DNRED (saisie record de 7 tonnes de cannabis à Paris): un suspect au profil intrigant

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C’est la plus grosse prise en France depuis deux ans, un record absolu pour la capitale. Plus de sept tonnes de résine de cannabis ont été saisies dans la nuit de samedi à dimanche, en plein cœur de la capitale.

La drogue était stockée en pleine rue, au pied d’immeubles bourgeois. Dans la nuit de samedi à dimanche, les douaniers ont saisi quelque 7,1 tonnes de résine de cannabis dans le XVIe arrondissement de Paris, a-t-on appris dimanche de source proche du dossier, confirmant une information de BFMTV. Une prise rare pour les douaniers, la plus grosse en France depuis deux ans, le fruit d’une enquête de plusieurs semaines menée par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED).

lire:

DNRED (Douane francaise): Hollande prend la pose devant une opération anti-drogue… ratée ! – Le Point

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Interpellé sur la base d’une facture oubliée dans l’un des véhicules contenant le cannabis, le suspect, âgé de 39 ans, a déjà un long pedigree dans le trafic de stupéfiants.

Un trafiquant de drogue français de haut vol a été interpellé fin février en Belgique. Sous le coup d’un mandat d’arrêt européen émis par un juge d’instruction parisien, l’homme est suspecté d’être impliqué dans la saisie en octobre de 7,1 tonnes de résine de cannabis, cachée dans le coffre de trois véhicules utilitaires dans le XVIe arrondissement de Paris. Une saisie record qui s’était déroulée en plein Paris.

Une facture qui permet de le confondre. Ce grand nom du trafic de stupéfiants a été confondu par une facture à son nom pour des équipements de moto, qui se trouvait dans l’une des quatre fourgonnettes, stationnées boulevard Exelmans, en bas de chez lui. Trois des véhicules étaient bourrées de cannabis, la dernière était vide, la marchandise ayant peut-être déjà été acheminée dans l’ouest de la France, où une importante saisie avait eu lieu quelques jours plus tôt.

Il s’évade un an après son placement en détention… Le suspect, un personnage haut en couleur, âgé de 39 ans, affiche une longue carrière dans le trafic international de cannabis entre le Maroc, l’Espagne et la région de Mulhouse et de Strasbourg. Pour ces faits, il avait d’ailleurs été incarcéré en 2002. Durant sa détention, en 2003, l’homme décrit comme un beau-parleur par les individus qui le connaissent, s’était évadé lors d’un transfert entre la prison de Metz (Moselle) et un hôpital de la ville. Interpellé en 2009 en Espagne, où il était en cavale, le détenu s’était limé la pulpe des doigts sur les barreaux de sa cellule, pour effacer ses empreintes digitales.

…Mais alimente un trafic en prison. En 2011, il a été condamné par le tribunal correctionnel de Mulhouse à 13 ans de prison et deux millions d’euros d’amende pour avoir animé depuis sa cellule de prison un trafic de haschich international. Sur les 13 années de sa condamnation, l’homme n’avait purgé que 5 ans, avant d’être remis en liberté en 2015, compte tenu des périodes de détention provisoire en France et en Espagne.

Une affaire qui embarrasse les enquêteurs. Depuis, grâce à ses revenus, ce logisticien du trafic louait un luxueux appartement dans le 16e arrondissement de Paris. Lorsque l’affaire des sept tonnes de cannabis retrouvées en bas de chez lui a éclaté, il était introuvable. Jusqu’à son arrestation, le 22 février, à Gand, en Belgique, a indiqué mercredi, Frédéric Bariseau, le porte-parole du parquet de Tournai. Le suspect « qui revenait de l’aéroport de Bruxelles, où il était allé chercher sa compagne » au moment de son arrestation, a été placé en détention provisoire dans l’attente de son transfèrement aux autorités judiciaires française, a précisé Frédéric Bariseau.

La procédure « est en cours » mais sa durée est difficile à évaluer, dans cette affaire sur laquelle policiers, douaniers, et magistrats se montrent bien peu bavards. D’autant qu’une part d’ombre entoure ce dossier : le possible double-jeu du suspect, à qui l’on prêterait aussi un rôle d »indic » de la police.

http://www.europe1.fr/faits-divers/saisie-record-de-7-tonnes-de-cannabis-lintrigant-profil-du-suspect-2682370

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SENEGAL (Dakar): arrêté pour un colis de 12 kg de cocaïne, Samba Thioub de Rewmi déféré au Parquet

PRESSAFRIK.COMDié BA

Le secrétaire permanent du parti Rewmi arrêté pour une affaire de drogue. Samba Thioub a été mis aux arrêts par l’OCRTIS (Office Central de Répression du Trafic Illicite de Stupéfiants) pour un colis qui contiendrait douze (12) kg de cocaïne. Le rewmiste a été déféré au Parquet.

