’Angleterre et le Canada.
Michel Charasse (ex ministre du budget), contacté par Marc Fievet, ne fera rien.
Le directeur général de la douane française, Jean Luc Vialla, informé, laissera pourrir la situation.
Pierre Mathieu Duhamel, directeur de la douane française, rencontre Madame Strachan, la directrice générale du « HM Customs-Excise » à Stockholm (Suède) pour aborder la situation de Marc Fievet.
Philippe Galy, attaché de la douane française à Londres visite de nombreuses fois Marc Fievet dans différentes prisons anglaises et pratiquera le chantage pour obtenir son plaidoyer de culpabilité en Angleterre. (Si vous ne plaidez pas coupable, on s’arrangera pour vous en faire prendre pour 10 ans! (SIC)).
Jean Puons, le DI de la DNRED, rencontre Marc Fievet dans les prisons françaises et demande une intervention du DG François Auvigne.
François Auvigne, inspecteur des finances, directeur général de la douane française, dit à Jean Puons qu’il ne veut plus entendre parler de ce Marc Fievet et refuse d’assumer les promesses émises par ses prédécesseurs écartant ainsi toute continuité du service de l’Etat!
ÉCOUTER:
INTERVIEW de Marc Fievet sur France Bleu Nord.
Lire et écouter:
Écouter:
FRANCE (Bercy – Ministère des finances): confidences de NS 55 à bord d’un camping-car….
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PLUS: https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Fievet
Toutes informations complémentaires et précisions supplémentaires sur cette opération en écrivant à marcfievet@live.fr ou par contact au 0684303181
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L’inspection générale de la Police nationale (IGPN), la police des polices, vient d’être saisie d’une enquête sulfureuse visant l’Office central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS).















© archives maxppp


qui a vite fait place à l’opium des voisins (Thaïlande, Birmanie, Laos). A la fin des années 70, déjà, avec de biens curieux DC-3 (de chez MacDougall Airways, d’Afrique du Sud) survolant le nord, dans la région de Marreba ; région dans laquelle on surprendra des policiers faisant partie du trafic. « En Janvier 1978, un avion léger a été repéré sur le radar entrer dans les Territoires du Nord à l’ouest de Darwin. Par coïncidence, un C-130 Hercules (A97-168) de l’escadron n ° 37 revenait d’un voyage à Butterworth et était sur le point de rentrer en Darwin en même temps. En l’absence d’opposants à combattre, le capitaine d’un avion de transport de la RAAF a été invité à suivre l’avion de mystère alors qu’il parcourait les terres intérieures. Finalement, le C-130 a rattrapé ce qui se révéla être un bimoteur Aero Commander 680E. Le pilote de l’avion léger s’est écrasé dans un enclos boueux à 14 kilomètres au nord-ouest de Katherine, puis mis le feu à l’appareil dans une tentative de dissimuler ce qu’il y
avait à bord, à savoir 270 000 « bâtons de bouddha thaïlandais »( une haute qualité de cannabis) vqui aut près de 4 millions de dollars. Après s’être caché dans la brousse pendant 40 heures, le pilote – plus tard identifié comme étant le trafiquant de drogue, Donald Tait – a été découvert par la police et arrêté. Tait a ensuite été emprisonné pendant sept ans. » Anecdotiquement, un C-47 B de la RNZAF (d’avril 1945 à mai 1947) utilisé par Pukeko vendu aux Polynesian Airlines en 1972 et revenu en Nouvelle Zélande pour entraîner des pilotes australiens et reparti aux USA a fini comme avion transporteur de drogue dans le Caraïbes. Il est tombé à Aruba dans les antilles néerlandaises !
l’homme à la tête du cartel mexicain de Sinaloa avait décidé de faire du continent australien un de ses nouveaux objectifs et nouveau marchés de cocaïne. Les navires semblaient avoir sa préférence, avec la découverte de 50 kilos de cocaïne cachés dans une cargaison de caisses de bière mexicaine. En 2013, c’était un chargement de « crystal meth » qui était saisi venant de Chine via un cargo. Il y en avait pour 448 millions de dollars. Un yacht , le Raj, était saisi en août 2013 au Vanuatu, avec 370 millions de dollars de coke à bord : sa destination était encore l’Australie. Lors de l’atterrissage du fameux Swearingen, certains se sont souvenus des épidodes antérieurs du trafic d’héroïne, de cocaïne et de marijuana dans les années 80 : « la ville du Nord Quensland loin de Mareeba a déjà été liée à des cartels internationaux de la drogue appartenant à la CIA L’ aéroport de Mareeba, juste à un jet de pierre de Cairns aéroport international, a été construit par les États-Unis pendant la guerre mondiale. Au cours de ces cinq dernières années, des avions étranges, atterrissant souvent dans le milieu de la nuit, dont certains, selon les experts des compagnies aériennes, appartiennent à Air America, une compagnie aérienne de la CIA en propriété exclusive, sont utilisés expressément pour le convoyage de drogues et d’armes dans le monde entier ».
