AVISEUR INTERNATIONAL

Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81

AVISEUR INTERNATIONAL

OCRTIS France: le Commissaire Vincent Le Beguec va-t-il faire évoluer les méthodes de travail de l’Office Central de la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants ?

OCRTIS1 FRANCE (OCTRIS année 1989): un grand cru pour Mario Le Corff

ET

Pour mémoire,

les drôles dessous d’une grosse saisie de cocaïne réalisée par l’OCRTIS

Mercredi, 4 Mai, 1994
L’Humanité

Le procès qui s’est ouvert hier à Grasse n’aurait été que celui de trafiquants pris dans le filet des stups si un commissaire suisse n’y était allé de quelques confidences explosives.

De notre envoyé spécial à Grasse

Le procès qui s’est ouvert hier à Grasse (Alpes-Maritimes) pourrait avoir d’importantes répercussions. Tout démarre en février 1992 dans le département avec l’arrestation de plusieurs trafiquants de drogue. Ce jour-là, dans la petite ville de Cagnes-sur-Mer, des inspecteurs de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCTRIS) interceptent Vittorio Ceretta, un Calabrais de cinquante-deux ans, en train de remettre 63 kilos de cocaïne au conducteur d’un semi-remorque, Rosario Dioguardi, chargé de passer la frontière franco-italienne avec la marchandise.

Trois mois plus tard, nouveau coup de filet. 53 kilos de coke sont saisis et quatre autres personnes sont interpellées. Un couple d’Espagnols, Manuel et Manuella Munoz, ainsi que Drissia Bonacina et son époux suisse, Sergio Bonacina. Du beau travail donc, réalisé par les policiers français en relation avec leurs homologues brésiliens.

Tout irait pour le mieux et les autorités pourraient assurer que la répression du trafic porte ses fruits si Fausto Cattaneo, policier et suisse, commissaire de surcroît, ne dénonçait, dans un rapport en date du 27 novembre 1992 et adressé au Conseil d’Etat du canton du Tessin et au ministère public de la Confédération, les dessous de l’opération. A la lecture de ce volumineux rapport, on se dit effectivement que tout cela n’est pas bien propre.

Qu’écrit Cattaneo? Tout d’abord que la prise de cocaïne effectuée sur la Côte d’Azur est la ramification d’un trafic beaucoup plus important que le policier surnomme Mato Grosso, du nom de l’Etat brésilien dans lequel se fabrique une partie des produits acheminés par une filière colombienne. Le commissaire explique comment il a infiltré le réseau, parle de son travail avec les indics et les multiples problèmes qui ont surgi. Il raconte son contact avec un industriel brésilien lié à l’ex-président Collor et à Roméo Tuma, chef de la police, accusé de corruption et disposant de comptes bancaires à Genève «gérés, entre autres, par un fonctionnaire de la police genevoise».

Mais Cattaneo ne s’arrête pas là. Il dénonce également l’attitude et le rôle des services français – notamment d’un commissaire des stups parisien – accusés de l’avoir écarté de l’opération Mato Grosso: «Les services français et les indicateurs, ainsi que les éléments de la police fédérale brésilienne (…) se sont introduits entre fournisseurs et acheteurs en remplaçant les vrais trafiquants à l’origine du flux de drogue», écrit-il.

Et un peu plus loin, à propos de la cocaïne saisie près de Nice, on peut lire: «La drogue ne provenait pas des cartels colombiens ou des raffineries du Mato Grosso mais a été mise à disposition par la police brésilienne.» Les indicateurs ayant remis la cargaison avec l’accord des services français et brésiliens «ont encaissé environ 800.000 dollars qu’ils se sont partagés avec les fonctionnaires de police».

Le procès de Grasse, interrompu en milieu de matinée, après l’audition de trois témoins, pour cause d’enterrement du bâtonnier, ne pourra éviter de traiter des méthodes pour le moins surprenantes des enquêteurs. L’OCTRIS jure que ces pratiques lui sont étrangères, alors que deux des principaux accusés assurent que les indics ont été volontairement laissés en liberté. Il reste que le commissaire Cattaneo était absent et qu’il risque de le rester jusqu’à la fin du procès, prévue pour jeudi soir.

http://www.humanite.fr/node/78968

«  » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » »

Cent kilos de coke qui pèsent lourd

Jeudi, 5 Mai, 1994
L’Humanité

AU procès des trafiquants de cocaïne, à Grasse, c’était hier l’audition de Sergio Bonacina, considéré comme le chef du groupe appréhendé en deux temps dans la région niçoise, le 24 février et le 29 mai 1992, ainsi que 100 kilos de cocaïne. Sergio ne manque pas d’aplomb: «Les accusations de trafiquants portées contre moi viennent de la fantaisie de M. Cattaneo». Fausto Cattaneo est un commissaire suisse, auteur d’un rapport mettant en cause l’attitude des services français dans cette affaire, reliée selon lui à un trafic beaucoup plus important surnommé «Mato Grosso» et portant sur cinq tonnes de «coke».

Mais Cattaneo n’a pas été autorisé par sa hiérarchie à se présenter à la barre des témoins «pour des raisons de sécurité». Bonacina, de son côté, reconnaît s’être livré au Maroc au «trafic de stupéfiants mais, après ça, finito, basta!». Il avoue, en revanche, être un consommateur occasionnel de poudre blanche. Le président Acquaviva semble amusé par ses déclarations: «Vous avez pourtant une certaine stature dans les activités illicites.» L’homme nie tout. Il prétend être «un homme sous l’influence de sa femme». Mais cette dernière, présente dans le box des accusés, dit le contraire, se bornant à répéter que son mari en savait long sur toute l’opération et sur les contacts avec deux Sud-Américains, pourvoyeurs de drogue.

De ces deux Sud-Américains, il en fut longuement question lors de l’audition de Mario Le Corff, commissaire principal à l’Office central des stupéfiants. Ce dernier affirme que les prises effectuées en 1992 sur la Côte d’Azur n’ont rien à voir avec l’affaire «Mato Grosso». Pour lui, «le rapport Cattaneo relève de la mégalomanie». Tout s’est passé légalement, dans le cadre d’une livraison surveillée, c’est-à-dire sous haute surveillance policière, jusqu’à l’interpellation. Dans le cadre de l’enquête, plusieurs personnes étaient suivies. «Puis sont apparus des individus non identifiés que nous avons considérés comme étant sud-américains», dit le policier français. Malheureusement, ils ne seront jamais appréhendés, ce qui déclenchait de la part de la défense une vive polémique. Me Baudoux laisse entendre que les Sud-Américains travaillaient pour les policiers. Après deux jours de débats, le flou continue de régner dans ce procès. La seule certitude que l’on ait est que la Mafia est solidement implantée dans le sud de la France, région devenue privilégiée pour les trafics en tout genre entre l’Hexagone et l’Italie.

http://www.humanite.fr/node/79083

————————————————

Des trafics et une enquête qui intrigue

Samedi, 7 Mai, 1994
L’Humanité

Le procureur a requis des peines de douze à dix-huit ans de prison pour achat, importation et tentative d’écoulement de 117 kilos de cocaïne. La défense invoque un coup monté par les policiers français.

De notre correspondant régional.

ETRANGE procès en vérité que celui qui vient de se tenir dans les locaux du tribunal de Grasse, et dont le verdict a été mis en délibéré jeudi soir. Les personnes jugées l’étaient, selon l’acte d’accusation, pour achat, importation et tentative d’écoulement de stupéfiants. Le trafic portait sur 117 kilos de cocaïne. La France, et plus particulièrement la Côte d’Azur, n’étant qu’un lieu de transit avant l’acheminement vers l’Italie.

Des faits assez graves pour que le procureur de la République, Jean-Luc Cabaussel, requière des peines allant de douze à dix-huit ans d’emprisonnement, avec ce petit commentaire qui résume bien l’atmosphère: «Je suis toujours très satisfait de requérir face à des malfrats.»

Une phrase qui n’était pas gratuite. Depuis l’ouverture des débats, quelque chose semblait gripper la machine judiciaire. Plus exactement, un rapport établi par un commissaire suisse, Fausto Cattaneo, en partie corroboré par le numéro deux de la section antidrogue de l’office du procureur de la Confédération helvétique, Jacques-André Kaeslin.

Les deux hommes, dans deux notes séparées et officielles, soulignent les pratiques des services français et plus particulièrement de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCTRIS). Des révélations de taille comme celle lue par le procureur lui-même, à propos de la drogue saisie, qui «proviendrait des stocks de Marco Cavallero, numéro deux de la police fédérale des stupéfiants du Brésil, et aurait été importée, livrée et vendue par des informateurs».

Le procureur n’a pas soutenu la demande de supplément d’informations exigée par les avocats de la défense. «Ce serait énorme», dit-il: «Ce rapport, c’est un jet d’encre craché par un mollusque marin avant qu’il ne tombe dans l’épuisette.»

Que les accusés ne soient pas des enfants de choeur, ou plutôt de «Marie», selon les termes d’un défenseur, personne ne semblait le nier, sauf peut-être ceux qui attendent de connaître leur sort.

Selon Interpol, deux d’entre eux, Vittorio Ceretta et Stefano Fasanotti, seraient membres de la N’Dranghetta calabraise et un troisième larron, Renato Macri, appartiendrait à une organisation mafieuse dans le Piémont. Sergio Bonacina n’est pas non plus un inconnu pour les stups de différents pays et son épouse Drissia vivait auparavant avec un «mauvais garçon» en cheville avec des trafiquants basés en Amérique latine.

Mais l’audition de plusieurs policiers en qualité de témoins et notamment de Mario Le Corff, commissaire principal à l’Office central des stupéfiants, devait jeter le trouble.

A l’écoute de ces fonctionnaires, on avait une sensation de non-dit. Comme si certaines pratiques n’avaient pas à être évoquées. Comme si, la fin justifiant les moyens, seules importaient les «prises» record de drogue. Qui étaient les Sud-Américains, fournisseurs repérés dans cette affaire, jamais arrêtés ni photographiés de face contrairement aux autres protagonistes?

Je ne sais pas, répondait Le Corff, qui répétait devant le tribunal que dans cette procédure, aucun indicateur n’avait été utilisé. Mais selon Fausto Cattaneo (absent à l’audience), il s’agirait d’informateurs et il donne leurs noms. Mais le procureur, une fois de plus, s’est refusé à en tenir compte, ne serait-ce que pour que la lumière soit faite. «Ce rapport ne vient pas du ciel mais de l’enfer dans lequel se morfond Fausto Cattaneo.»

Les défenseurs avaient alors beau jeu de demander dans leurs plaidoiries si «l’efficacité de la répression permet tout», si la justice «allait servir le droit ou la pyromanie policière» ou encore de dénoncer «le mur de l’Etat policier».