C’est ce lundi que Samba Thioub a été interpelé aux colis postaux de Dakar alors qu’il était parti cherché un colis en provenance des Etats-Unis. Selon la Rfm, il y aurait douze (12) kg de cocaïne dans ce colis. L’OCRTIS l’a ainsi arrêté pour les besoins de l’enquête. Déféré hier mercredi, le secrétaire permanent de Rewmi a fait l’objet d’un retour de Parquet.

Samba Thioub se trouve présentement à la cave du Palais de Justice attendant son face-à-face avec le juge. Des proches du rewmiste livrent une autre version des faits, celui-ci n’a rien à se reprocher dans cette affaire. D’après eux l’agent municipal à Pikine devait récupérer un colis contenant des aliments envoyés à sa sœur par un de leurs frères vivant aux Etats-Unis. Ce frère avait remis le colis à quelqu’un pour la transaction. Selon ces sources qui clament l’innocence du rewmiste, la sœur de Samba Thioub entendue par l’OCRTIS à titre de témoin, a confirmé la version.

http://m.pressafrik.com/Arrete-pour-un-colis-de-12-kg-de-cocaine-Samba-Thioub-de-Rewmi-defere-au-Parquet_a146494.html

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FRANCE: dix ans de saisies record de drogues

Marseille (AFP) – Pour la police, c’est un record depuis 2011. Elle a mis la main dimanche sur près de 6 tonnes de résine de cannabis destinées à la région marseillaise, d’abord 150 kg lors d’une transaction en flagrant-délit, puis 5,6 tonnes lors d’une perquisition dans une villa à Vitrolles.

Près de vingt policiers de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) ont travaillé des mois sur cette affaire, « 24 heures sur 24 ces dernières semaines », a précisé devant la presse l’adjoint au chef de l’OCRTIS, Patrick Laberche.

LIRE: http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20150727.AFP4907/drogue-pres-de-6-tonnes-de-cannabis-saisies-dans-les-bouches-du-rhone.html

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Par Lelièvre Pierre
Publié le 27/07/2015 à 19:30
Une partie des six tonnes de cannabis découvertes par la police française à Marseille et Vitrolles, le 27 juillet 2015.

La police française a saisi près de six tonnes de cannabis dimanche dans les Bouches-du-Rhône. L’une des plus grosses saisies de ce genre depuis 2011, elle s’inscrit dans une décennie de saisies record par les autorités françaises.

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État des lieux.

Cannabis

Le record établi en 1999, avec près de23,5 tonnes de cannabis saisies dans le port de Boulogne-sur-Mer, reste à battre. Sur la dernière décennie, la plus importante saisie revient à la Marine française qui a intercepté, le 10 septembre 2013, 20 tonnes de cannabis à bord d’un cargo tanzanien au large de l’Algérie. La même année, les douanes françaises, elles, mettaient la main sur plus de 7,5 tonnes de cannabis à Hendaye (Pyrénées-Atlantiques). La cargaison était répartie dans deux camions de fruits et légumes. Dimanche, dans les Bouches-du-Rhône, la police a mis la main sur six tonnes de résines de cannabis. La dernière fois que la police avait réussit tel coup de filet, c’était en 2011, avec près de 7 tonnes saisies près d’un péage d’autoroute en Ile-de-France.

Cocaïne

En 2015, les douanes françaises ont saisi 2,2 tonnesde cocaïne à bord d’un voilier, au large de la Martinique. D’une valeur de 70 millions d’euros à la revente, cette prise ne constitue cependant pas le record historique concernant la fameuse poudre blanche. Il faut remonter à 2006 pour trouver la trace de saisie de cocaïne la plus spectaculaire. La Marine nationale mettait la main sur plus de 4 tonnes de coke, chargées à bord d’un cargo panaméen, au large de la Martinique.

Héroïne

En 2014, près de 55 kg d’héroïne sont retrouvés par les policiers de Compiègne sur les sièges arrières d’une voiture. L’histoire de cette saisie est assez étonnante. Une patrouille du groupe de soutien de proximité (GSP) prend en chasse une Peugeot 406 circulant à vive allure dans le centre-ville. Les fonctionnaires découvrent simplement posés sur la banquette, deux sacs contenant des pains de drogue de couleur brune. Aux premiers abords, les policiers pensent avoir mis la main sur de la résine de cannabis mais c’est en réalité des pains d’héroïnes brunes. Importée de Belgique, cette cinquantaine de kilos représente environ un million d’euros à la revente et correspond à près de 10 % de la saisie annuelle de cette substance.

Ecstasy

Ces dix dernières années ont été marquées par de nombreuses prises impressionnantes de cachets d’ecstasy. En mars 2007, les douanes saisissent 490 000 cachets de ce psychotrope à Dunkerque pour une valeur à la vente de 735 000 euros sur le marché des stupéfiants. Depuis 2006, les seules douanes ont mis la main sur plus d’un million de cachets d’ecstasy.

Amphétamines

En 2015, les douanes ont découvert plus de 100 kilos d’amphétamines dans la voiture de deux Hollandais à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). Mais le record des services français remonte à 2009 avec la saisie de 206 kilos d’amphétamines cachées dans le sol d’un camion frigorifique rempli de frites. Un espace spécial avait été aménagé dans le plancher du camion et protégé par une épaisse planche de bois et une couche de métal. Un examen radioscopique du véhicule avait permis la découverte de cette cachette.