« high rollers », à savoir de grands rapporteurs d’argent (« roll » étant un rouleau de billets) car ils emportent des VIP en priorité, ont volé surtout vers le Cambodge et la Thaïlande ou la Malaisie entre 2010 et 2012. Des vols (5 au total) ont eu lieu aussi vers la Polynésie Française. Certains observateurs de Flight Radar les ont suivis, en Australie même vers d’étranges destinations dans le pays même. Crown qui détient 3 Gulfstream (le VH-CCC Gulfstream G-V (ici à gauche), MSN 581 construit en 1999 celui des rendition flights), le VH-CGF Glufstream G-IV, MSN 1083 construit en 1988 et le VH-CRQ Gulfstream G-V, MSN 603 de 2000 a annoncé récemment vouloir les remplacer par trois modèles Global Express XRS plus performants. Ou comment on passe des activités de casinos à la CIA… serait-on tenté de dire…
Car, à l’évidence, les hôtels-Casino Crown jouent un drôle de jeu, à bien y regarder (pas celui-ci, en fait). C’est dans celui de Melbourne, en effet, que s’est tenue en janvier 2013 une bien étrange réunion. Une conférence sur la paix qui a faili tourner au punching ball entre participants. Celle de généraux de haut rang chinois, venus faire une conférence à laquelle assistait aussi le japonais Yoshiaki Nakagawa, lieutenant général de l’armée japonaise. Ce dernier s’était fait littéralement oralement agresser par le représentant chinois, le lieutenant-général Ren Haiquan, très agressif en effet ce jour-là. Pas une surprise, en fait. Les chinois agissent toujours ainsi, pour arriver à leurs fins, déclarant par exemple
pendant des années qu’un bout d’île est à eux (Diaoyu pour les chinois) et Senkaku (chez les japonais), le martelant, ou menaçant (là cette fois du début d’une troisième guerre mondiale, car le discours d’Haiquan évoquait le début de la seconde). Le Casino Crown de Melbourne servirait-il de lieu d’écoutes discrètes, plusieurs s’en doutent. La revue DSI N°107 d’octobre 2014 de ne laisse pas entendre autre chose, à propos de la technique de « persuasion » chinoise, dans un article sous la plume du connaisseur Romain Mielcareck (page 54), évoquant l’intense guerre psychologique menée par les chinois. Lors de la réunion le colonel Dai Xu de l’aviation chinoise (en pleine modernisation) en avait rajouté une couche ajoutant que « le Vietnam, les Philippines et le Japon n’étaient que les chiens de garde des USA ». Le propos date et surprend, car il rappelle fortement la période tendue de la guerre du Viet-Nam !
L’empire Crown a deux facettes à vrai dire : un côté « entertainment » (les casinos) et un côté immobilier, celui des complexe de loisirs dotés d’un ensemble hôtelier (on dit « resorts », en anglo-saxon). Son dirigeant, James Douglas Packer (ici à gauche) la troisième fortune australienne, héritier des médias australiens (son grand père Franck, anobli par la reine, avait fondé l’Australian Consolidated Press et Nine Network) lorgne aujourd’hui vers le marché chinois des loisirs, et s’est associé récemment à Greeland, qui comme son nom ne l’indique pas est une société chinoise , pour construire ensemble un gigantesque casino et des appartements à Brisbane. Son concurrent direct Echo Entertainment Group annonçant au même moment une association avec le groupe Chow Tai Fook Enterprises et Far East Consortium (FEC Australia). L’empire Parker est installé aussi à Macao (avec « City of Dreams » et « Altira Macau », et les cubs « Mocha »). En 2002, Packer s’était rapproché de Tom Cruise, et de l’Eglise de Scientologie australienne, pour l’abandonner ensuite. Quels sont les liens exact du groupe avec la CIA, à ce jour, on l’ignore encore. Pour l’instant, il défraie régulièrement la chronique people, plutôt (voire ses ex aussi). Entre son Boeing 737 Business Jet personnel (dont on fait ici la visite), son yacht Z Ellerston (un Mangusta 165 acheté en France 50 millions de dollars) ou son autre yacht fabriqué à partir d’un brise-glace, l’Artic P, l’homme à de quoi sillonner le monde.
