et
avec Michel Charasse
0000000000000000
et
avec Michel Charasse
0000000000000000
Giuseppe Torre lors de son arrestation à Laval, en novembre 2006, dans le cadre de l’opération Colisée.
Publié le 27 avril 2015 à 20h01 | Mis à jour le 27 avril 2015 à 21h19
Un lieutenant de la mafia qui supervisait les importations de cocaïne à l’aéroport PET durant l’enquête Colisée est libéré d’office tout en étant assujetti à des conditions spéciales par la Commission des libérations conditionnelles du Canada.
Un importateur de la mafia libéré d’office sous haute surveillance »>Giuseppe Torre, 43 ans, qui avait été condamné à 9 ans et quatre mois de pénitencier en 2009 pour deux complots d’importation de 218 et de 38 kilos de cocaïne, ne devra posséder ou utiliser aucun dispositif de communication sans fil, sauf avec autorisation préalable, devra fournir toute information financière et ne pourra communiquer avec toute personne ayant un casier judiciaire ou faisant partie d’une organisation criminelle.
Au cours de sa sentence, Giuseppe Torre a tenté à deux reprises d’obtenir sa libération conditionnelle, en vain.
Durant l’enquête Colisée, Torre s’était retrouvé au centre d’un litige lorsque les dirigeants de la mafia, qui attendaient une importation de 118 kilos de cocaïne, se sont rendus compte que 100 kg avaient été ajoutés à leur insu, les responsables de cet ajout ne voulant vraisemblablement pas payer de taxes à l’organisation sur les kilos supplémentaires.
Devant les commissaires aux libérations conditionnelles, Torre a assuré que ce litige était aujourd’hui réglé.
C’est la cellule dirigée par Giuseppe Torre qui a notamment corrompu la douanière Marilyn Béliveau également accusée dans l’enquête Colisée.
Torre a oeuvré dans l’immobilier commercial durant plusieurs années et n’a pas toujours payé ses taxes et ses impôts, soulignent les commissaires aux libérations conditionnelles.
«Vous n’avez pas d’antécédent criminel mais votre association avec le crime organisé traditionnel italien (COTI) peut laisser croire à l’existence d’une criminalité cachée à travers les années. Selon l’information à votre dossier, il s’agit d’une criminalité de choix, nettement organisée et structurée», écrit la Commission des libérations conditionnelles du Canada dans une décision rendue le 14 avril.

La Presse
00000000000000000000000000000000000000000000000

DNRED échelon de Lyon .
Médaille remise aux agents de l’échelon de la DNRED de Lyon en 2000
pour fêter l’anniverssaire de sa création.
***
Jean-Pierre Cazé est un ancien douanier d’un genre particulier. Jusqu’au début des années 90, son travail fut d’infiltrer les réseaux de trafiquants de drogue en France et au Maroc pour le compte du service français de renseignement des douanes. Il témoigne dans un livre intitulé Au cœur du trafic, Mémoires d’un douanier infiltré, chez Nouveau monde éditions. Il répond à nos questions.

Afrique Drogue: Travailler en tant qu’infiltré dans un réseau de trafiquant de drogue, cela consiste en quoi?
Jean-Pierre Cazé: Il faut d’abord avoir des « aviseurs », autrement dit des informateurs. Ces gens-là connaissent une organisation frauduleuse ou criminelle sur le point d’importer, par exemple, en France une quantité importante de drogue ou qui détient une quantité importante de drogue. Et c’est par l’intermédiaire de cette personne que l’agent va pouvoir être présenté à cette organisation, sans bien sûr que ses membres sachent qu’il est fonctionnaire…Ce fonctionnaire va agir sous couverture, sous un nom d’emprunt, une profession d’emprunt. Et cet informateur, qui connaît bien les voyous, va présenter ce « nouvel ami », bien le présenter pour qu’il soit accepté par l’organisation. Et ensuite, ce fonctionnaire va vivre complètement en immersion au sein de l’organisation.
A.D: Justement, vous l’avez fait à plusieurs reprises. Dans votre livre, vous parlez d’une opération d’infiltration, réussie au Maroc. Racontez-nous comment vous avez fait.
J-P C: Cela a duré plusieurs semaines, même deux mois. C’était un contact que nous avions du côté de Tanger qui nous informait qu’une bande organisée était sur le point de faire acheminer vers la France environ une tonne de résine de cannabis. A cette époque, c’était une grosse quantité. On parlait plus souvent de prises de 5 ou 10 kilos. Et donc l’occasion m’était donnée de m’infiltrer dans cette organisation au Maroc et de leur présenter la chose en étant transporteur. Il faut savoir qu’au Maroc, ce n’est pas dur de trouver des stupéfiants, de la résine de cannabis. Mais ce qui est compliqué pour les fournisseurs marocains, c’est d’acheminer la marchandise en France. Moi, j’avais ma qualité de transporteur routier. J’avais sous mes ordres des chauffeurs, des civils, que nous avions recruté à cet effet, pour pouvoir acheminer les stupéfiants du Maroc en France et suivre la progression du Maroc jusqu’en France, jusqu’à ce que les acheteurs viennent récupérer la marchandise.
A.D : Comment faisiez-vous pour véritablement vous faire passer pour une personne impliquée dans le trafic de drogue, parce qu’il y a des codes, il y a des réflexes, il y a des choses que peuvent remarquer les trafiquants qui peuvent vous confondre…
J-P C: C’est tout ce qu’on appelait l’éducation de l’agent. Partir en infiltration, c’est toute une préparation en amont. Il faut changer sa manière de vivre, il faut changer sa manière de parler, son comportement, son aspect physique. On oublie tout, on est plus fonctionnaire, on est plus douanier. Moi, j’avais donc comme couverture camionneur qui avait une entreprise dont la situation était très mauvaise et qui voulait se refaire. Donc il me fallait de l’argent. Et j’acceptais de transporter des stupéfiants pour le compte de ces trafiquants. C’est comme ça que je devais me faire accepter. Mon aspect physique, c’était cheveux longs, le style un peu baroudeur.
A.D: Est-ce que, à un moment ou à un autre, vous avez pensé que vous alliez vous faire coincer?
J-P C: Je faisait tout, justement, pour ne pas me faire repérer. Mais c’est vrai qu’il ne faut pas faire d’erreur. Il y a des choses qu’il ne faut pas dire. On ne parle pas de cannabis, on ne parle par de haschich. On parle de n’importe quoi, de marchandise, de pommes de terre ou de chocolat…Il y a les attitudes aussi. Refuser un ou deux verres de bourbon, ça ne se fait pas non plus. En outre, j’avais appris absolument tout le fonctionnement des camions, toute la mécanique, justement pour que si on me posait des questions, je puisse répondre.
A.D : Est-ce que cela veut dire aussi parfois qu’il faut franchir la ligne rouge, pour être crédible vis-à-vis des trafiquants ?
J-P C: C’est une chose, dans la mesure du possible, qu’il ne faut jamais faire. Par exemple, il vont vous demander de consommer des stupéfiants pour voir si vous êtes bien de leur côté. C’est une chose qu’il faut toujours éviter. Moi je ne l’ai jamais fait, c’était ma ligne de conduite. C’est de toujours refuser mais avec des motifs valables.
A.D: Vous expliquez aussi qu’à plusieurs reprises vous avez été dans des situations où les trafiquants ou ceux qui voulaient acheter la marchandise que vous étiez censé transporter, ont demandé que vous leur montriez une partie de la marchandise afin qu’ils puissent l’emporter afin de prouver que vous étiez vraiment trafiquant et détenteur d’une grosse quantité de cannabis. Comment vous faisiez dans ces situations-là?
J-P C: C’était ça le gros problème. C’était la finalité de l’affaire. La marchandise était remontée en « livraison surveillée », était mise en dépôt. Et c’était le jour où les trafiquants venaient chercher la marchandise. Mais dans ce cas-là, ils n’arrivent pas comme ça avec un fourgon. Ils disaient: « Ok. Vous avez une tonne que vous avez ramenée. La tonne m’appartient, je l’ai payé. Maintenant, il faut que je sache vraiment de quel côté vous êtes, il faut qu’on soit sûr. Maintenant, vous allez lâcher par exemple, 25 ou 50 kilos. » Là, c’était un gros problème. On l’a fait une fois sur une affaire à Dijon. Ce qui nous a d’ailleurs valu de gros soucis ensuite avec la police et la justice. Pourquoi? Parce que, à cette époque, il n’y avait aucune loi encadrant cela. Aujourd’hui, un agent infiltré peut transporter de la marchandise, l’entreposer et même en céder à la fin, quand il ne peut pas faire autrement avant de remettre toute la marchandise.
A.D: Effectivement, vous avez mené ces opérations d’infiltration à une époque où ce n’était pas du tout encadré sur le plan législatif. Dans le livre, vous racontez que vous agissiez totalement sans filet et que cela vous a même valu d’être arrêté et de vous retrouver face à la justice, même si par ma suite vous avez été blanchi…
J-P C: Oui. C’est sur une affaire dans laquelle les trafiquants ont envoyé un homme de main chercher de la marchandise. Avant de la remettre, j’ai réussi à m’exfiltrer et à demander l’autorisation de mes supérieurs, qui m’ont donné l’autorisation. Donc j’ai « fait » 25 kilos, comme on dit dans le jargon du métier, pour que tout soit crédible. Et ils sont partis dans la nature. Et le lendemain, ils sont venus chercher le reste. Ils sont venus chercher 500 kilos sur 525 kilos. Et puis on a réussi à interpeller tous les trafiquants. Mais comme la loi n’avait pas encore été votée, on a eu les pires ennuis.
A.D: Aujourd’hui donc, le travail d’infiltration est encadré par la loi. Est-ce qu’elle couvre tous les cas de figure?
J-P C: Les fonctionnaires qui vont faire de l’infiltration sont toujours confrontés à ce qu’on appelle la mise à l’épreuve. C’est à dire que quand vous arrivez dans une organisation, on peut pour vous mettre à l’épreuve vous faire faire n’importe quoi. On peut vous dire: « ce soir on monte sur un braquage, tu seras chargé de conduire le véhicule ». Qu’est-ce qu’on fait? On se sauve ou on reste? Si on continue l’infiltration, on est obligé de participer au braquage. Le problème, c’est que s’il y a des problèmes, un blessé, voire un mort, qu’est-ce qui va se passer après? L’agent est en infiltration. Mais il est tout de même un peu complice…Donc je ne sais pas si la loi va assez loin.