Au mois de février déjà, à Marseille, dans un procès portant sur une saisie de 5 tonnes de hasch, les avocats des prévenus avaient invoqué un coup monté par l’OCTRIS… Ni la justice ni la police n’auraient à gagner à couvrir de tels agissements. Car si quelques «mules» tombent grâce à ces stratagèmes, ils n’ont pas d’effet sur les cartels qui continuent de proliférer tandis que les narcodollars pénètrent toujours plus l’économie mondiale.

C’est dire si le verdict du tribunal de Grasse, prévu pour le 24 mai, est attendu. Avec crainte ou espoir, c’est selon…

http://www.humanite.fr/node/79247

—————————————————–

AFRIQUE: base de transit, de transformation et maintenant, de production de stupéfiants


Depuis peu, l’Afrique de l’Ouest est devenue la plaque tournante du trafic international de drogue. Cette enquête fait la lumière sur ces réseaux et leurs répercussions politiques et sociales dévastatrices.
➜ Ces dix dernières années, le trafic international de drogue a connu un développement fulgurant en Afrique de l’Ouest, au point de faire de la région l’une des principales plaques tournantes pour les narcotrafiquants internationaux. Depuis l’Amérique latine, région productrice, entre 60 et 250 tonnes de cocaïne transitent chaque année par la Guinée-Bissau, le Mali, le Sénégal ou le Cap-Vert avant d’inonder l’Europe, premier marché consommateur. Un trafic extrêmement lucratif, qui générerait plus de 400 milliards de dollars par an. Face à cette tendance, l’un des bureaux régionaux de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime s’est installé à Dakar, haut lieu du narcotrafic.

Immobilisme

Mais le combat reste très inégal, d’autant que la drogue profite quelquefois à ceux qui tiennent les rênes du pouvoir. C’est le cas en Guinée-Bissau, où plusieurs hauts gradés de l’armée sont même impliqués dans des meurtres politiques, ou dans le nord du Mali, où les mouvements séparatistes et islamistes collaborent avec les trafiquants pour financer leur achat d’armes. Outre la violence et l’exacerbation des écarts de richesse, cette situation a fait exploser la toxicomanie dans des régions aux infrastructures quasi inexistantes. Comment les autorités nationales et internationales entendent-elles lutter contre cette mafia mondialisée, qui tire profit du défaut de démocratie, du manque de moyens et de l’instabilité politique des pays d’Afrique occidentale ? Entre Bissau, Dakar et Bamako, cette enquête de terrain interroge les acteurs de la lutte contre le narcotrafic – membres de rares brigades anti-drogue, magistrats et journalistes d’investigation -, montrant combien l’immobilisme et le manque de volonté politique encouragent ce fléau.

➜ L’organe international de contrôle des stupéfiants présente son rapport pour l’année 2015. Une donnée connue de longue date se confirme : l’Afrique est bel et bien une porte d’entrée, une zone de transit pour tous types de drogues qui sont ensuite acheminées vers les Etats-Unis, l’Europe et l’Asie. Fait nouveau, le continent devient aussi une zone de fabrication de drogues de synthèses.

Cocaïne à l’Ouest, héroïne à l’Est, drogues de synthèse et marijuana partout. Le continent africain est toujours une porte d’entrée pour tous types de drogues. « Le trafic de cocaïne demeure une préoccupation majeure », pointe le rapport. La Guinée-Bissau, la Gambie ou encore le nord du Mali sont des zones d’arrivées et de transit connues, mais, signe que ce dossier est ultrasensible, aucun de ces pays n’est cité dans le rapport. Seul le Cap-Vert est présenté comme une plaque tournante du trafic de cocaïne, une demi-tonne a été saisie.

Dans ce rapport, aucun lien n’est établi entre les cartels d’Amérique latine et les groupes jihadistes présents en Afrique de l’ouest. De plus, il ne donne aucun détail sur l’argent généré par ce trafic.

Changement de méthode

Les trafiquants d’Amérique latine ont changé de méthode. Moins de grosses cargaisons, c’est via des colis plus petits que la cocaïne est acheminée en Afrique, notamment de l’Ouest. La multiplication des vols commerciaux depuis le Brésil explique en partie cette augmentation : 120 kilos saisis à Lagos en 2014, 286 kilos à Lomé.

Autre élément, la confirmation que l’Afrique, notamment de l’Est est une zone de transit de l’héroïne. Les saisies ont fortement augmenté en Tanzanie, au Kenya, en Egypte. Dans ce dernier pays, 260 kilos ont été saisis en 2013 et plus de 600 kilos en 2014.

Dernier point qui inquiète, l’Afrique de l’Ouest, notamment au Nigeria, en Côte d’Ivoire et Guinée, est devenue une zone de fabrication de drogues de synthèse. Dix laboratoires ont été démantelés l’an dernier. Plus de 100 kilos de méthamphétamine en provenance du Mali ont été saisis au Sénégal.

Pour fabriquer ces drogues, il faut des produits chimiques, par exemple de l’éphédrine. Des produits légaux et qui sont importés en toute légalité sur le continent africain. Pour le moment, les contrôles pour savoir quelle est la destination finale de ses produits sont insuffisants.

➜[Reportage Et Documentaire] « HD »

0000000000000000000000000000000000000000000000000

FRANCE (Complément d’enquête sur la drogue): la guerre perdue – Le direct débutera ce jeudi 9 juin 2016 à 22h45

paris-customs-find-71-tons-of-cannabisFrançois Hollande et Michel Sapin, au siège de la DNRED, sont reçus  par la DG de la Douane Française, Hélène Crocquevielle.

DNRED (Douane francaise): Hollande prend la pose devant une opération anti-drogue… ratée ! – Le Point

FRANCE (Grand Bal des « Faux-culs »): tous, du BCS en passant par la DCPJ, la DNRED, l’ IGPN, l’ OCRTIS, le SIAT et … le Parquet vont rivaliser dans le port de « faux-nez »

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Un trafic de drogue au plus haut niveau. Des tonnes de cannabis arrivées du Maroc par bateaux pneumatiques et remontant vers la France via des « go fast » − dont la police n’interceptait qu’une partie. Alors que l’affaire Neyret continue de défrayer la chronique, cette nouvelle affaire d’indics pourrait devenir un scandale d’Etat. Après une saisie record de 7 tonnes de cannabis, la police des polices enquête sur les méthodes des stups français.

Pour s’assurer de grosses saisies, des policiers auraient permis à certains « dealers-indics » d’écouler des dizaines de tonnes par an.francois-thierry-ocrtisFrançois Thierry

Sophiane Hambli,Des révélations publiées par Libération le 23 mai pointent le rôle central de l’ancien chef de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS). C’est (https://fr.wikipedia.org/wiki/Sofiane_Hambli ) photo de droite, un ancien indic de François Thierry qui affirme avoir été payé en cash par l’ex-numéro 1 de la lutte antidrogue lui-même. En tout, 19 tonnes de cannabis auraient transité par une villa au sud de l’Espagne où « cinq hommes présentés comme des policiers français se relayaient pour charger et décharger sur la plage des dizaines de paquets remplis de drogue » récupérés sur des Zodiac venus du Maroc.

michelneyretQuand les flics franchissent la ligne rouge

Comment combattre efficacement le trafic de drogue ? En côtoyant au plus près les trafiquants « pour mieux les connaître », comme l’a plaidé l’ex-commissaire Michel Neyret à son procès ? L’ancien numéro 2 de la police judiciaire lyonnaise comparaissait en mai pour corruption et trafic de stupéfiants. Il est accusé d’avoir protégé certains de ses informateurs en échange de cadeaux et de voyages, et de s’être servi sur des saisies de drogue afin de rémunérer des indics.

Prohibition ou légalisation ?

Faut-il pratiquer la tolérance zéro, ou légaliser un trafic impossible à endiguer ? Jamais le narcotrafic ne s’est si bien porté. En France, la vente de cannabis atteint des records. Faut-il suivre l’exemple de certains Etats américains comme le Colorado, et mettre fin à la prohibition ? L’industrie de la marijuana y pèse 1 milliard de dollars ! Alléchés par ce « marché » lucratif, les loups de Wall Street s’engouffrent dans le business de l’herbe.

Un « héros » du narcotrafic

Au Mexique, où les cartels ont déjà fait 100 000 morts en dix ans, « Complément d’enquête » est parti sur les traces du plus puissant des narcotrafiquants : El Chapo, roi de l’évasion, baron de la drogue devenu milliardaire et considéré comme un héros par une bonne partie de la population.

Le 9 juin, « Complément d’enquête » vous raconte comment la drogue a gagné le combat.

Au sommaire

OCRTIS1OCRTIS : des méthodes stupéfiantes

Où se situe la ligne rouge quand on lutte contre le trafic de drogue ? Les stups peuvent-ils aider leurs indics à écouler du cannabis ? « Complément d’enquête » sur les liaisons dangereuses qui unissent policiers et dealers.

Une enquête de Matthieu Fauroux, Violaine Vermot-Gaud et Xavier Puypéroux, suivie d’un entretien avec Patricia Tourancheau, journaliste à l’Obs.

De l’herbe à Wall Street

Aux Etats-Unis, les fonds d’investissement les plus respectables ne se posent aucun problème moral : la vente de la drogue, c’est l’avenir ! Portrait de Douglas Anderson, 52 ans, talentueux homme d’affaires de Wall Street qui se lance dans le business de l’herbe, en toute légalité.

Un reportage de Baptiste des Monstiers, Christophe Kenck et Michel Pignard, suivi d’un entretien avec Emmanuelle Auriol, économiste.

El Chapo, sombre héros

« Complément d’enquête » au Mexique sur les traces du narcotrafiquant Joaquin Guzman, dit El Chapo. Portrait de ce baron de la drogue devenu milliardaire, admiré par la population.

Un reportage d’Yvan Martinet,Yann Moine et Olivier Broutin, suivi d’un entretien avec Stéphane Peu, adjoint au maire de Saint-Denis (93).

La rédaction de « Complément d’enquête » vous invite à commenter l’émission sur sa page Facebook ou sur Twitter avec le hashtag #Cdenquete.

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/complement-d-enquete/complement-d-enquete-du-jeudi-9-juin-2016_1480673.html

lire aussi:

OCRTIS France: la défense des Stups part en fumée (ça part en sucette!)

0000000000000000000000000000000000000000000

OCRTIS France: la défense des Stups part en fumée (ça part en sucette!)