inculte, devenu magnat de la presse (une sucess story à l’australienne ;, qui s’était terminée dans les griffes de Rupert Murdoch), persuadé qu’on pouvait acheter tout le monde sur terre, capable de saillies odieuses comme celle-ci sur les émeutes raciales aux USA : « l’éditeur était célèbre pour l’utilisation de ses intérêts dans les médias pour diffuser ses idées réactionnaires. « Dans un éditorial infâme du Telegraph, Frank Packer (ici à droite) ruminait sur la violence urbaine 1967 aux États-Unis. « Si à chaque fois que des révolutionnaires noirs décidaient de brûler et tuer, ceux qui maintiennent la loi tuaient 500 Noirs, les noirs pourraient décider de cesser de brûler et de tuer, » avait-il écrit. Kerry fonctionnait de la même façon à vue, comme son père : en octobre 1990, atteint d’une crise cardiaque à l’Australian Open Polo Championship de Sydney, il reste six minutes sans vie mais il est ressuscité par des infirmiers dans l’ambulance , une des rares à disposer à bord d’un défibrillateur. Dans les jours qui suivent, toutes les ambulances de la région reçurent des défibrillateurs semblables, qui devinrent vite des « Packerwhackers » pour les australiens. Une forme d’humanité tardive issue d’un égoïsme fondamental, venant d’un véritable tyran (au travail et domestique,) confronté à un cas auquel il n’avait jamais pensé auparavant. Kerry et sa femme méprisaient également leur propre fils (le fameux James, le futur héritier de l’empire, alors un enfant dyslexique) en l’appelant par exemple “Boofhead” (issu d’une vieille BD pour le père, signifiant attardé) et “Dummy » (crétin) pour la mère…
australienne, a été un temps suivi de près par le FBI. « Quand on a questionné Packer sur les 225 000 dollars qu’il avait reçu en 1980 de la faillite de l’investisseur du Queensland Brian Ray, qui a ensuite été accusé et acquitté de l’évasion fiscale, le magnat de la presse a déclaré que Ray lui avait prêté de l’argent après une mauvaise journée aux courses. « Je voulais qu’il paie en espèces parce que j’aime les espèces – je dois avoir une mentalité d’écureuil », avait-il dit en parlant du prêt de son partenaire d’affaires occasionnel. Les documents du FBI montrent que la commission royale était également intéressée par une transaction beaucoup plus importante – impliquant plus de 800 000 dollars apparemment envoyés de Hong Kong à la banque centrale nationale de Cleveland, Ohio ». On évoquait alors à demi mot du blanchiment d’argent sale : l’affaire se révélait pouvoir devenir un énorme scandale. Cela n’avait pas plu dans la famille, comme déballage, on s’en doute, même le personnage décrit dans la presse concurrente, fort peu reluisant, avait vu son identité réelle masquée : « Packer avait réservé une de ses colères mémorables pour le chef de la commission royale Frank Costigan (mort en 2005) , car très amer sur la compilation des résumés vagues et ouvertes cas qui lui avaient valu ensuite le surnom « d’écureuil » lorsqu’ils avaient été finalement divulgués à Fairfax. Le journal national The Times avait changé « Squirrel » (l’écureuil) en « Goanna » lors de la publication des événements, qui accusaient le suspect de crimes graves allant de la pornographie au trafic de drogue, et peut-être même à des assassinats. « Le style de vie Goanna est flamboyant et très coûteux », avait conclu le National Times ». La commission avait démontré en prime que le propre frère de Kerry, appelé Clyde, faisait partie du trafic, lui aussi. Les preuves réunies « détaillaient comment Clyde Packer, l’ancien politicien à la tête de NSW News devenu homme d’affaires expatrié, avait attiré l’attention de la Drug Enforcement Agency aux États-Unis, en 1977, lorsque son numéro de téléphone a été lié à une « grande organisation de distribution d’héroïne entre Los Angeles et Detroit ». Au final, ni l’un ni l’autre n’avaient pourtant été inculpés : pourquoi et comment donc la famille Packer avait-elle réussi à passer au travers du filet ? L’un des proches de Clyde, Ian Percival Coote, cité lui aussi dans le réseau par la DEA, avait été retrouvé mort dans d’étranges circonstances : on concluera à un suicide bien pratique. Packer ne sera même pas accusé d’évasion fiscale, aux Etats-Unis ! Un site effectue ici le recensement des côtés sombres de Kerry Packer. Il y a de quoi
s’inquiéter en effet, de l’héritage laissé aujourd’hui à son fils… car il n’y pas que les souvenirs des alcoves d’Heidi Feiss de concernés. L’histoire des lingots d’or volés (pour 5,4 millions de dolars) révélée bien plus tard en dit long aussi sur ses méthodes… et ceux de sa propre secrétaire, Pat Wheatley, qui l’avait visiblement trahi. Au décès de cette dernière en 2008, la presse aura une phrase significative : « elle savait beaucoup sur les liens entre politiques et entreprises où des squelettes ont été enterrés, mais elle a gardé le silence ». Surnommée « Miss Moneypenny », elle avait quand même avoué se balader régulièrement avec 100 000 dollars en liquide dans son sac, au cas où… Kerry Packer aurait été inquiété à l’aéroport. Personne ne s’est jamais inquiété des sommes considérables en cash que trimballait partout le magnat australien ! Comprenez alors que de revoir autant de liasses au pays des kangourous ravivait le souvenir de l’ère Packer père !