A.D : Vous estimez que, aujourd’hui, pour lutter contre le trafic de drogue, on est obligé de faire de l’infiltration?
J-P C: C’est une technique qui est redoutable. Parce que quand vous êtes infiltré, vous entendez tout, vous voyez tout. Vous comprenez tout le système d’acheminement. Vous connaissez tous les personnages qui sont autour de l’affaire. Il est certain que quand vous avez un agent infiltré dans une organisation, il est sûr que cela fait mal parce que tout le monde tombe.
A.D: Avez-vous l’impression que le travail d’infiltration est devenu plus difficile par rapport à l’époque où vous la pratiquiez?
J-P C: J’ai fait cela pendant une vingtaine d’années. C’était une technique que nous avions empruntée aux américains. Cette méthode-là n’était pas connue. On avait une longueur d’avance sur les trafiquants. Aujourd’hui, ils savent qu’en France des agents pratiquent l’infiltration. Donc il est certain que les agents qui vont s’infiltrer, vont avoir un plus de mal à se faire accepter et à pouvoir pratiquer cette infiltration dans les circuits frauduleux.
Ecouter l’interview diffusée sur rfi
°°°°°°°°°°°°°°
A l’époque, le ministre de tutelle de la Douane française était Michel Charasse.
L’interview de Michel Charasse par Elise Lucet
Dans une bibliothèque du Sénat.
Elise Lucet:
Invité de Pièces à conviction, Michel Charasse, bonsoir…
Michel Charasse:
Bonsoir.
Elise Lucet:
Vous êtes l’ancien ministre du budget de 1988 à 1992 et sénateur du Puy de dôme, c’est la raison pour laquelle, nous sommes exceptionnellement au Sénat pour réaliser cet interview…Euh, vous ne souhaitez pas parler de, de l’affaire Marc Fievet…Est-ce que je peux vous demander quels étaient vos rapports, lorsque vous étiez ministre du budget avec ces aviseurs, je crois que vous avez souhaité les rencontrer, pourquoi ?
Michel Charasse: Lorsque je suis arrivé au ministère du budget en mai…juin 88 , l’administration des douanes dont l’une des fonctions importantes est de lutter contre tous les trafics …de drogue, d’argent, euh, contre-façon..etc. prenaient par an à peu près 5 tonnes de drogue. Lorsque j’ai quitté le ministère le 2 octobre 1992, nous étions à 35 tonnes par an. C’est à dire multiplier par 5, par 7 pardon…
Elise Lucet: Ouais !
Michel Charasse : En, en un peu plus de quatre ans………..Vous pensez bien que tout ceci a nécessité une organisation
Elise Lucet: Honhon !
Michel Charasse: Ou une réu.. Ou .une réorganisation….Bien entendu ce n’est pas moi qui est tout inventé, mais j’ai donné à la douane beaucoup de moyens…avec l’argent du contribuable, pour en faire une véritable arme contre les trafiquants et notamment les trafiquants de drogues…
Elise Lucet: Et parmi ces armes, il y avait les aviseurs
Michel Charasse : Et parmi ces armes il y avait la collecte de renseignement et dans l’ensemble des renseignements, il y avait bien entendu les renseignements fournis par les aviseurs…
Elise Lucet : Beaucoup ?
Michel Charasse : Des aviseurs plus nombreux, mieux organisés, des relais mieux organisés par l’intermédiaire des , des, des correspondants que la douane pouvait avoir à l’étranger sous couverture planquée ou officielle, attachés douaniers dans les ambassades etc. etc…Donc bien entendu, on a dû beaucoup, enfin beaucoup a été dû aux renseignements…
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : Et c’est d’ailleurs parce que l’affaire a pris une ampleur importante pendant le temps où j’étais au ministère, en particulier avec la technique de ce que l’on appelle les livraisons contrôlées, c’est à dire l’infiltration de nos aviseurs ou quelques fois de douaniers d’ ailleurs, dans les réseaux de drogue …
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse: Et de fonctionnaires donc, de la douane, dans les réseaux de drogue..Euh, qui a conduit à… justement un incident grave. ..Euh…entre 90 et 92, qui s’est retrouvé devant le tribunal de Dijon, puisqu’à l’époque la législation française n’autorisait pas la livraison contrôlée,…le code pénal
Elise Lucet: Vous parlez des quatre douaniers qui ont été incarcérés.
Michel Charasse : Voilà, donc il y a eu l’affaire de Dijon et ces douaniers ont failli être condamné et ..euh, ils ne l’ont pas été que parce que d’une part j’ai fait voter la légalisation des livraisons contrôlées….Comme je l’ai déclaré un jour, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre,
Elise Lucet : Oui
Miche Charasse : Quand on fait la guerre on fait la guerre…
Elise Lucet : Ouais…
Michel Charasse : On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet.
Elise Lucet: Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !
Miche Charasse: Donc, très bien euh…Il faut utiliser leurs méthodes, il faut aller les chercher là où ils sont.
Elise Lucet : Honhon.
Michel Charasse : Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin…
Elise Lucet : Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.
Michel Charasse : Etc… je parle, voilà, des gros. Ce sont des tueurs ! Par conséquent, on va pas attraper les tueurs en leur récitant des cantiques.
Elise Lucet : Alors, on en vient à la situation actuelle, si vous le voulez bien…
Miche Charasse : On tire d’abord et on discute après……………………….
Elise Lucet :……………….Euh, on va en venir à la situation actuelle si vous le voulez bien…
Michel Charasse : J’ai sur ce plan là, quand on a affaire à des tueurs, une notion de l’Etat de droit qui est assez flexible…
Elise Lucet :.Michel Charasse, pour terminer, on a bien compris que vous ne vouliez pas parler du dossier de Fievet, mais est-ce qu’il y a en France … des aviseurs de la douane et là je parle pas forcément du moment où vous, vous y étiez, qu’on a laissé tomber…
Michel Charasse : ……………..A mon époque, je n’ai pas entendu dire qu’on avait laissé tomber qui que ce soit…
Elise Lucet : Donc, on laisse pas tomber les aviseurs ?
Michel Charasse :………Mais, on laisse tomber personne …Il faut laisser tomber personne. Lorsque vous êtes engagé dans une bataille….Euh, et ben…Euh…Euh, vous faites le nécessaire pour sauver tous vos soldats…
Elise Lucet : C’est pas ce que Fievet a l’air de penser…
Michel Charasse : (6 secondes de silence).Chacun pense ce qu’il veut, moi je vous dis simplement que quand on voit les résultats qu’on voit, il faut bien que…euh, l’administration des douanes soit soutenue par son ministre et qu’elle soutienne tous ceux qui collaborent, fonctionnaires ou non à ses activités.
Elise Lucet : Michel Charasse, merci d’avoir répondu à nos questions.
LIRE aussi:
DNRED, un service de renseignement français..
GIBRALTAR…Souviens-toi Jean Paul Garcia de la DNRED!.
image: http://s1.lemde.fr/image/2015/02/14/768×0/4576774_6_14f1_fiche-de-police-sur-shimon-yelinek_b8b7b94d5a0d1c2227d0d0d74d3c819e.jpgShimon Yelinek est un homme d’affaire Israélien basé au Panama. Derrière ce masque anodin se cache en vérité l’un des criminels les plus polyvalents que l’on trouve parmi les clients de HSBC à Genève : trafiquant d’armes, de diamants et de drogue, il a aussi participé au financement du terrorisme.
Son plus grand fait d’arme ? L’opération Otterloo.
Fin 2001, un chargement de 3 117 kalachnikovs et 5 millions de cartouches quitte le navire Otterloo, dans le port de Turbo, en Colombie. Achetées à l’armée du Nicaragua, les armes étaient destinées en théorie à la police du Panama. Yelinek s’arrange en fait pour les livrer aux Autodéfenses Unies de Colombie (AUC), un groupe paramilitaire d’extrême droite.
LIRE aussi: http://news.bbc.co.uk/hi/spanish/latin_america/newsid_2678000/2678657.stm
Ses compétences et son réseau de trafiquant d’armes, Yelinek, né en Israël en 1961, les développe en Afrique entre 1980 et 2001. Dans les années 80 et 90, Yelinek est le chef de la sécurité de Mobutu Sese Seko, le dictateur du Zaïre (actuelle République démocratique du Congo). C’est là qu’il se lie d’amitié avec Aziz Nassour, un diamantaire libanais. Proche collaborateur du dictateur Mobutu, ce dernier exporte à Anvers des pierres du Liberia et de Sierra Leone, entre autres. Tous deux sont ou seront clients de HSBC.
En 2000, Al-Qaida prend contact avec Aziz Nassour. La raison ? Le groupe terroriste désirait sortir son argent des banques pour acquérir des diamants, afin d’éviter d’éventuelles sanctions bancaires. Le groupe terroriste, qui avait déjà frappé les deux ambassades américaines de Tanzanie et du Kenya, avait besoin de préserver ses liquidités en préparation des attentats du World Trade Center, en septembre 2011. Le marché du diamant en Afrique de l’Ouest était une cible parfaite, comme le souligne un rapport de l’organisation non-gouvernementale Global Witness dévoile les étapes de cette affaire. En décembre 2000, deux membres d’Al-Qaida, Ahmed Ghailani et Fazul Abdullah Mohammed, approchent donc Nassour à Kinshasa. Ils sont notamment connus pour leur participation aux attentats contre les ambassades de Dar es Salaam et Nairobi en août 1998. Le contact se révèle prometteur.
À l’époque, Aziz Nassour montait une opération avec son cousin Samih Ossaily pour acheter des diamants au Revolutionary United Front (RUF). Soutenu par Charles Taylor, le RUF tentait de répliquer en Sierra Leone le coup d’état réussi de ce dernier au Liberia. L’affaire était donc conclue d’avance : le RUF avait besoin de vendre des diamants et Al-Qaida était preneur.
Quel rôle Yelinek joua-t-il dans cette affaire ? Dans une des clauses de l’accord, Nassour s’engageait à procurer des armes au Président Taylor et aux rebelles qu’il soutenait, les RUF. Fin 2000, Nassour contacte son vieil ami Yelinek. Alors basé au Marriott de Miami et répondant au téléphone sous le nom de code « Sierra », le trafiquant israélien transmet la demande à son collègue Ori Zoller. Ancien membre des forces spéciales israéliennes, ce dernier exerce dans le commerce des armes au Guatemala. Le choix n’est pas sans raison : Zoller prend part à l’opération Otterloo qui est en train de se dérouler.
