
«C’est toute la politique pénale menée ces dernières années en matière de trafic de stupéfiants qui doit être interrogée.
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Dans une lettre datée de mardi, que Libération a pu consulter, le Syndicat de la magistrature (SM) interpelle à nouveau la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, sur les pratiques en matière de lutte antidrogue.
C’est le troisième courrier adressé par le syndicat à la chancellerie depuis que la polémique a éclaté.
En octobre, 70 policiers de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) avaient déposé leur arme de service pour dénoncer les poursuites visant plusieurs de leurs collègues, dont le plus gradé d’entre eux, François Thierry, mis en examen pour «complicité de trafic de stupéfiants»par deux juges d’instruction de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris. Dénonçant une «doctrine judiciaire fluctuante» et un «climat délétère», les policiers avaient alors menacé de «ne plus acter» dans les procédures conduites par les juges parisiens, accusés d’instruire «uniquement à charge».
Le statut des informateurs sera abordé
Depuis, pour calmer le jeu, la chancellerie a mis en place un groupe de travail interministériel réunissant, sous l’égide de la Direction des affaires criminelles et des grâces, des représentants de la police nationale, de la gendarmerie nationale et des douanes.
Autre serpent de mer dans les enquêtes pénales : le statut des informateurs, qui apparaît toujours aussi problématique en dépit des tentatives successives d’encadrement.
Quid des infiltrés?
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http://www.liberation.fr/france/2018/07/04/lutte-antidrogue-vers-un-nouveau-cadre-legislatif_1664047
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