Un autre aspect douteux du personnage, encore, étaient ses liens avec la Banque Nugent-Hand de Sydney, que la CIA utilisait pour blanchir de l’argent. Son fondateur n’était autre que Michael John Hand, un ancien pilote de la CIA, un ancien « green beret » qui avait volé avec Air America (on y revient !), le service aérien immortalisé dans le film avec Mel Gibson, fournisseur secret d’armes au Laos et à la Birmanie, avec au retour l’opium du Triangle d’Or pour financer ses activités là-bas. Michael Hand, après Air America, avait fondé sa propre banque avec Bernie Houghton et un avocat australien (on y revient aussi), Francis John Nugan. Et quelle banque ! « La Banque a également participé à des activités telles que ; le trafic de drogue, d’armes internationales, les liens avec le crime organisé (Hand avait enrôlé « Murray » Riley, un ancien policier devenu chef de gang !), dont le rôle était d’activer « le blanchiment d’argent pour le président Suharto, de fournir des services non spécifiés pour des Marcos, d’aider le Shah pour faire sortir l’argent de l’Iran, de canaliser l’argent de la CIA vers des partis politiques pro-américains et des opérations secrètes en Europe (on pense à Gladio), en essayant au passage le chantage sur un ministre de l’Etat australien qui enquêtait sur le crime organisé, d’effectuer le transfert de 2,4 millions de dollars au Parti libéral australien, et encore d’autres services « d’utilité sociale. » Il faut dire que la création même de la banque avait été rocambolesque : « la banque avait été créée avec une prétention frauduleuse de 1 million de dollars en capital : « Avec seulement 80 dollars dans le compte bancaire de l’entreprise et seulement 5 dollars dans le capital versé, Frank Nugan avait signé à sa propre entreprise un chèque personnel de 980 000 dollars pour acheter 490 000 parts de sa société. Il avait ensuite couvert son découvert massif lui-même, en signant un chèque de société pour le même montant « . Cela reposait sur une belle entourloupe ! Elle attirera des investisseurs pourtant, en leur promettant des rendements de 16% minimum (l’argent sale étant lessivé contre une taxe de 22% !). Comme façade sérieuse, la banque recrutera le vice Admiral Earl P. « Buddy » Yates comme président et surtout l’ex-responsable de la CIA, William Colby en personne comme conseiller ! Des précurseurs de Madoff, à coup sûr, tant la cavalerie interne servait à construire un système de type pyramidal, juteux on le sait que pour celui se tenant au sommet de la pyramide !
Laos en 1969 sous la direction du directeur de la CIA en personne, Theodore Shackley et son adjoint Thomas Cline, Secord étant le coordinateur des vols. L’un des clients de la banque Nugan étant Edwin Wilson, ancien agent de la CIA travaillant pour un programme secret de la Navy appelé « Task Force 157 » en fait le Naval Field Operations Support Group (le NFOSG, qui deviendra CENTRA SPIKE en 1993, et jouera un rôle important pour arrêter Pablo Escobar en Colombie). Une banque dont les liens avec l’armée ou les représentants de la loi US étaient évidents : ses bureaux utilisaient en Thaïlande le même immeuble que le bureau des narcotiques US, la DEA ! Parmi les personnes de haut rang citées comme responsables de l’opération, on trouvait Richard Armitage (ici à gauche), ancien baroudeur devenu l’assistant au secrétaire de la Défense sous Reagan (il sera mêlé plus tard à l’affaire Plame) : il était le « bursar » de l’équipe, autrement dit servait de porteur de valises de l’argent blanchi !!! On le soupçonnera d’avoir fait partie de l’infâmant programme Phoenix (lors de la défaite vietnamienne, il conduira les réfugiés… à Subic Bay !)… D’autres militaires ou anciens militaires complétaient le tableau : à la tête de la banque, lors de son effondrement, on trouvait ainsi le vice-amiral Earl F.Yates, qui avait été commandant du porte-avions John F.Kennedy. A la tête de la branche Philippines, on
trouvait le général trois étoiles LeRoy Manor, et l’ancien Assistant Army Chief of Staff pour le Pacifique, le général Edwin Black. Complétait l’équipe l’ancien responsable de l’American Legion, Walter Mc Donald. L’ancien directeur de la CIA, William Colby étant « conseiller » de la banque. Un adjoint de Wislon, Frank Terpiil, avouera que le réseau existait depuis 1960, et qu’il avait comme point de départ… Miami, en Floride nous apprend le magazine « Agenda » d’octobre 1987, sous la signature de Henry E.Hardy (voir document PDF à la fin de cet article). En photo, Paul Helliwell de l’OSS, ancêtre de la CIA, celui qui avait financé l’armée de Chaing Kai-shek rencontrant Michael Hand et Frank Nugan. Heliwell avait financé en 1960 JM/WAVE, l’organisation derrière l’invasion de la Baie des Cochons. Au décès de JFK, il avait fondé aux Bahamas la « Mercantile Bankand Trust Company, » puis la « Castle Bank and Trust Company », les deux paravents bancaires de la CIA. Une enquête de Internal Revenue Service en 1973 l’avait obligé à les fermer, laissant le champ libre à Nugan.
législation féroce contre les trafiquants, c’est difficile à imaginer (la production afghane et thaïlandaise jouent les vases communiquants comme le dit Koutouzi dans son ouvrage : quand l’une est haute, l’autre descend. En ce moment, l’Afghanistan produit 90% de l’opium mondial et la Thaïlande plus que 10%. En revanche, le marché afghan pléthorique depuis la présence américaine (encore un autre hasard ?) est à écouler, et l’Australie est une des pistes possible comme consommatrice fort demandeuse. Et là, on retombe sur un autre problème connu : la circulation et le trafic d’opium au sein même de l’armée US, chose dont on peut apercevoir l’ampleur lors de faits divers sagement rangés dans la catégorie des événements à ne pas suivre, chez les journalistes. Ainsi pour la mort d’une gestionnaire de base militaire, retrouvée morte et un peu vote
déclarée « suicidée » (une de plus ?). « Comme indiqué dans un précédent post, Ciara Durkin était un agent financier faisant partie base aérienne de Bagram en Afghanistan. Il n’y a pas longtemps, elle est morte mystérieusement. Avant son assassinat apparent, elle avait dit à sa sœur : « J’ai découvert certaines choses qui ne me plaisent pas et je me suis fait des ennemis à cause de cela. » Un autre soldat a dit à la famille que la drogue étaient endémique à Bagram, et qu’elle-même avait consommé de la drogue là-bas. Selon le soldat Santiago, elle avait vu les ventes de drogue qui se déroulaient dans une salle à la base, avec de grandes quantités d’argent comptant sur une table. Le soldat a dit qu’elle croyait qu’elle a dû voir quelque chose qu’elle n’a pas approuvé, et elle l’a payé de sa vie .. Comme le chroniqueur de Kos, MichiganGirl, nous le rappelle, Seymour Hersh a fait un important exposé sur le commerce de ladrogue à Bagram .. (*) » Même chose pour le sergent Juan Torres, retrouvé mort de la même façon.