Des documents de la police belge, obtenus par Le Monde, ainsi que les emails échangés entre Yelinek et Zoller, dévoilent la composition et la technicité du deal. La cargaison devait notamment contenir des kalachnikovs, des lance-roquettes, des canons antiaériens et des canons antichars. Pour contourner l’embargo des Nations Unies sur les armes imposé au Liberia et à la Sierra Leone, Nassour se procure un certificat d’utilisation finale ivoirien. Utilisé dans les transferts internationaux, ce document sert à certifier que l’acheteur est bien le seul et l’unique utilisateur de la marchandise.

Cependant, l’affaire s’effondre. Début 2001, Ali Darwish, un diamantaire de Sierra Leone, décide de se repentir. Il avait notamment mis en lien Nassour avec Ibrahim Bah, confident du Président Charles Taylor et proche des rebelles du RUF. Il informe les autorités américaines du trafic d’armes illégal. Celles-ci n’agissent pas mais la confiance ne règne plus entre RUF, trafiquants et diamantaires.
Au même moment, la découverte du chargement de l’Otterloo fait scandale dans la presse latino-américaine. Yelinek est sous le feu des projecteurs. Après avoir été incarcéré au Panama entre 2002 et 2004 puis relâché grâce à des pots-de-vin virés de son compte HSBC, il disparaît dans la nature. Il refait surface en 2011. Il est alors le sujet d’une enquête de la Drug Enforcement Administration (DEA) et du Département du Trésor des Etats-Unis pour ses liens supposés avec le réseau de trafic de drogue colombien de Cifuentes Villa. Ce dernier est affilié au fameux et violent cartel mexicain de Sinaloa.

Les données recueillies par Le Monde dans les documents « SwissLeaks » indiquent que Yelinek a pu maintenir des comptes chez HSBC Private Bank (PB) jusqu’en 2007. À cette époque, Yelinek possédait encore 860 000 dollars dans cette institution. Ses comptes étaient liés à des sociétés écrans : Ubicon Corp. et Fenco Holding Inc. Avec la collaboration de journalistes de la Süddeutsche Zeitung, Le Monde s’est procuré les certificats de constitution de ces entreprises. Possédant déjà des entreprises écrans au Panama, Yelinek a voulu varier. D’après les documents originaux, Ubicon Corp. et Fenco Holding Inc. furent créées en avril et juin 2004 dans les îles Vierges britanniques, respectivement au nom de Yelinek et sa femme, Limor Yelinek.
Malgré son profil de trafiquants d’armes et de blanchisseur d ‘argent pour le compte d’un cartel colombien, la filiale HSBC PB n’a pas ordonné la fermeture des comptes de Yelinek. Elle ne pouvait cependant pas ignorer les agissements de son client. Il avait été fiché à plusieurs reprises entre 2000 et 2011 par des agences de sécurité américaines, belges et latino-américaines.
Plus accablant encore pour HSBC, le Washington Post avait mentionné Yelinek dans l’enquête menée sur la filiale diamantaire d’Al-Qaida en Afrique de l’Ouest début 2000.
Après l’affaire Otterloo en 2001, son nom était partout dans la presse latino-américaine. HSBC PB semble donc fautive de complicité. Consciente ou pas ?
Cela reste à définir. Avec autant de signaux d’alertes, l’ignorance n’est cependant pas une excuse valable.
Aliaume Leroy
SOURCE et plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/02/14/shimon-yelinek-criminel-polyvalent-mais-pour-hsbc-un-client-sans-histoire_4576775_3212.html#FQhzFcTwgLAO4FAw.99
—————————————
* El Otterloo
En los archivos de la Secretaría General de la Organización de Estados Americanos en Washington hay un informe de 40 páginas con siete anexos titulado: “Sobre el desvío de armas nicaragüenses a las Autodefensas Unidas de Colombia”. El documento 3687, de enero de 2003, confirma que Panamá sirvió de fachada para que los paramilitares recibieran en el golfo de Urabá 3 mil AK47 y 2 millones y medio de municiones traídas en el trasatlántico Otterloo.
Peloticas de goma declaradas en el manifiesto de aduanas ocultaban los fusiles. A finales de 1999 se configuró un canje de armas, en apariencia legal, entre la Policía Nacional de Nicaragua y GIR, una agencia privada de comercio de armas de Guatemala: la primera entregaba 5.000 fusiles AK y municiones de sus excedentes a cambio de pistolas y ametralladoras mini-Uzi de origen israelí. GIR encontró en Panamá a un interesado en los fusiles y municiones, el israelí-panameño Shimon Yelinek, quien a su vez presentó una orden de compra de ese arsenal por parte de la Policía Nacional local, que resultó falsa. El mismo Yelinek comisionó a la compañía marítima panameña Trafalgar Maritime Inc. para cargar 14 contenedores de armas en su único buque, el Otterloo, y transportarlos entre Nicaragua y Panamá, como declaró al zarpar el 3 de noviembre de 2001. Sin embargo, hizo travesía directa hacia Turbo, Colombia, donde lo recibieron dos días después empleados de Banadex, filial de la multinacional norteamericana Chiquita Brands, y lo descargaron otros de la naviera Turbana. El DAS de Colombia, disuelto entre otros motivos por su complicidad con el paramilitarismo, registró la llegada y no encontró nada irregular. El barco terminó anclado en Panamá en diciembre de 2001, después de ir a Venezuela y Surinam. El 14 de junio de 2002 el barco fue vendido por el panameño Julio Matute al colombiano Édgar Enrique Aarón Villalba, quien se lo habría llevado a Belice, mientras la naviera Trafalgar era disuelta. “El mejor gol que metimos”, celebró el después asesinado comandante paramilitar Carlos Castaño. Hubo cinco embarques similares hasta reunir 13 mil fusiles. Según la Fiscalía, el cartel de los Castaño llegó a contar con no menos de media docena de barcos, además de embarcaciones rápidas y aeronaves, que se movían hacia el istmo desde el Atlántico y el Pacífico.
fuente: http://www.elespectador.com/noticias/nacional/barcos-anclaron-guerra-colombia-articulo-521748
Lire aussi : SwissLeaks : qui sont les millionnaires africains de HSBC ?
Lire aussi : SwissLeaks en Afrique : des diamantaires en fuite
Le cas de la banque britanniqueHSBC constitue un exemple supplémentaire de la doctrine « trop grandes pour être incarcérées »1. En 2014, le groupe mondial HSBC employait 260 000 personnes, est présent dans 75 pays et déclare 54 millions de clients2. Au cours de la dernière décennie, HSBC a collaboré avec les cartels de la drogue du Mexique et de Colombie, responsables de (dizaines de) milliers d’assassinats avec armes à feu, dans le blanchiment d’argent pour un montant de 881 millions de dollars3. Les relations commerciales de la banque britannique avec les cartels de la drogue ont perduré malgré les dizaines de notifications et d’avertissements de différentes agences gouvernementales des États-Unis (dont l’OCC -Office of the Comptroller of the Currency-). Les bénéfices obtenus ont non seulement conduit HSBC à ignorer les avertissements mais, qui plus est, à ouvrir des guichets spéciaux dans ses locaux à…
Voir l’article original 3 010 mots de plus


Michel SAPIN, ministre des Finances et des Comptes publics, et Christian ECKERT, secrétaire d’Etat chargé du Budget, tiennent à féliciter les services douaniers français de l’importante saisie, le 3 novembre 2014, de près de 250 kg de cocaïne, à bord d’un voilier battant pavillon de la Grande-Bretagne.
Fruit de plusieurs mois d’enquête en collaboration avec les services britanniques, cette saisie a été conduite conjointement par l’échelon de la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED) de Fort-de-France et le service de police britannique National Crime Agency (NCA).
Après plusieurs jours de surveillance ayant mobilisé un large dispositif aéro-maritime, les agents des douanes ont procédé au contrôle d’un sloop de 12 mètres, dans les eaux internationales à plus de 120 miles nautiques au large de la Martinique (220 km). Grâce à l’action simultanée de deux vedettes de la Direction Régionale Garde-côtes des douanes d’Antilles-Guyane DF31 et DF44, les services douaniers ont pu déjouer le plan de fraude mis en place par une organisation criminelle structurée. Malgré les conditions de mer difficiles, les deux occupants du voilier ont pu être appréhendés en toute sécurité avant même qu’ils n’entament leur traversée transatlantique.
A l’issue de la procédure douanière, les stupéfiants d’une valeur de plus de 16 millions d’euros, ainsi que les personnes mises en cause, ont été remis à la disposition de l’autorité judiciaire à Fort-de-France.
Cette saisie illustre une nouvelle fois l’excellente coopération existante au sein de la zone Caraïbes entre les services français et étrangers chargés de la lutte contre la fraude. Cette saisie spectaculaire prolonge une série de succès communs en 2014 obtenus grâce à la coopération entre la douane française et les services britanniques.
En 2013, la douane française avait déjà saisi plus de 7,2 tonnes de cocaïne.
0000000000000000000000000000
J’ai acheté ce livre voici quarante huit heures.
Je me suis précipité sur les pages qu’il consacre à Claudio Pasquale Locatelli que j’ai bien connu, à Roberto Severa que j’ai connu , à Loredana Ferraro que j’ai bien connue, à Pasquale Ciolla que j’ai bien connu , à Heidi que j’ai bien connue et que j’ai présentée à Locatelli, au magistrat Domenico Catenacci que j’ai connu et à qui Locatelli offrait mensuellement une valise d’argent et quelques sorties dans les clubs de Marbella accompagné de Skora (Tiens, il n’apparait pas dans le récit de Roberto Saviano).
Pourquoi n’a-t-il pas parlé de l’OCTRIS et du commissaire Mario Le Corff?
Pourquoi n’a-t-il pas parlé de Carlos Hernandez Rumbault?
Pourquoi n’a-t-il pas parlé des contacts pris à Zagreb avec l’aide des services officiels de Croatie?
Pourquoi n’a-t-il pas parlé des opérations menées par la GRC-RCMP? (5 TONNES 400 de cocaïne saisies sur le Cargo PACIFICO) ?
Pourquoi n’a-t-il pas parlé des opérations menées par le HM Customs and Excise contre le POSEIDON (saisie de 6 tonnes de cannabis) et arrestation de Bobby Mills, l’ex boyfriend de Heidi?