Dans les années 90, à Estepona (Andalousie), Marc Fievet, AKA ‘NS 55 DNRED’, gérait le restaurant Saint Georges, dont le co-propriétaire était la Douane française.
estepona
Bien plus de 20 tonnes ont été importées d’Espagne pour le seul mois d’octobre 2015
———————————-
Par Emmanuel Fansten 8 juin 2016 à 20:21

Trois semaines après les premières révélations de Libération sur les méthodes de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis), de nouveaux éléments viennent accréditer l’existence d’un véritable trafic d’Etat. Pendant plusieurs années, des dizaines de tonnes de cannabis auraient bien été importées en France avec la complicité des Stups et de leur ancien patron, François Thierry, muté en mars à la Sous-Direction antiterroriste (Sdat). Plusieurs rapports d’enquête et des notes de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) semblent démontrer l’ampleur de ce trafic contrôlé.

Ce dispositif a volé en éclats le 17 octobre, lors de la saisie par les douanes de 7,1 tonnes de résine de cannabis dans quatre camionnettes garées boulevard Exelmans, dans le XVIe arrondissement de Paris. La plus grosse prise jamais réalisée dans la capitale. A un détail près : le destinataire de la marchandise, Sofiane H., est à la fois le plus gros trafiquant français et le principal indic de l’Office des stups. Une information que François Thierry, pris de court par l’opération des douanes, mettra trois jours à livrer au parquet de Paris, avant de voir son service aussitôt dessaisi de l’enquête au profit de la brigade des stupéfiants de Paris (BSP) et de la section de recherche de gendarmerie.

«Libre passage»

Interpellé depuis en Belgique, puis rapatrié par le GIGN, Sofiane H. a commencé à parler : «Je n’ai pas commis d’infraction, a-t-il expliqué le 9 mai aux deux juges d’instruction parisiens. J’ai fait ce qu’on m’a demandé de faire, j’ai agi sur instruction de l’Ocrtis, je n’ai pris aucune initiative, j’ai tout le temps rendu compte de ce que je faisais.» Interrogé sur le cadre juridique de ces procédures, le trafiquant s’est défaussé sur son agent traitant : «François Thierry me disait que la Jirs [juridiction interrégionale spécialisée, ndlr] de Paris était parfaitement au courant de mes interventions.» Selon nos informations, pourtant, il n’y a aucune trace de cette procédure à la Jirs de Paris.

LIRE l’article sur:  http://www.liberation.fr/france/2016/06/08/la-defense-des-stups-part-en-fumee_1458260
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Sur le même sujet:
NARCOTRAFIC (France): quand la cocaïne était rapatriée sous le regard bienveillant de l’OCRTIS et la DNRED
———————

lcp55Emmanuel Fansten, journaliste à Libération, auteur de l’enquête – Dominique Perben, ancien Garde des sceaux et aujourd’hui avocat – Gilbert Collard, avocat, député RBM-FN du Gard et Secrétaire Général du Rassemblement Bleu Marine, auteur du livre  » Les dérives judiciaires : et si ça vous arrivait ?  » Paru aux Editions Eyrolles  – Marc Fievet, aviseur de la douane française, inscrit sous le matricule  » NS 55 DNRED « , auteur des livres  » Infiltré au coeur de la mafia  » paru aux Editions Hugo Doc, et  » Gibraltar « , paru aux Editions Michel Lafon.

 

VIDEO:
FRANCE (Drogue): quand la police devient dealer
000000000000000000000000000000000000000
L’Espagne, hub pour les valises marocaines
Par Emmanuel Fansten, Envoyé spécial à Marbella 8 juin 2016 à 20:21

Depuis la mer, la villa affiche un luxe plus discret que ses voisines d’Estepona, petit village au sud de Marbella, sur la Costa del Sol. Le gazon a été parfaitement tondu autour de la piscine. Une rangée de buis prolonge le petit muret en pierre qui donne sur la plage de galets, à quelques mètres de l’eau. Le seul pêcheur présent ce jour-là observe le ballet des yachts et des jet-skis qui croisent au large. Sur la droite, tout au bout de la côte, on aperçoit le rocher de Gibraltar, minuscule enclave britannique nichée à la pointe sud de l’Espagne. Par beau temps, on peut même deviner les côtes marocaines et les montagnes du Rif, où sont produites les tonnes de cannabis qui inondent chaque jour l’Europe.

C’est dans cette villa paradisiaque que Stéphane V. a été envoyé au printemps 2012 par François Thierry, alors patron de l’Office central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis). Le témoignage de cette ancienne recrue de l’Office a provoqué l’ouverture d’une enquête préliminaire au parquet de Paris, confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Au cours de son séjour de trois semaines, a expliqué Stéphane V. aux enquêteurs, 19 tonnes de résine de cannabis ont été stockées dans cette villa sous le contrôle de l’ex-patron des Stups, avant de remonter vers la France dans de puissantes berlines. «Tout repartait par ici», raconte l’homme en montrant la ruelle calme bordée de cactus. Selon ce témoin jugé de plus en plus crédible par l’IGPN, cinq hommes présentés comme des policiers étaient sur place pour charger et décharger la marchandise. Au moins un policier français a déjà été identifié dans la procédure par la «police des polices» (lire page 3). Les bateaux pneumatiques transportant la drogue depuis le Maroc étaient déchargés un peu plus loin sur le sable. Les «valises marocaines», ces ballots de 30 kilos de cannabis conditionnés dans de la toile de jute, étaient ensuite entreprosées dans le garage, devant lequel une Subaru immatriculée 75 était garée lors de notre passage.

Base arrière. Qui était présent exactement dans cette villa ? Dans quelle procédure ? Des vérifications sont en cours pour identifier les protagonistes. Mais dans cette partie de l’Espagne, le fait qu’une telle opération ait pu avoir lieu ne surprend pas grand monde. Depuis de nombreuses années, la Costa del Sol est un supermarché à ciel ouvert, un paradis pour les grossistes européens…………..

LIRE sur: http://www.liberation.fr/france/2016/06/08/l-espagne-hub-pour-les-valises-marocaines_1458257

000000000000000000000000000000000000000000

 

FRANCE (Drogue): quand la police devient dealer

LCPNS55Les invités d’Arnaud Ardoin

Emmanuel Fansten, journaliste à Libération, auteur de l’enquête – Dominique Perben, ancien Garde des sceaux et aujourd’hui avocat – Gilbert Collard, avocat, député RBM-FN du Gard et Secrétaire Général du Rassemblement Bleu Marine, auteur du livre  » Les dérives judiciaires : et si ça vous arrivait ?  » Paru aux Editions Eyrolles  – Marc Fievet, ancien infiltré de la Douane Française, inscrit sous le matricule  » NS 55 DNRED « , auteur des livres  » Infiltré au coeur de la mafia  » paru aux Editions Hugo Doc, et  » Gibraltar « , paru aux Editions Michel Lafon.

===

Pour regarder l’émission: http://www.lcp.fr/emissions/ca-vous-regarde/274542-drogue-quand-la-police-devient-dealer

Durant ce mois de mai, la justice a affaire à deux histoires de grands flics qui flirtent avec la légalité, deux histoires d’indics, deux histoires qui posent question du lien trouble entre policiers et voyous.

Michel Neyret, icône déchue de la PJ lyonnaise dont il fut le numéro 2, comparaît depuis le lundi 2 mai au tribunal correctionnel de Paris pour s’expliquer sur les relations incestueuses qu’il a entretenues avec ses informateurs.

Un autre grand flic l’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) François Thierry est soupçonné d’avoir laissé entrer en France plusieurs dizaines de tonnes de cannabis ces dernières années, d’après une enquête publiée Dans l’édition du lundi 23 mai par le quotidien Libération. En cause, la proximité de François Thierry avec le trafiquant de drogue Sofiane H., un des  » indics  » de l’Office.
Entre 2010 et 2015, il aurait laissé son indic, le principal trafiquant de cannabis en France à la tête du « troisième plus grand réseau de drogue » en Europe, la connivence va loin puisque la femme de François Thierry était l’avocate de Sofiane H.
Le puissant policier avait recruté en personne Sofiane H. et lui a permis d’importer d’importantes quantités de drogue en « livraison surveillée ». Cette technique, légale, permet à la police de laisser passer des stupéfiants sur le sol français afin de remonter une filière pour la démanteler.

Sauf qu’en l’espèce, le réseau mis en place par le trafiquant/indic n’a jamais été inquiété… contrairement à ceux de ses concurrents.

Sauf que depuis 2004, et la loi Perben II, le recours aux indics est encadré, ni un policier seul ni même une équipe d’enquêteurs ne peut en principe gérer seul son indic. Tous doivent désormais être répertoriés dans un fichier central.

Seulement pour démanteler un réseau, peut-on se contenter de la légalité ? Ne doit-on pas forcement user de techniques à la limite de la Loi ? Et cette zone trouble est-elle L’efficacité doit-elle primer sur le droit ? Les invités d’Arnaud Ardoin en débattent ce soir de 19h30 à 20h30 dans l’émission Ça vous regarde sur LCP.

000000000000000000000000000000000000

FRANCE (OCRTIS – DNRED): règlement de comptes au boulevard Exelmans

A la Une : le patron des Stups au cœur du trafic du drogue !
lundi 23 mai 2016
AFP
Un scoop retentissant dans Libération ce matin : le journal révèle et détaille par le menu « le rôle central de François Thierry, ancien numéro 1 de la lutte antidrogue, dans l’importation en France de plusieurs dizaines de tonnes de cannabis en lien avec un des plus gros trafiquants européens. Un système d’une ampleur inédite qui s’apparente, dénonce Libération, à un trafic d’Etat. »

Explications : tout commence avec la saisie par les douanes en octobre dernier, dans les beaux quartiers de Paris d’un peu plus de 7 tonnes de cannabis entreposées dans trois camionnettes. Une saisie record pour la capitale. Et l’enquête va réserver quelques surprises… Libération raconte : « Une facture retrouvée dans une des camionnettes et des traces ADN permettent rapidement de remonter jusqu’à un certain Sofiane H., bien connu des services de police. L’homme habite justement boulevard Exelmans, près du lieu où le cannabis a été retrouvé, dans un penthouse de 300 m2 avec piscine intérieure, dont le loyer de 9.000 euros est réglé chaque mois en cash. Mais il a surtout la particularité d’être un indic de l’Ocrtis, l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants, dûment immatriculé au Bureau central des sources. Un informateur au pouvoir exorbitant, directement traité par le patron de l’Office, et capable d’importer chaque mois plusieurs tonnes de shit en ‘livraison surveillée’. Cette technique d’enquête, très prisée des services de stups, permet de laisser passer de la drogue sous le contrôle d’un magistrat, afin de démanteler des réseaux de revendeurs à l’arrivée. Une technique légale. Sauf qu’en l’espèce, pointe Libération, Sofiane H. semblait bénéficier d’une protection en haut lieu, ce qui lui permettait de poursuivre ses activités sans jamais être inquiété. »