Un trajet assez étonnant
Stevermuer (ici à droite se rendant au tribunal), avait pourtant laissé cela comme adresse, dans sa fiche de pilote. L’homme, instructeur de parachutisme de 43 ans aurait acheté 400 000 dollars australiens l’appareil et l’aurait rapatrié lui-même de Floride( du moins c’est ce qu’on pensait). Il existe bien un Oregon Flying Club, mais il ne connaît pas l’appareil : les rédacteurs du journal australien l’ont contacté et on leur a répondu par la négative ! Tout cela en affichant pourtant une adresse, une simple boîte postale fictive, à l’évidence, située à Wilmington, dans le Delaware ! Un avion inscrit de nul part qui aurait fait un périple pareil (durant deux mois de vols en sauts de puce, sauf vers le centre du Pacifique !), mais pour quelle raison précise ? Le pilote, en tout cas, avait de l’argent sur lui (beaucoup d’argent) : « il souhaitait en effet démarrer une activité sur l’aéroport », en allongeant d’emblée 1,5 million avait-il dit à la police, étonnée de la somme, dont il aurait réglé la première traite avec 300 000 dollars en liquide. D’autres billets auraient été découverts dans sa voiture. Selon la police australienne, deux sociétés avaient financé son avion : Mortgage Kingdom et Five Dock. Inconnues au bataillon, elles aussi. La seconde est le nom d’une banlieue de Sydney ! Comme complice australiens, on lui a vite trouvé un joueur de poker Darren Rispen, surnommé « Buzz », et Yousseff Sammak, dit « Joey », un artisan décorateur de magasin en avec son entreprise « JB Shopfitters »… deux trafiquants de bien faible envergure pour s’allier à un tel trafic, manipulant une telle…billetterie.
périple annoncé, et simplement s’être rendu aux Philippines pour chercher l’avion. Selon lui, c’est David Baddams, présenté comme le pilote de la société « Snow Goose International », qui avait traversé le Pacifique jusqu’aux Philippines et non lui. à bord du Swearingen. Une série d’échanges retrouvés sur Facebook confirmait rapidement les faits. Or selon le propre site de Snow Goose, « Baddams est un ancien pilote de la Navy possédant 40 ans d’expérience, dont celle du Sea Harrier, du BAE Hawk (deux avions anglais et non américaines) et du Douglas A4 Skyhawk ». Une société jeune, très jeune, puisque créée en 2013 et dont le seul pilote était… Baddams. Etrange société ! Sur le site annonçant le convoyage du Swearingen, on pouvait lire cette phrase particulière : « from departing Seattle to Guam, the aircraft was monitored by United States Air Traffic and then by Philippines Air Traffic into Clarke Field. At all times the aircraft flights were planned and approved by the appropriate authorities. Communication was always maintained by HF radio in accordance with international requirements », pour attester du vol dans les règles de l’appareil… et en disculper complètement le convoyeur. Rien en revanche sur l’autre rôle oublié par David Baddams, en fait le directeur des ventes pour Britten Norman-Pty Ltd, installé à Daedalus Airfield, Lee-on-the-Solent, dans l’Hampshire, qui avait annoncé il y a quelque temps la vente d’Islander à turbines « pour un nouveau client situé dans la région Asie-Pacifique », avec des avions construits désormais en… Roumanie. Rien non plus sur le résultat d »une plainte déposée par David Baddams et jugée le 8 avril 2013 sur un litige concernant un équipement de surveillance à bord d’un Britten-
Norman de surveillance aérienne équipé par Airborne Australia Pty Limited de façon inadéquate, dont Baddams avait demandé le retrait. Et rien non plus de la part de la presse si peu inquisitrice pour retrouver sur le net la mise en vente d’une tourelle MX-15 HDi, ancien appareil de démonstration de chez L3 Wescam, rédigée à son nom !!!! Car l’engin vaut une fortune (ici elle équipe un AT-6 Hawker Beechraft de l’armée américaine, vu à Farnborough…et là elle est accrochée sous le MC-27J « Gunship » Praetorian…). A peine si on avait noté encore que le site internet cité par l’auteur de l’offre présentait une adresse fort particulière : c’est « Airborne Surveillance (US) Inc », dont l’adresse est à Coral Gables, dont on sait que c’est depuis toujours le fief… de la CIA !!!