Il y a des raccourcis et des erreurs dans le récit de Roberto Saviano!
J’ai constaté que toute son « enquête » sur l’ opération Dinero et sur Claudio Pasquale Locatelli ne s’était inspirée que des sources officielles du DEA, du FBI, de la Guardia Civil, de la Policia espagnole, des Carabinieri etc. etc. omettant de parler de l’action de la DNRED (Douane française).
Pourquoi n’a-t-il pas posé des questions à Jean Paul Garcia, le patron de la DNRED (Douane française)?
Pourquoi n’est-il pas venu me poser des questions sur les 16 mois que j’ai passé, lors de mon infiltration, auprès de Claudio Pasquale Locatelli ?
Pourquoi, l’implication de la Guardia Civil, de la Policia espagnole (Gouvernement Felipe Gonzalez – Ministre Rafael Vera) dans le financement du GAL via le narcotrafic n’apparait pas? Pourquoi n’a-t-il pas parlé du commissaire Ricardo Kohl d’Estepona?
Pourquoi le financement des dernières années de l’ IRA par le narcotrafic n’apparait pas?
Pour qui roule Roberto Saviano ?
Etait-il chargé de réécrire l’histoire de ces trente dernières années en matière de lutte contre le narcotrafic dans le seul but de glorifier ses seuls amis policiers?
Alors, ce livre « EXTRA PURE (Zéro, zéro, zéro ) » ne serait-il qu’un résumé de son « infiltration » dans des archives policières choisies?
Marc Fievet
NS 55 DNRED

Le secret défense s’applique au dossier de Marc Fievet
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Fievet)
00000000000000000000000000000000000

Bonjour à tous ! A la une de L’heure du crime, l’histoire vraie d’un « infiltré », dont la mission était de faire tomber un réseau international de trafic de stupéfiants, et qui se retrouve quelques années plus tard condamné à perpétuité !
Cet homme s’appelle Marc Fievet. Il est mon invité. Son nom est peu ou pas connu du public, mais son aventure a inspiré les scénaristes du film « Gibraltar », qui sort mercredi prochain au cinéma.
Pendant six ans, il était connu sous le nom de code NS 55. Il a permis aux services des douanes; qui l’avaient recruté en 1988, de récupérer près de 100 tonnes de stupéfiants !
En septembre 1994, un bateau lui appartenant est arraisonné dans l’Atlantique, au large de l’Espagne, avec plus de 5 tonnes de cocaïne. Considéré comme le numéro 2 du réseau, il est condamné à perpétuité, extradé en France où sa peine est ramenée à 20 ans, dont dix ans incompressibles.
Depuis sa sortie de prison, Marc Fievet se bat pour être réhabilité. Sa vie a été détruite. Il veut laver son honneur et que l’Etat reconnaisse qu’il était en service commandé !
Pour écouter:
000000000000000000000000000000
L’INTEGRITE ET L’EFFICACITE LIBEREES
MICHEL RIBATET, le dernier des douaniers incarcérés à Dijon depuis le 13 mars, est enfin sorti de prison mardi vers 19 heures. Patron de l’antenne de Lyon de la Direction nationale des enquêtes et recherches douanières (DNRED), il avait été incarcéré en même temps que son surbordonné, Pierre Tardy, et qu’un inspecteur de Dijon, Jacques Dorey. Tous trois avaient été inculpés de «détention, transport, acquisition et cession de stupéfiants». Ils avaient rejoint en prison Jean-Pierre Caze, inspecteur divisionnaire à Lyon, qui avait infiltré un réseau de trafiquants de cannabis en provenance du Maroc et avait été écroué le 6 mars pour les mêmes raisons.
Il s’agit d’une bien lamentable affaire qui pose d’abord la question des moyens juridiques reconnus à la douane, responsable de la quasi-totalité des 22 tonnes de drogue saisies l’an dernier par l’ensemble des services français.
Dans l’affaire de Dijon la PJ a mis à profit les trois jours de garde à vue dont elle dispose après les 24 heures de rétention douanière, non pas pour poursuivre le travail des douaniers, mais pour retourner contre eux les trafiquants qu’ils avaient arrêtés.
Au centre de l’affaire, la saisie par les douaniers lyonnais de 535 kg de résine de cannabis, le 6 décembre 1990, au péage de Pouilly-en-Auxois (Côte-d’Or) sur l’autoroute A6. Cette saisie intervenait après celle d’une tonne de drogue à Lyon le 6 juin 1990 ( marchandise transportée par Marc Fievet-NS55 DNRED jusqu’au port de Port La Nouvelle sur le Motor Yacht TANCREDE) , et en précédait une autre de 520 kilos, le 20 décembre, sur le parking d’Isardrôme près de Vienne.

photo Port la Nouvelle: http://www.sea-seek.com/images/b/bc/Port_La_Nouvelle.jpg
VOIR ou revoir: https://ns55dnred.wordpress.com/a-propos/
En tout 2,5 tonnes saisies.
De quoi donner des boutons à la PJ lyonnaise qui va convaincre le juge Bartoletti – on peut d’ailleurs se demander pourquoi ce magistrat a ainsi foncé dans cette guerre des polices – d’ouvrir une information sur les douaniers et leurs méthodes: l’infiltration des réseaux de drogue qui, bien que reconnue par la Convention de Vienne de lutte contre le trafic, n’est pas intégrée au droit français.
Les douaniers et leur chef, M. Hoguet, patron de la DNRED ont expliqué au magistrat, en gros, ces méthodes et leur efficacité. Ils n’ont pas tout dit. C’est clair. Pour le juge demeure « un problème d’argent et de paiement des informateurs». Il veut savoir «d’où provient l’argent et ce qu’il est devenu» car il ne peut discerner «ni le début ni la fin de la chaîne» et reconnaît qu’il n’a pu «percer le mystère de l’organisation qui avait conduit à la saisie». Il se serait heurté, selon ses propres mots, à un «refus total de collaboration» de la part des inculpés. M. Ribatet et les siens ont protégé leur «construction», le réseau de leurs informateurs et agents – les douaniers les appellent des aviseurs – au sein de cet important réseau d’importation de cannabis marocain en Europe. En se taisant ils ont protégé le travail en cours et, aussi et surtout, la vie de ces hommes. Le nom d’un de ces aviseurs n’a-t-il pas été publié dans certains journaux? C’est son silence qui a valu à M. Ribatet 84 jours de prison.
Côté Douane on se félicite de cette libération et on met sur le compte de la mauvaise humeur du magistrat l’interdiction jusqu’à nouvel ordre d’exercer signifiée aux douaniers libérés. Mais on relève surtout que l’intégrité de ces fonctionnaires n’est pas contestée par le juge qui n’a pu établir leur enrichissement personnel. Ils demeurent ce qu’ils ont toujours été, au dessus de tout soupçon de ce point de vue essentiel: ce ne sont pas des ripoux.
Depuis le 28 mai, jour où le magistrat fit perquisitionner à la DNRED de Lyon, ce dernier avait refusé ses plateaux repas, n’avalant que de l’eau, du lait et des jus de fruit. Les douaniers ont été constamment soutenus par leur hiérarchie, l’ensemble des syndicats, et par leur ministre de tutelle, Michel Charasse. Plusieurs manifestations de soutien s’étaient tenues dans toute la France, notamment devant le palais de justice de Dijon. Une autre était prévue hier.
Les syndicats de douaniers, satisfaits de la libération de M. Ribatet, ont annulé leur journée d’action et de grève annoncée pour le 11 juin. Pour la CGC, dont le douanier lyonnais est adhérent, «cette décision n’est que justice». Satisfaction également à la CGT qui souligne: «Le problème reste entier quant aux missions de la douane, ses moyens pour les remplir et leur cadre juridique». Cette question a été publiquement posée par André Lajoinie, au nom du groupe communiste à l’Assemblée, dans une lettre au ministre de la Justice Henri Nallet.
De source bien informée, un protocole intégrant au droit et procédures français les moyens reconnus par la Convention de Vienne pour lutter contre le trafic aurait été élaboré par les ministères de la Justice, de l’Intérieur et des Finances (Douane). Mais en ce qui concerne l’attribution de la qualification d’officier de police judiciaire aux douaniers, ce qui leur permettrait de conduire jusqu’à la clôture de l’instruction judiciaire les affaires qu’ils réalisent, le blocage du ministère de l’Intérieur demeure total.
Jean-Michel Cordier
– See more at: http://www.humanite.fr/node/23165#sthash.oyAn5AgH.dpuf
0000000000
Quelques opérations parmi d’autres!
Eté 1993
Quelques problèmes en mer d’Oman!

L’intervention américaine en Somalie perturbe les plans de Claudio Pascuale Locatelli. Des avions de l’US Air force ne cessent de survoler la zone où le cannabis afghan enlevé dans la région de Gwadar, sur la côte ouest du Pakistan, devait être transféré à bord du Melor, entre l’extrême Est du Yémen et le Nord de l’île de Socotra.
Le cargo iranien qui avait chargé dans le port pakistanais n’a pu attendre le Melor et a improvisé en transférant les trente-deux tonnes à bord d’un discret boutre local qui attend sagement le navire Melor dans la zone de Obock, au nord-est de Djibouti, sans attirer l’attention des pilotes américains.
D’un saut d’avion, NS 55 (Marc Fievet) va rejoindre l’équipage en escale à Djibouti avant l’opération de chargement, et s’assure que tout est en ordre.
Le transbordement s’effectuera le 14 juillet 1993 sans problème.
M/S Melor finançé à l’origine par la Douane française pour l’opération « Claudine » menée avec le British Customs Excise

Malheureusement le Melor n’a qu’un « Brons » de 360 CV et ne peut affronter les vagues , le vent et les courants de la mousson qui s’est établi dans l’océan indien.
Claudio Pascuale Locatelli trouve la solution en nolisant un « supplyer » à Mascate.
Gil, le responsable de la marchandise, a suivi avec le télex du Melor pour assurer la continuité des communications. Toutes les factures qui arrivent à la compagnie Rio Plata ltd de Gibraltar seront transmises à Jean Paul Garcia, attaché de la Douane française à Madrid, aujourd’hui en 2014 directeur de la DNRED;
Les numéros contactés parleront: des échanges avec un télex dans le Var en France mais sur liste rouge…Et de nombreux échanges avec une grande banque de New York!