Des policiers déchargeant de la drogue…

Alors, s’interroge Libération, « jusqu’où l’Office central des stups était-il impliqué dans ce gigantesque scandale ? Et dans quelle mesure les magistrats ont-ils validé certaines procédures ? Un témoignage édifiant permet d’éclairer ce système de l’intérieur. »

Libération poursuit son récit : « ancien indic de François Thierry, bien connu des autorités françaises, Stéphane V. a livré de nombreux éléments à l’Inspection générale de la police nationale, chargée de l’enquête sur les méthodes des Stups. Il affirme notamment avoir été mandaté par François Thierry pour garder une villa, dans le sud de l’Espagne, entre mars et avril 2012. Pendant près de trois semaines, a-t-il expliqué, cinq hommes présentés comme des policiers français se relayaient pour charger et décharger sur la plage des dizaines de paquets remplis de drogue, récupérées sur des Zodiac venus du Maroc. Au total, 19 tonnes auraient transité par la villa au cours de ce seul séjour. Une mission payée à Stéphane V. en cash par François Thierry. Il sera à nouveau sollicité plusieurs fois par le grand patron des Stups pour des opérations identiques, jusqu’en décembre 2014. Selon ce témoin, jugé crédible par le parquet, le schéma était parfaitement rodé. La drogue était achetée en gros à Marbella. Une partie des équipes, préalablement identifiées par l’Ocrtis, était ensuite interceptée dans des ‘go-fast’ à la remontée. Les autres pouvaient alors inonder le marché sans être inquiétées. La came étant payée au départ, rien n’était perdu. Une stratégie basée sur un double objectif : faire grossir la taupe de François Thierry tout en éliminant les équipes concurrentes, grosses saisies et convocation de la presse à l’appui. »

Complicité ou incompétence ?

Cette affaire, digne des plus grands romans policiers, pose bien des questions… « La première est dérangeante, s’exclame Libération. Admettons que, pour mettre à terre les trafics internationaux, frayer avec l’illégalité soit nécessaire. A défaut d’être de la bonne justice, on parlera de ‘bonne police’. Mais quelles sont toutes les ramifications de cette filière ? Combien de petits trafiquants et de crimes se sont greffés à ces tonnes de cannabis ? Savoir que des policiers français ont directement mis la main à la pâte pour récupérer de la drogue venant d’Afrique – carrefour de trafics de toutes sortes, du crime organisé et du terrorisme combattu par… des soldats français – interroge, pour le moins. Quand on connaît la porosité entre la délinquance et le terrorisme en Europe, des Buttes-Chaumont à Molenbeek, on se dit qu’il y a matière là aussi à demander des comptes. »

Autre question posée par Libé, question posée à l’Etat : « comment un tel trafic de stupéfiants a-t-il pu se monter au nez et à la barbe de la hiérarchie, des magistrats, des parquetiers, des politiques et des premiers flics de France, de Guéant à Cazeneuve ? Par complicité, complaisance ou incompétence ? »
Deux précisions pour clore provisoirement ce chapitre explosif : contacté dimanche matin par Libération, le ministère de l’Intérieur n’a pas souhaité réagir avant la publication de l’enquête.
Et le commissaire François Thierry, discrètement débarqué des Stups en mars dernier, est actuellement N°2 de la Sous-direction antiterroriste de la PJ. Peut-être plus pour longtemps. Lui non plus, n’a pas souhaité répondre aux questions de Libération.

ÉCOUTEZ: http://www.rfi.fr/emission/20160523-une-france-patron-stups-coeur-trafic-drogue-cannes-cinema

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Par lefigaro.fr

Un témoignage met en cause l’ancien patron de la lutte antidrogue

L'enquête ouverte après la saisie record de sept tonnes de cannabis dans trois véhicules à Paris en octobre 2015 aurait révélé certains éléments surprenants, impliquant notamment un informateur, selon Libération.

Un individu se présentant comme un «infiltré» avec comme agent traitant l’ex-responsable des Stups, accuse ce dernier, dans Libération, d’avoir facilité l’importation en France de plusieurs dizaines de tonnes de cannabis avec des informateurs.

Un «trafic d’État», écrit Libération. Un témoignage publié ce mardi par le journal met en cause l’ex-patron de la lutte antidrogue. Stéphane V. se présente à Libération comme un «infiltré» ayant effectué «plusieurs missions pour l’État» avec pour agent traitant François Thierry, ex-patron de l’Ocrtis (Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants). Ce témoin, qui dit être inscrit comme informateur au Bureau central des sources en 2007, a été entendu par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris à la suite de ce témoignage, selon Libération.

L’homme âgé de 52 ans, qui affirme avoir travaillé également pour l’agence antidrogue américaine (DEA), dénonce «les méthodes de l’Office des stups depuis des années» en France. Il raconte qu’entre mars et avril 2012, «François Thierry (lui) a demandé d’aller garder une villa à Estepona» en Espagne. Là, «pendant vingt jours, cinq hommes se sont relayés pour charger et décharger des paquets de drogue sur la plage. François Thierry me les a présentés comme des policiers français. J’en avais déjà vu certains à l’Ocrtis», affirme Stéphane V. «Le cannabis arrivait du Maroc dans des Zodiac» et «en tout, 19 tonnes ont transité par la villa au cours de ce seuls séjour. La drogue remontait vers la France par “go-fast”», c’est-à-dire via des convois de voiture. «Seule une partie des voitures étaient interceptées», ajoute le témoin.

Une saisie record boulevard Exelmans éveille les soupçons

D’après l’enquête de Libération, François Thierry, qui a récemment quitté ses fonctions à la tête de l’Ocrtis, aurait ainsi joué un «rôle central» dans l’importation de «plusieurs dizaines de tonnes de cannabis» au bénéfice d’un présumé trafiquant de drogue, interpellé le 22 février en Belgique. Cet homme de 40 ans, Sofiane H., était recherché dans l’enquête sur la prise record de sept tonnes de cannabis à Paris, boulevard Exelmans, en octobre 2015, derrière laquelle de nombreuses zones d’ombre demeurent. Le fait que ce suspect soit un informateur et que la marchandise soit issue d’un lot beaucoup plus important, partiellement saisi au cours des jours précédents, aurait éveillé certains soupçons.

Selon Libération, Sofiane H. aurait été recruté comme informateur par François Thierry. Lui aussi enregistré au bureau central des sources, il a réussi à «s’imposer comme le plus gros trafiquant de l’Hexagone grâce à la protection» de l’ex-patron de l’Office central des stups. Cet informateur «au pouvoir exorbitant» était, toujours selon le journal, en mesure d’importer tous les mois plusieurs tonnes de stupéfiants en «livraison surveillée», une technique qui permet de laisser entrer de la drogue de façon contrôlée, pour mieux remonter aux revendeurs. Ce qui lui aurait permis de mener ses activités sans être inquiété par les autorités.

D’après le quotidien, le témoin Stéphane V. est «jugé crédible par le parquet». Il met en cause un commissaire de police félicité pour ses nombreux succès dans la lutte antidrogue. En-dehors de cette mise en cause personnelle, rappelle le quotidien, son témoignage risque de fragiliser certaines procédures dans le cadre d’affaires liées notamment à Sofiane Hambli.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/05/23/01016-20160523ARTFIG00077-un-temoignage-met-en-cause-l-ancien-patron-de-la-lutte-antidrogue.php

000000000000000000000000000000000000000000000

FRANCE (lutte contre le narcotrafic): les « Tartuffes » dans la tourmente

Des policiers qui « bougent » des valises marocaines! Du grand classique des méthodes utilisées dans la lutte contre le narcotrafic!

C’était déjà le cas il y a 20 ans!

DNRED (provocation douanière): vers Caracas avec des « James Bond » des Douanes françaises

Aujourd’hui
pour marcoFRANCE (Stups): révélations sur un trafic d’Etat
OCRTIS 2016: bis repetita placent

NARCOTRAFIC (France): quand la cocaïne était rapatriée sous le regard bienveillant de l’OCRTIS et la DNRED

AIR COCAÏNE: la DNRED, l’OCRTIS, le TRACFIN avaient ils des informations sur cette affaire ?

FRANCE (OCRTIS): quant à la lutte contre le narcotrafic!

 

Il est grand temps de pratiquer un ménage complet dans nos institutions régaliennes si l’on veut réellement éviter de nouveau ce « Grand Bal des « Faux-culs  » auquel nous allons assister!

Car tous, j’écris bien tous, du BCS en passant par la DCPJ, la DNRED, l’ IGPN, l’ OCRTIS, le SIAT et ……… le Parquet vont rivaliser dans le port de « faux-nez ».

Marc Fievet – NS 55 DNRED

0000000000000000000000000000000000000000000000

NARCOTRAFIC (France): quand la cocaïne était rapatriée sous le regard bienveillant de l’OCRTIS et la DNRED

Avatar de Marc FievetAVISEUR INTERNATIONAL

les PIEDS NICKELÉS chez les narcotrafiquants

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

C’est un des derniers tabous dans les affaires de stups : la provocation policière, ou comment monter un dossier de toutes pièces pour réaliser une grosse saisie ou faire tomber un réseau. Cette pratique, formellement proscrite par le code de procédure pénale, est difficile à établir faute d’éléments probants. C’est pourtant pour cette raison que la cour d’appel de Paris vient d’annuler l’intégralité d’une procédure visant un vaste trafic de drogue entre la…

Voir l’article original 1 318 mots de plus

AIR COCAÏNE: la DNRED, l’OCRTIS, le TRACFIN avaient ils des informations sur cette affaire ?

Avatar de Marc FievetAVISEUR INTERNATIONAL

Depuis la fameuse saisie des camionnettes  lestées  de cannabis  qui permit à  François Hollande d’aller faire le beau avec son copain Michel Sapin au siège  de la DNRED pour encenser ce grand service dont le directeur, le DI Jean Paul Garcia, était  absent .
Comme sont absents aujourd’hui dans le dossier  » Air cocaïne  » nos services spécialisés en matière de stupéfiants.
Nos services spéciaux ne seraient ils  aujourd’hui  devenus que des « faire valoir » des politiques?

Que savent ils  réellement  sur le narcotrafic, sur le narco-terrorisme, sur l’ Aero-narcotrafic, sur l’évasion  fiscale …et surtout que font ils réellement pour lutter contre ces plaies societales actuelles ?

Posté avec WordPress pour Android

Voir l’article original

FRANCE (OCRTIS): quant à la lutte contre le narcotrafic!