Baddams, aujourd’hui paisible (?) retraité, n’a rien d’un dilettante : il a été en effet commandant de guerre d’une escadrille de Harrier, comme s’en souvient un de ces pilotes dans le magazine Classic Aircraft, lors du retrait de l’avion VTOL mythique (ça sert d’avoir des archives, voyez) :… « Pour un pilote, c’était presque le rêve ultime », dit Chris de sa première tournée avec l’escadrille 800, au début de ce qui était censé avoir lieu un déploiement aux Etats-Unis. « À la fin de 1998, Dave Baddams était notre commandant, lorsque nous sommes allés lors d’une soirée au restaurant avec les nouveaux pilotes. C’est quand alors l’Irak apparaissait dans les zones d’exclusion aérienne. Il nous a dit :« Hé, ne vous souciez pas de ce que vous entendez dans la presse, nous allons encore en Amérique, et puis le lendemain, il s’est avéré que le secrétaire à la Défense s’est levé au parlement et a envoyé le navire vers le sud » . Voilà un commandant qui était bien au courant de ce que les politiciens lui avaient promis de faire mais se gardait bien de le dire à ses hommes ! Histoire de les ménager ?
« Nous souhaitions tous aller à gauche, vers l’Irak, plutôt qu’à droite, vers l’Amérique. ……. « Le navire était là pour faire un travail. Pour fournir la puissance de l’air de la mer et sur la terre, nous avons monté à bord, et pendant les deux ou trois premiers mois, nous étions a fond en train de délivrer une puissance aérienne sur place. Au cas où, nous emportions un couple de missiles air-air AMRAAM (Advanced Medium-Range Air-to-Air Missile). Nous nous sommes entraînés avec l’escadron pendant que nous nous dirigions vers l’Irak, en développant les tactiques que nous utiliserions là-bas, nous avons terminé en mars 1999, et sur le chemin du retour la guerre du Kosovo a débuté . Comme nous sommes revenus à travers le canal de Suez, nous avons tournés à droite plutôt qu’à gauche. Tout le monde dit qu’ils se souvient de leur première tournée, mais pour moi, c’était était juste une grande période de six mois, tous à bord du navire [c’était l’Invincible]. ……. « [Au Kosovo] nous devions travailler notre façon de faire, d’abord au cours de sorties de nuit en partant du navire. (…) Lorsque nous sommes finalement
davantage sortis pendant la journée, c’était très pratique d’aller jusqu’au dessus de Skopje et de voler vers un camion-citerne de temps en temps pour obtenir le plein d’essence (…). …… Nous opérions généralement dans la zone de 30 000 à 40 000 pieds – et ça tapait quand quand on atteignait juste en dessous des 40, mais avec un couple de missiles AMRAAM emportés, on pouvait quitter le navire sans être inquiété à 35 000 pieds (…) » Une seule photo résume le personnage : elle est légendée ainsi… « le capitaine David Baddams sur le point d’être catapulté avec un chargement complet de missiles AMRAAM « live ». « Ce fut la seule fois que l’avion a été lancé avec cette charge et, malgré ce que des rumeurs avaient pu propager il n’y a pas eu de problèmes avec la capacité « bring-back » (de retourner à pleine charge) malgré des températures ambiantes élevées »… et c’est cet homme qui est venu livrer… le petit bimoteur suspect !!! Voilà un bien étrange retraité des deux Navy qui apparaît sur scène !
notamment en Irak, à partir de l’Invincible et sur le Golfe, ainsi qu’au Kosovo… avant de former au Hawk Production Flight Test la plupart des 33 moniteurs de BAE Hawk, ou bien qu’il avait en août dernier encore servi de soutien logistique aérien au Nuship Landing Helicopter Dock (LHD) Canberra durant ses essais dans le port de Philippe Bay… Bref, un ancien militaire resté bien proche de ces derniers, aux talents multiples, taxé de « Top Gun-type fighter pilot extraordinaire » dans Prune, et encore très lié à l’armée et la marine, visiblement… Top Gun ? Oui, car c’est comme ça aussi que s’intitule l’organisation australienne regroupant des « as » pour faire découvrir le monde du jet à des civils novices, à bord d’un L-39, d’un bon vieux Jet Provost MK5 ou d’un CJ6A Nanchang, le pendant chinois du Yak 52 d’acrobatie (secousses assurées !). Avec au milieu de nos vétérans notre livreur de Swearingen, un peu plus bedonnant… pour 595 dollars, la sortie la moins chère… (en Nanchang bien sûr !). C’est un grand fan de l’aviation anglaise, en effet : il a été le premier le 23 octobre 1996, par exemple, à faire revoler pendant 58 minutes une belle restoration de British Aerospace d’un des premiers chasseurs embarqués à réaction anglais, construit en 1954, le superbe Sea Hawk WV908… avant de le voir repartir à Yeovilton. Drôle de pilote, donc, pour un drôle d’avion !!!