Le TRACFIN n’ a certainement pas eu les moyens de s’exprimer!
Début novembre 1993 en atlantique nord
27 tonnes pour le Canada
Ricky Anthony Parsons, rentre au port de Clarenville-St Jones, au Nouveau Brunswick. Son bateau, le « M/V Cutknife II » est chargé de vingt-sept tonnes de cannabis afghan qu’il a récupéré sur le supplyer en eaux internationales. La Royal Canadian Mounted Police (RCMP) saisit la cargaison.
5 tonnes pour l’Angleterre
Le 3 novembre, un bateau de pêche, le » Schema » est arraisonné par les douanes anglaises à Bideford, en Cornouailles. Il y a cinq tonnes de cannabis afghan à bord.
***************************************************
vendredi 10 janvier 2014 – 16h45
Interrogé par nos soins à l’occasion de la diffusion prochaine de « Braquo » saison, 3, Abdel Raouf Dafri, le scénariste des deux « Mesrine » ou encore du film de Jacques Audiard, « Un prophète », s’est exprimé sur le système de production des films français et du traitement réservé aux scénaristes dans l’hexagone.
Lauréat d’un César pour Un prophète, Abdel Raouf Dafri est sans conteste l’un des grands noms du scénario en France. Mais il est également connu pour ses propos sans langue de bois. Ainsi, interrogé par nos soins sur le travail des scénaristes en France, il n’a pas pris de gants pour dévoiler le fond de sa pensée et livrer une vision virulente du système.
Morceaux choisis :
– « Aux Etats-Unis, le scénario c’est ce qu’il y a de plus sacré. »
– « Qu’est-ce que c’est que raconter une histoire ? Aujourd’hui en France, on a perdu ça ! »
– « La plume c’est comme la bouche : si t’as rien à dire, ferme ta g….e ! »
– « En France on ne valorise pas l’écrit »
– « Quand vous regardez le cinéma français, vous pleurez ! »
– « On fabrique du Doliprane. »
Propos recueillis par Clément Cusseau / Cadrage : Constance Mathews
la video: http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18629966.html
#Posté le lundi 09 juin 2014 23:54
Modifié le mardi 10 juin 2014 00:07
Bonjour à toutes et à tous, je m’appelle MARC FIÉVET, je suis l’homme qui a inspiré le film « GIBRALTAR » après la parution de mon livre « L’AVISEUR ».
Suite aux vidéos mises en ligne sur Allocine (celles d’Abdel Raouf Dafri et Julien Leclercq) et la controverse soulevée, j’estime nécessaire d’apporter quelques précisions supplémentaires sur le film produit par Dimitri Rassam et réalisé par Julien Leclercq, avec dans le rôle de Marc Duval, Gilles Lellouche, dans le rôle de l’officier recruteur des douanes françaises et agent traitant, Tahar Rahim et dans le rôle du narco Claudio Pasquale Locatelli – considéré comme le Copernic du narcotrafic mondial par Roberto Saviano dans son dernier livre Zero, zero, zero – Riccardo Scamarcio.
Le scénario initial tiré du livre « L’Aviseur » que j’ai écrit, et qui a inspiré l’écriture par Abdel Raouf Dafri, du scénario auquel j’ai participé et pour lequel j’ai signé un contrat de consultant, n’a pas été respecté par le réalisateur et ne correspond en rien à ce qui devait être tourné…
En effet comment aurais-je pu accepter d’être présenté comme ce Marc Duval, tenancier d’un « bar à tapas » de troisième zone, incapable de faire marcher son business et s’entêtant toutefois à garder un voilier qu’il n’était pas capable d’assumer financièrement ?
Comment aurais-je pu accepter que le réalisateur Julien Leclercq tourne des scènes qui n’ont strictement rien à voir avec la réalité de mon vécu ?
Comment aurais-je pu accepter de voir sali le rôle que j’ai joué auprès des autorités régaliennes et des opérations undercover des services de lutte contre le narcotrafic ?
J’ai rencontré le réalisateur Julien Leclercq pour la première fois lors de la projection privée à laquelle j’ai assisté, accompagné de mes avocats, le 15 juin 2013. Je lui ai immédiatement demandé pour quelles raisons la scène de ma rencontre avec le ministre Michel Charasse ne figurait pas dans le film (alors qu’elle se trouvait dans le scénario d’Abdel Raouf Dafri)? Après un bafouillage, il m’expliqua que c’était une question de coût !
Fichtre, tourner une scène dans un bureau avec un ventru à bretelles fumant le « Cohiba » aurait au moins démontré la volonté politique des actions d’infiltration. Mais c’était trop cher !
Ce sera l’unique rencontre que j’aurais eu avec ce « grand » professionnel.
Ce qui me navre, c’est que je suis présenté dans ce mauvais film comme un pauvre mec aux abois et pis encore, comme un mauvais agent d’infiltration. Pourtant, si l’on en croit les propos de :
Christian Gatard (le douanier joué par Tahar Rahim) interviewé par Ouest France le 7 octobre 2013:
« Marc Fiévet a été très productif et très professionnel en matière de renseignements. Il travaillait de manière rigoureuse avec une production dense, riche et intéressante sur les individus et les mouvements de bateaux. Il a rencontré plusieurs fois le ministre, Michel Charasse, et les Douanes lui ont même financé l’achat d’un restaurant près de Marbella. Notre coopération opérationnelle a duré six ans et malheureusement il a été arrêté par les Britanniques, à la demande des Canadiens. »
À la question « Pourquoi a-t-il été arrêté ? » :
« Au fil du temps, il s’est infiltré dans les réseaux et a été, entre autre, en relation avec un gros baron de la drogue, Claudio Locatelli. Il a participé à de nombreuses opérations, notamment six tonnes de cocaïne au Canada. Bien que les Britanniques aient profité des renseignements de Marc Fievet, ils avaient une dent contre lui au sujet d’une livraison de cocaïne pour l’IRA qui n’avait pas eu lieu et ils l’ont « flingué ».
Grâce à lui, on les avait informés de cette livraison, ils étaient très intéressés, ils espéraient arrêter des membres de l’IRA et ont donné des instructions précises.
Marc Fievet devait attendre en pleine mer la livraison par avion, en provenance du Vénézuela. Mais, dans la zone concernée, les Américains ont procédé inopinément à des contrôles renforcés et le largage n’a donc pas eu lieu.
Après un mois d’attente, Marc Fievet est reparti et les Anglais ont été très désappointés.
Cet épisode est d’ailleurs relaté dans le film de manière déformée. Après son arrestation, il n’a pas été soutenu par la France. Il aurait peut-être pu bénéficier d’une remise de peine suite à son rapatriement du Canada, deux ans après sa condamnation, mais le directeur général des douanes avait changé ainsi que le ministre. »
Que pensez-vous du film ?
« Il est assez violent. Heureusement, ces meurtres n’ont pas existé ! Il y a des invraisemblances. On me fait faire des contrôles en Espagne alors que c’est impossible. Il y a des choses aménagées par rapport à la réalité.
Je n’ai pas un mauvais rôle, mais le film ne retrace pas les nombreux échanges qu’on a eus avec Marc Fievet. J’ai toujours des contacts avec lui et une certaine admiration, car il fallait du courage pour faire ce qu’on lui demandait. »
Interrogé à mon tour le 18 octobre 2013 par Ouest France
Comment avez-vous rencontré Christian Gatard ?
« J’étais en recherche d’emploi, il m’a contacté par téléphone puis nous nous sommes rencontrés à Gibraltar. J’ai accepté de travailler pour les douanes car c’était une activité d’observation dans laquelle je pensais pouvoir m’intégrer et obtenir des résultats. J’estimais que j’étais en capacité de donner le change afin d’éviter le danger et de pouvoir passer au travers des suspicions et de la paranoïa des narco-trafiquants.
Nous avions des résultats exceptionnels. Cela a bien marché jusqu’à un changement de politique en mars 1993. Nicolas Sarkozy devenu ministre du budget du gouvernement Balladur a donné pour directive de supprimer toutes les actions d’infiltration, mais moi, j’étais déjà infiltré dans l’organisation dirigée par Claudio Locatelli, baron de la drogue. Les responsables des douanes avec lesquels j’étais en relation ont été mutés.
À l’époque, je naviguais sur un bateau, financé à 50 % par les douanes françaises et pour le reste par des narco-trafiquants anglais. N’étant pas informé de cette nouvelle orientation politique, j’ai continué mon activité et fin juin, j’ai organisé à l’hôtel Meurice un rendez-vous avec deux financiers d’un trafic de quatre-vingts tonnes de cannabis. J’ai avisé Christian Gatard pour que soit mis en place un dispositif afin de les identifier. La direction parisienne a refusé de mettre à disposition des hommes pour soutenir l’équipe nantaise et le dispositif a échoué. »
Quelles ont été vos relations avec Christian Gatard ?
« Christian Gatard me disait d’être prudent, mais j’étais axé sur la culture du résultat et infiltré à un niveau tel que je ne pouvais plus reculer. Je me suis retrouvé sous la coupe de Locatelli qui m’a mis à l’abri avec ma famille à un moment où j’étais menacé ; les douanes françaises que j’avais sollicitées m’avaient laissé tomber.
Christian Gatard a ensuite été muté à Marseille et a reçu l’ordre de ne plus suivre mon affaire. Il a cependant été sollicité par sa hiérarchie pour se rendre au Canada après mon arrestation pour me dire que je devais plaider coupable, que je serai après rapatrié en France et qu’on solliciterait une grâce présidentielle.
Quand je suis rentré, le directeur général des douanes de l’époque a refusé d’intervenir et d’assumer la continuité du service de l’Etat. De son côté, Michel Charasse, que j’avais rencontré cinq fois, n’est pas intervenu auprès de Jacques Chirac pour que je sois gracié. Ce sont eux les deux responsables.
Christian Gatard ne m’a pas laissé tomber, on a travaillé ensemble pendant six ans et je ne vois pas pourquoi je lui en voudrais. On se rencontre de temps en temps et c’est toujours un plaisir, même si cela provoque chez moi un retour d’adrénaline et me renvoie des années en arrière. »
Que pensez-vous du film Gibraltar ?