Avatar de Marc FievetAVISEUR INTERNATIONAL

ecusson-OCRTIS« L’OCRTIS est devenu le premier narcotrafiquant de France! »

dixit un ancien magistrat instructeur

°°°°°°°°°°°°°°°

Magouille institutionnelle, dossiers montés et arrangés, les « suceurs de roues » n’ont guère évolué depuis l’époque de Mario Le Corff. (Marc Fievet -NS 55 DNRED)

LIRE: NARCOTRAFIC: quand Mario Le Corff de l’OCTRIS montait des opérations douteuses…Mais ça c’était hier!

°°°°°°°°°

https://narconews.fr/wp-content/uploads/2016/01/pour-marco.jpgpour marco

0000000000000000000000000000000

Voir l’article original

OCRTIS 2016: bis repetita placent

francois-thierry-ocrtisEt s’il s’agissait d’une histoire « à la Michel Neyret » ? François Thierry était à la tête du prestigieux Office centrale de répression du trafic de stupéfiants (Ocrtis), c’est-à-dire la prestigieuse brigade des stups. Il a depuis été muté à la sous-direction antiterroriste… et ce n’est pas une promotion.

Grand flic, il avait alors pour habitude de se montrer devant ses saisies record de drogues, en compagnie des ministres de l’Intérieur successifs – Claude Guéant, puis Manuel Valls et enfin Bernard Cazeneuve.francois-thierry-aimait-s-afficher-avec-les-ministres-de-l-interieur-succesifs

François Thierry aimait s’afficher avec les ministres de l’Intérieur succesifs lors de ses plus belles prises – ici avec Claude Guéant. Photo archives AFP

A-t-il protégé un des plus gros trafiquants d’Europe?

Mais ce haut gradé de la police judiciaire est aujourd’hui soupçonné de pratiques illicites : il aurait laissé entrer en France des dizaines de tonnes de résine de cannabis avec la complicité d’un des plus gros trafiquants européens, le Mulhousien Sofiane Hambli. La pratique est légale mais extrêmement encadrée… Or, cette fois, le trafiquant aurait pu poursuivre ses activités illicites sans jamais être inquiété, selon « Libération« .

C’est le 17 octobre dernier que le système, bien rodé, aurait déraillé : ce jour-là, les douanes tombent sur une fourgonnette garée en plein XVIe arrondissement de Paris.

Sophiane Hambli,Sophiane Hambli, un trafiquant de drogue originaire de Mulhouse, en cavale depuis six ans et condamné à 18 ans de prison par la justice française, a été arrêté à Marbella (Espagne). En août 2003, il s’était évadé de l’hôpital Bon-Secours de Metz.

7,1 tonnes de cannabis

À l’intérieur, 7,1 tonnes de cannabis. Mais ce n’est qu’une partie des 15 tonnes qui sont entrées en France par les mêmes canaux… en quelques semaines seulement. Mais, cette fois, les douanes ont été mystérieusement informées…

Le trafiquant défendu par la compagne de Thierry

A-t-on voulu faire tomber Sofiane Hambli ? Ou François Thierry, le grand flic qui lui permettrait de poursuivre ses trafics en toute impunité ? Hambli habite un luxueux appartement de 300 mètres carrés, boulevard Exelmans, là où a été retrouvée la fourgonnette pleine de drogue.

Qui a payé l’amende de 2 millions?

Arrêté en 2009 en Espagne, Hambli est alors recruté comme indic par François Thierry. Il est condamné à 13 ans de prison deux ans plus tard, en France. Mais il sort dès 2014… Autre fait étrange, son avocate – spécialisée dans le droit immobilier – est la compagne de François Thierry.

Et Hambli a tout de même dû régler 2 millions d’euros d’amende. Mais le mystère demeure quant à l’origine des fonds…

Enfin, Hambli n’est pas réputé être un détenu modèle : il s’était évadé, en 2003, lors d’un transfert prison-hôpital, à Metz, grâce à un complice à moto. Repris en Espagne l’année suivante, il avait déjà été condamné à trois ans ferme en 2005.

Des policiers qui déchargent de la drogue…

L’enquête pose aujourd’hui d’intrigantes questions : un autre ex-indic de François Thierry, Stéphane, jugé crédible par les enquêteurs de l’Inspection générale de la police nationale (les fameux « bœufs-carottes »), aurait dû surveiller une villa par laquelle auraient transité des tonnes de drogue, transportée par des policiers français. Le tout… à la demande de François Thierry.

Au total, 19 tonnes de drogue seraient passées par la villa d’Espagne, depuis le Maroc.

Aujourd’hui, les questions s’accumulent : si François Thierry a effectivement couvert – voire accompagné – de si gigantesques trafics, a-t-il pu agir seul ? Ou a-t-il lui-même bénéficié de pr: otections au plus haut niveau de l’État ? A-t-il simplement aidé Sofiane Hambli à se débarrasser de la « concurrence », tout en opérant de grosses saisies ?

http://www.lalsace.fr/actualite/2016/05/22/drogue-l-ex-chef-des-stups-implique-dans-un-vaste-trafic

LIRE: FRANCE (Grand Bal des « Faux-culs »): tous, du BCS en passant par la DCPJ, la DNRED, l’ IGPN, l’ OCRTIS, le SIAT et … le Parquet vont rivaliser dans le port de « faux-nez »

000000000000000000000000000000000000000000000000

FRANCE (Stups): révélations sur un trafic d’Etat

Par Emmanuel Fansten 22 mai 2016

paris-customs-find-71-tons-of-cannabis
 Photo WITT.SIPA

Saisie record à Paris, le 17 octobre : 7,1 tonnes de cannabis sont saisies dans trois camionnettes boulevard Exelmans (XVIe arrondissement). Le lendemain, François Hollande se rend sur place, accueilli par Hélène Crocquevieille, la directrice générale de la Douane française en l’absence remarquée de Jean Paul Garcia, le « Boss » de la DNRED.

C’est un scandale qui risque de provoquer une déflagration au sommet de la police judiciaire. L’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis), François Thierry, est soupçonné d’avoir laissé entrer en France plusieurs dizaines de tonnes de cannabis au cours des dernières années, avec la complicité d’un des plus gros trafiquants européens, recruté par ses soins. Visage de la lutte antidrogue française depuis 2010, le commissaire avait pris l’habitude de poser devant ses plus belles saisies, aux côtés des ministres de l’Intérieur successifs, Claude Guéant, puis Manuel Valls et Bernard Cazeneuve. Que savaient ces derniers des méthodes de François Thierry ? Ont-ils cautionné ce trafic d’Etat ? De nouveaux éléments et un témoignage accablant recueilli par Libération dévoilent l’ampleur de ce système, dont l’existence pourrait mettre en péril des dizaines de procédures judiciaires. Contacté dimanche matin, le ministère de l’Intérieur n’a pas souhaité réagir avant la publication de notre enquête.

Le déclic

DNRED11Le système a déraillé brutalement le 17 octobre à Paris. Ce soir-là, la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) met la main sur 7,1 tonnes de cannabis entreposées dans trois camionnettes garées boulevard Exelmans, dans le XVIe arrondissement. Une saisie record pour la capitale. Le lendemain, François Hollande se déplace en personne au siège des douanes pour saluer ce «coup fatal» porté aux trafiquants. Mais l’enquête ouverte le jour-même par le parquet de Paris, confiée à la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs), va réserver quelques surprises. Une facture retrouvée dans une des camionnettes et des traces ADN permettent rapidement de remonter jusqu’à un certain Sofiane Hambli , bien connu des services de police. L’homme habite justement boulevard Exelmans, dans un penthouse de 300 m2 avec piscine intérieure, dont le loyer de 9 000 euros est réglé chaque mois en cash. Mais il a surtout la particularité d’être un indic de l’Ocrtis, dûment immatriculé au Bureau central des sources. Un informateur au pouvoir exorbitant, directement traité par le patron de l’Office, et capable d’importer chaque mois plusieurs tonnes de shit en «livraison surveillée». Cette technique d’enquête, très prisée des services de stups, permet de laisser passer de la drogue sous le contrôle d’un magistrat, afin de démanteler des réseaux de revendeurs à l’arrivée. Une technique légale. Sauf qu’en l’espèce, Sofiane Hambli  semblait bénéficier d’une protection en haut lieu, ce qui lui permettait de poursuivre ses activités sans jamais être inquiété.

L’affaire d’Exelmans est jugée d’autant plus sérieuse par le parquet que la drogue saisie à Paris fait partie d’un lot beaucoup plus important. Trois jours plus tôt, les douanes avaient déjà intercepté 1,9 tonne de cannabis sur l’autoroute A11, en direction de Nantes. Puis quelques jours plus tard, 6,2 tonnes sont saisies dans une fourgonnette en Belgique. A chaque fois, la marchandise a la même origine. Pour le seul mois d’octobre, plus de 15 tonnes sont donc passées par le même canal sans aucun encombre. Avant que les douanes, avisées par un mystérieux informateur, ne fassent capoter l’opération. Quel rôle a joué Sofiane Hambli dans ce trafic ? Et surtout, quelle était la nature de sa relation avec François Thierry pour bénéficier d’une telle impunité ? Après quatre mois de cavale, le trafiquant est finalement interpellé le 22 février en Belgique. Un témoin tellement exposé que le parquet a jugé bon d’envoyer les gendarmes d’élite du GIGN pour aller le chercher en hélicoptère lors de son extradition. Une première en Belgique, quelques jours avant le rapatriement de Salah Abdeslam dans les mêmes conditions. Entendu depuis à deux reprises par les enquêteurs, Sofiane Hambli est resté très évasif, laissant simplement entendre qu’il avait toujours agi sous les ordres de l’Ocrtis.

Le recrutement

Sophiane Hambli,Sofiane Hambli

Le parcours de Sofiane Hambli est à la mesure du scandale qui couve depuis la saisie record du boulevard Exelmans. L’homme peut en effet se targuer d’être le plus gros importateur de cannabis en France, ni plus ni moins.

Dès la fin des années 90, à seulement 20 ans, il est déjà considéré comme un des barons du trafic international entre le Maroc, l’Espagne et la France. Recherché pour l’importation de plusieurs tonnes de shit, il est condamné en 2002 à cinq ans de prison, puis à dix-huit ans pour avoir continué à trafiquer depuis sa cellule. Sur une écoute téléphonique, on l’entend menacer un de ses acolytes de «lui trouer les genoux avec une perceuse» après le vol présumé d’une tonne et demie de marchandise. Quelques mois plus tard, il parvient à s’évader de la prison de Metz lors d’un transfert et s’installe dans le sud de l’Espagne. Une période faste au cours de laquelle Sofiane Hambli se refait rapidement un nom dans l’élite du trafic international.