Une enquête plus poussée sur le lieu d’atterrissage de l’ineffable Baddams nous donne une piste supplémentaire très intéressante. L’aéroport cité par le journal local comme étant celui « d »Angeles » aux Philippines, pose en effet, lui aussi, sacrément question, comme étant la dernière étape avant l’Australie. Car ce n’est autre en réalité que le Diosdado Macapagal International Airport, l’aéroport alternatif au Ninoy Aquino International Airport de Manille. Et c’est un aéroport civil un peu spécial, car il utilise en fait les terrains de l’anciennne Clark Airbase de l’US Airforce, hébergeant durant la guerre du Viet-Nam les Phantoms du 405th Fighter Wing, fermée en 1991, en raison de l’éruption du Mount Pinatubo (ici à droite les cendres la recouvrant), et aujourd’hui le seul aéroport philippin utilisant deux pistes parallèles. Une base militaire historique, installée pendant la seconde guerre mondiale, déjà. En 1973, la même base hébergeait deux squadrons de C-130E de les 21st Tactical Airlift Squadron et 776th Tactical Airlift Squadron (ici un énorme
Galaxy venu se poser sur la base). La base, très peuplée (15 000 personnes !) étrangement, hébergeait aussi un club fermé de membres de la société des Chevaliers de Columbus… on ne peut plus réactionnaires. Autre particularité du site : située dans un creux, on ne distingue alentour que la queue des appareils les plus imposants s’y posant. Une discrétion à utiliser pour les modèles plus petits… comme celui venu de Floride ! (ici la visite guidée des vestiges de l’ancienne base militaire, un lieu idéal pour y dissimuler un trafic avec ces bâtisses abandonnées envahies par la jungle !). On trouve aussi sur place de vieilles bestioles volantes elles aussi abandonnées, ou en décrépitude, tels le 727-200 de Magestic (RP-C7110, ex Braniff), une firme américaine (on voit atterrir ici à Clark et ici en décoller le 21249, ex Express.net) et le 737-200 d’Air Philippines (RP-C8007). Parmi de véritables épaves, on remarquera surtout le B727-23F
(RP-C5353) de Pacific East Asia Cargo, un Boeing sous numéro de fabrication 19131, qui présente un superbe curriculum, avec pas moins de 33 enregistrements différents depuis 1966, dont la fameuse « Wilmington Trust Company », en 1995, devenu le ZS-NPX de Phoenix Airways et Safair (toutes deux d’Afrique du Sud) la même année. Or la Wilmington Trust Company, avait justement acheté le Gulfstream V immatriculé N126CH, un avion de rendition (sous les labels N379P, N8068V et N44982), le 18 août 2006, pour le revendre sous l’immatriculation VH-CCC chez Crown, à Melbourne… la firme étant un paravent complet de la CIA !
Mais il y avait autre chose, sur cette gigantesque base. Dans les clubs et bars autour, une prostitution tout aussi gigantesque et son corollaire habituel : le trafic de drogue, l’héroïne étant la plus répandue. La base ressemblait plus à un lupanar qu’à autre chose, au point qu’en 2010, une fois les militaires partis, il fallu songer à un programme d’aide à la reconversion des malheureuses filles qui vendaient leurs charmes (pour 200 pesos soit 26 dollars la passe), appelé Renew Foundation. Au milieu de cela, de très jeunes filles, évoquant également jusqu’à une prostitution enfantine. Deux bases US étaient atteintes par le fléau : « Clark et Subic également servi pendant de longues années un symbole de la commercialisation des femmes philippines comme « artistes » et « filles de l’accueil » – euphémismes pour la prostitution, comme beaucoup de femmes d’un certain nombre de régions défavorisées du pays qui ont été séduites, trompées ou attirées dans le glamour des villes axée sur les cultures étrangères qu’ont apportées les bases et installations américaines » note Catwap (Coalition Against Trafficking in Women). On ne saurait mieux décrire l’endroit ! Dénonçant aussi, par la même occasion la présence d’une deuxième base, sous-marine celle-là, celle de Subic, qui connaissait les mêmes turpitudes.
Or à Subic bay, en 2006, les responsables de la ville, du Subic Bay Metropolitan Authority, avait été joint par Gary Jackson, alors le président de… Blackwater, qui désirait y installer une base pour ces mercenaires, une installation au nom de Satelles Solutions Inc, groupe philippin formé pour l’occasion par une subdivsion de Greystone, elle-même société dans le giron de Blackwater. Selon les documents d’enregistrement de Satelles, Greystone Ltd devait contrôler la société avec un total de 10,4 millions en actions souscrites. Chez le reste des actionnaires, ceux qui avaient souscrit des actions sont Mary Grace Agoncillo, Frances Yuyucheng, Clarisse Oben-Evangelista, Romeo Redelicia et Ramberto Saavedra. Un total de 294 000 dollars devaient été recueillis auprès de la société pour la location de la propriété. La société s’était engagée à investir 200 000 dollars et prévoit d’embaucher 20 employés initialement. Selon le SBMA, la société serait d’utiliser un champ de tir existant à l’intérieur du Freeport temporairement jusqu’à ce qu’elle se trouve un endroit approprié ». Mais en 2007, le Virginian Pilot indiquait que la controverse avait forcé Blackwater à abandonner ses plans pour Subic Bay : « Les plans de la société militaire privée basée à NC Moyock, pour ouvrir une branche asiatique aux Philippines ont été mis au rebut …« Nous ne poursuivons plus une installation aux Philippines, a dit Anne Tyrrell, un porte-parole de l’entreprise. Les plans de l’entreprise pour un centre de formation jungle des compétences de survie sur le site de l’ancienne base navale américaine de Subic Bay ont suscité des craintes, suite à une enquête d’un membre éminent du Sénat philippin l’été dernier ».