« Il ne reflète pas du tout la réalité, ce n’est pas mon histoire. Je passe pour une vieille tâche. On oublie les relations politiques, il n’y a plus d’adoubement. La chronologie n’est pas du tout respectée et (lors de la promo de sortie du film faite par Gilles Lellouche) Je suis présenté par les médias comme un narco-trafiquant repenti, ce qui est faux. »
Au début, j’ai eu un contrat de coscénariste et j’ai participé aux quatre premiers scénarios (il y en a eu sept). Après j’ai été écarté et je n’ai plus eu de nouvelles. Je n’ai pas été approché par Julien Leclercq, le réalisateur, ni par Gilles Lellouche qui joue mon personnage.
Comment aurais-je pu approuver le rôle du personnage censé me représenter, tel que le joue Gilles Lelouche, alors même que ce dernier s’est refusé à toute rencontre avec moi, arguant du fait qu’il ne voulait pas être « subjugué » ou « déçu ».
Un acteur, pour moi, lorsqu’il joue le rôle d’un individu bien réel qui a inspiré un scénariste, doit respecter le profil de celui qu’il incarne à l’écran. Et s’il a la chance que ce dernier soit vivant et qui plus est consultant sur le film, le minimum semble au moins qu’il accepte de passer quelques jours avec lui sur le tournage. Au lieu de cela, et c’est Gilles Lellouche lui-même qui le précisera lors d’une interview le 7 septembre 2013 avec Charlotte Bouteloup (Télématin-France 2), il réécrivait les dialogues et revoyait la mise en scène avec Tahar Rahim lors des soirées à l’hôtel, pendant le tournage en Andalousie. L’acteur a donc arrangé le scénario et les dialogues à sa façon, avec l’aval du prétendu réalisateur.
Dans ces conditions, les états d’âme de Gilles Lellouche sont surprenants.
Alors, pourquoi ce film qui ne représente en rien la réalité ? C’est la question que je me pose et que je pose à Dimitri Rassam !
Pourquoi avoir changé le scénario, le titre du film et le nom du personnage principal ?
J’ai appris de la bouche même d’Abdel Raouf Dafri (qui le tient de Dimitri Rassam avec lequel il a eu une conversation téléphonique assez houleuse à ce sujet) que le changement de mon nom en Marc Duval venait d’informations transmises à SND (le distributeur du film) par un agent de la DST (La Direction de la Surveillance du territoire était un service de renseignements du ministère de l’Intérieur, au sein de la Direction générale de la Police)… Ce mystérieux agent aurait informé la société SND que je serais un individu sulfureux… Et qu’il valait mieux changer mon nom.
Dafri n’en a pas cru un mot, s’est brouillé définitivement avec le producteur et le réalisateur et a tourné le dos au film, 8 jours avant le début du tournage.
Personnellement, je pense qu’il vaut mieux en rire quand on sait que la DST n’existait déjà plus à l’époque de la mise en chantier du film, car remplacée par la DCRI (Direction centrale du Renseignement intérieur) au 1er juillet 2008, et que la postface de mon livre, Infiltré, au coeur de la mafia, fut écrite par un ancien patron de la DST qui « connait la chanson »!
Marc Fievet
http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18630521.html
000000000000000000000000000000000000
http://diarioadn.co/actualidad/colombia/extradici%C3%B3n-a-ee-uu-de-alias-diego-rastrojo-1.74146
August 6, 2014
Contact: Public Information Officer
Number: 954-660-4602
AUG 06 (MIAMI) – Mark R. Trouville, Special Agent in Charge, Drug Enforcement Administration (DEA), Miami Field Division, Wifredo A. Ferrer, United States Attorney for the Southern District of Florida, and George L. Piro, Special Agent in Charge, Federal Bureau of Investigation (FBI), Miami Field Office, announce that U.S. District Judge Patricia A. Seitz sentenced Diego Perez Henao, a/k/a “Diego Rastrojo,” 43, a Colombian national, to 360 months in prison. Perez Henao was also ordered to forfeit $1,000,000 to the United States.
Perez Henao had been indicted by a federal grand jury on February 8, 2011, and previously pleaded guilty on January 24, 2014, to a single count of conspiring with others to manufacture and distribute five or more kilograms of cocaine from 1993 until February 2011, knowing that the cocaine would be imported into the United States.
Perez Henao acknowledged that he was involved in the manufacture, investment or shipment of in excess of 81,100 kilograms of cocaine during the timeframe of his conspiracy. He further acknowledged that he controlled numerous armed workers in his organization and used both airplanes and semi-submersibles to ship the cocaine north from South America to points in Central America and Mexico – en route to its eventual destination of the United States.
Following Perez Henao’s indictment, the U.S. Department of State offered a reward of up to $5 million for information leading to his capture. Perez Henao was ultimately captured by Venezuelan authorities in Venezuela on June 3, 2012. The Venezuelan authorities sent Perez Henao to Colombia, which in turn extradited Perez Henao on August 28, 2013, to the United States to face the current charges.
DEA Special Agent in Charge Mark R. Trouville stated, “Diego Perez Henao, one of the last leaders of the North Valley Cartel, was responsible for smuggling more than 80 tons of cocaine into the United States. He used violence and intimidation to line his greedy pockets at the expense of his own people and had no regard for those who would consume this addictive poison. Today’s sentencing is a reminder that there is no place to hide, the DEA along with our domestic and international law enforcement partners will continue to pursue and prosecute those who engage in drug trafficking into our borders.”
“For over a decade, Perez Henao – one of the most powerful and prolific drug lords in recent history – controlled dozens of heavily-armed workers in his drug trafficking organization and oversaw the manufacture and distribution of over 80 tons of cocaine into the United States,” said U.S. Attorney Ferrer. “Perez Henao will now spend the next three decades of his life in prison. With this sentence, one of the largest cartel heads in Colombian history was brought to justice.”
“Diego Perez-Henao was a notorious, international drug kingpin who for years profited from the shipment and sale of illegal drugs,” said Ken Sena, Acting Assistant Special Agent in Charge, FBI Miami. “His illicit career was brought to an end through close cooperation with our law enforcement partners.”
The indictment of Perez Henao is the result of an ongoing Organized Crime Drug Enforcement Task Force (OCDETF) led by DEA and FBI. The principal mission of the OCDETF program is to identify, disrupt and dismantle the most serious drug trafficking, weapons trafficking and money laundering organizations, and those primarily responsible for the nation’s illegal drug supply.
This investigation was conducted by the DEA, FBI, the DEA Andean Region and their Colombian law enforcement partners. The case was prosecuted by the U.S. Attorney’s Office for the Southern District of Florida.
SOURCE: http://www.justice.gov/dea/divisions/mia/2014/mia080714.shtml
00000000000000000000000000000000000000000000000
August 18, 2014
Contact: Public Information Officer
Number: 212-337-2906
AUG 18 (BROOKLYN, N.Y.) – Earlier today, Jair Estupinan-Montano was arraigned at the federal courthouse in Brooklyn, New York, on charges relating to international narcotics trafficking. Estupinan- Montano was arrested in Panama on October 14, 2013, on a provisional arrest warrant issued from the Eastern District of New York.
The arraignment was announced by Loretta E. Lynch, United States Attorney for the Eastern District of New York, and James J. Hunt, Acting Special Agent in Charge, Drug Enforcement Administration (DEA), New York Division.
According to court filings, prior to his arrest, Estupinan-Montano was the leader of a narcotics trafficking organization responsible for transporting shipments of cocaine from Colombia to locations in Central America and Mexico for ultimate delivery to the United States. Estupinan-Montano allegedly worked closely with the violent “Los Rastrojos” drug trafficking organization, a paramilitary organization that employed hundreds of individuals and controlled drug trafficking along the Pacific coast of Colombia.
Estupinan-Montano was responsible for arranging boats and submarines that transported the cocaine from Colombia to other members of his organization in Central America, who then transported the cocaine north to be sold to Mexican cartels for eventual shipment to the United States. A detention memo filed today by the government details that, between 2010 and 2012, the United States Coast Guard seized two ships and a semi-submersible vessel that had been sent from Colombia by Estupinan-Montano. In total, those vessels contained over 7,200 kilograms of cocaine when they originally left South America.

“Evoking Jules Verne, the defendant Estupinan-Montano relied on boats and submarines to ferry his illegal cargo, and was an essential link in the flow of illegal narcotics from Colombia to the United States,” stated United States Attorney Lynch. “The illegal narcotics trade is a scourge, both in the United States and throughout the world. With the help of our international allies, we will continue to strike at those who enrich themselves off this violent industry wherever they are found.” Ms. Lynch thanked the New York Drug Enforcement Task Force, comprised of officers and agents of the DEA, New York City Police Department and the New York State Police; the DEA’s Bogota Country Office and Panama Express Task Force; the United States Coast Guard; the Department of Justice Office of International Affairs; and the Republic of Panama for their help in investigating and capturing Estupinan-Montano.
The defendant was arraigned this afternoon before United States Magistrate Judge Steven M. Gold at the federal courthouse in Brooklyn. The charges in the indictment are merely allegations, and the defendant is presumed innocent unless and until proven guilty.
The government’s case is being prosecuted by Assistant United States Attorneys Tyler Smith, Amir Toossi, Justin Lerer, and Robert Polemeni.
The Defendant:
Jair Estupinan-Montano
Age: 31
COLOMBIA
E.D.N.Y. Docket No. 12-CR-793 (SLT)
AUG 18 (DALLAS) —A Dallas man who pleaded guilty to felony offenses stemming from his role as a major participant in a marijuana distribution conspiracy operating in north Texas was sentenced this morning in federal court in Dallas, announced U.S. Attorney Sarah R. Saldaña of the Northern District of Texas.
Andres Hernandez, Jr., a/k/a “Gordo,” 34, was sentenced by U.S. District Judge Sam A. Lindsay to serve a total of 300 months in federal prison. Hernandez pleaded guilty in September 2013 to one count of conspiracy to distribute 100 kilograms or more of marijuana and one count of money laundering. Judge Lindsay sentenced him to 25 years on the drug conspiracy conviction and 10 years on the money laundering conviction, to run concurrently.
Hernandez and others were arrested on November 1, 2012, following a law enforcement operation led by the Drug Enforcement Administration (DEA) and the North Texas High Intensity Drug Trafficking Area (HIDTA) task force, during which federal search warrants were executed at various locations, including Hernandez’s residence on W. Colorado Blvd. in Dallas. At his residence, law enforcement located approximately 20 pounds of marijuana, digital scales and a loaded firearm. Hernandez has remained in custody since his arrest.