Mais après avoir échappé à plusieurs coups de filet, le Français est finalement arrêté en mars 2009 à côté de Marbella, en Andalousie, dans le cadre de l’opération «Baleine blanche», la plus grosse enquête jamais menée en Espagne sur le blanchiment lié au trafic de drogue. L’opération, qui porte sur un montant de 250 millions d’euros, permet d’interpeller une cinquantaine de personnes et de saisir plus de 200 propriétés et véhicules de luxe. En garde à vue, Sofiane Hambli essaiera d’effacer ses empreintes digitales en se frottant les doigts aux barreaux de sa cellule. Selon plusieurs sources, c’est lors de sa détention en Espagne qu’il aurait été recruté par François Thierry. «Tamponné», comme on dit dans le milieu.

Extradé en France, Sofiane Hambli est condamné en avril 2011 à treize ans de prison. Mais il a désormais une bonne avocate. Anne Claire V. n’est autre que la compagne de François Thierry. A l’énoncé du verdict, elle dénonce une «peine sévère». Mais à peine trois ans plus tard, l’avocate spécialisée en droit immobilier dans un grand cabinet d’affaires parvient à faire libérer le trafiquant. Contre toute attente, Sofiane Hambli bénéficie d’une remise de peine exceptionnelle suivie d’une libération conditionnelle, accordée par un juge d’application des peines de Nancy. Une mesure rarissime, réservée à certains repentis. Selon nos informations, Sofiane Hambli a dû s’acquitter au passage d’une amende douanière de 2 millions d’euros.

Qui a réglé cette somme ? Avec quel argent ? Et comment a été payée l’avocate ? Contactée par Libération, Anne Claire V. n’a pas souhaité s’exprimer. Seule certitude : Sofiane Hambli va désormais s’imposer comme le plus gros trafiquant de l’Hexagone grâce à la protection de François Thierry. «Un homme à la tête du troisième réseau d’Europe en termes de volume de trafic», selon un enquêteur spécialisé.

Le trafic

Jusqu’où l’Office central des stups était-il impliqué dans ce gigantesque scandale ? Et dans quelle mesure les magistrats ont-ils validé certaines procédures ? Un témoignage édifiant permet d’éclairer ce système de l’intérieur. Ancien indic de François Thierry, bien connu des autorités françaises, Stéphane V. a livré de nombreux éléments à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), chargée de l’enquête sur les méthodes des Stups. Il affirme notamment avoir été mandaté par François Thierry pour garder une villa à Estepona, dans le sud de l’Espagne, entre mars et avril 2012. Pendant près de trois semaines, a-t-il expliqué aux «bœufs-carottes», cinq hommes présentés comme des policiers français se relayaient pour charger et décharger sur la plage des dizaines de paquets remplis de drogue, récupérées sur des Zodiac venus du Maroc.

esteponaAu total, 19 tonnes auraient transité par la villa au cours de ce seul séjour. Une mission payée à Stéphane V. en cash par François Thierry. Il sera à nouveau sollicité plusieurs fois par le grand patron des Stups pour des opérations identiques, jusqu’en décembre 2014.

Selon ce témoin, jugé crédible par le parquet, le schéma était parfaitement rodé. La drogue était achetée en gros à Marbella. Une partie des équipes, préalablement identifiées par l’Ocrtis, était ensuite interceptée dans des «go-fast» à la remontée. Les autres pouvaient alors inonder le marché sans être inquiétées. La came étant payée au départ, rien n’était perdu. Une stratégie basée sur un double objectif : faire grossir la taupe de François Thierry tout en éliminant les équipes concurrentes, grosses saisies et convocation de la presse à l’appui.

Les conséquences

Difficile d’imaginer qu’un commissaire loué pour sa prestance, son professionnalisme et sa connaissance des dossiers ait pu agir de la sorte sans l’aval de sa hiérarchie. Combien d’équipes sont tombées dans les pièges tendus par l’Ocrtis ? Combien de livraisons surveillées ont été autorisées ces dernières années sur la foi d’informations tronquées ? Combien de suspects sont désormais potentiellement libérables par des avocats pugnaces ?

Toutes les procédures judiciaires dans lesquelles le nom de Sofiane Hambli apparaît risquent en tout cas d’être fragilisées. Comme en juillet 2015, quand la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a annulé l’ensemble d’une procédure ayant abouti à la saisie de 132 kilos de cocaïne par l’Ocrtis, dans l’affaire dite de la «coopérative». «Une provocation policière», avait estimé les magistrats pour motiver leur décision, soulignant le rôle «déterminant» de l’Office dans la mise en place du trafic. A l’époque, cet arrêt avait mis en émoi les services enquêteurs, inquiets de voir leurs méthodes soudainement retoquées par la justice. Cette nouvelle affaire, autrement plus sensible, risque de relancer sérieusement le débat.

Emmanuel Fansten

http://www.liberation.fr/france/2016/05/22/stups-revelations-sur-un-trafic-d-etat_1454417
Lire aussi :François Thierry : tuyaux, «tontons» et tonnes de shit
Lire aussi :«En tout, 19 tonnes de cannabis ont transité par la villa au cours de ce seul séjour»
LIRE aussi:
FRANCE (Grand Bal des « Faux-culs »): tous, du BCS en passant par la DCPJ, la DNRED, l’ IGPN, l’ OCRTIS, le SIAT et … le Parquet vont rivaliser dans le port de « faux-nez »
————————–
LIRE ou Relire: « Cocaïne, fric et flics »
000000000000000000000000000000000000000

FRANCE (Affaire Neyret): la grande tartufferie avec un nombre incalculable de faux culs, de vierges effarouchées et de Dalloziens coincés !

Affaire Neyret : un système à la barre

Par Emmanuel Fansten 1 mai 2016 

neyret22Le long procès qui s’ouvre ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris n’est pas seulement celui de Michel Neyret, 60 ans, ancien numéro 2 de la PJ lyonnaise soupçonné d’avoir basculé dans la voyoucratie. Poursuivi (entre autres) pour «corruption», «trafic d’influence», «violation du secret professionnel», «trafic de stupéfiants», «détournement de scellés» et «association de malfaiteurs», l’ex-star de l’antigang incarne aussi la dérive d’un système longtemps toléré. Trois autres policiers comparaissent avec lui (lire l’interview ci-contre), poursuivis pour avoir souscrit à ses méthodes policières «borderline».

Au travers du cas particulier de Michel Neyret, qui risque dix ans de prison, le procès parisien sera aussi celui de certaines méthodes policières, qui ont permis à la PJ lyonnaise de réaliser ses plus belles prises.

Une époque, pas si lointaine, où les entorses au code de procédure pénale étaient monnaie courante,…………………..lire sur: http://www.liberation.fr/france/2016/05/01/affaire-neyret-un-systeme-a-la-barre_1449869

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Tout le monde connaissait les méthodes de Michel Neyret.

Sa hiérarchie, mais aussi les magistrats, les parquetiers, les politiques.

Puis, quand l’affaire a éclaté, tout le monde a crié au loup en dénonçant des méthodes archaïques qui n’ont plus lieu d’être. Mais en Rhône-Alpes, les grosses affaires se sont quasiment arrêtées pendant quatre ans après la chute de Neyret. C’est d’une grande hypocrisie. Quand les douanes saisissent en octobre 7 tonnes de résine de cannabis sous les fenêtres d’un indic rémunéré par l’Etat, de quoi s’agit-il sinon d’un trafic de stups toléré ? On permet à un indic de transporter de la drogue d’un point A à un point B sous le contrôle de l’Etat. Où est la logique ? Si on veut laver plus blanc que blanc, il faut le faire tout le temps.

http://www.liberation.fr/france/2016/05/01/tout-le-monde-connaissait-les-methodes-de-michel-neyret_1449870

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

EXTRAIT

Invité de Pièces à conviction, Michel Charasse

Quand Michel Charasse était interviewé par Elise LucetMichel Charasse : Quand on fait la guerre on fait la guerre…
Elise Lucet : Ouais…
Michel Charasse : On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet.
Elise Lucet ; Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !
Miche Charasse : Donc, très bien euh…Il faut utiliser leurs méthodes, il faut aller les chercher là où ils sont.
Elise Lucet : Honhon.
Michel Charasse : Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin…
Elise Lucet : Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.
Michel Charasse : Etc… je parle, voilà, des gros. Ce sont des tueurs ! Par conséquent, on va pas attraper les tueurs en leur récitant des cantiques.
Elise Lucet : Alors, on en vient à la situation actuelle, si vous le voulez bien…
Miche Charasse : On tire d’abord et on discute après……………………….
Elise Lucet :……………….Euh, on va en venir à la situation actuelle si vous le voulez bien…
Michel Charasse : J’ai sur ce plan là, quand on a affaire à des tueurs, une notion  de l’Etat de droit qui est assez flexible…

Lire la totalité de l’interview: http://marcfievet55.skyrock.com/2.html

00000000000000000000000000000000000

NARCOTRAFIC (The Golden Age of Drug Trafficking): How Meth, Cocaine, and Heroin Move Around the World

onudc1By Keegan Hamilton

Diplomats and top officials from governments around the world gathered last week at United Nations headquarters in New York to discuss what to do about the global drug problem. Over the course of four days and multiple discussions, the assembled dignitaries vowed to take a more comprehensive approach to the issue than in years past — but they also decided to keep waging the war on drugs.

The « outcome document » adopted during the UN General Assembly’s special session (UNGASS) calls for countries to « prevent and counter » drug-related crime by disrupting the « illicit cultivation, production, manufacturing, and trafficking » of cocaine, heroin, methamphetamine, and other substances banned by international law. The document also reaffirmed the UN’s « unwavering commitment » to « supply reduction and related measures. »

Yet according to the UN’s own data, the supply-oriented approach to fighting drug trafficking has been a failure of epic proportions. Last May, the United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC) issued its 2015 World Drug Report, which shows that — despite billions of dollars spent trying to eradicate illicit crops, seize drug loads, and arrest traffickers — more people than ever before are getting high.

READ: https://news.vice.com/article/drug-trafficking-meth-cocaine-heroin-global-drug-smuggling

READ: https://news.vice.com/article/drug-trafficking-meth-cocaine-heroin-global-drug-smuggling

READ: https://news.vice.com/article/drug-trafficking-meth-cocaine-heroin-global-drug-smuggling

READ: https://news.vice.com/article/drug-trafficking-meth-cocaine-heroin-global-drug-smuggling

000000000000000000000000000000000000

DNRED (saisie record de 7 tonnes de cannabis à Paris): un suspect au profil intrigant

Afficher l'image d'origine
C’est la plus grosse prise en France depuis deux ans, un record absolu pour la capitale. Plus de sept tonnes de résine de cannabis ont été saisies dans la nuit de samedi à dimanche, en plein cœur de la capitale.