des Philippines. Mais aussi Romeo Redelicia, le directeur de Yes International Resources Ltd, (à droite une annonce de Yes Cameroun) une compagnie de recrutement de travailleurs installé à Winnipeg, aux USA. Chose surprenante, on retrouve également notre homme comme « consul général » de l’étrange « dominion du Melchizedek »… « une micronation créée en 1986 par Evan David Pedley et son fils Mark Logan Pedley afin de favoriser à grande échelle le blanchiment d’argent » nous apprend Wikipedia ! Une escroquerie caractérisée, qui perdure depuis… 1995 au moins ! Le schéma de fonctionnement étant du type Ponzi, dûment démontré et dénoncé dès 1998 par la Securities and Exchange Commission américaine. Que venait faire cet investisseur dans cette galère ? Dans le groupe de partenaires de Blackwater, on trouvait pourtant une spécialiste des investissements, Frances T. Yuyucheng, de chez Romulo, une société philippine regroupant pas moins de 90 avocats d’affaires ! Que peut-il donc y avoir autant de pourri, à ce point, au royaume des Philippines, à ne pas s’apercevoir à ce point de ce qu’on préparait à Subic Bay ? Jackson sera poursuivi et condamné en 2013 à plusieurs mois de probation et une amende de 5000 dollars pour violation de la législation sur les armes, une peine bien allégée par rapport à ce qui avait été annoncé auparavant. Le cas avait été exemplaire… pour démontrer les liens étroits unissant Blacckwater à la CIA : « mais dans le cas enterré par la Cour fédérale, les avocats de la défense ont fait valoir que les accusés avaient acquis secrètement les armes au nom de la CIA, et ne devraient donc pas être poursuivis, pour avoir suivi les indications du gouvernement. La défense a présenté des témoignages d’anciens fonctionnaires de la CIA qui ont dit qu’ils savaient que Blackwater avait agi selon direction de l’agence, et ont déposé des requêtes en documents et des preuves du rôle de la CIA dans le deal d’armes effectué. Le ministère de la Justice a nié que le C.I.A. avait joué un rôle dans la direction des achats d’armes de Blackwater, et a cherché à bloquer la défense d’avoir accès aux fichiers de la CIA ».. révélait le 21 février 2013 le New-York Times. Blackwater avait agi, et agi toujours, selon les ordres de la CIA. Aux Philippines, c’était donc bien un terrain d’entraînement de la CIA qui devait être établi à Subic Bay ! Déjà, en 1989, la presse l’avait annoncé : « aux Philippines, la CIA s’est trouvée une seconde maison »… cela devait conduire à une créature voisine de celle de Ben Laden, en la personne d’Abu Sayyaf… qui a fait depuis allégeance à l’Etat Islamique !
Le 14 mars suivant, Erik Prince, l’ancien PDG de Blackwater, plutôt amer, vidait son sac devant la presse : « le travail de Blackwater a commencé avec la CIA lorsque nous avons fourni les instructeurs et les installations spécialisées dont l’Agence manquait », a dit Prince au reporter Eli Lake. « Dans les années qui ont suivi, la société est devenue une extension virtuelle de la CIA, parce qu’on nous a demandé maintes et maintes fois d’effectuer des missions dangereuses, que l’Agence, ne pouvait ou ne voulait pas effectuer en interne. »[La] CIA a couramment utilisé Blackwater pour des missions dans le monde entier, » expliquent les avocats de l’entreprise dans des documents de la défense. « Ces efforts ont été faits en vertu des contrats écrits et non écrits et au travers de demandes occasionnelles. À de nombreuses reprises, la CIA a payé Blackwater rien que pour son assistance. Blackwater a également utilisé et recruté des officiers et agents de la CIA et fourni une couverture aux officiers et agents de la CIA opérant dans des missions secrètes et clandestines. À bien des égards, Blackwater, ou dans certaines parties de Blackwater, étaient une extension de la CIA ». Au moins, désormais c’était clair. Blackwater n’était que le bras armé de la CIA !
Parmi les choses que ne voulait plus faire la CIA… il y avait ce qu’avait dénoncé la commission Church : des assassinats. Selon « The Terrifying Background of the Man Who Ran a CIA Assassination Unit »de Conor Friedersdorf (2012) « l’implication présumée d’un enquêteur fédéral, Enrique Prado dans sept meurtres, lorsqu’il il était en charge de meurtres secrets confiés à une société privée. C’était l’un des plus grands secrets de l’ère post-11 Septembre : peu de temps après les attentats, le président Bush a donné la permission à la CIA de créer une unité d’assassinat top secrète pour trouver et tuer des agents d’Al-Qaïda. Le programme a été maintenu par le Congrès pendant sept ans. Leon Panetta et le législateur on en a parlé en 2009, et ont révélé que la CIA a engagé la société de sécurité privée Blackwater pour aider à l’exécuter. « Le mouvement a été historique », dit Evan Wright, journaliste du National Magazine Award Qui a écrit « la série Generation Kill ». Il semble avoir marqué la première fois que le gouvernement des États-Unis a confié un service d’assassinat secret à une entreprise privée ». Sachant comment la CIA avait financé les mêmes activités en Amérique du Sud, pendant des décennies, ça devenait un peu plus clair, alors, de trouver de l’héroïne à cet endroit…


Bonjour à tous ! A la une de L’heure du crime, l’histoire vraie d’un « infiltré », dont la mission était de faire tomber un réseau international de trafic de stupéfiants, et qui se retrouve quelques années plus tard condamné à perpétuité !