Khat

Depuis 2013, les saisies de Khat, une plante originaire d’Éthiopie dont les feuilles chiquées provoquent des effets d’euphorie, sont en plein boom. Le 11 juin 2014, 4,3 tonnes de cette plante sont saisies pas les douanes au terminal ferry de Calais (Pas-de-Calais), pour une estimation à la revente de 4 millions d’euros. En 2013, 49 tonnes ont été saisies, soit dix fois plus que l’année précédente.

source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/07/27/01016-20150727ARTFIG00292-dix-ans-de-saisies-record-de-drogues-en-france.php

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NARCOTRAFIC (Go-fast): de la DNRED à l’OCTRIS en passant par la SRPJ, tout le monde est sur le terrain

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120 kg de cocaïne saisis sur l’A13, en Normandie

Mercredi 17 juin 2015, les enquêteurs de la Direction centrale de la police judiciaire ont saisi 120 kg de cocaïne, sur l’A13, en Normandie.

Les trafiquants étaient partis du Havre

C’est à la lisière du département de l’Eure et des Yvelines, sur l’autoroute A13, que les suspects auraient été interpellés. Mercredi 17 juin 2015, une importante saisie de cocaïne a été réalisée par les policiers spécialisés dans la lutte contre le trafic de stupéfiants de la Direction centrale de la police judiciaire. Les hommes de l’OCRTIS (pour Office centrale pour la répression du trafic illicite de stupéfiants) ont découvert à bord d’un véhicule 120 kg de cocaïne, pour une valeur estimée à 8 millions d’euros, révèle RTL.
Le convoi reliait Le Havre (Seine-Maritime), où la cocaïne avait été acheminée, et se dirigeait vers la région parisienne. Un homme a été interpellé et placé en garde à vue. Plusieurs autres auraient pris la fuite et sont toujours recherchés.

Des précédents, sur l’A13

En décembre 2012, les agents des Douanes avaient tenté d’intercepter une Mercedes, chargée de 800 kg de cannabis, au péage d’Heudebouville (Eure), sur l’autoroute A13. Malgré le déploiement d’une herse, qui avait totalement déchiqueté les pneus de la grosse cylindrée, le convoyeur était parvenu à prendre la fuite. Le véhicule et sa précieuse cargaison avaient été retrouvés, abandonnés, sur l’aire de repos de Vironvay et le conducteur d’une « voiture suiveuse », une Ford Focus, avait été intercepté et placé en garde à vue.
Fin 2011, c’est à Tourville-la-Rivière que les hommes du SRPJ (Service régional de police judiciaire) de Rouen avaient interpellé, sur l’A13, un camion benne. À bord, 2,3 tonnes de cannabis. Une saisie spectaculaire qui s’était accompagnée de la découverte, dans un Citroën Berlingo stationné dans un garage de l’agglomération rouennaise, de 400 kg de résine de cannabis.

source: http://www.normandie-actu.fr/go-fast-sur-la13-en-normandie-120-kg-de-cocaine-saisis_143903/

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MARTINIQUE (Caraïbes): l’OCTRIS était à l’atterrissage d’un « Go fast » maritime

« Go fast » en mer: un important trafic de cannabis démantelé en Martinique

20/05/2015

DR
Grosse prise pour les forces de police martiniquaises: un important réseau de narcotrafiquants locaux présumés qui s’adonnait à des « go fast » en bateau a été démantelé ces derniers jours. D’habitude très méfiants, c’est au moment de décharger leur cargaison qu’ils ont été cueillis par les forces de l’ordre.

C’est le fruit d’une enquête longue de six mois. Et d’une opération extrêmement délicate. Un présumé réseau de trafiquants de drogue a été démantelé, ces derniers jours, au large de la Martinique, dans les Antilles françaises. Une belle prise pour les forces de l’ordre locales, et qui se démarque par certaines particularités.

Explications.

Les malfaiteurs ont littéralement été pris en flagrant délit. Un élément capital quand on parle d’un réseau actif par voie de mer: lorsque de tels suspects ont le moindre doute de se faire prendre ou sont pris en chasse, ils se débarrassent de leur cargaison en la jetant par le fond. Limitant ainsi considérablement les éventuelles sanctions judiciaires.

Ici, la donne a été bien différente. Les narcotrafiquants ont été cueillis lors de leur débarquement aux abords de la ville Schoelcher, non loin de Fort-de-France. C’est au moment de décharger leur cargaison de leur puissant hors-bord, doté de deux moteurs de 250 chevaux, que les hommes de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) sont intervenus, interpellant ainsi cinq personnes: quatre Martiniquais, et un Vénézuélien.