According to documents filed in the case, Hernandez admitted that on multiple occasions between January 2011 and the date of his arrest, he received multi-pound quantities of marijuana from several supply sources, including co-defendants Serviano Contreras, a/k/a “Seven” and “Junior,” 27, and Virgilio Espinosa Delacruz, a/k/a “Chaparro,” 41. Hernandez admitted that he stored this marijuana both at his residence and at the residence of co-defendant Benicio Pena, Jr., a/k/a “Nene,” 63, on Lourdes Street in Dallas. Contreras, Delacruz and Pena pleaded guilty to their respective roles in the conspiracy and are serving federal prison sentences of 48 months, 44 months, and 42 months, respectively.
Hernandez admitted that he routinely distributed multi-pound quantities of marijuana to co-defendants Jarvis Holmes, 43; Claudia Castillo, 21; Jerry Cardenas, 32; Lamont Morgan, 35; Roberto Lopez Delacruz, 27; and Paul Santoy, 28. They each pleaded guilty to their roles in the conspiracy. Holmes was sentenced to 51 months; Cardenas, 48 months; Morgan, 46 months; Roberto Delacruz, 16 months; and Santoy, 15 months. Claudio Castillo is scheduled to be sentenced on November 17, 2014.
Hernandez further admitted that in March 2012, an individual purchased a parcel of land located in Barry, Texas, using $28,854 in cash provided by Andres Hernandez’s wife, Griselda Hernandez, 34. That same day, that individual deeded the property to Andres and Griselda Hernandez. Andres Hernandez admitted that the cash used to purchase the property included drug proceeds. Griselda Hernandez also pleaded guilty to her role in the conspiracy and was sentenced to 57 months in federal prison. Assistant U.S. Attorney Phelesa Guy was in charge of the prosecution.
SOURCE: http://www.justice.gov/dea/divisions/dal/2014/dal081814.shtml
000000000000000000000000000000000000000000000000000
AUG 18 (BURLINGTON, Vt.)- Michael J. Ferguson, Acting Special Agent in Charge of the Drug Enforcement Administration for New England and The Office of the United States Attorney for the District of Vermont stated that Bunthan Sam, 35, of Chicago, Illinois, was sentenced to 120 months in prison, having pleaded guilty to the charge of conspiracy to distribute at least 100 grams of heroin. United States District Judge William K. Sessions III, sitting in Burlington, also sentenced Sam to 4 years of supervised release.
Court records show that Sam, who went by the alias Adam or Taun, sold heroin in the Burlington area over a period of about two years. He obtained this heroin from suppliers in Chicago and Connecticut. Sam was arrested on the conspiracy charge in Chicago on July 24, 2013, and incarcerated thereafter.
Court records further show that Sam is a member of a larger group with ties to Chicago; Lowell, Massachusetts; and Connecticut that distributed an especially strong form of heroin in the Burlington area from about mid-2011 through the time of the arrest of Sam’s brother, codefendant Chandara Sam, on April 10, 2013. Chandara Sam, who went by the alias Po, was taken into custody in White River Junction, after selling approximately 40 grams of heroin to an individual cooperating with law enforcement. Some of the heroin sold by the conspiracy was known as Chi town or Chi, short for Chicago, and has caused several overdoses in the last several years. The Vermont State Police Drug Task Force began an investigation into Sam’s heroin ring in December 2011.
In January 2013, members of the Essex Police Department and the Drug Enforcement Administration arrested two individuals, Edward Chavin, also known as Tommy, and Christopher Nason in the Handy’s Suites in Essex. Chavin was found in possession of more than 100 grams of heroin. He and Nason were subsequently indicted for conspiracy to distribute 100 grams or more of heroin, and both have pleaded guilty. The Handy’s Suites raid occurred following a heroin overdose in a nearby room. Investigation revealed that Chavin, Nason, and the Sams were part of the same heroin ring, and that Chavin had been transporting heroin from Chicago to the Burlington area for nearly a year prior to his arrest.
In early June 2014, one of conspiracy leaders, codefendant James Nastri, of Deep River, Connecticut, was convicted of conspiracy to distribute at least 100 grams of heroin following a jury trial before Judge Sessions in Burlington.
Court records further reveal that Bunthan Sam possessed handguns at various points during the Vermont heroin trafficking conspiracy. Sam also has a criminal history that includes numerous prior felony offenses, violent offenses, and several instances of unlawful weapons and firearms activity.
For his crime, Sam faced a maximum penalty of 40 years in prison. In sentencing Sam, Judge Sessions noted the devastating impact heroin has had on Vermont communities, citing specifically the potency of the heroin Sam sold. Judge Sessions further noted that Sam had continued to sell heroin after learning that a person had overdosed on the Chi-town heroin and after Lowell, Massachusetts police pulled him over and seized a firearm from his vehicle, resulting in a felony charge.
The investigation was a collaborative effort of the Vermont State Police Drug Task Force; the Drug Enforcement Administration; the Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms, and Explosives; the Essex, Burlington, and South Burlington Vermont Police Departments; and the Lowell, Massachusetts Police Department.
SOURCE: http://www.justice.gov/dea/divisions/bos/2014/bos081814.shtml
000000000000000000000000000000000000000
La guerre à la drogue et la DEA : le gâchis d’argent public par excellence
Par Kevin Saab.
De nombreux éditorialistes de Contrepoints ont déjà démontré en long et en large la futilité du plan gouvernemental de Guerre à la Drogue actuellement en place aux États-Unis (cf ici, ici). J’aimerais cependant prendre le temps de démontrer encore une fois au lecteur dubitatif, en faisant appel à son bon sens de contribuable, pourquoi une telle approche prohibitive n’est qu’un gigantesque bûcher d’argent public.
Pour ce faire, plongeons sans tarder dans les dossiers de la Drug Enforcement Administration (DEA), la fameuse agence fédérale créée par Nixon en 1973 pour chapeauter le programme de Guerre à la Drogue (« War on Drugs » en version originale).
Dotée de 2,867 milliards de dollars de budget et de 11 025 employés pour 2014, la DEA pointe allègrement à 260 000 dollars de dépenses par employé. Un chiffre difficilement justifiable au vu des résultats obtenus. Ainsi de 2005 à 2013, la DEA affirme avoir saisi des actifs et des drogues ayant causé aux trafiquants des pertes de 25,7 milliards de dollars. C’était sans oublier les lois les plus basiques de l’économie et la relation entre le prix, l’offre et la demande. Pour faire simple, à chaque fois que la DEA crée 1 $ de perte marchande au gang A en saisissant sa marchandise, le gang B se frotte les mains en voyant disparaître un concurrent sans avoir à tirer un coup de feu, une fois n’est pas coutume dans ce milieu, avant de saisir la balle au bond et de venir combler le vide. Si les coups de filet se multiplient et que l’offre vient réellement à se tendre un peu plus, on peut potentiellement assister à une augmentation des prix et à une baisse des consommateurs potentiels. Sans vouloir entrer dans un débat technique d’économiste sur l’élasticité de la demande de drogue en fonction du prix, on peut aisément comprendre qu’il est naïvement simpliste d’affirmer que causer 25,7 milliards de pertes à certains trafiquants, revient à causer 25,7 milliards de pertes à tous les trafiquants, loin de là.
Pour atteindre ce montant de saisies entre 2005 et 2013, la DEA a dépensé sur la période près de 23,2 milliards de dollars. Bref, pour chaque $1 dépensé, la DEA a à peine stoppé $1,11 de revenu aux trafiquants. Une efficacité douteuse pour une agence gouvernementale qui broie à elle-seule près de 3 milliards de dollars par an.
Enfin, selon l’inventaire du très sérieux Cato Institute, les dépenses annuelles totales, locales et fédérales, résultant de la lutte contre la drogue totalisaient pas moins de 41,3 milliards de dollars en 2010. À l’heure où les États-Unis attendent (encore) un déficit d’environ 500 milliards cette année, il est vraiment temps de tirer une croix sur cet (autre) héritage coûteux et inutile de l’ère Nixon qu’est la « Guerre à la Drogue ».
00000000000000000000000000000000000000000000
La demande de révision de Marc Fievet AKA NS 55 DNRED
La réponse de Maître Eric CLEMOT, LL.D. Avocat, Ministère de la Justice du Canada, Groupe de la révision des condamnations criminelles, 284, rue Wellington (222 Queen, 11ième étage -OTTAWA, Ontario – K1A OH8) pour rejeter ma demande de révision.
Vous prétendez aujourd’hui que vous agissiez à l’époque en qualité d’informateur des Douanes dans la lutte que se livrait l’Etat français contre le trafic de stupéfiants. Vous dites que vous avez été recruté en 1988 par le D.N.R.E.D. et que vous étiez enregistré sous le N° : NS 55. Vous avez commencé à travailler pour les Douanes françaises le 5 mai 1988. Vous n’étiez pas un agent des douanes et étiez rémunéré pour toute information menant directement à une poursuite judiciaire. Vous prétendez que vous étiez à l’époque en contact avec les autorités douanières jusqu’à une date antérieure à votre…
Voir l’article original 6 571 mots de plus
Quand les borgnes de l’IGPN deviennent les rois!
Ca va pas être triste!
La vérité, toute la vérité et rien que la vérité!
Il faut que l’enquête soit publique!
Bernard Cazeneuve, décoré de l’Ordre royal du Cambodge, déclare qu’il a demandé à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) de « mener un audit rigoureux et approfondi » de la brigade des stupéfiants.« Au delà des accès, je souhaite que les méthodes, les procédures, les pratiques professionnelles soient passées au crible », ajoute le locataire de la place Beauvau.
Il ne faudra pas se limiter au 36!
L’OCTRIS doit aussi bénéficier de cet audit!
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Plus d’infos:
Cocaïne volée à la PJ : la personnalité du policier suspect intrigue …TF1
000000000000000000000000000000000000000000000000000

Extrait du livre écrit en 1994, par Jeffrey Robinson, un américain vivant en Grande Bretagne, s’intitulant : « Les Blanchisseurs ».
Quelques approximations, mais globalement c’est conforme!
« Anguilla…91 kilomètres carrés de sable et d’hôtels au cœur des Antilles. La pêche et le tourisme sont les deux mamelles de l’économie. Colonie de la couronne britannique, l’île dispose d’une large autonomie. On y trouve aussi des banques. Mais jamais on n’avait vu dans les Caraïbes une banque semblable à celle qui y a été ouverte en 1994.