La drogue était stockée en pleine rue, au pied d’immeubles bourgeois. Dans la nuit de samedi à dimanche, les douaniers ont saisi quelque 7,1 tonnes de résine de cannabis dans le XVIe arrondissement de Paris, a-t-on appris dimanche de source proche du dossier, confirmant une information de BFMTV. Une prise rare pour les douaniers, la plus grosse en France depuis deux ans, le fruit d’une enquête de plusieurs semaines menée par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED).

lire:

DNRED (Douane francaise): Hollande prend la pose devant une opération anti-drogue… ratée ! – Le Point

°°°

Interpellé sur la base d’une facture oubliée dans l’un des véhicules contenant le cannabis, le suspect, âgé de 39 ans, a déjà un long pedigree dans le trafic de stupéfiants.

Un trafiquant de drogue français de haut vol a été interpellé fin février en Belgique. Sous le coup d’un mandat d’arrêt européen émis par un juge d’instruction parisien, l’homme est suspecté d’être impliqué dans la saisie en octobre de 7,1 tonnes de résine de cannabis, cachée dans le coffre de trois véhicules utilitaires dans le XVIe arrondissement de Paris. Une saisie record qui s’était déroulée en plein Paris.

Une facture qui permet de le confondre. Ce grand nom du trafic de stupéfiants a été confondu par une facture à son nom pour des équipements de moto, qui se trouvait dans l’une des quatre fourgonnettes, stationnées boulevard Exelmans, en bas de chez lui. Trois des véhicules étaient bourrées de cannabis, la dernière était vide, la marchandise ayant peut-être déjà été acheminée dans l’ouest de la France, où une importante saisie avait eu lieu quelques jours plus tôt.

Il s’évade un an après son placement en détention… Le suspect, un personnage haut en couleur, âgé de 39 ans, affiche une longue carrière dans le trafic international de cannabis entre le Maroc, l’Espagne et la région de Mulhouse et de Strasbourg. Pour ces faits, il avait d’ailleurs été incarcéré en 2002. Durant sa détention, en 2003, l’homme décrit comme un beau-parleur par les individus qui le connaissent, s’était évadé lors d’un transfert entre la prison de Metz (Moselle) et un hôpital de la ville. Interpellé en 2009 en Espagne, où il était en cavale, le détenu s’était limé la pulpe des doigts sur les barreaux de sa cellule, pour effacer ses empreintes digitales.

…Mais alimente un trafic en prison. En 2011, il a été condamné par le tribunal correctionnel de Mulhouse à 13 ans de prison et deux millions d’euros d’amende pour avoir animé depuis sa cellule de prison un trafic de haschich international. Sur les 13 années de sa condamnation, l’homme n’avait purgé que 5 ans, avant d’être remis en liberté en 2015, compte tenu des périodes de détention provisoire en France et en Espagne.

Une affaire qui embarrasse les enquêteurs. Depuis, grâce à ses revenus, ce logisticien du trafic louait un luxueux appartement dans le 16e arrondissement de Paris. Lorsque l’affaire des sept tonnes de cannabis retrouvées en bas de chez lui a éclaté, il était introuvable. Jusqu’à son arrestation, le 22 février, à Gand, en Belgique, a indiqué mercredi, Frédéric Bariseau, le porte-parole du parquet de Tournai. Le suspect « qui revenait de l’aéroport de Bruxelles, où il était allé chercher sa compagne » au moment de son arrestation, a été placé en détention provisoire dans l’attente de son transfèrement aux autorités judiciaires française, a précisé Frédéric Bariseau.

La procédure « est en cours » mais sa durée est difficile à évaluer, dans cette affaire sur laquelle policiers, douaniers, et magistrats se montrent bien peu bavards. D’autant qu’une part d’ombre entoure ce dossier : le possible double-jeu du suspect, à qui l’on prêterait aussi un rôle d »indic » de la police.

http://www.europe1.fr/faits-divers/saisie-record-de-7-tonnes-de-cannabis-lintrigant-profil-du-suspect-2682370

Posté avec WordPress pour Android

0000000000000000000000000000000000

OPERATIONS UNDERCOVER: qui se souvient de Fausto Cattanéo? A l’OCRTIS peut-être!

Afficher l'image d'origine«La lutte contre le crime organisé est impossible sans opérations undercover»

Fausto Cattanéo

°°°

Casquette de base-ball et lunettes de soleil sur la visière, Fausto Cattanéo, 58 ans, a repris sa tenue de commissaire de la police antidrogue suisse. Pendant plus de dix ans, le Suisse-Italien a enfilé les habits des «parrains» ­ Rolex en or, fringues de luxe italiennes, «bague à 55 000 francs suisses prêtée par un ami joaillier» ­ pour «traiter d’égal à égal» dans des palaces en Suisse, à Miami, Istanbul, Rio de Janeiro, avec langoustes, champagne à gogo et cigares cubains. Agent undercover (sous couverture), en opérations financées par l’Etat et contrôlées par la justice. Pour décapiter les mafias, le représentant masqué de la loi a dû s’acoquiner avec les hors-la-loi, pseudo- conseillers financiers ou avocats véreux, capables de blanchir des millions de narcodollars en Suisse.

Jusqu’au vertige!

Replié dans une modeste maison rose de la banlieue de Locarno (Suisse), le retraité du double jeu a accroché ses trophées : médailles et écussons des polices antidrogue américaine et européenne, «cravate en or» des carabiniers italiens, faux passeport au nom de Pierre Consoli, «mon oncle préféré», une photo de son pote «Sam» de la DEA (douanes américaines) et de «Consoli» enlacés devant un monticule de paquets bruns d’héroïne iranienne : «100 kilos! Ça vaut 4 millions de dollars», siffle l’agent. Une belle prise et un réseau démantelé, à l’issue d’une infiltration ponctuée de péripéties et de gages, de mensonges et d’improvisations.

Flic par hasard à 27 ans, ce fils de bûcheron et de cordon-bleu, surnommé «Tato» (le petit dernier de quatre enfants), a remisé ses «deux rêves de jeunesse», pilote d’avion ou cuisinier. Le voilà commissaire, agent de sécurité de la Swissair, «à côté du cockpit», bombardé chef du service antidrogue de Locarno en 1975. Contre son gré. «Je ne connaissais rien aux stupéfiants.» Mais le polyglotte (cinq langues) n’y a pas coupé. Ramasser les cadavres de toxicos lui a donné la rage et la «force» de s’attaquer aux filières via les blanchisseurs helvètes implantés à Lugano, grosse place financière qui brasse de l’argent sale, aux portes de l’Italie, à 50 kilomètres de Milan.

Afficher l'image d'origineA ses débuts, en 1980, un versement à Lugano de 6 millions de dollars de La Paz le met aux trousses de «Miss Bolivie» et d’un fils Suarez, puissante famille qui détient le monopole de la cocaïne. Le commissaire s’infiltre à Miami pour les tractations avec le fils Suarez, puis en Bolivie pour embarquer la marchandise. Sur une piste d’atterrissage aménagée à Cochabamba, «c’est l’équipe paramilitaire de Suarez, les Fiancés de la mort, des fascistes italiens, suisses et allemands dirigés par Klaus Barbie alias Altman, qui charge les 600 kilos de pâte de coca». Au procès, à Miami, Suarez Junior a pointé deux doigts en direction de Cattanéo et «a fait mine de tirer».

L’agent undercover qui s’éclipsait au moment des arrestations n’a jamais compris pourquoi la procureure Carla Del Ponte (aujourd’hui présidente du Tribunal pénal international) a versé au procès du fils de Pablo Escobar son «journal de bord d’infiltré» du cartel colombien, une pièce d’ordinaire confidentielle. Au risque de l’exposer. Trop «incontrôlable» et jusqu’au-boutiste aux yeux de la magistrate. L’ex-commissaire dénonce sa «frilosité» : «La lutte contre le crime organisé est impossible sans opérations undercover.» Avant d’atteindre Escobar junior, le flic a passé une année à manipuler son ambassadeur, Mario Calderón, à le «tenir en dépendance psychologique», à jouer sur son point faible, l’alcool, pour mieux le lui reprocher ­ «je ne veux pas travailler avec un type qui boit» ­, jusqu’à l’arrivage à Francfort de 390 kilos de coke cachés dans les doubles fonds de barils de bile de taureau destinés à l’industrie cosmétique.Afficher l'image d'origine

Sans protection de l’Etat, Fausto Cattanéo, qui n’a toujours pas d’adresse publique mais une boîte postale, reçoit encore des menaces des trafiquants. L’ex-agent se fait du mauvais sang, pas tellement pour sa grande carcasse ­ 1,80 m et 80 kg ­ mais pour sa blonde femme brésilienne, Isabel Maria, qui l’a aidé voilà dix ans à traquer les cartels de Rio de Janeiro lors de son ultime opération dite «Mato Grosso», sabordée par des magistrats helvètes. Une enquête «trop dérangeante» qui a révélé de sales pratiques de flics des stups français, brésiliens, suisses et italiens. En 1991, l’agent undercover s’est immiscé entre deux acheteurs, des Napolitains de la Camorra et les fournisseurs boliviens, par l’entregent d’un «chasseur de primes».

A Rio de Janeiro, il mise sur une livraison de cinq tonnes de cocaïne du Brésil en Europe, évoquée dans les conversations téléphoniques. Et tombe amoureux d’Isabel Maria, une vendeuse de bijoux, qui l’a démasqué : «Tu es agent secret, toi !» Elle l’aide ensuite à traduire les écoutes.

En janvier 1992, un commissaire de l’office des stups français (Ocrtis) se plaint de Cattanéo au ministère public fédéral suisse : «Trois chasseurs de primes ne veulent plus travailler avec lui car il fréquente une prostituée.» «Des ragots qui auraient dû être traités par le mépris», peste encore l’ex-flic. Or, ses supérieurs l’ont éjecté de l’opération Mato Grosso et relégué à l’Institut de criminologie de Lausanne. Il enrage, enquête, tombe sur une histoire de ripoux. Un indic lui balance une livraison à Nice de 50 kilos de cocaïne montés par des «collègues» des stups français et suisses, avec pour livreurs deux chasseurs de primes qui ont empoché les 800 000 dollars de la vente.