« Des armes de pro »

Quant à la cargaison, 77 kg de cannabis ont été interceptés pour une valeur à la revente estimée à près de 200.000 euros. Si on est loin des tonnes de cocaïne qui ont pu être saisies dans le passé, la police se félicite d’avoir saisi un produit directement destiné à la Martinique. « Nous parlons ici d’une petite population de 400.000 habitants », précise ainsi Simon Riondet, chef de l’antenne Caraïbes de l’OCRTIS pour la police nationale, pour BFMTV.com « C’est une grosse prise au niveau local », insiste-t-il.

Plus surprenant, les armes saisies. « Un revolver de calibre 38 » ainsi qu’un pistolet-mitrailleur de type Uzi, doté d’un silencieux. « Des armes de pro », commente encore Simon Riondet, précisant qu’elles tranchent singulièrement avec les fusils à pompe et les fusils à canon scié, plus courants dans la région.

Les cinq personnes interpellées ont été placées en détention provisoire et mises en examen.

DOUANE FRANÇAISE: l’enquête tronquée sur les ripoux de la Douane et leurs comptes cachés à Andorre

LA  HONTE !

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modifié le 12/04/2015 à 14h34 par THIERRY LéVêQUE

L’enquête sur une affaire de vol d’argent de la drogue par des douaniers de l’aéroport de Roissy va s’achever sans avoir fait la lumière sur un système frauduleux d’une ampleur sidérante.

À l’aéroport de Roissy, des douaniers subtilisaient des valises d’argent depuis 1997.
L’enquête tronquée sur les ripoux de la Douane et leurs comptes cachés à Andorre© archives maxppp

Y a-t-il un trésor secret des douaniers français constitué sur toute la planète avec l’argent de la drogue ? Cette question posée par l’arrestation, fin 2012, de sept agents de la Brigade de surveillance extérieure (BSE) de l’aéroport de Roissy n’aura pas de vraie réponse.

Après deux ans d’investigations, « l’instruction touche à sa fin et le dossier devrait être rapidement communiqué au parquet » pour le règlement en vue du procès en correctionnelle, a dit à « Sud Ouest » un porte-parole du parquet de Bobigny.
Dans le dossier « Harpagon »

La police et la justice avaient perçu d’emblée la mesure du scandale baptisé Harpagon, comme le montre un rapport daté du 23 juin 2012 et remis à la direction de l’OCRTIS (l’office anti-drogue), qui fait la synthèse des éléments d’enquête.

Un des suspects a déclaré avoir commis son premier vol en 1997. Un autre a expliqué avoir commencé en 2002 et un troisième… en 1994, relève ce rapport.

Ce dernier a admis avoir alors été « initié par un ancien », ce qui indique que les vols duraient sans doute depuis au moins deux décennies.

Un autre suspect a donné une idée de l’ampleur des sommes en admettant une quinzaine de vols de valises depuis 1998.

Les poursuites n’iront donc pas au-delà des suspects à l’origine de l’affaire. Cet aboutissement paraît tronqué quand on prend connaissance d’un rapport de police de 2012, que « Sud Ouest » s’est procuré.

Principale révélation choc : c’est peut-être depuis… quinze ans, voire vingt, que les douaniers de la BSE, chargés de contrôler les bagages des voyageurs à l’embarquement, volaient l’argent envoyé aux cartels sud-américains par les mafieux européens pour rémunérer les envois de drogue.
Ceux-ci adoptent de plus en plus souvent cette méthode pour faire voyager l’argent, évitant les circuits financiers, donc l’électronique et les ordinateurs du renseignement. Le pot aux roses a été découvert par hasard.

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Des millions placés en Andorre

Tout commence le 12 avril 2012, quand une valise contenant 640 000 euros en grosses coupures provenant du trafic de drogue et destinée à la République dominicaine disparaît mystérieusement à Roissy. Chez les policiers français de l’OCRTIS (Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants), c’est la stupéfaction. Ils suivaient, grâce à une information, la piste de deux trafiquants, espérant ainsi mettre au jour toute la filière.

Ce sont des soldats perdus qui ont continué leur guerre contre les cartels par d’autres moyens que ceux que leur donnait la loi.

Les policiers examinent les enregistrements de vidéosurveillance de la zone de tri des bagages du terminal 2C. Un douanier peut y être vu se faisant remettre trois valises suspectes avant leur embarquement en soute, puis n’en ramener que deux. Les enquêteurs constatent que cet agent appelle un de ses collègues, qui prend l’avion le soir même pour Toulouse. Il est appelé à son arrivée par un numéro de la principauté d’Andorre, micro-État et paradis fiscal pyrénéen dont les co-princes sont le roi d’Espagne et le président français. Les conversations sont écoutées : l’argent est plus tard déposé dans une banque, où un conseiller propose même des placements avantageux.

Les policiers arrêtent trois douaniers le 19 juin 2012, et leurs premières déclarations amènent quatre autres interpellations le lendemain. De fortes sommes en espèces sont saisies. Six des sept suspects passent aux aveux. Les recherches effectuées en Andorre donnent des résultats effarants : six des douaniers y possèdent des comptes créditeurs de plusieurs centaines de milliers d’euros et leurs historiques montrent qu’ils y ont déposé et retiré dans le passé des millions d’euros en espèces, sans que cela effarouche outre mesure les banquiers andorrans.