A la différence de la plupart des autres banques, celle-là n’était constituée que d’un ordinateur, d’un télécopieur et de sept clients. Elle ne fonctionnera que six mois. Mais pendant ce bref laps de temps, 52 millions de dollars appartenant qu cartel de Cali furent blanchis par son intermédiaire.
Si le nom de cette banque a été maintenu secret, le plan qui a abouti à sa création est connu sous le nom d’ « opération Dinero ».
Fondée et administrée par la Drug Enforcement Agency, elle instituait un précèdent de taille : pour la première fois, le gouvernement américain finançait la création d’une institution financière à seule fin de prendre des blanchisseurs au piége.
Tout avait commencé en 1991, quand des agents infiltrés de la DEA, s’étant fait passer pour des blanchisseurs, collectèrent des fonds en espèces appartenant à des trafiquants de New York, de Houston, de Los Angeles et de Miami. L’un d’eux leur suggéra en passant de fonder une banque. L’idée fit son chemin, et le procureur général des Etats-Unis conféra personnellement les autorisations nécessaires à la DEA pour que l’agence puisse blanchir des fonds issus du NARCOTRAFIC.
Les Britanniques furent informés de ce plan et acceptèrent d’y coopérer, mais le gouverneur général d’Anguilla fut la seule personnalité de l’île à être mise au fait de l’opération. La DEA estimait trop dangereux de mettre trop d’autochtones « dans le coup ».
Au déb
ut de 1992, une identité plausible fut donnée aux agents qui devaient jouer le rôle de banquiers. C’était là un point crucial, dans la mesure où les gens du cartel de Cali ne manqueraient pas d’engager des avocats et des détectives privés pour enquêter sur le passé de leurs interlocuteurs. La DEA fournit donc à ses hommes des faux noms, de fausses familles et de fausses adresses personnelles (dans un cas précis, on alla même jusqu’à faire emménager l’agent concerné à l’adresse qui lui avait été attribuée), sans compter des références professionnelles plus que suffisantes pour rassurer les trafiquants.
Ensuite, ces agents créèrent une banque à part entière au moyen d’une douzaine de sociétés écrans et ouvrirent plus de 50 comptes d’entreprise dans d’autres banques, afin que leur établissement soit en mesure de fournir à ses plus gros clients toutes sortes de facilités en matière d’opérations de change, de chaque de caisse et de virement par câble.
Le cartel mordit à l’hameçon et entra donc en relations d’affaires avec la DEA. À un moment donné, un de ses émissaires déclara même à nos faux banquiers que ses chefs appréciaient tellement la façon dont se déroulaient les choses à Anguilla qu’ils espéraient bien pouvoir y blanchir environ 500 millions de dollars. Ils souhaitaient également que la banque émette des prêts destinés à l’achat de navires et cautionnés par des dépôts d’espèces.
Chaque dépôt, chaque transfert télégraphique permettait à la DEA – assistée par l’IRS[1] et le FBI – de collecter des preuves et des noms. C’est ainsi que l’enquête fit surgir ceux de deux importants contacts italiens du cartel : Pasquale Locatelli et Roberto Severa.
Locatelli évadé par hélicoptère d’une prison française où il purgeait une peine de vingt ans pour commerce de drogue, avait des affaires un peu partout en Europe et au Canada. Il était spécialisé dans le transport de la cocaïne colombienne vers la France, la Roumanie, la Croatie, l’Espagne, la Grèce et le Canada. En conséquence directe de l’Opération Dinero, l’un de ses navires fut arraisonné par les forces de l’OTAN alors qu’il cherchait à contourner l’embargo sur la Croatie ; à son bord, on trouva des conteneurs remplis d’armes légères et de munitions.
Quant à Severa, un des parrains du narcotrafic romain, on découvrit qu’il blanchissait des fonds par le biais d’un réseau de supermarchés et de parcs de stationnement. Ce réseau avait des ramifications jusqu’à New York, au Canada et en Colombie.
Peu après que la DEA eut décidé d’abattre ses cartes et de fermer la banque, il fut procédé à 88 arrestations dans cinq pays. Les agents américains avaient blanchi prés de 200 millions de dollars pour le compte du cartel de Cali. L’essentiel était reparti depuis longtemps vers la Colombie et le Venezuela, où il avait aussitôt disparu. Faire une croix sur de telles sommes représentait une décision difficile à prendre pour les services américains, qui savaient toutefois qu’à la moindre tentative de confiscation ; l’entière opération aurait capoté. Or celle-ci avait pour objectif d’arrêter le plus grand nombre possible de trafiquants. Les agents de la DEA réussirent tout de même à récupérer quelques millions de dollars, 9 tonnes de cocaïne et trois tableaux de grande valeur – un Picasso, le Saint Paul de Rubens et un portrait d’homme signé Joshua Reynolds.
Sans doute plus important encore, l’analyse des comptes des sept clients qui utilisaient la banque à des fins de blanchiment donna aux services de répression du trafic une vision claire des affaires financières internationales du cartel. Notons aussi que les généreuses commissions versées par les trafiquants à nos pseudo banquiers suffirent à amortir tous les frais de l’Opération Dinero.
A Washington aujourd’hui, vous ne trouverez personne pour vous dire si la banque de l’Opération Dinero est le seul, ou le dernier, établissement financier administré par DEA. Il y en a probablement d’autres. L’idée consiste sans doute à donner à réfléchir aux narcotrafiquants désireux de se lancer dans le blanchiment sous le soleil des Caraïbes. Vont-ils traiter avec une banque, ou avec le gouvernement américain ? Dans le second cas de figure, les termes du contrat sont limpides, ils risquent d’en prendre pour vingt ans, et sans intérêts ?
IRS : (US) Internal Revenue Service : Administration Fiscale

Extrait du livre écrit en 1994, par Jeffrey Robinson, un américain vivant en Grande Bretagne, s’intitulant : « Les Blanchisseurs » et paru en septembre 1995 aux éditions « Presses de la Cité » avec pour N° ISBN le : 2-258-04057-4 et N° code barres le : 9 782258 040571.
SOURCE: http://marcfievet55.skyrock.com/3211350207-Les-Blanchisseurs-de-Jeffrey-Robinson.html
Lorsque l’agent NS 55 de la DNRED a rencontré, puis infiltré l’organisation de Pascuale Claudio Locatelli au début de 1993, l’opération DINERO du DEA (Drug Enforcement Agency) était déjà commencée depuis plusieurs mois…
http://books.google.fr/books?id=0HDzY6YPX-MC&pg=PT133&lpg=PT133&dq=op%C3%A9ration+dinero+marc+fievet&source=bl&ots=yVcc1VcgvJ&sig=8bhh-GrTmAnFsH6p3Yot-9RC630&hl=fr&sa=X&ei=9BCYUfaaFvDb4QS63oCACw&ved=0CDEQ6AEwAQ
Drogues Store: Dictionnaire rock, historique et politique des drogues – Résultats Google Recherche de Livresbooks.google.fr/books?isbn=235949077X
Arnaud Aubron – 2012 – Reference
FIÉVET,. Marc. L’année 1994 fut délicate pour Pasquale Claudio Locatelli, un parrain … L’opération «Dinero », qui impliquait les forces de police de pas moins …
et
http://www.nytimes.com/1994/12/17/us/fake-bank-set-up-by-us-agents-snares-drug-money-launderers.html
Fake Bank Set Up by U.S. Agents Snares Drug-Money Launderers …www.nytimes.com/…/fake-bank-set-up-by-us-agents-…En cacheTraduire cette page
17 déc. 1994 – Mr. Locatelli, who escaped from a French jail by helicopter in a wild … Officials involved in the latest investigation, called Operation Dinero, said …U.S. Says Sting Pierced Cali Operations – Los Angeles Timesarticles.latimes.com/1994-12…/mn-9981_1_cali-carte…En cacheTraduire cette page
http://articles.latimes.com/1994-12-17/news/mn-9981_1_cali-cartel
17 déc. 1994 – Operation Dinero established a direct link between the Cali cartel and an Italian organized crime group headed by Pasquale C. Locatelli, which …Nation .Nil .Us Agents Nail Cali Drug Carte Fake Bank .Laundered …news.google.com/newspapers?nid=2457… – Traduire cette page
http://news.google.com/newspapers?nid=2457&dat=19941216&id=ewFgAAAAIBAJ&sjid=Tw4NAAAAIBAJ&pg=1451,375821
Begun in January 1992 opera tion Dinero » was described by a dozen US and … Administration holds a news conference Friday to discuss operation Dinero. » Photo) . Pasquale Locatelli, identified by Constantine as the head of a new Italian …
http://books.google.fr/books?id=syvKmh-ld7EC&pg=PA261&lpg=PA261&dq=op%C3%A9ration+dinero+Locatelli&source=bl&ots=-kRPJv4qm-&sig=-9EvkzMXmuZZ_ExJAGQEktRwANc&hl=fr&sa=X&ei=8AyYUfCcH-mF4AS_mIGQDQ&ved=0CEIQ6AEwAw#v=onepage&q=op%C3%A9ration%20dinero%20Locatelli&f=false
L’argent sale: dans les réseaux du blanchiment – Page 261 – Résultats Google Recherche de Livresbooks.google.fr/books?isbn=2738499988
Philippe Broyer – 2000 – Money laundering
L’opération « Dinero » a été conduite par différents services américains … mis fin aux activités de l’organisation dirigée par Pasquale Locatelli ; ce puissant clan …DEA – Publications – Briefing Book – Operation Dinerowww.druglibrary.org/schaffer/dea/pubs/…/4_5.htmEn cache
Pages similairesTraduire cette page
http://www.druglibrary.org/schaffer/dea/pubs/briefing/4_5.htm
Operation Dinero began in the DEA Atlanta Division during 1992 when DEA Special Agents penetrated the Cali mafia and were commissioned by the …International Narcotics Control Strategy Report (1995) – Page 47 – Résultats Google Recherche de Livresbooks.google.fr/books?isbn=0788120573 – Traduire cette page
DIANE Publishing Company – 1995 – Political Science
0000000000000000000000000000000000
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Malgré la baisse régulière et rapide des superficies sur lesquelles s’etend la culture de résine de cannabis, le Maroc reste le premier producteur mondial de celle-ci, relève le rapport 2014 de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (l’ONUDC), présenté jeudi dernier à Hanoi au Vietnam.