( FRANCE (OCTRIS année 1989): un grand cru pour Mario Le Corff)

Cattanéo trouve les preuves et les apporte au juge suisse chargé d’une enquête interne sur son cas. Il doit encaisser la riposte : «La presse et la rumeur ont colporté que j’avais enfilé les habits des trafiquants, quitté le commissariat pour entrer dans l’organisation criminelle… Ma mère de 82 ans et mon frère juge sont morts dans le doute.» En 1993, Cattanéo plonge dans une «dépression vertigineuse» et oscille au bord du suicide, face au lac Majeur, le doigt sur la détente de son calibre 9 de service. Broyé et ruiné, avec 350 francs suisses par mois, le flic pleure, impuissant, à des milliers de kilomètres d’Isabel Maria, menacée à Rio et qui se cache dans les favelas, «les endroits les plus malfamés mais les plus sûrs», pour échapper à ses tueurs. Il repart au Brésil, se marie et exfiltre sa belle à bord «d’un bus plein de contrebandiers», 3 000 km jusqu’à Asunción, au Paraguay.

Le 27 juin 1994, l’enquête interne démontre que Fausto Cattanéo a accompli sa mission «en toute légalité».

Réhabilité, le flic opte pour la retraite anticipée avec plein salaire, l’équivalent de 40 000 F par mois.

A Locarno, Isabel Maria tient une boutique de fringues et Fausto Cattanéo se dope au vélo tout-terrain, grimpe 20 km à flanc du mont Motti, pédale 10 000 bornes par an pour se «gonfler» et raconte tout dans un livre sur ses opérations undercover (1). «J’ai été envoyé au feu sans protection. Qui peut prétendre sortir indemne de ce grand jeu ? Pour être crédible, il faut jouer avec ses tripes», écrit le flic suisse, qui en veut à l’Etat de l’avoir laissé tomber. «On sort rarement intact de ce genre d’exercices schizophrènes.».Fausto-Cattaneo

photo MARC VANAPPELGHEM

(1) Fausto Cattanéo. Comment j’ai infiltré les cartels de la drogue. Editions Albin Michel.

Fausto Cattaneo en 8 dates

15 février 1943 : Naissance au village de Mecolcina, en Suisse italienne.

1969 : Ecole des commissaires de police.

1975 : Chef du service antidrogue de Locarno.

1988 : Représentant de la Suisse

à l’étranger pour les enquêtes sous couverture.

1992 : Conflit avec sa hiérarchie sur l’opération «Mato Grosso» au Brésil.

1992 : Envoyé à l’Institut de criminologie de Lausanne. Mariage avec la Brésilienne Isabel Maria.

1994 : Réhabilité par une enquête interne.

2001 : Livre sur ses opérations d’infiltration des cartels

http://www.liberation.fr/portrait/2001/03/10/une-vie-stupefiante_357355

LIRE aussi:

REMEMBER l'Opération COTUGRE et ses suites: Alessandro Troja a été tué le 17 octobre 1990C’est Alessandro Troja qui permit l’arrestation de Claudio Pasquale Locatelli avec 42 kilos de cocaïne dans le sud de la France par l’OCTRIS de Mario Le Corff.

 

http://marcfievet55.skyrock.com/3176736767-REMEMBER-l-Operation-COTUGRE-et-ses-suites-Alessandro-Troja-a-ete-tue.html

°°°

Le 27 novembre 1993, le commissaire Fausto Cattaneo, responsable du Service « Informations sur la drogue » de la police suisse, transmet un rapport à toutes les autorités judiciaires suisses compétentes, dont Carla Del Ponte, rapport qui restera sans suites. Malheureusement…


Un rapport dont le contenu a été repris dans un livre intitulé « Comment j’ai infiltré les cartels de la drogue », paru chez Plon en 2001 (dont a également été tiré le film Dirty Money, l’infiltré), où le commissaire Fausto Cattaneo explique que dans le cadre de l’opération Mato Grosso, infiltré parmi les trafiquants de drogue brésiliens auprès de qui il se fait passer pour un avocat mafieux, l’un d’eux, un certain Juan Ripoll Mary, lui parle de l’empire économique et financier de Silvio Berlusconi, qui serait impliqué dans le blanchiment d’argent des narcotrafiquants…

Source: http://adscriptum.blogspot.fr/2010/09/liceberg-silvio-berlusconi-la-partie.html

00000000000000000

Communiqué intersyndical DNRED – « Vrais & faux voyous »

image
°°°

publié le 04/02/2016 à 17H26 par Jean-Marc JAME

L’intersyndicale douanière adresse ce communiqué en réaction aux excès qu’ont subi plusieurs collègues de la D.N.R.E.D placés en garde à vue, dans des conditions intolérables. 

Vrais et faux voyous

dnred_photoLa semaine dernière, des OPJ zélés dirigés par deux magistrats non moins zélés ont interpellé des agents de la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (D.N.R.E.D.), avec (cerise sur le gâteau!) perquisition d’une partie du siège de cette dernière !

Il s’en est suivi une rafale de gardes à vue de 96 heures (!), avec des joyeusetés du style : perquisition au domicile au petit matin, avec menottage devant les enfants, blocage des comptes bancaires, saisie des véhicules personnels (pourtant lambda et achetés à crédit …) Même dans la simple considération des agents de l’Etat, ce fut exécrable (menaces, agent couchant par terre, mise en cellule avec un pauvre diable de migrant, refus de faire passer la moindre chemise propre malgré la durée de la GAV, …)

Incompréhension totale. Nous dénonçons fermement ces pratiques, plutôt de mise pour des faits de banditisme, ce qui n’est absolument pas le cas des collègues en question.

Si les enquêteurs cherchaient des corrompus, apparemment ils ne les ont pas trouvés. les investigations préalables auraient peut-être pu suffire à lever le doute. S’il s’agit d’une enquête sur des méthodes utilisées parfois par les services (vous noterez le pluriel …) dans la traque des stups, cela ne justifiait pas de même de tels comportements. Soit dit en passant, la Douane est loin d’être le plus mauvais élève en matière de méthode justement …

Même si l’affaire a donné lieu à quelques mises en examen, ces faits s’inscrivent, à quelques exceptions près, dans le cadre de faits de service. La pression des objectifs, voire le délire des quantités ronflantes n’est d’ailleurs pas pour rien dans la chose.

L’image de services gangrenés par la corruption est une fiction totale. Mais de même, croire que l’objet de l’enquête judiciaire ne relève que d’actes individuels d’agents ayant franchi ou plutôt flirté avec les limites plus ou moins consciemment, traduirait également une certaine hypocrisie.

A ce stade, administration et Ministère semblent soutenir les agents. Mais, à notre sens, il faut aller plus loin et ramener de la sérénité dans tout cela. A défaut, la casse pour les agents, mais aussi pour les services, serait terrible. Et cela, il faut le conjurer à tout prix. Sinon il n’y aura au bout du compte qu’un vainqueur : le camp des (vrais) voyous et pas du tout l’esprit de justice, ce qui serait un comble s’agissant d’une enquête judiciaire.

Paris, le 3 février 2016

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

000000000000000000000000000000000000000

DNRED: qu’en est-il du soutien de Christian Eckert?

marc-fievet-sur-rtl-le-6-septembre-20131Les policiers de la PJ parisienne sont allés perquisitionner les locaux de la DNRED sur commission rogatoire du juge d’instruction, Beaudoin Thouvenot, de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris.

Une information judiciaire avait été ouverte le 13 février 2012 pour trafic de stupéfiants et détention de marchandises prohibées, association de malfaiteurs et blanchiment.

Au départ de l’affaire un certain Javier M. 59 ans, un colombien mis en examen pour « trafic de drogue en bande organisée ». Il affirme, preuve à l’appui, que les douaniers ont joué les apprentis sorciers en organisant eux-mêmes l’importation de la drogue.

Au cœur du dossier : l’importation de 30 kg de cocaïne.

En réalité, Javier M, serait un aviseur (informateur) de la Direction nationale des renseignements et des enquêtes douanières (DNRED).

°°°°°°°°°°°°°

Souvenirs, souvenirs pour NS 55!

Dans les années 80,  Michel Ribatet, chef d’échelon de Lyon,  Pierre Tardy, agent de la DNRED Lyon,  Jacques Dorey, inspecteur à Dijon et Jean-Pierre Caze, inspecteur divisionnaire de Lyon, tous agents de la DNRED, s’étaient déjà confrontés à la Justice et la Police.

Le Ministre Michel Charasse les avaient alors soutenus.

°°°°°°°°°°°°

Toutes informations dans le livre!

infiltre2————

——————

Lire aussi: DNRED (un peu de son histoire): c’était hier!

000000000000000000000000000000000000000000

DNRED (Douane francaise): Hollande prend la pose devant une opération anti-drogue… ratée ! – Le Point

7764337469_marc-fievet-sur-rtl-le-6-septembre-2013Le 20 octobre, je faisais part de mes doutes sur cette opération en soulignant l’absence de Jean Paul Garcia, le patron de la DNRED lors de cette « enfumage » du service des communicants de François Hollande.

Aujourd’hui, on a la confirmation que la guerre des services continue de plus belle et l’OCRTIS qu’on qualifiait, il y a 25 ans,  de « suceurs de roue » se serait cette fois-ci fait refaire par les plus fins limiers de la DNRED.

D’apprendre que c’est un « aviseur » qui aurait déclenché cette opération me permet une fois encore de renvoyer le DI de Metz, l’excellent Gérard Schoen, qui niait sur les plateaux de télévision l’existence même des aviseurs comme contributeurs aux succès douaniers, dans les cordes de son esprit formaté.

A partir de la minute 4

Lucien AIME-BLANC et Gérard SCHOEN sur le plateau de Pièces à conviction avec Elise LUCET dans Retour sur l’affaire FIEVET-NS55 de la DNRED de la douane française

°°°°

Il est vrai qu’il avait été au casse pipe sur ordre de Jérôme Fournel, le DG de la Douane française.

J’avais également demandé d’assister à l’incinération de la saisie…En vain!

Lire: FRANCE (Douane Francaise – DNRED): Marc Fievet souhaite assister à l’incinération des 7 tonnes 100 de cannabis saisies à Paris

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Comment le président de la République en est-il arrivé à féliciter un service d’enquête ayant fait capoter une grosse opération anti-drogue ?

Explications.  Par

Publié le 07/11/2015 à 11:28 – Modifié le 07/11/2015 à 11:32 | Le Point.fr
 Couac : François Hollande a félicité un service d’enquête ayant fait capoter une grosse opération anti-drogue.
 Couac : François Hollande a félicité un service d’enquête ayant fait capoter une grosse opération anti-drogue. © AFP/ STEPHANE DE SAKUTIN

http://www.lepoint.fr/politique/hollande-prend-la-pose-devant-une-operation-anti-drogue-ratee-07-11-2015-1979986_20.php

Posté avec WordPress pour Android

000000000000000000000000000000000000000000

DOUANE FRANCAISE (DNRED): le témoignage de Marc Fievet, AKA « NS 55 DNRED », sur les ondes canadiennes

infiltre21

Pour écouter:

00000000000000000000000000000