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Une maîtresse coûteuse

Le douanier de la valise de Roissy, le seul à ne pas avoir de compte en Andorre, justifie son comportement par la nécessité d’entretenir une maîtresse en Thaïlande. Il avoue notamment un envoi dans ce pays de 270 000 euros, et déclare : « Quand on a une maîtresse là-bas, il faut payer très souvent pour l’entretenir. »

Les premiers juges d’instruction lancent des commissions rogatoires en Thaïlande, en Côte d’Ivoire et à Hongkong, où des pièces saisies en perquisition prouvent que les douaniers y avaient blanchi une partie de leur trésor via des comptes bancaires et des appartements. Le résultat de ces demandes d’aide de la justice est à ce jour inconnu. La procédure s’enlise au fil des mois et des changements de juge d’instruction du tribunal de Bobigny.

Un fait déroutant est pourtant très vite apparu : le vol d’argent de la drogue était un système qu’on se transmettait à la douane. Un des suspects a ainsi expliqué aux juges avoir été initié en 2003, à son arrivée à la brigade. Cinq autres douaniers lui ont alors payé des vacances aux Pays-Bas et en Espagne, propices à une mise en condition et à une « formation ». Au retour, il a ouvert un compte en Andorre.

L’ancienneté du dispositif laisse penser que plusieurs « générations » de douaniers se sont ainsi enrichies, elle fait entrevoir des personnes peut-être encore en poste à la douane et inconnues des policiers. Les charges d’« association de malfaiteurs en vue de préparer des crimes, vols en bande organisée et blanchiment en bande organisée » auraient donc pu concerner des dizaines de douaniers. Ça ne s’est pas produit, et les sept suspects ont été libérés après moins d’un an de détention provisoire.

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Dossier dérangeant

Le dossier est-il dérangeant ? Cette timidité judiciaire fait évidemment les affaires de l’avocat des suspects, Daniel Merchat. « Que des pratiques illégales aient existé au-delà de la prescription n’a aucun intérêt. Je considère que l’élargissement des investigations au-delà de 2002 est une perte de temps et un gaspillage de l’argent public », a-t-il déclaré à « Sud Ouest ».

À ses yeux, les douaniers ont fait quelque part leur métier. « Ils ont estimé que dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, compte tenu de ce qu’ils percevaient comme de l’inertie, il était plus efficace de priver les trafiquants du produit de leur business, c’est-à-dire de leur argent. Ce sont des soldats perdus qui ont continué leur guerre contre les cartels par d’autres moyens que ceux que leur donnait la loi. » La douane a mené une enquête administrative dont le résultat n’est pas public. Un porte-parole nous avait déclaré en 2014 avoir « entièrement redéfini les méthodes de travail pour limiter tout risque de nouveaux agissements frauduleux » et avoir lancé « au plan national une démarche de maîtrise des risques déontologiques ». Il s’agit de « comportements totalement isolés », considérait-il.

Compte tenu des délais habituels, le procès ne devrait pas se tenir avant fin 2015, voire début 2016.

source: http://www.sudouest.fr/2015/04/12/l-enquete-tronquee-sur-les-ripoux-de-la-douane-1889033-4697.php

La DNRED et le TRACFIN savaient-ils?

Que savait Jean Paul Garcia?

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Que savait Jean Baptiste Carpentier?

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LIRE aussi:

FRANCE: Histoire secrète de la corruption sous la 5e République.

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DNRED: 220 kilos de cocaïne saisis par les douanes françaises au large des Antilles

Interception de cocaïne aux Antilles le 21 mars 2015
Interception de cocaïne aux Antilles le 21 mars 2015 – 20 Minutes

20 Minutes avec agences

Publié le 22.04.2015 à 12:32

Mis à jour le 22.04.2015 à 12:32

Quelques 220 kilos de cocaïne ont été saisis par les douanes, dans la nuit de vendredi à samedi, au nord-est des Antilles françaises.  Une saisie qui intervient alors qu’une enquête de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) avait récemment mis au jour un «probable transfert par voie maritime de plusieurs centaines de kilos de cocaïne entre le Guyana et le nord de l’arc caribéen».

Selon le ministère des Finances qui a communiqué l’information ce mardi seulement, la drogue, dissimulée dans cinq bidons, a été découverte lors d’un contrôle de la cargaison d’un navire par la Marine nationale. Le navire, qui battait pavillon Guyana, naviguait à 350 miles au nord-est des Antilles françaises.le patrouilleur Guyanien "Misty.B et le voilier "Le Silandra" juste à coté, les deux bateaux saisis par les services de l'Etat © Fabrice Defremont

Le patrouilleur Guyanien « Misty.B et le voilier « Le Silandra » juste à coté, les deux bateaux saisis par les services de l’Etat

Le navire était déjà sous surveillance

Les quatre membres d’équipage, qui se déclaraient résidents guyaniens, ont été arrêtés et ramenés à Fort-de-France où ils ont été remis aux services de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS).

Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, et Christian Eckert, secrétaire d’Etat chargé du Budget, ont «félicité» les douanes pour cette saisie. Une semaine plus tôt, les autorités françaises avaient mis la main sur 2,2 tonnes de cocaïne, une prise record pour les douanes, dans un voilier au large de la Martinique, au terme d’une opération internationale préparée depuis deux ans.

http://www.20minutes.fr/societe/1592847-20150422-cocaine-220-kilos-saisis-douanes-large-antilles

Aussi: GIBRALTAR…Souviens-toi Jean Paul Garcia de la DNRED!.

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NARCOTRAFIC: 150 kg de drogue et 7 présumés narcotrafiquants interceptés aux Antilles

Frégate Germinal : 150 kg de drogue et 7 présumés narcotrafiquants interceptés aux Antilles

Avion c26

Le 21 mars 2015, le Germinal est intervenu sur un Go Fast au comportement suspect, détecté et pisté au préalable par un avion C26 du Regional Security System (RSS) basé à la Barbade.

le Germinal

Pris en chasse par la frégate de surveillance Germinal à une cinquantaine de nautiques à l’ouest de la Barbade, le Go Fast a rejeté à la mer des ballots de drogue avant d’être arrêté. Les 7 présumés narcotrafiquants ont alors été interceptés et leur embarcation saisie. 7 ballots ont été récupérés par la frégate.

Environ 124 kg de cocaïne et 33 kg de marijuana ont été récupérés par le Germinal et seront remis à l’OCRTIS pour destruction. Les 7 présumés narcotrafiquants seront placés en garde à vue par l’OCRTIS dans le cadre de l’enquête judiciaires sous l’autorité du procureur de la république.

Agissant dans le cadre de l’Action de l’État en mer, la marine française aux Antilles opère régulièrement avec ses partenaires étrangers de la Caraïbe pour réprimer les trafics de drogue en haute mer. Ces opérations sont placées sous l’autorité de monsieur Fabrice Rigoulet-Roze, préfet de la Martinique, délégué du gouvernement pour l’action de l’État en mer aux Antilles et conduite depuis le centre opérationnel interarmées implanté à Fort de France par le contre-amiral Georges Bosselut, commandant supérieur des forces armées aux Antilles.

Ce succès illustre une fois encore, l’excellente coopération avec les partenaires régionaux ainsi que l’efficacité de l’action interministérielle menée par la France contre le trafic de produits stupéfiants en zone Antilles-Guyane.

Cette opération porte le bilan de ce début d’année 2015 à plus de 1,2 tonne de drogue saisie en mer par l’action conjointe des services de l’État français dans la zone Antilles-Guyane.

Source : forcesarmeesauxantilles.fr

 

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FRANCE (Marseille): le trafiquant jette 2 kg de cocaïne par la fenêtre avant d’être interpellé

PHOTO D'ILLUSTRATION. Il aura bien tenté de se débarrasser d’un élément fort compromettant mais les policiers l’ont rattrapé juste à temps…

Un membre présumé d’un important réseau de trafiquants de drogue, implanté dans la cité de la Sauvagère, situé en zone de sécurité prioritaire (ZSP), dans le Xe arrondissement à Marseille (Bouches-du-Rhône), a été arrêté, ce mercredi 18 février, par les enquêteurs de l’antenne de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS).

A l’arrivée des policiers, ce suspect, âgé de 20 ans, a jeté un sachet contenant près de 2 kg de cocaïne par la fenêtre de son appartement, avant de prévenir un de ses complices pour aller récupérer la précieuse marchandise d’une valeur de 70 000 € à l’achat. Ce dernier, rapidement interpellé en possession de cette drogue, a été placé en garde à vue ainsi que quatre autres suspects.

Les enquêteurs de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) ont été mis sur la piste de ce réseau après l’interpellation par les agents des douanes, au mois d’août 2014, de deux jeunes habitants de la cité de la Sauvagère, situé dans les quartiers Sud de la cité phocéenne, au péage du Boulou (Pyrénées-Orientalses).

Ces deux hommes avaient été arrêtés alors qu’ils venaient de franchir la frontière franco-espagnole avec près de 25 kg de résine de cannabis, dissimulés dans leur voiture. «L’identité du principal commanditaire de ce trafic au cœur de la cité de la Sauvagère, âgé de 22 ans et déjà connu pour des faits de braquage et de vol de fret, avait alors été rapidement établie, confie une source proche de l’affaire. Après plusieurs mois d’investigations, la structure et les membres présumés de son réseau ont tous été identifiés».

Trois des cinq suspects ont finalement été placés en détention provisoire.

source: http://www.leparisien.fr/faits-divers/marseille-le-trafiquant-jette-2-kg-de-cocaine-par-la-fenetre-avant-d-etre-interpelle-20-02-2015-4549127.php

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FRANCE: l’OCRTIS creuse et interpelle trois Girondines proches d’un des policiers

Dimanche, deux fonctionnaires de la police aux frontières (PAF) ont été interpellés à l’aéroport de Roissy dans le cadre d’une enquête portant sur un vaste trafic de drogue. Les policiers sont soupçonnés d’avoir fermé les yeux sur le passage de valises contenant de la cocaïne, transportées par des « mules ».

Les policiers ont été arrêtés en fin de matinée alors qu’ils venaient de contrôler des passagers en provenance de Punta Cana, en République dominicaine, dans le cadre d’une commission rogatoire délivrée par un juge d’instruction parisien.

Interpellées à Saint-Vivien, Lesparre et Mérignac

Cela faisait déjà plusieurs mois que les enquêteurs de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) travaillaient sur cette équipe de présumés trafiquants composée d’une dizaine de suspects qui ont tous été placés en garde à vue à Nanterre et Versailles.

Mais, dès dimanche après-midi, l’enquête a rebondi en Gironde où résident la mère d’un des deux policiers mis en cause ainsi que deux autres personnes de son proche entourage. Les policiers de l’OCRTIS se sont rendus à Bordeaux où, avec l’appui de la division des affaires criminelles de la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ), ils se sont rendus au domicile de la mère, à Saint-Vivien-du-Médoc.

Cette femme de 76 ans a été placée en garde à vue. Elle a été rejointe quelques heures plus tard par une jeune femme de 20 ans, habitant Lesparre. Et, hier après-midi, une Mérignacaise de 32 ans a été appréhendée à son tour et conduite en garde à vue dans les locaux de la PJ bordelaise. Toutes deux connaissent bien le suspect.

Garde à vue prolongée

Les enquêteurs travaillent sur le volet financier de l’affaire. Ils cherchent à savoir si ces personnes ont bénéficié des largesses du policier en poste depuis quelques années à Roissy et qui a été arrêté avec son collègue alors qu’ils venaient de récupérer auprès des passagers contrôlés, deux valises contenant chacune 20 kilos de cocaïne.

Selon toute vraisemblance, ces policiers ont considérablement amélioré leur train de vie en facilitant l’arrivée de cocaïne en France. Ils en auraient tiré des revenus conséquents et auraient été généreux avec leur entourage.

Dimanche et lundi, les enquêteurs de l’OCRTIS ont effectué des perquisitions et auditionné les trois femmes dont la garde à vue devait être prolongée. En fonction des éléments recueillis et retenus à leur encontre, elles pourraient être déférées devant le juge d’instruction en charge du dossier.

En uniforme

Les investigations sur ce trafic ont débuté en décembre 2012 et donné lieu à de multiples filatures et écoutes téléphoniques. Le rôle des policiers impliqués dans l’affaire pourrait être important.

En effet, il apparaîtrait dans la procédure qu’ils allaient chercher les passeurs sur le tarmac de l’aéroport à bord de véhicules sérigraphiés, en uniforme, et leur faisait même franchir les contrôles douaniers pour passer la drogue sans être inquiétés.

Parmi les gardés à vue, figure également le commanditaire présumé du trafic, interpellé à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine).

http://www.sudouest.fr/2015/01/27/cocaine-a-roissy-des-girondines-interpellees-1810448-2780.php

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Office Central pour la Répression du Trafic Illicite des …

8 déc. 2011 – L’O.C.R.T.I.S. a été créé par le décret du 3 août 1953 qui répondait aux recommandations de la Convention internationale sur les stupéfiants …

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Air cocaïne : « Des éléments dissimulés à la justice » – l’OCRTIS dessaisi!

Le Point.fr – Publié le 01/08/2014 à 14:27 – Modifié le 01/08/2014 à 14:35

EXCLUSIF. Les dirigeants de la société SN THS, qui utilisaient le Falcon 50 d’Afflelou, ont pris contact avec la police avant le vol vers Punta Cana.

Photographie prise par la DNDCD, service antidrogue dominicain, des valises de cocaïne saisies dans le Falcon 50.
Photographie prise par la DNDCD, service antidrogue dominicain, des valises de cocaïne saisies dans le Falcon 50. © DR
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Fureur de la juge d’instruction Saunier-Ruellan qui, après l’audition de deux policiers il y a quelques jours, a dessaisi l’OCRTIS (un service de la police) au profit de la gendarmerie, dans l’enquête sur Air cocaïne. Motif : « Des éléments ont été dissimulés à la justice. » Dans cette affaire, un Falcon 50, appartenant à l’homme d’affaires Alain Afflelou, et prêté en leasing à la compagnie SN THS, avait été immobilisé en mars 2013 sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana en République dominicaine, avec à son bord près de 700 kg de cocaïne. Les pilotes Bruno Odos et Pascal Fauret avaient aussitôt été placés en détention provisoire, tout comme Alain Castany, membre de l’équipage, et Nicolas Pisapia, le passager VIP. En France, les deux dirigeants de SN THS, Fabrice Alcaud et Pierre-Marc Dreyfus avaient connu le même sort, ainsi qu’un entrepreneur roumain Franck Colin et un douanier François Xavier Manchet.

La juge n’a pas du tout apprécié que personne n’ait jugé bon de l’avertir que Fabrice Alcaud, un dirigeant actionnaire de SN THS, avait joué de ses contacts début 2013 pour joindre un agent de la Direction de la coopération internationale (DCI). Et ce, avant même le fameux vol « Air cocaïne ». Alcaud voulait en effet, à la suite des inquiétudes des pilotes, se renseigner sur son nouveau client, Nicolas Pisapia. Lors d’un premier vol depuis Saint-Domingue vers la France fin 2012, les pilotes avaient remarqué que Nicolas Pisapia s’était fait photographier à l’aéroport. Officiellement à Punta Cana pour des « affaires immobilières qui se sont révélées infructueuses », selon son avocat Julien Pinelli, Nicolas Pisapia avait voyagé avec une dizaine de valises suspectes. Alcaud, décidé à en savoir plus, a donc été mis en relation avec des policiers de l’OCRTIS, qui lui auraient affirmé qu’aucune enquête n’était menée contre le passager d’origine roumaine. Les pilotes avaient été rassurés, d’autant plus qu’un deuxième vol depuis Quito (Équateur) vers la France s’était déroulé sans encombre.

Un contrat de 300 000 euros pour trois vols

Ce n’est que lors du troisième voyage, le fameux « Air cocaïne », que près de 700 kg de cocaïne ont été saisis dans le Falcon 50, stationné sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana. Pour Céline Astolfe, avocate de Fabrice Alcaud, cet élément montre que son client n’a pas participé à un trafic de drogue : il aurait justement essayé de le prévenir. « C’est ce que je martèle depuis le début », s’exclame l’avocate. De source proche du dossier, « c’est une pratique régulière qui n’est pas rare dans l’aviation d’affaires. C’est de la responsabilité du dirigeant de la compagnie », explique-t-on. 48 heures après l’audition houleuse de l’officier de police judiciaire, qui a confirmé qu’Alcaud été entré en contact avec lui, la juge a donc dessaisi l’OCRTIS et ordonné la remise en liberté du dirigeant de SN THS. Fabrice Alcaud, toujours mis en examen, mais astreint à un contrôle judiciaire, était en détention provisoire depuis de longs mois. L’autre dirigeant de la société, Pierre-Marc Dreyfus, n’est, lui, toujours pas sorti de prison.

Ce nouvel élément joue incontestablement en faveur de Fabrice Alcaud et de Pierre Marc Dreyfus. Mais la justice enquête toujours sur des flux financiers suspects. Pour ces trois vols transatlantiques (Saint Domingue, Quito et Punta Cana) avec pour passager Nicolas Pisapia, SN THS avait signé un juteux contrat, d’environ 300 000 euros, selon nos informations. Et d’importants retards de paiement – des « délais de paiement déraisonnables » – attirent l’attention des enquêteurs, qui se demandent pourquoi, alors qu’on parle de sommes colossales, certaines prestations n’ont pas été payées en temps et en heure.

Alain Castany, pilote et broker

Les enquêteurs – désormais les gendarmes, puisque la police a été dessaisie – s’intéressent toujours à un certain Franck Colin, d’origine roumaine lui aussi, bien connu dans le milieu fermé de la jet set. C’est lui qui aurait été le bénéficiaire de ces vols. Franck Colin n’est pourtant jamais monté dans le Falcon 50, préférant laisser sa place à son « ami » et associé, Nicolas Pisapia. Interpellé à Paris à la sortie de sa banque, Franck Colin est toujours en détention provisoire. « Rien, pourtant, ne le rattache à un quelconque trafic de drogue », s’agace son conseil, Me Kaminsky.

Comment Franck Colin a-t-il été mis en contact avec la société SN THS ? Grâce à Alain Castany, interpellé aux côtés de Bruno Odos, Pascal Fauret et Nicolas Pisapia en République dominicaine, et inscrit sur le plan de vol en tant que « membre de l’équipage ». Pilote habilité sur Falcon 10 et 20, Alain Castany avait déjà effectué un vol en France direction Saint-Tropez, où il avait emmené Franck Colin et sa famille. Lorsque Franck Colin, qu’il ne connaît guère, lui a manifesté son intérêt pour effectuer trois vols transatlantiques, Castany, qui n’a pas la licence pour voler sur un Falcon 50, l’a mis en contact avec la société SN THS. Pour son rôle de broker (apporteur d’affaires), Castany touchera une commission de 3 000 euros, explique son avocat Karim Beylouni, qui défend lui aussi mordicus l’innocence de son client.

Mais alors, que faisait-il sur le vol « Air cocaïne », s’il n’était pas pilote, mais simplement un apporteur d’affaires ? Une source proche du dossier sourit : « C’est très simple. Le broker veille à ce que son client ne traite pas, à l’avenir, directement avec la société qui organise le voyage. Il n’est pas rare que le broker voyage avec son client, ou envoie une hôtesse, pour garder la main sur son business. »

SOURCE: http://www.lepoint.fr/societe/air-cocaine-des-elements-dissimules-a-la-justice-01-08-2014-1850808_23.php

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